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  1. Je suis allé écouter le podcast cité par @Valy* et je l'ai trouvé plus intéressant que ce que les tweets du journaliste (très bon par ailleurs) en laissaient paraître donc je m'en suis fait un résumé que je vous partage dans mon immense magnanimité: C'est un space twitter avec Mike Kofman, qui n’est pas du genre à s'enflammer plus que ça (il faisait partie de la team "l’armée russe à Kiev dans trois jours" , donc je pense que ça calme un chouïa quand tu te plantes à ce point ). Le podcast est ici. Effectifs Les Ukrainiens ont un net avantage en termes d’effectifs. Ils ont pu mener deux opérations en même temps avec les troupes dont ils disposent. Ils peuvent relever leurs effectifs (l’offensive a été menée par des troupes fraiches). À l’inverse les Russes n’ont plus de réserves. Du côté de Kharkiv, les troupes, venues à la base du Belarus, se sont redéployées pour défendre Kherson, tandis que beaucoup d’autres troupes (du district militaire de l'Est, donc de bonne qualité) continuaient à attaquer le saillant de Siversk par le sud, ce qui fait qu’il ne restait plus pour défendre cette zone que qu’un mince rideau de troupes de la Rosvgardia et des mobilisés de la LNR. Les conscrits de la LNR / DPR ont été pour beaucoup mobilisés de force selon les plus pures traditions de la Royal Navy du XVIIème siècle et, s’ils sont employés à autre chose que défendre le territoire de leurs états fantoches, ils vont très rapidement se débander. À Kherson, on a aussi observé que les hommes de la DPR prenaient assez vite la poudre d’escampette. Cela s’explique par le manque de rotation (les Russes n'ont pas assez de troupes pour leur permettre de se reposer) mais aussi parce qu’ils ont pris une part disproportionnée dans les combats urbains et les assauts frontaux contre les positions ukrainiennes plus tôt dans la guerre et ont subi de lourdes pertes. La présence d’unité de l’armée régulière dans la zone de l’offensive du nord a aussi été observée mais on ne sait pas si elles répondaient à l’attaque ukrainienne ou si elles étaient là a priori. De toute manière, ces forces appartenaient au district militaire de l’ouest qui n’a pas brillé au cours de cette guerre et a été bien amoché lors de l’attaque initiale sur Kiev. Plus grave encore, les Russes n’avaient aucune réserve sur cette partie du front. En règle générale, les Russes n’ont pas (plus) les effectifs nécessaires pour mener cette guerre. Ils ne peuvent pas relever leurs troupes qui sont obligées de rester sur le front en permanence et se consumant lentement. Les Russies pourraient envoyer les conscrits au feu mais c’est un énorme risque politique. Et Poutine a tout tenté pour éviter de prendre ce genre de mesure (les prisonniers, les volontaires de 50 ans...). Pour Kofman, la mobilisation générale est techniquement impossible car l’armée russe d’aujourd’hui n’est pas une armée de masse. Pas d’infrastructure pour former ces troupes ou bien à un rythme d’escargot. L’exemple du 3ème corps dont on parle tant démontre que les Russes galèrent à former des troupes ex nihilo rapidement. Ils manquent déjà d’officiers sur le front alors pour la formation… Qui plus est, dans les prochains mois, de nombreux soldats sous contrat russe vont de plus arriver au bout de leur période d’engagement et, aussi riante que soit l’Ukraine en cette période de l’année, il demeure très probable qu’ils ne vont pas renouveler leur contrat. C2. Les Ukrainiens sont capables de mener plusieurs opérations interarmes simultanées et coordonnées. Ce qui n’est pas une mince affaire. L’offensive près de Balakliia a été très rapide. L’état-major russe n’a pas été capable de répondre à l’offensive ukrainienne de manière coordonnée. Déjà, le soutien d’artillerie a été défaillant. Cela est peut-être dû au fait qu’il y a des problèmes d’interropérabilité entre la Rosvgardia et l’armée régulière. L’EM russe n’a pas été capable de faire intervenir ses réserves à temps (90ème DB et 3ème CA) pour endiguer le flot des troupes ukrainiennes. (réserves qui n'étaient pas à proximité immédiate du front) Est-ce que les Russes vont pouvoir contrattaquer à Kharkiv ? Cela dépend déjà des hommes et du matériel qu’ils vont réussir à sauver de leur déroute, des réserves qu’ils vont réussir à rameuter, et, finalement, de la ligne sur laquelle ils vont pouvoir se rétablir. Bref, pour le moment, dur à dire. La guerre aérienne Difficile de comprendre la non-intervention des VVS. Ok, ils galèrent mais, là, c’est une situation d’urgence pour les Russes, ils devraient envoyer leurs avions quels que soient les risques. Il faut néanmoins préciser que l’extrême rapidité de l’avance ukrainienne a compliqué l’intervention des avions russes et que la DCA ukrainienne autour de Kharkiv est sans doute la plus nombreuse de tout le pays. Et il faut bien dire que les pilotes russes sont de base très réticents à prendre des risques, alors dans cette région... En fait, eu égard à la modicité de leurs interventions, on peut même dire que, dans une certaine mesure, l’Ukraine a réussi à neutraliser l’armée de l’air russe. Les pertes Pour les Russes, dur à dire. Est-ce qu’ils ont réussi à évacuer des gens ? Avec ou sans matériel ? Les Ukrainiens ont eux aussi connu des pertes, parfois lourdes. Certains blessés de l’offensive près de Kharkiv ont dû être évacués jusqu’à Kiev. Les munitions Les Russes ont de faibles stocks de certaines munitions: obus de 122mm, roquettes de MRLS, munitions de précision. En revanche, les achats à l’étranger ne doivent pas être interprétés comme une preuve que les Russes manquent de munition au global. Il s’agit plus de manque dans des calibres donnés qui justifient ces achats. Pour Kofman (mais il précise bien qu’il s’agit plus d’une intuition et qu’il n’a pas de preuve irréfutable), les Russes sont entrés en guerre avec des stocks bien inférieurs que ceux qu’on leur attribue généralement (plusieurs années). Il pense également que la consommation de munitions des deux camps est bien inférieure à ce qui souvent rapporté. (15 à 20 000 obus et non pas 50 ou 60 000 comme dit généralement pour les Russes et bien bien moins pour les Ukrainiens) La production russe est néanmoins incapable de tenir le rythme de production nécessaire pour remplacer les munitions consommées même si elle a augmenté la cadence (c’est un processus qui va prendre du temps). Il va y avoir des goulets d’étranglement dans la production, notamment pour tout ce qui concerne le versant chimique notamment les charges explosives. À noter pas mal d’incendies dans les usines de munitions russes ces six derniers mois et l’effet des tirs d’HIMARS sur les dépôts de munitions proches du front. Pour lui, on peut estimer sans trop se tromper que les munitions nord-coréennes vont être de qualité inférieure aux russes mais cela n’est sans doute pas un facteur car la quantité est une qualité en elle-même. Situation dans le Sud L’offensive sur Kherson n’est pas une feinte (il insiste lourdement). C’est une opération qui va nécessiter du temps plusieurs semaines voire mois. On peut avoir l’impression que l’offensive piétine par moment, mais cela peut être car les Russes se sont en fait retirés sur une nouvelle ligne de défense qu’il faut alors réduire, comme si on repartait de zéro. Les Ukrainiens vont tenter de scinder la poche entre le front et la rivière en plusieurs petites poches qu’ils vont ensuite essayer de réduire jusqu’à rendre la situation des Russes impossibles et les forcer à la retraite, à cause de leur logistique défaillante. Au delà des gains territoriaux ukrainiens, ce qui est capital, c’est ce que l’avance ukrainienne et la manière dont elle a été obtenue dit du déséquilibre des forces aujourd’hui en Ukraine. Pour Kofman, quand on considère les facteurs structurels, la Russie ne peut plus gagner la guerre: —> les forces russes ne sont pas assez nombreuses —> La qualité des troupes est trop mauvaise —> Le commandement n’est pas compétent (Ça ne veut pas dire que ça se faire en un jour ou facilement pour les Ukrainiens. C'est juste qu'à terme, la situation pour les Russes est sans issue si on en reste là) À noter qu'il n'est pas le seul à partager ce point de vue. Par exemple, dans cet article de The Economist du 30 avril, Rob Lee estimait qu'il y a avait une vraie chance que les Russie ait d'ores et déjà obéré ses chances de remporter la victoire, parce que ses ressources humaines (notamment pour les troupes de contact qui subissent l'immense majorité des pertes) étaient potentiellement trop faibles pour supporter l'attrition qu'allait provoquer la guerre de position dans le Donbass (quand bien même elle mettait en lumière d'autres points forts de l'armée russe et masquait certaines de ses faiblesses). Il estime désormais, avec le recul, que l'on peut qualifier la victoire russe dans le Donbass de victoire à la Pyrrhus. Ils ont certes conquis des territoires mais au prix de pertes humaines qu'ils n'étaient pas en mesure de supporter. Il a même l'impression que l'attaque russe dans le Donbass était un genre de tapis comme au Poker: on utilise une quantité énorme de munitions d'artillerie et on envoie des miliciens à peine formés à l'abattoir, sauf qu'une fois que ces ressources sont consommées, si un succès complet n'a pas été obtenu, et bien on est en difficulté. *Les gens postent trop vite, je n'arrive pas remettre la main sur ton post, désolé
