Jump to content
AIR-DEFENSE.NET

Leaderboard

Popular Content

Showing content with the highest reputation on 05/21/2024 in all areas

  1. 2/2 Sur l’énergie, des dissonances poussées à l’extrême Il semble malheureusement que les accusations mutuelles, les malentendus et les insinuations ne vont pas en diminuant. Cela fait maintenant des années que les deux amis ne parviennent pas à mettre un terme à leur dispute pour ce qui est de la classification du nucléaire. Certains Français sont d’avis que les Allemands cherchent à affaiblir la filière française et qu’il leur est préférable de continuer à polluer avec leurs centrales à gaz et à charbon. Le récit prend. Je me suis récemment rendu dans la ville de Nogent-sur-Seine (6000 habitants), au sud-est de Paris, une ville qui profite de la centrale située sur la Seine depuis les années 80. C’est là que le propriétaire d’un magasin d’outillage m’a dit : « Grâce au nucléaire, je payais 50 euros par mois d’électricité ; à cause de l’Allemagne, je devrai bientôt en débourser 200. Vive l’Europe ! » Un sentiment dont les extrêmes, le Rassemblement national, a fait son lit ! Repassons le Rhin. Pour l’avoir couvert, je me souviens très bien du congrès des Verts organisé à Bonn en octobre 2022. Il avait été organisé peu après que le gouvernement fédéral a décidé de prolonger de quatre mois le fonctionnement des trois dernières centrales nucléaires du pays. Durant tout le congrès, il n’a été question que d’une seule chose : le nucléaire français. Ce n’est pas parce que la moitié des 56 centrales françaises ont été fermées cet été qu’il faut renoncer à prendre une décision qui fera date dans l’histoire du parti et à ne pas acter la fermeture de nos dernières centrales. C’est ce que j’ai entendu ! Un débat constructif ressemble à autre chose, me dit Camille Defard. Experte en énergie à l’Institut Jacques Delors de Paris, elle affirme que la France et l’Allemagne pourraient constituer l’épine dorsale du secteur énergétique européen : l’Allemagne du fait du niveau qu’elle a atteint dans les énergies renouvelables, la France dans le nucléaire. Construire des ponts L’énergie n’est qu’un exemple parmi d’autres. Berlin ne fait finalement que rarement des propositions et quand c’est le cas, personne n’entend le chancelier. Ainsi le discours sur l’Europe qu’il a donné à Prague en août 2022. Alors que Berlin rechigne encore à discuter publiquement de ce qui pourrait advenir dans le cas où Donald Trump viendrait à être réélu, Macron lui parle depuis des années de souveraineté européenne. Et le président français va de plus en plus loin : son souhait « d’ouvrir le débat » d’une défense européenne qui comprendrait aussi l’arme nucléaire s’inscrit dans cette dynamique. Au Bundestag, nombreux sont ceux qui pensent qu’il s’agit là d’une offre empoisonnée. Leur conviction : Macron veut en réalité que Berlin paie pour l’arsenal français. Pourtant, il n’est ni question de partager la décision ultime, ni les coûts qui sont liés à l’arme nucléaire. Macron se situe plutôt dans le sillage de ces prédécesseurs, dont le Général de Gaulle qui déclara un jour : « La France se sentira menacée dés lors que l’Allemagne le sera ». La France et l’Allemagne sont tout à fait en droit d’avoir des intérêts différents. Mais ce qu’il faut à tout prix éviter, c’est de sombrer dans la médiocrité, de caricaturer l’autre ou bien encore de le rejeter. Emmanuel Macron et Olaf Scholz sont certes différents. Mais quel autre chef de gouvernement ou d’État européen est capable de tenir un discours tel celui qu’il a donné à la Sorbonne ? Et si on change la perspective : dans certaines parties du monde, en Afrique en particulier, le style allemand, plus discret, est mieux perçu que la « diplomatie du mégaphone » pratiquée par la France. Là encore, les deux pourraient utilement se compléter. Les décideurs politiques ne sont pas les seuls à qui je souhaite ici m’adresser : professionnels des médias et scientifiques devraient également en tenir compte lorsqu’il s’agit de préparer une émission ou un débat. Nombreux sont les experts qui s’efforcent de comprendre les deux côtés, qui parlent les deux langues et qui peuvent et veulent œuvrer à une meilleure connaissance de l’autre. Au lieu de s’invectiver par-dessus le Rhin, il conviendrait de leur donner la chance de construire des ponts intellectuels par-dessus le fleuve.
    6 points
  2. https://armees.com/rafale-colombie-dassault-aviation-marsd/ => Le Rafale de Dassault Aviation pourrait avoir remporté un contrat significatif en Colombie, selon des sources locales Il n'y a rien de récent dans les médias Colombiens concernant le Rafale. Le seul article qui est cité dans les forums Colombiens c'est celui d'Avion Légendaire. Ce seraient donc plusieurs sources locales qui donneraient des scoops aux médias étrangers mais pas aux journaux du pays concerné...
    5 points
  3. Cf la jurisprudence Al-Bashir :
    5 points
  4. 80 hrs per pilote per year on MIG21 On Rafale plan is to have 150 per pilot per year
    5 points
  5. Ce n'est pas la Chine qui est en cause dans la baisse des cours du nickel, mais l'Indonésie : https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/05/18/il-faut-sauver-la-filiere-caledonienne-du-nickel_6234038_3232.html Les raisons de cet effondrement se trouvent dans une augmentation majeure de l’offre sur les marchés mondiaux, en particulier en provenance d’Indonésie, alors que la demande ne suit pas. En seulement quelques années, l’Indonésie en est devenue le premier producteur mondial, surpassant tous ses concurrents. La production n’y était que de 200 000 tonnes en 2016, avant d’atteindre 600 000 tonnes en 2018, ce qu’aucun autre pays n’avait fait par le passé, ni n’a réussi depuis. Par la suite, la production indonésienne a triplé (1 800 000 tonnes), au point de représenter 50 % du marché mondial en 2023. Les énormes surplus dégagés par l’archipel indonésien ont engendré une augmentation substantielle de l’offre mondiale, qui a conduit à la baisse drastique des cours. Ces prix très bas sont susceptibles de mettre hors-jeu un certain nombre de producteurs occidentaux (Nouvelle-Calédonie, mais aussi Australie, voire Canada), lesquels sont confrontés à des coûts de production plus élevés (salaires, électricité, contraintes environnementales). Avec le rôle de l'entreprise brésilienne Vale, avec participation majoritaire du gouvernement indonésien, et minoritaire du japonais Sumitomo : https://thediplomat.com/2024/03/why-the-indonesian-state-took-majority-ownership-of-pt-vale-indonesia/ (5 mars 2024) Le gouvernement indonésien est récemment devenu l'actionnaire majoritaire de PT Vale Indonesia, une société minière qui opère depuis des décennies sur l'île de Sulawesi, riche en nickel. Le gouvernement, par l'intermédiaire du holding public MIND ID, détenait déjà 20 % de PT Vale Indonesia et, en février, il a conclu un accord pour acquérir une participation supplémentaire de 14 % pour environ 275 millions de dollars. Avec cette opération, MIND ID porte sa participation totale dans l'entreprise d'extraction de nickel à 34 %. La société minière brésilienne Vale et la société japonaise Sumitomo Metal Mining détiennent respectivement 33,9 % et 11,5 % du capital. de l'entreprise nationalisée Antam : https://en.wikipedia.org/wiki/Antam La société produit principalement de l'or et du nickel, et est le plus grand producteur de nickel en Indonésie. Et du français Eramet, partenaire minoritaire du chinois Tsingshan : https://www.eramet.com/fr/groupe-eramet/nos-implantations/eramet-en-indonesie/ Eramet est présent en Indonésie depuis plus de 17 ans par le biais de sa participation dans le projet de PT Weda Bay Nickel, sur l’île d’Halmahera, pour produire du nickel et des ferroalliages de nickel. La mine de Weda Bay Nickel (WBN) est opérée depuis 2019 par la société PT WBN dans laquelle Eramet est présent à hauteur de 38,7% au côté de Tsingshan actionnaire majoritaire (51,3%) et le gouvernement Indonésien (10%). Eramet apporte son expertise dans les opérations minières tandis que Tsingshan exploite l’usine, ainsi que les infrastructures nécessaires à la production.
