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Showing content with the highest reputation on 06/21/2016 in all areas

  1. 6 points
    L'Occident et au-delà l'humanité sont redevables depuis le début aux Américains de leur formidable dynamisme sur les plans économique, scientifique, technologique, et pour une certaine idée de la liberté individuelle et politique, même si l'incarnation de cette idée aux Etats-Unis est imparfaite. Par contre sur le plan de la civilisation, c'est plutôt désastreux et c'est peut-être les défauts des qualités précédentes, cette obsession du dieu dollar, cette arrogance des riches, cet esprit de compétition forcené, ce manque de goût et de culture de base que l'on voit trop souvent, avec en filigrane un tropisme biblique centré sur l'Ancien Testament qui tend à déformer la réalité du monde. Pour le reste l'Etat US est fort et il le sait. Ses stratèges défendent les intérêts US en se camouflant sous un voile de messianisme démocratique auquel ils ne croient pas forcément eux-même, mais qui curieusement fonctionne bien à l'extérieur, ce qui fait souvent croire à certains Européens que c'est la démocratie qui avance quand les intérêts US font un pas en avant (cf. par ex. les sanctions anti-Russie qui pénalisent l'Europe et pas le parrain US, sans oublier les traités commerciaux inégaux). Bref on se sent partagé en pensant à cette superpuissance et je crois qu'on ferait bien de défendre nous aussi nos intérêts propres nationaux et européens, notre culture, au lieu de rouler pour quelqu'un d'autre, ce qui n'empêche pas les relations of course.
  2. 5 points
    Cette indignation selective me fait bien marrer - La Russie n'est pas signataire de l'accord d'interdiction des BASMs. Même si je trouve que ces engins sont des saloperies, leur usage par les russes au combat ne contrevient aucune reglement international - La Russie prétend ne pas les utiliser de façon indiscriminée. A charge de démontrer le contraire (même si vu la qualité de précision de ces engins, on peut douter de l'absence de "collatéral" pour utiliser la novlangue - on est au même stade d'indignation journalistique que pour les barrels bombs, les tuyaux explosifs utilisés par le régime Comme si être tué par une FAB-500 rouillée ou un baril artisanal, dans un cas on était plus mort que dans l'autre Bizarrement je ne lis pas d'indignation sur les hellscannons balançant des bonbonnes de gaz cloutées en ville largement utilisées par la rebellion Et l'usage massif des VBIED ne semble pas secouer beaucoup les journalistes du monde y compris quand ça arrive en milieu civil (1 entrefilet sur le triple attentat de Bagdad il y'a 15 jours, article en première page sur les tuyaux explosifs ou ces engins incendiaires aujourdhui ..... On va bientot parler d'usages de gaz de combat ? ah non déja fait C'est marrant, y'en a qui découvrent que la guerre (surtout une guerre civile) c'est crade Dernier détail : pour avoir assisté à une conférence sur le risque toxicologique d'urgence, je reprendrais les mots d'un des intervenants (médecin, militaire, officier et sachant de quoi il parle) : "ne croyez pas les médias, il y'a les suppositions et les preuves...on a plus souvent les premières que les secondes "...en référence à l'usage de gaz neurotoxiques en Ghouta orientale soit disant par le régime
  3. 5 points
    Extramusica "C'est fou l’état de l'armée Russe à l’époque, d'un coté ont sent qu'ils ont du matos à ne plus savoir quoi en foutre, de l'autre ils ont pas de quoi nourrir ou ne serait ce que d'habiller leurs soldats". C'est tout l'univers et le paradoxe ex-soviétique, en effet, Extamusica.. On accepte le matériel nouveau mais on garde le matériel ancien...qui reste efficace et non démodé face au terrorisme ou à des unités peu nombreuses. Les pertes en blindés et en matériel roulant furent effroyables du fait des armes antichars portatives et de la haine implacables que ce porte pratiquement depuis Staline cette République. La contre-guérilla "à la Soviétique" est différente de celle mise au point par les Britanniques d'abord en Malaisie après 1945 et Française en Algérie. Compartimentage du champs de bataille, étanchéité des frontières par barrage électrifiés avec mines, blindés, RADAR et forces d’intervention, commandos de chasse , forces héliportés, SAS (Section Administrative Spécial) pour "reprendre la main" sur les populations, zones interdites, transfert des populations en camp d'internement pour regrouper les populations (créé par les Britannique durant la guerre des Boers en Afrique du Sud), etc. La "doctrine Soviétique" ne s’embarrasse pas d'autant de "subtilités". On se bat dans un village ? Résistance ? On détruit. Dans une zone de combat ou de résistance, on abat tout les hommes depuis l'âge de l'adolescence jusqu'au vieux, on brule les biens, on "tourmente" les femmes, etc. Ainsi pas question de trouver refuge dans les villages, le gite et la soupe, et encore moins de trouver armes et munitions, bref de vivre sur l'habitant comme le préconise les principes de la guérilla ("Se mouvoir comme un poisson dans l'eau"). Évidemment, il arrive un moment ou il ne reste rien du pays, que de la destruction est générale, la population divisée par deux. Et les Russes ou ex-Soviétique connaissent bien mes principes de la guérilla avec la destruction de leurs propres biens ou "terre brulée" allié à la retraite en profondeur dans l'immensité du pays, comme les Cosaques le firent avec l'Armée de Napoléon qui en fit l'expérience, ou l'armée Nazie qui en fit également l'expérience, ces derniers rajoutant même de la destruction. C'est pendant l'hiver que l'erreur s’apprécia à sa juste valeur ! Pas d'habitats par -20 et -30 degrés ! La mécanique se bloqua et les armes gelèrent par le manque de lubrification à ces températures, l'essence synthétique se décomposa en deux, etc. Sans compter des milliers de morts...décédés naturellement par le gel de l'anus pour ses besoins élémentaires (Source = Courrier des Soldats Allemands). Alors, en Tchétchénie, ce furent les mêmes horreurs. Peu de gens se sont intéressés aux réfugiés de ce pays en France et à leurs déclarations. Aujourd'hui, la Tchétchénie est un pays mort. Affligeant bilan. Triste époque ou la vie à vraiment peu d'importance. Notre "civilisation" est celle de la préhistoire avec l'ajout des armes modernes. Or 14-18, 39-45, le Vietnam, l'Afghanistan, le Moyen-Orient ne furent que des tueries sans nom. Est-ce cela l’espèce humaine ? La civilisation? Nous avons encore des progrès à faire ! Janmary
  4. 4 points
    A mon avis les arguments occidentaux au sujet de l'Ukraine auraient plus de poids si le changement de régime à Kiev avait été le fait d'un processus normal et pas d'un coup d'Etat clairement soutenu par les Etats-Unis et plus timidement par l'EU.
