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  1. Yakovleff, pour ceux qui ne le connaîtraient pas, est du niveau de Goya voire au-dessus en termes d'analyse de la guerre. Son traité de tactique théorique est devenu une référence non seulement en France mais a été très apprécié des officiers étrangers francophones qui l'ont lu. Il est mis régulièrement à égalité avec Ardant du Picq, et c'est un compliment exceptionnel.
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  2. L'interview du général Yakovleff est incisive et il utilise un ton dévastateur que l'on ne voit pas habituellement sur les chaînes françaises Il répète ce qui a été dit des centaines de fois comme quoi il est sidéré sur l'impreparation des russes mais il rajoute que cela ne fait que empirer avec cette fameuse mobilisation partielle. Il répète que vu le degré de préparation des 300 000 homme, ce ne seront pas des soldats mais du bétail qui seront envoyés à l'abattoir. Ce sont ses mots ! Et que l'apport offensive de cette mobilisation partielle sera de Zéro ! Voir négatif ! Car cela va demander beaucoup de ressources logistique pour les amener et les entretenir... Ils multiplies les punchline avec des termes très rudes. Selon lui, Poutine ne pourra être renversé que par les militaires qui tôt ou tard en auront assez de subir cette humiliation mondiale et que l'orgueil des généraux russes est terriblement atteint et que leur seuil de tolérance est aussi dans les limites.
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  3. Bon, il va y encore y avoir beaucoup de choses à retirer et retranscrire de ces auditions. Voilà donc un verbatim des propos liminaires de Trappier, avant les questions, avec de rares correction parce que parfois la syntaxe et Trappier ça ne fait pas deux, ses pensées allant plus vite que ses propos. Monsieur le président, mesdames et messieurs les députés, merci de nous recevoir dans ce format pour pouvoir répondre principalement à vos questions. Je vais faire un propos que j'essaierai de ne pas faire trop long. D'abord, je voudrais pas sous-estimer la nouvelle commission de la défense, puisqu'on s'adresse à une nouvelle commission de la défense, mais le fait majeur de l'année c'est effectivement comme vous l'avez rappelé le retour de la guerre en Europe. Et en particulier en Ukraine face à un pays qui s'appelle la Russie et que nous connaissons bien, de par l'histoire. Je pense que de ce côté là la mission d'information qui avait eu lieu il y a quelque temps sur la préparation à la haute intensité était non seulement justifiée je pense mais presque prémonitoire. Et une des conclusions de cette mission a été qu'il faudrait revoir les formats et surtout la massification des équipements si on était engagés nous-mêmes dans une guerre ce qui n'est pas le cas aujourd'hui mais qui est une préparation à cette potentialité. Je pense que nous vivons depuis la chute du mur sur une politique, du moins jusqu'à la fin de l'année dernière, dite des dividendes de la paix, c'est-à-dire d'être capables d'éviter la guerre, et en particulier la guerre en Europe, et ceci a conduit de nombreuses lois de préparation militaires dans le déclin des budgets. Et donc avec quand même une priorité qui était de préserver la technologie, préserver le développement de matériels du futur, donc préparer le futur, mais avec des formats un petit peu réduits par rapport à ce qu'aurait pu être la demande face à une situation plutôt de crise. Donc la dernière loi de programmation militaire, 2017-2022, celle qui est en cours, a essayé de corriger déjà ce gap de capacité, ces lacunes capacitaires, et donc on l'a souvent appelée dans notre jargon, une LPM de rattrapage. Rattrapage veut pas dire que le tout est rattrapé, mais en tout cas on a tous noté l'effort qui avait été fait dans cette nouvelle loi de programmation militaire, qui se termine, ce qui va ouvrir la voie à une nouvelle loi de programmation militaire et des budgets associés. Cette future loi je pense que l'industrie y contribuera, fortement, et on est tout à fait prêts à y travailler, en particulier avec la DGA et j'en reparlerai dans cette problématique que vous avez exposée, sur l'économie de guerre. Je voudrais d'abord faire un préambule sur, parce que c'est finalement la première de vos questions, et c'est ce que j'avais préparé, sur l'état de l'industrie. État de l'industrie, virgule, et état de l'industrie de défense. Mais on va commencer par l'industrie, et comme vous le savez, j'ai une autre casquette de l'UIMM, ce qui m'amène à beaucoup voyager en territoire et à rencontrer, dans les territoires, de nombreuses PME, organisées sur ces territoires et qui contribuent fortement à notre industrie. Nous sortons d'une crise majeure le Covid vous le savez tous, dans laquelle le "quoi qu'il en coûte" a permis de préserver un certain nombre de compétences et de capacités, mais a néanmoins affaibli le tissu industriel d'une manière générale. La reprise a été forte, cette reprise ayant été forte, la crise que nous avons traversé jusqu'à aujourd'hui était une crise, c'est d'ailleurs toujours une crise, de l'offre. C'est-à-dire finalement y a plus de demande que d'offre, c'est vrai en France et c'est vrai dans beaucoup d'autres pays, ce qui a créé des pénuries. Pénuries de composants liée très directement à la crise du Covid en Asie, crise d'un certain nombre de demandes qui ne pouvaient pas être livrées, et donc l'inflation a aussi immédiatement augmenté compte-tenu de cette pression. Qui dit inflation, qui augmente d'ailleurs un peu moins en France que dans d'autres pays en Europe, il faut le noter, c'est tant mieux, mais malgré tout une tension à haut niveau, et ça a créé aussi des tensions sur nos salariés et sur les problématiques du pouvoir d'achat des français. L'arrivée de la guerre en Ukraine, à ce moment-là précis il y a 6 mois, a donc renforcé cette problématique de pénurie. Pénurie des matières premières comme vous l'avez dit, on est venus vous en parler, cette pénurie reste. C'est-à-dire que c'est toujours très difficile de, je prends l'exemple aéronautique, de trouver du titanium. Mais on y arrive, mais on y arrive à court terme. C'est-à-dire qu'en réalité on arrive pas à faire des stocks aussi importants que ça, n'oublions pas qu'on passe pratiquement d'une fourniture russe à une fourniture américaine. Donc c'est pas tout à fait pareil, heureusement, mais quand même ça pose la problématique de mettre en place des nouvelles filières pour aller acheter du titane et surtout le traiter avant qu'il soit utilisable par exemple par l'aéronautique. Mais c'est vrai aussi de l'acier, où les aciéries ont beaucoup baissé de production etc, l'Ukraine s'est effondrée, la Russie, et donc y'a eu tension soudaine. La transition énergétique a mis la tension sur des matières comme le cuivre, comme le nickel, qui étaient aussi, bon voilà... Donc... ça reste. ça reste un sujet. L'industrie de défense y arrive, face à ces pénuries, mais c'est compliqué. Pénurie de main-d'oeuvre. Alors, c'est un peu moins vrai dans les grands groupes parce que les conditions de rémunération sont meilleures, les conditions sont meilleures en général dans les grands groupes. Mais c'est beaucoup plus difficile dans les territoires, dans les PME en particulier, où le problème de l'emploi est un sujet compliqué, et où toutes les PME cherchent à embaucher. Dans notre industrie, et dans notre industrie de défense en particulier, on cherche aussi des gens compétents. Le geste de la main, la capacité à piloter des robots, ce sont de la main d'oeuvre de haut niveau, et donc on a cette problématique de la formation qu'on ne peut pas dans l'immédiat traiter, mais qu'on essaie en amont de faire venir avec des écoles de production, et tout un tas d'organisations, et même des grandes sociétés qui s'organisent pour former qui des chômeurs, qui des jeunes, qui voudraient venir dans nos entreprises. Le vrai sujet du jour, et je dirais du mois de septembre, c'est le prix de l'énergie. Vous n'imaginez pas la détresse, et j'ose utiliser ce mot, j'utilisais le mot "inquiétude" jusqu'à il y a quelques jours, j'utilise maintenant le mot de "détresse", d'un certain nombre de nos PME en territoire. Elles peuvent être dans l'industrie de défense mais elles sont dans l'industrie en général. Car, ce coût, qui explose, quand les renouvellements de contrats de l'électricité, et de gaz, interviennent, c'est des coûts qui vont jusqu'à multiplier par dix les factures. Alors on l'a vu dans certaines industries de la verrerie c'est juste insupportable et donc on met la clé sous la porte, mais je peux dire qu'hier j'étais en Gironde, dans le territoire girondin, avec l'UIMM girondins, y'avait toute l'assemblée générale des PME qui était là, et effectivement, cette tension nouvelle, supersede (sic) toutes les autres. Donc c'est le sujet du moment, le prix de l'énergie. Comment on va faire pour que le prix de l'électricité, certes capé pour nos concitoyens, capé pour les électro-intensifs, mais pas forcément capé pour un certain nombre de petites sociétés, et puis le prix du gaz, qui aide à faire de l'électricité, malheureusement mais c'est comme ça, et le prix du gaz