    5 points
  6. Invérifiable : pareil pour tous, les Suffren pourraient être de sombres daubes on n’en saurait pas grand chose avant qu’un surprenant et coûteux plan de refonte ne soit lancé dans 10 ans. Même sentiment, la ligne éditoriale a brutalement évoluée après une serie d’article faisant des constats cruels… C’est toujours la programmation qui semble pêcher : trop tard pour cause budgétaire, puis désordonné: après avoir implémenté dans le desordre le sonar 2087 et le radar Artisan, voilà qu’arrive un mid life refit (je crois que toutes les Duke actives n’y sont pas encore passées…) puis le LIFEX sans que les 2 chantiers, chacun long et coûteux, ne soient fusionnés. Tu ajoutes qu’un certain nombre de coques sont diagnostiquées trop usées en cours de chantier, le fait que l’arrivée très tardive du NSM a obligé à déclarer actives (she!) des bâtiments fondamentalement inaptes, les sonar 2087 qui rendent ces bâtiments tellement plus capables qui s’avèrent finalement installés sur des coques qui n’ont plus de potentiel… et les type 26 qui traînent pour prendre le relais… Bref, si je me souviens bien, à une époque il fallait racler TOUS les fonds de tiroirs pour envoyer UNE SEULE FRÉGATE réellement capable à Oman. Évidemment, les carences peuvent parfois être compensées par les Daring, flotte nombreuse et très capable. Mais là encore, problème de missile anti navires et gros problèmes de propulsion imposant de passer en PIP toute la flotte. Et ce n’est pas le seul problème car les type 45 seraient abominablement bruyantes, jusqu’à les rendre exagérément vulnérables aux sous-marins et inaptes à utiliser leurs capacités secondaires asm. Là encore, de très gros billets sont promis pour moderniser le paams, une fois de plus trop tardivement. Les Vangard: on a glauser dernièrement sur la longueur excessive en patrouille imposée par l’indisponibilité des 3 autres bâtiments noirs, et sur un tir de Trident foiré (ça arrive aux meilleurs ) Les PA: problèmes de propulsion nombreux et répétitifs. Mais de toutes façons l’Etat de la flotte de surface peinerait à fournir l’escorte requise à ces bâtiments. Quand a ses hélicos aewc qui commencent pourtant à peine à marcher, le mod annonce vouloir les benner rapidement: va comprendre ! Et toujours pas de f35b à suffisance pour de si gros bateaux. Avec probablement les problèmes de qualification des équipages qui vont avec. Gros problèmes sur les ravitailleurs aussi, et forcément des PA conventionnels sans gasoil, sans kero et sans armement pour les avions… ca marche moins bien ! Par contre: flotte de P8 flambant neuve, plus besoin de mendier aux Atlantique français un dépannage pour blanchir les atterrages de la Clyde ! On attend en effet davantage de la RN que des marines allemandes ou néerlandaises. Et c’est elle qui doit faire régner l’ordre et la sécurité en Atlantique Nord. Là c’est chaud, et même si les bâtiments détachés à bab el mandeh ont bien percutés, la RN semble loin de pouvoir assurer une présence crédible mondiale comme on pourrait s’y attendre. On ne reparlera pas des soucis de RH et industriels, bien réels et peut-être principaux… C’est du gâchis, et pour l’OTAN, le flanc sud et Atlantique est très nettement plus robuste aujourd’hui avec les flottes fr et it conjuguées. D’où que l’on va retrouver je pense de plus en plus souvent des bâtiments de ces 2 pays qui viendront donner la main plus souvent en Atlantique nord, en attendant que les brittons redressent la barre.
    4 points
  7. Le 1er vol d’Ariane 6 est annoncé comme devant se dérouler dans les 2 premières semaines de Juillet 2024. La date retenue sera annoncée courant juin. "Heureux d'annoncer qu'à mesure que nous nous rapprochons du décollage de #Ariane6 , les équipes de @ESA , @CNES et @ArianeGroup ont réduit la période de temps pour la première tentative de lancement : les deux premières semaines de juillet. La date provisoire de la première tentative de lancement sera annoncée en juin au @ILA_Berlin , où tous les membres du groupe de travail seront également présents." https://x.com/aschbacherjosef/status/1792856031464215031?s=61&t=GWFWKc135rzhEnTyzFwTIg L’autre bonne nouvelle, c’est que Boeing ne fait toujours par partie des équipes qui participent au développement d’Ariane 6…
    3 points
  8. 1/2 https://dokdoc.eu/fr/politique/23147/les-relations-franco-allemandes-meritent-mieux-que-cela/ Relations franco-allemandes Les relations franco-allemandes méritent mieux que cela ! Quiconque s’intéresse de près ou de loin aux relations franco-allemandes a certainement souvent secoué au cours des derniers mois. La manière dont on parle du voisin au plus haut niveau politique, mais aussi dans les débats publics, ne fait pas honneur à la cause européenne. Très souvent, Français et Allemands n’ont plus qu’une vision caricaturale les uns des autres. J’écoute tous les jours des émissions radio du service public français. Travaillant moi-même comme journaliste pour des chaînes de radio publiques de l’ARD, je suis très envieux de la qualité d’émissions telles que « C dans l’air », « C ce soir », « Affaires étrangères » ou « L’Esprit public ». Mon impression est que l’opinion publique française débat de questions complexes à un niveau plus élevé qu’en Allemagne – mais cela se limite peut-être aux émissions que j’ai moi-même sélectionnées. Pourtant, ces émissions ne font malheureusement pas exception quand il s’agit de porter un regard critique sur l’actualité allemande. On a pu de nouveau le constater à la suite des déclarations d’Emmanuel Macron en février dernier à propos de la guerre en Ukraine : on ne doit plus rien exclure, pas même l’envoi de troupes au sol – des propos fortement critiqués même en France, Pascal Boniface allant même jusqu’à déclarer qu’il ne voulait pas mourir pour le Donbass. Dans le même temps, certains intellectuels très en vue, le théologien et éditeur Jean-François Colosimo par exemple, ont soutenu que le véritable problème était l’Allemagne du fait, notamment, de son refus de livrer le Taurus à Kiev. L’Ukraine comme révélateur À Berlin, en revanche, politiques et journalistes n’ont de cesse de rappeler qu’avec environ 14,5 milliards d’euros, l’Allemagne est le pays qui, après les États-Unis, soutient le plus l’Ukraine. La France, elle, n’arriverait qu’en sixième position avec 3,8 milliards d’euros. C’est du moins ce que dit l’Institut d’économie mondiale de Kiel. La France ne lui fait que partiellement confiance et souligne à l’envi que l’Allemagne promet beaucoup mais qu’elle ne tient pas toujours ses engagements, contrairement à Paris. J’ai eu récemment un entretien très instructif avec le général Dominique Trinquand, un militaire aux multiples décorations et qui a travaillé pour la France aux Nations unies, à l’OTAN et à l’Union européenne. Le général Trinquand est un analyste calme et pondéré, et qui a de surcroît la capacité, si rare de nos jours, à se mettre à la place de l’autre. Lui aussi m’a dit que Kiel était en grande partie responsable des difficultés auxquelles la relation franco-allemande était aujourd’hui confrontée (« Il y est pour beaucoup »). D’autres sont allés jusqu’à s’insurger : la France a mis à la disposition de l’Ukraine une grande partie de son artillerie, ainsi que des missiles de croisière à longue portée. De plus, contrairement à la Bundeswehr, les troupes françaises sont engagées dans de vraies opérations, elles ont donc besoin de matériel. C’est là que la discussion prend un tout autre caractère. Ne pensez surtout pas qu’en tant que Français né en Allemagne, je vais m’ériger en défenseur du gouvernement fédéral : lui aussi aura droit à son lot de critiques. On a suffisamment insisté sur le fait qu’Angela Merkel n’avait pas répondu au premier discours de la Sorbonne, laissant le Président sur sa faim. L’actuel gouvernement n’a pas contribué non plus au dégel tant attendu. C’est l’incompréhension, voire même le désintérêt, qui semble aujourd’hui dominer. Tout le contraire des élites françaises, comme j’ai pu le remarquer à plusieurs reprises à Paris. Monique Dagnaud, chercheuse en sciences sociales avec qui je discutais récemment de la formation des élites françaises, me dit après notre entretien : « L’Allemagne est une énigme pour nous ». Journaliste au Monde, Sylvie Kaufmann me dit même qu’à Paris, elle observait une véritable obsession à vouloir comprendre les Allemands. Se parlent-ils encore ? Les deux parties semblent souvent s’ignorer, voire même ne plus communiquer. En avril 2023, dans l’avion qui le ramenait de Chine, Macron a déclaré que l’Europe devait devenir un troisième pôle dans le monde multipolaire, aux côtés des États-Unis et de la Chine – et qu’elle ne devait pas devenir le vassal de Washington. Nombreux furent alors ceux qui, à Berlin, en eurent le souffle coupé. Pas l’un d’entre eux n’a toutefois indiqué comment ils comptaient soutenir Taïwan en cas de blocus maritime. Ce faisant, une chose est de nouveau clairement apparue lors de la visite du chancelier Scholz à Paris en avril dernier : l’importance de la Chine pour l’industrie allemande. La guerre de Gaza donne elle aussi à voir de nombreuses incompréhensions franco-allemandes. Après l’attaque du 7 octobre, Macron a cherché à former une alliance anti-Hamas et a dû essuyer un cuisant échec. Mi-novembre, le président français s’est prononcé en faveur d’un cessez-le-feu ; la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock s’y est promptement opposée. Début décembre, Macron a demandé aux autorités israéliennes de définir leurs objectifs militaires à Gaza. Peu après, Robert Habeck, le ministre de l’Économie, a déclaré dans une émission de télévision très populaire en Allemagne (Anne Will, 2007-2023) : « Je ne sais pas où Macron voulait exactement en venir. S’il voulait dire par-là qu’Israël doit accepter les bombardements du Hamas, je ne partage pas son avis ». De deux choses l’une : soit Habeck voulait nuire à son au président français, soit il ne l’a pas compris. Ce furent ensuite les déclarations de Macron concernant l’envoi éventuel de troupes au sol en Ukraine. Une grande partie de l’opinion publique allemande y a vu une tentative du président français de plonger l’Europe dans la guerre. Là encore, rares furent ceux qui tentèrent de comprendre le point de vue français. La politologue Lova Rinel (Fondation pour la Recherche Stratégique) a comparé les propos de Macron à une scène de la deuxième partie de la série Harry Potter, « La Chambre des Secrets ». Dans cette scène, Harry parle à un serpent en Fourchelang, une langue que seuls lui et le méchant Lord Voldemort comprennent. Harry tente d’empêcher le serpent d’attaquer un élève, mais le public ne comprend pas ce qui se passe. Au lieu de cela, les camarades de classe de Harry pensent qu’il cherche à exciter le serpent. La comparaison est on ne peut plus pertinente : les puissances nucléaires parlent une langue que beaucoup, en Allemagne et dans le reste de l’Europe, ne comprennent pas. Ce que Macron a voulu faire, c’est de montrer à Poutine qu’il ne veut certes pas aller jusqu’à prendre pareille décision mais que s’il le fallait, il aurait les moyens de le faire. L’Allemagne n’a pas réussi à faire passer ce message, peut-être par que c’était moins risqué mais peut-être aussi par peur des conséquences. Il n’en reste qu’en France aussi, de nombreux citoyens s’interrogent sur la stratégie de leur président.
