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    Vous l'attendiez ? Vous le réclamiez ? Le voilà !! Le retour du post-fleuve des années impaires !! Bon, j'ai reçu pas mal de questions de plusieurs membres du forum, j'ai tenté d'en poser le plus possible, mais certaines n'ont soit pas pu être posées, soit pas eu de réponse. C'est pour ça que vous ne trouverez pas toutes les réponses à toutes vos questions. Si j'ai mis ces éléments ici et pas dans un article sur portail-aviation.com , c'est pour plusieurs raisons: soit parce que les infos n'ont pas été recoupées (obtenues par un seul informateur par exemple), soit parce qu'on m'a fait ces révélations en "off" ou lors des journées publiques quand je n'avais pas ma casquette "journaliste", soit parce qu'il s'agit de recoupements d'informations obtenues par différents interlocuteurs sans que les analyses n'aient été directement validées. Après, je pense connaitre mon sujet, et si je vous parle d'éléments précis ou vous donne mes analyses, c'est parce que je les estime correctes. Après, il y a peut-être des redites, mes notes ayant été prises sur plusieurs jours après plusieurs entretiens, sachant que TMor a déjà évoqué certains sujets abordés en ma présence que je n'ai pas rappelés ici. Si j'ai oublié quelques chose, ça me reviendra et je le mettrais plus tard. Bonne lecture à tous, laissez vos questions si vous en avez, j'essaierais de trouver le temps d'y répondre. Concernant l’OSF et le PDL : La voie TV de la version IT n'apporte pas des gains de performance extraordinaires, le diamètre de l'optique n'ayant pas évolué. Mais cela reste un des grands atouts du Rafale, unique en occident, lui permettant une identification visuelle jour-nuit complètement passive, contrairement au mode NTCR des anciens radars. La voie tV de cette version IT est tout de même en proche IR ce qui la rend quasiment tout temps et l'outil est véritablement très apprécié tant en air-air qu'en air-sol, pour la télémétrie comme l'identification longue distance. L'absence de voie IR dédiée sur la nouvelle version n'est pas vraiment problématique: déjà parce que la fonction scan air-air infra-rouge des MICA actuels est plus efficace que celle des vieux OSF avec voie IR, ensuite parce que le FLIR du pod Damocles est plus que convenable en navigation, et enfin parce que les fonctions track (y compris air-air) sont actuellement mieux gérées par le Damocles ou la nouvelle voie TV que par l’ancienne voie IR. La nacelle Damocles ne peut pas faire de scan champs large, mais peut rallier sur une piste AWACS (transmise par L16) ou radar par exemple. Sa portée est tout simplement une des meilleures du monde, même si elle souffre de quelques défauts en courte portée qui seront corrigés avec le nouveau pod Talios. Même si je n’ai pas eu de chiffres spécifiques, il semble que le couple AASM-Laser + Damocles offre une solution AGL avec une des plus grandes portées du monde, si ce n’est LA plus grande portée du monde (surtout si on prend en compte le fait que le pod permette un ciblage précis sur une cible en mouvement rapide). Donc ouais, ce n’est peut-être pas le meilleur pod au monde pour faire du CAS très courte portée, mais pour dézinguer des barges de débarquement, des sites SAM mobiles ou une colonne de blindés bien protégée, ça a l’air franchement sympa ! Si le Talios lui apporte une meilleure capacité courte portée sans obérer ses performances longue portée, ça promet du très très bon. Les fonctions air-air de la nacelle ne sont par contre pas pleinement intégrées à la fusion de données, la visualisation des optiques du pod se faisant sur un des écrans tactiles, et pas intégré dans la VTM (visualisation tête moyenne qui données "fusionnées" au pilote, on y reviendra plus tard). Les pistes scan des MICA par contre sont intégrées à la VTM, et ils servent véritablement de FLIR air-air pour les Rafale. Au final, concernant le scan & track passif, l'ancienne voie IR avait surtout cela de bien qu'elle était pleinement intégrée à spectra, que ce soit pour le scan ou pour le suivi. Mais elle avait cela de frustrant que sa résolution était bien plus faible que celle du pod et qu'on finissait par rallier ce dernier à la piste obtenue pour une meilleure identification. Cela imposait d’opérer sur l’écran gérant le pod plutôt que d’exploiter les données fusionnées affichées sur la VTM, mais ce n’est pas plus pénalisant que sur n’importe quel autre chasseur utilisant ce type de technologies, et, si le résultat demande un peu plus de boulot qu’avec l’ancienne voie IR, il est au final bien plus satisfaisant. Après, la solution actuelle n’est pas forcément plus « chronophage », le PDL comme l’OSF-TV permettant une « identification visuelle positive » de la cible à des distances supérieures à l’OSF-IR. Aujourd'hui, le scan se fait donc via les MICA et "un autre capteur " ( à mon avis les DDM-NG, je doute que le FLIR de la Damo puisses le faire, mais si quelqu'un veut me contredire ce serait avec plaisir), tandis que le suivi se fera par la voie TV ou le Damo selon la distance de la cible, son attitude et sa nature (on ne traite pas de la même façon un hélicoptère au raz du sol et un bombardier haute altitude). In fine, le scan se fait de manière transparente pour le pilote. A moins qu'il ne le demande, il ne saura pas si la piste vient d'un MICA, de SPECTRA, des DDM ou d'une combinaison de capteurs : SPECTRA gère les capteurs et la priorité des menaces. Pour le track par contre, la main revient au pilote qui utilise le moyen le mieux adapté pour effectuer son identification visuelle. Alors là, je n’ai fait que comparer l’ancienne voie IR aux nouvelles voies TV, au pod Damocles, au MICA etc. et on pourrait se demander ce que ça vaudrait si on la comparait à une hypothétique voie IR de nouvelle génération. Le soucis c’est qu’un capteur IR, même de dernière génération, situé dans l’OSF n’aura jamais la dimension de celui du Damocles (plus tard du Talios) et le sentiment de frustration imposant in fine de recourir au pod risque de perdurer. Les Rafale étant amenés à opérer en OPEX le plus souvent avec un PDL (au moins un par patrouille), il semble plus intéressant d’investir dans un meilleur pod (et en quantité) mais aussi dans de meilleurs capteurs pour le MICA ou le DDM-NG, plutôt que dans une voie IR sur l’OSF qui ne présente pas le meilleur compromis au final. C’est la voie qui semble être explorée en ce moment. J’ai demandé si on pouvait imaginer un nouveau capteur à la place du lest aérodynamique actuellement présent sur l’OSF-IT (je pensais à un capteur fixe type DDM-NG mais orienté secteur avant), on m’a dit que rien n’était prévu dans ce sens pour le moment, et que si la forme de l’ancien OSF était préservée, c’est parce qu’il ne fallait pas perturber les écoulements aérodynamiques dans cette zone, les pitots étant situés juste en dessous. Rafale vs Typhoon: Bon, je ne vais rien vous apprendre, je ne vais faire que redire ce qu’on me répète depuis plus de 4 ans: le Rafale est aujourd’hui nettement supérieur au Typhoon, et ça ne devrait pas s’arrêter demain. Et si c’est une évidence en air-sol, c’est aussi vrai en air-air, encore aujourd’hui. Le Rafale est ainsi largement plus maniable que le Typhoon, ceci étant autant dû à son aérodynamique qu'à ses commandes de vol électriques qui sont le grand atout de l'appareil. Mais le Typhoon entre de bonnes mains reste redoutable. Si le Rafale ne prend pas le dessus rapidement (ce qui arrive rarement, rassurez vous), le Typhoon peut utiliser sa plus grande puissance pour prendre le dessus via des évolutions verticales plus réactives. Mais cela n'est pas sensé arriver, sauf erreur du pilote de Rafale, à niveau de pilotage équivalent. On m’a dit ça quasi textuellement, sans bravade aucune, juste pour m’expliquer le bien qu’on pensait des CDVE de l’appareil, donc c’est plutôt rassurant. En tous cas, le Typhoon n’impressionne guère, bien au contraire. Au mieux ça à l’air d’être un Mirage 2000 avec un peu plus de patate et des missiles qui vont un peu plus loin, mais guère plus. En BVR, la sensor fusion et les MMI du Rafale semblent véritablement inclassables, et lui offrent vraiment un avantage redoutable en matière de prise de décision rapide, de positionnement tactique, mais aussi d'apprentissage: la "musique" est la même que l'on "joue" du air-sol ou du air-air (même combinaison de touche pour acquérir/cibler/tirer une cible au sol qu'en l'air) permettant à un pilote spécialisé air-sol de vite devenir très bon en air-air également. Néanmoins le Typhoon monte plus haut et plus vite, et une fois "perché ", il sait se servir de ses atouts : il orbite haut et vite, sait se servir de son radar à fort dépointage pour retarder en bas et dans les coins, et dispose de missiles avec une plus grande allonge, surtout tirés en HA. Ce n'est pas imbattable, mais si en face les Rafale sont en config air-sol, ils perdent certains de leurs propres avantages en matière de SER et de manoeuvrabilité. Mais apparemment, ce n’est pas un drame non plus: les avantages (et donc les tactiques) des Typhoon ressemblent à ceux des -5F, ce qui fait que, en config air air, les pilotes de Rafale ont des tactiques qu’ils connaissent bien pour équilibrer face au Typhoon. Et avec l’AESA, ça n’est que plus facile encore. En gros, comme d’habitude, à écouter les pilotes, ils n'ont peur de personne, estimant qu'en dog même le F-22 est « prenable". En BVR ils auraient bien aimé « tester » le F-22, mais personne ne veut dévoiler son jeu dans ce domaine: ni les américains, ni les français. En effet, la tactique de base en BVR avec les ROE habituelles est de repérer l’intrus au radar ou via une piste L16 et ensuite d’établir une détection visuelle via l’OSF-TV, qui semble porter assez loin. On sentait que ça les démangeait de voir la tête des cochers de Raptor après s’être pris une volée de MICA-IR lancés à une quarantaine de kilomètres de là. Mais c’est pas pour tout de suite. Tout ce que j’ai pu soutirer, c’est ce qu’on m’a déjà confié à plusieurs reprises: l’AMRAAM a une foutrement bonne portée, surtout dans ses dernières versions. Sur une bonne plate-forme (F-15C rétrofités AESA, Typhoon etc.) qui vole haut et vite, il ne faut jamais le prendre à la légère. Mais au final, tout dépend aussi des règles d’engagement. La plupart du temps, les ROE de l’OTAN demandent une identification positive de la cible, et bien souvent une identification positive visuelle. A ce petit jeu là, le Rafale et ses « petits » missiles MICA s’en tire souvent bien mieux que les F-15 et F-16 avec AMRAAM, puisque l’identification positive de ses derniers repose sur des modes radars très peu discrets (et qui peuvent être brouillés) et l’identification visuelle repose sur… les yeux du pilote. Ce qui explique pourquoi des Rafale en mission de pénétration TBA ont parfois pu descendre leurs agresseurs avant que ces derniers ne puissent le faire: parce que l’OSF-TV permet une identification visuelle longue distance (en partant du principe que les ROE sont les mêmes pour tout le monde, ce qui n’est pas toujours le cas, mais on va pas épiloguer 107 ans ici sur ces points de détail). Deux points cependant : un bon nombre de mauvaises surprises en dog auraient pu être évitées avec un viseur de casque, et pour les pilotes à qui j'ai pu parler, c'est vraiment l'équipement qui fait le plus défaut à l'appareil aujourd'hui, en air-air et en air-sol, bien plus que de la puissance moteur supplémentaire, des tuyères vectorielles ou n’importe quoi d'autre. Ensuite, on m'a confirmé que les performances des missiles MICA, notamment concernant leurs autodirecteurs et leur manoeuvrabilité terminale, n'étaient pas simulées de manière réaliste dans les exercices, la DGA cachant les capacités réelles des missiles (mais aussi des DDM-NG et de SPECTRA, m’a-t-on confirmé). Malgré cela, le Rafale n'a déjà peur de personne en opération comme en exercice, même si un certain avionneur français que nous ne citerons pas aimerait bien que l’Armée de l’Air montre un peu plus ce que l’appareil a dans le ventre, histoire que l’industriel puisse communiquer dessus avec ses prospects potentiels. Commercialement parlant, on ne cache pas chez Dassault la qualité technique et technologique du F-16E et de ses évolutions, qui reste un excellent appareil très bien conçu et qui a su évoluer remarquablement bien. Petit regret, j'aurais aimé parlé à un pilote de la Marine pour savoir ce qu'ils pensent des Super Hornet. Concernant le canon : Ce n'est toujours pas la grande joie du côté du canon du Rafale. Je ne vais pas réexposer ici l'historique de cette arme que j’avais déjà évoqué en long en large et en travers, mais c'est clairement là un des deux gros défauts de conception du Rafale. Une cadence trop élevée, du coup un canon qui chauffe et qui s'enraye, et une trop faible dispersion des munitions tirées. Ce qui aurait pu être excellent avec une conduite de tir automatique comme prévue au départ est devenu à peine correcte dans le meilleure des cas dans le cadre d'une utilisation conventionnelle. Comme me l'a dit un pilote : "il marche très bien tant qu'on ne l'utilise pas", et il ne semblait plaisanter qu’à moitié. Malgré tout, une grosse partie des problèmes originaux dus aux vibrations ont été résolus ou sont en voie de l'être. Nexter travaillerait aussi à réduire la cadence de tir afin d'augmenter la fiabilité de l'engin. Bref, il n'a pas encore la fiabilité du canon du Mirage 2000, mais il est en amélioration constante et est aujourd'hui suffisamment fiable (ou en tous cas sécurisé) pour être utilisé régulièrement en opérations, que ce soit pour des sommations en AA ou des tirs AS. Mais, je cite toujours, " heureusement qu'on vole à deux ". Le problème de la dispersion trop faible par contre semble plus difficile à corriger. Même si on ne m'a pas répondu franco chez Dassault, la présence de pods canon mono et bitube sur leur stand ne me semble pas anodine. Un de mes interlocuteurs ayant même évoqué la possibilité toute théorique de voir un futur Rafale sans canon interne si un client en faisait la demande (j'imagine que l'expérience Rafale N doit rendre ça faisable sans trop de difficultés), mais ça ne me semblait pas faire référence à un prospect actuel en particulier, juste à une faisabilité technique si on le demandait. Ceci étant dit, je trouverais personnellement assez classe d’avoir une version du Rafale sans canon interne mais avec une plus grande capacité carburant par exemple, avec un pod monotube sous l’entrée d’air en face d’un pod Talios. Ou mieux, 6 AASM, 2 pods roquettes guidées laser en point 3, et un canon bi-tube en ventral. Pour faire plus clair, à part écrire « close air support dans ta face! » sur le flanc de l’appareil, je vois pas ! :D Concernant les DDM-NG: Que ce soi chez Dassault ou au Ministère de la Défense, la consigne donnée à nos interlocuteurs est clair : ils ne doivent pas en parler. Pourtant en lisant entre les lignes, en écoutant quelques conversations à la volée, ou avec quelques confidences off, il est encore possible d'en tirer quelque chose d'intéressant. Déjà, une chose est sûre, ils en semblent TRES nettement satisfaits. De ce que j'ai pu soutirer (par la ruse) comme information, ils participent à la "bulle" de protection autour de l'avion, intégrés dans le SPECTRA, qui peut déterminer seul le tir de MICA par dessus l'épaule. De là à dire que les DDM permettent de faire une désignation d'objectif (DO) rudimentaire, il n'y a qu'un pas que l'on serait facilement tentés de franchir... Avec toutes les nuances que cela comporte: ce genre de DO n'aurait d'utilité qu'en cas d'autodéfense. Le missile est lancé sur une position approximative et se débrouille seul pour trouver sa cible. Même s'il ne touche pas sa cible, il forcera l'adversaire à baisser la tête, permettant au Rafale de se repositionner pour lui coller un autre MICA. En tous cas, il participe à la possibilité de tirs derrière l'épaule. Est ce qu'il est suffisant pour un tel usage, ou bien y a t'il nécessairement un autre capteur impliqué? J'ai la sensation et la conviction que dans certains cas il peut assurer de tels tirs seul, sans que la piste ne soit corrélée L16 ou SPECTRA mais je n'ai rien pour le prouver. Techniquement en tous cas, cela ne semble pas poser de problème, on le sait depuis l’article de Prof, mais reste à savoir ce qui est implanté réellement dans le système d’arme de l’avion. Les DDM-NG étant des équipements pouvant remplacer les DDM classiques quasiment en « plug & play », il est plus que probable que les capacités les plus exotiques offertes par les capteurs ne soient insérées dans le système d’arme qu’au fur et à mesure des mises à jour logicielles des différents standards. Quoi qu’il en soit, même si techniquement les DDM-NG étaient capable de fournir, seuls, une DO rudimentaire, j'ai l'impression que c'est tactiquement hautement improbable : un Rafale n'opère pas seul et il y a peu de chances qu'il se fasse surprendre à ce point. Un intrus ne surgira pas par miracle à moins de 10 nautiques d’un Rafale sans que SPECTRA, la L16 ou les autres capteurs ne viennent corréler la piste reniflée par les DDM-NG. Mais en tous cas je ne doute plus que le DDM-NG soit autre chose qu'un simple détecteur de départ missile, et que dans certains cas il participe à la détection d'aéronefs et à la réalisation d'une DO. On le savait techniquement possible, pour moi aujourd’hui c’est une réalité opérationnelle. Ceci dit ce n'est pas un OSF bis! Les pistes DDM-NG sont intégrées dans la fusion de données affichée en VTM mais le pilote n'a pas d'accès direct à ce que "voit" le capteur, contrairement à l'OSF qui sert à l'identification visuelle, il n'y a pas de télémétrie laser etc. C'est pour ça que je pense qu'il participe grandement à la situation awarness et à la réalisation des DO mais que, seul, il reste cantonné à un rôle d'autodéfense Donc, pas un OSF dans le sens où il ne permet pas d'obtenir des DO comme un OSF (laser ranger, visualisation sur écran etc.), mais participe à la DO via la fusion de donnée. Concernant le radar et la SER: L'antenne AESA apporte des avantages considérables par rapport à l'ancienne antenne, qui était déjà très bien. Le PESA a pu démontrer la souplesse et la résistance aux ambiances de guerre électronique de l'antenne électronique, l'antenne active améliore encore la souplesse d'utilisation tout en offrant une portée maximale très appréciable, sans sacrifier à la discrétion de l'ancien modèle. Concrètement, au delà de la portée maximale qui sera nécessaire au tir de Meteor (même s'il semble qu'on se contentera parfois de l'utiliser dans une gamme de portée similaire au PESA mais en bénéficiant d'une discrétion accrue), c'est surtout l' entrelacement des modes qui est très attendu, notamment le suivi de terrain et la veille air air. A terme, il m'a été sous entendu que des modes anti furtifs étaient en développement et qu'ils pourraient arriver "plus vite que prévu " (je miserais 50 balles sur le standard F4 et 50 de plus sur une capacité de suivi de sillage, vu ce qui m'a été sous entendu, mais je peux me tromper, n'y connaissant rien en fréquences utilisées par les radars et autres joyeusetés de ce genre). La SER du Rafale est très faible, incomparablement plus que celle du Typhoon en lisse, d'après un pilote de Rafale. Mais en réalité les avions ne volent pas en lisse, et même s'ils étaient complètement invisibles et qu'on ne voyait que deux bidons, deux SER de pigeons volant en formation à mach 1,5 il semble que ça se remarque sur un écran radar. Donc en gros, la furtivité passive n'est pas si importante dans les configurations opérationnelles, SPECTRA et les profils de vol jouant beaucoup plus pour la discrétion de l'appareil. Mais Dassault travaille sur des emports plus discrets pour améliorer encore l'efficacité du spectra. En tous cas, les dents de scie et l’implantation medium de la voilure du Rafale, ainsi que l’angle des entrées d’air ne sont pas là par hasard ni pour faire joli. Alors que sur le Typhoon, pour citer un pilote de Rafale, « on dirait qu’ils ont tout fait pour qu’il ne soit pas discret », en ne parlant que du design. Concernant SPECTRA et la VTM: Je ne vais pas revenir en détail sur ce qu’est la VTM, on pourra toujours en discuter après. En gros, c’est la Visu Tête Moyenne qui est située juste sous le HUD et, comme ce dernier, est colimatée à l’infinie (enfin, à 5m, mais pour l’oeil humain c’est kiffe kiffe). Déjà, cela permet à l’oeil du pilote de ne pas avoir à faire de la gymnastique en passant du HUD à la VTM, mais surtout cela donne l’impression (à l’oeil et au cerveau) de voir une surface bien plus grande que ce qui est réellement perçu. Un peu comme un écran de cinéma à 10m qui ne sera pas plus grand dans votre champ de vision que votre smartphone collé à vos yeux mais restera bien plus confortable à regarder, avec une meilleure définition de l’image et plus de facilité à interpréter rapidement ce que l’on voit. Sur cette VTM, le système de combat de l’appareil affiche la situation tactique et les différentes informations que le système choisi d’afficher au combat. C’est l’écran de la fameuse « fusion de données » dont on parle sans arrêt. Le système offre sur une seule visualisation une présentation claire de la situation tactique, des menaces, des éléments détectés par les différents capteurs. La symbologie est simple, le pilote n’a pas besoin de passer son regard d’un écran à l’autre pour s’assurer que la piste L16 transmise par l’AWACS correspond bien à la piste détectée par son capteur infrarouge, etc. Tout cela est gérer par la fusion de donnée et balancée au pilote sur la VTM. Et ils en sont très content. Ils savent que c’est un de leur grand point fort, qui implique une grande confiance dans le système d’ailleurs, mais offre de furieux avantages au combat en matière de compréhension de l’environnement et de prise de décision rapide. Le seul petit défaut de la VTM, c’est qu’il faut parfois pencher un peu la tête d’un côté ou de l’autre, puisqu’il est difficile de voir l’ensemble des éléments affichés d’un coup. Mais apparemment c’est un coup de main qui se prend vite et ne pose guère de problèmes. On notera que cette VTM n’a d’intérêt que parce que le SPECTRA est réellement efficace ! J’avais déjà parlé du fait qu’il pouvait y avoir quelques erreurs de recoupement d’information, notamment quand il s’agit d’intégrer des pistes L16 mal rafraichies ou un peu approximatives, mais il est toujours possible de choisir de ne pas afficher certaines données sur la VTM dans ces cas là. Mais la plupart du temps, SPECTRA gère tout tout seul, allant même jusqu’à classer les menaces et leur attribuer une priorité, laissant au pilote le soin de réaliser sa mission. Bon, si on confirme que SPECTRA joue un rôle majeur dans la discrétion du Rafale, on ne donnera pas d’infos à un journaliste. J’ai au final eu plus de « confidences » les journées publiques en cachant mon badge que lors des journées pro. Même si je n’ai rien appris qu’on ne m’ait déjà dévoilé par le passé, c’est toujours bon d’avoir des confirmations: -SPECTRA seul permet bien d’établir une DO en BVR, mais ce n’est pas forcément pertinent puisque les ROE demandent souvent soit une confirmation visuelle, soit une confirmation par un AWACS. De plus, même si les CME du Rafale sont excellentes, celles de l’adversaire peuvent aussi être très bonnes, et on retrouve alors tout l’intérêt de la fusion de donnée avec les autres capteurs: les MICA-IR peuvent confirmer la direction d’une cible, l’OSF-TV et son télémètre laser peut confirmer la distance, tout en dévoilant le moins possible la présence du Rafale. C’est d’autant plus pertinent en missions de pénétration, quand le Rafale doit être aussi discret que possible, que sa posture TBA oblige l’adversaire à le chercher au radar, et qu’il peut exploiter pleinement son OSF dont la portée dépasse alors largement celle de ses missiles. -On ne m’a bien sur pas parlé d’annulation active, mais des détails m’ont mis la puce à l’oreille. Il semblerait que jouer avec le retour de phase des radars adverses soit une réalité, mais que le but serait moins de devenir invisible que de tromper sur l’emplacement, le nombre, la distance, la nature de la menace. Ça on le savait aussi, mais ce qui m’a vraiment frappé c’est encore une fois la cohérence d’un tel système par rapport au concept Rafale: cela demande une énorme confiance dans SPECTRA et une bonne paire de bolocks, mais ça permet vraiment de protéger les appareils tout en forçant les radars adverses soit à sortir de l’ombre permettant de mieux les éviter (voire éventuellement les détruire), soit à jouer profile bas devant leur incapacité à comprendre la situation tactique. Je n’ai pas les détails tactiques évidemment, mais ça à l’air très très impressionnant, dotant que je ne sais pas ce que SPECTRA réserve pour l’air-air (si ça se trouve là on joue plus sur l’invisibilité). En tous cas cela reste très cohérent avec l’idée que le SPECTRA n’a pas pour but de brouiller large et violent pour dégager un couloir safe pour un raid entier (méthode US) mais de brouiller fin et subtile pour protéger chaque appareil d’une part, mais aussi pour créer un véritable bruit de fond électronique diffus rendant la situation intenable pour les mecs d’en bas. -En Libye, qui était plutôt bien équipée niveau DCA/SAM, les gars savaient que les Rafale étaient en chemin, ils connaissaient leur destination et leurs cibles, et ils n’ont rien pu faire pour autant. Il y aurait bien eu des tirs en face, des leurres et des évasives, mais il reste difficile de savoir à quel point la survie des appareils a été du à la qualité du SPECTRA ou à l’échec des tirs de missiles (et apparemment, ils s’en foutent un peu, tant qu’ils rentrent à la maison). En tous cas, l’Armée de l’Air n’a pas attendu les tirs de barrage des Tomahawk américains pour faire du SEAD à coup d’AASM et sur pistes OSF/SPECTRA à l’époque. Mais ça on en avait déjà parlé. Concernant l’AASM et le SEAD: Puisqu’on parle d’AASM. Les coordonnées des cibles sont transmises à l’appareil par L16 ou Rover, ou bien encore obtenues directement par les capteurs du Rafale: OSF, Damocles, radar, voire SPECTRA ou une combinaison de ses capteurs. Elles sont ensuite intégrées dans les AASM via une manipulation du pilote: cela ne se fait pas « automatiquement », mais il n’a pas à entrer les coordonnées manuellement non plus. C’est apparemment bien foutu et assez simple et rapide à réaliser comme opération. L’AASM est bel et bien capable d’être tirée en secteur arrière. Voici la conversation mot pour mot avec un pétaf de l’Armée de l’Air: « -Du coup, c’est vrai qu’on peut tirer des AASM vers l’arrière? - Ah oui, tout à fait ! - Et ça a été fait, je veux dire, ça a un intérêt quelconque ? - Ah non, ça sert strictement à rien, mais si on voulait, on peut. » Donc ça n’a jamais été fait en opération, et apparemment l’intérêt ne semble pour l’instant pas établi. Mais si on devait en arriver là, on pourra le faire. Tactiquement, il semble plus intelligent de tirer sur le côté et de faire ensuite une évasive (ce qui oui, concrètement, fait que la cible au moment de l’impact sera derrière le Rafale qui esquive) plutôt