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Showing content with the highest reputation since 07/24/2015 in all areas

  1. 45 points
    Mesdames, mesdemoiselles et messieurs, Air Défense a dépassé le million de messages sur le forum! Il semblerait que cela soit @chaba qui soit le grand gagnant! (merci aux membres qui ont fait la comptabilité!) Je ne pense pas que les créateurs du forum ainsi que la plupart des membres s'attendaient à avoir un tel succès, une telle longévité pour un "simple" forum de fana d'aviation, de tanks et autres machins cher et dangereux. Le forum le doit uniquement à vous! Oui toi, le lecteur, le contributeur! L'âme de ce forum! Imaginez le petit nouveau qui débarque et qui en a des mois de lectures: le début de l'Astan, Irak, le projet de 17 FREMM, le Rafale et ses aventures. Des innombrables débats toujours en cours malgré la décennie passée, les factions s'opposant bref la vie du forum.
  2. 30 points
    Bon ben aujourd'hui se fut mariage à l' Église pour moi et ma femme qui s'est converti et ce fait baptisée ce soir ! Alors voila alléluia !
  3. 28 points
  4. 26 points
    A propos, et ce n'est pas pour la pub mais pour sa mémoire... Dieu sait qu'il a du faire face (et été blessé) après son test du Rafale. http://www.portail-aviation.com/2016/09/farewell-peter-james-collins.html
  5. 24 points
    En 4 jours et tu penses que l'Inde va enfin signer ? Ton optimiste te perdra jeune Padawan : j'ai rencontré une minette juste au moment où DA a "gagné" le MMRCA. Quand elle m'a demandé pourquoi le resto, je lui ai expliqué MMRCA, rafale, toussa-toussa. Ca pose le gars et le décors. Depuis, on a eu le temps de se marier, d'avoir un enfant, qu'il fasse sa première rentrée,...
  6. 21 points
    Pour schématiser à l'extrême, on peut dire qu'un radar classique, c'est à dire mono statique voit par reflexion, là où le multisatique voit par transparence. Le mono statique classique est le principe utilisé par les chauve souris et les dauphins avec des ondes sonores. Meme si la bouche de la chauve souris n'est pas exactement au même endroit que les oreilles, l'environnement est détecté par réflexion. Dans le multi statique, il s'agit de faire balayer la totalité de l'espace à scruter par les lobes magnétiques entre deux pôles suffisamment éloignés. L'éloignement détermine en partie la résolution. Si au cours du balayage une position d'un lobe montre un changement dans le signal, il indique que quelque chose s'est interposé sur son trajet. Mais comme ça peut être n'importe où sur son parcours, il faut le croiser par un autre balayage (par exemple) perpendiculaire au premier. L'intersection des deux lobes interrompus indique la position. Pour suivre un oiseau en mono statique, il faut pointer le faisceau de la torche dans la direction de l'oiseau et se montrer assez rapide En multisatique, il faut calculer les variations de signaux sur la matrice en azimut et gîte des lobes. Et ce à chaque instant. Meme si on peut se contenter de positions des lobes au voisinage de la première détection, les calculs à mener sont bien plus gourmands en ressources, surtout si la résolution visée, la dimension du volume unitaire, est petite. Au passage, pour se montrer furtif en mondostatique, il suffit, c'est vite dit, de dévier l'onde réfléchie dans n'importe quelle autre direction pour diluer l'énergie reçue par la source et ainsi faire comme si on était plus loin du radar. En simulant une hors de portée, on est virtuellement invisible En multistatique, simuler une stransparence, donc une non perturbation d'un lobe magnetique, c'est une autre affaire...
  7. 21 points
    "Observons ici le VBCI en camo sable dans son milieu naturel, le désert. Le VBCI chasse et se déplace en meute, pendant les grandes migrations hivernales qui peuvent le mener jusque dans la péninsule arabique. Avec son régime alimentaire constitué de transports de troupes et autres véhicules de combat ennemis de la classe 5-20 tonnes, la femelle VBCI a à coeur de nourrir sa portée qui peut compter jusqu'à 8 petits qu'elle cache astucieusement dans la poche située dans son dos. En période de chasse, il lui arrive fréquemment de parcourir de longues distances afin de trouver le gibier nécessaire à la subsistance de sa portée. Elle peut alors compter sur sa vitesse et son agilité ainsi que son sens de l'observation pour débusquer ses proies, de jour comme de nuit. La meute se plait particulièrement à rabattre des troupeaux de pick-up, BTR 80, voire à s'attaquer à un BMP2 isolé, malgré le danger représenté par le redoutable ursidé sibérien." Ok j'arrête.
  8. 19 points
    Bonjour a tous , me revoilà. Je pense que vous avez du remarqué mon absence en terme de plosrte et messsages , alors que depuis 3 moiss j'avais ete tres actif . J'ai eu un accidents du travaille qui a tochee ma colonne vertébrale , entre les homoplates haut du dos . Depus le 31 janvier je suis devenu accrox à la morfine ( je suis en trin de et je suis passé sur la table d'opéracion . Très risqué ( c etai bien broye ) , mais sa c bien passe . Je viens de rentr chez moi . La plusieurs mois de repos . Donc voila , j'ai passe le week-end des élections a l'hôpital, et j'ai rencontre des gesns dans la souffrance avec qui j'ai passé de bob moment , simple et sincere ( loin de toute l actualite ) , des supers persobnnes du cebtre hospitaler , chirurgien, infirmier , aife soignant , brancardiers , merci à tous . Je vais peut-être devoor change ma vie professionnel met ce n'est pas grave , un ancien Troupe de Marine s'adate toujours . Donc je farigue vite , et la mon post me semble etre un pavé pour moi . Donc je vai ecrire peu mais je suivrai sur le forum , mai sa reviendra . Desole pour les fotes , mais je vais m'ammeliore . Je suis rincé la lol . Bon forum a tous . Gibbs . Edite : jai meme vu dark vador et ces starshiptrooper , le drd2 edt ds autrs personnahe d la guere de etoile .qui etait dans le hall de lopital le joir de mon arrivee . Apparemment il venaient pour l achitecture du hall , aussi et voir de malades . C passé a la tv regionale . Bon je suid pas passe du côté oscur de la force . Bon j arrêt la je suis cuit .