de manière générale pour l'industrie. Donc la sobriété n'est même plus le sujet, tout le monde va essayer de se serrer la vis, il va même y avoir une sobriété forcée, puisque certains vont soit mettre la clé sous la porte soit arrêter de produire compte-tenu du coût de production. Donc ceci va affaiblir l'industrie, et n'oubliez pas que l'industrie de défense est totalement tributaire de l'industrie en général. On a des métiers qui font que l'on travaille très directement dans la métallurgie, que ça soit l'aérien, le marine ou le terrestre. Donc ceci est le sujet réellement du moment qui fait que notre tissu industriel est mis en difficulté. Donc aux deux questions que vous avez posées, et je répondrai pas à la place de mes collègues néanmoins je donnerai une tendance: est-ce que ça va être plus long? Pour l'instant on se bat pour essayer de faire face à toutes les pénuries. Donc je dirais que la performance unique de l'industrie de défense aujourd'hui c'est d'arriver encore à livrer à l'heure. C'est un miracle. Alors on nous demande d'essayer d'aller plus vite... Donc je le dirai après on va s'inscrire dans des groupes de travail pour essayer de réduire les cycles ou de trouver des méthodologies pour réduire les cycles, mais c'est dans l'instant, difficile. L'augmentation des prix. Ben je vais vous dire... tout le monde le dit, il faut augmenter les prix, parce qu'il faut augmenter les salaires, ce qui ne me paraît pas complètement idiot non plus, enfin... il faut augmenter les salaires parce qu'il y a une inflation forte et c'est normal vis-à-vis de nos salariés. On augmente les salaires, la matière première augmente, le prix de l'énergie augmente, je vois pas comment on augmente pas les prix. Donc y'a bien une problématique de prix qui va arriver. Est-ce que c'est du niveau du coût de l'inflation, et puis ça veut dire quoi le coût de l'inflation, est-ce que c'est le 5.6% 5.7% de fin août cumulé sur un an, ou est-ce que ça va être plus, ou est-ce que la récession va faire en sorte que enfin l'inflation, enfin, soit freinée avec des taux d'intérêts etc? On va le voir. Le secteur bancaire c'est aussi un sujet. Alors je vais y venir au secteur bancaire parce qu'effectivement nos PME, dans toutes nos filières, elles ont à rembourser en général les PGE (nb: prêts garantis par l'état), ce qui est normal, y'a rien à dire, selon les mécanismes que vous connaissez bien. Elles font face à une augmentation de l'offre, augmenter l'offre c'est quoi, c'est augmenter le BFR (Besoin en fonds de roulement), parce que quand vous augmentez l'offre vous devez d'abord investir pour mettre plus de gens avant d'être payé, donc c'est l'augmentation du BFR. C'est l'augmentation de l'énergie qui devient complètement dingue, donc quelque part une difficulté en cash qui va se traduire immédiatement par des problématiques de risques de mises en faillites d'un certain nombre de tissus. Donc je rappelle que nous GIFAS (nb: Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales) pendant le covid, on avait mis en place une tour de contrôle pour essayer d'identifier ces problématiques-là. Elle est restée active, parce que le covid s'est pas arrêté du jour au lendemain, elle est active, et bien sûr elle va opérer complètement pour aider. Et les quatre grands du domaine de l'aéronautique (nb: Airbus Dassault Safran Thalès) avaient mis un fond qui permettra à ces sociétés qui étaient en difficulté, soit de se consolider, soit un apport de fonds propres pour passer ce cap, sachant que les carnets de commande sont pleins. Donc c'est pas une faillite par manque de commandes. La DGA avait aussi mis en place un fond, et je pense qu'elle va le réactiver, en tout cas ça fait partie des travaux actuels, pour identifier, ceux qui sont pas forcément... je pense le GICAT (nb: Groupement des industries françaises de défense et de sécurité terrestres et aéroterrestres) et le GICAN (nb: Groupement des Industries de Construction et Activités Navales) je pense, complèteront ce que je dis. Sur la problématique de l'économie de guerre, alors il y a une problématique... il faut qu'on fasse venir de la main d'oeuvre. Donc il faut être attractifs. Je l'ai dis, a priori on est plutôt pas mal payés dans les métiers qui sont ceux de l'industrie de défense, que ce soit terre air mer. Mais je vous rappelle qu'il y a encore un an, on se battait y-compris avec vous, en tout cas on exposait le problème devant vous et vous nous souteniez, sur le fait qu'à Bruxelles, on faisait de la taxonomie sociale. Taxonomie sociale c'est je rappelle: "ah bah vous vous pouvez pas être dans la taxonomie sociale et puis vous faites des armements, donc c'est pas bien". C'est quand même incroyable, c'est-à-dire que nous industriels de la défense, travaillant pour notre propre pays, travaillant pour l'Europe dans certains programmes européens, on est montrés du doigt, stigmatisés, parce qu'on est une industrie de défense. C'est vraiment à se taper la tête contre les murs. Nous on s'attendait plutôt à avoir des médailles. C'est plutôt normal d'avoir des médailles quand on contribue à la souveraineté de son pays. Alors ça a été mis un peu de côté... je mets des grands guillemets évidemment et c'est pas cynique ce que je vais dire, "grâce à la guerre en Ukraine". Ça a permis d'ouvrir les yeux de ceux qui ne faisaient qu'écouter ou regarder ce que leur montraient les ONG basées toutes à Bruxelles. Donc cette taxonomie sociale on en parle moins, je suis pas sûr qu'elle soit pas encore active. Et sa première conséquence, qui va rejoindre, vous allez voir, mon propos d'avant, c'est les financements ; j'ai même vu, je suis désolé de vous le redire, des papiers de la banque de France qui stigmatisaient l'industrie de défense en France. Donc, alors, ça a été corrigé, c'est maintenant écrit d'une manière telle que ça peut éviter les industries de défense, ceci dit ça maintient le doute. Ça maintient le doute et aujourd'hui, certaines banques, certains fonds, continuent à exclure les industriels de la défense quand il s'agit de demander des prêts, et donc de couvrir ces besoins en fonds de roulement, alors que les carnets de commande sont pleins, ce qui est dramatique dans l'instant à cause du renchérissement du prix de l'énergie. Donc ce sujet n'est pas complètement terminé. Et c'est pas les grands hein, c'est pas le problème de Dassault, c'est pas le problème, je suppose, de Naval Group. Mais c'est le problème de toute la supply chain. S'ils n'acceptent plus aucun financement, ça sera compliqué. Les cinq champs dans lesquels nous travaillons, c'est bien sûr maintenir la recherche et la technologie. C'est fondamental pour avoir de l'avance de continuer à travailler dans ces domaines-là, même si ça ne couvre pas les besoins à très court terme, ça couvre les besoins dans le futur. Les grands programmes, dans leurs deux aspect, les développements, mais aussi la production, comment on massifie et donc comment on produit plus dans des délais qui sont toujours plus courts, voulus, compte-tenu du fait que la crise arrive vite. Dans ce domaine des grands programmes, le sujet de l'exportation dont on avait parlé, je fais juste une aparté, il est évident que sans l'export on a pas les nécessaires volumes. Donc on a besoin de l'export. Deuxièmement c'est pas simplement un problème de volume, c'est aussi un problème d'engagement de la France vis-à-vis de partenariats stratégiques, voulus, dans lesquels nous sommes nous derrière engagés à fournir les matériels pour alimenter ces partenariats stratégiques. Donc l'export est clé, je vois pas honnêtement entre nous un export décidé à Bruxelles. Parce que si vous voulez que 26 pays donnent leur avis, ça sera le principe du plus petit commun multiple, c'est-à-dire personne, y'en aura bien un qui dira non. Moyennant quoi comme ça sera 1 sur 26, ça bloquera l'export. Donc nous ne sommes pas d'accord et nous avons alerté, en particulier c'était l'idée de certains allemands, puisque les groupes mêmes de défense allemands, d'industrie de défense allemands, préconisaient de faire ça à Bruxelles, en espérant que ça soit plus facile d'exporter à partir de Bruxelles qu'à partir de Berlin. Ce sujet est un des sujets majeurs pour s'engager dans les grands programmes de coopération du futur pour être sûr que les propos de la ministre de la défense peuvent aller dans le bon sens. Encore faut-il s'en assurer et garantir que ça sera sur le long terme. Je rappelle qu'un programme de coopération débutant aujourd'hui c'est dans 20-30 ans qu'on fera l'export. Donc il faut avoir des engagements dans ce domaine-là. Sur l'Europe, nous sommes tout à fait associés à ce qui a été le fond européen de défense. On l'a préparé. Et donc on a accueilli tous positivement le fond européen de défense, j'y mets juste un bémol, c'est que le cursus contractuel actuel voulu par la commission, est quand je dis peu praticable, pratiquement pas praticable aujourd'hui. Donc on maintient des discussions sur ce qu'on appelle un "grant agreement", pour permettre de faire en sorte que les projets qui ont été décidés ou qui sont en train d'être décidés, soient capables d'être contractualisés, au risque d'arrêter sinon d'arrêter assez