que de survoler une cible et de lui tirer dessus par l’arrière. Et effectivement, dit comme ça, c’est assez logique. Le gros avantage de la bombe est de ne PAS avoir à survoler les cibles, à ne pas avoir un comportement prévisible pour les mecs en bas, à pouvoir faire plusieurs passes de tir sur un groupe de cibles sans JAMAIS arriver du même endroit, sans jamais survoler les cibles, sans jamais avoir la même altitude ou la même attitude au moment du tir. Il est possible de coordonner des frappes avec grande précision, de pouvoir tirer sur une cible dans une vallée voisine si on le souhaite etc. A la DGA, on reste très évasif sur la question de l'utilisation en SEAD du Rafale: cela semble se faire empiriquement, mais les procédures ne semblent pas encore complétement validées. J’ai demandé ce qu’il valait comparé à un F-16CJ, et on m’a fait comprendre que la question ne se posait pas en ces termes. Le F-16CJ est un appareil d’escorte, il doit forcer les radars adverses à se dévoiler pour les détruire et assurer la sécurité des bombardiers qui, eux, n’ont quasiment aucun moyen de défense propre contre ce type de menace. Avec le Rafale, c’est très différent. On ne vole pas avec une attitude provocante dans le but de forcer l’adversaire à se dévoiler. Chaque appareil du raid est capable d’assurer sa propre protection, et si des radars se dévoilent, SPECTRA permet avant tout d’éviter les radars adverses. Si la mission l’exige ou qu’il s’agit d’une cible d’opportunité validée, des tirs SEAD à base d’AASM peuvent avoir lieu (et ont eu lieu), mais le but est avant tout de laisser le raid passer vers ses cibles originelles. Chacun se protège au lieu de protéger le troupeau … l’efficacité globale est plus importante pour un emploi tactique à la française. Le gros avantage de cette solution réside dans le fait que chaque avion du raid est potentiellement capable de détruire 6 radars adverses, et en ne forçant pas l’adversaire à se dévoiler lors des premiers raids, on évite le risque de perdre un appareil alors que la maitrise du ciel n’est pas encore totale (si on peut éviter une mission CSAR le premier jour, on va pas se priver). A plus long terme, soit on envoie des raids viser directement les sites SAM (à base d’AASM ou de SCALP), soit on s’en prend à la logistique (camions de transport de missiles, véhicules de commandement etc.). Du coup, au final, il n’y aura pas d’AASM spécifiquement anti-radar de prévu. Cela ne semble pas correspondre à l’esprit de l’AASM qui est justement d’être multifonction, de ne pas avoir à choisir avant le vol quel type de bombe emporter. A ce petit jeu là, la version laser est très attendue, alors que la version IIR ne semble plus avoir spécialement le vent en poupe dans l’Armée de l’Air : trop contraignante d’utilisation puisqu’elle ne permet pas de toucher des cibles mobiles ou non-renseignées avant le départ autrement que via son mode GPS/INS qui a démontré sa précision métrique, la variante IIR reste utile dans l’inventaire (si un jour on ne peut plus compter sur la précision du GPS, en cas de brouillage ou de refus US par exemple), mais en opération la version INS/GPS a montré sa précision et c’est la version Laser qui est très attendue en quantité (les premiers tirs effectués en opération n’ont pas exploité tout le potentiel de la bestiole). La version laser offre l’avantage de pouvoir être tirée sur des cibles en mouvement rapide, y compris contre des sites radar et des cibles navales, le pod Damocles étant, comme vu plus haut, assez impressionnant en terme de portée. Et cette capacité de tir sur des cibles mobiles désignées laser n’empêche pas l’AASM de pouvoir être utilisée « classiquement », en mode INS/GPS, avec une précision impressionnante. Des modes air-burst sont en cours de développement, pour les missions actuelles de soutien aérien, mais aussi à l’avenir pour des missions de SEAD, comme arme anti-infanterie, contre des concentrations de véhicules etc. SPECTRA semble en effet assez précis pour pouvoir extraire des coordonnées approximatives de radars ou engins de communications de sites SAM, même si le plus souvent la discrétion du Rafale lui permet d’affiner la DO avec une télémétrie Damocles ou OSF. A ce moment là, une paire d’AASM, prochainement en mode air-burst, fera aussi bien l’affaire qu’un couple de missiles HARM. Ainsi, au lieu de développer une nouvelle munition spécifique, les industriels préfèrent travailler sur l’amélioration de la DO sur pistes passives (SPECTRA) multicapteurs (comprendre affinées par la synchronisation des observations de deux ou plusieurs appareils). J’ai voulu avoir plus d’infos sur la nouvelle tête AASM présentée avec deux autodirecteurs (un laser et un IIR je suppose, même si je ne comprends pas pourquoi ils n’ont pas fait un autodirecteur bimode, ça se fait), mais j’ai trouvé personne pour m’en parler. Si quelqu’un a des infos là-dessus. Divers: Le radar AESA semble vraiment excellent. Le PESA n’est pas mauvais du tout, mais l’AESA représente un véritable bon en avant, à la fois en terme de portée, de fonctionnalités et de discrétion. Le travail collaboratif entre un Rafale AESA et un ou plusieurs autres équipés de PESA (qui en réalité combattront surtout radar éteint) devrait prendre tout son sens rapidement. On peut regretter que tous les PESA ne soient pas passés en AESA, mais en réalité ça a peu d’importance: les tactiques habituelles du Rafale impliquent déjà que seule une partie des appareils opèrent radar allumé, les autres restant discrets. Là, on s’arrangera juste pour que celui qui allume son radar soit celui qui a l’antenne AESA. C’était sous-entendu quand je parlais des DDM-NG, mais le Rafale peut bel et bien tirer des MICA en secteur arrière en utilisant uniquement ses propres capteurs, SPECTRA donc, et sans aucun doute DDM-NG également. Mais même sans ces derniers, SPECTRA seul peut assurer une DO suffisante pour des tirs d’autodéfense en arrière. Dassault aimerait vraiment que l’AdlA et la MN s’amusent à faire ce genre de tirs lors des exercices internationaux histoire de faire un peu de com’ là dessus, mais ici aussi la DGA refuse de dévoiler à des adversaires potentiel qu’un avion volant radar éteint dans les 6h d’un Rafale est en fait déjà une cible pour le Rafale. L’Armée de l’Air veut l’ouverture des points 3 et un viseur de casque… mais ne veut pas payer pour le développement. Donc petit bras de fer entre Dassault qui ne veut pas demander à ses clients export de payer pour une capacité que l’AdlA exploitera ensuite (ça fait pingre, et ça diminue la compétitivité de l’offre Dassault) et l’Armée de l’Air qui ne veut pas payer pour des équipements qui de toute manière seront proposés à l’exportation. Au final, ça risque surtout de retarder l’arrivée du HMD, même si l’état devrait finir par participer un peu de sa poche à l’ouverture des points 3, l’idée étant de doter les Rafale air-sol d’autant d’armes air-air que les config intercepteur actuelles. En missions de supériorité aérienne, il s’agira d’emporter 2 Meteor, 4 MICA-EM et 2 MICA-IR. Ça commence à faire du joli monde tout ça. Par contre, LE gros point noir du Rafale, ce n’est ni l’absence de HMD, ni le réacteur (qui, on me l’assure, n’est aucunement trop faible), mais bel et bien la radio. Nouvelle antenne ou pas, la radio du Rafale est apparemment une horreur, le système le plus énervant de l’appareil. On n’entend rien, la portée est merdique, il faut que l’avion soit à plat pour que ça ait une chance de fonctionner un minimum… Bref, ce serait LE TRUC à remplacer d’urgence pour les pilotes. Non pas que ça soit critique comme problème, juste particulièrement agaçant semble-t-il. J’ai trouvé ça étrange parce que j’en avais jamais entendu parlé, mais si on m’a demandé de leur poser la question, j’imagine que ce n’est pas pour rien ;) Comme évoqué à l’instant, la puissance du Rafale semble largement suffisante pour tous les acteurs à qui j’ai pu parler. L’avion reste léger de base, et en configurations air-air, vouloir un réacteur de 9t, c’est vouloir le transformer en Faucon Millenium (je vous en avais parlé il y a quelque temps: si on mettait 9t de poussée au Rafale, il aurait le meilleur ratio poussée/poids du monde, devant le Typhoon, le Raptor et le PAK-FA) et risquer d’être bingo fuel bien trop tôt, alors que l’appareil actuel n’a aucun problème, grâce à des CDVE et une facilité de prise en main que certains prospects n’avaient peut-être pas anticipés. Par contre, ça pourrait être intéressant d’avoir un poil plus de poussée pour les décollages en configurations lourdes par temps chaud et en altitude, mais même là on semble plutôt confiant: « si on doit avaler 200m de piste en plus pour décoller, c’est pas la mer à boire non plus ». J’ai demandé quelle était l’arme qui manque le plus au Rafale. On m’a répondu que jusqu’à présent il lui manquait surtout une capacité de frappe lourde plus simple à mettre en oeuvre que le SCALP, mais on me confirmait dans le même temps que le Rafale venait d’utiliser pour la première fois en opération la GBU-24, quelques jours avant à peine. Ce qui lui fait donc le plus défaut reste une arme à faible effet collatéral, pour utilisation en milieu urbain notamment. TDA milite fortement pour le choix de paniers de roquettes guidées en point 3 (2 paniers de 12 roquettes guidées au total), assurant que cela permettrait de neutraliser 24 cibles sensibles, sans empiéter sur la capacité d’emport de 6 AASM ou GBU-12 sous voilure. Mais TDA/Thales bousculent un peu trop les idées reçues bien implantées dans les têtes dirigeantes de l’Armée de l’Air. On leur aurait clairement dit, avant même qu’ils ne commencent leur exposé lors d’un brief à l'AdlA, que « Non mais de toute manière vous perdez votre temps, nous on veut du missile, la roquette c’est terminé ». Bref, l’innovation face à une culture bien implantée qui refuse (avec certains arguments valables, d’autre beaucoup moins) d’admettre ses tords passés. En attendant, le Rafale aura bien une arme à faible effet létale, en l’occurence la BLU-126 qui n’est qu’un corps de bombe similaire au Mk82 mais moins puissant, garantissant son intégration sur GBU-12, GBU-49 et AASM, en théorie. C’est moins glamour que des roquettes, mais foutrement plus facile à intégrer. Donc en gros, niveau armement, le futur ce sont des corps low collateral damage et d’autres corps air-burst pour les bombes déjà en service, une généralisation de l’AASM-Laser, et peut-être plus tard du MICA en point 3. EDIT: Au delà de l'intégration de nouvelles armes, ce que demandent les pilotes c'est de pouvoir embarquer des configurations dissymétriques, ou au moins différents types d'armement sur le même vol. La DGA et les industriels travaillent déjà sur la possibilité d'emporter 1 GBU-24 sous le ventre et 6 AASM/GBU-12 sous les ailes pour pouvoir traiter une cible principale et des cibles secondaires (ou les défenses de la cible principale) dans le même vol. Dassault assure que ça ne pose aucun problème d'intégrer des GBU-12 à droite et des AASM à gauche, ou des AASM-IR d'un côté et des AASM-laser de l'autre. Mais il faut que le client paye pour ça, et pour l'instant l'AdlA préfère panacher au sein des différents avions de la patrouille que sous le même avion, c'est un choix qui en vaut un autre. D’une source industrielle qui bosse au Moyen-Orient, il n’y a pas de revente prévue pour les Mirage 2000 du Quatar et des Emirats pour le moment: l'optique eu M-O serait plutôt à une augmentation des moyens armées (frappe en profondeur et interdiction courte portée), avec même une montée en puissance des moyens air-sol des Mirage 2000 de la région. Je n’ai pas le droit d’en dire plus, mais en gros il va y avoir de toutes nouvelles configurations d’armement sur les 2000 locaux dont nous n’avons pas l’habitude. Il faut dire qu’on est habitué depuis longtemps à avoir 4000 litres de carburant sous les ailes pour aller très loin balancer 2 pauvres bombes sur les idiots qu’on arrive à débusquer. Face à l’Iran, l’optique est strictement inverse: les barges de débarquement seront à moins de 60 bornes des bases aériennes, et il faudra surtout charger les avions raz la gueule de munitions. J’attends de voir ça avec impatience. Last but not least, j’ai appris qu’un Rafale c’était bouffé un pelican lors d’un exercice international. Il me semble que c’est au Canada, ou alors en Norvège je n’ai pas retenu. Mais l’oiseau a complètement dégommé le moteur, les dégâts restant confinés à ce dernier, à part quelques pocs au niveau de l’entrée d’air et une antenne SPECTRA qui n’a pas apprécié l’expérience. Après un changement standard de moteur, l’avion a pu rentrer à la maison sans soucis. N’empêche, un pélican !
  2. 45 points
    Mesdames, mesdemoiselles et messieurs, Air Défense a dépassé le million de messages sur le forum! Il semblerait que cela soit @chaba qui soit le grand gagnant! (merci aux membres qui ont fait la comptabilité!) Je ne pense pas que les créateurs du forum ainsi que la plupart des membres s'attendaient à avoir un tel succès, une telle longévité pour un "simple" forum de fana d'aviation, de tanks et autres machins cher et dangereux. Le forum le doit uniquement à vous! Oui toi, le lecteur, le contributeur! L'âme de ce forum! Imaginez le petit nouveau qui débarque et qui en a des mois de lectures: le début de l'Astan, Irak, le projet de 17 FREMM, le Rafale et ses aventures. Des innombrables débats toujours en cours malgré la décennie passée, les factions s'opposant bref la vie du forum.
  3. 34 points
    Vous ne l'avez pas demandé ? Ben vous l'aurez quand même. Les dessous de l'histoire de la publication de la vidéo F22 VS RAFALE On connait tous ici de la vidéo F22 VS RAFALE. On a tous compris désormais qu’il y a eu un avant et un après. Quelques-uns se souviennent peut-être même du choc que ça a provoqué à l’époque, pour les passionnés que nous étions. J’ai eu l’idée ce matin, en lisant les différents commentaires de ces dernières pages, de raconter un peu de l’intérieur comment ça s’est passé. Parce que ça reste un tournant, non pas seulement à cause du fanboy que j’étais, mais surtout pour tout ce que ça a changé quand j’ai reçu cette vidéo. Et pas simplement pour la communauté, mais également d’un point de vue personnel. Pour se remettre dans le contexte, le Rafale à l’époque c’est le standard F3 qui pointe le bout de son nez, et qui donne à cet avion un point final à ce qu’il aurait dû être depuis le début si le programme n’avait pas été sans cesse dilué en moyens et en temps, fin de la guerre froide oblige. En France, nous avons désormais un avion qui n’est pas seulement beau, il est aussi opérationnel dans la totalité du spectre des missions de combat que l’on peut confier à n’importe quel avion de combat. Mais cette force est souvent détourné par nombre de commentateurs (incompétents ou auto-flagellateurs chez nous, de mauvaise foi à l’étranger) noyés qu’ils étaient par la discrétion historique de la communication chez Dassault Aviation et leur manque d’investissement dans les médias grands publics, face à l’excès de communication chez les constructeurs concurrents. Au niveau de la communication, le contexte de l’époque était submergé par un Raptor tout puissant dans TOUS les domaines du combat aérien (y compris le BFM hein…), et un Typhoon Très capable, mais pas autant, faisant de lui automatiquement le « Second Best ». Et puisque le Raptor ne peut être considéré que comme un avion hors catégorie tellement il a un excès de tout ce qui fait la puissance américaine avec son budget débordant de dollars, le Typhoon s’auto-couronne pratiquement le roi de l’avion de combat conventionnel par excellence. Aucune place n’est laissée au reste, et ce qui pourrait s’y opposer est systématiquement dénigré. Et puisque leurs médias sont puissants et relayés, même notre presse s’y mets, aidée qu’elle est par des intérêts internes contre Dassault. Car depuis le grand père, Dassault est aussi un objet politique, il fait partie de ces personnes qui ont acquis un certain pouvoir au point d’être capable de se payer une part dans les médias. Le Rafale est donc également l’objet de luttes intestines de pouvoir au sein même de la classe des dominants français. Car si nous croyons encore que le vote est une affaire saine en politique, il ne faut pas oublier que ceux qui influences les votants sont ceux qui possèdent les médias. On peut donc y voir là une des raisons qui fait que le Rafale, malgré lui, se retrouve dans une bataille franco-française plus cruelle, plus insidieuse, et surtout une bataille pour laquelle aucune contre-mesure n’a été conçue. Soutenir le Rafale à l’époque, c’était un peu comme soutenir le bien mal aimé Jacquet et son équipe de France au début de l’été 1998. Personne n’y croyait… D’un point de vue perso, ce n’était pas la gloire non plus. Nous avions quitté notre belle maison dans les Landes, j’étais dans un état dépressif suite à la liquidation de mon entreprise, j’avais perdu un job dans mon domaine, et nous voilà parti dans une ville qui ne me plaisait pas à la frontière espagnole, habitant désormais dans un appartement que je qualifiais de cage à poules, à bosser dans un commerce bien moisi avec mon épouse… Les prémices d’un divorce en prime, mais ça je n’en savais encore rien. Pour m’évader du train-train, j’avais créé, 2 ou 3 ans plus tôt un blog sur l’aviation. J’avais envie de partager ma passion. Mal défini entre un blog d’expression d’un fanboy pas très équilibré et une tentative d’activité journalistique, on va dire que je faisais mes armes. Je n’étais pas non plus très compétent dans le sens que je n’écrivais pas forcément très bien, mes prises de positions étaient plus souvent dictée par mes émotions que par la raison et qu’en prime j’avais un manque flagrant de connaissances. Mais je me suis accroché. Si mes premiers articles faisaient sourire, je commençais, à force de me frotter à de fortes têtes ici-même sur Air Defense, à comprendre des choses, mais j’apprenais également sur le tas l’art de l’argumentation. Bien qu’étant loin à l’époque d’avoir atteint la qualité d’analyse, d’écriture et de sérieux que l’on attend d’un vrai journaliste, je n’en étais pas moins persévérant et je commençais à avoir une clientèle de lecteurs attentifs. Mais très peu de reconnaissance dans le milieu professionnel. Sauf pour quelques-uns que j’ai dû soulé à mon avis, j’ai réussi à obtenir quelques miettes pour enfin avoir un contenu plus exclusif, plus qualitatif aussi. Voilà pour le contexte. Et puis, un jour, un forumer bien connu ici –un vieux de la vieille, un vieux loup qui traine et que j’aimerai nommer (dis-moi si je peux et j’édite) – me contacte et me dit qu’il a quelque chose à m’envoyer, aussi discrètement que possible, à la condition impérieuse de ne pas dévoiler ma source. Piqué par la curiosité, après avoir accepté, j’attends. Nous sommes au printemps 2013. Si je ne me souviens pas de tous les détails, et ayant une mémoire assez poreuse, je me souviens particulièrement bien de ce jour. Nous sommes vers midi passé, et je fais quelques emplettes dans le Lidl en face du commerce où je bosse, et mon téléphone vibre. Je reçois trois fichiers, que je télécharge en 3G, pas très vite… Il m’a parlé d’un combat avec un Rafale contre un F22, et je ne m’attendais à rien de spécial à part profiter de l’exclusivité d’une vidéo qu’apparemment personne n’a vu. Ah, ça y est le premier est téléchargé. Adossé sur mon charriot de course en attendant mon passage en caisse, j’ouvre la vidéo. Très courte. Je reconnais bien la VTH du Rafale, je baisse le son au premier merge sans quoi les autres clients pourraient me regarder d’un mauvais œil à l’écoute de ce qui pourrait ressembler à une vidéo pas très autorisée aux enfants « mais non madame, ce n’est pas ce que vous pensez, c’est juste un homme qui tire bien fort sur son manche », et je me demande ce qu’il va se passer ensuite. Suite du précédent message (que je n'ai pas pu publier en une fois, et... MON 3000 ème message !!) Première apparition du F22. Woaaaaa… Mal barré le F22 ! Le Rafale est derrière lui. Génial… C’est sympa, mais n’importe quel avion peut mettre n’importe quel autre avion au milieu de sa VTH de façon fortuite. Les évolutions continues, et… HO PUTAAAAIIIINNNN il ne lui lâche pas les basques, le F22 revient là où il ne devrait pas être, cet avion formidable duquel on avait dit, 3 ans plus tôt qu’aucun kill n’avait pu être revendiqué contre lui « Fox…FOX TWO » HO PUTAIIIIINNNNN –Fin de la première vidéo. Je ne sais pas ce que les autres clients autour pensent de moi maintenant qu’ils m’entendent jurer à haute voix, et bien que je m’en foute royalement, je n’ai plus porté aucune attention à partir de ce moment-là. J’ai même souhaité, pour la première fois de ma vie, que la file en caisse avance encore plus lentement que ce n’était déjà le cas. Ouverture de la seconde vidéo : « Ho PUTAAAAIIIINNN… »… Et ça se répétera jusqu’à la fin. J’ai ressenti, là, tout seul, une sensation certainement aussi unique qu’un mec qui cherche toute sa vie la vérité sur les extra-terrestre, qui tombe sur un vrai, mais qui n’a le droit de ne rien dire à personne. Que c’est BON mais qu’est-ce que c’est FRUSTRANT ! Dans un autre registre, j’avais découvert l’Amérique, avec la même excitation que Christophe Colomb, mais sans me rendre compte de la portée de la chose. Surtout, va falloir attendre avant de le partager à d’autres. Une fois la pression retombée… Quelques heures plus tard, que faire de cette vidéo ? La publier, certes, mais comment ? Et qu’en dire ? mais surtout… Elle vient d’où ? Et vais-je m’attirer des ennuis ? Ni une ni deux je contacte Dassault Aviation. Je ne suis pas encore rodé à l’exercice de la langue de bois, et pas encore suffisamment rodé, car marié depuis trop peu longtemps, aux non-dits et à la subtilité de ce qu’il faut comprendre des désirs de la personne d’en face mais qu’il n’exprimera jamais. Mais il me faut une réponse claire et net. Donc je dois poser une question simple et obtenir une réponse sans interprétation possible. Est-ce que, oui ou non, la publication d’une telle vidéo serait préjudiciable au secret industriel ? Réponse de l’intéressé : non. Très bien. Nous sommes à quelques semaines du salon du Bourget. Ma première participation. Je suis tout seul, je n’y ai jamais été en tant que journaliste, mais pour la première fois, j’ai un badge presse. Un ami va m’héberger, et je découvrirai au passage la vie à la capitale, que je détesterais encore plus, sans savoir qu’elle deviendra de force mon quotidien, d’ici peu de temps... Je commence donc à assembler les vidéos, et surtout j’y mets un contexte. Un peu de pub pour le blog, et un watermark pour pas qu’on me vole MON exclusivité. La seule que j’ai jamais eu jusqu’alors. Il me tarde de la mettre en ligne, mais je peaufine. Je choisi de l’aborder sous le thème de l’avion décrédibilisé de toute part, dans le contexte de l’exercice pendant lequel cette vidéo a tourné. Je ressens en moi pourquoi cette vidéo a fuité. Une sorte de sentiment de recherche de justice certainement… Et je me dit… Qui dit fuite dit délit, ou au moins emmerdements. Moi je suis journaliste sans l’être, mais je me renseigne. Apparemment je ne risque pas grand-chose, sauf si je casse le secret défense. Et moi qui veut m’insérer dans les petits papiers du SIRPA, j’ai du mal à obtenir une réponse. Ils ne connaissent pas la vidéo, mais sont frileux. Ils ne m’interdisent rien cependant. J’apprendrais plus tard qu’un Mammouth du secteur, en couple avec une des filles du service, tentait de mettre des bâtons dans les roues à tout ce qui pourrait devenir un concurrent pour lui (dont moi). Bref. Je me décide donc à appeler l’escadron 1/7 Provence, car c’était eux qui avaient été envoyé aux Emirats pour ce fameux ATLC. La discussion aura été étrange. Tout en ne cachant pas que la publication de cette vidéo provoquera inévitablement une chasse aux sorcières, mais qu’en même temps il y avait prescription 4 ans après et certainement pas de sanction autrement que symbolique, j’ai ressenti chez mon interlocuteur une certaine volonté de voir cette vidéo sortir pour enfin rétablir un sentiment de justice… Encore une fois, faut interpréter les non-dits ! Je devenais enfin un maître rompu à cet exercice, mais trop tard pour que ça sauve mon mariage… La vidéo est maintenant prête. Je n’ai pas de feu vert, mais pas de feux rouge non plus. Tant pis, passons à l’orange. A quelle date la publier ? On est à la veille de l’ouverture du Bourget, ça serait un super coup de pub quand même… Pas que pour moi, mais pour l’avion, pour le constructeur. Journaliste médiocre que j’étais, ma fibre de fanboy passionné avait gardé le dessus. Au-dessus de la sauvegarde de l’opportunité de cette exclusivité, véritable cadeau tombé du ciel, je n’oubliais pas tout ce que cette vidéo pouvait représenter pour l’image de mon avion favoris. Ce sera le 18 juin. Lendemain de l’ouverture du Bourget. Pas le jour même pour pas que ma publication soit noyée dans la masse des articles, mais le lendemain. Ça serait pas mal. Peu connu, je devrais également compter sur les quelques fanboys qui me suivent sur le blog et la page Facebook qui fonctionne pas trop mal, et les quelques forums que je fréquente, en espérant que ce soit suffisamment partagé. Croisons les doigts. 18 juin au matin. Je rends la vidéo publique, et publie l’article. Puis je partage sur quelques réseaux sociaux et forums. Et j’attends. Je me colle devant Google Analytics et j’attends que ça morde, pour voir si l’affluence des grands jours sera au rendez-vous. A l’époque, j’arrivais aux meilleurs moments à avoir une dizaine de personnes au maximum en ligne simultanément sur le site, pour 500, voire 1000 pages vues en une journée, 10 000 max dans le mois. Ah… ça frémit. Ça bouge…. 20 personnes simultanées. Pas mal ! 25…. 30… 28… 40… ça monte, ça descend un peu, comme pour reprendre de l’élan, et c’est monté jusqu’à plusieurs centaines ! En quelques jours, la vidéo sera vue plus de 300 000 fois!!!. Et les commentaires affluent de toute part. Elle sera pompée et repartagée sur d’autres sites, tel que liveleak, mais tant pis. Ça part aux USA, tant mieux. Je regrette de ne pas maîtriser l’anglais pour ne pas en avoir fait une version internationale, mais je m’en fou. Mon cœur de cible c’est qu’au moins les français puissent réviser leur jugement sur leur propre production (chemin de longue haleine loin d’être terminé). Mais ça marche. Alors oui, ça me fait encore quelque chose quand, plusieurs années après, on en parle encore. Ça aura été ma pierre à l’édifice. Même si je n’ai pas été le pilote qui a tiré sur le manche, ni celui qui a fait sortir la vidéo. Celui qui me l’a donné, m’a fait un immense cadeau. Je n’ai fait que transmettre, et elle m’aura fait beaucoup de bien. Beaucoup aussi ont ragé. Ragé de ne pas l’avoir eu avant, ou de ne pas avoir eu le courage de la publier. Aujourd’hui mon histoire avec ce site est terminée, je suis passé à autre chose. Mais j’en garde un excellent et très ému souvenir. Merci « H. »
  4. 30 points
    Bon ben aujourd'hui se fut mariage à l' Église pour moi et ma femme qui s'est converti et ce fait baptisée ce soir ! Alors voila alléluia !
