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  1. 34 points
    Vous ne l'avez pas demandé ? Ben vous l'aurez quand même. Les dessous de l'histoire de la publication de la vidéo F22 VS RAFALE On connait tous ici de la vidéo F22 VS RAFALE. On a tous compris désormais qu’il y a eu un avant et un après. Quelques-uns se souviennent peut-être même du choc que ça a provoqué à l’époque, pour les passionnés que nous étions. J’ai eu l’idée ce matin, en lisant les différents commentaires de ces dernières pages, de raconter un peu de l’intérieur comment ça s’est passé. Parce que ça reste un tournant, non pas seulement à cause du fanboy que j’étais, mais surtout pour tout ce que ça a changé quand j’ai reçu cette vidéo. Et pas simplement pour la communauté, mais également d’un point de vue personnel. Pour se remettre dans le contexte, le Rafale à l’époque c’est le standard F3 qui pointe le bout de son nez, et qui donne à cet avion un point final à ce qu’il aurait dû être depuis le début si le programme n’avait pas été sans cesse dilué en moyens et en temps, fin de la guerre froide oblige. En France, nous avons désormais un avion qui n’est pas seulement beau, il est aussi opérationnel dans la totalité du spectre des missions de combat que l’on peut confier à n’importe quel avion de combat. Mais cette force est souvent détourné par nombre de commentateurs (incompétents ou auto-flagellateurs chez nous, de mauvaise foi à l’étranger) noyés qu’ils étaient par la discrétion historique de la communication chez Dassault Aviation et leur manque d’investissement dans les médias grands publics, face à l’excès de communication chez les constructeurs concurrents. Au niveau de la communication, le contexte de l’époque était submergé par un Raptor tout puissant dans TOUS les domaines du combat aérien (y compris le BFM hein…), et un Typhoon Très capable, mais pas autant, faisant de lui automatiquement le « Second Best ». Et puisque le Raptor ne peut être considéré que comme un avion hors catégorie tellement il a un excès de tout ce qui fait la puissance américaine avec son budget débordant de dollars, le Typhoon s’auto-couronne pratiquement le roi de l’avion de combat conventionnel par excellence. Aucune place n’est laissée au reste, et ce qui pourrait s’y opposer est systématiquement dénigré. Et puisque leurs médias sont puissants et relayés, même notre presse s’y mets, aidée qu’elle est par des intérêts internes contre Dassault. Car depuis le grand père, Dassault est aussi un objet politique, il fait partie de ces personnes qui ont acquis un certain pouvoir au point d’être capable de se payer une part dans les médias. Le Rafale est donc également l’objet de luttes intestines de pouvoir au sein même de la classe des dominants français. Car si nous croyons encore que le vote est une affaire saine en politique, il ne faut pas oublier que ceux qui influences les votants sont ceux qui possèdent les médias. On peut donc y voir là une des raisons qui fait que le Rafale, malgré lui, se retrouve dans une bataille franco-française plus cruelle, plus insidieuse, et surtout une bataille pour laquelle aucune contre-mesure n’a été conçue. Soutenir le Rafale à l’époque, c’était un peu comme soutenir le bien mal aimé Jacquet et son équipe de France au début de l’été 1998. Personne n’y croyait… D’un point de vue perso, ce n’était pas la gloire non plus. Nous avions quitté notre belle maison dans les Landes, j’étais dans un état dépressif suite à la liquidation de mon entreprise, j’avais perdu un job dans mon domaine, et nous voilà parti dans une ville qui ne me plaisait pas à la frontière espagnole, habitant désormais dans un appartement que je qualifiais de cage à poules, à bosser dans un commerce bien moisi avec mon épouse… Les prémices d’un divorce en prime, mais ça je n’en savais encore rien. Pour m’évader du train-train, j’avais créé, 2 ou 3 ans plus tôt un blog sur l’aviation. J’avais envie de partager ma passion. Mal défini entre un blog d’expression d’un fanboy pas très équilibré et une tentative d’activité journalistique, on va dire que je faisais mes armes. Je n’étais pas non plus très compétent dans le sens que je n’écrivais pas forcément très bien, mes prises de positions étaient plus souvent dictée par mes émotions que par la raison et qu’en prime j’avais un manque flagrant de connaissances. Mais je me suis accroché. Si mes premiers articles faisaient sourire, je commençais, à force de me frotter à de fortes têtes ici-même sur Air Defense, à comprendre des choses, mais j’apprenais également sur le tas l’art de l’argumentation. Bien qu’étant loin à l’époque d’avoir atteint la qualité d’analyse, d’écriture et de sérieux que l’on attend d’un vrai journaliste, je n’en étais pas moins persévérant et je commençais à avoir une clientèle de lecteurs attentifs. Mais très peu de reconnaissance dans le milieu professionnel. Sauf pour quelques-uns que j’ai dû soulé à mon avis, j’ai réussi à obtenir quelques miettes pour enfin avoir un contenu plus exclusif, plus qualitatif aussi. Voilà pour le contexte. Et puis, un jour, un forumer bien connu ici –un vieux de la vieille, un vieux loup qui traine et que j’aimerai nommer (dis-moi si je peux et j’édite) – me contacte et me dit qu’il a quelque chose à m’envoyer, aussi discrètement que possible, à la condition impérieuse de ne pas dévoiler ma source. Piqué par la curiosité, après avoir accepté, j’attends. Nous sommes au printemps 2013. Si je ne me souviens pas de tous les détails, et ayant une mémoire assez poreuse, je me souviens particulièrement bien de ce jour. Nous sommes vers midi passé, et je fais quelques emplettes dans le Lidl en face du commerce où je bosse, et mon téléphone vibre. Je reçois trois fichiers, que je télécharge en 3G, pas très vite… Il m’a parlé d’un combat avec un Rafale contre un F22, et je ne m’attendais à rien de spécial à part profiter de l’exclusivité d’une vidéo qu’apparemment personne n’a vu. Ah, ça y est le premier est téléchargé. Adossé sur mon charriot de course en attendant mon passage en caisse, j’ouvre la vidéo. Très courte. Je reconnais bien la VTH du Rafale, je baisse le son au premier merge sans quoi les autres clients pourraient me regarder d’un mauvais œil à l’écoute de ce qui pourrait ressembler à une vidéo pas très autorisée aux enfants « mais non madame, ce n’est pas ce que vous pensez, c’est juste un homme qui tire bien fort sur son manche », et je me demande ce qu’il va se passer ensuite. Suite du précédent message (que je n'ai pas pu publier en une fois, et... MON 3000 ème message !!) Première apparition du F22. Woaaaaa… Mal barré le F22 ! Le Rafale est derrière lui. Génial… C’est sympa, mais n’importe quel avion peut mettre n’importe quel autre avion au milieu de sa VTH de façon fortuite. Les évolutions continues, et… HO PUTAAAAIIIINNNN il ne lui lâche pas les basques, le F22 revient là où il ne devrait pas être, cet avion formidable duquel on avait dit, 3 ans plus tôt qu’aucun kill n’avait pu être revendiqué contre lui « Fox…FOX TWO » HO PUTAIIIIINNNNN –Fin de la première vidéo. Je ne sais pas ce que les autres clients autour pensent de moi maintenant qu’ils m’entendent jurer à haute voix, et bien que je m’en foute royalement, je n’ai plus porté aucune attention à partir de ce moment-là. J’ai même souhaité, pour la première fois de ma vie, que la file en caisse avance encore plus lentement que ce n’était déjà le cas. Ouverture de la seconde vidéo : « Ho PUTAAAAIIIINNN… »… Et ça se répétera jusqu’à la fin. J’ai ressenti, là, tout seul, une sensation certainement aussi unique qu’un mec qui cherche toute sa vie la vérité sur les extra-terrestre, qui tombe sur un vrai, mais qui n’a le droit de ne rien dire à personne. Que c’est BON mais qu’est-ce que c’est FRUSTRANT ! Dans un autre registre, j’avais découvert l’Amérique, avec la même excitation que Christophe Colomb, mais sans me rendre compte de la portée de la chose. Surtout, va falloir attendre avant de le partager à d’autres. Une fois la pression retombée… Quelques heures plus tard, que faire de cette vidéo ? La publier, certes, mais comment ? Et qu’en dire ? mais surtout… Elle vient d’où ? Et vais-je m’attirer des ennuis ? Ni une ni deux je contacte Dassault Aviation. Je ne suis pas encore rodé à l’exercice de la langue de bois, et pas encore suffisamment rodé, car marié depuis trop peu longtemps, aux non-dits et à la subtilité de ce qu’il faut comprendre des désirs de la personne d’en face mais qu’il n’exprimera jamais. Mais il me faut une réponse claire et net. Donc je dois poser une question simple et obtenir une réponse sans interprétation possible. Est-ce que, oui ou non, la publication d’une telle vidéo serait préjudiciable au secret industriel ? Réponse de l’intéressé : non. Très bien. Nous sommes à quelques semaines du salon du Bourget. Ma première participation. Je suis tout seul, je n’y ai jamais été en tant que journaliste, mais pour la première fois, j’ai un badge presse. Un ami va m’héberger, et je découvrirai au passage la vie à la capitale, que je détesterais encore plus, sans savoir qu’elle deviendra de force mon quotidien, d’ici peu de temps... Je commence donc à assembler les vidéos, et surtout j’y mets un contexte. Un peu de pub pour le blog, et un watermark pour pas qu’on me vole MON exclusivité. La seule que j’ai jamais eu jusqu’alors. Il me tarde de la mettre en ligne, mais je peaufine. Je choisi de l’aborder sous le thème de l’avion décrédibilisé de toute part, dans le contexte de l’exercice pendant lequel cette vidéo a tourné. Je ressens en moi pourquoi cette vidéo a fuité. Une sorte de sentiment de recherche de justice certainement… Et je me dit… Qui dit fuite dit délit, ou au moins emmerdements. Moi je suis journaliste sans l’être, mais je me renseigne. Apparemment je ne risque pas grand-chose, sauf si je casse le secret défense. Et moi qui veut m’insérer dans les petits papiers du SIRPA, j’ai du mal à obtenir une réponse. Ils ne connaissent pas la vidéo, mais sont frileux. Ils ne m’interdisent rien cependant. J’apprendrais plus tard qu’un Mammouth du secteur, en couple avec une des filles du service, tentait de mettre des bâtons dans les roues à tout ce qui pourrait devenir un concurrent pour lui (dont moi). Bref. Je me décide donc à appeler l’escadron 1/7 Provence, car c’était eux qui avaient été envoyé aux Emirats pour ce fameux ATLC. La discussion aura été étrange. Tout en ne cachant pas que la publication de cette vidéo provoquera inévitablement une chasse aux sorcières, mais qu’en même temps il y avait prescription 4 ans après et certainement pas de sanction autrement que symbolique, j’ai ressenti chez mon interlocuteur une certaine volonté de voir cette vidéo sortir pour enfin rétablir un sentiment de justice… Encore une fois, faut interpréter les non-dits ! Je devenais enfin un maître rompu à cet exercice, mais trop tard pour que ça sauve mon mariage… La vidéo est maintenant prête. Je n’ai pas de feu vert, mais pas de feux rouge non plus. Tant pis, passons à l’orange. A quelle date la publier ? On est à la veille de l’ouverture du Bourget, ça serait un super coup de pub quand même… Pas que pour moi, mais pour l’avion, pour le constructeur. Journaliste médiocre que j’étais, ma fibre de fanboy passionné avait gardé le dessus. Au-dessus de la sauvegarde de l’opportunité de cette exclusivité, véritable cadeau tombé du ciel, je n’oubliais pas tout ce que cette vidéo pouvait représenter pour l’image de mon avion favoris. Ce sera le 18 juin. Lendemain de l’ouverture du Bourget. Pas le jour même pour pas que ma publication soit noyée dans la masse des articles, mais le lendemain. Ça serait pas mal. Peu connu, je devrais également compter sur les quelques fanboys qui me suivent sur le blog et la page Facebook qui fonctionne pas trop mal, et les quelques forums que je fréquente, en espérant que ce soit suffisamment partagé. Croisons les doigts. 18 juin au matin. Je rends la vidéo publique, et publie l’article. Puis je partage sur quelques réseaux sociaux et forums. Et j’attends. Je me colle devant Google Analytics et j’attends que ça morde, pour voir si l’affluence des grands jours sera au rendez-vous. A l’époque, j’arrivais aux meilleurs moments à avoir une dizaine de personnes au maximum en ligne simultanément sur le site, pour 500, voire 1000 pages vues en une journée, 10 000 max dans le mois. Ah… ça frémit. Ça bouge…. 20 personnes simultanées. Pas mal ! 25…. 30… 28… 40… ça monte, ça descend un peu, comme pour reprendre de l’élan, et c’est monté jusqu’à plusieurs centaines ! En quelques jours, la vidéo sera vue plus de 300 000 fois!!!. Et les commentaires affluent de toute part. Elle sera pompée et repartagée sur d’autres sites, tel que liveleak, mais tant pis. Ça part aux USA, tant mieux. Je regrette de ne pas maîtriser l’anglais pour ne pas en avoir fait une version internationale, mais je m’en fou. Mon cœur de cible c’est qu’au moins les français puissent réviser leur jugement sur leur propre production (chemin de longue haleine loin d’être terminé). Mais ça marche. Alors oui, ça me fait encore quelque chose quand, plusieurs années après, on en parle encore. Ça aura été ma pierre à l’édifice. Même si je n’ai pas été le pilote qui a tiré sur le manche, ni celui qui a fait sortir la vidéo. Celui qui me l’a donné, m’a fait un immense cadeau. Je n’ai fait que transmettre, et elle m’aura fait beaucoup de bien. Beaucoup aussi ont ragé. Ragé de ne pas l’avoir eu avant, ou de ne pas avoir eu le courage de la publier. Aujourd’hui mon histoire avec ce site est terminée, je suis passé à autre chose. Mais j’en garde un excellent et très ému souvenir. Merci « H. »
  2. 29 points
    Juste pour détendre l'atmosphère avec une (quasi) bonne nouvelle au sujet du CoViD19 : pour tous ceux qui, comme moi, sont nés en 1970, nous pensions que 2020 serait l'année de la cinquantaine ... Eh bien non ! C'est l'année de la quarantaine !!
  3. 28 points
    Bonjour, Voici un extrait d'un magazine finlandais appelé Siivet sur Rafale. J'ai pensé que vous aimeriez en lire une traduction : "Qu'en est-il de SPECTRA ? Pouvez-vous voler en toute sécurité dans l'espace aérien défendu ? L'ancien pilote de Rafale Joseph Barraco répond : Nous en avons la preuve. Nous avons fait face aux défenses les plus difficiles, comme le S-300 russe. Le dernier exercice MACE (Multidomain Airborne Cyber and Electronic warfare) comprenait le Rafale, le Typhoon, le Hornet, le Growler et le Gripen. Le responsable finlandais de l'exercice a déclaré lors du point de presse que le Rafale était le meilleur de l'exercice. Il ne s'agit pas seulement de SPECTRA, mais de nombreuses capacités. Le SPECTRA fait partie de la capacité de survie, comme les deux moteurs et l'AGCAS. Le problème, c'est que nous ne pouvons pas parler du SPECTRA. Il est difficile d'expliquer la puissance du système. Mais il a un statut que tout le monde connaît. J'ai travaillé avec des Growlers, qui sont à peu près les mêmes mais différents. Nous avons accompli la même mission, mais d'une manière différente. Nous nous occupons de tout le spectre du ciblage. SPECTRA fait partie de la fusion des capteurs et est conçu pour le ciblage passif. Il fait partie du système de détection des avions furtifs. Il effectue le ciblage, le brouillage, la protection et le partage des informations. L'une des caractéristiques du système est son adaptabilité. Si vous êtes furtif, vous utilisez toujours les mêmes tactiques, car il ne vous protège que d'une seule façon. La furtivité est une caractéristique géométrique. Elle n'est pas à 360 degrés, c'est pourquoi elle est prévisible. Si les radars fonctionnent sur une autre fréquence ou dans une direction différente, ils vous détecteront. Le Rafale peut fonctionner avec une grande flexibilité et utiliser différents systèmes et tactiques, explique M. Barraco."