  9. 19 points
    Salut tout le monde. 65 ans d'histoire de l'armée de l'air résumés en un fichier excel. https://docs.google.com/spreadsheets/d/19hL-5Yhr2T4mfbGq9Obio5jUKS36R1OlOBeHHeeBdUM/edit?usp=sharing On va donc de 1960 à 2015. OCU réfère à une unité de conversion opérationnelle. Le rouge montre la dissolution de l'unité. Pourquoi ce travail ? Je m'ennuyais en vacances avec ma belle-famille et je cherchais une façon définitive de savoir répondre en 5 minutes à la question: quelle était la composition de l'armée de l'air en ... au hasard 1983. (mais ca marche avec toutes les années de 1960 à 2015). Avec ce fichier, je me place sur la colonne 1983 et je peux tout de suite répondre: - 8 escadrons de Mirage F1C - 8 escadrons de Jaguar - 7 escadrons de Mirage IIIE - 4 escadrons de Mirage IV - 3 escadrons de Mirage IIIR / RD - 2 escadrons de Mirage IIIC - 2 escadrons de Mirage 5F Soit 34 escadrons opérationnels. Plus les unités de conversion pour chaque type. Une autre époque ! Même si les escadrons de l'époque avaient un peu moins d'avions que ceux d'aujourd'hui (surtout ceux en Mirage IV!). Le fichier permet aussi de voir l'évolution des matériels, quel avion a remplacé quel autre, dans quel escadron. Source: les articles wikipedia de chaque escadron. Je ne promet pas qu'il n'y a aucune erreur A+ Vincent
  10. 19 points
    Revenons sur terre de grâce. Admettons un service militaire universel, donc pour tous, garçons et filles sans exception et non pas seulement pour les chomeurs, de 6 mois. Moins ne servirait strictement à rien, on arrive déjà pas a former des engagés volontaires sur ce temps imparti. On a plus de 700.000 jeunes par classe d'age, moins les "inaptes" on doit prévoir un système accueillant en permanence minimum 300.000 appelés ....si on les paie 500 € par mois, on est déjà à près de 2 milliards par an .... Pour encadrer, selectionner, former, organiser, payer, soigner ces 300.000 jeunes, il faut au bas mot 50.000 professionnels en permanence, soit 50 % des effectifs de l"AdT. Pour rappel le budget annuel de l'AdT tourne aux alentours du 8 à 10 milliards, on aurait donc là aussi 4 milliards de plus (on est à 6), et pour peu qu'on arrive à trouver ces 50.000 professionnels encadrants, ce qui prendra au minimum 5 à 10 ans, à moins de diviser par 2 ou 3 les capacités actuelles de notre bien maigre armée de terre. Et là on a encore que 300.000 conscrits et 50.000 encadrants "a poil", dormant sous les ponts et mangeant à la soupe populaire ... Rien que pour l'habillement/equipement de base on peut déjà allonger 400 millions d'€ (un peu plus de 1.000 € par conscrit) (6,4 milliards) Pour la bouffe, 8 € par jour c'est pas un luxe pour 3 repas, on en a pour 700 millions d'€ sur une base de 250 jours par an prestés. (7,1 milliards) Pour le logement, tous les espaces ont été cédés, démolis ou vendus, même si il rest un certain nombre d'emprises militaires libres et de terrains, on doit construire grosso-merdo 200 casernes de 2.000 places. Une prison coute par cellule environ 100 à 120.000 €, ici on aurait sans doute un environnement different, mais à peu près avec les mêmes exigences (ne croyez pas qu'en 2017 on va faire tenir les jeunes appelés dans des chambrées de 25 avec un poêle à bois ... sans compter les difficultés liés à la mixité, sans oublier le wifi, les équipements sportifs et de détente), donc une caserne de 2000 places, c'est mini/minimum 100 mio d'€ par caserne, on est donc là sur programme de 20 milliards de construction, soit si on le lance sur 5 à 7 ans, minimum de 3 à 4 milliards par an. (10 milliards). Ils sont maintenant selectionnés, plus ou moins encadrés, nourris et logés, mais ils n'ont pas fait un exercice, n'ont pas bougé d'un km vers un champ de tir qui n'existe pas, pas effectué une mission même la plus simple, pas eu une leçon même de base de secourisme ... Rien que pour le tir, admettons qu'ils doivent avoir tirés 200 munitions réelles, pour pouvoir évoluer sur la voie publique avec une arme de guerre (c'est même selon moi largement trop peu et presque irresponsable) 200 x 600.000 (2 contigents de 300.000 par an, chacun tire 200 munitions), ce sont 120 millions de munitions tirées, rien que cela coute plus de 30 mio par an, et on a pas encore de fusils, de cibles, de champs de tir, de bouchons de protection auditive, sans compter les obligations drastiques de sécurités des champs de tirs (vous imaginez la scéne quand 5 enfants de bobos seront morts après des incidents de tirs), la dépollution des sites ... Tout le matériel didactique (classes, rétroprojecteurs, PC's, programme, moyen d'entrainement de base, ...) Les transports et moyens de transport vers les lieux de missions et d'entrainement (il faudra minimum 1.000 bus, un bus c'est 250.000 € minimum), les transports vers les centres de sélection et de recrutement, les transports gratuits pour qu'ils puissent rentrer chez eux le week-end (on aura pas une caserne sous la Pyramide du Louvre) ... Et je crois que j'ai encore oublié pas mal de trucs .... Au total on est à 12 à 15 milliards d'€ par an minimum, et pour quel résultat ? vous croyez qu'on arrêtera un fou sur un camion de 20 tonnes, avec une charmante jeune fille de 18 ans et demi qui aura eu pendant 5x 3h un famas rouillé en main un matin de bruine sur le terrain sommairement aménagé de Fous-la-moi-En-Joie ? Et l'autre argument ici sorti : les carences de l'Education nationale ? c'est quoi cette daube ? qui est responsable de "l'éducation" de ses enfants ? les parents d'abord et dans une moindre mesure la fratrie, les oncles et tantes et grands-parents, mais l'education nationale (au nom mal trouvé) elle est chargée d'instruire pas d'éduquer ? Tant qu'on y est on peut aussi accuser les mouvements de jeunesse de ne pas remplir leur mission ... Les absents, les irresponsables se sont les parents. Mes gosses font le moins de conneries possible, sont polis, travaillent, s'intéressent au monde, parce qu'il en ont reçu l'obligation de ma part et de celle de ma femme et par l'exemple ... L'école, même de qualité, ne leur a apporté qu'un certain nombre d'outils. Arrêtons de nous décharger sur quelques fonctionnaires de l'Education Nationale de toute façon débordés par l'ineptie des programmes et de la politique de formation de ce pays. Et qui croit encore que ce que des parents et des enseignants n'ont pas réussi à inculquer en 18 ans, une brochette d'adjudants Kronenbourg et de caporaux Maredsous y arrivera en 6 mois ... Clairon
  11. 19 points
    Prenez-le à l'envers : qu'est-ce qui marche ? Le radar, pas l'panard Et le casque, fait des frasques L'éjection, fout des gnons, L'réacteur, nous fait peur, Et la soute, j'ai des doutes, L'IOC, qu'est que c'est ? Le budget, 'sais pas c'que c'est, Les délais, c'est trop laid, L'circuit d'essence, qui surpresse Par temps d'orage, reste sage, Quand il fait beau, j'ai trop chaud Et l'ALIS ? Oh peuchère, ça glisse ! Concurrency c'est formidable, tous les aut' sont minables L'F-35 c'est trop d'la balle, viens par ici j'temballe !
