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  1. Résumé de l'audition de Jean-Yves LE DRIAN au sénat le 29/09/2021 : En décembre 2016 : signature d’un accord intergouvernemental avec le 1er ministre australien de l'époque, M. Turnbull. Cet accord intergouvernemental posait le cadre d’une coopération destinée à assister l’Australie dans la création de sa propre industrie navale. Cet accord est entré en vigueur en 2017, conclu pour une période initiale de 30 ans renouvelable. Ce programme avait vocation à se dérouler dans le cadre d’un partenariat industriel franco-américain, Naval Group s’étant associé avec Lockheed Martin, chargé du système de combat du sous-marin. Il s’agissait donc dès le départ d’une forme de partenariat industriel avec les Etas Unis qui venait appuyer le partenariat stratégique bilatéral franco-australien. Nous avons donc entretenu depuis 2016 des contacts réguliers au niveau politique avec les américains à ce sujet. A ce jour, l'accord inter-gouvernementale n'a pas été dénoncé par l'Australie. L'Australie a uniquement dénoncé le contrat avec Naval Group. Le contrat cadre entre Naval Group et le gouvernement australien avait été signé en février 2019. La 1ere phase de ce programme FSP (futur submarine program) avait été mis en œuvre « à la satisfaction de notre partenaire australien ». Comme tous les programmes industriels d’une ampleur telle que celui des FSP, des défis ont été rencontrées, accentués pendant l’année 2020 par la pandémie de la Covid-19, mais ces défis ont été systématiquement surmontés. Suite à la rencontre du Président de la république avec le 1er ministre australien à Paris le 15 juin dernier, les australiens, sans contester le déroulement satisfaisant du projet sur le plan industriel et en reconnaissant même officiellement et publiquement à la presse que le programme FSP était bien mis sur les rails, ont fait part de l’évolution de leur analyse du contexte stratégique asiatique en lien avec la croissance des tensions avec la Chine. Ils ont indiqué s’interroger sur l’impact de cette analyse évolutive sur les besoins de leurs forces armées mais sans remettre en cause le programme d’une part et sans soulever la question du mode de propulsion d’autre part. Ni sans mentionner un projet quelconque d’accord tripartite. Une réunion ministérielle franco-australienne en format 2 + 2 a eu lieu le 30 août 2021. Le format 2 + 2 a été crée dans le cadre du programme AFINITI (Australie France Initiative). AFINITI est un partenariat stratégique globale avec des déclinaisons sur différents domaines pas seulement en lien avec la défense, avec des programmes liées à la formation, à la lutte contre le terrorisme, au spatial, à la préservation de la diversité, à la résilience des récifs coraliens, aux métaux critiques/terre rares, à la coopération sur les technologies à basse émission Co2... Cette réunion ministérielle du 30 août a permis une déclaration conjointe qui dit : « les 2 parties se sont engagées à approfondir la coopération dans le domaine des industries de défense et à améliorer leur capacité de pointe dans la région et les ministres ont souligné l’importance du FSP ». Cette déclaration commune a été faite 15 jours avant l'annonce du pacte AUKUS. Naval group recevait le 15 septembre, c’est-à-dire le jour même de l’annonce trilatérale, la confirmation de la satisfaction de la revue stratégique des autorités australiennes, ouvrant la possibilité d’une signature rapide du contrat pour la 2e phase du programme FSP, qui avait été négocié au cours de l’été. A aucun moment avant le 15 septembre les australiens ne nous ont ouvertement exprimé leur souhait d’abandonner le programme de classe Attack, ni de mettre un terme à notre partenariat au profit du pacte tripartie annoncé. Les australiens n’ont pas non plus exprimé le besoin de recourir à la technologie de la propulsion nucléaire alors que nous les avons interrogés spécifiquement sur leur réflexion possible sur le recours à une telle option. Les australiens n’ont pas répondu ni exprimé le besoin à ce sujet. Et il va sans dire que les australiens n’ont jamais fait état de discussion avec d’autres partenaires que la France. Nous avions pris l’initiative de soulever auprès de nos partenaires américains à très haut niveau politique l’importance que nous attachions à ce partenariat stratégique, qui était un partenariat franco-américain avec l’Australie, compte tenu du rôle joué par Lockheed Martin, et nous ne recevions que des réponses dilatoires : « nous allons regarder », des réponses trompeuses : « c’est une question bilatérale franco-australienne ». A quelques heures de l’annonce et alertés par des fuites dans les journaux, nous avons sollicité les autorités américaines sur la véracité des faits allégués par la presse. Nos interlocuteurs américains ont à ce moment-là seulement confirmé ces informations. Une telle rupture de confiance appelle un examen et une remise à plat de nos coopérations avec l'Australie. L’ambassadeur en Australie n’est pas rentré. Il rentrera, mais pour l’instant nous poursuivons avec lui les consultations pour clarifier l’évolution que nous souhaitons donner à notre relation bilatérale avec l’Australie, que nous allons entièrement passer en revu à la lumière de ce choix d’une intégration complète dans l’outil de défense américain, c’est-à-dire d’une perte totale de souveraineté.
    16 points
  2. On a intérêt à sacrément bien le jouer. Contrairement à ce que je redoutais, on trouve beaucoup d'articles dans la presse anglaise, australienne, et même le Spiegel par exemple (version australienne, quand même) qui, tout en étant moins incisifs que ne l'est le Drian, sont tout de même sidérés par l'affaire et l'attitude américaine, et reprennent des éléments soulignés par le Quai d'Orsay. Au détour de ces articles, on trouve quelques pépites, comme ici : [...] AUKUS, annoncé la semaine dernière. Il ne s'agit pas d'un traité, mais d'un partenariat. La partie de l'arrangement concernant les sous-marins a fait les gros titres, mais il s'agit en fait d'un morceau avant tout symbolique - même si le nouveau partenariat produit un jour un véritable sous-marin à propulsion nucléaire pour l'Australie, ce ne sera pas avant 20 ans, selon le gouvernement Morrison. [...] Malheureusement, les partenaires d'AUKUS ont réussi à s'aliéner la France dans le processus d'assemblage de leur nouvelle coalition. L'annulation par Canberra du contrat passé avec Naval Group pour la fourniture de 12 sous-marins diesel-électriques a infligé le préjudice matériel, mais c'est la manière de le faire qui a vraiment blessé la fierté française. Paris a appelé cela "un coup de poignard dans le dos" de Canberra, Washington et Londres. Ce n'était pas seulement de la diplomatie à la noix. Elle laisse l'Australie sans contrat de fourniture pour tout nouveau sous-marin de quelque provenance que ce soit, et met en danger les capacités essentielles des six sous-marins australiens existants. Chargement Comment ? Parce que les six sous-marins de la classe Collins, qui constitueront la seule capacité sous-marine de l'Australie pour les 20 prochaines années, dépendent de sociétés françaises pour des composants essentiels. Les moteurs principaux des sous-marins de la classe Collins sont fabriqués par Jeumont et leur appareillage est fabriqué par Schneider Electric, deux entreprises françaises. Ces composants ont été conçus et construits spécifiquement pour les sous-marins australiens - vous ne pouvez pas les acheter sur une étagère chez Bunnings. Le gouvernement Morrison affirme qu'il va prolonger la vie de ces sous-marins jusque dans les années 2040. Pour ce faire, il aura besoin du soutien de Juemont et de Schneider. Si Paris oppose son veto, l'Australie sera encore plus exposée qu'elle ne l'est actuellement. Morrison affirme que la décision d'abandonner le contrat français était motivée par la plus grande capacité de l'option nucléaire des États-Unis et du Royaume-Uni. Mais le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, affirme avoir appelé son homologue australien, Marise Payne, le 23 juin et lui avoir demandé spécifiquement si l'Australie préférait que les sous-marins français soient à propulsion nucléaire plutôt que diesel ? Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite) avec un peu d'aide quand même...