    22 points
  2. Non justement, c'est le problème russe, les ukrainiens disent et répètent sans cesse que leur problème est d'équiper leurs hommes. Ils n'ont pas l'envie d'envoyer des milliers de types au front comme les russes ont sacrifiés ceux du Donbass, ils veulent les équiper correctement et former des unités crédibles. C'est pour ces raisons aussi que les captures d'équipements aux russes a bien plus d'importance pour les ukrainiens qu'inversement. C'est aussi pour cela que la poursuite de la guerre n'est pas favorable au camp qui manque d'hommes, car un char sans équipage ne fera pas la guerre tout seul et sera toujours moins utile qu'une équipe d'infanterie légère à qui on donnera des moyens anti-blindés. 100 morts ukrainiens et moins impactant que 100 morts russes, car d'un côté on est dans une mobilisation générale de l'autre on racle les fonds de tiroirs. Je sais que c'est difficile à l'admettre en se disant que la Russie est un pays de 140 millions d'habitants, qu'on se dit que son armée a 1 million d'hommes, mais dans les faits quand on retire l'armée de l'air, la marine, les forces nucléaires et autres, l'armée de terre n'est pas massive. Il faut encore y retirer toutes les unités spécialisés que ce soit dans la défense anti-aérienne, le génie, l'administratif, le soutien et autres, vous n'avez pas grand monde à placer comme "combattant". Ce vide la Russie cherche à le combler en vidant et en mobilisant les hommes du Donbass, usant de Wagner, usant des volontaires de Kadyrov, cherchant dans les prisons, dans la rue les volontaires. La Russie est déjà à un point bloquant qu'il est impossible à résorber facilement. L'Ukraine est en position défensive et dispose d'une masse d'hommes à disposition et pour beaucoup ils sont volontaires et comprennent pourquoi ils se battent, on ne leur tend pas une réduction de peine ou une belle prime pour se battre, c'est un facteur fondamental dans une guerre. Kiev manque juste d'équipements, de blindés et de formations pour faire de cette masse humaine une force militaire d'un bon niveau, du moins supérieur déjà à ce que la Russie dispose en face. D'où les livraisons d'équipements, les programmes de formations que l'occident apporte. L'Ukraine a donc déjà ce potentiel humain qui ne fait que de se renforcer et dont les pertes ne sont pas aussi impactantes qu'en face.
    15 points
  3. Pour les aéronefs russes, n'oublions pas qu'il y a tout un environnement à prendre en compte, en premier lieu les pilotes. C'est bien plus complexe que de sortir des chars ou au pire on peut "initier" un équipage assez rapidement. La Russie reçoit depuis des années des Su-34 qui sont sensés remplacer les SU-24, ils ne sont pas un "complément" livré avec un pilote supplémentaire. Les russes font comme partout ailleurs ils vont "transformer" leurs unités, c'est à dire que les nouveaux pilotes se formeront sur les nouveaux appareils et les anciens pilotes se convertiront également. Donc si celui qui volait il y a 5 ans sur un Su-24 reçoit n Su-34, ben son nouvel avion est un Su-34, que la Russie considère l'ancien Su-24 comme encore en service ou en réserve ne résoudra pas le problème qui est en simplifiant la chose, d'avoir un pilote pour deux appareils. Donc vous avez les pilotes "jeunes" qui ne savent pas voler sur les anciennes machines et les plus vieux pilotes qui vont pouvoir voler sur les deux mais je doute fortement de l'intérêt à dire à un pilote disposant d'un Su-34 de retourner sur un Su-24 car ce dernier est plus consommable et acceptable comme perte. Le problème est bien le nombre de pilotes, sauf à rechercher dans les retraités des volontaires, il n'y a pas de solutions miracles et faut pas imaginer une formation express ni penser qu'après ce conflit la Russie va chercher à reformer des pilotes sur de vieilles machines dont le potentiel est en fin de vie. Le déficit ne peut pas se combler et c'est aussi cela le "mirage" de l'armée russe, cette manière à cacher derrière des chiffres une réalité opérative différente. C'est comme si la France avait gardé tous ses Mirage remplacés par des Rafale en laissant croire qu'ils sont une réserve qu'on pourrait employer comme "au cas ou", mais qui au moment ou on en a besoin, on comprend que les pilotes disponibles, ben ce sont les pilotes de Rafale et qu'on passe d'un scénario Rafale et Mirage à un scénario de choix entre le Rafale et le Mirage sachant que si vous perdez le pilote sur Mirage, vous allez avoir un Rafale qui ne servira à rien pendant tout le temps de formation d'un nouveau pilote. La Russie n'a pas la masse de personnels qualifiés correspondant à la masse des aéronefs qu'elle peut sembler disposer sur le papier. La situation est sans doute déjà plus critique qu'on ne le pense, il a déjà été observé des pilotes retraités dans des avions russes, qu'ils servent même via Wagner (qui n'est qu'une officine de l'armée russe) et je crois même qu'on avait des pilotes dédiés aux essais ou aux acrobaties aériennes (si certains peuvent me le rappeler) et une moyenne d'âge assez élevé. Cette réalité est la même pour le reste des aéronefs, comme les hélicos. Quand un Ka-52 ou un Mi-28 vient remplacer un Mi-24, vous n'avez pas une réserve de Mi-24 qui peut-être utilisé car vous n'avez pas une réserve de pilotes qui seraient dans la salle pose de l'unité à attendre qu'on vienne faire appel à eux. Tout ceci explique le pourquoi vous ne voyez pas tant d'anciens aéronefs en activité. C'est le signe que l'armée russe a évoluée sur de nouveaux aéronefs et qu'il n'y a que les unités qui n'ont pas encore évolués qui vont pouvoir sortir les pilotes pouvant évoluer sur les anciennes machines. Et moins il y en a, plus les pertes peuvent être impactantes indépendamment du nombre d'appareils qu'on affichera sur un papier et qu'on prétendra en "réserve". Ce qu'il faudrait faire pour comprendre, c'est de lister l'ensemble des unités russes, voir ce qu'elles ont comme aéronefs de "service actif" et considérer tous les anciens aéronefs comme inexistants et non pas comme pouvant être ressortis en un claquement de doigts comme on sortirait une voiture du garage. Ne rien jeter ou déconstruire ne veut pas dire que c'est du matériel opérationnel, cela vaut pour les engins blindés, les navires et encore plus pour des aéronefs. Il ne faut pas "sombrer" sur l'illusion des chiffres. L'autre problème à soulever du côté de l'aviation russe, c'est que malgré le changement d'aéronefs, les munitions et les procédés n'ont pas changés. On continue à avoir une aviation "déconnecté" des troupes au sol, tirant des roquettes non guidées, des bombes lisses. Cela rend cette aviation inefficace en terme de réactivité et d'appui des troupes au sol dès lors qu'il y a une menace anti-aérienne. Sachant que pour délivrer les munitions de ce genre on s'expose à basse altitude et courte portée, vous rendant vulnérable à du manpad, chose qui prolifère dans le coin. Donc au final vous avez une aviation russe qui n'a pas la masse qu'on lui prétend et qui du fait de ses vieux procédés et d'un manque d'évolution de ses munitions, fait qu'elle a une aviation qui est presque inutile car son usage amènerait des pertes importantes. Quand un Su-34 se fait abattre avec son pilote, vous n'allez pas avoir le lendemain un Su-24 qui va le remplacer avec un pilote recruté au Pôle emploi de Vladivostok. Il est plus intéressant de faire le compte des pilotes que celui des aéronefs, le nombre de pilotes détermine le nombre d'aéronefs qui peut être utilisé, l'inverse n'est pas vrai.
