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Showing content with the highest reputation since 07/24/2015 in all areas

  1. 45 points
    Mesdames, mesdemoiselles et messieurs, Air Défense a dépassé le million de messages sur le forum! Il semblerait que cela soit @chaba qui soit le grand gagnant! (merci aux membres qui ont fait la comptabilité!) Je ne pense pas que les créateurs du forum ainsi que la plupart des membres s'attendaient à avoir un tel succès, une telle longévité pour un "simple" forum de fana d'aviation, de tanks et autres machins cher et dangereux. Le forum le doit uniquement à vous! Oui toi, le lecteur, le contributeur! L'âme de ce forum! Imaginez le petit nouveau qui débarque et qui en a des mois de lectures: le début de l'Astan, Irak, le projet de 17 FREMM, le Rafale et ses aventures. Des innombrables débats toujours en cours malgré la décennie passée, les factions s'opposant bref la vie du forum.
  2. 30 points
    Bon ben aujourd'hui se fut mariage à l' Église pour moi et ma femme qui s'est converti et ce fait baptisée ce soir ! Alors voila alléluia !
  3. 28 points
  4. 26 points
    A propos, et ce n'est pas pour la pub mais pour sa mémoire... Dieu sait qu'il a du faire face (et été blessé) après son test du Rafale. http://www.portail-aviation.com/2016/09/farewell-peter-james-collins.html
  5. 24 points
    Bah je tiens ça des pilotes avec qui j'ai pu parler, des évaluations indiennes et suisses, des opérations en Afghanistan et de "quelques" années de pratique sur le Rafale (dont un mémoire de Master et une dizaine d'articles publiés sur le sujet). D'ailleurs, je vais pas revenir dessus car ça a déjà été dit un peu plus loin, mais si tu ne te bases que sur la traînée et la poussée pour déterminer les performances d'un avion à haute altitude, tu te fourres le doigt dans l'oeil! La "limitation" du Rafale en haute altitude n'a absolument rien à voir avec sa motorisation. Ce qui est marrant, c'est que tu sembles prêter beaucoup de crédit aux performances du Typhoon, notamment. Or, si les pilotes de Rafale reconnaissent eux-même que des Typhoon haut perché peuvent (pouvaient) faire mal en exercice, ils expliquent que c'est principalement dû au fait que l'AMRAAM tiré en HA et en supersonique porte nettement plus loin que le MICA (en tous cas tel que c'est simulé). Quand aux supers performances supersoniques haute altitude... Il semble qu'en opération les Typhoon restent soumis à des limitations largement en dessous de leur vitesse max officielle, idem pour les F-15C qui ne dépassent quasiment jamais Mach 1,8 avec de l'armement air-air (même sans réservoir). Seul le F-22, effectivement très optimisé pour ça, et avec un emport en soute, reste au dessus du lot. Pour le reste, c'est CLAIREMENT pas une question de poussée du moteur, on y reviendra. Le problème c'est que tu es tellement obnubilé par la motorisation que tu penses en dehors de toute réalité opérationnelle pour affirmer des trucs qui ne reposent sur rien. Je prends un exemple parmi d'autre pour te montrer que la puissance d'un moteur militaire n'est pas son alfa et son omega. Si tu as un moteur qui pousse 10t mais qu'il met une plombe à monter en régime, alors un moteur de 7,5t peut très bien fournir une accélération pratique et un taux de montée opérationnel plus intéressant que ton moteur de 10t de poussée. Et s'il se fait dépasser par le 10t à un moment donné, le fait qu'il consomme moins permet peut-être d'opérer plus longuement en vitesse supersonique. Idem si ton avion met 5min entre la décision d'allumer les moteur et le moment où les roues décollent de la piste alors que le concurrent met moins de 2min. Idem si l'aérodynamique de ton avion (et de tes entrées d'air) est mauvaise en transsonique (le Rafale "supercruise" mieux et plus facilement que le Typhoon par exemple) Ce que la réalité opérationnelle nous montre, c'est que les choix techniques qui ont été faits sur le M88, les COMPROMIS réalisés par la SNECMA, valent AUTANT que ceux réalisés par Rolls Royce ou GE ou PW sur les moteurs respectifs. Ce sont des choix, pour optimiser tel ou tel truc plutôt que tel autre. Et, dans les faits, dans les réalités opérationnelles de la vraie vie véritable, les choix qui ont conduit à 7,5t mais à un moteur qui accélère vite et consomme peu, tant en basse altitude qu'en haute altitude, sont tout aussi valables que d'autres choix. Et même nettement plus valables dans le cas du Rafale et de ce qu'on lui demande de faire. Oui, on pourrait avoir un moteur de conception plus simple qui pousserait plus avec une SFC équivalente (ce qui, dans les faits, revient à consommer plus tout court), ce qui permettrait d'améliorer les performances du Rafale en interception (mais pas sa vitesse max ni son altitude opérationnelle, on y reviendra). Bref, on pourrait avoir un Rafale avec EJ200. Sauf que notre appareil perdrait beaucoup de ses qualités opérationnelles en matière de pénétration, d'attaque air-sol et de supériorité aérienne. Par tous les Saints, pourquoi est-ce que les forces françaises voudraient d'un truc pareil?! Si l'idée est d'augmenter la capacité d'emport (déjà exceptionnelle) par temps chaud ou la sécurité pour les opérations navales, le tout avec un Rafale qui s'alourdit, je pourrais comprendre. Mais dans le cadre que tu évoques, certainement pas !! Si personne ne fait référence à ce facteur à part toi, c'est parce que cet argument est, excuse moi le terme, parfaitement... disons "pas intelligent" pour rester poli. (soit dit en passant, est-ce que tu comprends bien le sens du mot marginal? En tous cas, est-ce que tu l'emploies dans le même sens que moi?) C'est complètement, complètement stupide de comparer le TWR en partant sur un avion chargé et d'en tirer des conclusions sur l'efficacité du système propulsif. Dire que le Rafale est désavantagé parce qu'il emport plus de carburant... c'est... merde je suis désolé mais c'est tellement stupide comme argument!!!!! Si on suit ta logique, on aurait mieux fait de lui coller à peine 1200 litres de carbu en interne, comme ça il aurait été bien bien avantagé dans les comparaisons ridicules sur les forums et les PowerPoint, mais contraint dans la vraie vie d'embarquer 8000 litres de carburant externe !!!!!! Ah bah heureusement qu'il est pas handicapé par du carburant interne hein !! Même en combat aérien pur, avoir plus de carburant implique un rapport poussée/poids marginalement inférieur, mais ça éloigne considérablement le moment du Bingo. Tu veux un vrai exemple de la vraie vie véritable: pour tenir en l'air aussi longtemps qu'un Rafale sur plein interne, le Typhoon est obligé de se coltiner un réservoir externe en point d'emport central. Et pas uniquement dans les meeting aériens! On en reparle de son TWR super plus mieux du Typhoon, dans le vrai monde de la vérité véritable ? MAIS SINON !! on va jouer un petit jeu. Vu que tu n'arrêtes pas de demander des sources mais affirme un paquet de trucs sans présenter de sources (le manque de puissance en Astan, j'en ris encore!!!!), elle sort d'où ta supériorité du TWR du Typhoon? Sur papier je veux dire, pas dans la vraie vie véritable hein! Non parce que si on se base sur des sources fiables (donc pas Wikipedia ni les éditions de 2007 de Janes, mais plutôt les documentations fournies par Eurofighter et Dassault, les TWR qu'on trouve pour les deux appareils sont les suivantes (et encore, Eurofighter parle "publiquement" de 12t à vide depuis les dernières modifications de l'appareil, j'ai considéré 11,8t parce que je suis gentil comme gars. Et pareil, je suis parti du principe qu'ils avaient la même SFC, alors que celle du EJ200 est possiblement très légèrement supérieure (ou très légèrement inférieure, on a pas de certitudes). DONC !!! on trouve à ce moment là, sachant que tout ça ce ne sont que des ordres de grandeur hein (ça ne prend en compte ni l'altitude, ni la consommation réelle, ni la température du carburant, etc etc.) Pour le Rafale: TWR à vide = 1,55 TWR demi plein= 1,25 TWR plein interne= 1,05 TWR 30min combat (avec dotation armement air-air standard) = 1,04 TWR 20min combat= 1,14 Pour le Typhoon: TWR à vide = 1,55 (au mon Dieu le Rafale est tellement sous-motorisé que... oh wait...) On passe à 1,59 si on prend 11,5t à vide pour le Typhoon. TWR demi plein= 1,28 TWR plein interne = 1,09 TWR 30min combat = 1,03 TWR 20min combat = 1,13 Pour le Typhoon, si on envisage qu'il fait plutôt 11,5t que 11,8t à vide, il fait rajouter en gros 0,02 à chaque TWR, pas la mer à boire donc, mais il faut enlever 0,02 si on considère qu'il fait 12t à vide. Idem si on passe le Rafale à 10t, on perd 0,01 sur chaque TWR, en gros. Alors oui, si on prend en compte les 11t annoncées à l'origine pour le Typhoon (ça n'a jamais été le cas) sans les équipements spécifiques à chaque nation et les modifications apportées à la cellule depuis (renforcement structuraux pour charges, nouveaux LEX, etc.), ou mêmes les "arround 10t le TWR est supérieur. Peut-être que ton "haut la main" de l'époque était valable. Mais ce n'est pas le cas aujourd'hui. Mais tout ça ce ne sont que des ordres de grandeur! Le TWR est un indice de performance, pas LA performance elle-même! Et ce que cet indice montre, c'est que le Rafale ne MANQUE PAS DE PUISSANCE en tous cas pas par rapport à la concurrence! Si on se place en termes opérationnels (en regardant la capacité de combat restante et pas la quantité max de carburant), on constate même qu'il est plus puissant que le Typhoon. Et tu sais ce qui me fait le plus rire dans tout ça? C'est qu'il y a plus d'écart de TWR entre 2 variantes du Rafale ou entre 2 variantes du Typhoon qu'entre le Rafale C et le Typhoon FGR.4 !! Et pourtant le Rafale M a peu ou prou exactement les mêmes performances que le Rafale C ! Parce que, tout simplement, sur ces ordres de grandeur et dans de tels périmètres opérationnels, chippoter pour 0,02 de TWR, ça sert profondément à rien. ... En fait tu n'as aucune idée de ce dont tu parles, n'est-ce pas? Ta définition de "performance", c'est quoi, juste pour rir pour voir! Non parce que si tout ce qui compte à tes yeux c'est de comparer un avion polyvalent avec un intercepteur et dans conclure que l'avion polyvalent ne va pas assez vite et assez haut, alors tu n'as absolument rien compris à ce que signifie le terme "performance" pour les militaires. On parle pas de Formule 1 ici, mais d'avions de combat. Bah sachant que tu as l'air de te baser sur: un postulat erroné, ou en tous cas insuffisant des calculs erronés, ou en tous cas obsolètes un rapport à la réalité très... virtuel J'en conclus que tu n'es pas forcément un fanboy, juste un amateur... pas assez éclairé malheureusement. Au lieu de t'acharner à faire entrer les faits dans tes conclusions déjà toutes faites, pourquoi est-ce que tu n'essaies pas de prendre du recul et de te rendre compte que tu chasses des moulins? Qu'est-ce que tu veux qu'on dise? -Qu'un Rafale avec 8,5t ou 9t de poussée par M88 aura de meilleures performances dynamiques? Oui, c'est vrai. -Que la SNECMA avait proposé une augmentation de poussée du M88 sans changer de réacteur ou d'avion? Oui, c'est vrai. -Qu'il est possible que ça se fasse un jour? Encore une fois oui, peut-être. Mais que ça implique en corollaire que: -Le Rafale est sous-motorisé aujourd'hui. Non, c'est faux, voir supra. -Qu'il gagnerait sur l'ensemble de son spectre de performances à avoir plus de puissance. Faux également, il pourrait y perdre en capacités air-sol, en autonomie, en fiabilité, ou en facilité de maintenance en OPEX, autant de paramètres qui entrent dans le cadre des "performances" de l'appareil. -Qu'il deviendrait aussi performant que le Typhoon ou le F-22 en haute altitude et haut supersonique juste avec plus de puissance: faux également. Ce n'est pas la puissance du moteur qui limite la capacité de l'appareil à opérer à THA et très haute vitesse. -Qu'il serait possible d'obtenir des gains à la fois en MCO et en poussée: pas complètement vrai. Oui, en théorie, à budget de R&D donné, on peut améliorer la poussée du moteur ou d'autres aspects techniques, ou un peu des deux. Snecma l'a déjà proposé, et les forces françaises ont toujours CHOISI d'optimiser toujours plus la fiabilité et le MCO) Tu n'en as aucune idée. Je prends le pari inverse. Vues les qualités de vol et les performances opérationnelles du Rafale, aucun besoin en puissance supplémentaire n'a été détecté, ni par la Marine ni par l'Armée de l'Air. Si on avait mis plus de pognon pour améliorer le M88, on aurait encore et toujours choisi de réduire les coûts d'utilisation et de maintenance, la consommation et la fiabilité. D'après toi, à quel moment entre la fin des années 1990 et aujourd'hui penses-tu qu'on a identifier un besoin accru en combat à très haute altitude, plutôt qu'un désir de pouvoir déployer nos avions loin et longtemps? Au Kosovo? Pour les raids à très longue distance au Mali ou en Libye peut-être? Ou encore en Afghanis... Pardon, je rigole encore du "manque de puissance en Afghanistan"... Tu es sûr que tu ne confondais pas avec les Super Etendard déployés à Kandahar ? Si on avait mis du pognon dans la R&D (et la SEULE raison qui aurait pu justifier de le faire), ça aurait été JUSTEMENT pour améliorer l'autonomie opérationnelle et la logistique des appareils, et pas spécifiquement leur puissance brute. Avec le retour de la Russie en force, peut-être qu'on aura envie de changer d'avis. En encore, si on booste la puissance du M88, ce sera plus pour emporter des charges plus lourdes au décollage et fournir plus de puissance électrique que parce qu'on en aura besoin en combat aérien. Après, si un autre client veut un moteur plus puissant, ça pourrait PARFAITEMENT se comprendre! S'il ne fait pas d'OPEX, qu'il opère dans un désert ou en haute altitude et qu'il veut embarquer de gros chargements de missiles de croisière sous l'appareil, ou qu'il souhaite une meilleure vitesse ascensionnelle, bah pourquoi pas oui. Ah oui et, je devais revenir dessus mais.... le M88 à 7,5 n'a jamais limité la vitesse et le plafond opérationnel du Rafale !! Ce sont d'autres considérations (sécurité du pilote, life support, forme et revêtements de la cellule, etc.) qui limite le plafond opérationnel et la vitesse max du Rafale. Certainement pas des considérations dynamiques!
  6. 24 points
    En 4 jours et tu penses que l'Inde va enfin signer ? Ton optimiste te perdra jeune Padawan : j'ai rencontré une minette juste au moment où DA a "gagné" le MMRCA. Quand elle m'a demandé pourquoi le resto, je lui ai expliqué MMRCA, rafale, toussa-toussa. Ca pose le gars et le décors. Depuis, on a eu le temps de se marier, d'avoir un enfant, qu'il fasse sa première rentrée,...