  5. 29 points
    Juste pour détendre l'atmosphère avec une (quasi) bonne nouvelle au sujet du CoViD19 : pour tous ceux qui, comme moi, sont nés en 1970, nous pensions que 2020 serait l'année de la cinquantaine ... Eh bien non ! C'est l'année de la quarantaine !!
  6. 28 points
    Bonjour, Voici un extrait d'un magazine finlandais appelé Siivet sur Rafale. J'ai pensé que vous aimeriez en lire une traduction : "Qu'en est-il de SPECTRA ? Pouvez-vous voler en toute sécurité dans l'espace aérien défendu ? L'ancien pilote de Rafale Joseph Barraco répond : Nous en avons la preuve. Nous avons fait face aux défenses les plus difficiles, comme le S-300 russe. Le dernier exercice MACE (Multidomain Airborne Cyber and Electronic warfare) comprenait le Rafale, le Typhoon, le Hornet, le Growler et le Gripen. Le responsable finlandais de l'exercice a déclaré lors du point de presse que le Rafale était le meilleur de l'exercice. Il ne s'agit pas seulement de SPECTRA, mais de nombreuses capacités. Le SPECTRA fait partie de la capacité de survie, comme les deux moteurs et l'AGCAS. Le problème, c'est que nous ne pouvons pas parler du SPECTRA. Il est difficile d'expliquer la puissance du système. Mais il a un statut que tout le monde connaît. J'ai travaillé avec des Growlers, qui sont à peu près les mêmes mais différents. Nous avons accompli la même mission, mais d'une manière différente. Nous nous occupons de tout le spectre du ciblage. SPECTRA fait partie de la fusion des capteurs et est conçu pour le ciblage passif. Il fait partie du système de détection des avions furtifs. Il effectue le ciblage, le brouillage, la protection et le partage des informations. L'une des caractéristiques du système est son adaptabilité. Si vous êtes furtif, vous utilisez toujours les mêmes tactiques, car il ne vous protège que d'une seule façon. La furtivité est une caractéristique géométrique. Elle n'est pas à 360 degrés, c'est pourquoi elle est prévisible. Si les radars fonctionnent sur une autre fréquence ou dans une direction différente, ils vous détecteront. Le Rafale peut fonctionner avec une grande flexibilité et utiliser différents systèmes et tactiques, explique M. Barraco."
  7. 28 points
    Moi j'ai plein de questions pour les Typhoon fanboys: Pourquoi le Typhoon n'a toujours pas d'AESA opérationnel? Pourquoi le Typhoon ne se vend qu'à coups de corruption? Pourquoi le Typhoon a perdu tous ses combats DACT contre le Rafale? Pourquoi le Typhoon n'a qu'un taux de montée de 255m/s (15240m/min) (les fanboys disent 318m/s, 19080m) avec 2*90kN de poussée alors que le Rafale a un taux de montée de 304 m/s (18290m/min) avec 2*75kN de poussée? Si c'est l'option 1 l'Eurofighter pue un peu du cul, si c'est l'option 2 il ne monte que 4% plus vite que le Rafale alors qu'il pousse 20% plus fort, ce qui n'est pas très glorieux. Pourquoi le Typhoon a besoin d'un bidon externe pour aller aussi loin que le Rafale sur plein interne alors qu'il y a plus de carburant dans le Typhoon (4.7t contre 5.3t)? Pourquoi aucune démo de Typhoon ne dure plus de 7 minutes quand celles du Rafale durent généralement 9 à 11 minutes? Pourquoi le Typhoon est moins manoeuvrant que le Rafale alors qu'il a des canards "à long bras de levier"? Pourquoi le Typhoon est plus lourd que le Rafale d'une tonne mais a une MTOW inférieure d'une tonne alors qu'il n'est même pas navalisé? Pourquoi le Typhoon n'est pas modernisable aussi aisément que le Rafale? Pourquoi le Typhoon va voir ses appareils de la tranche 1 être ferraillés après 15 ans de service? Pourquoi le Typhoon n'a que trois points humides? Pourquoi le Typhoon n'a pas de point d'emport dédié pour un pod et doit sacrifier son point ventral? Pourquoi le Typhoon n'atteint une vitesse maximale que de mach 1.6 pendant ses vols de réceptions alors que le Rafale atteint mach 1.8 dans les mêmes conditions? Pourquoi le Typhoon est présenté avec des configurations d'emports qui empêcheraient de sortir le train d'atterrissage ou sont impossibles vu l'absence de tuyauterie? Pourquoi le Typhoon est-il sabordé à l'export par la partie allemande d'Airbus? Pourquoi le Typhoon a besoin d'un aérofrein et d'un parachute et pourtant se pose plus long que le Rafale qui n'en a pas? Pourquoi le Typhoon tout court en fait? Voilà. Désolé de n'avoir aucun respect.
  8. 28 points
  9. 26 points
    Fut un temps où ce forum était un forum de bonhomme, on parlait guerre armement... maintenant on disserte sur les programmes longs ou courts des lave linges putain de virus!
  10. 26 points
    A propos, et ce n'est pas pour la pub mais pour sa mémoire... Dieu sait qu'il a du faire face (et été blessé) après son test du Rafale. http://www.portail-aviation.com/2016/09/farewell-peter-james-collins.html
  11. 26 points
    J'aime BEAUCOUP ce qui se passe en Inde personnellement. Avant 2012, avant que le Rafale ne remporte le MMRCA, j'avais écris noir sur blanc que je souhaitais pour Dassault, pour la France, pour l'image du Rafale, que ce soit le Typhoon qui gagne le MMRCA. Parce que, je me cite "le vrai perdant sera celui qui sera déclaré vainqueur", en tous cas selon les termes de l'appel d'offre MMRCA. Ce deal était pourri jusqu'à la moelle: il fallait leur refiler toutes nos technologies, une chaine de fabrication, former leurs équipes, les laisser faire le contrôle qualité mais quand même se porter garant de cette qualité, et ensuite regarder une demi-douzaine de Rafale se planter chaque année en entendant l'IAF se faire porte-parole d'HAL et se plaindre que c'est pas sa faute, ni ses pilotes ni ses mécano, ni leurs pièces détachées merdiques, mais que c'est la faute du design (regardez ce qu'ils font avec leurs Sukhoï, leurs Mig soit-disant modernisés etc.). Une anti-vitrine et du pain béni pour la concurrence. Bref, Dassault a fait EXACTEMENT ce qu'il fallait faire: remporter le concours, mais ne pas s'écraser devant toutes les exigences les plus absurdes et contradictoires histoire de bien leur mettre le nez dedans suffisamment longtemps pour que quelqu'un chez eux se pose sérieusement la question de la cohérence des petites lignes du concours et qu'on arrête ces conneries pour passer à du gré à gré. Sur le court et moyen terme, Dassault est gagnant financièrement mais perdant en terme d'image ("que" 36 au lieu des super 126 promis depuis l'époque du Mirage 2000). Mais à long terme, même s'ils gagnent moins d'argent sur le marché indien, je pense qu'ils seront gagnant sur bien d'autres plans (en terme d'image justement, mais aussi de contrôle de la production, de la maitrise des technologies etc etc.). Parce que c'est pas en construisant 3 fois plus de Tejas que les Indiens rattraperont leur retard en terme technologique. Surtout que les discours politiques valent ce qu'ils valent. L'IAF a besoin d'appareils de haute performance, et les 36 Rafale iront de paire avec leurs Mirage 2000 modernisés pour créer des escadrons de première ligne optimisés pour le combat derrière les lignes ennemies et la frappe nucléaire tactique et pré-stratégique. Même s'ils promettent de ne pas acheter plus de Rafale et de se contenter de plus de Tejas, rien ne les empêchera de changer d'avis plus tard pour raisons stratégiques, ou par nécessité quand le Tejas aura encore pris 5 ans de retard supplémentaire (parce que c'est ce qui lui pend au nez aujourd'hui), ou tout simplement parce que l'Indian Navy voudra elle aussi d'un avion de première ligne plus punchy que ses Mig-29 par exemple. Affaire à suivre, mais en attendant, ces appareils seront fabriqués en France, comme TOUS les Rafale exportés aujourd'hui, et dans le contexte actuel (à la fois d'économie intérieure mais aussi de protection vis à vis des transferts technologiques) ce n'est pas plus mal pour la pays.
  12. 25 points
    Je n'écris pas beaucoup parce que mon français est horrible et surtout oublié. Je le tape à l'aide de Google Translate (pardon). Mais je sais mieux lire le français qu'écrire, alors je passe mon temps à 'lurking'. Je vais essayer de préciser, que le budget pour le HX reste de 10 milliards d'euros, il n'y a eu qu'un retard dans les négociations à cause du coronavirus. Je tiens également à dire que le consensus est que les rapports des favoris dans la compétition sont faux. Je pense que c'est un concours très ouvert.
  13. 24 points
    Bah je tiens ça des pilotes avec qui j'ai pu parler, des évaluations indiennes et suisses, des opérations en Afghanistan et de "quelques" années de pratique sur le Rafale (dont un mémoire de Master et une dizaine d'articles publiés sur le sujet). D'ailleurs, je vais pas revenir dessus car ça a déjà été dit un peu plus loin, mais si tu ne te bases que sur la traînée et la poussée pour déterminer les performances d'un avion à haute altitude, tu te fourres le doigt dans l'oeil! La "limitation" du Rafale en haute altitude n'a absolument rien à voir avec sa motorisation. Ce qui est marrant, c'est que tu sembles prêter beaucoup de crédit aux performances du Typhoon, notamment. Or, si les pilotes de Rafale reconnaissent eux-même que des Typhoon haut perché peuvent (pouvaient) faire mal en exercice, ils expliquent que c'est principalement dû au fait que l'AMRAAM tiré en HA et en supersonique porte nettement plus loin que le MICA (en tous cas tel que c'est simulé). Quand aux supers performances supersoniques haute altitude... Il semble qu'en opération les Typhoon restent soumis à des limitations largement en dessous de leur vitesse max officielle, idem pour les F-15C qui ne dépassent quasiment jamais Mach 1,8 avec de l'armement air-air (même sans réservoir). Seul le F-22, effectivement très optimisé pour ça, et avec un emport en soute, reste au dessus du lot. Pour le reste, c'est CLAIREMENT pas une question de poussée du moteur, on y reviendra. Le problème c'est que tu es tellement obnubilé par la motorisation que tu penses en dehors de toute réalité opérationnelle pour affirmer des trucs qui ne reposent sur rien. Je prends un exemple parmi d'autre pour te montrer que la puissance d'un moteur militaire n'est pas son alfa et son omega. Si tu as un moteur qui pousse 10t mais qu'il met une plombe à monter en régime, alors un moteur de 7,5t peut très bien fournir une accélération pratique et un taux de montée opérationnel plus intéressant que ton moteur de 10t de poussée. Et s'il se fait dépasser par le 10t à un moment donné, le fait qu'il consomme moins permet peut-être d'opérer plus longuement en vitesse supersonique. Idem si ton avion met 5min entre la décision d'allumer les moteur et le moment où les roues décollent de la piste alors que le concurrent met moins de 2min. Idem si l'aérodynamique de ton avion (et de tes entrées d'air) est mauvaise en transsonique (le Rafale "supercruise" mieux et plus facilement que le Typhoon par exemple) Ce que la réalité opérationnelle nous montre, c'est que les choix techniques qui ont été faits sur le M88, les COMPROMIS réalisés par la SNECMA, valent AUTANT que ceux réalisés par Rolls Royce ou GE ou PW sur les moteurs respectifs. Ce sont des choix, pour optimiser tel ou tel truc plutôt que tel autre. Et, dans les faits, dans les réalités opérationnelles de la vraie vie véritable, les choix qui ont conduit à 7,5t mais à un moteur qui accélère vite et consomme peu, tant en basse altitude qu'en haute altitude, sont tout aussi valables que d'autres choix. Et même nettement plus valables dans le cas du Rafale et de ce qu'on lui demande de faire. Oui, on pourrait avoir un moteur de conception plus simple qui pousserait plus avec une SFC équivalente (ce qui, dans les faits, revient à consommer plus tout court), ce qui permettrait d'améliorer les performances du Rafale en interception (mais pas sa vitesse max ni son altitude opérationnelle, on y reviendra). Bref, on pourrait avoir un Rafale avec EJ200. Sauf que notre appareil perdrait beaucoup de ses qualités opérationnelles en matière de pénétration, d'attaque air-sol et de supériorité aérienne. Par tous les Saints, pourquoi est-ce que les forces françaises voudraient d'un truc pareil?! Si l'idée est d'augmenter la capacité d'emport (déjà exceptionnelle) par temps chaud ou la sécurité pour les opérations navales, le tout avec un Rafale qui s'alourdit, je pourrais comprendre. Mais dans le cadre que tu évoques, certainement pas !! Si personne ne fait référence à ce facteur à part toi, c'est parce que cet argument est, excuse moi le terme, parfaitement... disons "pas intelligent" pour rester poli. (soit dit en passant, est-ce que tu comprends bien le sens du mot marginal? En tous cas, est-ce que tu l'emploies dans le même sens que moi?) C'est complètement, complètement stupide de comparer le TWR en partant sur un avion chargé et d'en tirer des conclusions sur l'efficacité du système propulsif. Dire que le Rafale est désavantagé parce qu'il emport plus de carburant... c'est... merde je suis désolé mais c'est tellement stupide comme argument!!!!! Si on suit ta logique, on aurait mieux fait de lui coller à peine 1200 litres de carbu en interne, comme ça il aurait été bien bien avantagé dans les comparaisons ridicules sur les forums et les PowerPoint, mais contraint dans la vraie vie d'embarquer 8000 litres de carburant externe !!!!!! Ah bah heureusement qu'il est pas handicapé par du carburant interne hein !! Même en combat aérien pur, avoir plus de carburant implique un rapport poussée/poids marginalement inférieur, mais ça éloigne considérablement le moment du Bingo. Tu veux un vrai exemple de la vraie vie véritable: pour tenir en l'air aussi longtemps qu'un Rafale sur plein interne, le Typhoon est obligé de se coltiner un réservoir externe en point d'emport central. Et pas uniquement dans les meeting aériens! On en reparle de son TWR super plus mieux du Typhoon, dans le vrai monde de la vérité véritable ? MAIS SINON !! on va jouer un petit jeu. Vu que tu n'arrêtes pas de demander des sources mais affirme un paquet de trucs sans présenter de sources (le manque de puissance en Astan, j'en ris encore!!!!), elle sort d'où ta supériorité du TWR du Typhoon? Sur papier je veux dire, pas dans la vraie vie véritable hein! Non parce que si on se base sur des sources fiables (donc pas Wikipedia ni les éditions de 2007 de Janes, mais plutôt les documentations fournies par Eurofighter et Dassault, les TWR qu'on trouve pour les deux appareils sont les suivantes (et encore, Eurofighter parle "publiquement" de 12t à vide depuis les dernières modifications de l'appareil, j'ai considéré 11,8t parce que je suis gentil comme gars. Et pareil, je suis parti du principe qu'ils avaient la même SFC, alors que celle du EJ200 est possiblement très légèrement supérieure (ou très légèrement inférieure, on a pas de certitudes). DONC !!! on trouve à ce moment là, sachant que tout ça ce ne sont que des ordres de grandeur hein (ça ne prend en compte ni l'altitude, ni la consommation réelle, ni la température du carburant, etc etc.) Pour le Rafale: TWR à vide = 1,55 TWR demi plein= 1,25 TWR plein interne= 1,05 TWR 30min combat (avec dotation armement air-air standard) = 1,04 TWR 20min combat= 1,14 Pour le Typhoon: TWR à vide = 1,55 (au mon Dieu le Rafale est tellement sous-motorisé que... oh wait...) On passe à 1,59 si on prend 11,5t à vide pour le Typhoon. TWR demi plein= 1,28 TWR plein interne = 1,09 TWR 30min combat = 1,03 TWR 20min combat = 1,13 Pour le Typhoon, si on envisage qu'il fait plutôt 11,5t que 11,8t à vide, il fait rajouter en gros 0,02 à chaque TWR, pas la mer à boire donc, mais il faut enlever 0,02 si on considère qu'il fait 12t à vide. Idem si on passe le Rafale à 10t, on perd 0,01 sur chaque TWR, en gros. Alors oui, si on prend en compte les 11t annoncées à l'origine pour le Typhoon (ça n'a jamais été le cas) sans les équipements spécifiques à chaque nation et les modifications apportées à la cellule depuis (renforcement structuraux pour charges, nouveaux LEX, etc.), ou mêmes les "arround 10t le TWR est supérieur. Peut-être que ton "haut la main" de l'époque était valable. Mais ce n'est pas le cas aujourd'hui. Mais tout ça ce ne sont que des ordres de grandeur! Le TWR est un indice de performance, pas LA performance elle-même! Et ce que cet indice montre, c'est que le Rafale ne MANQUE PAS DE PUISSANCE en tous cas pas par rapport à la concurrence! Si on se place en termes opérationnels (en regardant la capacité de combat restante et pas la quantité max de carburant), on constate même qu'il est plus puissant que le Typhoon. Et tu sais ce qui me fait le plus rire dans tout ça? C'est qu'il y a plus d'écart de TWR entre 2 variantes du Rafale ou entre 2 variantes du Typhoon qu'entre le Rafale C et le Typhoon FGR.4 !! Et pourtant le Rafale M a peu ou prou exactement les mêmes performances que le Rafale C ! Parce que, tout simplement, sur ces ordres de grandeur et dans de tels périmètres opérationnels, chippoter pour 0,02 de TWR, ça sert profondément à rien. ... En fait tu n'as aucune idée de ce dont tu parles, n'est-ce pas? Ta définition de "performance", c'est quoi, juste pour rir pour voir! Non parce que si tout ce qui compte à tes yeux c'est de comparer un avion polyvalent avec un intercepteur et dans conclure que l'avion polyvalent ne va pas assez vite et assez haut, alors tu n'as absolument rien compris à ce que signifie le terme "performance" pour les militaires. On parle pas de Formule 1 ici, mais d'avions de combat. Bah sachant que tu as l'air de te baser sur: un postulat erroné, ou en tous cas insuffisant des calculs erronés, ou en tous cas obsolètes un rapport à la réalité très... virtuel J'en conclus que tu n'es pas forcément un fanboy, juste un amateur... pas assez éclairé malheureusement. Au lieu de t'acharner à faire entrer les faits dans tes conclusions déjà toutes faites, pourquoi est-ce que tu n'essaies pas de prendre du recul et de te rendre compte que tu chasses des moulins? Qu'est-ce que tu veux qu'on dise? -Qu'un Rafale avec 8,5t ou 9t de poussée par M88 aura de meilleures performances dynamiques? Oui, c'est vrai. -Que la SNECMA avait proposé une augmentation de poussée du M88 sans changer de réacteur ou d'avion? Oui, c'est vrai. -Qu'il est possible que ça se fasse un jour? Encore une fois oui, peut-être. Mais que ça implique en corollaire que: -Le Rafale est sous-motorisé aujourd'hui. Non, c'est faux, voir supra. -Qu'il gagnerait sur l'ensemble de son spectre de performances à avoir plus de puissance. Faux également, il pourrait y perdre en capacités air-sol, en autonomie, en fiabilité, ou en facilité de maintenance en OPEX, autant de paramètres qui entrent dans le cadre des "performances" de l'appareil. -Qu'il deviendrait aussi performant que le Typhoon ou le F-22 en haute altitude et haut supersonique juste avec plus de puissance: faux également. Ce n'est pas la puissance du moteur qui limite la capacité de l'appareil à opérer à THA et très haute vitesse. -Qu'il serait possible d'obtenir des gains à la fois en MCO et en poussée: pas complètement vrai. Oui, en théorie, à budget de R&D donné, on peut améliorer la poussée du moteur ou d'autres aspects techniques, ou un peu des deux. Snecma l'a déjà proposé, et les forces françaises ont toujours CHOISI d'optimiser toujours plus la fiabilité et le MCO) Tu n'en as aucune idée. Je prends le pari inverse. Vues les qualités de vol et les performances opérationnelles du Rafale, aucun besoin en puissance supplémentaire n'a été détecté, ni par la Marine ni par l'Armée de l'Air. Si on avait mis plus de pognon pour améliorer le M88, on aurait encore et toujours choisi de réduire les coûts d'utilisation et de maintenance, la consommation et la fiabilité. D'après toi, à quel moment entre la fin des années 1990 et aujourd'hui penses-tu qu'on a identifier un besoin accru en combat à très haute altitude, plutôt qu'un désir de pouvoir déployer nos avions loin et longtemps? Au Kosovo? Pour les raids à très longue distance au Mali ou en Libye peut-être? Ou encore en Afghanis... Pardon, je rigole encore du "manque de puissance en Afghanistan"... Tu es sûr que tu ne confondais pas avec les Super Etendard déployés à Kandahar ? Si on avait mis du pognon dans la R&D (et la SEULE raison qui aurait pu justifier de le faire), ça aurait été JUSTEMENT pour améliorer l'autonomie opérationnelle et la logistique des appareils, et pas spécifiquement leur puissance brute. Avec le retour de la Russie en force, peut-être qu'on aura envie de changer d'avis. En encore, si on booste la puissance du M88, ce sera plus pour emporter des charges plus lourdes au décollage et fournir plus de puissance électrique que parce qu'on en aura besoin en combat aérien. Après, si un autre client veut un moteur plus puissant, ça pourrait PARFAITEMENT se comprendre! S'il ne fait pas d'OPEX, qu'il opère dans un désert ou en haute altitude et qu'il veut embarquer de gros chargements de missiles de croisière sous l'appareil, ou qu'il souhaite une meilleure vitesse ascensionnelle, bah pourquoi pas oui. Ah oui et, je devais revenir dessus mais.... le M88 à 7,5 n'a jamais limité la vitesse et le plafond opérationnel du Rafale !! Ce sont d'autres considérations (sécurité du pilote, life support, forme et revêtements de la cellule, etc.) qui limite le plafond opérationnel et la vitesse max du Rafale. Certainement pas des considérations dynamiques!
  14. 24 points
    En 4 jours et tu penses que l'Inde va enfin signer ? Ton optimiste te perdra jeune Padawan : j'ai rencontré une minette juste au moment où DA a "gagné" le MMRCA. Quand elle m'a demandé pourquoi le resto, je lui ai expliqué MMRCA, rafale, toussa-toussa. Ca pose le gars et le décors. Depuis, on a eu le temps de se marier, d'avoir un enfant, qu'il fasse sa première rentrée,...
