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  1. 22 points
    Je n’ai pas posté depuis 2013, mais là je ne peux pas faire autrement. DEFA t’es mon idole. C’est grâce à toi que je suis devenu la terreur des réunions hebdomadaires dans ma boîte et le badass de la taule. Dés qu’un gars ouvre la boîte à bullshits, dés que je sens venir l’absence de fond du PowerPoint léché et design qu’ un gusse a passé plus d’heures à rendre sexy qu’à réfléchir à son contenu, je me dis en moi-même : « Qu’en aurait pensé DEFA, qu’en aurait dit DEFA ? » Résultat, au boulot, je pense DEFA et je parle DEFA. Depuis que je fais ça : -Les réunions durent moins longtemps. -On est plus efficace. -Ceux qui n’ont rien à dire ferment leur gueule. -On sait oû on va et comment y aller. -Je mange seul à la cantine. -Mon boss a peur de moi, mon N+1 a peur de moi, mes collègues ont peur de moi, mon stagiaire a peur de moi, le gars du courrier a peur de moi, le support informatique a peur de moi. -Toutes les femmes du service de 22 à 63 ans défaillent quand elles me croisent. Depuis ma vie professionnelle a changé, et j’en suis heureux. J’exagère mais je ne déconne pas, je le fais vraiment et putain que c’est bon ! (J’ai pas encore essayé la méthode DEFA avec ma femme, mais je compte m’y mettre bientôt)
  2. 22 points
    Tant pis, mais ça ne change rien ; vous pouvez aussi renvoyer l'ambassadrice et même rompre les relations diplomatiques avec la France si vous voulez, c'est pas pour autant que la France vous donnera une pizza gratuite. Le SCAF est réservé aux membres de la Société Contre l'Adoption du F-35. Ça ne fait peut-être pas plaisir, mais voilà, il y a un choix à faire, faites-le. Dans le sens que vous voulez, mais sans nous prendre pour des cons. L'un, ou l'autre, pas les deux. Pour être clair, le SCAF est issu de la vision française d'une souveraineté européenne passant par l'indépendence technologique. L'Allemagne s'est ralliée à cette philosophie, assez tardivement d'accord, quand Merkel a admis que l'Europe devait prendre son destin en main et que l'Amérique n'était plus un allié fiable. Et oui, ce projet franco-allemand, c'est en fait la victoire honnie de "la France en plus grand". Si vous n'adoptez pas ces mêmes idées, il n'y a aucune chance, ni pour que la France vous fasse confiance, ni pour que le programme vous intéresse. Le RFGP ne demande pas seulement un avion, mais va beaucoup plus loin, et demande en réalité une intégration poussée avec l'armée de l'air du pays d'origine de l'avion choisi. Même modèle, même doctrine, c'est ce qui est explicitement demandé noir sur blanc par la Belgique elle-même. Si vous prenez le F-35, vous adoptez l'avion USAF, la doctrine USAF, et l'intégration dans l'USAF. Question : quel rôle jouera le SCAF dans la doctrine USAF ? Réponse : aucun, les USA n'en acheteront aucun, la loi Américaine l'interdira tout simplement (je rappelle qu'il faut dérogation spéciale du Président pour qu'une administration américaine ait le droit d'acheter quoi que ce soit à une compagnie étrangère). Quel rôle jouera donc le SCAF au sein d'une Composante Air ayant adopté le matériel et la doctrine USAF ? Aucun non plus. La Belgique, si elle choisit le F-35, n'aura tout simplement aucune utilité pour le SCAF. Questions : Quelle motivation peut-il y avoir pour la Belgique a travailler à l'élaboration d'un machin qu'elle n'achètera pas et n'utilisera pas ? Pourquoi la Belgique devrait avoir des retours industriels pour un programme qu'elle n'achetera pas, alors que de réels partenaire en aurait mieux l'usage ? Il faut faire un choix entre le continent et le grand large, entre l'Europe et l'Amérique, entre Macron et Trump. Et surtout, n'allez pas croire qu'il n'y a que les Français à être intransigeants là-dessus, les Américains le sont encore plus. Eux aussi ils veulent que vous fassiez un choix clair et net montrant que vous préférez l'Amérique à la France, l'OTAN à l'UE, Lockheed Martin à Dassault. C'est un choix d'autant plus important pour eux que Trump cherche à détruire l'Union Européenne, attisant les divisions, jouant à l'épreuve de force pour faire céder les couards et offrant des promesses bidons pour faire céder les naïfs. Vous avez donc là l'occasion en or de lui rendre un fier service, si c'est ce que vous voulez. Mais de grâce, arrêter de chercher à vous cacher derrière des prétextes creux et des compromis foireux. Ayez l'honnêteté d'affirmer avec franchises vos convictions au lieu de vous tortiller dans tous les sens pour prétendre ne pas en avoir.
  3. 19 points
    Lanceur Sylver Alors, A50 c'est pour Aster 15 et 30, sans modification d'aucune sorte. Les deux enquillent dedans sans problème, au choix du client. A noter que les VL-MICA n'entrent pas dans les lanceurs A43 ou A50. Il leur faut leur propre VLS, le A35, où on peut mettre indifféremment du MICA-IR ou MICA-EM (MBDA préconise 25% IR - 75% EM, mais la plupart des clients optent pour du 50/50). Les MICA-NG devraient rentrer dans les lanceurs actuels. Par contre, information TRÉÉÉÉÉS intéressante ! Le MICA-VL actuel est donné pour une portée de 25km réelle (contre un ESSM de 40km de portée très théorique et exagérée, apparemment). Mais le MICA-NG est donné pour une portée en VL de... 40km réel ! Alors bon, mettons qu'il y ait exagération et que ce ne soit que 35km de portée en VL, ça nous donne quand même une impressionnante marge de performance pour la version aéroportée ! Il faudra en reparler dans le topic idoine. A noter également que les A70 actuels ne sont compatibles que MDCN (il s'agirait, notamment, d'un manque de concertation entre DCNS, la MN et MBDA. La demande portait sur du MDCN, ils ont fait du MDCN. Mais MBDA aurait très bien pu développer un MDCN avec un empennage cruciforme (plutôt que triple) si on lui avait mis comme contrainte de rentrer dans un A70 conçu au standard A43/50). Un nouveau A70 "universel" (toujours pas pour MICA-VL ceci dit) a été défriché par Naval Group, et pourrait être intégré à la fois aux FREMM et aux FTI (qui, d'ailleurs, peuvent embarquer 16 A70 classiques si un client le demande), mais il faudrait pour cela une commande et Paris ne semble pas pressé sur cette question. Quant aux Aster 15 et 30 eux-même, les opérateurs semblent très confiants dans leur système, misant sur un missile par cible à détruire (et j'imagine que c'est aussi là tout l'intérêt du Aster 15 : dégommer les rares qui auront résisté au Aster 30). On m'a dit, texto, que 32 Aster offraient la même puissance défensive que 60 à 80 SM-2/3/6, voire même meilleure face à certaines cibles très rapides et très manoeuvrables. FREMM et FREDA Actuellement, les FREMM disposent de 16 A70 pour MDCN et 16 A43 pour Aster 15 uniquement. Les deux dernières FREMM-ASM (Bretagne et Normandie) seront dotées de 16 A70 et 16 A50, afin de pouvoir embarquer 16 MDCN et 16 Aster 15 ou Aster 30 indifféremment. A noter qu'il s'agit surtout d'une mesure conservatoire. Ça ne veut pas dire que les navires embarqueront forcément des Aster 30, mais simplement qu'ils pourront le faire à l'avenir. Leur système d'arme actuel ne leur permettra pas, cependant, d'en exploiter les pleines capacités. L'idée est surtout de disposer de capacités AA accrues minimales avec le retrait des dernières FAA d'ancienne génération, en attendant que les FREDA soient pleinement opérationnelles. Contrairement aux FREDA, la Normandie et la Bretagne ne disposeront pas de la console supplémentaire au CO dédiée à la détection lointaine. Elles ne sont pas non plus livrées avec la mise à jour du système de combat permettant la pleine exploitation des Aster 30 (nonobstant la puissance moindre de l'Herakles), même si rien n'empêche techniquement d'y songer pour plus tard. A terme, un nouveau système CEC d'engagement collaboratif a été commandé par la MN. Les FTI seront les premiers navires livrés nativement avec, mais il est possible que d'autres le reçoive en rétrofit d'ici là. On pense notamment aux FREDA et aux FREMM les plus récentes. Contrairement au partage de pistes L16 qui se fait déjà (et permettrait de tirer des Aster 30 de la Normandie depuis une cible détectée par le Forbin, par exemple), le nouveau CEC permettra le partage de données brutes et complètes, en temps réel, plutôt que des pistes déjà traitées. L'idée est d'offrir une plus grande réactivité et une redondance accrue face aux cibles hypersoniques (un radar tournant comme l'Herakles n'ayant pas un taux de rafraîchissement suffisant), et de fournir une situation tactique complète de très grande dimension à tous les navires interconnectés. Les deux dernières FREMM et les FREDA recevront aussi des améliorations de leurs consoles ASM, le traitement des obsolescences des calculateurs offrant une réserve de puissance pour de nouvelles fonctionnalités faisant l'objet de PEA (dont je n'ai pas réussi à avoir le détail). Les FREDA conserveront finalement TOUTES les capacités ASM des FREMM-ASM, ce qui en fera les deux premiers vrais destroyers multirôle de la Marine Nationale! D'ailleurs, les capacités ASM sont en soit assez exceptionnelles. Il semblerait que la portée du sonar actif, la qualité des leurres et la discrétion acoustique de la plate-forme permette réellement d'exploiter des pistes sonar actives hors de portée de riposte du sous-marin