  5. 4 points
    De mon strict point de vue (je ne prétends pas parler au nom de qui que ce soit), il ne s'agit pas de contester l'existence de ces liens historiques et culturels que tu as rappelés, mais bien de contester la posture actuelle de ses dirigeants qui voudrait que toute politique quant aux territoires avec lesquels la Russie a eu/a des liens historico-culturels comme une sorte d'agression nécessairement dirigée contre elle. Oui, l'Ukraine a des liens très étroit avec la Russie, ça n'est pas pour ça qu'elle devrait être condamnée à suivre pour l'éternité une politique décidée pour voire à Moscou. Pour reprendre tes exemples, personne ne conteste les liens historiques et culturels entre la France et la Belgique, la France et l'Algérie, la Belgique et le Congo, etc. (et ces liens continuent d'ailleurs d'exister sous diverses formes), en même temps le monde entier trouverait incongru, et à juste titre, que Paris ou Bruxelles prétendent avoir leur mots à dire sur les orientations prises par l'Algérie et le Congo, leurs choix de gouvernement ou d'alliances. Ils ont le droit d'en penser ce qu'ils veulent, bien sûr, de regretter voire critiquer certains choix aussi (et ils le font parfois), mais pas à dire qu'un pays qui qui ne revient pas à Paris qui voudrait nouer un accord avec Alger "agresse" la France et devrait ne pas le faire pour ménager sa susceptibilité historique. Le problème, c'est que sous bien des égards, c'est ce que revendique quelque part la Russie pour une série de territoires qui ont été sous sa domination et s'en sont plus ou moins récemment émancipé, et qu'une partie de ces pays ne supportent pas. Autant pour comprendre l'histoire et les relations des Russes avec leurs voisins il faut reconnaître que la Russie se sent un lien sentimental ou historique ou culturel ou économique ou ce que tu veux avec n'importe quel pays du monde, autant il faut reconnaître en même temps que ces pays ont parfaitement le droit de considérer que le giron russe ne leur convient pas, que le modèle russe les débecte (même pour de mauvaises raisons), que l'UE et/ou l'Oncle Sam les font plus bander, et peuvent par conséquent lui tourner le dos. Et si la Russie veut étendre son influence, qu'elle le fasse en proposant quelque chose d'enviable à ses partenaires putatifs (comme essaie de le faire la Chine), pas une invocation du passé dont Géorgiens, Polonais, Baltes, une grande part des Ukrainiens et autres ne veulent plus entendre parler, en tout cas pas à la mode russe.
  6. 4 points
    http://www.zeit.de/gesellschaft/zeitgeschehen/2016-06/boehmermann-affaere-recep-tayyip-erdogan-mathias-doepfner-koeln (21 juin 2016) Erdogan a perdu devant le tribunal de Cologne son procès en appel contre Mathias Doepfner, le patron du groupe Axel Springer, qui avait félicité dans une lettre Böhmermann pour son poème anti-Erdogan. La lettre a été jugée protégée par la liberté d'expression inscrite à l'article 5 de la constitution allemande.
  7. 4 points
    Un économiste de la régulation (qui prend en compte les aspects non économiques) te dirait que ce n'est pas par ce qu'un ensemble d'initiatives "individuelles" finissent pas faire système, que quelqu'un l'a pensé, ce système, à l'avance, une sorte de "deus ex machina" ... Tu devrais raconter ça aux citoyens des USA. Le marché des US est un marché ouvert, et tu trouves des produits chinois, mexicains, japonais, européens, etc.. Par exemple, sur le top 10 de ventes de pick up (où les producteurs US excellent) 6 sont des marques japonaises , idem dans le voitures de luxe , ou les marques allemandes, et Lexus, sont dominantes. Les tx d'ouverture comparés UE vs USA sont du même ordre, dans les 23 % de mémoire, le tx d'ouverture des économies "nationales" des pays de l'UE sont évidement plus importants, puisque la réalité du marché, c'est le marché unique intra européen, Le pb, dans l'UE, c'est la persistance de comptabilités nationales... Quoi qu'il en soit, si tu veux acheter du pétrole et les autres produits que tu n'as pas sur ton territoire, il te faut bien vendre quelque chose aux autres. @Gibbs le Cajun On n'est condamnés à rien. Mais, si tu veux produire des chemises au même prix que des Chinois, t'auras du mal. Si tu défends le statut des dockers français, au point de rendre les ports français moins compétitifs (au regard des affréteurs) ce n'est pas compliqué, les bateaux vont ailleurs; voir exemple du Port du Pirée, partie nationale vs partie concédée au chinois... On a le droit de préférer le cochon industriel breton, mais son niveau de qualité l'expose à la concurrence d'autres cochons industriels au mode de production plus efficace. Les producteurs de cochon haut de gamme, gascon-basque, vrai Aoste, ibérique pata negra (leurs jambons se vendent à des prix astronomiques) n'ont pas de pb... et on peut multiplier les exemples. Le pb d'une partie de l'industrie française, c'est la spécialisation dans le bas, moyen gamme; les industries haut de gamme ou de techno avancée n'ont pas les mêmes problèmes
  8. 3 points
    Personne n'a jamais cru que quoi que ce soit puisse changer...cela n'empêche pas de le déplorer.
  9. 3 points
    Merde ! Entre ça et la fistule anale de Louis XIV sur le sujet BREXIT, y'a des fois, j'ferais mieux de pas lire le forum !!!
  10. 3 points
    Oh étonnant, que la réthorique antioccidentale de la Russie se soit renforcée depuis 2008 cad depuis qu'on l'a accusé d'envahir un pays, que des parlementaires et militaires US ont proposés de bombarder les colonnes de forces russes, qu'elle a été accusée par les médias occidentaux d'avoir ouvert le feu en premier alors qu'elle venait de perdre deux dizaines de "casques bleus" sous un barrage de Grad et que les USA ont renforcé les forces armées géorgiennes en transportant une brigade complète par pont aérien tout en fournissant des renseignements satellites à Tbilissi. ta haine de Poutine t'aveugle, on est plusieurs à le savoir sur ce forum depuis un lustre. Poutine ou pas Poutine (sauf à retomber sur un Eltsine manipulable et naif) le résultat aurait été le même. Quand on traite un pays en ennemi, c'est quand même un comble de s'offusquer qu'il finisse par réagir comme tel Pour cela tu peux aussi remercier les néeocons, Bush and Co entre 2003 et 2008 alors que de réelles tentatives de rapprochement avaient eu lieu entre 1999 et 2003
  11. 3 points
    Last of Us, ma plus grande déception. Il faut dire que je suis (devenu) totalement allergique aux jeux ultra-scénarisés, où les phases de jeu sont entièrement encadrées et contraintes. (Et le 1er QTE a tendance à me faire fuir, tellement c'est éloigné de mes préférences de jeu). Le scénario est sans aucun doute extra et la réalisation superbe... mais je n'en verrai jamais la fin. Pas tenu au-delà de la seconde "mission".