  15. 23 points
    Je n’ai pas posté depuis 2013, mais là je ne peux pas faire autrement. DEFA t’es mon idole. C’est grâce à toi que je suis devenu la terreur des réunions hebdomadaires dans ma boîte et le badass de la taule. Dés qu’un gars ouvre la boîte à bullshits, dés que je sens venir l’absence de fond du PowerPoint léché et design qu’ un gusse a passé plus d’heures à rendre sexy qu’à réfléchir à son contenu, je me dis en moi-même : « Qu’en aurait pensé DEFA, qu’en aurait dit DEFA ? » Résultat, au boulot, je pense DEFA et je parle DEFA. Depuis que je fais ça : -Les réunions durent moins longtemps. -On est plus efficace. -Ceux qui n’ont rien à dire ferment leur gueule. -On sait oû on va et comment y aller. -Je mange seul à la cantine. -Mon boss a peur de moi, mon N+1 a peur de moi, mes collègues ont peur de moi, mon stagiaire a peur de moi, le gars du courrier a peur de moi, le support informatique a peur de moi. -Toutes les femmes du service de 22 à 63 ans défaillent quand elles me croisent. Depuis ma vie professionnelle a changé, et j’en suis heureux. J’exagère mais je ne déconne pas, je le fais vraiment et putain que c’est bon ! (J’ai pas encore essayé la méthode DEFA avec ma femme, mais je compte m’y mettre bientôt)
  16. 23 points
    BEHOLD, MISCREANTS! FOR THE ONCE FEARSOME PROPHET KNOWN AS JON LAKE HAS RETURNED, IN THE NAME OF JUSTIN BRONK! Et en plus maintenant il a une moumoute! Allez je m'y colle. Ça commence bien! Alors que les premiers Typhoons T1 sont RETIRÉS DE LA RAF APRÈS À PEINE 12 ANS DE SERVICE, que le potentiel des Rafale est préservé et entretenu, le bonhomme nous explique que la France veut retirer le Rafale AVANT le Typhoon! PARDON? Heu, allo, à quel moment quelqu'un a expliqué que le Rafale post F4 avait quelque chose à voir avec le SCAF/FCAS? Non. Les deux pays d'après les accords de Lancaster House bossent sur des briques technologiques communes pouvant aboutir à un appareil furtif de type UCAV optionnellement piloté. C'est donc exactement la même chose. Le concept "FCAS" FRANCO-ALLEMAND, qui a repris le terme "FCAS" (et quand quelqu'un en est réduit à voler des acronymes pour définir un programme ça sent déjà le pâté-croûte) s'appelait à l'origine NGWS. Rien à voir. ...Ce qui est donc en contradiction totale avec ce qu'il dit 20 lignes plus haut quand il nous explique que la France va retirer le Rafale dans les années 2030. A moins que la France produise des avions pour les envoyer à la casse, c'est pas mal comme concept! Sauf à imaginer que certains Rafale soient déjà trop vieux et doivent être envoyés au cimetière, bien entendu. Oui mais voilà, si l'armée de l'air et la marine ont 40% de leur flotte qui se retrouve par roulement en hygrométrie contrôlée pour équilibrer le potentiel des avions, c'est justement pour éviter un truc pareil avant un certain temps. Combien de temps? ...un certain temps. Et dans tous les cas ça concernerait des avions arrivés autour de 2006/2007. Donc avec moins de 25 ans de service. Parfaitement ridicule de l'envisager quand on a des Mirage 2000D encore opérationnel et que les derniers 2000N sont retirés cette année 2018 après une carrière bien remplie (AU MOINS 22 ANS pour les 30 portés au standard K3) et des G plein la gueule en fond de vallée à mach 0.9 pour une mission dure et exigeante. Les premiers étant arrivés en 1988 et les derniers livrés en 1996 si je ne dis pas de bêtise. Soit il y a 30 ans pour les plus anciens depuis retirés, et 22 ans pour le tout dernier (si toutefois les avions choisis pour passer en standard N K3 ont été pris uniquement parmi les derniers livrés, ce que j'ignore). Et le 2000D/N à la base était prévu pour 5000 heures! Les 2000D arrivés en unités en 1993 pour les premiers, et 2001 pour les derniers, on ne prévoit pas de les retirer avant 2035! D'où leur modernisation. Donc même les Rafale M ex-F1 de 2001 dureraient plus longtemps que ça puisqu'ils ont passé de longues années en usine afin d'être portés au standard F3. Il ne s'agirait donc pas d'un remplacement par un autre type d'avion, mais ÉVENTUELLEMENT par le même type d'avion à un standard plus moderne... Notez le conditionnel. Et la cellule du Rafale était donnée à l'origine pour 7500 heures! A comparer avec celle du Mirage 2000N/D à 5000! Et comme tous les F3 seront portés au standard logiciel F4.1, sans distinction, imaginer qu'on va mettre à la benne les premiers Rafale parce qu'on ne peut pas se payer autant de RBE2 AESA que d'avions, alors que le système est plug&play, envisager qu'on va se séparer des Rafale en 2030... Comment dire? NON. "most in the know". Vous êtes "in the know" vous? Ouais moi je crois bien que je suis "in the know". Surtout quand je dis que le Taranis n'a jamais tiré d'armements, ce qu'à fait le nEUROn. Ça la fout mal. "more advanced". EN QUOI? Mystère. A part peut-être les rumeurs d'armes à énergie dirigée qui n'ont jusqu'ici rien donné de concret. ...Mais pas d'inquiétude: un ingénieur en chef de BAE est "optimiste" à propos de ces armes à énergie dirigée!!! https://www.flightglobal.com/news/articles/bae-optimistic-about-fighter-borne-directed-energy-441554/ Ouf! Nous voilà rassurés! Être optimiste c'est exactement ce qu'il faut pour être des winners! Demandez à Lockheed Martin! Et n'oublions pas que l'ACE qui devait aboutir à l'Eurofighter à l'origine au début des années 80 a commencé comme un projet franco-allemand, que les anglais ne sont arrivés qu'après, et que vu la gueule du programme Eurofighter, les allemands doivent s'en souvenir... Ce qui explique peut-être une certaine posture allemande relative au sujet d'une participation britannique au projet, le Brexit étant un prétexte parfait pour les en tenir à distance... ...Mais je complotise, pardon. Si il suffisait de mettre des sous-sous pour devenir super fort les chinois auraient les meilleurs moteurs militaires et le F-135 n'aurait jamais pris feu sur un tarmac ni disqué la structure interne d'un F-35 qui avait pris trop de G. Une fois de plus, supérieur en quoi? Snecma est en pointe sur le cycle variable, les FADEC, et la conception modulaire. Rolls Royce s'est fait envoyer chier comme des malpropres sur le F-136 par les américains pour faire de la place à P&W. Il leur reste quoi sur quoi bosser concrètement? Ce qu'ils avaient jusqu'à présent avec le SCAF/FCAS c'était des études communes Snecma/Rolls Royce justement! Parce que le CFM56 n'existe pas et que Snecma n'a d'ailleurs pas mis ses meilleurs ingénieurs sur le LEAP, c'est bien connu. ...Ils auraient du essayer d'être plus optimistes et de mettre plus de sous-sous sur le Silvercrest, ils seraient sûrement devenus des winners comme Rolls Royce. Ce serait vraiment surprenant qu'on choisisse un industriel national pour un projet national, oui. Ces français sont vraiment arrogants. Pardon? Pour Airbus peut-être, ils étaient même prêts à jeter l'éponge. Mais pour Dassault? L'une des rares boites à rapporter du pognon en France? Dont les productions militaires se vendent à nouveau? Qui a une visibilité à l'export pour les 15 prochaines années? ...Et bah Justin leur explique que "t'façon vous êtes over, finished, terminated! it's your last chance!" Réveille-toi Justin, Attali, c'est fini. Avec la plus faible dérive des coûts pour un programme d'avion de combat des 50 dernières années, je pense qu'on devrait s'en sortir sans trop de casse, merci. Ce qui fait "too much sense", cher Justin, c'est que la seule manière de faire voler un powerpoint, c'est de l'imprimer et se servir de la feuille A4 pour faire un avion en papier. *** Voilà.
  17. 22 points
    Tout nouveau tout chaud! Résultats semestriels Dassault, filmé hier le 23 juillet. https://www.youtube.com/watch?v=v8Myl08i8IU - moins de Falcons vendus cette année, logiquement - toujours des efforts pour le 6X, premier vol 2021 - des pistes sur des nouvelles tranches Rafale France ET exportations - pas de nouvelles infos sur le futur Falcon (dommage) - du développements des Falcons militaires, notamment le programme ARCHANGE et ALBATROSS qui devrait donner lieu à des prises de commande à la fin de l'année (!!!) - des effort et de la recherche dans les programmes pour l'aviation décarbonnée - développement du NGF, "phase à venir dans l'année qui vient", difficile car pas de plateaux physiques remplacés par de la visio-conférence - maintient d'un haut niveau de R&D, transformation numérique toujours en cours, nouvelles façon de concevoir, mais calendrier revu cause covid. - en fonction des hypothèses de vente Rafale, évolutions de la masse salariale à prévoir. - livraison de 7 Rafale Inde et Qatar dans le premier semestre 2020. - discussions sur la future tranche Rafale avec l'état, poursuite du standard F4 avec des retards cause covid. - pas de livraisons Rafale France 2020 2021 balancé par l'export, reprise 2022 fin 2024 pour livraison des 180 avions commandés - poursuite des prospects export du Rafale, mais cause covid difficultés à prévoir cause économie - sur le scaf poursuite du travail, intégration de l'Espagne en cours, dans les études de type "JCS" (je sais pas ce que c'est ) ou dans les définitions des démonstrateurs des grands pilliers de ce programme - eurdrone, négociation en cours avec l'OCCAR, grosse coordination Airbus Dassault dans les discussions avec l'OCCAR - sur les avions de mission 2 archanges commandés un 3ième à activer en tant qu'option, ils sont en pleine définition pour les Falcon 2000 Albatross, un 3ième falcon 50 livré avec une trappe de largage pour les chaines SAR, et enfin livraison d'un Falcon LX au DLR aux allemands. - 3ième ATL2 modernisé livré début avril, sur les 7 que Dassault doit réaliser les autres sont modernisés en interne, les marins sont très satisfaits - activité aérienne réduite à sa plus simple expression pour les Falcon mais service client toujours actif (Falcon Response) et développement du Falcon 6X continu, redémarrage progressif performant grâce au télétravail - remontée forte de l'activité aérienne, 80% de l'activité par rapport à l'année précédente, surtout intra américaine,, qui remonte depuis quelques semaines, beaucoup de transactions dans les avions d'occasion - sur le 6X ils sont à l'heure. Avion numéro 1 fini à Mérignac, première mise sous tension faite, avions 2 et 3 en cours de finale d'assemblable, moteurs P&W présents, avec 2000 h d'essai et 16000 h pour le corps haute pression, avancement nominal, 2ième campagne d'essai moteur sur leur banc volant avec le moteur n°1 qui sera celui du premier avion - pas de nouveautés sur le futur Falcon, annonce prévue mais annulée cause covid "si les clients peuvent pas venir voir on préfère la décaler" - prise de commande 5 Falcon au début de l'année comparée aux 7 de l'année dernière, livraisons de 16 Falcon ce premier semestre et prévision de 30 cette année au lieu de 40 prévus et des 17 livrés à la même période l'année dernière ce qui porte le total des commandes à 42 par rapport aux 53 de la fin 2019 - pas de nouvelles commandes Rafale pas d'évolution des livraisons, 68 Rafale restants à livrer - 1 milliard de prise de commande en retrait, CA à 2.6 milliards en retrait, 50% du CA par les Rafale export, année dernière il y avait aussi les ATL2, et sur le carnet de commande 16.2 milliards par rapport aux 17.8 de la fin 2019 dont une grosse partie pour le Rafale - en termes de résultats le CA est à 2.641 milliards avec résultat opérationnel à 55 millions, 2.1% de marge opérationnelle, 60 millions de contribution de Thalès, en retrait, après déduction des impôts résultat net de 87 millions soit une marge nette de 3.3% en retrait là encore par rapport à l'année dernière - trésorerie, la société a abandonné sa distribution de dividendes, donc baisse due aux besoins de fonds de roulement - objectifs 2020, dans un cadre difficile à prédire, 30 Falcons à prévoir si la situation covid ne s'aggrave pas, l'usine de Litterock continue de bosser malgré le covid, 13 Rafale toujours prévus, mais baisse de commandes de pièces détachées Falcon cause avions n'ayant pas volé. - Futur incertain. *** Questions réponses: (55 minutes de vidéo! c'est assez long, j'éditerai si il y a des choses intéressantes) https://www.youtube.com/watch?v=WP75EC7HrDE Edit: désolé du retard enfin je trouve le temps de m'y mettre. - pas d'annulation de commandes Falcon contrairement à la crise de 2008, uniquement des décallages. - Sur le Rafale ils sont "sur le trait", travaux ralentis mais planning tenu. Les avions indiens arrivent "la semaine prochaine". - Pas de nouveaux Rafale pour le plan de relance. Trop cher. Inquiétude pour la production nationale à cause des décallages de commandes. Donc besoin d'export. 2020 sera pas une année record. Il y a des discussions sur la 5ième tranche, espoir de nouvel export mais rien de concret. - 7 albatros prévus pour le moment, priorité aux commandes Rafale - les livraisons à l'Inde sont faites. La semaine pro c'est le ferry. Pour le nombre d'avion "vous verrez". Les indiens sont restés présents pour permettre le ferry et il y a déjà une équipe d'assistants techniques prête à aller en Inde pour aider à la prise en main - le niveau d'inquiétude pour la survie des fournisseurs qui n'ont pas de trésorerie solide, bien avec les prêts garantis, mais ils sont à rembourser. Les donneurs d'ordres ont diminué drastiquement les livraisons. - Chômage partiel qui a aidé mais baisse d'activité DURABLE. Donc chômage partiel LONGUE DUREE. 3ième lame plus longue: quand la reprise va venir la supply chain va devoir se moderniser pour aller + vite, besoin de modernisation numérique, c'est le numérique qui a permis de continuer l'activité. ils vont sélectionner un fond opérationnel en juillet, de 200m + 200m 4 donneurs d'ordres + état. - Le GIFAS a fourni la carto des sociétés en difficulté de la supply chain, 2 compartiments, un pour aider les PME techno, un pour consolidation sur les domaines souhaités. - Dassault va continuer à autofinancer les Falcons futurs ils tablent sur une sortie de crise en 2022, ça coûte en marge mais c'est indispensable. Pas de baisse d'ambition, ça bosse avec les amis de Dassault Système pour arriver à tout numériser. Pas d'économie sur la modernisation. - Recours au chômage partiel longue durée chez DA, 2020 y a du boulot, dans les années à venir plus dur - On ne sait si il y aura d'autres partenaires sur le SCAF, mais si pour 2040 il faut coopérer maintenant pour pas perdre de temps. C'est ce qui se fait avec l'Allemagne. "On est déjà trois. Si on change de partenaire tous les 6 mois, je vous garantis qu'on arrivera pas à 2040. Donc l'important c'est d'abord de bien architecturer ce programme après on verra si on peut accepter d'avoir des nouveaux partenaires etc, mais enfin l'architecture du programme c'est maintenant. Donc est-ce que c'est européen quand on est 3 pays européens? pour moi oui, après est-ce qu'un projet européen il faut être 27 je suis sûr que non parce que là on y arrive pas, sauf certains projets qui sont pilotés très directement par la commission, mais vous avez vu que dans le domaine de la défense c'est quand même plutôt les états qui ont la main." - "Sur le SCAF, quel opinion sur le rapport sénatorial qui parle de convergence SCAF-TEMPEST? Et est-ce que le montant de réversibilité est atteint pour le SCAF?" "C'est un peu la même question, on peut pas dire jamais mais aujourd'hui c'est-à-dire en 2020 2021 2022, il est certain qu'il y a pas fusion de SCAF et de TEMPEST, la fusion remettrait les compteurs à zéro et nous replacerait 2 ans en arrière, donc avec une complexité agrandie du fait qu'on soit encore plus nombreux dont un partenaire britannique qui aura des ambitions on peut pas le nier. Donc pour l'instant y'a bien un projet SCAF, moi je sais pas dire le Tempest ce que c'est, je sais pas dire comment il est financé, je sais pas dire quelle est son ambition, son programme, je sais parler simplement du SCAF, je sais encore mieux parler du NGF dans le SCAF, et donc ça ça progresse, c'est jamais aussi rapide qu'on le souhaiterait, mais je pense que le temps qu'on passe en ce moment à bâtir est important pour la confiance qui nous permettra d'aller au bout. Donc voilà, on est très contents que les espagnols ont rejoint, ça met des gens qui sont compétents aussi dans ce programme là, et c'est le moment de rejoindre, déjà c'était compliqué de les faire rejoindre au milieu un petit peu du gué, mais c'était faisable, donc le rapport sénatorial a vu un certain nombre de personnes et s'est fait son idée sur ce que vous dites, le résultat c'est que, 1: c'est existentiel pour les avions de combat en Europe, ou sinon on aura tous des F-35 dans 20 ans, et 2: la coopération à 3 c'est vraiment celle-là qui permet de lancer le programme. Et nous on a vraiment besoin qu'il y ait un démonstateur qui vole en 2026 donc il n'est plus temps de discuter il est temps de vraiment étudier et avoir en tête qu'on va faire voler un avion en 2026. On est pas en avance, 6 ans pour une ambition de ce type pour développer et faire voler un avion de combat de ce type, c'est très ambitieux." - très prudent sur le Falcon à cause de crise COVID qui pourrait continuer. Si le virus freine l'aviation d'affaire va redémarrer because peu de passagers. Problème aux USA. Et élections aux USA pas propice. En Asie, c'est modeste, activité d'achat, ça discute. Aviation partagée ne va pas se développer. Pourtant les gens veulent louer des avions. C'est trop tôt. - Pas de chiffres donnés sur le soutien Falcon mais ça a été TRES IMPACTANT SUR LES COMPTES - 10 sociétés touchées et en danger sur le Falcon, et encore plus liées au GIFAS - Besoin de commandes Rafale pour compenser - les nouveaux métiers qui émergent grâce au numérique chez DA ne sont pas nouveaux, mais nouveaux outils, comme un jardinier qui doit faire de nouvelles choses. On abandonne rien sur les matériaux, l'aéro, mais les arbitrages rentrent en compte sur les savoirs-faires, les outils PLM maquettes numériques filières etc permettent cela mais c'est dur, besoin de protection des données, dans le cadre du projet RAVEL soutien Rafale, cloud sécurisé Armée/Dassault à protéger. DA est en train de caler ses outils avec Airbus! (pub pour DA systèmes) - Sur le marché du MO sur les Falcon, pas beaucoup de marché, plus le business va se développer plus les avions seront présents. Ils améliorent les cabines pour qu'elles deviennent des espaces de travail et de vie pour les gens qui passent leur vie en vol. Ne croit pas à la saturation des "long range". - Savoir faire des avions de combat ET des avions d'affaire donne un avantage en termes de performance, de sécurité, de fiabilité, de modernité, de gestion des vols, par rapport à d'autres. Un passage avec un avis sur SpaceX par Trappier: - "[...] sur l'innovation numérique, l'avion à hydrogène, pouvez-vous apporter un soutien aux start-up associées aux nouvelles technologiques, est-ce qu'il n'y a pas quelque chose à faire quand on voit tesla > spaceX qui envoie des gens dans l'espace?" - "Si y a beaucoup à faire, y'a pas de doute, vous mettez le doigt dessus, après si je prends le dernier point sur notre ami Elon Musk, il opère aux Etats-Unis. C'est pas rien de dire ça. C'est-à-dire que 1, vous levez des fonds privés plus facilement qu'en France, parce qu'il y a une envie d'avoir des fonds privés, y'a pas une stigmatisation de ceux qui ont des fonds privés, bon déjà premièrement. Deuxièmement, vous avez une capacité de l'administration américaine de se mobiliser quand un projet est un bon projet, et donc quand Elon Musk a réussi, grâce à un 3ième point important aux Etats-Unis qui est la mobilité des savoirs, c'est-à-dire que vous avez des gens qui sont capables de se mobiliser et donc il a recréé une mobilisation pour arriver à faire une famille de lanceurs, avec des méthodes totalement nouvelles, numériques etc, il a mobilisé ses équipes, il a réussi à embaucher des ingénieurs de très bon niveau, d'origines différentes, et donc par son génie, d'être capable de mobiliser cette énergie, cette innovation, il a eu les soutiens massifs de la NASA, d'un certain nombre d'administrations américaines qui ont contribué à lui apporter aussi leur propre savoir-faire, c'est du gagnant-gagnant. Est-ce qu'on est capables de faire ça en France c'est une vraie question qui se pose. Le président lui-même je crois se pose cette question. Bon on est pas américains, on est pas avec la même culture américaine, mais ce qui est sûr c'est qu'il faut absolument dans le domaine de l'innovation aller de l'avant. Alors les tout petits, oui, je suis d'accord avec vous, il y a certaines pépites qu'il faut faire grandir, il y a des incubateurs pour ça, il y a aussi je vois dans l'intelligence artificielle on a mis en place avec Thalès un certain nombre d'énergies pour être capables de mobiliser un écosystème autour de ce que nous souhaitons faire pour le futur, il y a dans le domaine de l'innovation des fonds qui sont mis en place aussi indépendamment de la défense, indépendamment de l'aéronautique, donc il faut le faire. Je pense que c'est un problème de mentalité, il faut croire à l'innovation, il faut d'ailleurs croire à l'industrie, je vais faire un pro-domo de l'industrie, mais c'est assez facile étant Dassault, il faut croire en son industrie. Il faut croire en son industrie de défense, il faut croire en son industrie en général, tout le monde le dit, mais faut le faire. Voilà. Donc je ne dis pas que l'état ne fait pas, je dis que c'est un état d'esprit dans lequel il faut que la France retrouve, son envie d'innover, son envie de développer de l'industrie. Les services, je critique pas les services, c'est une chose, parce que la bataille de l'emploi, c'est pas la bataille de l'emploi, c'est la bataille de l'industrie, c'est pareil dans les services, mais il faut créer d'abord les nouveaux modèles, donc ça va se faire, mais n'oubliez pas que SpaceX, si vous le comparez à Ariane, je vais défendre Ariane, bon ben c'est aussi dû à la mobilisation des acteurs publics américains, qui y croient, qui commandent, et voilà. Mais c'est vrai que c'est un nouveau modèle, je sais pas si il marcherait en France, c'est une question qu'on peut se poser." Sur un soutien de DA aux start-ups: - pourquoi DA, le GIFAS, ne ferait émerger des pépites, essayait d'incuber des pépite, pour essayer de rayonner à travers le monde? - "prenez l'exemple de Dassault Systèmes, c'était une toute petite entreprise il y a encore quelque temps avec des transfuges de Dassault Aviation, et puis après qui a pris son envol de manière absolument extraordinaire et qui est devenu un acteur majeur des solutions de logiciels industriels pour ne pas dire l'acteur majeur mondial. Donc quelque part on voit bien que... Mais il faut des gens qui y croient. Donc effectivement faut un projet, faut un business plan, quand même, parce que voilà, à un moment on met de l'argent, il faut qu'on croie dans un business plan, qu'on fasse des choix stratégiques. Donc rien ne l'empêche. Nous Dassault Aviation, je vais vous dire, le problème du moment, c'est d'arriver à préparer le futur, on est très mobilisés sur l'avion du futur, qu'il soit Falcon ou qu'il soit le NGF, et donc notre bureau d'étude est relativement fortement mobilisé, et je parle pas de tous les travaux qu'on a à faire en termes de développement, on a un bureau d'étude très occupé. Donc, être capables de se faire aider de certaines start-up, oui on le fait d'ailleurs on a des expériences dans le domaine, Thalès fait pareil aussi ils ont d'ailleurs un incubateur, donc oui la réponse est faut le faire, après faut que ça marche. - Sur les chances du salon du Bourget de se dérouler, la question qui se pose pour les participants c'est de réserver les surfaces, on a encore un peu de temps, la SIAé a déjà engagé un certain nombre de fonds. Difficile de dire dans un 1 an ce qu'il en sera. On va voir le salon naval ce qu'il va se passer. Si le covid repart je vois que ça va recirculer par l'effet des vacances et d'une certaine relâche. Faudra voir, c'est dans un an, rendez-vous à la fin de l'année. Encore faut-il que les autres soient dans la même situation que nous. D'autant plus que c'est un coût. Vraies questions pour le GIFAS parce que ce sont de sacrés engagements financiers, les assurances ne nous couvrent pas. - Question de BNP Paribas sur l'évolution de la R&D dont l'enveloppe semble inchangée, quel montant des décallages de 2020 vers d'autres années, est-ce que le pic sera sur 2021? Et sur la défense vous avez mentionné l'inquiétude de l'industrie sur un décallage de l'export, est-ce que c'est lié aux déplacements quand on peut pas voyager ou à l'économie? - "Sur la R&D je vais vous dire, je vais vous donner une indication. Les financiers de Dassault vont s'inquiéter. L'indication c'est qu'on a 2 programmes en cours de développement, ça vous le savez, l'un s'appelle le 6X et l'autre s'appelle le NX. Je n'ai rien dis sur le NX même pas quand il serait opérationnel, mais ce que je peux vous dire c'est qu'en 2022 on arrête le développement du 6X. Donc le pic il est en ce moment, puisqu'on a 2 programmes en parallèle, ce qui était pas logique, je vous rappelle que le plan c'était d'avoir un 5X livré en 2017 et donc après on avait ce fameux NX. Donc on est en sur-R&D autofinancée en ce moment à cause du fait qu'on a deux programmes en parallèle ce qui est pas normalement la logique, donc ça va durer au moins jusqu'à 2022, ça vous dit pas après 2022 mais jusqu'à 2022 vous aurez toujours un haut niveau de développement sachant qu'en général un nouveau programme ça monte en puissance pendant qu'un programme qui arrive à sa maturité ça baisse. Donc vous voyez vous avez deux courbes, vous pouvez faire entre guillemets vos simulations, mais il vous manque un certain nombre d'éléments pour faire une simulation précise." - "Sur le décallage export, y' a évidemment, pendant 3-4 mois, même si le téléphone a fonctionné, les pays étaient totalement en train de se mobiliser pour se débattre dans leur problématique covid, donc ça a pas accéléré, deuxièmement y'a des conséquences économiques au covid. Donc c'est très difficile de dire "tel ou tel pays", vous voyez chaque pays a sa problématique, et ne sort pas de la crise de la même manière que dans laquelle il y est entré. Donc il va falloir faire cette analyse, nous on a l'impression de refaire une analyse maintenant parce que la France est à peu près sortie du covid, m'enfin c'est pas tout à fait fini, vous voyez un peu les plans de relance européen, vous voyez, enfin, on est dans un, entre guillemets, "un nouveau monde", donc il va falloir faire cette analyse sur tous les pays. C'est encore un tout petit peu tôt pour le savoir mais c'est sûr que ça n'accélère pas le mouvement de discussion dans le domaine. Ceci dit on verra. On est toujours en train... alors y'a qu'un certain nombre de pays qui accélèrent leurs discussions c'est quand ils sont européens et qu'il achètent américain. Alors là, là y'a pas de problèmes." - Combien de Rafale pour l'Inde et le Qatar? "On ne donne pas le détail". - Sur l'aviation d'affaire, Bombardier se concentre dessus, quelle est votre vision sur le nombre d'acteurs dans ce secteur? - "Je vais essayer de pas répondre à votre question: je préfère être patron de Dassault que de Bombardier ou d'Embraer". - Sur les conséquences du covid sur le NGF, vous avez cité un recours au télétravail, est-ce que vous estimez qu'il y a eu un retard? - "Oui, il y a eu un retard. Forcément parce qu'on avait prévu des plateaux physiques, on les a plus ou moins substitués, d'où les outils numériques etc communs qu'on est en train de bâtir ensemble par des plateaux virtuels. Mais va quand même falloir faire un peu de, vocabulaire moderne, de présentiel, ou de physique, et donc on est en train de le faire, on va simplement diminuer un peu les équipes qui étaient prévues d'être échangées entre Manching et Saint-Cloud, le gros des équipes devrait plutôt être ici à Saint-Cloud mais c'est pas du tout la taille d'équipe qu'on avait prévu. On verra comment l'évolution du covid va se faire, mais voilà on va donc accélérer le tube de communication sécurisées entre nous et Airbus, entre Manching et Dassault, avec la volonté aussi de faire des capacités de travailler de manière protégée, entre les états et les industriels. Ce qui est pas tout à fait prévu en ce moment. Y'a aussi dans la révolution numérique qu'on est en train de vivre, j'ai dis "les grands meneurs d'ordres et leur supply chain", dans la défense je dis "et les clients?" C'est ce qu'on est en train d'ouvrir comme domaines avec nos amis militaires au titre de RAVEL, être capables d'échanger des données très sensibles entre nous. Et là ça sera en plus entre allemands, français, espagnols. Donc voilà il faut qu'on mette à profit cette période-là pour bien bâtir la manière de travailler et les outils pour bien travailler." - Question SMS de Giovanni de Briganti de defense-aerospace.com, "quand a été soumise la dernière offre des industriels pour le drone MALE européen? Y-a-t-il eu une réponse des états? - "La dernière offre qui a été soumise elle doit dater d'aujurd'hui, de ce matin, de Dassault vers Airbus et donc de Airbus vers OCCAR dans les heures qui viennent. C'est la dernière, après y'en a eu un certain nombre avant hein. Donc voilà, mais c'est normal, on est dans une négociation, donc l'offre s'améliore vu de notre fenêtre ou vu de l'OCCAR de jour en jour." Ouf voilà. Plein de réponse "Trappier-ennes" dans le lot, de petites piques, de gros tacles masqués, et quand on mélange le tout on sent qu'il est assez énervé comme d'hab de voir les européens acheter US et qu'il veut absolument que la coopération autour du NGF se poursuive.