  12. 19 points
    je ne sais pas si cela a été noté mais il me semble qu'à Saint Denis on a vécu une première des éléments de l'AT on permis de boucler le périmètre d'une opé de Police ... c'est très très rare voir inédit Petit coup de gueule: Quand je vois à l'assemblée hier des pourris comme Balkany (qui n'est jamais à l'Assemblée ou si peu) des Jacob, huer crier siffler ... çà me fout le bourdon (le Maire prié par son président de groupe -l'inefffable jacob- de se taire); quand j’entends un Hortefeux ou même un Sarkozy faire la fine bouche et la ramener quand on sait combien d'emplois budgétaires ils ont sabré entre 2007 et 2012 (2000 douaniers en moins pour parler de ce que je connais) çà me fout la gerbe
  13. 18 points
    Si seulement... Un arabe marche dans le désert, quand il trouve une lampe. En l'ouvrant, ô surprise, apparaît un génie : "Bonjour, je suis à tes ordres pour exhausser un seul souhait." "Eh bien je veux qu'il y ait la paix au Moyen Orient. Regardez cette carte : Je souhaite que tous ces pays vivent en paix !" Le génie regarde la carte et dit : "Sois sérieux mon ami, ces pays sont en guerre depuis 5000 ans ! Et pour être franc, je suis balaise comme génie mais pas au point de faire ça ! Allez, demande-moi autre chose !" "Bon ben, vous savez, je n'ai jamais rencontré la femme idéale.... alors, j'aimerais une femme qui ait le sens de l'humour, qui aime le sexe, laver la maison, faire la lessive, le repassage, qui ne parle pas trop, qui aime le foot, qui apprécie une bière, soit fidèle, jolie, jeune, affectueuse et qu'elle se moque que je n'aie pas d’argent." Le génie soupire profondément et dit : "Refais voir ta carte de merde ?"
  14. 18 points
    Un document intéressant, tiré de l'interview d'un pilote de SR-71, relatant une petite anecdote leur étant arrivés lors d'un vol d'entrainement au dessus de l'Arizona. Ou comment calmer un pilote de F/A-18 se croyant aux commandes de l'appareil le plus rapide du coin ! Malheureusement pour lui, éclabousser les autres aéronefs concernant sa vitesse sol peut paraître cool, sauf si Monsieur Blackbird traîne dans le secteur. In English: En Français (je l'ai traduit moi-même, désolé pour les raccourcis/traductions inexactes !
  15. 17 points
    Quand j'ai commencé a lire le cahier des charges sur les performances de l'A400M, j'ai été très étonné de voir l'exigence d'une vitesse de croisière de Mach 0,72 avec des hélices et une capacité pour le même avion de ravitailler en vol des hélicoptères. Mon étonnement était d'autant plus grand que le constructeur de l'avion était le même qui construisait les hélicoptères. A l'évidence, les ingénieurs de l'avion ne se sont pas parlé avec ceux des hélicoptères. Avec cet exemple, nous avons rassemblé dans le même sujet ce que je viens d'exposer sur les hélices et les rotors. Revenons au rotor : le fait que les pales soient libres en battement aboutit a ce que l'hélicoptère amortisse les effet de turbulence par des rotations alternées autour de son axe de lacet. L'hélicoptère se dandine plutôt que de sursauter comme les avions dans les passages en masse d'air turbulente. Lors d'un ravitaillement en vol entre un A400M et un hélicoptère, l'A400M est dans la tranche basse de sa plage de vitesse, l'hélicoptère est dans la tranche haute de sa plage de vitesse. Pour l'A400M la tranche basse de vitesse impose un braquage de volets ( en position intermédiaire ) avec un soufflage suffisant de la tranche d'aile sustenté. Ce braquage de volet additionné du soufflage nécessaire ( par les hélices ) génère un écoulement turbulent en arrière de l'aile. Il y a encore bien d'autres phénomènes qui compliquent les choses, notamment que la zone turbulente n'est pas de la même intensité d'un côté de l'hélicoptère par rapport à l'autre côté. Quoi qu'il en soit, l'hélicoptère amortit ces turbulences pas des rotations autour de son axe de lacet ce qui déclenche un mouvement d'éventail à l'extrémité de la perche de ravitaillement. Ce mouvement d'éventail est d'autant plus rapide que l'hélicoptère est dans la partie haute de sa plage de vitesse. Et comme le "panier" de ravitaillement est aussi en zone turbulente... la perche est dans le zig quand le panier est dans le zag. C'est donc encore plus difficile que le jeux de bilboquet.