  12. 2 points
    Et la tendance parmi les supporteurs russes, à une très forte majorité, était carrément de l'atomiser ! Le Pays de Galles humilie la Russie
  13. 2 points
    Aux dernières nouvelles, la tendance parmi les supporters anglais, à une très forte majorité, était de se séparer du Pays de Galles
  14. 2 points
    Enfin bon, la tendance est quand même lourdement en faveur du Remain: même avant l'assassinat, l'avance prise par le Leave était du ressort du conjoncturel et pas si vérifiée dans tous les sondages. Je ne crois pas qu'il faille voir dans l'événement et son exploitation un moment pivot qui a fondamentalement changé le courant dominant: ces choses là n'ont pas une telle puissance. Je parie toujours sur le facteur trouille. Juste par curiosité: à votre avis, combien de Britanniques sont en France cette semaine pour l'euro? Quelques centaines de milliers? Et quelle est la probabilité que la majorité d'entre eux n'ait pris aucune précaution pour voter par procuration? Spontanément, et pensant à travers de honteux clichés, j'aurais tendance à dire que la majorité des supporters de foot actifs rentrent plus dans le profil des Brexiteurs.... Donc l'Euro (double wink).... Complice du Remain? Si le référendum se joue à quelques poils de couille de chameau, quelques dizaines ou centaines de milliers d'électeurs s'abstenant comptent lourdement, tout comme des événements ponctuels comme une mauvaise météo qui dissuade plus certains types d'électeurs de se décider à aller voter (ce qui pèse lourdement et est pris en compte en temps réel par les campagnes modernes).
  15. 2 points
    La difficulté principale à une coordination efficace est que les membres de l'UE ont un interet variable à la mondialisation et au degré d’ouverture à adopter. Les pays nordiques et l’Allemagne doivent leur réussite éclatante au libre échange grâce auquel ils ont réussie à se tailler une place enviable dans les réseaux de l'économie mondiale. Idem pour les pays d’Europe de l'Est de par leur affiliation à l'économie allemande dont ils sont sous-traitants et en tant que récipiendaires de leur investissements. Ce n'est pas le cas du Sud Ouest de l'Europe qui vit une situation plus précaire, même si à l'époque des vaches grasse certains ont vécu confortablement d'un crédit abondant. Et je vois mal les 1er cracher sur la source de leur prospérité - la mondialisation- pour faire plaisir aux seconds caricaturés en paresseux incapable de se réformer et faire comme les "bons élèves" de la classe.
  16. 2 points
    Trump fait paniquer les républicains; si l'on considère que juin est le premier mois -même alors que les conventions n'ont pas eu lieu- de la campagne présidentielle générale (ce n'est pas le cas cependant: le "capital" médiatique et politique accumulé pendant les primaires ne disparaît pas), alors Clinton a pris plus d'une longueur d'avance, moins de son fait que par l'inaction du milliardaire. Cela fait maintenant plus de 5 semaines que la campagne Trump n'a rien changé et pas fait grand-chose au-delà des désormais habituelles polémiques et twitter wars de sa tête de liste, et l'un des points qui l'illustrerait le mieux serait le petit nombre de ses staffers rémunérés: la campagne Trump n'a ainsi que 30 personnes plus ou moins professionnelles employées à plein temps dans tout le pays (organisation centrale ET au niveau local), et pas vraiment une armée de bénévoles qui compenserait. Par comparaison, la campagne Clinton tourne autour de 800 personnels, avec des pics autour de 900 il y a 2 mois (Sanders est allé brièvement jusqu'à 1000). Pour organiser et coordonner les efforts sur le terrain, battre le pavé, former et encadrer les bénévoles, organiser la collecte de fonds et la collecte de données.... Il faut du monde, et il faut une organisation cohérente et "apprenante", qui évolue et se réforme en temps réel. Et ce monde, tout comme cette organisation vivante et évolutive, Trump ne les a toujours pas. Rien que pour la collecte de fond, il est très loin derrière, ayant plus que sous-estimé la dimension de l'entreprise et l'énormité de l'effort nécessaire, et ce alors même que la quantité de pub gratuite (surtout de pub positive ou "non négative", comme une enquête récente l'a montré: sa couverture a été majoritairement positive ou neutre depuis un an, contrairement à Clinton) à laquelle il a été habituée par les médias ne fonctionne plus aussi bien, et n'est plus aussi prête à lui passer ses conneries ou à accepter son discours "libre de faits" sans critiquer. Il apprend seulement à faire des discours en suivant le prompteur, et commence à peine à adopter un rythme de collecte de fonds qui ressemble à quelque chose de professionnel, là où Clinton a 30 ans d'expérience en la matière. Et son organisation n'a littéralement pas d'effort de terrain qui soit à un dixième de la mesure de ce qui est nécessaire, Trump s'étant apparemment persuadé que les logiques, nécessités et impératifs qui gouvernent une primaire sont les mêmes que celles qui animent une élection générale: il n'a aucunement appréhendé le changement de dimension dont la magnitude est de 1 à 7 ou 8, avec un électorat infiniment plus divers, en grande majorité bien moins prédisposé à écouter son discours, et encore moins à pardonner ses erreurs. Et il a encore moins développé la capacité à cibler les électorats clés, tant dans sa posture (dont on a déjà parlé: les "blocs" électoraux ethniques, socio-professionnels, par sexe....) que dans les moyens pour les atteindre où ils sont, qui nécessite un outil adapté: ainsi, par exemple, on sait que l'élection se joue toujours dans un nombre limité d'Etats dit "battleground" ou "swing states", dont le vote a réellement des chances de basculer dans un camp ou l'autre (rappelons que la présidentielle américaine n'est pas une élection directe: qui a la majorité dans un Etat empoche tous les grands électeurs de cet Etat, ce qui donne une lourde prime pour cette forme de scrutin majoritaire), et ces swing states sont au nombre de 8, vu les prévisions actuelles qui ne semblent pas avoir trop changé par rapport aux élections précédentes (il peut y en avoir un peu plus, mais en termes de proba, c'est plus limité). On a ainsi, traditionnellement, la Floride, le Colorado, le crucial Ohio, le Nevada, la Virginie, la Caroline du Nord, l'Iowa et le New Hampshire. Ces Etats reçoivent donc un effort disproportionné de la part des campagnes et des PACs/SuperPACs. Rien qu'en juin, Clinton & Co a dépensé autour de 23 millions de dollars dans ces Etats en publicité, contre.... Zéro à Trump. Le temps passé par Clinton dans ces Etats est incomparablement supérieur. Et Trump, à ce qu'on a entendu et qui a été évoqué plus haut, est passé à 29 staffers permanents cette semaine. Les particularités de cette année rappellent que ces avantages structurels ne sont pas toujours si déterminants, et que l'humeur d'une partie de l'électorat est à la rage et/ou à un sentiment de "mal représentation" que certains analystes comparent à des dispositions pour un candidat de type fasciste (ni radical révolutionnaire, ni ultra capitaliste, ni communiste, ni socialiste) qui peut parler à une portion particulière des "classes moyennes" (ni celle qui a tout perdu ou risque le déclassement à brève échéance, ni celle, très minoritaire, qui aspire ou vise la bonne bourgeoisie); mais Clinton a commencé un travail de terrain qui généralement paye dans le temps long, et, aidée par les bévues et l'inaction générale de Trump, marque des points, parce que quand on