    16 points
  3. C'est vendredi, la semaine touche à sa fin, j'ai le temps d'écrire. Tout d'abord, je remercie ceux qui voudront lire ce long message dans lequel j'essaie de décrire la situation politique actuelle, vue avec mon œil de citoyen La victoire de la gauche dans la récente administrative est due avant tout à une mauvaise gestion et au choix des candidats des partis de droite : alors que la gauche a opté pour des noms importants et connus, la droite a eu recours à des personnalités moins connues. , en payant le prix. Historiquement, en Italie, les élections municipales sont les moins politisées : on fait attention au concret et les votes vont plus au peuple qu'aux partis. Les jeux, cependant, ne sont pas encore clos et par exemple à Rome on devrà aller aux urnes entre le représentant de la droite et celui de la gauche pour le scrutin. Selon de nombreux analystes politiques, même ceux de gauche, très probablement si nous allions voter demain pour réélire le Parlement, la victoire irait à la droite. Certes ces élections ont réduit la droite : la LEGAa a payé pour la dichotomie du parti au pouvoir, avec des ministres clés, mais dont le secrétaire (le patron) Salvini fait un clin d'œil à l'opposition NO VAX, NO GREEN PASS pour rechercher des votes qui semblaient s'enfuir à droite vers les FRATELLI D'ITALIA, l'extrême droite parlementaire. Mais FRATELLI D'ITALIA n'ont pas obtenu les résultats que les sondages semblaient lui attribuer grâce aux votes provenant de la LEGA. Où sont donc passés ces votes ? Tout simplement, de nombreux électeurs de la LEGA ne sont pas allés voter. Pour le moment, la situation dans la Ligue évolue encore et on ne sait pas quelle ligne prévaudra. Les récents affrontements de rue à Rome, qui ont vu des protagonistes de l'extrême droite, les nostalgiques de Mussolini pour être clair, ont créé un grand embarras précisément chez les Frères d'Italie (FRATELLI D'ITALIA). En effet, il s'est avéré qu'une manifestation NO VAX et NO GREEN PASS a été infiltrée par des extrémistes de droite et s'est soldée par la dévastation du siège de la CGIL, le syndicat de gauche avec pour seule motivation évidente la haine politique et la violence. Les accusations d'incapacité adressées au ministre de l'Intérieur par les Frères d'Italie n'ont pas apaisé le climat d'indignation face aux événements qui se sont déroulés. Dans les manifestations d'aujourd'hui, organisées dans toute l'Italie, contre l'obligation du GREEN PASS nécessaire aujourd'hui pour accéder au travail, aucun drapeau ou symbole de la droite n'a été vu. Alors pourquoi la droite gagnerait-elle si elle votait ? Car à gauche le Parti Démocrate, héritier du Parti communiste mais qui est en fait un parti social-démocrate, maintient son électorat sans chocs majeurs. Le Mouvement 5 étoiles (M5S), après l'orgie de votes de protestation reçus lors des dernières élections nationales, qui a conduit le M5S à être le parti le plus représenté au parlement, a dû faire face à sa nature de mouvement composé de gens médiocres, avec tous ses contradictions dues au fait qu'il a agrégé le vote contestataire de tous les fronts politiques, et au faible niveau politique de ses représentants. Giuseppe Conte, l'ancien premier ministre à l'époque professeur de droit à l'université, a été choisi parce que le chef politique du M5S d'alors (ainsi que l'actuel ministre des Affaires étrangères proforma hétérodirigé par Draghi) dans son curriculum vitae aurait pu se vanter d'un emploi de commercial. de boissons non alcoolisées au stade de Naples. Travail certes méritoire comme tous les métiers, mais pas très utile pour être Premier ministre. Conte a réussi à émerger comme une figure politique de premier plan pour le M5S qui a subi une violente réduction de soutien, et il semble que sa conception politique mène le M5S vers le Parti Démocrate. le M5S a donc les chiffres au parlement, mais seulement jusqu'aux prochaines élections, son consensus réel est plutôt faible et même en alliance avec le Parti démocrate il n'atteindrait pas la majorité Heureusement sur tout ce panorama se démarquent les deux figures du président de la République Sergio Mattarella, véritable gardien des valeurs de la République Italienne, et de Mario Draghi l'actuel premier ministre, qui était recherché par Mattarella au pire moment de la crise du covid, . Draghi qui n'était pas impliqué dans la politique (*) grâce à ses compétences incontestées et son charisme se révèle être un excellent homme d'État (du moins à mes yeux) capable de diriger un gouvernement qui a le soutien de LEGA, PD et M5S, ainsi quant aux petits partis. En ce moment se pose le problème de l'expiration à court terme du mandat du Président de la République suivie en 2023 par les élections législatives. Beaucoup souhaiteraient un nouveau mandat pour Mattarella, voyant la possibilité de renouveler Draghi au poste de Premier ministre. Mais Mattarella semble décliner l'invitation, et donc le plus favori de la succession semble être ....... Mario Draghi. Merci encore à ceux qui sont venus lire jusqu'ici (personne je pense ) (*) (la Constitution italienne prévoit que le Premier ministre est nommé par le Président et doit ensuite recevoir la confiance du Parlement, et donc il n'est pas nécessaire qu'il reçoive directement le vote des électeurs)
    15 points
  4. Moment of tension, If the Bishop moves forward, the Queen can capture him.
    15 points
  5. Les Français ont tout à fait le droit de penser qu'ils ont été trompés Former Australian Prime Minister Kevin Rudd https://www.spiegel.de/international/world/former-australian-pm-kevin-rudd-a-cold-war-with-china-is-probable-and-not-just-possible-a-959ebfec-826e-4961-821c-29b7d1e8736c
    15 points
  6. Désolé, je ne veux froisser personne, mais ce que j'ai vu/lu, ne ressemble pas à ça. Tant pis pour ceux que je m'aliène, mais ce que j'ai vu, c'est : Un sachant dont la susceptibilité est au moins égale à la compétence (c’est-à-dire très élevée) qui a perdu ses nerfs face aux propos d'un "innocent" et qui se drape dans sa dignité pour demander à se faire pousser dehors par la main malfaisante d'un complot anti-français. Si on relit à froid les deux dernières pages, franchement, c'est l'impression que ça laisse ... Si @mudrets semble profondément blessé, sa réaction n'en est pas moins superficielle (épidermique ou à fleur de peau, voyez, c'est la même). @Kiriyama, on le connait, et on connait son singulier manque de profondeur sur des sujets qui semblent le passionner depuis longtemps. Il a souvent été prompt à rapporter ce qui parait être des inepties, parfois plus grosses que lui, entendues ou lues ici où là. Ça ne mérite jamais autre chose qu'un rappel aux réalités et un déploiement de pédagogie. Une fois qu'il a compris en quoi c'est inexact, Kiri relaie généralement des opinions et positions plus mesurées. Les appels au troll ou au ban apportent une ambiance délétère - même si réalité du troll il y a, notamment de la part de certains inscrits récents qui ne rentrent pas "dans le moule". Personnellement, je déplore la possible perte de quelque membre que ce soit. Je préfèrerai que chacun, blessé ou trolleur, se contente d'ignorer les sujets qui fâchent, boive un grand coup de frais et se remette les idées en place sur les sujets où il est "fort", pour se reconstruire.
    15 points
  7. Si, on a renvoyé notre ambassadeur. C'est juste qu'on ne voit plus l'intérêt d'envoyer un ambassadeur dans chaque petit village vu que les décisions sont prises dans la capitale. Donc l'ambassadeur chargé de l'Australie est à Washington et c'est l'ambassadeur américain.