  16. 17 points
    Témoignage sur le combat aérien d'un pilote US ayant volé sur F-15, F-16, sur F-5 chez les Agresseurs et sur... MiG-29 : http://foxtrotalpha.jalopnik.com/how-to-win-in-a-dogfight-stories-from-a-pilot-who-flew-1682723379 Traduction-résumé à la volée : le Lt. Col. (en retraite) Fred "Spanky" Clifton s'est engagé dans l'USAF en 1981. Il est affecté sur F-15A en 1983, puis après trois ans et demi, au 65th Aggressor Squadron à Nellis AFB sur F-5 Tiger II. Quelques péripéties plus tard, il rejoint une unité au Japon sur F-16 et est dans la dernière promo du cours avancé (Fighter Weapons School, le "top gun" de l'USAF) en 1992. En 1995, il est sélectionné pour être le premier pilote d'échange sur MiG-29 allemand. Il décrit le F-15A comme confortable comme une Mercedes, très bon chasseur. Il ne l'a poussé à mach 2,35 que deux fois et le mach 2,5 n'est possible qu'à plus de 50 000 pieds et pendant moins d'une minute. Il a fait des exercices d'interception face à face contre un SR-71 simulant un MiG-25. Les moteurs du F-15A sont d'une fiabilité limitée ("décrochage" des aubes) et son rapport réel poussée-masse légèrement inférieur à 1 : l'Eagle n'accélère pas en montée verticale. Sa grosse faiblesse est son radar APG-63 qui n'a jamais été à la hauteur de sa réputation. Sa qualification sur Tiger II se fait sans passage par le biplace. Le F-5E est très simple, et beaucoup plus performant que le T-38 malgré les apparences. Sa petite taille peut poser des problèmes aux radars adverses et il est difficile à trouver à vue. Son radar n'est pas bon et difficile à utiliser. Il est manoeuvrant mais ne peut pas soutenir longtemps un virage serré. Sa visibilité vers l'arrière est passable et mauvaise vers le bas - il lui est souvent arrivé d'entrer en combat tournoyant en vol dos. Clifton est fan du F-16, qu'il compare à une formule 1. Il est petit, agile, et il est le meilleur à l'accélération. Les versions propulsées par Pratt & Whitney (sauf la dernière dans l'USAF, le Block 52) sont bonnes mais sans plus. Les autres sont excellentes. Sa vitesse est limitée à 810 noeuds à basse altitude par la résistance du canopy, et à mach 2,05 à haute altitude par l'entrée d'air fixe. F-15 vs F-16 : l'APG-68 du F-16 a une puissance crête plus élevée que l'APG-63, mais ce dernier a plus de puissance moyenne par sa fréquence de répétition d'impulsions plus élevée, du coup le F-15 détecte de plus loin. L'APG-68 a plus de modes et peut suivre plus de cibles. Les Falcon n'ont reçu des missiles BVR que fin 1991. Le F-16 a une distance franchissable, un temps sur zone et une accélération supérieurs. En combat rapproché, le F-16 a un avantage en termes de taux de virage soutenu et de rapport poussée-poids. Si on ralentit, on butte contre les limitations d'angles d'attaque des CDVE. MiG-29 : En 1994, Clifton doit chercher un nouveau job car son unité est en excès d'officiers supérieurs après qu'il a été promu major. C'est donc par hasard qu'il tombe sur le poste de pilote en échange en Allemagne sur MiG-29. (Il était l'expert ès Fulcrum et Flanker chez les Agresseurs.) Il passe un test d'aptitude aux langues où il nage (à chaque fois qu'il ne sait pas la réponse, il coche la C) et on lui dit qu'il a réussi. Finalement il est sélectionné, à l'insistance des Allemands, séduits par son CV de pilote qualifié F-15, F-16 et Agresseur. Après un an à l'école des langues de la défense, il arrive à Laage début 1996. Formation théorique, cinq séances de simulateur, une éval des procédures d'urgences sur simu, quelques vols sur biplace avant d'être lâché en solo, que les Allemands arrosent au champagne. Il suit une formation tactique, accélérée en raison de son expérience (il a déjà 2500 heures de vol sur chasseur), puis une formation de pilote instructeur sur MiG-29, là aussi accélérée parce qu'il a déjà été instructeur sur d'autres types (il a moins de 30 heures sur Fulcrum quand il est qualifié). L'unité allemande utilise le MiG-29 selon des tactiques occidentales, proches du F-16 pré-AMRAAM. Il y a environ 25 pilotes allemands, moitié des anciens de l'ex-RDA moitié des pilotes venus de F-4F Phantom de RFA. Les relations sont bonnes entre tout le monde, sauf avec quelques sous-officiers supérieurs mécaniciens (presque tous ex-RDA) qui lui sont hostiles. Le MiG-29 a une mauvaise ergonomie et son avionique est plus pensée comme un moyen de faire feu que comme un moyen d'aider la conscience situationnelle (situation awareness) du pilote. Il est fiable et facile à maintenir (les pilotes sont formés à la maintenance des systèmes de carbu, lubrifiant, hydraulique et pneumatiques). Sa manoeuvrabilité est entre celles du F-15C et du F-16, mais les commandes sont peu précises et peu réactives, ce qui demande plus de travail de la part du pilote. Son rapport poussée-poids, idem entre F-15C et F-16. Le Fulcrum conserve mieux sa vitesse à haut angle d'attaque que le F-15. Il peut faire un looping en partant à 150 noeuds (il faut 250 noeuds pour le F-16, sinon les CDVE l’empêchent de cabrer assez). Son rayon d'action est assez limité. Le radar a une bonne portée mais une mauvaise ergonomie. L'AA-10 Alamo a une bonne cinématique mais une portée inférieure à l'AMRAAM et n'est pas "fire and forget", du coup, face à des chasseurs occidentaux, les pilotes ne comptent pas sur l'Alamo et se reposent sur des tactiques sournoises pour aller au combat tournoyant. L'IRST est pratiquement inutile et après quelques tentatives le pilote ne l'utilise plus. Le viseur de casque est simple et efficace et permet des tirs très dépointés de l'axe de vol que ne peuvent pas faire les chasseurs occidentaux. Dans les exercices où seul le canon est autorisé, il pilote le MiG comme un F-16 en gérant l'énergie. Si les Archer sont autorisés, il va chercher à se mettre dans les paramètres de tir le plus vite possible. Cependant, s'il y a beaucoup d'adversaires, il hésite à perdre son énergie pour ça, car il risque ensuite d'en avoir besoin pour les engagements suivants. Clifton a croisé pas mal de modèles de chasseurs. Il avait entendu beaucoup de bien sur les Mirage 2000 français mais ils ne l'ont pas impressionné quand il les a rencontrés sur MiG-29. Il a été impressionné par le professionnalisme d'un leader de Harrier de la marine italienne