  7. 23 points
    BEHOLD, MISCREANTS! FOR THE ONCE FEARSOME PROPHET KNOWN AS JON LAKE HAS RETURNED, IN THE NAME OF JUSTIN BRONK! Et en plus maintenant il a une moumoute! Allez je m'y colle. Ça commence bien! Alors que les premiers Typhoons T1 sont RETIRÉS DE LA RAF APRÈS À PEINE 12 ANS DE SERVICE, que le potentiel des Rafale est préservé et entretenu, le bonhomme nous explique que la France veut retirer le Rafale AVANT le Typhoon! PARDON? Heu, allo, à quel moment quelqu'un a expliqué que le Rafale post F4 avait quelque chose à voir avec le SCAF/FCAS? Non. Les deux pays d'après les accords de Lancaster House bossent sur des briques technologiques communes pouvant aboutir à un appareil furtif de type UCAV optionnellement piloté. C'est donc exactement la même chose. Le concept "FCAS" FRANCO-ALLEMAND, qui a repris le terme "FCAS" (et quand quelqu'un en est réduit à voler des acronymes pour définir un programme ça sent déjà le pâté-croûte) s'appelait à l'origine NGWS. Rien à voir. ...Ce qui est donc en contradiction totale avec ce qu'il dit 20 lignes plus haut quand il nous explique que la France va retirer le Rafale dans les années 2030. A moins que la France produise des avions pour les envoyer à la casse, c'est pas mal comme concept! Sauf à imaginer que certains Rafale soient déjà trop vieux et doivent être envoyés au cimetière, bien entendu. Oui mais voilà, si l'armée de l'air et la marine ont 40% de leur flotte qui se retrouve par roulement en hygrométrie contrôlée pour équilibrer le potentiel des avions, c'est justement pour éviter un truc pareil avant un certain temps. Combien de temps? ...un certain temps. Et dans tous les cas ça concernerait des avions arrivés autour de 2006/2007. Donc avec moins de 25 ans de service. Parfaitement ridicule de l'envisager quand on a des Mirage 2000D encore opérationnel et que les derniers 2000N sont retirés cette année 2018 après une carrière bien remplie (AU MOINS 22 ANS pour les 30 portés au standard K3) et des G plein la gueule en fond de vallée à mach 0.9 pour une mission dure et exigeante. Les premiers étant arrivés en 1988 et les derniers livrés en 1996 si je ne dis pas de bêtise. Soit il y a 30 ans pour les plus anciens depuis retirés, et 22 ans pour le tout dernier (si toutefois les avions choisis pour passer en standard N K3 ont été pris uniquement parmi les derniers livrés, ce que j'ignore). Et le 2000D/N à la base était prévu pour 5000 heures! Les 2000D arrivés en unités en 1993 pour les premiers, et 2001 pour les derniers, on ne prévoit pas de les retirer avant 2035! D'où leur modernisation. Donc même les Rafale M ex-F1 de 2001 dureraient plus longtemps que ça puisqu'ils ont passé de longues années en usine afin d'être portés au standard F3. Il ne s'agirait donc pas d'un remplacement par un autre type d'avion, mais ÉVENTUELLEMENT par le même type d'avion à un standard plus moderne... Notez le conditionnel. Et la cellule du Rafale était donnée à l'origine pour 7500 heures! A comparer avec celle du Mirage 2000N/D à 5000! Et comme tous les F3 seront portés au standard logiciel F4.1, sans distinction, imaginer qu'on va mettre à la benne les premiers Rafale parce qu'on ne peut pas se payer autant de RBE2 AESA que d'avions, alors que le système est plug&play, envisager qu'on va se séparer des Rafale en 2030... Comment dire? NON. "most in the know". Vous êtes "in the know" vous? Ouais moi je crois bien que je suis "in the know". Surtout quand je dis que le Taranis n'a jamais tiré d'armements, ce qu'à fait le nEUROn. Ça la fout mal. "more advanced". EN QUOI? Mystère. A part peut-être les rumeurs d'armes à énergie dirigée qui n'ont jusqu'ici rien donné de concret. ...Mais pas d'inquiétude: un ingénieur en chef de BAE est "optimiste" à propos de ces armes à énergie dirigée!!! https://www.flightglobal.com/news/articles/bae-optimistic-about-fighter-borne-directed-energy-441554/ Ouf! Nous voilà rassurés! Être optimiste c'est exactement ce qu'il faut pour être des winners! Demandez à Lockheed Martin! Et n'oublions pas que l'ACE qui devait aboutir à l'Eurofighter à l'origine au début des années 80 a commencé comme un projet franco-allemand, que les anglais ne sont arrivés qu'après, et que vu la gueule du programme Eurofighter, les allemands doivent s'en souvenir... Ce qui explique peut-être une certaine posture allemande relative au sujet d'une participation britannique au projet, le Brexit étant un prétexte parfait pour les en tenir à distance... ...Mais je complotise, pardon. Si il suffisait de mettre des sous-sous pour devenir super fort les chinois auraient les meilleurs moteurs militaires et le F-135 n'aurait jamais pris feu sur un tarmac ni disqué la structure interne d'un F-35 qui avait pris trop de G. Une fois de plus, supérieur en quoi? Snecma est en pointe sur le cycle variable, les FADEC, et la conception modulaire. Rolls Royce s'est fait envoyer chier comme des malpropres sur le F-136 par les américains pour faire de la place à P&W. Il leur reste quoi sur quoi bosser concrètement? Ce qu'ils avaient jusqu'à présent avec le SCAF/FCAS c'était des études communes Snecma/Rolls Royce justement! Parce que le CFM56 n'existe pas et que Snecma n'a d'ailleurs pas mis ses meilleurs ingénieurs sur le LEAP, c'est bien connu. ...Ils auraient du essayer d'être plus optimistes et de mettre plus de sous-sous sur le Silvercrest, ils seraient sûrement devenus des winners comme Rolls Royce. Ce serait vraiment surprenant qu'on choisisse un industriel national pour un projet national, oui. Ces français sont vraiment arrogants. Pardon? Pour Airbus peut-être, ils étaient même prêts à jeter l'éponge. Mais pour Dassault? L'une des rares boites à rapporter du pognon en France? Dont les productions militaires se vendent à nouveau? Qui a une visibilité à l'export pour les 15 prochaines années? ...Et bah Justin leur explique que "t'façon vous êtes over, finished, terminated! it's your last chance!" Réveille-toi Justin, Attali, c'est fini. Avec la plus faible dérive des coûts pour un programme d'avion de combat des 50 dernières années, je pense qu'on devrait s'en sortir sans trop de casse, merci. Ce qui fait "too much sense", cher Justin, c'est que la seule manière de faire voler un powerpoint, c'est de l'imprimer et se servir de la feuille A4 pour faire un avion en papier. *** Voilà.
  8. 22 points
    Je n’ai pas posté depuis 2013, mais là je ne peux pas faire autrement. DEFA t’es mon idole. C’est grâce à toi que je suis devenu la terreur des réunions hebdomadaires dans ma boîte et le badass de la taule. Dés qu’un gars ouvre la boîte à bullshits, dés que je sens venir l’absence de fond du PowerPoint léché et design qu’ un gusse a passé plus d’heures à rendre sexy qu’à réfléchir à son contenu, je me dis en moi-même : « Qu’en aurait pensé DEFA, qu’en aurait dit DEFA ? » Résultat, au boulot, je pense DEFA et je parle DEFA. Depuis que je fais ça : -Les réunions durent moins longtemps. -On est plus efficace. -Ceux qui n’ont rien à dire ferment leur gueule. -On sait oû on va et comment y aller. -Je mange seul à la cantine. -Mon boss a peur de moi, mon N+1 a peur de moi, mes collègues ont peur de moi, mon stagiaire a peur de moi, le gars du courrier a peur de moi, le support informatique a peur de moi. -Toutes les femmes du service de 22 à 63 ans défaillent quand elles me croisent. Depuis ma vie professionnelle a changé, et j’en suis heureux. J’exagère mais je ne déconne pas, je le fais vraiment et putain que c’est bon ! (J’ai pas encore essayé la méthode DEFA avec ma femme, mais je compte m’y mettre bientôt)
  9. 22 points
    Tant pis, mais ça ne change rien ; vous pouvez aussi renvoyer l'ambassadrice et même rompre les relations diplomatiques avec la France si vous voulez, c'est pas pour autant que la France vous donnera une pizza gratuite. Le SCAF est réservé aux membres de la Société Contre l'Adoption du F-35. Ça ne fait peut-être pas plaisir, mais voilà, il y a un choix à faire, faites-le. Dans le sens que vous voulez, mais sans nous prendre pour des cons. L'un, ou l'autre, pas les deux. Pour être clair, le SCAF est issu de la vision française d'une souveraineté européenne passant par l'indépendence technologique. L'Allemagne s'est ralliée à cette philosophie, assez tardivement d'accord, quand Merkel a admis que l'Europe devait prendre son destin en main et que l'Amérique n'était plus un allié fiable. Et oui, ce projet franco-allemand, c'est en fait la victoire honnie de "la France en plus grand". Si vous n'adoptez pas ces mêmes idées, il n'y a aucune chance, ni pour que la France vous fasse confiance, ni pour que le programme vous intéresse. Le RFGP ne demande pas seulement un avion, mais va beaucoup plus loin, et demande en réalité une intégration poussée avec l'armée de l'air du pays d'origine de l'avion choisi. Même modèle, même doctrine, c'est ce qui est explicitement demandé noir sur blanc par la Belgique elle-même. Si vous prenez le F-35, vous adoptez l'avion USAF, la doctrine USAF, et l'intégration dans l'USAF. Question : quel rôle jouera le SCAF dans la doctrine USAF ? Réponse : aucun, les USA n'en acheteront aucun, la loi Américaine l'interdira tout simplement (je rappelle qu'il faut dérogation spéciale du Président pour qu'une administration américaine ait le droit d'acheter quoi que ce soit à une compagnie étrangère). Quel rôle jouera donc le SCAF au sein d'une Composante Air ayant adopté le matériel et la doctrine USAF ? Aucun non plus. La Belgique, si elle choisit le F-35, n'aura tout simplement aucune utilité pour le SCAF. Questions : Quelle motivation peut-il y avoir pour la Belgique a travailler à l'élaboration d'un machin qu'elle n'achètera pas et n'utilisera pas ? Pourquoi la Belgique devrait avoir des retours industriels pour un programme qu'elle n'achetera pas, alors que de réels partenaire en aurait mieux l'usage ? Il faut faire un choix entre le continent et le grand large, entre l'Europe et l'Amérique, entre Macron et Trump. Et surtout, n'allez pas croire qu'il n'y a que les Français à être intransigeants là-dessus, les Américains le sont encore plus. Eux aussi ils veulent que vous fassiez un choix clair et net montrant que vous préférez l'Amérique à la France, l'OTAN à l'UE, Lockheed Martin à Dassault. C'est un choix d'autant plus important pour eux que Trump cherche à détruire l'Union Européenne, attisant les divisions, jouant à l'épreuve de force pour faire céder les couards et offrant des promesses bidons pour faire céder les naïfs. Vous avez donc là l'occasion en or de lui rendre un fier service, si c'est ce que vous voulez. Mais de grâce, arrêter de chercher à vous cacher derrière des prétextes creux et des compromis foireux. Ayez l'honnêteté d'affirmer avec franchises vos convictions au lieu de vous tortiller dans tous les sens pour prétendre ne pas en avoir.
  10. 21 points
    Remarques (par rapport à Irma) - critiques (pour ne pas dire) purement, bassement et de façon puantes franco françaises Suffit de voir les emetteurs (Ciotti, Lepen et Melenchon, soit dit en passant le plus soft des 3) Amplifié par les réseaux sociaux, les rumeurs, les yaka faukons et les 66 millions de spécialistes de gestion de crise autoproclamés sur ze net En gros bruit blanc sur les médias avec une forte odeur de m**** Ca m'a donné envie plus d'une fois de jeter mon écran à travers la fenetre ou de la faire à la Galabru dans Kamikaze avec son canon à micro ondes Sinon pour mémoire depuis 2007 St Martin est un COM autonome en terme de gestion administrative, fiscale, occupation des sols et prévention des catastrophes C'est beau de dire que l'Etat n'a rien fait, ce n'etait pas sa prérogative. Les habitants de St MArtin ont décidé de la jouer tout seul (passage en COM par référundum) en dehors de la solidarité national (y'a qu'a voir comment sont calculés les impots). Par contre maintenant ça rale sur l'Etat Français (de Métropole)... notamment sur l'absence de l'application des normes anticycloniques pour les batiments. Ben ouais coco mais ça c'est de la prérogative locale, les autorisations de construction et les controles Privatisons les bénéfices, mutualisons les pertes .... Fuck off /coup de gueule
  11. 21 points
    Pour schématiser à l'extrême, on peut dire qu'un radar classique, c'est à dire mono statique voit par reflexion, là où le multisatique voit par transparence. Le mono statique classique est le principe utilisé par les chauve souris et les dauphins avec des ondes sonores. Meme si la bouche de la chauve souris n'est pas exactement au même endroit que les oreilles, l'environnement est détecté par réflexion. Dans le multi statique, il s'agit de faire balayer la totalité de l'espace à scruter par les lobes magnétiques entre deux pôles suffisamment éloignés. L'éloignement détermine en partie la résolution. Si au cours du balayage une position d'un lobe montre un changement dans le signal, il indique que quelque chose s'est interposé sur son trajet. Mais comme ça peut être n'importe où sur son parcours, il faut le croiser par un autre balayage (par exemple) perpendiculaire au premier. L'intersection des deux lobes interrompus indique la position. Pour suivre un oiseau en mono statique, il faut pointer le faisceau de la torche dans la direction de l'oiseau et se montrer assez rapide En multisatique, il faut calculer les variations de signaux sur la matrice en azimut et gîte des lobes. Et ce à chaque instant. Meme si on peut se contenter de positions des lobes au voisinage de la première détection, les calculs à mener sont bien plus gourmands en ressources, surtout si la résolution visée, la dimension du volume unitaire, est petite. Au passage, pour se montrer furtif en mondostatique, il suffit, c'est vite dit, de dévier l'onde réfléchie dans n'importe quelle autre direction pour diluer l'énergie reçue par la source et ainsi faire comme si on était plus loin du radar. En simulant une hors de portée, on est virtuellement invisible En multistatique, simuler une stransparence, donc une non perturbation d'un lobe magnetique, c'est une autre affaire...
  12. 21 points
    "Observons ici le VBCI en camo sable dans son milieu naturel, le désert. Le VBCI chasse et se déplace en meute, pendant les grandes migrations hivernales qui peuvent le mener jusque dans la péninsule arabique. Avec son régime alimentaire constitué de transports de troupes et autres véhicules de combat ennemis de la classe 5-20 tonnes, la femelle VBCI a à coeur de nourrir sa portée qui peut compter jusqu'à 8 petits qu'elle cache astucieusement dans la poche située dans son dos. En période de chasse, il lui arrive fréquemment de parcourir de longues distances afin de trouver le gibier nécessaire à la subsistance de sa portée. Elle peut alors compter sur sa vitesse et son agilité ainsi que son sens de l'observation pour débusquer ses proies, de jour comme de nuit. La meute se plait particulièrement à rabattre des troupeaux de pick-up, BTR 80, voire à s'attaquer à un BMP2 isolé, malgré le danger représenté par le redoutable ursidé sibérien." Ok j'arrête.