  18. 22 points
    Tant pis, mais ça ne change rien ; vous pouvez aussi renvoyer l'ambassadrice et même rompre les relations diplomatiques avec la France si vous voulez, c'est pas pour autant que la France vous donnera une pizza gratuite. Le SCAF est réservé aux membres de la Société Contre l'Adoption du F-35. Ça ne fait peut-être pas plaisir, mais voilà, il y a un choix à faire, faites-le. Dans le sens que vous voulez, mais sans nous prendre pour des cons. L'un, ou l'autre, pas les deux. Pour être clair, le SCAF est issu de la vision française d'une souveraineté européenne passant par l'indépendence technologique. L'Allemagne s'est ralliée à cette philosophie, assez tardivement d'accord, quand Merkel a admis que l'Europe devait prendre son destin en main et que l'Amérique n'était plus un allié fiable. Et oui, ce projet franco-allemand, c'est en fait la victoire honnie de "la France en plus grand". Si vous n'adoptez pas ces mêmes idées, il n'y a aucune chance, ni pour que la France vous fasse confiance, ni pour que le programme vous intéresse. Le RFGP ne demande pas seulement un avion, mais va beaucoup plus loin, et demande en réalité une intégration poussée avec l'armée de l'air du pays d'origine de l'avion choisi. Même modèle, même doctrine, c'est ce qui est explicitement demandé noir sur blanc par la Belgique elle-même. Si vous prenez le F-35, vous adoptez l'avion USAF, la doctrine USAF, et l'intégration dans l'USAF. Question : quel rôle jouera le SCAF dans la doctrine USAF ? Réponse : aucun, les USA n'en acheteront aucun, la loi Américaine l'interdira tout simplement (je rappelle qu'il faut dérogation spéciale du Président pour qu'une administration américaine ait le droit d'acheter quoi que ce soit à une compagnie étrangère). Quel rôle jouera donc le SCAF au sein d'une Composante Air ayant adopté le matériel et la doctrine USAF ? Aucun non plus. La Belgique, si elle choisit le F-35, n'aura tout simplement aucune utilité pour le SCAF. Questions : Quelle motivation peut-il y avoir pour la Belgique a travailler à l'élaboration d'un machin qu'elle n'achètera pas et n'utilisera pas ? Pourquoi la Belgique devrait avoir des retours industriels pour un programme qu'elle n'achetera pas, alors que de réels partenaire en aurait mieux l'usage ? Il faut faire un choix entre le continent et le grand large, entre l'Europe et l'Amérique, entre Macron et Trump. Et surtout, n'allez pas croire qu'il n'y a que les Français à être intransigeants là-dessus, les Américains le sont encore plus. Eux aussi ils veulent que vous fassiez un choix clair et net montrant que vous préférez l'Amérique à la France, l'OTAN à l'UE, Lockheed Martin à Dassault. C'est un choix d'autant plus important pour eux que Trump cherche à détruire l'Union Européenne, attisant les divisions, jouant à l'épreuve de force pour faire céder les couards et offrant des promesses bidons pour faire céder les naïfs. Vous avez donc là l'occasion en or de lui rendre un fier service, si c'est ce que vous voulez. Mais de grâce, arrêter de chercher à vous cacher derrière des prétextes creux et des compromis foireux. Ayez l'honnêteté d'affirmer avec franchises vos convictions au lieu de vous tortiller dans tous les sens pour prétendre ne pas en avoir.
  19. 22 points
    Je me suis amusé à faire une synthèse de tout de que Pollux a pu nous ramener depuis un peu plus de 3 ans (ouais, j'ai certains de ses messages en favoris). Ça contient un peu, également, de choses rapportées par Bubzy, Prof, et d'autres, pardon si je ne vous cite pas. J'ai fait l'effort de me baser au maximum sur ses propos (PD7), en complétant certains petits points en fonction d'autres sources. Je ne crois pas introduire trop d'erreur. S'il passe par là, il me reprendra peut-être, et j'améliorerai ça ! Et donc, l'idée qu'on en tire, c'est celle d'un Rafale conçu par des gens visionnaires, très proches des besoins de l'AdA, très au courant de ce qui se passe dans les réalités opérationnelles. Je n'imagine même pas d'attaquer ce bilan sans commencer par le duo fusion de données et MMI, manifestement LE PLUS GROS succès technique du Rafale. Une fusion de donnée, tout le monde pige ce que c'est, et beaucoup l'expliquent par la simple génération d'une image tactique présentée au pilote. Et normalement, c'est plus que ça, puisque ça sert à mettre en relation les capteurs les uns avec les autres, permettant des recoupements d'informations afin d'obtenir la piste d'une cible la plus précise possible. Le principe, c'est la création d'un fichier informatique dès qu'un capteur saisit quelque chose, et d'alimenter ce fichier avec tout ce qu'on trouve grâce aux autres capteurs en filtrant les doublons. Double effet : le plus souvent, pour le pilote, une DO -désignation d'objectif- ne proviendra pas d'un capteur unique. Et surtout, à cause du recoupement, les performances de tous les capteurs sont virtuellement améliorées. C'est un point absolument essentiel. Sur le Rafale, cette fusion de données est apparemment faite à une vitesse phénoménale et de façon très fluide. Cela doit demander une grande puissance, d'ailleurs Bubzy nous avait fait à ce propos un magnifique texte à propos de l'électronique puissante du MDPU et de la virtualisation du processus pour s'affranchir des risques d'obsolescence des composants hardware. Mais comme je l'ai écrit (comme les pilotes, à travers PD7, le disent), c'est un duo gagnant qui fait fonctionner cela : il faut rendre justice aux MMI à propos desquelles tous les pilotes (y compris d'échange) sont extrêmement élogieux. Ces MMI ont le bon goût de présenter d'une façon remarquable les informations issues de la fusion des données. Et donc, ce duo FdD/MMI, a le chic de fournir aux pilotes de Rafale ce qui se fait de mieux en collecte, classification, identification des menaces et présentation claire de la situation tactique, avec pour conséquences la libération de la concentration du pilote qui peut réellement préparer sa tactique avec une avance substantielle sur la menace et en air-air, cela conduit à l'obtention très rapide de solutions de tir, EN AVANCE sur l'ennemi, et ce alors même que celui-ci voit plus loin et aurait du pouvoir tirer avant. Les scores du Rafale en Suisse découlent probablement de cela. Alors comment se débrouillent les capteurs de l'avion en fonction de tout ça ? Déjà, lorsqu'ils sont en route, toutes leurs données sont fusionnées. Mais il se peut qu'on en coupe un ou plusieurs, ça ne privera pas forcément l'avion du monde... Voilà cependant ce qu'il faut retenir pour chacun : -le radar : il reste le capteur essentiel car il marche quelle que soit la météo, il est très rapide et précis, ce qui fait que pour l'interception et le guidage des armes, il n'y a pas mieux. Ceci dit, la fusion des données lui apporte une chose importante : le recoupement de ses données permet de le faire fonctionner avec moins de puissance, ce qui favorise sa discrétion (il se disait déjà à une époque que son balayage très rapide permettait déjà une réduction de sa puissance). Par contre, privé de modes d'extraction de coordonnées, il cède certaines fonctions à l'OSF ou Damocles ; -l'OSF. Aussi coûteux que le radar (quand même !). La voie TV permet d’identifier à distance (très intéressant suivant les règles d'engagement) alors que le RBE-2 n'a pas de NCTR, et avec le télémètre laser, elle peut donner une bonne désignation d'objectif (à quelle distance ?). Par contre, la voie IR disponible ne donne pas vraiment satisfaction (pas de DO, pas tous temps) mais son FLIR qui aurait été nécessaire à l'identification de nuit, manque vraiment aux pilotes sur les nouveaux OSF. Pour remplacer, le Damocles procure un FLIR... Sauf qu'il n'est pas supersonique... Et si le Mica IR (avec son autodirecteur multicible) permet de le remplacer un peu en IRST, il ne fournit pas l'imagerie. On peut penser que le DDM-NG comble un peu le vide, sans l'imagerie, ou du moins pas encore, mais j'y reviendrai ; -Spectra : Déjà, en Libye, il a très bien fonctionné : écoute des signaux et guidage des raids surtout. Fonctionnant seul, en air-air comme en air-sol, il ne faut pas attendre de miracle de précision sur le positionnement des cibles. Cela permet toutefois de lancer un Mica en LOAL à courte portée, mais pas en BVR où la précision est trop aléatoire, voire dangereuse. Idem pour l'AASM, même si la munition très puissante compense un peu l'imprécision. La précision viendra de la connaissance du radar détecté, du temps d'illumination, du terrain, etc. A noter donc que Spectra permet de faire de l'autodéfense/SEAD sans forcément avoir une formation spécifique (j'y reviendrai) ; -DDM-NG : Bubzy et prof nous en ont parlé, PD7 l'a reconfirmé, le DDM-NG est un IRST. Il voit des tâches thermiques, les suit, les transmet à Spectra. Missiles ou aéronefs. C'est en ça qu'il me semble qu'il remplace en partie l'OSF IR. Comme le Mica IR d'ailleurs (voir plus loin à quel point). Il peut aussi déterminer une portée, mais ça dépend de la cible, ses mouvements, si elle est reconnaissable, et aussi des mouvements du Rafale. Encore, donc, des infos à recouper pour faire mieux. Ceci dit, ça doit bien permettre de tirer du Mica en LOAL, avec les mêmes précautions que pour Spectra seul. -L16 : bonne DO si une piste vient d'un autre chasseur, mais il ne faut pas en attendre autant si elle vient d'un radar de veille, AWACS ou navire (rafraîchissement trop lent). La précision devient alors trop faible et permet au mieux un tir Mica LOAL à courte portée. Il existe aussi à ce niveau des soucis avec la fusion de données suivant la transmission, avec des risques de doublons. -Mica : en particulier le Mica IR. Son capteur est multicible et peut voir les départs de missiles (intégré à Spectra ?). Il se comporte donc bien comme un petit IRST sans imagerie. Du coup, vous l'avez vu, il est beaucoup question : -de savoir avant les autres ce qui se passe autour de l'avion ; -d'autodéfense. Le Rafale, comme nous l'explique PD7, peut contrôler ce qui se passer dans une bulle de 50km de rayon autour de lui, pour échapper aux menaces, ou les éclater. En effet, comme il sait les choses en avance, le Rafale peut éviter les combats BVR lointains en montant des tactiques de fourbes. Et grâce au Mica IR qui frappe plus loin que les autres missiles IR, avec un très bon pk (missile passif) il échappe au combat rapproché. Grâce à l'AASM, armement maniable et souple d'emploi, il peut casser des SAMs trop menaçants et sans sacrifier ses points d'emports à un armement spécialisé. Autonome au possible, il est fait pour s'infiltrer avec un minimum de support, quitte à le faire en radada grande vitesse, pilote automatique, pendant que le pilote gère la guerre électronique sans se soucier du vol. Il n'en demeure pas moins qu'il existe des choses dans lesquelles le Rafale avouera des faiblesses. En effet, il n'a pas un radar qui voit méga loin et bien sur les bords, ni un missile qui va méga-loin, ni des moteurs pour aller méga-haut. Même si ça pourra s'améliorer un jour. Il n'a pas non plus des super missiles anti-radiation. Il n'a pas de petits missiles trop classes pour casser des blindés ou des petits véhicules à longue distance, en salve. Il n'a pas les moyens de brouillage d'un Growler... Il n'a pas de missiles de combat rapproché dédiés et de viseur de casque (ça va de paire). Donc : -il ne sera pas le champion en combat BVR haut et lointain : il peut gérer ceux qui font ça, mais ne fera pas aussi bien qu'eux le jour où il faudra casser des hordes de bombardiers lanceurs de MdC le plus vite possible, quitte à tirer de très loin sans avoir identifié ce qu'il y a en face car on le sait déjà (le Typhoon serait un meilleur intercepteur de l'apocalypse) ; -il ne sera pas capable de gérer tranquillement les sites SAM haut-de-gamme ; -il ne sera pas le champion de la réduction des dégâts collatéraux ; -il ne fera pas de couverture électronique de raids complets ; -il ne brillera pas toujours en dogfight missile pendant les exercices avec les copains (vu qu'il engage de plus loin)... Mais c'est juste qu'on n'en a pas besoin, chez nous. Le Rafale est bien, selon la formule ironique de Kovy (en 2009 je crois), un "petit chasseur pour faire du strike bien pépère" (ou de la reco). Mais tellement pépère que si on le dérange, il met la misère aux forces d'opposition (vérifié en exercice par des pilotes italiens (et sûrement d'autres)). Pour le air-air strict, il est à même de traiter toutes les menaces actuelles, mais nos pilotes aimeraient peaufiner les tactiques en se frottant à du F-22. En attendant, la bonne nouvelle, c'est que l'avion permet d'atteindre de bons niveaux sans être spécialiste, grâce aux couples Rafale/Mica, ou Rafale/AASM.
  20. 21 points
    Un début de réponse : Une chose est sûre, la dénomination des mises à jour devient un beau bordel à partir du standard F3... Dans ce tableau j'ai essayé de séparer les mises à jour logicielles du standard de l'avion auquel elles s'appliquent, mais je ne suis pas certain que ce soit très clair. Pour rappel: F3-O : Premier lot de Rafale livrés directement au standard F3 (qui correspond à la tranche 3). Le O (Original ?) pour les différencier des Rafale F1 et F2 upgradés en F3 F3-O4T : Deuxième lot de Rafale livrés au standard F3 (qui correspond à la tranche 4, d’où le "4T") F3R : Grosse mise à jour du F3 s'appliquant à toute la flotte de Rafale (retrofit en cours). Pourquoi elle ne s’appelle pas F3.5 me dépasse... Mais bon, il y a sans doute une explication bien fumeuse La complexité des standards du rafale vient du fait qu'ils n'indiquent plus nécessairement la version des équipements internes de l'avion mais les équipements (nouveaux ou anciens) que l'avion peut utiliser. Ainsi, tu peux avoir 2 Rafale F3R, l'un équipé d'un RBE2-AESA, sans OSF et de DDM classiques, l'autre d'un PESA, d'un OSF-IT, avec des DDM-NG. Tout cela changeant au gré de la disponibilité des dits équipements et des besoins opérationnels du moment. Donc, si la Grèce nous achètent des Rafale d'occasion, on sait que ce seront forcément des F3.4+ (puisque toute la flotte est au moins à ce standard), mais on ne sait pas s'ils auront un AESA ou un PESA, des DDM-NG et un OSF.
  21. 21 points
    "Si on prend seulement ces -5F et les 2000D, ça fait 8 avions de perdus, pour une quantité totale en parc équivalente à celle des Rafale, une vie opérationnelle sensiblement équivalente (plus vieux mais volent un peu moins), et donc au final un 8 - 0. " Il n'était donc question que des -5F et 2000D, livrés à partir de la fin des années 90, volant 200H/an au lieu de 250 pour la flotte Rafale livrée à partir de 2004. Alors ce que disais DEFA est maintenu ; pas la peine d'avoir fait Polytechnique pour constater en 2019 que l'activité totale des uns est des autres, même si elle n'est pas strictement identique, est très très loin de pouvoir servir d'argument pour discréditer un score sans appel, lequel illustre donc parfaitement l'intérêt d'avoir deux moteurs plutôt qu'un seul. Maths au doigt mouillé niveau collège. Apparemment c'était déjà trop. Zou, je repars me confiner.
  22. 21 points
  23. 21 points
    C'est la faute à Dassault et au Rafale! Si seulement ils n'avaient pas été arrogants et avaient reconnu la supériorité du génie de MBB mettant deux entrées d'air côte-à-côte et un train d'atterrissage masquant toute possibilité d'emports lourds près de l'emplanture des ailes! Quelle erreur des français! Il leur suffisait en plus de saborder la Snecma et de se coucher devant l'évidente supériorité de Rolls Royce! En effet, il était intolérable pour nous qu'ils aient 46% du programme à eux seuls! Même avec une motorisation duale au choix! Bon en même temps ils devaient prendre 386 avions à l'origine. Et une version navale. Contre 250 au RU et en Allemagne, 165 en Italie et 100 en Espagne. Certes ça faisait 33.5% du programme à eux seuls... ...Mais si on compare avec maintenant, avec 225 Rafale, 160 Typhoon anglais, 143 allemands, 96 italiens et 73 espagnols, et ben... ça ne ferait plus que 32.28% du total des avions commandés par la France aujourd'hui! C'est bien la preuve! Hein? La preuve de quoi? ...C'EST BIEN LA PREUVE! En plus on aurait pu s'arranger! On aurait pu décréter par exemple qu'en remerciement pour leur soutien au programme, l'Europe laissait à la France l'entièreté du marché africain! (hors Magrheb et Afrique du sud bien entendu) et même le marché des USA! Une offre qu'ils n'auraient jamais pu refuser! Que de perspectives de vente leur ont ainsi malheureusement échappé! Ces français ne savent décidément pas ce qui est bon pour eux!
  24. 21 points
    Ben c'est plus je crois la situation "stratégique" des deux pays : En Allemagne, les A400m servent grosso merdo à deux choses : tondre la pelouse le long des pistes d'atterissage ... et de temps en temps aller chercher dans l'urgence la Chancellière dans une belle ville de l'Est quand son A340 perso (visiblement entretenu par l'ancienne équipe de Formule 1 du constructeur Wartburg) est en rade ... En clair, les A400m teutons ont trois ennemis : les toiles d'araignées, l'ennui et la rouille ... Donc l'ingénieur en chef qui s'emmerde à 100 DM de l'heure et ne sait plus ou garer ses A400M qui ne servent à rien, refoule illico-presto tout nouvel appareil où il manque le rouleau de PQ dans les chiottes, ou bien quand le réservoir du lace-glace arrière n'est rempli qu'à moitié ... Au moins ça lui ferra une belle semaine d'occupation paperassière ... Je vous rappelle que les grands descendants du Baron Rouge et de Hans-Joachim Marseille avaient prévu de devoir aligner au moins 70 A400M (et prend le bourre-pif dans la gueule, c'est moi qui suis leader de programme, gros pignouf néo-colonialiste, et en plus comme ça je vais un peu te vider ta connaissance en moteurs d'avions) pour ramener cela à 40 exemplaires max (ta gueule gros con de franchouillard, j'ai plus besoin de tes chars et de ta piétaille; Popov est à l'hospice. Donc c'est moi qui continue a gérer le programme, achètes des Béhème et ferme ton clapet tant que tu es à 3 % de déficit .... Je résume rapidement certes, mais disons que c'est l'esprit) En France comme le stock de chatterton servant à faire tenir les C160 et C130 ensemble (mais séparément il s'entend) est aussi élevé que l'amour d'un syndicaliste CGT pour la retraite à points à 65 ans, chaque nouvel A400M est comme une ligne de vie supplémentaire, permettant de faire durer les dits chatterton un peu plus longtemps .... Et puis les boulons sur une hélice, c'est comme le mec qui perd ses écrous en changeant sa roue, il en prend 1 par roue encore bonne et il en a assez pour rallier le garage le plus proche (qui a été fermé pour cause de désertification à la Française, mais c'est un autre problème) et il fait pas chier l'ingénieur qui a conçu sa bagnole, qui d'ailleurs est en RTT (pour aller chercher sa toute nouvelle Béhème 3 rutilante) Clairon
  25. 21 points
    Il y a deux techniques de base pour faire du LPI. Leur but à toute les deux c'est de faire ressembler l’émission du Radar à du bruit. Les deux techniques consistent à élargir le domaine utilisé pour émettre. On peut soit s'étaler dans le temps, soit s'étaler dans les fréquences. Dans le premier cas on va avoir un signal très faible qui dure très longtemps, le radar qui l'émet le sait et va comprimer le retour pour que ce soit exploitable mais l'ennemi va avoir du mal à le détecter car le signal va être à peu près au niveau du bruit, surtout à longue distance. Pour s'étaler dans les fréquences le radar du F-22 change de fréquence à peu près 1000 fois par seconde, encore une fois lui il le sait et pas les ennemis. Le signal est puissant et facilement détectable mais il est bref et donc apparait comme une anomalie qu'on ne comprend pas bien. Pour contrer ces deux techniques et leur combinaison, il y a sur le Rafale deux type de RWR intégrés à SPECTRA, un RWR large bande mais qui n'est pas très sensible, et un RWR super hétérodyne qui sert aussi à l'interférométrie qui est très sensible et très précis mais qui ne peut détecter qu'une bande étroite à la fois et qui doit donc scruter tout le spectre, fréquence après fréquence pour être exhaustif. Le premier système détecte sur l'ensemble du spectre simultanément et peut donc détecter la stratégie du F-22 facilement car le signal de celui ci est puissant ce qui compense la faible sensibilité du système. le deuxième système détecte facilement ceux qui s'étalent dans le temps car ceux ci émettent longtemps ce qui permet à la scrutation de ne jamais les rater et comme le système est très sensible la détection a lieu même si le signal est faible. Bon ce ne sont que des principes, c'est bien plus compliqué que cela. De plus dans les évolutions prévues de SPECTRA, Thales a proposé de rendre le système large bande aussi sensible que le système super hétérodyne....
