Jump to content
AIR-DEFENSE.NET

Leaderboard

Popular Content

Showing content with the highest reputation since 11/09/2022 in all areas

  1. Bonjour à tous, amis du forum Je suis ému de votre sollicitude et votre intérêt pour les posts que nous avons échangés. Simplement, la vie à des surprises non prévues. Le Coronavirus et notre isolement...un double cancer...suivi d'un non moins traitement long et parfois un peu douloureux engendrant une grande fatigue...une hospitalisation oculaire pour terminer avec un traitement dit de confort cardiaque. C'est tout et c'est assez. Je suis passé quelques fois sur le forum mais sans écrire et uniquement pour tenter de suivre les événements. Je reconnais que j'ai du mal à me relancer. D'autant que mes ordinateurs se sont crus obligés de faire des siennes, mes voisins de m'inonder ma salle de bain...enfin tout est rentré dans l'ordre. Je vais essayer de me réintroduire doucement sur notre forum dont j'apprécie nombre d'internautes et leurs connaissances. Mes salutations à tous pour votre gentillesse et ma gratitude pour vos écrits me concernant. Janmary
    28 points
  2. D'apres certaines infos, la Russie envisage de poursuivre Zelensky en vertu de l'art. 322 du Code pénal de la Fédération de Russie pour franchissement illégal de la frontière d'État.
    23 points
  3. Je poste très rarement (sinon jamais) sur ce fil, par manque total de valeur ajoutée. Toutefois je crois que cette vidéo n'a pas encore été partagée, mes excuses par avance si c'est le cas. Je l'ai trouvée hypnotisante ! PS: on est d'accord qu'il n'y a pas de mastic dans le moteur ?
    22 points
  4. Pour information la vidéo de l’audition publique au sénat relative aux problèmes de corrosion sous contrainte rencontrés sur notre parc nucléaire J’ai essayé de retranscrire les interventions de Cédric LEWANDOWSKI (EDF) et de Bernard DOROSZCZUK ( ASN) . http://videos.senat.fr/video.3062141_635a18e41a210.corrosions-sous-contrainte-dans-les-centrales-nucleaires---audition-publique Cédric LEWANDOWSKI de 10’ 05’’ à 29’ 15’’ transcription au mieux Phénomène inédit inattendu (à l’endroit où les fissurations corrosion sous contrainte CSC , des circuits auxiliaires des circuits primaires , sont apparues) Automne 2021 lors visite décennale de Civaux 1, EDF découvre des anomalies atypiques sur des portions de tuyauterie RIS( réseau d’injection de sécurité) , réseau inactif donc à l’arrêt en fonctionnement normale , la fonction RIS est d’injecter de l’eau dans la cuve du réacteur en cas de brèche dans le circuit primaire , circuit très important pour la sécurité du réacteur . La portion de collecteur concernée est celle qui est directement connectée au circuit primaire avant la première vanne d’isolement . En terme de dimensions cela concerne une tuyauterie de 300 mm de diamètre d’épaisseur de 3 cm sur une longueur d’une dizaine de mètre. Lors des décennales sur l’ensemble du parc nucléaire, on effectue des contrôles pour déceler des défauts de fatigue thermique ( mécanisme d’endommagement induit par des fluctuations de température lié à la présence de tourbillons d’eau chaude . Pour rechercher ce type de défaut on effectue des contrôles par ultra sons . L’analyste des échos détermine présence de fissure dans le métal Fin 2021 on identifie sur Civaux 1 des défauts mais qui ne correspondent pas à de la fatigue thermique . Les portions de tuyaux sont découpées pour être remplacées et expertisées au LIDEC à Chinon . Et c’est à l’issue de ces expertises labo que l’on découvre qu’il ne s’agit pas de fatigue thermique mais bien de la CSC . Fissures de taille significatives puisque 6 mm de profondeur sur toute la circonférence de la tuyauterie . Elles se sont développées à proximité des soudures et non dans la ZAT . La CSC est une fissuration progressive fondée sur un interaction avec un matériau , ici un acier inoxydable austénitique 316L , un environnement l’eau qui passe dans le tuyau , eau avec les composant chimique bore …etc et une sollicitation mécanique résiduelle de soudage ou une sollicitation inhérente au fonctionnement de ce circuit . La CSC est donc de fruit l’interactions complexes avec des paramètres. EDF a déjà rencontré à la fin des années 90 des cas de CSC liés à des pollutions , un recensement avait été effectué sur ce cas de CSC et aucun risque n’avait été identifié sur les lignes RIS auxiliaires connectées au primaire d’où le caractère in attendu des récentes découvertes . Des cas de csc ont été identifiés en 2020 au Japon à OHI 3 en milieu primaire sur un acier de nuance proche du 316L. Les constats sur Civaux 1 conduit EDF à stopper Civaux 2 pour effectuer les mêmes contrôles pour y découvrir les mêmes défauts de csc et dans la foulée sécurité oblige ( pas débat interne ) EDF stoppe 2 autres centrales du même palier dans les Ardennes Un autre évènement survient en parallèle sur le réacteur de Penly 1 en visite décennale une indication de CSC est relevée sur une tuyauterie d’injection d’eau RIS confirmée par une expertise labo au microscope . L’ensemble du parc nucléaire est donc concerné par un défaut générique Réglementation est claire notamment l’arrêté du 10/11/99 , concernant la surveillance des réseaux du primaire après la découverte d’un défaut de cette nature , le maintien en service ne peut se faire qu’après une instruction technique longue et approfondie . Il est apparu à EDF que seul la réparation était à privilégier pour assurer un retour rapide des réacteurs sur le réseau . EDF a alors établie une stratégie de contrôle pour avoir un vision précise de l’état du parc en une relecture a posteriori de l’ensemble des centrales. Suite à ces travaux 7 réacteurs supplémentaires vont être mis à l’arrêt. Les appareils de contrôles par ultra son sont adaptés à de la fatigue thermique et non à la CSC . Ils ne peuvent pas donner une idée précise de la profondeur des fissures et c’est pour cette raison qu’EDF est obligé de prélever des échantillons de tuyaux pour une analyse fine des fissures. C’est un grand chantier d’expertise puisqu’au premier semestre 2023 ce sont 115 soudures différentes qui ont été analysées , 230 échantillons ont été expertisés avec des microscopes de haute précision . C’est cet ensemble de travail titanesque qui a permis d’avoir une bonne compréhension relative des phénomènes fissuration et d’affirmer que la prépondérance de la CSC ; - est due à la géométrie des lignes de tuyauterie RIS parce qu’elles déterminent les niveaux de contraintes - que les réacteurs de 900 Mw 32 réacteurs et les réacteurs de 1300 mw dit P4 ( 8 réacteurs sont peu ou très peu sensibles à la CSC - que les réacteurs de 1300 Mw dit P’4 ( 12 réacteurs) et les réacteurs N4 sont sensibles ou fortement sensibles à la ccs il en ressort également que les zones sensibles à la csc sont délimitées par une soudure et au delà pas de constat de csc Tout ces éléments combinés à les calculs de sûreté et des calculs de tenue mécanique de tuyauterie a conduit EDF a présenté à l’autorité de contrôle ASN une stratégie de contrôle et de réparation. Au bilan , sur douze réacteurs , dix font et ont fait l’objet de réparation sur les circuits . Sur les dix chantiers - 6 sont terminés - 1 autre devrait se terminer courant novembre , - les 3 autres pour la fin de l’année . Un point qui n’est pas de détail sur les réparations , elles sont réalisées sur des modes opératoires semblables ce ceux effectué à l’origine . Parce que ces procédés ont fait l’objet de qualification et qu’en si peu de temps il serait impossible de qualifié un autre procédé . Ce grand chantier a mobilisé plusieurs industriels dont Framatome et Westinghouse ( soudeurs venus d’Amérique du Nord . EDF aurait souhaité que les chantiers soient plus nombreux , gestion radio protection afin de minimiser la dosimétrie . Prouesse de développement d’une nouvelle technique ultrason adapté à la CSC pour bien sonder les 3 cm de métal cet outil évitant des découpes supplémentaires . A ce stade EDF a une compréhension assez fine du phénomène et conscient des efforts de R et D à effectuer pour décrypter ces mécanismes complexes . EDF a aussi réuni 15 experts de la métallurgie du monde entier , des documents leur ont été communiqués sous confidentialité . Ce collège d’experts , en confirmant la bonne orientation d’EDF a établi un certain nombre de recommandations et approfondissement sur La température du circuit Le Taux d’oxygène Ces experts ont émis une avis favorable sur les nouveaux types de contrôle par ultrason. Tout en soulignant le bien fondé du remplacement des tuyauterie à l’identique , certain experts ont proposé de mettre en œuvre la méthode « overlay » , solution de réparation consistant à manchonner par soudage des parties fissurées , procédé qualifié par les normes Us . EDF examine la pertinence de cette solution. Conclusion La sécurité demeure la priorité absolue , à aucun moment EDF à transiger avec la sécurité malgré la décision difficile de mettre à l’arrêt des centrales en plein hiver Corolaire du point précédant , une relation de qualité avec l’ASN ; confiance dialogue et transparence irréprochable En liaison avec l’ASN de disposer d’un état précis de la situation Bernard DOROSZCZUK ( ASN ) de 29’41’’ à 46’08 transcription au mieux Insistance sur 4 points 1 ) la fissuration de CSC est un problème sérieux qui a été traité sérieusement . C’est sérieux car elle comporte de réel enjeu de sûreté pouvant conduire à une brèche sur un circuit auxiliaire directement connecté au circuit primaire sans pourvoir l’isoler Une brèche de cette nature peut être considérée comme une situation accidentelle avec des dommages à l’installation et une perte du réacteur potentiellement durable .