chassé. Ça permet des traques rapides, à longue distance, sur lesquelles diriger rapidement l'hélicoptère (de quoi regretter encore plus l'absence de missiles porte-torpilles ou d'un second hélicoptère). En gros, ce serait l'avenir de la lutte ASM, l'amélioration des torpilles anti-navire rendant tout exercice de traque en close combat relativement suicidaire. (en matière de lutte ASM, Thales dévoile aussi une nouvelle bouée acoustique active/passive, le SonoFlash, que Xav présente bien sur Navy Recognition). MLU FREMM et Horizon et radar SeaFire J'ai essayé d'obtenir des infos sur le MLU des FREMM et Horizon, mais ça a l'air encore très obscure, notamment pour les FREMM. Les Horizon pourraient bien recevoir un Sea Fire 500 en version boostée avec plus de modules (pour une portée de 500km vs environ 350km pour les FTI, sur cible type chasseur). Le SeaFire des FTI aura 8x12 modules AESA par face. La version boostée pour Horizon pourrait avoir 40% de modules en plus. L'avantage des 4 faces fixes c'est qu'il n'y a pas de vitesse de rafraichissement. Les pistes sont suivies en permanence, et les tests montreraient d'exceptionnelles performances en lutte anti-missile seaskimming. Pour un vrai usage ABM, il faudra cependant plutôt compter sur la version boostée pour le MLU des Horizon. Le radar est sensé fonctionner sans maintenance lourde à la mer, conservant ses capacités nominales même avec 15/20% de modules en panne. Cependant la conception modulaire permet une maintenance aisée, y compris en mer, si un client le souhaite. A noter que Thales bosse également sur des fonctionnalités conduite de tir radar pour le SeaFire, sans doute en n'y dédiant qu'une partie des modules de chaque phase. Cela permettrait d'assurer la CDT missile et canon à 360° sans réelle limitation du nombre de cibles "peintes". Si le SeaFire a été conçu avec les Aster en tête, il reste théoriquement compatible ESSM, MICA-VL, etc. Mais je pense que ce serait surtout très intéressant pour la CDT des 76mm des Horizon. J'ai demandé ce qui pouvait être envisagé pour le MLU des FREMM, mais on a botté en touche. Apparemment la question ne se pose pas actuellement. Sur le plan technique, et selon le calendrier envisagé pour les premières MLU, je verrais plusieurs options: -Tout passer au standard FREDA ou presque: nouvelles consoles, nouvelle suite de traitement pour Herakles, lanceurs A50 pour tout le monde (et A70 polyvalents) -Si on fait un vrai MLU, l'intégration d'un SeaFire format FTI pourrait être envisagé, mais demanderait un gros travail sur toutes les infrastructures. -L'intégration d'un SeaFire tournant (envisagée pour les navires type corvette, frégates légères ou disposant de peu de puissance) pourrait être possible. On gagnerait en portée, en précision de tir, en conservant une grande partie des systèmes de l'Herakles (intégration, énergie, etc.), mais sans gagner réellement en fonctionnalités. FTI, mon nouvel ami ? Si j'étais initialement très circonspect vis-à-vis de la FTI, je commence à en voir l'intérêt. Le radar SeaFire est un vrai game changer pour les forces françaises, avec un degré de précision et de permanence opérationnelle jamais atteint. Face aux menaces modernes type missiles supersonique, c'est effectivement une belle bête. Et si on l'envisage au sein d'une force interconnectée par des systèmes de combat coopératif, ça devient un excellent piquet radar capable de fournir des solutions de tir pour tous les ASTER d'une flotte, tout en remplissant très bien la mission ASM. En gros, comme navire expéditionnaire, comme escorte pour un groupe amphibie ou pour protéger les abords métropolitains, c'est sans doute plus que suffisant. Comparativement à la FREMM, le concept Belharra n'a pas grand chose à envier: capacité missile équivalente, meilleur suite radar, capacités ASM à peine inférieures pour bon nombre d'usage, capacité native à exploiter un système de drone en plus d'un hélicoptère, meilleure gestion des commandos, excellentes capacités ESM, très bonne discrétion et une excellente évolutivité de la plateforme. Naval Group a déjà montré la capacité de rajouter une tranche centrale sur le navire pour augmenter le stockage cargo, l'autonomie du navire, et surtout les volumes dédiés aux FS et aux drones (aériens mais surtout UUV et USV, le module supplémentaire étant relié à la drome). Mais j'ai eu la confirmation que cette tranche supplémentaire pouvait servir à accueillir sur le pont supérieur de nouveaux emplacements pour doubler l'emport en missiles mer-mer ou pour y ajouter des lanceurs MICA-VL, en complément alors d'un chargement d'Aster sur la plage avant. Après, il y a encore des trucs qui me gonflent très sérieusement. Je passe sur le choix de n'opter que pour 16 missiles et pour la variante la plus compacte du navire. Ça se justifie opérationnellement par le besoin de plus de confort pour l'équipage et par la nécessité de rester sous une certaine taille afin de pouvoir être accueilli par le plus grand nombre de quais civils et militaires (l'espace modulaire du navire doit notamment pouvoir servir pour la gestion de crise humanitaire). Même si, personnellement, je reste persuadé qu'une tranche supplémentaire, même vide pour le moment, offrirait pour un prix modique une capacité d'évolution qui va s'avérer vitale dans moins de 20 ans pour gérer les crises qui nous pendent sur le coin de la gueule, mais bon). Non, ce qui me gave, c'est qu'on a eu confirmation que, pour l'instant, la configuration ne prévoit NI brouilleurs (toujours FFBNW) NI lance-leurres anti-missiles... Seuls les leurres acoustiques sont, pour le moment, actés. Donc moi je veux bien qu'on se passe de CIWS-like en nous bourrant le mou depuis 20ans comme quoi le brouillage et le leurrage c'est bien plus pertinent face à une menace crédible, notamment supersonique (ce qui est vrai, je le pense). Mais alors comment justifier ça, si ce n'est parce que la Marine préfère se payer les nouveaux gadgets high-tech qu'elle ne connait pas plutôt que d'assurer le vital existant? Il faudrait vraiment que les mentalités évoluent et qu'on arrête de fonctionner comme à l'époque où on alignait 20 navires de premier rang et 30 de second rang. A l'époque, on pouvait justifier de "tester" de nouvelles technologies sur une petite série de 5 navires, quitte à ce que ce soit au détriment de système déjà connus, mâtures, et largement déployés par ailleurs. Aujourd'hui, c'est juste franchement débile !! Et il suffit de voir les frictions entre industriels et marins à ce sujet pour comprendre que c'est véritablement un problème culturel, autant que financier. Sur le papier, le SeaFire pourra faire du brouillage, mais en bande S uniquement, ce qui réduit l'intérêt face à du sea skimming. Ah oui, dans le même ordre! Comme sur la FREMM, la FTI n'aura qu'une soute MU90 pour desservir le hangar avia et, théoriquement, les tubes lance-torpille de flanc. Par contre, ça demande de s'équiper de chariots dédiés pour le transport et le rechargement des torpilles. Et vu la tronche qu'on m'a fait chez Naval Group, il semble que la MN n'ai pas jugé bon de s'en équiper pour la FTI, qui se contentera des 4 torpilles chargées dans ses tubes + de son hélico. De manière générale, je ne compte plus les "il y a plus de torpilles dans une FTI que tout ce qui a été tiré en opération depuis les Malouines", ou "il y a plus de missiles Aster dans une FREMM que tout ce qui a été tiré depuis leur invention". C'est systématiquement bourré de bon sens, factuellement vrai, et prononcé par des gens (adorables et très compétents, par ailleurs) qui ne seront plus de ce monde quand les FTI atteindront la fin de leur carrière, voire leur MLU. Croire, en 2018, que le monde continuera sur la pente de l'après-Guerre Froide avec tout ce que Poutine, Xi et Trump se calent sous la dent, avec les premiers effets de l'effondrement climatique qui se font sentir (bientôt suivi par des réactions en chaîne sur les marchés financiers et les tissus sociaux), avec toutes les tensions qui montent de manière fulgurantes partout sur le globe.... C'est faire preuve d'un aveuglement d'autant plus dommageable que les systèmes d'arme qu'on achète aujourd'hui vont devoir nous tenir 50 ans au minium, et seront sans doute les derniers à être aussi performants et qualitatifs. EDIT: Ah oui, chose curieuse ! J'ai entendu parler à la fois de 3 LaFayette modernisées sur les 5, mais aussi de l'installation de sonar pour les 5 navires de la classe, ou au moins 4. En gros, le Surcouf garderait le BlueWatcher, et le reste ce serait du KingKlip Mk2. C'est ce qui m'a été dit, mais il semblait y avoir un peu de confusion. D'autant plus que la Surcouf, comme la Lafayette, ne devait pas être concernée, initiallement, par le rétrofit. Au final je ne serais pas surpris que les deux premières FLF soient équipées de BlueWatcher, si le système fait ses preuves, et que les trois autres disposent d'une suite plus complète, avec le KingKlip notamment. D'ailleurs, j'ai aussi posé la question des hélicoptères. Les Panther et Dauphin actuellement embarqués par les FLF devraient être remplacés par des HIL capables de recevoir le missile ANL. Mais une version ASM est étudiée par Airbus. A mon avis le timing sera trop serré pour les FLF rénovées, mais la possibilité existe.