rapidement ces initiatives qui sont pourtant accueillies favorablement par nous. Le dernier point c'est le soutien. Donc le soutien nous sommes mobilisés depuis le premier jour de ce guerre vis-à-vis de nos forces armées, pas parce que nos forces armées font la guerre, mais parce que, elles sont venues renforcer les pays limitrophes de la russie dans les opérations que vous connaissez, et donc immédiatement nos équipes se sont mises à leur disposition pour imaginer des améliorations de disponibilité ou des astuces pour arriver à augmenter ça. Sur l'économie de guerre, j'en viens maintenant très concrètement à ce qui a été fait, donc les trois groupements regroupés dans le CIDEF (nb: Conseil des Industries de Défense Françaises) se sont organisés avec la DGA pour mettre en place des groupes de travail de réflexion qu'on a présentés au ministre lors de la réunion dont vous avez parlé. Donc ces groupes de travail vont aller sur plusieurs sujets, ça a été rappelé. Comme on travaille avec les armées pour avoir un besoin le plus ajusté possible? pas en rajouter, ou du moins faire des bons choix coût-efficacité, et donc ça c'est très important. La problématique contractuelle, comment on peut aller plus vite dans la contractualisation? Et donc on a aujourd'hui des règles, l'instruction 1618 que vous connaissez (nb: https://www.legifrance.gouv.fr/circulaire/id/44542) qui peut peut-être être adaptée, d'ailleurs y a des modes dérogatoires je pense qui peuvent peut-être être utilisés, donc on y travaille dans des groupes de travail. La supply chain, on en a parlé tout à l'heure, la surveillance de la supply chain pour vérifier qu'il n'y a pas effondrement. La mise en place, aussi, de filières d'approvisionnement de la matière première, stratégique, à nos industries de défense, pour regarder comment, entre la fourniture, la logistique, on peut ne pas se retrouver en situation de pénurie. La constitution de stocks pour essayer d'avancer et de produire plus vite si déjà la matière première et un certain nombre de pièces primaires ont été préparées. L'augmentation des cadences, ce qui a été fait par certains, moyennant la capacité à avoir la main-d'oeuvre ad-hoc, parce qu'il y a pas qu'un problème d'outils (nb: lapsus, il voulait dire "main d'oeuvre") mais il y a aussi des problèmes d'outils, c'est-à-dire dupliquer d'une certaine manière les outillages, pour être capables de produire plus. Tous ces sujets sont bien sûr traités dans le groupe de travail que nous avons mis en place avec les DGA, et dont les premiers résultats sortent et doivent sortir tout au long de la fin de cette année. Voilà ce que je voulais vous dire en propos liminaires. Je rajoute pour le compte du GIFAS, que l'arme aérienne, j'ai pas besoin de vous le rappeler, est fondamentale dans la constitution de ce genre de conflit, c'est pas très facile à lire aujourd'hui en Ukraine parce que le ciel n'a pas été maîtrisé par l'un ou l'autre des adversaires, mais qu'en général toute opération terrestre ou navale nécessite d'avoir un contrôle du ciel pour éviter les pertes trop fortes. Donc ça ce sont bien sûr des avions de combat. Le ravitaillement des armées, être capables de déployer des armées, avec tous nos avions de type A400M. Les opérations de soutien aux forces armées sur le terrain, à base d'hélicoptères, à base d'avions de combat. L'espace, le renseignement avec les satellites qui sont des éléments-clés aujourd'hui du champ de bataille, et tout ce qui est avion d'intelligence et de reconnaissance qui sont nécessaires. Tous ces domaines-là intéressent bien sûr l'ensemble des industriels du GIFAS, et sont du domaine de l'excellence de la France. La suite avec les réponses de Trappier aux remarques et questions, quand je pourrai ou si quelqu'un d'autre veut s'y coller.
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  4. Hum... Certains raisonnent peut-être ainsi. Sont-ils nombreux, sont-ils influents ? Au risque de passer pour profondément méprisant, j'ai plutôt l'impression que la "grandeur russe" sert surtout d'alibi et d'auto-intoxication, qu'elle constitue un récit destiné à justifier et à rendre présentable les méfaits à grande échelle d'une caste mafieuse principalement intéressée, en fait, par son train de vie et par les "joies" que procure le pouvoir, arbitraires si possible. Et que la Russie fonctionne comme ça depuis très longtemps, avec un peuple largement passif et une élite délirante lui servant des bobards de grandeur pour mieux l'abrutir et vivre sur la bête. Dans cette optique là, l'Ukraine est un terrain de prédation perdu, avec ses bordels, ses casinos, ses rentes qui changent de crêmerie, les gagneuses qui se syndiquent : intolérable. D'où les Y' connaissent pas Raoul, à ma pogne j'les veux ! en boucle, les rats qui quittent la péniche quand les marins font des phrases, les premiers couteaux qu'on afute et les seconds qui tombent des fenêtres. Kiril est un bonimenteur et, au Kremlin, personne ne croit au fond ni à la Grande Russie, ni à Dieu, ni à diable.
    8 points
  5. Les effets de la surpression de l'explosion de 89 kg de Tolite ou de Tritonal, c'est pas les mêmes que ceux des 90 g d'une grenade offensive... Je peux comprendre les dégats internes d'un blast de Mk 82 à proximité, mais le délabrement interne de quelqu'un de protégé (protections balistiques et sac d'équipement individuel du fantassin pour amortir) ne sera pas du tout du même ordre de grandeur, à part s'il est au contact direct de l'explosion. Sinon, parmi les grenades classiques, effectivement, il y a des différences : la défensive a moins d'explosif, mais une enveloppe à fragmentation pour disperser des shrapnels. Elle est défensive parce que le rayon létal des éclats peut dépasser la portée du lancé manuel, et qu'elle doit ainsi être utilisée depuis des positions abritées permettant au lanceur de se soustraire à l'explosion, d'où un usage principalement en défense (et en suppression des assaillants qui n'ont, potentiellement, pas d'abri pendant leur assaut. l'offensive, elle, est l'échelon +++ de la grenade incapacitante (ou de la flashbang). Son explosion "choque", pas nécessairement de manière létale, mais elle assourdit, désoriente, voire barotromatise plus ou moins intensément le défenseur et le prive temporairement de ses moyens de riposte. Idéalement, elle est lancée en préambule immédiat à un assaut de la position, pour permettre une intrusion sans risquer de se prendre une rafale.
    6 points
  6. Parfaitement d'accord. Avec cette nuance que le Russe moyen n'a pas forcément envie de se lancer là-dedans. Les thread d'Ana Colin Lebedev (et son livre "Jamais frères" que je recommande) sont très instructifs à ce propos. Le "contrat social" que Poutine a passé avec le peuple c'est en gros : Je vous apporte : - De la stabilité politique - Une relative prospérité économique - Une fierté nationale retrouvée à travers des victoires de prestige "faciles" et peu sanglantes (Géorgie, Syrie, Crimée) En échange vous renoncez à vos droits politiques et vous restez passif Désormais, avec la mobilisation et la poursuite de la guerre, ce contrat social est rompu. Comme Lebedev le souligne, ça ne conduira pas forcément à une révolution (en tout cas probablement pas par le bas) car l'appareil répressif est massif et ce n'est de toute façon pas dans la culture politique russe. Par contre, ça va entraîner une systématisation des comportements d'autoprotection qui ont toujours existé en Russie : contournement du service obligatoire, corruption, départ vers l'étranger pour les plus aisés, ect. Et cette forme de contestation passive, sans être spectaculaire, risque d'entraver d'autant plus l'effort de guerre russe. Ca grippe la machine. A l'inverse, on a vu chez les ukrainiens une hyper-mobilisation de la société civile en faveur de l'effort de guerre, qui a sans doute permis de compenser beaucoup de faiblesses de l'institution militaire ukrainienne. On répète à raison que l'armée russe n'est plus dimensionnée pour recevoir un tel afflux de mobilisés. Mais l'armée ukrainienne l'était-elle d'avantage ? probablement pas, au contraire (moins de soldats d'actives, moins de matériel, territoire national entièrement vulnérable à des frappes russes). Mais quand tu as des gens motivés pour se battre et un élan populaire derrière eux pour leur fournir tout ce dont ils manquent, ça aide à lisser beaucoup de problèmes logistiques et matériels, surtout conjugué à l'aide occidental. D'ailleurs, on remarque qu'en dépit de la fuite en avant de Moscou, le discours sur le statut de la guerre demeure ambigüe. Poutine parle de menace vitale, de l'OTAN, on monte de grandes manifestations patriotiques à Moscou. Mais dans le même geste on limite la portée de la mobilisation (l'insistance sur les 1% des réservistes mobilisés), Peskov continue à parler d'"opération militaire spéciale", ect. Cette ambiguïté, ce malaise du pouvoir russe concernant la manière de vendre la guerre à sa population illustre la conscience qu'ont Poutine et son cercle d'être en train de briser le contrat social tacite qu'ils avaient noués, et de leur doute quant à la possibilité de vraiment mobiliser la population russe pour cette guerre.