    14 points
  8. j'ai eu quelques news de mes connaissances australiennes suite aux question sur l'actualité :
    14 points
  9. L'intégration des armes navales entre l'Egypte et la Grèce est ce qui m'a confirmé que la Grèce, après l'expérience du Rafale dans les manœuvres aériennes entre les deux pays, a contracté sur le Rafale, bien que l'Amérique ait proposé le F35, mais les Egyptiens en ont convaincu la Grèce Par conséquent, le contrat égyptien pour la marine égyptienne d'une valeur de 7 milliards d'euros est en cours et il est possible d'annoncer lors de l'exposition égyptienne je viendrai certainement à vous
    14 points
  10. C'est désormais dit : Quelques notes : Mitsotakis : 3 FDI + une autre en option « Ce partenariat est un pas audacieux vers une autonomie stratégique commune en Europe. Notre accord ouvre la voie vers l'Europe de demain, puissante et autonome. Capable de défendre ses intérêts dans la région de la Méditerranée, du MO et du Sahel. » Assurance de livraisons anticipées de la part de la France ( donc chantiers navals français assurés) = coopérations industrielles => ce n'est pas un contrepoids à l'égard d'AUKUS = ce contrat est la suite logique d'une relation forte entre deux pays Macron : « Je n'ai pas le sentiment, qu'à l'été 2020, ce soit la Grèce qui se soit montrée belliqueuse en MEDOR. » « La Grèce est aux avants postes, dans une région tourmentée, où les intérêts énergétiques et géopolitiques sont majeurs : pour la Grèce, pour l'Europe, pour la France. (...) Il est légitime que nous aidions la Grèce à s'équiper (...) et que nous nous engagions aussi à coopérer pour la protéger, en cas d'intrusion, d'attaque ou d'agression. C'est l'idée que je me fais de l'amitié et de cette indépendance européenne à laquelle nous tenons. » Au sujet d'AUKUS : « Les Européens doivent sortir de la naïveté = pression de certaines puissances qui parfois se durcissent. Réagir, montrer que nous avons la puissance etc... ce n'est pas céder à l'escalade, c'est simplement montrer que l'on doit se faire respecter. »
    14 points
  11. Dommage que les britanniques et les italiens ne fassent pas un consortium, car si tu associes BAE et Leonardo, tu obtiens le « Bernardo » , ce qui serait dans la continuité du Tornado, le cheval de zorro l’argument marketing qui va avec : le bernardo l’avion le plus silencieux de sa génération
    14 points
  12. Ce qui est inquiétant pour les autres européens ... c'est essentiellement l'aspect contractuel du probleme. En gros des pays alliés/amis/concurrents se sont arrangés pour faire "annuler" un contrat signé en bonne et du forme ... puis à annoncer cela ... comme un cheveux sur la soupe. Dans un monde ou le contrat est roi ... se foutre ouvertement d'un contrat aussi symbolique et important ... c'est ouvrir la voie à l'annulation de n'importe quel contrat pour n'importe quel raison n’importe quand n'importe comment. Et à priori pas seulement dans la défense. Et ce genre de précédent - même si c'est pas vraiment un précédent celui ci est quand même assez énorme et symbolique - n'est jamais bon pour les affaires de tous. --- Au delà des sous marin ... le contrat était assortis d'arrangement stratégique qui permettait à des européens d'exister dans le pacifique ... via la France certes ... mais à échéance de livraison la France et l'Union devrait avancer un peu vers une défense un peu plus coopérative. --- Le deuxième stimulus ... c'est le rôle du Uk ... à peine bréxité ... il sert encore de sa capacité de nuisance vis à vis de l'union. Ça doit en faire rager certains. --- Ça nous fait une joli triplette. le contrat, aussi sérieux soit il, n'est plus une garantie de quoi que ce soit, même entre gens civilisés. On traite ses soit disant alliés comme de la merde, publiquement et ouvertement. l'Union n'aura plus droit au chapitre dans le Pacifique. le Uk a encore réussi à court-circuiter l'union avec la complicité des USA.
    14 points
  13. Moi j'abrège ça en coup diplo d'AUKUS, je trouve que ça sonne mieux.
    13 points
  14. Quand c'est les US qui vendent, tout est vendable, même le F-104, même le 737 MAX, même le KC46.
    13 points
  15. La duplicité vis à vis des propres équipes australiennes est tout de même sidérante. Et si le courrier officiel reçu le 15 septembre était celui qui lançait officiellement la phase suivante du contrat (je n'en sais rien, je spécule, mais s'il a été émis par le directeur de programme tant vers le MinArm que vers NG, ça peut être ça ! ), le contrat est, pour le coup toujours en vigueur. Donc, mets bout à bout : des indemnités qui risquent d'être beaucoup plus sévères, des listes de commandes à l'industrie australienne qui vont être publiées mortes-nées... mais conformément au contrat ! des industriels australiens en faillite, un chantier stoppé et inutile, ou alors continuant en dépit du bon sens : "nous n'avons pas reçu de demande officielle d'arrêt du programme !" (au stade où ils en sont, c'est possible) des négociations commerciales avec l'UE en pause, à un moment où l'Australie n'est pas bien en forme du fait des sanctions chinoises (il me semble qu'une récession est annoncée) des familles éplorées à Cherbourg des dommages considérables à l'image de l'Australie des milliards de $ partis en fumée le tout au nom d'un pacte fumeux qui relance le processus d'acquisition from scratch et repousse le remplacement des Collins à on-ne-sait quand. Ca fait quand même un tableau infâme pour le gouvernement australien. Et quitte à spéculer, je parie que ce qui a motivé une annonce aussi précipitée de l'AUKUS, aussi vague, aussi stupidement amenée, c'est précisément le fait que le directeur du programme était en train de donner son feu-fert à sa poursuite après validation d'un jalon contractuel majeur. La phase suivante étant la passation de commandes substantielles à l'industrie australienne, il aurait à ce moment-là été beaucoup plus compliqué de stopper le programme. Donc : on se répand partout en disant que les français sont nuls, on les torpille autant qu'on peut, et on fait tout pour interdire une consolidation de la défense de l'UE. Et en passant on s'affirme en seul patron en Indo-pacifique.
    13 points
  16. C'est une autre chose qui va me manquer. La France est venue en Australie cette année et nous avons été un bon hôte. Nous les avons laissés gagner. A partir de maintenant, plus jamais,
    13 points
  17. Entendu ce matin sur BFM. Biden n'est pas content que la fâcherie de la France prenne le devant de la scène par rapport au l'AUKUS qui passe au second plan et devient donc une affaire moins audible.
    13 points
  18. 12 points
  19. L'USAF vient d'annoncer le concept REFORGE visant à compléter chacune de ses unités de F-35A avec des T-7A pour améliorer la formation continu de ses pilotes qui ne vole pas suffisamment et aussi pour assurer d'autres missions complémentaires comme toute une palette de missions low-end ...
    12 points
  20. Bonjour Shorr Kan, je vois que tu fais aussi parti des gens qui n'ont rien compris aux relations humaines et qui ont manifestement une personnalité de structure instable avec de grosses lacunes, Aussi avec @Patrick , nous te souhaitons la bienvenue dans notre groupe de parole des névrosés anonymes
    12 points
  21. Les Australiens viennent de nous adresser une demande pour 12 exemplaires propulsés par des moteurs a pistons.
    12 points
  22. J'aime cette façon que tu as de nuancer les choses. Qu'est-ce qu'on fait des Bretons sinon ? On les renvoie chez eux, comment ça se passe ? Parce que leurs crêperies partout et Nolwenn Leroy, j'en peux plus.
    12 points
  23. Ça irait bien avec la faune locale. On rebaptisera cette nouvelle classe "Ornithorynque" pour rappeler le mélange foireux entre différentes parties de corps d'autres espèces.
    12 points
  24. Quelle humiliation ?? Sur la forme, ils ont agit avec nous comme des trolls ; on est jamais rabaissé par un troll. Les réseaux sociaux et « thinks tank » anglos ont tout fait pour saboter/saborder le projet depuis le début avec des arguments plus que discutables ET l’état australien n’a pas une structure compétente forte comme la DGA chez nous pour contrer les conneries/minableries ou déminer. Tiens histoire de savonner on va leur demander à ces Frog d’intégrer le système de combat US dans leur machin ; idem de fourguer un jaune d’Emeu dans un œuf de Bresse-Gauloise……et on a réussi si si si Alors le kangourou ,tangue , vacille , déboussolé il erre dans le bush jusqu’à tout remettre en cause en loucedé ….. C’est ventredi …..