    13 points
  4. Pour rappel, les trous c'est dans l'emmental pas dans le gruyère, de bleu, de bleu !
    12 points
  5. Goya : https://lavoiedelepee.blogspot.com/2022/09/1918-en-ukraine.html
    12 points
  6. Certains diront que c'est juste des images, mais quand je vois les combattants ukrainiens aujourd'hui après 6 mois de guerre et lorsque je regarde les combattants russes, je constate que les ukrainiens sont visuellement mieux équipés, plus pro et ont l'air plus sérieux que les russes. Au début du conflit on voyait l'armée russe avec ce visage là, bien équipé, tout le monde uniforme avec une maitrise qui montrait un certain niveau. Mais plus le conflit avance, plus l'armée russe régresse, plus l'image de leurs combattants en est la représentation. On a l'impression de voir des combattants constitués de briques et de brocs, de l'équipement et des uniformes de plus en plus anciens, une tête de baroudeur sans envie, vide, démoralisé quand ce n'est pas dans un état de sidération. Sur certaines vidéos, je vois les ukrainiens qui vont former une double colonne pour avancer le long d'une route, ceci après 6 mois de guerre, du côté russe on ne voit même plus ce genre de fondamentaux tactiques, on a l'impression d'un grand bordel permanent d'unités abandonnées à qui de temps à autres un officier vient transmettre un ordre plus ou moins suivi. Même les correspondants de guerres qui suivent l'armée russe ne rapportent plus rien de réellement valorisant. Ce n'est pas qu'une question de choix d'un camp contre un autre, c'est une constatation, les russes au début du conflit n'hésitaient pas à mettre en valeur leurs troupes au contact, ils ne le font plus, on ne voit presque que des images de tirs d'artillerie dans leurs médias. Ils annoncent l'arrivée de renforts pour contrer les ukrainiens à Kharkiv et ils montrent un convoi de camions, certains tractant des canons de 50 ans d'âge. Il y a une réelle régression de l'armée russe dans ce conflit qu'il ne faut pas nier. Du côté ukrainien on a le sentiment d'une progression (grâce aux occidentaux), on a deux courbes qui ne se suivent pas et qui se sont peut-être déjà croisées. On a beau se dire que les ukrainiens ont sévèrement été touché ou que la Russie a des grosses réserves de matériels, sur le terrain la situation est totalement défavorable aux russes. L'armée russe ne semble pas se renforcer, ne semble pas apprendre de ses erreurs ni ne va s'expérimenter tant on observe que l'initiative opérationnelle lui échappe. Certains peuvent rêver et imaginer une Russie qui serait pleinement en économie de guerre, dans une mobilisation générale, mais cela changerait-il vraiment à la situation actuelle? Qui peut bien me certifier qu'elle pourrait produire plus d'équipements qu'actuellement? Qui pourrait me dire que la mobilisation générale amènerait autre chose qu'une masse de soldats sans motivation, mal entrainé, mal équipé, mal encadré, mal commandé qui irait au front à l'arrière de camions et de camionnettes? Si déjà aujourd'hui la Russie n'est pas capable de soutenir efficacement une force "limitée", comment imaginer qu'il suffirait que Poutine signe un papier pour que d'un coup une nouvelle armée russe émerge et inverse la situation? L'armée russe ne réserve pas des "surprises", elle n'est pas non plus seulement "partiellement" engagée avec l'idée que "s'ils voulaient" ils pourraient faire bien plus. Cette idée est partagée en Russie par les nationalistes qui s'imaginent qu'un tel état de guerre amènerait la Russie à refaire ce qu'elle a fait dans la 2e guerre mondiale, s'imaginant une industrie produisant des chars, des blindés, des avions par milliers chaque mois et que la masse va l'emporter. C'est faux, cette idée n'est qu'un espoir ou une excuse pour se dire qu'en cas d'échec, la faute est politique et non systémique à l'armée russe, au pays tout entier, on se dira in fine que s'ils avaient voulus mettre les moyens, ils auraient gagnés comme face à Hitler ou Napoléon (vu qu'ils aiment penser qu'ils sont invincibles). La "fierté" russe en prend un coup et mettra du temps à être comprise et acceptée.
    12 points
  7. On peut pas vraiment dire que je vie la débâcle russe comme un deuil, vue mes convictions morales sur l'issue souhaitable du conflit (une victoire ukrainienne aussi complète que possible) Ça n'empêche pas, par contre, de ne pas prendre ses désirs pour des réalités. Or, sauf à que la débâcle russe accouche d'un effondrement complet de l'armée (ce qui n'est pas impossible mais pas probable non plus à mon sens), la guerre n'est pas fini et les russes ont encore de quoi se défendre, à défaut peut être de pouvoir attaquer à une échelle importante.
    12 points
  8. Ils ont quand même pu remplacer, et envoyer au repos, les unités expérimentées dans certaines zones du Donbass; apparemment en sacrifiant des territoriaux ou des volontaires, armés de bric et broc. Mais si, pendant ce temps, tes unités pro se reposent et peuvent amalgamer des nouveaux formés, ça finit par payer. Le fait est qu'il a des UKR en formation en peu partout en Europe, qu'il y a des gros camps en Pologne et en Allemagne, en sus des formations en GB. Tout ça va être pris en charge par la mission formation UE. Si les mecs repartent formés et équipés (uniformes etc) c'est cumulatif. Evidemment, je n'ai aucun moyen de mesurer le delta entre formés et pertes (dans un sens ou dans l'autres) Mais, si t'arrives à mettre sur pied 3 ou 4 brigades pour appuyer sur une partie du front....
    11 points
  9. Le ministère de la défense russe a publié une image des opérations ou leurs troupes ne se trouve que de l'autre côté de la rivière "Oskol". En d'autres termes ils confirment un retrait général de tous les environs de Kharkiv, histoire aussi de donner le sentiment que c'est de leur fait et non une conséquence des actions ukrainiennes. Donc la reconquête de terrain est importante et permet de réduire la taille du front. Reste à savoir si ça va s'arrêter là, ce que je doute, les ukrainiens feraient une grosse erreur de ne pas profiter de l'occasion. Tu n'as pas l'impression que cela fait des mois que le camp pro-russe cherche à voir et à se rassurer en imaginant que les pertes subies par les ukrainiens sont "terribles" ? Ils cherchent à voir des poches ukrainiennes partout, le moindre véhicule ukrainien détruit devient une hécatombe, chaque mouvement russe devient une tenaille qui va créer un chaudron dans lequel ils vont éliminer l'armée ukrainienne. Il faut un peu arrêter de prendre cela comme des infos, la guerre c'est des actions qui amènent à subir des pertes pour des résultats. Que les ukrainiens ont des pertes dans leurs actions cela ne montre pas une efficacité de l'armée russe, pas plus que les 200 000 soldats allemands hors de combat en 1940 dans la campagne de France. Ce qui compte c'est le résultat de l'action et ses conséquences. Si vous avez autre chose que les "on dit que" de chez les "milblogger russe" pour vanter les terribles pertes ukrainiennes, on est preneur. Il ne faut pas penser que d'un côté on a des téléphones pour filmer et de l'autre un crayon à papier et un feuille de papier. Pour une armée russe sensée être dans une supériorité face à l'armée ukrainienne, avoir un ratio de pertes qui serait même à parité n'est pas normal. On ne peut pas non plus comparer les pertes russes quand il s'agissait de prendre Kiev, Kharkiv, Sumy et tant d'autres points avec par exemple les pertes ukrainiennes dans la bataille pour Severodonetsk. Ce n'est pas une question de chiffres, mais de résultats, quand l'un a conduit à un retrait généralisé (tout ça pour rien!) et quand l'autre a conduit à une victoire à la Pyrrhus pour prendre une ville et une profondeur de quelques km au point de mettre un terme à l'essentiel de sa capacité offensive, non les pertes ne se valent pas. Si avoir des pertes est toujours regrettable et qu'on fait tout pour en avoir le moins possible, ce qui compte c'est bien "l'utilité" de la perte, si perdre 200 hommes permet de libérer un territoire de 2000km² et chasser des milliers de types d'en face, ben ces 200 pertes ne sont pas une défaite. Le problème actuellement et depuis un moment du camp pro-russe, c'est qu'on cherche des victoires dans la moindre perte ukrainienne et qu'on ne veut pas voir et comprendre que la guerre se perd. Ce serait comme si les allemands faisaient le décompte des pertes russes dans la bataille de Berlin, en se disant qu'en face ils payent un lourd bilan, c'est complètement déconnecté de la situation.
