Je ne pense pas que le tir sporadique de scalp suffise à obtenir ce résultat. Rares sont les exemples historiques où le tir de quelques munitions ait eu un tel impact.
Le scalp, qu'il soit naval ou aéroporté, est pourtant une tentative doctrinale visant à cet effet.
En ce sens, comme il est défini comme "pré-stratégique" et destiné à infléchir fortement la volonté de combattre de l'adversaire, cela impose deux conséquences :
- son usage DOIT être sporadique, de façon à montrer explicitement que la poursuite des hostilité peut amener des conséquences plus lourde. C'est un message, un pavillon témoin (explosé, le pavillon). A contrario, une banalisation par saturation ou à l'image des volées de Tactom se situe à un niveau au dessus, dans le dialogue, puisque cela ferme explicitement la porte à une solution négociée ou à une sortie diplomatique de la crise (et cela coûte aussi bien plus cher que la frappe d'avertissement que notre doctrine d'usage tente d'introduire dans l'échelle des actions).
- les cibles sont choisies avec le plus grand soin, et l'outil doit être d'une précision remarquable, avec le maximum de contre-mesures ou de contre-contre-mesures (actives et surtout passives), afin de garantir la réussite exemplaire de la mission, seul moyen d'avoir un effet important sur la volonté adverse : la frappe de décapitation, ou la frappe ciblée sur les moyens multiplicateurs d'effets adverses est le moyen de cette action DOIT réussir absolument, et avec la plus grande économie de moyens possible pour frapper les esprits.
Je trouve la démarche cohérente, principalement vis-à-vis d'adversaires étatiques ou conventionnels. Ce n'est plus vraiment exploitable dans un conflit asymétrique ou dans un usage du fort/faible au fou. Dans ces deux derniers cas, je crois que seul le tapis de bombes/obus/roquettes leur parle ...