    3 points
  9. 3 points
  10. Pour les points forts: bon niveau de formation, des moyens anti-aériens et anti-sous marins de haute qualité, les Royal Marines, et puis 2 gros ponts plats quand même, qui ne vont pas essuyer des plâtres toute leur vie! Mais comme @Hirondelle le souligne, pour les points faibles: un manque de moyens humains, financiers, plateformes par rapport à leurs ambitions. Des infrastructures à terre qui n’assurent pas le soutien et le remplacement comme il faut. Puis des mauvaises décisions au niveau technique (propulsion des Type 45, pétroliers non polyvalents, complexité excessive des Type 26 etc).
    3 points
  11. La France soutient la CPI après la demande de mandats d’arrêt contre les dirigeants d’Israël et du Hamas Le Quai d’Orsay rappelle avoir condamné les attaques du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre, mais dit aussi avoir alerté depuis de nombreux mois « sur le caractère inacceptable des pertes civiles dans la bande de Gaza » depuis la réplique militaire israélienne. https://www.lemonde.fr/international/article/2024/05/21/la-france-apporte-son-soutien-a-la-cpi-dans-sa-demande-de-mandats-d-arret-contre-netanyahou-et-des-dirigeants-du-hamas_6234535_3210.html Paris a officiellement annoncé soutenir la Cour pénale internationale (CPI), dont le procureur, Karim Khan, a réclamé des mandats d’arrêt contre des dirigeants israéliens − parmi lesquels le premier ministre, Benyamin Nétanyahou −, ainsi que du mouvement islamiste palestinien Hamas. « La France soutient la Cour pénale internationale, son indépendance, et la lutte contre l’impunité dans toutes les situations », a écrit, dans un communiqué publié dans la nuit du lundi 20 au mardi 21 mai, le ministère des affaires étrangères français, à propos de ces mandats d’arrêt. « La France a condamné dès le 7 octobre les massacres antisémites perpétrés par le Hamas. Ce groupe terroriste a revendiqué des attaques barbares dirigées contre des civils, accompagnées d’actes de torture et de violences sexuelles qu’il a lui-même documentés, y compris en les diffusant et en les célébrant », poursuit Paris. A propos d’Israël, « la France alerte depuis de nombreux mois sur l’impératif de respect strict du droit international humanitaire et notamment sur le caractère inacceptable des pertes civiles dans la bande de Gaza et d’un accès humanitaire insuffisant », ajoute le communiqué. Et de souligner qu’une « solution politique durable » est la « seule »voie pour « rétablir un horizon de paix ». ... ...
    3 points
  12. Sinon Nigel « Sharkey » Ward n’est plus. Pilote de sea harrier de la RFA, commandant du 801 NAS, 3 avions argentins abattus durant les Malouines, mauvais caractère, grande gueule, promoteur infatigable de l’aéronavale au point de faire parti d’un groupe d’influence pro porte-avions, pro F18 anti F35, en 2011 il donne une interview assez poignante à la radio argentine au cours de laquelle il échange avec Ezequiel Martel le fils du pilote du C130 argentin qu’il a abattu. Surnommé Mr Sea Harrier. Il insupportait Jon Lake, qui le surnommait « shitty beard », ce qui a mes yeux confirme que le bonhomme devait être de qualité. Ses faits d’armes ici : https://www.royalnavy.mod.uk/news-and-latest-activity/news/2024/may/21/20240521-sharkey-ward-obituary
    3 points
  13. Si on pense "conflit de haute intensité", un autre élément peut aussi être pris en compte en faveur d'un soutien absolu à l'exportation, quitte à prélever sur les forces françaises. En cas de conflit de "haute intensité longue durée", comme on le voit en Ukraine, c'est peut-être moins la capacité de frappe initiale (le nombre d'heures de vol annuelles soulevé par @Picdelamirand-oil) qui va compter que la capacité à durer dans le temps. C'est d'autant plus vrai que nous sommes loin d'un front éventuel, et que les combat n'auront pas forcément lieu sur notre sol. Dès lors, avoir une chaîne de production largement dimensionnée pour l'export nous permettra, en cas de conflit, de réquisitionner l'intégralité des avions en cours de production/assemblage/livraison dans les usines de Dassault. Dit autrement, plus on vend à l'exportation, plus on a de backlog chez DA, plus on sera en mesure d'utiliser le potentiel de nos avions en escadrons, à fond, en sachant que leurs éventuels remplaçant (dans le pire des cas) ou bien ceux qui viendront renforcer leurs effectifs (dans le meilleur des cas) sont déjà en cours de fabrication/finition. L'idéal est évidemment d'avoir le beurre et l'argent du beurre, autrement dit de conserver tous nos avions en stock et en plus d'avoir une chaîne qui tourne à pleine balle à la fois pour nos besoins et pour l'export. Mais si on se retrouve face au choix suivant: "livrer un petit nombre d'avion d'occas en échange d'une petite commande export + commande complémentaire pour l'AdlA" ou alors "perdre ce petit contrat export pour conserver le volume actuel de la flotte française", je pense sincèrement qu'on a tout intérêt à partir sur la première option. Bien sûr, ça demande de serrer les dents maintenant tout de suite, mais comme le dit bien @Picdelamirand-oil, on peut encore faire voler nos Rafale plus souvent si on met les moyens sur les packages entretien/maintenance. Donc pour moi, autant maximiser la capacité de production et le backlog qui n'est rien de plus qu'une réserve virtuelle pour les forces françaises, au besoin.
    3 points
  14. Sweetman a sorti un livre sur le F-35 (et en prépare un second sur les ventes du f-35). Il n'est pas tendre pourle dire gentimment. https://hushkit.net/2024/05/20/trillion-dollar-trainwreck-how-the-f-35-hollowed-out-the-u-s-air-force-interview-with-author-bill-sweetman/ What does the recent GAO report tell us about the health of the F-35 programme? The most recent report is a shocker, even for me. It shows that the entire Block 4 upgrade plan has been found unrealistic. In early 2023, delivery of a combat-ready TR3 was expected in ~8 months. Now, more than a year later, it’s 18 months. They have done source selection for the upgraded engine (want to bet it won’t be a new engine by the time they’re done) without a requirement or a plan. Meteor? Spear 3? Don’t even ask. La gestion du F-35 est-elle bien pire que celle de tous les autres chasseurs ? Comment se situe-t-il par rapport au Typhoon, au Rafale ou au Kaan ? Aucun programme n'a connu un tel retard ou un tel dépassement, alors qu'il a toujours été entièrement financé et que les exigences n'ont jamais été renforcées, mais seulement assouplies. J'entre dans les détails dans le livre, mais cela tient au pouvoir des méga-contractants qui se sont formés dans les années 1990, au fait que le JPO ne rend pas compte à un utilisateur opérationnel et à l'absence d'alternative. Typhoon a connu de nombreux problèmes, mais la plupart d'entre eux étaient d'ordre politique, principalement entre le Royaume-Uni et l'Allemagne. L'Allemagne était prête à l'abandonner complètement au début des années 90. Par la suite, les commandes de production et de mise à niveau ont été sans cesse retardées parce que l'Allemagne était en période électorale, que le Trésor britannique était sur le pied de guerre, « pourquoi achetez-vous ces reliques alors que nos garçons ont besoin de MRAP », etc. Un grand respect pour les Français. La fin de la guerre froide a laissé l'AdlA avec un grand nombre de M2000 tout neufs et l'Aeronavale avec des F-8 pièces de musée. Ils ont donc construit leur programme d'avions de combat autour de ces données, avec des mises à niveau M2000 et un processus F1/F2/F3 qu'ils avaient défini au milieu des années 90 et livré dans les délais impartis. Je préfère les utiliser pour dissuader la guerre. Le Rafale dispose d'une vaste gamme de capacités, n'est peut-être pas le meilleur dans tous les domaines, mais il est bien équilibré, dispose d'un solide programme de mise à niveau et - je déteste dire que c'est important, mais ça l'est - est très libre de tout contenu américain. Le Gripen E est très proche et moins coûteux à exploiter (ce qui me permet d'en déployer davantage). L'avion lui-même est-il mauvais ou seulement la gestion du programme ? L'avion présente trois principaux défauts : les caractéristiques imposées par le STOVL, qui dégradent les performances ; l'avionique centralisée et non cloisonnée, qui rend les changements et les mises à niveau difficiles ; et le refroidissement inadéquat. Il y a aussi ce que j'appelle les « pet rocks » - des technologies qui ont été introduites sans évaluation adéquate, comme le cockpit sans HUD, l'actionnement électrohydraulique et le système d'alimentation secondaire steampunk.
