|
alpacks
|
 |
« Répondre #270 le: Jeudi Décembre 13, 2012, 21:32:11 » |
|
Le groupe avait notamment souligné l'inconvénient de la position géographique de Florange, loin des ports, et "la capacité limitée de production du site qui impacte de manière négative les coûts fixes". Disent ils, quand Florange est géographiquement situé en proximité directe de Thionville, l'un des ports principaux de la moselle navigable par de la batellerie de gabarit 4 ( < 3200t, soit grosso modo des navires de 2500/3000t) en accès direct au Rhin qui va droit a ROTTERDAM De qui se moquent ses gens ? Un port ils en ont un juste a coté, sur une voie navigable ou un seul navire équivaut a + près de 60 poids lourds Mais j'imagine que si on leur ferait remarquer cela, ils rétoqueraient en total contradiction du coup : "oui mais vous savez, aujourd'hui on bosse a flux tendu : du coup le camion c'est mieux" (pour amener au comte goutte a grand frais vers des ports a bab el oued ...) Un port ils en ont un : ça suffit maintenant ! edit : d'autant + qu'il y a un projet (qui lui ne sera vraisemblablement pas enterré comme celui du Rhin-Rhone a notre grand regret) du Canal : Seine - Nord - Benelux qui doit relier en capacité de grand gabarit le + grand port fluvial français (Paris) a Dunkerque et le réseau Bénélux : ce qui permettrait d'assurer dans l'avenir un accès vers Paris depuis la Moselle et un accès a Dunkerque par l'Allemagne (Rhin) > Benelux, le canal en projet et arrivée soit a Paris, soit a Dunkerque ... Ce qui veut dire que des modalités de transport compétitives sont encore a venir ... Normalement ce projet la devrait arriver a termes vu le nécessaire désengorgement "routier" du pays, notamment du Nord de la France envahie dans tout les sens par les PL
|
|
|
|
« Dernière édition: Jeudi Décembre 13, 2012, 21:40:47 par alpacks »
|
Journalisée
|
L'arracheur de navets, montre le chemin avec un navet. Kobayashi Issa / Je suis un gnome soldat, armée gnome ! Avez vous assez de douilles ?
|
|
|
|
BPCs
|
 |
« Répondre #271 le: Dimanche Décembre 30, 2012, 04:23:55 » |
|
Ou comment ne pas favoriser son propre produit s'il est meilleur : Les mésaventures du LH-10 Ellipse pour l'entrainement de l'AdA ... http://www.assemblee-nationale.fr/14/cr-cdef/12-13/c1213038.aspLe troisième obstacle que nous rencontrons, c’est le manque de protection et de soutien de l’État aux PME dans le cadre des appels d’offres. Aucune recommandation n’est faite pour privilégier une entreprise française qui propose un produit ou un service au moins équivalent à celui d’un autre fournisseur. Cela est pourtant autorisé par Bruxelles. Il suffit de créer un critère « PME » dans les règles d’attribution des marchés. Lors de l’évaluation de l’offre, une des notes peut être réservée au recours à des PME en vue de favoriser les candidats qui s’y prêtent.
Comment se passe concrètement un appel d’offres pour une PME ? En juin 2010, l’entreprise reçoit la visite de l’officier en charge de l’évaluation des nouveaux besoins pour les avions d’entraînement du centre de formation aéronautique militaire initiale (CFAMI). Il est très intéressé par l’avion, qu’il a vu voler au Bourget en 2009. En juillet, une délégation essaie l’appareil et elle est tellement impressionnée qu’elle nous invite à le présenter en septembre à Salon-de-Provence. Le mois suivant, nous recevons un avis très favorable, tous les opérationnels considérant que c’est l’appareil qu’il leur faut pour la formation ab initio des pilotes. Pour l’entreprise, c’est un conte de fées !
Nous scrutons alors les sites spécialisés dans la publication des appels d’offres d’acquisition. Las, rien ne se passe. Pourquoi ? Parce que l’appel d’offres d’acquisition a été transformé en appel d’offres de services, auquel une PME ne peut pas souscrire puisque seuls les grands groupes sont en mesure de présenter une offre globale de service. Par magie, alors que les opérationnels de l’armée française voulaient un avion biplace, la société qui remporte le marché propose un avion à quatre places. D’un seul coup, en plus des pilotes, on a décidé de former les opérateurs. Il a donc été acheté des avions chinois et nos pilotes seront formés sur des Cirrus. L’avion est dix fois plus bruyant que celui de LH, alors même que l’appel d’offres exigeait un appareil silencieux, il est plus cher et son coût d’exploitation est deux fois supérieur. L’argent public va donc servir à créer des emplois en Chine. Pourquoi ne pas privilégier une entreprise française alors que l’avion idoine existe en France ?