    10 points
  10. Bonjour à tous, Sur le plan stratégique (politique), l'avancée ukrainienne produit un résultat nettement favorable : la démonstration claire que les objectifs "les plus limités" issus du narratif initial auquel le Kremlin pourrait, faute de mieux, se rattacher, sont dorénavant très probablement hors de porté d'ici à minima l'année prochaine. Soit la concrétisation d'une "guerre qui dure", où certains - notamment en Russie - ne font que perdre chaque jour. La concrétisation d'une Ukraine qui ne se bat pas en vain - très important pour la mobilisation nationale et le soutient occidental. Bref, ça sent mauvais pour Moscou, les hommes sont fatigués, le matériel s'use (pour les VKS, un facteur important est simplement le goulot d'étranglement en maintenance pour des jets réalisant en quelques semaines leur quota horaire annuel, en sus des problèmes de pilotes et d'armement moderne déjà mentionnés). In fine, en sur-sollicitant ses troupes à vocation spéciale (littéralement, les spetsnaz, mais aussi les VDV) car ce sont (s'étaient ?) grosso-modo les seuls suffisamment organisés et motivés pour se battre efficacement comme infantrie, les forces russes vont perdre une partie conséquente de leur noyau dur, écluser leur stock de munition conventionnel et de précision, et voir la destruction d'une partie non-négligeable de leur trésor de guerre froide - le parc moto-méca issu de l'URSS. C'est la Russie qui est en train de se démilitariser à cette allure. Prochaine étape, la dénazification du pouvoir russe et la reprise du Donbass ... 6 mois de guerre et les objectifs s'inversent
    9 points
  11. Je ne sais pas ce qu'il te faut. Je n'ai pas dit qu'il n'y avait pas de pertes, mais que contrairement à ce que tu sous-entends régulièrement elles sont de l'ordre du gérable et dans des proportions normales, pas un carnage dingue comme le racontent les Russes pour se faire du beaume au coeur. Pareil pour Kherson. Et si, on a des infos : ça ne bouge pas beaucoup, mais il y a toujours quelques assauts, le front menaçant Kryvyi Rih a été culbuté et les Russes repoussés, perdant l'entièreté du segment nord de la T2207 qui était leur principale rocade dans le coin. Il n'ont plus que deux pénétrantes, la T0403 et le segment sud de la T2207, qui est entièrement exposée aux feux ukrainiens. Les deux route ne se rejoignent plus et les troupes russes dans la région sont en recul, ordonné mais recul quand même. Sauf que la "Festung Kherson" (pardonnez-moi l'expression mais elle me semble appropriée) commence à être étroite et manquer de place pour manœuvrer : ses principales lignes de défense (Inhoulets, T2207, canaux de Posad-Pokrov'ske) sont de vraies passoires et derrière c'est la plaine sans aucun point fort à l'exception de la jonction Dniepr-Inhoulets et de Kherson elle-même, qui est de toute manière indéfendable dans cette direction car complètement exposée et en cul de bouteille une fois que les ponts ont été neutralisés.
    9 points
  12. a un moment donné (plutôt au début) il se disait que les UKR avaient plus de personnel que de places disponibles (je suppose, pb d'encadrement, armement, uniformes, ect..) En six mois, t'en fais des choses, tu peux former du monde, recevoir des équipements, former des caporaux et sergents, avec ceux qui ont connu le feu, voir former des aspirants, etc...
    8 points
  13. Certes. Et tout ce qu'on dit justement sur les déficiences des forces armées russes aussi. Il reste cependant un point tout aussi fondamental. Et là je vais aller chercher du côté d'un officier britannique particulièrement chiant et pédant (pléonasme) mais qui avait du talent et qui a dit fort justement un jour quelque chose qui se rapprochait de ceci. Si la troupe ne sait pas pourquoi elle se bat, elle se bat mal. Si on allait demander à un conscrit de Vyazma "dis moi camarade, pour quoi ou contre qui te bats tu ? Parle librement, le politruk n'est pas là pour te critiquer", que répondrait-il ? J'ai personnellement un doute sur sa réponse mais à mon avis, elle ne serait pas éloignée du "je ne sais pas".
    8 points
  14. J'ai ma petite idée sur qui craint quoi. Les russes ont distribué des passeports russes dans les territoires occupés, je pense que ceux qui les ont accepté doivent craindre le retour de l'administration ukrainienne et des services de sécurité. Je ne parle même pas de ceux qui ont participé à "l'administration politico militaire" mise en place par Moscou. Par contre, la propagande du Kremlin sur les russophones qui seraient menacés parce que russophones, tous les ukrainiens que je connais qui sont pour l'Ukraine sont russophones de naissance.
    8 points
  15. Rybar du soir : Offensive of the AFU in the Kharkiv direction Battle chronicles September 10, 2022 On the fifth day of the offensive in the Kharkiv region, the AFU opened another front. After forcing the Seversky Donets near Raigorodok, the AFU attempted to take Krasny Liman and Yampol by storm. Russian units repulsed the attack at the outskirts of Krasnyy Liman and stopped the enemy at the line Stary Karavan - Brusovka - Dibrovo. The command of the Russian Armed Forces decided to spare the lives of the personnel of the Izyum grouping of Russian troops. By midday, the bulk of the Russian troops had left the Izyum bridgehead and withdrawn behind the Oskol River. Some units of the Russian Armed Forces remained in the vicinity of Izyum until the very last moment, covering the retreat of the main group of forces and restraining the enemy at the closest approaches. To the north of Kupyansk, the Russian Armed Forces failed to stabilize the front. The AFU continued advancing from both Kupyansk and the Pechenezh reservoir. By mid-day, Bolshoy Burluk had been taken. The Russian Armed Forces command made a similar decision to withdraw the troops holding the defenses both in Kupyansk itself and to the north of it. RF Armed Forces units gradually withdrew as far as Volchansk, ensuring the withdrawal of refugees. The Russian Armed Forces command's plan is to try to organize a stable line of defense along the Oskol - Seversky Donets rivers. Units withdrawn from Balakleya, Kupyansk and Izium are being regrouped and reserves are being brought in. The pro-Russian population is fleeing to Russian territory, both from Kharkiv Oblast and the northern areas of the LNR. Filtration teams enter settlements occupied by the AFU. The goal is to destroy pro-Russian activists and teach people to be afraid to support Russia on pain of death. Dark times have come to the lost territories of the Kharkiv region. We post all our videos on our channel on RuTube
    8 points
  16. La ligne Maginot a globalement rempli son rôle, les derniers forts se rendant un mois après l'armistice, les forts du Sud de la France mettant à eux seul une branlée aux Italiens. Par contre, la doctrine de l'armée de l'air et de la Royale air force pour la protection et l'appui des troupes au sol sans artillerie anti-aérienne jugée inutile et avec peu d'antichar a été un échec total entre Strasbourg et la Manche. Le sacrifice des pilotes de l'armée de l'air ne peut cacher cette réalité. Quant à l'artillerie mobile Française en quantité non négligeable de l'époque, elle avait vingt ans de retard techniquement et dans son emploi, comme les chars mieux employés qui auraient du après coup renverser le sort des armes à notre profit, sans que personne n'en sache rien. C'est toujours la même chose aujourd'hui, même si nos échantillons récents font croire le contraire aux Français. La ligne Maginot a été remplacée par la dissuasion. Comme a l'époque la ligne Maginot seule, n'a rien pu faire, aujourd'hui, la dissuasion seule ne sert a rien, lorsque l'adversaire que l'on s'est désigné ne respecte pas les règle du jeux que nous nous sommes fixé nous même à l'école de guerre sans lui demander son avis. Les événements actuels en Ukraine le montre bien. La aussi, le rôle de l'aviation et des hélicos va être à approfondir sans "ambiguïté". Tahiti est restée Française en 1914 grace à un unique canon lourd obsolète provenant d'un bâtiment tout aussi obsolète de la marine coulé immédiatement. Ce canon avait été planqué dans la montagne et a interdit les passes à une escadre Allemande qui ignorait qu'il n'avait plus de munitions. Pas d'avions projetables en 48 heures à l'époque, et une Marine bien moins minimaliste que celle d'aujourd'hui, mais pratiquement totalement dépassée par rapport aux autres nations et pourtant un petit groupe d'homme motivés sur place a suffit.