éventuellement avec des rejets modérés à l’extérieur . Il ne faut absolument pas minimiser l’impact d’un tel événement .cette csc est générique puisque constatée sur les 4 réacteurs du palier N4 et les 12 réacteurs du palier P’4 . Les fissures constatées ne sont pas négligeables, elles sont évolutives et peuvent atteindre le 1/4 de l’épaisseur avec peu de marge par rapport à la taille du défaut critique pouvant entraîner une rupture de la canalisation en cas de déclenche d’injection d’eau du circuit RIS La CSC est difficile à détecté car la fissuration n’est pas droite comme celle d’une fissure de fatigue . Sa progression est en ligne brisée en suivant le joint du métal . Les outils de contrôle n’étaient pas adaptés à la CSC d’où difficulté de caractériser la taille des fissures La CSC est un sujet difficile à traiter et dans ce cas d’espèce inattendue vu le type de matériau utilisé et inédite dans cette ampleur sur la totalité du parc mondial . EDF ne pouvait donc bénéficier d’aucun retex pouvant accélérer le traitement de ce phénomène C’est un sujet difficile à traiter car nécessitant des interventions en milieu dosant ; protection. et intervention limitée dans le temps 2 EDF a déployé un plan d’investigation conséquent très rapidement en posant plan stratégique de contrôle et réparation. Stratégie approuvée par l’ASN fin juillet . Le premier semestre 2021 a été consacré à un plan d’investigation basé sur des découpes , des expertises et des justifications de sûreté a permis de dégager une vue plus complète sur l’état du parc . Ce plan d’investigation était indispensable pour comprendre le phénomène et d’identifier les zones des réacteurs les plus concernées . Plan d’investigation jugé pertinent par l’ASN, à permis d’identifier les géométries des tuyauteries concernées et les contraintes thermomécaniques comme étant les principaux facteurs d’influence des fissures . Les soudures avec forte énergie de soudage et sans arasage constituent également un facteur aggravant du développement des fissures de CSC. Les soudures liées aux réparation doivent être particulièrement soignées pour éviter l’apparition de nouvelles fissures CSC . On a donc 16 réacteurs ( 12 P’4 et 4N4 ) : - 7 de ces réacteurs étaient couverts par le plan d’investigation d’EDF ( découpes analyses des causes …etc ) - 3 sont encours de contrôle - et 6 réacteurs restent encore à examiner d’ici mi 2023 au plus tard . Les contrôles seront effectué avec un nouveau procédé non destructif par ultrason , encore non qualifié ,et il se pourrait alors pouvoir découvrir des fissures plus importantes que celles observées lors des découpes . Il faut rester prudent sur la disponibilité d’une filière industrielle déjà sous tension ; contrôleurs , tuyauteurs soudeurs , il convient donc de renforcer ces capacités industrielles pour faire face à l’ampleur des travaux en perspective. Au moment de la construction des soudures de réparation ont été effectuées , ces soudures induisent des champs de contrainte pouvant favoriser l’apparition de fissures plus rapides de CSC . Toute ces soudures cartographiées devront être expertisées par la nouvelles technique de contrôle . A l’issue de ces contrôles l’ASN donnera son avis , D’ici fin 2025 , engagement calendaire d’EDF tous les réacteurs ( 32 au total ) y compris ceux de 900 mw peu touchés devront être contrôlés. 3 vu le caractère inédit et les enjeux de sûreté la CSC nécessite un besoin de transparence et de partage du retour d’expérience vis à vis du public dont l’ANCCLI (Association Nationale des Comités et Commissions Locales d’Information) et CLI (Commissions Locales d’Information) L’ASN a effectuer 38 inspections sur ce sujet et suit de très près les opérations sur les chantiers . L’ASN a mis en ligne sur son site internet un dossier csc consultable, Prouesse de développement d’une nouvelle technique ultrason adapté à la CSC pour bien sonder les 3 cm de métal cet outil évitant des découpes supplémentaires . A ce stade EDF a une compréhension assez fine du phénomène et conscient des efforts de R et D à effectuer pour décrypter ces mécanismes complexes . EDF a aussi réuni 15 experts de la métallurgie du monde entier , des documents leur ont été communiqués sous confidentialité . Ce collège d’experts , en confirmant la bonne orientation d’EDF a établi un certain nombre de recommandations et approfondissement sur La température du circuit Le Taux d’oxygène Ces experts ont émis une avis favorable sur les nouveaux types de contrôle par ultrason. Tout en soulignant le bien fondé du remplacement des tuyauterie à l’identique , certain experts ont proposé de mettre en œuvre la méthode « overlay » , solution de réparation consistant à manchonner par soudage des parties fissurées , procédé qualifié par les normes Us . EDF examine la pertinence de cette solution. Conclusion La sécurité demeure la priorité absolue , à aucun moment EDF à transiger avec la sécurité malgré la décision difficile de mettre à l’arrêt des centrales en plein hiver Corolaire du point précédant , une relation de qualité avec l’ASN ; confiance dialogue et transparence irréprochable En liaison avec l’ASN de disposer d’un état précis de la situation Bernard DOROSZCZUK ( ASN ) de 29’41’’ à 46’08 transcription au mieux Insistance sur 4 points 1 ) la fissuration de CSC est un problème sérieux qui a été traité sérieusement . C’est sérieux car elle comporte de réel enjeu de sûreté pouvant conduire à une brèche sur un circuit auxiliaire directement connecté au circuit primaire sans pourvoir l’isoler Une brèche de cette nature peut être considérée comme une situation accidentelle avec des dommages à l’installation et une perte du réacteur potentiellement durable .éventuellement avec des rejets modérés à l’extérieur . Il ne faut absolument pas minimiser l’impact d’un tel événement .cette csc est générique puisque constatée sur les 4 réacteurs du palier N4 et les 12 réacteurs du palier P’4 . Les fissures constatées ne sont pas négligeables, elles sont évolutives et peuvent atteindre le 1/4 de l’épaisseur avec peu de marge par rapport à la taille du défaut critique pouvant entraîner une rupture de la canalisation en cas de déclenche d’injection d’eau du circuit RIS La CSC est difficile à détecté car la fissuration n’est pas droite comme celle d’une fissure de fatigue . Sa progression est en ligne brisée en suivant le joint du métal . Les outils de contrôle n’étaient pas adaptés à la CSC d’où difficulté de caractériser la taille des fissures La CSC est un sujet difficile à traiter et dans ce cas d’espèce inattendue vu le type de matériau utilisé et inédite dans cette ampleur sur la totalité du parc mondial . EDF ne pouvait donc bénéficier d’aucun retex pouvant accélérer le traitement de ce phénomène C’est un sujet difficile à traiter car nécessitant des interventions en milieu dosant ; protection. et intervention limitée dans le temps 2 EDF a déployé un plan d’investigation conséquent très rapidement en posant plan stratégique de contrôle et réparation. Stratégie approuvée par l’ASN fin juillet . Le premier semestre 2021 a été consacré à un plan d’investigation basé sur des découpes , des expertises et des justifications de sûreté a permis de dégager une vue plus complète sur l’état du parc . Ce plan d’investigation était indispensable pour comprendre le phénomène et d’identifier les zones des réacteurs les plus concernées . Plan d’investigation jugé pertinent par l’ASN, à permis d’identifier les géométries des tuyauteries concernées et les contraintes thermomécaniques comme étant les principaux facteurs d’influence des fissures . Les soudures avec forte énergie de soudage et sans arasage constituent également un facteur aggravant du développement des fissures de CSC. Les soudures liées aux réparation doivent être particulièrement soignées pour éviter l’apparition de nouvelles fissures CSC . On a donc 16 réacteurs ( 12 P’4 et 4N4 ) : - 7 de ces réacteurs étaient couverts par le plan d’investigation d’EDF ( découpes analyses des causes …etc ) - 3 sont encours de contrôle - et 6 réacteurs restent encore à examiner d’ici mi 2023 au plus tard . Les contrôles seront effectué avec un nouveau procédé non destructif par ultrason , encore non qualifié ,et il se pourrait alors pouvoir découvrir des fissures plus importantes que celles observées lors des découpes . Il faut rester prudent sur la disponibilité d’une filière industrielle déjà sous tension ; contrôleurs , tuyauteurs soudeurs , il convient donc de renforcer ces capacités industrielles pour faire face à l’ampleur des travaux en perspective. Au moment de la construction des soudures de réparation ont été effectuées , ces soudures induisent des champs de contrainte pouvant favoriser l’apparition de fissures plus rapides de CSC . Toute ces soudures cartographiées devront être expertisées par la nouvelles technique de contrôle . A l’issue de ces contrôles l’ASN donnera son avis , D’ici fin 2025 , engagement calendaire d’EDF tous les réacteurs ( 32 au total ) y compris ceux de 900 mw peu touchés devront être contrôlés. 3 vu le caractère inédit et les enjeux de sûreté la CSC nécessite un besoin de transparence et de partage du retour d’expérience vis à vis du public dont l’ANCCLI (Association Nationale des Comités et Commissions Locales d’Information) et CLI (Commissions Locales d’Information) L’ASN a effectuer 38 inspections sur ce sujet et suit de très près les opérations sur les chantiers . L’ASN a mis en ligne sur son site internet un dossier csc consultable, l’ASN est aussi impliquée dans les échanges internationaux avec leurs homologues régulateurs européens et nord américains asiatique et d’Afrique du Sud sont très demandeur d’information du ce sujet . Ces régulateurs ont demandé à leurs exploitants d’investiguer 4 enseignement à tirer à ce stade de ces évènements l’ASN en voit 3 principaux ; Tout d’abord un enseignement de prudence au vu de ce que a été fait , les connaissances de CSC sont encore évolutives . Le programme de contrôle serait réadapté à la connaissance d’éléments nouveaux ( tailles des fissures) prudence aussi sur les capacités industrielles déjà sous tension capacité qui demandent à être renforcée Second enseignement dans une démarche de défense en profondeur est d’aller voir les choses auxquelles on ne s’attend pas , elle doit être conforté et entretenu . C’est l’objet des plans de maintenance préventive des exploitants qui devront être complétés aux vues du retex de ces événements . Mais aussi de l’examen de conformité détaillés que l’ASN demandent aux exploitants de réaliser lors des visites décennales . Aller voir les parties de l’installation que l’on ne voit pas en exploitation normale par exemple les réseaux enterrés , câbles électriques.. Dernier point c’est la réaffirmation du besoin nombreuse fois exprimées par l’ASN est de disposer de marge pour la sûreté . En 2013 l’ASN avait émis un avis en ce sens dans le cadre du débat sur la politique énergique . Dans cet avis l’ASN exprimait le besoin de disposer de marge suffisante pour pouvoir faire face à la nécessité de suspendre momentanément pour des raisons de sûreté le fonctionnement de plusieurs réacteurs . Ce besoin à été réaffirmé à plusieurs reprises dans les rapports annuels . La situation actuelle illustre de façon impérative de restaurer des marges pour la sûreté dans le futur mixte énergétique à l’horizon 2050 Jean-Christophe NIEL ( ASN ) de 46’30’’ à 1h 01’ 21’’ non retranscrit , à écouter Quelques planches plus commentées en détail techniques Jean Claude DELALONDE et Yves LHEUREUX ANNCLI et CLI , non retranscrit à écouter Planches explicatives du rôle de l’ANCCLI et ses questions et attendus Questions réponses non retranscrit de 1h 31’ 14’’ jusqu’à la fin de l’audition , à écouter A 1h56’45’’ à signaler l’intervention du sénateur André GUOIL membre de la commission de défense ; « est ce que les centrales nucléaires embarquées des SNA SNLE et du CdG connaissent les mêmes problèmes ? Si à ma connaissance non , quels enseignements pouvons-nous en tirer ? Réponse de Cédric LEWANDOWSKI à 1h59’59’’. sur les questions très précises des installations embarquées de la défense sachez que nous avons des contacts réguliers , ils ont été informés de la nature des travaux sachant que nous sommes dans une situation très différente ( questions à reformuler au sein de la commission idoine )
    20 points
  5. Le pacifisme n'est que lâcheté et doit être refusé. Une action forte est indispensable. Je suggère une visite de BHL de niveau 2. ... Deux boutons de chemise ouverts.