  4. 18 points
    Je ne résiste pas: http://www.lalibre.be/galerie/le-dubus-53182ad335704b2d2766d026
  5. 18 points
    http://www.leu-effe-trant-sink-sai-leu-mayeur-shasseur-furre-tiffe-du-mond-kar-il-ai-amairikain-ai-ossi-tou-karai-ai-tou-gri-se-ki-prouv-kil-ai-furre-tiffe.gov.us
  6. 17 points
    Avec retard …..qqes remarques et précision de ma part en complément et réponse aux points abordés Le pétrolier naviguait full , les écubiers dessinés en saillie pour des raisons évoquées étaient donc bas sur l’eau, à hauteur du bordé de la frégate .Sans vouloir rejeter la faute sur qui que ce soit , il est reconnu que les gros pétroliers sont délicats à la manœuvre en raison de leur taille, inertie toussa, chez nous les capitaines ont des formations spécifiques du genre de celles de port revel . http://www.fr.portrevel.com/ Bref ils sont lents , nécessitent des grandes distances d’arrêt , possible effet de squat en eaux resserrée ....etc Dans le choc de rencontre la frégate s’est donc faite encornée de haut en bas sur sa partie arrière tribord avec effet de soulèvement/rotation et une brèche en conséquence au dessus et en dessous de la surface en noyant plusieurs tranches arrières avec prise de gîte rapide sur tribord suivi de l’échouage . A signaler que dans la collision le pétrolier a perdu son ancre je crois , qq dizaine de tonnes avec un calibre de chaîne pourtant conséquent. La nature du choc obéit ici à une dynamique différente d’une charge TNT mine je pense , possible énergie équivalente dans un facteur temps toutefois différent. Les blindages ne renforcent absolument pas la poutre structure , le rôle du blindage est d’arrêter des balles de petits calibres pour des vitesses de 700/800 m/s , on utilise des aciers spéciaux à forte dureté brinell ou vickers d’épaisseur relativement faible. Comme déjà traité , La flottabilité d’un navire est lié au nombre de compartiments envahis qui se détermine à partir des longueurs envahissables. Cf vidéos explicatives en anglais https://www.youtube.com/watch?v=keK3l_Qfehk https://www.youtube.com/watch?v=Vymw5oq8S6k En principe sur les navires militaires de ce type dont Lpp > 91.5 m , l’étendue de la brèche c’est effectivement 15 % Lpp , on peut aussi considérer 3 compartiments envahis en situation critique . De plus je dirais que couler par l’arrière est plus dommageable en terme de stabilité de forme que par l’avant où tout enfoncement d’une tranche noyée aurait pour conséquence en raison du dévers d’augmenter l’inertie de surface de la tranche saine d’à côté tout ceci garantissant un couple de redressement > couple de chavirement. Quant à l’utilisation de ballast, je ne sais pas dire si ce navire est équipé de traverse d’équilibrage avec potentiel de redressement aux grandes gites stabilisées. Sinon interrogation sur l’impact de l’échouage et la potentielle aggravation ? de la situation et ce pour deux raisons me semble t il ; - cette classe de navire est équipée d’ailerons de stabilisateur non escamotables dont celui de tribord qui aurait pu être sollicité au poinçonnement, enfoncement de la mèche et voie d’eau supplémentaire - en outre un navire échoué outre le fait de provoquer une modification du métacentre et du centre de gravité , peut sur une petite surface ( roche) générer ponctuellement une réaction considérable sous certaines conditions hydrostatiques et que ce niveau d’intensité s’effort peut entraîner une ruine localisée et donc une brèche en plus . https://www.proliftbags.com/download/salvage.pdf cf chapitre 5 page 333 du pdf en lien si cette probabilité s’avère exacte on peut alors se trouver avec une tranche supplémentaire milieu noyée Ce plan extrait de cette vidéo montre l’organisation des tranches https://www.youtube.com/watch?v=NMK8OyKyMTw qqes fondamentaux à rappeler ; - il existe des cloisons et ponts étanches à l’eau (watertight) et à l’air ; gastight pour la citadelle NBC - Les tranches étanches à l’eau situées sous pont d’étanchéité sont testées à l’air au neuvage , on admet un débit de fuite d’air que l’on converti en fuite d’eau admissible donc rien n’est absolument étanche ! - L’accès aux tranches s’effectue par des descentes équipées de panneaux étanches ou par des sas avec portes étanches , - On limite les passages de câbles et collecteurs aux travers des CPE leur l’étanchéité est assurée par des manchettes avec vannes de sectionnement et boîte spéciale pour les câbles - Au dessus du pont au niveau des cloisons on impose des V-lines bd et td sujettes également à étanchéité en cas de gîtes - Au passage des lignes d’arbres les cloisons sont munies de dispositif d’étanchéité qui s’activent en cas de noyage , j’espère ! - Les dispositifs d’épuisement et d’assèchement éducteurs et pompes sont dimensionnés pour un envahissement progressif à débit limité . Ainsi sur la FAA Cassard , le dispositif d’épuisement de chaque compartiment propulsif est constitué de 2 électro-pompes de 200 m3/h , d’un éducteur de 100 m3/h , les autres compartiments l’épuisement est assuré par des moyens mobiles ; el-ppe submersibles de 60 m3/h et éducteurs de 15 m/h - Enfin savoir qu’une brèche d’un carré de 0.3 m de côté à 4 m sous la flottaison génère un débit d’envahissement de 1800 m3/h d’où la règle UK ; « une voie d’eau créée par un brèche de un pied carré ne se franchit pas » et que partant seul le compartimentage est garant de la flottabilité navire sous conditions évoquées plus ci-dessus . Pour finir j’ai du mal à penser que ce navire puisse être récupérer à cout raisonnable, perso c’est plié. On peut toujours laver à grande eau douce , injecter des tonnes de WD40 , faire des visites totale ou remplacer le matos elec sensible ….etc , restera toujours à refaire totalement l’isolation incendie et acoustique (des éponges) . Quand on sait qu’isoler intervient très tôt dans le processus construction , juste après les attaches , qu’en conséquence faut tout démonter , mettre à nu les locaux ………etc , alors autant faire du neuf et considérer la barcasse comme un magasin à canibaliser en pièces de rechanges
  7. 16 points
    Bonjour, Je viens de supprimer - suite à alerte de contributeurs - un nouveau post faisant état de l'agression d'un bar PMU parisien. Ce forum n'a pas pour vocation à servir de caisse de résonance à divers discours sécuritaires, complotistes, extrémistes qui foisonnent en ce moment sur la toile à la faveur des évènements récents liés au terrorisme islamiste et aux agissements des casseurs dans le cadre des manifestations des gilets jaunes. Il est hors de question pour un forum tel que le notre de se faire l'instrument d'idéaux dont le seul but est de préparer le terrain à des schémas de société fondés sur la peur et le communautarisme. L'attitude que nous devons promouvoir ne constitue nullement à se voiler la face ou à encourager je ne sais quelle "mollesse". Mais ne comptez pas sur nous pour favoriser une propagande stigmatisant des phénomènes déjà connus et pris en compte dont tout le monde sait qu'ils sont inacceptables et doivent être combattus avec fermeté. Cependant ce combat doit se mener dans le respect de nos principes et surtout avec calme et méthode sans céder à des arguments mettant en avant l'incapacité de l'Administration ou le "laisser-faire généralisé" sans parler de l'incurie du politique. Donc je préviens notre communauté; ce genre de post n'est pas le bienvenu. Qu'il soit soit déposé sciemment ou de manière plus innocente il sera supprimé. La délinquance est un fait avéré; contre lequel la République s'efforce de lutter. En rajouter ne sert à rien sauf à suggérer que d'autres systèmes politiques plus "radicaux" seraient à même de résoudre ces problèmes ce que l'histoire de ces 100 dernières années est loin d'avoir démontré bien au contraire. Ce forum a en son temps encouragé et loué les capacités de résilience ... il serait bon de ne pas l'oublier ici.
  8. 14 points
    To start with, flooding occurred in three watertight compartments on board 'KNM Helge Ingstad': the aft generator room, the orlob deck's crew quarters and the stores room. There was some uncertainty as to whether the steering engine room, the aftmost compartment, was also filling up with water. Based on this damage, the crew, supported by the vessel's stability documents, assessed the vessel as having 'poor stability' status, but that it could be kept afloat. If more compartments were flooded, the status would be assessed as 'vessel lost' on account of further loss of stability. Tout d’abord, trois «compartiments étanches» à bord du «KNM Helge Ingstad» ont été envahis: le local groupe électrogène arrière, les quartiers de l'équipage du pont orlob et le magasin. Un doute subsiste quant à savoir si le local barre était noyé ou pas . Sur la base de ces dommages, l’équipage, appuyé par les documents de stabilité du navire, a estimé que le statut de ce dernier était «médiocre stabilité», mais qu’il pouvait rester à flot. Si davantage de compartiments étaient inondés, le statut serait considéré comme "navire perdu" en raison d'une perte de stabilité supplémentaire. « Next, the crew found that water from the aft generator room was running into the gear room via the hollow propeller shafts and that the gear room was filling up fast. From the gear room, the water then ran into and was flooding the aft and fore engine rooms via the stuffing boxes in the bulkheads. This meant that the flooding became substantially more extensive than indicated by the original damage. Based on the flooding of the gear room, it was decided to prepare for evacuation” « Ensuite, l’équipage a constaté que l’eau de la salle des génératrices arrière envahissait le local réducteurs via des arbres à hélices creux et qu’il se noyait rapidement. Du local réducteur, l’eau a ensuite pénétré et noyé les machines avant et arrière par l’intermédiaire des passages de cloisons des lignes d’arbre . Cela signifie que l'envahissement est devenu beaucoup plus importante que ne l'indiquent les dégâts initiaux. Le niveau d’envahissement de la tranche réducteur était tel qu’il a été décidé de préparer l’évacuation » On y voit peu plus clair avec ce rapport préliminaire - Avec 3 compartiments envahis ( 1, 2 et 3 ) le navire flottait , avec une ou deux tranches supplémentaires noyées ( 4, 5 voire 6 ) , le navire est perdu - Le noyage des autres tranches ne semblent pas en l’état des circonstances imputable à la brèche mais à des voies d’eau internes ; - Séquence de l’évènement ; A) collision et noyage instantanée des tranches 1, 2 et 3 B) la tranche 3 noie la tranche 5 via par le creux des lignes d’arbres , les ligne d’arbres sont creuses pour le passage des tubes d’huile d’alimentation du servo moteur d’orientation des pales implanté dans le moyeu d’hélice C) la tranche 5 noie les tranches 4 et 6 via les passages lignes d’arbre Mes commentaires ; Le creux des arbres doivent être parfaitement étanche vis-à-vis de tout entrée d’eau de mer accidentelle , pour cette raison je ne m’explique pas pourquoi l’eau est passée par là ; sauf grosse casse LA c’est incompréhensible ! En revanche je comprends très bien que des fuites aient pu avoir lieu au niveau des passages de cloison des lignes d’arbre et c’est bien ce que je craignais. Pour mémoire une ligne d’arbre traverse un certain nombre de cloisons ; cloison étambot et CPE ou WTB , à chaque passage il existe un dispositif d’étanchéité particulier ; - à la cloison étambot ou au tube étambot, point immergé donc en permanence en contact avec l’eau de mer on a soit un presse étoupe avec des tresses qu’il faut souquer de temps et temps, soit un joint tournant à face d’étanchéité radiale . La ligne d’arbre en rotation il faut obligatoirement un jeu fonctionnel ( sinon çà chauffe) donc on admet un taux de fuite aux tunnels à surveiller . A signaler que cette boite d’étanchéité est conçue pour tenir aux chocs mili - aux CPE, on a des boites d’étanchéité qui fonctionnent à sec durant la vie navire ; là aussi faut un jeu fonctionnel pour éviter que çà fume . Cependant en cas de noyade d’un compartiment , on doit pouvoir contenir l’envahissement à ce niveau qui dépend de la techno utilisée ; si tresses on resserre le presse étoupe , si joint à lèvre gonflable on active l’air comprimé , certain passage de cloison ont des garnitures qui se resserrent automatiquement avec la pression hydrostatique du compartiment envahi. Dans tous les cas ces organes d’étanchéité doivent être visités contrôlé lors périodes d’entretien , sont aussi important voire plus que des vannes de coque. Si en l’état, beaucoup de monde doivent serrer les fesses ; constructeur, concepteur ( mauvais design ? en tout cas ENORME pression sur Navantia ) , faut quand même comprendre qu’en terme de vulnérabilité le concept ligne d’arbre constitue un point faible . Mon petit doigt me dit que cette affaire ne va pas laissait froid architectes et divers responsables des flottes en service de par le monde et que des consignes de contrôles et questions doivent pleuvoir ici et là , parce que hein …………….. https://www.slideserve.com/benita/idriftsetting-fn-klasse-fregatt-utfordringer