Alors que les opérationnels demandaient un biplace, par quel miracle se retrouve-t-on avec un avion à quatre places, d’autant que le Cirrus ne passe pas les vrilles, ce qui est quand même fort de café pour un avion de formation ?
Nous savons que la France est en train de préparer un appel d’offres sur des avions d’entraînement pour un pays étranger de la zone méditerranéenne. Il semble qu’elle ait choisi un avion allemand – au moins restons-nous en Europe ! – mais il est trois fois plus cher que le LH et deux fois plus en coût d’exploitation. En outre, LH va être conduit à soumissionner avec un pays étranger et si l’entreprise est sélectionnée, cela ne sera donc pas avec son propre pays.
Telles sont les principales difficultés que rencontre quotidiennement une PME de défense. L’on pourrait recourir à l’externalisation des services, mais il faudrait que le fait, pour un grand groupe, d’avoir des PME dans la liste de ses sous-traitants lui procure un avantage dans l’attribution des marchés d’État. À défaut, il sera impossible de maintenir de l’emploi manufacturier en France.
|
|
|
|
|
Journalisée
|
|
|
|
|
Serge
|
 |
« Répondre #272 le: Jeudi Janvier 03, 2013, 01:30:07 » |
|
Disent ils, quand Florange est géographiquement situé en proximité directe de Thionville, l'un des ports principaux de la moselle navigable par de la batellerie de gabarit 4 ( < 3200t, soit grosso modo des navires de 2500/3000t) en accès direct au Rhin qui va droit a ROTTERDAM
De qui se moquent ses gens ? Un port ils en ont un juste a coté, sur une voie navigable ou un seul navire équivaut a + près de 60 poids lourds
Mais j'imagine que si on leur ferait remarquer cela, ils rétoqueraient en total contradiction du coup : "oui mais vous savez, aujourd'hui on bosse a flux tendu : du coup le camion c'est mieux" (pour amener au comte goutte a grand frais vers des ports a bab el oued ...)
Un port ils en ont un : ça suffit maintenant !
edit : d'autant + qu'il y a un projet (qui lui ne sera vraisemblablement pas enterré comme celui du Rhin-Rhone a notre grand regret) du Canal : Seine - Nord - Benelux qui doit relier en capacité de grand gabarit le + grand port fluvial français (Paris) a Dunkerque et le réseau Bénélux : ce qui permettrait d'assurer dans l'avenir un accès vers Paris depuis la Moselle et un accès a Dunkerque par l'Allemagne (Rhin) > Benelux, le canal en projet et arrivée soit a Paris, soit a Dunkerque ...
Ce qui veut dire que des modalités de transport compétitives sont encore a venir ... Normalement ce projet la devrait arriver a termes vu le nécessaire désengorgement "routier" du pays, notamment du Nord de la France envahie dans tout les sens par les PL
Et bien demandons aux premiers intéressés: Dans sa lettre ouverte à François Hollande, Édouard Martin démontre que les syndicats français peuvent être plus perspicaces et moins gourmands.Par Baptiste Créteur. Édouard Martin, jaloux du succès d'Arnaud Montebourg en marinière auprès de la ménagère de plus de 50 ans, ne veut pas qu'on l'oublie. Il publie une lettre ouverte au Président de la République que Libération relaie. On y découvre un syndicaliste perspicace, qui dénonce les erreurs du gouvernement et le gâchis d'argent public et demande des réponses là où les syndicats, habituellement, demandent de l'argent ou de l'argent et les clés de la maison. D'abord, Édouard Martin nous explique pourquoi Florange n'est pas rentable : "2ème ABSURDITE : on va proposer à la vente une usine, à Florange, pour fabriquer des brames, sans les laminoirs. Qui peut consommer de brames, ces blocs d'acier de 20 tonnes ? Les sidérurgistes qui les laminent. Ont-ils besoin de brames ? Non, ils en ont tous un peu trop en Europe. Peut-on les exporter ? Non, car, même au Brésil, en bord de mer, sur le minerai, ceux qui en fabriquent, MITTAL en particulier, n'ont pas de client aujourd'hui. C'est donc absurde de chercher à vendre une usine à brames mais on va essayer de le faire ! Pendant deux mois et en mobilisant toutes les ambassades !"On produit trop, à quoi bon chercher acquéreur pour quelque chose dont tout le monde cherche à se débarrasser, en mobilisant au passage des serviteurs de l’État qui ont sans doute bien mieux à faire ? Il ne s'arrête pas là dans sa dénonciation de la gabegie, et démontre que forcer les dirigeants d'entreprise à mentir pour rassurer l'opinion ne trompe plus personne : "6ème MENSONGE : On renforcera la filière packaging (acier pour emballage). C'est faux. Ces aciers sont en concurrence avec l'aluminium. L'augmentation très forte des prix des minerais et du charbon les a rendus moins compétitifs. MITTAL a trois usines pour fabriquer ces produits en Europe du Nord : LIÈGE, FLORANGE, et BASSE-INDRE près