    20 points
  6. j'ai visité le pays 2 fois, en touriste. Bon, touriste solo, immersion dans la population, pas du Kuoni, hein, la dernière en 2019. Pays avec un patrimoine et un intérêt évident, que je recommande donc. Évidement mon point de vue peut être biaisé, et même si je suis pal mal sorti des sentiers battus, je n'aurai sans doute pas eu accès aux populations peu accommodantes vis à vis des étrangers ( blanc et à priori pas musulman ) Il est évident aussi qu'il y a au moins 2 mondes distincts et totalement opposés, avec sans doute des mondes nuances au milieu. Dans aucun autres pays au monde, pourtant réputé tourmenté, ( je les connais pas tous, hélas )je n'ai eu un sentiment aussi fort qu'une révolution sociale grondait. Dans bcp de pays, les modernistes peuvent générer du bruit ( et être repris par les médias de chez nous ) tout en pesant 1% de la population, ou pas bcp plus. Là bas c'est complètement différent. Le moderniste est ultra majoritaire chez les jeunes et les moins jeunes de grandes villes, pour Térhan Ispahan Shiraz Tabriz Yazd ou Bandar abbas, la cause est entendue. Qom, c'est différent.... En campagne c'est plus diffus. Je ne saurai dire si les moderniste pèsent 49 ou 51 % de la population, mais ils pèsent PLUS que les tradi. Et au milieu il y a les indécis, admettons que pour un vote ils puissent rejoindre le camp tradi pour ne pas perturber les habitudes. Les anecdotes individuelles n'ont pas vocation à être représentatives d'une masse de gens, mais je les donne quand même car elles en illustrent ( pour mon vécu ) bcp d'autres similaires. Des jeunes ( 20 à 30 ans, hommes et femmes ) croisés fortuitement dans le métro ( quartier chic de Tajrish ) m'invitent pour aller skier le lendemain sur le Tochal du massif Elbrouz, juste à côté. Dans le télécabine, les foulard tombent vite, et dans les sacs à dos ça fait 'gling gling", les bouteilles d'alcool seront là....Il s'agit de la jeunesse aisée, très instruite, entrepreneuriale, du pays. Peut être la relève dirigeante, un jour.... Dans les épiceries des quartiers orthodoxes de Ispahan, on m'a proposé de la vodka ( qui n'est pas en rayon bien sûr ) une fois au passage en caisse. Signalons que les orthodoxes ont le droit de picoler, que les femmes ne soient pas voilées, tant que ça reste en groupe non musulman et à caractère "privé" donc hors de vue depuis la rue par exemple. Même si le régime est ultra dur, on peut concéder qq tolérances, même si des idiots à titre individuels ont pu commettre des actions contre les non musulmans du pays. En grande ville, en plus moyenne, plus rarement dans les petites ou en campagne, une qté incroyable de jeunes ( parfois ado ou jusqu'à la bonne trentaine ) sont venus vers moi pour discuter, s'ouvrir à ce que pense les autres. Même des ados visiblement sans le sous ont voulu m'offrir un cola ou un sorbet pour que je discute, j'avais pas besoin de cette carotte, en tout cas c'est pas pour vous soutirer du pognon....Une de leur toute première phrase ( leur anglais étant souvent limité ) était Mollah = Shit. J'ai eu UN ( un seul ) chauffeur de taxi, visiblement bcp plus tradi que la moyenne. A chaque passage devant une mosquée ( donc tous les 2 kilomètres ), il mettait ses mains au visage. Bon...un fervent croyant...je l'avais trouvé dans un quartier absolument pas touristique, il avait un touriste par an. A sa demande de ce que je faisais comme métier ( enfin, arrivé au parking de Persépolis avec un de ses amis traducteur, il ne parlait pas un mot d'anglais ), je lui ai répondu "je fabrique une boisson alcoolisé", il m'a répondu que je faisais bien ce que je voulais sur le sujet en étant catho ( je ne pouvais pas lui dire que je suis athée, c'est un concept qui ne peut pas exister pour eux ), et d'ailleurs si lui portait la barbe c'est car il était musulman, par obligation. Il aurait aimé avoir un peu d'argent pour voyager et aussi sortir du pays. Son premier voyage serait la mecque, et son deuxième...le vatican, les photos l'ont impressionné. Il vote tradi, il est tradi, mais regrette que son pays soit coupé du monde. Je rappelle que l'Iran est coupé du monde bancaire: on se pointe sur place avec des euros en billets ( assez pour tout pépin ), on fait du change ou on veut, mais la CB est un bout de plastique qui ne vaut rien. Un autre chauffeur de taxi m'invitera à dîner chez lui, c'est la fin de journée, Téhéran, il est à coté de mon hôtel. Sa femme et sa fille garderont le voile pendant 5 secondes après mon arrivée. Son fils aimerait ( lui aussi ) que sa soeur et sa femme puisse se promener en public sans voile. Policier islamique, c'est un bon job dans un pays de misère économique pour sa population, comme finalement des jobs de militaires dans pas mal de pays au monde hors "occident"....Néanmoins je me pose une question, avec l'impression d'avoir un début de réponse. Qu'en serait il si le policier risque son intégrité et si le rapport de force usuel est bousculé ? Par contre, en cas de révolution aboutie, c'est un job qui risque de subir une épuration certaine, et les personnes qui l'ont incarné aussi..... Une chose est claire, l'ère de la guerre Iran Irak est révolue. Il n'y aura plus d'armées d'enfants sacrifiés pour aller marcher dans les champs de mines. Actuellement, l'enfant sera bcp plus tenté, quitte à se sacrifier, d'aller vers le "policier" ou le militaire qui l'y pousserait. De manière assez générale, chez les modernistes bien sûr mais aussi les tradi, j'ai entendu un refrain récurrent. "On est des perses, pas des arabes, et on est dirigé par des arabes, et çà nous gêne". Et çà, c'est même entendu chez les tradi, donc quand même, ça pèse.
    20 points
  7. J'ai lu le premier chapitre du rapport et c’est d’ores et déjà un des articles les plus intéressants depuis le début du conflit. Les membres du RUSI sont allés interviewés des responsables ukrainiens et l'article est construit sur la base de leur propos (expurgé de tout ce qui pourrait nuire à la sécurité opérationnelle des Ukrainiens, précisons-le). Il tord le coup à pas mal d'idées reçues qui s'étaient imposées depuis le début du conflit. 1°) L'armée de l'air russe est absente depuis le début du conflit. Non, les Russes ont mené 140 sorties par jour au commencement de la guerre et ont continué à avoir une activité significative par la suite, tant au dessus de la ligne de front et, dans un premier temps, sur ses arrières (des frappes à 300km à l’intérieur du territoire ont été recensées). Cette notion d’absence de l’armée de l’air russe provient manifestement plus de l’absence de relation de leurs actions par les média et les réseaux sociaux combiné à leur échec d’avoir pu peser significativement sur la bataille terrestre. Aujourd’hui, sur le front sud, les CAP de Su-35S et Mig-31BM équipés de missiles R-37M (missiles à longue portée, très rapides, capables d’engager des cibles à basse altitude) continuent de faire peser une menace mortelle sur les avions ukrainiens, y compris en TBA. Même si leur efficacité est discutable, l’armée de l’air russe continue de mener des missions d’appui au sol mais son efficacité est limitée par différents facteurs magnifiés par la TBA: Absence de PDL et/ou armement guidé sur sur la majorité des avions Entraînement insuffisant Menace des Manpads ukrainiens Tactiques à l’efficacité discutable (Su-25 tirant des barrages de roquettes non guidées à distance de sécurité…) Les nombreux crash hors combat observés chez les VKS tendant aussi à suggérer que huit mois de combat ont fatigué tant les hommes que les machines — ce qui démontre en creux qu'ils ne restent pas inactifs. Les pertes ont touché de manière disproportionnée la flotte russe d’attaque au sol (23 Su-25SM/SM3 sur une flotte de 110 et 17 Su-34 sur une flotte de 130). 2°) L’armée de l’air russe est sans réponse face à la DCA ukrainienne. C’est à nuancer. Déjà, durant la première semaine de la guerre, les Russes ont réussi à neutraliser la DCA ukrainienne: que ce soit en utilisant des moyens de brouillage ou des leurres (notamment dans le nord dans les secteurs d’Hostomel / Irpin ou de Tchernihiv) ou en détruisant carrément des radars d’alertes ou des sites de lancement de missiles (notamment dans le sud vers Kherson et Zaporojié). Les Russes ont également mené de nombreuses attaques SEAD à proximité des couloirs d’attaques héliportées, même si elles ont surtout eu du succès contre des systèmes anciens. Il n’en reste pas moins qu’au début du conflit, les Ukrainiens ne pouvaient compter que sur leur aviation de chasse pour protéger leurs cieux. Ensuite, les Ukrainiens ont réussi à se réorganiser, à se défaire du brouillage russe (qui a d’ailleurs dû baisser en intensité car il brouillait également les transmissions amies) et leur DCA a finir par représenter une vraie menace pour l’aviation russe. En mars, les Russes ont alors lancé d’autres attaques où ils utilisaient leurs CAP de Su-30SM et Su-35S pour inciter les radars ukrainiens à se dévoiler et ensuite les attaquer à coup de missiles ARM pour les Flanker (avec un certain succès) ou en envoyant des Suckhoi-25 armés de roquettes non-guidées (sans réussite). Lors de leur offensive d’été dans le Donbass, les Russes ont ensuite entrepris une campagne contre la DCA ukrainienne qui a remporté un certain succès en utilisant leurs drones comme leurres pour, de même, inciter la DCA ukrainienne présente à proximité de la ligne de front à allumer ses radars. Les dispositifs ukrainiennes étant alors détruit par l’artillerie ou les frappes de missiles. En réponse, les Ukrainiens ont été forcés de reculer leurs batteries de SAM courte (SA-8 OSA) et moyenne portée (SA-11 Buk) bien à l’arrière du front, ce qui a offert aux Russes une liberté d’action bien plus grande au-dessus de la ligne de contact. À noter enfin que la suite défensive des Su-25 modernisés s’est montrée très efficace contre les Manpads, ne déclarant forfait que quand la zone était saturée de missiles. Enfin, grâce à la portée des missiles R-37M, les chasseurs russes sont aujourd’hui capables d’engager leurs homologues ukrainiens alors qu’ils sont largement hors de portée de la DCA ennemie. Il ne faudrait pas néanmoins, à l’inverse, minimiser l’impact de la DCA ukrainienne. Elle a réussi à imposer aux avions d’attaque russe de quitter l’altitude pour mener des attaques au ras du sol, ce qui, du fait du manque d’entrainement des pilotes russes, des déficit technologiques des avions russes (pas de PDL ou de BGL par exemple) a réduit significativement leur efficacité, en particulier contre des cibles durcies et de petite tailles comme le sont les positions de campagne, tout en permettant aux manpads de les prendre à partie. C’est un impact dont il est difficile de surestimer la magnitude. 3°) La DCA russe en sert à rien Oui, au début du conflit. Les Tor et les Buk ont été envoyés en Ukraine sans que les réseaux transmissions aient été organisés, le chaos au sol les a souvent séparés des formations qu’ils devaient protéger et les règles d’engagement étaient très restrictives : « Tout ce qui vole est présumé russe. » Au final, les avions ukrainiens n’ont pas eu à se préoccuper de la DCA au début du conflit. Comme les Ukrainiens, les Russes ont fini par se réorganiser et les S-400 basés en Crimée et en Biélorussie ont forcé les avions Ukrainiens à voler au ras du sol pour leur échapper (même si cela n’est pas toujours suffisant pour échapper à un S-400 ou S-300 moderne guidé par un radar de dernière génération, cf. le post de Pic cité au début). L’arrivée des missiles HARM américains sur les avions ukrainiens à néanmoins eu un impact négatif sur l’efficacité de la DCA russe et a permis aux Ukrainiens de retrouver de la liberté d’action sur le front. Mon post est déjà suffisamment long donc je vais m’arrêter là mais l’article parle également des nombreuses faiblesses de l’armée de l’air russe dans tous les domaines; que nous ne saurions sous-estimer tant elles sont profondes. Mais, il est intéressant de voir que la petite musique d’une armée de l’air russe regardant les bras ballants les rampants mourir dans les tranchées ne correspond en fait que peu à la réalité. L'auteur du rapport reconnaissant d'ailleurs très honnêtement y avoir lui-même succombé un temps, comme on peut le voir dans ses autres écrits.
    20 points
  8. Autant militairement je trouve déplacé de les traiter de débiles, mais il n'y a pas de relativisme à avoir sur les crimes. L'armée russe commet des crimes de guerre, bien documentés et massifs. Elle torture, exécute sans procès des civils, des POW, rase des infrastructures civiles (parfois sans le motif légitime de leur utilité militaire, genre le mall de Dnipro), vole, pille, viole, empêche les secours humanitaires d'accéder aux POW ou de secourir les civils, détruit l'infrastructure civile délibérément (Cherson) ce qui est aussi un crime de guerre, déporte des populations, enlève des enfants (voir l'enquête du NYT). Et cette méthode si elle n'est pas théorisée et admise officiellement, n'est pas sanctionnée par l'autorité militaire et civile (contrairement aux Ukr qui enquêtent sur leurs crimes, donnent des consignes officielles et tiennent leurs troupes, les crimes existent mais ils sont exceptions plus que principes) malgré les appels des organisations internationales dont la Russie est membre à respecter le droit humanitaire, j'en déduis qu'elle fait partie à part entière des méthodes militaires des russes comme principe de guerre, même par défaut. Par ailleurs ils bombardent systématiquement les agglomérations qu'ils ont dû évacuer (vérifiable dans l'historique de liveuamap, regarde les suites de Izium et Lyman) d'où ma remarque. Je ne pense pas que les russes soient des monstres, mais je n'ai aucun doute sur le fait que leurs méthodes relèvent de celle de criminels, ne serait ce que par l'absence quasi total d'effort déployés par leurs autorités pour tenir leurs troupes (et elles n'ont pas l'excuse de commander une bande de milicien en guenille qui crève de faim dans un coin de l'Afrique). Je ne vois pas pourquoi Cherson ne serait pas une cible. Les Ukr vont forcément s'en servir pour la suite de la campagne. Sinon pour faire suite à ce que j'esquissais en page précédente sur le problème de l'exploitation, j'ai l'impression que la profusion de mine, le pouvoir meurtrier de l'artillerie moderne, combiné à l'aversion aux pertes découragent quasi systématiquement les belligérants de poursuivre, peut être aussi la rareté des moyens offensifs qui font ça par rapport à l'abondance et à la simplicité plus aisé de la posture du défenseur. Même en l'absence de défense en profondeur (Izium, Lyman) les russes ont toujours réussis à se rétablir derrière une rivière ou par le cloisonnement du terrain. Par contre les Ukrainiens mènent systématiquement une sorte de "petite guerre" entre et à côté de la "bataille" en tant que telle, qui leur a permis de prendre pied à Kupiansk rive est ou au sud de Lyman après Izium, puis sur les approches de Svatove après Lyman. J'imagine qu'ils vont faire le même effort sur les îles du Dniepr afin d'essayer d'y faire peser au moins l'idée d'une menace et fixer des russes dans ce secteur en bout de chaîne logistique. EDIT : Les russes ont fait sauter une petite section pontée du barrage de Nova Khakovka, du côté ukrainien (rive droite).
