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Showing content with the highest reputation on 01/04/2018 in all areas

  1. /dany 40 inside/ A condition de les détecter! /sors de ce corps!/
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  2. Une histoire triste de Noël... eh oui la petite va être déçue forcément
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  3. Ok. On remplace ça par une équipe de pompiers avec leur lance/diffuseur, planqués dans le "catwalk". Ils brumisent sur les 50 m de course de la catapulte dès que le drapeau est baissé, et ils serrent les fesses quand le Rafale leur passe au dessus et leur frise les moustaches d'un coup de PC. Moi, j'ai plein de pas-solutions pour les pas-problèmes.
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  4. Chatters F-16 Talks Post the last meeting and as guided by PM and FM, DM NS was supposed to meet LM representatives once again to talk and understand how a way out can be found with the quick evaluation perspective by IAF Post this, the quick meetings requested by LM folks and USA Gov representatives has been refused by DM LM and US govt representatives had tried taking up the matter with PM NM but in a flat out answer it has been conveyed that the whole matter is in the hands of MOD owing to certain new developments as described before. PM NM also conveyed that there is a far better perspective deal given by French side to India for Rafale MII and thus its difficult to prioritise F-16 MII owing to lack of any counter package which is so much strategic in value. OTOH DM NS is maintaining a safe distance as meritorious arguments by IAF with full evidence support their and IN request of Rafale MII first over anything else. Recently Vivek Lal has also joined LM and he is known to have very strong connect in PMO and MOD DM NS is also trying to remain impartial on paper to absolve herself of any charges later owing to IAF refusal, PMO endorsement and some known ppl like Vivek Lal onboard LM for this deal. HAL Pointers Production rate per year number of HAL has been flagged for many years and now it's in public domain On top, HAL has been accusing IAF of not ordering more Russian Jets recently. In a paper, HAL mentioned making Su35 = 4 squadrons quickly in HAL facilities with limited changes IAF rote back saying acquisition cost versus present MKI will increase by almost 20% for Su-35 on Capex side and maintenance cost will rise up by 50% approx over OPEX side. IAF also rebuked stating instead of HAL suggesting Russian Jets, priority should be focussed on LCA project and meeting squadron numbers first over any other new project. IAF also submitted to MOD a report stating how such low production rates are hurting IAF more over anything else. In a strongly worded message, MOD has told HAL to focus on meeting deadlines over fretting for order books position. Safranised Kaveri Safransied Kaveri is on a bench in France The progress is defined as M-88 Core insertion and seamless integration. The whole Engine recheck part by part/component by component Ceramic refit in certain key components done. Cooling design for overall and for HP zone + turbine part has been changed. Marked increased planned with these changes from present number of 1700K entry temperature zone A separate overloaded afterburn testing has been initiated with these changes with the planned performance upgrades. Other bench tests planned in coming days A status report has been submitted by French side to MOD / IAF. Rafale IAF and IN has again pressed MOD for prioritising Rafale deal asap. A series of meetings are planned for this as well. Yesterday Mig29K crash has kind of showed IN frustration and they are going to press for quicker MRCBF selection announcement. This augurs well for Rafale MII. https://www.strategicfront.org/forums/threads/iaf-chronicles-a-side-view-of-whats-going-on-behind-the-closed-doors-in-new-delhi.49/post-8715
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  5. Je pense qu'il faut plus le prendre du côté Franco français. Le couple 2000-5 / Mica représentait le top de la techno de l'époque. Un missile performant, fire and forget, associé à un chasseur volant très haut très vite avec un radar RDY performant. Pas de quoi rougir face à un F15
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  6. Fire and Fury, le livre du journaliste indépendant Michael Wolff, qui a "bénéficié d'un accès extraordinaire à la Maison-Blanche, passant beaucoup de temps dans la West Wing avec l'aval du locataire du Bureau ovale", ne contient peut-être pas que du sûr, du vérifié et du tout bétonné. Mais il semble être en lui-même un événement, vu la crédibilité de la source (qui découle de l'accès dont Wolff a pu bénéficier)... et aussi l'intérêt des informations croustillantes qu'il contient, dont voici quelques éléments : Et encore ceci, qui est tout simplement... trop, quand on pense au soutien de certains responsables évangélistes à Trump. https://pbs.twimg.com/media/DSpgpeyVMAAMcS1.jpg
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  7. Consommation, bruit, signature IR pour les défauts cités le plus souvent. Le taux de dilution des turbo-réacteurs militaires double flux est généralement 5 à 10 fois inférieur à celui des moteurs civils. Le taux de dilution d'un turbojet, lui, est nul par définition.
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  8. poussée = masse_des_gaz_éjectés * (vitesse_d'éjection_de_ces_gaz - vitesse_de_l'avion) (on néglige la masse du carburant injecté) Donc plus on monte haut et/ou plus on va vite, moins ça pousse. Si le volume d'air englouti par le moteur joue un rôle important, l'architecture du moteur (par exemple turbojet vs turbofan) influe sur l'autre partie (vitesse d'éjection). Par exemple si on considère 2 moteurs qui fournissent 52 kN de la façon suivante : - Moteur 1 : 70 kg/s éjectés à 750 m/s (52.5 kN) - Moteur 2 : 80 kg/s éjectés à 650 m/s (52 kN) Si on les place dans des conditions telles que le débit massique des gaz éjectés est réduit à 30% et qu'on donne à l'avion une vitesse propre de 300 m/s, on arrive aux résultats suivants : - Moteur 1 : 21 kg/s * (750 m/s - 300 m/s) = 9,45 kN - Moteur 2 : 24 kg/s * (650 m/s - 300 m/s) = 8,4 kN Celui qui obtient sa poussée en éjectant plus rapidement une petite quantité de gaz est moins handicapé que celui qui obtient sa poussée en éjectant une grosse quantité de gaz à une vitesse moindre. Autrement dit un turbojet est moins handicapé qu'un turbofan, ce qui conduit à regarder d'un peu plus près le taux de dilution des moteurs militaires (plus il est faible, plus on s'approche d'un turbojet et de ses qualités/défauts ; On en revient au cas M53-P2 vs F100-PW200 du F-16). Recopié dans http://www.air-defense.net/forum/topic/20717-moteurs-militaires-europe-france-pr-avions-militaires-acteurs-gammes-technos-métiers-compétences/ pour y poursuivre la discussion, le cas échéant.
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  9. Si on remplace "russes" par "français" ça deviendra quoi ? Pas de piège, juste une question, une question simple. Quand les US avaient 3000 têtes nuke et la Chine 0, à une époque même pour faire une vise standard ils ont eu du mal, les Chinois n'avaient pourtant pas trouvé cela plus cauchemardesque que d'habitude, alors 300 Rafale... On peut remplacer "Rafale" par X où X peut être égal à n'importe quel appareil moderne, ce sera toujours la même chose - Mesure et contre mesure, études et scénarios, et la vie continue. On ne joue pas dans le cours des petits, un ou deux vecteur "avancé" ne changera jamais la donne fondamentale entre deux puissances. Ce sont des outils, pas des armes absolues. Alors pour berner les Indiens lambda le discours est très séduisant, ou rassurant, peu importe, mais de là à le répéter ici dans ce forum avec des gens plus ou moins avisés... Bon... Henri K.
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  10. Si le besoin, c'est juste d'augmenter la masse max au catapultage depuis le CdG, il y a d'autres solutions. L'installation d'un petit tremplin serait probablement suffisant. Et puis, il faudrait vraiment en avoir besoin. Tant qu'il n'y a pas de CFT, on n'a pas de configurations qui justifient de décoller avec une masse plus élevée donc le réacteur plus puissant n'est pas du tout une priorité.
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  11. On notera quand même que la demoiselle qui est intervenu dans l'émission a précisé que la réponse apporté au présentateur et parlant d'une tête de lion n'était pas la bonne réponse et concerné l'ancien drapeau . En fait je pense que le stagiaire ou la personne qui gère ce travail n'a pas lu complètement ce lien , et qu'il en est resté aux infos du début : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Drapeau_de_l'Iran
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  12. @Picdelamirand-oil Sans vous attribuez le costume de Madame Irma (et la lecture dans le marc de café ^^), au vu de tout ce qui ce dit ces derniers mois à combien estimez-vous le nombre de rafale que va prendre effectivement l'Inde ( armée de l'air et marine confondu)? Les militaires indiens semblent complètement fan du rafale au vu de leurs inflexibilité le concernant. Quelles seraient (si vos contacts indiens le savent évidemment ^^) ces qualités intrinsèques que ne posséderaient pas les avions russes ou américains ? Est-ce sa dualité air/air ,air/sol ou les tactiques développés par l'armée de l'air française avec le rafale qui leur semble pertinentes ? De même sauriez-vous estimé la part française dans le futur Tejas Safranisé ? Est-ce un projet viable ? il me semble que vous aviez émis des doutes sur la pérennité du projet. . . Il est suffisamment clair que les indiens recherchent un partenariat stratégique. Si l'armée de l'air arrive à convaincre les politiques que le rafale et la France par extension sont un partenaire idéal, peut-on imaginer en cas d'échec du développement du Tejas de revoir l'idée d'une chaîne de mirage 2000 modernisé pour satisfaire les indiens en chasseur monomoteur ? Bon ici cela fait beaucoup de si . . ^^ Malgré la fermeture de la chaîne l'avion reste excellent si l'on en croît les EAU. . . Dernière question et j'arrête de vous embêter promis, si ce partenariat stratégique se met en place avec l'Inde pouvons-nous espérer un changement de mentalité de nos politiques ? Dans le sens plutôt développer nos futurs projets avec eux et arrêter l'arlésienne de l'Europe avec l'Allemagne. Question un poil plus politique je le concède. Merci par avance PS: je me joins aux autres pour vous remercier de nous faire part quasi quotidiennement du off.
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  13. Oui, c'est un des enjeux. L'intérêt principal de l'intitulé "climate change" est qu'il permet à des non spécialistes de saisir que les conséquences ne se limitent et ne se limiteront pas, en ce qui concerne le domaine strictement climatique, à de seuls changements de températures et à une simple augmentation de températures moyennes. On peut très bien avoir sur certaines régions une augmentation des températures moyennes combinée à une baisse des températures maximales. On peut avoir une baisse des températures maximales combinée à une augmentation des températures minimales. On peut avoir une augmentation des températures moyennes hivernales combinée à une diminution des températures moyennes estivales, etc. Du point de vue des régimes des vents, le réchauffement global peut très bien contribuer sur certaines régions à une intensification et à une augmentation du nombre de tornades et simultanément à une baisse chronique des vents. Du point de vue du des régimes de pluies, on peut également avoir des modifications assez lourdes... On peut très bien avoir une augmentations des températures minimales tout en ayant un accroissement du nombre de jours avec gel... Etc, etc. etc. Autrement dit, si on veut évaluer - ou plutôt essayer d'évaluer - les impacts du réchauffement global, impossible de se limiter aux seules températures et encore moins aux seules températures moyennes ou maximales.
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  14. parce que pour des neuneus, le rechauffement climatique, ça ne signifie qu'il fait plus chaud, seulement. pas plus froid, non, seulement plus chaud ils n'ont pas lu et pas voulu comprendre que les phénomenes "exceptionnels" sont de plus grande ampleur, qu'ils se rapprochent, que les temperatures sont plus importantes dans le chaud comme dans le froid (mais, ça se lit sur 25, 50 ans, pas par rapport à l'an dernier). mais, si ce n'est pas écrit sur FB, alors, ce sont des fake news
    2 points
  15. Tu suggères qu'Ivanka est "la voie" (sauf pour Trump, parce que ce serait sale)? Tu deviendrais religieux? Tu vois la "vierge" ? Un fait potentiellement intéressant dans les extraits publiés de ce bouquin, ceci dit, et que j'aimerais pouvoir discuter sur le fil "sérieux", si il vient à être confirmé: l'une des raisons pour lesquelles il y a si peu de positions dépendant directement ou indirectement de la Maison Blanche (plus de 4000 jobs à pourvoir directement, environs 24 000 indirectement: à ce jour, une très faible proportion a un occupant) qui soient occupées, ou qui aient même un candidat, est que l'équipe Trump ferait passer de ridicules "tests de pureté", cad, dans le langage politique US, des batteries de tests et filtres en tous genres pour évaluer une adhésion à une idéologie/un parti/un ensemble de convictions, ou, comme cela semble plus le cas ici, à un personnage. Comme on avait pu le voir avec l'exigence d'un "serment de fidélité" personnel demandé à Comey et d'autres, par un Trump obsédé par la loyauté à sa personne (rarement réciproque) ou en tout cas l'apparence de la loyauté. Ce genre de choses étant impossibles à attester, le recrutement, lent et exécuté par des gens essentiellement peu compétents et sans un large carnet d'adresses washingtonien, est un processus ridicule et inutile cherchant des critères absurdes et passant les plus importants (la compétence notamment, ou même les qualifications ne serait-ce que formelles). Et il se fait au compte-goutte, avec en plus trop peu de paires d'yeux pouvant trouver du monde, le bassin de recrutement devenant de ce fait réduit (qu'on le veuille ou non, la majorité des gens qualifiés pour ces jobs se trouvent du côté des "insiders" de Washington, et de leurs réseaux).... Et ce d'autant plus que beaucoup des candidats les plus aptes fuient cette Maison Blanche comme la peste, pour éviter de risquer leur réputation, leur CV.... Et au sommet, il semble qu'il y ait ainsi beaucoup de bras cassés. Au global, on a quand même l'impression d'un Trump qui pouvait faire illusion comme PDG de sa petite boîte familiale non cotée, quand il y avait peu d'attention sur lui (et juste là où et quand il le voulait), mais que là, c'est un poisson hors de son bocal: le gamin pourri gâté à qui tout a été offert et à qui personne n'a jamais dit non, qui a toujours été sauvé in extremis de toutes ses conneries par son père ou une figure paternelle (Wilbur Ross et Carl Icahn), et qui ne connaissait en fait pas grand monde dans le "grand jeu" de la politique et des affaires (tout en ayant prétendu le contraire pendant sa campagne), se trouve soudain a devoir jouer dans la cour des grands, sans aucun outil pour le faire. Et aucun copain (parce qu'il n'en a pas vraiment). Et une famille de pieds nickelés (il semble que Kushner en soit aussi un). Personnellement, dans ce bouquin, je suis au moins d'accord avec la prémisse, connue (même si sous forme de rumeur persistante avec multiples sources) depuis longtemps, selon laquelle Trump n'avait pas prévu de gagner: tout, dans le déroulement des événements post 8 novembre, semble le confirmer, de l'impréparation totale de l'équipe à celle de la famille, des arrangements bouclés en catastrophe (et souvent catastrophiques; cf la circulation à NY autour de la Trump Tower) aux conflits d'intérêts non anticipés et par trop évidents. Trump n'a jamais fait ça pour gagner, juste pour se faire de la pub et utiliser le succès tant qu'il y en avait pour dire "nananananère" aux establishments divers et variés. La "Trump TV" avec son gendre était déjà prévue, pour capitaliser sur l'audience (et ne peut être pour l'instant qu'un vlog internet peu suivi), et toutes sortes de dispositifs commerciaux prenaient forme pour exploiter au maximum ce gigantesques coup de pub, voire se tailler une influence politique via cette clientèle. Mais oups, il a gagné. Et une chose est sûre: ni les médias établis ni les partis politiques ne tiendront compte de la leçon principale, à savoir qu'ils ont perdu et eu tort sur tout face à un faux candidat qui ne voulait pas gagner et ne s'en était pas donné les moyens (et ne l'aurait pas fait même s'il en avait été capable). Ils ont perdu parce que personne ne peut les blairer, personne ne croit en eux, tout le monde déteste leur entrisme, leur novlangue, leurs dénis, leur hypocrisie, leur corruption et le système générique qu'ils protègent et alimentent. Hillary Clinton a infiniment plus perdu cette élection que Trump ne l'a gagnée, et sa posture médiatique comme son livre démontrent qu'elle nie toute responsabilité, alors qu'elle n'aurait jamais du se retrouver même avec moins de 10 ou 15% d'avance sur Trump. La classe politique et médiatique fait de même: tout foutre sur le dos de Trump et ne surtout rien remettre en question.
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  16. Il n'y a pas que l'AfD qui s'oppose à cette loi NetzDG, abréviation de Netzwerkdurchsetzungsgesetz. http://www.dw.com/en/afd-politician-censored-under-new-german-hate-speech-law-for-anti-muslim-tweet/a-41992679 (2 janvier 2018) Les activistes d'Internet et les organisations de journalistes ont également soulevé des objections, notamment parce que le gouvernement a délibérément laissé la tâche de supprimer le contenu ou de bloquer les utilisateurs aux plateformes Internet elles-mêmes, plutôt que de laisser les tribunaux prendre des décisions. http://www.spiegel.de/netzwelt/web/netzdg-berechtigtes-getoese-um-ein-daemliches-gesetz-a-1185973.html (3 janvier 2018) Le journal satirique Titanic a parodié Beatrix von Storch en tweetant un tweet du style : c'est un scandale que la police puisse utiliser les chiffres arabes et oblige les gens à appeler un numéro tel que le 110. Eh bien le tweet satirique a également été censuré par Twitter, qui a remplacé le tweet par un message traduit en mauvais allemand par un traducteur automatique, faisant référence à la loi allemande. Et le compte de Titanic a lui-même été bloqué. Titanic a annoncé qu'il refusait de se soumettre à ce qu'on lui demande, à savoir effacer les tweets litigieux, pour récupérer son compte. La critique de la loi NetzDG rassemble à la fois la presse conservatrice, les libéraux du FDP, des gauchistes de Die Linke et des activistes internet : "La NetzDG rencontrera principalement des satires éblouissantes et des exacerbations audacieuses, parfois juste des gens qui citent la haine pour la combattre." (" FAZ", juillet 2017) "[.....] peu de contenus sont si faciles à définir qu'ils en relèvent. Pensez à la satire et à l'humour" (Netzpolitik. org, mai 2017). La loi déplace la décision quant à savoir "si une expression est satirique[....) ou manifestement illicite, à des fournisseurs privés de réseaux sociaux" (FDP, juillet 2017). La loi "place la distinction entre agitation, satire et liberté d'expression entre les mains des monopoles de l'Internet". (Die Linke, juin 2017) "Il existe un risque que les[réseaux sociaux] en cas de doute aient tendance à supprimer des contenus[....]. Ce n'est que récemment que "l'affaire Böhmermann a montré de façon impressionnante à quel point il est difficile de tracer les frontières de la satire". (Bitkom, déclaration sur NetzDG, avril 2017) L'auteur de l'article conclut : "Il est absurde d'adopter une loi si visiblement stupide" et "Il faudra être reconnaissant envers "Titanic" s'il réussit à attirer la majeure partie de l'attention sur la NetzDG. On peut facilement imaginer des scénarios dans lesquels le bruit justifié entourant cette loi aiderait les extrémistes de droite et d'extrême droite. Mais 2018, c'est encore long. Merci Maas, merci Merkel".
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  17. Oui, mais la sécurisation, c'est chiant, ça allonge le chemin, ça ralentit les opérations, ça augmente le périmètre à sécuriser tout en diluant les points d'attention, tout ça, tout ça ... Alors on prend vite l'habitude de tout rassembler en ligne droite et au plus près, comme à la maison parce que c'est plus facile. Je ne critique pas, hein. C'est humain. C'est aussi le germe de tous les accidents catastrophiques. La sécurité se paye sur le quotidien mais ne paie qu'exceptionnellement.
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  18. On peut comprendre les iraniens. Les Moudjahidines du Peuple sont une secte terroriste complètement dégénérée, qui a attaqué l'Iran à la fin des années 80 depuis l'Irak (quelques jours seulement après le cessez-le-feu entre les deux pays me semble-t-il), faisant des milliers de morts, s'en est pris à de nombreuses missions diplomatiques iraniennes dans le monde et a assassiné des personnalités locales. Ils bénéficient d'un soutien complètement démesuré dans les pays occidentaux (et surtout en France) alors qu'ils pèsent peanuts en Iran. France 24 avait fait deux bons mini-reportages sur le sujet.
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  19. poussée = masse_des_gaz_éjectés * (vitesse_d'éjection_de_ces_gaz - vitesse_de_l'avion) (on néglige la masse du carburant injecté) Donc plus on monte haut et/ou plus on va vite, moins ça pousse.1 Si le volume d'air englouti par le moteur joue un rôle important, l'architecture du moteur (par exemple turbojet vs turbofan) influe sur l'autre partie (vitesse d'éjection). Par exemple si on considère 2 moteurs qui fournissent 52 kN de la façon suivante : - Moteur 1 : 70 kg/s éjectés à 750 m/s (52.5 kN) - Moteur 2 : 80 kg/s éjectés à 650 m/s (52 kN) Si on les place dans des conditions telles que le débit massique des gaz éjectés est réduit à 30% et qu'on donne à l'avion une vitesse propre de 300 m/s, on arrive aux résultats suivants : - Moteur 1 : 21 kg/s * (750 m/s - 300 m/s) = 9,45 kN - Moteur 2 : 24 kg/s * (650 m/s - 300 m/s) = 8,4 kN Celui qui obtient sa poussée en éjectant plus rapidement une petite quantité de gaz est moins handicapé que celui qui obtient sa poussée en éjectant une grosse quantité de gaz à une vitesse moindre. Autrement dit un turbojet est moins handicapé qu'un turbofan, ce qui conduit à regarder d'un peu plus près le taux de dilution des moteurs militaires (plus il est faible, plus on s'approche d'un turbojet et de ses qualités/défauts ; On en revient au cas M53-P2 vs F100-PW200 du F-16). 1 En pratique davantage d'air arrive au moteur par "bourrage" lorsque l'avion accélère, ce qui revient à maintenir/augmenter la poussée brute du moteur, dans une certaine mesure. Ca ne change pas fondamentalement l'écart de comportement vis à vis du taux de dilution.
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  20. Pour continuer à relocaliser ici des éléments de discussion intéressants pris ailleurs ... Globalement, chez les motoristes, on distingue entre l'évolution de la poussée dans la troposphère (< 10-11 km) et au delà (de 10-11 à 20 km). En effet, si la masse volumique de l'air est la donnée qui permet d'estimer la poussée au premier ordre, la température joue aussi, notamment sur la efficacité de la combustion et la génération de gaz chauds à expulser. La poussée sous les 11 km est donc liée à la température ET à la masse volumique (laquelle est aussi affectée par la température). Un polynôme du second degré lie alors la masse volumique de l'air selon l'altitude (et donc la température) à la poussée, tant qu'on est sous les 11 km. Au dessus, la température restant constante et homogène, c'est juste la chute de densité liée à la baisse de pression atmosphérique qui va dicter la baisse de la poussée. L'évolution de l'une par rapport à l'autre est simplement linéaire. Ensuite, il faut savoir que quand un turboréacteur accélère, au moins au début, il perd en efficacité. Tous les moteurs modernes, ou presque, connaissent une baisse significative de leur poussée dans l'intervalle de Mach 0.3 à Mach 0.5. C'est souvent de l'ordre de 10 à 15% au niveau de la mer par rapport à la poussée au point fixe. La baisse est moins sensible avec l'altitude (-5 à -10% entre l'arrêt et Mach 0.5 à 3000 m d'altitude, genre à Leh), mais elle vient s'ajouter à la baisse liée justement à la prise d'altitude (compter déjà près de -20% pour 0 à 3000 m). Ensuite, au delà de Mach 0.5, sa poussée sera une fonction croissante de sa vitesse - comme dans le cas d'un stato-réacteur, mais nettement dégradé par la présence des éléments tournants. La post-combustion vient encore rapprocher le fonctionnement du moteur de celui d'un stato, augmentant la pente de croissance de la poussée avec le mach. Généralement, aux alentours de Mach 1, la poussée à sec est redevenue équivalente à celle du point fixe, et ce à toutes les altitudes. Par contre, la poussée de point fixe, elle, chute avec l'altitude comme vu précédemment. On m'a d'ailleurs glissé à l'oreille que, là où la densité de l'air lui est favorable, près du niveau de la mer, PC crantée le M88 actuel pourrait déjà pousser 8,2 kN à Mach 0.95 alors qu'il ne pousse que 7.5 kN au point fixe. C'est, du moins, ce que montreraient différents modèles de simulation. Les mêmes modèles permettent d'estimer que le M88 voit sa poussée max divisée par 2 de 0 à 8000m, puis baisser d'encore 1/3 jusqu'à 12000m et de 1/3 supplémentaire jusqu'à 16000m. Par contre, cette poussée max disponible reste fonction de la vitesse. Plus c'est vite, plus ça pousse, ce qui est bon pour l'avion, puisque plus c'est vite, et plus il "vole". Je ne suis pas certain d'être limpide dans le propos. Tout est lié (vitesse, altitude, masse volumique, pression, température, poussée, rendement), de manière multiple, et le jeu minime sur un paramètre se traduit par d'importantes variation des autres (y compris la consommation spécifique). Les interactions sont incroyablement complexes, et le modèle de simulation le plus simple dont on m'a parlé est déjà un système non-linéaire de 35 équations résolu par approximations successives.