    6 points
  7. Et pourtant si vous ne la comprenez pas vous ne saurez pas l'empêcher de survenir à nouveau. Maintenant, imaginez que la prochaine fois les russes soient moins incompétents qu'aujourd'hui. Parce qu'on a de la chance qu'ils ne soient pas à la hauteur de leurs ambitions, soyons clairs. J'en profite pour signaler que ces questionnements, ce "que voulez-vous?" c'est ce que Blinken a essayé de demander à serguei lavrov sans obtenir de réponse avant le début des hostilités. J'ajoute qu'après 1945 il y a eu le plan Marshall y-compris en Allemagne. Et cette fois? L'occident va-t-il faire du nation-building en Russie? Ce qui n'a pas été fait après 1991 et a abouti à la situation actuelle? Va-t-on considérer plutôt que ça ne sert à rien et les laisser dans les bras de la Chine? Si l'ambition est simplement de détruire tout ce qu'il y a de pourri en russie (il y a du travail...) alors où cela nous mène-t-il? Sinon à ce que poutine devienne une sorte de nouveau saddam hussein, mais cette fois avec un immense territoire, une production agricole et industrielle démesurée, un allié chinois, des ressources en matière première insensée, et tout un tas d'armes nucléaires? Aussi dur que ce soit à admettre, malgré leur dépravation, terme que je pense approprié, il reste à poutine et à ses amis oligarques quelques traces de rationalité. J'ai dis "quelques". Mais que se passera-t-il si ils sont remplacés par des gens qui ne sont plus du tout rationnels, justement?
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  8. Voilà ce qu'il en est. La priorité et la préoccupation majeures des États-Unis et de l'administration Biden sont de préserver l'unité de l'Occident et de l'OTAN en ce moment. Ce serait un désastre de faire sauter l'infrastructure actuellement inutilisée d'un membre important de l'OTAN. Les résultats seraient absolument catastrophiques pour l'intérêt national, même sans tenir compte de ce que cela signifierait pour les infrastructures essentielles et de grande valeur que les États-Unis possèdent sous l'océan ou en orbite. Alors, à votre avis, qui a pensé que ce serait une très bonne idée de faire sauter un pipeline qui ne serait plus jamais utilisé, dans l'espoir de semer la discorde entre les membres de l'OTAN ou, plus précisément, la discorde entre les États-Unis et l'Europe/l'Allemagne ? Il suffit de remarquer quels membres du forum et quel modérateur troll (oui, c'est un sacré paradoxe, celui-là) ont accouru dès qu'ils ont entendu le sifflet du Kremlin pour comprendre.
    3 points
  9. J'ai entendu dans le dernier podcast de M Kofman sur War on the Rocks que Poutine était l'homme de la 'démobilisation' de la société. remarque à laquelle j'adhère. Par opposition aux soviétiques qui essayaient de mobiliser les masses (avec un succès discutable, mais l'intention était claire), Poutine essayait de les démobiliser: ce qui était attandu du peuple était de la passivité en échange d'une relative prospérité et sécurité. Cette mobilisation prend son positionnement totalement à contre-pied. Le dernier article de Pavel Luzin que j'ai posté avant avance , comme possible réaction populaire, une possible vague de sabotages (matériels mais aussi en termes de comportement), ce qui pourrait bien être finalement la forme la plus naturelle de résistance d'un peuple dont on a cultivé la passivité depuis deux décennies et qui n'a pas de structure d'opposition sur laquelle s'appuyer.
    3 points
  10. C'est assez simple à surveiller. Des drones sous marin avec voie optique. Des drones sous marin avec sonar haute fréquence. Pour le tuyau lui même on peut utiliser les ultrason. On peut aussi utiliser a demeure des capteurs sonar pour écouter le bruit du tuyau/gaz. Vu l'investissement c'est assez classique comme solution surtout par haut fond et gros traffic. Le gros risque étant une crosse d'ancre ou de chalut. Sans surveillance tu ne peux détecter les petite fuite facile à corriger ... Et tu risques de ne le savoir que quand le tuyau est tout fissuré. Il est toujours possible d'installer une charge un peu loin du tuyau ... Pour passer sous les radars. La question c'est pourquoi mettre de l'explosif préventivement quand c'est toi qui contrôle le débit dans le tuyau... Pour garder la possibilité de faire un false flag peut être un jour. Et comment on l'a déclenche la charge? Elle fonctionne sur pile? Avec un téléphone sonar? Il y en a déjà ne serait ce que pour éviter les pertes d'exploitation. Moi si j'étais un état dépend d'une infrastructure critique... Je ferais très soigneusement surveiller le chantier avant et après la mise en oeuvre. Les marines on des moyens spécifique pour se genre de job. Elles s'en servent pour surveiller les infra militaire mais aussi des infra stratégique civile, a supposer que l'énergie soit civile.
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  11. Euh, ok, et ces personnes doivent se faire piétiner la poitrine, jusqu'à la terre, par les autres personnes qui ne veulent pas être subjuguées par les fantasmes de ces imbéciles pathétiques. Tous les "Russes" qui croient et se comportent de cette manière méritent ce qu'ils obtiennent de ceux qui décident de ne pas vivre sous la botte de ces voyous. Il n'y a rien de vertueux à essayer de comprendre une telle dépravation.
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  12. Qui en doutait voyons? C'est le vrai remplaçant du Tornado, et d'un point de vue allemand, il est non seulement légitime, mais parfait dans ce rôle. C'est le fin d'une anomalie historique qui avait vu le F-4 être le dernier appareil américain, très apprécié de ses pilotes allemands au demeurant, et lourdement modernisé au point d'avoir des capacités très avancées, à avoir été en service dans la Luftwaffe. Une fois encore tout ça est d'une implacable logique, et je n'ai aucun doute sur le fait que l'Allemagne ne s'arrêtera pas à 35 F-35 tant ses besoins seront importants à terme. Surtout avec les nouveaux moteurs qui sont dans le pipeline, sans mauvais (double) jeu de mots. Toute la question sera désormais de savoir à quoi s'en tenir en ce qui concerne les Typhoon T2. Le plan pour 110 AESA ECRS mk1 sera-t-il respecté en Allemagne? Que cela signifiera-t-il pour la flotte d'Eurofighters? Etc etc. Ce n'est qu'à partir de là qu'on pourra déterminer si un NGF est seulement pertinent ou possible, et à quelle date.
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  13. Non, mais imagine un énorme pétard que tu balances dans une pièce fermée que tu comptes prendre d'assaut. Une grenade défensive (une frag) aurait une chance sur deux de ne rien faire parce que l'ennemi serait planqué derrière un abri préparé. Alors qu'une grenade offensive va lui vriller les tympans, l'aveugler, le désorienter complètement et te permettre de forcer l'entrée sans qu'il t'accueille avec une rafale en pleine poire.
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  14. Je pense pour ma part que le Japon de 1945 avait une vénération de l'ordre militaire ,et une cohésion sociale (notamment autour de l'empereur) bien supérieure à la russie de Poutine autour de son projet impérial. La défaite militaire japonaise (et quelques décennies de patronnage bienveillant américain) leur a quand même fait drastiquement virer leur cutie pour un modèle démocratique et assez pacifiste. C'est donc peut-être aux dernières lueurs du panslavisme auxquelles nous sommes en train d'assister, si jamais 'escalade de Poutine conduit à une défaite militaire russe. Car je suis bien d'accord que la société russe n'est pas entièrement engagée dans ce trip. 300000 personnes viennet de voter avec leur pieds pour dire le contraire. Cela ouvre néanmoins la boite de Pandore, la fédération de russie pourrait ne pas y resister. La disparition d'un empire peut engendrer bien des soubressauts.... Mais nous n'y sommes pas encore. Simplement Poutine s'est mis en situation de tout mettre sur le tapis et de jouer à quitte ou double.