  9. 14 points
    Oiseau de mauvais augure : Un article dans dedefensa écrit par un contributeur inhabituel : Yves Mollard La Bruyère http://www.dedefensa.org/article/brexit-et-belxit-la-belgique-quitte-t-elle-lue J'en reproduit ici la dernière partie. " (..) le BREXIT nous rappelle cruellement combien l’ambivalence est porteuse de tragédies, combien les proclamations atlantiques excessives devant une Europe qui a besoin de tous sont incapacitantes ; combien jouer sur plusieurs tableaux à la fois brise plus sûrement les liens entre alliés qu’un chantier politique sérieux et des engagements muris. Très ancien pratiquant des affaires de sécurité européenne, je ne compte plus les confidences de ces diplomates belges entêtés mis au pilori par leurs collègues britanniques, de préférence à la dernière minute, pour bloquer toute dynamique européenne qui ne se rangerait pas sous la bannière américaine. (..) Le F-16 fut une œuvre d’art et de maîtrise des enjeux politiques. Vainqueur à l’origine d’un programme d’étude de faisabilité pour un démonstrateur aérien léger (Light Weight Fighter), lancé sous l’impulsion d’un ancien pilote d’essai (John Boyd) et d’un ingénieur système français (Pierre Sprey) début 1971, il n’avait à l’origine aucune vocation à équiper l’aviation américaine. Fin 1973 le YF-16 de General Dynamics fut de toute urgence basculé vers un véritable programme d’avion de combat et rebaptisé pour la cause en ACF (Air Combat Fighter) : les industriels américains s’étaient avisés que plusieurs pays européens cherchaient à renouveler les tristement célèbres F-104 Starfighter. Le premier YF-16 sortit d'usine à la fin de l'année. Il fit son vol inaugural le 2 février 1974. Un an plus tard soit à la mi-1975 (on en est 18 ans pour le F-35), l’avion sortait en série des usines de General Dynamics et en 1979 l’USAF recevait ses premiers appareils certifiés. Le F-16 fut l’exact inverse du F-35 : mise au point en un temps record, léger, simple, de coût d’acquisition et d’exploitation abordable et fabriqué sur le continent pour ses clients européens. Les autorités belges se sont laissé convaincre par les experts (ceux qui ont un peu de « bouteille » connaissent bien comment fonctionne un expert) que l’Europe aura 30% des composants du F-35 sur le continent. Outre que cela se saurait (l’avion vole), on ne peut qu’être interdit devant la méconnaissance complète de la genèse du F-35 à ce niveau de responsabilité politique. La Belgique ne construira pas une miette du F-35 et ne recevra pas une miette de compensation du programme en dehors de quelques engagements de principe : les autres participants au programme bataillent déjà trop pour avoir leur part promise (et totalement « contrôlée » en techno) du processus industriel ou de maintenance. La Belgique en prime voit s’échapper toute opportunité de participation directe et entière à la modernisation des Rafales, Eurofighters ou autres Gripens, là où les bénéfices industriels eussent été considérables. Coût immédiat du BELXIT : l’ambitieux programme franco-allemand SCAF d’avion de combat européen se fera sans Belges. Le paradoxe est que quelle que soit l’indignation belge à l’égard de ce panneau d’interdiction levé par une ambassadrice lucide, le tabou viendra beaucoup moins sûrement de Paris ou de Berlin que des ingénieurs américains de chez Lockheed-Martin ou du Pentagone pour qui l’entrée dans le « club fermé » du F-35 ne saurait être compatible avec des passerelles technologiques vers les concurrents européens ! Le Royaume-Uni en a fait l’amère expérience deux fois dans son désir de travailler avec Dassault Aviation : deux bureaux d’études conjoints en dix ans, deux équipes triées sur le volet et enthousiastes, finalement paralysées par les tabous américains qui empêchaient toute participation des ingénieurs britanniques à des concepts s’approchant des technologies américaines dans lesquelles les britanniques étaient un tant soit peu engagés (furtivité sur les avions de chasse et sur le drone FR-UK Telemos, etc.) Deux essais pour rien des deux plus grandes puissances militaires européennes – interdites de fiançailles par le protecteur d’outre atlantique. Londres est resté otage de cette logique, absent sur le drone franco-italo-allemand MALE (Airbus Defence and Space, Dassault Aviation, Leonardo-Finmeccanica) ; idem pour le NeuRon européen (France, Grèce, Suède, Espagne, Italie) piloté par Dassault. Il est des coopérations qui ne sont même pas envisagées… La file d’attente pour participer au programme d’avion de combat futur britannique Tempest Concept (MBDA, Leonardo Finmeccanica…) ne saurait tarder à faire l’objet de l’attention soutenue des conservateurs américains plus vigilants que jamais sur les quelques secrets technologiques partagés avec sa Gracieuse Majesté. La Belgique a-t-elle compris le BREXIT ? Vouée à remplacer le Royaume-Uni autour de la table du Conseil européen lorsqu’il faudra verser les contributions au Plan d’action Défense [2], elle perd définitivement son statut de pays fondateur et la légitimité qui en découle. Regardée avec ironie par ses voisins néerlandais (plus francs atlantistes depuis le début) ou luxembourgeois (plus riches), elle verra arriver ses premiers « prototypes » de F-35 au moment où l’Europe de la défense aura cédé sous les coups de ses inventeurs les plus déterminés. A moins que, la situation mondiale l’imposant, les vrais Européens marquent le coup, investissent et réussissent à maintenir et développer en commun des capacités industrielles. Mais cela se fera sans le Royaume de Belgique. Économies d’échelle, développement industriel européen dans le domaine de la défense, etc. a signé encore récemment le gouvernement fédéral – sans rire. Les Américains ne partagent jamais une technologie sensible avec leurs partenaires. Allemands, Français… y sont en Europe aujourd’hui obligés et en font publiquement acte politique et de crédibilité. Cécité belge. Les Anglais avaient à composer flegmatiquement avec le « No » US. Ils s’en vont. Il restera bien une crédibilité belge au Conseil européen pour répliquer à la pluie d’offensives politico-commerciales américaines contre l’Europe. Taxer les F-35 à l’importation par exemple… BREXIT Soft et BELXIT Hard ? Monnet, Schuman, Paul-Henri Spaak et nos industriels croient rêver. " https://www.consilium.europa.eu/fr/press/press-releases/2017/06/22/euco-security-defence/
  10. 13 points
    C'est ce que disait Trappier lors des dernières questions réponses aux actionnaires. Bon certes il prenait le Tempest comme exemple: "la maquette c'est la maquette, c'est pour faire de la communication". https://www.youtube.com/watch?v=aPFDze6rwRs&feature=youtu.be&t=384 Ils en auront profité pour monter quelques concepts qui tranchent avec leurs "concurrents" : absence de dérives et positionnement des antennes par exemple, plutôt que des ersatz de F-22 à aile "cranked delta" comme chez Airbus et BAE. ...Bon ça n'a pas empêché quelques russes de crier à la copie du Su-57. Dans tous les cas je sens poindre à terme une histoire façon Rafale. Avec des allemands qui ne peuvent plus attendre parce que Tornado trop vieux, besoin de workshare, ligne d'assemblage des Typhoons bientôt au point mort, des anglais sous pression because Brexit et dégradation en vue de leurs capacités, des italiens qui seraient mis sur la touche sur l'électronique si les français se retrouvaient en pointe, et des espagnols qui sont dans l'impossibilité de décider quoi que ce soit et nous ont déjà habitués à acheter US sans se poser de questions. Sans oublier les vieilles affaires, Navantia/DCNS pour ne citer qu'elle. Et comme à l'époque où il fallait sacrifier Snecma, maintenant il faut sacrifier Thalès, et ça ne se passe pas bien au sein même de la maison France... En fait quand on y regarde de plus près, tous nos partenaires potentiels sont intéressés par les performances et capacités françaises parce qu'ils sont en retard, mais on a toujours le sentiment que ça les emmerde de le reconnaître. Que ça les ennuie de devoir admettre que la France est LE partenaire des grands programmes européens de défense. Et qu'il faut aussi tenir compte de son calendrier. J'ai l'impression que comme à l'époque du Rafale/Typhoon, ils ont besoin de la France (vu l'aventure Typhoon) mais peur que la France prenne trop de place. Et que comme à l'époque les besoins entre forces ne collent pas. Qui va croire par exemple que ces pays qui reçoivent leurs premiers F-35 et doivent sabrer leurs dépenses car ils ont vu trop grand, vont supporter des flottes avec 3 modèles d'avions de combat (4 en comptant la version B du F-35) dont 2 furtifs en 2045??? Non mais soyons sérieux deux secondes! Cette photo par exemple, c'est du flan. F-35 et tempest, d'accord, F-35 et Eurofighter, d'accord, les 3 en même temps, non. les anglais n'ont plus un rond, se débarrassent de leurs Typhoons, ont une chaîne qui ne survit que par l'export, et ils vont soutenir 3 avions de combat hors de prix dans leurs forces??? Avec un volume échantillonnaire à chaque fois? De même les américains n'ont pas encore vraiment lancé le PCA. Sauf qu'il va falloir qu'ils s'y mettent d'ici peu (2020?). Il se passera quoi à ce moment? Les pays européens engagés dans le F-35 ne vont-ils pas sauter à pieds joints dedans? Ça semblerait logique non? Sinon pourquoi avoir sauté à pieds joints dans le F-35 en premier lieu au lieu de développer leur propre solution? Et ils resteraient dans le futur chasseur européen tout comme ils resteraient dans le PCA? Mangeant à tous les râteliers??? Par-dessus on a désormais l'énigme SAAB avec une compagnie qui semble s'accommoder de son contrat T-X semblant confirmer son statut de partenaire solide fournisseur de technologies et de compétences spécifiques (merci CATIA de Dassault Systèmes), sachant qu'ils font déjà plus de l'assemblage que de la conception sur le Gripen, surtout NG... Et que BAE a déjà mis la main sur une bonne part de leur économie de défense. Macron n'est pas éternel. Sa vision de la France et de l'Europe ne font pas consensus en Europe. Il n'est pas à la France ce que Merkel est à l'Allemagne. Et en Allemagne ce modèle Merkel est arrivé à son terme. Même s'il est réélu, je ne parie pas sur une poursuite active du programme européen au-delà de 2027 sous sa forme pan-européenne. Franco-allemande, c'est possible, si les allemands apprennent la modération et réalisent que non, ils ne peuvent pas demander du 50-50 partout, surtout quand ils ne sont pas capables de l'offrir aux autres et mettent des coups de canif dans des accords comme si de rien n'était parce qu'en face il n'y a aucun répondant. En fait, le rêve de ces coopérations européennes en France ne tient que par deux aspects: le pognon qu'on ne veut pas dépenser, et l'idéologie européiste forcenée qui règne en maîtresse absolue. Dans ces conditions, je ne vois pas comment ça peut marcher. En gros, sous forme de mème, nous en sommes là:
  11. 13 points
    Ce fil révèle au moins trois choses: -nous pouvons être aussi chauvins et outranciers que les contributeurs de certains forums anglo-saxons tant décriés ici quand ils tapent sur le Rafale. -notre opinion de nos voisins Belges est assez peu reluisante. En revanche, ils sembleraient vouloir choisir le Rafale qu'ils deviendraient aussitôt des héros. -une vision de notre part réduite au minimum et trop souvent confinée dans le chiffre d'avions vendus en oubliant que derrière un tel marché on trouve bien souvent une posture stratégique qui dépasse le simple fait de voler français ou américain. Plusieurs contributeurs estampillés outre-quiévrain ont demandé à la modération de suspendre ou clôturer ce fil et je les comprends; quand je lis qu'on en arrive à discuter du QI du Président US ... Désormais tout message jugé outrancier et hors sujet sera supprimé Plusieurs viennent de l'être.