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  21. Le seul et unique pays du monde dans lequel les femmes n'ont pas le droit de conduire n'est pas un pays progressiste par rapport à tous les autres (Iran inclus) dans lesquels les femmes peuvent conduire. Il y a quelques années la presse avait fait ses choux gras au sujet des Iraniennes dont la voiture pouvait être confisquée pour défaut de port du voile au volant ; ce qui est bien entendu affreux et rétrograde mais qui démontre au moins qu'elles avaient le droit d'avoir des voitures et de les conduire. L'Iran est une théocratie totalitaire mais vouloir dire que l'Arabie Saoudite fait bonne figure à côté, c'est un peu comme dénoncer les errements quasi-fascistes de l'Amérique Trumpienne en disant qu'à côté de ça il fait bon vivre en Corée du Nord ! Il faut savoir raison garder. D'ailleurs, le statut des femmes n'est pas homogène en Iran. Elles sont plus émancipées dans les villes que dans les campagnes (un schéma assez classique), mais également dans la région nord de l'Iran, près de la mer Caspienne (Mazandéran et Gilan) où culturellement les femmes ont plus de pouvoir et d'indépendance que dans bon nombre d'autres cultures musulmanes. Sur ces histoires de manifestations en Iran, il est difficile d'y voir clair. Il y a énormément de tentatives de désinformation, des vidéos provenant de 2009 voire même d'autres pays. Une chose est certaine, toutefois ; la rapidité avec laquelle les ennemis déclarés de l'Iran (Arabie Saoudite, Israël, Etats-Unis) se sont jeter sur l'occasion pour proclamer leur soutien aux manifestant a été le plus sûr moyen de les plomber politiquement. Même si certains Iraniens s'amusent à dire que Netanyahu ferait mieux de s'occuper des manifestants Israéliens voulant son départ que des manifestants Iraniens qu'il méprise de toute façon.
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  22. Bonjour à tous, J'ai découvert votre forum en cherchant sur la Toile des sites traitant d'Uchronies. PS : En effet, Collectionneur m'a parlé de votre Forum également et je tiens à le signaler parce soucis d'honnêteté. Je me permet de vous faire découvrir mon uchronie fortement inspiré du site http://www.1940lafrancecontinue.org/ et que je poste déjà sur 2 autres forums. Cette version est moins épique que la FTL mais l'essentiel est que la France continue d'être la France. L'essentiel étant que l'Empire colonial français utilise ses ressources formidables contre l'Axe et non contre nos Alliés et amis. Mandel, Blum et De Gaulle conduisent la France unique, la Vraie France, à la victoire finale au sein de la Coalition alliée. C'est là tout ce qui compte. Je vous souhaite une bonne lecture. Nuit du 16 Juin 1940 au 17 Juin 1940, Bordeaux. Paul Reynaud vient de démissionner de la Présidence du Conseil de la République française. En effet, il se sent de plus en plus impuissant non seulement face à la ruée des Panzers à travers la France mais également face à la montée du défaitisme au sein de son propre gouvernement, où il se sait désormais minoritaire depuis le 15 Juin et la proposition Chautemps qui va dans le sens d'un Armistice avec l'Allemagne nazie et non pas d'une simple capitulation militaire des Armées de Métropole accompagnée d'une continuation de la lutte depuis l'Empire. Reynaud, a, dans un premier temps, envisagé de donner le pouvoir à Pétain, à la fois par abattement mais aussi, dans le faible espoir de se voir rappeler au pouvoir dans quelques jours du fait du caractère exorbitant des demandes des Nazis. Paul Reynaud Puis, c'est avec un autre nom qu'il décide de se rendre auprès du Président de la République, Albert Lebrun. Albert Lebrun Ce nom, c'est celui de Georges Mandel, que Reynaud recommande comme nouveau Président du Conseil au chef de l’État, bientôt suivi dans ce choix par le Président du Sénat et de la Chambre des députés. Mandel est un patriote farouche, un démocrate ardent et, surtout, il fut farouchement anti-munichois et opposé à toute compromission avec Hitler. Georges Mandel Voilà l'homme dont la France a besoin pour la mener dans ces heures si tragiques. Mandel, qui s'attendait à voir Pétain nommé à la tête du gouvernement, est abasourdi quand il apprend que c'est lui qui a été choisi pour diriger le pays. Mais il se reprend d'emblée et se met immédiatement à la tâche de constituer un gouvernement de combat avec lequel il se repliera en Afrique du Nord pour continuer la guerre contre les hordes fanatisées du Führer. Mandel s'attelle aussi à faire le ménage à la tête de l'Armée française et annonce personnellement son limogeage ou, plutôt, son « Saharisage » au Généralissime Weygand. C'est plus que ne peut en supporter le désormais ex-généralissime. Revêtu de son uniforme de Commandant en chef des armées françaises, il se tire une balle dans la tête, une fois seul dans sa chambre. Il choisit 2 généraux pour le remplacer. Le premier est le Général Hunziger qui devra signer la Capitulation des Armées françaises de Métropole. Le Second est le Général Doumenc qui n'a pas paniqué après Sedan et qui devra prendre la tête des Armées de la République après le Capitulation de la Métropole. Maxime Weygand Charles Huntziger Apprenant la nomination de Mandel à la tête du gouvernement et son intention de continuer la guerre depuis l’Afrique du nord avec comme première étape, le remplacement de Weygand à la tête des Armées, le dénommé Pierre Laval prépare en secret avec ses plus proches amis et collaborateurs la grande trahison qui le fera entrer en grand dans les pages les moins glorieuses de l’histoire française. En effet, Laval ne partira pas pour l’Afrique du nord et se rendra auprès des Allemands pour se mettre à leur service et leur annoncer son intention de prendre la tête d’un nouveau gouvernement, « ami » de l’Allemagne ! Pierre Laval D’autres enfin ont une attitude ambiguë, empreinte d’opportunisme. C’est le cas de l’Amiral Darlan, commandant la Marine nationale qui impose presque sa nomination comme Ministre de la Marine à Georges Mandel en expliquant que l’Armée de terre a déjà son ministre au gouvernement en la personne de De Gaulle, en soulignant la tenue admirable de la Marine durant les opérations (sous-entendu, l’Armée de terre s’est mal comportée mais elle a son ministre) et l’importance de celle-ci pour la poursuite des combats. Bien évidemment, Darlan, qui pourtant s’était petit à petit rapproché des défaitistes (mais en tant qu’ambition sans scrupule, il a bien vu dans quel sens le vent de l’histoire a tourné même s’il n’en reste pas moins un ambitieux), affirme la fidélité de la Flotte au gouvernement légal de Mandel et la volonté farouche des marins français de continuer la guerre. Mandel, qui craint une « sécession » de la Flotte dont Darlan a fait sa chose cède mais n’oubliera pas cette nomination forcée. De Gaulle est furieux mais il comprend la décision du Président du Conseil car sans la Flotte, aucune continuation du combat n’est possible. François Darlan Le matin du 17 Juin 1940 qui restera dans toutes les mémoires, Georges Mandel tînt à la radio un discours mémorable annonçant la continuation du combat pour la démocratie et contre la barbarie nazie et fasciste. C'est en ces termes qu'il s'adressa au peuple français. "Mes chers compatriotes, Le Président de la République m'a désigné pour prendre la tête du gouvernement en ces heures tragiques pour notre pays. Au moment où je vous parle, les armées du Troisième Reich, après avoir capturé Paris, ont franchi la Loire et approchent rapidement de Lyon, isolant nos troupes qui gardaient nos frontières de l'Est et ce, en dépit de lourdes pertes et de la résistance acharnée de nos glorieux soldats, dignes fils des héros de Verdun ! Est-ce donc là la fin de la France ? Mes chers concitoyens, la réponse est non ! Le combat contre l'ennemi honni continue et continuera, sur terre, dans les airs et sur les mers ! En effet, si l'actuelle bataille de France semble irrémédiablement perdue, notre patrie dispose d'un vaste empire colonial, aux ressources formidables, et qui en dépit de l'engagement farouche de ses habitants à nos côtés, n'a pas encore donné la pleine mesure de ses moyens et de ses possibilités. Et c'est là l'ancien ministre des colonies qui vous parle ! Soutenus que nous sommes déjà et que nous serons toujours par les ressources formidables de la puissante Amérique, nous finirons par chasser l'ennemi du sol sacré de notre Mère la France avant de le rejeter dans sa tanière où nous l'anéantirons définitivement ! Et ce, aux côtés de l'admirable Angleterre et de ses Dominions, alliés indéfectibles de la République face à l'impérialisme germanique, assoiffés qu'il est de conquêtes et de domination ! La réponse de la France démocratique, laïque et républicaine est et sera donc une opposition ferme et constante à l'envahisseur barbare et à ses affidés de toute sorte ! Jamais la France ne s'agenouillera face à l'Hitlérisme ! Qu'importe où, nous trouverons une nouvelle « Marne » aux colonnes infernales du Führer ! Nous lutterons aussi longtemps qu'il le faudra, nous avons déjà résisté à des invasions. Et nous repousseront les hordes fanatisées d'Adolf Hitler. Car s'il nous fallu parfois jusqu'à cent ans, nul n'a jamais conquis la France. Mes chers compatriotes, je vous fait ce serment. Un jour, l'heure de notre revanche sonnera, et c'est la France qui sera en première ligne dans sa propre libération. Françaises, Français ! Jeanne d'Arc, Du Guesclin, Napoléon et les héros morts lors de la dernière guerre, pour la sauvegarde de notre liberté, nous regardent, nous les héritiers d'une tradition nationale millénaire, nous les dignes défenseurs de la Révolution ! Aux armes, Citoyens !" Mandel tînt ici un discours capable de toucher l'ensemble des Français patriotes, en alliant Jeanne d'Arc et la défense des valeurs de la Révolution, en alliant laïcité, République et invocation d'une tradition millénaire. Cependant, la teneur des propos de Mandel enragea les Allemands et causa indirectement la mort du Préfet d'Eure-et-Loire, Jean Moulin. Ce dernier, refusant de signer un document infâme, accusant fallacieusement les Tirailleurs sénégalais de crimes envers des civils, finit fusiller par les Allemands qui l'avaient accusé « d'être à la solde du Juif Mandel » ce à quoi il répondit simplement « pas à la solde, au service ». 17 Juin 1940 En ce 17 Juin 1940, Georges Mandel, le nouveau Président du Conseil, s'emploie à remanier son gouvernement en vue de ne plus y faire figurer que des partisans de la continuation de la lutte depuis l'Empire. Il a, pour l'aider dans son choix, le résultat du vote de la proposition Chautemps du 15 Juin. Mandel décide ainsi de remplacer Pétain au poste de vice-président du Conseil par le Socialiste Léon Blum, heureusement présent à Bordeaux, car il est un peu tard pour rechercher des personnalités dispersées un peu partout en France dans le chaos de la débâcle. Dans le même temps, Camille Chautemps, l’autre Vice-Président du Conseil et également défaitiste, est remercié au profit d’Édouard Daladier qui devient donc Vice-Président du Conseil en charge des Affaires étrangères. Léon Blum Édouard Daladier Le président du Conseil décide aussi d'élever De Gaulle au poste de Ministre de la guerre et de le nommer général à titre définitif à son retour de Londres. Ce dernier tînt, dès son retour et en tant que fervent partisan de la continuation du combat depuis l'Empire, à envoyer un message d'espérance au peuple français comme le fit le Président du Conseil, Georges Mandel, quelques heures auparavant. Ces mots, aujourd'hui célèbres, furent les suivants : "Hier, le gouvernement de la République a pris la décision de partir en Afrique du nord afin de continuer la lutte depuis l'Empire. En effet, bien que nous avons été et que nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi, le dernier mot n'a pas été dit. L'espérance ne doit pas disparaître et la défaite n'est pas définitive ! Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire. Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue lui aussi la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des États-Unis. Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là. Moi, Général de Gaulle, Ministre de la Guerre, actuellement à Bordeaux en territoire français, j'invite tous les Français, officiers, soldats, mais aussi ingénieurs et ouvriers spécialistes de l'armement, qui veulent rester libre, à écouter le gouvernement de la France et à rallier l'Empire, ou si cela n'est pas possible, le territoire britannique. Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. Vive la République ! Vive la France !" Le Général Charles de Gaulle, Ministre de la guerre, s'exprimant sur les ondes de Radio-Bordeaux Enfin, le Président du Conseil, soucieux d'avoir un homme de poids pour défendre la position de la France outre-atlantique, décide de nommer Paul Reynaud ambassadeur de France à Washington. C'est aussi un moyen de remercier son prédécesseur pour l'avoir recommandé à la Présidence du Conseil. Pendant ce temps, Hunziger s'attelle à la difficile tâche qui lui a été confiée. Celle de réunir suffisamment de troupes pour pouvoir tenir la semaine que lui a enjoint secrètement Mandel (qui ne veut pas que le fait que l'armée ne se bat encore que pour une semaine ne se répande, ce qui risquerai de briser le moral de la troupe) avant qu'il ne se rende auprès de l'ennemi en vue de signer la capitulation des armées de la Métropole. Dans le même temps, le généralissime doit trouver les troupes à évacuer vers l'AFN. Bref, c'est une tâche immense qui s'offre au nouveau Commandant en chef de l'armée française. Mandel a cependant donné comme consigne à Hunziger d'essayer par tous les moyens d'évacuer le maximum de troupes de l'Armée des Alpes, qui n'a pas craqué face aux assauts italiens. Néanmoins, face à l’urgence de la situation, priorité est donné à l’évacuation des spécialistes en armement et des officiers les plus méritants ainsi qu’à celle des prototypes conçus par les ingénieurs militaires français. Mais la question principale qui se pose au gouvernement est la suivante. Que doit-il faire ? Partir maintenant c'est risquer de perdre sa légitimité auprès de la population et de permettre à des traîtres, de prendre les rênes d'un État désormais sans tête. Mais il faut que le gouvernement parte aussi avant que Bordeaux ne soit à portée de l'armée allemande. Décision est donc prise de partir pour Toulouse d'ici 2 jours car, entre-temps, le gouvernement a besoin des moyens de communications bordelais pour transmettre ses décisions et des paroles d'espérances (Le Général De Gaulle s'avérant être particulièrement doué dans ce domaine) au reste du pays. En effet, il est bien évident que le gouvernement sera temporairement coupé du reste du monde le temps de son transfert vers la Ville rose. Puis, le gouvernement sera transféré par avions long courrier vers Alger une fois la Capitulation militaire signée par Huntziger. Néanmoins, vu qu’il sera beaucoup plus difficile d’évacuer les parlementaires vers Toulouse, leur transfert immédiat vers l’AFN à bord du paquebot Massilia est ordonné par Georges Mandel. Ces derniers débarqueront donc en Afrique avant le gouvernement, qui entend rester le plus longtemps possible en Métropole. Le Paquebot "Massilia" qui transportera les parlementaires de la République française. Churchill est rassuré. A Briare, il avait douté de la solidité de Paul Reynaud face à Pétain et à Weygand et avait même, et cette erreur ne fut heureusement pas catastrophique, délié à demi-mots la France de son serment de ne pas signer de paix séparée avec les Allemands. Désormais, il est soucieux de soutenir à fond son allié français dans son projet de repli en Afrique du Nord et est prêt à utiliser à fond la Royal Navy dans cette optique tandis que malgré les objections de Dowding, le Bomber Command reçoit l'ordre de se lancer (mais de nuit seulement) sur les colonnes de Panzers qui s'apprête à porter l'assaut sur la Loire et la Bretagne, défendues par des Français remotivés par les appels à la résistance du président du Conseil et de son Ministre de la guerre, Charles De Gaulle. Winston Churchill Autre personnalité qui avait des sueurs froides à cause de la situation de la France et qui désormais, n'a plus qu'à penser à comment soutenir la France dans la poursuite de son combat depuis son Empire, Franklin Delanoe Roosevelt, président démocrate des États-Unis d'Amérique. Il décide, secrètement, de tout faire pour que le maximum d'armes soit livré à l'Afrique du Nord française, des transports étant déjà en route. Dans le même temps, la tragédie française pousse de plus en plus la population américaine, d'abord isolationniste, vers l'interventionnisme dans le conflit contre Hitler. Franklin Delanoe Roosevelt Pendant ce temps, en Afrique du nord, le général Noguès annonce au gouvernement que ses forces sont prêtes à la fois à saisir le Maroc espagnol si Franco ose bouger et à une offensive contre la Libye italienne si des renforts lui parviennent de Métropole. Noguès réclame aussi le transfert en AFN de troupes présentes en Syrie/Liban et qui étaient à l'origine destinées à mener des opérations dans les Balkans. Le Général Charles Noguès, commandant en chef du théâtre nord-africain et une des âmes de "sursaut" français Pendant, ce temps, sur le terrain, le combat continue en Métropole. Les Nazis approchent de Lyon, défendue par l’Armée française et dont les ponts ont sauté (bien que cela eu visiblement dérangé Édouard Herriot, Président de la Chambre des députés et maire de la ville, malgré le fait qu’il soit un farouche partisan de la continuation de la lutte). C’est alors que les Allemands font preuve de toute la sauvagerie dont ils sont capables. En effet, après avoir demandé la reddition de la ville et avoir essuyé un refus sec du commandant de la place, Goering lance sa Luftwaffe sur la malheureuse cité qui est rasé en quelques heures, tuant des milliers de personnes mais ne faisant que renforcer la détermination de ses courageux défenseurs. Lyon en ruine filmée après les combats par les actualités militaires allemandes. Mais l’armée française est en lambeaux, seule une partie des forces allemandes attaqueront la ville, les Panzers, eux, la contourneront pour continuer à marcher vers le sud et isoler la Capitale des Gaules. Dans l’est, bien qu’isolées, les forces d’intervalles de la Ligne Maginot n’en continuent pas moins de résister à l’envahisseur, conformément aux ordres d’Hunziger. Darlan, désormais ministre de la Marine d'un gouvernement désireux de continuer la guerre depuis l'AFN s’attelle à une tâche immense. En effet, les bases de Bizerte, Mers-El-Kébir ne sont pas vraiment en mesure d’accueillir sur le long terme les grosses unités de la Royale tandis que l'industrie quasi-inexistante de l'Afrique française mettra du temps à fournir les munitions nécessaires à la Flotte pour lui permettre continuer le combat. Certes, on peut compter sur l'appui américain pour pallier à cette défaillance (tout comme pour l'équipement de l'Armée de terre), mais l'industrie US mettra elle aussi un certain moment avant de pouvoir soutenir efficacement la Marine nationale. De plus, on ne pourra compter sur l'aide britannique, les types de munitions étant incompatibles. Le ministre décide donc d'évacuer massivement vers l'AFN les stocks de munitions de la Royale entreposés à Toulon, quitte à monopoliser des transports qui auraient dû servir à évacuer une partie de l'Armée des Alpes vers l'Afrique. Mandel, rapidement convaincu par les arguments de son Ministre, lui donne carte blanche pour réquisitionner les navires nécessaires à cette évacuation. 18 Juin 1940 Alors que les armées nazies déferlent sur la France, Staline ne reste pas inactif à l'est. Déjà, au moment où le gouvernement français fait le choix définitif de l'exil avec l'éviction de Pétain et de Weygand, celui-ci a déjà croqué les 3 États baltes, Lituanie, Lettonie et Estonie bien que l'annexion ne soit pas encore officielle, Staline s'étant pour l'instant contenté d'installer des régimes communistes à la tête de ces 3 pays. Joseph Staline Dans le même temps, le tyran rouge est passé par les mêmes sentiments que le président américain et le premier ministre britannique. Inquiet voir terrifié à l'idée que la France ne se rende aux Allemands et le laisse seul face aux armées de Hitler, il a été rassuré en partie lorsqu'il a appris les événements de Bordeaux et la décision française de poursuivre la guerre depuis l'empire colonial. Néanmoins, le dictateur souhaite quand même poursuivre l'extension de son glacis protecteur à l'ouest de l'URSS en annexant cette fois la Bessarabie et la Bucovine qui appartiennent depuis 1918 au Royaume de Roumanie, outrepassant le pacte Molotov-Ribentropp de 1939 qui ne lui accordait que la Bessarabie. Déjà, durant l'hiver 1939-1940, il avait envisagé d'envahir ces 2 territoires mais la résistance héroïque de la Finlande l'en avait dissuadé. Mais cette nouvelle annexion va encore plus accentuer l'antagonisme existant entre les gouvernements français et soviétique, au grand dam de Churchill qui lui va tout faire pour caresser Staline dans le sens du poil en nommant notamment un ambassadeur ayant des sympathies marxistes à Moscou, Stafford Cripps. Stafford Cripps, l'homme qu'à choisit Churchill pour ménager le Tyran rouge. Néanmoins, le gouvernement français a quand même totalement abandonné tout projet de bombardement de Bakou ou d'opérations militaires contre l'URSS. Il est désormais totalement concentré sur la lutte contre l'ennemi Germano-Italien même si celle-ci passe d'abord par une évacuation du maximum de monde de la Métropole en direction de l'Afrique du nord, sachant que le temps est compté vu que la capitulation militaire en Métropole doit avoir lieu d'ici environ une semaine. Sur le front, la journée du 18 Juin est marquée par la poursuite de la résistance française sur l'ensemble du front bien que l'ennemi continue partout sa progression. Sur la Loire, l’armée française tente de ralentir la progression des hordes ennemies bien que la chute d’Orléans, le 16, fait que les forces allemandes ont déjà pris pied au sud du fleuve ! En Normandie, la 7ème division de Panzer, commandée par le Boucher d’Airaines, Erwin Rommel, commence le siège de Cherbourg, qui a refusé de se rendre. De même, en Bretagne, l'ennemi est temporairement stoppé près de Rennes le long d'une ligne de défense improvisée en catastrophe. Au col du Brenner, Hitler rencontre Mussolini. Le dictateur allemand demande à son homologue italien d'accélérer les préparatifs de son offensive dans les Alpes mais le jour même, les chasseurs alpins français repoussent une offensive italienne. Mussolini lui, informe le Führer de son intention d'occuper le sud de la France et d'annexer la Savoie, Nice et la Corse ce que Hitler ne peut qu'accepter, vu qu'il sait désormais que la France ne demandera pas l'armistice. Mussolini rencontre Hitler au Col du Brenner Le même jour, la RAF bombarde Hambourg et Brême tandis qu'en France, celle-ci mène des raids sur les colonnes de Panzers afin de ralentir au maximum la progression de ceux-ci vers le sud. Sur la côte atlantique de la France, le courageux équipage du Cuirassé Jean-Bart, toujours en cours de construction dans le port de Saint-Nazaire, s'apprête à sortir en catastrophe du port afin de rejoindre Casablanca et le Maroc. L'équipage a son moral gonflé à bloc depuis le 17 Juin et les discours de Georges Mandel et de De Gaulle appelant à continuer la lutte depuis l'Empire. 19 Juin 1940 Le gouvernement de la République, arrive à Toulouse, qui connaît une grande activité (en effet, se déroule au même moment l’évacuation des ingénieurs en aéronautique qui travaillaient dans la Ville rose.). Toulouse, qui est, pour l’instant, hors de portée des Panzers, devient temporairement la Capitale de la France. Après avoir un moment envisagé de résister sur place, les Cadets de Saumur acceptent finalement de partir vers le sud pour y être évacué vers l’Afrique et ainsi participer à la reconstruction du corps des officiers de l’Armée française. Au-delà de l’héroïsme d’une partie de l’Armée de terre française, c’est la Marine qui redonne du baume au cœur de Georges Mandel. En effet, le Jean-Bart a réussi son évasion de Saint-Nazaire, au nez et à la barbe de la Luftwaffe tandis que l’opération Ariel d’évacuation des soldats alliés (Anglais, Français mais aussi Tchèques, Polonais etc…) du continent bat son plein. Conformément aux ordres du gouvernement français, on s’attache aussi à arracher le maximum de réfugiés, notamment Allemands et Autrichiens antinazis ou bien Juifs de toutes nationalités qui avaient trouvés asile en France. Le Croiseur français "Algérie", au nom évocateur en cette période tragique de préparation de l'exil. 20 Juin 1940 Durant la nuit, le gouvernement français a dressé une liste des officiers les plus méritants en coopération avec le généralissime Hunziger. Ceux-ci devront quitter leurs unités et tout faire pour tenter de s'embarquer pour l'AFN. Parmi cette liste, on compte notamment le général de Lattre de Tassigny qui a brillamment combattu l'envahisseur à la tête de sa 14ème division d'infanterie, division qui a conservé sa cohésion et continue de combattre les Allemands malgré les coups de boutoir de l’ennemi. Le Général Jean de Lattre de Tassigny Soutenu par la Royal Navy, la Marine nationale continue l'évacuation du maximum de troupes et de personnels vers l'Angleterre ou l'Afrique du Nord dans le cadre de l’Opération Ariel. Seront sauvé de la capture des troupes françaises et britanniques mais aussi polonaises, tchécoslovaques, des Républicains espagnols mais aussi des exilés politiques allemands et autrichiens, juifs notamment. Néanmoins, dans le chaos de la débâcle qui s’accentue malgré la volonté farouche du gouvernement, nombre de ses malheureux ne pourront atteindre les ports français à temps (c'est à dire avant les forces allemandes). En plus de mettre la main sur un nombre malheureusement trop élevé de réfugiés politiques, les Allemands récupéreront aussi les prisonniers, notamment des aviateurs, qu'avaient faits les forces françaises. En effet, leur évacuation n'a pas été jugée prioritaire par les Français, qui, il est vrai, avaient d'autres chats à fouetter, au grand désespoir de Winston Churchill. Ainsi, le pilote de chasse allemand, Galland, futur as de la Luftwaffe, sera bientôt en mesure de reprendre le combat au sein de celle-ci. Le futur As allemand, Adolf Galland. Dans le même temps, la RAF ne reste pas inactive et continue de bombarder les colonnes de blindées allemands qui foncent vers le sud. Un bombardier britannique Bleinheim. Pendant ce temps, le gouvernement prépare la capitulation des armées françaises de Métropole qui devra être négociée par Hunziger. Les consignes données au généralissime sont claires. Les conditions ne devront touchées que les forces françaises stationnées en Métropole (hors Corse) et aucune condition touchant un domaine autre que le domaine militaire, notamment le domaine politique, ne devra être acceptée. Si l’immense majorité des Parlementaires sont en route vers Casablanca à bord du Massilia, une partie d’entre eux, souvent pour des raisons encore peu avouables, ont refusé de quitter la Métropole… D’autres, moins chanceux, tentent désespérément d’atteindre un port libre pour pouvoir également évacuer vers l’Afrique et continuer le combat. Sur le front de l'Atlantique, le croiseur de bataille allemand Gneisenau est touché par une torpille du sous-marin britannique Clyde au large de Trondheim. Le Croiseur allemand, Gneisenau. Aux Etats-Unis, Roosevelt soucieux de renforcer son cabinet, y intègre 2 Républicains d'envergure. Henry Stimson devient secrétaire d'État à la guerre tandis que Frank Knox devient secrétaire d'État à la Marine. Stimson, adversaire de l'isolationnisme, sera un champion du Lend-Lease. 21 Juin 1940 Les derniers défenseurs des ruines de Lyon, encerclés et à court de munitions, se rendent aux forces allemandes, nettement supérieure en nombre. Cette résistance héroïque fit l'admiration du Monde tandis que celle-ci, tout comme celle de Lille quelques semaines auparavant, a permis de retenir un nombre important de forces allemandes, facilitant la résistance des différentes lignes de défense dans la Vallée du Rhône. Roosevelt, qui a suivi avec passion le récit de la défense de la Capitale des Gaules, sait maintenant, après les épisodes des combats déjà héroïque sur la Somme, que l'on peut combattre Hitler et ses hordes sanguinaires. Quant à Churchill, il fera un glorieux panégyrique des défenseurs de Lyon à la BBC. Les Allemands ont perdus de nombreux vétérans de Pologne et des combats du nord et se vengent de ces pertes en massacrant les Tirailleurs sénégalais ayant participé à la défense de la Cité des Gônes et parfois des soldats métropolitains ayant pris la défense de leurs camarades africains. L'Afrique noire, déjà pleinement mobilisée contre le Nazisme, est horrifiée et soutient à fond le gouvernement de combat de Georges Mandel et la France. L'Afrique noire française se mobilise En dépit de l'interdiction faîtes par les Nazis d'enterrer les Tirailleurs sénégalais, de nombreux Français passeront outre et leur fourniront une sépulture. Monuments aux morts africains à Verdun. Les Allemands le dynamiteront ! Plus au sud, les défenseurs de la Vallée du Rhône, qui ont brillamment combattu l'ennemi jusque là, savent que l'Allemagne va bientôt déchaîner l'enfer sur eux. 23 Juin 1940 Le général Huntziger se dirigeait vers les lignes allemandes afin de rejoindre un point de rendez-vous fixé avec l’ennemi via l’entremise du gouvernement espagnol. A l’approche du généralissime français, les combats cessèrent dans ce secteur du front et la voiture conduisant Huntziger put continuer sa route vers les positions allemandes sans problème. Arrivé sur place, Huntziger fut accueilli par un général allemand parfaitement francophone. Celui-ci lui apprit qu’Hitler en personne assisterait à la conclusion de l’acte de capitulation de l’armée française qui aurait lieu à Rethondes au sein du wagon où avait été signé l’armistice le 11 Novembre 1918. Huntziger faillit s’en étrangler, les Allemands ajoutaient la symbolique à l’humiliation ! Hitler et ses complices jubilent. Ils pensent avoir écrasé la France pour toujours. Quelques heures plus tard, Huntziger était arrivé à Rethondes. Il dû y subir la lecture par Keitel d’une longue plaidoirie qui accusait la France d’être responsable de la guerre mais, lors de la lecture des conditions allemandes, après le départ d’Hitler, au moment où les Allemands lui dirent que la guerre était finie, Huntziger leur rétorqua que cet acte ne mettrait fin qu’au combat en « France » (sic) mais qu’elle ne mettrait pas fin à la guerre entre la République française et le Reich allemand ce qui mit ses interlocuteurs de mauvaise humeur. En effet, rapidement, il s’avéra que les Allemands n’avaient pas compris que les Français ne voulaient discuter que des conditions de la fin des combats en Métropole, pas d’un armistice englobant le gouvernement français, ses colonies et sa Flotte. Puis, lorsque les envahisseurs demandèrent la livraison par la France à l’Allemagne des réfugiés allemands et autrichiens juifs et antinazis, ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase et Huntziger, ainsi que sa délégation, se levèrent pour quitter le wagon et rejoindre la tente aménagée pour eux par les Allemands. Quelques heures plus tard, les « négociations » reprirent leur cours. Les Allemands campèrent sur leur position mais Huntziger et sa délégation tinrent bon même quand ceux-ci menacèrent d’une brutalisation du conflit face à ce qui restait de l’armée française. Finalement, les Allemands, qui avaient reçu pour consigne de signer assez vite, entrèrent en contact avec Hitler qui accepta de se contenter de la signature d’une capitulation militaire. En effet, il était d’abord désireux d’économiser son armée pour d’autres campagnes, notamment la guerre contre l’URSS dont il rêvait puis il comptait plus sur la clique des collaborateurs français dans le style du Norvégien Quisling (et il allait rapidement la trouver en la personne de Laval) pour obtenir tout ce qu’il voulait de la Métropole française, notamment les réfugiés allemands qui n’auront pu embarquer pour l’Afrique du nord ou passer à l’étranger. C’est par la bouche d’Hunziger, qui allait bientôt partir pour un Oflag que le gouvernement français appris la conclusion de la capitulation et de l’arrêt des combats en Métropole pour le 24 Juin à 12 heures. Dans les faits, l’immense majorité des combats cesseront à l’annonce de la signature de la capitulation. A noter que l’Italie a été représentée par le Maréchal Badoglio. Les combats cesseront donc aussi officiellement entre l’Armée des Alpes et l’armée italienne ce même 24 Juin à 12 heures. Le général Keitel tend l'acte de capitulation au Généralissime Huntziger Dans la soirée, Georges Mandel, désireux d'utiliser jusqu'au bout (c'est à dire jusqu'à l’occupation complète du territoire métropolitain par les armées de l’Axe) les ressources du pays contre l'envahisseur demande à son Ministre de l'intérieur de publier un décret stipulant que l'autorité de la République se maintient sur le territoire français jusqu'à l'arrivée des forces ennemies et que, dès lors, préfets et fonctionnaires doivent obéir aux ordres du gouvernement de la République jusque-là. Le décret stipule que les hauts-fonctionnaires, après avoir fait leur maximum pour maintenir l'ordre dans le pays jusqu'à l'arrivée de l'ennemi, devront démissionner à ce moment et ne pas se soumettre aux ordres des autorités militaires allemandes ou italiennes.