    12 points
  25. Ce n'est pas cohérent, parce que si la raison était seulement "nous voulons maintenant des sous-marins nucléaires", alors l'Australie aurait ouvert des discussions avec les deux fournisseurs potentiels, l'Amérique et la France (la Grande-Bretagne n'est pas au même niveau, ils ont du envoyer un SOS aux Etats-Unis parce qu'ils n'arrivaient pas à terminer leurs Astute, ce sont des ingénieurs américains qui ont terminé le design pour eux) Au-delà du respect envers un partenaire, en l'occurrence la France, c'était tout simplement l'intérêt même de l'Australie ! Recevoir des informations et étudier les deux options aurait permis de décider laquelle était la meilleure pour Canberra. Rien qu'en se basant sur les sources ouvertes, on peut dire : Avantages de la solution française - Sous-marins moins chers, les Suffren coûtent moins que les Virginia à la construction - Disponibles plus rapidement, puisqu'il se serait agi d'une modification, certes importante, d'un contrat existant, pas de mettre tout à la poubelle et de recommencer tout à zéro sans le moindre plan - Moins provocants du point de vue du TNP, parce que les bâtiments américains utilisent de l'uranium très enrichi, proche du combustible des armes nucléaires, tandis que les bâtiments français fonctionnent à l'uranium plus faiblement enrichi, proche du combustible des centrales nucléaires Avantages de la solution américaine - Pas de rechargement du cœur nucléaire tous les dix ans Seule une étude sérieuse et approfondie aurait permis d'arriver à définir deux projets clairs, et l'Australie aurait pu alors choisir le meilleur. En dehors d'éviter de se brouiller avec la France, pays voisin et influent en Europe - même si la France avait perdu la compétition pour des SNA australiens, elle aurait perdu "à la loyale", cela aurait été décevant mais sans aucune trahison - cela aurait surtout permis à l'Australie de choisir les yeux ouverts et sérieusement ce dont elle a besoin pour sa Défense. La politique de Morrison consiste à : - Passer d'une position défensive face à la menace chinoise à une position offensive, puisque les sous-marins nucléaires peuvent faire des transits longs tout en restant discrets, permettant à l'Australie d'intervenir par exemple autour de Taiwan - Passer d'une stratégie au service de l'Australie à une stratégie au service de l'Amérique : contribuer le cas échéant à l'effort de guerre américain en Asie du Nord-Est - Remplacer l'autonomie - le contrat des sous-marins français incluait le transfert de technologie - par un degré sans doute assez poussé de dépendance, sauf à ce que l'Australie soit aidée à construire une industrie nucléaire en partant de zéro, ce qui d'une part n'est pas dans les manières de la maison Amérique, d'autre part prendrait encore plus de temps - Décaler le premier sous-marin opérationnel de nombreuses années, probablement une décennie - Augmenter les coûts S'il avait poursuivi cette politique ouvertement, par exemple en discutant les options possibles à la fois avec Américains et Français, il aurait risqué un retour de bâton de la part de ses opposants australiens... un retour de bâton de type lance-flammes ! Il a voulu créer des faits accomplis. Ce n'est pas des Chinois ni des Français qu'il devait se protéger. Mais des Australiens. De mon point de vue, la meilleure manière de réagir pour la France vis-à-vis de l'Australie est de faire clairement et publiquement la différence entre le pays, dont nous souhaitons qu'il reste un partenaire proche sur le moyen-long terme, et son dirigeant actuel, qui est un incompétent et un menteur. Je crois qu'il ne serait pas de trop que Macron lui-même utilise ces mots dans une communication publique pour décrire Morrison. En expliquant de manière courte mais claire pourquoi il mérite d'être appelé ainsi. Et tout en disant que le fond de notre relation avec l'Australie ne changera pas. Seules des difficultés de court terme sont prévisibles, étant donné qu'il est plus difficile d'avoir un partenariat efficace lorsque la personne en face - la personne, pas le pays - est un fourbe certifié. Il n'y aucune raison de chercher à "punir" l'Australie par le biais du traité commercial en préparation. En revanche, il est vrai comme l'a dit Von der Leyen qu'il y a des difficultés spécifiques à faire des affaires quand il n'y a pas de confiance. Ces difficultés là sont inévitables. Il faut voir comment il pourrait être possible de les surmonter. "Aussi problématiques que la Chine" ? Euh... y a pas un peu d'exagération, là ? Tout ce que Morrison pourra dire sera non crédible. Il ne sera pas premier ministre éternellement.
    12 points
  26. "SYDNEY, 21 septembre (Reuters) - La France n'aurait pas dû être surprise par l'annulation d'un contrat de sous-marin par l'Australie, étant donné que des inquiétudes majeures concernant les retards, les dépassements de coûts et l'adéquation des sous-marins avaient été exprimées officiellement et publiquement pendant des années, ont déclaré des politiciens australiens. ... Pourtant, dès septembre 2018, un conseil de surveillance indépendant dirigé par un ancien secrétaire américain à la Marine, Donald Winter, avait conseillé à l'Australie d'examiner des alternatives, et s'est demandé si le projet était dans l'intérêt national, montre un rapport public de 2020 du vérificateur général du pays. Les auditions et rapports parlementaires australiens sur le projet, d'abord évalué à 40 milliards de dollars et plus récemment à 60 milliards de dollars, avant même que la construction n'ait commencé, ont également montré l'émergence de problèmes. En juin, le secrétaire à la défense a déclaré au Parlement que des "plans d'urgence" pour le programme étaient en cours. "Il faudrait qu'ils aient les yeux fermés pour ne pas se rendre compte du danger auquel ils sont confrontés", a déclaré Rex Patrick, sénateur indépendant d'Australie-Méridionale, en faisant référence à la France. Les ministres du gouvernement ont déclaré cette semaine que Canberra avait été "franc" avec Paris au sujet des problèmes. Un parlementaire français a également soulevé des questions au parlement en juin sur les inquiétudes australiennes concernant les retards, et sur le fait que l'Australie pourrait envisager d'autres sous-marins, selon les archives parlementaires françaises. "Nous avons choisi de ne pas franchir une porte dans un contrat", a déclaré le Premier ministre Scott Morrison aux journalistes à son arrivée à New York lundi. "Le contrat a été établi de cette façon, et nous avons choisi de ne pas le franchir parce que nous avons estimé que le faire ne serait finalement pas dans l'intérêt de l'Australie." Les responsables français nient que le contrat ait été miné par des problèmes depuis des années, affirmant qu'à chaque étape, les difficultés ont été résolues et qu'ils s'attendaient à ce que le contrat pour la phase de conception détaillée soit signé en septembre. ... L'accord a été annoncé pour la première fois en 2016. Un examen de préconception a été retardé en 2018 parce que le "travail fourni à la Défense par Naval Group ne répondait pas aux exigences de la Défense", a déclaré l'audit australien, citant le manque de détails de conception, les exigences opérationnelles et 63 études non terminées. Le contrat entre l'Australie et Naval Group, détenu majoritairement par le gouvernement français, a été signé avec 16 mois de retard en février 2019. Il comprenait des rampes de sortie contractuelles dans lesquelles l'Australie pouvait payer pour sortir du projet, et établissait des "portes de contrôle" selon lesquelles Naval Group doit remplir des critères avant de passer à la phase suivante. Le ministère de la Défense a considéré ces "points d'arrêt" pour évaluer le risque du projet, a déclaré l'auditeur général. En septembre 2019, alors que 446 millions de dollars australiens (325 millions de dollars) avaient déjà été dépensés en France, le ministère de la Défense a déclaré à l'auditeur qu'il avait examiné la prolongation de la durée de vie de la flotte australienne de sous-marins de classe Collins "et le temps que cela permettrait de développer une nouvelle stratégie d'acquisition". Le rapport 2020 de l'auditeur général examinant l'accord sur les sous-marins - le plus important jamais conclu par le ministère de la Défense - a constaté que le ministère avait été "franc et opportun" dans la communication de ses préoccupations à Naval Group. ..." https://www.reuters.com/world/asia-pacific/australian-documents-showed-french-submarine-project-was-risk-years-2021-09-21/ " Acte I, le complot. Il a lieu à Canberra il y a dix-huit mois autour de Scott Morrison, également connu par son pseudonyme «ScoMo». C’est lui, le premier ministre australien, qui est à l’origine de la trahison du siècle. Lui qui a lancé en mars 2020, autour d’un petit noyau de personnes triées sur le volet, un projet alternatif à celui des sous-marins français, qui pourtant devait lier son pays à la France pendant cinquante ans. L’affirmation agressive de la Chine a dopé les inquiétudes de l’Australie et nourri son sentiment de «citadelle assiégée», comme le dit une source diplomatique. Depuis le début, le partenariat stratégique avec la France était un sujet de division au sein du gouvernement et du ministère de la Défense. Aux responsables des armées et de la Défense, Scott Morrison a posé une question jusque-là taboue en Australie: pourquoi pas se doter de sous-marins nucléaires? La première graine de la trahison est plantée. Elle poussera dans le plus grand secret. Selon des sources de presse, quatre personnes seulement auraient été mises dans la confidence par «ScoMo», dont Angus Campbell, le chef d’état-major des armées, Greg Moriarty, le secrétaire à la Défense, l’amiral Michael Noonan le chef d’état-major de la marine. À ce moment de la conspiration, les Américains ne sont pas au courant. Acte II, le recrutement de Boris Johnson. Entre «ScoMo» et «BoJo», le premier ministre britannique, la ligne est directe et facile. Tout commence en mars 2021, quand l’amiral Michael Noonan se rapproche de ses homologues britanniques pour les sonder sur la possibilité d’acquérir des sous-marins nucléaires américains, jugés plus rapides et plus endurants, pour remplacer les Barracuda français. Boris Johnson s’implique personnellement dans un projet qui peut offrir au Brexit une porte de sortie dans la région Indopacifique. Là encore, l’opération «Hookless» (sans crochets), n’est partagée, selon le Times de Londres, que par une petite dizaine de personnes, dont le premier ministre, le ministre des Affaires étrangères et celui de la Défense. Selon une source proche du dossier, le Royaume-Uni a servi de «condensateur» et «d’accélérateur» aux intentions australiennes. À ce stade de l’opération, les Américains ne sont toujours pas dans l’histoire. Acte III, la finalisation. Le lieu du crime, c’est le G7 organisé en Cornouailles en juin 2021. Tout en s’engageant avec Emmanuel Macron dans une «guerre des saucisses» post-Brexit qui accapare les médias, Boris Johnson a la tête ailleurs. Joe Biden aussi, même quand on le voit serrer chaleureusement la main d’Emmanuel Macron, à qui il promet qu’après les années Trump, l’Amérique va cajoler ses alliés européens. Mais dans les coulisses, «BoJo» et «Sleepy Joe» complotent avec «ScoMo». Les caméras et les journalistes ont été tenus à l’écart. Réunis en marge du sommet, les trois responsables anglo-saxons discutent d’un pacte secret, l’alliance de sécurité et de défense Aukus, un nouveau partenariat entre les trois pays. Les Américains sont approchés par les Australiens et les Anglais sur la possibilité de partager leurs sous-marins nucléaires. Et tout cela au nez et à la barbe du président français, qui ne peut y voir que du feu. «Et quoi! Aurait-il fallu lire dans le marc de café?», interroge un acteur français. Côté américain aussi, le secret ne sera partagé que par une équipe restreinte, dont le noyau se trouve à la Maison-Blanche. Quand ils seront mis au courant, le 15 septembre, d’autres responsables grinceront des dents et feront part de leur gène à leurs alliés français. Qu’un pays décide, au nom de ses intérêts nationaux, de rompre un engagement, est une chose. La France respecte une décision souveraine de l’Australie. Mais qu’un allié ait tout fait pour nous tromper et donner le change en est une autre. On s’est fait balader pendant un an et demi Une source proche du dossier Pendant dix-huit mois, jusqu’à ce que la décision de rompre le contrat avec la France soit rendue publique, mercredi dernier, l’Australie, épaulée par les États-Unis et le Royaume-Uni, a tout fait pour dissimuler sa décision aux responsables français. «Qu’un pays décide, au nom de ses intérêts nationaux, de rompre un engagement, est une chose. La France respecte une décision souveraine de l’Australie. Mais qu’un allié ait tout fait pour nous tromper et donner le change en est une autre. On s’est fait balader pendant un an et demi», explique une source proche du dossier. Elle ajoute: «Si l’Australie avait décidé de remettre en cause le contrat, elle se devait d’être transparente.» ...