  13. 19 points
    Lanceur Sylver Alors, A50 c'est pour Aster 15 et 30, sans modification d'aucune sorte. Les deux enquillent dedans sans problème, au choix du client. A noter que les VL-MICA n'entrent pas dans les lanceurs A43 ou A50. Il leur faut leur propre VLS, le A35, où on peut mettre indifféremment du MICA-IR ou MICA-EM (MBDA préconise 25% IR - 75% EM, mais la plupart des clients optent pour du 50/50). Les MICA-NG devraient rentrer dans les lanceurs actuels. Par contre, information TRÉÉÉÉÉS intéressante ! Le MICA-VL actuel est donné pour une portée de 25km réelle (contre un ESSM de 40km de portée très théorique et exagérée, apparemment). Mais le MICA-NG est donné pour une portée en VL de... 40km réel ! Alors bon, mettons qu'il y ait exagération et que ce ne soit que 35km de portée en VL, ça nous donne quand même une impressionnante marge de performance pour la version aéroportée ! Il faudra en reparler dans le topic idoine. A noter également que les A70 actuels ne sont compatibles que MDCN (il s'agirait, notamment, d'un manque de concertation entre DCNS, la MN et MBDA. La demande portait sur du MDCN, ils ont fait du MDCN. Mais MBDA aurait très bien pu développer un MDCN avec un empennage cruciforme (plutôt que triple) si on lui avait mis comme contrainte de rentrer dans un A70 conçu au standard A43/50). Un nouveau A70 "universel" (toujours pas pour MICA-VL ceci dit) a été défriché par Naval Group, et pourrait être intégré à la fois aux FREMM et aux FTI (qui, d'ailleurs, peuvent embarquer 16 A70 classiques si un client le demande), mais il faudrait pour cela une commande et Paris ne semble pas pressé sur cette question. Quant aux Aster 15 et 30 eux-même, les opérateurs semblent très confiants dans leur système, misant sur un missile par cible à détruire (et j'imagine que c'est aussi là tout l'intérêt du Aster 15 : dégommer les rares qui auront résisté au Aster 30). On m'a dit, texto, que 32 Aster offraient la même puissance défensive que 60 à 80 SM-2/3/6, voire même meilleure face à certaines cibles très rapides et très manoeuvrables. FREMM et FREDA Actuellement, les FREMM disposent de 16 A70 pour MDCN et 16 A43 pour Aster 15 uniquement. Les deux dernières FREMM-ASM (Bretagne et Normandie) seront dotées de 16 A70 et 16 A50, afin de pouvoir embarquer 16 MDCN et 16 Aster 15 ou Aster 30 indifféremment. A noter qu'il s'agit surtout d'une mesure conservatoire. Ça ne veut pas dire que les navires embarqueront forcément des Aster 30, mais simplement qu'ils pourront le faire à l'avenir. Leur système d'arme actuel ne leur permettra pas, cependant, d'en exploiter les pleines capacités. L'idée est surtout de disposer de capacités AA accrues minimales avec le retrait des dernières FAA d'ancienne génération, en attendant que les FREDA soient pleinement opérationnelles. Contrairement aux FREDA, la Normandie et la Bretagne ne disposeront pas de la console supplémentaire au CO dédiée à la détection lointaine. Elles ne sont pas non plus livrées avec la mise à jour du système de combat permettant la pleine exploitation des Aster 30 (nonobstant la puissance moindre de l'Herakles), même si rien n'empêche techniquement d'y songer pour plus tard. A terme, un nouveau système CEC d'engagement collaboratif a été commandé par la MN. Les FTI seront les premiers navires livrés nativement avec, mais il est possible que d'autres le reçoive en rétrofit d'ici là. On pense notamment aux FREDA et aux FREMM les plus récentes. Contrairement au partage de pistes L16 qui se fait déjà (et permettrait de tirer des Aster 30 de la Normandie depuis une cible détectée par le Forbin, par exemple), le nouveau CEC permettra le partage de données brutes et complètes, en temps réel, plutôt que des pistes déjà traitées. L'idée est d'offrir une plus grande réactivité et une redondance accrue face aux cibles hypersoniques (un radar tournant comme l'Herakles n'ayant pas un taux de rafraîchissement suffisant), et de fournir une situation tactique complète de très grande dimension à tous les navires interconnectés. Les deux dernières FREMM et les FREDA recevront aussi des améliorations de leurs consoles ASM, le traitement des obsolescences des calculateurs offrant une réserve de puissance pour de nouvelles fonctionnalités faisant l'objet de PEA (dont je n'ai pas réussi à avoir le détail). Les FREDA conserveront finalement TOUTES les capacités ASM des FREMM-ASM, ce qui en fera les deux premiers vrais destroyers multirôle de la Marine Nationale! D'ailleurs, les capacités ASM sont en soit assez exceptionnelles. Il semblerait que la portée du sonar actif, la qualité des leurres et la discrétion acoustique de la plate-forme permette réellement d'exploiter des pistes sonar actives hors de portée de riposte du sous-marin chassé. Ça permet des traques rapides, à longue distance, sur lesquelles diriger rapidement l'hélicoptère (de quoi regretter encore plus l'absence de missiles porte-torpilles ou d'un second hélicoptère). En gros, ce serait l'avenir de la lutte ASM, l'amélioration des torpilles anti-navire rendant tout exercice de traque en close combat relativement suicidaire. (en matière de lutte ASM, Thales dévoile aussi une nouvelle bouée acoustique active/passive, le SonoFlash, que Xav présente bien sur Navy Recognition). MLU FREMM et Horizon et radar SeaFire J'ai essayé d'obtenir des infos sur le MLU des FREMM et Horizon, mais ça a l'air encore très obscure, notamment pour les FREMM. Les Horizon pourraient bien recevoir un Sea Fire 500 en version boostée avec plus de modules (pour une portée de 500km vs environ 350km pour les FTI, sur cible type chasseur). Le SeaFire des FTI aura 8x12 modules AESA par face. La version boostée pour Horizon pourrait avoir 40% de modules en plus. L'avantage des 4 faces fixes c'est qu'il n'y a pas de vitesse de rafraichissement. Les pistes sont suivies en permanence, et les tests montreraient d'exceptionnelles performances en lutte anti-missile seaskimming. Pour un vrai usage ABM, il faudra cependant plutôt compter sur la version boostée pour le MLU des Horizon. Le radar est sensé fonctionner sans maintenance lourde à la mer, conservant ses capacités nominales même avec 15/20% de modules en panne. Cependant la conception modulaire permet une maintenance aisée, y compris en mer, si un client le souhaite. A noter que Thales bosse également sur des fonctionnalités conduite de tir radar pour le SeaFire, sans doute en n'y dédiant qu'une partie des modules de chaque phase. Cela permettrait d'assurer la CDT missile et canon à 360° sans réelle limitation du nombre de cibles "peintes". Si le SeaFire a été conçu avec les Aster en tête, il reste théoriquement compatible ESSM, MICA-VL, etc. Mais je pense que ce serait surtout très intéressant pour la CDT des 76mm des Horizon. J'ai demandé ce qui pouvait être envisagé pour le MLU des FREMM, mais on a botté en touche. Apparemment la question ne se pose pas actuellement. Sur le plan technique, et selon le calendrier envisagé pour les premières MLU, je verrais plusieurs options: -Tout passer au standard FREDA ou presque: nouvelles consoles, nouvelle suite de traitement pour Herakles, lanceurs A50 pour tout le monde (et A70 polyvalents) -Si on fait un vrai MLU, l'intégration d'un SeaFire format FTI pourrait être envisagé, mais demanderait un gros travail sur toutes les infrastructures. -L'intégration d'un SeaFire tournant (envisagée pour les navires type corvette, frégates légères ou disposant de peu de puissance) pourrait être possible. On gagnerait en portée, en précision de tir, en conservant une grande partie des systèmes de l'Herakles (intégration, énergie, etc.), mais sans gagner réellement en fonctionnalités. FTI, mon nouvel ami ? Si j'étais initialement très circonspect vis-à-vis de la FTI, je commence à en voir l'intérêt. Le radar SeaFire est un vrai game changer pour les forces françaises, avec un degré de précision et de permanence opérationnelle jamais atteint. Face aux menaces modernes type missiles supersonique, c'est effectivement une belle bête. Et si on l'envisage au sein d'une force interconnectée par des systèmes de combat coopératif, ça devient un excellent piquet radar capable de fournir des solutions de tir pour tous les ASTER d'une flotte, tout en remplissant très bien la mission ASM. En gros, comme navire expéditionnaire, comme escorte pour un groupe amphibie ou pour protéger les abords métropolitains, c'est sans doute plus que suffisant. Comparativement à la FREMM, le concept Belharra n'a pas grand chose à envier: capacité missile équivalente, meilleur suite radar, capacités ASM à peine inférieures pour bon nombre d'usage, capacité native à exploiter un système de drone en plus d'un hélicoptère, meilleure gestion des commandos, excellentes capacités ESM, très bonne discrétion et une excellente évolutivité de la plateforme. Naval Group a déjà montré la capacité de rajouter une tranche centrale sur le navire pour augmenter le stockage cargo, l'autonomie du navire, et surtout les volumes dédiés aux FS et aux drones (aériens mais surtout UUV et USV, le module supplémentaire étant relié à la drome). Mais j'ai eu la confirmation que cette tranche supplémentaire pouvait servir à accueillir sur le pont supérieur de nouveaux emplacements pour doubler l'emport en missiles mer-mer ou pour y ajouter des lanceurs MICA-VL, en complément alors d'un chargement d'Aster sur la plage avant. Après, il y a encore des trucs qui me gonflent très sérieusement. Je passe sur le choix de n'opter que pour 16 missiles et pour la variante la plus compacte du navire. Ça se justifie opérationnellement par le besoin de plus de confort pour l'équipage et par la nécessité de rester sous une certaine taille afin de pouvoir être accueilli par le plus grand nombre de quais civils et militaires (l'espace modulaire du navire doit notamment pouvoir servir pour la gestion de crise humanitaire). Même si, personnellement, je reste persuadé qu'une tranche supplémentaire, même vide pour le moment, offrirait pour un prix modique une capacité d'évolution qui va s'avérer vitale dans moins de 20 ans pour gérer les crises qui nous pendent sur le coin de la gueule, mais bon). Non, ce qui me gave, c'est qu'on a eu confirmation que, pour l'instant, la configuration ne prévoit NI brouilleurs (toujours FFBNW) NI lance-leurres anti-missiles... Seuls les leurres acoustiques sont, pour le moment, actés. Donc moi je veux bien qu'on se passe de CIWS-like en nous bourrant le mou depuis 20ans comme quoi le brouillage et le leurrage c'est bien plus pertinent face à une menace crédible, notamment supersonique (ce qui est vrai, je le pense). Mais alors comment justifier ça, si ce n'est parce que la Marine préfère se payer les nouveaux gadgets high-tech qu'elle ne connait pas plutôt que d'assurer le vital existant? Il faudrait vraiment que les mentalités évoluent et qu'on arrête de fonctionner comme à l'époque où on alignait 20 navires de premier rang et 30 de second rang. A l'époque, on pouvait justifier de "tester" de nouvelles technologies sur une petite série de 5 navires, quitte à ce que ce soit au détriment de système déjà connus, mâtures, et largement déployés par ailleurs. Aujourd'hui, c'est juste franchement débile !! Et il suffit de voir les frictions entre industriels et marins à ce sujet pour comprendre que c'est véritablement un problème culturel, autant que financier. Sur le papier, le SeaFire pourra faire du brouillage, mais en bande S uniquement, ce qui réduit l'intérêt face à du sea skimming. Ah oui, dans le même ordre! Comme sur la FREMM, la FTI n'aura qu'une soute MU90 pour desservir le hangar avia et, théoriquement, les tubes lance-torpille de flanc. Par contre, ça demande de s'équiper de chariots dédiés pour le transport et le rechargement des torpilles. Et vu la tronche qu'on m'a fait chez Naval Group, il semble que la MN n'ai pas jugé bon de s'en équiper pour la FTI, qui se contentera des 4 torpilles chargées dans ses tubes + de son hélico. De manière générale, je ne compte plus les "il y a plus de torpilles dans une FTI que tout ce qui a été tiré en opération depuis les Malouines", ou "il y a plus de missiles Aster dans une FREMM que tout ce qui a été tiré depuis leur invention". C'est systématiquement bourré de bon sens, factuellement vrai, et prononcé par des gens (adorables et très compétents, par ailleurs) qui ne seront plus de ce monde quand les FTI atteindront la fin de leur carrière, voire leur MLU. Croire, en 2018, que le monde continuera sur la pente de l'après-Guerre Froide avec tout ce que Poutine, Xi et Trump se calent sous la dent, avec les premiers effets de l'effondrement climatique qui se font sentir (bientôt suivi par des réactions en chaîne sur les marchés financiers et les tissus sociaux), avec toutes les tensions qui montent de manière fulgurantes partout sur le globe.... C'est faire preuve d'un aveuglement d'autant plus dommageable que les systèmes d'arme qu'on achète aujourd'hui vont devoir nous tenir 50 ans au minium, et seront sans doute les derniers à être aussi performants et qualitatifs. EDIT: Ah oui, chose curieuse ! J'ai entendu parler à la fois de 3 LaFayette modernisées sur les 5, mais aussi de l'installation de sonar pour les 5 navires de la classe, ou au moins 4. En gros, le Surcouf garderait le BlueWatcher, et le reste ce serait du KingKlip Mk2. C'est ce qui m'a été dit, mais il semblait y avoir un peu de confusion. D'autant plus que la Surcouf, comme la Lafayette, ne devait pas être concernée, initiallement, par le rétrofit. Au final je ne serais pas surpris que les deux premières FLF soient équipées de BlueWatcher, si le système fait ses preuves, et que les trois autres disposent d'une suite plus complète, avec le KingKlip notamment. D'ailleurs, j'ai aussi posé la question des hélicoptères. Les Panther et Dauphin actuellement embarqués par les FLF devraient être remplacés par des HIL capables de recevoir le missile ANL. Mais une version ASM est étudiée par Airbus. A mon avis le timing sera trop serré pour les FLF rénovées, mais la possibilité existe.
  14. 19 points
    http://foreignpolicy.com/2018/03/21/nobody-knows-anything-about-china/ Tradoche rapide En tant qu'étranger en Chine, vous vous habituez à entendre les autochtones vous rétorquez que "vous ne connaissez rien à la Chine". C'est souvent une réaction réflexe à un problème moderne, ou en défense de l'un des nombreux mythes que les enfants de la Chne continentale apprennent comme étant des faits indisputable sur le monde. Mais c'est vrai. Nous ne connaissons rien à la Chine. Et les Chinois non plus ; pas même leur gouvernement. Nous ne connaissons pas la Chine parce que, de manières qui ne sont souvent pas reconnues, presque toutes les informations publiées par ou à propos du pays est non-fiable, partielle, ou déformée. La taille immense du pays, combinée avec un régime de censure toujours croissante et une paranoïa omniprésente concernant le partage d'information, handicape lourdement notre capacité à connaître la Chine. Les chiffres officiels sont lissés à maintes reprises à la fois pour des raisons de propagande et pour des ambitions carriéristes. Cela concerne autant les Chinois que les étrangers ; il peut être plus facile pour des citoyens chinois d'accéder à une information, mais chercher cette information peut avoir un coût plus élevé. Par exemple, nous ne connaissons pas les véritables nombres pour la croissance du PIB. La croissance du PIB sert depuis longtemps à juger les carrières des hauts-fonctionnaires. Le résultat est que les valeurs concernées sont déformées à chaque niveau, car les personnes qui les rapportent sont les même que celles qui ont à profiter d'une valeur forte. Si vous additionnez les PIB fournis par les provinces, la somme est 10% supérieure à la valeur fournie en dernier lieu par le gouvernement national , valeur elle-même ajustée pour atteindre des objectifs politiques. Les gouvernements de provinces ont de plus en plus avoué avoir recourt à ça ces dernières années, mais la pratique dure depuis des décennies. Nous ne connaissons pas l'étendu des prêts risqués, dissimulés de manière routinière par les banques. Nous ne connaissons pas la composition des avoirs financiers chinois. Parfois nous n'apprenons pas qu'il y a une reprise parce que la dissimulation préalable des mauvaises nouvelles la rend invisible. Nous ne connaissons pas le coefficient Gini de la Chine. Mais les données économiques sont peut-être, ironiquement, plus fiables que les autres parce qu'on se méfie beaucoup plus de leur manque de fiabilité. Le Bureau National de Statistiques chinois s'est lui-même souvent plaint de rapports truqués et essaie désormais d'obtenir les données des provinces sans passer par des intermédiaires. Il y a eu des opérations de nettoyage et des tentative de correction des erreurs, toutefois la dérive idéologique et paranoïaque du Parti peut fait faire obstacle à ces efforts. Mais ce que nous ne connaissons pas s'étend bien au delà de l'économie. Prenez n'importe quel secteur en Chine et vous trouverez des informations publiques déformées ou passées sous silence ; allez voir les autorités compétentes et elles admettrons souvent les pratiques les plus choquantes en privé. Nous ne connaissons pas la véritable taille de la population Chinoise à cause de la reluctance à inscrire à l'état civil des seconds enfants non-approuvés, ou pour le bureau de planification familiale à annoncer qu'ils ont échoué à contrôler les naissances. Nous ne savons pas où ces gens se trouvent, les cantons ruraux ayant intérêt à déclarer une population supérieure pour recevoir plus de subventions des échelons supérieurs du gouvernement, tandis que les districts urbains déclarent des chiffres plus bas pour rester sous les objectifs de contrôle de la population. La population officielle de Pékin est 21,7 millions, elle pourrait être en fait de 30 à 35 millions. Des dizaines, voire des centaines, de millions de migrants sont officiellement à la campagne mais réellement dans les villes. (Peut-être. Nous ne connaissons pas l'étendue des récentes expulsions hivernales des pauvres des métropoles.) Nous ne savons pas si ces gens respirent de l'air pur et boivent de l'eau potable parce que les données environnementales sont pleines de trous. Nous ne connaissons rien à la politique de haut niveau en Chine. Au mieux, nous pouvons faires, comme moi, des hypothèses éclairées. Nous ne connaissons pas comment fonctionnent les politiques internes du Zhongnanhai, l'équivalent chinois du Kremlin. Les politiciens chinois n'écrivent pas leurs mémoires pleines de révélations ; les journalistes chinois ne peuvent pas écrire des ouvrages comme Le Feu et la Fureur, What it Takes, ou même Game Change. Nous ne savons pas si Xi Jinping cherche véritablement la prospérité et la puissance de la Chine, ou bien seulement la sienne. Nous ne savons pas si les hauts fonctionnaires ciblés dans les campagnes "anti-corruption" étaient réellement plus corrompus, lascifs, ou déloyaux que la moyenne ; ou s'ils étaient tout simplement des adversaires politique de Xi. Nous ne connaissons pas l'étendue du factionnalisme au sein du Parti Communiste Chinois, quoique nous savons combien de fois son existence est condamnée... par Xi et sa faction. Nous ne savons même pas si les hauts-fonctionnaires qui chantent les louanges de Xi croient réellement ce qu'ils disent, ou si plus simplement ils sont motivées par la peur ou l'arrivisme. Nous ne savons pas ce que les gens pensent. Nous ne savons pas si les personnes interviewées soutiennent vraiment leur gouvernement ou bien fournissent des réponses prudentes aux questions posées par un étranger dans un pays répressif. Nous ne savons pas pourquoi les Chinois disent aux instituts de sondages qu'ils font plus confiance aux autres que dans n'importe quel autre pays du monde, alors qu'en pratique la paranoïa au sujet des intentions des autres est si répandue que les personnes âgées ne reçoivent pas d'assistance dans les rues de peur que ce soit des escrocs, et que des enfants comme la petite Wang Yue sont abandonnés à leur sort quand une voiture les renverse. Nous ne connaissons pas le véritable budget de la défense. Nous ne connaissons les conditions de vie quotidienne dans l'armée chinoise car les restrictions placés sur la couverture des actualités militaires et sur la parole des soldats sont encore plus strictes que pour les civils. Nous ne connaissons pas la qualité réelle des écoles chinoises parce que les statistiques qui circulent, fournies par le PISA, et qui placent la Chine au premier rang mondial, furent prisent à une étude portant sur un petit groupe de grandes écoles à Shanghai. Dès que l'étude fut étendue à Pékin et des provinces riches, les résultats chutèrent brusquement. (La complaisance de PISA à accepter un échantillon aussi peu représentatif est typique de la naïveté et de la docilité de nombreuses ONGs étrangères, tout particulièrement dans l'éducation, dès qu'il s'agit de la Chine; j'ai vu de nombreux éducateurs se laisser berner par un Potemkinisme évident, allant jusqu'à croire que le Beijing No. 4 High School (un établissement prestigieux, comparable à Eton College) était un "lycée publique typique de la Chine".) Nous ne connaissons pas l'étendue de l'effondrement de l'éducation rurale. Nous ne connaissons pas les véritables statistiques d'alphabétisation, entre autre parce que la façon de la mesurer diffère entre les villes et les campagnes (une astuce fréquente pour de nombreux indicateurs). Nous ne connaissons pas les véritables statistiques criminelles, tout particulièrement dans les villes, qui pourraient ne représentait de 2,5% du total réel. Nous ne connaissons pas le bilan des victimes de l'insurrection Ouïghour dans le Xinjiang, où les hauts-fonctionnaires locaux, d'après les dires d'un expert gouvernemental sur le terrorisme, "tordent les chiffres autant que durant le Grand Bon en Avant"; et nous ne savons pas non plus combien de gens sont actuellement détenus dans des "camps de rééducation". (Au passage, nous ne savons pas combien de personnes périrent dans le Grand Bon en Avant, entassés dans des tranchées dans les villages ou abandonnés dans les prairies désertées : les 16,5 millions jadis officiellement reconnus, ou les 45 millions estimés par certains historiens.) Et nous ne savons pas ce que nous ne savons pas. Ce sont les inconnues connues, mais les inconnues inconnues sont tout aussi angoissantes. Les plus grands scoops, ceux qui vont secouer ou transformer la Chine et le monde, échappent peut-être en ce moment même à notre sagacité. Les reporters étrangers sont restreint à quelques cités, surtout Pékin, Shanghai, et Shenzhen ; ils sont suivis et harcelés quand ils voyagent ailleurs dans le pays et trouvent tout particulièrement difficile d'atteindre la campagne. (D'après les chiffres officiels de la population, Pékin et Shanghai, souvent décris comme la normale de la nouvelle Chine, abritent moins de 4 pourcent des habitants du pays.) La situation pour les journalistes chinois est encore pire ; une capacité très limitée à mener du journalisme d'investigation dans les années 2000 a été presque anéantie par des autorités déterminées à ce qu'il n'y ait aucune forme de supervision en dehors du Parti. La peur prend les gens à la gorge ; ceux qui donnaient des noms s'expriment maintenant de manière anonymes, là où beaucoup d'autres ne parlent pas du tout. Nos sources d'informations, qui n'ont jamais été plus qu'un ruisselet ténu, se sont asséchées presque totalement sous un régime de censure de plus en plus serrée. La plateforme de média social Weibo fut jadis une fenêtre sur les doléances et les scandales des provinces, elle est maintenant massivement censurée. Des groupes de discussions privés sur WeChat, un service de messagerie à la croissance fulgurante, l'a remplacée ; mais l'année dernière ils furent à leur tour soumis à la censure de masse. Tout cela rend d'autant plus impressionnant le travail de ceux qui arrivent à extraire des données économiques ou politiques crédibles, comme le maître chercheur Adrian Zenz. Et tandis que le gouvernement ferme toute source d'information échappant à son contrôle, nous ne pouvons que nous demander ce qu'il connait lui-même. Les hauts-fonctionnaires locaux ont toujours demandé d'énormes quantités de données ; il n'est pas inhabituel de recevoir des demandes telles que "faites la liste de quiconque assiste à des cérémonies religieuses dans votre district, et où". Mais le système a toujours déformé l'information qu'il envoie, même en interne, et peut-être plus encore maintenant que Xi a établi une dictature absolue. Li Keqiang, le Premier Ministre chinois (de plus en plus insignifiant, d'après nous) s'était plaint à des diplomates américains en 2017 de son incapacité à obtenir des informations économiques de base sur la province dont il était alors le dirigeant, et de son besoin d'envoyer des amis et des collègues dans des voyages de renseignement discrets. La solution du gouvernement est de mettre de plus en plus sa foi dans le "big data", croyant qu'en passant outre les fonctionnaires de plus bas niveau il est possible d'obtenir les informations directement à leur source. D'immenses quantités d'argent sont investies dans le "big data", y compris des efforts de police prédictive et la surveillance à grande échelle des dissidents. Le gouvernement exige des firmes chinoises, et des firmes étrangères présentes en Chine, qu'elles conservent et fournissent des données à grande échelle. Mais "big data" est aussi enclin aux distortions systématiques, à la confiance déplacée, et à la plus ancienne règle informatique : si on rentre n'importe quoi, on obtient n'importe quoi. Comme l'économiste Josia Stamp le rappelait d'une autre puissance essayant de contrôler un immense territoire pas des moyens oppressifs, "le Gouvernement des Indes Britanniques est très friand de statistiques. Il les collecte, les additionne, les élève à la nième puissance, en prend la racine cubique, et prépare de merveilleux diagrammes. Mais il ne faut jamais oublier que chacun de ces chiffre vient en premier lieu du chowty dar, le veilleur du village, qui écrit ce qu'il veut." Est-ce que la technologie va permettre, aujourd'hui, au gouvernement chinois de faire mieux ? Nous ne le savons pas.