parle d'une telle diversité de lieux et de gens, d'un théâtre d'opération si énorme avec une infinité de champs de batailles, grands, petits et microbiens, une tactique de campagne fondée sur les polémiques sur les grands médias et un nombre très limité de grands meetings (où Trump a eu du mal à faire venir du monde ces dernières semaines) ne constitue pas une boîte à outils suffisamment variée, et encore moins une offrant la capacité de porter assez de coups, de mener assez d'actions dans une période de temps donnée. Le facteur qui handicape encore Clinton, c'est.... Elle-même: elle n'est pas un candidat très charismatique, porte ses casseroles, n'est pas fondamentalement très sympathique pour beaucoup de gens, et ne motive pas les foules (elle marche mieux avec, en revanche, les électeurs chez eux, ceux qui ne vont pas dans des meetings mais vont voter quand même -les vioques, quoi- , comme on a pu le voir avec Sanders, même si elle ne motive pas de nouveaux électeurs); l'avantage de Trump en couverture médiatique est désormais un facteur très limité vu que Clinton n'en bénéficie pas vraiment moins (et que pour la partie non gratuite, elle est mieux armée), et qu'il s'agit désormais d'un "mano a mano", une course où on ne parlera que rarement de l'un sans comparer à l'autre. Certaines choses marchent peut-être encore dans le sens de Trump (et beaucoup de commentateurs avertissent que les tendances observées dernièrement ne sont pas absolues et que l'élection sera serrée.... Ce sont les mêmes commentateurs qui riaient de la candidature Trump et de ses chances l'an dernier, donc.....), mais le renvoi de Lewandowski (dans des conditions apparemment peu aimables, vu qu'il a été giclé manu militari, littéralement "accompagné" vers la sortie par la sécurité) et ses circonstances soulignent autant un stade de panique dans la campagne Trump que son amateurisme général (les staffers, pourtant peu nombreux, l'ont appris après coup et se sont lancés dans des commentaires et discussion tous azimuths.... Sur twitter; ce qui permet de voir beaucoup de choses qui ne devraient pas être vues), en partie du à la personnalité du milliardaire et à son mode de commandement aussi impulsif et imprévisible qu'autocratique. Le changement de direction sera t-il salutaire? Est-ce trop tard? Et sur ce, Trump a décidé d'aller en Ecosse pour un voyage lié à son entreprise, avec une étape possible en Irlande (mise en doute vu que les autorités et populations locales ont fait part de leur déplaisir à cette idée). Un petit ordre de grandeur pour le cash: - Trump a commencé le mois avec 1,3 millions de dollars en caisse (Romney au même moment en avait 17 millions) et a levé 3,2 millions en mai (Romney en avait levé 23 en mai 2012) - Clinton a commencé le mois avec 42 millions et a levé 28 millions en mai Et juste pour la note, Bernie Sanders, qui avait levé 27 millions de dollars en avril, en a levé 15,6 millions en mai, en bonne partie après la Californie, témoignant d'une solide base encore prête à contribuer pour le voir "peser" et lancer un mouvement durable. Ainsi, au début du mois de juin, il avait encore un trésor de guerre de plus de 9 millions de dollars, qui sont littéralement des "bargaining chips" pour la suite. Rappelons que le vainqueur de la convention d'un parti récolte l'ensemble de l'argent des candidats encore en lice, qui peuvent cependant s'arranger pour le faire disparaître rapidement juste avant (histoire de "se négocier"), par exemple en le renvoyant aux contributeurs, ce qui a le double avantage d'être en plus peu critiquable. Sanders pourrait procéder ainsi vu que beaucoup pressentent que Clinton estimerait désormais avoir plus besoin de Wall Street que de Sanders ou de la gauche, pour jouer les "rassembleuses". Peut-être un bon pari pour sa candidature, peut-être pas, mais si elle s'affichait ainsi, ça promet une convention mouvementée.
  17. 2 points
    Le blabla humanitaire n'est que cela un blabla quand un état sent ses intérêts vitaux attaqués ou qu'il peut utiliser la force sans contrecoup il n'y a pas de limite à ce qu'il peut faire. C'est ce que l'histoire nous montre et c'est se faire des illusions de croire que cela à changer ou que ce soit dans le monde.
  18. 2 points
    Du fume tout blanc au phosphore qui te boulotte un bras, une couille et une jambe en prime ? : ) C'est la fête en Syrie y a même du fumigène disco ... De toute façon on avait pas besoin des images de RT pour savoir qu'en Syrie la Russie bombardait a la sous-mun disco-festive, vu le festival nocturne qu'on en avait déja vu quand a leur réalité sur le terrain ... Au lieu de mentir, le régime de Poutine ferait mieux d'expliquer l'intérêt a s'en servir et le pourquoi opérationnel : Ils se recrédibiliseraient un peu ... Après tout les armes a sous mun ne sont "honteuses" que depuis la fin des années 90 environ ... (avant les opinions publiques s'en fichaient royal ...) Moi ce qui me plait pas quand a l'emploi de ce genre de saloperies c'est l'état de fait de pourrissement pour l'avenir du pays : On sait les dégats qu'elles font et continuent de faire après guerre quand les gamins en trouvent dans les champs ou les grands espaces une fois "la paix" revenue ... C'est un peu comme les champs de mine systématique en gros Après bon vu l'avenir sombre de la population syrienne, le raisonnement peut être : Mieux vaut un futur petit radicalisé boiteux ou en déambulateur qu'en forme a proférér des conneries allah ouakbesque sur Youtube c'est sur ... Mais comment dire ... Dieu que l'avenir est sombre : ( et que ces saloperies n'arrangeront rien ! Je crois qu'on peut nuker la Syrie, ça serait rendre service a tout le monde dans une guerre aussi sale : ( Eux même compris ... : (
  19. 2 points
    Voici un lien en russe , mais avec de superbes photos de ce conflit . http://philologist.livejournal.com/6623414.html?thread=133342390
  20. 2 points
    Le Tigre exposé sur le stand du ministère de la Défense au salon Eurosatory était accompagné d'une roquette de précisions métrique (RPM), qui devrait être mise en service sur l'hélicoptère d'attaque de l'ALAT à l'horizon 2020. Présentée comme une solution intermédiaire entre le canon de 30mm et le missile antichar Hellfire, la RPM est destinée aux cibles légères type pick-up. « Elle est plus précise que le canon et moins chère que le missile », explique-t-on, en précisant que le besoin a émergé suite aux différents retours d'expérience conduits en OPEX. La roquette est conçue par TDA, filiale de Thales, depuis 2010. Trois programmes d'études amont alloués par la DGA ont été nécessaires pour développer l'armement qui équipera à terme les Tigre HAD. Sa particularité, un système d'induction « qui permet de ne pas avoir de connexion entre la roquette et le lance roquette ». Ce facteur permet notamment de réduire le temps de rechargement des paniers, divisé « facilement par 4, voire 5 ». Le « tir de synthèse » de la RPM avait été réalisé début 2014 sur un site de la DGA Essais de missiles. La phase de qualification devrait débuter prochainement. L'actualisation de la loi de programmation militaire prévoit en outre l'étude de « l'intégration accélérée d'une roquette de précisions métrique pour s'adapter aux engagements actuels ». Un coût d'intégration de 112 millions d'euros, 64 millions seraient consacrés au développement et à la production d'un millier de roquettes, le reste (48 millions) serait alloué aux opérations d'intégration sur les 24 Tigre HAD au standard 2, selon un rapport de l'Assemblée nationale.
