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Fil de discussion: La crise financiere mondiale

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TRIMIX
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« Répondre #960 le: Dimanche Février 07, 2010, 09:57:45 »

Voici la dette publique en dollar américain des états du G7 :

http://www.lecho.be/actualite/economie-finances/30.000_milliards_de_dette-_mais_pas_une_forte_envie_d-en_parler.8293819-602.art

    * 1. États-Unis : 12 349 milliards (février 2010)
    * 2. Japon : 9 684 milliards (septembre 2009)
    * 3. Italie : 2 428 milliards (novembre 2009)
    * 4. Allemagne : 2 150 milliards (fin 2008, État fédéral et États fédérés)
    * 5. France : 1 991 milliards (3e trimestre 2009)
    * 6. Royaume-Uni : 1 245 milliards (mars 2009)
    * 7. Canada : 528 milliards (estimation pour mars 2010, État fédéral)

http://www.leblogfinance.com/2010/02/fannie-et-freddie-la-russie-nie-toute-implication-dans-le-naufrage.html

SALUT les potos, c'est pas tant le niveau d'endettement qui peut poser problème....que le rythme de croissance....

le probleme de nos modéles éco, c'est que de toute façon les croissances ne peuvent exceder 3 % pour les " champions du monde " ( angleterre, esapgne Huh? etc )
l'europe est un " vieux " congtinent et la croissance ne se réalise que sur les services et sur les " revenus " exterieurs... sur le domestique..ça devient nettement plus dur...

Le recours à l'imposition lourde est une é necessité " dictée par le probleme que les taxations indirectes ont des limites induits aux facteurs de conso interieut ( tva, tp, etc )
bref....une equation à 3,25 INCONNUES cheesy que les politiques sont pas prêts de résoudre...
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Borisdedante
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« Répondre #961 le: Dimanche Février 07, 2010, 19:31:04 »

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2010/02/les-march%C3%A9s-financiers-am%C3%A9ricains-attaquent-leuro.html


Les marchés financiers américains attaquent l'euro

Citation
Jour après jour, il apparaît de plus en plus clair que des banques et des fonds spéculatifs américains jouent l’éclatement de la zone euro : d’abord la Grèce avant le Portugal, l’Espagne, etc. Pas par idéologie, mais pour empocher un maximum de bénéfices, à l’image d’un Georges Soros qui, en 1992-93, a eu la peau de la lire italienne et de la livre britannique et a failli avoir celle du franc français… Devenu immensément riche, le banquier américain prêche désormais la moralisation du capitalisme.

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g4lly
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« Répondre #962 le: Dimanche Février 07, 2010, 19:53:35 »

SALUT les potos, c'est pas tant le niveau d'endettement qui peut poser problème....que le rythme de croissance....

le probleme de nos modéles éco, c'est que de toute façon les croissances ne peuvent exceder 3 % pour les " champions du monde " ( angleterre, esapgne Huh? etc )

l'europe est un " vieux " congtinent et la croissance ne se réalise que sur les services et sur les " revenus " exterieurs... sur le domestique..ça devient nettement plus dur...

C'est surtout un probleme des économies matures et des dérives de certains coût. Le reste a vivre est ridicule en France une fois payé l'habitat et le transport. Régler ces deux probleme libérerait des sommes importantes pour des dépense local. La croissance "durable", pourrait convertir l'importation d'énergie en technologie/équipement local, renversant la balance du commerce extérieur.

Un reste a vivre supérieur permettrait aussi de se tourner vers des produit de meilleur qualité dont la production local ne serait plus impossible économiquement.

Réduire le cout de l'habitat - dont la qualité est assez pourrie d'ailleurs - est un préalable chez nous, non seulement le foncier, mais aussi la construction et surtout les charges. C'est délirant qu'un tiers de notre dépense énergétique hydrocarbure soient du chauffage particulier et ECS !!!

Le second souci c'est le recours aux services, peu délocalisable. Aller faire ses course a Auchan pour acheter tout le temps la meme camelotte n'est pas rentable ... autant payer quelqu'un pour le faire, et garder le temps disponible a des activités différentes. Pourtant qui fait faire ses courses par un prestataire de service ?! Idem pour tout un tas d'autre tache qui servent a pas grand chose et sont tres consommatrice de temps pour rien. Qui pourrait etre effectué par des prestataire locaux. Le probleme ... l'organisation des services n'existe pas en France. On a pas de grosse société visible et de confiance de services aux particuliers, a cout raisonnable.

En gros les marge de croissance raisonnable, propre et utile a long terme, existent ... elle ne sont pas exploité faute aux cout fixe qui plombe largement les budgets des ménages. Suffit de regarder le prix des bagnole et de l'essence aux USA, ou le prix des barraque pour comprendre l'effet vase communicant. Aux meme tarif on arrive a diviser par deux le cout habitation + transport a prestation équivalente.

Le probleme c'est que veut pas se sortir les doigts du cul ... et qu'on prefere s'arcbouté sur notre vieux mode de vie moisi et continuezr a vivre au dessus de nos moyen, plutot que de s'avouer qu'on a merder. L'amusant c'est que le "marché" nous le rappele brutalement. Vous ne voulez pas vous rendre a l'évidence. Vos politiques vous racontes des connerie. Tant pis pour vous, vous aller le payer au centuple quand votre on aura plus du tout confiance dans votre modele. Et la c'est le cas ... croissance molle ... a long terme. Incapacité chronique a réduire ses dépenses et générer des recettes. Aucun projet de developpement ambitieux digne de confiance. Ajoutons a ca une crise causé par ce meme mode de vie - exces de crédit defaut de croissance -, on obtient une sanction a long terme. L'Europe n'est pus - si tant est quel l'est été -, une zone d'investissement ni performant ni sûrs.