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  15. Trappier ce jour devant la commission Defense de l'AN, il continue à mettre des claques, ses commentaires à partir de 3:33:00. https://videos.assemblee-nationale.fr/video.12193774_6333ef73a3e49.commission-de-la-defense--auditions-diverses-28-septembre-2022
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  16. Je pense que Gally a raison quand il nous dit de nous mettre dans les bottes des (élites) Russes. l'Ukraine atlantiste est pour eux une menace existentielle. Humiliées jusqu'à la moelle par la chute de l'URSS, l'obsession de rétablir l'empire, de lui redonner une force militaire digne de ce nom (une "asabiya" si on utilise la pensée de l'historien Ibn khaldun, une partie de la société spécialisée dans l'exercice de la violence, une partie des élites croient être cette asabiya, avec les peuples non russes qui en seraient les auxiliaires). Dans leur rationalité mettre en jeu l'existence même de leur pays n'a rien d'excessif, ils savent que nous sommes nous des épiciers, que pourrions nous contre leur mystique de la mère patrie séculaire dont l'extension de l'empire n'a été arrêté que par nos interventions répétées et pas toujours bienveillante ? Bien sûr que la Russie est en train de perdre la guerre là maintenant. Je serai Poutine je lâcherai l'affaire pour préparer les rounds suivants. Mais ces gens là veulent écrire l'histoire, pas faire des comptes d'épicerie. Ils feront tuer du monde si il faut, ils pensent Empire, respirent Empire, et ont peut-être aussi du mal à voir que leur propre société n'est pas entièrement engagée dans ce trip là. Édit : Cherson c'est littéralement une guerre de siège. On verra pas de changement avant encore 1 ou 2 mois.
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  17. Si ça se confirme c'est un développement intéressant Edit : et ça me rassure un peu concernant le risque de dérapage nucléaire dans l'immédiat
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  18. Est-ce qu'ils avaient vraiment le choix ? Le F404 est obsolète pour les années 2020. Continuer d'améliorer le RM12 était peut-être possible, mais il y a quand même une génération de retard. Remotoriser le Gripen était probablement obligatoire pour rester au top. L'alternative au F414 qui impose de tout grossir revenait à choisir le M88 ou l'EJ200 qui viennent d'un autre motoriste (avec toutes les conséquences politiques associées) Le choix du M88 aurait compliqué la charge de travail de SAAB à devoir tout redessiner pour alléger son Gripen et profiter du réacteur plus petit/léger. Et lors du choix, la France n'arrivait pas à exporter le Rafale, on n'aurait peut-être pas aidé un concurrent. Le choix de l'EJ200 optimisé pour les interceptions aurait pu être un choix cohérent. Plus puissant que le F404 mais encore plus léger que le F414. Le Gripen EJ200 aurait un peu moins grossi. Il aurait pu avoir de bonnes performances air-air et devenir un très bon intercepteur. La comparaison avec le Typhoon aurait pu être vraiment cruelle pour le Typhoon, je ne suis pas sur que le consortium aurait accepté de le fournir. Et c'était prendre le risque qu'à chaque exportation un des 4 pays producteurs fasse un embargo pour favoriser le Typhoon.
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  19. Si les US sont derrière ça j'ai rarement vu un mouv' aussi stupide (pour éviter d'être grossier). NS2 n'a jamais été mis en service, NS1 était à l'arrêt et plus globalement, le contexte n'était clairement pas favorable à un retour au commerce avec la Russie. Certes, ça rend cet état de fait définitif, m'enfin si les USA craignaient un retournement de veste des allemands, il y avait mille autre manière de faire pression sur eux avant d'en arriver à cette extrémité. Si c'est avéré ça va créer, à juste titre, un shitstorm énorme et diviser le camps occidental à un moment où ce n'est clairement souhaitable pour aucune des parties.
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  20. Un relâchement de la pression au niveau de l'entrejambe en échange d'un bon geste. Comme les indiens qui finalement sont obligés, avec les Emiratis, de revenir au $ plutôt qu'à la Roupie pour leurs achats de brut russe...
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  21. Tactique russe de désinformation ordinaire. Fonctionne avec les nazis en Allemagne de l'Ouest, les plans secrets du Pentagone en Europe occidentale ou les opérations bactériologiques en Corée du Nord. C'est gros, parfois très gros, parfois plus fin et ça touche toujours un public. Et on peut ressortir le dossier du placard à la demande. Généralement liée à l'emploi de journaux de pays "neutres" complices qui reprennent les infos russes avant d'être eux-mêmes repris par la presse russe ou inversement. Le KGB gérait ça assez bien dans le temps. D'expérience depuis le 24 février, la Russie ne veut pas négocier. Et ne négocie d'ailleurs pas.
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  22. Je n'avais pas vu passer l'info à l'époque, mais je ne peux pas m'empêcher de réagir. Pour bien connaître Saab, je sais que les échecs du Gripen les travaille beaucoup. Comme en France à l'époque, on rejette beaucoup la faute sur les facteurs politiques. Alors oui, en Finlande, c'est sans doute le cas. Mais partout ailleurs, c'est beaucoup plus nuancé. Certes, les facteurs politiques ont sans doute joué au Canada et en Suisse, mais clairement le Gripen E a de GROS problèmes. J'ai déjà détaillé son cas dans plusieurs articles, mais quand on compare les chiffres promis lors du lancement du Gripen NG avec ce que l'on a aujourd'hui sur les avions de série, on comprend le problème. L'idée de moderniser le Gripen avec une nouvelle avionique est, en soi, une excellente idée, et la réalisation sur ce point me semble excellente. Par contre, remotoriser l'avion et agrandir son volume interne pour augmenter le carburant et le nombre de points d'emport s'est avéré être une décision désastreuse. L'avion est tout simplement trop lourd, beaucoup plus lourd que ce qui était prévu au départ. Tant et si bien que, lorsque le plein interne est fait, le Gripen E peut emporter... moins de charges externes que le Gripen C, alors même que sa masse maximale au décollage est plus élevée et qu'il a deux points d'emport en plus !! Un comble ! Alors, on pourra toujours rétorqué qu'il emporte moins en externe, mais plus de carburant interne. C'est vrai, sauf que l'augmentation du carburant interne sert en grande partie à alimente un réacteur plus puissant et plus gourmand, destiné à propulsé une cellule plus lourde et qui traîne plus. Résultat, sur plein interne, le gain en autonomie doit être de l'ordre de 15%, loin des +30% annoncés initialement. Il est vrai qu'à l'origine le Gripen E était sensé pouvoir embarquer 4 réservoirs externes au lieu de 3, ce qui aurait peut-être permis de compenser un peu (même s'il reste alors assez peu de marges pour la charge offensive). Mais, ça aussi, c'est passé à la trappe au profit de réservoirs externes plus gros (1700 litres) qui pourraient parfaitement être emportés par un Gripen Legacy. Bref, le Gripen E a de très bons systèmes internes, une ergonomie soignée, des capteurs au top, tout ça est vrai. Mais c'est une véritable truelle qui, sur le plan dynamique, n'apporte quasiment rien par rapport au Gripen C. Et vu l'écart de prix (pratiquement du simple au double, j'exagère à peine), on se dit que Saab aurait été nettement plus inspiré de simplement modernisé l'avionique du Gripen C et d'investir dans les emports multiples pour missiles Meteor, plutôt que dans l'ajout de deux points d'emport. Au final, le Gripen E n'est pas un mauvais avion. Il est juste plus mauvais que ce qui était annoncé. Mais c'est le cas de nombreux autres appareils, notamment le F-35 et le Super Hornet, pour ne pas les citer. Ça ne suffit pas à expliquer son échec commercial (qui à mon avis est appelé à durer, sauf énorme partenariat stratégique avec un nouveau client, ou gros boost des ventes en Amérique Latine grâce au Brésil). Le vrai souci, commercialement parlant, c'est que l'embonpoint du Gripen E a été fait sciemment pour répondre à une réalité du marché qui n'est plus du tout d'actualité aujourd'hui. A l'époque, le marché des chasseurs ultra-légers, dérivés des LIFT, semblait saturé, et le Gripen se présentait comme l'avion le plus cher dans sa catégorie, face à des T-50, M-346 et autres L-15 conçus spécifiquement pour être économiques à l'emploi. Dans le même temps, le bas du segment médium semblait moribond: le Mirage 2000 avait quitté la scène, le MiG-35 était une grosse blague, Lockheed Martin semblait vouloir laisser crever le F-16 pour laisser la place au F-35, et le Rafale et l'Eurofighter étaient trop chers, plutôt dans le haut du segment medium. Bref, la place était toute trouvée pour un Super Gripen capable, enfin, de prendre la place qu'il ambitionne en Europe de l'Est et en Asie, notamment. Sauf que... bah les retards du F-35 ont poussé LockMart à lancer le F-16V, positionné comme un véritable tremplin pour de futurs ventes de F-35, plutôt que comme un concurrent pour ce dernier. Et le Rafale a enfin décroché ses premiers contrats, dans un monde devenu de plus en plus chaotique. En somme, le bas du segment médium est brutalement monté en gamme, et a été monopolisé par le Rafale et le F-16V. Le segment léger a également été boosté, avec l'arrivée de chasseurs chinois et sud-coréens très performants et très économiques, opérant pile poil sur le segment de marché qu'aurait pu occupé un Gripen C+. Bref, le segment de marché du Gripen E n'existe juste plus du tout. Certes, il joue seul dans sa catégorie, mais cette catégorie n'intéresse plus personne, l'avion étant trop cher pour un chasseur léger, et pas assez performant pour un chasseur médium. C'est pour ça que, sauf gros partenariat industriel, je ne vois pas vraiment d'avenir pour le Gripen E. Et c'est dommage, parce que j'ai toujours considéré le Gripen comme un de mes avions préférés.