  21. 2 points
    J'avoue ne pas le suivre du tout, et depuis le début. C'est beaucoup trop orienté (oui c'est moi qui dit ça). Et l'auteur utilise des tournures de phrases qui semblent rendre intelligent ceux qui comprennent. Pour le côté méta-historique, il semble avoir trouvé le mot dans le dictionnaire la veille et l'utilise à fond. Sans que ça ai spécialement du sens. C'est de la branlette intellectuelle indigeste à lire. On dirait qu'il tente de faire du voltaire à convaincre par son verbe. Sauf que son verbe... au final n'a aucun style.
  22. 1 point
    Attendez les gars, vous allez me dire que vous ne saviez pas comment était la jouabilité avant d'avoir acheté le jeu ? (Rochambeau qui s'aperçoit qu'il est dans un forum de bourgeois ) Je veux pour vous vexer les mecs mais Naughty Dog n'avait pas caché qu'il allait faire du Uncharted version post-apocalyptique ... de fait, critiquer le manque de jouabilité dans ces deux licences s'est comme se plaindre qu'il n'y a pas de sucre dans un coca light. Pour l'E3, personnellement mes préférence seraient plutôt Ghost Recon Wildlands, Last Guardian et The Legend of Zelda : Breath of the Wild. Je mets en suspens Horizon Zero Dawn qui lui aussi à une DA et une jouabilité séduisant, mais pour l'instant il n'en ressort qu'un aspect Monster Hunter dont je ne suis pas un grand fan sans pour autant bouder ce type de jeu.
  23. 1 point
    Il porte plutôt bien son nom de Lance Roquette Unitaire pour le coup ;)
  24. 1 point
    Les preuves de culpabilité, la mission de l'ONU sur place n'était pas chargée de les établir. En revanche cette même mission qui a documenté son travail en temps réel pour ainsi dire : a permis d'établir qu'il y avait bien eu usage de Sarin (n'est-ce pas ? ) en conformité du reste avec la myriade de vidéos amateurs tournée dans les dispensaires où les civils, et combattants et le personnel soignant pour une part, décédaient en masse en présentant des symtômes homogènes. a permis d'accéder à d'assez nombreuses photos et vidéos des armements ayant servi à délivrer les gaz : des roquettes (les gaz ne sont pas venus par camion), et des roquettes conformes à des modèles détenus par le régime. Je ne suis pas qualifié pour déterminer si les ébauches de trajectoires présentées sur la base de ces constats étaient suffisamment concluantes mais elles existaient et pointaient plutôt l'armée syrienne, là encore (bellingcat déjà je crois, mais sur la base de constats de l'ONU). Rajoutes à ça derrière : le démantèlement de l'essentiel (espérons-le) de l'arsenal d'armes chimiques du régime, avec l'aval de Moscou et de Téhéran, l'absence de tout nouvel usage de sarin (à cette échelle du moins, et même tout court, non ? Du chlore oui, mais du Sarin ?) durant la suite du conflit le mobile évident pour le régime (l'aéroport de Damas était menacé, les rebelles progressaient constamment à cet endroit et des troupes de la SAA ont avancé immédiatement ensuite) pour finir l'absence de sanctions dures (hors démantèlement de l'arsenal chimique) a permis d'engranger des bénéfices politiques substantiels pour le régime : l'opposition radicale a pu se proclamer seule efficace, puisque l'Occident a laissé franchir la "ligne-rouge" sans moufter ; les "modérés" ont été laminés à ce moment là. On n'a jamais rien vu de probant dans l'autre sens sauf des élucubrations infiniment plus abstraites, fragiles, soit-disant venant du MIT (mais en fait non), etc, etc, etc... Le tout donne à mon sens beaucoup plus que des conjectures fumeuses sur l'origine de l'attaque, il y a largement matière à se forger une intime conviction, tous les éléments allant dans le même sens.