  12. 13 points
    Chopé sur Check Six : De Zota-dma : "Pour ceux qui ne me connaissent pas encore je suis armurier à Florennes et vous vous doutez qu'il me semble être au courant de l'information. Je vais faire court directement aux rumeurs et autres théorie du complot: Il y a bien eu un tir du vulcan suite à une manipulation du gun (Cette manip est une procédure normal d'un test effectué sur avion) D'autres circonstances se sont alignées pour en arriver ou nous en sommes aujourd'hui. Je n'irais pas plus loin dans l'information car ce n'est pas mon rôle mais de grâce évités comme j'ai déjà lu sur certains réseaux sociaux de nous traiter de guignoles ou que sais-je encore, ces gens là ne savent même pas ce qu'est un F-16 et connaissent encore moins le domaine technique et tout ce qui tourne autour. Le collègue est très compétent et a fait largement ses preuves sur F-16 et sur ce point c'est indiscutable. "
  13. 13 points
    Il y en a tous les jours ouvrables, et souvent à plusieurs endroits. Et même qu'en levant la tête au bon moment, et en ayant un bon APN, on pet voir ça :)
  14. 13 points
    Là, clairement, nous sommes sur un désaccord. C'est justement parce que nous ne sommes pas si nombreux qu'il faut faire l'effort d'être compris par tous, d'écrire convenablement et de permettre aux autres de mieux comprendre ce que l'on veut dire. Et cela aidera aussi les quelques non-francophones qui s'intéressent au sujet à comprendre. On n'écrit pas, ici, que pour les quelques (dizaines) de passionnés qui s'expriment, mais davantage pour un nombre plus important d'anonymes, non inscrits, simples lecteurs. C'est ce public qu'il faut respecter en faisant l'effort d'une expression qui ne leur demande pas de passer du temps supplémentaire à essayer de comprendre un truc vite jeté sur un clavier. Il vaut mieux un seul gars qui fait l'effort d'être compris par tous, plutôt que 100 quidams qui essayent de comprendre ce qu'il veut dire. L'effort est toujours récompensé.
  15. 13 points
  16. 13 points
    Parikrama et le Rafale F4 Le premier tweet dit que d'après les simulations le Rafale peut opérer depuis les "V" (les portes avions dont le nom commence par V) de manière complète.Et qu'il peut utiliser les ascenseurs bien qu'il n'ait pas les ailes repliables. (On apprendra ensuite que les bouts d'aile se démontent) Le quatrième dit que la marine nationale indique une disponibilité de 70 - 97% au sol et sur le pont et que c'est mieux que le super Hornet. Il dit aussi que l'aspect omnirole de l'avion est vendu comme un point fort et qu'il y a eu plein de missions recce/strike, CAS/strike au dessus de Ramadi en Iraq récemment par exemple. Enfin il dit que SPECTRA fonctionne bien dans l'environnement chargé d'Iraq et de Syrie. et qu'il n'y a pas de plan pour faire un Rafale spécialisé EW car le Rafale peut emporter des Pods de brouillage. Le dossier et les officiels énoncent clairement que le transfert de technologie arrive étape par étape pour le Rafale, et que les besoins spécifiques à l’IAF ainsi que les commandes associées sont planifiés. Le tout grâce à Dassault Reliance Aerospace Limited. D’après leurs propres paroles, DRAL s’est assuré au maximum avant d’investir là-dedans… Et cela inclut un minimum de 90 jets sous les termes du Make In India… Si ce n’est plus dans le pire des scénarios… L’IAF a souligné qu'une flotte de 300 Rafale est un cauchemar pour la Chine et avec une mise à niveau prévue pour le Rafale et l'assimilation de matériels israéliens qu'ils ont développés spécifiquement pour leurs propres F-35 Adirs, ces 300 ou 15-18 escadrons représentent la plus puissante des dissuasions. Ils ont également souligné que le Make In India pour le Rafale aurait dû être accéléré et que ces 90 avions monomoteurs aurait du être transférés à Merignac, ce qui permettrait 2 lignes (une en France et une en Indie avec Dassault Reliance Aerospace Limited) pour répondre urgemment aux besoins de l'Inde. L’IAF a aussi souligné leur extrême déception que le gouvernement ait parlé du prix du Rafale et que les médias aient eu des discussions de comptoir à propos du prix du F-16/Gripen alors qu’ils savent que le coût global serait similaire pour un contrat avec des F-16/Gripen. Le Transfert de Technologie pour le Rafale en ce qui concerne l’IAF va arriver en lots qui seront réalisés dans l’usine de MIHAN (Multi-modal International Hub and Airport at Nagpur ) ou chez Dassault Reliance Aerospace Limited. Donc cette fausse représentation d’un Transfert de Technologie et d’un prix trop élevé du Rafale devraient être clarifiés par le MoD et celui-ci devrait arrêter de tourner autour du pot et se concentrer sur un plan de modernisation approprié. L’IAF a aussi dit que la Marine veut des Rafale, donc pourquoi penser à tout autre avion comme le F-16 ou le Gripen E alors que la marine, en interne, a précisé qu’elle ne voulait des monomoteurs que pour sa branche basée à terre. Au contraire, un Make In India unique aurait donné à l’Inde une plus grande marge de manœuvre pour les négociateurs. De nouvelles contre mesures améliorées rendent le Rafale "N.V." aussi bon que le T-50 planifié. L' IAF recommande d'acheter plus de Rafale ou d'améliorer le PAK-FA pour le rendre meilleur que Rafale "N.V." La France et en particulier l'équipe de Dassault demande beaucoup pour le ToT qui n'est même pas complet Le gouvernement s'oppose à tout ce qui n'est pas ToT compatible et a déclaré explicitement que l'accord pourrait être rompu à moins que l'on comprenne leurs attentes et que l'on réduisent également les coûts élevés. L' IAF est très intéressé par un nombre énorme de Rafales selon toutes les communications (plus de XXX indépendamment pour IAF et XXX pour IN - c'est le plan global), mais son comportement lui fait écrire des chèques que le gouvernement ne peut pas payer en raison des engagements déjà pris. Mais jusqu'à maintenant, le concept de la 5ème génération indienne a été partagé avec le PAK FA et même l'AMCA obtient la plus grande partie de sa technologie de ce PAKFA. Une reprise prendra beaucoup plus de temps et la France n'a pas de plate-forme de 5ème génération. Tout ce qu'ils feront sera basé sur Rafale à court terme. Il y avait une offre de Rafale Pseudo furtif qui utilisait des soute de missiles, mais cela amenait une mauvaise stabilité et une mauvaise maniabilité. Si la France nous offre quelque chose de concret pour développer l'expertise de Rafale avec notre vision, nous pourrons toujours faire quelque chose. Qu'est-ce que Rafale nv? C'est nouveau pour moi, ou est-ce que c'est le f4r? NV est la prochaine version - F4.1 / 4.2 avec des personnalisations requises par l'IAF. Ils ne sont pas heureux en raison du fait que l'évaluation de l'IAF met Rafale NV dans la même ligue que le PAKFA, ce qui implique que le présent PAKFA n'est pas un véritable géant tel qu'il était prévu. Deuxièmement, en termes d'évaluation, le PAKFA est encore supérieur aux programmes chinois de 5ème génération. Ainsi, l' IAF soutient que le Rafale NV est assez bon pour toutes ces menaces et qu'il a besoin de la flotte de Rafales au plus vite. Cela permet d'utilisez le temps pour faire le FGFA et qu'il mûrisse correctement pour répondre aux exigences réelles. Le côté français n'est pas coûteux, les autres le sont aussi bien ... La seule différence principale est que du côté français on demande sans cesse X dollars pour l'accès à la technologie complète alors que d'autres disent que nous allons la donner, mais ne montrent pas les moyens d'accommoder cela de quelque manière que ce soit pour les jets SE Ces 80 rafales seront-ils payé sur étagère?  110 Mn environ avec les armes si nécessaire en plus. La personnalisation est entièrement payée. Donc, maintenant, le coût des offres sera beaucoup plus faible en raison du coût fixe déjà payé. Si il y avait besoin d'une base supplémentaire, ajoutez un autre $ 1 milliard + , pour la base, ses exigences et des abris durci HAS. Grossièrement,le prix du F16 par avion est le même à Rs 800 Crs pour MII, mais ils présentent que c'est la moitié du prix payé pour les 36 Rafale importé afin de camoufler le chiffre réel. Bref, MII Rafale et MII F16 ont presque le même prix. Ce dont ils ne se rendent pas compte c'est que l'accord sur les 36 Rafale importés comporte de nombreux éléments qui sont destinés à une personnalisation de la flotte et qu'il y a aussi des abris durcis mis en place, ce qui coûte plus cher en raison des besoins «spécifiques» recherchés. La discussion se rapportant aux prochaines tranches de Rafale s' est concentrée autour de trois options. 36 avions 48 avions 60 avions Les combinaisons financières relatives à ces trois options ont toutes été analysées et la meilleure est quasiment choisie en vue d'une prise de commande. Le montage de la tranche est fondé sur de multiples aspects qui incluent la mise en place du démarrage et l’accès aux technologies recherchées afin de faciliter la duplication au sein de Dassault Reliance Aerospace Limited. Cette tranche sera la dernière du fait que DRAL franchira alors les 51% de localisation des pièces en nombre et en valeur avec cette commande. Ce qui est plus intéressant est le fait que le Safran M88-4E et le prochain M88-xxx avec le pack ECO et le boost de puissance va non seulement avoir droit à une fabrication locale des composants moteurs mais aussi quelque chose du Kaveri « Safranisé ». Cela signifie donc que Safran va produire des ensembles de moteurs qui incluront des éléments similaires pour le Rafale et le LCA MKx local. La fabrication des ailes est plus ou moins du ressort de DRAL… Les nouveaux transferts de technologie incluent des liaisons de communication et des antennes intégrées dans la peau, et un accès à une nouvelle liste de systèmes embarqués (plus de 10, le nombre exact et les composants concernés seront connus uniquement quand le contrat sera signé). Le make in India est désormais attendu pour 2022, cette commande d’une seconde tranche sert donc essentiellement à alimenter la montée en puissance de l’usine. Après cette échéance, l’Inde achètera des Rafale fabriqués par DRAL. Si on dit que le Rafale vaut 100 en prix et en capacité opérationnelles, on nous avait promis pour les mono moteurs un prix de 66 et des capacités opérationnelles de 80+. En dépouillant les offres on se rend compte que si on tient compte de toutes les personnalisations nécessaires on obtient un prix de 85 à 90 et des capacités opérationnelles de 66. De plus il y a des choses qu'on ne peut pas faire avec les mono moteurs, comme les missions stratégiques. Maintenant qu'il est clair que l'IAF veut des Rafale en nombre requis de Mérignac et de DRAL, les motifs de conflits ont considérablement augmenté au sein de MOD. D'un côté, l'accent est mis que le SE doit être «moins cher» que le TE et de l'autres il y a le besoin de chasseurs TE dans la catégorie moyenne qui émerge pour un environnement étendu. Les échecs du point de vue du coût et de la performance de SE vis-à-vis de TE tels qu'espéré et la dure réalité ont atteint durement le MOD. De plus, l'IAF et l'IN doivent grouper leurs besoins pour le TE et leur sélection conjointe constituera la base du deuxième MII. Le critère principal de sélection sera l'OEM qui aide à finir le Kaveri et à l'utiliser dans les avions MLU. Cela place Safran et le