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  27. Dans toute négociation contractuelle importante, pour donner du poids à un ultimatum, il faut avoir un plan B. Et ce dont il était question dans la presse australienne ces derniers mois, c'était le projet "Son of Collins" : c'est à dire de faire durer plus longtemps les Collins ou de fabriquer une nouvelle série de sous-marin de cette classe modernisé. On trouve de nombreux échanges autour de cette idée au niveau parlementaire ou gouvernemental. Et c'était un plan B au cas où les négociations n'aboutissent pas. La France avait demandé suite aux remarques du PM australien si elle devait travailler sur une alternative à propulsion nucléaire et on lui a dit gentiment que ce n'était pas la peine, qu'il fallait "fixer" le contrat Attack. La "tromperie" vient du fait que, conformément aux engagements pris, le contrat a été négocié et les points de difficultés traités, dans les temps pour une signature en septembre, et que en fait Naval Group et le gouvernement français ont été "baladé" parce que le PM australien n'avait en fait aucune intention de mener à bien ce projet. En Juin, il aurait plus honnête de dire que le projet Attack était mort et que l'Australie voulait de bonne foi arrêter le projet pour faire autre chose. Là, il y a eu campagne de presse pour dénigrer le contrat Attack, puis duplicité pendant plusieurs mois pendant lesquels la partie française a travaillé pour négocier un contrat que le PM australien ne voulait pas signer. C'était une manipulation pour nous "tenir occupé" en attendant que le deal avec les US et les Britanniques soit finalisé. En cela, c'est une rupture de confiance au niveau inter-gouvernemental.
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  28. Moi ça me ravit. Ca montre qu'il y a des gens assez ouverts d'esprit pour s'intéresser à ce qu'il se dit ailleurs. Ils viennent avec leurs bagages, forcément, mais ils obtiennent tout aussi forcément des points de vue différents. C'est du gagnant-gagnant.
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  29. « selon la SonntagsZeitungde Zurich », c’est l’info en boucle auto-entretenue habituelle: Petite parodie: Après l’Australie et les Etats-Unis, des relations tendues entre AirDefense et la Marine Nationale. Par Jacky Touch (ReutAFP, correspondance) L’Etat Major de la Marine Nationale française aurait été menacé. En cause, la décision de Florence Parly de doter les POM de canon de 20mm tellement petits qu’à les voir, on les voit à peine, justement. Le lobbyiste Fusilier Oto-Melara d’AirDefense, avait sollicité lui-même l’entrevue, dans les plus brefs délais. Reçu au ministère de la marine à Paris, il y a quelques jours, il a simplement transmis l’ultimatum de son forum préféré à ses interlocuteurs «éberlués», selon le Petit Chroniqueur des Affaires qui Passent, qui révèle l’information dimanche 19 septembre. Teneur du message : vous allez coller du 127 sur les POM, sinon... Il n’y a donc pas que la crise diplomatique avec les Etats-Unis et l’Australie après que cette dernière a renoncé à l’acquisition de sous-marins français pour lui préférer des engins américains à propulsion nucléaire dans le cadre du nouveau pacte stratégique Aukus (Australie, Royaume-Uni, Etats-Unis). Le forum AirDefense est aussi très remonté contre la Royale, et là encore, c’est la perspective de voir gréer les Patrouilleurs Outre Mers de Narwhal dans un premier temps et de RapidFire en option pour une éventuelle version combat qui a mis le feu aux poudres. A noter que le forum AirDefense s’est signalé ces dernières semaines, et selon des sources bien informées au sein de l’administration des douanes, par la radicalisation croissantes d’intervenants qui n'hésitent plus à revendiquer ouvertement des armes sur les bateaux militaires et à envisager leur utilisation dans un contexte violent.
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  30. Première blague: les concurrents n'étaient pas supposés étaler leur vie dans la presse justement. Les offres devaient rester confidentielles et ne concerner que les yeux des pros, devinez qui ont été les seuls cons à respecter la règle? Tout ça pour lire "Ohlala les français ne sont pas transparents" Deuxième blague: les Rafale qataris et indiens sont opérationnels avec le Targo II, qui est réalisé par le même ELBIT qui fabrique déjà les JHMCS et JHMCS II du F-18. Et il est à ce jour le seul avion au monde à disposer à la fois du Meteor ET d'un radar AESA OPERATIONNEL. Ce à quoi les autres ne peuvent toujours pas prétendre, alors que ça devrait être le cas depuis minimum 5 ans. Mais à part ça on nous ressort la blague du Rafale orienté "air-sol". Sérieusement? Il faudrait comparer avec les autres alors. Pour le Rafale on a: http://rafalefan.e-monsite.com/pages/dossier-rafale-avionique/m-88.html Groupe Auxiliaire de Puissance Un groupe auxiliaire de puissance (APU) permet à l'appareil de "rouler en 90 secondes" sans recourir à une quelconque assistance. L'APU fournis généralement une importante puissance électrique, pneumatique ou mécanique. Cet APU, le Rubis 3, est fabriqué par Microturbo. D'une puissance de 6kVA, son débit d'air est de 0.9 kg/s. Le transfert de puissance pour le démarrage du moteur principal se fait suivant un mode mécanique ou pneumatique. Pour cette raison, le Rubis 3 est couplé au système de démarrage ATS-305 fournissant 126 kW de puissance sur arbre avec un débit d'air de 1.1 kg/s. Très curieux d'apprendre quelle est la puissance de l'APU sur les autres appareils. F-35 mis à part je pense qu'on est pas mal. Troisième blague: il y a 40% de surface d'écran en plus dans le cockpit d'un Rafale que dans celui d'un F-35... Et l'affichage central de 10 par 10 pouces est même plus haut (même si moins large) que celui du F-35. Et collimaté à l'infini pour éviter de se taper des mots de tête à force de passer du collimateur tête haute au collimateur tête moyenne. Bien sur avec un HMDS ça va encore mieux, mais ça seul le F-35 peut y prétendre. Les autres ne peuvent pas non plus. Et surtout tout est considérablement "de-cluttered" parce que pensé dès le départ avec la fusion de données à l'esprit. Et les écrans latéraux sont tous tacticles. Et toutes les commandes sont HOTAS, et non pas accessibles exclusivment par des boutons à la noix autour des écrans, qui réduisent le temps passé à regarder dehors et à combattre, et surtout forcent le pilote à ôter ses mains du manche et de la manette. Oui bien sûr, c'est "pas impressionnnant par rapport aux grands écrans". ...Je finis par me demander si on a réellement affaire à des gens sérieux en fait. ...avionique dont notamment un radar plus puissant avec certaines sources parlant d'une antenne montant à 14kW, mais aussi un nouvel APU pour les décollages en haute altitude par temps froid. Bref, tout ça sent bon les commérages gratuits destinés à donner une mauvaise image. Non pas qu'on en ait pas l'habitude, bien entendu, ça arrive tout le temps. ... Franchement, à la lecture de ce genre de choses je finis par vouloir que nous donnions aux clients ce qu'ils veulent et rien d'autre, ce qui veut dire un avion: tout carré parce que c'est forcément furtif avec une télé 40 pouces en guise d'écran unique dans le cockpit pour jouer à league of legends et regarder netflix en même temps un casque à réalité virtuelle à la place du HUD, même plus besoin de canopy, ceci est une révolution deux moteurs Vulcain de fusée ariane pour que l'EM-theory de John Boyd soit bien respectée qui ne puisse pas prendre plus de 3G pour être le plus inclusif possible (femmes enceintes, personnes âgées, handicapés moteurs...) avec des commandes vocales basées sur Siri et Alexa et une connection premium au cloud de combat d'Amazon doté d'un armement constitué de 48 missiles Meteor dans une immense soute (ainsi que 2 sidewinder pour le dogfight) vendu à perte contre 1€ symbolique (mais l'heure de vol coûte 100.000€ et si le client ne paie pas pendant les 40 années suivantes à raison de 250h minimum par an il y a une ogive nucléaire surprise cachée dans chaque avion, à noter qu'elle peut aussi servir au mode kamikaze qui était tant prisé d'un général de la Royal Air Force il y a quelques années) Là au moins les journalistes ne tariront pas d'éloges.