  25. 1 point
    M'étonne as qu'ils se soient trompé les Ivans, ils ne connaissent que dale au foot, eux leur truc c'est le body building, les anabolisants et les sports de combat la baston quoi ... le foot c'est pas leur bol de bortsch la preuve ils ne se bourrent même pas la gueule avant d'aller au match de fracasser les supporters d'en face qui eux sont bourrés ... l'anglais et le gallois (les britanniques) eux ils se mettent minables et ils chantent çà ils savent faire, va faire chanter un Ural Butcher toi ! le foot est une affaire de spécialistes ce que ne sont pas les russkis
  26. 1 point
    Si on observe la courbe au cours du temps du "sondage de sondages" du Financial Times, on constate un point de retournement très visible aux alentours du 16 juin, le Leave étant alors estimé nettement au-dessus du Remain, avant de revenir à peu près exactement à l'équilibre maintenant. Ce point de retournement a bien une cause. Il peut s'agir effectivement du "facteur trouille", qui aurait eu relativement peu de poids jusqu'au 16, puis en aurait pris brutalement beaucoup plus à partir du 17/18. C'est une hypothèse. Une autre hypothèse est que l'assassinat de Jo Cox ait eu un fort impact. Personnellement, j'ai noté qu'après le meurtre d'Anna Lindh en 2003, même si les sondages s'étaient redressés en faveur du Oui à l'euro, c'est finalement le Non qui l'a emporté par plus de 55% des voix, démentant les sondages. D'un autre côté, il faut noter que dans ce cas, c'est le choix conservateur "on ne change rien" qui l'a emporté, et ce choix dans le cas britannique c'est le Remain. Je soupçonne quand même qu'au moment du vote, l'effet de l'assassinat sur les Britanniques pourrait être moindre que ne le montrent actuellement les sondages. J'ignore ce qui se passera, mais à mon avis les marchés financiers et les bookmakers sous-estiment la probabilité du Leave... Oui, et c'est une raison de souhaiter que le résultat soit net, à 52 ou 53% au moins, plutôt que 50,x%
  27. 1 point
    Article écrit par un prof de Harvard sur les raisons de gauche de choisir le Brexit, à travers une critique de fond de l'Union Européenne. Je ne résume ou traduis que quelques larges extraits, jusqu'à la partie I incluse. Les parties II à IV sont moins intéressantes. https://www.dissentmagazine.org/online_articles/left-case-brexit (6 juin 2016) L'idée avancée par Varoufakis que le programme politique de la gauche ne peut progresser qu'au sein d'une action concertée au sein de l'UE est une illusion. Contrairement à ce qui est souvent dit, le Royaume-Uni a plus de chances de rester uni face au séparatisme écossais sous l'empire du Brexit que sous celui du Remain. Les Britanniques de gauche se trompent en pensant que l'UE est autre chose que les traités de libre-échange comme le traité transatlantique contre lesquels ils se battent. En fait l'UE est pire que ces traités. C'est ce que les opposants initiaux au Marché Commun du Parti Travailliste avaient compris en 1975, et le temps a simplement prouvé qu'ils avaient raison. En conséquence de ces erreurs, la gauche Britannique risque de jeter par dessus bord la seule institution qu'elle a historiquement su utiliser efficacement - l'État démocratique - en échange d'un ordre constitutionnel cousu sur mesure pour les intérêts du capitalisme global et des politiques managériales. Au fur et à mesure que la jurisprudence de l'UE s'est développée, elle a systématiquement sapé les politiques de gauche standard telles que les aides d'État aux industries et les nationalisations. Le fait central en rapport avec l'UE, sur lequel la classe gouvernante britannique ne s'est jamais penchée sérieusement, est qu'elle crée une constitution écrite et des structures juridiques auxiliaires qui sont extrêmement dures à changer. Ni les politiciens ni l'électorat britannique n'est habitué à cela, puisque la Grande-Bretagne n'a jamais eu une telle chose, et ils traitent le référendum comme s'il s'agissait d'une campagne d'élection générale, avec des victoires à court terme qui pourraient être renversées dans quelques années, au lieu d'une chose avec les implications à long terme des votes de 1788 sur la constitution américaine. I) Pour comprendre pourquoi Varoufakis se trompe, il faut revenir à la référence à laquelle Varoufakis se réfère, à savoir Karl Marx. L'une des remarques les plus perspicaces de Marx, est l'observation que les diverses constitutions des républiques françaises étaient conçues délibérément pour faire obstacle au progrès vers la démocratie véritable. Mais Marx, et encore plus Engels, pensait que l'Angleterre était dfférente. La Chambre des Communes n'était pas contrainte par la sorte d'appareil constitutionnel en vigueur sur le continent, puisque le parlement était (le mot est célèbre) "omnicompétent", et les Lords et la monarchie étaient dans une large mesure hors sujet. Marx et Engels conclurent que dès que la classe ouvrière anglaise aurait le droit de vote, elle pourrait utiliser la Chambre des Communes pour réaliser ses buts politiques et économiques pacifiquement. La plus grande réussite du Parti Travailliste, le National Health Service, n'aurait pas été possible dans un pays avec de fortes contraintes constitutionnelles sur le législateur, puisqu'il exigeait des expropriations à grande échelle de propriété privée sous la forme des anciens hôpitaux à dotation. C'est la raison principale pour laquelle si peu de pays ont adopté le modèle du NHS : dans la plupart d'entre eux il aurait été illégal, tout comme des propositions de ce type seraient illégales dans l'UE aujourd'hui. Dans les années 1980, cependant, les politiciens travaillistes démoralisés commencèrent à chercher refuge dans les structures constitutionnelles continentales. La plus importante d'entre elles était l'UE, qui fonctionne comme un ensemble de contraintes sur les politiques internes des États membres exactement comme les constitutions bourgeoises du mitan du XIXe siècle. Le tournant général du discours sur les droits de l'homme (récemment retracé par Samuel Moyn) a aussi servi à affaiblir l'argumentaire en faveur d'une assemblée législative omnicompétente, quand bien même la réalité était qu'en Grande-Bretagne, cette assemblée législative avait dans une large mesure coexisté avec un ordre social remarquablement tolérant et libre. Quelle qu'en soit la cause, le résultat principal a été que la politique britannique a été pour la première fois contrainte par les engagements européens. Les mêmes structures que le huitième président de la Commission Européenne, Jacques Delors, avait promis d'utiliser dans l'intérêt de la classe ouvrière, s'avéra au moment du crash financier de 2007-2008 mis au service d'une variété de politiques économiques et sociales néolibérales qui n'ont rien fait d'autre que de causer des dommages à la classe ouvrière européenne. Marx n'aurait pas été surpris par ce développement. Selon lui, le but des structures constitutionnelles telles que l'UE, est presque toujours de sanctuariser et rendre permanents les postulats politiques et sociaux qui règnent à leur création. [contrairement à ce que pense Varoufakis], l'UE n'est pas le genre d'entité politique dont l'approche du monde peut être altérée par la politique populaire. La politique populaire est précisément ce que l'UE a été conçue pour y faire obstacle. Comme la banque centrale indépendante et les cours constitutionnelles, ses institutions sont essentiellement technocratiques. La technocratie n'est pas (comme certains aiment le prétendre) un système de gouvernement neutre ou rationnel. Au contraire, elle confère d'immenses pouvoir à des entités sélectionnées culturellement, dont les préjugés seront ceux des classes d'où leurs membres sont extraits.
  28. 1 point
    Certes Mais tu peux parier que l'evenement (meurtre de la parlementaire) sera lourdement instrumentalisé à posteriori et que ca va bien pourrir le paysage politique UK si jamais le resultat se fait à un poil de couille près Version : si elle avait pas été tuée on aurait eu un Remain (ou un Brexit) selon le camp à qui on s'adresse Le reste, les vrais facteurs de decision des electeurs (y compris le facteur fear) ils vont passer à l'as
  29. 1 point
    Édition 2016 du Challenge inter-unités de fusiliers marins. Toulon 48 h d'épreuves; 9 équipes de 6 (pion de base chez les Fus) : 1er Cherboug, 2e Lann, 3e France Sud source : https://www.facebook.com/fuscomarineofficiel/posts/1386344288048729
  30. 1 point
    C'est clair que c'est triste. Dur aussi de pas acheter le blabla humanitaire surtout quand on est jeune.