  4. 28 points
    Moi j'ai plein de questions pour les Typhoon fanboys: Pourquoi le Typhoon n'a toujours pas d'AESA opérationnel? Pourquoi le Typhoon ne se vend qu'à coups de corruption? Pourquoi le Typhoon a perdu tous ses combats DACT contre le Rafale? Pourquoi le Typhoon n'a qu'un taux de montée de 255m/s (15240m/min) (les fanboys disent 318m/s, 19080m) avec 2*90kN de poussée alors que le Rafale a un taux de montée de 304 m/s (18290m/min) avec 2*75kN de poussée? Si c'est l'option 1 l'Eurofighter pue un peu du cul, si c'est l'option 2 il ne monte que 4% plus vite que le Rafale alors qu'il pousse 20% plus fort, ce qui n'est pas très glorieux. Pourquoi le Typhoon a besoin d'un bidon externe pour aller aussi loin que le Rafale sur plein interne alors qu'il y a plus de carburant dans le Typhoon (4.7t contre 5.3t)? Pourquoi aucune démo de Typhoon ne dure plus de 7 minutes quand celles du Rafale durent généralement 9 à 11 minutes? Pourquoi le Typhoon est moins manoeuvrant que le Rafale alors qu'il a des canards "à long bras de levier"? Pourquoi le Typhoon est plus lourd que le Rafale d'une tonne mais a une MTOW inférieure d'une tonne alors qu'il n'est même pas navalisé? Pourquoi le Typhoon n'est pas modernisable aussi aisément que le Rafale? Pourquoi le Typhoon va voir ses appareils de la tranche 1 être ferraillés après 15 ans de service? Pourquoi le Typhoon n'a que trois points humides? Pourquoi le Typhoon n'a pas de point d'emport dédié pour un pod et doit sacrifier son point ventral? Pourquoi le Typhoon n'atteint une vitesse maximale que de mach 1.6 pendant ses vols de réceptions alors que le Rafale atteint mach 1.8 dans les mêmes conditions? Pourquoi le Typhoon est présenté avec des configurations d'emports qui empêcheraient de sortir le train d'atterrissage ou sont impossibles vu l'absence de tuyauterie? Pourquoi le Typhoon est-il sabordé à l'export par la partie allemande d'Airbus? Pourquoi le Typhoon a besoin d'un aérofrein et d'un parachute et pourtant se pose plus long que le Rafale qui n'en a pas? Pourquoi le Typhoon tout court en fait? Voilà. Désolé de n'avoir aucun respect.
  5. 26 points
    Fut un temps où ce forum était un forum de bonhomme, on parlait guerre armement... maintenant on disserte sur les programmes longs ou courts des lave linges putain de virus!
  6. 25 points
    Je n'écris pas beaucoup parce que mon français est horrible et surtout oublié. Je le tape à l'aide de Google Translate (pardon). Mais je sais mieux lire le français qu'écrire, alors je passe mon temps à 'lurking'. Je vais essayer de préciser, que le budget pour le HX reste de 10 milliards d'euros, il n'y a eu qu'un retard dans les négociations à cause du coronavirus. Je tiens également à dire que le consensus est que les rapports des favoris dans la compétition sont faux. Je pense que c'est un concours très ouvert.
  7. 22 points
    Tout nouveau tout chaud! Résultats semestriels Dassault, filmé hier le 23 juillet. https://www.youtube.com/watch?v=v8Myl08i8IU - moins de Falcons vendus cette année, logiquement - toujours des efforts pour le 6X, premier vol 2021 - des pistes sur des nouvelles tranches Rafale France ET exportations - pas de nouvelles infos sur le futur Falcon (dommage) - du développements des Falcons militaires, notamment le programme ARCHANGE et ALBATROSS qui devrait donner lieu à des prises de commande à la fin de l'année (!!!) - des effort et de la recherche dans les programmes pour l'aviation décarbonnée - développement du NGF, "phase à venir dans l'année qui vient", difficile car pas de plateaux physiques remplacés par de la visio-conférence - maintient d'un haut niveau de R&D, transformation numérique toujours en cours, nouvelles façon de concevoir, mais calendrier revu cause covid. - en fonction des hypothèses de vente Rafale, évolutions de la masse salariale à prévoir. - livraison de 7 Rafale Inde et Qatar dans le premier semestre 2020. - discussions sur la future tranche Rafale avec l'état, poursuite du standard F4 avec des retards cause covid. - pas de livraisons Rafale France 2020 2021 balancé par l'export, reprise 2022 fin 2024 pour livraison des 180 avions commandés - poursuite des prospects export du Rafale, mais cause covid difficultés à prévoir cause économie - sur le scaf poursuite du travail, intégration de l'Espagne en cours, dans les études de type "JCS" (je sais pas ce que c'est ) ou dans les définitions des démonstrateurs des grands pilliers de ce programme - eurdrone, négociation en cours avec l'OCCAR, grosse coordination Airbus Dassault dans les discussions avec l'OCCAR - sur les avions de mission 2 archanges commandés un 3ième à activer en tant qu'option, ils sont en pleine définition pour les Falcon 2000 Albatross, un 3ième falcon 50 livré avec une trappe de largage pour les chaines SAR, et enfin livraison d'un Falcon LX au DLR aux allemands. - 3ième ATL2 modernisé livré début avril, sur les 7 que Dassault doit réaliser les autres sont modernisés en interne, les marins sont très satisfaits - activité aérienne réduite à sa plus simple expression pour les Falcon mais service client toujours actif (Falcon Response) et développement du Falcon 6X continu, redémarrage progressif performant grâce au télétravail - remontée forte de l'activité aérienne, 80% de l'activité par rapport à l'année précédente, surtout intra américaine,, qui remonte depuis quelques semaines, beaucoup de transactions dans les avions d'occasion - sur le 6X ils sont à l'heure. Avion numéro 1 fini à Mérignac, première mise sous tension faite, avions 2 et 3 en cours de finale d'assemblable, moteurs P&W présents, avec 2000 h d'essai et 16000 h pour le corps haute pression, avancement nominal, 2ième campagne d'essai moteur sur leur banc volant avec le moteur n°1 qui sera celui du premier avion - pas de nouveautés sur le futur Falcon, annonce prévue mais annulée cause covid "si les clients peuvent pas venir voir on préfère la décaler" - prise de commande 5 Falcon au début de l'année comparée aux 7 de l'année dernière, livraisons de 16 Falcon ce premier semestre et prévision de 30 cette année au lieu de 40 prévus et des 17 livrés à la même période l'année dernière ce qui porte le total des commandes à 42 par rapport aux 53 de la fin 2019 - pas de nouvelles commandes Rafale pas d'évolution des livraisons, 68 Rafale restants à livrer - 1 milliard de prise de commande en retrait, CA à 2.6 milliards en retrait, 50% du CA par les Rafale export, année dernière il y avait aussi les ATL2, et sur le carnet de commande 16.2 milliards par rapport aux 17.8 de la fin 2019 dont une grosse partie pour le Rafale - en termes de résultats le CA est à 2.641 milliards avec résultat opérationnel à 55 millions, 2.1% de marge opérationnelle, 60 millions de contribution de Thalès, en retrait, après déduction des impôts résultat net de 87 millions soit une marge nette de 3.3% en retrait là encore par rapport à l'année dernière - trésorerie, la société a abandonné sa distribution de dividendes, donc baisse due aux besoins de fonds de roulement - objectifs 2020, dans un cadre difficile à prédire, 30 Falcons à prévoir si la situation covid ne s'aggrave pas, l'usine de Litterock continue de bosser malgré le covid, 13 Rafale toujours prévus, mais baisse de commandes de pièces détachées Falcon cause avions n'ayant pas volé. - Futur incertain. *** Questions réponses: (55 minutes de vidéo! c'est assez long, j'éditerai si il y a des choses intéressantes) https://www.youtube.com/watch?v=WP75EC7HrDE Edit: désolé du retard enfin je trouve le temps de m'y mettre. - pas d'annulation de commandes Falcon contrairement à la crise de 2008, uniquement des décallages. - Sur le Rafale ils sont "sur le trait", travaux ralentis mais planning tenu. Les avions indiens arrivent "la semaine prochaine". - Pas de nouveaux Rafale pour le plan de relance. Trop cher. Inquiétude pour la production nationale à cause des décallages de commandes. Donc besoin d'export. 2020 sera pas une année record. Il y a des discussions sur la 5ième tranche, espoir de nouvel export mais rien de concret. - 7 albatros prévus pour le moment, priorité aux commandes Rafale - les livraisons à l'Inde sont faites. La semaine pro c'est le ferry. Pour le nombre d'avion "vous verrez". Les indiens sont restés présents pour permettre le ferry et il y a déjà une équipe d'assistants techniques prête à aller en Inde pour aider à la prise en main - le niveau d'inquiétude pour la survie des fournisseurs qui n'ont pas de trésorerie solide, bien avec les prêts garantis, mais ils sont à rembourser. Les donneurs d'ordres ont diminué drastiquement les livraisons. - Chômage partiel qui a aidé mais baisse d'activité DURABLE. Donc chômage partiel LONGUE DUREE. 3ième lame plus longue: quand la reprise va venir la supply chain va devoir se moderniser pour aller + vite, besoin de modernisation numérique, c'est le numérique qui a permis de continuer l'activité. ils vont sélectionner un fond opérationnel en juillet, de 200m + 200m 4 donneurs d'ordres + état. - Le GIFAS a fourni la carto des sociétés en difficulté de la supply chain, 2 compartiments, un pour aider les PME techno, un pour consolidation sur les domaines souhaités. - Dassault va continuer à autofinancer les Falcons futurs ils tablent sur une sortie de crise en 2022, ça coûte en marge mais c'est indispensable. Pas de baisse d'ambition, ça bosse avec les amis de Dassault Système pour arriver à tout numériser. Pas d'économie sur la modernisation. - Recours au chômage partiel longue durée chez DA, 2020 y a du boulot, dans les années à venir plus dur - On ne sait si il y aura d'autres partenaires sur le SCAF, mais si pour 2040 il faut coopérer maintenant pour pas perdre de temps. C'est ce qui se fait avec l'Allemagne. "On est déjà trois. Si on change de partenaire tous les 6 mois, je vous garantis qu'on arrivera pas à 2040. Donc l'important c'est d'abord de bien architecturer ce programme après on verra si on peut accepter d'avoir des nouveaux partenaires etc, mais enfin l'architecture du programme c'est maintenant. Donc est-ce que c'est européen quand on est 3 pays européens? pour moi oui, après est-ce qu'un projet européen il faut être 27 je suis sûr que non parce que là on y arrive pas, sauf certains projets qui sont pilotés très directement par la commission, mais vous avez vu que dans le domaine de la défense c'est quand même plutôt les états qui ont la main." - "Sur le SCAF, quel opinion sur le rapport sénatorial qui parle de convergence SCAF-TEMPEST? Et est-ce que le montant de réversibilité est atteint pour le SCAF?" "C'est un peu la même question, on peut pas dire jamais mais aujourd'hui c'est-à-dire en 2020 2021 2022, il est certain qu'il y a pas fusion de SCAF et de TEMPEST, la fusion remettrait les compteurs à zéro et nous replacerait 2 ans en arrière, donc avec une complexité agrandie du fait qu'on soit encore plus nombreux dont un partenaire britannique qui aura des ambitions on peut pas le nier. Donc pour l'instant y'a bien un projet SCAF, moi je sais pas dire le Tempest ce que c'est, je sais pas dire comment il est financé, je sais pas dire quelle est son ambition, son programme, je sais parler simplement du SCAF, je sais encore mieux parler du NGF dans le SCAF, et donc ça ça progresse, c'est jamais aussi rapide qu'on le souhaiterait, mais je pense que le temps qu'on passe en ce moment à bâtir est important pour la confiance qui nous permettra d'aller au bout. Donc voilà, on est très contents que les espagnols ont rejoint, ça met des gens qui sont compétents aussi dans ce programme là, et c'est le moment de rejoindre, déjà c'était compliqué de les faire rejoindre au milieu un petit peu du gué, mais c'était faisable, donc le rapport sénatorial a vu un certain nombre de personnes et s'est fait son idée sur ce que vous dites, le résultat c'est que, 1: c'est existentiel pour les avions de combat en Europe, ou sinon on aura tous des F-35 dans 20 ans, et 2: la coopération à 3 c'est vraiment celle-là qui permet de lancer le programme. Et nous on a vraiment besoin qu'il y ait un démonstateur qui vole en 2026 donc il n'est plus temps de discuter il est temps de vraiment étudier et avoir en tête qu'on va faire voler un avion en 2026. On est pas en avance, 6 ans pour une ambition de ce type pour développer et faire voler un avion de combat de ce type, c'est très ambitieux." - très prudent sur le Falcon à cause de crise COVID qui pourrait continuer. Si le virus freine l'aviation d'affaire va redémarrer because peu de passagers. Problème aux USA. Et élections aux USA pas propice. En Asie, c'est modeste, activité d'achat, ça discute. Aviation partagée ne va pas se développer. Pourtant les gens veulent louer des avions. C'est trop tôt. - Pas de chiffres donnés sur le soutien Falcon mais ça a été TRES IMPACTANT SUR LES COMPTES - 10 sociétés touchées et en danger sur le Falcon, et encore plus liées au GIFAS - Besoin de commandes Rafale pour compenser - les nouveaux métiers qui émergent grâce au numérique chez DA ne sont pas nouveaux, mais nouveaux outils, comme un jardinier qui doit faire de nouvelles choses. On abandonne rien sur les matériaux, l'aéro, mais les arbitrages rentrent en compte sur les savoirs-faires, les outils PLM maquettes numériques filières etc permettent cela mais c'est dur, besoin de protection des données, dans le cadre du projet RAVEL soutien Rafale, cloud sécurisé Armée/Dassault à protéger. DA est en train de caler ses outils avec Airbus! (pub pour DA systèmes) - Sur le marché du MO sur les Falcon, pas beaucoup de marché, plus le business va se développer plus les avions seront présents. Ils améliorent les cabines pour qu'elles deviennent des espaces de travail et de vie pour les gens qui passent leur vie en vol. Ne croit pas à la saturation des "long range". - Savoir faire des avions de combat ET des avions d'affaire donne un avantage en termes de performance, de sécurité, de fiabilité, de modernité, de gestion des vols, par rapport à d'autres. Un passage avec un avis sur SpaceX par Trappier: - "[...] sur l'innovation numérique, l'avion à hydrogène, pouvez-vous apporter un soutien aux start-up associées aux nouvelles technologiques, est-ce qu'il n'y a pas quelque chose à faire quand on voit tesla > spaceX qui envoie des gens dans l'espace?" - "Si y a beaucoup à faire, y'a pas de doute, vous mettez le doigt dessus, après si je prends le dernier point sur notre ami Elon Musk, il opère aux Etats-Unis. C'est pas rien de dire