  15. 19 points
    Je n'ai pas fait un vrai bilan mais j'ai cherché à définir ce que serait un avion de cinquième génération en prenant exemple sur le F-35, puisqu'aucun organisme de normalisation n'a définit ce terme. Le résultat c'est qu'un chasseur de cinquième génération doit: être incroyablement cher Ne jamais atteindre une capacité opérationnelle être vraiment lent malgré le plus grand et le plus puissant réacteurs pour avion de combat de tous les temps avoir sa furtivité supposée annulée par l'exigence d'ouvrir ses portes de soutes régulièrement toutes les dix minutes pour les refroidir prendre feu fréquemment avoir une «fusion de capteurs» qui reproduit ou triplique les pistes au lieu de les fusionner être incapable de voler sous la pluie ne pas avoir de sécurité quand il est frappé par la foudre Avoir un merveilleux casque qui vous permet de voir à travers l'avion, mais un cockpit tellement à l'étroit que vous ne pouvez pas vraiment tourner la tête de toute façon Avoir des chocs et des vibrations qui pourraient rendre le pilote inconscient lors du décollage d'un porte-avions Avoir une merveilleuse capacité de décoller et d'atterrir verticalement à partir de surfaces spécialement préparées qui sont plus compliquées et coûteuses à construire et à réparer qu'une piste traditionnelle coûter environ trois fois son prix en rattrapage parce que vous devez l'envoyer à LockMart pour la mise à niveau du bloc 12-Z qui corrigera trois bogues critiques et en créera dix autres exiger un accès Internet rapide pour pouvoir téléphoner à la maison avant et après chaque mission, afin que LockMart sache ce que vous faites avec votre avion et puisse vous empêcher de les utiliser s'il désapprouve Permettre aux pirates informatiques de perturber vos opérations grâce à cette exigence Internet (hé, ce n'est pas comme si la Russie ou la Chine étaient célèbres pour leurs pirates informatiques, n'est-ce pas?) Essentiellement, être un éléphant blanc inutile, mais avec beaucoup de mots à la mode pour faire croire que c'est vraiment cool et branché et pas du tout un désastre industriel. http://indiandefence.com/threads/light-stealth-aircraft-lsa-concept-aircraft.55805/page-118#post-557878
  16. 19 points
    Bonjour a tous , me revoilà. Je pense que vous avez du remarqué mon absence en terme de plosrte et messsages , alors que depuis 3 moiss j'avais ete tres actif . J'ai eu un accidents du travaille qui a tochee ma colonne vertébrale , entre les homoplates haut du dos . Depus le 31 janvier je suis devenu accrox à la morfine ( je suis en trin de et je suis passé sur la table d'opéracion . Très risqué ( c etai bien broye ) , mais sa c bien passe . Je viens de rentr chez moi . La plusieurs mois de repos . Donc voila , j'ai passe le week-end des élections a l'hôpital, et j'ai rencontre des gesns dans la souffrance avec qui j'ai passé de bob moment , simple et sincere ( loin de toute l actualite ) , des supers persobnnes du cebtre hospitaler , chirurgien, infirmier , aife soignant , brancardiers , merci à tous . Je vais peut-être devoor change ma vie professionnel met ce n'est pas grave , un ancien Troupe de Marine s'adate toujours . Donc je farigue vite , et la mon post me semble etre un pavé pour moi . Donc je vai ecrire peu mais je suivrai sur le forum , mai sa reviendra . Desole pour les fotes , mais je vais m'ammeliore . Je suis rincé la lol . Bon forum a tous . Gibbs . Edite : jai meme vu dark vador et ces starshiptrooper , le drd2 edt ds autrs personnahe d la guere de etoile .qui etait dans le hall de lopital le joir de mon arrivee . Apparemment il venaient pour l achitecture du hall , aussi et voir de malades . C passé a la tv regionale . Bon je suid pas passe du côté oscur de la force . Bon j arrêt la je suis cuit .
  17. 19 points
    Salut tout le monde. 65 ans d'histoire de l'armée de l'air résumés en un fichier excel. https://docs.google.com/spreadsheets/d/19hL-5Yhr2T4mfbGq9Obio5jUKS36R1OlOBeHHeeBdUM/edit?usp=sharing On va donc de 1960 à 2015. OCU réfère à une unité de conversion opérationnelle. Le rouge montre la dissolution de l'unité. Pourquoi ce travail ? Je m'ennuyais en vacances avec ma belle-famille et je cherchais une façon définitive de savoir répondre en 5 minutes à la question: quelle était la composition de l'armée de l'air en ... au hasard 1983. (mais ca marche avec toutes les années de 1960 à 2015). Avec ce fichier, je me place sur la colonne 1983 et je peux tout de suite répondre: - 8 escadrons de Mirage F1C - 8 escadrons de Jaguar - 7 escadrons de Mirage IIIE - 4 escadrons de Mirage IV - 3 escadrons de Mirage IIIR / RD - 2 escadrons de Mirage IIIC - 2 escadrons de Mirage 5F Soit 34 escadrons opérationnels. Plus les unités de conversion pour chaque type. Une autre époque ! Même si les escadrons de l'époque avaient un peu moins d'avions que ceux d'aujourd'hui (surtout ceux en Mirage IV!). Le fichier permet aussi de voir l'évolution des matériels, quel avion a remplacé quel autre, dans quel escadron. Source: les articles wikipedia de chaque escadron. Je ne promet pas qu'il n'y a aucune erreur A+ Vincent
  18. 19 points
    Revenons sur terre de grâce. Admettons un service militaire universel, donc pour tous, garçons et filles sans exception et non pas seulement pour les chomeurs, de 6 mois. Moins ne servirait strictement à rien, on arrive déjà pas a former des engagés volontaires sur ce temps imparti. On a plus de 700.000 jeunes par classe d'age, moins les "inaptes" on doit prévoir un système accueillant en permanence minimum 300.000 appelés ....si on les paie 500 € par mois, on est déjà à près de 2 milliards par an .... Pour encadrer, selectionner, former, organiser, payer, soigner ces 300.000 jeunes, il faut au bas mot 50.000 professionnels en permanence, soit 50 % des effectifs de l"AdT. Pour rappel le budget annuel de l'AdT tourne aux alentours du 8 à 10 milliards, on aurait donc là aussi 4 milliards de plus (on est à 6), et pour peu qu'on arrive à trouver ces 50.000 professionnels encadrants, ce qui prendra au minimum 5 à 10 ans, à moins de diviser par 2 ou 3 les capacités actuelles de notre bien maigre armée de terre. Et là on a encore que 300.000 conscrits et 50.000 encadrants "a poil", dormant sous les ponts et mangeant à la soupe populaire ... Rien que pour l'habillement/equipement de base on peut déjà allonger 400 millions d'€ (un peu plus de 1.000 € par conscrit) (6,4 milliards) Pour la bouffe, 8 € par jour c'est pas un luxe pour 3 repas, on en a pour 700 millions d'€ sur une base de 250 jours par an prestés. (7,1 milliards) Pour le logement, tous les espaces ont été cédés, démolis ou vendus, même si il rest un certain nombre d'emprises militaires libres et de terrains, on doit construire grosso-merdo 200 casernes de 2.000 places. Une prison coute par cellule environ 100 à 120.000 €, ici on aurait sans doute un environnement different, mais à peu près avec les mêmes exigences (ne croyez pas qu'en 2017 on va faire tenir les jeunes appelés dans des chambrées de 25 avec un poêle à bois ... sans compter les difficultés liés à la mixité, sans oublier le wifi, les équipements sportifs et de détente), donc une caserne de 2000 places, c'est mini/minimum 100 mio d'€ par caserne, on est donc là sur programme de 20 milliards de construction, soit si on le lance sur 5 à 7 ans, minimum de 3 à 4 milliards par an. (10 milliards). Ils sont maintenant selectionnés, plus ou moins encadrés, nourris et logés, mais ils n'ont pas fait un exercice, n'ont pas bougé d'un km vers un champ de tir qui n'existe pas, pas effectué une mission même la plus simple, pas eu une leçon même de base de secourisme ... Rien que pour le tir, admettons qu'ils doivent avoir tirés 200 munitions réelles, pour pouvoir évoluer sur la voie publique avec une arme de guerre (c'est même selon moi largement trop peu et presque irresponsable) 200 x 600.000 (2 contigents de 300.000 par an, chacun tire 200 munitions), ce sont 120 millions de munitions tirées, rien que cela coute plus de 30 mio par an, et on a pas encore de fusils, de cibles, de champs de tir, de bouchons de protection auditive, sans compter les obligations drastiques de sécurités des champs de tirs (vous imaginez la scéne quand 5 enfants de bobos seront morts après des incidents de tirs), la dépollution des sites ... Tout le matériel didactique (classes, rétroprojecteurs, PC's, programme, moyen d'entrainement de base, ...) Les transports et moyens de transport vers les lieux de missions et d'entrainement (il faudra minimum 1.000 bus, un bus c'est 250.000 € minimum), les transports vers les centres de sélection et de recrutement, les transports gratuits pour qu'ils puissent rentrer chez eux le week-end (on aura pas une caserne sous la Pyramide du Louvre) ... Et je crois que j'ai encore oublié pas mal de trucs .... Au total on est à 12 à 15 milliards d'€ par an minimum, et pour quel résultat ? vous croyez qu'on arrêtera un fou sur un camion de 20 tonnes, avec une charmante jeune fille de 18 ans et demi qui aura eu pendant 5x 3h un famas rouillé en main un matin de bruine sur le terrain sommairement aménagé de Fous-la-moi-En-Joie ? Et l'autre argument ici sorti : les carences de l'Education nationale ? c'est quoi cette daube ? qui est responsable de "l'éducation" de ses enfants ? les parents d'abord et dans une moindre mesure la fratrie, les oncles et tantes et grands-parents, mais l'education nationale (au nom mal trouvé) elle est chargée d'instruire pas d'éduquer ? Tant qu'on y est on peut aussi accuser les mouvements de jeunesse de ne pas remplir leur mission ... Les absents, les irresponsables se sont les parents. Mes gosses font le moins de conneries possible, sont polis, travaillent, s'intéressent au monde, parce qu'il en ont reçu l'obligation de ma part et de celle de ma femme et par l'exemple ... L'école, même de qualité, ne leur a apporté qu'un certain nombre d'outils. Arrêtons de nous décharger sur quelques fonctionnaires de l'Education Nationale de toute façon débordés par l'ineptie des programmes et de la politique de formation de ce pays. Et qui croit encore que ce que des parents et des enseignants n'ont pas réussi à inculquer en 18 ans, une brochette d'adjudants Kronenbourg et de caporaux Maredsous y arrivera en 6 mois ... Clairon
  19. 19 points
    Prenez-le à l'envers : qu'est-ce qui marche ? Le radar, pas l'panard Et le casque, fait des frasques L'éjection, fout des gnons, L'réacteur, nous fait peur, Et la soute, j'ai des doutes, L'IOC, qu'est que c'est ? Le budget, 'sais pas c'que c'est, Les délais, c'est trop laid, L'circuit d'essence, qui surpresse Par temps d'orage, reste sage, Quand il fait beau, j'ai trop chaud Et l'ALIS ? Oh peuchère, ça glisse ! Concurrency c'est formidable, tous les aut' sont minables L'F-35 c'est trop d'la balle, viens par ici j'temballe !
  20. 19 points
    je ne sais pas si cela a été noté mais il me semble qu'à Saint Denis on a vécu une première des éléments de l'AT on permis de boucler le périmètre d'une opé de Police ... c'est très très rare voir inédit Petit coup de gueule: Quand je vois à l'assemblée hier des pourris comme Balkany (qui n'est jamais à l'Assemblée ou si peu) des Jacob, huer crier siffler ... çà me fout le bourdon (le Maire prié par son président de groupe -l'inefffable jacob- de se taire); quand j’entends un Hortefeux ou même un Sarkozy faire la fine bouche et la ramener quand on sait combien d'emplois budgétaires ils ont sabré entre 2007 et 2012 (2000 douaniers en moins pour parler de ce que je connais) çà me fout la gerbe
  21. 18 points
    La verrière, mais c'était après.
  22. 18 points
    08:00 : je fais un bonhomme de neige. 08:10 : une féministe passe et me demande pourquoi je n'ai pas fait une bonne femme de neige. 08:15 : alors je fais aussi une bonne femme de neige 08:17 : la nounou des voisins râle parce qu'elle trouve la poitrine de la bonne femme de neige trop voluptueuse. 08:20 : le couple d'homo du quartier grommelle que ça aurait pu être deux bonshommes de neige. 08:25 : les végétariens du n°12 rouspètent à cause de la carotte qui sert de nez au bonhomme. Les légumes sont de la nourriture et ne doivent pas servir à ça 08:26 : les deux lesbiennes du quartier d'à côté me demandent pourquoi je n'ai pas plutôt construit deux femmes de neige? 08:28 : on me traite de raciste car le couple est blanc. 08:31 : les Musulmans de l'autre côté de la rue veulent que je mette un foulard à ma bonne femme de neige. 08:37: vla les gilets jaunes qui débarquent, ils menacent de tout faire fondre si je n'enfile pas un gilet jaune à tout ce beau monde. Par peur d'inonder le quartier je m'exécute. 08:39 : une cohorte désordonnée et ''bruyante'' de lycéens manifestants tente de mettre le feu à mes hommes et femmes de neige. Trop de culture accumulée, ils ne savent pas que la neige ne brûle pas. 08:40 : quelqu'un appelle la police qui vient voir ce qui se passe. 08:42 : on me dit qu'il faut que j'enlève le manche à balai que tient le bonhomme de neige car il pourrait être utilisé comme une arme mortelle. Les choses empirent quand je marmonne :ouais; surtout si vous l'avez dans le … 08:45 : l'équipe de TV locale s'amène. Ils me demandent si je connais la différence entre un bonhomme de neige et une bonne femme de neige. Je réponds :Oui, les boules. Et voilà que l’on me traite de sexiste. 08:52 : mon téléphone portable est saisi, contrôlé et je suis embarqué au commissariat 09:00: mon histoire est annoncée sur les radios. On me suspecte d'être un terroriste profitant du mauvais temps pour troubler l'ordre public. 09:10 : tout le monde pense que j'ai des complices. 09:29 : un groupe djihadiste inconnu revendique l'action.