qui a briefé une patrouille mixte (deux Harrier équipés APG-65 et AMRAAM et deux MiG-29 vs quatre F-4F ICE allemands) et debriefé la mission comme à la Weapons School. Après son poste en Allemagne, Clifton espérait aller à l'Adversary Flight, l'escadrille restante des agresseurs dans les années 1990 [j'ignorais son existence], mais retourne dans une escadrille de chasse à Cannon AFB sur F-16. En 2001 il retourne à Nellis au Detachment 3, du 53rd Test and Evaluation Group faire de l'analyse du matériel militaire étranger. A l'été 2003, il organise une campagne d'essais de MiG-29 allemands qui viennent à Eglin AFB en Floride, où ils tirent 11 Alamo et 12 Archer. (Les MiG Allemands étaient déjà venus quelques fois aux USA.) A noter : des deux pilotes suivants en échange sur MiG-29, le premier a démissionné et est devenu pilote de ligne, le second était sur le point de partir dans l'Air National Guard quand Clifton l'a pris comme officier d'opérations à Nellis. Le pilote en question s'est ensuite porté candidat au 64th Agressor Squadron (recréé entretemps) mais n'a pas été pris. Bref, l'USAF a envoyé trois pilotes se former sur MiG-29 pour ensuite ne rien faire pour utiliser leur expertise ainsi acquise. Clifton a testé en vol le premier MiG-29 privé. Quelques avis de sa part : - les F-15 et F-16 modernisés sont viables face aux Su-30 / Su-35. - la poussée vectorisée est un atout à double tranchant : elle permet une opportunité de tir, mais en cas d'échec l'avion devient une cible facile. Il a participé à des exercices contre des F-22 et les jeunes pilotes découvraient que dans pas mal circonstances, il vaut mieux ne pas utiliser la poussée vectorisée. - les Agresseurs ne pourront simuler la furtivité, la super-manoeuvrabilité ni les IRST tant qu'ils ne passeront pas sur F-22 et F-35, ce qui n'est pas prévu dans l'immédiat. - il est pour l'annulation du F-35 et l'achat de versions plus avancées des F-15, F-16 et la relance du F-22. - les principaux manques dans la chasse : (1) un AESA pour le F-16, (2) un meilleur brouillage offensif et de meilleurs systèmes défensifs (3) + de DACT (Dissimilar Air Combat Training) - il y a des élèves qui arrivent à la Weapons School sans avoir jamais fait de mission DACT 4 vs 4.
  17. 17 points
    A ce stade de vos échanges je souhaite intervenir pour rétablir une vérité soigneusement cachée par des années de dénigrement de la chenille dans notre belle armée. Quand je lis que si il avait fallu du 120 mm dans les Ifoghas, on l'aurait eu dans le baba. Rien n'est plus faux. J'ai eu l'immense chance de mener des essais de char Leclerc dans le Golfe dans les années 90, aux EAU et en Arabie. Aux EAU, l'épreuve standard consiste à faire le tour des Emirats en 2 jours, soit 1250 km. Le Leclerc a avalé la distance sans chauffer, sans casser et plus vite que les 4x4 de l'escorte sur la plupart des terrains. Il faut juste un peu de carburant, ce qu'un PPT citerne au cul fait sans pb. En Arabie, l'épreuve dure une journée. On part le matin de Khamis Mushait et on fait un tout droit dans le désert pendant 6 heures sans s'arrêter. Au bout des 6 heures, demi-tour, pleins refaits et tout droit dans l'autre sens. Le tout à 50 mk/h de moyenne, soit plus vite que bien des véhicules à roues dont la vitesse est limitée à cause du terrain. Total : 600 km avalés en une journée. Il faut que les légendes urbaines cessent rapidement sur l'emploi des chars, véhiculées soit par des gens qui ne savent pas (et ce sont les plus nombreux) soit par des gens qui ne veulent pas et il y a des baffes qui se perdent. Tous les personnels de Giat (l'AMX 40 l'a fait aussi) ou de Nexter qui sont sur ce forum et qui ont fait ces épreuves comme moi peuvent utilement témoigner. A un moment donné il faut siffler la fin de la récré bon WE
  18. 17 points
    Pour reprendre les procédures communément admises d'un point de vu international Les sommations et avertissements fait à un appareil en dehors de son espace aérien propre n'ont aucune valeur (sauf cas particuliers comme des accords bilatéraux qui donnent autorité à défendre un espace aérien tiers : Baltic Air Police par exemple) En plus c'est débile parcequ'un appareil qui s'approche de tes frontières peut très bien se détourner au dernier moment ou lécher la frontière. Or une sommation ç'est l'équivalent verbal d'une accroche radar cad un geste potentiellement hostile Entre 2 nations non en état de guerre, les procédures (y compris pour des appareils militaires) c'est une interception, une escorte avec communication radio ou visuelle avant de forcer l'appareil "adverse" a atterrir ou dans le pire des cas a l'abattre. On ne procède pas autrement et on a jamais procédé autrement y compris envers des appareils du PAVA (Mig23 Polonais en errance et ayant fini au sol en Belgique, Mig29 Est Allemand en pénétration par erreur de radiométrie). Pourquoi ? Parceque un appareil y compris militaire peut avoir des ennuis de radio, electronique embarquée, même moteur qui fait que l'équipage ne peut pas ou est occupé à autre chose qu'a répondre à la radio. Ce type de procédure prend du temps, en tout cas plus que 12 secondes. Par ailleurs le facteur 12 secondes me fait dire que l'appareil russe était possiblement accroché missile bien avant d'entrer dans l'espace aérien turque ce qui en soit est aussi un geste hostile. (prendre en compte le temps que le radar accroche la cible puis que le temps de vol du missile à la cible) Les cas ou des appareils soviétiques ont été abattus sans sommation (ou ont abattus sans sommation d'autres appareils) existent bien sur mais dans un autre contexte (Guerre froide, pénétrations journalières de part et d'autre et activité hostile comme accrochage radar voire combat aérien). C'est arrivé au Pakistan et en Iran (avant 79). Mais jamais après un délai aussi court qui me fait dire que les appareils turcs étaient là pour se faire un avion russe. Le cas du SU25 soviétique abattu au dessus du Pakistan en 1988 par exemple parle d'une pénétration de 50 minutes faisant suite à plusieurs mois d'accrochage entre la PAF et des appareils afghans avec pertes des 2 cotés. On est loin de cette situation
  19. 16 points
    Ma cousine et son mari y étaient avec leur gamine de 6 ans 1/2 h avant l'attaque. Ils sont sains et saufs.