Rafale en pole position par rapport au bloc F / A-18 SH 3. Il y a déjà des discussions sur Rafale M qui ne conviennent pas aux opérations LPD / LHD que les décideurs estiment à 3 + 1 qui seront en place dans la prochaine décennie ou la suivante, juste à temps pour qu'une variante F35 utilise cette plate-forme. L'autre défi est le coût de maintenance très élevé d'un 5ème génération, IN voulant l'éviter à tout prix et souhaite un chasseur 4.75 Génération et a fait un choix interne du Rafale -M selon ce qu'ils ont soumis. Evidemment, les discussions de l'IAF sur le récent besoin de 36 avions concernent aussi une base et des besoins de «choses» spécifiques pour leurs besoins en AD / SAM, ce qui implique que le nombre de bases Rafale atteindra 3 (si approuvé), suffisant pour loger au minimum 108 Jets. Avec l'avènement d'une nouvelle perception de la menace et un accès limité à la technologie F35, une forte négociation sera lancée avec le Français Dassault et DRAL pour un transfert de haute technologie à DRAL pour les ailes, les revêtements RAM, les moteurs, des antennes intégrées dans la peau, des pods de reconnaissance, la conception de systèmes aérodynamiques 3D et l'annulation active + beaucoup d'autres domaines. Pour Rafale, les besoins IN sont aussi importants que ceux de l'IAF. Malheureusement, DRAL ne fait pas trop de bruit car Dassault n'est pas favorable aux PR (Public Relations). Le plan pour les bases de Rafale selon la réunion est le suivant: L'IAF a demandé un total de 7 bases pour les Rafale (3 face ouest, 2 oriental, 2 sud / centre pour le rôle de swing). MOD a taillé jusqu'à 5 bases pour Rafale (3 en face ouest avec au moins un situé plus au sud / centre et le 2 orienté Est) Les 7 bases d'origine ont une capacité d'abriter un total de 14 escadrons (~ 250 +), mais la même liste a été utilisée pour remplir d'abord chaque base avec 1 escadron et les compléter ensuite avec le 2ème escadron. Certaines bases peuvent contenir des escadrons supplémentaires assujetties à la disponibilité de l'espace. Cela a permis un plan à 10-12 escadrons. Les 3 premières bases seront effectuées via des commandes sur étagère Les 2 suivantes via MII avec le reste des jets assemblés et les composants produits dans DRAL Le Rafale est un avion multirôle à la pointe de la technologie avec ses systèmes avancés et ses armes capables de dominer n'importe quelle bataille aérienne moderne. Les capacités du Rafale comprennent le radar le plus avancé, le viseur monté sur casque, l'avionique supérieure, la guerre électronique et les systèmes d'armes qui fourniront à l'IAF de meilleures capacités offensives, défensives et à longue portée. Un facteur de fiabilité élevé et la capacité d'opérer dans les situations les plus défavorables avec un succès raisonnable en font un avion préféré pour tous les types d'opérations futures. Le Rafale est l'avion de combat le plus moderne à être incorporé dans l'IAF et il donnera à l'IAF un avantage incontestable sur ses adversaires". OTOH Rafale RBE 2 AESA - la zone de balayage enregistrée est de +/-70 degrés pour 40 cibles. 1m2 de portée de détection à 160 km, 3m2 - 220 km et 5m2 -300 km et IRST @ 120km pour la version spécifiée IAF. Il sera encore amélioré avec des mises à niveau GaN et F4/4.2 avec l'utilisation d'une puissance plus élevée et une meilleure détection algos. Le défi est que les sources actives puisse détecter 0,1 m2 environ 110-120 km au même niveau que la portée de détection IRST. (affaire Rafale). Pas vraiment pertinent aujourd'hui, mais dans une décennie, ce sera beaucoup plus pertinent... Donc la mise à jour F4/4.2 a beaucoup d'importance du point de vue de la perspective. Faites-le 0,01m2 et il tombe à presque 75 km - encore une fois la portée de détection de RBE 2 AESA. Le défi à l'avenir sera l'annulation active et la réduction de la signature induite par la guerre électronique. C'est là que le problème se posera. Parce qu'une détection d'alerte d'un bogie entrant par des radars au sol à longue portée ou par exemple des radars aéroportés ~300 km, suivie d'une sortie de préparation en 3 minutes et d'une montée à 15000 pieds par exemple en 2 minutes laissera une portée limitée à partir de Mach 1.2, la portée de détection sera facilement inférieure à 180 kms. Nous devons également comprendre que la portée de détection ne signifie rien si les cercles d' engagement et la probabilité d'interception (taux de réussite) ne sont pas jugés suffisants pour une mission. La prochaine tranche de 36 progresse bien, mais il semble qu'une idée forte soit évoquée par le MOD pour voir si Dassault et la France sont sérieux au sujet du MII ou non à ce stade. Il existe une vision forte de l'assemblage de ces 36 à l'installation de DRAL afin de montrer leur engagement réel pour le MII avec une localisation standard comme possible dans les conditions actuelles de compensation de l'opération. S'ils acceptent une telle proposition, cela devient plus facile pour plus de commandes avec une meilleure phase de localisation et c'est beaucoup plus facile qu'une commande minimum de 90 Rafales. Le problème principal étant TE MII est vu avec Mig 35 comme un concurrent en raison de l'offre russe dans les mains du MOD. Les chances de réduction des commandes de Rafale s'accroissent pour une raison plus importante -F35 L'aspect politique de l'accord SE USA et la possibilité de racheter le soutien de l'ensemble du consortium F35 avec l'aide des Etats-Unis gagne rapidement du terrain. Avec une livraison prioritaire à partir de la ligne USA pour l'Inde, il devient extrêmement lucratif pour New Delhi. 2020 ou après est dit être quand l'Inde peut obtenir un avant-goût du F35 si l'Inde choisit trop et avec certaines conditions préalables. L'équipe Dassault doit donc se déplacer assez rapidement. L'allié américain et le viseur F-35 a effectivement remis la balle dans le camp français. Vont-ils emménager et accepter de s'assembler à DRAL India - c'est la grande question. Donc un besoin de presque 130+ DPSA - C'est là où le Rafale vient en nombre et c'est pourquoi le chef de l'IAF a dit qu'il faut ydy TE et qu'il sera séparé... 36 L'accord Rafale est déjà conclue et le prochain est le lot nécessaire pour le remplacement critique de ces Jags pour le DPSA. Quelques extraits du programme Rafale India Les 2 bases aériennes prévues au contrat des 36 - Ambala et Hasimara - auront les améliorations suivantes: Nouveaux abris de type HAS Nouveaux hangars Augmentation des surfaces à buts opérationnels Salle de briefing Simulateur de mission et petite salle d'entraînement Complexe du simulateur principal d'entraînement au siège de l'armée de l'air Les Rafale de l'IAF auront: Interconnexion avec AFNET et avec le système intégré de commande et de contrôle aérien (IACCS) L'IACCS est un système automatisé de commande et de contrôle pour les opérations de défense aérienne (AD) sur lequel sera intégré tout le réseau SAM, y compris les systèmes MRSAM, S-450 MKI et BarRS 8 basé sur MRSAM et XRSAM, Spyder et Akash. La connectivité avec AFNet entraînera l'intégration de tous les capteurs sol et air ainsi que les systèmes d'armes de défense aérienne et les noeuds C2 avec la suite de Senseur Rafale pour une communication à double sens. Cela implique que Rafale communiquera avec AWACS de l'IAF, UAV, Aérostat, Autres chasseurs, Satellite Militaire et de communication comme GSAT 7A Systèmes terrestres - SAM / BMD Et les centres de commandement C4I. Le POD de désignation est le Litening G4 sur Rafale. RWR (Radar Warning Receivers) et brouilleur bande basse sont inclus dans le contrat en tant que mesures supplémentaires BEL Role + DRAL + Autres rôles du MIC indiens pour le Radar RBE 2 AESA Logiciels indiens personnalisés Compatible avec le tir des BVRAAMs indigènes Certains autres packs d'options d'armes disponibles sous IAF devraient également être inclus. L'intégration de l'ensemble d'armes comprend: Astra Mk1 et MK2 Lorsque disponible Brahmos NG SPICE PGM Missiles anti-rayonnement d'origine indigène Famille SAAW de missiles anti piste (types explosifs et EMP) Le paquet d'armes comprend également la prise en charge du rôle nucléaires pour la bombe balistique et les missiles. SPECTRA Au-delà de la bibliothèque de menaces partagée entre l'Inde et la France, l'ajout de bibliothèques indiennes spécifiques sera également réalisé localement. Cela comprend les fréquences EM du Pakistan et des actifs basés en Chine (Airborne and Ground Based) SPECTRA guidera également ces packs d'armes intégrées M88-4E Moteur personnalisé Un paquet spécial d'ECO au-delà des normes françaises est appliqué aux moteurs indiens Il comprend un paquet de haute altitude et un forfait désert chaud Des mesures supplémentaires pour la poussière et la condensation ont été incorporées. Après un certain temps, un Kaveri à base de coeur Safran M88 sera incorporé dans la flotte Rafale de l'IAF Ce qu'on m'a dit, c'est que les nouveaux alliages qui seront utilisés pour supporter des températures élevées dans des conditions climatiques chaudes nécessiteront des changements dans la métallurgie des composants qui permettront de mieux résister aux poussées et d'améliorer l'efficacité de ces systèmes de création de poussée. L'offre de la Marine dans le cadre du MRCBF contenait les mêmes libellés de disponibilité de poussée militaire plus élevée en raison de l'ajout d'un ensemble haute température dans les moteurs. Ce qui a également été dit, c'est que le nouvel ajout de poussée nécessite la validation d'une mise à niveau du pack ECO+. Aujourd'hui, le temps moyen entre les révisions est réduit et Safran y travaille pour l'amener à un niveau standard et le dépasser. Le moteur à l'heure actuelle a lui aussi diminué marginalement et a donc besoin de beaucoup de stabilisation pour répondre aux attentes de l'ECO pack. Source a ajouté que certains nouveaux moteurs russes à l'étude pour l'IAF souffrent également de problèmes de diminution de la vie et d'augmentation de la maintenance... Quelque chose que l'on voit souvent dans les moteurs de la flotte actuelle. La cause principale semble être les conditions météorologiques extrêmes de froid et de chaleur qui semblent avoir un impact sur leur vie en général... donc les nouveaux moteurs russes ne sont pas finalisés tant qu'ils ne montrent pas ce que l'IAF souhaite avoir et la marque de référence standard semble être le pack ECO+ (autour). Le problème ne se limite pas à ce qui précède, mais aussi aux GE 404 qui sont utilisés dans les Tejas indiens. Elles ont une durée de vie réduite, des révisions multiples et sont sujettes à une usure supplémentaire en raison de facteurs environnementaux. C'est pourquoi il est important que le nouveau pack ECO+ arrive à maturité pour Safran et qu'à son tour, il faut penser à la nouvelle classe de moteurs sous Safranised Kaveri car ils nécessiteront un changement similaire en interne. La suite demain
  17. 13 points
    J'étais chez Dassault au moment de la négociation finale sur l'Eurofigter et le départ de la France du programme, et à un poste suffisemment élevé pour savoir la vérité. Les Anglais avaient acceptés la maîtrise d'oeuvre Dassault et pratiquement toutes nos exigences sauf pour le moteur. Il y a eu une réunion DGA/Dassault où Dassault a demandé "Que fait on?" et c'est l'état qui a décidé de quitter le programme.