ça. C'est-à-dire que 1, vous levez des fonds privés plus facilement qu'en France, parce qu'il y a une envie d'avoir des fonds privés, y'a pas une stigmatisation de ceux qui ont des fonds privés, bon déjà premièrement. Deuxièmement, vous avez une capacité de l'administration américaine de se mobiliser quand un projet est un bon projet, et donc quand Elon Musk a réussi, grâce à un 3ième point important aux Etats-Unis qui est la mobilité des savoirs, c'est-à-dire que vous avez des gens qui sont capables de se mobiliser et donc il a recréé une mobilisation pour arriver à faire une famille de lanceurs, avec des méthodes totalement nouvelles, numériques etc, il a mobilisé ses équipes, il a réussi à embaucher des ingénieurs de très bon niveau, d'origines différentes, et donc par son génie, d'être capable de mobiliser cette énergie, cette innovation, il a eu les soutiens massifs de la NASA, d'un certain nombre d'administrations américaines qui ont contribué à lui apporter aussi leur propre savoir-faire, c'est du gagnant-gagnant. Est-ce qu'on est capables de faire ça en France c'est une vraie question qui se pose. Le président lui-même je crois se pose cette question. Bon on est pas américains, on est pas avec la même culture américaine, mais ce qui est sûr c'est qu'il faut absolument dans le domaine de l'innovation aller de l'avant. Alors les tout petits, oui, je suis d'accord avec vous, il y a certaines pépites qu'il faut faire grandir, il y a des incubateurs pour ça, il y a aussi je vois dans l'intelligence artificielle on a mis en place avec Thalès un certain nombre d'énergies pour être capables de mobiliser un écosystème autour de ce que nous souhaitons faire pour le futur, il y a dans le domaine de l'innovation des fonds qui sont mis en place aussi indépendamment de la défense, indépendamment de l'aéronautique, donc il faut le faire. Je pense que c'est un problème de mentalité, il faut croire à l'innovation, il faut d'ailleurs croire à l'industrie, je vais faire un pro-domo de l'industrie, mais c'est assez facile étant Dassault, il faut croire en son industrie. Il faut croire en son industrie de défense, il faut croire en son industrie en général, tout le monde le dit, mais faut le faire. Voilà. Donc je ne dis pas que l'état ne fait pas, je dis que c'est un état d'esprit dans lequel il faut que la France retrouve, son envie d'innover, son envie de développer de l'industrie. Les services, je critique pas les services, c'est une chose, parce que la bataille de l'emploi, c'est pas la bataille de l'emploi, c'est la bataille de l'industrie, c'est pareil dans les services, mais il faut créer d'abord les nouveaux modèles, donc ça va se faire, mais n'oubliez pas que SpaceX, si vous le comparez à Ariane, je vais défendre Ariane, bon ben c'est aussi dû à la mobilisation des acteurs publics américains, qui y croient, qui commandent, et voilà. Mais c'est vrai que c'est un nouveau modèle, je sais pas si il marcherait en France, c'est une question qu'on peut se poser." Sur un soutien de DA aux start-ups: - pourquoi DA, le GIFAS, ne ferait émerger des pépites, essayait d'incuber des pépite, pour essayer de rayonner à travers le monde? - "prenez l'exemple de Dassault Systèmes, c'était une toute petite entreprise il y a encore quelque temps avec des transfuges de Dassault Aviation, et puis après qui a pris son envol de manière absolument extraordinaire et qui est devenu un acteur majeur des solutions de logiciels industriels pour ne pas dire l'acteur majeur mondial. Donc quelque part on voit bien que... Mais il faut des gens qui y croient. Donc effectivement faut un projet, faut un business plan, quand même, parce que voilà, à un moment on met de l'argent, il faut qu'on croie dans un business plan, qu'on fasse des choix stratégiques. Donc rien ne l'empêche. Nous Dassault Aviation, je vais vous dire, le problème du moment, c'est d'arriver à préparer le futur, on est très mobilisés sur l'avion du futur, qu'il soit Falcon ou qu'il soit le NGF, et donc notre bureau d'étude est relativement fortement mobilisé, et je parle pas de tous les travaux qu'on a à faire en termes de développement, on a un bureau d'étude très occupé. Donc, être capables de se faire aider de certaines start-up, oui on le fait d'ailleurs on a des expériences dans le domaine, Thalès fait pareil aussi ils ont d'ailleurs un incubateur, donc oui la réponse est faut le faire, après faut que ça marche. - Sur les chances du salon du Bourget de se dérouler, la question qui se pose pour les participants c'est de réserver les surfaces, on a encore un peu de temps, la SIAé a déjà engagé un certain nombre de fonds. Difficile de dire dans un 1 an ce qu'il en sera. On va voir le salon naval ce qu'il va se passer. Si le covid repart je vois que ça va recirculer par l'effet des vacances et d'une certaine relâche. Faudra voir, c'est dans un an, rendez-vous à la fin de l'année. Encore faut-il que les autres soient dans la même situation que nous. D'autant plus que c'est un coût. Vraies questions pour le GIFAS parce que ce sont de sacrés engagements financiers, les assurances ne nous couvrent pas. - Question de BNP Paribas sur l'évolution de la R&D dont l'enveloppe semble inchangée, quel montant des décallages de 2020 vers d'autres années, est-ce que le pic sera sur 2021? Et sur la défense vous avez mentionné l'inquiétude de l'industrie sur un décallage de l'export, est-ce que c'est lié aux déplacements quand on peut pas voyager ou à l'économie? - "Sur la R&D je vais vous dire, je vais vous donner une indication. Les financiers de Dassault vont s'inquiéter. L'indication c'est qu'on a 2 programmes en cours de développement, ça vous le savez, l'un s'appelle le 6X et l'autre s'appelle le NX. Je n'ai rien dis sur le NX même pas quand il serait opérationnel, mais ce que je peux vous dire c'est qu'en 2022 on arrête le développement du 6X. Donc le pic il est en ce moment, puisqu'on a 2 programmes en parallèle, ce qui était pas logique, je vous rappelle que le plan c'était d'avoir un 5X livré en 2017 et donc après on avait ce fameux NX. Donc on est en sur-R&D autofinancée en ce moment à cause du fait qu'on a deux programmes en parallèle ce qui est pas normalement la logique, donc ça va durer au moins jusqu'à 2022, ça vous dit pas après 2022 mais jusqu'à 2022 vous aurez toujours un haut niveau de développement sachant qu'en général un nouveau programme ça monte en puissance pendant qu'un programme qui arrive à sa maturité ça baisse. Donc vous voyez vous avez deux courbes, vous pouvez faire entre guillemets vos simulations, mais il vous manque un certain nombre d'éléments pour faire une simulation précise." - "Sur le décallage export, y' a évidemment, pendant 3-4 mois, même si le téléphone a fonctionné, les pays étaient totalement en train de se mobiliser pour se débattre dans leur problématique covid, donc ça a pas accéléré, deuxièmement y'a des conséquences économiques au covid. Donc c'est très difficile de dire "tel ou tel pays", vous voyez chaque pays a sa problématique, et ne sort pas de la crise de la même manière que dans laquelle il y est entré. Donc il va falloir faire cette analyse, nous on a l'impression de refaire une analyse maintenant parce que la France est à peu près sortie du covid, m'enfin c'est pas tout à fait fini, vous voyez un peu les plans de relance européen, vous voyez, enfin, on est dans un, entre guillemets, "un nouveau monde", donc il va falloir faire cette analyse sur tous les pays. C'est encore un tout petit peu tôt pour le savoir mais c'est sûr que ça n'accélère pas le mouvement de discussion dans le domaine. Ceci dit on verra. On est toujours en train... alors y'a qu'un certain nombre de pays qui accélèrent leurs discussions c'est quand ils sont européens et qu'il achètent américain. Alors là, là y'a pas de problèmes." - Combien de Rafale pour l'Inde et le Qatar? "On ne donne pas le détail". - Sur l'aviation d'affaire, Bombardier se concentre dessus, quelle est votre vision sur le nombre d'acteurs dans ce secteur? - "Je vais essayer de pas répondre à votre question: je préfère être patron de Dassault que de Bombardier ou d'Embraer". - Sur les conséquences du covid sur le NGF, vous avez cité un recours au télétravail, est-ce que vous estimez qu'il y a eu un retard? - "Oui, il y a eu un retard. Forcément parce qu'on avait prévu des plateaux physiques, on les a plus ou moins substitués, d'où les outils numériques etc communs qu'on est en train de bâtir ensemble par des plateaux virtuels. Mais va quand même falloir faire un peu de, vocabulaire moderne, de présentiel, ou de physique, et donc on est en train de le faire, on va simplement diminuer un peu les équipes qui étaient prévues d'être échangées entre Manching et Saint-Cloud, le gros des équipes devrait plutôt être ici à Saint-Cloud mais c'est pas du tout la taille d'équipe qu'on avait prévu. On verra comment l'évolution du covid va se faire, mais voilà on va donc accélérer le tube de communication sécurisées entre nous et Airbus, entre Manching et Dassault, avec la volonté aussi de faire des capacités de travailler de manière protégée, entre les états et les industriels. Ce qui est pas tout à fait prévu en ce moment. Y'a aussi dans la révolution numérique qu'on est en train de vivre, j'ai dis "les grands meneurs d'ordres et leur supply chain", dans la défense je dis "et les clients?" C'est ce qu'on est en train d'ouvrir comme domaines avec nos amis militaires au titre de RAVEL, être capables d'échanger des données très sensibles entre nous. Et là ça sera en plus entre allemands, français, espagnols. Donc voilà il faut qu'on mette à profit cette période-là pour bien bâtir la manière de travailler et les outils pour bien travailler." - Question SMS de Giovanni de Briganti de defense-aerospace.com, "quand a été soumise la dernière offre des industriels pour le drone MALE européen? Y-a-t-il eu une réponse des états? - "La dernière offre qui a été soumise elle doit dater d'aujurd'hui, de ce matin, de Dassault vers Airbus et donc de Airbus vers OCCAR dans les heures qui viennent. C'est la dernière, après y'en a eu un certain nombre avant hein. Donc voilà, mais c'est normal, on est dans une négociation, donc l'offre s'améliore vu de notre fenêtre ou vu de l'OCCAR de jour en jour." Ouf voilà. Plein de réponse "Trappier-ennes" dans le lot, de petites piques, de gros tacles masqués, et quand on mélange le tout on sent qu'il est assez énervé comme d'hab de voir les européens acheter US et qu'il veut absolument que la coopération autour du NGF se poursuive.
  8. 21 points
    Un début de réponse : Une chose est sûre, la dénomination des mises à jour devient un beau bordel à partir du standard F3... Dans ce tableau j'ai essayé de séparer les mises à jour logicielles du standard de l'avion auquel elles s'appliquent, mais je ne suis pas certain que ce soit très clair. Pour rappel: F3-O : Premier lot de Rafale livrés directement au standard F3 (qui correspond à la tranche 3). Le O (Original ?) pour les différencier des Rafale F1 et F2 upgradés en F3 F3-O4T : Deuxième lot de Rafale livrés au standard F3 (qui correspond à la tranche 4, d’où le "4T") F3R : Grosse mise à jour du F3 s'appliquant à toute la flotte de Rafale (retrofit en cours). Pourquoi elle ne s’appelle pas F3.5 me dépasse... Mais bon, il y a sans doute une explication bien fumeuse La complexité des standards du rafale vient du fait qu'ils n'indiquent plus nécessairement la version des équipements internes de l'avion mais les équipements (nouveaux ou anciens) que l'avion peut utiliser. Ainsi, tu peux avoir 2 Rafale F3R, l'un équipé d'un RBE2-AESA, sans OSF et de DDM classiques, l'autre d'un PESA, d'un OSF-IT, avec des DDM-NG. Tout cela changeant au gré de la disponibilité des dits équipements et des besoins opérationnels du moment. Donc, si la Grèce nous achètent des Rafale d'occasion, on sait que ce seront forcément des F3.4+ (puisque toute la flotte est au moins à ce standard), mais on ne sait pas s'ils auront un AESA ou un PESA, des DDM-NG et un OSF.
  9. 21 points
    "Si on prend seulement ces -5F et les 2000D, ça fait 8 avions de perdus, pour une quantité totale en parc équivalente à celle des Rafale, une vie opérationnelle sensiblement équivalente (plus vieux mais volent un peu moins), et donc au final un 8 - 0. " Il n'était donc question que des -5F et 2000D, livrés à partir de la fin des années 90, volant 200H/an au lieu de 250 pour la flotte Rafale livrée à partir de 2004. Alors ce que disais DEFA est maintenu ; pas la peine d'avoir fait Polytechnique pour constater en 2019 que l'activité totale des uns est des autres, même si elle n'est pas strictement identique, est très très loin de pouvoir servir d'argument pour discréditer un score sans appel, lequel illustre donc parfaitement l'intérêt d'avoir deux moteurs plutôt qu'un seul. Maths au doigt mouillé niveau collège. Apparemment c'était déjà trop. Zou, je repars me confiner.
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    C'est la faute à Dassault et au Rafale! Si seulement ils n'avaient pas été arrogants et avaient reconnu la supériorité du génie de MBB mettant deux entrées d'air côte-à-côte et un train d'atterrissage masquant toute possibilité d'emports lourds près de l'emplanture des ailes! Quelle erreur des français! Il leur suffisait en plus de saborder la Snecma et de se coucher devant l'évidente supériorité de Rolls Royce! En effet, il était intolérable pour nous qu'ils aient 46% du programme à eux seuls! Même avec une motorisation duale au choix! Bon en même temps ils devaient prendre 386 avions à l'origine. Et une version navale. Contre 250 au RU et en Allemagne, 165 en Italie et 100 en Espagne. Certes ça faisait 33.5% du programme à eux seuls... ...Mais si on compare avec maintenant, avec 225 Rafale, 160 Typhoon anglais, 143 allemands, 96 italiens et 73 espagnols, et ben... ça ne ferait plus que 32.28% du total des avions commandés par la France aujourd'hui! C'est bien la preuve! Hein? La preuve de quoi? ...C'EST BIEN LA PREUVE! En plus on aurait pu s'arranger! On aurait pu décréter par exemple qu'en remerciement pour leur soutien au programme, l'Europe laissait à la France l'entièreté du marché africain! (hors Magrheb et Afrique du sud bien entendu) et même le marché des USA! Une offre qu'ils n'auraient jamais pu refuser! Que de perspectives de vente leur ont ainsi malheureusement échappé! Ces français ne savent décidément pas ce qui est bon pour eux!