    7 points
  17. Pour parallèle, c'est comme si en France on considérait que les Wallons, les Romands et les Aostiens étaient français parce que francophones. Francophiles, oui, ils le sont régulièrement. Français, non. C'est pareil avec la majorité des russophone d'Ukraine (la moitié du Donbass exceptée). Ils ne sont pas Russes, ne se sentent pas Russes, et s'ils ont évidemment des liens culturels importants, la Russie n'a rien pour les attirer ni les séduire, la Rodina ne les intéresse pas, ce n'est pas leur patrie ni leur nation, quoi que les Russes eux-mêmes puissent raconter.
    7 points
  18. Nicht, les trous c’est aussi dans le Gruyère Français (par opposition au référendum Gruyère Suisse de la ville de Gruyères). https://www.gruyere-france.fr/ https://www.aop-igp.ch/fr/le-gruyere-aop/ Mettre en cause cette IGP obtenue de haute lutte, c’est presque pire que de voler LM !) On pourra donc continuer à parler du gruyères de Kharkiv plutôt que d’emmental, pourtant identiquement troué, lui, en Savoie comme dans le canton de Berne, mais dont les plus gros producteurs sont bretons (et qui n’a pas de goût) edit : origine des trous https://www.laboitedufromager.com/pourquoi-le-fromage-a-t-il-des-trous-enfin-perce/
    6 points
  19. En fait, lorsque j'avais écouté le podcast suivant de Geopolitics decanted impliquant Mike Kofman mais aussi un colonel ukrainien de réserve Sergei Grabsky , le 3 aout (https://geopolitics-decanted.simplecast.com/episodes/analysis-of-the-war-in-ukraine-august-3-2022), ce dernier avait contredit M Kofman quand celui-ci disait que les troupes ukrainiennes 'contractuelles' avaient subi de fortes attritions à même de compromettre la formation des troupes de conscrits. Il avait avancé que (cyniquement peut-être) les ukrainiens avaient rapidement réalisé une rotation et envoyé des troupes de la garde territoriale dans les combats à forte attrition pour préserver un potentiel de troupes formées pour encadrer les conscrits. Cela me parait crédible d'autant plus que Grabskyi ne cachait pas les faiblesses de l'armée ukrainienne. L'impression que tout cela me donne est que l'Ukraine a une organisation militaire apprenante : en quelques mois ils ont su former des hommes, notamment à l'offensive et aux opérations combinées, de manière à mener deux offensives à la fois (ce qui est peut être le côté vraiment décisif de l'histoire), et à faire tourner les troupes. Alors que l'armée russe est enkilosée dans ses processus inadequats ,ne s'adapte que très peu et ne relève pas ses troupes. Merci. Je venais d'aller faire un tour de vélo ou j'ai aussi écouté le podcast et je m'appretais à en faire aussi un CR. Mais pas aussi bien que le vôtre!
    6 points
  20. Le MAE Russe (et Peskov avec), toujours en réalité alternative. Pour être fair-play, à leur place, j'aurais du mal à voir ce qu'on pourrait dire de mieux, compte tenu de toutes les déclarations passées.
    6 points
  21. J'ai l'impression que la corrélation qualité de la troupe - qualité du matériel est assez bizarre dans l'armée russe. Il suffit de voir le 3e Corps composé de volontaires à priori peu compétents mais armé comme une unité d'élite (BMP-3, T-80 BVM) *************************** AUCUN RAPPORT *************************** Je me demande si la meilleure option pour la Russie ne serait pas, en admettant que Poutine ne veuille pas d’une mobilisation générale, de se retrancher en défense en diminuant au maximum la ligne de front. On sait que leur plus gros problème, c’est le manpower. En admettant qu’ils acceptent de se replier de Kherson pour bénéficier du Dniepr comme barrière naturelle, et en arrêtant d’essayer de maintenir coute que coute une menace sur Kharkiv, ils pourraient arriver à quelque chose comme ça : Ils réduiraient sensiblement la ligne de front (la ligne rouge fait 500km à peu prêt), une large partie serait couverte par le Dniepr et donc très difficilement attaquable pour les ukrainiens, et ils préserveraient l’essentiel : toute la république de Louhansk, les 2/3 de la république de Donets, et le sud avec Melitopol. Dans le même temps tu baisses d’un ton au niveau diplomatique, tu enterre doucement la guerre tout en construisant massivement des ouvrages défensifs, et t’espère que les ukrainiens et les occidentaux se lasseront progressivement d’un conflit gelé et d’une ligne de front impossible à bouger. Est-ce que cette option défensive ne serait pas la meilleure chance pour les Russes d’atteindre des résultats « minimaux » sans trop prendre de risque ?
    6 points
  22. Ouais enfin s'il faut croire les Russes sur le niveau des pertes ukrainiennes, forcément le rendu final est bizarre. Si on les écoutait les unités ukrainiennes qui ont atteint l'Oskil sont en lambeaux, décimées et sans potentiel immédiat, les brigades du front de Kherson se font massacrer, etc. C'est marrant mais les résultats sur le terrain montrent l'exact inverse : les pertes ukrainiennes sont supportables, ne gênent pas plus la manœuvre que ça et n'empêchent en rien la réalisation des objectifs. Et les Ukrainiens n'ont absolument pas dit qu'ils en avaient chié pour Karkhiv, au contraire ils annoncent avec calme et assurance que oui il y a eu des pertes, mais à un niveau prévu et gérable. Si ça avait réellement été une boucherie ils se seraient arrêtés bien avant.
    5 points
  23. Alors, peut-être que je n'ai pas été attentif à l'écoute, mais en fait Kofman est avant tout spécialiste de l'armée russe donc il se concentre surtout sur les forces et faiblesses de ces troupes et, pour les Ukrainiens, ils se borne un peu plus à citer ce qu'il a observé sans vraiment entrer dans les détails (encore une fois, j'espère que je ne déforme pas trop la réalité de ce qu'il dit). Typiquement, il va te citer les noms d'unités russes qui ont participé au combat et les Ukrainiens, et bah, c'est juste les Ukrainiens. Ce qu'il dit, c'est que les deux offensives sur Kherson et du côté de Kharkiv sont le fait de troupes fraiches. Et que manifestement, les Ukrainiens ont mis à profit les six mois qui nous séparent du début de l'invasion pour former des troupes compétentes et ont pu aussi retirer des combats certaines troupes expérimentées pour les faire se reposer. Après, il me semble que c'est un fait acquis depuis longtemps que, du fait des contraintes que Poutine s'est lui-même imposées, les ukrainiens ont plus de ressources humaines que les Russes sur le terrain, non ?
    5 points
  24. Hello! Petit reportage (sous-titré en anglais!) frais et sympathique vu sur une chaîne taïwanaise hier, sur les Mirage 2000-5 de la ROCAF à la base de Hsinshu .