  26. 21 points
    Remarques (par rapport à Irma) - critiques (pour ne pas dire) purement, bassement et de façon puantes franco françaises Suffit de voir les emetteurs (Ciotti, Lepen et Melenchon, soit dit en passant le plus soft des 3) Amplifié par les réseaux sociaux, les rumeurs, les yaka faukons et les 66 millions de spécialistes de gestion de crise autoproclamés sur ze net En gros bruit blanc sur les médias avec une forte odeur de m**** Ca m'a donné envie plus d'une fois de jeter mon écran à travers la fenetre ou de la faire à la Galabru dans Kamikaze avec son canon à micro ondes Sinon pour mémoire depuis 2007 St Martin est un COM autonome en terme de gestion administrative, fiscale, occupation des sols et prévention des catastrophes C'est beau de dire que l'Etat n'a rien fait, ce n'etait pas sa prérogative. Les habitants de St MArtin ont décidé de la jouer tout seul (passage en COM par référundum) en dehors de la solidarité national (y'a qu'a voir comment sont calculés les impots). Par contre maintenant ça rale sur l'Etat Français (de Métropole)... notamment sur l'absence de l'application des normes anticycloniques pour les batiments. Ben ouais coco mais ça c'est de la prérogative locale, les autorisations de construction et les controles Privatisons les bénéfices, mutualisons les pertes .... Fuck off /coup de gueule
  27. 21 points
    Pour schématiser à l'extrême, on peut dire qu'un radar classique, c'est à dire mono statique voit par reflexion, là où le multisatique voit par transparence. Le mono statique classique est le principe utilisé par les chauve souris et les dauphins avec des ondes sonores. Meme si la bouche de la chauve souris n'est pas exactement au même endroit que les oreilles, l'environnement est détecté par réflexion. Dans le multi statique, il s'agit de faire balayer la totalité de l'espace à scruter par les lobes magnétiques entre deux pôles suffisamment éloignés. L'éloignement détermine en partie la résolution. Si au cours du balayage une position d'un lobe montre un changement dans le signal, il indique que quelque chose s'est interposé sur son trajet. Mais comme ça peut être n'importe où sur son parcours, il faut le croiser par un autre balayage (par exemple) perpendiculaire au premier. L'intersection des deux lobes interrompus indique la position. Pour suivre un oiseau en mono statique, il faut pointer le faisceau de la torche dans la direction de l'oiseau et se montrer assez rapide En multisatique, il faut calculer les variations de signaux sur la matrice en azimut et gîte des lobes. Et ce à chaque instant. Meme si on peut se contenter de positions des lobes au voisinage de la première détection, les calculs à mener sont bien plus gourmands en ressources, surtout si la résolution visée, la dimension du volume unitaire, est petite. Au passage, pour se montrer furtif en mondostatique, il suffit, c'est vite dit, de dévier l'onde réfléchie dans n'importe quelle autre direction pour diluer l'énergie reçue par la source et ainsi faire comme si on était plus loin du radar. En simulant une hors de portée, on est virtuellement invisible En multistatique, simuler une stransparence, donc une non perturbation d'un lobe magnetique, c'est une autre affaire...
  28. 21 points
    "Observons ici le VBCI en camo sable dans son milieu naturel, le désert. Le VBCI chasse et se déplace en meute, pendant les grandes migrations hivernales qui peuvent le mener jusque dans la péninsule arabique. Avec son régime alimentaire constitué de transports de troupes et autres véhicules de combat ennemis de la classe 5-20 tonnes, la femelle VBCI a à coeur de nourrir sa portée qui peut compter jusqu'à 8 petits qu'elle cache astucieusement dans la poche située dans son dos. En période de chasse, il lui arrive fréquemment de parcourir de longues distances afin de trouver le gibier nécessaire à la subsistance de sa portée. Elle peut alors compter sur sa vitesse et son agilité ainsi que son sens de l'observation pour débusquer ses proies, de jour comme de nuit. La meute se plait particulièrement à rabattre des troupeaux de pick-up, BTR 80, voire à s'attaquer à un BMP2 isolé, malgré le danger représenté par le redoutable ursidé sibérien." Ok j'arrête.
  29. 20 points
    https://www.liberation.fr/france/2020/10/21/la-reanimation-pour-les-nuls_1802936?fbclid=IwAR0sZfDhYHuS-CVW_7n13TQCdGuw8yLg7QUuRwyaGyprgtz2KvIYAcQvRDk J’ai travaillé en réanimation entre 1982 et 1986, dans une autre vie, et certaines nuits dans mes cauchemars je m’y retrouve posté en garde, parfaitement conscient que je n’ai rien à y faire et que dans le rêve, j’y suis un danger ambulant, tant les techniques et les protocoles ont changé et se sont affinés. La réanimation, c’est ceux qui n’y foutent jamais les pieds qui en parlent le mieux. C’est Martine Wonner, députée anti-masques devenue célèbre grâce à sa mangeoire en plastique, qui révèle à l’Assemblée nationale qu’on remplit aujourd’hui les réanimations de force en y accueillant des patients qui n’ont besoin que de 2 ou 3 litres d’oxygène. «Pour quelqu’un comme moi qui ai fait bon nombre d’années en réanimation, je peux vous dire qu’on n’a jamais mis ce type de patients en réanimation». Interrogée plus avant, cette psychiatre expliquera qu’elle a travaillé en 1989 et 1990 en réa (soit probablement deux stages d’internat, il y a trente ans). Comme le dit un de mes amis sur Twitter : «Moi j’étais en classe de mer en 1992, je dis pas à Loïck Peyron comment faire la route du Rhum.» C’est Didier Raoult, l’autre jour sur CNews, qui après avoir longtemps affirmé que l’épidémie était terminée, explique à Laurence Ferrari sans lever le nez de ses notes qu’il n’y a pas réellement de problème de lits de réanimation : il suffit de faire sauter certaines dispositions légales comme le repos compensatoire des personnels d’anesthésie et de réanimation. Car après tout, qui a besoin de dormir après une garde Covid de vingt-quatre heures ? J’ai pensé à Jean-Martin Charcot, glacial père de la neurologie, qui disait à ses internes: «Si vous avez besoin de plus de cinq heures de sommeil, choisissez un autre métier.» Mais on était en 1885, et si Charcot était narcissique, c’était un génie narcissique, pas un microbiologiste affabulateur éventé. C’est Christian Perronne, interviewé par André Bercoff sur Sud Radio au sujet du best-seller qu’il a signé, qui affirme qu’il n’y a pas de deuxième vague : «Même dans les services de réanimation, je vois bien des malades moins sévères qu’avant, ils les prennent beaucoup plus tôt et les gardent longtemps, parce que pour un service de réanimation, avoir un malade au Covid, c’est le jackpot, il a plus d’infirmières et plus de moyens. Cette saturation des services de réanimation, c’est un petit peu une invention.» Je me demande d’ailleurs ce qu’en pense le professeur Djillali Annane, réanimateur à l’hôpital Raymond-Poincaré, doyen de la faculté, dont le service surplombe celui de Christian Perronne. Les conversations autour d’un café ou d’une eau ferrugineuse doivent y être passionnantes. Retrouvez aussitous les épisodes du «Journal d’épidémie» La réanimation, c’est ceux qui n’y foutent jamais les pieds qui en parlent le plus. Tous les paucineuronaux ayant passablement vomi sur les réanimateurs, accusés tour à tour de ne pas suivre le protocole du gourou phocéen, de refuser des malades ou de les euthanasier, j’ai choisi d’ouvrir ces colonnes à l’un d’entre eux pour qu’il confesse ses péchés. Damien Barraud a 45 ans, il est réanimateur à l’hôpital de Metz-Thionville, où il a survécu aux deux premières vagues : le Covid, et les Covidiots. «J’ai absolument détesté le Covid. Et je la déteste encore. Pas tant pour ce qu’elle a fait aux malades. C’est une maladie parfois grave, pas la pire. C’est un virus, ça ne réfléchit pas un virus, c’est con comme la Lune. Mais je la déteste pour ce qu’elle a fait aux humains, aux soignants. A la médecine, à la science qui me sont chères. Ce qui devait être une formidable opportunité pour nous tous a tourné en bérézina, ici et aux quatre coins du monde. Rien que d’y repenser me donne la nausée. Mais il faut raconter. C’est important. Parce que le virus rôde toujours et attaque de nouveau, et qu’à l’évidence, beaucoup n’ont pas mesuré ce qui s’était joué dans les réanimations de Paris et du Grand-Est. Cela leur permettra peut-être de ne pas sous-estimer, voire de nier sans la moindre décence les risques actuels. «Rembobiner la cassette d’une période extraordinaire. Que dois-je raconter ? La réanimation en période Covid ? Mais le public connaît déjà si mal la réanimation en général. MA réanimation en période Covid ? Comment elle s’est déroulée, comment je la conçois, celle que l’on m’a apprise et que j’essaie de transmettre à mon tour. Après tout c’est moi le héros en blouse blanche d’un jour de Libé, je fais ce que je veux, non ? Non. Comme pour John Carter face à M. et Mme Rubadoux dans Urgences, "It is not about me". Il s’agit des patients, des soignants, d’une médecine et d’une recherche nobles et éthiques. «Nous autres soignants des réanimations avons vécu l’histoire. J’imagine que lorsque l’on vit l’histoire en direct, on ne doit pas forcément s’en rendre compte, dans la chaleur du moment et concentré à sa tâche. Cela vient après, à l’heure de se poser et de se retourner. On a vécu un pan d’histoire. Je crois pouvoir dire sans me tromper qu’aucun soignant de réanimation ne veut revivre ce à quoi il a été confronté en mars-avril. Je suis un réanimateur "entre deux âges". En une vingtaine d’années de métier et 2 000 gardes au compteur, j’ai vu à peu près tout ce qui peut se voir dans une réanimation lourde dans un hôpital français. Je n’ai pas peur. Sûr de mes forces, lucide sur mes limites, je sais faire les gestes, j’ai vécu au moins une fois toutes les situations possibles. Eh bien je n’avais jamais vu cela. Jamais. Ce que nous avons vécu au printemps dans le Grand-Est et en Ile-de-France n’était pas une vague. C’était un tsunami de 30 mètres de haut qui emporte tout. On était prêts pourtant. On le croyait. On en avait, des plans. Pleins, à activer au fur et à mesure. Et puis on nous avait déjà fait le coup avec le Sras, le Mers, la grippe aviaire… Les images d’Italie ? C’est là qu’on s’est dit que ça commençait à sentir très mauvais. Les supporteurs de foot se moquent des Italiens. Les réanimateurs, eux, savent que la Lombardie est riche. Qu’elle est surtout riche des plus grands spécialistes du monde dans cette maladie qui n’en est pas une, le Syndrôme de détresse respiratoire aiguë (SDRA). A Milan, on sait oxygéner et ventiler. Alors si c’est la catastrophe là-bas, il devient assez clair qu’on va prendre la foudre. On se prépare. Sérieusement. Mais sans y croire réellement. Sans imaginer que chacun des plans mis au point sera dépassé en trois jours. A lire aussi«Nous ne sommes pas dans un monde idéal» «Début mars, on attend. Une attente mêlant du stress positif, de la concentration, l’envie d’en découdre, comme avant un match. Les Thermopyles. Et puis un matin, ça a commencé. Un malade contact du rassemblement de Mulhouse. Et puis un deuxième. Puis un troisième. Et là nous sommes tous pris dans la lessiveuse. On ne pense plus. On fait. Mécaniquement. Non-stop pendant deux mois. Je suis de l’ancienne école. Le matin en arrivant, je ne consulte jamais le dossier informatisé des malades dans mon bureau, comme le font les jeunes. J’ai besoin de voir les malades en vrai, de "sentir", de penser aux objectifs de soin de la journée, de donner les premières consignes. Une sorte de rituel, souvent joyeux, où l’on dit bonjour aux équipes, où l’on plaisante un peu, avant le deuxième rituel du staff : le café. Et bien pendant deux mois, cette ambiance matinale était remplacée par un silence pesant, une ambiance de tranchées, un bunker. C’est la guerre. Les couloirs des secteurs sont vides. Les soignants sont dans les chambres, pour les toilettes, dans un habit de cosmonaute, véritable étuve fastidieuse à enfiler, désagréable à porter, et, on le sait maintenant, un peu excessive. Il ne fallait pas tomber malade. Pour les patients. Pour soi. Pour ne pas contaminer sa famille, que certains, comme moi, ont tenue à distance. Pour pouvoir continuer à travailler. Pas un bruit. Les portes et les sas des chambres sont fermés. Les malades sont en majorité intubés, et souvent sur le ventre. Seuls les plus graves des plus graves sont là. Les moins graves, on ne les voit pas. Ils sont en secteur, sous des débits déraisonnables d’oxygène. En réa, ceux qui vont un peu mieux après quelques jours, qui redonnent le moral aux troupes, sont… transférés. Dans ces évacuations sanitaires que des malotrus galonnés ont qualifiées de spectacle. Pour faire de la place à de nouveaux arrivants. Ne restent que les plus graves des plus graves. Ceux qui vont avoir des séjours longs, et pour beaucoup, mourir. A lire aussiLe portrait : Damien Barraud, principe de réa «Cette spécialité est trop riche pour être racontée en peu de mots. Que dire ? Peut-être parler de certains aspects que nombreux ont découverts à cette occasion ? Logiquement, on commence par admettre le patient en réanimation. On nous a accusés de "trier". C’est le mot en vigueur, de "triage" in English. On vient en réanimation quand on a un ou plusieurs organes qui défaillent, et qu’il faut suppléer, le temps que le traitement fasse son œuvre. Et on vient en réanimation pour survivre. Pas pour mourir. La finalité de la réanimation est de rendre au patient, sur le long terme, une vie que lui juge digne d’être vécue. Et la réanimation est un marathon olympique. C’est une rude épreuve, dont on sort déplumé, rincé, essoré, et il ne faut pas l’infliger de manière indue à quelqu’un qui n’a à l’évidence pas les réserves pour l’affronter. Il ne faut pas réanimer à tout prix et coûte que coûte. Il faut trier. Trier n’est pas décider qui va vivre ou mourir. C’est un acte d’humanité, et certainement une des choses les plus difficiles à maîtriser du métier. C’est vrai en temps de paix, tous les jours, avec pour seul horizon le malade. Ça l’est d’autant plus en temps de guerre, avec le spectre du manque de moyens. En médecine de catastrophe, on alloue les moyens aux patients qui ont le plus de chance de survivre. Cette justice distributive ne me perturbe pas non plus. Je ne suis pas responsable des moyens qui sont mis à ma disposition. Je suis juste responsable de leur utilisation optimale. Manquons-nous de lits de réanimation en France ? Je ne pense pas. Cela n’a pas de sens de juger de l’adéquation entre offre et besoin à l’occasion d’une catastrophe centenaire. Cela n’a pas de sens de se comparer au voisin allemand, dont la pléthore de lits ne sert à rien. Cela n’a pas de sens de dire que cet hypothétique manque de lits de réanimation est la cause de tous les maux, dont de prétendues privations de liberté. Il faut des lits activables en cas de besoin. Et surtout du personnel formé. Cela ne se fait pas en six mois, quoi qu’en pensent les populistes, les physiologistes du sport, ou les ânes, entités parfois difficiles à distinguer. «Il y a eu plusieurs pandémies en une. Le virus, bien sûr, mais également une épidémie bien française d’ultracrépidarianisme – l’art de parler de ce qu’on ne connaît pas. Après avoir subi des millions d’épidémiologistes et de virologues, nous avons vu apparaître des millions de réanimateurs. On nous a accusés d’avoir fait des conneries, d’avoir intubé très tôt, trop tôt. Que la mortalité observée était liée à nos traitements. Oui, c’est vrai en partie. Cent pour cent de ce que l’on fait dans une réanimation a des effets indésirables. Nous ne sommes pas homéopathes. L’intubation, la ventilation mécanique, la sédation, l’adrénaline, la dialyse rénale, tout cela a des effets indésirables. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave si le rapport bénéfice-risque a été bien pesé. On accepte ces effets adverses. Et on les minimise, en appliquant cette technique dans les règles de l’art. Pour cela il faut du bon matériel, un peu, et de bons professionnels, beaucoup. Si vous appliquez ces techniques dans des endroits non prévus pour cela, avec du matériel non prévu pour cela, et des personnels non formés… malgré leur admirable dévouement, que croyez-vous qu’il va advenir ? «Oui ; il y a eu beaucoup de morts. Selon les endroits et la gravité des patients, 30 voire 40% de décès. 25 à 30%, c’est la mortalité du SDRA sévère. 40% ça doit être ce qu’il arrive quand on réanime des malades graves dans des conditions suboptimales. La mort ne me perturbe pas. Quand on est malade, c’est parfois grave, et quand c’est grave, parfois on meurt. C’est un processus naturel que l’on essaie de freiner, perturber, retarder. On ne peut guérir tout le monde. Nous sommes des soignants, pas le Petit Jésus ou tout autre druide barbichu. S’en rendre compte est vital. Pour ne pas disjoncter. On tente de guérir le malade. Et quand on ne peut pas, il faut savoir s’arrêter, jeter l’éponge de soins devenus futiles, ne pas sombrer dans l’acharnement, et accompagner la fin de vie. A good life, and a good death. Bien accompagner un patient et ses proches, assurer une bonne fin de vie est aussi important qu’aboutir à la guérison. La mort ne me perturbe pas, sauf si un des maillons de la chaîne de la guérison ou de la fin de vie a dysfonctionné. Là, la mort devient inacceptable et une souffrance. La mort par Covid n’est pas une belle mort. Pour plein de raisons. Certes, les malades n’ont pas souffert. On a accompagné la fin de vie comme il se doit, dignement, comme à l’accoutumée, dans le respect de la loi Leonetti-Claeys. Nous n’avons pas eu besoin de recourir au Rivotril pour cela, n’en déplaise à ceux qui nous ont accusé d’euthanasie. On n’y a pas eu recours car on n’a jamais manqué de rien, même si ce fut juste. Je ne sais toujours pas comment nos pharmaciens ont réussi cet exploit. Mais il y a ces corps, enfermés immédiatement dans des sacs étanches, sans toilette mortuaire, et envoyés sans délai au funérarium. Et le plus pesant probablement, il y a cette absence des familles, interdites de visite, au moins au début, et dont le deuil a dû être catastrophique. Les familles sont souvent le seul élément raccrochant à la vie. On les voit, on leur parle tous les jours. Là elles étaient absentes. Et cette rencontre singulière ne peut pas être remplacée par un coup de téléphone, auquel nous n’avions de toute façon pas le temps de répondre. Il n’y a plus beaucoup de vie dans une réanimation Covid. Cela a laissé des traces, des blessures psychologiques. Et aucun soignant de réanimation ne veut revivre cela. «Bien sûr, à côté de cela, les accusations de "faire du chiffre", par un vieux professeur n’ayant plus toutes ses facultés, sont dérisoires. Il paraîtrait que l’on code "Covid-19" de manière excessive et que l’on garde trop les patients. Pour gagner de l’argent, un magot caché probablement. Et pour participer à un mensonge d’état. Pour priver les gens de liberté. Non bien sûr. Sauf dans les cerveaux tordus, on code ce que l’on fait, quand on le fait. Ni plus ni moins. Parce que le patient est une fin en soi. Point. «Les crises passent les humains au révélateur. Et il y a eu du beau et du bon dans tout ce marasme. L’hôpital public (et le système de santé en général), dont la souffrance n’aura échappé à personne, a su rassembler ses forces, se lever, faire front. Nous avons vu des soignants de tous horizons épuisés, marqués physiquement par ces masques qui serrent trop, et la fatigue. Sans jamais reculer, soupirer, souffler, renoncer. Les biologistes. Les radiologues. Les ouvriers qui ont monté des cloisons à la vitesse de l’éclair. Les informaticiens, qui ont permis aux malades éveillés de communiquer par tablette avec leurs proches. Les administratifs. Tout le monde a apporté sa pierre et magnifiquement œuvré. Il y a eu de vrais héros. Mais pour moi tout cela n’atténuera pas le désastre ambiant. La médecine et la recherche éthiques et propres sont mortes et enterrées à l’occasion de cette crise sans précédent. Sur l’autel de la mégalomanie de quelques gourous à la tête de sectes mafieuses, dont la médiocrité scientifique n’a d’égal que la malhonnêteté intellectuelle. Les fleurs ont été déposées par les légions d’imbéciles des réseaux sociaux, parfois en service commandé. Les couronnes ont été déposées par des pantins de plateaux télé de chaînes d’info en continu irresponsables. Vol au-dessus d’un nid d’irresponsables. La malscience, comme toutes les fake news, tue. La malscience et les fake news précipitent les plus fragiles vers un abîme de détresse psychologique et la vague psychiatrique. La malscience et les fake news sont les mères de tous les relativismes, de tous les complotismes, de la perte de confiance dans les médecins et les chercheurs, au pire moment possible. Et cela, il faudra des années pour s’en remettre. Cette pandémie s’arrêtera un jour. Ça n’est ni la première ni la dernière. Elle s’éteindra dans un déluge de morts, médicaux et économiques, et comme d’habitude, les plus fragiles auront payé le plus lourd tribut. Il faudra alors sévèrement débriefer. Punir ceux qui doivent l’être, les escrocs, les renégats, quels que soient leur grade et leur fonction. Reconstruire pour que ces décès de patients, et ces sacrifices de soignants n’aient pas été inutiles. Je déteste le Covid.»
  30. 20 points
    Il y a eu un audit chez Dassault de la DGA pour déterminer quelle était la production minimum pour qu'elle soit "industrielle" par opposition à artisanale, et le résultat a été 11 par an. Pour illustrer ce que ça veut dire je peux raconter une petite anecdote: il s'agit de l'ATL2 qui avait forcément un rythme de production plutôt "artisanal" et cela a posé un problème pour le radome du radar. En effet il est en fibre de carbone et le procédé artisanal consistait à napper les différentes couche à la main. Les radomes produit étaient conformes aux spécifications mais tous différents. Or un radome ça dévie un peu les rayons radar et cette déviation était inférieure à l'écart autorisé mais différent d'un radome à l'autre. Or on compense par logiciel ces déviations après avoir caractérisé le radome, mais comme chaque radome était différent des autres il aurait fallu avoir un logiciel différent chaque fois qu'on changeait de radome. Trop compliqué en maintenance, on a automatisé le procédé, les radomes produits n'étaient pas meilleurs que ceux produit à la main mais ils avaient tous les mêmes défauts et donc le même logiciel de correction.
  31. 20 points
    Une petite anecdote personnelle qui a bien fait rigoler mon épouse ce midi ... Un agent de la métropole faisait du porte à porte dans mon quartier pour expliquer les nouvelles consignes de tri des déchets recyclables. Il sonne chez moi, j'ouvre, et là il remet son masque en place en s'exclamant "Je n'ai jamais été autant bâillonné de ma vie ! On nous impose cette saleté de masque, on nous prive de liberté ! Liberté, Egalité, Fraternité, c'est fini, ils nous ont pris la liberté !" Comme j'aime toujours porter la contradiction, je me suis fait l'avocat du diable : "Si le port du masque paraît être une privation de liberté, est-ce que ce ne serait pas en fait un geste de fraternité vis-à-vis des populations fragiles ? Parce que devant le virus, s'il se présente, on n'est pas tous égaux." Grand silence ... Il s'est repris, a débité son laïus sur les consignes de tri, m'a remis les papiers qu'il devait me remettre. Puis, avant de partir, il m'a dit : "Putain, je n'ai jamais été remis à ma place comme vous l'avez fait tout à l'heure. Et ce qui me fait le plus mal, c'est que maintenant je comprends ce que vous voulez dire, et que vous avez raison." J'ai biché !
  32. 20 points
    Je prends soudainement peur quant à la composition du fameux nuage de lait.
  33. 20 points
    Parce qu'il est trop bon. A la base, le Rafale devait pouvoir effectuer des passes canon air-air "semi-automatisée", un calculateur devant déclencher automatiquement le tir au moment opportun, voire infléchir légèrement la trajectoire de l'avion pour faciliter ces tirs. Cela devait pouvoir être fait même sur une rencontre en face à face avec une vitesse de rapprochement de plusieurs Mach. Bref, le gros machin bien ambitieux (sans être non plus révolutionnaire, ce genre de choses étant en développement depuis le F-15 au moins). Pour que ce soit réalisable et particulièrement létale, il fallait un canon ultra-précis, et c'est ce qui a été fait. Sauf que le système de visé automatique a été abandonné pour être remplacé par une conduite de tir air-air classique. Par contre cette précision était parfaite pour les frappes air-sol. Sauf que le développement de la conduite de tir air-sol avait aussi été annulé/retardé. Du coup on a dû lui intégrer une CDT en urgence pour les premiers déploiements. A cela se rajoute effectivement, comme l'a dit FATac, les problèmes de vibration (qui ont été résolus) mais encore le système d'éjection des douilles qui a été modifié pour pas que ces dernières percent les réservoirs pendulaires sous voilure. Bref, des problèmes de jeunesse qui ont été corrigés. Aujourd'hui, le canon fonctionne très bien. Mais il reste effectivement "trop précis", avec une trop faible dispersion. En gros, il demande un peu plus de maîtrise et de précision de pilotage que pour un Phalanx de 20mm. Par contre quand il touche, il fait très très mal, sans doute plus que n'importe quel autre canon embarqué dans un chasseur moderne.