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  23. Au tout début les -5 armés de Mica EM mangeaient les F-15C au petit déjeuner. Quelques années plus tard avec l'arrivée de l'aim120 C5, les cartes ont été rebattues.
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  24. Avec quand même le risque que l'infestation ne soit plus contrôlable et "déborde", y compris sur le lanceur.
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  25. Octobre 1943 En ce mois d'Octobre 1943 se tient la Conférence de Téhéran, réunissant les 4 Grands que sont les États-Unis, l'URSS, la France et le Royaume-uni. Ceux-ci décident de confirmer le déclenchement du débarquement dans la sud de la France en Janvier 1944 en lieu et place du débarquement dans les Balkans voulu par Churchill mais auquel il avait finalement déjà renoncé. Concernant ces mêmes Balkans, Churchill informe le dirigeant soviétique de son intention de soutenir autant les Partisans de Tito que les Tchétniks non collaborateurs de Mihailovic. Concernant la Pologne, les 4 Grands ne parviennent pas à s'entendre sur ses futures frontières, Mandel s'opposant encore à toute cession de territoires polonais à l'URSS. D'ailleurs, démontrant le ferme appui du Président du Conseil aux Polonais, les cartes du Front de l'Est publiées par « La France combattante » montrent les frontières de 1937 avec en plus les États baltes que Staline veut annexer comme nations indépendantes... Notons que c'est au cours de cette conférence que Mandel informa pour la première fois Staline sur les négociations qui ont lieu entre le gouvernement de la République française et la Résistance roumaine regroupée autour du Roi Michel. Le moment venu (c'est à dire quand l'Armée rouge sera aux frontières de la Roumanie), le Roi Michel et la Résistance renverseront Antonescu et déclareront la guerre à l'Allemagne. En échange, la Roumanie récupérera la Transylvanie du nord et la Doubroudja du sud, la Bessarabie et la Bucovine du nord revenant de nouveau à l'URSS. En effet, bien qu'étant favorable au retour aux frontières d'avant guerre, Mandel sait que Staline a cette fois la moralité et le droit de son côté (La Roumanie combattant aux côtés d'Hitler) en ce qui concerne le retour de la Bessarabie à l'URSS… À l'issue de la conférence, Mandel et Churchill ne rentrent pas directement à Alger pour le premier et à Londres pour le second. En effet, les 2 chefs de gouvernement font un détour par Adana, en Turquie, pour discuter avec le président turc Inönü. En effet, ils ont l'intention de faire participer la Turquie neutre à leur tentative pour repousser le plus à l'est possible la limite de l'influence stalinienne. Mandel et Churchill explique au Président turc qu'ils ont les forces suffisantes pour libérer la Grèce, voire l'Albanie, mais que sans l'intervention turque dans le conflit, l'occupation de la Bulgarie par Staline apparaît comme inévitable, ce qui mettra Istanbul, et donc les détroits, à portée des chars russes. Informé par René Massigli des craintes turcs sur le sujet, les 2 hommes espèrent faire mouches. Inönü hésite cependant. En effet, il craint de devoir accepter la présence soviétique sur son sol s'il met fin à la neutralité de son pays. Les 3 hommes se quittent sans parvenir à un accord, le Turc réclamant en plus des garanties militaires massives contre l'inévitable riposte du Reich. Ismet Inönü En URSS, les Troupes soviétiques libèrent Kiev. En Italie, Rome étant libérée, les antagonismes entre le Roi et Badoglio d'un côté et les meneurs de la Résistance de l'autre (soutenus discrètement par la France) refont surface. Les meneurs antifascistes obtiennent le remplacement de Badoglio par Bonomi à la Présidence du Conseil tandis que le Roi Victor-Emmanuel III se retire sans abdiquer et cède ses prérogatives royales à son fils, Humbert. Humbert, Prince de Piemont Au Japon, Yamamoto analyse les dernières victoires américaines dans le Pacifique centre et en tire des conclusions importantes concernant la stratégie des États-Unis dans la région. Tout d'abord, la mobilisation de gigantesques ressources japonaises aux Salomons arrange grandement les Américains, ceux-ci n'ayant que des garnisons isolées face à eux dans le Pacifique centre. Mais surtout, Yamamoto craint que la Flotte combinée ne soit pas prête à l'heure de la bataille décisive qu'il envisage autour des Îles Mariannes. En effet, en dépit du travail acharnée des ouvriers, le Japon ne retrouvera pas une force de frappe aéronavale suffisante avant 1944. Or, Yamamoto a compris que les Américains ignorent délibérément certains atolls forteresses japonais et se contentent de les isoler comme Nauru et Wake. L'Amiral japonais en conclue que les Américains ignoreront Truk et attaqueront le plus vite possible, bien trop vite pour les Japonais, les Îles Mariannes, mettant le Japon à portée des assauts des bombardiers US ! Le commandant de la Flotte combinée rédige un rapport présentant ses conclusions qu'il présente directement à l'Empereur Hiro-Hito, plus susceptible de le comprendre que le Premier ministre Tojo. En effet, Yamamoto propose rien moins que l'abandon de Nauru, Wake et Truk et d'autres îles isolées pour que leurs garnisons renforcent Saipan et Guam. Par ailleurs, ces îlots gaspillent d'autant plus de ressources que des destroyers sont mobilisés inutilement pour les ravitailler alors qu'ils seraient plus utiles à traquer les sous-marins alliés et à défendre les lignes de ravitaillement de la Sphère de Co-prospérité ou plutôt, à défendre le fruit des pillages japonais en Asie. Enfin, l'Amiral propose de retirer la majeure partie des forces aériennes et navales engagées autour de San Cristobal. Ayant pris connaissance du rapport de l'Amiral, l'Empereur tranche en sa faveur. Tojo est furieux. Il n'a pas l'intention d'en rester là. En effet, comment un officier japonais peut-il sciemment abandonner des territoires aux ennemis du Japon, même s'agissant d'atolls n'ayant plus aucune valeur stratégique ? Mais que peut-il bien faire ? S'opposer à l'Empereur-Dieu ? Sûrement pas. Mais il existe une cible qui, si elle est frappée, n'entraînera pas la malédiction divine sur Tojo et ses proches. Yamamoto en personne ! Un jeune officier, Kenji Hatanaka, se porte volontaire pour assassiner l'Amiral… Kenji Hatanaka Quelques jours plus tard, Hatanaka tire au revolver sur Yamamoto qui meurt sur le coup. L'assassin ne cherche même pas à fuir, se croyant à la fois protégé par Tojo tout en pensant que son geste sera cautionné par l'Empereur. Rien n'est plus faux. Hiro-Hito comprend vite qui est le responsable du meurtre de l'Amiral et contraint Tojo à se faire seppuku. Pour mieux humilier son ancien Premier ministre, il lui annonce en personne la nomination au poste de Ministre de la guerre de son ennemi intime… Tomoyuki Yamashita… En parallèle, l'Empereur, soucieux de reprendre la main sur le gouvernement de son pays, nomme son oncle, Naruhiko Higashikuni au poste de Premier ministre.
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  26. Ce serait mieux si la/les raisons de "déboutage" étaient explicitées sinon personnes ne voudra prendre ce genre de job
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  27. C'est ce qui explique l'essentiel des différences de comportement en vol entre deux moteurs pourtant comparables au banc d'essai au sol, mais c'est aussi le plus difficile à faire admettre quand la conviction d'un maintien de l'ordre établi est inébranlable. L'argument turbojet vs turbofan aide à ruiner les fondations de cette conviction, si bien que la suite "passe mieux"
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  28. De toute façon, si il y a eu des avions détruits, on le verra rapidement avec les prochaines images satellites commerciales ou via cette boite israélienne qui en met en ligne de temps en temps.
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  29. Une très bonne année 2018 à tous ! Voici la suite ! Septembre 1943 En URSS, la grande bataille pour le contrôle du bassin du Donbass continue. Au prix de lourdes pertes, les Soviétiques reconquièrent Stalino, la grande cité industrielle de la région et se dirigent vers l'ouest. Dans la bataille du Dniepr qui s'ensuit, les Soviétiques parviennent à établir plusieurs têtes de pont à l'ouest du grand fleuve en dépit des furieuses contres-attaques allemandes. La ligne Panther-Wotan est morte-née et avec, le rêve du Führer d'arrêter les Soviétiques le long d'une ligne fortifiée sur le Dniepr… Soldats soviétiques s'apprêtant à traverser le Dniper. On peut voir une pancarte "À Kiev !" en arrière plan. Dans le Pacifique, le trio des nettoyeurs japonais (Saburo Sakai, Toshio Ōta et Hiroyoshi Nishizawa) semble inarrêtable. Comme dans les récits grecs de l'Antiquité, seul un héros peut en arrêter un autre. Or, un ou plutôt des héros émergent dans le camp allié (ce qui n'exclut en rien le courage chez les pilotes alliés en général). En Septembre, les « Boyington's bastards » de Gregory « Pappy » Boyington, un vétéran des Tigres volants qui combat depuis des années donc l'impérialisme du Japon de Hiro-Hito, infligent de sérieux revers aux pilotes nippons. Toshio Ōta lui-même est tué au combat, laissant Sakai et Nishizawa « orphelins » tandis que le Japon ne peut compenser ses pertes qu'avec des pilotes trop peu formés là où les Alliés prennent au moins le temps de bien former leurs nouvelles recrues. Gregory « Pappy » Boyington Plus au nord, les Américains s'emparent des îles Marshall. Cependant, en vue de préparer le terrain à l'invasion, la Marine américaine avait au préalable déclenchée l'Opération Hailstone (Grêle en Français), un assaut aéronavale sur la base de Truk. Or, Yamamoto avait fait évacuer sa Flotte ce qui fit que seuls quelques petites unités et navires marchands japonais furent coulés en dépit de la débauche de moyens engagés par Nimitz. Néanmoins, la victoire US était désormais assurée aux Marshall, Kwajalein, Eniwetok devinrent des bases avancées des Alliés dans le Pacifique centre au prix de pertes beaucoup moindres qu'aux Gilbert. Un navire japonais coulé dans le lagon de Truk. L’État-major impérial de l'Empire japonais se réunit à Tokyo. Il ne peut que constater que la Chine est toujours debout et que le flot ininterrompu de matériels en provenance de la Route de Birmanie compensera bientôt les lourdes pertes subis par les Chinois, leur permettant d'équiper de nouvelles divisions. C'est alors que les chefs de l'Armée impériale de l'Empire du Soleil levant prêtent oreilles à l'idée proposée par le Commandant de la 15ème Armée, Renya Mutaguchi, visant à « tuer le colosse chinois non en l'affrontant de face mais en lui coupant les jambes par derrière ». En somme, à s'emparer de la Route de Birmanie. L'offensive, baptisée U-GO, sera déclenchée en Janvier 1944. Le mois de Septembre 1943 voit la tenue de la Conférence du Caire. Celle-ci réunit le président américain Franklin Roosevelt, le Premier ministre britannique Winston Churchill, le Président du Conseil français Georges Mandel et le généralissime Tchang Kaï-chek, Président de la République de Chine. Chine désormais reconnue comme étant un partenaire majeur au sein des Alliés donc. Staline refusa de participer à la conférence car le pacte de neutralité soviéto-japonais de 1941 était encore en vigueur. Les réunions eurent lieu à la résidence de l'ambassadeur américain, Alexander Kirk. Les principales clauses de la déclaration du Caire, qui en résulta sont : Le Japon doit être contraint par la force à une reddition sans condition Le Japon doit être dépossédé des îles du Pacifique occupées à partir de 1914 Tous les territoires chinois occupés par le Japon (tels la Mandchourie, l'Île de Taïwan et les Îles Pescadores) doivent être restitués à la Chine La Corée doit être libre et indépendante En marge de la Conférence et dans l'optique de mettre un terme à la « crise » qui sévit entre leurs 2 pays, Churchill et Mandel discutent, en particulier des Balkans. Cet entrevue a été permise grâce à l'insistance d'Anthony Eden côté britannique, et du Général côté français. Les 2 chefs de gouvernement se mettent d'accord pour unir leurs efforts en vue de « sauver » le maximum de territoires des Balkans de l'emprise stalinienne avec notamment un débarquement a minima en Grèce « au moment opportun » de troupes françaises et britanniques. Churchill promet aussi de continuer à aider les Tchéniks, du moins « ceux qui le méritent » tandis que Mandel promet l'envoi de conseiller militaires aux Partisans et « d'insister » auprès de Pierre II et de Subasic pour que Tito obtienne une reconnaissance de leur part. En Italie, les troupes alliées libèrent Rome mais les Allemands se rétablissent plus au nord, le long de la Ligne gothique. En Afrique du nord, le gouvernement Mandel, soucieux de l'indépendance de la patrie à terme, continue à produire des prototypes d'avions et de chars comme le Bloch MB.157, un chasseur conçu par Marcel Bloch et qui n'a rien à envier au P-51 que livre en masse les Américains à l'Armée de l'air. Est également produit le Somua S-42, conçu par l'équipe de l'ingénieur Lavirotte, et qui est bien digne du Sherman qui équipe les Armées américaine et française (et dont on dit d'ailleurs qu'il est issu du Somua S-35). Gerd von Rundsted, commandant allemand du Front ouest et donc des troupes allemandes basées en France transmet un rapport à l'OKW et à Hitler. Il informe ses supérieurs que la France est en situation « quasi-insurrectionnelle » et qu'elle « se couvre de maquis servant de bases arrières aux « terroristes » » Il cite notamment comme zones dangereuses pour la Wehrmacht, le Limousin et les massifs montagneux français comme le Jura, les Alpes, le Massif central et les Pyrénées tout en ne faisant pas du reste du pays une zone sûre pour les soldats allemands. Gerd von Rundsted La guerre mondiale ne se fait pas qu'à grands coups de canons, elle se fait aussi avec des mots. C'est exactement ce qu'ont compris Pierre Dac, le célèbre brocardeur du Régime nazi et des Collaborateurs mais aussi l'un de ses derniers, Philippe Henriot, rien moins que le Ministre de la propagande de l’État français ! En ce mois de Septembre, la guerre des mots qui oppose les deux hommes atteint son sommet lorsque Henriot remet en cause le patriotisme de Dac du fait de ses origines juives. Dac lui répond qu'au moins, sur la tombe de son frère, tombé durant la Grande guerre, il est mentionné « Mort pour la France » tandis que sur celle d'Henriot, il sera écrit « Mort pour Hitler, fusillé par les Français ».
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  30. Sinon, merci à tous les contributeurs belges. Pour leur patience et leurs explications... Edit : d'aillleurs je suis sur qu'eux même ont appris des choses ici.
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  31. On ajoutera alors les pays anglo-saxons, mais c'est vrai que dans leur cas les autochtones ont subi un génocide presque intégral et qu'il ne reste plus grand monde pour broncher. Et en Sibérie ou ailleurs les différentes communautés conservent largement leur culture tout en faisant corps avec la culture russe dominante. C'est violemment honnête mais ça a le mérite d’être enfin explicitement dit. Quand à leur faiblesse économique, qui est récurrente de tout temps - ne serais-ce qu'à cause de leur géographie - malgré la prépondérance de ce facteur, ce pays à d'autres atouts qui mit bout à bout font que c'est encore une grande puissance ; affaiblie certes, mais une grande puissance quand même. En passant on notera la contradiction : La Russie n'est rien, mais c'est une menace existentiel qui exige qu'on la combatte. Dans tout les cas et ironiquement, ce dédain et cette hostilité tendent à justifier la politique de Moscou.
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  32. Par chez moi, on fait la nuance : - le problème de qualité est généralement lié à un procédé mal maîtrisé qui produit des éléments non-répétables, hors tolérances ou ne répondant pas systématiquement au cahier des charges. - la malfaçon génère le même résultat, mais découle d'un choix intentionnel, réalisé le plus souvent dans le but de gagner du temps ou de l'argent. La malfaçon est alors une source volontaire de problèmes de qualité. Mais c'est une nuance qui est peut être propre à mon établissement. [Edit] C'est mon point de vue et je le partage ! [/Edit]
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  33. Aimpoint est meilleur, surtout en ce qui concerne la fiabilité, la qualité, la résistance, et la durée de vie des batteries (quelques centaines d'heures pour les Eotech en règle général contre au moins 5 ans pour le Comp M5, qui utilise des AAA). Il y a eu une grosse, très grosse polémique il y a peu de temps aux USA parce qu'Eotech a vendu des viseurs holographiques défectueux et peu fiables dans des environnements extrêmes au Socom. Les Aimpoint M3/M4 et T1/T2 sont d'ailleurs déjà présents dans l'adt, que cela soit en dotation ou en achat perso. Pour le moment il ne s'agit que d'un concurrent parmi d'autres, on verra ce que ça va donner.
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  34. Non, pas bien : je ne sais rien ni de la "résolution", ni du "nombre d'images pas secondes", ni du "nombre de couleurs par pixel", si on peut ainsi faire le parallèle avec une caméra, toutes données qui dimensionnent la taille d'un flux vidéo brut. En outre je me doute qu'on pourrait peut être échanger des données à un stade intermédiaire de traitement, après filtrage du fond d'image par exemple, voire les différences d'une "image" à l'autre 19 fois sur 20 plutôt que chaque "image" à chaque fois, tactique basique de compression des flux vidéo encore une fois.
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  35. Un défaut d'ébavurage qui favorise des départs de criques a largement de quoi réduire le potentiel de vol. Si j'ai bien suivi ils sont à 3x pour le F-35, donc ces 24000 heures valideraient 8000 heures de vol.