  18. 13 points
    Pas tout à fait vrai. Le langage est le même, Xilinx, Altera, Actel ou Lattice, c'est du Verilog ou du VHDL (les 2 pouvant même se cotoyer sur une même puce, si ce sont des anglais qui ont fait le FPGA en question, je pari sur du Verilog). Par contre si certaines IP (partie de code livrées par le constructeur ou un sous-traitant, lire Intellectual Property) sont intégrées, alors il peut être nécessaire soit de les ré-écrire soit d'intégrer des IP équivalentes vendues par le nouveau fournisseur. Après ça peut effectivement être vrai si on utilise l'IDE (solution logiciel de programmation) livré par le fournisseur de la puce, alors il faut ré-écrire les fichiers de contraintes, et forcément tout requalifier (mais bon de toute manière il va falloir tout requalifier...). Mais un dev FPGA en charge du routage préférera toujours une solution tierce qui permette de s'affranchir de la marque à un certain niveau (Synopsys fait un synthétiseur très bon pour ça). Et pour faire court et synthétique, sur du FPGA on décrit un circuit électronique, comme on pouvait le faire en techno au collège quand on gravait un circuit électronique à part que quand notre circuit était gravé c'était "pour toujours" avec le FPGA on peut le redessiner à volonté. (Pour une fois que je peux parler de quelque chose que je suis sûr de connaitre sur ce forum... :D)
  19. 13 points
    Parce que Dassault ne sait pas vendre, des avions militaires et dans le monde moderne en tous cas. Alors oui, c'est de la provoc', mais c'est vraiment basé sur du vrai. Et de nombreuses personnes chez Dassault Aviation s'en plaignent. Mais aujourd'hui, on continue chez Dassault de vouloir vendre des avions de combat comme en pleine Guerre froide, en négligeant complètement ou presque les effets de com' et de marketing (ce qu'on appelle pourtant aujourd'hui des leviers d'opinion et des leviers politiques). Aujourd'hui, quand en interne ou en externe quelqu'un essaie de monter une structure destinée à promouvoir le Rafale sur un marché bien précis, il y a des gens très hauts placés chez Dassault qui répondent que non, c'est le boulot du Quai d'Orsay. Ou que, oui, pourquoi pas, on va demander au Quai d'Orsay de s'en charger. Et, de manière générale, il n'y a pas (plus) chez Dassault, en interne, de véritables spécialistes des relations internationales capables de les aiguiller vers tel ou tel marché. Pour tout ça, ils se réfèrent uniquement à quelques briscards qui ont de bonnes bases mais pas à jour, et sur... le Quai d'Orsay, encore une fois ! (emoticone Facepalm). Chez Dassault, c'est grosso modo depuis 2008 (puis 2012) qu'on se bouge le fion côté militaire parce que le marché des bizjet se casse relativement la gueule. Mais en vrai, "l'industriel qui veut vendre son produit" veut surtout éviter toutes pertes potentielles, et ne fait quasiment aucun investissement à risque. Typiquement, c'est la présidence Sarkozy qui a insisté pour que Dassault présente le Rafale en Inde. A St Cloud, à ce moment-là, on estimait qu'après 10 ans à refuser le Mirage 2000, c'est qu'ils ne voulaient pas acheter français pour "des raisons politiques". L'Elysée et le Quai d'Orsay leur ont assuré qu'il y avait un partenariat stratégique à tenter, et ils avaient raison (même si le même gouvernement avait planté le Brésil) Bref, non, Dassault et la France de manière générale ne sont pas de "bons" vendeurs. Ce ne sont pas de mauvais vendeurs non plus hein !! Mais quand il s'agit d'aller démarcher de nouveaux prospects, de prendre des risques pour tenter l'impossible, de faire rêver avec leur produit, bah ils ne font pas ça bien. Et, pour le coup, c'est compréhensible. SAAB ou Eurofighter qui ne produisent que du militaire vont pouvoir prendre bien plus de risques que Dassault, qui s'appuie sur des reins solides dans le secteur des jets d'affaire. Et Dassault Aviation a une culture du secret des affaires et de la discrétion sur les produits qui correspond bien à sa clientèle professionnelles, ou à ses clients du Moyen-Orient notamment, mais qui fonctionne TRES MAL en Europe où les relais d'opinion sont tout simplement ESSENTIELS !! Oui, au Moyen-Orient, quelqu'un qui prépare un appel d'offre sur-mesure pour un type d'appareil avec un budget insuffisant pour le-dit appareil finira quand même par prendre ce dernier. L'argument financier n'aura servi que de levier dans la négociation. En Europe, en Suisse, en Belgique, ou même en Finlande, quand l'appel d'offre est taillé sur mesure pour ce que veulent les forces aériennes (le "5th Gen") mais que les politiques imposent un budget bien inférieur, et bien il faut être sacrément présomptueux et susceptible pour refuser de tenter sa chance !!! Bref, ni Dassault ni Balard ni le Quai d'Orsay n'ont su anticiper les facteurs politiques internes en Belgique et leur impact sur un tel marché. Si ça se trouve, ils vendront quand même le Rafale. Mais ça ne rendra pas service à leurs conceptions commerciales. Parce que ce que beaucoup mettent sur le compte de l'arrogance française, c'est tout simplement un manque de compétence (pour être poli) politique (et industriels, quand on parle d'industriels qui délaissent leurs services avant-vente aux administrations) qui nous a déjà coûté des marchés au Marco, en Arabie Saoudite, au Brésil et, de mon point de vue, en Suisse et bientôt en Belgique. En l'occurence, l'erreur française aura été de ne pas postuler à l'appel d'offre dans les règles, quitte à proposer un accord stratégique complémentaire. C'était ça le bon moove à faire. Ce post est volontairement provoquant, mais c'est aussi histoire de montrer qu'une entreprise ce n'est pas QUE de la pure rationnalité économique. Pour Dassault, laisser les clés des compétences internationales au ministère compétent c'est aussi une forme de confort, cela permet d'éviter des investissements coûteux pour une entreprise de (relative) petite taille. De plus, sur l'appel d'offre belge en particulier, même si celui-ci est clairement moins orienté pro-F-35 que certains ne le disent, il reste quand même bien dans la lignée du F-16 et de la philosophie d'emploi de l'USAF, y compris par rapport à la furtivité. Certes, les dimensions économiques ne doivent pas être négligées, tout comme la volonté d'adhérer aux doctrines d'emploi du fournisseur (mais, dans ce cas là, pourquoi définir un RFGP aussi précis du point de vue de la doctrine?). Mais Dassault rêve d'un face à face non biaisé avec le F-35, et ce n'est pas le marché belge qui le lui offrira, quelle que soit la résolution. Donc, c'est quand même une décision réfléchie de leur part. Mais certainement pas parce qu'ils n'ont aucune chance de gagner ! Mais parce qu'ils estiment ne pas en avoir assez, ou en tous cas pas dans leurs termes.
  20. 13 points
    la flotte VBL va être renouvelée en deux temps. D'abord on rénove 800 VBL en VBL Ultima avec nouveau GMP, Scorpionisation légère, etc. Ces VBL auront une durée de vie de 20 ans, donc début de retrait 2040. Leur mission ne sera pas différente de celle des VBL actuels. Ensuite l'Emat réfléchi à un petit blindé de combat, le VBAE, qui prend la place des VBL restant et qui se verra confier d'autres missions plus ambitieuses tel que l'accompagnement des VBMR légers dans l'échelon d'urgence opérationnelle. L'idée est de créer un couple VBAE/VBMR Léger équivalent au couple Jaguar/Griffon. Le VBAE serait un "Jaguar Léger" avec un canon (sans doute 25 mm mais ce n'est pas décidé). D'où le Scarabée d'Arquus et des projets équivalents chez Nexter. en opex africaine, le vrai remplaçant du VAB c'est le VBMR Léger pas le Griffon. Il lui faut donc un ange gardien, un escorteur avec du mordant, d'où une version musclée du VBAE. Une partie de l'emat était accro au CRAB mais "bonne idée arrivée trop tôt" et qui aurait pu compromettre Scorpion EBMR (au sein de l'EMA où sont arbitrés les budgets, le premier qui émet un doute sur ses besoins se voit pourrir par les autres sur le thème " quand tu sauras ce que tu veux, tu auras peut être ton budget. En attendant on prend les crédits" patience donc ah oui j'oubliais, le VLTP P ne remplacera pas le PVP qui un engin très récent mais il s'intercalera entre le PVP et le VBMR Léger. certains rêvent d'une plateforme commune VBAE et VLTP P. On verra car les contraintes d'architecture d'un engin de combat ne sont pas celles d'un transport polyvalent.