    3 points
  15. Les naissances sont en berne aux Etats-Unis : https://edition.cnn.com/2024/04/24/health/us-birth-rate-decline-2023-cdc/index.html Après une chute brutale au cours de la première année de la pandémie de Covid-19, le taux de fécondité a fluctué. Mais la baisse de 3 % entre 2022 et 2023 a ramené le taux de fécondité juste en dessous du niveau le plus bas enregistré en 2020. https://www.macrotrends.net/global-metrics/countries/USA/united-states/fertility-rate Le taux de fécondité actuel des États-Unis en 2024 est de 1,786 naissance par femme, soit une augmentation de 0,11% par rapport à 2023. Le taux de fécondité des États-Unis en 2023 était de 1,784 naissance par femme, soit une augmentation de 0,11% par rapport à 2022. Le taux de fécondité des États-Unis en 2022 était de 1,782 naissance par femme, soit une augmentation de 0,06% par rapport à 2021. Le taux de fécondité des États-Unis en 2021 était de 1,781 naissance par femme, soit une augmentation de 0,11% par rapport à 2020. Quant à l'immigration, il faut tenir compte du fait que la population de l'Amérique latine va se mettre à décliner dans les prochaines décennies. À partir de 2045 pour le Brésil [1], de 2053 pour le Mexique [2]. [1] https://worldpopulationreview.com/countries/brazil-population [2] https://mexiconewsdaily.com/news/mexicos-population-predicted-peak-2053/
    3 points
  16. Je dirais Nave Francesco Morosini, le PPA italien impliqué dans l'exercice
    3 points
  17. Ce plan, made in Russia, traine sur Internet depuis la fin des années 90. Beaucoup l'utilise encore parce qu'il est très "détaillé" avec toutes les vues et même des sections de fuselage, ce qui est très pratique pour faire un modèle 3D rapidement. Malheureusement il est totalement faux, et tous ceux qui l'utilisent finissent avec un Rafale "casimodo" qui n'a rien à voir avec avec le vrai, à part une vague ressemblance. Il aurrait mieux fait de prendre n'importe quel plan 3 vues d'une maquette un peu récente. Pour donner une idée des erreurs de ce plan comparé à un plan assez fidèle en bleu (en rouge le plan casimodo)
    2 points
  18. Dans quelle mesure, le cas échéant, l'absence de F-35 exportables et de F-35 optimisés pour l'air-sol a-t-elle conduit à la profusion de chasseurs non américains actuellement en cours de développement ? Limitée. Les principaux facteurs sont, selon moi, les conditions liées au F-35, le manque de confiance dans les États-Unis en tant qu'alliés, ce qui est tout à fait justifié au vu des sondages, et l'arrogance. Le ministère japonais de la défense a insisté sur le "droit de modification" dans l'appel d'offres du FX et les États-Unis l'ont totalement ignoré parce qu'ils ne pouvaient absolument pas concevoir que les Japonais les abandonnent au profit des Britanniques. Vous étudiez ce projet depuis un certain temps, comment votre jugement a-t-il évolué au fil du temps ? Au départ, le projet semblait extraordinaire. Mais vers 2008, il est apparu clairement que les calendriers publiés étaient irréalisables, les affirmations sont devenues plus fantaisistes et les attaques contre les critiques sont devenues impitoyables. Après cela, la propagande est devenue repoussante et cachait clairement un échec. L'avion lui-même est-il mauvais ou seulement la gestion du programme ? L'avion présente trois principaux défauts : les caractéristiques imposées par le STOVL, qui dégradent les performances ; l'avionique centralisée et non cloisonnée, qui rend les changements et les mises à niveau difficiles ; et le refroidissement inadéquat. Il y a aussi ce que j'appelle les "pet rocks", c'est-à-dire les technologies qui ont été introduites sans évaluation adéquate, comme le cockpit sans HUD, l'actionnement électrohydraulique et le système d'alimentation secondaire steampunk. Le F-35 est-il l'avion de combat moderne le plus apte à la survie ? Difficile à dire sans connaître l'efficacité des systèmes de guerre électronique des autres chasseurs. Il est également possible de dire, à propos de certaines menaces, "c'est pour cela que nous avons le Storm Shadow ou le Taurus". Les fournisseurs du F-35 pratiquent-ils des prix abusifs ? En outre, les composants spécifiques au F-35B sont-ils proposés à des prix raisonnables ? La plupart des problèmes liés à la chaîne d'approvisionnement impliquent que les maîtres d'œuvre s'appuient sur les fournisseurs et les menacent de reconcurrence. Les fournisseurs ne peuvent alors plus payer des salaires compétitifs et leurs meilleurs éléments partent chez les donneurs d'ordre, tandis que la qualité est réduite à 0,0001 au-dessus de l'acceptable. Le problème de TR3 trouve son origine dans une nouvelle concurrence. Conseil : si votre fournisseur initial s'en va en riant, c'est qu'il pense que son remplaçant ne comprend pas le travail. Il a très probablement raison. Que faut-il faire ? C'est très difficile à dire. Je préviens depuis 2009-10 que le projet est en mauvais état. À un moment donné, j'ai recommandé de geler le B et le C et de se concentrer sur la réparation du F-35A. Mais entre les difficultés du programme et les changements dans la guerre - les avions de combat à long rayon d'action qui lancent des engins sans pilote pourraient être plus importants. Nous devons également modifier notre façon de procéder aux acquisitions et cesser de penser qu'il s'agit d'un marché concurrentiel, car ce n'est plus le cas aujourd'hui. Certains affirment que les taux de disponibilité inférieurs du F-35 sont compensés par sa puissance supérieure, qu'en pensez-vous ? Si l'avion était vraiment aussi bon, à 1 contre 1, que les fans le disent, l'USAF serait restée avec le moteur adaptatif au lieu du F135 révisé. Le plus grand mythe ? Le fait qu'il soit moins cher que n'importe quel autre avion. Le Typhoon l'a battu sur le plan des coûts d'acquisition en Corée. En fait, le Typhoon et le Rafale sont assez proches en chiffres réels. (Les ventes à l'exportation à des pays non démocratiques sont souvent gonflées, car les deux parties y trouvent leur compte). Et ses coûts opérationnels sont élevés, en partie à cause de la sécurité. Qu'aurais-je dû vous demander ? Pourquoi a-t-il gagné sur toute la ligne en matière d'exportations ? J'y reviens dans le nouveau livre, mais le point le plus fondamental est que si vous pensez que l'endroit où un pays fait ses plus gros achats militaires n'a pas d'importance, vous êtes (pour le dire gentiment) un peu naïf dans le meilleur des cas, et ce n'est pas le cas aujourd'hui. Dans votre premier livre sur le F-35, vous avez cité quelqu'un qui disait que le JSF était la plus grande menace pour l'UE, qu'est-ce que cela signifiait et qu'en pensez-vous d'un point de vue moderne ? Il s'agissait d'un Français en 2003-2004, lorsque tout le monde s'attendait à ce que le F-35 fonctionne comme annoncé. Je ne pense pas qu'il y ait le moindre doute sur le fait que l'objectif du programme était d'éliminer les Européens du marché et d'établir un monopole, ce qui aurait finalement rendu l'Europe entièrement dépendante de la technologie de défense américaine, d'une manière qu'il aurait fallu des décennies pour inverser. La prochaine génération d'avions de combat semble avoir un rayon d'action plus important. Le faible rayon d'action est-il un point faible de la cinquième génération ? La portée des chasseurs de la guerre froide était mesurée par rapport à l'Europe centrale. Le rayon d'action "objectif" des F-35A et F-35C dans les paramètres de performance clés a été influencé par Desert Storm, mais les clients n'ont reçu que le nombre seuil. Un rayon d'action plus important est une bonne chose et vaut la peine de l'échanger contre la vitesse et la charge en G maximale.