  12. 21 points
    Ben c'est plus je crois la situation "stratégique" des deux pays : En Allemagne, les A400m servent grosso merdo à deux choses : tondre la pelouse le long des pistes d'atterissage ... et de temps en temps aller chercher dans l'urgence la Chancellière dans une belle ville de l'Est quand son A340 perso (visiblement entretenu par l'ancienne équipe de Formule 1 du constructeur Wartburg) est en rade ... En clair, les A400m teutons ont trois ennemis : les toiles d'araignées, l'ennui et la rouille ... Donc l'ingénieur en chef qui s'emmerde à 100 DM de l'heure et ne sait plus ou garer ses A400M qui ne servent à rien, refoule illico-presto tout nouvel appareil où il manque le rouleau de PQ dans les chiottes, ou bien quand le réservoir du lace-glace arrière n'est rempli qu'à moitié ... Au moins ça lui ferra une belle semaine d'occupation paperassière ... Je vous rappelle que les grands descendants du Baron Rouge et de Hans-Joachim Marseille avaient prévu de devoir aligner au moins 70 A400M (et prend le bourre-pif dans la gueule, c'est moi qui suis leader de programme, gros pignouf néo-colonialiste, et en plus comme ça je vais un peu te vider ta connaissance en moteurs d'avions) pour ramener cela à 40 exemplaires max (ta gueule gros con de franchouillard, j'ai plus besoin de tes chars et de ta piétaille; Popov est à l'hospice. Donc c'est moi qui continue a gérer le programme, achètes des Béhème et ferme ton clapet tant que tu es à 3 % de déficit .... Je résume rapidement certes, mais disons que c'est l'esprit) En France comme le stock de chatterton servant à faire tenir les C160 et C130 ensemble (mais séparément il s'entend) est aussi élevé que l'amour d'un syndicaliste CGT pour la retraite à points à 65 ans, chaque nouvel A400M est comme une ligne de vie supplémentaire, permettant de faire durer les dits chatterton un peu plus longtemps .... Et puis les boulons sur une hélice, c'est comme le mec qui perd ses écrous en changeant sa roue, il en prend 1 par roue encore bonne et il en a assez pour rallier le garage le plus proche (qui a été fermé pour cause de désertification à la Française, mais c'est un autre problème) et il fait pas chier l'ingénieur qui a conçu sa bagnole, qui d'ailleurs est en RTT (pour aller chercher sa toute nouvelle Béhème 3 rutilante) Clairon
  13. 20 points
    https://www.liberation.fr/france/2020/10/21/la-reanimation-pour-les-nuls_1802936?fbclid=IwAR0sZfDhYHuS-CVW_7n13TQCdGuw8yLg7QUuRwyaGyprgtz2KvIYAcQvRDk J’ai travaillé en réanimation entre 1982 et 1986, dans une autre vie, et certaines nuits dans mes cauchemars je m’y retrouve posté en garde, parfaitement conscient que je n’ai rien à y faire et que dans le rêve, j’y suis un danger ambulant, tant les techniques et les protocoles ont changé et se sont affinés. La réanimation, c’est ceux qui n’y foutent jamais les pieds qui en parlent le mieux. C’est Martine Wonner, députée anti-masques devenue célèbre grâce à sa mangeoire en plastique, qui révèle à l’Assemblée nationale qu’on remplit aujourd’hui les réanimations de force en y accueillant des patients qui n’ont besoin que de 2 ou 3 litres d’oxygène. «Pour quelqu’un comme moi qui ai fait bon nombre d’années en réanimation, je peux vous dire qu’on n’a jamais mis ce type de patients en réanimation». Interrogée plus avant, cette psychiatre expliquera qu’elle a travaillé en 1989 et 1990 en réa (soit probablement deux stages d’internat, il y a trente ans). Comme le dit un de mes amis sur Twitter : «Moi j’étais en classe de mer en 1992, je dis pas à Loïck Peyron comment faire la route du Rhum.» C’est Didier Raoult, l’autre jour sur CNews, qui après avoir longtemps affirmé que l’épidémie était terminée, explique à Laurence Ferrari sans lever le nez de ses notes qu’il n’y a pas réellement de problème de lits de réanimation : il suffit de faire sauter certaines dispositions légales comme le repos compensatoire des personnels d’anesthésie et de réanimation. Car après tout, qui a besoin de dormir après une garde Covid de vingt-quatre heures ? J’ai pensé à Jean-Martin Charcot, glacial père de la neurologie, qui disait à ses internes: «Si vous avez besoin de plus de cinq heures de sommeil, choisissez un autre métier.» Mais on était en 1885, et si Charcot était narcissique, c’était un génie narcissique, pas un microbiologiste affabulateur éventé. C’est Christian Perronne, interviewé par André Bercoff sur Sud Radio au sujet du best-seller qu’il a signé, qui affirme qu’il n’y a pas de deuxième vague : «Même dans les services de réanimation, je vois bien des malades moins sévères qu’avant, ils les prennent beaucoup plus tôt et les gardent longtemps, parce que pour un service de réanimation, avoir un malade au Covid, c’est le jackpot, il a plus d’infirmières et plus de moyens. Cette saturation des services de réanimation, c’est un petit peu une invention.» Je me demande d’ailleurs ce qu’en pense le professeur Djillali Annane, réanimateur à l’hôpital Raymond-Poincaré, doyen de la faculté, dont le service surplombe celui de Christian Perronne. Les conversations autour d’un café ou d’une eau ferrugineuse doivent y être passionnantes. Retrouvez aussitous les épisodes du «Journal d’épidémie» La réanimation, c’est ceux qui n’y foutent jamais les pieds qui en parlent le plus. Tous les paucineuronaux ayant passablement vomi sur les réanimateurs, accusés tour à tour de ne pas suivre le protocole du gourou phocéen, de refuser des malades ou de les euthanasier, j’ai choisi d’ouvrir ces colonnes à l’un d’entre eux pour qu’il confesse ses péchés. Damien Barraud a 45 ans, il est réanimateur à l’hôpital de Metz-Thionville, où il a survécu aux deux premières vagues : le Covid, et les Covidiots. «J’ai absolument détesté le Covid. Et je la déteste encore. Pas tant pour ce qu’elle a fait aux malades. C’est une maladie parfois grave, pas la pire. C’est un virus, ça ne réfléchit pas un virus, c’est con comme la Lune. Mais je la déteste pour ce qu’elle a fait aux humains, aux soignants. A la médecine, à la science qui me sont chères. Ce qui devait être une formidable opportunité pour nous tous a tourné en bérézina, ici et aux quatre coins du monde. Rien que d’y repenser me donne la nausée. Mais il faut raconter. C’est important. Parce que le virus rôde toujours et attaque de nouveau, et qu’à l’évidence, beaucoup n’ont pas mesuré ce qui s’était joué dans les réanimations de Paris et du Grand-Est. Cela leur permettra peut-être de ne pas sous-estimer, voire de nier sans la moindre décence les risques actuels. «Rembobiner la cassette d’une période extraordinaire. Que dois-je raconter ? La réanimation en période Covid ? Mais le public connaît déjà si mal la réanimation en général. MA réanimation en période Covid ? Comment elle s’est déroulée, comment je la conçois, celle que l’on m’a apprise et que j’essaie de transmettre à mon tour. Après tout c’est moi le héros en blouse blanche d’un jour de Libé, je fais ce que je veux, non ? Non. Comme pour John Carter face à M. et Mme Rubadoux dans Urgences, "It is not about me". Il s’agit des patients, des soignants, d’une médecine et d’une recherche nobles et éthiques. «Nous autres soignants des réanimations avons vécu l’histoire. J’imagine que lorsque l’on vit l’histoire en direct, on ne doit pas forcément s’en rendre compte, dans la chaleur du moment et concentré à sa tâche. Cela vient après, à l’heure de se poser et de se retourner. On a vécu un pan d’histoire. Je crois pouvoir dire sans me tromper qu’aucun soignant de réanimation ne veut revivre ce à quoi il a été confronté en mars-avril. Je suis un réanimateur "entre deux âges". En une vingtaine d’années de métier et 2 000 gardes au compteur, j’ai vu à peu près tout ce qui peut se voir dans une réanimation lourde dans un hôpital français. Je n’ai pas peur. Sûr de mes forces, lucide sur mes limites, je sais faire les gestes, j’ai vécu au moins une fois toutes les situations possibles. Eh bien je n’avais jamais vu cela. Jamais. Ce que nous avons vécu au printemps dans le Grand-Est et en Ile-de-France n’était pas une vague. C’était un tsunami de 30 mètres de haut qui emporte tout. On était prêts pourtant. On le croyait. On en avait, des plans. Pleins, à activer au fur et à mesure. Et puis on nous avait déjà fait le coup avec le Sras, le Mers, la grippe aviaire… Les images d’Italie ? C’est là qu’on s’est dit que ça commençait à sentir très mauvais. Les supporteurs de foot se moquent des Italiens. Les réanimateurs, eux, savent que la Lombardie est riche. Qu’elle est surtout riche des plus grands spécialistes du monde dans cette maladie qui n’en est pas une, le Syndrôme de détresse respiratoire aiguë (SDRA). A Milan, on sait oxygéner et ventiler. Alors si c’est la catastrophe là-bas, il devient assez clair qu’on va prendre la foudre. On se prépare. Sérieusement. Mais sans y croire réellement. Sans imaginer que chacun des plans mis au point sera dépassé en trois jours. A lire aussi«Nous ne sommes pas dans un monde idéal» «Début mars, on attend. Une attente mêlant du stress positif, de la concentration, l’envie d’en découdre, comme avant un match. Les Thermopyles. Et puis un matin, ça a commencé. Un malade contact du rassemblement de Mulhouse. Et puis un deuxième. Puis un troisième. Et là nous sommes tous pris dans la lessiveuse. On ne pense plus. On fait. Mécaniquement. Non-stop pendant deux mois. Je suis de l’ancienne école. Le matin en arrivant, je ne consulte jamais le dossier informatisé des malades dans mon bureau, comme le font les jeunes. J’ai besoin de voir les malades en vrai, de "sentir", de penser aux objectifs de soin de la journée, de donner les premières consignes. Une sorte de rituel, souvent joyeux, où l’on dit bonjour aux équipes, où l’on plaisante un peu, avant le deuxième rituel du staff : le café. Et bien pendant deux mois, cette ambiance matinale était remplacée par un silence pesant, une ambiance de tranchées, un bunker. C’est la guerre. Les couloirs des secteurs sont vides. Les soignants sont dans les chambres, pour les toilettes, dans un habit de cosmonaute, véritable étuve fastidieuse à enfiler, désagréable à porter, et, on le sait maintenant, un peu excessive. Il ne fallait pas tomber malade. Pour les patients. Pour soi. Pour ne pas contaminer sa famille, que certains, comme moi, ont tenue à distance. Pour pouvoir continuer à travailler. Pas un bruit. Les portes et les sas des chambres sont fermés. Les malades sont en majorité intubés, et souvent sur le ventre. Seuls les plus graves des plus graves sont là. Les moins graves, on ne les voit pas. Ils sont en secteur, sous des débits déraisonnables d’oxygène. En réa, ceux qui vont un peu mieux après quelques jours, qui redonnent le moral aux troupes, sont… transférés. Dans ces évacuations sanitaires que des malotrus galonnés ont qualifiées de spectacle. Pour faire de la place à de nouveaux arrivants. Ne restent que les plus graves des plus graves. Ceux qui vont avoir des séjours longs, et pour beaucoup, mourir. A lire aussiLe portrait : Damien Barraud, principe de réa «Cette spécialité est trop riche pour être racontée en peu de mots. Que dire ? Peut-être parler de certains aspects que nombreux ont découverts à cette occasion ? Logiquement, on commence par admettre le patient en réanimation. On nous a accusés de "trier". C’est le mot en vigueur, de "triage" in English. On vient en réanimation quand on a un ou plusieurs organes qui défaillent, et qu’il faut suppléer, le temps que le traitement fasse son œuvre. Et on vient en réanimation pour survivre. Pas pour mourir. La finalité de la réanimation est de rendre au patient, sur le long terme, une vie que lui juge digne d’être vécue. Et la réanimation est un marathon olympique. C’est une rude épreuve, dont on sort déplumé, rincé, essoré, et il ne faut pas l’infliger de manière indue à quelqu’un qui n’a à l’évidence pas les réserves pour l’affronter. Il ne faut pas réanimer à tout prix et coûte que coûte. Il faut trier. Trier n’est pas décider qui va vivre ou mourir. C’est un acte d’humanité, et certainement une des choses les plus difficiles à maîtriser du métier. C’est vrai en temps de paix, tous les jours, avec pour seul horizon le malade. Ça l’est d’autant plus en temps de guerre, avec le spectre du manque de moyens. En médecine de catastrophe, on alloue les moyens aux patients qui ont le plus de chance de survivre. Cette justice distributive ne me perturbe pas non plus. Je ne suis pas responsable des moyens qui sont mis à ma disposition. Je suis juste responsable de leur utilisation optimale. Manquons-nous de lits de réanimation en France ? Je ne pense pas. Cela n’a pas de sens de juger de l’adéquation entre offre et besoin à l’occasion d’une catastrophe centenaire. Cela n’a pas de sens de se comparer au voisin allemand, dont la pléthore de lits ne sert à rien. Cela n’a pas de sens de dire que cet hypothétique manque de lits de réanimation est la cause de tous les maux, dont de prétendues privations de liberté. Il faut des lits activables en cas de besoin. Et surtout du personnel formé. Cela ne se fait pas en six mois, quoi qu’en pensent les populistes, les physiologistes du sport, ou les ânes, entités parfois difficiles à distinguer. «Il y a eu plusieurs pandémies en une. Le virus, bien sûr, mais également une épidémie bien française d’ultracrépidarianisme – l’art de parler de ce qu’on ne connaît pas. Après avoir subi des millions d’épidémiologistes et de virologues, nous avons vu apparaître des millions de réanimateurs. On nous a accusés d’avoir fait des conneries, d’avoir intubé très tôt, trop tôt. Que la mortalité observée était liée à nos traitements. Oui, c’est vrai en partie. Cent pour cent de ce que l’on fait dans une réanimation a des effets indésirables. Nous ne sommes pas homéopathes. L’intubation, la ventilation mécanique, la sédation, l’adrénaline, la dialyse rénale, tout cela a des effets indésirables. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave si le rapport bénéfice-risque a été bien pesé. On accepte ces effets adverses. Et on les minimise, en appliquant cette technique dans les règles de l’art. Pour cela il faut du bon matériel, un peu, et de bons professionnels, beaucoup. Si vous appliquez ces techniques dans des endroits non prévus pour cela, avec du matériel non prévu pour cela, et des personnels non formés… malgré leur admirable dévouement, que croyez-vous qu’il va advenir ? «Oui ; il y a eu beaucoup de morts. Selon les endroits et la gravité des patients, 30 voire 40% de décès. 25 à 30%, c’est la mortalité du SDRA sévère. 40% ça doit être ce qu’il arrive quand on réanime des malades graves dans des conditions suboptimales. La mort ne me perturbe pas. Quand on est malade, c’est parfois grave, et quand c’est grave, parfois on meurt. C’est un processus naturel que l’on essaie de freiner, perturber, retarder. On ne peut guérir tout le monde. Nous sommes des soignants, pas le Petit Jésus ou tout autre druide barbichu. S’en rendre compte est vital. Pour ne pas disjoncter. On tente de guérir le malade. Et quand on ne peut pas, il faut savoir s’arrêter, jeter l’éponge de soins devenus futiles, ne pas sombrer dans l’acharnement, et accompagner la fin de vie. A good life, and a good death. Bien accompagner un patient et ses proches, assurer une bonne fin de vie est aussi important qu’aboutir à la guérison. La mort ne me perturbe pas, sauf si un des maillons de la chaîne de la guérison ou de la fin de vie a dysfonctionné. Là, la mort devient inacceptable et une souffrance. La mort par Covid n’est pas une belle mort. Pour plein de raisons. Certes, les malades n’ont pas souffert. On a accompagné la fin de vie comme il se doit, dignement, comme à l’accoutumée, dans le respect de la loi Leonetti-Claeys. Nous n’avons pas eu besoin de recourir au Rivotril pour cela, n’en déplaise à ceux qui nous ont accusé d’euthanasie. On n’y a pas eu recours car on n’a jamais manqué de rien, même si ce fut juste. Je ne sais toujours pas comment nos pharmaciens ont réussi cet exploit. Mais il y a ces corps, enfermés immédiatement dans des sacs étanches, sans toilette mortuaire, et envoyés sans délai au funérarium. Et le plus pesant probablement, il y a cette absence des familles, interdites de visite, au moins au début, et dont le deuil a dû être catastrophique. Les familles sont souvent le seul élément raccrochant à la vie. On les voit, on leur parle tous les jours. Là elles étaient absentes. Et cette rencontre singulière ne peut pas être remplacée par un coup de téléphone, auquel nous n’avions de toute façon pas le temps de répondre. Il n’y a plus beaucoup de vie dans une réanimation Covid. Cela a laissé des traces, des blessures psychologiques. Et aucun soignant de réanimation ne veut revivre cela. «Bien sûr, à côté de cela, les accusations de "faire du chiffre", par un vieux professeur n’ayant plus toutes ses facultés, sont dérisoires. Il paraîtrait que l’on code "Covid-19" de manière excessive et que l’on garde trop les patients. Pour gagner de l’argent, un magot caché probablement. Et pour participer à un mensonge d’état. Pour priver les gens de liberté. Non bien sûr. Sauf dans les cerveaux tordus, on code ce que l’on fait, quand on le fait. Ni plus ni moins. Parce que le patient est une fin en soi. Point. «Les crises passent les humains au révélateur. Et il y a eu du beau et du bon dans tout ce marasme. L’hôpital public (et le système de santé en général), dont la souffrance n’aura échappé à personne, a su rassembler ses forces, se lever, faire front. Nous avons vu des soignants de tous horizons épuisés, marqués physiquement par ces masques qui serrent trop, et la fatigue. Sans jamais reculer, soupirer, souffler, renoncer. Les biologistes. Les radiologues. Les ouvriers qui ont monté des cloisons à la vitesse de l’éclair. Les informaticiens, qui ont permis aux malades éveillés de communiquer par tablette avec leurs proches. Les administratifs. Tout le monde a apporté sa pierre et magnifiquement œuvré. Il y a eu de vrais héros. Mais pour moi tout cela n’atténuera pas le désastre ambiant. La médecine et la recherche éthiques et propres sont mortes et enterrées à l’occasion de cette crise sans précédent. Sur l’autel de la mégalomanie de quelques gourous à la tête de sectes mafieuses, dont la médiocrité scientifique n’a d’égal que la malhonnêteté intellectuelle. Les fleurs ont été déposées par les légions d’imbéciles des réseaux sociaux, parfois en service commandé. Les couronnes ont été déposées par des pantins de plateaux télé de chaînes d’info en continu irresponsables. Vol au-dessus d’un nid d’irresponsables. La malscience, comme toutes les fake news, tue. La malscience et les fake news précipitent les plus fragiles vers un abîme de détresse psychologique et la vague psychiatrique. La malscience et les fake news sont les mères de tous les relativismes, de tous les complotismes, de la perte de confiance dans les médecins et les chercheurs, au pire moment possible. Et cela, il faudra des années pour s’en remettre. Cette pandémie s’arrêtera un jour. Ça n’est ni la première ni la dernière. Elle s’éteindra dans un déluge de morts, médicaux et économiques, et comme d’habitude, les plus fragiles auront payé le plus lourd tribut. Il faudra alors sévèrement débriefer. Punir ceux qui doivent l’être, les escrocs, les renégats, quels que soient leur grade et leur fonction. Reconstruire pour que ces décès de patients, et ces sacrifices de soignants n’aient pas été inutiles. Je déteste le Covid.»