  31. 1 point
    Il y'a probablement aussi un peu de cela. Poutine ne décide pas tout seul et il est certains que le conseil qui gravite autour de lui est composé d'hommes de l'ombre qui ont des interêts economiques et politiques dans le maintien d'une zone d'influence "russe" A contrario, certains de ces oligarches ont aussi rué dans les brancards lors de la mise en place des sanctions economiques occidentales par atteinte à leur porte monnaie Ce groupe n'est donc pas homogène Par ailleurs il n'en reste pas moins que la Russie en tant qu'état nation s'est construite sur des notions relatives à son histoire et à sa géographie et que son glacis protecteur à l'Ouest est un peu l'équivalent de notre Alsace Lorraine et Belgique en terme d'inconscient collectif cad des territoires perçus comme arrachés injustement au centre de gravité russe, avec une forte connotation historicoreligieuse (berçeau de la nation russe et "nations soeurs " pour la Biélorussie et l'Ukraine de l'Est) ou une importance en terme de profondeur stratégique (pour les autres états qui maintenant sont passés dans un camp potentiellement hostile) Une fois qu'on a compris cette base (qui s'explique par l'histoire russe qui est le fruit de plusieurs invasions en provenance de l'Ouest : suédois, teutoniques, polonolituaniens, français, intervention multinationale pendant la guerre civile, allemands) couplé à une volatilité des frontières périphériques (zones d'influence turcophone au sud) et au fait que la Russie a chaque fois qu'elle a été affaiblie est passée sous domination étrangère pendant longtemps (imagine un 1940 qui dure 240 ans) on est censé comprendre un peu de la géopolitique russe Ce qui m'échappe c'est que ça échappe à certains Personne ici ne conteste l'importance du Commonwealth pour la GB, historiquement avec des notions encore très existantes et un comportement anglais qui fait encore reference à l'Empire Personne ici ne conteste nos liens avec nos DOM-TOMs et anciens territoires coloniaux Simplement parceque ces territoires font partie du certificat de naissance de nos pays respectifs et que leur existence ont influencé et influence encore notre politique intérieure et étrangère Est il si difficile que cela de se projeter à la place des russes pour comprendre leur réaction (ce qui ne veut pas dire l'approuver) J'allais être méchant mais je pense aussi que certains ont un manque pattant et de culture générale/géopolitique et d'empathie (pour tout ce qui n'est pas occidentalocentré) pour saisir ça
  32. 1 point
    D'une certaine manière, c'est la preuve qu'il n'y a pas une "super structure", à l'instar de l'Etat Fédéral US, capable de gérer et imposer des règles; faut négocier entre Etats et c'est forcement long.
  33. 1 point
    Je n'ai pas de pilule miracle... Ca n'a rien de nouveau dans le processus de développement du capital, que l'on appelle ça globalisation, ne change rien à l'affaire: ruine des cotonnades d'Inde par le développement du textile anglais, ruine des tisserands lyonnais incapables de faire face au métier Jacquart (révolte des Canuts, 1831) ruine des artisans et des petites industries rurales face à la grande industrie, disparition des allumeurs de lampadaires à gaz pour cause d'éclairage électrique, petit commerce vs grande distribution, le train ou le fluvial vs le transport routier, plus récemment typographie traditionnelle vs informatique, le travail des dockers face au transport par conteneurs, la poste face aux emails et un long etc... Ruine de la petite paysannerie par la politique agro-industrielle soutenue, et conduite, par le ministère bis, la FNSA, la même qui fout le bordel par ce que confrontée à plus industriel qu'elle.
  34. 1 point
    Être du monde suffit largement.
  35. 1 point
    N'ont pas encore les mêmes problème : même si ça prend du temps, il n'y a pas vraiment de raison pour que les chinois ou autres, s'ils le décident, ne puissent monter en gamme. Contrairement au discours raciste à force d'être intéressé (il faut rassurer la populace) d'une partie du grand patronat négociant qui profite des écarts de prix en jouant aux anges sans grande considération pour qui se retrouve dans la dêche. Autant je trouve le l'humeur de @Gibbs le Cajun bien trop sombre, parce que dans "mondialisation" il y a aussi des aspects outrageusement positifs : des pays entiers sortent de la misère totale, nous consommateurs occidentaux bénéficions de leur ardeur au travail, on peut voyager, découvrir, étudier, échanger comme jamais (le fait que ce soit accessible avant toute chose aux moins pauvres n'y change rien : c'est sans précédent à l'échelle de la planête), et il arrive même que des coopérations transnationales extrêmement ambitieuses voient le jour (CERN...) ; autant il n'y a aucune raison d'être trop béatement optimiste : une partie de nos dirigeants, qui y trouvent intérêt personnel et par cynisme, nous prennent pour des cons. La portion de la fortune des Mulliez (Auchan) qui provient de la ruine d'entreprises française ou européennes est certainement significative. Le marché chinois est tout de même fermé à 95%, par exemple : à l'exception de quelques niches, les entreprises occidentales qui y sont établies sont peu ou prou contraintes à produire sur place, d'une part, et risquent à tout instant de se voir retirer "leurs" actifs par différentes méthodes (surgissement de concurrents locaux bénéficiant de passe-droit, de brevets, de produit immédiatement équivalents), tracas juridico-politiques, etc... Edit : les entreprises occidentales subventionnent le PCC par attribution forcée de postes de cadres sup à des locaux aussi. Formidable, non ?
  36. 1 point
    Taaaataaaa yoooyooo qu'est ce qu'il y a sous ton grand chaaaaapeaaauu ...
  37. 1 point
    Le salon naval US à Washington Quelques articles: http://www.navyrecognition.com/index.php/news/naval-exhibitions/sea-air-space-2016.html Beaucoup de photos: http://www.navyrecognition.com/index.php?option=com_content&task=view&id=3962 Les vidéos
  38. 1 point
    http://foreignpolicy.com/2016/06/19/could-brexit-save-the-eu-european-union/ (19 juin 2016) Pour l'auteur, un néerlandais, le Royaume-Uni a toujours soutenu l'élargissement de l'UE, de la Turquie à l'Ukraine, ce qui constitue une « subtile forme de sabotage » qui transforme l'Union en "coquille vide". [Westminster] s'engage dans une compétition fiscale et sociale qui a pour résultat des paradis fiscaux pour les riches et des bas salaires pour les pauvres en Grande-Bretagne, forçant les pays plus civilisés à le suivre dans ce nivellement par le bas, les conduisant à démanteler, contre la volonté de leurs propres citoyens, un modèle d'État providence qui depuis longtemps assure la sécurité de tous.