    5 points
  25. Il y a toute une conjonction de facteurs qui explique cette première débandade... On a beau tous fantasmé sur la puissante armée russe par son nombre de blindés, de pièces d'artilleries, des réserves d'obus gigantesque, de véhicules logistiques ... Elle reste une armée rustiques à 80 % et les conditions de vies de ses soldats n'aurait pas beaucoup évolué par rapport à leur ainés des années 60. Seuls 20 %/30% de ces unités ont des équipements digne d'une armée moderne On oublie tous qu'une autre armée extrêmement "puissante" avec du matos soviétique, c'était la "4 ème armée du monde" , la fameuse armée de Saddam s'est faite démonté par la coalition lors de la première guerre du golfe, 30 ans plus tôt ! Certes la comparaison est assez hasardeuse car l'armée de Saddam se battait contre une coalition mondiale qui avait un armement qui avait 20 ans d'avance et une supériorité écrasante dans l'aérien et le renseignement. Or on constate que même si les ukrainiens n'avaient pas la protection et les forces aérienne de l’Otan, ils ont reçu de systèmes anti aérien qui a complètement annulé l'avantage aérien russe, ils n'utilisent plus leurs aviations à basse altitude et leur hélicoptères de combat . Pour revenir avec la comparaison avec l'armée de Saddam et l'armée russe d'aujourd'hui, on constate finalement que ce gap technologique entre les système d'artilleries des occidentaux et ceux des soviétiques est toujours d'actualité malgré la modernisation d'une partie de l'armé russe , car elle n'est que partielle. Là, ou les russes utilisent une utilisation intensive de l'artillerie pour avoir du résultat, les ukrainiens ont besoin de quelques obus (les Ceasars) , quelques missiles air-sol (les drones Bayraktar ) et des roquettes de précisions métriques (les HIMARS) pour toucher au but ! Bien sur le renseignement US qui fournit la localisation de tout les stock d'armement russe et de leur positionnement est un avantage considérable pour les ukrainiens qui donne 3 coups d'avance aux ukrainiens. Et cette différence d'armement et de niveau de renseignement fait sacrément mal au moral des troupes de ne pas pouvoir répondre de manière efficace. Et comme il s'agit de structures mobiles , il est impossible de les localiser sauf à les surprendre par un drone... De plus, les russes souffrent de toute les tares habituels des armées rustiques : problème de ravitaillement armes, nourriture, absence de relève, épuisement mentale, absence de perspective d'évolution positive, et surtout ils se battent dans une guerre qu'ils ne comprenne pas ... On s'était à l'époque beaucoup foutu de la gueule des irakiens pour leur incapacité à utiliser leurs armes et à s'organiser et les pro-armement russes disaient souvent : Forcément, si tu mets un Mouloud/Rachid qui conduit un char/un Mig, ce ne sera pas la même chose si tu mets un Dimitri, un Vitali ou un Igor aux manettes ! Bah, là on constate que Dimitri, Vitali et Igor n'y arrivent pas non plus ! Ils ont beau être mieux formés que les irakiens, ils ne sont pas des supermans et ils font ce qu'ils peuvent eux aussi avec les moyens qu'ils ont. L'absence d'information et surtout de coordination entre les différentes unités et entre l'artillerie et l'infanterie et l'absence d'ordre claires de leur hiérarchie doit peser beaucoup dans cette déroute. Mais bon, le camarade commissaire politique va devoir y remédier à cela et remonter le morale des troupes !
    5 points
  26. Je t'avoue que dans le contexte actuel je ne vois pas très bien l'intérêt pour les russes de relayer de fausses rumeurs sur leur propres débâcles, et le sieur @Romanov n'est pas non plus le profil de mec qui va relayer la première rumeur infondée trouvée dans les tréfonds d'un Telegram pro-Ukraine. Ce qui semble le plus probable, c'est qu'il y ai effectivement des comptes pro-russes plus confidentiels (peut-être des mecs sur le terrain) qui doivent rapporter ce genre de choses. Par ailleurs, comme je l'ai souligné, ça reste hautement spéculatif et non confirmé, d'autant plus que dans le contexte de panique actuel, il n'est pas impossible que la fébrilité des russes les poussent à voir des "menaces sérieuses" derrière la moindre incursion d'un tank ukrainien dans la zone grise. Bref, on verra bien.
    5 points
  27. Non, pas besoin, Poutine a un vocabulaire bien rodé pour les situations de crise : - Opération spéciale - Geste de bonne volonté - Accident de cigarette - Regroupement Pas de panique, il existe un narratif pour tous les évènements imprévus, pas besoin de nuke.
    5 points
  28. Sincèrement, faut arrêter avec l'idée de la "mobilisation". Si Poutine a soigneusement évité d'avoir à mettre tout le pays dans la guerre, c'est pour une bonne raison, il n'est pas là à "attendre" un prétexte qui va faire accepter aux russes d'être forcé à la guerre, car la mobilisation c'est ça. Faire une mobilisation? Cela mènera à quoi? L'armée russe n'a ni les effectifs ni les structures, ni l'équipement pour absorber une masse humaine. Il ne suffit pas de donner un fusil à un type pour en faire un soldat. La Russie pourrait déjà faire appel à ses réservistes et anciens militaires, mais même là elle ne le fait pas. Le contexte social, politique, économique est très tendue en Russie, même si le pouvoir, les médias donneront le sentiment que tout va bien, que le peuple est unit derrière Poutine. On irait forcer les russes à se battre pour éviter une humiliation contre l'Ukraine? C'est cela la raison pour pousser tout le pays, le peuple dans une guerre? Ils se retrouveront derrière un camion pour être emmené au front, la réalité d'une mobilisation c'est ça, malheureusement certains veulent imaginer que ça serait l'émergence d'une nouvelle armée équipée de milliers de chars et de blindés de centaines d'avions supplémentaires qui viendrait en 3 semaines régler son compte aux ukrainiens qui ne comprendraient rien à ce qui arrive. Mais tout cela c'est de l'imaginaire, c'est une croyance, un espoir qui repose pour partie à une idéologie de puissance que la Russie aime exploiter dans sa communication ou son éducation (grande guerre patriotique). Ce sont les mêmes qui disaient qu'ils prendraient Kiev en 3 jours, que l'armée russe si elle entrerait en guerre contre l'Ukraine, elle n'en ferait qu'une bouchée...
    4 points
  29. Premiers bruissements d'un fort recul vers Kherson ? Il semblerait que les russes aient "raccourci" le front à Kherson, pour que le front soit à portée de l'artillerie placée de l'autre côté du Dniper. Clairon
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  30. L'armée de terre ne veut pas du 30 mm qui s'intercale entre le 40 CTA du Jaguar et le 25 mm sur des VBCI. Par contre une tourelle ARX 25 NG Télepiloté les intéresses pour remplacer les 20 mm des VAB T20 et des TRM 2000/ 20 mm des regiments du Trains. Et le nouveau porteur idéal serait un Serval voir le nouveau camion leger pour les Rég/ Train . (En gros plus de 20 mm ) L'artillerie elle devrait recevoir pour AA des CTA 40 rapid fire sur camion NG qui emporterait également le CESAR Les mêmes munitions seront également utilisée par la Marine nationale sur les BRF les PO et plus tard les EPC qui seront équipés de Tourelle CTA 40 rapid fire
    4 points
  31. C'est déjà pas mal 40 millions d'habitants. Pour ce que ça vaut, c'est à peu près la France en 1914 tu as un peu moins 900 000 hommes sous les armes en temps de paix. (juste un ordre de grandeur dans une situation qui n'a rien à voir, on est d'accord) J'ai cherché vite fait, et j'admets que je n'ai pas de chiffre à te donner. Mais sincèrement, le consensus qui se dégage de toutes les sources c'est: depuis la mobilisation ordonnée par Zelensky, les Ukrainiens n'ont pas un problème d'effectif mais ils ont un problème d'effectif formés et expérimentés. Et d'équipements à leur fournir. Ils ne peuvent pas se permettre de faire n'importe quoi non plus, mais ils ont quand même un avantage. Les Ukrainiens ont mobilisé leur population et pas leur Russes. D'où la différence. En juillet, (après à prendre avec toutes les précautions d'usage évidemment), Zelensky parlait de 700 000 personnes sous les armes. Beaucoup de femmes se sont engagées (le MOD ukrainien dit 50k). Typiquement, le chapeau de cet article du Monde de mai, c'est : (je ne suis pas abonné) Mais c'est tout-à-fait représentatif de la tonalité globale des articles. Mais même les Russes disent que les autres sont plus nombreux qu'eux dans les talks-shows (bon, si tu me dis que ce n'est pas un argument, je ne le prendrai pas mal). Ils parlent de hordes d'Ukrainiens dirigés par des mercenaires anglo-saxons. Typiquement dans l'article du Wapo sur les pertes de l'offensive de Kherson, ils décrivaient la situation ainsi: Des soldats inexpérimentés sont envoyés au combat, ce qui est certes moins efficace sans doute que des troupes très expérimentées, mais démontre bien que l'armée ukrainienne emploie des hommes qui ne faisaient pas partie du corps professionnel pré-existant au conflit, même pour des missions offensives dangereuses et complexes. 150k, j'ai vu des estimations beaucoup plus basses (mais j'ai lu des estimations beaucoup plus hautes). Le truc, en tout cas, aussi c'est que tu as aussi beaucoup de ces 150k qui sont des troupes de soutien ou qui servent dans l'artillerie, si j'ai bien suivi. Si tu te te concentres uniquement sur l'infanterie, qui va tenir la ligne de front et subit la grande majorité des pertes, tu vas arriver à des chiffres beaucoup moins élevés. Et c'est là que le bas blesse. Au moment de l'invasion, a priori, dans certaines unités de fusiliers motorisés, ils étaient deux par BTR-80. Certains BTG étaient complètement déséquilibrés à ce niveau-là, bourrés d'artillerie mais très déficitaires en infanterie et logistique. Si j'ai bien compris, c'est ça qui leur a manqué du côté de Kharkiv et les a forcés à déployer des troupes de la LNR et de la Rosvgardia en nombre insuffisant. Oui on est d'accord. Et même si on part du principe que les Ukrainiens sont plus nombreux, c'était une offensive qui présentait des risques du fait de la densité des défenses russes et de l'inexpérience des troupes ukrainiennes. Au moins pour Kherson, en tout cas, car a priori pour le nord, selon le New York Times, il y a eu une coopération beaucoup plus étroite entre Russes et Ukrainiens qu'à l'accoutumée dans le domaine du renseignement, donc ils ont dû s'engager en connaissance de cause. Après, on peut aussi interpréter le fait qu'ils attaquent sur deux fronts comme: "On a un peu de marge, on peut tenter d'attaquer" ?