  21. 12 points
    "Pourquoi considérer des étraves inversées sur des navires militaires? ou pas? La forme des étraves des navires a connu de nombreuses évolutions au cours de l’histoire de la construction navale. Ces évolutions suivent en général l’avènement de nouveaux besoins ou de nouvelles connaissances. L’industrie navale est cependant très conservatrice, ce qui tend à ralentir des évolutions significatives. Ceci s’applique en particulier au cas des étraves discutées dans ce papier. Dans les dernières 50 -70 ans, ce qui est assez court dans l’échelle de l’histoire, les étraves des navires ont évolué pour intégrer un dévers assez important afin de mieux surmonter les vagues lors d’opérations sur mer forte. L’action de ces étraves tend à disperser les embruns sur les côtés et produire des forces de rappel afin d’éviter l’enfournement de l’avant sous la vague. Cela a marqué une amélioration par rapport aux étraves assez droites des navires avant cette période. On assiste cependant depuis le début des années 90 à une recrudescence des designs de navires avec des étraves droites ou inversées. Il est légitime de se demander ce que cela apporte et quel risque prend on le cas échéant en adoptant ce changement. Naval Group s’est lancé depuis une dizaine d’année dans un programme complet d’études et d’essais afin de déterminer l’intérêt et les conditions de succès d’un design avec une étrave inversée. Les principaux résultats de ces études sont rapportés dans ce papier, incluant leur application au design des nouvelles frégates Belh@rra®." https://www.atma.asso.fr/dyn/memoires/memoire_42.pdf
  22. 12 points
    Un autre aspect pris en compte, peut être, pourrait avoir trait à la certitude que le process étant truqué dès le début dans les grandes largeurs, il n'était pas souhaitable de transmettre quelque élément confidentiel ou secrets que ce soit de crainte qu'ils ne soient immédiatement transmis à LM. Je pense notamment à tout ce qui a trait à Spectra. Quand on met bout à bout la somme des biais finalement relevés ici autour de cette procédure, quelle pantalonnade ! Les scénarios imposant non seulement une situation et des objectifs, mais surtout les tactiques conçues pour le F-35 (et donc a priori très sous-optimales pour les autres concurrents) ; dans la même veine : le nombre d'avion fixé a priori sans tenir compte de la capacité ni de la disponibilité : une paille ; les généraux mentant ouvertement (le Rafale "incompatible OTAN" reste ma préférée, mais j'ai souvenir d'un autre qui prétendait qu'il n'avait jamais été engagé en opérations ; contrairement au F-35 probablement) ; les clauses non seulement secrètes mais dont l'existence est tenue cachée sans être jamais nettement démentie ; l'absence de rapport d'experts, même édulcoré (si j'ai bien lu la transcription postée ici plus tôt des débats au Parlement) ; la compromission par LM d'au moins un collaborateur du Ministre ayant piloté l'affaire (et il n'avait nommé ou coopté personne, hum... ? Combien le croient ici ? ; et il n'est pas poursuivi) ; le grand n'importe quoi autour de l'offre française : "on a rien reçu" d'abord, "3000 pages mais on ne veut pas les lire" ensuite, puis "rendez-vous compte : ils exigent un NDA !" ou encore "Parly a envoyé une lettre ni datée ni signée" (sur du papier-toilette pendant qu'on y est ?) ; "on va étudier la proposition française après l'examen du RFGP" puis "En fait : non." ; les arguments juridiques en bois contredis par la propre lettre du RFGP : "on serait attaquables si on étudiait l'offre française, même si le RFGP écrit explicitement le contraire ; en fait on s'applique, euh... les règles des appels d'offre de l'UE sur le matériel non-militaire, le tout dans une requête d'information sur du matériel militaire au-delà de l'UE. Voilà. Lalala." les communications américaines donnant des montants du simple au double. Au final : c'est combien ? Et si c'est une vente à perte, est-ce normal si on respecte les règles générales de l'UE, hors matériel militaire ? Hum ?? Tantôt on les respecte, tantôt non ? Au final, côté français : je trouve dommage qu'on ait jamais seulement prétendu répondre aux points de l'appel à propositions hors du cadre mais répondu quand même, sans respect des tactiques prescrites par exemple. C'était peut être dans les 3000 pages, mais on en a jamais rien su. j'ai le sentiment très net que, contrairement à ce qui s'est passé avec le Maroc, c'est Dassault qui ne s'est nullement investi, qui a toujours refusé d'y croire. Peut être n'était-ce pas absurde, d'ailleurs, vu le contexte. Autre point étonnant : silence total sur l'affaire dans la presse anglaise, vu de moi, en dehors du Daily Mail ou je-ne-sais quel torchon qui était juste "content que ce ne soit pas les français". Avez-vous vu quelque chose ? Edit : @PolluxDeltaSeven, je n'avais pas lu ton article dans DSI mais vient de le faire ; du coup voici plein de redites...
  23. 12 points
    poussez pas j'essaie ! et çà c'est du moût de veau ? on note trois évolutions du RNV -ce qui semble être des rail Mica en point 2 -l'emport du pod canon -la configuration armement différenciée (deux types de bombes différentes), désormais le D peut tirer deux types (au moins) différents d'armement air sol au cours d'une même mission ce qui n'était pas le cas auparavant ... Ces deux derniers point représentaient une forte demande des opérationnels
  24. 12 points
    en fait la réussite "stratégique" de ce programme pourrait s'entendre sur trois plans: -le premier est d'ordre financier et donc budgétaire: qui va gagner et "perdre" de l'argent dans ce dossier ? Les perdants sont connus ce sont les clients qui devront payer un prix (achat et possession) plus élevé que prévu - c'est souvent le cas pour les clients étrangers des productions US (F-16 compris si on aborde le sulfureux domaine des compensations). Mais au niveau des perdants on peut établir deux catégories; ceux qui vont souffrir en raisons de budgets contraints et non extensibles (la plupart des vassaux de l'OTAN) et celui qui va payer presque à fonds perdus ... le Pentagone. Après il y a les possibles gagnants ce seront les industriels mais pas uniquement LM on parle là de tous les industriels ceux de "l'écosystème" F-35. Le complexe militaro-industriel fera en sorte de faire comprendre au Pentagone qu'il serait très contre-productif que les derniers conglomérats de l'industrie de défense US soient financièrement fragilisés par l'échec d'un programme ... Financièrement l'échec du "pas cher" semble patent. Mais si j'étais mauvaise langue je dirais que les programmes militaires ayant coûté moins cher que prévu aux budgets publics ne sont pas légion, en revanche les industriels eux on rarement perdu de l'argent sur ce plan, même si certains ont moins gagné que prévu. -le deuxième est d'ordre opérationnel, l'avion fera-t-il ce qu'on lui demande ou pas ? je pense que oui. Le F-35 est un appareil très spécifique, dont il convient pour apprécier ses capacité intrinsèques d'oublier la littérature commerciale des uns et des autres et revenir aux fondamentaux ... Le F-35 n'est pas un nouveau F-16 qui à la base était un appareil d'assaut diurne léger pas cher. Le compliqué multi rôles lourd étant alors à l'époque (an.70) l'apanage des F-111, A-6 et MRCA et certainement pas le F-16 tel qu'il fut conçu. Le F-35 est autrement plus ambitieux, c'est prioritairement un appareil d'entrée de conflit de haute intensité qui fait le pari de la furtivité et de la guerre en réseau. Ces deux pré-requis ont totalement conditionné sa conception aérodynamique (capacité d'emport carburant et armement guidé en soute), l'agencement de l'interface homme-machine et son architecture informatique; tout part de là. Et force est de reconnaître qu'aujourd'hui tout le monde raisonne de la même manière (furtivité - travail en collaboration) même si les solutions peuvent diverger selon les cultures ops et les moyens financiers. Je pense que sur ce plan là l'avion va faire le boulot, çà coutera cher mais çà le fera ... quitte à développer (pour le plus grand bonheur des industriels) des avions spécifiques ou des hélicos notamment pour le COIN. Personnellement je ne lis même pas la prose LM c'est de la zoubia, du vent la seul chose qui compte c'est ce que l'USAF, la Navy et les Marines attendent de cet avion qui illustre ce que sera la guerre de demain selon les Américains. -le troisième est d'ordre "diplomatique" on peut prendre le problème par tous les bouts; que les commandes aient été réduites ou pas que les acquisitions fassent ou non débat, TOUS les alliés des premiers et deuxième cercle ont pris du F-35 et pas autre chose, les clients du Rafale ne sont pas des alliés historiques des USA ce sont des partenaires de circonstance et JAMAIS le Rafale ne sera vendu à un de ces allié historique notamment au sein de l'OTAN sauf pour cet éventuel pays à remettre en cause des partenariats qui vont bien au-delà de l'acquisition d'un avion d'arme. C'est pour çà que la France a proposé aux Belges un partenariat d'état à état. C'est un pari qui s'il est accepté demandera beaucoup de courage politique aux dirigeants de ce pays. De ce point de vue le programme F-35 est une réussite personne n'a chié dans les bottes des américains au point de leur faire un bras d'honneur en leur disant de remiser leur avion.
  25. 12 points
    C'est pas un débat aussi simple: là, c'est en grande partie une ligne narrative balancée depuis des années de façon unilatérale qui s'appuie sur certaines réalités et des exemples locaux/circonscrits en les poussant jusqu'à en faire des vérités générales. Aux USA, par exemple, ce truc est avancé avec toujours le même exemple: les migrants (en bonne partie clandos) mexicains qui viennent faire les récoltes dans le sud et l'est de la Californie et au Texas, et faire l'aménagement de jardins dans l'ouest et le sud américains. Et la chose est présentée comme une vérité absolue pour ces secteurs et pour bien d'autres. A ceci près que selon les statistiques du Labor Department aux USA, il n'y a pas un seul corps de métier dans le pays qui ne soit pas occupé en large majorité par des citoyens Américains, récoltes à la main comprises. Qu'il y ait des insuffisances de main d'oeuvre au niveau local dans beaucoup d'endroits, c'est un fait, qu'il y en ait même parfois des caricaturales (où même en proposant des vrais bons salaires avec couverture santé et tout le bastringue, certains patrons trouvent personne), c'est tout aussi vrai. Mais à aucun moment dans ce raisonnement on ne tient compte du fait qu'en large majorité, dans la plupart de ces jobs, les salaires proposés sont minables, jouent avec les planchers légaux (pour proposer beaucoup moins), imposent des conditions de travail parfois absolument inommables (beaucoup de migrants ou saisonniers mexicains vivent comme les esclaves des latifundiae du temps jadis, et j'ai quelques échosde l'intérieur sur le chantier de la centrale nucléaire de Flamanville qui sont à gerber) et les gardes-fous existent peu ou pas. Il y a certainement beaucoup à dire sur la reluctance croissante, dans les pays développés, à certains jobs/types de jobs, sur les exigeances et abus de certains corps de métiers, ou sur la désincitation à travailler induite par certains aspects des systèmes sociaux, mais il y a aussi beaucoup à dire sur des entreprises et une certaine mentalité du management qui hurle aux manques pour pouvoir importer du taillable et corvéable à merci, des employés contraints de faire tout et n'importe quoi parce que leur patron peut faire révoquer leur visa/permis de travail dans la minute, et imposer ainsi une concurrence imparable avec pour seule destination la course au moins disant, sans seuil minimal de décence. Et ce après maintenant plusieurs décennies de désinvestissement (public et privé) de fait (quali et/ou quanti) dans l'éducation, la formation, l'employabilité, l'incitation à travailler de nos populations. Avec pour seul résultat qu'on crée de vastes poches de quasi tiers-monde dans les pays développés, faites de nationaux sous/pas employés et de migrants exploités et peu/pas intégrés. Juste pour se mettre graduellement, par cette concurrence forcée et par certains aspects abusive aux standards de vie.... Chinois? Mexicains? Mon point est que ce débat est très mal présenté en général sur la scène publique, et par bien des aspects soigneusement évité, ce qui ne profite qu'aux absolutistes, voire aux enragés, d'un bord ou de l'autre, notamment en alimentant la masse croissante de gens ainsi reléguée aux marges (ils meurent beaucoup moins vite qu'on ne les crée, et ce depuis les années 70-80: ça s'accumule).