    2 points
  19. L'interview complet de Bill Sweetman: Une épave à mille milliards de dollars : Comment le F-35 a évincé l'armée de l'air américaine - entretien avec l'auteur Bill Sweetman Le F-35 était auparavant perçu de manière largement négative par le public, mais cela semble avoir changé avec une offensive médiatique dans les années 2010, avec de nombreuses interviews publiques du pilote d'essai Flynn et d'autres pilotes s'enthousiasmant pour les capacités du F-35 en matière de furtivité et de connaissance de la situation - que pensez-vous de ce changement de perception ? Je ne suis pas sûr d'être d'accord pour dire qu'il y a eu un changement. À part moi et quelques autres (APA par exemple), les enthousiastes étaient plus nombreux et plus bruyants. Bien qu'il y ait eu un changement dans la propagande autour de 2008, lorsque LM s'est préparé à abandonner le soutien au F-22 et à se lancer à fond dans le F-35. Je pense que beaucoup de personnes qui auraient pu contribuer à la formation des opinions ont abandonné. Cela n'a certainement pas favorisé leur carrière. Que nous apprend le récent rapport du GAO sur l'état de santé du programme F-35 ? Le rapport le plus récent est un choc, même pour moi. Il montre que l'ensemble du plan de mise à niveau du bloc 4 a été jugé irréaliste. Début 2023, la livraison d'un TR3 prêt au combat était attendue dans ~8 mois. Aujourd'hui, plus d'un an plus tard, c'est 18 mois. Ils ont procédé à la sélection des sources pour le moteur modernisé (vous voulez parier qu'il ne s'agira pas d'un nouveau moteur lorsqu'ils auront terminé) sans exigence ni plan. Meteor ? Spear 3 ? Ne posez même pas la question. La gestion du F-35 est-elle pire que celle de tous les autres chasseurs ? Comment se situe-t-il par rapport au Typhoon, au Rafale ou au Kaan ? Aucun programme n'a connu un tel retard ou un tel dépassement, alors qu'il a toujours été entièrement financé et que les exigences n'ont jamais été renforcées, mais seulement assouplies. J'entre dans les détails dans le livre, mais cela tient au pouvoir des méga-contractants qui se sont formés dans les années 1990, au fait que le JPO ne rend pas compte à un utilisateur opérationnel et à l'absence d'alternative. Le Typhoon a connu de nombreux problèmes, mais ils étaient en grande partie d'ordre politique, principalement entre le Royaume-Uni et l'Allemagne. L'Allemagne était prête à l'abandonner complètement au début des années 90. Par la suite, les commandes de production et de mise à niveau ont été sans cesse retardées parce que l'Allemagne était en période électorale, que le Trésor britannique était sur le pied de guerre, "pourquoi achetez-vous ces reliques alors que nos garçons ont besoin de MRAP", etc. Un grand respect pour les Français. La fin de la guerre froide a laissé l'AdlA avec un grand nombre de M2000 tout neufs et l'Aeronavale avec des F-8 pièces de musée. Ils ont donc construit leur programme d'avions de combat autour de ces données, avec des mises à niveau M2000 et un processus F1/F2/F3 qu'ils avaient défini au milieu des années 90 et livré dans les délais impartis. Je ne peux pas dire grand-chose de KAAAAAN ! comme l'appellerait William Shatner. Quel chasseur choisiriez-vous pour faire la guerre, et pourquoi ? Je préfère les utiliser pour dissuader la guerre. Le Rafale dispose d'une vaste gamme de capacités, il n'est peut-être pas le meilleur dans tous les domaines, mais il est bien équilibré, il dispose d'un solide programme de mise à niveau et - je déteste dire que c'est important, mais ça l'est - il est très libre de tout contenu américain. Le Gripen E est très proche et moins coûteux à exploiter (je peux donc en déployer davantage), et il pourrait être meilleur à certains égards si le système de guerre électronique Mongo fait ce qu'il dit sur la boîte. Je peux me tromper, mais je crois me souvenir que le JSF a été promis comme un chasseur-bombardier Mach 2 extrêmement peu coûteux et facile à entretenir, est-ce que je me souviens bien de cela et est-ce que c'est le cas ? Il s'est toujours agi de M=1,6. Mais oui, il a été annoncé comme étant peu coûteux à entretenir et fiable, ce qui n'est absolument pas le cas, et il sera difficile de changer cela. On a beaucoup trop misé sur les diagnostics et les pronostics automatisés, et lorsqu'on a admis que l'Alis était un échec, il était très tard. Certains ont critiqué l'utilisation d'écrans tactiles, estimant que les boutons et les interrupteurs n'étaient plus aussi agréables à l'œil. Je n'ai pas d'avis tranché sur la question. Je pense qu'il faut être prudent, car on ne sait pas ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas tant qu'on n'a pas volé. J'adore le détail incroyablement français des écrans tactiles du Rafale, qui consiste à donner aux pilotes des gants avec des bouts de doigts sans couture et un dos en peau de chamois pour essuyer les éventuelles empreintes de mains sur l'écran. Oh, et je déteste les écrans tactiles dans les voitures.
    2 points
  20. La présentation du livre: Le Lockheed Martin F-35 Joint Strike Fighter est construit en plus grand nombre que n'importe quel autre avion militaire aujourd'hui. Il a remporté toutes les batailles de vente à l'exportation auxquelles il a participé. Des centaines d'appareils sont en service dans l'armée de l'air, la marine et le corps des marines américains, ainsi qu'auprès des alliés des États-Unis. Ce livre soutient qu'il s'agit d'un échec. Le dernier des plus de 1 700 F-35 dont l'armée de l'air a besoin pour remplacer les F-16 et les F-15 datant de la guerre froide arrivera avec 25 ans de retard, conformément au calendrier fixé en 2001. Les anciens jets commencent à s'user, au-delà de toute réparation économique, sans qu'aucun avion ne puisse les remplacer. Des escadrons entiers sont retirés des forces nécessaires pour soutenir les opérations dans le monde entier et dissuader la Chine et la Russie. Et à l'heure où nous publions ce rapport, aucun F-35 n'est en cours de livraison. Des avions flambant neufs coûtant entre 100 et 150 millions de dollars chacun sortent de la chaîne de production et sont stockés dans un lieu secret en raison d'une électronique défectueuse. Ils ne seront pas prêts au combat avant la fin de l'année 2025. Comment en est-on arrivé là ? Dans un rapport pénétrant et méticuleusement documenté destiné au lecteur professionnel, Bill Sweetman, journaliste d'investigation chevronné et cadre de l'industrie, explique comment le projet a été lancé dans les années 1990 avec des objectifs complexes et contradictoires et une stratégie peu judicieuse. Lorsque les choses ont inévitablement mal tourné, que l'avion a pris du poids, s'est avéré presque impossible à construire et sensible à la surchauffe, et que l'électronique issue de la technologie des années 1990 s'est révélée inefficace pour répondre aux exigences, les responsables du programme ont refusé de ralentir. Ils ont fixé des calendriers et des budgets irréalistes pour résoudre les problèmes. Chaque réparation ratée a aggravé la situation. Le bureau du programme gouvernemental - qui travaillait nominalement pour nous - et le maître d'œuvre Lockheed Martin ont tous deux fait de belles promesses pour remettre le programme sur les rails, publiant des calendriers fantaisistes, minimisant les problèmes et s'attaquant aux détracteurs. Les hauts responsables de la défense, le Congrès et les médias, préoccupés par la guerre, n'y ont pas prêté suffisamment attention. Aujourd'hui, l'armée de l'air s'effondre, sa flotte est "gériatrique", selon les termes d'un officier supérieur à la retraite, ou, pour citer l'un des principaux spécialistes du budget de la défense à Washington, "dans une spirale de la mort". En conclusion, M. Sweetman propose des changements radicaux pour éliminer les incitations perverses des marchés publics de la défense.