    4 points
  32. Nombreux sont les exemples historiques ou des victoires tactiques, et parfois stratégiques, ont été obtenues dans des conditions a priori défavorables, dont le paramètre effectif. Logistique, équipement, moral, commandement, tout ces paramètres et bien d'autres encore peuvent expliquer qu'à 1 contre 2 ou 3, tu finis quand même par obtenir une victoire. Inutile de s'en prendre à un quelconque manque de rationalité de @Heorlen prenant le microscope pour observer un seul des milliers de paramètres conditionnant une victoire militaire en 2022. Quant à Kherson, c'est assumé publiquement que c'est une bataille qui prendra du temps, parce que les Ukrainiens se sont rendus maître des accès de "l'ile" de Kherson. Ils ont façonné le champ de bataille, ont décidé par la duperie que les Russes y enfermeraient leurs meilleures troupes, ont coupé les voies d'accès au front et déversent désormais un bombardement ciblé pour affaiblir ressources et réserves... des meilleures troupes Russes et des plus capables et plus compétents. Donc il ne faut pas s'attendre (cf Arestovitch) à des résultats rapides, ce serait suicidaire de foncer tête baissé face à l'élite de l'armée Russe, avant que l'affaiblissement logistique fasse son œuvre. Mais les jours de ce front sont comptés. On sait maintenant que le black-out des premiers jours de l'offensive de Kherson, qu'on a souvent interprété comme une OPSEC cachant des avancées importantes, était en réalité un élément de désinformation sensé accroitre le sentiment d'urgence, afin que les Russes amènent en masse du soutien et dégarnissent leurs autres fronts. Ouais, les Russes se sont fait avoir au petit jeu de maskirovka... Kherson ne présente aucune urgence: le temps et la consommation du ravitaillement feront naturellement leur travail de sape sur le moral et la capacité à combattre des troupes Russes, les Ukrainiens se bornant à appliquer seulement un feu suffisant pour mettre les Ru en permanence en ébullition. La perte de presque 8500 km² de territoire par l'armée Russe vient peut être légèrement contredire ce propos. A tout le moins, je dirais que les effectifs sont moins un problème pour les Ukrainiens que pour les Russes. Je n'ai pour ma part pas une seule source sérieuse sur des problèmes d'effectifs Ukr. Ca a toujours été de l'ordre de la spéculation, sur la base des pertes journalières à leur maximum (en oubliant peut être que VZ faisait preuve d'empathie et de reconnaissance, sans qu'il ne faille l'interpréter comme une urgence ressources effectifs). Jamais on a pu constater sur les actualités terrain un déficit d'effectifs Ukr. Matériel oui, effectif non.
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  33. Honni soit qui Mali y pense. Oups c'est pas vendredi.
    4 points
  34. Ce n'est pas une question d'enthousiasme. Tu dis que le F-35 est un bombardier et je te répond qu'il fait la police aérienne en Norvège, qu'il participe à des exercices de défense aérienne dans de nombreux pays et qu'il s'en tire mieux que très bien. Maintenant tu viens me parler d'avion de 4.5 ou 5 gen alors que cette histoire de génération n'est qu'un argument publicitaire claironné notamment par LM et que dans les faits on s'en tape le coquillard. Pour ce qui est de l'électronique, on pourrait penser que tu as participé à l'évaluation tellement tu en sais plus que tout le monde sur le sujet. Pour les coûts qui seront générés en Suisse, le calcul a été fait depuis longtemps et si le sujet t'intéresse vraiment, je t'invite à lire les très nombreuses pages de ce fil ainsi que celui s'appelant "Achat suisse". Pour finir une dispo de 75% à long terme est vraiment quelque chose d'exceptionnelle. Ben voilà, tout s'explique ! Le politiciens voulaient un avion européens et ils se sont retrouvés coincés faute de s'être laissé une marge suffisante (je suis assez d'accord avec ça). Par contre les militaires par effet de mode ont décidé d'acheter un avion nul pour leur propre armée. C'est vraiment une évidence et je me demande comment je n'y ai pas pensé plus tôt .
    4 points
  35. Tu n'as pas l'impression que cette dictature du buzz est l'antithèse de la démocratie. Que de prendre des soit disant décision sous le coup de l'émotion de oui oui et gnan gnan devant leur télé c'est le contraire du bon sens ?! Y a pas un moment où tu te dit que pour qu'un projet collectif avance il faut un collectif un plan et une volonté. Et pas trois coup de menton a droite trois coup de menton a gauche. Moi ça me fascine un ridicule pareil et que certain aient l'impression du travail bien fait. Pour les ministres par exemple c'est quoi l'idée ... C'est qu'on regarde ailleurs. Pendant que Lemaire le ministre de la croissance maximum ... Vomi le PSG je me marre. Et toi tu trouve ça positif?! Pareil pour les autres ministre des premiers de cordée du monde Davant hier... C'est le comble du ridicule. Ou du populisme moisi. Les journalistes j'en parle même pas... Vu que ça n'existe plus. Aujourd'hui on ne fait que du spectacle en montant en épingle les conneries des uns et des autres. Le degrés zéro.de l'intelligence. Et la réponse du Qatar ... Qui ressemble à celle de toutes les multinationales... Oui chers supporter nous aussi nous allons dégager un budget greenwshing. Avec des projet collectif comme ça le climat est sauvé... Vive les troglos.
    4 points
  36. Ceux qui les ont accepté n'ont parfois pas vraiment eu le choix. Dans un des articles que j'avais partagé sur la vie en zone occupée, il était rapporté que les administrateurs zélés envoyés par Moscou faisaient pression pour que les Ukrainiens acceptent des passeports Russes, ça porte même un nom comme politique: la passeportisation https://www.researchgate.net/publication/358145611_La_politique_de_passeportisation_de_la_Russie_arme_d'annexion_rampante L'article de conclure qu'accepter ce passeport pouvait être une stratégie de survie à court terme, n'ayant rien à voir avec une approbation de l'invasion Russe, pour avoir accès à des services ou de produits de premières nécessités. A mon avis, ceux qui fuient ont pris un rôle beaucoup plus actif dans le soutien à l'invasion, que celui de seulement accepter un passeport.