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  31. Bah s'ils ont un petit, tu me le gardes pas hein ?
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  33. je pose ça ici ...
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  34. PS: parler de bateaux au vietnam sur le fil de l'armee de l'air finlandaise: BRAVO
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  35. https://www.australiachinarelations.org/sites/default/files/20210825 UTS ACRI event transcript_The Hugh White thesis-Ten years on.pdf (25 août 2021) En 2010, Hugh White a rédigé un essai, cet essai ['Power Shift : Australia's future between Washington and Beijing' in Quarterly Essay], qui allait devenir une contribution fondamentale à l'analyse et au débat sur la politique stratégique de l'Australie. Il a commencé l'essai par ces mots, permettez-moi de citer le paragraphe d'introduction. La vision que l'Australie a de son avenir pose un problème. D'une part, nous supposons que la Chine va continuer à croître indéfiniment, en achetant de plus en plus à nos mineurs à des prix de plus en plus élevés. D'autre part, nous pensons que l'Amérique restera la plus grande puissance d'Asie, le leader naturel de la région et le protecteur ultime de l'Australie. Nous aurons un très bel avenir si ces deux choses se produisent, le problème est qu'elles ne peuvent pas se produire toutes les deux en même temps", fin de citation. Pourtant, nos décideurs politiques, selon Hugh White, ne montrent guère de signes de compréhension de ce qui se passe dans la région. Cela pouvait s'expliquer en partie par le fait que les plus grandes puissances d'Asie, le Japon et la Chine, avaient largement accepté la primauté et le leadership des États-Unis au cours des quatre décennies précédentes et que, comme nous nous étions si bien débrouillés avec le statu quo, il était quelque peu enivrant de se raconter une histoire selon laquelle nous pouvions tout simplement continuer. Mais s'ils réfléchissaient sérieusement à ces questions, nos dirigeants pourraient prévoir un avenir où la Chine ne sera plus satisfaite de ce statu quo. Les États-Unis seraient alors confrontés à trois options : l'option A, se retirer de l'Asie ; l'option B, conclure un accord et partager le pouvoir avec la Chine, tout en renonçant à leur primauté ; ou l'option C, rester sur place et entrer en concurrence directe avec la Chine pour la primauté. Et selon Hugh White, nous, en Australie, ferions mieux de viser l'option B, car elle est susceptible d'être la moins pire des options. Pourquoi pas l'option C, la concurrence avec la Chine ? Parce que le coût pour l'Amérique s'avérerait probablement insoutenable et, en fin de compte, elle pourrait battre en retraite de toute façon, ou pire, la compétition pour la primauté pourrait provoquer un conflit armé, voire une guerre nucléaire. Le problème des systèmes d'équilibre des forces, c'est qu'avec eux, la guerre finit par éclater. Si vous regardez l'histoire de l'Europe du 18ème siècle, c'était un système classique d'équilibre des pouvoirs et ils avaient une guerre majeure entre grandes puissances environ tous les 20 ans et c'était un peu, un peu un cauchemar. L'autre type d'ordre multipolaire, dont je parle dans mon essai, est un concert, qui est très différent d'un système d'équilibre des forces, car dans un système d'équilibre des forces, tout le monde est en compétition et on choisit simplement des équipes. Dans un concert, les grandes puissances, en particulier celles qui sont vraiment assez fortes pour faire la différence, se mettent d'accord pour gérer leur compétition de manière à ce qu'elle ne devienne pas incontrôlable. Ainsi, l'une des grandes différences entre moi et beaucoup d'autres personnes qui se penchent sur ces questions est que je considère le risque de guerre non pas comme inévitable mais comme très élevé, beaucoup plus élevé que d'autres, et je pense donc qu'il vaut la peine de faire de grands compromis, et des compromis douloureux, afin de l'éviter, et c'est là que réside une grande partie du débat, je pense. Vous savez, on pourrait dire que tous les pays d'Asie essaient de rester en bons termes avec les Etats-Unis parce qu'ils veulent le soutien des Etats-Unis, afin que les Chinois ne puissent pas les écraser, d'une part, et ils veulent rester en bons termes avec la Chine parce qu'ils veulent continuer à accrocher leur économie à la locomotive chinoise et que nous sommes les seuls à avoir autant de problèmes. Nous pourrions donc nous demander ce que la Nouvelle-Zélande a fait différemment, ce que Singapour a fait différemment, ce que la Corée du Sud a fait différemment ou même ce que le Japon a fait différemment. Je pense donc que c'est en partie dû à des circonstances extérieures, mais aussi à notre propre diplomatie maladroite qui nous a mis dans ce pétrin. Et je pense que derrière cette diplomatie maladroite se cachent de véritables questions sur la stratégie sous-jacente. Même si vous regardez le Japon, qui est d'une certaine manière l'autre pays du Pacifique occidental qui est le plus proche de l'Australie en termes d'anxiété vis-à-vis de la Chine et de notre engagement envers les États-Unis, sans la pandémie, nous aurions eu une visite d'État majeure de Xi Jinping à Tokyo l'année dernière. Cette année, les Japonais et les Chinois essaient toujours de faire en sorte que cette visite se déroule bien. Aujourd'hui, pouvez-vous imaginer que l'Australie accueille une visite d'État de Xi Jinping ? C'est absolument hors de question. Cela vous montre à quel point les Japonais ont une approche de la Chine différente de la nôtre. Ensuite, nous regardons l'ANASE, et vous avez mentionné Singapour, vous savez, Lee Hsien Loong a été extrêmement éloquent - et, parfois, même un peu donneur de leçons, prenant un peu exemple sur son père et donnant des leçons à l'Australie - sur le fait que nous ne pouvons pas répondre à la montée de la Chine en essayant de la garder dans une boîte, nous allons devoir accepter que la Chine est une grande puissance en Asie et qu'elle va avoir plus d'influence et nous devons trouver comment nous adapter. En d'autres termes, vous savez, je pense qu'il est d'accord avec moi (je ne pense pas qu'il le dirait nécessairement de cette façon). Mais je pense que lorsque nous regardons ce qui se passe en Asie, les pays d'Asie ne sont pas du tout aussi proches de nous, aussi confiants que nous le proclamons, que nous pourrons d'une manière ou d'une autre repousser le défi de la Chine et préserver la primauté des États-Unis, l'ordre dirigé par les États-Unis, comme l'Amérique veut le faire. Et, vous savez, le fait est que c'est en partie à cause de cela que nous nous tournons vers l'Europe. Et je dois juste dire qu'il est pathétique que nous pensions avoir fait une bonne affaire parce que les Britanniques, vous savez - 80 ans après Pearl Harbor et la chute de Singapour - vont revenir en Asie. Je veux dire, pitié ! C'est de la folie. L'Europe n'aura aucun impact stratégique en Asie, de quelque importance que ce soit. Ce que nous devons reconnaître, c'est que notre préférence va à la préservation et à la perpétuation d'un ordre dirigé par les États-Unis en Asie, que la Chine est profondément engagée - profondément engagée - à