  14. 20 points
    Il y a eu un audit chez Dassault de la DGA pour déterminer quelle était la production minimum pour qu'elle soit "industrielle" par opposition à artisanale, et le résultat a été 11 par an. Pour illustrer ce que ça veut dire je peux raconter une petite anecdote: il s'agit de l'ATL2 qui avait forcément un rythme de production plutôt "artisanal" et cela a posé un problème pour le radome du radar. En effet il est en fibre de carbone et le procédé artisanal consistait à napper les différentes couche à la main. Les radomes produit étaient conformes aux spécifications mais tous différents. Or un radome ça dévie un peu les rayons radar et cette déviation était inférieure à l'écart autorisé mais différent d'un radome à l'autre. Or on compense par logiciel ces déviations après avoir caractérisé le radome, mais comme chaque radome était différent des autres il aurait fallu avoir un logiciel différent chaque fois qu'on changeait de radome. Trop compliqué en maintenance, on a automatisé le procédé, les radomes produits n'étaient pas meilleurs que ceux produit à la main mais ils avaient tous les mêmes défauts et donc le même logiciel de correction.
  15. 20 points
    Une petite anecdote personnelle qui a bien fait rigoler mon épouse ce midi ... Un agent de la métropole faisait du porte à porte dans mon quartier pour expliquer les nouvelles consignes de tri des déchets recyclables. Il sonne chez moi, j'ouvre, et là il remet son masque en place en s'exclamant "Je n'ai jamais été autant bâillonné de ma vie ! On nous impose cette saleté de masque, on nous prive de liberté ! Liberté, Egalité, Fraternité, c'est fini, ils nous ont pris la liberté !" Comme j'aime toujours porter la contradiction, je me suis fait l'avocat du diable : "Si le port du masque paraît être une privation de liberté, est-ce que ce ne serait pas en fait un geste de fraternité vis-à-vis des populations fragiles ? Parce que devant le virus, s'il se présente, on n'est pas tous égaux." Grand silence ... Il s'est repris, a débité son laïus sur les consignes de tri, m'a remis les papiers qu'il devait me remettre. Puis, avant de partir, il m'a dit : "Putain, je n'ai jamais été remis à ma place comme vous l'avez fait tout à l'heure. Et ce qui me fait le plus mal, c'est que maintenant je comprends ce que vous voulez dire, et que vous avez raison." J'ai biché !
  16. 20 points
    Je prends soudainement peur quant à la composition du fameux nuage de lait.
  17. 20 points
    Parce qu'il est trop bon. A la base, le Rafale devait pouvoir effectuer des passes canon air-air "semi-automatisée", un calculateur devant déclencher automatiquement le tir au moment opportun, voire infléchir légèrement la trajectoire de l'avion pour faciliter ces tirs. Cela devait pouvoir être fait même sur une rencontre en face à face avec une vitesse de rapprochement de plusieurs Mach. Bref, le gros machin bien ambitieux (sans être non plus révolutionnaire, ce genre de choses étant en développement depuis le F-15 au moins). Pour que ce soit réalisable et particulièrement létale, il fallait un canon ultra-précis, et c'est ce qui a été fait. Sauf que le système de visé automatique a été abandonné pour être remplacé par une conduite de tir air-air classique. Par contre cette précision était parfaite pour les frappes air-sol. Sauf que le développement de la conduite de tir air-sol avait aussi été annulé/retardé. Du coup on a dû lui intégrer une CDT en urgence pour les premiers déploiements. A cela se rajoute effectivement, comme l'a dit FATac, les problèmes de vibration (qui ont été résolus) mais encore le système d'éjection des douilles qui a été modifié pour pas que ces dernières percent les réservoirs pendulaires sous voilure. Bref, des problèmes de jeunesse qui ont été corrigés. Aujourd'hui, le canon fonctionne très bien. Mais il reste effectivement "trop précis", avec une trop faible dispersion. En gros, il demande un peu plus de maîtrise et de précision de pilotage que pour un Phalanx de 20mm. Par contre quand il touche, il fait très très mal, sans doute plus que n'importe quel autre canon embarqué dans un chasseur moderne.
  18. 20 points
    Les problèmes de matériels se déplacent le long de la chaîne et on les traite un à un avec retard plus ou moins important Comme on le sait nous n'étions pas prêts -pas assez de stocks -plus ou peu d'industriels sur le territoire -une Assistance Publique gérée (comme toute la FP d'ailleurs) selon des critères comptables ... Aujourd'hui masque et respirateurs çà semble tenir le choc même nos équipes douanières sont équipées de masques (celles par exemple qui mettent de la vaseline dans le conduit pour faciliter les imports stratégiques); aujourd'hui ce qui commence à devoir être envisagé ce sont les stocks de médocs de réa, les sédatifs ... On va trouver des solutions on va s'adapter à chaud dans la douleur mais on va s'adapter. C'est à çà qu'on reconnait aussi l'efficacité. En revanche moi ce que j'attends de nos dirigeants (pouvoir et opposition car nous sommes en démocratie et l'alternance n'est pas un vain mot) c'est qu'on se serve de cet épisode pour -réhabiliter le secteur public de la santé qui aujourd'hui fait des miracles avec des moyens qui sont devenus ce qu'ils sont -qu'on crée une agence centrale pandémie qui gère la chaîne "produits matériels" de bout en bout production stockage logistique utilisation ... -qu'on définisse des secteurs stratégiques dont l'outil de production soit relocalisé en France quitte à le soutenir à perte -qu'on finance des stocks de matériels dont on sait qu'on aura toujours besoin en période de crise sanitaire masques, respirateurs sédatifs plasma produits chimiques de base pour les labo .... -que la culture individuelle évolue Il faut un accord de TOUTE la classe politique là-dessus et qu'on s'y tienne sur le long terme çà aura au moins servi à çà
  19. 20 points
  20. 20 points
  21. 20 points
    Yep, trop bref résumé "du dernier tir Sol Air de l'armée française". Ne sont pas mentionnés les déboires de la chasse (bordel), donc de la PO (patrouille opérationnelle), la carence avérée du Crotale … C’est un jeune aspirant en poste au radar Centaure qui, en fin de chaine décisionnel, a donné l’ordre de tir au dispositif Hawk. Très tard. Tellement tard que le missile (en fait le deuxième, le premier n’est pas parti de l’affut), n’a pas eu le temps d’armer ses sécurités. Lors de l’impact, le missile rentre littéralement dans les ¾ arrières de l’empennage du TU 22, sans explosion. Il le coupe en deux tronçons. Ensuite seulement les explosions arrivent. Deux bombes au phosphore (sur les quatre en soute) de 1500 kg sont expulsées des flancs, dont l’une vient se planter dans la terre, toujours sans explosion. Résumons-donc la DA du moment ; - Une maitrise du ciel avec dispositif dédié, dont PO. - Une batterie hawk sur site - Une batterie Crotale sur site - Une ribambelle de flak en 20 mm un peu partout Trois intrusions presque à la queue leu-leu plein nord qui passent par le Niger, et détectés depuis très très très fort longtemps Encéphalogramme plat au registre de l’IFF Ordre de feu dans une bande d’environ 10 000 m, chaine de commandement EMA/Bercy/rue St do’ à l’arrache et ordre de feu ^par un aspi’ de permanence… On shoot tellement (trop) près que le missile ne s’arme pas A la disparition du plot radar du 1° Tupolev, les deux autres déguerpissent plein nord Moi je suis en train de faire le tour des génératrices du site Hawk, comme tous les matins vers 6h30. Normale, je suis le sous-Off responsable des groupes électrogènes. Mais ce matin-là je suis aux premières loges. J’ai l’immense avantage d’avoir un visuel plein pot sur la batterie Hawk. Lors de ma ronde, un peu avant 7h00, je me dis « tiens, un affut fait des essais en dynamique, bizarre, les collègues procèdent à de la maintenance si tôt ? »… Après dans l’ordre, Boum le départ du deuxième affut. Paf le Tupolev coupé en deux et re-paff les gerbes d’explosions et de feu. Re-paff aussi la sentinelle du 2°REP qui par peur saute de son mirador en bout du site radar. Re-re-paff fait la baffe que je donne à la sentinelle de l’entrée de notre site qui court partout en hurlant « on a tiré, on a tiré » et qui abandonne son poste. Pouet pouet fait le cœur d’un collègue qui est en train de faire son footing un peu plus loin et aperçoit au-dessus de son nez un pélot qui descend gentiment qq centaines de mètres devant lui, sans faire boum. Pouet pouet aussi le petit cœur des collègues du NEDEX qui vont fourailler la terre à 6m de profondeur qq heures après, histoire de neutraliser l’objet. Bien sûr je vulgarise, mais il n’empêche que ce fait d’arme n’a pas été communiqué, ou si peu. L’ADA, en charge du dispositif Epervier, n’a aucun intérêt à ébruiter que sa chasse et sa DA ont répondus aux abonnés absents. Pas de gloriole ni de médailles pour nous autres les biffins. Mais alors je vous laisse deviner le dimensionnement du dégagement de cohésion circonstanciel que nous avons effectué après la relève, le soir dans les bas-fonds de N’Djamena. Pour le reste, une batterie Sol air déployé en veille H24, c’est trois équipes de tirs au lieu d’une prévue et doté dans une batterie en métropole. C’est aussi une seconde batterie en spare et piraté dans le régiment d’origine de la batterie déployé. Et c’est 90% du personnel de la batterie qui possède la double spécialisation sur le système d’arme (exemple conduite de tir et montage, lancement et haute altitude etc…). Même l’armurier était opérateur radar basse altitude.
  22. 19 points
    Alors je voudrais parler de cette histoire de 9000 h de vie opérationnelle pour le Rafale. On remarquera d'abord que cette augmentation ne concerne pas les avions "Marine" pour lesquels on ne sait pas comment évolue la durée de vie. Pour moi les renforts structuraux dont on parle pour F3R ne sont pas liés à F3R mais à cette augmentation de durée de vie opérationnelle. Bien sûr on a du lier les deux pour ne faire qu'un seul arrêt des Rafale modifiés. Ce qui explique l'ambiguïté. Et cette augmentation de durée explique que tout à coup on est capable de proposer des Rafale d'occasion à l'export. En effet les informations venant de nos propositions à la Finlande nous montre qu'en plus de cette augmentation, le Rafale est capable d'être utilisé à un rythme bien plus élevé que celui qui est en vigueur jusqu'à présent: 350 h sur un mois et 1000 h sur un an! Il est donc vraisemblable que la limite de 250 h par an ne soit uniquement que pour ménager le potentiel afin que la durée de vie soit 30 ans. Dans ces conditions on aurait pu consommer 300 h par an. Mais comme on ne le savait pas on a consommé 250 h par an! On a donc une "réserve" d'heures que l'on a économisé que je vais calculer de façon approximative. On a produit des avions opérationnels pour l'armée de l'air de 2006 à 2016 (1seul avion en 2017, je néglige) soit 10 ans, et on a eu 106 avions pour l'armée de l'air (et de l'espace). Pendant ce temps on a volé 10*106 * 250/2 = 132500 h auxquelles il faut rajouter les quatre dernières années soit 4*106*250= 106000 h soit 238500 h en tout (à la fin de l'année). On a économisé le 1/5 de cette quantité soit 47500 h. Cette réserve nous permet d'assurer la transition pour faire des prélèvements pour l'export. Cette transition se ferait en 10 ans : 4 ans pour la productions des nouveaux avions pendant lesquels les avions restant doivent consommer plus que leur potentiel normal annuel. 2 ans neutres où ce sont les avions neufs qui assurent le supplément d'heures qui compensent les prélèvements et 4 ans où les avions neufs remboursent les heures qui ont été perdues ce qui permet aux avions ancien de consommer moins que leur potentiel normal annuel. Il va rester à l'armée de l'air 106 - 24 = 82 Avions qui devront assurer 106 *250 = 26500h soit 323 h par avion. C'est à peine plus que les 300 h qui sont maintenant la norme! et comme on a une réserve de 47500 h on pourrait en rester là, c'est à dire ne pas compenser cette sur consommation temporaire et on aurait encore une réserve de 40 000 h. Par contre on utiliserait les nouveaux avions pour graduellement faire revenir la consommation des anciens en dessous de 300. Avec la vente à la Grèce on va perdre 7000*12 = 84000 h et avec la vente à la Croatie on va perdre 4500 *12 = 54000 h il nous faut donc racheter 15 avions à 9000 h de potentiel, mais j'espère qu'on en rachètera 24 ne serait-ce que pour assurer la charge chez Dassault. Tout cela veut certainement dire qu'on va pouvoir maintenir la qualification de tous nos pilotes malgré les contraintes imposées par les OPEX.