de NANTES. Elles sont chargées à 40%. Et MITTAL a promis de renforcer la filière de LIÈGE en contrepartie de l'arrêt des Hauts Fourneaux, il a promis de renforcer la filière de FLORANGE en contrepartie de la fermeture des Hauts Fourneaux et il a promis de pérenniser la filière de BASSE INDRE. À qui ment-il ? Aux Wallons, aux Lorrains, aux Nantais ? ou aux trois ?"Il rappelle que le progrès ne se décrète pas : "4ème MENSONGE : on fera ULCOS. C'est faux. On nous dira dans deux ans ce qu'on nous dit aujourd'hui : que les chercheurs n'ont pas trouvé. Eux n'ont pas la parole, c'est MITTAL qui parle pour eux."Les chercheurs cherchent, mais on n'est pas sûr qu'ils trouvent. Un peu comme François Hollande avec les solutions à la crise et les chômeurs avec l'emploi. Il va même plus loin, en dénonçant l'argent public jeté par les fenêtres pour tenter de mettre sur pied une technologie non rentable : "4ème ABSURDITE : on veut nous faire croire que si les chercheurs trouvent, on fera ULCOS. ULCOS est un projet européen, financé par la CEE, la France et, pour un tiers, soit 200 Millions d'euros, par le privé (MITTAL ou autre). Personne ne mettra d'argent privé dans ULCOS tant que la tonne de C02 s'échangera à 7 € et qu'il en faudra peut être le double pour faire fonctionner ULCOS (électricité, maintenance, etc.). Quel investisseur privé ira convaincre ses actionnaires de dépenser 200 Millions d'euros dans ULCOS, et, si ça marche, de perdre 15 à 20 Millions d'euros par an si on le fait fonctionner. Et même si la CEE et la France veulent tout payer à M. Mittal, pourquoi mettre 600 Millions d'euros dans un démonstrateur qui sera arrêté après les essais car installé à Florange sur une filière à un seul Haut Fourneau, donc non compétitive. On aurait donc construit la machine à séparer le CO du C02, 40 à 80 km de gazoduc pour aller de Florange jusqu'en Meuse, une station d'enfouissement pour tout mettre à la ferraille à la fin des essais, au bout de 18 mois peut-être. Quelqu'un dira que c'est gâcher l'argent du contribuable français et du contribuable européen et il aura raison."Bravo, monsieur Martin, pour cette lettre qui nous explique donc que le politique ne peut pas décréter la création et la production et qu'il ne sert à rien de mener des projets non rentables, même avec l'argent du contribuable. Qu'un syndicaliste français se montre soucieux de l'usage de l'argent public est une excellente surprise. "3ème MENSONGE : grâce aux accords de Matignon avec MITTAL on maintient l'emploi. C'est faux. Il n'y aura pas de plan social parce que la pyramide des âges de l'usine conduira au départ naturel de plus de 600 personnes en trois ans. Dès lors, faire un plan social coûterait plus cher à MITTAL qui devrait payer les indemnités de licenciement puis, avant trois ans, embaucher 600 personnes et payer le prix très élevé de leur formation. Ne pas avoir de plan social est une bonne chose, mais ce n'est pas une victoire."Que personne ne soit licencié, qu'il ait l'air d'avoir gagné aux yeux des médias, ça ne suffit pas à Édouard Martin : il n'est pas Arnaud Montebourg. Il veut lutter, pour obtenir enfin des réponses aux questions qui le tourmentent, pour lever enfin le voile sur les mystères qui l'obsèdent depuis des semaines, pour interpeller le gouvernement devant son impuissance et son inaction. Félicitations, monsieur Martin : votre lettre est un aveu d'incompréhension et vous cherchez à obtenir des réponses. Votre curiosité vous honore, et, si elle n'est pas qu'une posture ou une rhétorique, vous pourrez rendre enfin pertinents les syndicats français. Ne vous arrêtez pas en si bon chemin, et posez les mêmes questions que celles que vous posez à Mittal aux hommes politiques, par exemple à Yann Galut, député et conseiller général du Cher : "Pourquoi [le Conseil Général du Cher] n'a-t-il pas déposé, à notre connaissance, ses comptes 2011 [et pourquoi les institutions financées par l'argent du contribuable ne sont-elles pas soumises à une transparence exemplaire] ? Les responsables financiers français les ont-ils seulement signés ? Nous attendons de votre part des réponses à toutes ces questions. Nous ne voulons plus de ces mensonges, plus de ces absurdités, plus de ce brouillard, de ces embrouilles fiscales ou financières. Nous voulons retrouver le chemin de la vérité, celui qui nous donnera un avenir."Si les syndicats et institutions publiques et para-publiques font preuve envers eux-mêmes des mêmes exigences de transparence et d'exemplarité que celles que vous formulez pour votre employeur, la France a peut-être un espoir. Continuez la lutte, monsieur Martin ! Lien raccourci: https://www.contrepoints.org/?p=109425 Intéressant ce qu'il dit ce syndicaliste.