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  23. Pas vu passer l'info... A priori, l'ultime tir de validation du METEOR sur le Gripen E a eu lieu en mai ou juin 2022, à Vidsel. La portée n'a pas été communiquée, mais le tir est un succès, validant l'intégration du missile sur le Gripen E selon Saab.
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  24. Flug revue (re)parle d'une éventualité Eurofighter ou de SU35 si la vente de F16 ne se concrétise pas https://www.flugrevue.de/militaer/neue-fighter-fuer-die-tuerkei-f-16-eurofighter-oder-doch-su-35/
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  25. Et un de ses premiers admirateurs est... Valery Zalujny, le CEMA Ukrainien (cf l'article du Time, ou Zalujny rend encore une forme d'hommage à Gerasimov). AMHA elle est réduite à pas grand chose, et c'est ce que je trouve assez dangereux avec la situation actuelle. Les services de sécurité intérieur en Russie sont très nombreux et vu la configuration actuelle, ou l'armée est profondément engagée et a perdu beaucoup de ses matériels lourds, je ne vois pas comment elle pourrait peser sans complicité face au FSB/Rosvgardya/FSO.
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  26. Il semble que la CIA aurait prévenu l'Allemagne du risque sérieux de sabotage des gazoducs il y a plusieurs semaines ... (je l'ai posté ici, voir quelque part plus en amont, hier je crois. Source presse allemande)
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  27. Tactiquement et doctrinalement, Gerassimov aussi était très apprécié il y a encore quelques mois. Mauvais esprit ? A peine. Le coup de la révolte des militaires, j'y crois très mollement. Parce que l'officier général russe standard est peu porté à sortir de sa sphère de compétences, qu'il fait rarement de la politique et que ceux qui dépassent la tête de la tranchée ne font généralement pas long feu, sauf appui visible du Kremlin. L'autre point est que la population russe n'adhèrera pas à un putsch qui rappellera trop de mauvais souvenirs et permettra à Poutine de ressouder sa base. Il est en revanche possible que certains officiers généraux fassent remonter à Moscou que la troupe renâcle de plus en plus et perd toute capacité offensive. Et qu'il faut faire quelque chose et vite, ce qui pourrait amener de la part de Poutine une nouvelle fuite en avant façon offensives Brousillov ou "faisons tapis".
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  28. Ou qu'elles y ont été placées à la construction ? Ça ne doit pas être super-simple à surveiller, quand même
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  29. Comme on disait naguère, "ils font semblant de me payer, je fais semblant de travailler". Le manque d'intérêt de la population, son apathie sont des risques réels en Russie et qui pourraient pénaliser non seulement l'effort de guerre mais tout le système. A voir si ça se concrétise.
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  30. Ouais... La dégradation des sols en France et dans le monde, une catastrophe écologique ignorée "Alors qu’il est la ressource pour la production alimentaire pour plus 7,5 milliards d’habitants, le support des activités humaines, la source de minerais et de matériaux de construction (argiles notamment), un système épurateur et une réserve d’eau, le sol demeure largement inconnu par les Hommes y compris, ceux qui l’utilisent directement et quotidiennement. Le sol est de plus en plus menacé par de multiples dégradations physiques, chimiques et biologiques. Les principales causes de dégradation des sols sont anthropiques : agriculture intensive, déforestation, surpâturage, pollution industrielle, irrigation… Et cette dégradation risque de s’aggraver si rien n’évolue dans les pratiques agricoles et environnementales. Avec la réduction et l’appauvrissement des surfaces destinées à produire des aliments, la prospective alimentaire devient un défi majeur des prochaines décennies." Publié le 15.05.20 Par Clément Mathieu https://planet-vie.ens.fr/thematiques/ecologie/gestion-de-l-environnement-pollution/la-degradation-des-sols-en-france-et-dans
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  31. Un pilote une fois m'a montré une vidéo de bgl 250kg balancée d'un diesel sur des afghans. J'ai été étonné de les voir tous détaller comme des lapins après. Il m'a expliqué que la vidéo est coupé mais qu'ils font pas 50m. Le blast a liquéfié une parti de leurs organes internes, ils sont déjà morts sans le savoir, c'est l'adrénaline qui les maintien tres temporairement en vie. Bon là c'est qu'une grenade, et ils sont repartis aussi. Doivent quand même pas être très frais. Ça sert juste à sonner ?
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  32. Oui, avant le F6. Et si je dis ça, c'est parce que c'est naturellement la question d'après...
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  33. Je pense que vous m'avez mal compris: les américains ne profitent pas du sabotage, à contrario des russes. Mon message a plutôt tendance à accuser les russes, pas les américains. En revanche, ce vous dites me semble discutable, car les exportations (en tonnes) de gaz naturel américain sont en augmentation cette année: https://www.reuters.com/business/energy/us-liquefied-natural-gas-exports-rise-16-new-record-2022-04-01/, ce qui témoigne de capacités d'exportations ne fonctionnant pas à plein régime justement, tout du moins en avril 2022.
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  34. Le choix de l'EJ200 m'aurait également paru être le plus approprié. Il me semble qu'il est même un peu plus léger et un légèrement plus compact que le RM12 qui équipe le Gripen C tout en ayant près d'un tonne de poussée supplémentaire. Ce choix aurait permis d'augmenter les performances de l'avion sans grandes modification de la cellule. La modernisation du Gripen C aurait ainsi pu se concentrer sur une nouvelle avionique et l'intégration de nouveaux armements tout en évitant que les prix ne prennent trop l'ascenseur.
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  35. https://www.handelsblatt.com/technik/it-internet/wirtschaftspolitik-immer-mehr-deutsche-unternehmen-bauen-ihre-standorte-in-den-usa-aus-/28697464.html (28 septembre 2022) Dans le cadre de la guerre en Ukraine et de la crise énergétique en Allemagne, les Etats-Unis intensifient leur prospection des entreprises allemandes. De nombreux États américains proposent non seulement une énergie bon marché, mais aussi des allègements fiscaux et d'autres aides. C'est notamment le cas des États du Sud. "Nous avons eu récemment les coûts énergétiques les plus bas des États-Unis pendant 11 des 14 trimestres", déclare par exemple Kevin Stitt, gouverneur de l'Oklahoma, dans un entretien avec le Handelsblatt. Le ministre de l'économie de Géorgie, Pat Wilson, avance des arguments similaires : "Nos coûts énergétiques sont bas et les réseaux sont stables". De plus, l'abandon du charbon est une chose décidée, et son Etat fédéral raccordera deux nouvelles centrales nucléaires au réseau d'ici 2024. "Les entreprises qui viennent en Géorgie réduisent leur empreinte climatique", affirme Wilson. La publicité a du succès : de nombreuses entreprises allemandes prévoient d'établir ou d'étendre leurs sites américains, comme le montrent les recherches du Handelsblatt. Des chiffres provenant d'États importants comme la Virginie, la Géorgie et l'Oklahoma attestent de cet intérêt croissant.
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  36. Quand on saura déjà ou s'arrête le F4 ?
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  37. Photos très rares des FS des forces d'autodéfense japonaises, lors d'un entraînement en Australie avec le 2 Commando Regiment
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  38. Claude & Lydia Bourguignon, 28 octobre 2018
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  39. Tu veux dire en opération ? The Pentagon’s top acquisition official, Bill LaPlante, admitted how difficult it is for the services and the defense industry to track materials through the supply chain. He told Bloomberg News, “I had [a] CEO tell me two weeks ago that he thought he had 300 suppliers and he discovered when he counted all of the suppliers he probably had 3,000, and suppliers can change overnight.”
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  40. C'est bien lui ... Il s'est enfermé dans sa bulle ________________________________ Grrr ... Fusion automatique des posts ! ________________________________ Vraiment de plus en plus seul dans sa "bulle" ... "Le Kremlin dénonce ce mercredi "la pression sans précédent" des Etats-Unis sur la Turquie, qui va renoncer au système russe de paiement Mir, utilisé dans une poignée de pays dans le monde, par crainte de fortes représailles américaines." https://www.bfmtv.com/economie/la-turquie-renonce-au-systeme-de-paiement-mir-le-kremlin-denonce-la-pression-sans-precedent-des-etats-unis_AD-202209280376.html Question : qu'a bien pu encore négocier Erdogan ?