  23. 18 points
    Je ne résiste pas: http://www.lalibre.be/galerie/le-dubus-53182ad335704b2d2766d026
  24. 18 points
    http://www.leu-effe-trant-sink-sai-leu-mayeur-shasseur-furre-tiffe-du-mond-kar-il-ai-amairikain-ai-ossi-tou-karai-ai-tou-gri-se-ki-prouv-kil-ai-furre-tiffe.gov.us
  25. 18 points
    Retour d'Eurosatory. Discuté un peu sur le stand de Safran. Il y avait comme toujours plein de têtes d'AASM exposées, sans trop de précisions. Outre les classiques INS/GPS, INS/GPS/IIR et INS/GPS/Laser, il y avait deux têtes apparemment dotées d'un dual mode (en réalité un tri-mode, l'INS/GPS étant intégré dans toutes les AASM). La première, avec deux optiques séparées, ferait référence à la prochaine évolution de l'AASM sur laquelle SAFRAN a déjà bien avancé, et qui est issue d'une demande des forces. Il s'agirait d'un autodirecteur INS/GPS/Laser/IIR. Concrètement, le GPS/INS amène la bombe dans le "box décamétrique". Si on s'en contente, on frappe comme une AASM de première génération, un "bon" décamétrique donc, mais sur cible fixe uniquement. Avec le laser-IIR, on ouvre des perspectives intéressantes par rapport aux munitions actuelles, IIR ou laser. En gros, sur une cible navale par exemple, le GPS va amener la bombe au dessus de la flotte adverse, ou de la zone générale. Le laser permettra de cible LA target bien précise qu'il faut mettre hors de combat (par exemple l'escorte plutôt que le convoi). Et l'imagerie IR, grâce à la base de donnée embarquée, saura qu'il faut frapper à tel endroit de ce type de bâtiment, même si le laser "peint" très large, ou qu'il est "bloqué" par des leurres. Autre avantage très significatif: la portée. Un laser peut facilement taper à côté, ou tout simplement "peindre" trop large à grande distance, ce qui le rend alors inutilisable pour la désignation au sens classique du terme. Mais couplé à l'IIR, il est alors possible de l'utiliser pour désigner approximativement une cible en mouvement, que la bombe saura ou frapper d'elle même. Sur une cible terrestre, on peut imaginer plusieurs avantages. Depuis un désignateur laser au sol, on peut imaginer la possibilité d'amener la bombe dans un box très précis, même si la menace n'est pas en vue direct du JTAC. La bombe, selon sa programmation, saura d'elle même ou frapper (PC commandement, véhicule en mouvement, etc.) Depuis un PDL, ça permet à un pilote de désigner à très longue distance au laser une zone de menace même approximative. L'IIR saura ou frapper, même si le laser est légèrement à côté. Et, mieux encore, cela permet de désigner au laser "plusieurs" cibles pour du tir en salve. En gros, plusieurs bombes peuvent être larguées sur une tâche laser, par exemple pointée sur un parking avia, et chacune frapper un avion ou un camion ou un hangar à proximité. Cette dernière fonctionnalité est simplement envisagée pour le moment, comme beaucoup d'autres. En gros, il s'agit déjà de construire l'autodirecteur, et ensuite de voir de manière incrémentale ce qu'il est possible de faire. Et, bien évidemment, ce sont des redondances supplémentaires et, bien entendu, une manière de compléter encore plus l'aspect "omnirôle" du Rafale. Avec 4 MICA, 2 METEOR et 6 AASM-Laser-IR, un Rafale pourra décoller et s'adapter à TOUS types de menaces, air-air, air-sol, radar et air-mer, avec encore plus de souplesse et de capacité multicible qu'avec la version AASM-laser.
  26. 18 points
    Bon je vais vous le faire sous la forme d'un dialogue fictif entre Monsieur Air Force et Monsieur Défense (qui représente donc le point de vue du ministère de la défense Indien). Défense: j'ai une grande nouvelle: notre président et notre conseillé pour les affaires stratégiques sont allés aux états unis, ont rencontré Trump et ils se sont mis d'accord sur un accord militaire stratégique entre nos deux pays. Cet accord est très avantageux pour nous il permet un engagement total à l’encontre d’un ennemi commun L'accès à toutes les facilités en termes d’armes et de systèmes d’armes, d’accès aux technologies à un coût minimal avec Foreign Military Sales partiellement subventionnées . un mouvement progressif vers le F-35 depuis le F-16 avant que le chasseur de 5ième génération de l’ennemi soit déployé sur de nombreuses frontières Des moyens fonctionnant sous commandement commun des deux pays incluant une énorme capacité ISR (Intelligence, Surveillance, Reconnaissance) et de surveillance sous-marine. L’accord inclura aussi un soutien militaire dans tout le domaine de l’Océan Indien. Des équipes de réaction rapide font partie du plan pour détruire les installations stratégiques dans l’ouest. Beaucoup d’autres points resteront classifiés du fait de la nature de l’accord. Air Force : Et? Défense: Et bien sûr à court terme on doit mettre en place du Make In India pour produire des F-16 Block 70 ce qui est gagnant gagnant pour les US et pour l'Inde. Air Force : Vous oubliez la sécurité du pays: le F-16 ne convient absolument pas pour satisfaire les besoins de l'IAF afin de lui permettre de remplir sa mission. Défense : Monsieur Air force soyez raisonnable, on ne veut pas envahir la Chine, on veut juste avoir un force suffisante pour qu'ils ne nous attaquent pas. Du point de vue des Chinois, si on a 1000 avions, que ce soit des Rafale ou des avions Américains, c'est dissuasif. Et si ils nous attaquent quand même, les US doivent venir nous aider au titre de l'accord. Air Force: ma mission c'est d'assurer la sécurité de l'Inde tout seul, avec des Rafale je peux le faire et avec des F-16 je ne peux pas. Défense : Ce n'est même pas vrai, la Chine commence à déployer des avions furtifs qui seront supérieur au Rafale. Vous devrez compter sur le Pak FA pour avoir la supériorité. Air Force : Le Pak Fa, parlons en! De nouvelles contre mesures améliorées rendent le Rafale F4.2 aussi bon que le SU-57 planifié. L' IAF recommande donc d'acheter plus de Rafale ou d'améliorer le PAK-FA pour le rendre meilleur que Rafale F4.2. Comme le SU-57 est encore supérieur aux programmes chinois de 5ème génération le Rafale F4.2 est assez bon pour toutes ces menaces et il nous faut donc la flotte de Rafales au plus vite. Défense : Mais si le SU-57 et les avions Chinois sont si décevant, pourquoi le F-16 ne conviendrait pas? Air Force : On a fait une évaluation pour le F-16 et le Gripen E. Le Gripen E est marginalement supérieur au F-16 blk 70 mais la plupart des remarques qui suivent et qui concernent le F-16 restent valables pour le Gripen: La cellule est instable à basse et haute altitude La maniabilité est sur-dépendante au système de correction automatique et dissipe l’énergie ce qui augmente le risque de décrochage La compatibilité électromagnétique et les problèmes d’émission et de génération d’interférences, la haute sensibilité et l’immunité négligeable bien que le contraire soit présenté sur papier. Les rapports de sécurité fournissent une détection limitée des problèmes survenant dans les systèmes embarqués La taille du radar proposé limite la zone de détection (en l’état 50-60% de ce qui est offert par le RBE2 AESA du Rafale pour les deux monomoteurs) Les capacités BVR sont limitées par la portée radar, la puissance, et plus important le rafraichissement à mi-course pour les missiles BVR comme l’AIM120 et le Meteor Haute vulnérabilité au piratage et suite de protection absente ou de très faible qualité Les missions air-air et air-sol limitent toutes deux la capacité à prendre des G à cause de la dissipation d’énergie, des problèmes de maniabilité, des susceptibilités d’interférence électromagnétiques et ainsi la survivabilité décroit sévèrement dans des environnements où des menaces se dévoilent Les taux de succès opérationnel sont compromis et il y aura très rapidement une perte rapide de capacité à maintenir un tempo opérationnel élevé du à l’attrition qui à son tour réduira le temps global passé à combattre Donc votre plan pour des F-16 n'est pas correct et si une montée en puissance destinée à contrer la Chine était nécessaire elle devait se faire avec des Rafale. Une flotte de 300 Rafale est un cauchemar pour la Chine et avec une mise à niveau prévue pour le Rafale. Ces 300 Rafale ou 15-18 escadrons représentent la plus puissante des dissuasions. Défense : Mais le Rafale est cher! Air Force : Si on dit que le Rafale vaut 100 en prix et en capacité opérationnelles, on nous avait promis pour les mono moteurs un prix de 66 et des capacités opérationnelles de 80+. En dépouillant les offres on se rend compte que si on tient compte de toutes les personnalisations nécessaires on obtient un prix de 85 à 90 et des capacités opérationnelles de 66. De plus il y a des choses qu'on ne peut pas faire avec les mono moteurs, comme les missions stratégiques.
  27. 18 points
    Si seulement... Un arabe marche dans le désert, quand il trouve une lampe. En l'ouvrant, ô surprise, apparaît un génie : "Bonjour, je suis à tes ordres pour exhausser un seul souhait." "Eh bien je veux qu'il y ait la paix au Moyen Orient. Regardez cette carte : Je souhaite que tous ces pays vivent en paix !" Le génie regarde la carte et dit : "Sois sérieux mon ami, ces pays sont en guerre depuis 5000 ans ! Et pour être franc, je suis balaise comme génie mais pas au point de faire ça ! Allez, demande-moi autre chose !" "Bon ben, vous savez, je n'ai jamais rencontré la femme idéale.... alors, j'aimerais une femme qui ait le sens de l'humour, qui aime le sexe, laver la maison, faire la lessive, le repassage, qui ne parle pas trop, qui aime le foot, qui apprécie une bière, soit fidèle, jolie, jeune, affectueuse et qu'elle se moque que je n'aie pas d’argent." Le génie soupire profondément et dit : "Refais voir ta carte de merde ?"
  28. 18 points
    Un document intéressant, tiré de l'interview d'un pilote de SR-71, relatant une petite anecdote leur étant arrivés lors d'un vol d'entrainement au dessus de l'Arizona. Ou comment calmer un pilote de F/A-18 se croyant aux commandes de l'appareil le plus rapide du coin ! Malheureusement pour lui, éclabousser les autres aéronefs concernant sa vitesse sol peut paraître cool, sauf si Monsieur Blackbird traîne dans le secteur. In English: En Français (je l'ai traduit moi-même, désolé pour les raccourcis/traductions inexactes !
  29. 17 points
    Avec retard …..qqes remarques et précision de ma part en complément et réponse aux points abordés Le pétrolier naviguait full , les écubiers dessinés en saillie pour des raisons évoquées étaient donc bas sur l’eau, à hauteur du bordé de la frégate .Sans vouloir rejeter la faute sur qui que ce soit , il est reconnu que les gros pétroliers sont délicats à la manœuvre en raison de leur taille, inertie toussa, chez nous les capitaines ont des formations spécifiques du genre de celles de port revel . http://www.fr.portrevel.com/ Bref ils sont lents , nécessitent des grandes distances d’arrêt , possible effet de squat en eaux resserrée ....etc Dans le choc de rencontre la frégate s’est donc faite encornée de haut en bas sur sa partie arrière tribord avec effet de soulèvement/rotation et une brèche en conséquence au dessus et en dessous de la surface en noyant plusieurs tranches arrières avec prise de gîte rapide sur tribord suivi de l’échouage . A signaler que dans la collision le pétrolier a perdu son ancre je crois , qq dizaine de tonnes avec un calibre de chaîne pourtant conséquent. La nature du choc obéit ici à une dynamique différente d’une charge TNT mine je pense , possible énergie équivalente dans un facteur temps toutefois différent. Les blindages ne renforcent absolument pas la poutre structure , le rôle du blindage est d’arrêter des balles de petits calibres pour des vitesses de 700/800 m/s , on utilise des aciers spéciaux à forte dureté brinell ou vickers d’épaisseur relativement faible. Comme déjà traité , La flottabilité d’un navire est lié au nombre de compartiments envahis qui se détermine à partir des longueurs envahissables. Cf vidéos explicatives en anglais https://www.youtube.com/watch?v=keK3l_Qfehk https://www.youtube.com/watch?v=Vymw5oq8S6k En principe sur les navires militaires de ce type dont Lpp > 91.5 m , l’étendue de la brèche c’est effectivement 15 % Lpp , on peut aussi considérer 3 compartiments envahis en situation critique . De plus je dirais que couler par l’arrière est plus dommageable en terme de stabilité de forme que par l’avant où tout enfoncement d’une tranche noyée aurait pour conséquence en raison du dévers d’augmenter l’inertie de surface de la tranche saine d’à côté tout ceci garantissant un couple de redressement > couple de chavirement. Quant à l’utilisation de ballast, je ne sais pas dire si ce navire est équipé de traverse d’équilibrage avec potentiel de redressement aux grandes gites stabilisées. Sinon interrogation sur l’impact de l’échouage et la potentielle aggravation ? de la situation et ce pour deux raisons me semble t il ; - cette classe de navire est équipée d’ailerons de stabilisateur non escamotables dont celui de tribord qui aurait pu être sollicité au poinçonnement, enfoncement de la mèche et voie d’eau supplémentaire - en outre un navire échoué outre le fait de provoquer une modification du métacentre et du centre de gravité , peut sur une petite surface ( roche) générer ponctuellement une réaction considérable sous certaines conditions hydrostatiques et que ce niveau d’intensité s’effort peut entraîner une ruine localisée et donc une brèche en plus . https://www.proliftbags.com/download/salvage.pdf cf chapitre 5 page 333 du pdf en lien si cette probabilité s’avère exacte on peut alors se trouver avec une tranche supplémentaire milieu noyée Ce plan extrait de cette vidéo montre l’organisation des tranches https://www.youtube.com/watch?v=NMK8OyKyMTw qqes fondamentaux à rappeler ; - il existe des cloisons et ponts étanches à l’eau (watertight) et à l’air ; gastight pour la citadelle NBC - Les tranches étanches à l’eau situées sous pont d’étanchéité sont testées à l’air au neuvage , on admet un débit de fuite d’air que l’on converti en fuite d’eau admissible donc rien n’est absolument étanche ! - L’accès aux tranches s’effectue par des descentes équipées de panneaux étanches ou par des sas avec portes étanches , - On limite les passages de câbles et collecteurs aux travers des CPE leur l’étanchéité est assurée par des manchettes avec vannes de sectionnement et boîte spéciale pour les câbles - Au dessus du pont au niveau des cloisons on impose des V-lines bd et td sujettes également à étanchéité en cas de gîtes - Au passage des lignes d’arbres les cloisons sont munies de dispositif d’étanchéité qui s’activent en cas de noyage , j’espère ! - Les dispositifs d’épuisement et d’assèchement éducteurs et pompes sont dimensionnés pour un envahissement progressif à débit limité . Ainsi sur la FAA Cassard , le dispositif d’épuisement de chaque compartiment propulsif est constitué de 2 électro-pompes de 200 m3/h , d’un éducteur de 100 m3/h , les autres compartiments l’épuisement est assuré par des moyens mobiles ; el-ppe submersibles de 60 m3/h et éducteurs de 15 m/h - Enfin savoir qu’une brèche d’un carré de 0.3 m de côté à 4 m sous la flottaison génère un débit d’envahissement de 1800 m3/h d’où la règle UK ; « une voie d’eau créée par un brèche de un pied carré ne se franchit pas » et que partant seul le compartimentage est garant de la flottabilité navire sous conditions évoquées plus ci-dessus . Pour finir j’ai du mal à penser que ce navire puisse être récupérer à cout raisonnable, perso c’est plié. On peut toujours laver à grande eau douce , injecter des tonnes de WD40 , faire des visites totale ou remplacer le matos elec sensible ….etc , restera toujours à refaire totalement l’isolation incendie et acoustique (des éponges) . Quand on sait qu’isoler intervient très tôt dans le processus construction , juste après les attaches , qu’en conséquence faut tout démonter , mettre à nu les locaux ………etc , alors autant faire du neuf et considérer la barcasse comme un magasin à canibaliser en pièces de rechanges
  30. 17 points
    C'est trop court. Donald Stubborn of the House Trump, First of His Name, King of the American White Men, Khal of the Golf Courses, Builder of Towers (and Walls), the Unindicted, Slayer of (Chinese) Dragons, currently sitting on the Golden Throne.
  31. 17 points
    Quand j'ai commencé a lire le cahier des charges sur les performances de l'A400M, j'ai été très étonné de voir l'exigence d'une vitesse de croisière de Mach 0,72 avec des hélices et une capacité pour le même avion de ravitailler en vol des hélicoptères. Mon étonnement était d'autant plus grand que le constructeur de l'avion était le même qui construisait les hélicoptères. A l'évidence, les ingénieurs de l'avion ne se sont pas parlé avec ceux des hélicoptères. Avec cet exemple, nous avons rassemblé dans le même sujet ce que je viens d'exposer sur les hélices et les rotors. Revenons au rotor : le fait que les pales soient libres en battement aboutit a ce que l'hélicoptère amortisse les effet de turbulence par des rotations alternées autour de son axe de lacet. L'hélicoptère se dandine plutôt que de sursauter comme les avions dans les passages en masse d'air turbulente. Lors d'un ravitaillement en vol entre un A400M et un hélicoptère, l'A400M est dans la tranche basse de sa plage de vitesse, l'hélicoptère est dans la tranche haute de sa plage de vitesse. Pour l'A400M la tranche basse de vitesse impose un braquage de volets ( en position intermédiaire ) avec un soufflage suffisant de la tranche d'aile sustenté. Ce braquage de volet additionné du soufflage nécessaire ( par les hélices ) génère un écoulement turbulent en arrière de l'aile. Il y a encore bien d'autres phénomènes qui compliquent les choses, notamment que la zone turbulente n'est pas de la même intensité d'un côté de l'hélicoptère par rapport à l'autre côté. Quoi qu'il en soit, l'hélicoptère amortit ces turbulences pas des rotations autour de son axe de lacet ce qui déclenche un mouvement d'éventail à l'extrémité de la perche de ravitaillement. Ce mouvement d'éventail est d'autant plus rapide que l'hélicoptère est dans la partie haute de sa plage de vitesse. Et comme le "panier" de ravitaillement est aussi en zone turbulente... la perche est dans le zig quand le panier est dans le zag. C'est donc encore plus difficile que le jeux de bilboquet.