Les objectifs de croissance asiatique sont plus compréhensible, lisible. Le capacité d'adaptation tres forte, et leur souplesse de développement rassure. Leur relative immunité a la crise économique incite a y investir. Enfin les marge de croissance classique sont énorme la bas, juste en bien de consommation et d'équipement. Marge qui sont tres faible en Europe ou on  a essentiellement un marché de remplacement.
« Dernière édition: Dimanche Février 07, 2010, 20:02:30 par g4lly » Journalisée

g4lly
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« Répondre #963 le: Mercredi Février 10, 2010, 12:04:26 »

http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/02/10/la-cour-des-comptes-note-une-aggravation-du-deficit-structurel-en-2009_1303572_3234.html

Petit compte rendu sur la dette de la France, suite au rapport de la cours des comptes.

Citation
Sans action structurelle sur la dépense et sans préservation des recettes, la dette publique friserait les 100 % du PIB en 2013 (contre 77 % en 2009). A cette date, les intérêts atteindraient 4 % du PIB soit 90 milliards d'euros. Autant que le produit de la CSG.

La charge de la dette ne serait alors "plus très loin du seuil de 10 % du produit des prélèvements obligatoires au-delà duquel il existe un risque, certes non automatique, de dégradation de la notation des dettes souveraines", préviennent les magistrats financiers. "Il faut, ajoutent-ils, ramener rapidement la dette à un niveau permettant de retrouver des marges de manœuvre, et ce sera d'autant plus dur que l'ajustement aura été différé".

Le rapport de la cours des comptes http://www.ccomptes.fr/fr/CC/Theme-200.html
« Dernière édition: Mercredi Février 10, 2010, 12:06:16 par g4lly » Journalisée

SpongeBob
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« Répondre #964 le: Mercredi Février 10, 2010, 15:52:41 »

Et encore ça ne prend pas en compte les dettes de pays qui sont déjà dans une situation budgétaire dégradée et que les plus "solides" devront aider.

Si cure d'austérité il y a (et c'est quasiment acquis), ca ne présage rien de bon pour le budget de défense...
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La faiblesse de notre intelligence et la perversité de notre volonté se soutiennent mutuellement. Schopenhauer
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« Répondre #965 le: Vendredi Février 12, 2010, 13:00:40 »

http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/02/12/les-conditions-d-une-vraie-reprise-ne-sont-pas-reunies_1304668_3234.html

Citation
"Les conditions d’une vraie reprise ne sont pas réunies"

Patrick Artus est directeur des études économiques de Natixis, membre du Cercle des économistes et professeur à l'Ecole polytechnique.

L'Insee annonce une accélération de la croissance à +0, 6% au quatrième trimestre 2009 en France. La crise est-elle finie ?

Je ne le crois pas. Les entreprises continuent de désinvestir, la consommation des ménages profite aux importations et la croissance du dernier trimestre 2009 n'est due qu'à un facteur technique transitoire, le moindre déstockage. La reprise spontanée de l'économie sera beaucoup plus tardive que d'habitude, car nous ne sommes pas dans un enchaînement cyclique normal.

Dans les années 1970 et 1980, les crises étaient liées à l'inflation, qui conduisait les banques centrales à monter les taux d'intérêt. Cela déclenchait une contraction de l'activité, l'inflation diminuait, les taux d'intérêt aussi et l'économie repartait.

Depuis la fin des années 1980 et la quasi-disparition de l'inflation, les cycles sont liés à l'excès d'endettement et à l'explosion de bulles sur les prix des actifs. Quand ceux-ci baissent, les agents économiques, trop endettés, arrêtent de dépenser. C'est ce que les entreprises ont fait en 2000 en cessant d'investir et les ménages en 2007-2008 en épargnant davantage.

Soutenue un temps par une politique économique expansionniste, l'économie repart ensuite toute seule sous l'effet de trois mécanismes décalés dans le temps : le redémarrage du crédit, de l'investissement des entreprises, puis des ménages. Plus tard encore, les revenus salariaux se remettent à augmenter. On n'en est pas là. Les conditions d'une vraie reprise ne sont pas réunies.

Le crédit peut-il repartir ?

La demande de crédit, qui plonge en ce moment, a peu de chances de redémarrer vite. Tout le monde est très endetté et la récession a fait fondre en même temps et le patrimoine immobilier et la richesse financière. Les Etats-Unis ont perdu 35 % de leur richesse et la zone euro, 25%.

Dans une situation où l'on est beaucoup plus pauvre, la tendance naturelle est d'épargner davantage. Je ne crois donc pas à la reprise du crédit avant 2012 au minimum, et pas davantage au redémarrage de l'investissement. Pour que les entreprises aient besoin de réinvestir, leurs capacités d'utilisation doivent renouer avec leur niveau normal, autour de 85%. Or du fait de la récession, elles sont 10 ou 12 points en dessous.

Le seul petit espoir réside dans le fait que l'on ne construit pas assez en France et que les mises en chantier devraient y redémarrer un peu. Mais à l'horizon de deux ans, il manque en France les mécanismes qui, d'ordinaire, fabriquent une reprise.

Qu'en est-il des revenus?

On assiste partout à un très violent freinage des salaires. Avec la remontée des prix de l'énergie, ils reculent en termes réels du fait de politiques salariales très restrictives, les entreprises voulant assurer une remontée rapide de leurs profits. C'est contre-productif.

Peut-on maintenir sans risque des politiques expansionnistes ?

Mettre fin trop tôt aux politiques expansionnistes provoquerait une rechute. En attendant la véritable reprise qui devrait intervenir en 2012, la question qui nous est posée est la suivante: peut-on continuer de creuser les déficits pour soutenir la croissance ?

Politiquement, c'est compliqué en raison du conservatisme des gouvernements et des banques centrales. Techniquement, rien ne s'y oppose. Dans un environnement où l'épargne monte, où le crédit ne repart pas et où les taux d'intérêt sont bas, les intermédiaires financiers n'ont qu'une solution: financer les Etats.

Dans une situation mondiale globale d'excès d'épargne, quand le secteur privé ne s'endette plus, le secteur public peut s'endetter davantage. Les mouvements sur la Grèce, dont les finances publiques sont en moins mauvais état que celles du Royaume-Uni, sont uniquement spéculatifs. Le vrai problème économique de la zone euro, c'est l'Espagne, condamnée, si on ne l'aide pas, à cinq années de croissance zéro et à un chômage de plus de 20%.