    19 points
  9. Andrei Norkin, animateur d'émission TV en Russie, a tout compris. Il ne va pas donner son opinion sur la décision de retrait de Kherson, et il explique pourquoi Si je soutiens la décision (de retrait), alors j'appelle à violer l'intégrité territoriale de la Russie, et d'après l'article 280 alinéa 1 (...) c'est plusieurs années de prison. Mais si je m'oppose à la décision, alors je manque de respect à la direction des forces armées, et d'après le même article, mais alinéa 3, c'est aussi plusieurs années de prison. Je ne veux pas aller en prison, donc on va regarder le reportage, et ensuite je laisserai la parole aux experts Ni pour ni contre, bien au contraire ! C'est plus sûr...
    19 points
  10. Cela trahit plutôt le bras de fer entre la Luftwaffe, le Gouvernement et Airbus arbitré par les Américains: T0 Luftwaffe: j'ai besoin de 90 avions pour remplacer mes Tornados; Airbus T0+6 mois: j'ai ce qu'il vous faut avec cette toute nouvelle version de l'Eurofighter sur papier glacé qui fait Papa Maman; Luftwaffe: Nein Danke ! Gouvernement T0+18 mois: lançons un appel d'offre entre l'Eurofighter, le Rafale, le Gripen, le F18SH; Luftwaffe: Non entre l'Eurofighter, le F18SH, le F15 et le F35; Gouvernement: pas le F35 car ce serait franchir une ligne rouge pour la coopération avec les Français; Luftwaffe T0+24 mois: Au fait j'avais oublié, l'Otan nous demande que ce nouvel avion, à l'instar des Tornados, soit compatible avec leurs vieilles B61 à gravitation. Ca sera donc entre le F15 et le F35; Gouvernement T0+30 mois: Non. Demandons plutôt aux Américains de certifier la B61 sur l'Eurofighter et sur le F18SH; Américains T0+36 mois: Sur le F18SH pas de problème, mais sur l'Eurofighter ça vous coutera un bras et ça sera pas avant une dizaine d'années ; Gouvernement T0+42 mois: Zut il ne reste plus que le F18SH, Entamons les négociations avec Boeing; Américains T0+48 mois : Ah on est vraiment désolé mais la certification de la B61 sur F18SH n’est plus possible, mais pourquoi ne prendriez-vous pas plutôt des F35, il est déjà certifié B61 ? Luftwaffe : Youpee ! Mais faites vite car mes Tornados tombent en ruine. Au passage si vous pouviez rajouter cette liste exhaustive d’armements US pour que mes F35 puissent faire aussi de l’Interception, du CAS, du SEAD etc ce serait super… Gouvernement T0+54 mois: Tant pis pour les Franzosen, pour une première commande de 35 zincs ils ne vont pas nous faire ch… Hallo Herr Biden quel serait ton meilleur prix pour tes F35 ; Américain T0+60 mois: Voici le prix catalogue, mais faites vite car avec les nouvelles commandes de la Suisse, Finlande, Pologne, Corée, Japon, etc , et mes cadeaux à Israël ... je ne pourrais pas vous garantir d'être servi avant X années; Gouvernement T0+66 mois: C'est où qu'on signe? T0+72 mois Airbus : Et moi...
    18 points
  11. J'en ai déjà marre, j'aime pas venir taper la causette dans ce sujet. Mais bon, faut bien contrer le perfide corse et ses visées "MiGistiques" Plus sérieusement, quelques remarques par rapport aux derniers messages: 1/ Le gros des Su-25 est au standard Su-25SM(1) avec plus d'une centaine d'appareils traités. Pas difficile à savoir: le "numéro" de l'avion est peint dessus à proximité du cockpit sous le format: "Su-25SM-xxx", et il ne va de même pour les -SM3. Ah et pas de Maskirovka derrière, les numéros de suivis de modernisation correspondent à des numéros de Bort connus. Je vais peut-être finir par mettre mes listings perso en ligne ou les vendre (au-moins je ne me serais pas cassé le c*l dessus pour rien) 2/ Inutile de rêver au retour de Su-24M(R) ou autre antiquités du même genre (exception faite éventuellement des MiG-29SMT). Les VKS, à l'inverse des forces terrestres, ont subi des pertes importantes mais minimes (non je n'ai pas bu, je suis à l'eau plate et au café) une fois contextualisées. Explications par les chiffres: 17 Su-34 perdus depuis 02/2022... et déjà 8 Su-34NVO livrés depuis avec d'autres dans le pipe-line d'ici fin 2022/début 2023. Idem Su-30SM (les vols pré-livraisons sont en cours vu qu'on approche de la fin de l'année), etc... Bref, quel intérêt pour les VKS de remettre en service des appareils envoyés au tas alors que la capacité industrielle permet - en l'état actuel des choses - de tourner deux ans (temps nécessaire entre lancement de production et sortie d'usine) pour compenser l'attrition? Aucune. Par contre si cette attrition se maintient, ça va clairement devenir problématique (et Surovikin le sait TRES bien: ce qui est normal vu d'où il vient). Sachant que la principale pierre d'achoppement des russes réside dans la micro-électronique et qu'ils viennent de délier largement les cordons de la bourse pour augmenter (fortement) leurs capacités locales. Donc ça sent mauvais à moyen-terme mais il reste à voir quelle capacité industrielle, ils seront en mesure de développer... ou quelle magouille ils vont développer pour obtenir des circuits d'approvisionnements parallèles. Bref, je ne suis pas aussi catégorique que certains ici (et ailleurs) sur le fait que "c'est mort" pour l'industrie russe; même si ça pue, j'en conviens parfaitement. Dans le même registre, quand je lis des "60 avions perdus par la PSU" sur un parc d'une centaine d'appareils exploitables pré-02/2024: ben disons que la contextualisation des chiffres pique un peu (beaucoup). 3/ Après que l'armée russe (dans son ensemble) ait besoin de se réformer, c'est une évidence. Surtout au niveau des moyens humains (au sens large): par contre, il serait très dangereux de les considérer comme étant complètement à poils... les forces terrestres ont pris cher (très!) mais globalement le potentiel offensif de la Marine, des Forces aériennes ainsi que des RVSN sont intacts et l'industrie russe dispose encore (pour combien de temps?) de la capacité à reconstituer une partie de ses forces terrestres. Je sais que ce genre de discours ne plaît pas aux optimistes béats, mais ce n'est pas en gu*ulant partout "Слава Україні" tout en affichant le drapeau ukrainien à toutes les sauces qu'on fait progresser la réflexion (entendu par là, l'analyse des forces et capacités en présence). N'en déplaise à certains (oui et désolé de ne pas faire dans le "politiquement correct").
    18 points
  12. 17 points
  13. 17 points
  14. Rien de confirmé pour l'instant, on attend que la poussière retombe. N'ALLEZ PAS DÉVALISER LES STOCKS DE PQ AU LIDL !
    17 points
  15. Un président démocratiquement élu qui a mené une politique contraire à ses promesses électorales (celles de se rapprocher de l'Europe) en cédant à la pression russe et qui aujourd'hui, est un collaborateur au service de l'état qui envahit et annexe des territoires de son propre pays, auquel il avait prêté serment en tant que président. Les ukrainiens de Maidan se sont débarrassés d'un traître et ont maintenu la démocratie et pour preuve, une alternance au pouvoir a eu lieu en Ukraine et jusqu'à l'invasion russe de 2022, un parti politique dirigé par un proche de Poutine (qui s'est avéré être lui aussi un collaborateur) pouvait se présenter aux élections, avoir des médias de masse pour propager des fake news justifiant l'invasion de l'Ukraine (les fameux biolabs) et siéger au parlement. Pour des putschistes sanguinaires, je trouve que les pro maidan ont été globalement plus tolérants vis à vis de leurs adversaires politiques que n'importe quels révolutionnaires, spécialement les révolutionnaires français ou russes. Côté antimaidan, les ukrainiens et les russes qui ont pris le pouvoir en son nom ont établi des régime proches de celui de la Transnistrie, des oligarchies fermées et autoritaires avec une idéologie de façade nationale-bolchévique. Le rapprochement puis l'adhésion à l'Union Européenne ont eu des effets politiques et économiques positifs sur la Pologne, la Roumanie, la Bulgarie ou les pays baltes, il n'y a pas de raison de croire que l'Ukraine soit différente à moins d'essentialiser les ukrainiens. Et comme dit dans un précédent messages, c'est entre autres pour lutter contre la corruption dans leur pays que des ukrainiens veulent se rapprocher de l'Europe. Parce que l'oligarchie corrompue russe ne peut pas leur offrir ce qu'elle même ne possède pas.
    16 points
  16. Difficile de faire Stalingrad l'armée supposée défendre s'en va. Notons le caractère évolutif de l'opinion locale, qui avait voté comme un seul homme en faveur de l'annexion il y a une quarantaine de jours. Comme quoi, on peut toujours changer d'avis !
    16 points
  17. Tu fais les tirages de carte et tu prédis les résultats du loto aussi ? Non car, comme le souligne ton propre message posté juste en dessous, l'adhésion à l'UE implique mécaniquement des procédures de contrôle strictes en matière de corruption. Donc, tu en viens à critiquer une révolution dont l'objet était justement de se rapprocher de l'UE, avec la perspective d'une baisse sensible de la corruption, pour préférer un rapprochement vers un état authentiquement mafieux (et qui ne s'en cache absolument pas) comme la Russie. Si la question de la corruption en Ukraine te préoccupe vraiment, alors tu devrais ardemment soutenir l'adhésion de l'Ukraine à l'UE, qui est de loin la meilleure chance pour les ukrainiens de débarrasser leur pays de la corruption, plutôt que de t'évertuer à trouver toutes les bonnes raisons possibles et imaginables de laisser l'Ukraine se faire asservir par ce qui se fait de pire en terme d'état de droit et de corruption (la Russie).
    15 points
  18. Je me permets ce petit rappel pour les personnes évaluant mal l'effet de l'exposition permanente au froid et à l'humidité perçante/glaçante, c'est à dire vivre là-dedans (et dormir), sans possibilité de s'abriter couramment dans un endroit chauffé où sécher ses habits/se réchauffer/dormir au chaud. D'expérience*, le retentissement physique ne se limite pas qu'aux problèmes de pieds, aussi de mains et de visage, avec les probables complications médicales associées : crevasses, engelures, mycoses, rhumatismes, troubles articulaires, etc..., sans parler pour les pieds et mains, des entorses, luxations, fractures.. sur sol glissant. - Ces conditions impactent l'appareil digestif sans qu'il y ait même d'infection. On part selon les moments en diarrhée (perte massive des sels minéraux) ou en constipation, par déshydratation (le froid est très asséchant). On est ou à plat et alité ou plié de douleur, toute chose impactante pour l'activité. On voit ainsi un soldat ukrainien alité sous une toile en bâche plastique, repos, coup de fatigue ou trouble physique ? Pour contenir la perte de sels minéraux avant qu'on se ne délabre trop et s'hydrater, la soupe déshydratée bourrée de sel passée à l'eau bouillante est très efficace (apport eau+sel+ chaleur : soupe Knor, retex issue de 14-18 et démocratisée en 39-40). - Ces conditions attaquent aussi l'appareil respiratoire, avec une arrivée massive de toutes les infections respiratoires possibles (Retex de 14-18 pour l'armée française par exemple, une modification de l'uniforme avait permis, de mémoire, de baisser le taux de tuberculose de 25%). Par temps de COVID, le résultat ne doit pas être fameux et on entend la toux permanente des soldats ukrainiens dans les vidéos. -Autre remarque, ces conditions attaquent le cerveau par hypoglycémie (absence de ravitaillement, mauvaise évaluation par la personne de son état, absence d'habitude à ce type de condition, etc..), avec une baisse de lucidité pour les personnels nouvellement arrivées parfois effrayante : endormissement sur place, troubles sensoriels, perte d'analyse complète avec des comportements aberrants. Ces troubles baissent par aguerrissement, mais l'absence d'activité physique (surveillance d'un point du front, etc..) est toujours susceptible d'en entraîner le retour. Ne jamais s'étonner de voir par grand froid et/ou pluie battante des personnes à la masse, incohérentes, délirantes, etc..., et encore moins sur un champ de bataille. - Dernier point, le personnes luttent contre ces conditions de diverses manières, soit en s'abritant (réflexe de fuite : se planquer dans les abris, à l'arrière, ... ) ou en s'alimentant des manières les plus diverses, qui souvent débordent sur l'alcool et évidemment l'alcoolisme. Je passe évidemment sur le stress et les conditions hygiéniques déplorables. Espérons que les ukrainiens aient une bonne couverture vaccinale contre la diphtérie (grand classique de 1939-1945), n'oublions pas la gale, les puces, poux, etc... *Et pour ma part, ce n'est qu'aux horaires de travail par hiver(s) entier(s), mais ça va encore, je dispose d'un abri chauffé et je ne prends pas d'obus sur la tête. L'effet sur le personnel encadré dans le taux d'arrêt de travail/efficacité au travail est toujours palpable.