  34. 20 points
    Les problèmes de matériels se déplacent le long de la chaîne et on les traite un à un avec retard plus ou moins important Comme on le sait nous n'étions pas prêts -pas assez de stocks -plus ou peu d'industriels sur le territoire -une Assistance Publique gérée (comme toute la FP d'ailleurs) selon des critères comptables ... Aujourd'hui masque et respirateurs çà semble tenir le choc même nos équipes douanières sont équipées de masques (celles par exemple qui mettent de la vaseline dans le conduit pour faciliter les imports stratégiques); aujourd'hui ce qui commence à devoir être envisagé ce sont les stocks de médocs de réa, les sédatifs ... On va trouver des solutions on va s'adapter à chaud dans la douleur mais on va s'adapter. C'est à çà qu'on reconnait aussi l'efficacité. En revanche moi ce que j'attends de nos dirigeants (pouvoir et opposition car nous sommes en démocratie et l'alternance n'est pas un vain mot) c'est qu'on se serve de cet épisode pour -réhabiliter le secteur public de la santé qui aujourd'hui fait des miracles avec des moyens qui sont devenus ce qu'ils sont -qu'on crée une agence centrale pandémie qui gère la chaîne "produits matériels" de bout en bout production stockage logistique utilisation ... -qu'on définisse des secteurs stratégiques dont l'outil de production soit relocalisé en France quitte à le soutenir à perte -qu'on finance des stocks de matériels dont on sait qu'on aura toujours besoin en période de crise sanitaire masques, respirateurs sédatifs plasma produits chimiques de base pour les labo .... -que la culture individuelle évolue Il faut un accord de TOUTE la classe politique là-dessus et qu'on s'y tienne sur le long terme çà aura au moins servi à çà
  35. 20 points
  36. 20 points
  37. 20 points
    Yep, trop bref résumé "du dernier tir Sol Air de l'armée française". Ne sont pas mentionnés les déboires de la chasse (bordel), donc de la PO (patrouille opérationnelle), la carence avérée du Crotale … C’est un jeune aspirant en poste au radar Centaure qui, en fin de chaine décisionnel, a donné l’ordre de tir au dispositif Hawk. Très tard. Tellement tard que le missile (en fait le deuxième, le premier n’est pas parti de l’affut), n’a pas eu le temps d’armer ses sécurités. Lors de l’impact, le missile rentre littéralement dans les ¾ arrières de l’empennage du TU 22, sans explosion. Il le coupe en deux tronçons. Ensuite seulement les explosions arrivent. Deux bombes au phosphore (sur les quatre en soute) de 1500 kg sont expulsées des flancs, dont l’une vient se planter dans la terre, toujours sans explosion. Résumons-donc la DA du moment ; - Une maitrise du ciel avec dispositif dédié, dont PO. - Une batterie hawk sur site - Une batterie Crotale sur site - Une ribambelle de flak en 20 mm un peu partout Trois intrusions presque à la queue leu-leu plein nord qui passent par le Niger, et détectés depuis très très très fort longtemps Encéphalogramme plat au registre de l’IFF Ordre de feu dans une bande d’environ 10 000 m, chaine de commandement EMA/Bercy/rue St do’ à l’arrache et ordre de feu ^par un aspi’ de permanence… On shoot tellement (trop) près que le missile ne s’arme pas A la disparition du plot radar du 1° Tupolev, les deux autres déguerpissent plein nord Moi je suis en train de faire le tour des génératrices du site Hawk, comme tous les matins vers 6h30. Normale, je suis le sous-Off responsable des groupes électrogènes. Mais ce matin-là je suis aux premières loges. J’ai l’immense avantage d’avoir un visuel plein pot sur la batterie Hawk. Lors de ma ronde, un peu avant 7h00, je me dis « tiens, un affut fait des essais en dynamique, bizarre, les collègues procèdent à de la maintenance si tôt ? »… Après dans l’ordre, Boum le départ du deuxième affut. Paf le Tupolev coupé en deux et re-paff les gerbes d’explosions et de feu. Re-paff aussi la sentinelle du 2°REP qui par peur saute de son mirador en bout du site radar. Re-re-paff fait la baffe que je donne à la sentinelle de l’entrée de notre site qui court partout en hurlant « on a tiré, on a tiré » et qui abandonne son poste. Pouet pouet fait le cœur d’un collègue qui est en train de faire son footing un peu plus loin et aperçoit au-dessus de son nez un pélot qui descend gentiment qq centaines de mètres devant lui, sans faire boum. Pouet pouet aussi le petit cœur des collègues du NEDEX qui vont fourailler la terre à 6m de profondeur qq heures après, histoire de neutraliser l’objet. Bien sûr je vulgarise, mais il n’empêche que ce fait d’arme n’a pas été communiqué, ou si peu. L’ADA, en charge du dispositif Epervier, n’a aucun intérêt à ébruiter que sa chasse et sa DA ont répondus aux abonnés absents. Pas de gloriole ni de médailles pour nous autres les biffins. Mais alors je vous laisse deviner le dimensionnement du dégagement de cohésion circonstanciel que nous avons effectué après la relève, le soir dans les bas-fonds de N’Djamena. Pour le reste, une batterie Sol air déployé en veille H24, c’est trois équipes de tirs au lieu d’une prévue et doté dans une batterie en métropole. C’est aussi une seconde batterie en spare et piraté dans le régiment d’origine de la batterie déployé. Et c’est 90% du personnel de la batterie qui possède la double spécialisation sur le système d’arme (exemple conduite de tir et montage, lancement et haute altitude etc…). Même l’armurier était opérateur radar basse altitude.
  38. 20 points
    L'Allemagne compte bien sur l'aide américaine en cas de besoin. Bon c'est vrai qu'ils étaient présents lors du débarquement en Normandie...
  39. 20 points
    Je n'ai pas fait un vrai bilan mais j'ai cherché à définir ce que serait un avion de cinquième génération en prenant exemple sur le F-35, puisqu'aucun organisme de normalisation n'a définit ce terme. Le résultat c'est qu'un chasseur de cinquième génération doit: être incroyablement cher Ne jamais atteindre une capacité opérationnelle être vraiment lent malgré le plus grand et le plus puissant réacteurs pour avion de combat de tous les temps avoir sa furtivité supposée annulée par l'exigence d'ouvrir ses portes de soutes régulièrement toutes les dix minutes pour les refroidir prendre feu fréquemment avoir une «fusion de capteurs» qui reproduit ou triplique les pistes au lieu de les fusionner être incapable de voler sous la pluie ne pas avoir de sécurité quand il est frappé par la foudre Avoir un merveilleux casque qui vous permet de voir à travers l'avion, mais un cockpit tellement à l'étroit que vous ne pouvez pas vraiment tourner la tête de toute façon Avoir des chocs et des vibrations qui pourraient rendre le pilote inconscient lors du décollage d'un porte-avions Avoir une merveilleuse capacité de décoller et d'atterrir verticalement à partir de surfaces spécialement préparées qui sont plus compliquées et coûteuses à construire et à réparer qu'une piste traditionnelle coûter environ trois fois son prix en rattrapage parce que vous devez l'envoyer à LockMart pour la mise à niveau du bloc 12-Z qui corrigera trois bogues critiques et en créera dix autres exiger un accès Internet rapide pour pouvoir téléphoner à la maison avant et après chaque mission, afin que LockMart sache ce que vous faites avec votre avion et puisse vous empêcher de les utiliser s'il désapprouve Permettre aux pirates informatiques de perturber vos opérations grâce à cette exigence Internet (hé, ce n'est pas comme si la Russie ou la Chine étaient célèbres pour leurs pirates informatiques, n'est-ce pas?) Essentiellement, être un éléphant blanc inutile, mais avec beaucoup de mots à la mode pour faire croire que c'est vraiment cool et branché et pas du tout un désastre industriel. http://indiandefence.com/threads/light-stealth-aircraft-lsa-concept-aircraft.55805/page-118#post-557878
  40. 19 points
    Alors je voudrais parler de cette histoire de 9000 h de vie opérationnelle pour le Rafale. On remarquera d'abord que cette augmentation ne concerne pas les avions "Marine" pour lesquels on ne sait pas comment évolue la durée de vie. Pour moi les renforts structuraux dont on parle pour F3R ne sont pas liés à F3R mais à cette augmentation de durée de vie opérationnelle. Bien sûr on a du lier les deux pour ne faire qu'un seul arrêt des Rafale modifiés. Ce qui explique l'ambiguïté. Et cette augmentation de durée explique que tout à coup on est capable de proposer des Rafale d'occasion à l'export. En effet les informations venant de nos propositions à la Finlande nous montre qu'en plus de cette augmentation, le Rafale est capable d'être utilisé à un rythme bien plus élevé que celui qui est en vigueur jusqu'à présent: 350 h sur un mois et 1000 h sur un an! Il est donc vraisemblable que la limite de 250 h par an ne soit uniquement que pour ménager le potentiel afin que la durée de vie soit 30 ans. Dans ces conditions on aurait pu consommer 300 h par an. Mais comme on ne le savait pas on a consommé 250 h par an! On a donc une "réserve" d'heures que l'on a économisé que je vais calculer de façon approximative. On a produit des avions opérationnels pour l'armée de l'air de 2006 à 2016 (1seul avion en 2017, je néglige) soit 10 ans, et on a eu 106 avions pour l'armée de l'air (et de l'espace). Pendant ce temps on a volé 10*106 * 250/2 = 132500 h auxquelles il faut rajouter les quatre dernières années soit 4*106*250= 106000 h soit 238500 h en tout (à la fin de l'année). On a économisé le 1/5 de cette quantité soit 47500 h. Cette réserve nous permet d'assurer la transition pour faire des prélèvements pour l'export. Cette transition se ferait en 10 ans : 4 ans pour la productions des nouveaux avions pendant lesquels les avions restant doivent consommer plus que leur potentiel normal annuel. 2 ans neutres où ce sont les avions neufs qui assurent le supplément d'heures qui compensent les prélèvements et 4 ans où les avions neufs remboursent les heures qui ont été perdues ce qui permet aux avions ancien de consommer moins que leur potentiel normal annuel. Il va rester à l'armée de l'air 106 - 24 = 82 Avions qui devront assurer 106 *250 = 26500h soit 323 h par avion. C'est à peine plus que les 300 h qui sont maintenant la norme! et comme on a une réserve de 47500 h on pourrait en rester là, c'est à dire ne pas compenser cette sur consommation temporaire et on aurait encore une réserve de 40 000 h. Par contre on utiliserait les nouveaux avions pour graduellement faire revenir la consommation des anciens en dessous de 300. Avec la vente à la Grèce on va perdre 7000*12 = 84000 h et avec la vente à la Croatie on va perdre 4500 *12 = 54000 h il nous faut donc racheter 15 avions à 9000 h de potentiel, mais j'espère qu'on en rachètera 24 ne serait-ce que pour assurer la charge chez Dassault. Tout cela veut certainement dire qu'on va pouvoir maintenir la qualification de tous nos pilotes malgré les contraintes imposées par les OPEX.
  41. 19 points
    Franchement, parler de folie liberticide en parlant de devoir porter un masque... Je n’ai pas assez d’images de facepalm pour exprimer à quel point l’emploi de termes aussi forts pour un sujet qui n’a rien à voir avec de la « folie » et dont le côté « liberticide » peut se discuter largement me semble complètement hors de propos. Nous avons la chance de vivre dans des pays où la liberté est justement totale, y compris celle de pouvoir l’ouvrir à tort et à travers et quasiment à temps complet. Nous sommes des générations de gâtés pourris à qui il n’est strictement rien arrivé ces 75 dernières années, du coup la moindre micro-contrariété où le bon sens devrait prévaloir se voit affublée de termes qui mériteraient des distributions en chaîne de baffes de la part de ceux ayant vraiment vécu sous des régimes liberticides. Mais bon, c’est ainsi. Il faut relire 300 ans d’histoire des épidémies de peste à Venise (450 ans si l’on remonte à celle de 1348, la première) pour voir combien les hommes sont généralement incapables de lever les yeux de leur nombril, et combien le « contrôle civique » et la prise de conscience des peuples a permis de limiter largement les conséquences de celle-ci, en inventant notamment les lazzarets ainsi que la quarantaine., entre autres règles particulièrement contraignantes. Mais il ne faut jamais apprendre de l’histoire, ce ne serait pas drôle, sinon. Autant répéter les mêmes erreurs, et surtout les mêmes âneries.
  42. 19 points
    - Un tiers du forum serait mort de honte. - Un autre tiers exulterait, se tapant sur la poitrine comme des gorilles en rûtes. - Un dernier tiers, ayant à cœur les deux système d'armes, alternant entre fierté et honte, écrasés psychologiquement par cette contradiction irréconciliable, se suiciderait en masse. Voilà !
  43. 19 points
    Ma réaction est motivée par plusieurs évidences qui vont bien au-delà de l'article pointé par Rochambeau _ Rochambeau d'ailleurs que je regrette d'avoir froissé 1-des erreurs ont été commises pour des raisons multiples et étalées dans le temps, sous-estimation des risques, gestion purement comptable de questions qui dépassent largement les simples critères d'ordre financiers, conflits d'intérêts, inculture crasse ... - ces erreurs ont vu leurs effets se cumuler dont acte 2-la formidable focalisation sur des sujets somme toute secondaires exemple les masques les masques ... pardonnez l'analogie mais cette focalisation me fait penser aux débats sur nos frégates. La première chose qu'on regarde sur ces bâtiments et le premier sujet de débat c'est l'absence de 127 mm ... la belle blague, en débattant là dessus on passe à côté de 90 % des capacités de ces engins ... Là ce sont les masques ... Au risque de me répéter on se focalise sur le facile et le médiatiquement "buzzable" ou "bankable" le reste semble bien trop difficile à comprendre, comment prépare-t-on les campagnes de tests, l'organisation des soins, les stratégies d'approvisionnement ... "on a pas assez de masques, le gouvernement a menti en disant qu'il n'y en avait pas besoin" ... Oui le gvt a menti en disant que ce n'était pas nécessaire. Mais si la vérité avait été exposée crûment c'était la guerre déjà que des centaines de milliers de masques ont été volés dans les premiers jours ... je vous laisse imaginer le scenario. Dès la première semaine de confinement nos services saisissaient des FFP 2 dans des épiceries ou des pharmacies qui les possédaient sans aucun justificatif de détention (factures ou bons de livraison), des gens se promenaient avec des masque sous le menton en les tripotant toutes les 5 min. alors que des personnels soignants n'en avaient pas ... Dire que c'était utile, vous vouliez quoi Mad Max ? Alors qu'on sait très bien que les FFP 1 ne sont vraiment utiles que si tout le monde en porte puisque tout le monde est sensé être à risque. Qu'on commence déjà par bien les porter ces put... de masque on discutera après 3-Les tests "mais pourquoi on teste pas tout le monde", penchez vous un peu sur les procédures à respecter et les moyens à mettre en oeuvre et vous verrez que ce n'est pas si évident que çà de "tester tout le monde" 4-le bashing systématique des capacités développées par les acteurs publics et privés ... et le silence sur ce qui se fait effectivement. Alors oui je le dis j'en ai plein le cul de lire ou d'entendre que la France est un pays du tiers monde gouverné par des incapables et des menteurs qui n'ont rien vu venir et qui gèrent le problème n'importe comment. J'en ai plus que marre de cette dictature de l'instant et du tweet du sondage ou du scoop où une majorité pense avec son cul à défaut d'utiliser sa cervelle ... où on se regarde le nombril en se disant qu'on est gouvernés par des incapables. On est obligés de faire avec ce qu'on a, pleurnicher se lamenter ou critiquer les actions passées ne sert absolument à rien. J'ai écouté le document de Plenel sur les masques, il ne dit absolument rien qu'on ne connaisse déjà. Il y a un temps pour tout; aujourd'hui le but est de trouver les axes de progression (je ne parle même pas de solutions) les moins mauvais possible; critiquer l'action des pouvoirs publics ne peut se faire que si on a des contre propositions valables à offrir sinon on ferme sa gueule ... Les dettes si dettes il y a se paieront parce que dans ce pays "merdique" qu'est la France il y a encore des élections et c'est jusqu'à preuve du contraire le meilleur moyen qu'on ai trouvé de remercier ceux qui ont éventuellement fauté. Allez dire çà aux Chinois. J'aimerais je paierais cher pour voir à l’œuvre aujourd'hui les donneurs de leçons qui se répandent ici ou là. Ceux-là même qui sont parfois les premiers à critiquer les dépenses publiques. J'aimerais les voir à devoir gérer de front l'économie, un chômage en hausse de 7%, des perspectives de faillites en cascade, les peurs des gens, les merdes qui tombent sur la tête de millions de personnes dont les ressources chutent sans perspective de reprise à court terme, l'incertitude de l'après 11 mai, l'incertitude de la 2e vague etc etc etc ... Taire maintenant oui parce que ce n'est par le moment de braire, mais celui de réfléchir et de serrer les dents, celui d'avancer chacun à son niveau en essayant de penser à autre chose que son cul. Oublier non mais là encore peut-être que ceux qui gueulent aujourd'hui le font parce qu'ils seront incapables de se souvenir dans quelques temps. Se souvenir çà demande aussi un certain mode de réflexion et d'agencement de la pensée. Moi j'appréhende l'après 11 mai, comment allons nous gérer la reprise de l'activité comment allons nous nous comporter individus et institutions face à un déconfinement qui ne pourra pas être uniforme
  44. 19 points
    Vous savez quelle est la différence entre un troll bas de gamme et moi ? Moi, je fais le pas supplémentaire : EDIT : un poil amélioré. Attention les éleveurs de chèvres, l'Armée de l'Air arrive !
  45. 19 points
    Lanceur Sylver Alors, A50 c'est pour Aster 15 et 30, sans modification d'aucune sorte. Les deux enquillent dedans sans problème, au choix du client. A noter que les VL-MICA n'entrent pas dans les lanceurs A43 ou A50. Il leur faut leur propre VLS, le A35, où on peut mettre indifféremment du MICA-IR ou MICA-EM (MBDA préconise 25% IR - 75% EM, mais la plupart des clients optent pour du 50/50). Les MICA-NG devraient rentrer dans les lanceurs actuels. Par contre, information TRÉÉÉÉÉS intéressante ! Le MICA-VL actuel est donné pour une portée de 25km réelle (contre un ESSM de 40km de portée très théorique et exagérée, apparemment). Mais le MICA-NG est donné pour une portée en VL de... 40km réel ! Alors bon, mettons qu'il y ait exagération et que ce ne soit que 35km de portée en VL, ça nous donne quand même une impressionnante marge de performance pour la version aéroportée ! Il faudra en reparler dans le topic idoine. A noter également que les A70 actuels ne sont compatibles que MDCN (il s'agirait, notamment, d'un manque de concertation entre DCNS, la MN et MBDA. La demande portait sur du MDCN, ils ont fait du MDCN. Mais MBDA aurait très bien pu développer un MDCN avec un empennage cruciforme (plutôt que triple) si on lui avait mis comme contrainte de rentrer dans un A70 conçu au standard A43/50). Un nouveau A70 "universel" (toujours pas pour MICA-VL ceci dit) a été défriché par Naval Group, et pourrait être intégré à la fois aux FREMM et aux FTI (qui, d'ailleurs, peuvent embarquer 16 A70 classiques si un client le demande), mais il faudrait pour cela une commande et Paris ne semble pas pressé sur cette question. Quant aux Aster 15 et 30 eux-même, les opérateurs semblent très confiants dans leur système, misant sur un missile par cible à détruire (et j'imagine que c'est aussi là tout l'intérêt du Aster 15 : dégommer les rares qui auront résisté au Aster 30). On m'a dit, texto, que 32 Aster offraient la même puissance défensive que 60 à 80 SM-2/3/6, voire même meilleure face à certaines cibles très rapides et très manoeuvrables. FREMM et FREDA Actuellement, les FREMM disposent de 16 A70 pour MDCN et 16 A43 pour Aster 15 uniquement. Les deux dernières FREMM-ASM (Bretagne et Normandie) seront dotées de 16 A70 et 16 A50, afin de pouvoir embarquer 16 MDCN et 16 Aster 15 ou Aster 30 indifféremment. A noter qu'il s'agit surtout d'une mesure conservatoire. Ça ne veut pas dire que les navires embarqueront forcément des Aster 30, mais simplement qu'ils pourront le faire à l'avenir. Leur système d'arme actuel ne leur permettra pas, cependant, d'en exploiter les pleines capacités. L'idée est surtout de disposer de capacités AA accrues minimales avec le retrait des dernières FAA d'ancienne génération, en attendant que les FREDA soient pleinement opérationnelles. Contrairement aux FREDA, la Normandie et la Bretagne ne disposeront pas de la console supplémentaire au CO dédiée à la détection lointaine. Elles ne sont pas non plus livrées avec la mise à jour du système de combat permettant la pleine exploitation des Aster 30 (nonobstant la puissance moindre de l'Herakles), même si rien n'empêche techniquement d'y songer pour plus tard. A terme, un nouveau système CEC d'engagement collaboratif a été commandé par la MN. Les FTI seront les premiers navires livrés nativement avec, mais il est possible que d'autres le reçoive en rétrofit d'ici là. On pense notamment aux FREDA et aux FREMM les plus récentes. Contrairement au partage de pistes L16 qui se fait déjà (et permettrait de tirer des Aster 30 de la Normandie depuis une cible détectée par le Forbin, par exemple), le nouveau CEC permettra le partage de données brutes et complètes, en temps réel, plutôt que des pistes déjà traitées. L'idée est d'offrir une plus grande réactivité et une redondance accrue face aux cibles hypersoniques (un radar tournant comme l'Herakles n'ayant pas un taux de rafraîchissement suffisant), et de fournir une situation tactique complète de très grande dimension à tous les navires interconnectés. Les deux dernières FREMM et les FREDA recevront aussi des améliorations de leurs consoles ASM, le traitement des obsolescences des calculateurs offrant une réserve de puissance pour de nouvelles fonctionnalités faisant l'objet de PEA (dont je n'ai pas réussi à avoir le détail). Les FREDA conserveront finalement TOUTES les capacités ASM des FREMM-ASM, ce qui en fera les deux premiers vrais destroyers multirôle de la Marine Nationale! D'ailleurs, les capacités ASM sont en soit assez exceptionnelles. Il semblerait que la portée du sonar actif, la qualité des leurres et la discrétion acoustique de la plate-forme permette réellement d'exploiter des pistes sonar actives hors de portée de riposte du sous-marin chassé. Ça permet des traques rapides, à longue distance, sur lesquelles diriger rapidement l'hélicoptère (de quoi regretter encore plus l'absence de missiles porte-torpilles ou d'un second hélicoptère). En gros, ce serait l'avenir de la lutte ASM, l'amélioration des torpilles anti-navire rendant tout exercice de traque en close combat relativement suicidaire. (en matière de lutte ASM, Thales dévoile aussi une nouvelle bouée acoustique active/passive, le SonoFlash, que Xav présente bien sur Navy Recognition). MLU FREMM et Horizon et radar SeaFire J'ai essayé d'obtenir des infos sur le MLU des FREMM et Horizon, mais ça a l'air encore très obscure, notamment pour les FREMM. Les Horizon pourraient bien recevoir un Sea Fire 500 en version boostée avec plus de modules (pour une portée de 500km vs environ 350km pour les FTI, sur cible type chasseur). Le SeaFire des FTI aura 8x12 modules AESA par face. La version boostée pour Horizon pourrait avoir 40% de modules en plus. L'avantage des 4 faces fixes c'est qu'il n'y a pas de vitesse de rafraichissement. Les pistes sont suivies en permanence, et les tests montreraient d'exceptionnelles performances en lutte anti-missile seaskimming. Pour un vrai usage ABM, il faudra cependant plutôt compter sur la version boostée pour le MLU des Horizon. Le radar est sensé fonctionner sans maintenance lourde à la mer, conservant ses capacités nominales même avec 15/20% de modules en panne. Cependant la conception modulaire permet une maintenance aisée, y compris en mer, si un client le souhaite. A noter que Thales bosse également sur des fonctionnalités conduite de tir radar pour le SeaFire, sans doute en n'y dédiant qu'une partie des modules de chaque phase. Cela permettrait d'assurer la CDT missile et canon à 360° sans réelle limitation du nombre de cibles "peintes". Si le SeaFire a été conçu avec les Aster en tête, il reste théoriquement compatible ESSM, MICA-VL, etc. Mais je pense que ce serait surtout très intéressant pour la CDT des 76mm des Horizon. J'ai demandé ce qui pouvait être envisagé pour le MLU des FREMM, mais on a botté en touche. Apparemment la question ne se pose pas actuellement. Sur le plan technique, et selon le calendrier envisagé pour les premières MLU, je verrais plusieurs options: -Tout passer au standard FREDA ou presque: nouvelles consoles, nouvelle suite de traitement pour Herakles, lanceurs A50 pour tout le monde (et A70 polyvalents) -Si on fait un vrai MLU, l'intégration d'un SeaFire format FTI pourrait être envisagé, mais demanderait un gros travail sur toutes les infrastructures. -L'intégration d'un SeaFire tournant (envisagée pour les navires type corvette, frégates légères ou disposant de peu de puissance) pourrait être possible. On gagnerait en portée, en précision de tir, en conservant une grande partie des systèmes de l'Herakles (intégration, énergie, etc.), mais sans gagner réellement en fonctionnalités. FTI, mon nouvel ami ? Si j'étais initialement très circonspect vis-à-vis de la FTI, je commence à en voir l'intérêt. Le radar SeaFire est un vrai game changer pour les forces françaises, avec un degré de précision et de permanence opérationnelle jamais atteint. Face aux menaces modernes type missiles supersonique, c'est effectivement une belle bête. Et si on l'envisage au sein d'une force interconnectée par des systèmes de combat coopératif, ça devient un excellent piquet radar capable de fournir des solutions de tir pour tous les ASTER d'une flotte, tout en remplissant très bien la mission ASM. En gros, comme navire expéditionnaire, comme escorte pour un groupe amphibie ou pour protéger les abords métropolitains, c'est sans doute plus que suffisant. Comparativement à la FREMM, le concept Belharra n'a pas grand chose à envier: capacité missile équivalente, meilleur suite radar, capacités ASM à peine inférieures pour bon nombre d'usage, capacité native à exploiter un système de drone en plus d'un hélicoptère, meilleure gestion des commandos, excellentes capacités ESM, très bonne discrétion et une excellente évolutivité de la plateforme. Naval Group a déjà montré la capacité de rajouter une tranche centrale sur le navire pour augmenter le stockage cargo, l'autonomie du navire, et surtout les volumes dédiés aux FS et aux drones (aériens mais surtout UUV et USV, le module supplémentaire étant relié à la drome). Mais j'ai eu la confirmation que cette tranche supplémentaire pouvait servir à accueillir sur le pont supérieur de nouveaux emplacements pour doubler l'emport en missiles mer-mer ou pour y ajouter des lanceurs MICA-VL, en complément alors d'un chargement d'Aster sur la plage avant. Après, il y a encore des trucs qui me gonflent très sérieusement. Je passe sur le choix de n'opter que pour 16 missiles et pour la variante la plus compacte du navire. Ça se justifie opérationnellement par le besoin de plus de confort pour l'équipage et par la nécessité de rester sous une certaine taille afin de pouvoir être accueilli par le plus grand nombre de quais civils et militaires (l'espace modulaire du navire doit notamment pouvoir servir pour la gestion de crise humanitaire). Même si, personnellement, je reste persuadé qu'une tranche supplémentaire, même vide pour le moment, offrirait pour un prix modique une capacité d'évolution qui va s'avérer vitale dans moins de 20 ans pour gérer les crises qui nous pendent sur le coin de la gueule, mais bon). Non, ce qui me gave, c'est qu'on a eu confirmation que, pour l'instant, la configuration ne prévoit NI brouilleurs (toujours FFBNW) NI lance-leurres anti-missiles... Seuls les leurres acoustiques sont, pour le moment, actés. Donc moi je veux bien qu'on se passe de CIWS-like en nous bourrant le mou depuis 20ans comme quoi le brouillage et le leurrage c'est bien plus pertinent face à une menace crédible, notamment supersonique (ce qui est vrai, je le pense). Mais alors comment justifier ça, si ce n'est parce que la Marine préfère se payer les nouveaux gadgets high-tech qu'elle ne connait pas plutôt que d'assurer le vital existant? Il faudrait vraiment que les mentalités évoluent et qu'on arrête de fonctionner comme à l'époque où on alignait 20 navires de premier rang et 30 de second rang. A l'époque, on pouvait justifier de "tester" de nouvelles technologies sur une petite série de 5 navires, quitte à ce que ce soit au détriment de système déjà connus, mâtures, et largement déployés par ailleurs. Aujourd'hui, c'est juste franchement débile !! Et il suffit de voir les frictions entre industriels et marins à ce sujet pour comprendre que c'est véritablement un problème culturel, autant que financier. Sur le papier, le SeaFire pourra faire du brouillage, mais en bande S uniquement, ce qui réduit l'intérêt face à du sea skimming. Ah oui, dans le même ordre! Comme sur la FREMM, la FTI n'aura qu'une soute MU90 pour desservir le hangar avia et, théoriquement, les tubes lance-torpille de flanc. Par contre, ça demande de s'équiper de chariots dédiés pour le transport et le rechargement des torpilles. Et vu la tronche qu'on m'a fait chez Naval Group, il semble que la MN n'ai pas jugé bon de s'en équiper pour la FTI, qui se contentera des 4 torpilles chargées dans ses tubes + de son hélico. De manière générale, je ne compte plus les "il y a plus de torpilles dans une FTI que tout ce qui a été tiré en opération depuis les Malouines", ou "il y a plus de missiles Aster dans une FREMM que tout ce qui a été tiré depuis leur invention". C'est systématiquement bourré de bon sens, factuellement vrai, et prononcé par des gens (adorables et très compétents, par ailleurs) qui ne seront plus de ce monde quand les FTI atteindront la fin de leur carrière, voire leur MLU. Croire, en 2018, que le monde continuera sur la pente de l'après-Guerre Froide avec tout ce que Poutine, Xi et Trump se calent sous la dent, avec les premiers effets de l'effondrement climatique qui se font sentir (bientôt suivi par des réactions en chaîne sur les marchés financiers et les tissus sociaux), avec toutes les tensions qui montent de manière fulgurantes partout sur le globe.... C'est faire preuve d'un aveuglement d'autant plus dommageable que les systèmes d'arme qu'on achète aujourd'hui vont devoir nous tenir 50 ans au minium, et seront sans doute les derniers à être aussi performants et qualitatifs. EDIT: Ah oui, chose curieuse ! J'ai entendu parler à la fois de 3 LaFayette modernisées sur les 5, mais aussi de l'installation de sonar pour les 5 navires de la classe, ou au moins 4. En gros, le Surcouf garderait le BlueWatcher, et le reste ce serait du KingKlip Mk2. C'est ce qui m'a été dit, mais il semblait y avoir un peu de confusion. D'autant plus que la Surcouf, comme la Lafayette, ne devait pas être concernée, initiallement, par le rétrofit. Au final je ne serais pas surpris que les deux premières FLF soient équipées de BlueWatcher, si le système fait ses preuves, et que les trois autres disposent d'une suite plus complète, avec le KingKlip notamment. D'ailleurs, j'ai aussi posé la question des hélicoptères. Les Panther et Dauphin actuellement embarqués par les FLF devraient être remplacés par des HIL capables de recevoir le missile ANL. Mais une version ASM est étudiée par Airbus. A mon avis le timing sera trop serré pour les FLF rénovées, mais la possibilité existe.