    2 points
  21. 2 points
  22. Oui et non! La portée augmentée des missiles résultait de la connaissance de la barrière SOSUS dans l'intervalle USA-Islande-UK La mer d'Okhotsk et l'océan Glacial Arctique parce que la couverture glaciaire évitait que l'aéronavale US / UK puisse pister ces sous-marins pendant leur patrouille. Les SNLE russes de la classe 667B Murena Delta I en sont les premiers exemples, avec la capacité de lancer en plongée ou en surface, en perçant la glace (K-457 en 1980) https://www.soumarsov.eu/Sous-marins/Post45/667B/667B.htm Puis il y aura des essais de percement de la calotte glaciaire avec des lancements de torpille, à partir de 1982. Aujourd'hui, les classes 955 / 955A / 885 / 885M sont équipées de roquettes spécialisées destinées à ce percement
    2 points
  23. C'est les débris au sol il y a écrit "MBDA France" sur les gouvernes, pour autant ça ne veut pas forcément dire que c'est un exemplaire français, les premiers Storm Shadow (avant les livraisons françaises) avaient déjà ces inscriptions
    2 points
  24. Mise en ligne des nouvelles du moi mois, avec: - une activité assez soutenue des mini-sous-marins de sauvetage en flottes du Nord et du pacifique - la mise en service officielle du missile balistique Bulava (19 ans après le 1er lancement, et 41 au total - le retour du Tomsk après 2 mois de patrouille dans le Pacifique etc etc https://www.soumarsov.eu/Entrée/nouvelles.htm A+
    2 points
  25. En fait, emplacement protégé dans lequel on ne laisse pénétrer aucun sous-marin (dans ce cas!) étranger et où évolue son SNLE / SSBN. Dans le cas des US, on parle aussi de boite
    2 points
  26. Selon le site de la CPI il y a 31 cas jugés ou en cours de jugement, exclusivement des chefs d'états ou des chefs de guerre africains. Il y a aussi des enquêtes en cours avec mandat vis à vis de Poutine notamment et donc des demandes de mandats vis à vis des dirigeants du Hamas et d'Israël.. Milosevic, c'est le TPIY qui l'a jugé pas la CPI
    2 points
  27. L'interet? Ça dépend du point de vue. Pour les armée européennes : très limité. Pour les industriels concernés : ...
    2 points
  28. Pour en revenir à l artillerie, voici un article avec des illustrations de la solution Rch155 sur Piranha IV 10x10 qui sera présenté a Eurosaroty. C'est en langue de Goethe mais Deepl est ton ami... https://www.hartpunkt.de/agm-auf-piranha-hmc-knds-deutschland-und-gdels-zeigen-erstmals-10x10-radhaubitze/ Les points d'attentions que j ai noté est que le rayon de braquage du Piranha 10X10 est paradoxalement plus petit de 3 mètres que celui du Boxer et de 4 mètres par rapport au camion porteur MAN 8X8 utilisé pour l'Archer. Ce dernier avec 13.1m de long est presque 4 mètres plus grand que la solution 10×10 Piranha. Donc à moins d'un différentiel de prix dément ou de mauvaise surprise durant les essais, cela semble être en faveur de la solution RCH 155 sur véhicule 10x10.
    2 points
  29. Pour que la culasse du canon puisse descendre assez bas et que donc on puisse pointé le canon haut ... ... sur les moyen calibre avec peu de recul - le 40CT recul de 7cm il me semble - pas de souci ... mais pour du 120mm.
    2 points
  30. US Military’s ‘Most Ambitions’ F-35 Lightning II JSF Program Entangled In Tech Delays – All You Want To Know Le programme JSF F-35 Lightning II "le plus ambitieux" de l'armée américaine en proie à des retards techniques - Tout ce que vous voulez savoir Le F-35 Lightning II Joint Strike Fighter (JSF) est le programme le plus ambitieux du ministère de la défense. Il joue un rôle essentiel dans la capacité de l'armée américaine à contrer les menaces des adversaires mondiaux. Les alliés en Europe et dans la région indo-pacifique ont largement acquis des F-35, qui devraient jouer un rôle crucial dans la lutte contre les menaces russes et chinoises. La frustration engendrée par les retards dans la mise à jour Tech Refresh 3 (TR-3) du F-35 a atteint un point d'ébullition, la commission des forces armées de la Chambre des représentants des États-Unis (HASC) proposant une réduction significative de l'achat de F-35 au cours de l'exercice 2025. Dirigée par le représentant Mike Rogers (R-Ala.), la HASC a dévoilé sa "marque du président" de la loi d'autorisation de la défense nationale pour 2025, qui prévoit une réduction de près d'un milliard de dollars de l'achat de F-35. Les fonds retenus, soit environ 850 millions de dollars, seront réaffectés pour répondre aux besoins essentiels du programme F-35. Parmi ces besoins essentiels figurent l'ajout d'un autre avion du Cooperative Avionics Test Bed, l'établissement d'un "jumeau numérique" pour le F-35 et l'expansion d'un laboratoire d'intégration des logiciels de mission. Un collaborateur d'un membre de la sous-commission de la HASC a exprimé la frustration de la commission, soulignant l'urgence de résoudre les retards persistants qui affectent le projet F-35. "Nous en avons assez de parler [des retards du F-35] et d'entendre des excuses... Une fois pour toutes, mettons les choses au clair", a affirmé le membre du personnel, soulignant le soutien de la commission au F-35, mais insistant sur l'impératif d'établir une base solide avec la mise à jour du TR-3. Dans le budget fiscal 2025, l'armée de l'air, le corps des marines et la marine ont demandé collectivement 68 F-35, avec des allocations de 42, 13 et 13 chasseurs, respectivement. Les projets d'ajustement proposés réduiraient l'achat collectif de F-35 d'au moins 10 avions, pour le ramener à 58 appareils, dont 36 F-35A, 11 F-35B et 11 F-35C répartis entre les services. Toutefois, d'autres réductions pourraient être imposées si des mesures correctives ne sont pas mises en œuvre rapidement. En l'absence de mesures satisfaisantes, l'acquisition totale pourrait tomber à 48 F-35 seulement. L'armée de l'air, le corps des marines et la marine ne disposeraient alors que de 30, 9 et 9 F-35, respectivement, ce qui constituerait un revers important pour toutes les branches concernées. Un autre membre du personnel de haut rang représentant les démocrates de la commission a déclaré que les législateurs étaient désireux de voir le programme F-35 réussir, reconnaissant son importance cruciale pour le Pentagone. Toutefois, les problèmes liés au TR-3 devaient être résolus afin d'ouvrir la voie aux mises à niveau du bloc 4. Ces améliorations devraient comprendre des capacités accrues telles que l'augmentation de la capacité d'emport d'armes et l'amélioration des capacités de guerre électronique. Le projet prévoit que le secrétaire à la défense élabore une stratégie d'acquisition améliorée pour le F-35 Le projet de directive prévoit que le ministre de la défense, Lloyd Austin, élabore et présente une stratégie d'acquisition révisée pour le programme F-35, comprenant des actions et des étapes spécifiques. La directive prévoit également la réalisation d'un "jumeau numérique" de l'avion et de ses systèmes de mission. Un jumeau numérique est une réplique numérique complète de l'avion, qui englobe tous les composants, y compris les fixations. Ces modèles permettent généralement d'affiner les conceptions et de rationaliser les processus de mise à niveau. En outre, M. Austin a été chargé de formuler une stratégie d'acquisition en vue de l'achat d'un nouvel avion Cooperative Avionics Test Bed (banc d'essai avionique coopératif) adapté à l'entreprise F-35. À l'heure actuelle, il n'existe qu'un seul "CATbird" basé sur un 737. Il appartient au gouvernement et est exploité par un contractant. Il est utilisé pour tester les radars, l'avionique et d'autres équipements pertinents pour le F-35. En plus de ces directives, le secrétaire à la défense a été chargé d'élaborer une stratégie pour la création d'un nouveau laboratoire d'intégration des logiciels de mission (SIL) pour le F-35. Ce laboratoire facilitera les essais simultanés du matériel et des logiciels des systèmes de mission TR-2 et TR-3, ainsi que des capacités existantes ou nouvelles du F-35, ce qui permettra de rationaliser le processus d'intégration. L'acquisition et la construction d'un nouveau CATbird et d'un nouveau SIL impliquent des processus complexes. Le CATbird est un avion hautement personnalisé qui doit subir d'importantes modifications, notamment l'intégration de composants du F-35 et d'équipements d'évaluation sophistiqués. Traditionnellement, la modification de l'avion d'origine prend plus d'un an. Cela met en évidence la complexité de l'entreprise et le temps qu'elle prend. De même, la mise en place d'un nouveau SIL nécessite non seulement la construction d'une installation appropriée, mais aussi le recrutement d'ingénieurs logiciels qualifiés, une tâche aggravée par les difficultés rencontrées par l'industrie de la défense pour embaucher des programmeurs. Pour répondre à ces initiatives, la commission des forces armées de la Chambre des représentants a alloué des montants de financement spécifiques. Ainsi, 200 millions de dollars ont été affectés à l'acquisition d'un nouveau CATbird, en reconnaissance de l'investissement substantiel requis pour un avion aussi spécialisé. En outre, 350 millions de dollars ont été affectés à la création de jumeaux numériques. Enfin, 300 millions de dollars ont été alloués à la mise en place du SIL, en reconnaissance des ressources nécessaires à la construction des installations et au recrutement de personnel qualifié. Les défis actuels du TR-3 Le TR-3, annoncé comme un lot crucial de mises à niveau jetant les bases des améliorations plus importantes du bloc 4, a rencontré des difficultés persistantes, notamment en ce qui concerne la fonctionnalité de son logiciel et les retards de production de composants clés. En conséquence, les F-35 les plus récents équipés des caractéristiques du TR-3 ont été rendus non opérationnels, ce qui a retardé les délais de livraison et entravé l'état de préparation au combat. Initialement prévu pour être achevé il y a plus d'un an, le TR-3 est toujours en retard, les livraisons ne pouvant reprendre qu'au troisième trimestre 2024. Même après la livraison des jets équipés du TR-3, leur préparation aux missions de combat n'est pas prévue avant 2025. Le lieutenant-général de l'armée de l'air Michael J. Schmidt, responsable du programme F-35, a souligné le ralentissement du rythme des essais du TR-3, en citant l'insuffisance des moyens d'essai et la pénurie de programmeurs comme principaux facteurs contribuant à ce ralentissement. Par conséquent, les avions fabriqués avec l'ensemble matériel/logiciel TR-3 sont restés inutilisés immédiatement après leur production. On estime à 75 le nombre d'appareils terminés qui sont entreposés dans un lieu non divulgué et qui attendent d'être livrés. Pour aggraver les retards, la mise à niveau du bloc 4, qui repose sur le TR-3, fait l'objet d'un processus de réévaluation. Un calendrier révisé a été proposé, reportant de nombreuses capacités du bloc 4 aux années 2030, ce qui allonge encore le calendrier des mises à niveau complètes de la flotte de F-35. Malgré les efforts déployés pour réduire les retards, l'achèvement des essais du TR-3 accuse toujours un retard d'un an. M. Schmidt a déclaré que même une version "tronquée" du logiciel, offrant des fonctionnalités partielles, ne serait pas disponible avant le troisième trimestre de cette année. Bien que les partenaires internationaux aient signalé qu'ils acceptaient cette version tronquée afin d'accélérer les livraisons, une décision finale reste en suspens jusqu'à ce que le logiciel se stabilise. Jim Taiclet, président de Lockheed Martin, le fabricant du F-35, a souligné l'importance de ce logiciel tronqué, le qualifiant de version "d'entraînement apte au combat". Cependant, avec seulement 75-110 des 156 F-35 prévus pour être livrés en 2024, les retards affecteront les clients américains et étrangers qui devront attendre la transition des anciens chasseurs vers la plateforme avancée F-35.