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  36. Je te jure que pour bien viser sur le laser Mégajoule il faut: Que les 85 000 m^2 du bâtiment soit thermostaté avec une précision de 1° C Tenir compte du vent et de la position du soleil Modéliser l'impact des vagues qui roulent sur la cote atlantique Et pour éviter que des camions viennent perturber l'expérience, le bâtiment est au milieu d'un terrain de 730 hectares Alors pourquoi pas la lune pour l'eurofighter
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  37. 24 000 heures pour un chasseur c'est énorme. Et encore plus pour un furtif. Je me demande si c'est vraiment 24 000 heures de vol ou juste que c'est un test qui permet de valider une durée de vie plus raisonnable avec une marge. Bon, il a aussi été envisagé de prolongé la durée de vie des F15 a presque 32 000 heures donc ça reste possible. 24 000 heures de vol, ça peut permettre d'avoir des avions qui volent beaucoup plus (1000 heures par ans ? 3 fois plus que le Rafale) si la disponibilité est suffisante, ce qui compenserait leur faible nombre. On peut aussi se dire que ça permettra de les faire voler beaucoup plus longtemps (70 ans de service ?) mais je me demande si l'avion sera encore crédible dans 24 000 heures de vol. Si le F35 peut vraiment être vendu pour 24 000 heures, ça peut expliquer/justifier son prix. Mais je pense que la plupart des clients du F35 préféreraient un avion 2 fois moins cher avec un potentiel limité à 8 000 heures.
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  38. Désolé, si mon commentaire vous a quelque peu froissé et je comprends votre réaction, mais c'est une erreur de frappe, qui vous a mis dans un tel émoi, en fait c'est 2011 au lieu de 2001, qu'il fallait lire, pour le vol du premier avion de série. lien: https://www.f35.com/about/history Donc depuis 6 ans, on en est à corriger les défauts de jeunesse et à mettre à jour l'appareil. Le soucis quand je lis tout les commentaires et c'est pour cela, que je m'étais abstenu depuis pas mal de temps d'intervenir. C'est la précipitation qu'à LM à vouloir absolument terminer son avion en fonction de leur planning. (Est ce dû à des pénalités, s'il ne livre pas l'avion en temps et en heure?) Plutôt que de prendre leur temps et résoudre posément les différents problèmes auxquels ils sont confrontés. Ils en rajoutent avec leur mise à jour. Autrement en passant comme ça, c'est normale de continuer à tester la durée de vie des cellules alors que l'avion est en production? https://www.f35.com/news/detail/f-35a-lightning-ii-airframe-completes-third-life-testing-in-unique-facility Remarquez 24 000 heures de vol, c'est pas mal.Cela va leur permettre de voler au-de-là de 2050. Ce qui m'énerve le plus dans le programme, c'est le genre de commentaire que j'ai surligné et mis en gras, qui tient plus de l'argument commercial qu'autre chose. Là avec le F35 j'ai l'impression qui n'engage que moi, qu'on est parti dans un délire commercial et engineering. Que personne n'a sifflé la fin de la récré et a été capable de dire non, faisons quelque chose de plus simple à réaliser quitte à léser l'un des protagonistes. Là ou LM a été malhonnête, c'est de réussir à le vendre sans qu'il ne soit terminé et à piéger ainsi les USA.
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  39. Décembre 1942 Suite à la défaite en Nouvelle-Calédonie, l'Amiral Yamamoto se rend en première ligne dans le Pacifique sud en vue de remonter le moral des unités japonaises sur place. Cette opération sera un grand succès de propagande. Yamamoto saluant ses hommes à Rabaul En Union soviétique, les Allemands déclenchent l’opération « Tempête d’Hiver » avec à sa tête Van Manstein en vue de briser l’encerclement de la 6ème armée par les Soviétiques. Mais les Allemands tombent sur un os constitué de forces soviétiques bien supérieures à ce qu’ils avaient prévus et qui renforcent encore plus la supériorité numérique russe par rapport à la force de Manstein. Au bout de quelques jours, non seulement les Soviétiques ont contenu « Tempête d’Hiver » mais ils déclenchent « Saturne », leur propre offensive vers l’ouest. L’État-major allemand ordonne alors la retraite des forces engagés plus au sud dans le Caucase. La 6ème Armée est condamnée mais il faudra atteindre Janvier pour que son commandant, Von Paulus, qu’Hitler a nommé Maréchal pour le contraindre au suicide, ne signe la reddition de ses forces. L'Opération Tempête d'Hiver s'enlise dans la steppe enneigée Au Nord de la Norvège, une nouvelle grande bataille oppose les U-Boots aux Alliés qui tentent de faire passer un important convoi en direction de l'Union soviétique en profitant de la nuit polaire. Désormais, la Marine de surface du IIIème Reich ne sort plus de ses bases et ne sert plus que d'épouvantail (surtout en ce qui concerne le Tirpitz) et à protéger les côtes norvégiennes contre un débarquement allié qu'Hitler juge cependant improbable, la France membre important de la Coalition alliée faisant sûrement pression pour prioriser la libération de son territoire à celle de la Norvège. En Sicile, une horrible guerre d'usure a lieu autour de Catane, transformée en forteresse par Kesselring. O'Connor, qui veut éviter un Stalingrad méditerranéen, ordonne de contourner la position axiste par l'intérieur des terres en vue de reprendre la marche sur Messine. Plus à l'ouest, Patton et Giraud progresse également vers cet objectif après avoir occupés Palerme mais finissent bloqués à Santo Stefano. Cependant, Giraud sortit alors sa carte maîtresse, ses redoutables goumiers marocains qui transpercèrent les défenses germano-italiennes en passant directement par les montagnes les plus inaccessibles. Patton se jeta sur l'occasion et lança ses blindées sur les troupes de l'Axe qui se repliaient, s'ouvrant la route de Messine. Soldats britanniques progressant dans les ruines de Catane Kesselring, bien que génial organisateur, ne put organiser la retraite sur Regio di Calabre, ville du continent la plus proche de la Sicile et située en face de Messine. Seuls quelques centaines de fuyards italiens comme allemands purent rejoindre l'Italie continentale. Un énorme butin fut pris par Patton qui ne se fit pas prier pour fanfaronner et se faire photographier devant celui-ci. Mais il n'oublia pas les Français, en bon Francophile, et vanta leurs mérites aux médias anglo-saxons. La Sicile est tombée en un peu plus d'un mois tandis que des milliers de défenseurs sont contraint à la reddition. C'est une grande victoire pour les Alliés d'autant qu'à la surprise générale, elle entraîne quelques jours plus tard la chute de Mussolini, chute célébrée dans la liesse par le peuple italien dans ce qu'on appellera « Le Noël de la Liberté », le dictateur ayant été renversé le 25 Décembre 1942. Pour les Allemands capturés, c'est la stupéfaction la plus complète comme le montrent si bien les films pris par les actualités militaires alliées. Le nouveau gouvernement dirigé par le Maréchal Badoglio prend immédiatement langue avec les Alliés en vue de la signature d'un Armistice. Les Français insistent cependant pour que si l'Armée italienne en Yougoslavie décide de ne pas combattre les Allemands (dont la réaction brutale est à prévoir), celle-ci cède au moins ses armes en priorité aux Tchéniks et non aux Partisans de Tito. La satisfaction du Roi Pierre II et de son gouvernement qui se sentait de plus en plus marginalisé est grande. Cependant, les autorités italiennes craignent tellement les Allemands qu'elles décident de garder le secret sur les négociations avec les Alliés et de ne pas envoyer d'instructions à ses forces par peur que les Allemands ne les interceptent ! Pietro Badoglio En Grande Bretagne, publication du rapport Beveridge qui y est très bien accueilli. En effet, il propose la création d'une sécurité sociale après la guerre. Janvier 1943 Les Alliés, prudents (en dépit de la conclusion d'un armistice secret avec le gouvernement Badoglio), débarquent bien au sud de Rome, à Regio di Calabre tout d’abord (6 Janvier) puis dans la région de Salerne (12 Janvier) ce qui n’empêchent pas les troupes alliées de tomber sur des soldats allemands et italiens qui résistent avec acharnement. Les soldats alliés devant notamment repousser les contre-attaques enragées d'une division de Panzers. En effet, si Mussolini est tombé, les responsables de sa chute maintiennent toujours la fiction que l’Italie reste en guerre dans l’espoir de duper les Allemands. Pire, des troupes italiennes affrontent les Alliés aux côtés des Allemands autour de Salerne, à la grande fureur des dirigeants alliés. Mais l’espoir du gouvernement Badoglio s’avérera vain. Alors qu’ils subissent de lourdes pertes face à la contre-offensive soviétique menée par Joukov dans le contexte de la bataille de Stalingrad, les allemands ont encore suffisamment de réserves pour envoyer des troupes occuper la péninsule italienne sous prétexte de la défendre face à l’invasion alliée. En effet, ceux-ci se doutent bien des intentions du nouveau gouvernement italien de capituler. De plus, ces renforts peuvent tranquillement marcher vers le sud de l'Italie, vu que Rome est toujours officiellement l'alliée de l'Allemagne. Les Italiens se sont fort mal organisés. En effet, pour garder le secret sur leurs intentions, ils n’ont donnés aucune instruction à leurs forces sur les mesures à prendre suite à l’annonce de la capitulation. Désireux de forcer Badoglio et Victor-Emmanuel III à ordonner aux soldats italiens de cesser de combattre leurs troupes, les dirigeants occidentaux font annoncer par Radio-Alger la teneur de l'accord secret conclu entre eux et les Italiens. Ceux-ci, penauds, doivent à leur tour annoncer l'armistice à leurs concitoyens. Or, comme les unités allemandes et italiennes sont souvent proches les unes des autres, ce qui devait arriver arriva suite à l’annonce de l’armistice. La majeure partie de l’Armée italienne est désarmée par les Allemands suite à cette annonce tandis que ceux-ci prennent rapidement le contrôle de l’Italie tandis que lors d’un raid audacieux, les Allemands libèrent Mussolini de sa captivité et le placent à la tête d’un État fantoche en Italie du nord, la République sociale italienne. Une République diminuée non seulement des territoires dont se sont emparés les Alliés mais également du Tyrol du sud, annexée par le Reich allemand, mais également de Trieste et de l'Istrie, transformée en gouvernorats militaires gérés directement par l'Armée allemande, tandis que le gouvernement de Badoglio s’est replié à Brindisi. Soldats italiens partant en captivité Le chaos est indescriptible autour de Salerne. Les soldats italiens se rendant en masse aux Alliés et se faisant soudain tirer dans le dos par ceux qui étaient encore leurs alliés 1 heure plus tôt ! Néanmoins, la soudaine disparition de l'Armée italienne du corps de bataille de l'Axe contraint cependant les Allemands à se replier plus au nord, sur Naples. Les troupes françaises, elles, n’ont pas participé à l’opération Husky (le débarquement de Salerne). En effet, elles sont maintenues en réserve par Eisenhower pour se reconstituer en vue des opérations futures en Italie. Cependant, tandis que la Wermacht a déjà abandonné la Sardaigne, du fait des bombardements massifs de l'aviation alliée, la Corse, dont les Flottes alliées font le blocus, coinçant la garnison allemande, voit la Résistance, l’une des plus actives de France métropolitaine, déclencher d'elle-même un soulèvement général contre l’occupant, soulèvement auquel se joint… la garnison italienne ! Les Allemands se battent avec opiniâtreté contre leurs anciens alliés et les Résistants corses. Giraud a mal à son cœur de Français. Certes, il est un soldat obéissant et n'a pas une âme de rebelle mais il ne peut supporter l'idée de rester l'arme au pied pendant que la Corse meurt. Il prend de son propre chef contact avec Mandel qui n'hésite pas une seule seconde à approuver l'opération proposée par Henri Giraud. L'officier propose, en effet, au Président du Conseil français de demander à Eisenhower d'envoyer la 1ère Armée française soutenir la Résistance corse et libérer l'île. Eisenhower cependant, tergiverse mais comprend rapidement que la Corse est un objectif non seulement symbolique (elle sera la première portion de la Métropole française libérée) mais aussi stratégique. En effet, De Gaulle parvient finalement à convaincre le Commandant suprême des forces alliées en Europe d'accepter l'opération en lui expliquant que la présence alliée en Corse menacera les flancs des Allemands stationnés en Italie. Eisenhower finit par céder et accepte le déclenchement de l'opération Vésuve. La résistance allemande en Corse s’effondre rapidement suite à l’intervention de la 1ère Armée française, dans laquelle s’illustre encore une fois de plus le Colonel de la 1ère Division blindée, De Hautecloque. Giraud sera encensé par la presse alliée, qui à la vu de la chronologie, comprend bien que le Général français a dû faire pression sur Eisenhower pour sauver ses compatriotes. Les Goumiers, déjà héros de la Bataille de Sicile, participent à la Libération de la Corse La Corse est un symbole, elle est le premier territoire métropolitain libéré, en partie par la Résistance intérieure, en partie par l’Armée d’Alger. Elle sera aussi un laboratoire pour l’organisation du retour de l’Administration républicaine en territoire français. Expérience des plus réussies avec la retour de l'autorité de l’État républicain en Corse par l'entremise de la réintégration dans ses fonctions du Préfet Jules Henri Anastase Petitjean. En Mer Égée, Churchill décide de soutenir la garnison italienne des îles du Dodécanèse (colonie italienne qui comprend l’île de Rhodes), assaillie par les forces allemandes. L’opération est un succès et les Allemands sont chassés de l’île malgré la riposte de la Luftwaffe et l’envoi de parachutistes dans les îles tandis que la majeure partie de la garnison italienne rallie les Alliés, seule les Chemises noires restant fidèles à Mussolini et sa République sociale et sont donc internés. Churchill aimerait pousser plus loin et organiser un débarquement en Grèce continentale mais la dureté des combats en Italie et les ressources qu’ils nécessitent, la présence d’importantes forces allemandes en Grèce finissent par l’en dissuader. Partout en Italie se forment des groupes de Partisans qui luttent contre l’envahisseur nazi tandis que certains soldats italiens en Yougoslavie rallient les Partisans de Tito ! Une fraction moins importante rallie de son côté les forces tchéniks. De plus, l’immense majorité des soldats italiens capturés par les Allemands refuseront d’être libérés contre un recrutement dans l’armée de la République sociale tandis que la Flotte italienne, ou plutôt ce qu’il en reste, a ralliée les Alliés. Un Partisan italien En Yougoslavie, toujours, la certitude d'une défection italienne puis le fait que cette crainte s'avérera fondée pour les Allemands, contraints ceux-ci à annuler l'offensive qu'ils avaient prévus de lancer contre Tito, qui les nargue depuis sa « capitale », Bihac. Mieux, les Partisans yougoslaves s'emparent de la majorité de l'armement abandonné par les soldats italiens en déroute ! Pour Mihailovic, c'est un grave échec. Le chef des Tchéniks a été pris de vitesse par les Partisans communistes non seulement en ce qui concerne la prise de leurs armes aux Italiens, mais également dans le domaine territorial, les Partisans ayant pris une part nettement plus importante des territoires yougoslaves occupés par l'Armée italienne que les Tchéniks. Cependant, il garde le soutien indéfectible des autorités d'Alger. Mais à Londres, on commencer à murmurer… En Albanie, les Allemands réagissent également rapidement en occupant les villes du pays. Soucieux de s'attirer les bonnes faveurs des groupes nationalistes, ils proclament l'indépendance du pays, qui conserve la région du Kosovo. Drapeau de l’État albanais collaborateur A la fin du mois, Von Paulus, commandant l’armée allemande assiégée à Stalingrad, capitule à la tête de ses forces. Les Soviétiques ont gagné la bataille de Stalingrad. Au Nord, durant ce mois de Janvier 1943, les Soviétiques parviennent à briser de nouveau le siège de Leningrad, permettant de ravitailler la Cité assiégée. Les Allemands ont la prudence de retirer le Corps expéditionnaire italien de la ligne de Front russe avant la conclusion de l'Armistice par Badoglio. Officiellement car sa combativité est considérée comme trop faible du fait des pertes subies. En réalité, les Allemands n'ont plus confiance dans une armée italienne dont le gouvernement s'apprête à capituler. Le 30 Janvier, les Britanniques célèbrent à leur manière l'anniversaire de la prise du pouvoir par les Nazis en lançant un raid sur Berlin. Le raid a lieu au moment où Goebbels et Goering tiennent un discours à l'occasion de cet anniversaire. Notons qu'Hitler lui-même ne tient pas de discours à cette occasion, premier signe du retrait du dictateur de la vie publique alors que les revers militaires commencent à se multiplier. Face à cette situation, le Führer convoque le Roi de Bulgarie, Boris III, au Berghof (où se trouve Mussolini, libéré par des commandos allemands). Le dictateur allemand lui demande (ou plutôt lui ordonne) d’entrer en guerre contre l’URSS et l’envoi d’un Corps expéditionnaire bulgare sur place. Le monarque lui répond que cela est impossible, du fait, notamment, de la Russophilie de son peuple. Hitler entre alors dans une colère noire et tance si vertement le souverain bulgare que celui-ci en tombe malade. Il mourra quelques jours plus tard à Sofia. Son jeune fils, Siméon II, lui succède sur le trône. Cependant, non seulement la Régence mise en place n’enverra pas de troupes bulgares sur le front de l’Est mais en plus, elle entame des négociations de paix secrètes avec les Alliés. Le Tsar Boris III En Birmanie, échec d'une offensive britannique visant à reprendre Rangoon en dépit de la supériorité numérique alliée. Février 1943 En URSS, la contre-offensive soviétique vers l’ouest se poursuit. Les armées de Staline libèrent Kharkov, Rostov et Koursk, et pénètrent de nouveau en Ukraine orientale. Von Manstein, qui commande les forces allemandes sur le Front sud, fait des miracles mais cela semble insuffisant pour stopper l’Armée rouge. Les négociations finno-soviétiques se poursuivent mais désormais, ce sont les Finlandais qui sont en position de faiblesse après Stalingrad. De plus, Staline espère faire tomber la Finlande dans son escarcelle. Les négociations capotent donc. Stalingrad et la reddition italienne ont aussi comme conséquence d'accélérer les préparatifs de la Résistance roumaine, conduite par le Roi Michel, pour renverser Antonescu et faire en sorte que l'Armée roumaine rejoigne le combat commun contre l'Axe. Salazar, le dictateur portugais, comprend que le vent a tourné en faveur des Alliés et décide de se rapprocher d'eux. Le premier geste de cette politique est le rappel de son ambassadeur à Paris. À la place, c'est désormais Alger et la République française que reconnaît Lisbonne comme représentant du peuple français. Cependant, Mandel rejette les différents noms d'ambassadeur proposés par Salazar et demande que Lisbonne lui envoie un homme qu'il considère comme un héros... Aristides de Sousa Mendes Consul du Portugal à Bordeaux en Juin 1940, il a délivré des milliers de visas à des personnalités souhaitant fuir la France envahie pour, via le Portugal, rejoindre soit l'Amérique, soit l'Afrique du Nord. De Sousa Mendes a également sauvé des milliers de Juifs des griffes de Hitler. Mandel, qui souhaite récompenser ce héros et envoyer un signal fort a donc demandé expressément à Salazar que ce soit qui lui qui représente le Portugal à Alger. Mendes, en disgrâce depuis Juin 1940, retrouve donc son statut. L'Espagne de Franco commence elle aussi à s'éloigner des puissances de l'Axe. Franco demande en effet le rappel de la « Division Azul » espagnole combattant sur le Front de l'Est. Seuls restent des volontaires se battant désormais au sein d'une « Legion Azul ». En Italie, Naples se soulève contre l'occupation nazie. Après plusieurs jours de furieux combats de rues, les Allemands doivent quitter la ville ! Entrée des soldats britanniques dans Naples Goebbels, dans un grand discours tenu au Palais des sports de Berlin devant les plus hauts dignitaires du IIIème Reich et également radiodiffusé, proclame « la guerre totale ». Georges Mandel, dans une déclaration contresignée par les membres de son gouvernement, affirme que l'ennemi de la République française n'est pas le peuple allemand mais « ses cruels dirigeants » et l'appelle à se soulever contre ceux-ci. Le Président du Conseil français aurait aimé s'adresser devant le Congrès (qui regroupe le Chambre des députés, le Sénat mais aussi le Conseil de l'Empire) pour répondre au Nazi mais il est secrètement en route pour le Québec où va se tenir une Conférence durant laquelle États-Unis, Grande-Bretagne et France donc statueront de la stratégie à poursuivre en Europe et dans le Pacifique ainsi que du sort de l'Italie. Parmi les décisions prises à Québec, figure : - Priorité accordée à un assaut dans le sud de la France pour Janvier 1944 (débarquer dans le nord du pays à cette date étant impossible du fait du probable mauvais temps et attendre la belle saison étant hors de propos car cela permettrait aux Allemands d'être encore mieux préparés) sur celle d'une stratégie balkanique, où l'on se contentera de soutenir les guérillas locales. Décision prise au grand désespoir de Churchill. - Intensification de la campagne aérienne contre le Reich en vue de préparer le terrain à l'assaut sur la France. - En ce qui concerne l'Italie, un statut de cobelligérant lui est accordé, mais elle n'est pas considérée comme un Allié à part entière. Par ailleurs, l'ensemble de ses colonies lui seront retirées après la guerre. - Dans le Pacifique, un assaut sera déclenché contre les Nouvelles-Hébrides et les îles Fidji le mois suivant, 2 nouveaux Portes-avions américains (L'Essex et le Cabot) étant sortis des chantiers navals et pouvant donc enfin fournir la couverture aérienne nécessaire à l'opération. On décide également d'augmenter encore l'aide à la Chine et de renforcer l'arme sous-marine en vue d'affaiblir le Japon en le coupant des ressources dont il s'est emparé. En Norvège, destruction de l'usine de production d'eau lourde de Telemark par la Résistance. En Allemagne, démantèlement du réseau de résistance antinazi de « La Rose blanche ».