renverser. Nous nous sommes consacrés à frustrer la Chine et l'une de ses ambitions les plus profondes. L'Australie s'est de plus en plus fondée sur l'idée que les États-Unis parviendront à vaincre le défi chinois et à persuader la Chine d'accepter la primauté des États-Unis. Et, en un sens, plus notre relation avec la Chine s'est détériorée au cours des trois dernières années environ, plus nous nous sommes raccrochés à l'idée que la Chine va échouer et que l'Amérique va réussir. Mon problème, c'est que je pense que les chances de réussite sont très faibles. Ce n'est pas que je ne voudrais pas que cela réussisse, pour être absolument clair, et je l'ai dit très clairement dans "Power Shift", j'aime la primauté des Etats-Unis et ce serait bien mieux pour l'Australie si la primauté des Etats-Unis pouvait être maintenue pour toujours. Je ne pense pas que ce soit une politique pratique. Nous devons donc commencer à réfléchir à ce qu'il faut faire si nous n'obtenons pas ce que nous voulons, et c'est le défi que nous esquivons. C'est la vraie question stratégique pour nous. Avez-vous remarqué que l'économie soviétique, au plus fort de la guerre froide, n'a jamais dépassé la moitié de celle de l'Amérique ? Celle de la Chine est de la même taille que celle de l'Amérique et augmente plus rapidement. Je pense que l'idée que le problème que nous avons avec la Chine aujourd'hui est le reflet de la personnalité ou des ambitions de Xi Jinping sous-estime l'ampleur du problème. Quelle que soit la personne qui dirige la Chine, alors que celle-ci a dépassé les États-Unis pour devenir la plus grande puissance et la plus grande économie du monde, elle va diriger un pays qui est, non seulement dans sa direction à Zhongnanhai, mais aussi dans les rues et les ruelles, mécontent d'un ordre dans son propre pré carré qui le subordonne à la puissance américaine. Tout dirigeant chinois aurait cherché à transformer cet ordre et à donner à la Chine un rôle beaucoup plus important. Et je pense que tout dirigeant chinois aurait cherché à affirmer, ou comme on pourrait le dire, à réaffirmer l'hégémonie de la Chine sur son propre arrière-cour. Et donc, même si je pense que le ton avec lequel cela a été fait, et on pourrait dire une partie de l'impatience avec laquelle cela a été fait, est dû à Xi Jinping en tant qu'individu, l'idée générale, la grande dérive, l'ampleur du défi de la Chine, la nature de la réponse de l'Amérique, les défis que cela pose à l'Australie, je pense que cela se serait produit de toute façon. Je pense qu'il y a des analogies très intéressantes entre notre position et celle du Canada, mais je pense qu'il y a une énorme différence, et c'est l'océan Pacifique. Le fait est que nous sommes de ce côté du Pacifique et que le Canada est de l'autre côté. Quoi qu'il arrive, le Canada ne se retrouvera pas dans une région dominée par la Chine, car quoi qu'il arrive, la Chine ne dominera pas l'hémisphère occidental, l'Amérique dominera l'hémisphère occidental. Mais en ce qui nous concerne, nous pourrions bien nous retrouver dans un hémisphère dominé par la Chine ou plutôt nous pourrions bien nous retrouver à la frontière entre une sphère d'influence chinoise en Asie de l'Est et dans le Pacifique occidental et une sphère d'influence indienne dans l'océan Indien et en Asie du Sud. Mais ce que nous n'obtiendrons pas, je pense, c'est de nous retrouver là où nous voulons être, à savoir dans une région dominée par les États-Unis, alors que le Canada l'obtiendra. Dès la colonisation européenne en 1788, nous sommes ici, nous les immigrants, parce que les puissances maritimes anglo-saxonnes - d'abord britanniques puis américaines - ont fourni le cadre stratégique, le cadre de pouvoir dans lequel ce continent pouvait être saisi et occupé et développé et défendu, et cela a complètement encadré notre approche de notre région. L'Australie n'a jamais eu affaire à une Asie qui n'ait pas été dominée et sécurisée par la Grande-Bretagne ou l'Amérique. Et le fait que ce soit la Grande-Bretagne ou l'Amérique et non une autre puissance est important parce qu'ils sont anglophones et que nous partageons tous ces liens d'histoire, de culture, de tradition etc. etc., ces valeurs dont les gens parlent sans cesse lorsqu'ils évoquent les alliances. C'est donc un énorme défi pour nous de nous réimaginer comme un pays qui vivrait, prospérerait et s'épanouirait du mieux que nous pouvons dans une Asie qui ne serait pas dominée par nos compagnons. Il s'agit donc d'un défi pour notre identité et c'est l'une des raisons pour lesquelles cette question a été si difficile à appréhender pour nous. Et certaines personnes trouvent cela impossible. Je pense que l'une des raisons pour lesquelles le pays et la culture dirigeante, je veux dire les politiciens et les hauts fonctionnaires, ont tant de mal à répondre à tout cela, c'est qu'ils ne peuvent tout simplement pas imaginer ce que cela signifierait pour l'Australie de vivre dans une Asie qui n'est pas dominée par nos compagnons. Mais nous avons déjà procédé à ces grands ajustements par le passé et je ne suis pas pessimiste au point de penser que nous ne pourrons pas trouver un moyen de faire notre chemin dans ce type d'Asie, ce sera simplement différent et nous devrons faire des compromis. Les gens ont très peur de cela. Eh bien, faites avec, nous n'avons pas beaucoup d'alternatives. Nous avons vu Paul Keating, dans une interview parue dans The Fin Review le week-end dernier, dire que la grande tâche du leadership, du leadership politique, est l'éducation. Il faut éduquer le public sur ce qui se passe et sur ce que nous devons faire. Et cela demande du courage politique et nous n'en avons pas vu beaucoup de la part des deux côtés de la politique depuis très longtemps. C'est pourquoi je pense que l'Australie court un grave danger d'échouer dans ce qui est l'un des plus importants défis nationaux auxquels nous ayons jamais été confrontés. Cela peut sembler mélodramatique, mais c'est le plus grand changement dans le cadre national de l'Australie depuis la colonisation européenne et nous nous égarons.
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  36. Une autre bonne nouvelle Joël Barre le directeur de la DGA confirme que la notification du contrat des patrouilleurs océaniques est prévu en fin d'année 2021. En 2022 les premiere commandes de fournitures par les industrielles . Et la construction des 2 premiers commencera en 2023. Livraison prévues. PO 1 = fin 2024 PO 2 = 2025 PO 3 et 4 = 2026 PO 5 et 6 = 2027 PO 7 et 8 = fin 2028 Po 9 et 10 = 2030 https://lemarin.ouest-france.fr/secteurs-activites/defense/40947-le-contrat-des-patrouilleurs-oceaniques-sera-signe-pour-la-fin-de Vous aurez le design et les carateristiques complet en "cadeau de Noel" par votre serviteur.
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  37. Ça a justement arrangé les européens industriellement que la France fasse le Rafale seule. C'est hors-sujet donc en masqué: Sinon, si vous trouvez que Jackjack manque de mesure ou est outrancier, alors c'est que vous n'avez jamais eu affaire à de VRAIS trolls australiens, croyez-moi. Il a ses opinions, on ne peut pas lui reprocher d'être patriote, que l'on ne soit pas d'accord n'implique pas de devoir le clasher.