Ramener le déficit public à 3 % du PIB en 2013 est-ce possible ?

C'est un objectif totalement déraisonnable. Dans un contexte de chômage massif – autour de 11% en France selon nos prévisions –, on aurait intérêt à afficher une politique budgétaire crédible avec un horizon temporel raisonnable, donc ni 2012 ni 2013. Les Européens viennent de déchirer le traité de Maastricht. Ils seraient bien avisés de se doter d'une discipline et de règles intelligentes du type de celles que le FMI met en œuvre.
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Borisdedante
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« Répondre #966 le: Lundi Février 15, 2010, 00:01:15 »

Wall St. Helped to Mask Debt Fueling Europe’s Crisis

http://www.nytimes.com/2010/02/14/business/global/14debt.html
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Pa Capona


« Répondre #967 le: Mercredi Février 17, 2010, 18:44:11 »

Pendant que certains pays sont en quasi-faillite, en Suisse, l'état fait des "bénéfices"...  cheesy


Citation
2,7 milliards dans les caisses fédérales
COMPTES 2009 | La Confédération a dégagé un excédent de recettes trois fois plus élevé que budgété. Une performance qui ravive les tensions autour du plan d’économies de Merz.


Judith Mayencourt avec les agences | 17.02.2010 | 00:03

La crise? Quelle crise? La Confédération peut se targuer de résultats 2009 exceptionnels. Son budget prévoyait un excédent de recettes de 900 millions de francs, ce qui était déjà une gageure alors que toute l’Europe plonge dans les déficits publics. A l’arrivée, c’est un bénéfice de 2,7 milliards de francs, trois fois mieux que prévu.

Le grand argentier Hans-Rudolf Merz n’a pas boudé son plaisir, hier devant la presse. «C’est un jour très réjouissant», confessait-il modestement, avant de qualifier ce résultat «d’autant plus remarquable que le parlement a accordé plus d’un milliard supplémentaire pour stabiliser la situation économique». Miracle donc, ou erreur d’estimation? Pour Hans-Rudolf Merz, tout cela est à mettre au compte d’une attitude responsable de la Confédération, résumée en deux concepts: discipline et frein à l’endettement. En outre, grâce aux recettes tirées de la vente des parts dans UBS, la Confédération a réduit sa dette, qui se monte désormais à 111 milliards.

Des nuages à l’horizon
Pour le ministre des Finances, le pire est pourtant à venir. L’impôt fédéral direct réagit avec retard à la récession. Le budget 2010, voté en décembre dernier par le parlement, prévoit déjà un déficit de 2 milliards de francs.

Hans-Rudolf Merz défend donc bec et ongles son nouveau programme d’économies en préparation, qui table sur une diminution des dépenses fédérales de 1,5 milliard par an. Mais, à la lumière de la jolie pépite dorée présentée hier, ce plan d’austérité sera difficile à défendre lorsqu’il s’agira de concrétiser les coupes réclamées par la droite. EconomieSuisse montre en effet du doigt l’assurance-chômage et réclame un frein à l’endettement dans les assurances sociales.

En face, le Parti socialiste avertit: pas question de peindre l’avenir en noir pour justifier le démantèlement de l’Etat. En année préélectorale, il pourrait bien rallier beaucoup de monde derrière cet argument.

http://www.24heures.ch/actu/suisse/27-milliards-caisses-federales-2010-02-16

PS: la confédération (cantons et communes exclues) a diminué sa dette de quasiment 10% cette année. On est en effet passé de 122 milliards à 111 milliards. Et en 2005, on était à 130 milliards de dettes.

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« Répondre #968 le: Mercredi Février 17, 2010, 20:42:11 »

dette de la france : 2 000 milliards de dollars (tes chiffres sont en dollars ? )

pop : 65 000 000 de dollars

dette par habitant : environ 40 000 de dollars

ca commence à faire pas mal

 
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« Répondre #969 le: Mercredi Février 17, 2010, 22:35:34 »

Pendant que certains pays sont en quasi-faillite, en Suisse, l'état fait des "bénéfices"...  cheesy



Ça fait plaisir à voir, ça fait longtemps que j'ai pas vu de bonnes nouvelles économiques. Si les traders de la BNP reçoivent 500 MILLIONS de bonus, pourquoi pas la Suisse!

500 millions de bonus pour les traders de la BNP

Jetez un coup d'œil aux commentaire, ça rigole pas du tout! Il y'a une petite odeur de jacquerie dans l'air, non ?
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Chris.
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Pa Capona


« Répondre #970 le: Mercredi Février 17, 2010, 23:19:59 »

tous mes chiffres sont en francs suisses, j'ai oublié de le préciser.   Wink
(mais vu le taux de conversion actuel, c'est quasi la même chose qu'en dollars)

Par habitant, ça fait environ 15 000 $ de dettes par habitant (pour comparer)


PS: je ne parle là que de la dette fédérale, les cantons et les communes ont elles aussi des dettes, ce qui fait que la dette totale confédération + cantons + communes doit être à peu près de 220/230 milliards.
« Dernière édition: Jeudi Février 18, 2010, 12:42:35 par Chris. » Journalisée
g4lly
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« Répondre #971 le: Dimanche Février 28, 2010, 23:40:52 »

http://www.theatrum-belli.com/archive/2010/02/28/333ec25f8d28375035eb44c857df92aa.html

Citation
Dans un livre qui paraît aux Editions Favre, Myret Zaki, rédactrice en chef adjointe de Bilan, montre que l'offensive contre l'évasion fiscale vise à renforcer les juridictions anglo-saxonnes aux dépens de la Suisse.