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  41. Les raffineurs indiens paient en dollars pour le pétrole russe après l'échec des tentatives en dirhams 28/09/2022 | 16:56 Les entreprises indiennes continuent d'acheter du pétrole russe en utilisant des dollars après que la Mashreq Bank de Dubaï a refusé de traiter les paiements d'au moins deux raffineurs en dirhams émiratis comme le demandait le fournisseur, selon trois sources familières avec la question. La Russie a été frappée par les sanctions des États-Unis et de ses alliés à la suite de son invasion de l'Ukraine, et Moscou a demandé à certains acheteurs de ses produits de base de payer en roubles ou dans d'autres monnaies que le dollar et l'euro dans lesquels sont généralement fixés les prix de ses contrats. Des négociants fournissant du pétrole russe en juillet avaient demandé à au moins deux entreprises indiennes de régler en dirhams. Une facture de l'un des raffineurs, vue par Reuters, montrait que les paiements de pétrole étaient calculés en dollars alors que le paiement était demandé en dirhams. La facture indiquait que les paiements devaient être effectués à Gazprombank via la Mashreq Bank, sa banque correspondante à Dubaï. Mashreq a une succursale à New York, selon son site Internet. Les trois sources ont déclaré que les paiements en dirhams n'ont pas été effectués parce que Mashreq a refusé de faciliter le commerce. Reuters n'a pas été en mesure d'établir pourquoi. Le Trésor américain, la Mashreq Bank et Gazprombank n'ont pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires. L'une des sources a déclaré que les paiements ont finalement été traités par la succursale d'Abu Dhabi de la State Bank of India et réglés en dollars américains. La State Bank of India n'a pas répondu à un courriel de Reuters demandant un commentaire. Les Émirats arabes unis et l'Inde ont évité de critiquer fortement les actions de la Russie en Ukraine, que Moscou qualifie d'"opération militaire spéciale", et n'ont pas imposé de sanctions. NOUVEAU MÉCANISME La banque centrale de l'Inde a récemment mis en place un mécanisme visant à faciliter le commerce international en roupies, une mesure considérée comme favorisant les liens commerciaux avec la Russie en cas de sanctions occidentales plus strictes contre Moscou. Les nouvelles règles reflètent largement le système de troc utilisé avec l'Iran lorsqu'il était sanctionné, où les importateurs indiens déposaient leurs paiements en roupies sur le compte "vostro" des banques commerciales de Téhéran auprès de la banque indienne UCO, un créancier d'État. Un compte vostro est un compte qu'une banque correspondante locale détient pour le compte d'une banque étrangère. L'Iran a utilisé les fonds pour payer des importations de marchandises non sanctionnées en provenance d'Inde. La UCO Bank a obtenu l'approbation de la banque centrale indienne pour ouvrir un compte spécial en roupies pour la Gazprombank de Russie, et son directeur général Soma Sankara Prasad a déclaré à Reuters qu'elle espérait le faire bientôt. Pour un règlement dans le cadre du nouveau mécanisme, les importateurs et les exportateurs doivent accepter de facturer en roupies et de régler les conditions de change. Pour rendre le commerce en monnaie locale plus attractif, l'Inde a également autorisé les banques étrangères à investir leurs fonds excédentaires dans des titres gouvernementaux, les comptes spéciaux en roupies ne proposant aucun intérêt sur les dépôts. Selon les données du gouvernement, les importations indiennes en provenance de Russie ont atteint 17,24 milliards de dollars en avril-août de cette année fiscale, contre environ 3,2 milliards de dollars un an plus tôt, en raison d'une forte augmentation des achats de pétrole. Les sanctions occidentales ont incité de nombreux importateurs de pétrole à fuir Moscou, poussant les prix au comptant du brut russe à des remises record par rapport aux autres qualités. Cela a donné aux raffineurs indiens, qui achetaient rarement du pétrole russe en raison des coûts de transport élevés, l'occasion d'acheter des exportations à des prix très inférieurs à ceux du Brent et des produits de base du Moyen-Orient. © Zonebourse avec Reuters 2022
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  42. La KLu a fermé sa filière de formation F-16 aux Etats Unis, à Tucson, dans le courant de l'été. Une fois les trois derniers pilotes qualifiés sur F-16 AM/BM, l'activité de formation a été transférée à 150 km de là, à Luke AFB, exclusivement sur F-35. Il n'y aura donc plus de nouveaux pilotes néerlandais sur F-16 AM/BM, ni de requalification sur le type pour les pilotes déjà qualifiés et ayant vu leur carrière interrompue (passage en état-major, ou raison de santé).
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  43. L'Allemagne va maintenir en fonctionnement deux de ses dernières centrales nucléaires cet hiver. Le ministre de l'économie Robert Habeck explique qui est responsable... La France, bien sûr ! En effet, les travaux de remise en service de ses centrales nucléaires à l'arrêt avancent moins vite que prévu. Pour assurer l'approvisionnement énergétique en Allemagne, "la centrale Isar 2 (près de Munich) et celle de Neckarwestheim (sud-ouest) vont rester branchées au premier trimestre 2023", en raison de "la situation en France plus mauvaise que prévue", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Berlin. (...) Mais, s'appuyant sur des scénarios électriques pour l'hiver en France, présentés le 14 septembre dernier, Robert Habeck a estimé que la situation était pire que ce qui était prévu jusqu'ici. Enfonçant le clou, il a affirmé que "par le passé, les affirmations de l'exploitant EDF s'étaient avérées souvent trop positives". Comme aurait dit Bourvil, les centrales nucléaires non, mais l'électricité nucléaire oui ! Ah mais M'sieur Habeck c'est un champion !
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  44. J'ai qd meme un peu l'impression qu'on lit et conclut ce qu'on a envie de voir... La mobilisation, les armes RU, la contre offensive. On a tous envie d'y croire. Mais mis à part les qqs ratés qui nous parviennent, faut pas s'imaginer que les russes sont incapables. Ils apprennent aussi. Et se mobilisent. Grandement. Avec ou sans matos. Et coté motiv, on va pas trop leur laisser de choix. Je m'abstiendrais bien de tout pronostic sur l'issue de tout cela. Poutine semble archi determiné.
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  45. pour justifier le choix d'un concept ou d'une solution, il est inutile de dire des conneries sur les solutions concurrentes. C'est un travers typiquement allemand. "si votre solution marchait, on le saurait et on l'aurait trouvée avant vous." Toute solution non allemande ne marche pas. C'est du vécu.
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  46. Je ne pense pas que ce genre d'analyse puisse occuper leur espace cognitif.