  32. 17 points
    Témoignage sur le combat aérien d'un pilote US ayant volé sur F-15, F-16, sur F-5 chez les Agresseurs et sur... MiG-29 : http://foxtrotalpha.jalopnik.com/how-to-win-in-a-dogfight-stories-from-a-pilot-who-flew-1682723379 Traduction-résumé à la volée : le Lt. Col. (en retraite) Fred "Spanky" Clifton s'est engagé dans l'USAF en 1981. Il est affecté sur F-15A en 1983, puis après trois ans et demi, au 65th Aggressor Squadron à Nellis AFB sur F-5 Tiger II. Quelques péripéties plus tard, il rejoint une unité au Japon sur F-16 et est dans la dernière promo du cours avancé (Fighter Weapons School, le "top gun" de l'USAF) en 1992. En 1995, il est sélectionné pour être le premier pilote d'échange sur MiG-29 allemand. Il décrit le F-15A comme confortable comme une Mercedes, très bon chasseur. Il ne l'a poussé à mach 2,35 que deux fois et le mach 2,5 n'est possible qu'à plus de 50 000 pieds et pendant moins d'une minute. Il a fait des exercices d'interception face à face contre un SR-71 simulant un MiG-25. Les moteurs du F-15A sont d'une fiabilité limitée ("décrochage" des aubes) et son rapport réel poussée-masse légèrement inférieur à 1 : l'Eagle n'accélère pas en montée verticale. Sa grosse faiblesse est son radar APG-63 qui n'a jamais été à la hauteur de sa réputation. Sa qualification sur Tiger II se fait sans passage par le biplace. Le F-5E est très simple, et beaucoup plus performant que le T-38 malgré les apparences. Sa petite taille peut poser des problèmes aux radars adverses et il est difficile à trouver à vue. Son radar n'est pas bon et difficile à utiliser. Il est manoeuvrant mais ne peut pas soutenir longtemps un virage serré. Sa visibilité vers l'arrière est passable et mauvaise vers le bas - il lui est souvent arrivé d'entrer en combat tournoyant en vol dos. Clifton est fan du F-16, qu'il compare à une formule 1. Il est petit, agile, et il est le meilleur à l'accélération. Les versions propulsées par Pratt & Whitney (sauf la dernière dans l'USAF, le Block 52) sont bonnes mais sans plus. Les autres sont excellentes. Sa vitesse est limitée à 810 noeuds à basse altitude par la résistance du canopy, et à mach 2,05 à haute altitude par l'entrée d'air fixe. F-15 vs F-16 : l'APG-68 du F-16 a une puissance crête plus élevée que l'APG-63, mais ce dernier a plus de puissance moyenne par sa fréquence de répétition d'impulsions plus élevée, du coup le F-15 détecte de plus loin. L'APG-68 a plus de modes et peut suivre plus de cibles. Les Falcon n'ont reçu des missiles BVR que fin 1991. Le F-16 a une distance franchissable, un temps sur zone et une accélération supérieurs. En combat rapproché, le F-16 a un avantage en termes de taux de virage soutenu et de rapport poussée-poids. Si on ralentit, on butte contre les limitations d'angles d'attaque des CDVE. MiG-29 : En 1994, Clifton doit chercher un nouveau job car son unité est en excès d'officiers supérieurs après qu'il a été promu major. C'est donc par hasard qu'il tombe sur le poste de pilote en échange en Allemagne sur MiG-29. (Il était l'expert ès Fulcrum et Flanker chez les Agresseurs.) Il passe un test d'aptitude aux langues où il nage (à chaque fois qu'il ne sait pas la réponse, il coche la C) et on lui dit qu'il a réussi. Finalement il est sélectionné, à l'insistance des Allemands, séduits par son CV de pilote qualifié F-15, F-16 et Agresseur. Après un an à l'école des langues de la défense, il arrive à Laage début 1996. Formation théorique, cinq séances de simulateur, une éval des procédures d'urgences sur simu, quelques vols sur biplace avant d'être lâché en solo, que les Allemands arrosent au champagne. Il suit une formation tactique, accélérée en raison de son expérience (il a déjà 2500 heures de vol sur chasseur), puis une formation de pilote instructeur sur MiG-29, là aussi accélérée parce qu'il a déjà été instructeur sur d'autres types (il a moins de 30 heures sur Fulcrum quand il est qualifié). L'unité allemande utilise le MiG-29 selon des tactiques occidentales, proches du F-16 pré-AMRAAM. Il y a environ 25 pilotes allemands, moitié des anciens de l'ex-RDA moitié des pilotes venus de F-4F Phantom de RFA. Les relations sont bonnes entre tout le monde, sauf avec quelques sous-officiers supérieurs mécaniciens (presque tous ex-RDA) qui lui sont hostiles. Le MiG-29 a une mauvaise ergonomie et son avionique est plus pensée comme un moyen de faire feu que comme un moyen d'aider la conscience situationnelle (situation awareness) du pilote. Il est fiable et facile à maintenir (les pilotes sont formés à la maintenance des systèmes de carbu, lubrifiant, hydraulique et pneumatiques). Sa manoeuvrabilité est entre celles du F-15C et du F-16, mais les commandes sont peu précises et peu réactives, ce qui demande plus de travail de la part du pilote. Son rapport poussée-poids, idem entre F-15C et F-16. Le Fulcrum conserve mieux sa vitesse à haut angle d'attaque que le F-15. Il peut faire un looping en partant à 150 noeuds (il faut 250 noeuds pour le F-16, sinon les CDVE l’empêchent de cabrer assez). Son rayon d'action est assez limité. Le radar a une bonne portée mais une mauvaise ergonomie. L'AA-10 Alamo a une bonne cinématique mais une portée inférieure à l'AMRAAM et n'est pas "fire and forget", du coup, face à des chasseurs occidentaux, les pilotes ne comptent pas sur l'Alamo et se reposent sur des tactiques sournoises pour aller au combat tournoyant. L'IRST est pratiquement inutile et après quelques tentatives le pilote ne l'utilise plus. Le viseur de casque est simple et efficace et permet des tirs très dépointés de l'axe de vol que ne peuvent pas faire les chasseurs occidentaux. Dans les exercices où seul le canon est autorisé, il pilote le MiG comme un F-16 en gérant l'énergie. Si les Archer sont autorisés, il va chercher à se mettre dans les paramètres de tir le plus vite possible. Cependant, s'il y a beaucoup d'adversaires, il hésite à perdre son énergie pour ça, car il risque ensuite d'en avoir besoin pour les engagements suivants. Clifton a croisé pas mal de modèles de chasseurs. Il avait entendu beaucoup de bien sur les Mirage 2000 français mais ils ne l'ont pas impressionné quand il les a rencontrés sur MiG-29. Il a été impressionné par le professionnalisme d'un leader de Harrier de la marine italienne qui a briefé une patrouille mixte (deux Harrier équipés APG-65 et AMRAAM et deux MiG-29 vs quatre F-4F ICE allemands) et debriefé la mission comme à la Weapons School. Après son poste en Allemagne, Clifton espérait aller à l'Adversary Flight, l'escadrille restante des agresseurs dans les années 1990 [j'ignorais son existence], mais retourne dans une escadrille de chasse à Cannon AFB sur F-16. En 2001 il retourne à Nellis au Detachment 3, du 53rd Test and Evaluation Group faire de l'analyse du matériel militaire étranger. A l'été 2003, il organise une campagne d'essais de MiG-29 allemands qui viennent à Eglin AFB en Floride, où ils tirent 11 Alamo et 12 Archer. (Les MiG Allemands étaient déjà venus quelques fois aux USA.) A noter : des deux pilotes suivants en échange sur MiG-29, le premier a démissionné et est devenu pilote de ligne, le second était sur le point de partir dans l'Air National Guard quand Clifton l'a pris comme officier d'opérations à Nellis. Le pilote en question s'est ensuite porté candidat au 64th Agressor Squadron (recréé entretemps) mais n'a pas été pris. Bref, l'USAF a envoyé trois pilotes se former sur MiG-29 pour ensuite ne rien faire pour utiliser leur expertise ainsi acquise. Clifton a testé en vol le premier MiG-29 privé. Quelques avis de sa part : - les F-15 et F-16 modernisés sont viables face aux Su-30 / Su-35. - la poussée vectorisée est un atout à double tranchant : elle permet une opportunité de tir, mais en cas d'échec l'avion devient une cible facile. Il a participé à des exercices contre des F-22 et les jeunes pilotes découvraient que dans pas mal circonstances, il vaut mieux ne pas utiliser la poussée vectorisée. - les Agresseurs ne pourront simuler la furtivité, la super-manoeuvrabilité ni les IRST tant qu'ils ne passeront pas sur F-22 et F-35, ce qui n'est pas prévu dans l'immédiat. - il est pour l'annulation du F-35 et l'achat de versions plus avancées des F-15, F-16 et la relance du F-22. - les principaux manques dans la chasse : (1) un AESA pour le F-16, (2) un meilleur brouillage offensif et de meilleurs systèmes défensifs (3) + de DACT (Dissimilar Air Combat Training) - il y a des élèves qui arrivent à la Weapons School sans avoir jamais fait de mission DACT 4 vs 4.
  33. 17 points
    A ce stade de vos échanges je souhaite intervenir pour rétablir une vérité soigneusement cachée par des années de dénigrement de la chenille dans notre belle armée. Quand je lis que si il avait fallu du 120 mm dans les Ifoghas, on l'aurait eu dans le baba. Rien n'est plus faux. J'ai eu l'immense chance de mener des essais de char Leclerc dans le Golfe dans les années 90, aux EAU et en Arabie. Aux EAU, l'épreuve standard consiste à faire le tour des Emirats en 2 jours, soit 1250 km. Le Leclerc a avalé la distance sans chauffer, sans casser et plus vite que les 4x4 de l'escorte sur la plupart des terrains. Il faut juste un peu de carburant, ce qu'un PPT citerne au cul fait sans pb. En Arabie, l'épreuve dure une journée. On part le matin de Khamis Mushait et on fait un tout droit dans le désert pendant 6 heures sans s'arrêter. Au bout des 6 heures, demi-tour, pleins refaits et tout droit dans l'autre sens. Le tout à 50 mk/h de moyenne, soit plus vite que bien des véhicules à roues dont la vitesse est limitée à cause du terrain. Total : 600 km avalés en une journée. Il faut que les légendes urbaines cessent rapidement sur l'emploi des chars, véhiculées soit par des gens qui ne savent pas (et ce sont les plus nombreux) soit par des gens qui ne veulent pas et il y a des baffes qui se perdent. Tous les personnels de Giat (l'AMX 40 l'a fait aussi) ou de Nexter qui sont sur ce forum et qui ont fait ces épreuves comme moi peuvent utilement témoigner. A un moment donné il faut siffler la fin de la récré bon WE
  34. 17 points
    Pour reprendre les procédures communément admises d'un point de vu international Les sommations et avertissements fait à un appareil en dehors de son espace aérien propre n'ont aucune valeur (sauf cas particuliers comme des accords bilatéraux qui donnent autorité à défendre un espace aérien tiers : Baltic Air Police par exemple) En plus c'est débile parcequ'un appareil qui s'approche de tes frontières peut très bien se détourner au dernier moment ou lécher la frontière. Or une sommation ç'est l'équivalent verbal d'une accroche radar cad un geste potentiellement hostile Entre 2 nations non en état de guerre, les procédures (y compris pour des appareils militaires) c'est une interception, une escorte avec communication radio ou visuelle avant de forcer l'appareil "adverse" a atterrir ou dans le pire des cas a l'abattre. On ne procède pas autrement et on a jamais procédé autrement y compris envers des appareils du PAVA (Mig23 Polonais en errance et ayant fini au sol en Belgique, Mig29 Est Allemand en pénétration par erreur de radiométrie). Pourquoi ? Parceque un appareil y compris militaire peut avoir des ennuis de radio, electronique embarquée, même moteur qui fait que l'équipage ne peut pas ou est occupé à autre chose qu'a répondre à la radio. Ce type de procédure prend du temps, en tout cas plus que 12 secondes. Par ailleurs le facteur 12 secondes me fait dire que l'appareil russe était possiblement accroché missile bien avant d'entrer dans l'espace aérien turque ce qui en soit est aussi un geste hostile. (prendre en compte le temps que le radar accroche la cible puis que le temps de vol du missile à la cible) Les cas ou des appareils soviétiques ont été abattus sans sommation (ou ont abattus sans sommation d'autres appareils) existent bien sur mais dans un autre contexte (Guerre froide, pénétrations journalières de part et d'autre et activité hostile comme accrochage radar voire combat aérien). C'est arrivé au Pakistan et en Iran (avant 79). Mais jamais après un délai aussi court qui me fait dire que les appareils turcs étaient là pour se faire un avion russe. Le cas du SU25 soviétique abattu au dessus du Pakistan en 1988 par exemple parle d'une pénétration de 50 minutes faisant suite à plusieurs mois d'accrochage entre la PAF et des appareils afghans avec pertes des 2 cotés. On est loin de cette situation
  35. 16 points
  36. 16 points
    Blacktail • 2 days ago 2013 : "Ce ne sont que des problèmes de dentition. D'ici quelques années, le système ALIS sera opérationnel normalement...." ; https://www.pogo.org/invest... 2014 : "Ces problèmes sont temporaires, et on peut s'y attendre dans n'importe quel avion de cette nouvelle génération. ALIS fonctionnera bientôt..." ; https://breakingdefense.com... 2015 : "Tous les nouveaux systèmes ont leur hoquet. Très bientôt, ALIS mettra les sceptiques au lit..." ; https://www.pogo.org/analys... 2016 : "Donnez-lui juste un peu plus d'argent et de temps, et ALIS sera prêt dans un an ou deux..." ; https://www.defensenews.com... 2017 : "ALIS s'améliore de jour en jour. Il sera bientôt prêt à être déployé..." ; http://www.thedrive.com/the... 2018 : "Nous sommes en train de gagner l'effort de développement, et tous les bugs dans ALIS seront corrigés avant que vous ne vous en rendiez compte..." ; http://www.nationaldefensem... 2019 : "Le système ALIS devient peu à peu un énorme succès. Nous devons garder le robinet d'argent ouvert un peu plus longtemps...." ; https://www.strategypage.co... C'est drôle, c'est presque comme si le F-35 était une arnaque !
  37. 16 points
    Dans six mois, commande de 5000 Rafale, payés rubis sur l’ongle. La France divise son déficit public par deux, Macron offre un poney à chaque Français, et les Anglais décident de nous prêter allégeance en demandant pardon pour Trafalgar et Mers-el-Kebir.
  38. 16 points
    J'ai entendu un mec s'écrier : « Free at last ! » L'avait des cheveux orange, le mec. Oui, sans oublier les conséquences : - Il faut donc être en état d'aller au combat sans l'aide des Américains, qui pourraient ne pas l'accorder, ou la retirer. Ravitaillement en vol, logistique maritime, second porte-avions. Pour parler des priorités. - Il y a un « coup » à jouer pour la France, quand les autres Européens seront vraiment inquiets de leur prétendue « protection » par la superpuissance historique. Il y a un éditorial dans Die Welt qui semble commencer à se diriger vers le vrai souci Pas pour fondre ses atouts spécifiques dans un Machin intégré bien sûr. Mais pour prendre une place essentielle dans une structure de défense euro-centrée, garantie par des armes nucléaires françaises en double clé chez Allemands, Italiens ou Polonais Je crois que ce n'est pas encore mûr. Il faut encore que les autres Européens « cuisent » un peu. Mais ça pourrait venir Pas mal hein, de garantir la survie du pays avec sa propre dissuasion nucléaire indépendante ? Non, ne me remerciez pas. C'est tout naturel
  39. 16 points
    Bonjour, Je viens de supprimer - suite à alerte de contributeurs - un nouveau post faisant état de l'agression d'un bar PMU parisien. Ce forum n'a pas pour vocation à servir de caisse de résonance à divers discours sécuritaires, complotistes, extrémistes qui foisonnent en ce moment sur la toile à la faveur des évènements récents liés au terrorisme islamiste et aux agissements des casseurs dans le cadre des manifestations des gilets jaunes. Il est hors de question pour un forum tel que le notre de se faire l'instrument d'idéaux dont le seul but est de préparer le terrain à des schémas de société fondés sur la peur et le communautarisme. L'attitude que nous devons promouvoir ne constitue nullement à se voiler la face ou à encourager je ne sais quelle "mollesse". Mais ne comptez pas sur nous pour favoriser une propagande stigmatisant des phénomènes déjà connus et pris en compte dont tout le monde sait qu'ils sont inacceptables et doivent être combattus avec fermeté. Cependant ce combat doit se mener dans le respect de nos principes et surtout avec calme et méthode sans céder à des arguments mettant en avant l'incapacité de l'Administration ou le "laisser-faire généralisé" sans parler de l'incurie du politique. Donc je préviens notre communauté; ce genre de post n'est pas le bienvenu. Qu'il soit soit déposé sciemment ou de manière plus innocente il sera supprimé. La délinquance est un fait avéré; contre lequel la République s'efforce de lutter. En rajouter ne sert à rien sauf à suggérer que d'autres systèmes politiques plus "radicaux" seraient à même de résoudre ces problèmes ce que l'histoire de ces 100 dernières années est loin d'avoir démontré bien au contraire. Ce forum a en son temps encouragé et loué les capacités de résilience ... il serait bon de ne pas l'oublier ici.