  23. 19 points
    Franchement, parler de folie liberticide en parlant de devoir porter un masque... Je n’ai pas assez d’images de facepalm pour exprimer à quel point l’emploi de termes aussi forts pour un sujet qui n’a rien à voir avec de la « folie » et dont le côté « liberticide » peut se discuter largement me semble complètement hors de propos. Nous avons la chance de vivre dans des pays où la liberté est justement totale, y compris celle de pouvoir l’ouvrir à tort et à travers et quasiment à temps complet. Nous sommes des générations de gâtés pourris à qui il n’est strictement rien arrivé ces 75 dernières années, du coup la moindre micro-contrariété où le bon sens devrait prévaloir se voit affublée de termes qui mériteraient des distributions en chaîne de baffes de la part de ceux ayant vraiment vécu sous des régimes liberticides. Mais bon, c’est ainsi. Il faut relire 300 ans d’histoire des épidémies de peste à Venise (450 ans si l’on remonte à celle de 1348, la première) pour voir combien les hommes sont généralement incapables de lever les yeux de leur nombril, et combien le « contrôle civique » et la prise de conscience des peuples a permis de limiter largement les conséquences de celle-ci, en inventant notamment les lazzarets ainsi que la quarantaine., entre autres règles particulièrement contraignantes. Mais il ne faut jamais apprendre de l’histoire, ce ne serait pas drôle, sinon. Autant répéter les mêmes erreurs, et surtout les mêmes âneries.
  24. 19 points
    - Un tiers du forum serait mort de honte. - Un autre tiers exulterait, se tapant sur la poitrine comme des gorilles en rûtes. - Un dernier tiers, ayant à cœur les deux système d'armes, alternant entre fierté et honte, écrasés psychologiquement par cette contradiction irréconciliable, se suiciderait en masse. Voilà !
  25. 19 points
    Plusieurs raisons à cela. Ce que je vais dire n’engage que moi, mais c’est la perception que j’ai eu de la situation et il y a peut-être des inexactitudes dans mes propos. Si mes souvenirs sont bons, lorsque la Suisse a décidé de remplacer ses Tiger, il n’y avait pas de budget prévu à cet effet. Il fallait donc faire voter un fond extraordinaire ce qui n’est jamais une très bonne chose. En Suisse le peuple a voté pour « le frein à l’endettement » ce qui signifie (je caricature) que le gouvernement n’a pas le droit de dépenser plus d’argent qu’il n’en reçoit sauf cas extraordinaire tel que le Coronavirus. Cette dépense venait donc s’ajouté au budget de la Confédération ou chaque département veut disposer d’un maximum de ressources financières. D’autre part, si les Forces aériennes étaient contentes que cet argent soit débloqué, les Forces terrestres l’étaient nettement moins, car elles aussi désiraient et désirent toujours renouveler de gros équipements. Lorsqu’il y a des dissensions au sein même de l’armée ce n’est jamais très bon signe. Vu sous cet angle on imagine sans peine que les coûts d’acquisition et de maintenance allaient jouer un rôle primordial. Si le moins cher peut faire le job, pourquoi ne pas l’acheter ? Toutefois la décision était encore loin d’être prise. Par exemple, Dassault mettait en avant le fait que moins de Rafale étaient nécessaires pour obtenir le même résultat qu’un nombre supérieur de Gripen. Si je ne me trompe pas, l’évaluation des trois avions candidats (Gripen, Eurofighter, Rafale) a débuté en 2008, année de la crise financière. Les pays Européens ont leurs caisses qui sont vides et très vite combattre l’évasion fiscale devient un moyen facile de récupérer de l’argent. Jusque-là, rien à dire. En Suisse il y avait déjà un débat sur l’abolition du secret bancaire. Par exemple la gauche, dont les socialistes étaient pour. Le président Sarkosy devient le fer de lance du combat contre l’évasion fiscale. Par contre, au passage il oublie de mettre dans son collimateur des pays Européens qui ont plus ou moins les même pratiques (Luxemburg, Ile de Jersey, Ile de Man ces derniers étant plus ou moins liés aux Britanniques), il oublie l’état Américain du Delaware. Bref, il est beaucoup plus facile de s’attaquer à la petite Suisse qu’a des pays de l’Union Européenne ou aux Etats-Unis. Les pays et régions mentionnées ne seront inquiétés que bien plus tard et en grande partie à la suite d’une demande de réciprocité faite par la Suisse. Le deux poids deux mesures n’a pas du tout plu à la Suisse. Mais en plus, cela ne s’est pas vraiment fait dans le cadre de négociations. Pour le Président Sarkosy, chaque réunion internationale (G20 et autres) était l’occasion de taper sur la Suisse. Il avait une attitude à la Trump. C’est certain que s’attaquer à plus petit que soi parait au premier abord plus facile et que cela ne pouvait que le rendre plus populaire aux yeux des Français. Au final, je pense que ce qui a vraiment déplu aux Helvètes, ce n’est pas que la France ou d’autre pays réclament l’abolition du secret bancaire (personnellement je pense que c’était justifié). Encore une fois, le secret bancaire était déjà remis en question par une partie des Suisses. Ce qui a fortement déplu, c’est le côté « donneur de leçon » et le manque de dialogue du Président Français de l’époque. La Suisse considérait la France comme un partenaire de premier choix et ce partenaire ne cessait de l’agresser sans faire preuve de la moindre diplomatie. Les trahisons les plus difficiles à encaisser sont celles qui sont faites par ceux que l’on pensait être nos amis. Cela a malheureusement laissé des traces qui sont encore perceptibles aujourd’hui dans une partie de l’opinion publique. Micheline Calmy-Rey qui était en charge des affaires étrangère et qui a été deux fois présidente de la Confédération avait selon les médias helvétiques été très mal reçue à l’Elysée. Lorsque la Suisse s’est conformée aux normes de L’OCDE, le Président Français a continué son harcèlement. A relever que Micheline Calmy-Rey est socialiste, justement le parti politique qui en Suisse voulait l’abolition du secret bancaire. Dans une interview pour la télé, elle a affirmé que Nicolas Sarkosy avait la fâcheuse tendance de prendre la Suisse pour une province française. Pour qu’un politicien suisse de ce niveau dise cela il faut vraiment qu’il soit énervé. Il a été dit plusieurs fois sur ce forum qu’acheter un avion de chasse c’est aussi une affaire de confiance et de collaboration entre l’acheteur et le vendeur. Alors vous comprendrez qu’acheter des Rafale dans un tel contexte… C’est un peu comme si Emmanuel Macron téléphonait à son homologue Brésilien Bolsonaro pour lui demander de lui livrer quelques stères de forêt amazonienne afin que Brigitte n’ait pas trop froid cet hiver au coin du feu dans sa résidence de campagne. J'ai pas pu m'empêcher. Durant le « règne » de François Hollande, il y a eu de nombreuses pierres d’achoppement avec la Suisse (de mémoire: imposition à la source des frontaliers, fiscalité de l’aéroport Bâle -Muhlouse, craintes concernant la centrale nucléaire de Fessenheim…), mais la plupart des problèmes se sont réglés dans le cadre de discussions, sans coup d’éclats. Malgré ces dissensions, je suis persuadé que le Rafale aurait eu toutes ses chances en Suisse sous François Hollande. Je pense également qu’il a toutes ses chances sous Emmanuel Macron. Pour illustrer mon propos je joins deux documents. Le premier Concerne Micheline Calmy-Rey qui a été deux fois présidente. A regarder seulement à partir de 5’ 20’’ jusqu’à 8’ 10’’. Interview effectué en 2011. https://www.rts.ch/play/tv/pardonnez-moi/video/micheline-calmy-rey?id=3581899 Le second concerne le président du parti PDC de l’époque, le parti du centre se situe plutôt du côté des modérés. Je pense que je n’ai pas besoin de vous parler de la réaction des partis de droite. https://www.24heures.ch/suisse/christophe-darbellay-dechaine-sarkozy/story/18380903 Désolé pour cette réponse un peu longue, mais difficile d’exprimer tout cela en trois lignes.
  26. 19 points
    Ma réaction est motivée par plusieurs évidences qui vont bien au-delà de l'article pointé par Rochambeau _ Rochambeau d'ailleurs que je regrette d'avoir froissé 1-des erreurs ont été commises pour des raisons multiples et étalées dans le temps, sous-estimation des risques, gestion purement comptable de questions qui dépassent largement les simples critères d'ordre financiers, conflits d'intérêts, inculture crasse ... - ces erreurs ont vu leurs effets se cumuler dont acte 2-la formidable focalisation sur des sujets somme toute secondaires exemple les masques les masques ... pardonnez l'analogie mais cette focalisation me fait penser aux débats sur nos frégates. La première chose qu'on regarde sur ces bâtiments et le premier sujet de débat c'est l'absence de 127 mm ... la belle blague, en débattant là dessus on passe à côté de 90 % des capacités de ces engins ... Là ce sont les masques ... Au risque de me répéter on se focalise sur le facile et le médiatiquement "buzzable" ou "bankable" le reste semble bien trop difficile à comprendre, comment prépare-t-on les campagnes de tests, l'organisation des soins, les stratégies d'approvisionnement ... "on a pas assez de masques, le gouvernement a menti en disant qu'il n'y en avait pas besoin" ... Oui le gvt a menti en disant que ce n'était pas nécessaire. Mais si la vérité avait été exposée crûment c'était la guerre déjà que des centaines de milliers de masques ont été volés dans les premiers jours ... je vous laisse imaginer le scenario. Dès la première semaine de confinement nos services saisissaient des FFP 2 dans des épiceries ou des pharmacies qui les possédaient sans aucun justificatif de détention (factures ou bons de livraison), des gens se promenaient avec des masque sous le menton en les tripotant toutes les 5 min. alors que des personnels soignants n'en avaient pas ... Dire que c'était utile, vous vouliez quoi Mad Max ? Alors qu'on sait très bien que les FFP 1 ne sont vraiment utiles que si tout le monde en porte puisque tout le monde est sensé être à risque. Qu'on commence déjà par bien les porter ces put... de masque on discutera après 3-Les tests "mais pourquoi on teste pas tout le monde", penchez vous un peu sur les procédures à respecter et les moyens à mettre en oeuvre et vous verrez que ce n'est pas si évident que çà de "tester tout le monde" 4-le bashing systématique des capacités développées par les acteurs publics et privés ... et le silence sur ce qui se fait effectivement. Alors oui je le dis j'en ai plein le cul de lire ou d'entendre que la France est un pays du tiers monde gouverné par des incapables et des menteurs qui n'ont rien vu venir et qui gèrent le problème n'importe comment. J'en ai plus que marre de cette dictature de l'instant et du tweet du sondage ou du scoop où une majorité pense avec son cul à défaut d'utiliser sa cervelle ... où on se regarde le nombril en se disant qu'on est gouvernés par des incapables. On est obligés de faire avec ce qu'on a, pleurnicher se lamenter ou critiquer les actions passées ne sert absolument à rien. J'ai écouté le document de Plenel sur les masques, il ne dit absolument rien qu'on ne connaisse déjà. Il y a un temps pour tout; aujourd'hui le but est de trouver les axes de progression (je ne parle même pas de solutions) les moins mauvais possible; critiquer l'action des pouvoirs publics ne peut se faire que si on a des contre propositions valables à offrir sinon on ferme sa gueule ... Les dettes si dettes il y a se paieront parce que dans ce pays "merdique" qu'est la France il y a encore des élections et c'est jusqu'à preuve du contraire le meilleur moyen qu'on ai trouvé de remercier ceux qui ont éventuellement fauté. Allez dire çà aux Chinois. J'aimerais je paierais cher pour voir à l’œuvre aujourd'hui les donneurs de leçons qui se répandent ici ou là. Ceux-là même qui sont parfois les premiers à critiquer les dépenses publiques. J'aimerais les voir à devoir gérer de front l'économie, un chômage en hausse de 7%, des perspectives de faillites en cascade, les peurs des gens, les merdes qui tombent sur la tête de millions de personnes dont les ressources chutent sans perspective de reprise à court terme, l'incertitude de l'après 11 mai, l'incertitude de la 2e vague etc etc etc ... Taire maintenant oui parce que ce n'est par le moment de braire, mais celui de réfléchir et de serrer les dents, celui d'avancer chacun à son niveau en essayant de penser à autre chose que son cul. Oublier non mais là encore peut-être que ceux qui gueulent aujourd'hui le font parce qu'ils seront incapables de se souvenir dans quelques temps. Se souvenir çà demande aussi un certain mode de réflexion et d'agencement de la pensée. Moi j'appréhende l'après 11 mai, comment allons nous gérer la reprise de l'activité comment allons nous nous comporter individus et institutions face à un déconfinement qui ne pourra pas être uniforme
  27. 19 points
    à rester confinés BORDEL !!!
  28. 19 points
    Vous savez quelle est la différence entre un troll bas de gamme et moi ? Moi, je fais le pas supplémentaire : EDIT : un poil amélioré. Attention les éleveurs de chèvres, l'Armée de l'Air arrive !