    15 points
  19. Offensive ukr imminente sur tout le front sud !! Le grand stratège en personne est venu donner ses dernières directives avant l'assaut...
    15 points
  20. J'ai une lecture très différente des déclarations polonaises : en fait, de la Pologne aux USA et à la France, tout le monde dit que c'est - au moins très probablement - un missile conçu en Russie, mais surtout personne n'affirme qu'il a été tiré par les russes et tout le monde veut une enquête. Bref : à ce stade, les alliés de l'OTAN agissent de manière responsable même si la Pologne est évidemment plus émue. RFI : Le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, a très rapidement réuni un conseil de sécurité d'urgence, même s'il n'a pas évoqué directement l'incident de Przewodów à une cinquantaine de kilomètres de la frontière ukrainienne. Après cette réunion, le Premier ministre polonais n’a dressé aucune conclusion sur l’origine des frappes. Le gouvernement polonais préfère envoyer une équipe d’enquêteurs sur place avant de prendre une quelconque décision. Dans la nuit, le ministère polonais des Affaires étrangères a confirmé qu'un « projectile de fabrication russe » a atteint le territoire de ce pays de l'Otan, tuant deux personnes. Selon un communiqué de Lukasz Jasina, le porte-parole du ministère, l'ambassadeur russe a été convoqué pour « des explications détaillées ». Toutefois, le président polonais Duda affirme qu'il n'y a pas de preuve univoque sur qui a lancé le missile. « Une enquête est en cours », a ajouté le chef de l'État aux journalistes à Varsovie. Le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a lancé dans la nuit un appel au calme : « J'appelle tous les Polonais à garder le calme face à cette tragédie. Soyons prévenants. Ne nous laissons pas manipuler. Nous devons faire preuve de retenue et de prudence ». Il a aussi annoncé que la Pologne a décidé de renforcer la surveillance de son espace aérien. On a parfois suffisamment râlé contre la Pologne suite à certaines déclarations incendiaires : saluons les réactions raisonnables.
    15 points
  21. Aprèe l'excellent post de @funcky billy II J'ai décidé de traduire le document Résumé Au cours des premiers jours de l'invasion, les forces aérospatiales russes (VKS) ont mené des opérations de frappe à l'aide d'aéronefs à voilure fixe beaucoup plus importantes que ce qui a été documenté précédemment, tandis que les capacités ukrainiennes de défense aérienne au sol (GBAD) ont été supprimées par les attaques initiales. Au cours de cette période, les avions de chasse ukrainiens ont infligé quelques pertes aux appareils du VKS, mais ont également subi de lourdes pertes en raison de leur infériorité technologique totale et de leur nombre nettement inférieur. Les chasseurs russes sont restés très efficaces et mortels contre les avions ukrainiens près des lignes de front tout au long de la guerre, notamment le Su-35S équipé du missile à longue portée R-77-1 et, ces derniers mois, le Mig-31BM équipé du missile à très longue portée R-37. Depuis début mars, le VKS a perdu la capacité d'opérer dans l'espace aérien contrôlé par l'Ukraine, sauf à très basse altitude, en raison de son incapacité à supprimer ou à détruire de manière fiable les systèmes de missiles sol-air (SAM) ukrainiens de plus en plus efficaces, bien dispersés et mobiles. Le GBAD russe est également très efficace depuis mars, en particulier le système SAM S-400 à longue portée soutenu par le système radar de surveillance à longue portée 48Ya6 "Podlet-K1". Grâce aux nombreux systèmes portatifs de défense aérienne (MANPADS) fournis aux troupes ukrainiennes et, plus tard, aux équipes mobiles de défense aérienne, les sorties russes de pénétration à basse altitude par avion et par hélicoptère au-delà des lignes de front se sont révélées d'un coût prohibitif en mars et ont cessé en avril 2022. Tout au long de la guerre, la plupart des frappes aériennes russes ont été effectuées contre des cibles pré-désignées avec des bombes et des roquettes non guidées. La flotte de Su-34 a également régulièrement tiré des missiles à distance de sécurité tels que le Kh-29 et le Kh-59 contre des cibles fixes, et les chasseurs Su-30SM et Su-35S ont régulièrement tiré des missiles anti-radiation Kh-31P et Kh-58 pour supprimer et cibler les radars SAM ukrainiens. En l'absence de supériorité aérienne, les tentatives d'attaque aérienne stratégique de la Russie se sont limitées à des barrages de missiles de croisière et balistiques coûteux, à une échelle beaucoup plus limitée. Ceux-ci n'ont pas réussi à causer des dommages stratégiquement décisifs au cours des sept premiers mois de l'invasion. Cependant, la dernière itération est un bombardement plus ciblé et durable du réseau électrique ukrainien, mêlant des centaines de munitions de rôdeurs Shahed-136 bon marché fournies par l'Iran contre des sous-stations, à une utilisation continue de missiles de croisière et balistiques contre des cibles plus importantes. L'Occident doit éviter toute complaisance quant à la nécessité de renforcer d'urgence la capacité de défense aérienne de l'Ukraine. C'est uniquement parce qu'elle n'a pas réussi à détruire les systèmes SAM mobiles de l'Ukraine que la Russie reste incapable d'utiliser efficacement la puissance de feu aérienne potentiellement lourde et efficace de ses flottes de bombardiers à voilure fixe et de chasseurs multirôles pour bombarder les cibles stratégiques et les positions de la ligne de front ukrainiennes à moyenne altitude, comme elle l'a fait en Syrie. Il s'ensuit que si les SAM ukrainiens ne sont pas réapprovisionnés en munitions, et finalement augmentés et remplacés par des équivalents occidentaux au fil du temps, le VKS retrouvera la capacité de constituer une menace majeure. À court terme, l'Ukraine a également besoin d'un grand nombre de MANPADS supplémentaires et de canons antiaériens guidés par radar, tels que le Gepard, pour maintenir et accroître sa capacité à intercepter les Shahed-136 et protéger ses infrastructures électriques restantes et les réparations des installations endommagées. À moyen terme, l'Ukraine a besoin de moyens rentables pour se défendre contre les Shahed-136. L'une des options pourrait être un radar compact et/ou des systèmes de visée et de télémétrie laser pour permettre aux nombreux canons antiaériens existants d'être beaucoup plus précis et efficaces contre eux. La force de combat de l'armée de l'air ukrainienne a besoin de chasseurs et de missiles occidentaux modernes pour contrer durablement le VKS. Les pilotes russes ont été prudents tout au long de la guerre, de sorte que même un petit nombre de chasseurs occidentaux pourrait avoir un effet dissuasif majeur. Tout chasseur occidental fourni à court et moyen terme doit être capable de mener des opérations dispersées en utilisant des équipements de maintenance mobiles et de petites équipes de soutien, et de voler à partir de pistes relativement sommaires, afin d'éviter d'être neutralisé par des frappes de missiles à longue portée russes.
    15 points
  22. La Russie est le plus grand pays du monde, avec des ressources naturelles gigantesques et quelques pôles d'excellences. Si les dirigeants russes avaient passé un peu plus de temps à rendre leur économie fonctionnelle et utilisé leur argent pour investir dans l'éducation et dans les infrastructures du pays, ça pourrait être une puissance globale tout à fait crédible, avec une géographie lui permettant de discuter avec tout le monde et d'avoir un vrai poids international. L'idée d'un choix binaire qui se serait offert à la Russie entre "envahir l'Ukraine" et "devenir une colonie américaine" est parfaitement ridicule et démontre une vision à la fois extrêmement pauvre et paranoïaque de ce qu'est être une "puissance". La force de l'OTAN, c'est justement d'avoir une force de frappe qui dissuade sans avoir à faire couler le sang. Ca a marché pendant 45 ans face à un adversaire autrement plus dangereux que la Russie actuelle. Après, libre à toi de considérer l'Ukraine comme un espèce de pays de semi-sauvages, impropre à la souveraineté et dont la vocation métaphysique est d'être une colonie russe peut importe ce qu'en pensent ses habitants.
    14 points
  23. Enfin quelqu'un qui a le courage de poser les bonnes questions !! L'Ukraine est-elle vraiment agressée ? Zelensky est-il un gros menteur ? Chégolène donne un coup de pied dans la fourmilière
    14 points
  24. L'expression "comme un seul homme" est bien choisi vu le nombre de votants.
    14 points
  25. Où sont les têtes nucléaires américaines en ex-Allemagne de l'Est ? En Hongrie, en Pologne, en Tchéquie ? En Bulgarie, Estonie, Lettonie, Lituanie, Slovaquie, Slovénie ? En Albanie, en Croatie ? Au Monténégro ? En Macédoine du Nord ? Si aucun de ces pays ou territoires n'a d'armes nucléaires, pourquoi penser que l'Ukraine aurait été "sur le point" d'en avoir ? Ça ne tient pas debout. Jour 1. Les troupes russes envahissent le village ukrainien de Trucmachiniivka. Dans la foulée, ils repeignent le signe à l'entrée de la ville en blanc/bleu/rouge. Jour 2. La rue principale est renommé "Rue de Lénine" ou "Rue de Staline". Les librairies, les bibliothèques et les écoles sont fouillées pour en retirer tout ouvrage perçu comme non-russe, c'st à dire en langue ukrainienne. Jour 3. Les prisons clandestines où sont torturés toutes les personnes soupçonnés de ne pas suffisamment déborder de joie à l'idée d'être russes sont inaugurées. Jour 4. Des grands panneaux annonçant "la Russie est là pour toujours" sont placardés partout. Jour 5. La Russie répète qu'il n'y a aucune intention d'occuper le territoire ukrainien. Tout en rappelant que la notion de "territoire ukrainien" n'existe pas, vu que les Ukrainiens sont des Russes qui s'ignorent, il s'agit simplement de libérer le territoire russe après tout... Jour 240. La veille de la reprise de Trucmachiniivka par les forces ukrainiennes, la Russie organise un référendum où 99,75% des soldats russes votent pour l'annexion immédiate par la Russie. Pendant ce temps, ailleurs, certains disputent l'idée que Poutine voudrait conquérir l'Ukraine.