  40. 16 points
    En fait c'est un peu des deux (oui, je suis un de ceux qui persiste et signe en disant que le Super Hornet est mal conçu). Le but du Super Hornet était de développer un Hornet qui corrige les défauts du Legacy Hornet: il fallait qu'il emporte plus de carburant et emporte plus de charges plus loin. Concrètement, un Hornet c'est HARM ou charge offensive + 3 bidons. Pour le Super Hornet, on voulait HARM et charge offensive + 3 bidons, le tout capable d'aller plus loin ou de rester plus longtemps en loitering (ie. retrouver l'autonomie perdue après le retrait des A-6 et A-7). MAIS il fallait aussi que l'avion ne coûte pas cher à développer. Donc ils ne se sont pas contenté d'agrandir le Hornet de partout: ils ont sélectionné les zones à redessiner (principalement les entrées d'air, les ailes et le fuselage arrière). L'avant de l'avion, les dérives verticales et les APEX ne devaient au départ par trop bouger. Par la suite, comme ils ont voulu non seulement ne pas perdre en maniabilité basse vitesse mais aussi en gagner, ils ont fini par agrandir les dérives verticales et les APEX, à juste titre. DU COUP, ils ont cherché à simplifier le développement en se basant sur l'expérience du Legacy Hornet. Et, en toute logique, d'après leurs calculs etc, ça devait passer. Et donc ils ont validé la configuration de l'appareil et lancé la pré-série avant d'avoir terminé tous les essais spécifiques à cette variante (la séparation des charges ne devait, d'après leurs calculs, pas poser de problèmes particuliers à part pour les AMRAAM latéraux de fuselage, puisque l'avant de l'appareil n'a quasiment pas évolué depuis le Legacy. MALHEUREUSEMENT, après avoir figé la configuration, ils se sont rendu compte que les AMRAAM en bout de voilure, bah ils faisaient vibrer tout le bouzin. Et que, globalement, la voilure était trop fine pour supporter certains efforts à pleine charge (forcement, avec 8 points contre 6, et un avion plus lourd, c'est pas la même tambouille). Certains correctifs ont été apportés (notamment au niveau de la texture du mécanisme de repli de l'aile), et des études plus poussées ont été faites. ET LÀ... horreur. Effectivement, les simulations poussées et les essais en vol ont montré qu'avec CERTAINES charges dans CERTAINES configurations, il y avait un risque non négligeable lors de la séparation des charges. Le souci avec TOUT le programme Super Hornet, c'est que le maître mot était le contrôle du budget. Autrement dit, si on a le choix entre un correctif coûteux mais 90% efficace et un correctif dans les clous du budget mais 30% efficace, on prend le second choix, point final. TOUT le programme a subit les effets négatifs de cette règle, les exemples sont nombreux (radars non-upgradables, PDL qui a le mauvais angle de visée, etc.) Et donc, la solution la plus logique était de décaler vers l'extérieur l'orientation des pylones internes de voilure. Et donc les suivants. Et les suivants, encore. Cela permettait de garantir la sécurité de tous les tirs, sans compromettre apparemment la maniabilité de l'appareil en combat tournoyant (la Navy y tenait BEAUCOUP BEAUCOUP). Par contre, les effets sur la trainée et l'autonomie ont été plus que perceptibles, l'autonomie de l'appareil dépassant rarement celle du Legacy Hornet (en réalité, comme il fallait retirer un bidon latéral pour dégager l'angle de visé du PDL, elle est même souvent inférieure). Le choix a été et continu d'être amèrement contesté dans la communauté des pilotes, qui auraient préféré se passer de certaines configurations d'emport plutôt que de se priver d'autonomie. La double ironie de l'histoire ? 1- Les autres défauts de l'appareil (visée du PDL et fatigue structurelle de la voilure fine lors des campagnes intensives) fait qu'il est très TRES rarement employé avec des emports de bombes multiples sous voilure. Or, il semblerait que cela fasse partie des configurations visées par ce correctif. 2- Après coup, dans une tentative de correction du problème moins pénalisante, Boeing aurait réalisé les mêmes simulations de séparations de charge sur le Legacy Hornet et aurait trouvé... des niveaux de risques très similaires avec ceux débusqués sur les protos du SH et ayant justifié sa modification. Sans qu'un seul accident réel n'ait jamais été détecté en opération sur un Hornet. Ils auraient donc proposé à la Navy une nouvelle modification de la voilure et de la chaîne d'assemblage pour remettre les pylônes droits, mais le coût aurait été jugé trop élevé (encore et toujours la même phobie de la Navy sur la dérive des coûts). Je n'ai pas pu confirmer ce dernier fait, mais je l'ai lu plusieurs fois. Tout ça pour dire quoi, dans ce sujet sur le Rafale ?? Plusieurs choses: 1- Déjà, on peut dire ce qu'on veut, le Rafale est fichtrement bien né !! Il a eu des gros défauts de jeunesse, notamment sur son canon, mais rien qui n'ait demandé des correctifs aussi lourds que sur le Typhoon ou le Super Hornet (dans le même genre, le Gripen est aussi très bien conçu) 2- Ensuite, l'aile delta qui était décriée par beaucoup lors de la conception du Rafale M présente finalement de sacrés avantages en matière à la fois d'interaction aérodynamique et de robustesse. C'est la finesse et la fragilité de la voilure du SH qui est responsable d'une grande partie des problèmes qu'il rencontre. 3- Et, enfin, on n'agrandit pas aussi facilement que ça un avion d'arme sans le payer à un moment ou à un autre. SAAB a essayé de nous faire croire le contraire, avant qu'on se rende compte que son Super Gripen est bel et bien un nouvel appareil, et qu'on ne "convertit" pas un Gripen C en Gripen E quand 90% des pièces doivent être changées !! Du coup, l'idée un temps évoquée d'un Rafale XL notamment pour la dissuasion nucléaire, pourquoi pas. En soi, il n'y a rien d'impossible à l'idée de rallonger le Rafale. Mais soit on redessine intégralement l'appareil, voilure incluse, et on en fait donc un nouveau programme. Soit on se contente de rallonger certains tronçons de fuselage, mais dans ce cas là on perdra nécessairement des capacités dans le process destiné à en améliorer d'autres (un peu comme le F-16XL, qui troquait sa maniabilité contre une plus grande capacité d'emport)
  41. 16 points
    @Dany40... Pourrais-tu, un jour s'il te plait, prendre en compte le fait que si tes détracteurs se servent d'articles de propagande ANTI F-35, que toi aussi tu ne pourrais pas être versé dans l'usage d'articles PRO F-35 et utiliser des arguments au moins aussi biaisés qu'eux ? Tu es tellement acharné à défendre une chose que tu en oublie un principe... il ne sert à rien d'opposer des articles à d'autres ou de s'en servir comme argumentaires seulement quand ils servent ta pensée. Il faut utiliser sa tête et apprendre à lire les faits. Exemple avec l'article choisi par toi-même, morceau de choix et pain béni pour ceux qui n'auront de cesse de voir en toi une personne qui n'a que trop peu de crédibilité. Alors la citation commence par: Déjà ça commence avec un bon fait... Et tout le reste est basé dessus ! Effectivement, c'était politique. Bien que les militaires aient leur mot à dire, ce n'est pas eux qui paient. Surtout, ils ne représentent pas une forme de pensée unique au sein de l'armée. Donc la première question à se poser est "de quelle autorité CES militaires se présentent-ils à Trudeau ?" Après tout, ne sont ils pas ouvertement les pions du lobbie de Lockheed Martins. D'ailleurs... Qui est à la tête de LM Canada ? mmmhhh ? Charles Bouchard, ancien général de l'armée de l'air Canadienne, adjoint du Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord, et commandant de l'intervention militaire de l'OTAN en Libye. Si peu indépendant vis à vis des USA qu'on a même plus le droit de se demander où se situent ses intérêts personnel ! Celle là, elle est collector. On fait dire quelque chose à quelqu'un en se basant sur le "je crois que" du départ, et on étaaaaaaale la bêtise. A croire que plus c'est gros, plus ça passe. Je ne me souviens plus de tous les arguments de campagne de Trudeau, mais il n'était pas tant CONTRE le F-35, que contre la façon dont il avait été imposé. Te rappelles-tu de tous les scandales liés aux coûts qui avaient été volontairement masqués dans les différentes comissions, et aux mensonges qui ont été étalés dans la presse sans vergogne ? Trudeau était donc pour une compétition ouverte, mais en arrivant au pouvoir il a dû se rendre compte du poids de certains choix passés, et de la présence des américains au seins même des institutions gouvernementales canadiennes. C'est, je pense, ce qui a ralenti son choix. La seule raison pour laquelle le Canada n'a pas acheté de Super-Hornet pour le moment, est lié à leur lourd contentieux avec Boeing. Dans toute cette histoire, il n'y a absolument rien qui ne permette d'argumenter en faveur du F-35 pour ce qui concerne l'avion en lui-même, car tout n'est qu'affaires de linge sale politique. Ou alors si. Parce que si l'avion tenait ses promesses, c'est à dire en étant vraiment le top du top comme promis par les militaires dans leur fameux argumentaire du "il en va de la vie de nos soldats", alors les canadiens accepteraient de payer beaucoup plus cher pour leur sécurité. Mais on sait parfaitement, et les FAITS LE PROUVENT que l'avion ne tient pas ses promesses que ce soient en termes opérationnels et de coûts. Le constat est actuel, la preuve en est que la phase de SDD est toujours en cours et loin d'être terminée. Donc pour les qualités de l'avion au niveau opérationnel, on en reparlera quand il le sera vraiment. Tu peux dire tout ce que tu voudras sur l'avion, on en parlera de nouveau quand il sera réellement opérationnel avec un minimum des capacités annoncées. Car à ce jour, il n'est pas vraiment capable de jouer le rôle pour lequel il a été conçu. Non seulement parce que les standards sont sans cesse repoussés Des arguments pour défendre ta position il y en a, mais tu les choisi si mal qu'on a l'impression que tu es comme cet écologiste dans le (très bon) film "promised land", dans lequel Matt Damon vend la solution du fractionnement hydraulique et contre lequel ce faux écologiste apporte une opposition biaisée dés le départ et qui tombera, servant à la compagnie à anéantir tout argument contraire aux leurs. Tu joues si mal le Pro F-35 que ça en donne l'impression qu'au travers de ta caricature au final tu joue le mauvais rôle, l'adversaire si pathétique qu'au final il joue pour le camp adverse. Pour conclure, je t'invite à un peu de modération. Tu as le droit de dire que l'avion est prometteur autant que moi j'ai le droit de te répondre qu'il est en retard. Mais tu n'as pas le droit de dire que cet avion est génial, ni moi de te dire que ce sera définitivement une bouse monumentale.
  42. 16 points
    Salut les vilains, comme non prévu je me suis retrouvé avec le HK 146F-C entre les mains en vue d'une séance de tir. Au premier abord il envoie une sensation à la foi de simplicité et de rusticité et c'est bien le cas, en dépit d'une "boutonnique" que l'on maitrise au bout de quelques minutes, ce bousin m'a plus, une prise en main sympa, un port agréable (fini le bipied dans le dos qui perso me faisait chier) et bien que je ne sois pas trop focalisé sur l'esthétisme une putain de gueule. Entouré de rouge, la goupille de démontage, se pousse de la droite vers la gauche, elle permet de démonter le fusil. En vert, le sélecteur de tir, présent sur les deux côtés, 3 positions: Full auto, coup par coup et sécurité En violet, le levier de commande de déverrouillage de l'"ensemble mobile" En blanc le levier pour enlever le chargeur. Pardonnez moi pour les appellations, je ne les connais pas donc j’essaie de faire au plus juste pour que ce soit compréhensible par tous. Au tir, ULTRA DOUX, la crosse amorti remarquablement bien le recul, déjà que le famas était doux et bien là messieurs, c'est du COTON! on ne sent rien et on peut tirer à gogo précisément avec une toute petite correction, pour se faire, j'ai utilisé les organes de tir d'origine, qui sont définis comme "organes de secours", et bien ça fait super bien le taf. Sur les organes de visée, la seule chose qui se règle c'est le guidon et c'est très intuitif! A l'entretien... comment dire... bah c'est simple, 10 minutes, la poudre ne se stocke pas, fini les grattages durant des heures, il n'ont aucune raison d'être. Fini aussi les petites pièces, l'"ensemble mobile se compose d'une culasse"complexifiée, d'un percuteur et d'un ressort qui ne mangent même pas la poudre. un vrai plaisir! Seuls bémols, comme cité plus haut, la garde main en Picatinny n'est pas très agréable ET la poignet pistolet beaucoup moins ergonomique que sur Famas. Si vous avez d'autres questions plus techniques...
  43. 16 points
    Non les deux serveurs qui ont eu un gros soucis après redémarrage suite a une mise a jours. Les disques de donnée connectés aux serveurs n’étaient plus reconnus pour une raison encore obscure (l’hébergeur est toujours aux abonné absent). Du coup j'ai du créer et reconfigurer deux nouveaux serveurs en essayant de migrer les disques de donnée sans tout péter ^^ ce qui est toujours un peu délicat surtout avec la base de donnée qui assez grosse.
  44. 16 points
    Sylvie Goulard est une "pure" Européenne, dans le genre mentalité post-nationale, et c'est une politicienne, pas une gouvernante. Ce qui semble l'intéresser en ce moment, c'est: - la possibilité qui commence à se profiler de remplacer les sièges britanniques au Parlement par des sièges "non nationaux" d'élus de tous les pays-membres redevables à aucun pays, mais à des partis trans-européens - prendre autant de contrôle possible de ce qu'il reste du MoDem ou, à défaut, les élus sur lesquels elle pourra mettre la main - avoir la peau de Bayrou et DeSarnez (qui font des cochoncetés ensembles, selon une rumeur de longue haleine), dont il est connu qu'elle ne peut pas les encadrer depuis trèèèès longtemps, ce qui la fait régulièrement revenir à la charge contre eux La seule force politique de Goulard est au Parlement européen, où elle est connue comme étant l'un des seuls vrais "dealmakers" (la qualité/pertinence des deals obtenus est une autre affaire.... Notamment d'opinion): elle manque de poids à Paris, et là, elle fait comme Marion Maréchal (qui prend ses distances par rapport à tantine et surtout Philippot qui va disparaître en faisant des crasses), se retirer pour se blanchir pendant la tempête, et mieux revenir après comme seul poids lourd du quartier encore disponible. Mais faut pas faire d'erreur sur cette dame: c'est une passionaria européiste qui se foutrait complètement de brader la BITD (ou de connaître sa valeur réelle et son positionnement) du moment que ça lui permet de négocier quelque chose à Bruxelles qui est pour elle le seul centre qui compte. Si elle s'est barrée, bon débarras, faut surtout pas la laisser revenir même quand la poussière des déchirements interne du (futur défunt?) Modem sera retombée. Heureusement, le score du parti réalisé dimanche, et celui d'En Marche, leur font perdre beaucoup d'importance. Pour le fait de sa démission par rapport au Salon du Bourget, mon avis à deux balles est qu'il faut pas chercher trop loin: la plupart de ces gens n'ont rien à foutre de leur domaine d'emploi, un ministère ne leur servant que de jeton politique et plate-forme/multiplicateur de force pour "jouer le jeu". Je ne crois pas que le Salon ait été, même pour une seconde, un facteur jouant à aucun niveau dans la prise de décision. Elle n'en a rien à battre; là, c'est le jeu de pouvoir dans le Modem/les réseaux relationnels du Modem qui compte, et l'image qu'elle essaie de se tailler, rien d'autre. Encore une fois, du point de vue des Armées, BON DEBARRAS.
  45. 16 points
    Ma cousine et son mari y étaient avec leur gamine de 6 ans 1/2 h avant l'attaque. Ils sont sains et saufs.
  46. 16 points
    ... la chute du mur -on avait des MIrage III C dont le radar voyait moins loin que l'oeil de leurs pilotes -on avait des Mirage 5F sans radar -seul le Jaguar pouvait envisager d'espérer tirer un jour de l'armement laser -le 530 pétait plus souvent à la gueu... du tireur qu'au cul de la cible -le pilotes de III E volaient au ras du sol de nuit ou par tous les temps avec des instruments de navigation qui feraient peur aujourd'hui -les pilotes avaient des casques tout blanc -y avait des appelés sur les bases qui avaient parfois le droit de nettoyer les verrières (merci mon adjudant -souvenir perso) -il nous arrivait les années noires de perdre l'équivalent d'un escadron par an ... -on avait plus de 500 avions Bref comme disait ce grand penseur Maître Folace: "toute une époque"
  47. 16 points
    Urgent. Erdogan c'est réfugié dans l'ambassade de la Fédération de Russie et demande l'asile politique au gouvernement russe.