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  40. Juin 1942 Conformément aux plans de leur Haut-Commandement, les Allemands lancent un assaut préliminaire sur la Crimée en vue de protéger le flanc sud de leur assaut contre les champs pétrolifères du Caucase. Si la Crimée est rapidement occupée, ce n'est pas le cas de la forteresse de Sébastopol qui résistera 1 mois aux assauts des Nazis aidés pourtant de leurs alliés roumains et de canons géants. Ainsi, Sébastopol n'est pas encore tombée lorsque le reste du groupe d'Armée du Sud lance sa grande offensive d'été en direction du Caucase et de Stalingrad. Sebastopol après la bataille En France, le « Chef du gouvernement » de l’État français collaborateur, Pierre Laval, déclare, dans un discours prononcé le jour anniversaire du déclenchement de Barbarossa, soit le 22 Juin, souhaiter la victoire de l'Allemagne car « sans elle, le Bolchévisme s'installerait partout » ! Bien évidemment, ce discours est rapidement dénoncé par le gouvernement de la République française depuis Alger, De Gaulle mettant toute sa verve à dénoncer le « Collaborateur Laval ». Georges Mandel rappelle dans le même temps l'admiration du peuple français pour l'héroïque résistance du peuple soviétique. Pierre Laval et Carl Oberg C'est en ces termes que le Général répondra au « Chef du gouvernement » de l’État français. « Les derniers voiles, sous lesquels l'ennemi et la trahison opéraient contre la France, sont désormais déchirés. L'enjeu de cette guerre est clair pour tous les Français : c'est l'indépendance ou l'esclavage. Chacun a le devoir sacré de faire tout pour contribuer à libérer la patrie par l'écrasement de l'envahisseur. Il n'y a d'issue et d'avenir que par la victoire. Mais cette épreuve gigantesque a révélé à la nation que le danger qui menace son existence n'est pas venu seulement du dehors et qu'une victoire qui n'entraînerait pas un courageux et profond renouvellement intérieur ne serait pas la victoire. Un groupe, issu d'une criminelle collaboration, s'exalte en pouvoir personnel. Le peuple français le condamne. La France s'unit pour la victoire. Malgré les chaînes et le bâillon qui tiennent la nation en servitude, mille témoignages, venus du plus profond d'elle-même, font apercevoir son désir et entendre son espérance. Nous les proclamons en son nom. Nous affirmons les buts de guerre du peuple français. Nous voulons que tout ce qui appartient à la nation française revienne en sa possession. Le terme de la guerre est, pour nous, à la fois la restauration de la complète intégrité du territoire, de l'Empire, du patrimoine français et celle de la souveraineté complète de la nation sur elle-même. Toute usurpation, qu'elle vienne du dedans ou qu'elle vienne du dehors, doit être détruite et balayée. De même que nous prétendons rendre la France seule et unique maîtresse chez elle, ainsi ferons-nous en sorte que le peuple français soit seul et unique maître chez lui. En même temps que les Français seront libérés de l'oppression ennemie, toutes leurs libertés intérieures devront leur être rendues. Une fois l'ennemi chassé du territoire, les institutions pour l'instant en exil, reprendront leur place conformément au vœu profond du peuple français. Nous voulons que tout ce qui a porté et tout ce qui porte atteinte aux droits, aux intérêts, à l'honneur de la nation française soit châtié et aboli. Cela signifie, d'abord, que les chefs ennemis qui abusent des droits de la guerre au détriment des personnes et des propriétés françaises, aussi bien que les traîtres qui coopèrent avec eux, devront être punis. Cela signifie, ensuite, que le système totalitaire qui a soulevé, armé, poussé nos ennemis contre nous soit à tout jamais renversé. Nous voulons que les Français puissent vivre dans la sécurité. A l'extérieur, il faudra que soient obtenues, contre l'envahisseur séculaire, les garanties matérielles qui le rendra incapable d'agression et d'oppression. A l'intérieur, il faudra que soient réalisées, contre la tyrannie du perpétuel abus, les garanties pratiques qui assureront à chacun la liberté et la dignité dans son travail et dans son existence. La sécurité nationale et la sécurité sociale sont, pour le gouvernement de la République, des buts impératifs et conjugués. Nous voulons que l'organisation mécanique des masses humaines, que l'ennemi a réalisée au mépris de toute religion, de toute morale, de toute charité, sous prétexte d'être assez fort pour pouvoir opprimer les autres, soit définitivement abolie. Et nous voulons en même temps que, dans un puissant renouveau des ressources de la nation et de l'Empire par une technique dirigée, l'idéal séculaire français de liberté, d'égalité, de fraternité soit désormais mis en pratique chez nous, de telle sorte que chacun soit libre de sa pensée, de ses croyances, de ses actions, que chacun ait, au départ de son activité sociale, des chances égales à celles de tous les autres, que chacun soit respecté par tous et aidé s'il en a besoin. Nous voulons que cette guerre, qui affecte au même titre le destin de tous les peuples et qui unit les démocraties dans un seul et même effort, ait pour conséquence une organisation du monde établissant, d'une manière durable, la solidarité et l'aide mutuelle des nations dans tous les domaines. Et nous entendons que la France occupe, dans ce système international, la place éminente qui lui est assignée par sa valeur et par son génie. La France et le monde luttent et souffrent pour la liberté, la justice, le droit des gens à disposer d'eux-mêmes. Il faut que le droit des gens à disposer d'eux-mêmes, la justice et la liberté gagnent cette guerre, en fait comme en droit, au profit de chaque homme, comme au profit de chaque État. Une telle victoire française et humaine est la seule qui puisse compenser les épreuves sans exemple que traverse notre patrie, la seule qui puisse lui ouvrir de nouveau la route de la grandeur. Une telle victoire vaut tous les efforts et tous les sacrifices. Nous vaincrons! » En Birmanie, les Japonais, du fait de la mousson, ne peuvent aller plus loin. La Route de Birmanie qui permet aux Alliés de ravitailler l'Armée chinoise reste donc ouverte. Dans le Pacifique, la bataille de Midway commence par une attaque de diversion des Japonais sur les îles Aléoutiennes, en Alaska. Mais les Américains, au courant des plans japonais car ils ont pu décrypter leurs messages radio, n'ont pas dispersés leurs forces et se tiennent prêt à repousser l'assaut d'une force de 4 Portes-avions (Akagi, Kaga, Hiryu, Soryu) avec un nombre équivalent de Portes-avions (Enterprise, Hornet, Yorktown et Lexington). L'Akagi est prêt au combat La bataille qui s'ensuit est rude et est la première de l'histoire à opposer 2 flottes qui ne se combattront que par aviation interposée. Les premiers à attaquer sont les Japonais, qui lancent un raid contre l'île de Midway elle-même. En effet, Nagumo, qui commande l'avant-garde, se sent protégé par l'écran de sous-marins placé entre Midway et Pearl Harbor par l'Amirauté japonaise. Cependant, ce sont les sous-marins alliés qui détectent la Flotte combinée avant leurs homologues nippons et signalent sa position à Nimitz. Malheureusement, le Sous-marin américain est repéré. Cependant, même s'il parvient à s'échapper, il a mis les Japonais en état d'alerte. Pendant ce temps, Midway est ravagée par les bombes japonais non sans que les courageux défenseurs US n'infligent des pertes substantielles aux assaillants. Au retour des avions qui ont participé au raid sur Midway, Nagumo décide de faire de l'assaut aérien contre les Portes-avions américains une priorité pour sa Flotte. C'est à ce moment que les appareils lancés par Nimitz, des bombardiers torpilleurs et en piqués, solidement escortés, arrivèrent en vue de la Flotte nippone et se ruèrent à l'assaut. En dépit de leur talent, les pilotes des Zéros qui protégeaient la Flotte de Nagumo ne purent empêcher les Américains de couler le Soryu et d'endommager le Hiryu. A peine l'assaut terminé, l'Amiral japonais lança ses propres appareils contre la Flotte US, dont il venait d'apprendre la position. Les vétérans de Pearl Harbor firent payer cher aux Américains l'affront de la destruction du Soryu en coulant le Yorktown et l'Entreprise ! Nagumo pouvait alors transmettre un message enthousiaste à Yamamoto et à Tokyo, annonçant que la Flotte US ne survivrait pas à un second assaut à 3 contre 2 ! C'est alors qu'une gigantesque explosion déchiquette le Hiryu ! Un sous-marin allié, le USS Nautilus (SS-168), ayant en effet infiltré le Flotte ennemie et attaqué le Porte-avions japonais déjà endommagé. Nagumo ne peut qu'annoncer le désastre à son supérieur. Yamamoto reste de marbre comme l'explique ses subordonnés directs mais ordonne à la Flotte japonaise de retraiter vers le Japon. Si les pertes en pilotes et en appareils dans les deux camps sont extrêmement lourdes, les USA peuvent plus aisément compenser les leurs contrairement aux Japonais pour qui la perte de leurs précieux Portes-avions et pilotes chevronnés est une catastrophe. Cependant, le Japon est très loin d'être vaincu. En effet, Au soir de la retraite de Midway, Yamamoto, un moment ébranlé par cet échec, se ressaisit. Il décide de regrouper ses forces et de lancer l'opération FS, l"invasion des Fidji et de la Nouvelle Calédonie en vue d'isoler l'Australie et de la contraindre à la paix. Ce qui est ambitieux, vu que même les Français, dont la Métropole est entièrement occupée, continuent la guerre. Alors un simple blocus... Yamamoto sait que si, comme il s'en doute, l'Australie refuse de signer la paix, alors il devra envahir l'île-continent. Mais avant de songer à envahir les Fidji et la Nouvelle-Calédonie, il faut d'abord investir Port-Moresby, dernière place alliée en Nouvelle-Guinée. Après avoir rapidement obtenu l'aval du Haut Etat-Major impérial et de l'Empereur lui-même pour déclencher FS, il envoie ses ordres. Les PA basés à Singapour sont déplacés à Truk où ils rejoindront la Flotte qui a combattue à Midway. Mais Yamamoto espère que FS et la menace pesant sur l'Australie contraindra les Alliés, notamment les Britanniques, à tenter de s'opposer à l'invasion dans une grande bataille aéronavale que l'Amiral japonais espère décisive. L'assaut préliminaire sur Port-Moresby est programmé pour début Juillet. En Tunisie, le Prince Moncef de la dynastie husseinite devient le nouveau Bey de Tunis. Son discours d'investiture, s'il est un éloge de la liberté et un appel aux Tunisiens à se battre pour elle aux côtés de la République française, est aussi un plaidoyer en faveur d'une indépendance à terme de son pays. Il se rapproche rapidement des militants indépendantistes du Néo-Destour. Moncef Bey Juillet 1942 Face à l’arrivée massive de troupes américaines en Grande-Bretagne et en Afrique du nord, Hitler ordonne l’envoi d’importants renforts en France et en Italie (notamment en Sicile et en Sardaigne). Dans le même temps, l'offensive allemande se développe en direction de Stalingrad, premier objectif pour les armées du Führer. En effet, la prise de cette ville a pour objectif de sécuriser le flanc nord de l'offensive principale contre le Caucase et les champs pétroliers de Bakou. En Crimée, la forteresse de Sébastopol finit par tomber aux mains de l'Armée allemande, mais la résistance soviétique lui a coûté fort cher. Le Führer fait bien de se méfier. En effet, ce n'est que suite aux mauvaises performances lors des entraînements des soldats canadiens et au mauvais temps associé à un raid de l'aviation allemande contre la Flotte rassemblée à l'occasion que les Alliés ont retardé l'Opération Rutter (devenue désormais Jubilee/Jubilée), un puissant raid sur Dieppe, en Normandie ! Celui-ci devait initialement avoir lieu au mois de Juillet mais il a finalement été reporté au mois suivant. Dans le Pacifique, l'assaut sur Port-Moresby, préliminaire à l'opération FS, est lancé. Les Alliés, ne se sentant pas de taille à affronter la puissante Flotte rassemblée par Yamamoto, préfèrent évacuer leurs garnisons de Nouvelle-Guinée. C'est donc dans un port vidé de tous ses défenseurs que débarquent l'infanterie japonaise ! Cependant, les Alliés qui ont bien compris que l’objectif des Nippons était d'isoler l'Australie, ont décidés, d'un commun accord, d'envoyer à Brisbane la Flotte britannique de l'Océan indien. Mais déjà, Yamamoto lance 2 Flottes contre les Fidji et la Nouvelle-Calédonie... Port Moresby L'autre événement marquant de ce mois de Juillet 1942 est la Conférence d'Alger, qui se tient dans la capitale provisoire de la République française. Staline ne participe pas à cette rencontre entre Georges Mandel, Winston Churchill et Franklin Roosevelt. Les 3 Grands décident d'exiger la capitulation sans condition des puissances de l'Axe, d'opérer rapidement un débarquement en Sicile suivi d'un autre dans la péninsule italienne tout en décidant de maintenir leur aide à l'URSS. C'est au cours de la conférence que les rumeurs qui étaient parvenus à Alger se confirment. Une gigantesque rafle des Juifs de France occupée a été organisée par les Nazis, soutenus par leurs affidés de l’État français. Les Forces de Sécurité Légionnaires (FSL), les pseudos soldats de Pétain et Laval participent aux côtés de la Gestapo et de l'Armée allemande à l'arrestation de masse des Juifs de France, qu'ils soient Français ou étrangers. Les débris de la police et de la gendarmerie française qui ont ralliés le Régime collaborateur soutiennent également le crime. Néanmoins, il se trouve des policiers et des gendarmes français, résistants ou tout simplement humains, pour faire de leur mieux pour prévenir les Juifs du sort qui les attend. Ainsi, de nombreuses personnes échapperont à l'arrestation et parviendront à se cacher, aidées en cela par la Résistance. Mandel dénoncera cette rafle sur les ondes de Radio-Alger ainsi que de Gaulle et les plus hautes personnalités du Cabinet de la République. Les Français prennent conscience du sort qui attend leur malheureux frères juifs mais des milliers de personnes sont tout de même regroupées dans des camps partout en France, notamment dans le tristement célèbre Drancy. Des ordres sont rapidement donnés à la Résistance en vue d'empêcher dans la mesure du possible les déportations vers la Pologne. Création en Union soviétique du « Comité de l'Allemagne libre ». Il est composé d'écrivains émigrés, de chefs, de députés du Reichstag, d'officier et de soldats allemands, ramassés dans les camps de prisonniers. L’objectif du Comité est de revenir aux frontières de 1937, d’entamer des négociations de paix et de démettre et poursuivre les dirigeants nazis. Le drapeau du comité n'est non pas celui de la République de Weimar mais celui de l'Empire allemand, noir, blanc et rouge, considéré comme plus populaire. Le Colonel Hans-Günter van Hooven lors de la création du Comité. La campagne japonaise dans le Tché-Kiang et le Kiang-si se termine. L'Armée impériale japonaise a massacré environ 250 000 civils chinois durant cette campagne de représailles. Bataille du convoi PQ-17. Les Alliés organisent en effet un système de convois en vue de ravitailler l'Union soviétique. Heureusement, ils disposent d'une large supériorité navale ce qui leur permet de doter le convoi d'une solide escorte en Cuirassés pour tenir à distance le Tirpitz et la Flotte allemande. Le convoi en Islande avant de son départ pour l'URSS Mais il reste la menace des sous-marins et de la Luftwaffe basés en Norvège. C'est dans cette optique que la Royal Navy fait participer les Porte-Avions ‌HMS Furious et HMS Victorious à l'opération d'escorte en vue de doter le convoi d'une couverture aérienne. Le HMS Furious Les Allemands, engagés massivement en URSS, sont bien décidés à faire subir de lourdes pertes au convoi et déclenchent l'opération Rösselsprung d'attaque coordonnée de l'aviation et des U-Boots contre les vaisseaux alliés. Cependant, face à l'escorte massive du convoi (dont le Cuirassé français Jean-Bart, sister-ship du Richelieu qui a combattu à Midway), ils renoncent à engager leurs propres vaisseaux de ligne ce qui est déjà une victoire pour les Alliés ! L'assaut allemand est enragé. En effet, tandis que Stukas et JU-88 larguent leurs bombes depuis le ciel, les sous-marins du IIIème Reich s'infiltrent entre les escorteurs et tirent leurs torpilles sur les malheureux cargos alliés. Pire, l'Axe endommage sérieusement le Furious qui devra passer plusieurs mois en réparation à Scapa Flow. Cependant, face à la détermination des chasseurs britanniques et des destroyers alliés (dont plusieurs français), les assaillants subissent de lourdes pertes. Néanmoins, sur les 42 navires marchands du convoi, 9 sont coulés par les Allemands contre la perte d'environ 20 avions et 5 U-Boots. C'est donc une victoire stratégique pour les Alliés même si un peu moins d'un quart des navires marchands a été coulé et que cette victoire n'a été permise que par la présence importante de navires de ligne et au prix d'un Porte-avion lourdement endommagé. Sortie sur les écrans à Alger du long-métrage de la « France en exil », « Résistance en Indochine », dans lequel apparaît Yul Brynner, acteur aux origines mystérieuses (et Brynner ne fait rien pour dissiper ces doutes). Brynner crève l'écran dans son rôle d'officier indochinois de l'Armée française combattant l'invasion nippone aux côtés de Raoul Salan. C'est le premier film d'une longue carrière. Photo d'identité utilisée par Yul Brynner pour traverser l'Espagne et rejoindre la France en exil (1940) Août 1942 Maîtres de Port-Moresby, les Japonais jettent désormais leur dévolu sur la Nouvelle-Calédonie et les îles Fidji. Si ces dernières tombent sans combats, la garnison britannique ayant été évacuée tout comme le fut la garnison australienne de Port-Moresby, les Alliés ont décidés de tout miser sur la défense de la Nouvelle Calédonie, dernier rempart avant une possible invasion de l’Australie elle-même ! Nouméa Dès l'arrivée à proximité de la grande île française et patrie des Kanaks, de la Flotte de débarquement japonaise, les avions basés dans l'île et les appareils basés sur les Portes-avions alliés l'attaquent. Beaucoup d'aviateurs alliés meurent sous les assauts furieux des Zéros japonais mais plusieurs transports sont incendiés. Yamamoto, conscient qu'il tient là son affrontement décisif, se décide à un assaut général sur la Flotte alliée et délaisse la couverture aérienne de l'invasion. L'Amiral japonais fait donc le même pari qu'en Indochine lors de la destruction de la Force Z. Supérieurs numériquement, les Japonais parviennent certes à installer plusieurs têtes de ponts au nord de l'île, mais l'absence de support aérien au sol et le raidissement de la résistance alliée les empêchent de pouvoir marcher sur Nouméa. Mais le combat principal a lieu dans les airs. A l'issue de ce duel, chaque camp perd 3 Portes-avions (USS Hornet, HMS Ark Royal et USS Saratoga côté allié et l'Akagi, le Kaga et le Shokaku côté nippon) ainsi que des centaines d'appareils et de pilotes. Certes, les pertes sont extrêmement conséquentes des deux côtés donc mais la bataille s'est donc avérée décisive comme l'avait prévu Yamamoto, mais au dépend du Japon. En effet, il lui sera extrêmement difficile de former de nouveaux pilotes alors que cela n'est pas un problème pour les Américains. De plus, la force aéronavale du Japon est laminée tandis que celle des Alliés est mal au point. Cependant, encore une fois, la capacité des chantiers navals US dépassant de loin celles du Japon, il sera beaucoup plus facile aux Américains de reconstituer leur force de frappe dans ce domaine tandis que le Japon mettra au moins 2 ans à se doter d'une nouvelle force aéronavale. Le combat a été d'une rudesse extrême ! Cependant, les Japonais sont encore une fois loin d'être vaincus et ils décident même de s'accrocher au nord de la Nouvelle-Calédonie tout en faisant ravitailler leurs troupes sur place par des petits vaisseaux rapides, formant ce qui sera surnommé avec dérision par les Alliés le « Tokyo Express ». Néanmoins, l’État major japonais ordonne la construction immédiate d'un aérodrome aux Nouvelles-Hébrides occupées afin que l'Armée impériale japonaise ne soit plus dépendante des lointaines bases des îles Salomon pour sa couverture aérienne. En attendant, une horrible guerre d'usure commence en Nouvelle-Calédonie… Une rude bataille attend ses hommes Pendant ce temps, en Indochine, si la Résistance a du mal à s'implanter dans une Vietnam plutôt hostile, elle rencontre un terrain plus favorable au Cambodge et même, un pays ami au Laos dont elle contrôle dans une large mesure l'arrière pays, les Japonais et les Collaborateurs se contentant, pour l'instant, d'occuper les villes, points stratégiques et les principaux axes de communication. C'est d'ailleurs au Laos que se cache Salan, l'âme de la Résistance alliée dans le territoire. Cependant, alors que la Résistance française commence petit à petit ses actions en Indochine, une autre Résistance meurt. Celle des Américains aux Philippines. En effet, une puissante offensive est déclenchée par les Japonais contre les poches de résistance US dans l'archipel. Mc Arthur lui-même est capturé et jeté dans un camp de prisonnier. En URSS, tandis que le groupe d'armée du sud se dirige vers Stalingrad et le Caucase (où Maïkop est capturée), le Groupe d'Armée du nord prépare une offensive en vue de prendre d'assaut Leningrad. Cependant, les Allemands sont devancés par les Soviétiques qui déclenchent leur propre offensive en vue de faire sauter une nouvelle fois le verrou allemand qui encercle l'ancienne Petrograd. Si les Allemands parviennent à contenir l'Armée rouge, cette dernière est au moins parvenue à contraindre les Allemands à remettre à plus tard l'attaque contre Leningrad. Les Allemands, qui ont subis de lourdes pertes qu'ils veulent combler, recrutent par conscription les jeunes d'Eupen, de Malmédy et d'Alsace-Moselle dans leur armée. Les jeunes luxembourgeois, dont le pays vient d'être officiellement annexés au Reich, sont aussi contraint désormais de servir dans l'Armée allemande. C'est le commencement du drame des « Malgré-Nous » Le Brésil déclare la guerre à l'Allemagne et à l'Italie. Il sera le seul pays d'Amérique du sud à effectivement envoyer des troupes combattre en Europe. En France occupée, les Alliés déclenchent l'Opération Jubilee/Jubilée, un puissant raid au niveau divisionnaire contre la ville de Dieppe. Les Canadiens sont en première ligne tandis que 100 membres des « Corps-francs » et 50 Rangers américains participent également au raid. Cependant, l'Opération est un échec cuisant non pas par manque de courage du côté des soldats alliés mais bien à cause de la mauvaise préparation de l'Opération par les stratèges alliés. En effet, entre autres, les blindés des Canadiens restent bloqués sur la plage de galets tandis que la coordination entre la marine alliée, l'aviation et les troupes débarqués est très mauvaise. Après 6 heures de combats, l'ordre de repli général est donné. La retraite est couverte par les Corps-francs français qui ne se replient qu'une fois le restant des survivants alliés à l'abri ce qui fera dire à Hitler « Vous entendez, messieurs, ce que raconte le Général Haase. C'est bien une nouvelle preuve de la thèse que j'ai toujours soutenue, à savoir que les Français sont, après nous, les meilleurs soldats de toute l'Europe. La France sera toujours en situation, même avec son taux de natalité actuel, de mettre sur pied une centaine de divisions. Il nous faudra absolument, après cette guerre, nouer une coalition capable de contenir militairement un pays capable d'accomplir des prouesses sur le plan militaire qui étonnent le monde comme ces Corps-Francs à Dieppe. » Sur les 100 soldats des unités spéciales de l'Armée française engagés dans Jubilée, seule une trentaine parviennent à rembarquer. Les autres sont soit tombés au combat ou gravement blessés, soit se sont rendus qu'après épuisement des munitions. Prisonniers alliés partant vers les Stalags Dès la nouvelle de l'assaut parvenue à Berlin, Hitler ordonne une sortie de la Kriegsmarine basée à Brest et notamment des grosse unités qui y sont stationnées désormais dans l'unique but de contrer un débarquement alliée dans le nord de la France. Ce n'est qu'après avoir été harcelés par l'aviation alliée, qui les attendaient de pied ferme, que les puissants navire allemands parviennent à accrocher l'arrière garde de la Flotte alliée en pleine retraite. Un furieux duel au canon et à la torpille oppose alors les navires alliés aux Allemands au cours duquel, le Scharnhorst est coulé tandis que le Prinz Eugen et le Gneisenau doivent se replier sur Brest à l'issue du combat, sévèrement endommagés. Certes, les Alliés occidentaux ont perdus plus de navires que les Allemands (3 Croiseurs et plusieurs Destroyers) mais la Marine du Reich basée en France est brisée à tel point qu'elle perdra rapidement son duel face à la composante sous-marine de la Kriegsmarine. Septembre 1942 Fin Septembre, les Allemands parviennent enfin aux portes de Stalingrad, que les Soviétiques comptent défendre jusqu'au dernier homme. Non par pur propagande, la ville portant le nom du dictateur de l'URSS, mais bien parce que le gouvernement soviétique a appris, via son espion à Tokyo, Richard Sorge, que le Japon, malgré ses revers contre les Occidentaux, attaquera l'URSS si les Allemands s'emparent d'une ville sur la Volga. Or, Stalingrad est située le long de ce fleuve ! Voulant briser les reins de l'Armée Rouge défendant la ville, les Allemands lancent leur Luftwaffe contre la malheureuse cité. Mais c'est sans compter sur l'aviation russe qui commence à se remettre de ses revers de 1941 (en partie car un grand nombre de pilote à été épargné par le fait que la Luftwaffe n'a pu lancer toutes ses forces lors de l'assaut surprise contre l'URSS du fait de la bataille de Crète et des raids nocturnes contre l'AFN et l'Angleterre.). Celle-ci défend la ville avec acharnement et inflige de lourdes pertes à la Luftwaffe de Goering, ce qui gonfle le moral des défenseurs russes bien mieux que les mitrailleuses des Commissaires politiques... La ville est néanmoins en grande partie rasée, ce qui renforce sa défense du fait que la moindre ruine constitue un potentiel blockhaus que les Soviétiques défendront avec acharnement. Stalingrad en ruine Dans le Pacifique, la force terrestre nippone déployée en Nouvelle-Calédonie parvient à tenir grâce au Tokyo Express, des petits convois rapides atteignant l'île de nuit et y déposant ses renforts et du ravitaillement. Mais les Marines reçoivent aussi leurs propres renforts et ravitaillement. De plus, alors que les convois ravitaillant les troupes japonaises sur l'île partent de Rabaul et parcourent un important espace sans couverture aérienne, les bases alliées en Australie sont beaucoup plus proches tandis que rares sont les convois US subissant des pertes, contrairement aux convois nippons, harcelés par les avions et les sous-marins alliés. Un sous-marin américain Les commandants des 2 camps en guerre savent que la prochaine bataille terrestre sera décisive. Le terrain est des plus favorables aux défenseurs, défenseurs qui se sont d'ailleurs postés sur les hauteurs qui coupent l'île en deux. Hauteurs entrecoupées de rares cols non traversés par des routes d'ailleurs… Et ce, sans compter que la population, qu'elle soit européenne ou bien autochtone, soutien à fond les Américains. Les Japonais décident de lancer un assaut général contre les positions alliées, de nuit, afin d'atteindre Nouméa et le QG allié. C'est la bataille du Bloody Pass où les Franco-Américains se battent avec courage et détermination contre un ennemi fanatisé qui déferle en hurlant sur leurs positions. Au petit jour, les Japonais sont finalement contraint à la fuite suite à l'intervention de l'aviation alliée basée dans l'île qui se met à mitrailler l'infanterie nippone. Yamamoto sait bien que la cause japonaise est perdue en Nouvelle-Calédonie et il préférerait économiser ses forces en défendant des archipels plus proches des bases de Rabaul et de Truk, mais Tokyo lui ordonne de renforcer le « Tokyo Express » tandis que des travailleurs/esclaves coréens sont envoyés en masse aux Nouvelles-Hébrides afin d'y terminer au plus vite la base aérienne destinées à fournir une couverture aérienne aux convois vers la grande île française. L'Amiral Karl Donitz, commandant en chef de la Flotte sous-marine allemande, est nommé à la tête de la Kriegsmarine au détriment de l'Amiral Raeder. Le cardinal Gerlier, archevêque de Lyon, publie une lettre, lue dans les paroisses de son diocèse, pour s'opposer à la déportation des juifs. Cette lettre entre dans le cadre de sa lutte pour empêcher la déportation des 108 enfants du camp de Vénissieux, réclamés par les allemands. En Suède, déroute des candidats pro-nazis aux élections nationales. Aux États-Unis, un Hydravion lancé par le sous-marin japonais I-25 largue des bombes incendiaires sur des forêts de l'Oregon. Heureusement, le feu est rapidement maîtrisé par les gardes forestiers. La date du débarquement de Sicile est fixée au 8 Novembre. Staline rencontre Anthony Eden, Wendell Wilkie et Édouard Daladier (accompagné de Charles de Gaulle). Le dirigeant soviétique insiste sur la nécessité de l'ouverture d'un second front. À son retour en Afrique, Charles de Gaulle s'adresse à la population française sur les ondes de Radio-Alger « Les bombes qui pleuvent sur Alger et l'Afrique du nord n'ont pas entamés la détermination de notre courageuse population. De plus, en dépit des rodomontades des dirigeants du Troisième Reich, chaque nuit les villes allemandes subissent les audacieux raids de nos intrépides aviateurs. La neige commence à tomber dans les montagnes du Caucase. Dans quelques semaines, elle couvrira les plaines russes. Une fois encore s'arrêtera l'offensive allemande, après avoir gagné du terrain et des trophées, mais sans avoir pu saisir la victoire en Russie. L'Atlantique est un théâtre de lutte incessante et terrible. Du Cap Nord à Magellan, du Labrador au Cap de Bonne-Espérance, les sous-marins et les avions ennemis s'acharnent à y détruire le tonnage dont tout dépend. Assurément, beaucoup de bons navires furent engloutis dans l'Océan. Mais la victoire de l'Atlantique se dérobe toujours à l'ennemi. Dans les pays de l'Europe qu'il opprime, l'ennemi mène un dur et sombre combat. Tour à tour, il cherche à séduire ou à briser ses victimes. Il a besoin que des