En mars 2009, quand l'OCDE publie sa "liste grise" où figure la Suisse, elle place en revanche les Etats-Unis et la Grande-Bretagne sur la liste des bons élèves en matière de fiscalité. Dans un livre publié le 10 février 2010, "Le secret bancaire est mort, vive l'évasion fiscale", Myret Zaki, rédactrice en chef adjointe de Bilan et auteure en 2008 de "UBS, les dessous d'un scandale" (éditions Favre), révèle comment les juridictions anglo-saxonnes, maîtres incontestés de l'évasion fiscale, s'apprêtent à récupérer les parts de marché de la Suisse. Elle répertorie les techniques d'évasion fiscale anglo-saxonnes qui permettent à d'immenses fortunes d'échapper aux impôts et à l'échange d'informations fiscales prévu par les nouvelles conventions, notamment grâce à des trusts non déclarés

L'évasion fiscale se porte à merveille

Avec l'effritement du secret bancaire, l'évasion fiscale ne disparaît pas. Loin de là. Nous assistons simplement à deux phénomènes. D'une part, à la conquête sans partage de l'empire du «non-déclaré» par les entités anglo-saxonnes, dont les pratiques juridiques triomphent. D'autre part, à un ajustement des coûts sur le marché de la défiscalisation: désormais, éviter efficacement l'impôt coûte beaucoup plus cher, car les risques politiques et légaux sont en très forte hausse. La barrière d'entrée pour accéder au marché de la confidentialité est donc simplement montée de plusieurs crans. Les techniques anglo-saxonnes ont supplanté le secret bancaire. Il s'agit des montages de trusts et de sociétés off-shore. Ces structures souvent opaques répondent le mieux aux obstacles et défis du monde actuel, mais leur efficacité en fait des solutions plus coûteuses que le secret bancaire. En réalité, ce dernier offrait de l'évasion fiscale trop bon marché étant donné les risques, désormais incalculables, de voir des Etats intensifier leurs attaques contre la Suisse. Par contraste, les techniques anglo-saxonnes permettent de parer de légitimité des structures qui visent à défiscaliser le capital, le revenu du capital, la succession, légalement, illégalement, ou partiellement légalement dans le cas des schémas fiscaux légaux dits «agressifs». Dans tous les cas, le risque d'une découverte de l'arrangement par l'Etat restera d'autant plus faible que la structure est coûteuse et qu'un avis de droit rédigé par un avocat - coûteux lui aussi - en aura légitimé l'usage. Ces techniques ne sont autres qu'un produit de luxe.


Le secret bancaire, un faux débat

En prenant pour cible le secret bancaire suisse, la "guerre contre l'évasion fiscale" se veut éminemment morale. Or la réalité est tout autre : il s'agit d'une guerre purement commerciale contre la Suisse. Cette guerre vise la récupération de parts du marché helvétique de la gestion de fortune par l'industrie financière anglo-saxonne. Les comptes bancaires détenus au nom de montages de sociétés et de trusts offshore sont aujourd'hui plus hermétiques au fisc que le compte en banque protégé par le secret bancaire. Dans certaines juridictions, le trust offre en effet aux bénéficiaires de ces structures un degré élevé d'opacité. Ce privilège-là, les juridictions anglo-saxonnes ont réussi à le préserver jalousement. L'affaiblissement du secret bancaire n'a donc fait que créer une "concurrence commerciale dommageable" à la place financière suisse... à laquelle l'OCDE a maintes fois reproché une "concurrence fiscale dommageable". En effet, si la Suisse a depuis longtemps développé la gestion des trusts, elle ne dispose pas d'un droit propre en la matière. Le Royaume-Uni, les Etats- Unis et leurs îles offshore restent la référence en termes de droit et de législation des trusts, qu'ils veillent à maintenir compétitifs. Cette industrie leur appartient, et l'immense majorité des trusts opèrent dans des juridictions anglo-saxonnes (Caraïbes, Îles Anglo-normandes). A ce jour, ni le G20, ni l'OCDE, ni aucune grande puissance ne semblent prêts à s'attaquer sérieusement à l'univers des trusts non déclarés.


Une "guerre" à sens unique

Il existe aujourd'hui un double standard en matière d'évasion fiscale. Seuls les gouvernements les plus puissants, comme les Etats-Unis et les poids lourds de l'Union européenne (UE), parviennent à récupérer une partie des recettes fiscales manquantes, en recourant à des méthodes unilatérales. Et seules des puissances financières comme les Etats-Unis et le Royaume-Uni s'autorisent à la fois à recouvrer, s'il le faut par l'usage de la force, les impôts qui leur échappent, et à faire en même temps prospérer, sur leurs propres territoires, l'évasion fiscale de ressortissants étrangers. Avec cette politique, les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont réussi à améliorer la position compétitive de leurs centres financiers, tandis qu'ils ont affaibli les atouts de leurs concurrents européens traditionnels, Suisse, Liechtenstein, Luxembourg, abattant leurs secrets bancaires, leurs Anstalts, leurs fondations et leurs holdings. Les Etats du Sud aussi ont plié face à ces puissants adversaires. Les demandes d'informations adressées aux Etats-Unis par le Mexique et le Brésil pour récupérer les impôts cachés par leurs contribuables dans des milliers de sociétés-écrans au Delaware, en Californie, au Nevada et à Miami sont restées lettre morte. Dans ce pur rapport de forces, la manne fiscale ne retourne qu'aux pays qui disposent, in ultimo, de la supériorité militaire.


UBS gérait 1%. Et les 99% ?

Les Américains dissimulent plus de 1600 milliards de dollars hors de leur pays, selon le Sénat américain. Or UBS n'en détenait que 20 milliards, soit 1,25%. Que fait le fisc américain pour récupérer les 99% restants ? Tandis qu'on pointe du doigt le secret bancaire, l'argent américain ne passe que très peu par la Suisse: moins de 10% des avoirs offshore gérés en Suisse avant l'affaire UBS étaient d'origine américaine. Dans le cas d'UBS, la proportion est encore plus ridicule : cette activité de conseil transfrontalier à des citoyens américains, qui a menacé la survie de l'établissement, ne représentait que 0,8% des avoirs gérés par le groupe, et concernait quelque 52.000 comptes, alors que l'IRS estime à 500.000 les comptes américains non déclarés dans le monde. Alors que Washington s'acharne sur UBS, on s'interroge: que font les Etats-Unis pour recouvrer l'essentiel, qui passe par des banques américaines et se trouve caché dans des paradis fiscaux anglo-saxons, comme l'a constaté le Sénat en 2006 ?