  46. 19 points
    http://foreignpolicy.com/2018/03/21/nobody-knows-anything-about-china/ Tradoche rapide En tant qu'étranger en Chine, vous vous habituez à entendre les autochtones vous rétorquez que "vous ne connaissez rien à la Chine". C'est souvent une réaction réflexe à un problème moderne, ou en défense de l'un des nombreux mythes que les enfants de la Chne continentale apprennent comme étant des faits indisputable sur le monde. Mais c'est vrai. Nous ne connaissons rien à la Chine. Et les Chinois non plus ; pas même leur gouvernement. Nous ne connaissons pas la Chine parce que, de manières qui ne sont souvent pas reconnues, presque toutes les informations publiées par ou à propos du pays est non-fiable, partielle, ou déformée. La taille immense du pays, combinée avec un régime de censure toujours croissante et une paranoïa omniprésente concernant le partage d'information, handicape lourdement notre capacité à connaître la Chine. Les chiffres officiels sont lissés à maintes reprises à la fois pour des raisons de propagande et pour des ambitions carriéristes. Cela concerne autant les Chinois que les étrangers ; il peut être plus facile pour des citoyens chinois d'accéder à une information, mais chercher cette information peut avoir un coût plus élevé. Par exemple, nous ne connaissons pas les véritables nombres pour la croissance du PIB. La croissance du PIB sert depuis longtemps à juger les carrières des hauts-fonctionnaires. Le résultat est que les valeurs concernées sont déformées à chaque niveau, car les personnes qui les rapportent sont les même que celles qui ont à profiter d'une valeur forte. Si vous additionnez les PIB fournis par les provinces, la somme est 10% supérieure à la valeur fournie en dernier lieu par le gouvernement national , valeur elle-même ajustée pour atteindre des objectifs politiques. Les gouvernements de provinces ont de plus en plus avoué avoir recourt à ça ces dernières années, mais la pratique dure depuis des décennies. Nous ne connaissons pas l'étendu des prêts risqués, dissimulés de manière routinière par les banques. Nous ne connaissons pas la composition des avoirs financiers chinois. Parfois nous n'apprenons pas qu'il y a une reprise parce que la dissimulation préalable des mauvaises nouvelles la rend invisible. Nous ne connaissons pas le coefficient Gini de la Chine. Mais les données économiques sont peut-être, ironiquement, plus fiables que les autres parce qu'on se méfie beaucoup plus de leur manque de fiabilité. Le Bureau National de Statistiques chinois s'est lui-même souvent plaint de rapports truqués et essaie désormais d'obtenir les données des provinces sans passer par des intermédiaires. Il y a eu des opérations de nettoyage et des tentative de correction des erreurs, toutefois la dérive idéologique et paranoïaque du Parti peut fait faire obstacle à ces efforts. Mais ce que nous ne connaissons pas s'étend bien au delà de l'économie. Prenez n'importe quel secteur en Chine et vous trouverez des informations publiques déformées ou passées sous silence ; allez voir les autorités compétentes et elles admettrons souvent les pratiques les plus choquantes en privé. Nous ne connaissons pas la véritable taille de la population Chinoise à cause de la reluctance à inscrire à l'état civil des seconds enfants non-approuvés, ou pour le bureau de planification familiale à annoncer qu'ils ont échoué à contrôler les naissances. Nous ne savons pas où ces gens se trouvent, les cantons ruraux ayant intérêt à déclarer une population supérieure pour recevoir plus de subventions des échelons supérieurs du gouvernement, tandis que les districts urbains déclarent des chiffres plus bas pour rester sous les objectifs de contrôle de la population. La population officielle de Pékin est 21,7 millions, elle pourrait être en fait de 30 à 35 millions. Des dizaines, voire des centaines, de millions de migrants sont officiellement à la campagne mais réellement dans les villes. (Peut-être. Nous ne connaissons pas l'étendue des récentes expulsions hivernales des pauvres des métropoles.) Nous ne savons pas si ces gens respirent de l'air pur et boivent de l'eau potable parce que les données environnementales sont pleines de trous. Nous ne connaissons rien à la politique de haut niveau en Chine. Au mieux, nous pouvons faires, comme moi, des hypothèses éclairées. Nous ne connaissons pas comment fonctionnent les politiques internes du Zhongnanhai, l'équivalent chinois du Kremlin. Les politiciens chinois n'écrivent pas leurs mémoires pleines de révélations ; les journalistes chinois ne peuvent pas écrire des ouvrages comme Le Feu et la Fureur, What it Takes, ou même Game Change. Nous ne savons pas si Xi Jinping cherche véritablement la prospérité et la puissance de la Chine, ou bien seulement la sienne. Nous ne savons pas si les hauts fonctionnaires ciblés dans les campagnes "anti-corruption" étaient réellement plus corrompus, lascifs, ou déloyaux que la moyenne ; ou s'ils étaient tout simplement des adversaires politique de Xi. Nous ne connaissons pas l'étendue du factionnalisme au sein du Parti Communiste Chinois, quoique nous savons combien de fois son existence est condamnée... par Xi et sa faction. Nous ne savons même pas si les hauts-fonctionnaires qui chantent les louanges de Xi croient réellement ce qu'ils disent, ou si plus simplement ils sont motivées par la peur ou l'arrivisme. Nous ne savons pas ce que les gens pensent. Nous ne savons pas si les personnes interviewées soutiennent vraiment leur gouvernement ou bien fournissent des réponses prudentes aux questions posées par un étranger dans un pays répressif. Nous ne savons pas pourquoi les Chinois disent aux instituts de sondages qu'ils font plus confiance aux autres que dans n'importe quel autre pays du monde, alors qu'en pratique la paranoïa au sujet des intentions des autres est si répandue que les personnes âgées ne reçoivent pas d'assistance dans les rues de peur que ce soit des escrocs, et que des enfants comme la petite Wang Yue sont abandonnés à leur sort quand une voiture les renverse. Nous ne connaissons pas le véritable budget de la défense. Nous ne connaissons les conditions de vie quotidienne dans l'armée chinoise car les restrictions placés sur la couverture des actualités militaires et sur la parole des soldats sont encore plus strictes que pour les civils. Nous ne connaissons pas la qualité réelle des écoles chinoises parce que les statistiques qui circulent, fournies par le PISA, et qui placent la Chine au premier rang mondial, furent prisent à une étude portant sur un petit groupe de grandes écoles à Shanghai. Dès que l'étude fut étendue à Pékin et des provinces riches, les résultats chutèrent brusquement. (La complaisance de PISA à accepter un échantillon aussi peu représentatif est typique de la naïveté et de la docilité de nombreuses ONGs étrangères, tout particulièrement dans l'éducation, dès qu'il s'agit de la Chine; j'ai vu de nombreux éducateurs se laisser berner par un Potemkinisme évident, allant jusqu'à croire que le Beijing No. 4 High School (un établissement prestigieux, comparable à Eton College) était un "lycée publique typique de la Chine".) Nous ne connaissons pas l'étendue de l'effondrement de l'éducation rurale. Nous ne connaissons pas les véritables statistiques d'alphabétisation, entre autre parce que la façon de la mesurer diffère entre les villes et les campagnes (une astuce fréquente pour de nombreux indicateurs). Nous ne connaissons pas les véritables statistiques criminelles, tout particulièrement dans les villes, qui pourraient ne représentait de 2,5% du total réel. Nous ne connaissons pas le bilan des victimes de l'insurrection Ouïghour dans le Xinjiang, où les hauts-fonctionnaires locaux, d'après les dires d'un expert gouvernemental sur le terrorisme, "tordent les chiffres autant que durant le Grand Bon en Avant"; et nous ne savons pas non plus combien de gens sont actuellement détenus dans des "camps de rééducation". (Au passage, nous ne savons pas combien de personnes périrent dans le Grand Bon en Avant, entassés dans des tranchées dans les villages ou abandonnés dans les prairies désertées : les 16,5 millions jadis officiellement reconnus, ou les 45 millions estimés par certains historiens.) Et nous ne savons pas ce que nous ne savons pas. Ce sont les inconnues connues, mais les inconnues inconnues sont tout aussi angoissantes. Les plus grands scoops, ceux qui vont secouer ou transformer la Chine et le monde, échappent peut-être en ce moment même à notre sagacité. Les reporters étrangers sont restreint à quelques cités, surtout Pékin, Shanghai, et Shenzhen ; ils sont suivis et harcelés quand ils voyagent ailleurs dans le pays et trouvent tout particulièrement difficile d'atteindre la campagne. (D'après les chiffres officiels de la population, Pékin et Shanghai, souvent décris comme la normale de la nouvelle Chine, abritent moins de 4 pourcent des habitants du pays.) La situation pour les journalistes chinois est encore pire ; une capacité très limitée à mener du journalisme d'investigation dans les années 2000 a été presque anéantie par des autorités déterminées à ce qu'il n'y ait aucune forme de supervision en dehors du Parti. La peur prend les gens à la gorge ; ceux qui donnaient des noms s'expriment maintenant de manière anonymes, là où beaucoup d'autres ne parlent pas du tout. Nos sources d'informations, qui n'ont jamais été plus qu'un ruisselet ténu, se sont asséchées presque totalement sous un régime de censure de plus en plus serrée. La plateforme de média social Weibo fut jadis une fenêtre sur les doléances et les scandales des provinces, elle est maintenant massivement censurée. Des groupes de discussions privés sur WeChat, un service de messagerie à la croissance fulgurante, l'a remplacée ; mais l'année dernière ils furent à leur tour soumis à la censure de masse. Tout cela rend d'autant plus impressionnant le travail de ceux qui arrivent à extraire des données économiques ou politiques crédibles, comme le maître chercheur Adrian Zenz. Et tandis que le gouvernement ferme toute source d'information échappant à son contrôle, nous ne pouvons que nous demander ce qu'il connait lui-même. Les hauts-fonctionnaires locaux ont toujours demandé d'énormes quantités de données ; il n'est pas inhabituel de recevoir des demandes telles que "faites la liste de quiconque assiste à des cérémonies religieuses dans votre district, et où". Mais le système a toujours déformé l'information qu'il envoie, même en interne, et peut-être plus encore maintenant que Xi a établi une dictature absolue. Li Keqiang, le Premier Ministre chinois (de plus en plus insignifiant, d'après nous) s'était plaint à des diplomates américains en 2017 de son incapacité à obtenir des informations économiques de base sur la province dont il était alors le dirigeant, et de son besoin d'envoyer des amis et des collègues dans des voyages de renseignement discrets. La solution du gouvernement est de mettre de plus en plus sa foi dans le "big data", croyant qu'en passant outre les fonctionnaires de plus bas niveau il est possible d'obtenir les informations directement à leur source. D'immenses quantités d'argent sont investies dans le "big data", y compris des efforts de police prédictive et la surveillance à grande échelle des dissidents. Le gouvernement exige des firmes chinoises, et des firmes étrangères présentes en Chine, qu'elles conservent et fournissent des données à grande échelle. Mais "big data" est aussi enclin aux distortions systématiques, à la confiance déplacée, et à la plus ancienne règle informatique : si on rentre n'importe quoi, on obtient n'importe quoi. Comme l'économiste Josia Stamp le rappelait d'une autre puissance essayant de contrôler un immense territoire pas des moyens oppressifs, "le Gouvernement des Indes Britanniques est très friand de statistiques. Il les collecte, les additionne, les élève à la nième puissance, en prend la racine cubique, et prépare de merveilleux diagrammes. Mais il ne faut jamais oublier que chacun de ces chiffre vient en premier lieu du chowty dar, le veilleur du village, qui écrit ce qu'il veut." Est-ce que la technologie va permettre, aujourd'hui, au gouvernement chinois de faire mieux ? Nous ne le savons pas.
  47. 19 points
    Bonjour a tous , me revoilà. Je pense que vous avez du remarqué mon absence en terme de plosrte et messsages , alors que depuis 3 moiss j'avais ete tres actif . J'ai eu un accidents du travaille qui a tochee ma colonne vertébrale , entre les homoplates haut du dos . Depus le 31 janvier je suis devenu accrox à la morfine ( je suis en trin de et je suis passé sur la table d'opéracion . Très risqué ( c etai bien broye ) , mais sa c bien passe . Je viens de rentr chez moi . La plusieurs mois de repos . Donc voila , j'ai passe le week-end des élections a l'hôpital, et j'ai rencontre des gesns dans la souffrance avec qui j'ai passé de bob moment , simple et sincere ( loin de toute l actualite ) , des supers persobnnes du cebtre hospitaler , chirurgien, infirmier , aife soignant , brancardiers , merci à tous . Je vais peut-être devoor change ma vie professionnel met ce n'est pas grave , un ancien Troupe de Marine s'adate toujours . Donc je farigue vite , et la mon post me semble etre un pavé pour moi . Donc je vai ecrire peu mais je suivrai sur le forum , mai sa reviendra . Desole pour les fotes , mais je vais m'ammeliore . Je suis rincé la lol . Bon forum a tous . Gibbs . Edite : jai meme vu dark vador et ces starshiptrooper , le drd2 edt ds autrs personnahe d la guere de etoile .qui etait dans le hall de lopital le joir de mon arrivee . Apparemment il venaient pour l achitecture du hall , aussi et voir de malades . C passé a la tv regionale . Bon je suid pas passe du côté oscur de la force . Bon j arrêt la je suis cuit .
  48. 19 points
    Salut tout le monde. 65 ans d'histoire de l'armée de l'air résumés en un fichier excel. https://docs.google.com/spreadsheets/d/19hL-5Yhr2T4mfbGq9Obio5jUKS36R1OlOBeHHeeBdUM/edit?usp=sharing On va donc de 1960 à 2015. OCU réfère à une unité de conversion opérationnelle. Le rouge montre la dissolution de l'unité. Pourquoi ce travail ? Je m'ennuyais en vacances avec ma belle-famille et je cherchais une façon définitive de savoir répondre en 5 minutes à la question: quelle était la composition de l'armée de l'air en ... au hasard 1983. (mais ca marche avec toutes les années de 1960 à 2015). Avec ce fichier, je me place sur la colonne 1983 et je peux tout de suite répondre: - 8 escadrons de Mirage F1C - 8 escadrons de Jaguar - 7 escadrons de Mirage IIIE - 4 escadrons de Mirage IV - 3 escadrons de Mirage IIIR / RD - 2 escadrons de Mirage IIIC - 2 escadrons de Mirage 5F Soit 34 escadrons opérationnels. Plus les unités de conversion pour chaque type. Une autre époque ! Même si les escadrons de l'époque avaient un peu moins d'avions que ceux d'aujourd'hui (surtout ceux en Mirage IV!). Le fichier permet aussi de voir l'évolution des matériels, quel avion a remplacé quel autre, dans quel escadron. Source: les articles wikipedia de chaque escadron. Je ne promet pas qu'il n'y a aucune erreur A+ Vincent
  49. 19 points
    Revenons sur terre de grâce. Admettons un service militaire universel, donc pour tous, garçons et filles sans exception et non pas seulement pour les chomeurs, de 6 mois. Moins ne servirait strictement à rien, on arrive déjà pas a former des engagés volontaires sur ce temps imparti. On a plus de 700.000 jeunes par classe d'age, moins les "inaptes" on doit prévoir un système accueillant en permanence minimum 300.000 appelés ....si on les paie 500 € par mois, on est déjà à près de 2 milliards par an .... Pour encadrer, selectionner, former, organiser, payer, soigner ces 300.000 jeunes, il faut au bas mot 50.000 professionnels en permanence, soit 50 % des effectifs de l"AdT. Pour rappel le budget annuel de l'AdT tourne aux alentours du 8 à 10 milliards, on aurait donc là aussi 4 milliards de plus (on est à 6), et pour peu qu'on arrive à trouver ces 50.000 professionnels encadrants, ce qui prendra au minimum 5 à 10 ans, à moins de diviser par 2 ou 3 les capacités actuelles de notre bien maigre armée de terre. Et là on a encore que 300.000 conscrits et 50.000 encadrants "a poil", dormant sous les ponts et mangeant à la soupe populaire ... Rien que pour l'habillement/equipement de base on peut déjà allonger 400 millions d'€ (un peu plus de 1.000 € par conscrit) (6,4 milliards) Pour la bouffe, 8 € par jour c'est pas un luxe pour 3 repas, on en a pour 700 millions d'€ sur une base de 250 jours par an prestés. (7,1 milliards) Pour le logement, tous les espaces ont été cédés, démolis ou vendus, même si il rest un certain nombre d'emprises militaires libres et de terrains, on doit construire grosso-merdo 200 casernes de 2.000 places. Une prison coute par cellule environ 100 à 120.000 €, ici on aurait sans doute un environnement different, mais à peu près avec les mêmes exigences (ne croyez pas qu'en 2017 on va faire tenir les jeunes appelés dans des chambrées de 25 avec un poêle à bois ... sans compter les difficultés liés à la mixité, sans oublier le wifi, les équipements sportifs et de détente), donc une caserne de 2000 places, c'est mini/minimum 100 mio d'€ par caserne, on est donc là sur programme de 20 milliards de construction, soit si on le lance sur 5 à 7 ans, minimum de 3 à 4 milliards par an. (10 milliards). Ils sont maintenant selectionnés, plus ou moins encadrés, nourris et logés, mais ils n'ont pas fait un exercice, n'ont pas bougé d'un km vers un champ de tir qui n'existe pas, pas effectué une mission même la plus simple, pas eu une leçon même de base de secourisme ... Rien que pour le tir, admettons qu'ils doivent avoir tirés 200 munitions réelles, pour pouvoir évoluer sur la voie publique avec une arme de guerre (c'est même selon moi largement trop peu et presque irresponsable) 200 x 600.000 (2 contigents de 300.000 par an, chacun tire 200 munitions), ce sont 120 millions de munitions tirées, rien que cela coute plus de 30 mio par an, et on a pas encore de fusils, de cibles, de champs de tir, de bouchons de protection auditive, sans compter les obligations drastiques de sécurités des champs de tirs (vous imaginez la scéne quand 5 enfants de bobos seront morts après des incidents de tirs), la dépollution des sites ... Tout le matériel didactique (classes, rétroprojecteurs, PC's, programme, moyen d'entrainement de base, ...) Les transports et moyens de transport vers les lieux de missions et d'entrainement (il faudra minimum 1.000 bus, un bus c'est 250.000 € minimum), les transports vers les centres de sélection et de recrutement, les transports gratuits pour qu'ils puissent rentrer chez eux le week-end (on aura pas une caserne sous la Pyramide du Louvre) ... Et je crois que j'ai encore oublié pas mal de trucs .... Au total on est à 12 à 15 milliards d'€ par an minimum, et pour quel résultat ? vous croyez qu'on arrêtera un fou sur un camion de 20 tonnes, avec une charmante jeune fille de 18 ans et demi qui aura eu pendant 5x 3h un famas rouillé en main un matin de bruine sur le terrain sommairement aménagé de Fous-la-moi-En-Joie ? Et l'autre argument ici sorti : les carences de l'Education nationale ? c'est quoi cette daube ? qui est responsable de "l'éducation" de ses enfants ? les parents d'abord et dans une moindre mesure la fratrie, les oncles et tantes et grands-parents, mais l'education nationale (au nom mal trouvé) elle est chargée d'instruire pas d'éduquer ? Tant qu'on y est on peut aussi accuser les mouvements de jeunesse de ne pas remplir leur mission ... Les absents, les irresponsables se sont les parents. Mes gosses font le moins de conneries possible, sont polis, travaillent, s'intéressent au monde, parce qu'il en ont reçu l'obligation de ma part et de celle de ma femme et par l'exemple ... L'école, même de qualité, ne leur a apporté qu'un certain nombre d'outils. Arrêtons de nous décharger sur quelques fonctionnaires de l'Education Nationale de toute façon débordés par l'ineptie des programmes et de la politique de formation de ce pays. Et qui croit encore que ce que des parents et des enseignants n'ont pas réussi à inculquer en 18 ans, une brochette d'adjudants Kronenbourg et de caporaux Maredsous y arrivera en 6 mois ... Clairon
  50. 19 points
    Prenez-le à l'envers : qu'est-ce qui marche ? Le radar, pas l'panard Et le casque, fait des frasques L'éjection, fout des gnons, L'réacteur, nous fait peur, Et la soute, j'ai des doutes, L'IOC, qu'est que c'est ? Le budget, 'sais pas c'que c'est, Les délais, c'est trop laid, L'circuit d'essence, qui surpresse Par temps d'orage, reste sage, Quand il fait beau, j'ai trop chaud Et l'ALIS ? Oh peuchère, ça glisse ! Concurrency c'est formidable, tous les aut' sont minables L'F-35 c'est trop d'la balle, viens par ici j'temballe !