    13 points
  26. La commission des finances du Sénat a déposé un amendement au projet de loi de finance 2023 pour prévoir une enveloppe de 10 millions d'euros afin de lancer une étude de faisabilité d'un SCAF franco-français. L'article d'Opex360 sur le sujet : http://www.opex360.com/2022/11/26/au-senat-un-amendement-au-projet-de-budget-2023-envisage-une-alternative-francaise-au-scaf/
    13 points
  27. Un article très intéressant qui regorge de révélations, à la ma connaissance et d'informations inédites. - Les Chinois pensaient que le conflit se serait limité au Donbass et on été très inquiet de la rhétorique nucléaire Russe dans les jours ayant suivi le 24 février. - Le traité conclus à l'occasion de "l'amitié éternelle" entre la Chine et la Russie, comportait "sans surprise" (une habitude typiquement Slave, depuis Molotov-Ribbentrop on dirait) une annexe cachée, qui prévoyait un équivalent article 5 OTAN entre la Chine et la Russie. Dans sa grande prudence, la Chine a insisté pour rajouter une clause spéciale d'interprétation du déclenchement de l'assistance mutuelle, notamment en présence de "conditions spéciales" (dont l'annexion récente de territoires pourrait de facto exclure l'application de cette clause de défense mutuelle). - Lavrov pas au courant de l'échelle de l'invasion envisagée, jusqu'au 21 février - Vous vous souvenez de l'annonce Polonaise de fourniture d'une trentaine de MIG-brouette-29 ? Le revirement des US à cette initiative s'explique par une initiative Chinoise et un (rare) accord US-Chine (beaucoup plus de détails dans l'article): "Vous retenez les Polonais de livrer les MIG, et on s'assure de notre coté que l'armée Russe n'emploiera pas l'armée nucléaire". Les Américains et les Chinois s'accordaient pour penser que si les enjeux opérationnels des 30 brouettes-29 étaient minimes et peu susceptibles de changer la donne sur le terrain, les deux puissances redoutaient les effets symboliques, politiques et stratégiques d'une telle initiative (livraison d'avions de chasse par une puissance OTAN) aussi tôt dans le conflit. La Chine a insisté par une diplomatie de généraux à généraux pour que la Russe s'en tienne à sa doctrine nucléaire Historique, de défense en cas d'attaque sur son sol (pas d'annexion à l'époque). - Egalement un passage (qui m'a fait un peu grincer des dents) sur les contacts Chinois avec les Européens, par l'entremise d'anciens responsables politiques ("confidential back-channel initiative involving former European leaders and senior officials, and ultimately endorsed by the Chinese"). Ca pue le trafic d'influence / corruption à plein nez. - l'article explique qu'il y a une espèce de symétrie entre l'attitude prudente des US sur la fourniture d'armes de nature stratégiques (j'imagine, tout ce qui va concerner MBT modernes, avions de chasse, roquettes / missiles longue portée...) et l'attitude Chinoise, qui s'est bornée à une soutien poli et diplomatique, sans équivalence en matière de soutien matériel et en usant de son influence pour dissuader VVP de l'emploi de l'arme nucléaire. Cet accord tacite serait toujours de facto valide et appliqué. - Les déclarations publiques de Xi et Modi au sommet de Shanghai, face à VVP, sont la traduction concrète de cet accord avec les USA (comme quoi, ces déclarations toujours très feutré à l'issue de ces sommets internationaux ne sont jamais un hasard, ni des paroles en l'air). https://www.spectator.co.uk/article/the-red-line-biden-and-xis-secret-ukraine-talks-revealed/ (accès libre) Désolé pour les fautes, je suis allé un peu vite et je ne peux plus éditer le post maintenant qu'il est fusionné et a dépassé la taille critique...
    13 points
  28. Perso, je ne tire aucune conclusion pas plus que je n'interprète: sur base des images disponibles, que voit-on? 1/ Un "gros trou" 2/ Dans une ferme 3/ En Pologne 4/ Il y a deux morts (on ne le voit pas mais c'est confirmé) Après, on peut supposer que: 5/ La cause est probablement la chute d'un missile (interception? Défaillance? Autre?) 6/ Ce(s) missile(s) est/sont de facture soviéto-russe 7/ Ce(s) missile(s) est/sont (ou pas) russe(s) 8/ Ce(s) missile(s) est/sont (ou pas) ukrainien(s) Le reste? Pour le moment c'est de la littérature. Après, les images disponibles (donc à contextualiser) montrent des éléments qui tendent à indiquer qu'il s'agit d'un/des missile(s) 55V5K (donc charge offensive de 130 Kg). Je sais que j'ai l'air pèle-cou*lle mais il est bon d'en rester à ce que l'on sait et de rester prudent dans les déclarations... les conséquences potentielles des points ci-dessous non-vérifiés pouvant être destructrices pour beaucoup de monde.
    13 points
  29. Bon, je me dévoue. Daesh c'est : - la destruction systématique d'un peuple et l'essai de destructions d'autres (non seulement via le massacre mais aussi la destruction patrimoniale et culturelle ) - l'esclavage sexuel systématique des femmes (au dessus de 13 ans) non sunnites - leur tabassage si elles tombent enceinte (pour les avorter) - l'avortement post natal ou la réduction en esclavage pour les survivants - l.enlevement et la conversion systématique des petits garçons non sunnites pour en faire des enfants soldats - le massacre systématique des hommes - la vente /revente généralisée des sus citées femmes réduites en esclavage - la négation du droit a exister de tout autre peuple que l'oumma (et encore l'oumma a leur sens a eux) Mais c'est aussi : - la négation du droit des femmes en tant qu'individu autonome - la négation de la liberté de culte Historiquement les seuls qui sont comparables a Daesh c'est les Oustachis, et j'avoue que je n'ai jamais pris la peine de réfléchir à qui était pire que l'autre Les gars de Wagner de mon côté ils me font penser à plus d'un titre aux Grandes Compagnies ou aux Freikorps. Le seul point qui relie Wagner et Daesh c'est que pour la santé de l'humanité il faut les retirer de la surface de la terre. Mais évitons de banaliser Daesh. On le doit au moins aux martyr du Mont Sinjar. Et quand je vois la presse Française subventionnée qui prends la défense des résidents volontaires d'Idleb face a l'armée Syrienne (certes pas composée de poètes) je vous l'avoue, ça me fait mal.
    13 points
  30. SOUS-MARINS À PROPULSION NUCLÉAIRE - RAMENER LES FRANÇAIS Lorsque la création de l'AUKUS a été annoncée il y a un peu plus d'un an, le 15 septembre 2021, on nous a dit que le chemin vers l'acquisition d'un sous-marin à propulsion nucléaire serait conceptuellement simple. Plus important encore, il a été décidé très tôt, "en principe", qu'il ne s'agirait pas d'une conception sur mesure, mais plutôt d'un choix simple entre la classe Virginia américaine et les SSN Astute plus petits du Royaume-Uni. Comme de nombreuses personnes l'ont écrit, mais que le groupe de travail australien sur les sous-marins nucléaires n'a pas reconnu - du moins pas publiquement - il est probable que ce ne sera ni l'un ni l'autre. Le seul qui peut être définitivement exclu est l'Astute. Comme les Britanniques eux-mêmes l'ont déclaré, après la livraison du septième et dernier navire - à une date qui reste à déterminer - c'est fini. Plus de classe Astute, d'autant plus que leur réacteur PWR2 a été retiré de la production il y a plus de dix ans, en partie à cause de problèmes de sécurité liés à sa conception. La situation de la ligne de production de la classe Virginia de l'USN est un peu plus claire, mais cela n'aide pas nécessairement l'Australie. Le programme officiel prévoit la construction de 66 de ces navires, mais le nombre réel sera probablement inférieur à ce chiffre, car l'USN passera au SSN(X), qui n'a pas encore été nommé, dans les années 2030. En raison de la complexité de l'introduction d'un sous-marin en service, même si la construction de la nouvelle classe commence en 2035, il est peu probable qu'elle entre en service avant le début des années 2040. À ce jour, 22 Virginias, qui nécessitent un équipage de 132 officiers et marins, ont été livrés par deux chantiers navals - Electric Boat (EB) dans le Connecticut et Huntington Ingalls (HI) en Virginie. Le premier de la classe, l'USS Virginia, a été construit par le chantier principal EB et lancé en août 2003. Depuis lors, la production a été échelonnée, les sous-marins étant livrés au rythme d'un ou deux par an. La conception a été progressivement mise à jour et la configuration actuelle est la variante Block V, dont le premier exemplaire est encore en construction. Le système industriel américain semble chargé à bloc et on ne voit pas du tout comment on pourrait trouver la capacité de construire des sous-marins supplémentaires de classe Virginia pour l'Australie - sans parler du transfert de la technologie et de la supervision nécessaire à leur construction à Osborn, à Adélaïde. Pour des choses complexes comme les sous-marins, les articles à long délai de livraison - par exemple les réacteurs nucléaires - sont souvent commandés une décennie à l'avance. Il convient de rappeler que la taille de la base industrielle américaine a diminué depuis 1990, lorsqu'elle représentait environ 35 % de l'économie, pour s'établir aujourd'hui à environ 11 %. Cela peut sembler alarmant, mais cela fait partie de ce qui semble être une progression naturelle de l'agriculture et des matières premières à l'industrialisation, puis aux économies avancées basées sur les services. L'Australie semble avoir entièrement sauté la phase d'industrialisation. La gestion des risques peut être délicate car, pendant ce long intervalle, la technologie progresse et personne ne veut prendre livraison d'un produit déjà obsolète - en particulier un produit destiné aux militaires de première ligne. Cela signifie que le produit final peut être différent de celui qui a été commandé à l'origine et que la gestion de ce processus est une compétence exigeante et rare qui ne peut être facilement reproduite. Dans cette optique, il a parfois été suggéré que l'Australie pourrait financer - en tout ou en partie - l'ouverture d'une troisième chaîne de production de sous-marins quelque part aux États-Unis. Le dernier rapport sur cette idée a été publié dans le Wall Street Journal le 23 septembre, avec un article bien documenté de Michael R Gordon, qui affirme que l'administration Biden étudie activement cette idée. Les responsables ont apparemment averti que la voie à suivre n'est pas simple car elle coûterait des milliards de dollars supplémentaires - et l'Australie devrait y contribuer. Le professeur Alan Kuperman, d'Austin, au Texas, est un observateur attentif du processus AUKUS - et un critique de celui-ci, principalement pour des raisons de non-prolifération nucléaire. Visiteur régulier de l'Australie et expert en matière de propulsion nucléaire, nous lui avons demandé de réagir à l'article du WSJ : "Cela signifie que les contribuables australiens paieraient des dizaines de milliards de dollars australiens pour développer les chantiers navals américains, avec des travailleurs américains, pour construire des sous-marins américains, avec un personnel composé en grande partie de marins américains. Je suis sûr que mes compatriotes américains apprécieront cette aide étrangère ! "Richard Marles et Anthony Albanese pourraient essayer de convaincre les électeurs australiens en promettant que les sous-marins suivants seraient fabriqués en Australie, mais après avoir dépensé des milliards pour développer les chantiers navals américains, la probabilité que cela se produise est quasi nulle. "En outre, en achetant la classe actuelle de sous-marins nucléaires américains, l'Australie créerait un terrible précédent en important du combustible naval à base d'uranium de qualité militaire, établissant ainsi un précédent que l'Iran et d'autres pays citeraient pour produire leur propre uranium de qualité militaire pour le "combustible naval". "Le plan final de l'AUKUS n'est pas prévu avant mars 2023, il est donc encore temps pour les citoyens australiens d'exiger mieux de leur gouvernement. Une alternative serait les sous-marins nucléaires français, qui pourraient être construits conjointement en Australie, sont suffisamment petits pour que leur personnel soit principalement composé de marins australiens plutôt que d'étrangers et sont alimentés par de l'uranium faiblement enrichi qui ne convient pas aux armes nucléaires - de sorte que l'Australie pourrait soutenir plutôt que saper le régime mondial de non-prolifération." Le problème auquel le professeur Kuperman fait référence est que la classe Virginia utilise de l'uranium 235 hautement enrichi de qualité militaire comme source d'énergie, qui est concentré à environ 95 % dans le sous-marin. Cet uranium peut être converti, avec une relative facilité, en ogives nucléaires. Les réacteurs navals français utilisent de l'uranium 238 de qualité commerciale