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  47. En fait ça renvoie à un autre article qui est très intéressant pour un moment en particulier, qui va forcément vous rappeler un certain événement survenu à Red Flag 2008: https://www.c4isrnet.com/electronic-warfare/2022/08/15/air-force-may-put-angry-kitten-in-planes-for-electronic-warfare-edge/ L'armée de l'air pourrait installer un chaton en colère dans les avions pour améliorer la guerre électronique. La force d'essai combinée du programme de vol opérationnel a évalué le pod d'entraînement au combat de contre-mesures électroniques Angry Kitten à bord d'un F-16 Fighting Falcon affecté à la 53e escadre au centre d'essai Joint Preflight Integration of Munitions and Electronic Systems d'Eglin Air Force Base en 2021. (Tech. Sgt. John McRell/U.S. Air Force) WASHINGTON - Un félin féroce pourrait contribuer à transformer la façon dont l'armée américaine aborde la guerre électronique. Ce qu'on appelle Angry Kitten, un ensemble de composants électroniques contenus dans un tube ayant vaguement la forme d'un chat, s'est avéré être un outil d'entraînement si efficace pour simuler les actions de guerre électronique de l'ennemi que les responsables de l'Air Combat Command ont recommandé qu'au moins quatre nacelles soient retravaillées pour être utilisées en combat réel, ce qui permettrait aux pilotes de chasse d'en profiter dans le monde réel. L'armée de l'air a utilisé Angry Kitten dans le cadre de tests et d'entraînements pendant des années, équipant les escadrons d'agresseurs de l'engin pour harceler les stagiaires et reproduire des agressions électroniques. Les leçons tirées de l'utilisation de ce dispositif ont "façonné de façon spectaculaire l'orientation" du service, a-t-elle déclaré le 3 août. Lors des évaluations de cette année, le kit Angry Kitten a été reprogrammé pendant la nuit pour tenir compte des conditions rencontrées précédemment, ce qui signifie que les techniques utilisées le lendemain étaient à la fois mieux informées et plus efficaces. Cette rapidité d'exécution s'écarte du couplage logiciel-matériel traditionnellement rigide de l'armée de l'air, dont le rééquipement prend du temps et de l'argent. Les solutions matérielles et logicielles de type "stovepipe" qui prévalent dans l'ensemble de l'armée de l'air nuisent considérablement à la capacité de l'armée de l'air à s'adapter rapidement et à vaincre les nouvelles menaces émergentes liées aux systèmes électromagnétiques", a déclaré Keith Kirk, qui dirige une campagne connue sous le nom d'AERRES, des expériences visant à développer des systèmes de guerre électronique compatibles avec les applications. Avec Angry Kitten, "le logiciel a été mis à jour en quelques heures sur la base des performances observées contre certaines menaces, puis a été amélioré, et ces améliorations ont été vérifiées lors des essais en vol le lendemain", a-t-il déclaré dans un communiqué. "C'est vraiment difficile à faire avec des logiciels et des outils qui ne sont pas conçus selon des normes ouvertes". L'équipement de guerre électronique de nouvelle génération de l'Institut de recherche Georgia Tech - transporté dans une nacelle bleu vif au bas de la photo - est testé en vol à bord d'un avion d'entraînement L-39 Albatros. (Stan Sutphin/GTRI) Les modifications à la volée ont été rendues possibles par une conception ouverte que l'armée de l'air prévoit d'utiliser de plus en plus à l'avenir. Le module de combat Angry Kitten a également été testé l'année dernière lors de l'exercice Northern Lightning. À l'époque, l'armée de l'air a déclaré que les équipes avaient identifié des moyens de convertir le module d'entraînement en module de combat. Les récents retours d'information permettront d'éclairer une éventuelle décision de mise en service. Le pod de combat est dérivé d'une technologie développée par l'Institut de recherche Georgia Tech, qui a déclaré en 2013 que le projet utilisait de l'électronique commerciale, du matériel personnalisé et un apprentissage automatique novateur pour fournir des "niveaux sans précédent" d'adaptabilité. Les chercheurs ont parlé de guerre électronique cognitive, c'est-à-dire de systèmes qui utilisent l'apprentissage automatique et d'autres technologies sophistiquées pour sélectionner un moyen de brouillage, analyser son efficacité, puis s'autocorriger pour exploiter la faiblesse identifiée. Cette pratique est différente du déploiement de paillettes, matériau utilisé pour brouiller les radars, ou d'autres mesures plus courantes. Selon les responsables américains, il sera essentiel de dominer le spectre électromagnétique dans le cadre d'une lutte contre la Chine ou la Russie, les deux menaces les plus importantes pour la sécurité nationale. La guerre moderne repose en grande partie sur le spectre, qui est utilisé pour communiquer avec les forces amies, pour identifier et supprimer les adversaires et pour guider les armes. Le nom moins qu'effrayant de Angry Kitten - loin des surnoms agressifs que les militaires utilisent souvent, comme les drones Reaper ou Predator ou les missiles Hellfire - est un mélange de blague interne et d'objectifs de conception, selon un rapport de Newsweek de 2013, qui a noté que "le système réagit avec "l'esprit d'un chat"". "Malgré un nom certes un peu idiot, Angry Kitten représente une technologie très sérieuse", a déclaré à C4ISRNET en 2015 Roger Dickerson, ingénieur de recherche principal au laboratoire des applications de capteurs et électromagnétiques de l'institut de recherche Georgia Tech. "Nous avons travaillé dur pour améliorer les capacités et l'état de préparation des combattants de guerre de nos organisations commanditaires : l'armée, la marine et surtout la communauté de combat aérien de l'armée de l'air américaine." Conclusion, je crois que les américains viennent d'inventer SPECTRA. Parce que ce qu'ils décrivent c'est exactement ce qu'il s'est produit en 2008 et la raison pour laquelle on avait été accusés "d'espionnage électronique" après que Spectra ait "appris" en une nuit le comportement de l'APG-68 de F-16 block 52, et l'ait pris en compte via de nouvelles contre-mesures.
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  48. Tout le monde râlait en disant que le 20 mm puis le 25 mm du VBCI, c'était complétement dépassé vu les 30, 35 et 40 mm des concurrents. On monte un 40 mm télescopique sur le Jaguar presque équivalent d'une 50 mm... et cela râle encore car c'est moins bien qu'un 105 mm. Je sens bien que si on montait un 105 mm, cela râlerait sur le fait que les italiens ont du 120 mm plus punchy sur leurs Centuro. Et de toute façon, il faut passer au 140 mm non ? En fait, faut arrêter l'infanterie et monter tout le monde en Leclerc ASCALON ... Avec un 7.62 en tourelleau. Zut, ce serait mieux en 12.7 mmm. Non en 20 mm, etc ...
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  49. @g4lly @BPCs il n'y aura pas d'évolution radicale du Jaguar. Dans 20 ans il sera revalorisé (électronique, optronique, blindages, pneus) mais ça restera un Jaguar. Ce qui ne veut pas dire que l'on ne puisse pas trouver d'autres utilisations du châssis, je pense au SABC par exemple. Ni la cavalerie ni l'infanterie n'ont exprimé le besoin d'un canon de gros calibre sur un châssis médian. L'objectif de l'adt est de pouvoir poursuivre Scorpion et de trouver des budgets pour des capacités hautement prioritaires : SABC, franchissement, frappe dans la profondeur, GE, sans compter munitions et entraînement. Aucun budget ne sera dégagé pour un engin gros calibre médian. Le futur engin de gros calibre c'est MGCS, point barre. l'autre grand défi concerne la DGA. D'une administration temps de paix qui déroule les programmes en mode pépère qui conduit à des mises en service à T0 + 15 ans, elle doit passer à un mode "combat" dans sa façon de gérer les programmes. Un SCAF en 2045 et un MGCS en 2040 tout le monde s'en fout. Il faudra qu'elle apprenne le mode incrémental et l'implantation capacitaire en flux. Entre 1939 et 1945, quatre générations de chars ont été conçues chez tous les belligérants. Le P51 a été dessiné en 3 trois mois, le Hellcat en 5. La DGA et les industriels ont donc de très grandes marges de manoeuvre.
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  50. Ce bluff était si douloureux que je me demandais si quelqu'un allait tomber dans le panneau. Je ferai l'éloge funèbre : cher remplaçant remplaçant du F-16. Tu es mort comme tu as vécu, complètement inexistant. Quels 18 mois sauvages c'était. Bonne nuit, doux prince. Bill Sweetman en parlait déjà en 2011. Ça fait un moment que ça dure : https://www.thedrive.com/the-war-zone/9247/usaf-to-keep-upgraded-f-16s-till-2048-as-fate-of-f-15c-in-doubt Avec les dates de production des F-35 allant jusqu'à près de 2040, les F-16 allaient être là pour un certain temps. et les F-15 aussi puisque le F-22 n'a pas réussi à les remplacer. La marine a retiré les derniers F-4 environ 22 ans après avoir mis les F-14 en service. L'USAF a fait voler des A-7 ici jusqu'au milieu des années 1990. Ce n'est pas seulement une augmentation de la capacité de combat. Certaines de ces pièces vieillissent et deviennent difficiles à trouver. Les pièces de rechange sont soit disparues, soit peu nombreuses, soit nécessitent des commandes spéciales. L'USMC, qui est probablement le plus grand service de F-35, vient de remplacer le radar de ses F-18 pour les mêmes raisons, et le Canada fait de même. Les F-16 seront en service actif jusque dans les années 2040. Ensuite, ils ne seront plus en service actif "classique" et rempliront diverses autres fonctions (test, formation, agresseur, drone, réserve). Une autre raison est la simple "capacité" : l'USAF doit disposer d'un certain nombre d'escadrons et de chasseurs. L'achat de 50 F-35 par an pour remplacer 900 F-16 va prendre un certain temps et, dans l'intervalle, ils doivent être fonctionnels et efficaces au combat. La garde nationale et les réserves doivent être dotées de missions de "défense du territoire" qui ne nécessiteraient probablement pas d'avions furtifs et qui portent davantage sur l'interception d'avions détournés ou d'autres avions civils potentiellement hostiles. Un dernier point, en se rappelant que le mème de remplacement remplacement des F-16 est apparu avant l'effondrement de l'Afghanistan, et avant que la Russie n'envahisse l'Ukraine. Je pense (mais je ne peux pas le confirmer) que l'USAF voulait avoir un avion "bas de gamme" pour les zones et les conflits comme l'Afghanistan. Avec un peu de chance, ce type de conflit est derrière nous mais je crois que c'était dans l'esprit du remplacement remplacement du F-16. Je sais que j'ai l'air d'un disque rayé, mais tout ce que fait l'USAF n'est pas une grande partie d'échecs avec le F-35, le feuilleton favori de tout le monde "le feront-ils ? le feront-ils pas ?" pour les nerds de l'aviation. Non pas qu'il y ait quelque chose de mal à cela. Dans ce cas, il s'agit de savoir si vous voulez avoir des F-16 fonctionnels à l'avenir, et puisque la réponse est "oui", nous devrions les moderniser pour qu'ils durent plus de 5 à 10 ans.
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