efforts actifs viennent s'ajouter à ses efforts. Il est de fait qu'il a trouvé des traîtres pour l'aider, des malheureux pour le servir. Pourtant, la France, la Belgique, la Hollande, la Norvège, l'Europe Centrale, les Balkans, sont aujourd'hui plus loin que jamais du ralliement à l'Ordre Nouveau. Sur le front des pays occupés, l'Allemagne n'a pas gagné la victoire. Du moins, sa force relative va-t-elle grandissant? Ses progrès s'accélèrent-ils? Son moral offre-t-il des ressources illimitées? Non! Elle avait d'abord, sur ses adversaires, une supériorité énorme en moyens de combat. Celle-ci est maintenant effacée. Le rythme des offensives allemandes, foudroyant au cours des deux premières années, s'est changé en lents et pénibles progrès, souvent coupés par des reculs. La confiance et l'enthousiasme des débuts ont fait place au doute et à la lassitude. L'ennemi est dans la situation de l'acheteur aux enchères qui touche le fond de ses poches, alors que son concurrent puise dans sa bourse bien garnie. Après l'effort inouï qui n'a pu lui valoir la victoire, l'ennemi n'a plus la force de l'arracher. Tout comme vers 1917, il est à ce point de tension où un premier échec grave le vouerait à l'effondrement. Pourtant dans son jeu reste un atout: la possibilité de discorde parmi les Alliés. Dans cette guerre mondiale, où s'enchevêtrent tant de passions, d'intérêts et de préjugés, l'ennemi espère ardemment que vont surgir ces oppositions qui affaibliraient le front des Nations Unies. Par sa propagande, mais surtout par mille voies secrètes qu'il a su se ménager, il fait tout pour attiser les vieilles rivalités, les relents de l'impérialisme, les méfiances séculaires, que traîne forcément avec elle la coalition des peuples libres. Mais en cela, comme en tout, l'ennemi en sera pour ses illusions. Ceux qui luttent pour la liberté ne la sacrifieront pas à des querelles périmées. La France est le symbole mondial de la fidélité au pacte des alliances. Elle saura maintenir intacts les droits sacrés de la patrie et de l'Empire sans sortir de cette sagesse supérieure qui est l'ultime condition du triomphe des Nations Unies. » Comme l'explique le Général, la bataille de l'Atlantique continue à faire rage tandis que les sous-marins alliés, dont de nombreux français, continuent leurs ravages contre la marine marchande japonaise dans le Pacifique. Dans le même temps, Hitler est furieux contre Mussolini et l'Italie. En effet, il lui reproche non seulement de ne pas participer à la déportation des Juifs de sa zone d'occupation et des territoires français qu'elle a annexée, mais en plus le fait que l'Armée italienne s'est opposée à l'action des FSL et de l’État français lorsque ceux-ci ont voulu rafler les Juifs des territoires contrôlés par l'Armée du Duce ! En effet, en dépit d'une législation antisémite, l'Italie laisse les Juifs fuyant la France envahie se cacher dans les territoires qu'elle contrôle. Ses officiers et soldats se comportent ainsi souvent par humanité, quelque fois contre des pots de vin... Pire, l'Abwehr a fait remonter l'information à Hitler que de nombreux officiers italiens ne combattent même plus la Résistance française et la laisse agir comme bon lui semble dans leurs zones d'action en échange du fait que les combattants français de l'intérieur ne s'en prennent pas aux soldats italiens ! Octobre 1942 Dans le Pacifique, la supériorité numérique et matérielle des Alliés en Nouvelle-Calédonie est désormais évidente. Les Japonais tentent de s'accrocher au nord de l'île mais, la défaite devenant plus qu'évidente, le commandant japonais finit par ordonner une charge suicide sur les assaillants Franco-Américains ! Cette charge prend tellement au dépourvu les Alliés qu'au début, les premières lignes alliées sont massacrées par les Nippons puis, les Marines et le Bataillon de Marche du Pacifique se ressaisit et finit par avoir raison à coup de mitrailleuses lourdes de la courageuse mais folle attaque japonaise… Seule une poignée de soldats japonais furent prit vivants. Yamamoto est bien conscient qu'en dépit des lourdes pertes subis par les 2 camps en terme de Porte-avions, c'est bien les Alliés qui sont dans une meilleure situation que l'Empire du Soleil levant dans ce domaine. En effet, non seulement leur capacité à reconstruire de nouvelles unités de type est largement supérieure à celle des Japonais, mais en plus, ceux-ci peuvent également rapatrier des Porte-avions depuis le Front de l'Atlantique ! Ordre est donc donné de transformer le Cuirassé en cours de construction Shinano en Porte-avions et de prioriser la construction de nouvelles unités de ce type sur celles des Cuirassés et autres Croiseurs. Mais les Alliés n'ont pas l'intention de retirer leurs Porte-avions de l'Atlantique et préfèrent attendre d'avoir construit de nouvelles unités avant de lancer l'assaut contre l'Empire que s'est taillé Hiro Hito. En effet, ils se préparent à débarquer en Sicile et dans cette optique, s'emparent des îles de Pantelleria et de Lampedusa. En URSS, la bataille pour Stalingrad se poursuit. Les Soviétiques se battent comme des lions face à des Allemands mieux équipés. Néanmoins, à la fin du mois, les Allemands sont toujours englués dans le centre-ville tandis que des points stratégiques comme les usines Barricades et Octobre rouge continuent d’être tenus par les forces russes. La raison de ces insuccès allemands est notamment la présence importante de l’aviation soviétique dans le ciel de la ville, ce qui fait que la 6ème Armée est presque autant bombardée que les forces soviétiques. Or, pendant ce temps, d’importantes forces soviétiques commencent à être massées sur les flancs de la 6ème armée allemande en vue d’une contre-offensive. À Stalingrad, la domination de la Luftwaffe est contestée Staline déclare au représentant de l'Associated Press en Union soviétique que « l'aide alliée n'a eu jusqu'à maintenant qu'un effet négligeable comparé à l'aide que l'Union soviétique donne en attirant sur elle la majorité des forces ennemies. » Pourtant, les Alliés occidentaux ne chôment pas pour aider l'URSS dans son effort de guerre contre le Reich. Cependant, l'Opération Title/Titre visant à détruire le Tirpitz avec des hommes-grenouilles en vue de faciliter le passage des convois de l'Arctique est un échec. À Alger, la Grande-Bretagne, la France et les États-Unis annoncent la création d'une commission des Nations unies pour enquêter sur les crimes commis par les puissances de l'Axe. La livraison et le jugement des criminels de guerre est maintenant une condition pour tout armistice.Une punition juste et sûre sera décernée aux "meneurs responsables du meurtre organisé de milliers de personnes innocentes, et la commission des atrocités qui ont violé chaque principe de la foi Chrétienne." Il ne doit cependant y avoir aucune représailles massive. Dans le même temps, les 3 Grands se déclarent prêt à renoncer à leurs droits extraterritoriaux en Chine. Hitler ordonne l’exécution de tous les membres des Commandos ou Corps Francs alliés capturés. Philippe Kieffer, héros des Corps francs de la République Une nouvelle fois, de Gaulle s'adresse aux Français « Pour paralyser la France dans le combat qu'elle mène pour sa grandeur et pour sa vie, la trahison redouble en ce moment d'ardeur. Pour arracher à la France du travail, des matières premières, des victimes, afin de les fournir au Reich, la trahison se hâte et se multiplie. Le " Père la Défaite" a très exactement défini le caractère de ces opérations : " Il s'agit, a-t-il dit, de défendre la France contre elle-même. " Toutefois, comme la France préfère se défendre contre l'ennemi et que, d'ailleurs, elle sent dans le fébrile acharnement des traîtres quelque chose de désespéré, elle passe à la résistance générale. Dans cette guerre totale, la volonté d'une grande nation, fût-elle pour l'instant enchaînée, est une force énorme qui peut devenir décisive, surtout quand c'est la volonté de la France. Or, la conduite de la nation française dans l'affaire des 266 000 ouvriers spécialistes réclamés par M. Hitler prouve au monde tout entier que notre peuple est engagé dans le combat actuellement le plus nécessaire, je veux dire dans la révolte contre les chefs de trahison. Oui ! C'est le combat le plus nécessaire et aussi le plus efficace dans les circonstances d'aujourd'hui, en attendant qu'il soit possible d'abattre l'ennemi directement. Ce combat dispute à Hitler l'appoint de main-d'œuvre qualifiée qui lui est indispensable pour fabriquer le matériel de ses dernières armées. Ce combat montre le rang qu'occupe la France parmi les nations en guerre contre l'abominable Allemagne, l'insolente Italie et le Japon barbare. Ce combat est un appel pressant jeté par la douleur et l'amitié de la France à la stratégie alliée. Ce combat permet à la France, en se voyant telle qu'elle est, massive et rassemblée, de se réconforter elle-même d'une espèce de confiance profonde et d'une sorte de terrible joie. Ainsi, tandis que le courage prodigué par nos combattants sur tous les champs de bataille de la terre, les coups qu'ils portent, le sang qu'ils répandent, ramènent dans la nation entière l'espérance et la fierté, réciproquement le redressement éclatant de la patrie transporte nos soldats d'une ardeur multipliée. Les misérables qui s'imaginent pouvoir séparer moralement la nation de ses défenseurs, les malheureux qui se figurent être en mesure de jouer quelque jeu personnel à part du jeu de la nation, les naïfs qui, voyant la mer monter sur les diverses plages françaises, se refusent à comprendre qu'il n'y a qu'une seule marée, en seront pour leur honte et pour leur erreur. Ce qui est indivisible ne sera pas divisé. Hardi ! Soldats français en Afrique, en Amérique ou dans le Pacifique, marins français sur toutes les mers, aviateurs dans tous les ciels ! Hardi ! Ouvriers, paysans, bourgeois, prêtres français qui souffrez et luttez sur chaque arpent de la patrie. Hardi ! Groupements, de résistance qui avez mission d'organiser et de conduire les masses françaises dans la grande bataille de l'insurrection nationale. Tous, nous marchons au même combat, du même pas, derrière le même drapeau, comme un jour, je vous le promets, nous nous confondrons tous ensemble dans la même foule immense et fraternelle de la Victoire. » Novembre 1942 En URSS, les Soviétiques déclenchent l’opération Uranus. Ils attaquent les flancs démesurément étirés de la 6ème Armée allemande, protégés par l’Armée roumaine, et encerclent celle-ci dans les ruines de Stalingrad. Un soldat roumain sur le Front de l'Est En parallèle, les Soviétiques déclenchent l'opération Mars sur le Front centre contre une Armée allemande considérablement affaiblie par les ponctions ordonnées par Hitler en vue d'alimenter l'offensive contre le Caucase et Stalingrad. Si les Soviétiques échouent à reprendre directement Smolensk, ils arrivent néanmoins à environ 100 KM de la cité. Le 8 Novembre 1942 est déclenchée l'Opération Torch/Torche, le débarquement allié en Sicile. C'est la première opération militaire des Alliés occidentaux sur le continent européen depuis la chute de la Grèce, en Avril 1941. Elle a pour objectif de soulager la pression allemande sur l'Armée rouge et de porter la guerre au cœur du territoire d'une des puissances de l'Axe, l'Italie. Malgré des opérations pour intoxiquer les services secrets nazis, les défenses de l'île sont importantes. En plus de l'Armée italienne, on compte en Sicile des troupes d'élites allemandes bien équipées. La France engage sa 1ère Armée qui comprend sa précieuse 1ère division blindée (commandée par le Général Touzet du Vigier), des corps francs de Parachutistes chargées de semer le chaos derrière les lignes de l'Axe et une bonne partie des forces qu'elle a rassemblée en Afrique et que l'Amérique a rééquipée. Le Général Jean Touzet du Vigier Cela permet aux Alliés de disposer sur le papier de forces supérieures en nombre aux troupes de l'Axe présentes sur l'île, pourtant fort nombreuses. De plus, grâce au travail des mathématiciens polonais Marian Rejewski, Jerzy Rozycki et Henryk Zygalski, réfugiés en Algérie depuis Juin 1940 et qui ont cassé Enigma, la machine à crypter des Nazis, les Alliés occidentaux connaissent dans une large mesure le dispositif et les plans germano-italiens. À l'Est du dispositif allié, la 8ème Armée britannique du Général O'Connor doit débarquer au sud est de la Sicile, autour du cap Passero et du golfe de Noto. Au centre, autour de Gela, se trouve la 1ère Armée française du Général Giraud. Enfin, sur le flanc ouest des forces alliées, dans la région d'Agrigento, on trouve la 7ème Armée américaine du Général Patton. Forts de cette importante force de frappe, les premières opérations de Torch/Torche se déroulent bien et les Alliés établissent rapidement une tête de pont au sud-est de la grande île. Tandis que les Britanniques remontent le long de la côte orientale de l'île vers Messine, l'Armée US, épaulée par l'Armée française à sa droite, se charge de chasser l'Axe de la partie occidentale de l'île. C'est l'armée française, qui subira courageusement la vigoureuse contre-attaque des Panzers allemands sur Gela. Les Allemands utilisent notamment comme fer de lance des quasi-invincibles chars Tigre. Les Français se battent cependant comme des lions tandis qu'Eisenhower fait des bataillons de chars Tigre la cible prioritaire de l'aviation et de la marine alliée. Finalement, cette résistance héroïque permet de stopper la marche en avant de ces monstruosités mécaniques et de solidifier la tête de pont. Par ailleurs, la contre-offensive allemande a dû subir une violente attaque des blindées de Patton sur son flanc Ouest, qui permit, en plus de la résistance héroïque des soldats de Giraud, d'écraser les forces allemandes. Au soir de la bataille, a lieu le célèbre poignée de main entre le Général américain et le Colonel de Hauteclocque de la 1ère Division blindée, immortalisée par Robert Capa. D'ailleurs Giraud, fort mécontent, fera tout pour se faire photographier aux côtés d'Eisenhower. Trop tard, la légende du courageux picard était en marche. Une fois la victoire acquise, les Alliés peuvent reprendre l'offensive. Or, alors que les Britanniques se heurtent à de puissantes positions allemandes au sud de Messine, positions s'appuyant sur la géographie montagneuse de l'île, les Franco-Américains s'emparent de Palerme et de la moitié occidentale de la Sicile. En Yougoslavie, Tito, installé à Bihac en Bosnie, ville qu'il a arraché aux collaborateurs croates, fonde l'Armée nationale de libération et un Conseil antifasciste détenteur de l’autorité civile et présidé par Ivan Ribar, ancien président de l'Assemblée constituante de 1920. Ce conseil précisera ses vues sur l'avenir de la Yougoslavie et se déclarera favorable à une forme fédérative, avec une large autonomie pour les Républiques.
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  41. Septembre 1941 A Moscou, la STAVKA s'attend à ce que les Allemands portent leur coup principal en direction de la capitale mais, dans les faits, les Panzers de Guderian piquent vers le sud pour prendre à revers les défenseurs de Kiev. Cependant, soucieux de défendre l'Ukraine, un nouveau Front, celui de Briansk, à été crée en vue de protéger le flanc nord des défenseurs de la capitale de la RSS d'Ukraine. Équipée des puissants chars KV1, bien plus puissant que ceux dont disposent alors les Allemands, cette armée soviétique malmène sérieusement les forces d'Heinz Guderian tandis que l'autre pince de l'encerclement programmé de la région de Kiev est longtemps incapable, en dépit des efforts de l'infanterie allemande et de celle des satellites du Reich, de franchir le Dniepr. Ce n'est qu'au prix de lourdes pertes que les Allemands finissent par refouler les Soviétiques. Le gain de temps offert à l'Armée rouge à non seulement coûté cher à l'Armée d'Hitler, mais à en plus permis à de nombreuses divisions de l'Armée de Staline de s'échapper vers l'est lorsque celui-ci a enfin compris qu'il fallait ordonner la retraite. Kiev en ruine après les bombardements de la Luftwaffe Dans le secteur sud, la grande bataille d’encerclement autour de Kiev se conclue néanmoins par un désastre pour l’Union soviétique. Staline qui a longtemps refusé d’évacuer la ville donc, voit son armée perdre un demi-million d’hommes et une quantité importante de matériel de guerre. Cependant, le répit accordé par la fermeture de la poche et son « nettoyage » permet aux Soviétiques de gagner un temps précieux dans la défense de Moscou à l’heure où les premières pluies d’hiver commencent à transformer la terre en une boue épaisse, la « Raspoutitsa ». De plus, Joukov est parvenu, grâce à une attaque digne d'éloge, à chasser les Allemands de leur tête de pont à Elnya. Un millier d'Allemands sont capturés suite à cet assaut, ce qui renforce la position soviétique même si c'est principalement un succès de propagande qui remonte le moral aux dirigeants soviétiques. En effet, le gros des Panzers remontent d'Ukraine, contraignant Joukov à revenir en position défensive. Il nous faut faire une parenthèse pour noter que les Allemands ne respectent pas la convention de Genève avec leurs prisonniers soviétiques et les traitent très durement. Au nord, après de rudes combats contre les Soviétiques, les forces allemandes atteignent Leningrad mais n’ont plus la force de tenter un assaut. Elles en commencent donc le blocus sur ordre d’Hitler. Blocus auquel ne participent cependant pas les Finlandais qui se sont arrêtés le long de l’ancienne frontière. Soldats finlandais paradant dans Vyborg/Viipuri, capitale de la Carélie. A Struganik, en Yougoslavie, a lieu une rencontre entre les 2 chef des principales factions de Résistance aux troupes allemandes, le croate Josip Broz dit Tito, secrétaire général du Parti Communiste de Yougoslavie et ancien agent de recrutement des brigades internationales d'Espagne, commandant les Partisans, les Résistants communistes, et le général serbe Draza Mihajlovic, officier royaliste à la tête des à la tête des Tchetnik, Résistants serbes et nationalistes. Le Général, Draza Mihajlovic, commandant en chef des Tchetniks. Des différents majeurs séparent les 2 groupes et aucun accord n'est obtenu. Le désaccord sur ce que doit être la Yougoslavie d'après-guerre, une fédération ou un état centralisé, porte bientôt les 2 groupes à se combattre mutuellement. Néanmoins, Alger, principalement, décide de soutenir à fond les Résistants monarchistes fidèles au gouvernement de Pierre II en faisant tout pour empêcher certains d’entre eux de se rallier aux forces de l’Axe pour combattre les Partisans. A Londres, Washington et Alger des représentants des gouvernements des États en guerre contre l’Axe signent la Charte de l’Atlantique. A Moscou débute une conférence qui en présence de Staline réunit l’Américain Harriman, le Français De Gaulle (véritable représentant à l’extérieur de la France d’Alger) et le Britannique Lord Beaverbrook. De Gaulle profite de sa présence à Moscou pour demander à Staline qu'il ordonne aux Communistes français de diminuer l'ampleur de leurs attaques anti-allemandes, par soucis évident de ménager les vies des Citoyens français de Métropole occupée de plus en plus menacé par la politique des otages du Reich. Staline lui rétorque qu'il ne peut rien faire, qu'Alger devra demander elle-même aux Communistes français de limiter leurs actions à du renseignement et que pour obtenir le ralliement des Communistes à Alger, le gouvernement français devra faire des concessions à ceux-ci. De Gaulle comprend bien évidemment où Staline veut en venir. Lors de son retour à Alger, il demandera à Mandel la libération des députés communistes toujours détenus au Sahara, la permission à ceux-ci de siéger à nouveau à la Chambre des Députés et, même, la nomination de plusieurs d'entre eux dans son gouvernement. Dans le même temps, De Gaulle charge Passy d'entrer en contact avec les réseaux communistes et d'intégrer des représentants de ceux-ci au sein du CNRI. Néanmoins, malgré le soutien apporté par les Occidentaux à l’URSS, le combat de la dernière chance semble avoir commencé. En effet, le groupe d’armée du Centre a récupéré ses Panzers et entament son avance sur Moscou tandis que le groupe d’armée sud attaque vers l’Ukraine orientale et la région du Donbass et que Leningrad est isolée. En Tchécoslovaquie, le SS Heydrich devient Protecteur du Reich pour le Protectorat de Bohème-Moravie (État fantoche crée par les Nazis dans la région de Prague). Il remplace Von Neurath. Reinhard Heydrich, le "Boucher de Prague". En Asie, conformément aux vœux exprimés par les représentants indochinois au « Conseil de l'Empire » et face à la menace nipponne de plus en plus forte, le Vietnam est réunifié tandis que son autonomie, ainsi que celle du Laos et du Cambodge, est renforcée sous la houlette d'Auriol et de Salan. Le général Salan, commandant les forces françaises en Indochine Pendant ce temps, les dirigeants finlandais sont divisés. Si la majorité du gouvernement veut continue la guerre et pousser encore plus loin en territoire soviétique, le propre commandant en chef de leur Armée, Mannerheim, veut quant à lui signer une paix séparée avec les Russes ! Cependant, le Président Ryti préfère ménager la chèvre et le chou suite à ses nombreux entretiens avec Cassin et ordonne à Mannerheim, tout en continuant officiellement la guerre, de ne pas faire franchir l'ancienne frontière à ses forces. Cependant, une paix séparée apparaît désormais illusoire vu que Staline a repris espoir suite à la grande victoire de Joukov à Elnya. Il ne veut désormais plus entendre parler d'une cession définitive de la Carélie à la Finlande. Octobre 1941 Odessa, ravitaillée par la Mer, tient toujours en ce mois d'Octobre 1941, et Staline a la ferme intention d'y rester, non seulement pour « ne plus faire un pas en arrière » mais également car la Citadelle assiégée fixe d'importantes forces roumaines qui autrement, pourraient être utilisées ailleurs par les forces de l'Axe. Notamment en Crimée… Von Manstein, envoyé sur place depuis le Front nord, il doit s'emparer de la péninsule. Cependant, en dépit de son génie et des moyens engagés, il est bloqué au sud de l'Isthme de Perekop, seule voie terrestre permettant le passage entre le continent et la péninsule. Pire, une violente contre-attaque soviétique balaye les Roumains sur son passage et menace les flancs de Manstein qui doit interrompre l'offensive pour repousser la menace. Il y parviendra, mais l'absence de la IVème Armée roumaine, bloquée devant Odessa, et le renforcement de la Crimée par des survivants de Kiev feront qu'il ne parviendra pas à faire sauter le verrou de Perekop. Erich von Manstein En Ukraine orientale, les Allemands s'emparent de Kharkov et Stalino après de terribles combats à la fin du mois et marchent sur Rostov-sur-le-Don. Mais l'événement de ce mois d'Octobre 1941 est le déclenchement de l'Opération « Taifun », « Tempête d'Hiver », l'attaque allemande sur Moscou. Les Soviétiques sont commandés par Joukov, le vainqueur d'Elnya. Les Allemands emploient leur tactique habituelle d'encerclement des formations ennemies mais Joukov parvient à résister et à infliger avant de lourdes pertes aux assaillants qui mettent 2 semaines à s'emparer de Briansk et Viazma tandis qu'une bonne partie des défenseurs parviennent à reformer une seconde ligne de défense, plus à l'est, suite aux habiles contre-attaques locales de Joukov. Ce n'est finalement que peu avant l'ordre d'arrêt du 30 Octobre 1941, dû aux pluies et à la boue, que les Allemands parviennent à s'emparer de Rjev. Combats près de Moscou A Moscou, on reprend confiance dans l'avenir. Si Joukov est parvenu à freiner les Allemands avec les troupes dont il dispose pour l'heure, qu'est ce que ce sera quand il aura obtenu les divisions sibériennes, retirées du Front du Mandchoukouo ! D'ailleurs, la population, un moment inquiète, fait bloc derrière ses dirigeants et Staline en particulier, en qui on commence à voir le sauveur du Communisme et de l'URSS ! D'ailleurs, hormis lors des premiers jours de l'attaque, nul dirigeant soviétique n'a envisagé sérieusement d'évacuer Moscou. Les ambassadeurs des pays alliés, tiennent dans le même temps à rester auprès de Staline, et donc à Moscou. C'est notamment le cas de l'ambassadeur de France, Eirik Labonne, de l'ambassadeur britannique, Stafford Cripps et, aussi, de l'ambassadeur états-unien à Moscou, Laurence Steinhardt. Laurence Steinhardt Au Japon, la guerre semble être de plus en plus inévitable car le Prince Konoye, premier ministre est limogé car jugé trop conciliant avec les Américains. Il est remplacé par Tojo qui forme un cabinet pro-guerre. Le cabinet Tojo En Tchécoslovaquie, Heydrich fait preuve de sa cruauté en faisant exécuter le maire de Prague, M.Klapka pour de présumées activités anti-nazies. Dans l’Atlantique, la tension monte de plus en plus entre l’Allemagne et les États-Unis car les U-Boot d’Hitler se heurtent de plus en plus souvent à des escorteurs de convois alliés américains suite aux mesures prises par Roosevelt pour la défense des convois alliés dans l’Atlantique. En France occupée, Passy commence les tractations en vue de l’intégration des mouvements communistes au sein de la Résistance intérieure unifiée. Mais les Communistes de Métropole réclament, comme préalable à toutes discussions, la réintégration des députés communistes dans leurs fonctions et une représentation du PCF au sein du gouvernement Mandel. Les mêmes conditions que celles dont avait parlé Staline le mois précédent à de Gaulle… Mandel, qui voit chaque semaine les Allemands exécuter 50 otages pour chacun de leurs militaires tués par un militant communiste, et bien obligé de céder mais nomme les Communistes à des postes secondaires. Maurice Thorez, de retour d’URSS, est nommé Ministre des PTT, Ambroise Croizat, Ministre de la santé tandis que Jacques Duclos rejoint la Commission préparatoire aux grandes réformes politiques et sociale prévues pour la France de l’après-guerre (où il est le seul représentant communiste). Maurice Thorez Leurs députés réintégrés et des membres du Parti ayant été nommés au gouvernement, les Communistes acceptent d’intégrer le CNRI et de respecter ses consignes. C’était Pierre Villon qui était pressenti au départ pour représenter le PCF au sein du CNRI mais Passy, de par sa propre opinion mais également sur ordre d’Alger, demande à ce que soit Charles Tillon qui soit nommé à sa place. Alger n’a pas oublié le fait que Tillon a appelé à la Résistance dès Juin 1940 ! Novembre 1941 Dans le Pacifique, la guerre apparaît désormais comme inéluctable. En effet, l’Empereur Hiro Hito vient d’approuver le plan d’attaque de sa marine contre Pearl Harbor, la grande base américaine du Pacifique. Néanmoins pour jeter de la poudre aux yeux des Américains, les Japonais chargent Saburu Kurusu d’une mission diplomatique à Washington. De toute façon, les câbles diplomatiques japonais étant interceptés, les Américains sont au courant des intentions de guerre de l’Empire du Soleil Levant. Avant-même l’échec des négociations, le Japon commence à déployer ses forces navales en vue de l’assaut contre les Occidentaux. Le Yamato durant sa phase d'essai. De plus, le Japon entame des négociations secrètes avec la Thaïlande en vue de la signature d’une alliance qui permettra, notamment, la prise à revers de l’Indochine française (et l’annexion par la Thaïlande des territoires qu’elle avait perdue au profit de l’Indochine) et une offensive conjointe contre la Malaisie, colonie britannique. Néanmoins, pour ne pas alarmer trop tôt les Occidentaux, les forces japonaises seront déployées au dernier moment en Thaïlande. Néanmoins, les Occidentaux sont bien conscients de la menace de guerre dans le Pacifique. La présence de la Marine nationale aux côtés de la Royal Navy dans le combat contre les marines allemandes et, surtout, italiennes permet aux Britanniques d’envoyer une puissante Task Force regroupée autour d’un Porte-avion, la Force Z, dans leur base de Singapour. Le HMS Prince of Wales, un des Cuirassés de la Force Z britannique. Dans le même temps, les États-Unis ne perdent pas de vue la guerre contre Hitler et étendent la loi prêts-bails à l’Union Soviétique même si l’URSS était déjà aidée officieusement par les USA depuis le mois de Septembre. Le 6 Novembre, pour célébrer l’anniversaire de la Révolution d’Octobre (car elle a eu lieu en Octobre du calendrier Julien, toujours en vigueur en Russie et donc en Novembre du calendrier Grégorien en vigueur en Occident), Staline fait un discours enflammé maximisant les pertes allemandes et minimisant les siennes propres. Staline se montre confiant dans la victoire prochaine de l’Armée rouge et son discours est du plus pur style communiste. Il parle de peuple soviétique, reprend le thème de défense de la Révolution de 1917 et appelle les Soviétiques, « Camarades ». En réponse, le 8 Novembre, Hitler fera un discours du même acabit sur la situation militaire de l’Allemagne en Russie. Cependant, dans la nuit du 7 au 8 Novembre, les premières neiges de l’Hiver et le début du gel permettent aux Allemands de reprendre leur offensive contre Moscou, la boue étant redevenue de la terre solidifiée, apte à permettre le passage des véhicules. La boue a considérablement gêné l'avance allemande en bloquant les véhicules. L’objectif des forces allemandes est de tourner Moscou à la fois par le sud et par le nord avant de s’en emparer dans un second temps. Mais rapidement, le froid s’associe aux soldats de Joukov et devient également l’ennemi de l’Armée allemande qui voit se multiplier les cas de gelures dans ses rangs. L'Armée allemande souffre face au terrible hiver russe. Quant à l’Armée rouge, bien commandée par Joukov et faisant face à des Allemands de plus en plus à bout, elle ne recule quasiment plus. En dépit de leurs efforts dans ses directions, les Allemands ne parviennent pas à s’emparer de Kalinine et de Toula et restent bloqués à une centaine de Kilomètres de la capitale de l’URSS. De plus, le groupe d’Armée Nord n’avance plus et doit même faire face à des contre-offensives locales des assiégés de Leningrad et des troupes de l’Armée rouge à l’extérieur de la ville cherchant à briser le siège. Ainsi, il n’a absolument pas les moyens de soutenir l’attaque sur Moscou, tenant déjà avec peine ses positions. En Ukraine orientale, une puissante contre-attaque soviétique repousse les Allemands et sauve Rostov.