|
|
|
|
« Dernière édition: Jeudi Janvier 03, 2013, 01:48:13 par Serge »
|
Journalisée
|
"On enseigne ce que l'on est, non ce que l'on sait". "Le faible est celui qui reste dominé par la conséquence de ses actes."
|
|
|
|
alpacks
|
 |
« Répondre #273 le: Jeudi Janvier 03, 2013, 02:00:12 » |
|
Le problème étant que les syndicalistes de florange cherchent a faire de la politique, et ils le font en forçant les gouvernants a venir se fracasser contre un éceuil médiatique éclaboussant de ... Bref ... A l'époque de Sarkozy j'en avais pas spécialement de certitudes, mais depuis que Hollande a réussi pourtant a leur obtenir un maintient de l'emploi, de les voir continuer et en + a éclabousser encore + fort : Il me parait alors évident que certaines personnes quand a cette usine, s'en servent comme un support politico-médiatique salissant majeur ... Au bénéfice de 2 groupements politiques extrêmistes en France (les 2 qui s'engueulaient comme du poisson pourri pendant la campagne, dont l'un affirmait combattre l'autre en lui faisant une pub étonnante !) Que ça m'étonnerait pas ! Et pas forcément + vers l'extrême gauche  Ne pas oublier la région ... Nord Est ... Bon les ouvriers dans ces régions on sait en gros vers quel électorat ils ont basculé, secret de polichinelle ... Ceci dit avec le syndicalisme c'est potentiellement brouillé : car on se dit, boah tous des gauchiss' ... Après c'est pas dans le but de chercher a politiser le sujet que j'en parle ainsi, mais qu'a l'inverse en sous main on dirait qu'il a été manoeuvré pour des bénéfices politiques pour lesquels rouleraient certains dans cette usine, alors que normalement ils auraient du s'arrêter depuis longtemps en sachant parfaitement la véritable situation et les vérités concernant les perspectives possibles, faire stop car amplement satisfaisant d'avoir l'emploi maintenu alors qu'un plan social était prévu : continuer ne sert de toute façon depuis belle lurette plus les intérêts des ouvriers impliqués car par A + B impossible d'espérer et d'arracher + Et pendant ce temps la, on force les gouvernants a se vider sur un dossier qui n'est qu'une crotte de mouche face a près de 5 millions de chomeurs toutes catégories, et un bon million de chomeurs de très longue durée dont eux l'urgence serait de pouvoir les remettre au travail un jour ! Qui eux ne bénéficient pas des conditions d'un plan social de grand groupe ... Dans un grand groupe les plans sociaux sont toujours très généreux en formations financées et très couteuses (que les chomeurs de longue durée n'ont pas espoir de voir ça a pole emploi leur être accordé) ... Arrangement locaux avec les élus pour des reclassements dans des emplois de collectivités et j'en passe ! Sans oublier des indemnités, et une position d'arrivée sur le chomage qui laisse encore du temps de se retourner avec indemnisation chomage max pour un moment On est face a l'un des pires problèmes du traitement médiatique et politique de la desindustrialisation : on gaspille des efforts immenses, dans ce qui n'est pas le fond du sujet de l'urgence ... Le maintien de l'emploi de ceux qui auront le temps de se retourner : n'est pas l'urgence réelle, l'urgence, la vraie : faire retravailler des gens qui n'ont plus d'espoir en une vie active après 2/3 ans voir pire encore de chomage ... Et la bizarement le syndicalisme liée a ces plans sociaux se contrefoutent de savoir qu'ils sont devenus le pire ennemi des chomeurs pour l'espoir d'actions les ramenant vers l'emplois EUX
|
|
|
|
|
Journalisée
|
L'arracheur de navets, montre le chemin avec un navet. Kobayashi Issa / Je suis un gnome soldat, armée gnome ! Avez vous assez de douilles ?
|
|
|