Le secret fiduciaire

Dans le monde anglo-saxon, la charpente de l'opacité est constituée par le secret des avocats, ou attorney-client privilege. Combiné au secret des sociétés, à celui des trusts et à celui des transactions, il forme le socle de la pratique fiduciaire qui est au cœur de la gestion patrimoniale anglo-saxonne. Le secret professionnel de l'avocat, que l'on appelle aussi "legal professional privilege" en droit anglais, protège toutes les communications entre un conseiller légal professionnel (notaire, avocat, juriste, fiduciaire) et son client. Aucune information ne peut être divulguée sans l'autorisation du client. Le privilège est celui du client, et non celui de l'avocat. Une personne recevant un conseil juridique en matière de stratégies fiscales sera protégée, aux Etats-Unis, par le secret professionnel des avocats, qui a d'ailleurs été étendu récemment aux experts comptables et fiscalistes certifiés par le gouvernement fédéral.


Les paradis fiscaux américains

En juillet 2009, le sénateur Carl Levin condamnait UBS et le secret bancaire suisse. Or les avoirs étrangers non déclarés dissimulés dans le seul Etat du Delaware pourraient atteindre 5000 milliards de dollars. "Toute l'évasion fiscale qui passe par la Suisse est peu de chose comparée aux milliards cachés par des Américains et des étrangers dans des sociétés-écrans du Delaware", déclarait l'Association suisse des banquiers fin 2009 à la Weltwoche. Ce n'est pas un secret : le Delaware, mais aussi le Wyoming et le Nevada, sont des paradis fiscaux fort compétitifs, et le demeuraient en 2009. En fait, les limited liability companies (LLC) offertes par 48 Etats américains représentent toutes une solution efficace pour déguiser le véritable propriétaire de la société et échapper au fisc. Les LLC des trois Etats cités ne sont à ce jour pas tenues de fournir les nom et adresse de l'actionnaire au Registre du commerce, ni de divulguer ces informations à l'Etat lors de la création de la société.


Les actions au porteur existent toujours

Les actions au porteur sont une technique classique d'anonymat permettant de détenir une société tout en restant invisible. Le nom du propriétaire n'est inscrit nulle part. Aujourd'hui, il est encore possible de détenir une société via des actions au porteur dans les Antilles néerlandaises, au Guatemala, dans les Îles Marshall, aux Seychelles, à Panama, à Nauru, en Uruguay et à Vanuatu. Même le Royaume-Uni en offrirait encore pour certains types de sociétés anglaises. Il est étonnant d'observer que dans un monde prétendument déterminé à combattre l'évasion fiscale, un moyen aussi élémentaire de dissimuler l'identité et invitant à l'abus soit encore aussi répandu. Les sociétés du Panama et des Seychelles, en particulier, sont très recherchées.


L'anonymat des prête-noms (nominees)

Le concept de prête-nom ou "nominee" reste central dans le monde offshore. Toutes les juridictions qui ont interdit les actions au porteur ou qui ont dû en restreindre l'usage, mais aussi la plupart des Etats américains qui pratiquent l'opacité des LLC, ont trouvé cet autre subterfuge, probablement plus efficace. Selon le concept de "nominee", un professionnel, en général un avocat ou un fiduciaire, agit comme prête- nom en enregistrant son nom à la place de celui du propriétaire réel des actions, moyennant une commission. Le même nominee peut officier simultanément comme actionnaire, administrateur et directeur. Cette pratique est courante dans toutes les juridictions off-shore, mais aussi dans les Etats américains comme le Nevada, l'Oregon et le Wyoming, voire même au Royaume- Uni. Les virements bancaires peuvent s'opérer au nom de la société ou du nominee signataire. L'ayant droit économique n'apparaît sur aucun document public. Les banques américaines restent permissives dans l'ouverture de comptes pour des nominees, mais surtout les milliers de banques des juridictions off-shore restent peu regardantes face à cette pratique et n'exigent pas systématiquement l'identification du bénéficiaire effectif du compte.


Les comptes correspondants

Aujourd'hui, le système international des banques correspondantes est une solution privilégiée pour permettre aux clients non déclarés d'avancer 100%masqués. Une banque ou un intermédiaire financier peuvent utiliser leur propre compte auprès d'une banque correspondante dans un autre pays pour mener des opérations pour le compte d'un client. Les transactions passent dans ce cas par la compensation interbancaire, et le client privé ne laisse pas de traces de ses propres données bancaires. Si le transfert passe par le compte de la banque ou de la société de gestion, le client peut aussi éviter d'exposer ses données personnelles à SWIFT et s'abstenir de divulguer, lors d'un virement, son numéro IBAN, donnée traçable qu'il serait autrement obligé de fournir lors de tout virement international s'il agissait en son propre nom - même s'il avait un compte numéroté en Suisse.


Le trust off-shore

Dans le monde d'aujourd'hui, le trust off-shore offre, dans nombre de juridictions, une opacité nettement supérieure au secret bancaire suisse. La grande force du trust international, c'est que grâce aux pratiques du secret dans les juridictions off-shore, son existence même est, très souvent, ignorée des autorités, et même de certains héritiers. Cela est possible parce que des juridictions comme le Royaume-Uni, Jersey, Panama, le Delaware, les Seychelles, ou Belize, par exemple, ont souvent, en matière de trusts, des pratiques aussi opaques que permissives. Le traitement fiscal d'un trust, selon la pratique généralement admise, dépend du degré apparent de contrôle du constituant. Dès lors, il s'agit de préserver en tout temps, face à l'administration fiscale, l'apparence de dessaisissement des biens en faveur du trustee. Tout le jeu consiste donc à créer une entité dont les experts juridiques s'ingénieront à démontrer le degré d'autonomie complet par rapport au constituant. La structure sera alors crédible et le constituant sera délivré de l'imposition du trust. Or, souvent, derrière cette crédibilité de façade, le constituant d'un trust n'aura fait que simuler le détachement et cherchera à se réapproprier le contrôle et l'usage des avoirs, par des moyens détournés mais très souvent autorisés par les juridictions offshore, qui jusqu'à ce jour se montrent très accommodantes sur ce plan.