    2 points
  31. Briefing du 19/05/2024 par Perun, avec la prospective des techniques de détection anti-sous-marines d'ici 2050. Dans la vidéo ci dessous, je saute l'introduction En résumé, d'ici 2050, il y a une grande probabilité (75-90%) que l'avancée de technologies de détection ASW rendent les océans transparents, au moins dans des conditions idéales. Ce qui aurait de gros impacts sur les investissements massifs en SNLE pour la dissuasion nucléaire. Techniques prometteuses / menaçantes pour les soum, et les boomers en particulier : Maillage sonar fin avec des réseaux de drones marins/sous-marins équipés de sonar. Si les soums sont détectables à bout portant (disons 1km), alors il "suffit" de déployer un filet de drone tous les 2 km (en surface et profondeur). A priori, les chinois auraient revendiqué une portée de détection de 18km contre des SSK. Tactique un peu chère, mais très viable pour défendre une côte (genre les approches de Taiwan, ou les Spratly ). Détection magnétique, avec des détecteurs DAM 10x plus sensibles (à embarquer sur des drones avions, voire satellites) Détection par LIDAR laser pénétrant sous l'eau : il y a déjà un détecteur de mine US héliporté fonctionnant sur ce principe jusqu'à 200m de profondeur (en condition idéales). Et les chinois auraient revendiqué un LIDAR à laser bleu pénétrant jusqu'à une profondeur de 500m. Détection du sillage par radar SAR ou LIDAR : théoriquement possible ... mais il faudrait détecter des anomalies de la surface de l'eau de l'ordre de 1mm (chiffre intéressant : le sillage d'un Ohio naviguant à 20 noeuds à 100m de profondeur produirait une bosse de 1.6cm (maximum) https://ontheradar.csis.org/issue-briefs/non-acoustic-submarine-detection/ Contre-mesures possibles : Mesures de camouflage / furtivité (anti sillage, anti magnétique) "brouilleurs" + leurres : on peut imaginer des centaines de soum drones avec sillage augmenté pour brouiller les pistes Contre-mesures actives : brouillage ou destruction des drones ennemis ... probablement avec des drones offensifs (façon cloud de combat SCAF). Spoiler de la conclusion : Perun garde la tête froide, et considère que les SNLE resteront irremplaçables pour la dissuasion nucléaire, même s'ils ne sont plus invulnérables. Au pire, on les fourre dans des bastions pour les protéger. C'est comme les avions furtifs : ce n'est pas parce que les B-2 et F-22 sont théoriquement détectables qu'ils sont inutiles... Loin de là. Et le coût des solutions anti-furtives n'est pas donné non plus. Par contre, suite à la perte de leur invulnérabilité, les soums risquent d'évoluer aussi vers un cloud de combat, à coup de drones.
    2 points
  32. une vidéo d'Aldo sur le sujet du crash. Le bon Aldo, celui de l'avia. ( si j'étais taquin, je dirai que si lui ne voit pas de complo, alors la piste complo a vraiment une espérance mathématique très très limitée ) Il parle matos, conditions ( météo relief ), pression opé sur l'équipage ( j'en avais parlé, tiens ), formation / profil pilote,
    2 points
  33. Ça fait quand même presque 1,000 F-35 Block 3F aptes au combat. Je n’ai beau pas trop aimer le F-35, c’est quand même pas mal… Ne pas oublier que le Rafale a pris ~13 ans pour passer du Rafale LF1 au F3.3 (LF1 -> F1 -> F2.1 -> F2.2 -> F3.1 -> F3.2 -> F3.3), qui régla enfin les obsolescences et amena la pleine capacité opérationnelle avec radar AESA, OSF-IT, Link 16 etc… une progression et un calendrier finalement assez similaire à ce que l’on voit du F35 Block 1A au Block 4 (qui pousse même encore plus loin).
    2 points
  34. Il est clair, herciv, que ton objectif est la provocation. Ta interprétation créative des paroles du général Goretti est est tout simplement ridicule et la seule réponse possible serait l'indifférence. Mais je veux être gentil herciv, et je veux me convaincre que toi, tu ne provoques pas, mais tu ne peux tout simplement pas comprendre la référence que le général Goretti fait à l'année 2012. Et tu ne peux pas le faire parce que tu n'as pas vécu comme moi, citoyen italien, la dramatique crise politique et économique italienne de 2011, et parce que tu ne peux pas savoir ce que sont les réformes « d'époque » et les réductions drastiques des dépenses publiques que le gouvernement Monti a faites en 2012 étaient. Pour information, du côté de la défense, à l'époque, le programme F35 a été réduit de 41 appareils, alors que le programme EFA n'a pas été réduit. En outre, il y a eu une bataille politique médiatique féroce et dramatique autour du programme F35, car certaines forces politiques ont fait de l'annulation totale du programme leur étendard. Alors s'il te plaît, herciv, arrête de polluer ce fil avec tes déductions basées sur ton ignorance des faits, et crois-moi, lors de son audition à la Chambre des Députés, le général Goretti faisait référence uniquement et exclusivement aux réductions du programme F35, et l'AMI préférerait avoir plus de F35.
    2 points
  35. A bon. Moi j'aurais ajouté la Russie, la Chine, l'Inde... Mais chacun est libre de faire sa petite liste.
    2 points
  36. Le F-35 est un chasseur bombardier l'eurofighter est un intercepteur. Tu commandes au plus prêt de ton besoin quand tu as le choix. Ce n'est pas parce que nous avons fait le choix de l'omnirôle qu'il faut forcer tout le monde à suivre.
    2 points
  37. En 2024 je ne vois pas trop l'intérêt de ce genre de sarcasme l'Italie produit deux avions et commande les deux, où est le problème ?
    2 points
  38. Le Fujian est à propulsion conventionnelle, sur les PAN la sécurité nucléaire impose des secteurs bien particuliers pour le montage des armements sous les avions. Sur le Cdg les 2 monte-charges desservent les deux soutes de prt et d'autre de l'enceinte propulsion Sur le Ford les 4 monte-charges sont disposés en zone avant tribord devant l'îlot sur l'avant des enceintes nucléaires sur un espace de parking très important, on peut penser qu'il en ira de même sur le PANG Sur le Fujian les 6 monte-charges sont répartis de manière très large, et somme toute assez étrange: ainsi l'usage des deux centre/avant condamne celui de la catapulte avant tribord. Leur disposition longitudinale occupe de la place de parking là où sur le Ford le positionnement transversal limite l'emprise sur le parking avions. Les deux à l'extrême arrière permettent de ravitailler une pontée en préparation. Peut-être que les Chinois n'ont pas prévu la possibilité de transférer des munitions via les ascenseurs ce qui expliquerait les 6 équipements; ceci est en revanche possible sur les CVN car les monte-charges munitions peuvent décharger dans le hangar. En revanche les trois zones où ils sont disposés semblent accréditer l'existence de 3 soutes à munitions =>3 zones à protéger donc du poids en plus.