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  38. extrait linkedin sur ce sujet Notre PDG Pierre Éric Pommellet s’est exprimé dans Le Figaro à propos de l’annulation du programme de sous-marins australiens. « Touché mais pas coulé ! » « Cette décision nous a été annoncée sans aucun préavis, avec une brutalité inouïe. » « D’un point de vue industriel, nous avions une feuille de route avec sept étapes, sept jalons que nous avons tous passé. Je tiens à rappeler que Peter Dutton ministre de la Défense avait dit en juin que le programme était sur les rails. » « Scott Morrison, le premier ministre australien, a déclaré publiquement le 16 septembre que les sous-marins à propulsion conventionnelle de classe Attack étaient les meilleurs de leur catégorie. Tout s’est arrêté brutalement, sans aucun préavis. » « C’est une décision politique et stratégique. Le premier ministre australien l’a dit publiquement : Naval Group n’est pas en cause. Canberra a décidé de changer son besoin en achetant des sous-marins à propulsion nucléaire. » « La France est un des rares pays dans le monde à détenir la maîtrise absolue de la technologie nucléaire. Naval Group est la seule entreprise dans le monde à savoir faire de bout en bout, à la fois des sous-marins à propulsion conventionnelle et à propulsion nucléaire. » « Pour le moment, AUKUS est un slogan. Seul point tangible : la décision de se doter de bateaux à propulsion nucléaire. Quand, comment, quel transfert technologique ? Personne ne sait. L'Australie sait en revanche ce qu'elle perd et que nous étions engagés à construire. » « L’Australie a résilié le contrat pour « convenance », selon le terme juridique, ce qui veut dire que nous ne sommes pas en "faute". » « C’est un cas qui prévu dans le contrat et qui donnera lieu notamment à un paiement de nos coûts engagés et à venir. Nous sommes face à un client qui appliquera le contrat, et en tant qu’industriel nous ferons valoir tous nos droits. » « 90% de notre activité sont réalisés avec nos autres clients : la Marine française, Inde, Brésil, Egypte, Belgique, Pays Bas etc. Nous sommes en contact étroit avec tous nos clients. L’affaire australienne ne nous distrait pas de nos autres engagements. » https://www.lefigaro.fr/societes/crise-des-sous-marins-le-president-de-naval-group-rompt-le-silence-20210922
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  39. Biden's submarine deal is an own goal in the contest against China https://thehill.com/opinion/international/573223-bidens-submarine-deal-is-an-own-goal-in-the-contest-against-china
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  40. Franchement, les "c'était mieux avant" avec un rappel en arrière de 60 ou 70 ans, n'ont aucun sens. Nous étions 30 Millions, les gouvernements sautaient, on a rappelé le général, on a perdu Suez, Indo et l'Algérie et beaucoup de Français ont perdus les plus belles années de leur vie. Les conditions sociales étaient terribles, les femmes soumises et les étudiants dans un éducation strictes sans contradiction. ça me gonfle, de la part de gens qui n'ont pas connu cela, qui voyagent dans le monde librement, qui s'endettent avec des abonnements électroniques et râlent quand on les vaccine gratuitement, il n'y a jamais aussi peu d'analphabètes et aussi peu de miséreux, l'espérance de vie a augmenté et pourtant on est presque 70 millions et le monde à changé. Arrêtez vos nostalgies d'arrière garde. Préparons un avenir encore meilleur pour nos enfants et c'est plein de challenges nouveaux.
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  41. Faut relativiser, Naval Group ne touchait que €8 milliards sur une longue periode dans cette affaire, le reste du contrat c'etait pour les systemes de combats US et etablir une industrie locale (construction de sous marins, maintenance, et toute la chaine locale de sous-traitant). Ce n'est pas la fin de Naval Group, d'ailleurs ils se peut que notre Marine Nationale beneficie pour combler ce trou. Et puis l'Australie ca toujours etait proche des US et cela ce comprend vu leur situation geographique, donc je comprends A+US, par contre le UK n'a rien dans le Pacifique, a part Pitcairn (meme pas un port capable d'acceuillir une corvette) Je pense sincerement que perdre ce contrat nous evite un futur casse tete dans l'avernir, car on a evite un "episode Tiger" en Australie. Quand en realite ce sont eux qui ont insiste pour une production locale et ont ete completememt incapable de produire et/ou maintenir du matos operationel. Moi je prepare mon popcorn, car les SSN US vont poser un probleme a l'Australie incapable de gerer le nucleaire, et ils n'ont meme pas un devis de ce que ca va leur coute ni les delais de mis en service (je pense que 90M AUD et 2030 va sembler comme une bonne affaire mdr!) En plus avec le cout d'exploitation des F35 les Australiens vont finir par dechanter du matos US quand il feront le bilan a dans quelques annees. Bien que je ne suis pas fan du gouvernment en Chine, je ne partage pas l'avis des US de vouloir les contrer frontalement a tout prix car cette escalade peut etre dangereuse. Je pense qu'il faut faire avec et devenir moins dependant en Europe du tout "made in China ou US", quid microprocesseur, 6G etc..... et pousser le Made in EU! J'espere que cet episode reveillera nos confreres en Europe que les US en 2020+ ce n'est plus les US des "Founding Fathers" ni du Marshal Plan de l'apres guerre de 1940. Honnetement depuis 9/11 les US ont perdu la tete (WMD en Iraq, l'utilisation de la torture, la mise sous ecoute de tous les ordi/smartphone de la planete, le chaos du retrait en Afghanistan, le manque de solidairite envers les Kurdes, etc....) la liste devient de plus en plus longue et je pense qu'on devrait etre plus neutre en Europe concernant la rivalilte US vs Chine et mieux exploiter cette rivalite pour nos propres interets.
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  42. Vous vous souvenez de Kevin Rudd : - - Le voici qui écrit dans Le Monde : https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/09/21/la-decision-de-canberra-sur-les-sous-marins-aggrave-les-tensions-strategiques-en-asie-du-sud-est-l-avertissement-de-kevin-rudd-ancien-premier-ministre-australien_6095476_3232.html Il est inhabituel qu’un ancien premier ministre d’un pays critique les décisions d’un de ses successeurs dans les pages d’opinion d’un journal étranger. Si, dans le débat politique australien, je me suis montré férocement critique à propos de l’orientation générale prise par la politique étrangère menée par le gouvernement conservateur actuel depuis que j’ai quitté mes fonctions, j’ai rarement pris la plume pour émettre ces critiques à l’étranger. Mais, face à la mauvaise gestion du projet de remplacement de notre flotte sous-marine avec l’appui de la France, et au vu de l’importance que j’attache aux relations stratégiques entre Canberra et Paris, je suis convaincu d’avoir, en tant qu’ancien premier ministre, la responsabilité de faire clairement entendre mon point de vue sur cette extraordinaire débâcle que vient de provoquer le gouvernement australien. J’estime que la décision du gouvernement de Scott Morrison est profondément discutable en de maints aspects fondamentaux. Elle viole l’esprit et la lettre du partenariat stratégique adopté par la France et l’Australie en 2012, renforcé par le premier ministre australien, Malcolm Turnbull, en 2017. Elle ne répond pas à cette obligation contractuelle de base prise par l’Australie : consulter l’industriel de défense français Naval Group si elle décide, comme elle l’a fait, de changer radicalement les termes de l’appel d’offres. Canberra ne souhaite plus commander douze sous-marins à propulsion conventionnelle, mais huit sous-marins à propulsion nucléaire. Depuis longtemps, l’Australie entretient avec la France des liens étroits. (...) Mon propre père, par exemple, s’est battu aux côtés de la France libre lors de la campagne de Syrie, en 1941.
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  43. https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/industries/crise-des-sous-marins-le-ministere-des-armees-explique-pourquoi-l-australie-a-trahi-la-france_AN-202109210273.html
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  44. Le Rafale est le chouchou de ceux qui s'en occupent. Nous, Égyptiens, apprécions bien les armes. Je n'ai pas exagéré en disant que celui qui utilise le Rafale sera fasciné par ce qu'il peut faire. C'est vraiment un excellent combattant. Je espérons que le nombre atteindra 72 ou 100 combattants.
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  45. Autrefois, les Diesel pouvaient tout à la fois assurer la propulsion à grande vitesse en surface et la recharge des batteries au travers de génératrices électriques. Ces génératrices pouvaient être même les moteurs de propulsion qu'on adaptait à cette tâche. Le hic, c'est qu'en cas de plongée en urgence, il fallait débrayer les lignes d'arbre des Diesel, les freiner et les embrayer ensuite sur les moteurs électriques. Ce qui pouvait laisser le sous-marin sans propulsion un temps plus ou moins long. C'est le principe porté au summum par les fameux Elektroboat allemands de la fin de la 2ème GM. Principe qui sera repris par beaucoup de pays. Depuis les années 60 /70, le système est différent. On ne dispose que d'une seule ligne d'arbre entraînée en permanence par le moteur électrique, toujours alimenté par la batterie. La recharge de celle-ci se fait par un ou des Diesel générateurs que l'on peut enfermer dans une enceinte "insonorisée" et protégée contre les vibrations. Fonctionnant à un régime constant bien maîtrisé, il est alors moins bruyant. Mais c'est une approche très très générale sur le sujet
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  46. pardon Une petite prolongation ( source OF du 20/09/21) l’article frégate redirigé vers le fil marine Australie
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