  48. 16 points
    De la lutte éternelle de la lance et du bouclier ... Je veux, ici, rendre un vibrant hommage à la modération de notre forum dont les nerfs sont rudement éprouvés par notre propension au HS, par nos marottes et nos passions respectives, par nos exutoires et nos acharnements défoulatoires (?) sur quelques appareils mal nés ou victimes de leurs tares - la principale étant de ne pas être un Rafale français (remplacez Rafale par Leclerc, VBCI, FREMM Fr, BPC ou M51, ça marche aussi). En effet, les modérateurs sont le dernier rempart qui sépare notre forum de la barbarie. C'est grâce à eux qu'il existe une sorte de ligne rédactionnelle qu'ils maintiennent à grand peine hors des flots impétueux générés par notre agitation. Vus de cette manière, les modérateurs sont le bouclier. Les contributeurs que nous sommes, sont la lance. Parfois d'autant plus percutants que nous sommes lourds ... ou pointus c'est selon. Partant de là, chacun dans son rôle, va pousser son avantage : le bouclier va repousser le porteur de lance, le bousculer, voire l'éjecter hors de l'arène dans le but de protéger le forum. la lance, elle, va tenter de s'insinuer dans le moindre interstice, profiter de la moindre faiblesse dans la couverture du bouclier, ou appuyer sur les points de moindre résistance. Elle a, de plus, le choix de l'angle d'attaque - choix facilité par le fait que le bouclier peut avoir à augmenter l'espace couvert sans pour autant bénéficier d'ubiquité, laissant ainsi des béances potentiellement dangereuses. Et elle a l'avantage du nombre, la horde des contributeurs étant largement plus nombreuse que le corps d'élite des modérateurs. Comment, alors que les principaux avantages tactiques semblent accordés à l'offensive et à la lance ; comment donc notre forum n'a t'il pas succombé sous les traits, et sombré - atteint sous la ligne de flottaison par une attaque saturante ? On peut explorer plusieurs pistes de réponse : la résilience intrinsèque du forum : tel le pétrolier "Limbourg", en son temps, notre forum est solide par construction. Il est doté d'une inertie qui fait que globalement la ligne éditoriale n'est pas perdue malgré quelques impacts dont le poids est négligeable devant la masse, la somme de connaissances qu'il représente. De plus, de solides mesures de sécurité passive le rendent finalement invulnérable à toute perturbation sub-cataclysmique. l'armure réactive du forum : le bouclier de la modération semble aussi doté de tuiles réactives. Tels les pavés explosifs BRENUS, il semble qu'à l'impact d'une lance, le bouclier soit aussi capable de générer son propre dard, en retour, apte a déstabiliser le coup offensif, voire à constituer une contre-offensive efficace ; la meilleure défense étant finalement l'attaque. On voit cette armure réactive à l'oeuvre lorsque, parfois, les modérateurs ne sont pas les derniers à filer le hors-sujet où à défendre leur propre chapelle. la lance en réponse à la lance : de même, il a déjà été observé que le bouclier est lui aussi porteur de lance. Il n'est donc pas cantonné à la défensive mais fait aussi preuve d'initiative, portant parfois le fer dans l'espace adverse. la scalabilité du bouclier : s'il semble peu envisageable que la lance change subitement et largement de calibre, au point de constituer un danger insurmontable, il semble en revanche établi que les caractéristiques du bouclier sont très variables. Il semble que la surface qu'il couvre, ainsi que son épaisseur, puisse subir des variations importantes sous l'effet de stimuli pas toujours faciles à déterminer pour l'observateur non-averti. Peut-être est-ce un magnifique exemple d'évolutivité pseudo-darwinienne où la réponse à la pression de l'environnement n'attend même pas la sélection par les générations. l'expérience : aussi haut qu'elle soit lancée, la lance finit toujours par retomber. Elle peut aller plus vite, plus loin, plus fort, cela reste quand même une arme d'estoc ou de jet et, partant de ce constat, limitée dans ses modes d'action. Le bouclier ayant pu accumuler de l'expérience et reconstituer son potentiel défensif à peine entamé va pouvoir profiter de son savoir, des milliers d'impacts déjà subis, pour fournir la meilleure réponse et limiter l'ampleur des attaques. Tout le monde sait qu'un sujet sur un marché d'avions de combats débouchera inévitablement sur l'évocation du Rafale. De même, évoquer les ex-zones d'influence ex-soviétique ou discuter des matériels de l'ex-empire du prolétariat amènera inévitablement à une querelle entre les lecteurs de Jane et ceux du Cyrillique dans le texte, sur des points dont tout le monde se fout à part eux. Il est donc relativement aisé de cerner les principaux points d'attaque de la lance et d'y placer le bouclier avant même que la pointe n'ait conscience de son mouvement. Il reste néanmoins quelques zones où l'effet de surprise a quand même permis un impact ... mais à bien y réfléchir c'est peut être davantage un trou de punaise qu'une plaie béante. la discipline et la cohésion : il semble que l'un des points essentiels de la force du bouclier soit sa capacité à répondre en ordre là où la lance perd de son efficacité par des assauts sporadiques, dispersant ainsi le maigre effet qu'elle pourrait provoquer. la traitrise : ce n'est pas chez le bouclier qu'il faut la chercher (voir point précédent) mais chez la lance. On ne peut pas exclure la possibilité que certains, chez les contributeurs, soient des complices plus ou moins volontaires, plus ou moins engagés, plus ou moins conciliants, de la modération. La lance est alors ébréchée, émoussée ou mouchetée, donc aux effets diminués quand elle n'est pas cintrée façon boomerang, propre à revenir brutalement dans le camps des lanceurs. Et il reste de nombreuses autres hypothèses. Je m'en voudrais de faire une étude exhaustive qui briderait votre imagination. Je vous laisse donc libre d'en penser ce que vous voudrez. Moi, je me suis juste amusé avec ça et c'est ainsi que j'aime prendre notre forum : rigoureux, solide, fouillé, mais pas systématiquement sérieux, et au moins pas triste.
  49. 16 points
    Plusieurs réflexions. Tout d'abord, s'il devait y avoir un proverbe à utiliser pour nos forces depuis la fin de la guerre froide, ce serait "qui peut le plus peut le moins". Tout simplement parce que la réalité des achats de matériel militaire DOIVENT prendre en compte autant les impératifs opérationnels que les impératifs industriels, mais aussi les limitations économiques. C'est comme ça, il en va de l'indépendance stratégique de la défense française. J'ai même envie de dire que l'indépendance stratégique française repose plus sur les impératifs industriels que les impératifs opérationnels. Concrètement, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que même si les militaires connaissent leur boulot et méritent ce qui se fait de mieux et ce qui est le plus adapté pour la réalisation des missions qu'on leur confie, et bien parfois ils se retrouveront avec un matériel qui répond moins bien à leurs exigences opérationnelles mais qui correspond bien mieux à l'équation impératifs industriels/contraintes économiques. Ça peut sembler tout pourri à leur niveau, mais au niveau de l'ensemble de l'indépendance stratégique de la nation (qui est une notion qui transcende la seule question militaire), et sur le très long terme, c'est sensé être le meilleur choix (je dis "sensé" parce que, dans l'industrie comme dans les opérations militaires, tout ne se passe pas toujours selon le plan). Dans le cas des hélicoptères de combat ou des avions de transport, cela veut dire quoi concrètement ? Quels sont les paramètres de l'équation ? D'une part, les impératifs opérationnels. Globalement, le défis avec les programmes d'armement des années 90 était d'entériner le changement de paradigme stratégique de la France, entamé avant même la fin de la Guerre froide, depuis la fin de l'empire colonial français en fait. D'une armée de défense de théâtre européen, il fallait transformer notre armée en force de projection rapide depuis la métropole. Dans le cadre de la défense européenne, les crises pétrolières ont mis en avant la faiblesse cruciale de la logistique, et commencé à remettre en question la notion de "masse critique" au profit d'une plus grande efficacité par vecteur (c'est ce qui a présidé à la conception du Leclerc, aux premières ébauches du Tigre etc.). Les enseignements tirés des interventions au Liban ou contre le front Polisario ont été capitales dans l'édification de ce changement de doctrine. -Pour l'avion de transport du futur, cela signifiait qu'il fallait un avion de transport avant tout stratégique, capable d'être déployé rapidement depuis la métropole ou une des rares bases d'outre-mer afin de couvrir l'ensemble de l'arc d'intervention. C'était ce qui manquait le plus aux forces françaises, et c'est ce que l'avion de transport futur devait accomplir. Mais, évidemment, il n'était pas question de laisser complètement tomber la dimension tactique. Il faut donc, pour les militaires, avant tout un avion de transport lourd, au rayon d'action stratégique, mais il faut également conserver des capacités tactiques crédibles pour les OPEX. -Pour l'hélicoptère de combat futur, il fallait un équipement capable de remplir toutes les missions des Gazelle dans une seule cellule, tout en assurant à cette machine une bien meilleure survivabilité que l'ensemble des Gazelle qu'elle allait remplacer. A la fin des années 1980, le combat héliporté en réseau organique n'est plus viable: faire voler une Gazelle avec des HOT, une autre avec un 20mm et une dernière avec des Mistral offre simplement trois fois plus de cibles (trop faciles à descendre) à l'adversaire, et trois fois plus de risques d'être détecté et de compromettre la mission, sur le théâtre européen. En déploiement extérieur, les contraintes sont encore pire, puisque la contrainte de ressources humaines prime alors plus souvent que celle du matériel: pour faire le job de 2 ou 3 futurs hélicoptères de combat, il faut déployer une douzaine de Gazelle, leurs équipages, leur train logistique, ce qui demande encore plus de moyens de transport etc etc. Le tout sans parler de la protection des équipages face aux menaces les plus modernes. Comme pour l'avion de transport, il FALLAIT un appareil plus puissant et polyvalent, sans que cela n'enlève l'intérêt pour un appareil de reconnaissance armé qu'était devenu, de fait, la Gazelle. Ensuite, la contrainte économique La Guerre froide est terminée, c'est l'époque des fameux dividendes de la paix. Un bon paquet de programmes sont annulés, et les deniers pour la réalisation de ceux qui restent ne coulent pas à flot, ce qui contraint les forces à des compromis. Compromis interarmes, mais aussi interalliés. Et les coopérations industrielles au niveau européen deviennent une norme plus qu'une exception. Il ne s'agit pas d'obtenir du matériel plus performant que ce qu'on aurait pu concevoir au niveau national, il s'agit juste de diviser entre plusieurs pays les coûts de développement. Pourquoi? Parce que ces derniers ne font qu'augmenter, mécaniquement, mais qu'avec une baisse des commandes nationales de matériel militaire, la France ne peut plus se permettre de répercuter le coût de développement d'un nouvel aéronef sur ses seules commandes nationales. Mécaniquement, encore une fois, réaliser du matériel au niveau européen entrainement nécessairement des compromis sur le plan opérationnel: il ne faut plus prendre en compte le seul cahier des charges national, mais aussi les besoins des autres armées, ce qui fait que le matériel ne sera pas parfaitement adapté aux procédures opérationnelles existantes et qu'il faudra aussi adapter nos procédures opérationnelles au matériel. Dans l'ensemble, est-ce une mauvaise chose ? Apparemment, dans l'ensemble, non. Il semblerait que ça permette aussi de moderniser certaines procédures qui tenaient plus de la tradition que de l'efficacité rationnelle, ou encore que ça force les opérationnels à s'ouvrir à d'autres façons de travailler qu'ils finissent par maîtriser pleinement au bout d'un certain temps. Par contre oui, dans une institution comme l'Armée française, ça gueule. Mais quand on subit de telles baisses d'effectifs, de telles baisses de budget, de tels bouleversements structurels (la fin de la conscription par exemple), et bien il faut s'attendre à perdre des choses, c'est comme ça. Pour finir, les impératifs industriels Parce que c'est la résultante des deux premiers points. Une indépendance stratégique, ce n'est pas qu'une question de moyens militaire, c'est aussi la pertinence d'une industrie de défense. Et dans ce cadre là, il vaut parfois mieux une industrie active dans la production de matériel pas forcément adapté à 100% des besoins militaires que l'achat sur étagère d'un produit plus adapté, qui correspondra aux besoins à l'instant T, mais qui tuera toute capacité de production nationale pour la prochaine génération de matériel. Concrètement, cela veut dire qu'il vaut mieux un seul programme (incomplet en terme de réponse des besoins) qui fonctionne et est rentable sur le plan industriel, qu'une multitude de programmes couvrant tous les besoins opérationnels mais qui ne permettent pas de rendre viable l'industrie de défense nationale. -Dans le cas de l'avion de transport tactique, c'est un point absolument évident. L'Europe (et la France, dans le cadre de sa participation) n'a pas les moyens de mener de front deux grands programmes d'avions de transport. Si elle s'était concentré sur la production d'un avion plus stratégique, une partie des fonds auraient été déportés sur l'achat d'avions purement tactiques type C-130J, réduisant alors le nombre d'A400M achetés, augmentant leur prix individuel, divisant les coûts de développement (plus élevés) sur moins de cellules produites, augmentant leur prix unitaire, diminuant les commandes etc etc. L'Europe a fait le choix courageux de s'orienter vers un nouveau segment de marché, et c'était le seul choix qu'ils avaient ! S'ils avaient fait un C-17bis, le C-17 aurait tout bonnement bouffé une grande part de leurs part de marché, comme le JSF l'a fait avec les membres du consortium Eurofighter. S'ils avaient fait un avion purement tactique en remplacement du Transall, combien de clients se seraient tout simplement tourné vers le C-130J ? Il n'y avait pas forcément le choix quand il a fallu développer l'A400M, sinon l'Europe aurait juste pu renoncer à cette capacité et acheter massivement américain, avec quelques Casa ou C-27 pour faire bonne mesure. Quand au choix de la France dans tout ça ? Elle a choisi d'acheter autant d'A400M que possible, pour peser dans le processus industriel autant que possible, pour peser dans les négociations à l'exportation, pour augmenter autant que possible le volume d'avions produits et diminuer son coût unitaire. Mais c'est aussi un choix opérationnel, le CHOIX d'accepter tout ce que l'avion lui permettra de faire de manière inédite pour les forces françaises, ce qu'elle n'a JAMAIS pu faire, au prix de la perte de quelques capacités tactiques qu'elle maitrise jusqu'ici. Mais ce prix à payer est minime ! C'est une goutte d'eau dans l'océan de changements de procédures entamés depuis la fin de la Guerre froide. Et surtout, l'Armée française depuis quelques années n'a plus vraiment peur du changement. Elle est même devenu très douée dans les processus d'adaptation, et 90% des missions qu'elle devra abandonner en même temps que le Transall seront simplement récupérées, reprises et réalisées par d'autres moyens, d'autres procédures. Pas de raison de hurler à la lune donc. C'est un CHOIX ! On sait ce qu'on perd, du coup on sait comment compenser cette perte, et en échange on sait ce qu'on a à y gagner. -Pour l'hélicoptère de combat, c'est exactement la même chose. Oh oui, on peut pleurer bouhouhou qu'on gaspille notre fric de pov' ti contribuab' avec des Tigre au Mali, mais il faut voir que: 1) Des Gazelle, on en a encore, et plein, et pour un bon moment. Elles continuent à coûter bien moins cher que les Tigre, et pourtant on CHOISI d'envoyer des Tigre au Mali ! C'est bien qu'il y a une raison opérationnelle, la principale étant qu'on aime bien NE PAS MOURIR en opération extérieur, bizarrement ! 2) Si on avait pas eu les Tigre, on aurait pas pu lancer notre deuxième front aéronaval sur la Libye, et on n'aurait pas pu intervenir de manière aussi musclée dans tout un tas d'opérations spéciales, de la Somalie au Niger. OUI, ça coûte plus cher, mais l'ALAT n'est pas complètement conne, elle le sait très bien. Quand elle le peut, elle envoie des Gazelle. Mais quand il le faut, elle envoie des Tigre, parce que ce qu'ils font, aucune Gazelle (et d'ailleurs aucun Apache non plus, et c'est sa grande fierté) ne peut le faire. Ce que TOUS les pilotes de Tigre à qui j'ai parlé m'ont dit, c'est que cet hélicoptère est "un putain de Faucon Millenium" (je cite), mais qu'ils étaient bien content de travailler avec les Gazelle. Le couple fonctionne très bien et, oui, un jour, les Gazelle seront remplacées par autre chose, un truc genre EC645. Mais le fait est, comme pour l'avion de transport tactique, qu'on n'a pas les ressources financières pour se disperser en ce moment. De la même manière qu'on ne peut acheter 50 A400M et en parallèle 50 C-130J, on ne peut pas se doter de 80 Tigre et lancer en même temps un programme pour 200 hélicoptères légers. ça viendra, mais pas maintenant. Le fait est qu'on a pas les ressources pour lancer tout un tas de gros programmes (dont à on stratégiquement BESOIN, dans un volume donné pour que ce soit industriellement rentable) et, en parallèle, tout un tas de petit programme pour remplir les trous. Les gros avions/hélicoptères/chasseurs peuvent faire le boulot des petits. Et comme on a les gros parce qu'on DOIT les avoir, on se passe des petits, pour l'instant. Quand on sera en pleine dotation, ou au moins en dotation suffisante, on réfléchira au remplissage de gap pour économiser le potentiel des gros. Mais on ne peut pas le faire EN PARALLELE, sans que ça n'augmente exponentiellement le prix des gros programmes et, donc, diminue leurs dotations et l'efficacité globale de nos armées. Ce n'est pas une question de "pensée comptable" ou autre connerie du genre, c'est juste une réalité complexe mais indiscutable.
  50. 15 points
    On l'a échappé belle. Imaginez la population française disant "Je suis Fillon"...