Les trusts n'échangent pas d'informations

En pratique, il n'y a pas, à ce jour, d'échange d'informations fiscales dans le domaine des trusts, même si les traités précisent désormais que le secret du trust ne peut plus s'y opposer. Les juridictions off-shore n'ont presque jamais reçu de telles demandes, et dans les très rares cas où cela s'est produit, rien n'indique que les demandes aient abouti. D'une part, parce que même s'il existe un traité d'échange d'informations, ces informations sont souvent non disponibles, ou très difficiles à obtenir, et cela peut être délibéré. D'autre part, si ces demandes sont en fait des «expéditions de pêche», la juridiction peut exiger que l'Etat soit plus précis dans sa demande, et l'Etat n'y parvient généralement pas. Enfin et surtout, les trusts font très souvent partie de structures. En principe, le compte est ouvert au nom de la société offshore sous-jacente qui détient les actifs, alors que le trust, actionnaire de l'ombre de la société, échappera à l'échange d'informations. En tant qu'actionnaire de la société, le trust n'a pas lui-même d'activités traçables. Pourtant, il est en réalité le propriétaire ultime des actifs.

Stéphane BENOIT-GODET

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« Répondre #972 le: Lundi Mars 01, 2010, 00:09:33 »

Une boite qui fait faillite c'est que bien souvent, elle n'est pas viable.
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« Répondre #973 le: Lundi Mars 01, 2010, 02:49:47 »

Ou qu'elle est viable et mal dirigée...
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« Répondre #974 le: Jeudi Mars 04, 2010, 08:03:45 »

On à mit en français la liste des pays par PIB depuis l'an 1  Wink

Il y a des comparaisons intéressantes avec l'époque actuel :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_historique_des_r%C3%A9gions_et_pays_par_PIB_%28PPA%29

L'Allemagne et la Russie était à égalité à ce niveau au début de la guerre de 14.
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« Répondre #975 le: Jeudi Mars 04, 2010, 14:37:58 »

La commission européenne propose une nouvelle stratégie économique pour l'europe :

http://ec.europa.eu/news/economy/100303_fr.htm

Emplois et droits sociaux : le rapport d'enquête sur le niveau de satisfaction des européens :

http://ec.europa.eu/news/employment/100202_fr.htm
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« Répondre #976 le: Vendredi Mars 05, 2010, 08:32:57 »

http://www.courrierinternational.com/breve/2010/03/04/vos-iles-contre-notre-fric

"Vos îles contre notre fric !"
Citation
Mais vendez donc vos îles, espèces de Grecs en faillite !" titre le tabloïd allemand Bild, rapportant les propos de députés qui appellent la Grèce à céder des îles pour financer sa dette de plus de 300 milliards d'euros. Pour le député conservateur (CDU) Marco Wanderwitz, "si l'Union européenne, et donc l'Allemagne, aide financièrement la Grèce, il faudrait qu'elle consente des garanties en échange. Quelques îles pourraient faire l'affaire".  D'après Bild, la Grèce compte plus de 3 000 îles, dont 87 seulement seraient habitées. Le tabloïd va jusqu'à soumettre l'idée de vendre l'Acropole d'Athènes, dont la valeur est estimée à 100 milliards d'euros.
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« Répondre #977 le: Vendredi Mars 05, 2010, 22:33:07 »

http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/03/04/les-fonctionnaires-portugais-dans-la-rue-pour-protester-contre-la-rigueur_1314167_3214.html


Les fonctionnaires portugais dans la rue pour protester contre la rigueur

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« Répondre #978 le: Dimanche Mars 07, 2010, 20:30:47 »

Les Grecs n'ont pas beaucoup appréciés les propos des journaux allemands.
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« Répondre #979 le: Lundi Mars 08, 2010, 17:01:51 »

Les Grecs n'ont pas beaucoup appréciés les propos des journaux allemands.

Les allemands peuvent pas encadrer les grecs de toute façon ... entre la minorité turque et la rigueur teutonne, c'est un peu les antipodes Smiley

Accessoirement les grecs font chier a propos de la résolution du conflit chypriote, et contre la procédure d'entrée de la Turquie dans l'UE, ce qui déplaie tres fortement aux allemands. Ca plus tout le reste ...
« Dernière édition: Lundi Mars 08, 2010, 17:04:02 par g4lly » Journalisée

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« Répondre #980 le: Mardi Mars 09, 2010, 11:14:08 »

Citation
Hausse des faillites en Allemagne

Les faillites d'entreprise ont nettement augmenté l'an dernier en Allemagne, de plus de 11%, affichant leur première hausse annuelle depuis 2003, selon des chiffres publiés aujourd'hui.

Près de 32.700 entreprises ont fait faillite l'an dernier, a indiqué l'Office fédéral des statistiques.
Un certain nombre de grosses entreprises ont mis la clé sous la porte, par exemple le groupe de distribution Arcandor et sa filiale de vente par correspondance Quelle, ou encore la filiale mémoires du fabricant de semi-conducteurs Infineon, Qimonda.

En conséquence, le volume des créances liées aux faillites de 2009 a fait un bond: l'Office l'estime à 85 milliards d'euros, contre 33,5 milliards d'euros l'année précédente.
Ces faillites ont eu lieu sur fond de crise économique particulièrement prononcée: le Produit intérieur brut (PIB) allemand a reculé de 5% l'an dernier, la plus forte récession depuis 60 ans.