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  42. Août 1941 Signature d’un accord entre le gouvernement Sikorski et l’URSS stipulant la création d’une armée polonaise en Union soviétique sous le commandement du général Anders. Le premier ministre polonais, Władysław Sikorski Aux États-Unis, Roosevelt obtient le prolongement du service militaire dans l’armée et la garde nationale. De plus, son pays met en place un embargo pétrolier principalement à destination du Japon. Cependant, la trahison est l’apanage de tous les pays occupés par l’Allemagne. Ainsi Léon Degrelle fonde-t-il la Légion Wallonie qui a pour vocation de combattre sur le front de l’Est. Sur le front, alors que les Allemands se sont emparés de Smolensk, le Führer ordonne de disperser les Panzer Corps du groupe d’armée centre vers les groupes d’armées du nord et du sud, pour aider le premier à mieux bloquer Leningrad et le second à isoler le maximum de troupes soviétiques dans la région de Kiev. Mais les Russes sont vaillants. Non seulement ils se battent avec acharnement en défense mais mènent aussi, ponctuellement, des contre-attaques localisées avec des blindés et leur aviation. De plus, le répit inespéré donné par Hitler aux défenseurs de Moscou leur permet de mettre en place une série de lignes défensives afin de défendre la capitale soviétique. Staline refuse d’écouter Joukov qui voulait évacuer Kiev, menacée par l’encerclement allemand et le démet de ses fonctions. Temporairement cependant. Les Soviétiques qui ont bloqués les Allemands le long du Dniepr et qui se battent dans les rues de Kiev voient déferler du nord une importante force blindée. La résistance acharnée et parfois même, efficace, de l'Armée rouge impressionne les Finlandais. Doivent-ils en profiter pour conclure une paix séparée avec les Soviétiques avec comme clause principale la rétrocession des territoires cédés à l'URSS en Mars 1940 ? C'est ce que souhaiterait le Maréchal Mannerheim, commandant en chef de l'Armée finlandaise et héros de la guerre d'Hiver. Mais une bonne partie des dirigeants finlandais, désormais enivrés des impressionnants succès allemands, en viennent à rêver d'une Grande Finlande comprenant même la péninsule de Kola ! Les négociations sont donc sur le point de capoter avec Staline alors que celui-ci en était arrivé au point d'accepter un traité de paix avec Helsinki ! Le Maréchal Carl Gustaf Emil Mannerheim À Alger, on connaît les sentiments francophiles du commandant en chef de l'Armée finlandaise (qui parle couramment français d'ailleurs). On a même de la sympathie pour ce courageux petit pays qui, en plus, n'a pas, malgré l'alliance allemande, sombré dans la dictature fasciste et est resté une démocratie. La France n'étant pas en guerre avec la Finlande, le chargé d'affaire à Helsinki de la République française (c'est en effet le représentant de l’État français qui a rang d'ambassadeur en Finlande, petite concession faîte par Helsinki à Hitler) fait le siège du Président Ryti pour le convaincre de signer la paix avec l'URSS, en jouant de la menace d'un retour de bâton violent de la part de Staline lors de son inévitable contre-offensive tandis que dans la même temps, il promet si la paix est conclue maintenant, les Occidentaux pourront encore « protéger » la Finlande contre Staline, sous-entendant par ailleurs, que l'alliance française avec Staline n'est que de circonstance. Le Président finlandais, Ryti Cependant, Ryti réclame des garanties contre l'inévitable réaction allemande et explique que s'il signe la paix avec l'URSS, l'Allemagne déclarera la guerre à la Finlande et que dès lors, il devra ouvrir les portes de son pays à l'Armée rouge. La Finlande serait alors sous domination soviétique ce que son gouvernement cherche à tout prix à empêcher ! « Mais, Monsieur le Président, c'est ce qui arrivera forcément si vous vous obstinez à rester en guerre avec Staline, et là, Londres, Paris ne pourront plus rien pour vous... » Rétorqua le chargé d'affaire de la République. La référence à Paris comme capitale de la République française ne tomba pas dans l'oreille d'un sourd et cette confiance absolue en la victoire finale des Alliés du chargé d'affaire français ébranla la propre confiance, mêlée de crainte, en une victoire de l'Axe, du chef de l’État finlandais. Le nom de l'homme d'Alger à Helsinki ? René Cassin, ardent partisan de la continuation du combat contre le Nazisme. René Cassin Sur le front méditerranéen, les Franco-britanniques entament une campagne de bombardement sur les puits de pétrole de Ploiesti en association avec l’aviation soviétique qui mène ses propres raids. Cela contraint Hitler à maintenir beaucoup d’unités de la Luftwaffe en Roumanie pour la défense des champs pétrolifères de ce pays, unité qui ne peuvent pas servir sur le front de l’Est, ce qui soulage l’Armée rouge. Enfin, Roosevelt, Churchill et Mandel se rencontrent sur un bâtiment de guerre ancré près de Terre-neuve et posent les jalons d’une coopération future en établissant les principes qui seront connus comme la Charte de l’Atlantique. « Le Président des États-Unis, M. Churchill, Premier Ministre, représentant le Gouvernement de Sa Majesté dans le Royaume-Uni et M. Mandel, Président du Conseil de la République française s'étant réunis, croient devoir faire connaître certains principes communs de la politique nationale de leurs pays respectifs sur lesquels ils fondent leurs espoirs d'un avenir meilleur pour le Monde. Premièrement, leurs pays ne recherchent aucune expansion territoriale ou autre. Deuxièmement, ils ne désirent voir aucune modification territoriale qui ne soit conforme aux désirs librement exprimés des populations intéressées. Troisièmement, ils respectent le droit qu'ont tous les peuples de choisir la forme de Gouvernement sous laquelle ils entendent vivre ; et ils désirent voir restituer, à ceux qui en ont été privés par la force, leurs droits souverains. Quatrièmement, ils s'efforceront, tout en respectant comme il se doit leurs obligations existantes, d'assurer, sur un pied d'égalité, à tous les États, grands et petits, vainqueurs ou vaincus, l'accès et la participation, dans le monde entier, au commerce et aux matières premières indispensables à leur prospérité économique. Cinquièmement, ils désirent faire en sorte que se réalise, dans le domaine économique, la plus entière collaboration entre toutes les nations, afin d'assurer à toutes de meilleures conditions de travail, le progrès économique et la sécurité sociale. Sixièmement, une fois définitivement détruite la tyrannie nazie, ils espèrent voir s'établir une paix qui offrira à toutes les nations les moyens de demeurer en sécurité à l'intérieur de leurs propres frontières et qui assurera à tous les êtres humains de tous les pays la possibilité de vivre durant toute leur existence à l'abri de la crainte et du besoin. Septièmement, une telle paix doit permettre à tous les hommes de parcourir sans entrave les mers et les océans. Huitièmement, ils sont convaincus que toutes les nations du monde, pour des motifs aussi bien réalistes que spirituels, devront finir par renoncer à l'usage de la violence. Puisqu'à l'avenir aucune paix ne saurait être durable tant que les nations qui menacent ou pourraient menacer de commettre des actes d'agression en dehors de leurs frontières continueront à disposer d'armements terrestres, navals ou aériens, ils sont convaincus qu'en attendant l'institution d'un système permanent de sécurité générale établi sur des bases plus larges, il est essentiel de désarmer ces nations. En outre, ils entendent faciliter et encourager toutes autres mesures pratiques susceptibles d'alléger, pour les peuples pacifiques, le fardeau des armements.» Le 21 Août, Pierre Georges, alias le Colonel Fabien, membre du Parti communiste, abat un soldat allemand dans le métro parisien (station Barbès-Rochechouart). Le colonel Fabien La réaction des Allemands est très violente. Ceux-ci menacent de prendre 100 otages, d’en exécuter la moitié puis d’exposer leurs corps place de la Concorde (!) si le Gouvernement Laval n’institue pas un tribunal spécial pour juger les Communistes et les Anarchistes et n’accentue pas la répression contre ces 2 mouvements, qu’ils jugent trop molle ! Pétain mais surtout Laval, prennent les devants pour satisfaire les Allemands et envoient d’importants renforts FSL à Paris. Mais les Résistants se replient alors en Province, dans ce jeu du chat et de la souris entre eux et les Occupants/Collaborateurs.
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  43. Fin Juin 1941 Face à l’état de guerre désormais manifeste avec l’Allemagne et ses satellites, Staline nomme le général Timochenko à la tête de l’État-major, mais celui-ci ne peut cependant prendre de décisions importantes sans l’accord du dictateur. Le général Semion Timochenko Il est décidé de rappeler sous les drapeaux les réservistes nés entre 1905 et 1918 et de déménager les industries vers l’est, vers l’Oural. Churchill, qui a expliqué à la radio qu’il soutiendra sans réserve l’Union soviétique dit en privé que « Si Hitler envahissait l’enfer, il s’entendrait avec le diable ». A Alger, Mandel annonce aussi son soutien « inconditionnel » à l’URSS même si, secrètement, Mandel et De Gaulle se préparent déjà à limiter au maximum l’emprise stalinienne à l’est de l’Europe. De même, Roosevelt informe la nation américaine à la radio qu’il enverra de l’aide à l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques. Mais certains préfèrent aider l’Allemagne. C’est notamment le cas de Franco qui, bien que neutre et voulant le rester, autorise la création d’une « Division Azul » de volontaires espagnols pour le Front de l’Est. De son côté, l’Allemagne cherche à dresser l’Europe contre le « Bolchévisme ». Ainsi, les Allemands forment, en Norvège occupée, une Légion de volontaires. Drapeau du 3ème bataillon de la "Division Azul" La Suède, bien que neutre et démocratique, accepte le transit d’une division allemande depuis la Norvège vers la Finlande. Sur le front, l’armée allemande avance rapidement au nord (où elle profite du soulèvement de la Lituanie contre l’Armée rouge avant de prendre des mesures contre le Conseil national lituanien) et au centre (où résiste néanmoins la forteresse anciennement polonaise de Brest-Litovsk) mais fait face à une résistance acharnée au sud, car elle fait face à des forces soviétiques mieux préparées. Char KV-1 soviétique détruit en Lituanie. Ces engins constitueront une surprise de taille pour les Allemands ! Dans les pays baltes, les Soviétiques lance une violente contre-attaque blindée contre les flancs des Panzers mais elle échoue du fait que beaucoup de chars tombent en panne tandis que d'autres partent au combat sans munitions ! De plus, après avoir atteint Dvinsk/Daugavpils en Lettonie, les colonnes panzers reçoivent l'ordre de stopper leur avance pour attendre l'infanterie. Au sud, la contre-offensive des chars du général Kirponos donne le même résultat. En dépit du fait que les Soviétiques aient 3 fois plus de blindées que leurs ennemis, leur assaut échoue à cause de l'artillerie allemande et de la Luftwaffe bien que leur attaque ait ralenti les Allemands. Répliquant à l’aide apportée à l’Allemagne par la Finlande, l’URSS lance une série d’attaques aériennes contre les aéroports finlandais et plusieurs villes de ce pays. L’armée finlandaise entre donc à son tour à l’action contre l’Union soviétique tandis que l’Allemagne déclenche à l’extrême nord du pays une offensive pour prendre Mourmansk. Les guetteuses finlandaises à l'affut des bombardiers soviétiques. La Luftwaffe est maîtresse du ciel mais fait face à la résistance désespérée de l’aviation soviétique tandis que Moscou subit ses premiers bombardements aériens. Le 30 Juin, un Comité d'État de la défense, avec Staline à sa tête, est formé, renforçant la centralisation des pouvoirs. Il est formé de Molotov, Beria, Malenkov et Vorochilov. Mais on ne se bat pas qu’en URSS. En Crète, les Parachutistes allemands, auxquels Hitler a ordonné de se battre jusqu’à la mort, se battent avec acharnement contre les Alliés dont la supériorité numérique est de plus en plus écrasante, vu que l’État-major allemand a compris qu’il était désormais inutile d’expédier d’autres Parachutistes dans l’île et qu’il est impossible d’y envoyer des renforts par mer, vu l’écrasante domination alliée sur la Mer Égée malgré les attaques enragées de la Luftwaffe contre les navires français et britanniques.
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  44. Bonjour à tous, Désolé de ma "disparition" mais je n'avais plus la tête à LFC pendant cette période. Voici la suite. Merci de me suivre :) Du 1er au 21 Juin 1941 La victoire tend les bras aux Alliés en Crète. En effet, après avoir vaincu les dernières poches de résistance allemande autour d’Héraklion et Réthymnon, les Alliés, quoi que matraqués par la Luftwaffe qui domine le ciel, continue leur offensive contre les Allemands concentrés autour de La Canée et de Maleme. Les Flottes alliées continuent à payer le prix pour la défense de la grande île grecque avec la perte de plusieurs unités mais le moral reste élevé, les marins sachant qu’ils ne se battent pas pour rien. Une attaque de Stuka. A l’est, les préparatifs de l’opération Barbarossa s’accélèrent avec la concentration d’un nombre élevé de divisions le long de la frontière entre le Reich et l’URSS, au cœur de la Pologne occupée, en Finlande et en Roumanie. Malgré cela, Staline continue à croire en une tentative de manipulation et refuse aux divisions de l’Armée rouge de la frontière ouest de l’URSS de se mettre en position en dépit des multiples informations sur la prochaine invasion qu’il recevra sur son bureau de la part de déserteurs de l’Axe et de ses espions. Pourtant, l’invasion apparaît si prochaine que des caricatures se moquant de la passivité de Staline face à la menace hitlérienne sur son territoire fleurissent dans la presse britannique et de l’Empire français. Concentration de Panzers en Pologne occupée. Cependant, Staline continue à « ménager » son front Est en signant un accord commercial avec le Japon. Néanmoins, Hitler doit faire avec le maintien de forces allemandes en Grèce bien plus important qu’il ne l’avait escompté du fait de la menace des Franco-britanniques présents en Crète sur la Grèce continentale. Le Führer décide donc de convoquer l’Amiral Horthy, régent du Royaume de Hongrie, au Berghof, et de lui faire part de ses projets d’invasion de l’URSS, à laquelle il demande à la Hongrie de participer, en alternant les promesses et les menaces. Le Régent cède et accepte de faire participer l’armée hongroise à l’attaque et la présence de troupes allemandes qui attaqueront l’URSS depuis le territoire magyar. La Roumanie d’Antonescu, elle, était déjà au parfum de Barbarossa et la rencontre entre les deux dictateurs sert à mettre au point les derniers détails de la participation roumaine à l’attaque de l’Union soviétique. Dans le même temps, le maintien de forces en Grèce oblige l’État-major allemand à revoir complètement la disposition de ses forces pour l’attaque de l’URSS et le contraint à redéployer en urgence ses forces le long de la frontière tandis qu'Hitler décide de lever 10 nouvelles divisons d'infanterie qui serviront à remplacer 10 divisions de vétérans utilisées pour le moment à des tâches d'occupation, notamment en France, et qui seront expédiées sur le Front russe une fois la formation des conscrits achevée soit environ 1 mois. Aux Pays-Bas, l’ex-empereur allemand, Guillaume II, meurt le 4 Juin à l’âge de 82 ans et la Croatie de Pavelic adhère au Pacte tripartite. L'Ex-Empereur allemand, Guillaume II Les États-Unis continuent à se préparer à intervenir dans le conflit, notamment en votant leur plus gros budget militaire depuis la Première guerre mondiale et en gelant les avoirs de l’Axe et des pays occupés par celui-ci sur son territoire. Le Japon, lui, après l’échec des négociations avec les Hollandais pour la fourniture des ressources des Indes néerlandaises à l’Empire nippon, accélère leur préparatif de guerre en négociant secrètement avec la Thaïlande une alliance offensive contre les Alliés. En échange du retour à l’État Thaï des territoires lui ayant un jour appartenu, la Thaïlande acceptera l’installation de troupes japonaises sur son territoire au « moment opportun » et se joindra à son offensive contre les Occidentaux. Désormais soutenue par les quasi-invincibles chars britanniques Mathilda II, la contre-offensive alliée contre les Parachutistes allemands autour de La Canée et Maleme continue de progresser jusqu’à reprendre définitivement le contrôle de l’Aérodrome de Maleme où était acheminé le matériel et les renforts des troupes de l’Axe. Les Panzers II qui ont pu être acheminés dans la poche, s’ils ont permis de tenir tête aux R-35 français, ne peuvent rien contre les Mathilda II du Commonwealth. Le général Student, commandant en chef des parachutistes allemands, après avoir demandé à Hitler d’autoriser la retraite et ce l’être vu refusé, disperse ses forces afin de constituer une guérilla. Mais cette tentative sera un échec car elle a lieu en terrain hostile, la population grecque haïssant ses envahisseurs. Un char britannique Mathilda II
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  45. Décembre 1940 Soutenus par des renforts alliés en hommes du Commonwealth et en équipement lourds qui lui faisaient défauts (chars, artillerie) chaque jour plus nombreux, les forces grecques continuent leur progression en territoire albanais, multipliant les captures de soldats italiens en déroute. Malgré l’envoi de renforts importants en Albanie par le haut-commandement italien, dont les convois sont escortés par d’importantes forces aériennes et navales pour éviter toute déconvenue, la situation ne s’améliore pas sur le terrain pour l’Italie fasciste. D’ailleurs, nombreux sont les soldats italiens capturés à dénoncer Mussolini et le Fascisme. Conviction ou lâcheté ? Au vu des redditions massives de soldats italiens, parfois par régiments entiers, et des conversations qu’ils entretiennent avec leurs geôliers, il semblerait que les Italiens subissent plus cette guerre qu’ils ne la supportent, ce qui améliore un peu l’image désastreuse qu’avait l’Italie aux yeux des Français depuis le « coup de poignard dans le dos » de Juin 1940. Les Alliés multiplient les captures de soldats italiens démoralisés. Mussolini est effaré, heureusement pour lui, il y a encore sa fidèle armée d’Afrique orientale, commandée par le Duc d’Aoste et qui tient bon, et ses Légions de Chemises noires, fidèles jusqu’au bout. Mais le Fascisme italien est bien moins solide que son homologue nazi et on commence à murmurer dans le dos du Duce. Malgré son dégoût pour cette solution, il est contraint de réclamer l’envoi de renforts allemands en Albanie. Hitler envoie rapidement une Luftflotte en Italie du sud ainsi qu’une Panzerdivision et de l’infanterie en Albanie. Le Corps expéditionnaire allemand est commandé par le général Rommel, l’expert de la guerre blindée mais qui est loin d’être le plus haut gradé de la Wehrmacht. En effet, les officiers plus gradés, comme Von Rundstedt, sont conservés pour les futures opérations en Russie. Erwin Rommel Néanmoins, le dictateur allemand, en ayant fini avec la « Bataille d’Angleterre » et soucieux de distraire le plus de moyens alliés possibles du front grec à moindre frais, décide également l’envoi d’une Luftflotte en Sicile pour attaquer à la fois Malte et la Tunisie et s’en prendre aux convois alliés qui traversent la Méditerranée centrale quasi-impunément. Dans la même optique, malgré les protestations des commandants de la Marine allemande qui estiment les moyens déjà insuffisants pour la « Bataille de l’Atlantique », Hitler ordonne l’envoie de 20 U-Boots en Méditerranée pour s’en prendre à la fois aux convois alliés traversant le chenal entre la Sicile et la Tunisie mais, surtout, pour attaquer les convois qui ne cessent de déverser des renforts alliés en Grèce. Un des U-Boot envoyé en Méditerranée. Le dictateur allemand décide également, de concert avec le tyran italien, de concentrer sa Luftwaffe dans le sud de la France et en Italie en vue d’apporter une couverture aérienne à la Regia Marina italienne qui doit fournir et escorter les navires qui participeront à l’invasion de la Corse par l’Axe. Cette couverture apparaît vitale aux stratèges de l’Axe car la marine italienne est en infériorité numérique face à ses homologues française et britannique réunies en Méditerranée, surtout depuis la désastre de la Bataille du détroit d'Otrante et que laisser la Corse aux mains des Français toujours en guerre est inacceptable aux yeux des dirigeants de l’Axe (surtout Mussolini, qui veut annexer l’île). D'autant plus que l'île constitue un véritable Porte-avion incoulable, à l'instar de Malte. Les assauts aériens germano-italiens sur Malte seront furieux ! Les défenses de la Corse ont été renforcées par l’arrivée de plusieurs divisions de chasseurs alpins de l’Armée des Alpes, envoyée dans l’île avant la Capitulation des armées de Métropole, mais l’ampleur des moyens aériens mobilisés par l’Axe lui permet de compenser son infériorité au niveau naval. Les Allemands, qui ont pu juger de la qualité des troupes italiennes, décident que le premier choc sera porté par leurs parachutistes ainsi que par leurs troupes alpines, transportées par planeurs. Les Italiens, notamment les « Alpini » ne participant qu'à la seconde vague, qui débarquera sur les côtes corses. L'assaut est prévu pour le mois de Janvier 1941. Les parachutistes du Reich se préparent pour l'invasion de la Corse. En parallèle, l’Allemagne multiplie les pressions sur la Bulgarie et la Yougoslavie pour qu’elles adhèrent au pacte tripartite. Cependant, le gouvernement bulgare se montre réticent tandis que si le Régent du Royaume de Yougoslavie est prêt à s’allier à l’Axe, il sait qu’il doit compter sur un peuple serbe et un corps d’officiers acquis à la cause alliée. Néanmoins, la Yougoslavie signe un traité d’amitié avec la Hongrie pro-allemande, dont on sait qu’elle s’est déjà bien gavé de territoires appartenant à ses voisins avec la bénédiction allemande. Dans le même temps, la coalition alliée, dont fait partie des partisans éthiopiens, se lance à la conquête de l’Afrique orientale italienne. C’est une offensive générale dans plusieurs secteurs (un débarquement indien a même lieu en Somalie britannique) à laquelle participe également les forces françaises et même la Force publique du Congo belge. Mais cette-fois, les Italiens s’accrochent et se battent comme des lions. La Résistance française commençait à s’organiser au niveau national tandis qu’après un temps de flottement, contact avait été pris avec des représentants d’Alger, parachutés depuis le territoire britannique. C’est ainsi que Henri Frenay prit contact avec d’autres commandants de réseaux locaux, allant d’organisation patronnées par la SFIO aux groupes catholiques, sous la houlette d’un envoyé de la République, André Dewavrin. Dewavrin voyage sous le pseudonyme d’André Passy et fut spécialement choisi par le Général de Gaulle pour qu’Alger prenne langue avec les Résistants de l’intérieur. Henri Frenay, un des futurs meneurs de la Résistance française. Tous acceptent de se placer sous les ordres du gouvernement de la République réfugié en Algérie, parfaitement légitime pour contrôler la Résistance intérieure. Tous acceptent de remettre à la Libération les querelles politiques qui n’ont déjà que trop affaiblie la France et se déclarent prêt à combattre Pétain et son Régime de collaboration, et ce mêmes les groupes situés le plus à droite de l’échiquier politique de la Résistance. Néanmoins, si on ne tient compte que des organisations civiles, on constate que la Résistance est plutôt le fait d’hommes de gauche, à l’exception des Communistes, encore paralysés par les consignes de Moscou qui veut encore câliner Hitler. Néanmoins, l’apport des militaires rééquilibre le rapport droite/gauche au sein de la Résistance intérieure. Cet équilibre permet de former facilement ce qui sera connu comme le « Conseil national de la Résistance intérieure » (CNRI), obéissant certes aux ordres d’Alger, mais qui est autonome sur le plan des actions à entreprendre en vue d’obéir aux ordres du gouvernement. Sur le plan local, les chefs de la Résistance créent des « Régions », regroupant plusieurs départements, pour délimiter le champ d’action des réseaux locaux. Néanmoins, des « Comités locaux » sont créés, regroupant les chefs de réseaux politiquement rivaux mais unis dans la Fraternité de combat. Passy transmet aussi aux chefs du CNRI la consigne d’Alger de ne pas, pour l’instant, entreprendre d’actions militaires contre l’occupant, de se contenter d’actions de renseignements et de diffusion d’une presse clandestine, afin de limiter au maximum les représailles, certaines, contre la population.