  29. 18 points
    Après l’Égypte, le Qatar, l'Inde et la Grèce y aura-t-il un 5e client pour la "merveille"
  30. 18 points
    [mode Satanas et Diabolo ON] Le contexte : -la Turquie joue crânement sa partie sur le mode agressif en pariant sur l’apathie du reste du monde, qui a autre chose à foutre que de s’occuper de MEDOR en période Covid et campagne américaine. - Les cartes sont plutôt favorables au camp bleu, qui peut compter sur une manière d’encerclement grâce au triangle Grece/Egypte/France. Toutefois la Turquie a tenté de briser ce triangle en prenant fermement pied en Libye. Les iles grecs et Chypres sont également très exposées par leur proximité face à la Turquie. -les forces politiques ne sont pas si déséquilibrées : la Turquie est plutôt odieuse à tout le monde, mais réputée indispensable pour l’OTAN face à la Russie. Et puis franchement : qui a envie d’expliquer à sa population qu’il faut se battre pour des intérêts lointains en temps de crise sanitaire et économique ? Par ailleurs, les Turcs sont musulmans , et si l’occident n’avait pas pris la sale habitude de ne taper que sur les pays d’islam depuis 30 ans, ça serait quand même plus simple de coller à Erdogan la p’tite paire de baffes qu’il mérite. -Militairement, les rapports de force entre Grèce et Turquie sont en faveurs de la seconde, sans pour autant qu’il y ait disproportion : je mets dos à dos les deux pays concernant les effet du putsch de 2016 pour l’un (qui devrait avoir eu le temps de plus ou moins se rattraper), et de l’austérité financière pour l’autre (qui a l’habitude du péril «vrai » à l’EST et a donc dû s’efforcer de ne pas trop baisser la garde). Les aviations enregistrent un léger avantage numérique et technologique pour la Turquie, notamment côté multiplicateurs de forces (ravitailleurs/awacs/drones). Les deux marines sont assez médiocres, excepté une sous-marinade peut-être un peu plus avancée technologiquement coté grec. A terre, les forces turcs dominent nettement... mais c’est sans doute un sujet secondaire dans cette crise. Dans l’espace, rien ou pas grand chose de parts et d’autres. Numériquement, les Grecs sont toujours dominés. Mais les forces turcs sont étirées (Libye, Syrie, Irak et Kurdistan...). Avec des apports modérés de ceux qui semblent avoir pris partie pour la Grèce (France, EAU, Egypte, plus douteusement Italie), la balance penche de façon écrasante pour la Grèce. -Économiquement , c’est la merde pour les 2 pays, mais l’un remonte plutôt la pente quand l’autre la descend: la Turquie a plus de pression pour conclure rapidement -dans cet environnement complexe, la problématique des bleus semble de trouver le prétexte à contrer sérieusement la Turquie, quand la problématique des rouges et d’aller toujours plus loin en pariant sur l'ambiguïté et la pusillanimité de l’UE notamment. -dernier élément de contexte : l’honneur des hirondelles bleues et de ne pas tout cramer, mais d’essayer de trouver la solution la moins violente et la moins humiliante possible pour le maintien de la paix autour de la Méditerranée. C’est l’objectif stratégique. Pour cela, il faut choisir le bon terrain de bataille et trouver l'étincelle, le prétexte à intervenir sans passer pour une brutasse et s’attirer la réprobation internationale. Entracte : Le plan: -evidemment, on compte ses amis bleus et on se coordonne. Je postule ici que les Grecs sont évidemment en première ligne, avec le principal soutien de la France qui ne compte pas pour autant y perdre sa chemise, des EAU qui aiment bien s’occuper a enquiquiner les Turcs, et l’Egypte qui est effectivement déstabilisée par l’aventurisme rouge, mais n’a pas trop de moyens à distraire pour s’y opposer. -Une résolution ONU/UE/OTAN condamnant la Turquie serait précieuse et doit être recherchée par les diplomates, mais je n’y crois guère, mauvais timing. -Pour moi la Turquie a presque perdue en laissant au GAN français le temps de se régénérer : a lui seul il renverse le rapport des forces. Il va se positionner au large de l’Egypte, et orbite entre Crête, Chypre et Rhodes. Sa mission peut durer 3 mois, mais fin septembre tout pourrait être bouclé. Éventuellement les Italiens joignent une frégate au GAN, pour le principe. Sinon, ild envoient une équipe cynophile à Athènes s’ils veulent... Les Égyptiens ne font rien de plus que ce qu’ils font déjà en gardant le flanc EST en Libye, juste en un peu plus pénible (mais courtois ) pour fixer les moyens turcs engagés en Libye. Les EAU envoient une douzaine de chasseurs up to date en Grèce s’ils y tiennent, mais surtout, ils mettent à dispo des bleus un MRTT, un AWACs, et au besoin un trio de c17. Éventuellement ce petit monde se localise en Egypte pour réduire les élongations. -la France ajoute à son GAN ce qui fait défaut à la Grèce : Ravitailleurs, awacs mais restant stationnés en Métropole loun des perils immediats, renseignement satellite/sigint/elint, Atlantique 2 et ce qu’il faut par exemple de 2000-5 pour les protéger depuis la Grèce. Éventuellement un renfort léger à la marine grecque en Égée, mais vu l’etat de la Royale, on a peut-être déjà raclé les fonds de tiroir pour monter un GAN sérieux. Regardez une carte en y projetant ce dispositif : le GAN verrouille totalement la MEDOR au levant, sur mer, sous la mer et dans les airs, avec le confort des facilités portuaires et aéroportuaires égyptiennes chypriotes et grecques. Au passage, Égyptiens et Français condamnent la Turquie à ne plus ravitailler ses forces en Libye que depuis les airs, ce qui l'épuise. Et c’est assez confort comme position: beaucoup d’eau autour, et tous les objectifs à attaquer ou défendre dans un rayon de 500km bien dans les cordes d’un RafaleM qui peut persister bien au delà. Le Turc, lui, doit balayer presque 3000km pour savoir ou placer ses pions. Les grecs sont en alerte dans leur zone : en mer Égée, ils débrouillent face à des Turcs qui doivent laisser une bonne partie de leurs forces face au GAN au sud-est, et en Libye face au Russes et aux Égyptiens (vraiment pas sûr que les Russes ne soient pas plutôt favorables aux intérêts turcs sur le coup...). Petit coup de main quand même sur leurs points faible notamment en lutte anti-sous-marine par les français, et par les mêmes et les emiratis en ravitailleurs et moyens de surveillance. La marine de surface ? A mon humble avis, tant Grecs que Turcs font preuve d’humilité et restreignent leurs mouvements au petit périmètre ou à la protection nécessaire des convois. Évidemment, il n’est pas question pour quiconque de restreindre la circulation maritime autour des iles et détroits. Evidemment, en cas de combats, pas question de pénétrer profondément en Turquie pour y frapper en profondeur, ne serait ce parcequ’il y a des bases américaines, et parce que ce n’est pas la guerre que veulent les bleus : les bleus veulent la paix et négocier avec les rouges sur des bases plus saines. A ce stade, je pense que les Turcs sont un peu acculés, mais sans être du tout menacés sur leur territoire. Ils ne peuvent surtout plus mettre le nez dehors. Hypothèse 1: ils sont nerveux et commettent LA boulette (ou y sont aidés par une crapulerie bleue telle qu’évoquée par Fatac cet aprem) : ouf, les bleus ont le pretexte qu’ils attendent, et les Grecs (en premier) puis les Français et Emiratis peuvent les priver de marine puis d’armée de l’air en tirant des torpilles, du MCA, du Meteor et de l’AASM partout comle a la foire. Normalement, à ce stade, même un président moustachu très méchant cède. Hypothèse 2: ils ne sont pas nerveux et continuent à jouer. A quoi ? A faire des sondages sismiques pas très loin du GAN fr. C’est donc le moment pour les bleus d’être proactifs: 1 ultimatum bien sonore des Grecs, des Chypriotes ou des deux : si vous ne cessez pas, je viens confisquer vos vaisseaux. Ça les chauffent un peu,les turcs, qu’on leur parle comme ma femme me cause, alors ils restent ! 2 les grecs mettent tout ce qu’ils ont en l’air, sur et sous l’eau pour occuper les turcs en Égée. 3 un pauvre patrouilleur grec ou chypriote s’approche des navires sismiques turques pour les saisir. 4 Surprise, les Turcs ne coopèrent pas, et le vaisseau grec ou chypriote demande assistance au non du Droit et de la légitime défense (il faut que ça s’entende « de partout ». Et devinez quoi ? Y a une grosse vingtaine de Rafale M tout partout, des tas de destroyers presque neufs de 7000 tonnes qui convergent, une sale ambiance électromagnétique (on joue la partie pas en finesse mais à la Léodagan car les Russes pas loin en Syrie tendent fort les oreilles ; et puis, qu’est ce qu’on irait se tripoter le spectra pour contrer 3 F16 à court d’autonomie?) et sans doute un ou plusieurs bateaux noirs planqués sous l’eau. Pour moi, la partie est finie tellement les forces sont déséquilibrées. Les sismochoses rentrent au port en prétendant qu’ils devaient faire le plein, et le lendemain un ministre allemand débarque en disant qu’en adhérant aux traités maritimes et s’en s’asseyant à la table des négociations, le glorieux peuple turc trouverait sûrement quelque chose à gratter et recevrait la gratitude de l’univers tout entier pour son action pour la paix. Et si ça marche pas, on cogne avec cet ensemble de forces supérieures et encerclantes, mais franchement, ce serait regrettable et préjudiciable de mon point de vue. [mode Satanas et Diabolo OFF, je suis épuisé ]
  31. 18 points
    Ma couverture est inattaquable : IRL ma femme pense que je suis vegan, féministe, pro européen, anti militariste et que je voue un culte à Marlène Schiappa. Alors que la nuit je mange du tartare, je drague dans les rues, j’arrache les drapeaux européens des façades des bâtiments publiques, poste sur ad.net, ratone du schpountz avec Patrick, et affiche Natacha Polony en fond d’écran de mon portable. La nuit surtout. Sa sœur, une dizaine de kilos dans les boobs. J’ai pas fait le bon choix.
  32. 18 points
    Je crois que de tous les sujets sur lesquels je suis amené à échanger en tant « qu’expert » avec d’autres « experts » (foot, rugby, banques centrales, voitures, femmes, politique, géo stratégie, structures familiales, Game of Thrones, Star Wars, vodka, reptiliens, Motley Crue, etc...), le sujet le plus ardu et le plus complexe est « chasseur X vs chasseur Y en BVR et WWR... J’en retiens quelques vérités fondamentales : tous les pilotes OTAN vous diront que leur brêle est soit la meilleure (américains), soit ne craint personne (les autres). Les pilotes russes diront que leur bestiasse fait peur à tout le monde, les chinois que leur engin font encore plus peur que celui des russes, et les autres (Pakistanais, Indiens, Ougandais, Guatémaltèques, Israéliens, Grecs) que c’est pas l’avion qui compte mais l’expertise unique et incroyable des pilotes du cru qui bonifie et sublime le potentiel des chasseurs qu’ils ont eu la charité d’acheter à ces untermensch d’américains, russes, français ou chinois qui ne savent même pas utiliser correctement leur production nationale. Là dessus tu rajoutes la com des constructeurs dont le seul but est d’intoxiquer les foules et les experts dans mon genre (en 2080 les documents déclassifiés du Pentagone t’apprennent que la RCS du Raptor était équivalente à celle du F16, que la poussée de ses PW 119 était classifiée justement parce qu’ils ne poussaient 7,5 tonnes pleine PC, et qu’il pesait 23,78 tonnes à vide, ce qui en passant valide la théorie de Pascal d’ad.net « Tu sais vraiment ce que vaut un avion quand tu le retires du service » (valant à celui-ci la gloire éternelle et la consolidation de son culte par les forumeurs nés après 2065). A la lecture des chiffres du poids du Raptor, Tmor, presque centenaire casse sa pipe en lâchant un « J’le savais ! ».) Bref, moi ce que je retiens c’est en gros ce que dit Até, si tu survis jusqu’au merge avec un Raptor, un Typhoon, un Rafale, ou que sais-je, ben si tu le coiffes tu le niques. PS : désolé je me venge ici, je viens de me faire défoncer par un pote « expert » sur la supériorité du punk rock new-yorkais post new wave VS le glam rock californien du milieu des années 80.
  33. 18 points
    On peut aussi envisager une conjonction des deux facteurs, non ? Après, il y a aussi des cas où je suis tenté d'appliquer le rasoir de Hanlon ... au moins en première lecture et jusqu'à plus ample informé. Il y a une blague qui circule à ce sujet : c'est Jesus qui s'exprime sur Twitter : "eh, les gars, désolé mais c'est trop le bordel, chez vous, en bas. Ce coup-ci, pour Pâques, je ne descends pas. C'est vous qui montez ..."
  34. 18 points
    Le battement d’ailes d’un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas ? Je ne sais pas. Par contre un mec qui bouffe un pangolin à Wuhan peut provoquer une pénurie de pâtes et de PQ au LIDL de Melun.
  35. 18 points
    Alors celle-là on nous l'avait pas encore faite! - "votre avion il est pas européen" - "votre avion il a pas de missiles américains" - "votre avion il est pas compatible OTAN" - "vous parlez pas anglais" - "vous êtes arrogants" - "votre avion il est pas furtif" - "votre avion il date des années 80" - "votre avion il est pas vendu" - "votre avion il est pas vendu en Europe" - "votre avion y a que des niakoués et des pays africains (???) qui l'achètent" - "vous êtes vraiment arrogants" - "pourquoi vous êtes pas américains?" - "l'annulation active, la furtivité virtuelle, ça existe pas" - "regardez nos nouveaux systèmes de guerre électronique font de la furtivité virtuelle avec de l'annulation active!" Et maintenant... En exclusivité: - "votre avion c'est le meilleur mais comme c'est le même que le votre et ben c'est pas valorisant si on a le même". ... PUTAIN DE BORDEL DE MERDE MAIS RENDEZ NOUS NAPOLÉON QU'ON EN FINISSE UNE BONNE FOIS POUR TOUTES!!!
  36. 18 points
    Je propose une chronologie-type : 1- info brute postée 2- appels à la prudence 3- premières hypothèses « audacieuses », avec rappels de la prudence 4- Ça part en live, les prudents ne sont plus là : ça ne servirait à rien, ´faut que ça purge. Déferlement. 5- les faits remontent petit à petit 6- les pas-prudents disent « je vous l’avait bien dit », les prudents se grattent le front, soupirent et vont se servir un verre/faire l’amour aux femmes des pas-prudent/bouquiner/courir/chercher une corde... (enfin, je suppose car à ce moment, y sont pas là!) 7- les pas-prudents commencent à trouver que les autres pas-prudents sont super imprudents et l'écrivent. Et inversement ! Les modos viennent faire un tour et se rebarrent fumer un truc. 8- les premiers prudents tentent un commentaire, les autres, les gros lâches, leurs collent simplement les like. 9- une inflexion nette se produit et le camp des pas-prudents se peuple d'amnésiques. Les prudents-lâches envahissent alors la place, et snipent les derniers gros rebelles. Certains prudents deviennent cependant imprudents par amour de sport. 10-On reconnaît le retour a la normale lorsque les fils indien, Rafale et F35 reprennent vie. Tancrède, Shorr Kan et Alexis postent alors des messages de 3 pages sans sauter de lignes, Rufus va pioncer, le Kalligator déplore le manque collectif de sens critique et retourne poster sur la nécessaire défense sol/air de la Suisse, les modos font genre « ça suffit maintenant ! » et reprennent leurs patrouilles. Moi j’aime bien, on apprend des tas de choses, on triture, on voit aussi l'âme humaine à l’oeuvre, on rigole.
  37. 17 points
    qu'il y ai des personne en 1974 a Chypre qui étaient turcophones et donc quasiment Turques, c'est indiscutable en quoi cela donne le droit a la Turquie d'envahir le pays ? Que diriont nous si demain l'Algérie décrété simplement que barbesse bas en faite c'est l'Algérie parce que il y a plein de descendant algériens ? Que la Turquie organise l'arrivé de turc pour prendre possession de la terre, cela s'appelle de la colonisation... 1 200 000 Chypriote contre 300 000 turcophone, dont 120 000 Turcs venant d'Anatolie depuis 1974. Moi je veux bien que l'on sois concilient... Mais faudrait pas pousser non plus, c'est une invasion. Les autochtones turcophone ne représente même pas 15% du total de la population, et faudrait leurs donnés 50 % de l'état fédéral ? Ce n'est clairement pas sérieux. A un moment faut savoir dire stop a la connerie...
  38. 17 points
    John, Gunter, Sylvio, Louis et Pedro sont super potes, ils ont faim et décident d'un commun accord de se faire un bon gueuleton. Un barbecue avec les voisins du quartier qu'ils pourront inviter. Sont pas tous balèze en cuisine, par contre ils ont tous leurs exigences. John veut du curry, Gunter de la saucisse, Sylvio voudrait y coller de l'huile d'olive, Louis préfèrerait un bon steack, Pedro du poisson. Ca gueule dans tous les sens, ils commencent à crever de faim mais rien n'y fait. Louis décide de se barrer, il va au marché et se fait son steack frite. Tout le monde se fou de sa gueule, mais au final y'a d'autres potes qui lui demande de faire à bouffer. John, Gunter, Sylvio et Pedro nous sortent une espèce de Paëlla curry saucisse et moules à l'huile d'olive. Tout le monde y trouve son compte, et devant leurs nana, personne n'ose dire que c'est à vomir. Surtout que la saucisse est pas bien cuite, que Gunter voulait aussi s'occuper des épices mais finalement c'est John qui refait cuire le tout, le plat est fait deux fois, c'est pas bon. Mais c'est comme ça, faut bien manger, y'a tout ce qu'ils voulaient dedans. Arrive le choix du vin. ça fait longtemps que Jean a ouvert sa bonne bouteille de Graves qui va bien avec sa viande, mais les autres amis se regardent tous du coin de l'oeil.... Personne n'arrive à se décider, par conséquent 4 bouteilles sont choisies. Mais ils ont plus de sous puisqu'ils ont dû racheté des saucisses et des moules, et qu'ils ont tellement tardé qu’arrive le repas du soir que John et Syvio ont décidé de se faire livrer un Mac Do. Donc faut manger et vite. Ah merde les bouteilles ! Bha on prends les 4. Je vous laisse imaginer la suite du repas. Et... Vive le vrendredi !