  39. 1 point
    Non, le vrai souci avec SpaceX, c'est qu'Elon Musk en tant que tel et par ses déclarations focalise tellement l'attention et provoque tant de réactions épidermiques qu'on en occulte les résultats concrets. Quand SpaceX arrive à réaliser son 1er lancement, on explique qu'ils n'ont aucun mérite vu qu'ils ont pompé tous les ingénieurs à la Nasa. Quand ils obtiennent des fonds et qu'ils décrochent le contrat de ravitaillement, c'est parce qu'ils sont bien introduits et n'ont qu'à lever le petit doigt. Quand tous les satellites et ravitaillements - sauf 1, évidemment - sont délivrés correctement, on explique que leur approche par essais successifs est trop risquée et qu'ils ne sont pas à la hauteur des enjeux. A titre personnel, je note simplement qu'ils ont réussi, et que ces succès-là ne sont jamais dû au hasard, ou à la chance, ou à de quelconques soutiens magiques. De l'aide, il en faut bien sûr, un peu de chance aussi, mais c'est d'abord le boulot qui fait la différence. Et pour le moment, le job, ils le font, et ils le font bien. Pas de raison qu'ils deviennent soudain casse-cou, en appellent au vaudou ou s'en remettent au Dieu des Spaghettis pour leurs futurs objectifs, dont Mars. Il n'y a bien sûr aucune garantie qu'ils réussiront, avec encore pas mal d'étapes à franchir - à commençer par Falcon Heavy - par contre rien ne prouve qu'ils seront moins fiables ou mettrons leurs passagers plus en danger qu'une expédition qui serait montée par la Nasa ou autre. Mais comme je le disais, nos positions sont irréconciliables parce que c'est d'abord et avant tout une question de perception.
  40. 1 point
    Exercice très dynamique !
  41. 1 point
    La globalisation n'est pas une fatalité ... elle est organisé voulu, calibré par les états ... Les multinationales y ont intérêt souvent parce que ca facilite leur activité internationale forcément... avec tout les coté vertueux et vicieux associé. Mais le quidam, le prolo anglais ou français lui n'a rien a y gagné de prime abord. Au contraire même. Il se retrouve en concurrence avec des bangladais ou des birmans. Tu abordes la globalisation sur l'aspect économique seulement. Malheureusement c'est infiniment plus compliqué que cela la globalisation ... Laissé l'autre faire tout et n'importe quoi chez toi sous prétexte de laisser des objets économiques circuler, ça a une influence sociétale globale, influence que n'est pas vécu comme un progrès par beaucoup. Il suffit d'écouter les revendications nationalistes dans tous les pays, y compris ceux qui ont largement profité de la circulation des marchandises. Exemple pris au hasard la Chine qui prône officiellement le consommer chinois ... qui cherche a reconstruire une culture chinoise concurrente de la culture américaine etc. On a la même chose en a peine plus radical chez les islamistes, et en a peine moins radical chez les populiste européen - le discours polonais qui prône une économie socialiste un conservatisme sociétale et la défense active de la culture polonaise et typique du mouvement réactionnaire a la globalisation -. A bien y regarder les pays d'Europe - avec ceux d'Afrique - ont été les pays de loin les plus globalisé ... tous les autres défendent corps et âmes leurs frontières leurs business et leur culture. La globalisation il la revendique juste chez le voisin pour y fourguer des trucs. Va vendre des trucs aux USA on va se marrer, pareil en Chine ou en Indes.
  42. 1 point
    Je reviens sur ce commentaire de Tancrède. Trois jours plus tard, impossible de nier qu'il avait raison. Je propose aux applaudissements le bô dessin suivant - destiné aux francophones certes, m'enfin c'est un exemple particulièrement gratiné !
  43. 1 point
    Tu vas arrêter de faire ch*** oui? Edit: Grillé.
  44. 1 point
    Contre toute attente Nexter et KMW ont présentés un véhicule commun a Eurosatory 2016. http://
  45. 1 point
    Le système anti-missile de l'Otan en Europe de l'Est vise clairement la Russie et accessoirement l'Iran dans les faits, pas dans les déclarations. C'est gênant pour les Russes car ce système, placé à leur porte, neutralise une partie de leur panoplie de missiles (ceux qui sont installés à l'Ouest) et diminue d'autant leur capacité de dissuasion vis-à-vis de l'Otan. Imagine la Russie plaçant un système analogue non loin des frontières US, disons au Québec, que n'entendrions-nous pas! ;) Ne perdons pas de vue également que les Russes, à tort ou à raison, sont inquiets de voir les US fomenter ou soutenir des coups d'état un peu partout dans le monde, et notamment en Ukraine récemment. C'est pour quand le tour de la Russie, se disent-ils? Bref il y a probablement une paranoïa russe, certes, mais qui repose sur des faits et pas seulement des projections mentales coupées du réel. Dernier point, on ne prête pas d'intention à l'adversaire, on regarde avant tout ce qu'il peut faire, c'est plus sûr, et surtout moins casse-gueule. En prime une vidéo qui peut éclairer le débat:
  46. 1 point
    J'ai cru tombé dans un file dédié au film Nimitz retour vers l'enfer .
  47. 1 point
    très bon documentaire sans parti pris ,a noter les pillages dans les villages ,la comparaison avec l'armé allemande de la ww2 ,en voyant les véhicules s'embourber dans la gadoue ...en autre , une armé désabusée ,alcoolique ,de pauvre gens qui fuient la misère pour en trouver une autre.et tout ça pourquoi ...
  48. 1 point
    De rien , sa faisait longtemps que je voulais le retrouver ce documentaire mais comme je m'éparpille optique grenade à fusil en m'intéressant à plein de sujets je me suis éloigné de ce sujet . J'aime beaucoup la manière de ce soldat russe d'expliquer les images , de ce qu'il voit , ce qu'il ressent . On a pas la partie ou Jacques Perrin présente ce documentaire , j'ai beaucoup aimé sa façon de présenter .Il faut dire qu'il a une voix extraordinaire , enfin perso j'aime beaucoup l' acteur et aussi tout ce qu'il a fait à côté. Après avoir vu ce documentaire, j'ai depuis pas mal étudier la guerre en Tchétchénie, je conseil la lecture du Raid HS Tchétchénie qui est très détaillé. On notera que la troupe qui a su garder une discipline et une capacité de combat sans commettre d'exaction contre les civils furent les fusiliers marins russe . Avec les fusiliers marins on est loin de ce que l'on peut voir dans ce documentaire. D'ailleurs les FM furent en pointe dans la prise de Grozny . Il me semble que s'est du 82 mm .
  49. 1 point
    Le 17 Mai 216, la commission défense de l'Assemblée national a auditionné Jean-Daniel Testé, le patron du commandement interarmées de l’espace. Le compte rendu est là: http://www.assemblee-nationale.fr/14/cr-cdef/15-16/c1516048.asp Le texte, j'ai mis en gras les parties que j'ai trouvées intéressantes:
  50. 1 point
    Mais une bonne partie des décideurs britanniques considèrent précisément cet "autre chose qu'une zone de libre-échange" comme une menace, parce qu'il pourrait s'agir d'une puissance sur laquelle ils n'auraient plus barre, d'où la tentation de l'attaquer par l'intérieur. Mon raisonnement est probablement un peu circulaire mais ça ne le rend pas faux.