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  46. Juillet 1940 Les opérations (presque) terminées en France et la Métropole entièrement occupée (sauf la Corse), la Luftwaffe peut se redéployer dans le nord de celle-ci, face à la Grande-Bretagne et lancer ce qui sera connue plus tard comme étant la « Bataille d’Angleterre ». L’objectif de l’ennemi est de détruire la RAF comme préliminaire à un débarquement amphibie de l’armée allemande dans le pays. La première phase de la bataille consiste en l’attaque par la Luftwaffe des convois britanniques dans la Manche et des Docks des ports anglais. Un Spitfire de la Royal Air Force. Le Reich, lui, annexe l’Alsace et la Moselle sans en référer au « gouvernement » de Laval et en expulse les (rares) fonctionnaires qui avaient ralliés le Régime du traître collaborateur. Parlons-en de Laval. Soucieux de légitimer son pouvoir et conscient de la relative faiblesse de sa position (Qui sait, les Allemands pourront toujours trouver un autre traître pour les servir s’il leur en prenait l’envie), il se comporte en vrai dictateur selon la définition de Voltaire, défendant les lois avant de les abattre. Les députés et sénateurs qui n’ont pu rejoindre l’Afrique du nord ou l’Angleterre sont regroupés par les Allemands (et les députés et sénateurs faits prisonniers, libérés) et envoyés à Versailles, où se réunit un Congrès extraordinaire. Afin d’avoir un nombre de participants au Congrès relativement crédible et voulant également montrer le caractère corporatiste qu’il veut donner à la « France nouvelle », Pierre Laval a également convoquer à Versailles les principaux représentants des différents corps de métier. Ils sont désignés sous le terme de « Délégués ». C’est Laval, député lui-même, qui mène les opérations et propose plusieurs motions au « vote » des parlementaires et des délégués. La première reconnaît la vacance du pouvoir après la « fuite » du gouvernement Mandel et du Président Albert Lebrun. La seconde propose au vote des Congressistes la nouvelle constitution griffonnée par Laval et ses amis. Enfin, la troisième propose l’élection d’un « Chef de l’État » conformément aux dispositions de la constitution de « L’État français » que viennent de voter les Congressistes. Laval annonce qu’il ne sera pas candidat lui-même. Surprise des Congressistes. Surprise qui atteint son paroxysme lorsque Laval propose comme candidat « Le plus illustre des Français » et qu’une silhouette bien connue fait son entrée dans « l’hémicycle ». Pétain se présente au vote des Congressistes. Laval devant les "Congressistes" Même si les baïonnettes allemandes étaient le gage le plus sûr du succès du vote, Laval fut donc assez malin pour s’appuyer sur l’aura du Maréchal Pétain mais aussi pour « câliner » les députés les plus courageux, et qu’il a identifié lors des débats, en leur promettant que les pouvoirs très importants du chef de l’État « seront un gage de stabilité en ces heures troublées » et la volonté populaire sera toujours prise en compte, malgré le caractère « novateur » du nouveau Régime, alors que toutes les actions de Laval depuis qu’il a pris langue avec les Nazis vont dans le sens contraire ! Le vote est un succès, seuls quelques députés qui seront arrêtés dans les semaines suivantes, osent se dresser contre le dictateur. Notons qu’aucun délégué n’a osé voter non… Pétain devient donc « Chef de l’État » et il forme son cabinet avec Laval comme « Chef du gouvernement » et Allibert en Ministre de la Justice entre autres ainsi que toute une clique de collaborateurs sans scrupules. Camille Chautemps, pressenti pour un portefeuille ministériel, refusera de devenir membre du gouvernement Laval. Il sera également arrêté dans les jours qui suivent. Cette fiction démocratique ne durera que le temps du Congrès. Les premières mesures dictatoriales, antisémites notamment, ne tardèrent pas. Notons que les Allemands, qui certes espéraient compter sur des collaborateurs pour administrer la France défaite, furent étonner par le zèle de ceux-ci à copier leur propre régime ! Notons qu’à propos de la trahison de Pétain, De Gaulle écrira dans le Tome 1 de ses mémoires de guerre intitulé « Le Sursaut ». « Et dire que nous pensions qu’il se retirerait avec honneur. ». Pour l'anecdote, le Maréchal ne devient pas seulement « Chef de l’État français » mais devient également… Co-Prince d'Andorre ! Il succède ainsi à Pierre Laval, reconnu comme tel par le petit pays mais seulement à l'arrivée des premiers soldats allemands à la frontière nord du territoire pyrénéen. D'ailleurs, les Andorrans se sont empressés de justifier cette conduite auprès de Mandel et ce, a priori, avant le départ pour l'Afrique du gouvernement de la République. Le gouvernement Mandel lui aussi s’organise mais de manière à respecter la République et la démocratie. Députés et Sénateurs qui ont rejoint l’Afrique du nord reprennent du service et voteront toutes les mesures décidées par le gouvernement Mandel, afin de respecter les vœux du peuple français. Et pour montrer que la continuation du combat est légitime en même temps que légale, le gouvernement Mandel fait voter l’investiture de son gouvernement du 17 Juin par le Parlement. C’est un immense succès, cette investiture étant votée à la quasi-unanimité (à opposer au fait que Reynaud ne fut investi que par une voix d’avance en Mars 1940…) tandis que les quelques parlementaires qui l’ont rejeté ne risquent pas l’arrestation, contrairement aux courageux de Métropole qui ont dit non à la dictature de l’État français. Vue d'Alger, la capitale (provisoire !) de la République française. Néanmoins, il y a toujours des députés, désireux de poursuivre la lutte, présents en Métropole occupée. Les gouvernements britanniques et français décident donc de déclencher l’opération « Ecclésia », l’extraction vers l’Afrique du nord des députés et sénateurs afin qu’ils puissent siéger à la Chambre de députés ou au Sénat. Le tout en coopération avec la Résistance française naissante et les forces spéciales britanniques et françaises. Georges Mandel sait que la France doit reconstituer son armée si elle veut, un jour, se libérer de l’occupant. C'est dans ce but qu'il fait voter par les deux chambres la motion accordant la citoyenneté française à tous les « Indigènes » s’engageant dans l’Armée française. La mesure connaît un succès immédiat et les problèmes d’effectifs sont rapidement réglés. Reste à équiper les volontaires… L'Armée française recomplètera rapidement ses effectifs. En Afrique de l’est, la chaleur extrême n’empêche pas des opérations militaires de se dérouler. Les Italiens attaquent au Kenya, au Soudan mais, surtout, ils préparent pour le mois suivant, une offensive en direction de Djibouti et de la Somalie britannique. En Indochine, la passation de pouvoir entre Catroux et le duo Auriol-Salan est à peine effective que les Japonais déclenchent un assaut massif surprise depuis la Chine occupée contre la position française de Lang Son. Salan demande immédiatement des renforts à Alger qui ne peut que lui envoyer des mots d'encouragements… Les États-Unis, eux, placent en état d'alerte la Flotte d'Asie basée à Manille tandis que les Britanniques décident d'envoyer des unités navales de Singapour à Saïgon. Cependant, l'opération japonaise a été lancé simplement en vue de montrer les muscles de l'Empire du Soleil levant et pour faire pression sur les Français. Une fois Lang Son conquise, les Japonais cessent leur attaque. Hiro Hito envoie un émissaire s'excuser (!) auprès d'Auriol et de Salan. Ce dernier explique à l'envoyé de Tokyo que la France continuera d'aider le gouvernement chinois dans sa lutte contre l'invasion japonaise. Les Japonais décapiteront une partie des prisonniers français. La Thaïlande a suivi avec intérêt le combat de Lang Son. Immédiatement après la fin des hostilités, elle prend langue avec le gouvernement impérial de Tokyo. Le gouvernement Mandel est profondément choqué par cette véritable acte d'agression mais il ne peut bien évidemment rien faire, pour l'instant, si ce n'est réclamer un dédommagement de la part des Japonais qui mettra d'ailleurs du temps à venir. Les exactions nippones seront cachées à l'opinion publique de l'Empire par crainte de sa réaction. Dans le même temps, en Afrique du nord, les conditions climatiques bloquent les opérations. Les deux camps se contentant de quelques raids et reconnaissances musclées menés de part et d’autres de la frontière. A la chaleur s’ajoute le fait que les Français et les Britanniques doivent se remettre du désastre de Mai-Juin en France tandis que les Italiens, non seulement ne sont pas prêt mais en plus, souffrent du blocus des Alliés. Emblème de l'Afrique orientale italienne Cependant, le Führer, qui pense que Français et Britanniques résistent uniquement car ils comptent sur un soutien soviétique (c’est très mal connaître les hommes d’Alger), tourne déjà ses yeux vers l’Est et en ce mois de Juillet 1940 sont produites les premières directives mettant en branle l’opération Barbarossa. N’en déplaise à Hitler, c’est surtout l’aide US qui, pour l’instant, permet aux Français d’espérer. Privé de l’industrie métropolitaine et l’Empire, certes riches en ressources diverses, étant privé, lui, d’industrie, et d’industrie militaire notamment, le gouvernement français compte lui sur l’aide américaine pour ravitailler et rééquiper ses armées et, notamment, son aviation qui pourrait un jour subir un assaut massif de la Luftwaffe s'il prenait envie au Führer d'envahir l'Afrique du Nord.. Néanmoins, le cabinet Mandel, soucieux de maintenir, à moyen terme, son autonomie politique, autonomie qui passe par une indépendance industrielle, prépare un plan d’industrialisation massif de l’Afrique du nord, et, notamment, de l’Algérie afin que la France puisse bientôt, équiper son armée elle-même. Les premières leçons de la Bataille de France ayant été retenues, les nouvelles forces blindées françaises se baseront sur les chars Somua et leurs futurs équivalents plus évolués, d’abord produits aux États-Unis puis, bientôt, on l’espère, en Afrique du Nord. De plus, BCC, DLM et DCr passent à la casserole et sont remplacés par les divisions blindées. La 1ère division blindée française sera formée à partir des BCC basée en Afrique du Nord et ceux que l’on va rapatrier du Levant, car la diversion balkanique est logiquement abandonnée, pour le moment, au profit d’une offensive contre la Libye italienne. La force blindée française est réformée sous l'impulsion du Ministre de la guerre En France métropolitaine, les Communistes, loin de résister à l’envahisseur comme ils le fanfaronneront après-guerre, tentent, par l’intermédiaire du numéro deux du Parti, Jacques Duclos, d’obtenir des autorités allemandes la reparution de leur journal, « L’Humanité ». Ils se verront signifier une fin de non-recevoir et le Parti reste clandestin sans pour autant entrer en Résistance. Mais la gauche française n’est pas représentée par le seul Parti communiste. La gauche socialiste, quoi que profondément choquée par la défaite, a connue elle aussi un sursaut depuis le 16 Juin 1940 et la décision du gouvernement Mandel remanié après la destitution des pires ministres défaitistes de continuer la guerre depuis l’Empire. Soucieuse de poursuivre elle aussi la lutte, la SFIO clandestine (Pétain a rapidement interdit les Partis politiques de gauche sans mener, pour l’instant, une politique équivalente avec ceux de droite, soucieux de les rallier ainsi à l’État français) fonde le mouvement « Liberté », certes ouvert à toutes les bonnes volontés mais dont la base sera belle et bien socialiste. Mais la droite, elle aussi, commence à s’organiser en la personne d’Henri Frenay qui fonde le « Mouvement de libération national ». Militaire ayant échappé à la capture lors du désastre de Mai-Juin, Frenay est contraint à la clandestinité du fait que les Allemands traquent les militaires français qui ont échappés à la captivité car ceux-ci sont susceptibles de vouloir rallier l’Angleterre ou l’Afrique du nord. Mais Frenay ne se contente donc pas de se cacher et décide de résister à l’envahisseur et, même, au Régime de Pétain, car si Frenay est politiquement assez proche des idées proférées par le Maréchal, il est écœuré par sa collaboration manifeste avec l’ennemi. Ainsi, on ne peut en ce mois de Juillet 1940 limiter l’affrontement résistance/collaboration à un duel gauche/droite car quelques anciens Communistes, en rupture de ban (et qui en paieront bientôt le prix), rallient l’État français. Des Socialistes rejoignent aussi Pétain. Dans l’est, les Allemands ont dû réduire un à un les forts de la Ligne Maginot qui avaient refusé la reddition. Les soldats de la Ligne Maginot se sont battus jusqu'à la dernière cartouche. La continuation de la résistance française n’empêche pas le Führer de faire un retour triomphal à Berlin qui acclame celui qui a écrasé la France…
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  47. Fin Juin 1940 Le lendemain du funeste 23 Juin 1940, les avions transportant le gouvernement de la République française, les parlementaires ainsi que le général Doumenc et son État-major atterrirent à Alger, nouvelle capitale de la France, après avoir volé à proximité de l’espace aérien espagnol afin d’être hors de portée de la Regia Aeronautica. Georges Mandel et son gouvernement y sont notamment reçus par le Général Noguès, l’une des âmes du sursaut de la France et du ralliement de l’Empire à l’idée de la poursuite des combats. Le Japon, voulant profiter de l’affaiblissement considérable de la puissance française qu’a entraînée la défaite en Métropole, envoie un ultimatum au gouvernement français replié en Algérie le 24 Juin 1940. Tokyo enjoint la France de cesser de ravitailler l’armée chinoise depuis sa colonie indochinoise et lui intime d’accepter la présence d’une commission japonaise au Tonkin pour constater que l’arrêt des livraisons d’arme à la Chine est effectif. Le gouvernement français rejette avec hauteur cet ultimatum. Le général Catroux, commandant des forces françaises en Indochine, informe quelques jours plus tard le cabinet Mandel d’une concentration importante de troupes japonaises à la frontière Sino-tonkinoise et des premiers accidents aériens entre avions japonais et français. Catroux est un homme de valeur, qui aurait été apte à défendre vigoureusement la souveraineté française sur l’Indochine mais Alger, qui manque sérieusement d’officiers supérieurs dans son armée depuis la « Catastrophe », rappelle Catroux en Afrique du nord pour lui donner le commandement d’une armée. Il est remplacé par Vincent Auriol, un Socialiste ami de Léon Blum, qui devra faire face, presque sans renforts, aux prétentions nipponnes et, bientôt, thaïlandaises.Cependant, Auriol n'étant pas un militaire, c'est un officier bien connu de Georges Mandel, véritable baroudeur des colonies, dont l'unité s'est bien comportée lors des combats de la Somme et de la Loire et qui a été nommé par le Président du Conseil en personne sur la liste des officiers méritants à évacuer en urgence qui se voit confier le commandement militaire français en Indochine. Cet homme, c'est le fraîchement nommé général Raoul Salan. Drapeau de l'Union indochinoise. En Europe de l’est, Staline envoie un ultimatum à la Roumanie le 25 Juin lui ordonnant la cession à l’URSS de la Bessarabie et de la Bucovine. Bien que la Roumanie ait commencée à se rapprocher du Reich (le Roi Carol II a nommé Ion Gigurtu, favorable à l’Axe, premier ministre le jour même…), celui-ci conseille à la Roumanie de céder. C’est chose faîtes le lendemain, même si Staline, suite aux pressions allemandes, n’a finalement accepter de n'annexer que le nord de la Bucovine. Le tyran rouge agrandit donc un peu plus son glacis territorial, en profitant des malheurs des Alliés. Les Roumains fuient leurs foyers à l'annonce de l'arrivée de l'Armée rouge. Ceux-ci ne restent cependant pas inactifs. Le Cabinet français est d’accord sur le fait que la conquête de la Libye italienne est obligatoire pour empêcher Hitler d’envoyer des troupes en Afrique pour la conquérir. Cependant, craignant que l’Espagne ne se décide à intervenir dans le conflit, le général Noguès insiste pour que des forces importantes soient maintenues à la frontière du Maroc espagnol. Cependant, le destin semble (enfin) pencher en faveur des Alliés. En effet, le Maréchal Italo Balbo, commandant les forces italiennes en Libye, est tué par sa propre DCA (!). Il est remplacé par le fasciste fanatique, Rodolfo Graziani. De plus, les Britanniques se sont emparés, lors d’un coup de main, de Forte Capuzzo, en territoire italien. Italo Balbo. Rodolfo Graziani En Afrique orientale italienne, bien qu’il soit isolé de sa métropole par les colonies des Alliés, le Duc d’Aoste, commandant en chef des armées italiennes dans cette région, n’a pas l’intention de rester inactif sur ce front et prépare une offensive contre les Somalies françaises et britanniques ainsi que contre le Soudan et le Kenya, colonies britanniques. Le Duc d'Aoste Par ailleurs, Italiens et Allemands se concertent afin de préparer plusieurs opérations destinées à faire plier définitivement ses maudits Alliés qui refusent de se rendre. Une vaste offensive aérienne est prévue contre l’Angleterre, prélude à un débarquement de la Wehrmacht (Nom de code, opération « Lion de mer ») dans le pays. En parallèle plusieurs escadrilles de la Luftwaffe assisteront la Regia Aeronautica et la Regia Marina pour la conquête de la Corse, une fois le sud de la France complètement occupé (ce qui est chose faîte fin Juin). Mais les Alliés ne se contentent pas d’attendre et les Commandos britanniques lancent un raid sur Le Touquet, en France occupée. Celui-ci a le don de redonner le moral au peuple britannique et il est prévu de réitérer ce genre d’action à l’avenir. Si les Français sont d’accord sur le principe, ils insistent pour avoir leur propre force de raids dénommée « Corps francs », même si, bien entendu, elle travaillera en parfaite intelligence avec son homologue britannique. Les premiers membres des « Corps francs » français seront prélevés dans les troupes françaises ayant participé à la campagne de Norvège et repliées en Grande-Bretagne. En France métropolitaine, la flamme de la résistance s’allume et les hommes de l’île de Sein, ayant entendus les appels des membres du gouvernement à poursuivre la lutte s’exilent, non pas en Algérie mais en Angleterre. Ils rejoindront, pour la plupart, la Marine nationale. Par ailleurs, plusieurs ouvrages de la Ligne Maginot, ne s’estimant pas concernés par l’acte de capitulation, refusent de se rendre ! Les Allemands sont contraint d’en faire le siège. En Suisse, le Capitaine des services de renseignement helvétiques, Hans Hausamann, transmet ses prévisions à son gouvernement. « La France et la Grande Bretagne ne céderont pas, quoi qu’il arrive. Même si les Allemands s’empareraient de l’Afrique du nord et de la Grande Bretagne, les flottes et les Empires français et britanniques poursuivraient le combat. L’Allemagne va attaquer l’URSS et les États-Unis vont entrer en guerre aux côtés des Franco-Britanniques. Français, Britanniques et Américains vont soutenir les Soviétiques dans leur résistance à Hitler. La guerre sera longue. Elle s’achèvera par la défaite totale de l’Allemagne, pays restreint, à l’industrie limitée, et qui manque d’intelligence. La meilleure preuve en est que l’Allemagne accepte l’entrée en guerre de l’Italie, qui conduira l’Axe au désastre. » Enfin, un bilan de l'Opération Ariel d'évacuation des Armées alliées de France peut être dressé. On compte 350 000 évacués de Métropole vers l'Angleterre ou l'Afrique du Nord. Pour ce qui est de la France, 100 000 militaires, combattants ou des services de l'arrière, et 50 000 civils ont pu être évacués avant l'arrêt de l'opération d'évacuation le 24 Juin à 12 heures, date de l'entrée en vigueur de l'Acte de capitulation. Dans les faits, les évacuations continueront mais de manière clandestine à travers l'Espagne ou, plus modestement, par Sous-marins.
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  48. Je confirme les numéros du fana 555 ;556 et 557 sur les super étendard sont tout simplement étonnants !
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