    4 points
  37. Il apparait de plus en plus évident que le narratif sur l'offensive de Kherson jouait un double rôle. Je pense comme comme @CortoMaltese qu'il s'agit d'une offensive sincère, mais dont la physionomie consiste plus à appliquer une attrition prudente, compte tenu désormais du fait que Kherson peut être considéré comme une île, laquelle les Ukrainiens en contrôlent les accès. Dès lors, il n'y a pas d'urgence à progresser, surtout si tu es précautionneux de la vie des hommes. Autant laisser faire à l'attrition logistique son oeuvre sur le moral et la capacité de résistance des troupes Ru. Pour te répondre plus précisément, l'article cité précise que le SBU a fait un travail des nettoyage des informateurs Russes au sol dans la région de Kharkiv, rendant ces derniers a priori aveugle. Difficile de vérifier la véracité d'une telle information, mais force est de constater qu'ils ont été pris au dépourvu. Et ça, c'est un travail qui fait honneur au service Ukr plus qu'au rens occidental. Toujours est-il que cette offensive de Kherson a également servi à masquer une autre priorité stratégique, le front de Kharkiv. Cela semble de plus en plus publiquement assumé. Le Guardian à ce sujet https://www.theguardian.com/world/2022/sep/10/ukraines-publicised-southern-offensive-was-disinformation-campaign?CMP=Share_iOSApp_Other Situation au sol. Visiblement c'est confirmé pour Lyman, pensais pas que c'était déjà fait. C'est allé à une vitesse... Montage go pro des combats de l'offensive de Kharkiv, par la légion étrangère. J'ai du mal à apprécier à quel point ça s'est tiré dessus ou à quel point c'était plus l'exception que la règle.
    4 points
  38. Dans les années 60 on a eu des programmes servitudes GAN/FOST hyper resserrés aussi ; A69 , F67 , C70….et tout ceci sous une organisation intégrée à la MN sous appellation CNR ( construction neuve et réparation) dont siège rue royale et son BE ( STCAN à Ballard ) avec une DGA en pointillée. Mode pleurnicherie on C’est ballot et perso mais je regrette cette époque ou des ingés militaires et cadre technique d’excellence ( ils alternaient « la mine » et le BE ) m’ont formé à ce métier . Mode pleurnicherie off
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  39. Mais ils ne le resteraient pas si on les envahissait pour les rattacher de force...
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  40. Pas tous, la plupart. Ils ont progressivement modernisé vers le standard SM mais après comme tu dis, difficile d'évaluer ce qui est précisément SM ou SM3. On va dire que globalement, ça se rationalise au dernier standard. Mais reste le problème du nombre. Ils n'en fabriquent plus, ils vivent sur leurs réserves de 1991 et il faut également retrancher tout ce qu'ils ont perdu depuis la fin de l'URSS au combat ou en panne. Pour ça, il faudrait savoir ce qui se passe chez les décideurs et sur les autres parties du front dont on ne parle plus. On a des bribes d'infos sur les tensions entre les séparatistes et les forces régulières. Il semble que ça ne se passe pas bien non plus entre les militaires et la Rosgvardia. Les rivalités FSB/GRU sont de notoriété publique. Il faut aussi compter avec Wagner qui - a priori - joue son rôle de "on obéit au grand chef et de toute façon, on est meilleurs que vous donc on vous emmerde". Plus rajouter là-dessus les querelles interarmes (VDV d'élite, VKS de leur côté, la biffe et les blindés, etc). Tout ça - en admettant que ce soit bien réel bien sûr - étant aggravé par le conflit lui-même et les difficultés sur le terrain. Pour faire simple, c'était sûrement un joyeux merdier avant la contre-offensive ukrainienne. Mais dans les zones où c'est tendu ou vraiment tendu, tout doit être exacerbé aujourd'hui. De quoi susciter des tensions supplémentaires à la base, qui se rajoutent aux pressions croissantes venues de plus haut, le plus haut étant lui-même sous pression de l'échelon supérieur et ainsi de suite. Et quand un matériau déjà sous pression initialement et pas forcément bien construit est à nouveau malmené par des contraintes supplémentaires... ben... ça peut tenir. Ou pas.
    4 points
  41. RFI : Les autorités maliennes de transition exigent que la Côte d'Ivoire extrade les personnalités politiques maliennes qui ont trouvé refuge à Abidjan. C’est une condition pour la libération des militaires ivoiriens arrêtés le 10 juillet dernier et toujours détenus. Cela fait plusieurs semaines que RFI a révélé cette exigence de Bamako, mais elle n'avait jamais été assumée publiquement. Vendredi soir, dans un communiqué de la présidence malienne, le colonel Assimi Goïta lie clairement les deux dossiers : pas de libération de soldats ivoiriens sans extradition des politiques maliens en « contrepartie ». Abidjan est en colère. « Nous considérons désormais qu'il s'agit d'une prise d'otage et d'un moyen de chantage. » [...] Je ne comprend pas qu'on parle encore des "autorités maliennes de transition" : on ferait bien mieux de parler de "junte de Kati", et voilà tout. Sur le fond, quel est le potentiel pour que cette affaire dégénère ?
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  42. Inutile de dire que les dernières nouvelles sur les demandes MMI de frégates FREMM supplémentaires suscitent un intérêt considérable en Italie. Reste à savoir comment la politique réagira. Cependant, il est intéressant de noter que le MMI prévoit une voie évolutive pour les FREMM qui les maintient à l'état de l'art sur le modèle de ce que l'US NAVY a fait avec les Burke : des voix bien informées font savoir que la FREMM EVO est déjà à l'étude va au-delà de la FREMM GP-E et qui prévoit l'installation de radars DBR à faces planes dérivées de celles des PPA, propulsion électrique intégrée, possibilité d'embarquer jusqu'à 200 hommes, et que les navires requis devrait avoir cette configuration
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  43. Le problème est pas qu'il se délecte de la défaite russe, c'est les extrapolations sans fin. Bref comme dit ici : Moralité : CE SERAIT PAS MAL QUE TOUT LE MONDE RESTE DANS LE FACTUEL SINON CE FIL VA VRAIMENT PARTIR EN SUCETTE.
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  44. 1) Je ne suis pas tenu par les demandes du Mod Ukrainien. Je suis un citoyen français postant sur un forum français des infos disponibles en Open Source, donc non seulement je doute que quoi que ce soit que je puisse poster ici ai un quelconque impact sur le conflit, mais surtout quand bien même ça en aurait je ne vois pas très bien ce que ça pourrait te faire. 2) Mon message, et je suis désolé si c'était pas clair, visait justement surtout à "débunker" pas mal de rumeurs en soulignant qu'elles étaient non confirmées et que seules quelques sources russes les rapportaient dans des termes assez vagues. J'ai pas franchement l'impression de m'enflammer ou de faire du "Military-Porn".
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  45. Si la remarque me vise, tu m'excuseras de me limiter à ce que j'estime être le seul champs où j''ai quelques connaissances et infos pertinentes à apporter. J'ignorais que pour être un vrai forumeur il fallait poster sur toutes les sections du site et avoir une connaissance encyclopédique exhaustive de tous les sujets liés à la chose militaire, de la prise de Koupiansk au fonctionnement de la charge propulsive d'un Mica-NG, en passant par l'état du complexe militaro-industriel péruvien.
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  46. Plus grand revers depuis 1917?? Et la branlée monumentale de 41/42, avec 4 millions d’hommes perdus de juin 41 à juin 42? ce qui se passe en moment serait presque un détail de l’histoire en comparaison.
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  47. Militairement c'est simple. Si en face ça refuse de se battre, ça peut se jouer entre la percée américaine en mars 1945 sur le Rhin ("vous êtes Américains ? On se rend, passez !") ou l'offensive allemande de 1918 en Russie (détachements motorisés et ferroviaires, on débarque dans les gares, on plante le drapeau et on avance sous le regard vide des civils locaux). L'important étant de savoir si les Russes se raidiront sur la Crimée et le Donbass... ou si les Ukrainiens tentaient un mauvais coup en énonçant des revendications territoriales supplémentaires. Diplomatiquement parlant... ça me paraît difficile, tant que la direction actuelle est au pouvoir au Kremlin. Et autant on peut peut-être s'arranger sur les régions russophones, autant la Crimée...
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