  20. 16 points
    ... la chute du mur -on avait des MIrage III C dont le radar voyait moins loin que l'oeil de leurs pilotes -on avait des Mirage 5F sans radar -seul le Jaguar pouvait envisager d'espérer tirer un jour de l'armement laser -le 530 pétait plus souvent à la gueu... du tireur qu'au cul de la cible -le pilotes de III E volaient au ras du sol de nuit ou par tous les temps avec des instruments de navigation qui feraient peur aujourd'hui -les pilotes avaient des casques tout blanc -y avait des appelés sur les bases qui avaient parfois le droit de nettoyer les verrières (merci mon adjudant -souvenir perso) -il nous arrivait les années noires de perdre l'équivalent d'un escadron par an ... -on avait plus de 500 avions Bref comme disait ce grand penseur Maître Folace: "toute une époque"
  21. 16 points
    Urgent. Erdogan c'est réfugié dans l'ambassade de la Fédération de Russie et demande l'asile politique au gouvernement russe.
  22. 16 points
    De la lutte éternelle de la lance et du bouclier ... Je veux, ici, rendre un vibrant hommage à la modération de notre forum dont les nerfs sont rudement éprouvés par notre propension au HS, par nos marottes et nos passions respectives, par nos exutoires et nos acharnements défoulatoires (?) sur quelques appareils mal nés ou victimes de leurs tares - la principale étant de ne pas être un Rafale français (remplacez Rafale par Leclerc, VBCI, FREMM Fr, BPC ou M51, ça marche aussi). En effet, les modérateurs sont le dernier rempart qui sépare notre forum de la barbarie. C'est grâce à eux qu'il existe une sorte de ligne rédactionnelle qu'ils maintiennent à grand peine hors des flots impétueux générés par notre agitation. Vus de cette manière, les modérateurs sont le bouclier. Les contributeurs que nous sommes, sont la lance. Parfois d'autant plus percutants que nous sommes lourds ... ou pointus c'est selon. Partant de là, chacun dans son rôle, va pousser son avantage : le bouclier va repousser le porteur de lance, le bousculer, voire l'éjecter hors de l'arène dans le but de protéger le forum. la lance, elle, va tenter de s'insinuer dans le moindre interstice, profiter de la moindre faiblesse dans la couverture du bouclier, ou appuyer sur les points de moindre résistance. Elle a, de plus, le choix de l'angle d'attaque - choix facilité par le fait que le bouclier peut avoir à augmenter l'espace couvert sans pour autant bénéficier d'ubiquité, laissant ainsi des béances potentiellement dangereuses. Et elle a l'avantage du nombre, la horde des contributeurs étant largement plus nombreuse que le corps d'élite des modérateurs. Comment, alors que les principaux avantages tactiques semblent accordés à l'offensive et à la lance ; comment donc notre forum n'a t'il pas succombé sous les traits, et sombré - atteint sous la ligne de flottaison par une attaque saturante ? On peut explorer plusieurs pistes de réponse : la résilience intrinsèque du forum : tel le pétrolier "Limbourg", en son temps, notre forum est solide par construction. Il est doté d'une inertie qui fait que globalement la ligne éditoriale n'est pas perdue malgré quelques impacts dont le poids est négligeable devant la masse, la somme de connaissances qu'il représente. De plus, de solides mesures de sécurité passive le rendent finalement invulnérable à toute perturbation sub-cataclysmique. l'armure réactive du forum : le bouclier de la modération semble aussi doté de tuiles réactives. Tels les pavés explosifs BRENUS, il semble qu'à l'impact d'une lance, le bouclier soit aussi capable de générer son propre dard, en retour, apte a déstabiliser le coup offensif, voire à constituer une contre-offensive efficace ; la meilleure défense étant finalement l'attaque. On voit cette armure réactive à l'oeuvre lorsque, parfois, les modérateurs ne sont pas les derniers à filer le hors-sujet où à défendre leur propre chapelle. la lance en réponse à la lance : de même, il a déjà été observé que le bouclier est lui aussi porteur de lance. Il n'est donc pas cantonné à la défensive mais fait aussi preuve d'initiative, portant parfois le fer dans l'espace adverse. la scalabilité du bouclier : s'il semble peu envisageable que la lance change subitement et largement de calibre, au point de constituer un danger insurmontable, il semble en revanche établi que les caractéristiques du bouclier sont très variables. Il semble que la surface qu'il couvre, ainsi que son épaisseur, puisse subir des variations importantes sous l'effet de stimuli pas toujours faciles à déterminer pour l'observateur non-averti. Peut-être est-ce un magnifique exemple d'évolutivité pseudo-darwinienne où la réponse à la pression de l'environnement n'attend même pas la sélection par les générations. l'expérience : aussi haut qu'elle soit lancée, la lance finit toujours par retomber. Elle peut aller plus vite, plus loin, plus fort, cela reste quand même une arme d'estoc ou de jet et, partant de ce constat, limitée dans ses modes d'action. Le bouclier ayant pu accumuler de l'expérience et reconstituer son potentiel défensif à peine entamé va pouvoir profiter de son savoir, des milliers d'impacts déjà subis, pour fournir la meilleure réponse et limiter l'ampleur des attaques. Tout le monde sait qu'un sujet sur un marché d'avions de combats débouchera inévitablement sur l'évocation du Rafale. De même, évoquer les ex-zones d'influence ex-soviétique ou discuter des matériels de l'ex-empire du prolétariat amènera inévitablement à une querelle entre les lecteurs de Jane et ceux du Cyrillique dans le texte, sur des points dont tout le monde se fout à part eux. Il est donc relativement aisé de cerner les principaux points d'attaque de la lance et d'y placer le bouclier avant même que la pointe n'ait conscience de son mouvement. Il reste néanmoins quelques zones où l'effet de surprise a quand même permis un impact ... mais à bien y réfléchir c'est peut être davantage un trou de punaise qu'une plaie béante. la discipline et la cohésion : il semble que l'un des points essentiels de la force du bouclier soit sa capacité à répondre en ordre là où la lance perd de son efficacité par des assauts sporadiques, dispersant ainsi le maigre effet qu'elle pourrait provoquer. la traitrise : ce n'est pas chez le bouclier qu'il faut la chercher (voir point précédent) mais chez la lance. On ne peut pas exclure la possibilité que certains, chez les contributeurs, soient des complices plus ou moins volontaires, plus ou moins engagés, plus ou moins conciliants, de la modération. La lance est alors ébréchée, émoussée ou mouchetée, donc aux effets diminués quand elle n'est pas cintrée façon boomerang, propre à revenir brutalement dans le camps des lanceurs. Et il reste de nombreuses autres hypothèses. Je m'en voudrais de faire une étude exhaustive qui briderait votre imagination. Je vous laisse donc libre d'en penser ce que vous voudrez. Moi, je me suis juste amusé avec ça et c'est ainsi que j'aime prendre notre forum : rigoureux, solide, fouillé, mais pas systématiquement sérieux, et au moins pas triste.