Les faillites de particuliers ont quant à elles augmenté de 3% l'an dernier, et concerné quelque 101.000 personnes.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/09/01011-20100309FILWWW00331-hausse-des-faillites-en-allemagne.php
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« Répondre #981 le: Mercredi Mars 10, 2010, 02:50:46 »

Les islandais disent non

Citation
Les contribuables islandais refusent de payer pour l'aveuglement des banques, par Aurélie Trouvé et Einar Mar Gudmundsson

Le peuple islandais vient de dire non. C'est une bonne nouvelle pour les peuples européens en proie aux diktats de plus en plus insupportables de l'industrie financière internationale, relayés par les gouvernements et l'Union européenne.

En 2008, en pleine crise économique, le système bancaire islandais s'écroulait et avec lui, la banque en ligne Icesave, filiale de Landsbanki, une des trois grandes banques islandaises, qui opérait au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. Cette banque avait pris tous les risques, dans un pays où le monde de la finance, en lien étroit avec le gouvernement, misait à fond sur la dérégulation et les combines. A l'autre bout figurent des clients britanniques et néerlandais appâtés par des rémunérations mirobolantes de leurs dépôts. La grande majorité des contribuables islandais refuse aujourd'hui de payer l'addition pour les errements du système bancaire privé et d'un gouvernement irresponsable.

Face à l'écroulement d'Icesave, les autorités britanniques ont recouru en 2008 à la législation antiterroriste pour geler les avoirs islandais au Royaume-Uni. La manœuvre aggrava encore les problèmes en étouffant davantage l'économie islandaise, prise en otage dans cette affaire. A présent, le Royaume-Uni et les Pays-Bas réclament à l'Islande le remboursement des sommes qu'ils ont dépensées pour dédommager individus, entreprises et institutions lésées par la faillite d'Icesave. Ils prétendent s'appuyer sur le droit européen, ce que les Islandais contestent: selon ces derniers, le fonds de garantie des dépôts était de la responsabilité exclusive des banques islandaises, sans garantie en dernier ressort de l'Etat islandais.

Quoi qu'il en soit, la note présentée est inacceptable pour les 320 000 habitants de ce petit pays : 3,8 milliards d'euros, soit 40 % du PIB islandais, 12 000 euros par habitant ! Pour faire payer cette dette, sans doute sur plusieurs générations, le Royaume-Uni et les Pays-Bas multiplient les menaces d'isolement économique. Ils reçoivent l'appui du Fonds monétaire international et des autres pays riches. A la clé : annulation des soutiens promis pour la reconstruction du pays et refus d'adhésion à l'Union européenne. Le choix est clair : mieux vaut sauver l'image du secteur bancaire européen face aux agences de notation et au monde financier, que porter secours à un pays qui s'écroule.

Pour ce faire, il s'agit d'obliger l'Islande à adopter une loi rétroactive reconnaissant sa responsabilité dans la faillite du système bancaire islandais. Sous les menaces, le Parlement islandais a voté une première loi dans ce sens, plafonnant cependant les montants remboursés selon une certaine proportion du PIB islandais. Le texte ayant été refusé par le Royaume-Uni et les Pays-Bas, le Parlement a revoté une loi levant toute condition au remboursement. Face à une pétition signée par un quart des électeurs, le président islandais a alors refusé de signer le texte de loi et a suspendu la décision au référendum du 6 mars. Le non a été soutenu par de nombreuses organisations de la société civile dont Attac, qui vient de se créer en Islande.

Bien entendu, les agences de notation ont rétrogradé l'Islande au plus bas. Les lobbies financiers accusent déjà les Islandais de ne pas prendre leurs responsabilités et de reporter les conséquences sur les contribuables britanniques et néerlandais. Mais ne pourrait-on pas, au contraire, considérer que les Islandais prennent la seule position responsable et envoient ainsi un signe vers le reste de l'Europe ? Pour la première fois, de façon concrète, les citoyens refusent de payer pour les énormes risques pris par des banques privées et des investisseurs dans le seul but d'une super rentabilité de leur capital. N'ayant guère vu la couleur de ces profits toujours croissants au doux temps de l'euphorie financière, les contribuables ne se résignent pas à devenir les dindons de la farce.

Les avoirs qui subsistent de la banque Landsbanki devraient servir à dédommager en partie le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Au-delà subsiste une question : qui doit payer pour les dégâts et les énormes déficits publics provoqués par la crise financière ? Ces dernières semaines une vague de grèves a secoué la Grèce : là aussi les salariés et les contribuables refusent de payer les pots cassés de la crise sous la pression de la spéculation monétaire. Nul doute que dans de plus en plus de pays, les contribuables refuseront de laisser libre cours à un système financier prédateur qui, après avoir été sauvé du gouffre par les Etats, veut maintenant les mettre à genoux. Les gouvernements se retrouvent face à leurs responsabilités : imposer de fortes régulations publiques au système financier, à commencer par la suppression des hedge funds et des marchés de gré à gré, un encadrement très strict des marchés de dérivés, une mise sous contrôle public des agences de notation, un démantèlement des paradis fiscaux, la construction d'un pôle financier public européen sous contrôle démocratique et enfin, une taxation internationale sur les transactions financières, seule à même de juguler la finance et de financer les urgences sociales et écologiques au plan mondial.

Aurélie Trouvé est coprésidente d'Attac France,

Einar Már Guðmundsson est écrivain et membre d'Attac Islande
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« Répondre #982 le: Mercredi Mars 10, 2010, 05:00:13 »

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2010/03/apr%C3%A8s-la-gr%C3%A8ce-la-france-.html

Après la Grèce, la France ?

Citation
a France pourrait perdre son « triple A », la note maximale dont peut bénéficier un pays, ce qui lui permet d’obtenir des conditions de financement de sa dette particulièrement favorables. C’est l’agence de notation Fitch (filiale anglo-saxonne d’un groupe français) qui a brandi aujourd’hui cette menace inattendue.