  39. 17 points
    Sérieux les mecs qu'est ce qu'on s'en fout de la direction de la tête de l'aigle. Ce qu'il faut retenir, c'est que cet aigle était utilisé comme symbole américain avant que les nazis ne choisissent eux aussi d'avoir un emblème d'aigle, et que donc l'aigle n'est pas une référence admirative au régime nazi. On ne va pas se prendre des topols et perdre encore des membres intéressants (ou pas) sous prétexte que ces mecs sont complètement zinzin et cherche le mal partout... Surtout que vous remarquerez que pendant qu'ils polémiquent là dessus comme des crétins, à aucun moment ils ne cherchent à changer leur système qui lui a bien un problème. Vous me direz, pendant qu'on se crêpe le chignon sur la couleur du ripolin et sur la déco, on ne parle pas des murs de la baraque, ce qui arrange bien certains.
  40. 17 points
    Oui, la sangle s'appelle la SOA (Sangle d'Ouverture Automatique) du moins ça s'appelait comme ça "de mon temps". Quand il a fallu passer du saut du Noratlas à celui du Transall, la longueur de la SOA pour le Noratlas ouvrait la voile en nylon du parachute juste dans le souffle de la tuyère de la turbine du Transall et le résultat était de multiples trous dans la voilure, la température en sortie de tuyère est très élevée. (pour le Noratlas, c'étaient des moteurs à pistons) Il fallait utiliser ensuite le parachute de secour dit "ventral". Pour éviter cet inconvénient, la longueur de la SOA a été doublée. Dans le Noratlas on sautait à 36; 16 sur 2 câbles d'accrochage des SOA, un câble par porte de sortie. Dans le Transall on sautait à 80; 20 sur 4 câbles, un câble côté "extérieur" et un câble "intérieur" par porte. Au fur et à mesure du passage des portes, les stick de saut subissent un phénomène "élastique". Les parachutistes doivent accélérer le mouvement pour "coller" au sauteur précédent. Les derniers du câble intérieur sortent pratiquement en courant. La gaine contenant le fusil (EL8) était retenue par une barrette au niveau de la poitrine et une au niveau de la cheville. Une fois le parachute ouvert, il fallait larguer la gaine qui était ensuite pendue au parachutiste via une corde de 10 mètres. Pour les sauts par nuit "noire" le bruit de la gaine touchant le sol informait le parachutiste de la proximité du sol, mais surtout de sa nature...parfois le sol c'est de la forêt ou de l'eau..... L'inconvénient de courir pour sortir de l'avion, c'est que la barrette jambière se déverrouille et au sortir de l'avion la gaine vient se mettre dans le prolongement du corps du parachutiste vers le haut. Et là, la SOA en se dé-lovant du haut du sac parachute vient faire une boucle autour de la gaine. Et comme la SOA a été rallongée, la longueur permet une accélération du parachutiste jusqu'a dépasser la "force de traction" de 2000 kg lors de la tension sur la boucle autour de la gaine. (2000kg était la limite de rupture de la SOA) La SOA se brise et entraine le parachutiste "sonné" dans un tourbillon incontrôlable. Lors d'un saut de nuit dans les Landes, nous avons perdu trois parachutistes. Donc arrêt des sauts, jusqu'a trouver la parade. Finalement, la parade a consisté a renforcer la "résistance" a l'enlèvement de la goupille sur la jambière en croisant un élastique dit "de saut" par dessus la goupille. Maintenant, le scénario consiste a passer de la pratique du saut avec des procédures rodées Transall, au saut "dans l'inconnue" de l'environnement A400M. Je suppose que les gaines de saut et les parachutes ont évolués depuis "mon temps". Mais la petite histoire que je raconte montre qu'il faut être prudent quand on change d'environnement.
  41. 17 points
    ... « Vous regardez trop la télévision, bonsoir » ... « La Fondation Méditerranée Infection a pour objectif de condenser les moyens de lutte contre les maladies infectieuses […] en un pôle majeur et stratégique au rayonnement local, national et international. 1. Un bâtiment de 27 000 m² (1 850 €/m2) […]. Plus de 700 personnes (APHM, SSA, AMU, EFS, INSERM, CNRS, IRD, étudiants), un laboratoire de diagnostic le plus grand, et le mieux équipé de France y compris génomique, microscopie, insectarium et protéomique (30 millions d’euros investis par les collectivités et l’Europe en équipement). Un laboratoire NSB3 de 1 200 m2, et 4 Centres Nationaux de Référence. […] 2. Unification des quatre CHU du littoral méditerranéen. Le plus gros Master en maladies infectieuses de France (80 étudiants dont 40 pour l’IHU) crée un vivier international de chercheurs. […] 3. Le plus grand pôle, devant Paris en maladie tropicale et parasitologie du bloc Montpellier Marseille grâce aux fondateurs spécifiques (IRD/Service de Santé des Armées (SSA)/ Fondation Mérieux, CHU et Universités). L’IHU a entraîné le relocalisation du SSA à Marseille pour les risques naturels (veille et recherche). […] 5. Une veille de l’émergence en maladies infectieuses unique en Europe a été créée avec la Défense Nationale et le rapport hebdomadaire de 80% des laboratoires pour le diagnostic en maladies infectieuses de la région PACA. […] 7. Une activité de soins exceptionnelle (96% de taux d’occupation des lits), un bénéfice annuel de plus de 8 millions d’euros pour le CHU, et la création de la première filière en maladies infectieuses et contagieuses, avec les urgences, valorisant la partie hospitalière de l’IHU. 8. Avec 4 639 publications depuis 2011 (augmentation de 176% depuis sa création), la lisibilité de l’IHU est exceptionnelle. Marseille est devenue la 2ème ville en France pour microbiologie, maladies infectieuses et maladies tropicales. Un numéro spécial dans le meilleur journal de maladies infectieuses au monde sera publié au mois d’août sur l’IHU. 9. Valorisation par 36 brevets et 7 startups créés (dont l’IHU a 5 % des parts). 3 thématiques, le traitement des maladies infectieuses ; […] la prévention de la transmission des maladies infectieuses […] et le diagnostic des maladies infectieuses […], 3 de ces startups ont commercialisé. https://www.mediterranee-infection.com/linstitut/les-10-points-cles/ Et ça, c’est juste dans la première page du site de l’Institut, si des fois vous n’avez toujours pas compris les vrais objectifs de l’IHU. Donc le petit poucet, David contre Goliath, le chercheur génial isolé face au Système forcément sourd, en club privé et vénal, tout ça, on met à la poubelle et on revient à la réalité : c’est un centre de recherche très équipé, richement doté et avec tous les moyens nécessaires pour réaliser des études d’envergure sérieuses s’il le souhaite, et qui a également dans son business-model de se mettre fortement en avant. Alors quand ce type de Centre fait 3 études consécutives que n’importe quel étudiant qui se présenterait avec une démarche similaire se verrait sorti de la salle de cours à coups de pompes dans les fesses, tout ça pour briller le plus possible en France et à l’International et « vendre sa structure », et que ça pollue autant la recherche et le débat au cours d’une situation sanitaire sérieuse, je maintiens qu’il y a des baffes qui se perdent. Mais après tout, même si on râle suffisamment ici sur tous ces pseudo-experts en géopolitique, en défense et en aérospatiale qui racontent n’importe quoi à longueur de temps sur les ondes, le tout gobé par un public qui n’y connaît rien, je me doute que dans le domaine de la santé et de la recherche, bien au contraire, tous les intervenants ont la connaissance et la culture nécessaires, et le public est parfaitement capable de faire la part des choses, n’est-ce-pas. Encore plus en ce moment où il en a le temps. -> Et donc, je repose la question : ça fait combien de pages maintenant qu’on ne parle que de ça, et combien de posts ont été écrits sur les autres solutions étudiées, et qui elles s’attaquent vraiment aux cas sévères et à leurs complications ?
  42. 17 points
    Quand tu vois qu'un institut de sondage a fait une enquête pour demander aux français leur avis sur la chloro.... Je vais faire une enquête parmi mes voisins pour connaitre leur opinion : physique quantique vs relativité générale
  43. 17 points
    @Akhilleus @Picdelamirand-oil Je vous estime hautement tous les deux, vous m'avez appris beaucoup de choses sur ce forum moi qui ne suit qu'un simple passionné tâchant de m'intéresser au plus de choses possibles, parfois assez maladroitement. S'il vous plait, ne vous écharpez pas inutilement. Ici comme ailleurs dans le monde entier, nous avons besoin d'unité, pas de division. Ce message est certes parfaitement bateau et profondément inutile, mais il vient du coeur.
  44. 17 points
    Rogue, je suis entièrement d'accord avec tes propos en terme de débouchés. N'y voit pas de contradiction, maintenant j'aimerai apporter m'a vison d'un domaine que je connais bien. Je rebondis simplement. (rien de personnel) Pour la partie agricole et surtout viticole dans laquelle j'officie régulièrement, ce sont essentiellement des pauvres hères, marginaux, punk à chiens, non qualifiés, polonais à la solde de placeurs situés hors de France sous contrat écœurants qui y travaillent. Je les aimes ces gars, attachants, humains, pas vicieux pour un sous et travailleurs à souhait. Tout le problème, cette année, c'est que les frontières sont fermées donc, pas assez de main d'œuvre nécessaire, sinon comme chaque année, la farce continuerai sous l'égide des intermédiaires et de la grande distribution qui jouent les bons samaritains en parlant circuits courts et jouant la carte "petits paysans locale". Les patrons, agriculteurs, récoltants et cooperatives dans la région où j'officie annuellement sont rudes mais humains. Ils sont parmi les exceptions en France... Le côté champêtre faut oublier. Tout le monde, sauf les cadres, travail, sous un statut de saisonnier. L'accident du travail est pris en charge mais si t'es blessé, tu dégages et pas d'arrêt puisque tu ne rempiles pas -contrats journaliers-. Ce sont des campagnes annuelles. En tant que privilégié, je suis préservé de certaines conditions. Comme tout le monde dans ces périodes, je bosse 7/7 jusqu'à 14h00 jr, plus, suivant les aléas de production [env 253h/mois cette année]. C'est arrassant, mais passionnant dans mon cas -vignification-, on garde les plus costauds. La MSA, régime de tutelle, contrôle mais ne voit rien, tant que le contrat est formel... Personne ne réclame ses jours de congés hebdomadaires, le but est de travailler, passer rapidement en heures sup, dimanches et jours fériés valorisés. Le surplus du légal est payé en primes inventées en tout genre et donc non cotisées. (droit au chômage, retraites) Se faire écraser un membre, ingérer du biosanitaire, tomber dans une cuve pleine de C02, c'est définitif et ça arrive tous les ans dans le coin. Stainbeck et les raisins de la colère, on en est parfois pas loin. J'ai souvent envie de "dévisser" la tête des gens de la compta qui se plaignent de n'avoir pas reçu leur fauteuil à roulette adapté ou ce fameux clavier ergonomique... "sauvons l'agriculture française" balancé depuis les maroquins parisiens nous renvoit aux conditions du personnels soignant. Qui assumera la besogne?Toujours les mêmes, ceux en fin de droits, les exclus qui sentent la patate venir au vu du contexte éco qui se dessine. Dernièrement, sur un chantier du BTP où on intervenait ponctuellement (une autre casquette) un mec de "vinciBouïgeffagee ou consort, est tombé de nul part et passait parmi ses 300 travailleurs détachés pour sensibiliser en français aux gestes barrières ! Alors que des toilettes étaient immondes. Du savon et des robinets fonctionnels, cela eut été plus judicieux-. Une bombe à retardement dans le contexte covid ! Heureusement et sage décision, Le chantier a été fermé le soir (vendredi). Bonne appréciation du timing, il faut le reconnaître de la part de ce groupe. Franchement, quand je vois toutes les petites mains qui font tourner la France en ce moment quand je vois les cadres laissés en télétravail approximatif, payés à 100% -pas chômage technique à 83% pour eux- et qui laissent sur ordres et souvent à contre-cœur, leurs propres équipes de l'industrie alimentaires, du BTP ou du transport au front, je reste pour le moins perplexe sur le discours vendu.
  45. 17 points
    Visiblement tu ne comprends pas la balance bénéfice risque sur une administration de médicament massive à l'echelle populationnelle (là tu sembles réflechir à un niveau individuel ) Si on part du principe (pas prouvé, l'étude de Raoult est pleiiiiine de biais, la première étant qu'elle est publiée dans un journal dont il est editorial board chief member .... conflit d'intérêt majeur) que l'HCQ marche aux stades précoces de la maladie (est ce que la négativation virale au niveau nasal est vraiment un signe d'efficacité clinique ou juste un signe d'efficacité bioogique ... déja ça, hein on en discute ? parceque les deux ne sont pas nécessairement corrélés) ca veut dire qu'il faut l'administrer à toute la population qu'on aura testé positive (avec le biais d'erreur du test) soit des milliers et à terme des dizaines voir des milliers de personnes - voire à toute la population tout court- Donc tu multiplie d'autant les effets indésirables sur une masse où 80% des patients vont s'en sortir sans prise en charge autre que du doliprane Avec parfois des effets irréversibles (neuropathies motrices, cardiomyopathie) Pour les patients qui en auraient vraiment besoin (effet sur la physiopathologie de l'infection CoV2 en stade avancé) ca ne marche pas Donc en gros tu va traiter une majorité de gens avec un médicament à risque, des centaines de milliers, en déclenchant chez une fraction d'entre eux des pathologies lourdes a prendre en charge à vie Ca a été fais dans d'autres maladies, ca c'est jamais bien fini Tu veux qu'on reparle du médiator, de la ciclosporine, du Lariam, des anticholesterolémiants, des premières générations d'AVK ? A chaque fois un scandale sanitaire Mais bon là parceque Dieu le Père la dit et qu'on tremble de peur, on foncerait tête baissée -sans controle ? Effectivement, la trouille inhibe le cerveau avancé et ne fait parler que le cerveau reptilien
  46. 17 points
    Bonsoir, Membre des forces de l'ordre, en unité mobile, membre patenté des videurs d'océan à la petite cuillère, je viens de passer 6h sur un rond point à l'entrée d'une petite ville de province en contrôle de zone. Malgré les impressions de calme dans les villes je peux vous assurer que des centaines de voitures se déplacent en toute légalité dans le cadre des largesses autorisées par nos autorités avec le fameux imprimé à choix multiples. Contrôlant sans masques sur instructions, malgré l'effarement du personnel médical rencontré. Refusant même certains dons de ces derniers considérant que la priorité étant pour nos soignants. Nageant dans les eaux troubles de consignes inapplicables, manque de matériels et de courage stratosphérique. Préférant un confinement total et couvre feu absolus pour la logique de confinement et mon confort personnel. Je puis vous assurer que les "flics" font ce qu'ils peuvent... Cordialement.
  47. 17 points
  48. 17 points
    N'empêche, la ruée dans les magasins sur les pâtes et le PQ montre bien que, pour nous, il n'y a que deux choses qui comptent : le blé et le cul.
  49. 17 points
    Pour détendre un peu l'atmosphère ^^
  50. 16 points
    Bon ben finalement je reviens sur ma décision prise suite a un petit coup de chaud et après que l'on ait pu échanger cordialement par mp ; de plus suite a l'essai de la recette d'Henri avec 6 doigts de Skye je ne suis pas parvenu a trouver la sortie, donc je vais continuer a sévir sur ce forum.. En fait il existe tout un tas de trucs pédagogiques sur les fameux masques "barrière" et c'est amha plutot très bien fait avec les méthodes de pose/retrait/dessins rigolos pour kévina/lprocédure de lavage/durée d'usage/pas de fausse promesse, il y a même les résultats de test DGA , SF2H et SF2S (fin du PdF )et et les matériaux qui sont ok ou non après tests , bizarrement le coton tissé a 150g/m2 est validé ok pour 70% de filtration de particules 3 micromètres , surpris je suis Tout est là : https://www.afnor.org/actualites/coronavirus-telechargez-le-modele-de-masque-barriere/ c'est un PdF a télécharger après avoir rentré son mail, je vous le recommande !