qui devrait être enrichi pour fabriquer des armes - un processus très complexe, long et coûteux. L'achat d'un navire de classe Virginia directement à partir de la chaîne de production américaine - si une telle chose était possible - coûterait au moins 5 milliards de dollars, auxquels il faudrait ajouter tous les coûts de soutien australiens tels que les installations et la formation. Ces 5 milliards de dollars ne comprennent pas un certain nombre d'éléments tels que les armes, qui sont généralement achetées séparément. Si l'on met tout cela ensemble, les estimations du coût pour l'Australie de l'acquisition de huit d'entre eux dépassent largement les 100 milliards de dollars. Cela représente plus de deux fois le budget annuel actuel de la défense et dix fois les dépenses annuelles pour l'achat de nouveaux équipements. On ne sait pas comment l'Australie pourra se permettre cela - même si, heureusement, il faudra encore attendre une dizaine d'années avant d'atteindre de tels niveaux de dépenses. Malgré l'importance de cette somme, il n'y a pratiquement pas eu de débat public sur la justification stratégique de la décision de s'engager dans la voie de la propulsion nucléaire - on s'est contenté de dire qu'il s'agissait d'une capacité absolument vitale à acquérir pour la RAN. Cette décision semble à son tour fondée sur le postulat - que personne n'a remis en question - que l'Australie a intérêt à pouvoir mener des opérations sous-marines prolongées près des côtes chinoises dans les années 2040. Il n'est pas certain qu'il s'agisse d'un meilleur moyen de protéger l'Australie que d'autres acquisitions plus rapides et moins coûteuses, comme l'acquisition de bombardiers B-21 ou l'accélération de la production locale de missiles à longue portée. Dans les années 2040, un sous-marin avec équipage ne voudra probablement pas s'approcher de la mer de Chine méridionale, car les fonds marins seront alors recouverts d'une grande variété de capteurs. L'APL(N) disposera d'une flotte de grands systèmes autonomes de surface et sous-marins sans équipage pour chasser les sous-marins, qui existent déjà sous forme de prototypes. Même l'Australie commence à s'engager sur la voie des systèmes sans équipage - voir l'interview du fondateur d'Anduril, Palmer Luckey, dans cette édition pour avoir un aperçu de ce à quoi ressemblera la guerre sous-marine. Tout le monde se demande à quoi ressemblera un sous-marin australien à propulsion nucléaire. Le groupe de travail sur le nucléaire fera sans doute la lumière sur ce sujet lorsqu'il présentera son rapport, mais on ignore dans quelle mesure il sera rendu public. Il a été question d'un futur modèle hybride USN-RN-RAN, mais cela ressemble à un véritable cauchemar si l'on veut harmoniser les budgets et les exigences. Peut-être l'Australie participera-t-elle au programme SSN(X), mais avec des premières livraisons dans 45 ans. Le rôle éventuel du Royaume-Uni dans un tel arrangement n'est pas clair - ce qui semble aller à l'encontre de l'esprit de l'AUKUS. Une autre possibilité serait de faire comme le suggère le professeur Kuperman et de se réengager avec la France pour acquérir des sous-marins Barracuda à propulsion nucléaire. En attendant, l'Australie devra se contenter de sous-marins conventionnels pendant un certain temps - et la RAN résiste avec toute sa force d'obstruction à la nécessité d'une capacité provisoire entre la fin de vie du Collins et la livraison éventuelle d'un navire à propulsion nucléaire. Cela semble n'être rien de plus que la pire sorte d'inertie bureaucratique : après avoir transféré la responsabilité de l'avenir des sous-marins australiens à AUKUS, cela semble être la fin de la question. L'une des ironies de la situation actuelle est que presque tous les problèmes de capacité de guerre sous-marine de l'Australie pourraient être résolus en construisant une base de réapprovisionnement de sous-marins sur l'île Christmas. Cela permettrait aux sous-marins conventionnels à propulsion indépendante de l'air d'effectuer des patrouilles prolongées dans la mer de Chine méridionale, car cela réduirait considérablement les temps de transit vers les zones opérationnelles. L'île Christmas se trouve à 2 500 km au nord de Freemantle et un sous-marin qui y serait ravitaillé bénéficierait de 10 jours supplémentaires en station, ce qui annule en grande partie la justification d'un sous-marin nucléaire. Cependant, la RAN a une longue et inexplicable histoire de résistance aux changements des arrangements de base. Dans les années 1980, elle s'est battue bec et ongles pour résister au déplacement de la moitié de la flotte vers l'Australie occidentale, tout comme elle a résisté aux propositions antérieures de relocalisation à Jervis Bay. Beaucoup plus récemment, elle a réduit la conception de la base commune US-PNG sur l'île de Manus, de sorte qu'au lieu d'être un atout majeur pour les déploiements avancés, le quai a été réduit au point de ne pouvoir accueillir qu'un patrouilleur. Il est dommage que l'AUKUS ait été exclu de la révision stratégique de la défense, car il aurait besoin d'un examen plus approfondi. On a le sentiment désagréable - sans mauvais jeu de mots - qu'il faudra attendre des décennies avant de pouvoir remplacer efficacement la classe Collins, en raison d'un manque de clarté et de réalisme quant aux besoins de l'Australie et à ce que nous pouvons nous permettre.
    13 points
  31. Certains blogueurs russes commencent à se demander à la vue des images de liesse à Kherson si les référendums d'annexion n'étaient pas - légèrement - truqués. J'ignore si on doit être attendri ou terrifié par la candeur de la chose.
    13 points
  32. Je crois que la vidéo c'est juste une démonstration, par les russes... Il me semble qu'il n'y a pas d'UKR là-dedans
    13 points
  33. J'ai pris quelques renseignements sur TARAMMAA TARAMMAA doit aboutir à un démonstrateur en ligne directe du PEA CARAA qui a permis de dé-risquer les principes et les algorithmes d'un radar multivoie. Les potentialités du multivoie étant maintenant mieux appréciées (mettant semble-t-il cet enjeu au même niveau que la technologie GaN !!! ), il reste à valider les technologies pour que le nombre de voies supplémentaires envisagées dans la chaine de réception rentre dans le volume alloué. Le multivoie, c'est la formation de faisceau par le calcul, donc la désensibilisation de la réception radar dans la direction d'un brouilleur ou d'un écho fort venant du sol (pour rappel, les probables difficultés rencontrées par l'EF face aux sommets des Alpes). Plus prometteur encore, c'est le traitement spatio-temporel qui, sans changer le diagramme antenne, en plus des informations de fréquence Doppler, utilise les différences d'information entre les voies de réception pour améliorer la réjection des retours sols. On a entre autre les gains opérationnels suivants : La sensibilité en Air Air est améliorée surtout à faible altitude. C'est aussi appréciable aux altitudes supérieures dès que les retours sols sont importants selon la nature du sol, de la végétation etc.. Le gain en portée est direct. La détection et la localisation des cibles mobiles au sol à faible vitesse radiale sont améliorées. Le fameux GMTI ne détecte les mobiles que lorsque leur fréquence Doppler est assez distincte de celle des échos de sol recherchés. Un véhicule rapide qui se déplace plus ou moins perpendiculairement à la visée de l'antenne va avoir une vitesse radiale peu différente des retours sol et ne sera pas bien traité par un GMTI classique alors que TARAMMAA pourra le traiter. Les Britanniques et les Allemands aussi s'intéressent au fort potentiel du multivoie. Les ambitions entre chaque pays peuvent varier sur les fonctionnalités de base (antibrouillage, améliorations de cartographie etc.) et sur les performances selon le nombre de voies retenu (les ruptures technos pour compacter la chaine de réception sont directement liées au nombre de voies retenu). En fait Ils se sont trouvés en retard sur l'AESA classique par rapport à la France et ils cherchent à investir directement sur la configuration suivante multivoie. A noter que cette tendance semble en concurrence avec les solutions pour augmenter le champs de vision de l'antenne (repositionneur, ou antenne latérale), notamment à cause de la masse, pour un gain qui ne séduit plus autant (compensé par du fonctionnement en réseau ?).
    13 points
  34. Il y a seul avion de combat qui ait du sens pour l’Ukraine: le F16 - stock d’avions potentiellement dispo infini et en croissance - modernisation et armements diversifiés dispo en pagaille - la ligne de production du remplaçant tourne, - tous les pays qui ont en sont alliés des USA - excellente polyvalence, peut vraiment tout faire moyennant peu de modifications. - excellente capacité d’emport sur des missions courtes portées - simplicité de pilotage et de mise en œuvres - abondance de pilotes, mécano, instructeurs, centres de formation massifs aux US - aucun problème de pièces détachées - ne compromet aucune technologie sensible tout en faisant le poids avec un bon radar et du 120D - ne compromet pas le prestige occidental si quelque uns devaient se faire shooter. C’est l’ancienne génération après tout. What else???
    13 points
  35. Autre variante de la propagande: la fausse attaque terroriste, "au cas ou vous auriez pas compris qu'on se bat vraiment contre des méchants nazis" Et pour se détendre, notre propagandiste en chef à nous
    13 points
  36. Peux-tu expliquer cela plus précisément ? Je ne comprends pas. Je parle de l'épuration après 45 ans et des hauts postes. J'ai l'impression que tu as une mauvaise appréciation de ce qui se passe dans la société allemande. Tu dois tenir compte de deux choses : En Allemagne, l'élite politique est moins coupée de la population que dans de nombreux autres pays. Il n'y a pas ici d'universités d'élite ou de dynasties politiques. Bien sûr, les fonctionnaires politiques sont plutôt des enfants d'universitaires, mais dans l'ensemble, la politique représente assez bien la "volonté du peuple". De plus, je suis sûr que le nationalisme est plus présent dans les classes populaires. Les classes supérieures sont cosmopolites et pro-UE, comme dans la plupart des autres pays européens. Ce ressentiment anti-français, souvent supposé, n'existe tout simplement pas en Allemagne, c'est une projection. Je vais l'expliquer très simplement : Je suppose que la plupart des Français ont une opinion sur l'Allemagne, positive ou négative. Tout comme ils en ont une sur les Etats-Unis. En Allemagne, la plupart des gens n'ont pas d'opinion déterminée sur la France, pas plus que sur l'Italie ou l'Espagne. En revanche, beaucoup ont une opinion sur les Etats-Unis, il y a les transatlantiques et les américanophobes. C'est un véritable facteur politique. Si tu googles le mot "francophobes" en allemand, tu trouveras des entrées dans le dictionnaire pour éviter les fautes d'orthographe. Il n'y a pas d'entrées dans les journaux, pas de politiciens, rien. Il n'y a que 896 entrées sur Google. Il n'y a pas de facteur politique. Si tu googles "Antiamerikanismus", tu trouves 92000 entrées. Cela fait constamment partie de nombreux débats. La politique allemande fonctionne selon la devise : ce qui est bon pour l'Allemagne est bon pour l'Europe. C'est donc un motif d'intérêt personnel et parfois d'arrogance. MAIS : ce n'est pas un agenda d'affaiblissement ciblé de la France ou d'autres pays.
    12 points
  37. C'est exactement ce que je disais. Le problème pour la Russie est que l'Ukraine se dirige vers l'Ouest, non pas uniquement sur le plan militaire, mais sur le plan économique et sur celui des institutions et des mœurs politiques. Qu'aurait-il fallu pour empêcher la guerre en plus des vétos français et allemands à l'adhésion à l'Otan? Selon les "réalistes", il aurait fallu exclure l'Ukraine d'un accord de coopération voir d'une adhésion à l'UE et y promouvoir un régime autocratique comme en Biélorussie et en Russie. Je pense que les réalistes ont raison sur le fait que seul cette politique aurait rassuré la Russie quant à sa souveraineté sur son pré carré Européen. Mais quelles auraient été les conséquences de cette politique? Est-ce que les valeurs libérales auraient survécu en Europe si l'Europe les avaient bradés chez elle pour éviter une guerre? Est-ce que la Russie s'en serait contentée? La Russie se pense en puissance mondiale qui présente un contre modèle politique et économique à l'Occident et forte de son succès en Ukraine, aurait essayé de propager son modèle à l'Europe et ailleurs. Je pense que la guerre informationnelle livrée au modèle politique et économique occidental se serait amplifiée et renforcée et avec le temps, les Orban et les Trump seraient peut-être devenus la norme en Occident.