.................
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« Répondre #983 le: Mercredi Mars 10, 2010, 10:52:04 »

Les affaires reprennent aux États-Unis, le nombre de riches réaugmente :

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/10/01011-20100310FILWWW00470-usa-16-de-millionnaires-en-plus.php

* 9,2 millions de ménages millionnaires en $ en 2007
* 6,7 millions de ménages en 2008
* 7,8 millions de ménages en 2009
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« Répondre #984 le: Mercredi Mars 10, 2010, 12:28:29 »


ca specule, ca specule à la mort de l'euro
on est en train d'assister à une guerre economique ouverte entre les fonds d'investissement anglosaxons et l'espace economique européen
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« Répondre #985 le: Mercredi Mars 10, 2010, 16:44:29 »

ca specule, ca specule à la mort de l'euro
on est en train d'assister à une guerre economique ouverte entre les fonds d'investissement anglosaxons et l'espace economique européen

Accessoirement Fitch met tout autant en garde le Royaume unis et l'Espagne qu'ils perdraient le triple A... C'est somme toute assez logique, vu l'état des finance et la part charge de la dette / recette.

Ça spécule sur la sorti de la Grèce surtout, puis en cascade sur la sur-markisation de l'euro Smiley

Les affaires reprennent aux États-Unis, le nombre de riches réaugmente :

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/10/01011-20100310FILWWW00470-usa-16-de-millionnaires-en-plus.php

* 9,2 millions de ménages millionnaires en $ en 2007
* 6,7 millions de ménages en 2008
* 7,8 millions de ménages en 2009

La valeur estimédes bien mobilier et immobilier a une tres grande influence la dessus, la remonté des bourses transforme en quelques moins des non millionnaire en millionaire par million Wink

Le CAC 40 est passé de 2465 a 4088 points en 1 an par exemple ...
« Dernière édition: Mercredi Mars 10, 2010, 16:56:15 par g4lly » Journalisée

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« Répondre #986 le: Mercredi Mars 10, 2010, 19:39:58 »

Citation
La valeur estimédes bien mobilier et immobilier a une tres grande influence la dessus, la remonté des bourses transforme en quelques moins des non millionnaire en millionaire par million Wink

Le CAC 40 est passé de 2465 a 4088 points en 1 an par exemple ...

hum i smell buble returns .....
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« Répondre #987 le: Mercredi Mars 10, 2010, 20:16:39 »

Les islandais disent non
C'est marrant pour l'Islande, j'ai l'impression qu'on assiste à un rackettage organisé par les Anglais.
A une autre époque, on aurait pu assister à une déclaration de guerre.
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« Répondre #988 le: Mercredi Mars 10, 2010, 20:31:01 »

hum i smell buble returns .....

Faut bien que les masse d'argent injectée - "prêté" - par les banque centrale aille quelques part! vu les prix de l'argent a moyen terme y a intérêt a ce que ça rapporte pour rentrer dans ses sous Smiley

De toute facon ce sont toujours les meme qui paye alors pourquoi se priver  Happy

C'est marrant pour l'Islande, j'ai l'impression qu'on assiste à un rackettage organisé par les Anglais.
A une autre époque, on aurait pu assister à une déclaration de guerre.

C'est purement du racket ... rien n'oblige l'état a renflouer les fonds d'une banque privé, il peu par ailleurs garantir certain dépôt mais avec un plafond, pour éviter que le petit peuple se retrouve a poil, mais c'est des cas très très spécifique touchant plus a la sécurité nationale qu'a un probleme financier extérieur.

Le probleme c'est que les gouvernant UK et batave on eux financé l'indemnisation des déposant nationaux et qu'ils ont promis aux contribuable de récupérer les rond. Donc pour leur politique intérieurs c'est une nécessité... avec a la clef le change a l'entrée dans l'euroland Smiley

Apres on peu pas reprocher au UK et aux bataves de défendre leur interet vis a vis des islandais qui ont eux sciement merdé. Un juste retour de baton en quelques sorte meme si ca fait tres david contre goliath.
« Dernière édition: Mercredi Mars 10, 2010, 20:41:51 par g4lly » Journalisée

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« Répondre #989 le: Jeudi Mars 11, 2010, 08:20:45 »

Ou qu'elle est viable et mal dirigée...
Tout comme la France quoi ; un pays avec un grand potentiel qui cumule les erreurs depuis 1 siècle : entre autres citons la lamentable défaite de 1940 suivie d'un pillage économique en règle, alors que la guerre était prévisible depuis 7 ans, l'accueil sans discernement de centaines de milliers d'anti-français du FLN dans les années 80 sous prétexte de réconciliation avec l'Algérie. Aujourd'hui ils profitent à fond de nos aides sociales tandis qu'une bonne partie de leurs enfants ou petits-enfants "niquent la France" ; la multiplication des doublons administratifs et des privilèges exhorbitants accordés à plusieurs milliers de hauts fonctionnaires (quand on pense qu'en Suède les ministres eux-mêmes ont un forfait de 20€ pour manger à l'extérieur, alors que chez nous les profs d'université peuvent se faire des méga-bouffes remboursées en "frais de réception") ...

Et toujours le réflexe pour payer tout ça de taper sur la classe moyenne, la seule qui peut payer (car ces familles n'ont pas les moyens de partir s'installer à l'étranger) et qui constitue le socle de la consommation intérieure, elle-même socle de toute l'activité économique !
 
Tout ça dû à une classe politique composée de gens particulièrement égocentriques, arrivistes et démagos, parfois exeptionnellement naïfs aussi ; et le résultat est là : toutes ces erreurs cumulées on conduit à nous plonger dans les âffres d'un endettement qui devient limite ingérable. Et le budget de la défense risque de servir une nouvelle fois de "variable d'ajustement" on le sait tous rolleyes 
« Dernière édition: Jeudi Mars 11, 2010, 08:23:53 par Bruno » Journalisée

"Douter de tout ou tout croire ce sont deux solutions également commodes, qui l'une et l'autre nous dispensent de réfléchir"
(Henri Poincaré "La Science et l'hypothèse")
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