  23. 16 points
    Plusieurs réflexions. Tout d'abord, s'il devait y avoir un proverbe à utiliser pour nos forces depuis la fin de la guerre froide, ce serait "qui peut le plus peut le moins". Tout simplement parce que la réalité des achats de matériel militaire DOIVENT prendre en compte autant les impératifs opérationnels que les impératifs industriels, mais aussi les limitations économiques. C'est comme ça, il en va de l'indépendance stratégique de la défense française. J'ai même envie de dire que l'indépendance stratégique française repose plus sur les impératifs industriels que les impératifs opérationnels. Concrètement, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que même si les militaires connaissent leur boulot et méritent ce qui se fait de mieux et ce qui est le plus adapté pour la réalisation des missions qu'on leur confie, et bien parfois ils se retrouveront avec un matériel qui répond moins bien à leurs exigences opérationnelles mais qui correspond bien mieux à l'équation impératifs industriels/contraintes économiques. Ça peut sembler tout pourri à leur niveau, mais au niveau de l'ensemble de l'indépendance stratégique de la nation (qui est une notion qui transcende la seule question militaire), et sur le très long terme, c'est sensé être le meilleur choix (je dis "sensé" parce que, dans l'industrie comme dans les opérations militaires, tout ne se passe pas toujours selon le plan). Dans le cas des hélicoptères de combat ou des avions de transport, cela veut dire quoi concrètement ? Quels sont les paramètres de l'équation ? D'une part, les impératifs opérationnels. Globalement, le défis avec les programmes d'armement des années 90 était d'entériner le changement de paradigme stratégique de la France, entamé avant même la fin de la Guerre froide, depuis la fin de l'empire colonial français en fait. D'une armée de défense de théâtre européen, il fallait transformer notre armée en force de projection rapide depuis la métropole. Dans le cadre de la défense européenne, les crises pétrolières ont mis en avant la faiblesse cruciale de la logistique, et commencé à remettre en question la notion de "masse critique" au profit d'une plus grande efficacité par vecteur (c'est ce qui a présidé à la conception du Leclerc, aux premières ébauches du Tigre etc.). Les enseignements tirés des interventions au Liban ou contre le front Polisario ont été capitales dans l'édification de ce changement de doctrine. -Pour l'avion de transport du futur, cela signifiait qu'il fallait un avion de transport avant tout stratégique, capable d'être déployé rapidement depuis la métropole ou une des rares bases d'outre-mer afin de couvrir l'ensemble de l'arc d'intervention. C'était ce qui manquait le plus aux forces françaises, et c'est ce que l'avion de transport futur devait accomplir. Mais, évidemment, il n'était pas question de laisser complètement tomber la dimension tactique. Il faut donc, pour les militaires, avant tout un avion de transport lourd, au rayon d'action stratégique, mais il faut également conserver des capacités tactiques crédibles pour les OPEX. -Pour l'hélicoptère de combat futur, il fallait un équipement capable de remplir toutes les missions des Gazelle dans une seule cellule, tout en assurant à cette machine une bien meilleure survivabilité que l'ensemble des Gazelle qu'elle allait remplacer. A la fin des années 1980, le combat héliporté en réseau organique n'est plus viable: faire voler une Gazelle avec des HOT, une autre avec un 20mm et une dernière avec des Mistral offre simplement trois fois plus de cibles (trop faciles à descendre) à l'adversaire, et trois fois plus de risques d'être détecté et de compromettre la mission, sur le théâtre européen. En déploiement extérieur, les contraintes sont encore pire, puisque la contrainte de ressources humaines prime alors plus souvent que celle du matériel: pour faire le job de 2 ou 3 futurs hélicoptères de combat, il faut déployer une douzaine de Gazelle, leurs équipages, leur train logistique, ce qui demande encore plus de moyens de transport etc etc. Le tout sans parler de la protection des équipages face aux menaces les plus modernes. Comme pour l'avion de transport, il FALLAIT un appareil plus puissant et polyvalent, sans que cela n'enlève l'intérêt pour un appareil de reconnaissance armé qu'était devenu, de fait, la Gazelle. Ensuite, la contrainte économique La Guerre froide est terminée, c'est l'époque des fameux dividendes de la paix. Un bon paquet de programmes sont annulés, et les deniers pour la réalisation de ceux qui restent ne coulent pas à flot, ce qui contraint les forces à des compromis. Compromis interarmes, mais aussi interalliés. Et les coopérations industrielles au niveau européen deviennent une norme plus qu'une exception. Il ne s'agit pas d'obtenir du matériel plus performant que ce qu'on aurait pu concevoir au niveau national, il s'agit juste de diviser entre plusieurs pays les coûts de développement. Pourquoi? Parce que ces derniers ne font qu'augmenter, mécaniquement, mais qu'avec une baisse des commandes nationales de matériel militaire, la France ne peut plus se permettre de répercuter le coût de développement d'un nouvel aéronef sur ses seules commandes nationales. Mécaniquement, encore une fois, réaliser du matériel au niveau européen entrainement nécessairement des compromis sur le plan opérationnel: il ne faut plus prendre en compte le seul cahier des charges national, mais aussi les besoins des autres armées, ce qui fait que le matériel ne sera pas parfaitement adapté aux procédures opérationnelles existantes et qu'il faudra aussi adapter nos procédures opérationnelles au matériel. Dans l'ensemble, est-ce une mauvaise chose ? Apparemment, dans l'ensemble, non. Il semblerait que ça permette aussi de moderniser certaines procédures qui tenaient plus de la tradition que de l'efficacité rationnelle, ou encore que ça force les opérationnels à s'ouvrir à d'autres façons de travailler qu'ils finissent par maîtriser pleinement au bout d'un certain temps. Par contre oui, dans une institution comme l'Armée française, ça gueule. Mais quand on subit de telles baisses d'effectifs, de telles baisses de budget, de tels bouleversements structurels (la fin de la conscription par exemple), et bien il faut s'attendre à perdre des choses, c'est