    2 points
  39. Le nombre de Rafale en parc n'est pas si faible que ça: Le nombre d'heure de vol objectif pour tenir le contrat opérationnel est de 225 avions réalisant chacun 250 h de vol par an (y compris la Marine), soit 56250 h par an, tant qu'on n'a pas 225 Rafale on a des Mirages pour compléter les heures des Rafale. Mais 250 h de vol par an c'est peu en comparaison des capacités du Rafale qui peut faire régulièrement 1000 h par an et 350 h par mois en mode "Surge". La raison de cette consommation modeste est que l'on ne veut pas consommer le potentiel de l'avion très rapidement. Mais il y a d'autres modèles de consommation qui seraient valides: Par exemple je propose un achat régulier de 7 Rafale par an et un nombre d'heures annuel de 600. Le nombre de Rafale augmenterait pendant 15 ans (le temps de retirer les Mirage) puis resterait stable à 105 ensuite car il faudrait retirer les Rafale qui ont atteint 9000 h de vol. Le nombre annuel d'heures réalisées serait de 600*105=63000 supérieur aux 56250 et on aurait pas besoin de faire de MLU car on produirait en neuf les nouvelles versions. Sur 30 ans on achèterait 210 Rafale qui pourrait avoir une vie opérationnelle de 45 ans si l'on voulait continuer les achats au même rythme. L'inconvénient c'est qu'on supporterait plus difficilement les premiers jours d'une crise car on pourrait générer que 105000 h de vol annuel alors qu'avec 225 Rafale on peut en générer 225000. Mais les 105 Rafale on les a, on en a même 150, alors tant qu'il n'y a pas de crises on a de la marge.
    2 points
  40. L'armée s'entraîne avec des hélicoptères au Portugal Alors que deux unités d'hélicoptères de l'armée américaine stationnées en Allemagne s'entraînent ces derniers jours avec les forces aériennes suisses à Payerne, trois hélicoptères suisses Cougar sont en service à Beja (Portugal). Du 20 mai au 7 juin 2024, ils participeront à l'exercice multinational et interdisciplinaire « HOTBLADE 2024 ». Cela sert à comparer et à développer davantage les capacités tactiques avec celles d’autres pays et à promouvoir la coopération multinationale. https://www-cockpit-aero.translate.goog/rubriken/detailseite/news/die-armee-trainiert-mit-helikoptern-in-portugal?_x_tr_sl=de&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=sc Ci-dessous un résumé de "HOTBLAD 2023" auquel la Suisse a participé l'année dernière.
    2 points
  41. Il est possible que nous fassions des erreurs de communication, que ce soit le président ou quelqu'un d'autre Mais comment de simples erreurs de communication pourraient elles expliquer des problèmes non pas transitoires mais répétitifs et durables au point de sembler permanents ? Pourquoi d'ailleurs les erreurs de communication des Français seraient elles plus graves que celles des Allemands, des Italiens, Britanniques ou de qui que ce soit d'autre ? De mon point de vue, seules des divergences profondes d'objectifs et d'intérêts peuvent expliquer les difficultés persistantes dans la coopération de défense franco-allemande Autant les reconnaître. D'autant que ça n'a rien de grave. En matière de défense, le tts Français coopéreront davantage avec d'autres pays qu'avec l'Allemagne, les Allemands avec d'autres pays qu'avec la France, voilà tout Ça n'empêche d'ailleurs pas de développer la coopération ailleurs. Défense et énergie mises à part, je ne vois pas pourquoi il y aurait des difficultés spécifiques à la coopération franco-allemande, parce qu'il y a pas mal de domaines où les intérêts devraient être proches. En matière commerciale notamment, je pense à la Chine par exemple Étant donné que c'est faux, si ce sentiment est effectivement toujours présent, n'est ce pas à ces Européens là de se demander d'où vient au juste ce "sentiment" ? Cette expression n'a jamais fait partie du discours français L'origine est la négociation par la France d'une exception culturelle aux traités de libre-échange dans les années 1990, au grand dam des États Unis, furieux que la France en fasse une condition à la signature du traité L'expression "exception française" fait partie de la communication américaine de l'époque, dénonçant la France et l'idée que la culture pourrait être autre chose qu'un produit commercialisable en l'attribuant à quelque orgueil démesuré dont les Français seraient coupables Elle est malheureusement restée
    2 points
  42. L'armée suisse teste le système "Smash": "L’essai de principe a été réalisé par l’Office fédéral de l’armement armasuisse en collaboration avec l’Armée suisse. L’objectif était de démontrer la performance du système « SMASH » en termes de lutte efficace contre les petits drones..." "Du 15 au 17 mai, un essai de principe a eu lieu à Walenstadt (SG) avec un système de commande de tir de la famille « SMASH » à titre de démonstration technologique. Il s’agit d’un dispositif de visée pour les armes de poing comme les fusils d’assaut, qui est destiné à combattre des cibles statiques, mais surtout mobiles, avec une probabilité plus élevée de les toucher du premier coup..." https://www.vtg.admin.ch/fr/nsb?id=101068 "Smash" c'est ça:
    2 points
  43. 1 point
  44. Cette vidéo je crois. https://x.com/CartesDuMonde/status/1792948471378723200 Et dire que pendant ce temps, on leur interdit de frapper des cibles militaires sur territoire russe avec nos armes, dans un rapport d'échange qui leur est pourtant déjà défavorable.
    1 point
  45. Mon point de vue c'est que bientôt on pourra estimer que l'AMI a eu de la chance d'avoir subit des évènements qui ont réduit ses possibilités d'achat de F-35.
    1 point
  46. Ces pays font le choix de la protection américaine. Ils prendront américain quoiqu'il arrive. Donc il leur faut un avion complémentaire de ce qu'ils prendront. Et un gros navion leur permettrait un complément au F-35 qui est VENDU comme un petit avion polyvalent et embarquable. A l'image du couple F-22/F-35 US (j'ai pas dit que c'était une bonne idée ou que c'était novateur, mais je pense que ce pourrait être l'idée, surtout que le Japon veut du lourd pour taper au maximum la flotte chinoise)
    1 point
  47. (suite) https://fr.wikipedia.org/wiki/Article_73_de_la_Constitution_de_la_Cinquième_République_française En application de l'article 72-3, cinq collectivités sont régies par l'article 73 de la Constitution3 : Guadeloupe Guyane Martinique La Réunion Mayotte https://fr.wikipedia.org/wiki/Article_74_de_la_Constitution_de_la_Cinquième_République_française En application de l'article 72-3, les collectivités suivantes sont régies par l'article 74 de la Constitution : Saint-Barthélemy Saint-Martin Saint-Pierre-et-Miquelon les îles Wallis-et-Futuna la Polynésie française La Nouvelle-Calédonie ne relève pas de cet article, mais des dispositions spéciales des articles 76 et 77. https://fr.wikipedia.org/wiki/Article_77_de_la_Constitution_de_la_Cinquième_République_française L'article 77 de la Constitution de la Cinquième République française, établi en 1998 et modifié en 2007, précise les modalités de mise en œuvre de l'accord de Nouméa du 5 mai 1998, qui organise le transfert de certaines compétences de la France vers la Nouvelle-Calédonie et prévoit la tenue de jusqu'à trois scrutins d'autodétermination. Ils se sont tenus en 2018, en 2020 et en 2021 et se sont tous les 3 conclus par une défaite des indépendantistes. Le dernier a été boycotté par les indépendantistes. https://fr.wikipedia.org/wiki/Ferdinand_Mélin-Soucramanien Il est nommé, en mars 2022, président du conseil d'administration du nouvel Institut national du service public, qui remplace l'École nationale d'administration.
    1 point
  48. c'est l'inconvenient de la devise présidentielle... "en meme temps" (la mienne est un peu "différente" : pas de couilles, bonjour les embrouilles)
    1 point
  49. Compromis ? ca veut dire une solution intermédiaire. Indépendant tu l'es ou tu ne l'es pas, il n'y a pas de demi-mesure ou de solution intermédiaire possible. Avec des autonomiste tu peux discuter ; mais pas avec des indépendantistes qui sont par nature bornés et n'ont que le mot Indépendance à la bouche qui va leur apporté tout ce qu'ils peuvent imaginer dans leur têtes dont on a bourré le crane : Honneur Retrouvé, Richesse, Liberté.... et qui justifie de tout casser. C'est valable aussi pour les Corses au passage. Le problème c'est que le politique donne, par calcul politicien, trop d'importance à ces individus minoritaires ce qui leur monte à la tête, et fait de leurs meneurs des petites "gloires".
    1 point
  50. Et quand l'ONU est allé au charbon en attaquant (y compris avec des Mi-24 - ukrainiens de mémoire) les rebelles locaux, que n'a-t-on entendu de la part des autorités congolaises ? Toujours pareil. Si on y va, ils hurlent. Si on n'y va pas, pareil.
    1 point
×
×
  • Create New...