comme ça. Pour finir, les impératifs industriels Parce que c'est la résultante des deux premiers points. Une indépendance stratégique, ce n'est pas qu'une question de moyens militaire, c'est aussi la pertinence d'une industrie de défense. Et dans ce cadre là, il vaut parfois mieux une industrie active dans la production de matériel pas forcément adapté à 100% des besoins militaires que l'achat sur étagère d'un produit plus adapté, qui correspondra aux besoins à l'instant T, mais qui tuera toute capacité de production nationale pour la prochaine génération de matériel. Concrètement, cela veut dire qu'il vaut mieux un seul programme (incomplet en terme de réponse des besoins) qui fonctionne et est rentable sur le plan industriel, qu'une multitude de programmes couvrant tous les besoins opérationnels mais qui ne permettent pas de rendre viable l'industrie de défense nationale. -Dans le cas de l'avion de transport tactique, c'est un point absolument évident. L'Europe (et la France, dans le cadre de sa participation) n'a pas les moyens de mener de front deux grands programmes d'avions de transport. Si elle s'était concentré sur la production d'un avion plus stratégique, une partie des fonds auraient été déportés sur l'achat d'avions purement tactiques type C-130J, réduisant alors le nombre d'A400M achetés, augmentant leur prix individuel, divisant les coûts de développement (plus élevés) sur moins de cellules produites, augmentant leur prix unitaire, diminuant les commandes etc etc. L'Europe a fait le choix courageux de s'orienter vers un nouveau segment de marché, et c'était le seul choix qu'ils avaient ! S'ils avaient fait un C-17bis, le C-17 aurait tout bonnement bouffé une grande part de leurs part de marché, comme le JSF l'a fait avec les membres du consortium Eurofighter. S'ils avaient fait un avion purement tactique en remplacement du Transall, combien de clients se seraient tout simplement tourné vers le C-130J ? Il n'y avait pas forcément le choix quand il a fallu développer l'A400M, sinon l'Europe aurait juste pu renoncer à cette capacité et acheter massivement américain, avec quelques Casa ou C-27 pour faire bonne mesure. Quand au choix de la France dans tout ça ? Elle a choisi d'acheter autant d'A400M que possible, pour peser dans le processus industriel autant que possible, pour peser dans les négociations à l'exportation, pour augmenter autant que possible le volume d'avions produits et diminuer son coût unitaire. Mais c'est aussi un choix opérationnel, le CHOIX d'accepter tout ce que l'avion lui permettra de faire de manière inédite pour les forces françaises, ce qu'elle n'a JAMAIS pu faire, au prix de la perte de quelques capacités tactiques qu'elle maitrise jusqu'ici. Mais ce prix à payer est minime ! C'est une goutte d'eau dans l'océan de changements de procédures entamés depuis la fin de la Guerre froide. Et surtout, l'Armée française depuis quelques années n'a plus vraiment peur du changement. Elle est même devenu très douée dans les processus d'adaptation, et 90% des missions qu'elle devra abandonner en même temps que le Transall seront simplement récupérées, reprises et réalisées par d'autres moyens, d'autres procédures. Pas de raison de hurler à la lune donc. C'est un CHOIX ! On sait ce qu'on perd, du coup on sait comment compenser cette perte, et en échange on sait ce qu'on a à y gagner. -Pour l'hélicoptère de combat, c'est exactement la même chose. Oh oui, on peut pleurer bouhouhou qu'on gaspille notre fric de pov' ti contribuab' avec des Tigre au Mali, mais il faut voir que: 1) Des Gazelle, on en a encore, et plein, et pour un bon moment. Elles continuent à coûter bien moins cher que les Tigre, et pourtant on CHOISI d'envoyer des Tigre au Mali ! C'est bien qu'il y a une raison opérationnelle, la principale étant qu'on aime bien NE PAS MOURIR en opération extérieur, bizarrement ! 2) Si on avait pas eu les Tigre, on aurait pas pu lancer notre deuxième front aéronaval sur la Libye, et on n'aurait pas pu intervenir de manière aussi musclée dans tout un tas d'opérations spéciales, de la Somalie au Niger. OUI, ça coûte plus cher, mais l'ALAT n'est pas complètement conne, elle le sait très bien. Quand elle le peut, elle envoie des Gazelle. Mais quand il le faut, elle envoie des Tigre, parce que ce qu'ils font, aucune Gazelle (et d'ailleurs aucun Apache non plus, et c'est sa grande fierté) ne peut le faire. Ce que TOUS les pilotes de Tigre à qui j'ai parlé m'ont dit, c'est que cet hélicoptère est "un putain de Faucon Millenium" (je cite), mais qu'ils étaient bien content de travailler avec les Gazelle. Le couple fonctionne très bien et, oui, un jour, les Gazelle seront remplacées par autre chose, un truc genre EC645. Mais le fait est, comme pour l'avion de transport tactique, qu'on n'a pas les ressources financières pour se disperser en ce moment. De la même manière qu'on ne peut acheter 50 A400M et en parallèle 50 C-130J, on ne peut pas se doter de 80 Tigre et lancer en même temps un programme pour 200 hélicoptères légers. ça viendra, mais pas maintenant. Le fait est qu'on a pas les ressources pour lancer tout un tas de gros programmes (dont à on stratégiquement BESOIN, dans un volume donné pour que ce soit industriellement rentable) et, en parallèle, tout un tas de petit programme pour remplir les trous. Les gros avions/hélicoptères/chasseurs peuvent faire le boulot des petits. Et comme on a les gros parce qu'on DOIT les avoir, on se passe des petits, pour l'instant. Quand on sera en pleine dotation, ou au moins en dotation suffisante, on réfléchira au remplissage de gap pour économiser le potentiel des gros. Mais on ne peut pas le faire EN PARALLELE, sans que ça n'augmente exponentiellement le prix des gros programmes et, donc, diminue leurs dotations et l'efficacité globale de nos armées. Ce n'est pas une question de "pensée comptable" ou autre connerie du genre, c'est juste une réalité complexe mais indiscutable.
  24. 15 points
    En tout cas, le Brexit a déjà des impact économiques négatif sur le continent : grosse perte de productivité au travail pour de nombreux membres du forum depuis ce matin
  25. 15 points
    C'est un premier avril Que nous vîmes sur ce fil L'appât de Gargouille Destiné aux andouilles Piégées chaque année Dans un discret filet Tendu pour les poissons Par un vil polisson