    12 points
  38. Ce point de vue n'est pas si éloigné de celui répandu par les propagandistes russes comme quoi la guerre en Ukraine serait "existentielle" pour la Russie. Ils rajoutent simplement que la Russie aurait été "obligée" de lancer la prétendue opération spéciale, mais le point d'accord est que sans victoire la Russie disparaîtrait en tant que grande puissance. Est-ce vrai ? En théorie, je ne pense pas. La France a reconnu sa défaite dans la guerre d'Algérie, et ne s'en est pas trouvé plus mal - plutôt mieux en fait. Les Etats-Unis ont quitté le Vietnam, ce qui ne les a empêché par la suite ni de produire la véritable révolution qu'a été l'informatique moderne ni de remporter par défaut la guerre froide. En pratique, c'est peut-être vrai. Car l'avancée de l'OTAN américano-centré en Ukraine - peu probable avant le 24 février, très probable si la Russie perd la guerre - jointe au maintien indéfini des mesures de guerre économique - l'Occident ne sait pas mettre fin à un régime de sanctions, demander à Téhéran pour les détails - sans compter une très possible instabilité politique en Russie voire au pire un nouveau désordre sanglant comme celui des années 1990 risqueraient bien de faire disparaître la Russie en tant que puissance sérieuse, oui. Le problème de ce constat, c'est que la conséquence logique en est, non seulement pour Poutine, ses affidés et les nationalistes les plus échevelés, mais aussi pour tout Russe un peu soucieux de l'avenir de son pays - même, éventuellement, un Russe qui vouerait Poutine aux gémonies pour avoir déclenché cette guerre - est que la seule planche de salut pour la Russie est de remporter la victoire. Quoi qu'il en coûte. Quelles que soient les extrémités auxquelles il faudra aller. Tripler la mobilisation, détruire toutes les infrastructures ukrainiennes, détruire tous les ponts sur le Dniepr, passer aux armes chimiques (VX, etc.), passer en économie de guerre etc. La grande difficulté pour trouver une issue positive à cette guerre, c'est qu'il faut à la fois que l'Ukraine parvienne à résister à des assauts russes de plus en plus déterminés - escalade de la mobilisation, escalade de la campagne anti-infrastructures... - sinon sa souveraineté disparaîtra, et il faut pour parvenir à convaincre la Russie d'arrêter sa guerre lui trouver une issue... qui ne soit pas une défaite ! C'est un "En même temps" de taille à décourager les plus grands spécialistes de la chose Emmanuel Macron s'y attelle, il essaie, et je crois qu'il a raison. On se moque de sa forme d'esprit et de son fameux "et en même temps", je ne suis pas le dernier à en être parfois irrité... mais c'est bien une pensée complexe qui est nécessaire si on espère une issue pas trop dégueulasse à cette guerre. Sa récente sortie sur la nécessité de donner "des garanties pour sa propre sécurité à la Russie le jour où elle reviendra autour de la table" des négociations est à mon sens à interpréter dans ce contexte. Comment attirer la Russie vers une issue positive donc négociée, comment l'inciter donc... sans que ce soit aux dépens de l'Ukraine ? Si ce n'est pas Kiev qui fait des concessions drastiques à Moscou... il faudrait probablement que ce soit le bloc occidental ? Ou sinon, qui d'autre ? Nous faisons la guerre "jusqu'au bout", c'est une position claire et moralement confortable - enfin au moins du point de vue de la morale de la pureté, pas forcément de la morale des conséquences. Mais la conséquence la plus probable de cette position, c'est d'accepter la poursuite de l'escalade dans cette guerre jusqu'à ce que l'Ukraine soit écrasée. Une position pure oui. Mais je préfère personnellement que le président de mon pays préfère prendre en considération les conséquences et chercher le chemin le moins mauvais possible, plutôt que de se draper dans une position supposée pure, mais qui mène un pays - certes étranger, mais tout de même ! - l'Ukraine à l'abîme.
    12 points
  39. Le point de vue du groupe sur les dernières avancées du SCAF. Il ne faudrait pas négliger l'influence qu'ils ont eu sur le soutien de la position de Dassault depuis 2017, ni celle de Cabirol, ni celle de AD.net. Vauban agit au niveau Politique comme influenceur, AD.net agit comme collecteur et commentateur de l'information. QUand je veux un fil complet sur ce sujet on cherche un blog et AD.net est sur le sujet depuis le début. Enfin Cabirol a accès a des info de première main mais son avis montre que le premier cercle est parcouru lui-même de doutes sur le devenir du SCAF. https://www.latribune.fr/opinions/scaf-victoire-francaise-vigilance-dans-la-duree-et-vision-strategique-de-long-terme-943279.html SCAF : victoire française, vigilance dans la durée et vision stratégique de long terme Le PDG de Dassault Aviation Eric Trappier a annoncé jeudi dernier qu'un accord avait été trouvé avec Airbus pour débloquer le programme d'avion de combat européen (SCAF). Le groupe Vauban analyse les conséquences de cet accord et tire les perspectives sur la coopération franco-allemande. Le groupe Vauban* 05 Déc 2022, 7:00 Dans le vocabulaire allemand, en effet « partenaire » veut dire « co-décisionnaire », « partage » de la propriété intellectuelle voulant dire « pillage » de l'héritage technologique, « coopérer » n'est pas toujours synonyme d'« exporter»... (Crédits : Reuters) Victoire, vigilance et vision : voilà les trois mots qui viennent à l'esprit après la signature de la phase 1B du SCAF. Victoire française, capitulation allemande Victoire française, la signature de la phase 1B l'est incontestablement. Le camp allemand, tant étatique qu'industriel, a capitulé après dix-huit mois de tensions sur l'ensemble des points fondamentaux sur lesquels il s'accrochait sans raison ni argument mais avec beaucoup d'arrière-pensées. La capitulation allemande est en effet nette et sans appel sur trois points essentiels. Premièrement, face à la résistance de l'avionneur, l'État français a enfin pris au sérieux le rôle que l'accord franco-allemand du 13 juillet 2017 lui a assigné, à savoir l'exercice plein et entier de la maîtrise d'ouvrage du programme. Il se revendique enfin « chef de file du programme ». Ce rôle est tout sauf anodin comme le rappelle le ministre de la Défense dans une lettre écrite le 26 novembre à quelques parlementaires et rendue publique pour bien en renforcer les termes : « nous veillons à chaque instant à nous assurer de la compatibilité de ce programme avec nos intérêts stratégiques, incluant donc notre souveraineté technologique et industrielle, non sans lien avec les forces aériennes stratégiques et la force aéronavale nucléaire ». Deuxièmement, comme le rappelle là aussi la lettre du ministre, « le rôle central de Dassault Aviation dans le projet SCAF est essentiel ». Ce rôle est celui d'un maître d'œuvre totalement souverain sur le projet : en ce sens, l'avionneur national aura réussi, par sa résistance, à imposer un modèle de coopération européenne proche de celui du drone de combat nEURon, c'est-à-dire un maître d'œuvre qui pilote des équipementiers compétents et non un modèle qui a donné des catastrophes industrielles comme l'Eurodrone où tout est trop long, trop cher, trop lourd et inexportable ; le modèle du « co-co-co » où chacun des trois partenaires se mêle de tout sans être responsable de rien est le pire de tous : il n'aboutit à rien et mécontente tout le monde, armées, gouvernements et industriels. De mauvaise foi de bout en bout, l'Allemagne n'aura eu pourtant de cesse de contester la place de Dassault dans l'organisation du programme alors qu'elle la revendiquait avec aplomb pour Rheinmetall dans le projet de char de combat, dans un surprenant déséquilibre des formes... Dans le vocabulaire allemand, en effet « partenaire » veut dire « co-décisionnaire », « partage » de la propriété intellectuelle voulant dire « pillage » de l'héritage technologique, « coopérer » n'est pas toujours synonyme d'« exporter»... Il est bon que l'Allemagne ait eu en face d'elle une résistance de bon sens qui remet le programme sur ses rails et lui évitera la litanie des catastrophes à laquelle elle est si habituée et qui explique l'état déplorable de ses forces armées : surcoûts, sous-performances et retards de la presque totalité de ses programmes d'armement. Le ministre de la Défense dit la même chose avec d'autres mots : « le programme SCAF devra être aussi soutenable financièrement, avec un modèle économique et industriel robuste ». Le contribuable allemand pourra remercier Dassault... Troisièmement, l'exportation. Le ministre assure que « notre capacité à exporter cet avion vers nos partenaires, notamment dans l'Indopacifique, est une donnée d'entrée connue de l'Allemagne et de l'Espagne, sur laquelle nous ne reviendrons pas ». Cette affirmation qui est une claque à directe à Mme Neumann, la croisée anti-française de la campagne anti-exportation, semble confirmer là aussi une capitulation allemande amorcée dans les discours de Mme Lambrecht (le 12 septembre) et du Chancelier Scholz (le 16 septembre) d'autant plus remarquable qu'elle est la décision d'une coalition décidée à conduire une politique restrictive sur l'exportation d'armement. On ne sait quel pays, dans l'Indopacifique visait le ministre, mais il est évident que la France doit exporter au Proche-Orient et Moyen-Orient et en Asie, ses marchés traditionnels, sans restriction. Au bilan, l'Allemagne aura donc capitulé devant la résistance opiniâtre française. Cette capitulation n'aura jamais dû avoir lieu si l'Allemagne, à l'instar du Royaume-Uni, avait eu plus de pragmatisme et moins d'idéologie. Vigilance face aux finasseries allemandes Néanmoins, compte tenu des trahisons allemandes (dans le spatial et l'avion de patrouille maritime) et de ses cavaliers seuls (Tigre MkIII, défense sol-air) et de l'instabilité de la coalition, voire de la scène politique allemande, un revirement allemand est toujours possible : c'est pourquoi la vigilance dans la durée s'impose. L'Allemagne n'a pas renoncé de gaieté de cœur à trois de ses revendications. A l'avenir, elle pourrait être tentée de reprendre ce qu'elle a concédé. Comme en 1918, où, pour détricoter le Traité de Versailles honni, elle a « finassé » (pour reprendre le terme du Chancelier Stresemann dans sa lettre fameuse au Kronprinz de septembre 1925), elle pourrait demain être tenté de « finasser » de nouveau. Comment ? Plusieurs leviers s'offrent à elles. D'abord la Commission du Budget du Bundestag, vrai lieu du patriotisme industriel allemand, qui ne manquera pas de lier, comme elle l'a fait récemment, avancée de l'avion de combat et progrès du char de combat. A elle seule, cette condition, déjà émise en juin 2019 dans une lettre comminatoire à Mme von der Leyen, alors ministre de la Défense, démontre que le Bundestag n'y connaît rien en matière d'armement et de conduite de programmes d'armement mais tout à la défense catégorielle de Rheinmetall... Son exigence d'obliger le gouvernement à consolider l'industrie de défense terrestre allemande, c'est-à-dire en pratique de fusionner les deux frères ennemis du secteur - Krauss-Maffei Wegmann et Rheinmetall - achève de la décrédibiliser tant l'objectif est irréaliste. Réclamant pour Airbus dans le SCAF un rôle qu'elle dénie à Nexter dans le MGCS, cette commission hors-sol et dogmatique peut, si elle le souhaite, hypothéquer par des exigences nouvelles, la politique de défense française, au moins dans sa dissuasion aéroportée et sa dimension aéronavale. Le ministre de la Défense français en a-t-il conscience ou sera-t-il l'Aristide Briand de Scholz ? Ensuite, l'État profond allemand, c'est-à-dire tous ceux qui ont toujours refusé la coopération avec la France - direction politique du ministère de la Défense et Kommando Luftwaffe à Berlin, BAAiNBW de Coblence - n'a pas dit son dernier mot. Il a déchiré les accords spatiaux de Schwerin de 2008, imposé par deux fois (en 2018 puis en 2022) le choix du F-35A au nom de la mission nucléaire de l'OTAN, rompu le projet d'avion de patrouille maritime, stoppé net la modernisation du Tigre. Chacune de ces décisions est soit un cadeau à l'industrie américaine soit à l'industrie allemande, mais jamais à la France. Il serait très étonnant que cet État profond allemand qui, depuis juin 1963, a si consciencieusement torpillé la coopération de défense avec la France, ne soit pas tenté de rééditer un de ses coups bas devant lesquels les décideurs politiques allemands s'effacent si lâchement et si facilement. Là aussi, les biais sont multiples : sur-spécifications qui alourdissent le poids de l'avion et en surenchérissent le coût, commandes additionnelles de F-35 asséchant les budgets et les appétits, chicaneries sans fin sur l'organisation, menaces d'alternatives, etc. Le ministre des Armées français dispose-t-il vraiment des moyens d'anticiper un brutal revirement de la part d'un partenaire allemand si versatile ? Enfin, si la Défense et la Chancellerie sont revenues à la raison sur l'exportation, qu'en sera-t-il du ministère de l'Économie qui est chargé de rédiger la future loi sur l'exportation ? Que feront les Verts, déjà secoués d'avoir dû avaliser des exportations vers l'Égypte, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis (EAU), au nom, - déjà - de la coopération européenne ? Que fera Mme Neumann, elle qui a si soigneusement ciblé la France dans toutes ses attaques ? On a peine à croire qu'ils accepteront ce que M. Scholz leur demande, c'est-à-dire d'être enfin réalistes et non plus idéalistes. Comment le ministre des Armées français qui s'est engagé sur ce point très imprudemment dans une lettre rendue publique, pourrait-il garantir à l'industrie française l'exportabilité totale du futur avion de combat dans les décennies à venir sans un nouvel accord Debré-Schmidt, voté cette fois par le Bundestag ? Une Vision stratégique à ne pas perdre de vue On le voit : rien n'est réellement garanti et les assurances du ministre, étranger aux réalités allemandes, de peu de poids. C'est pourquoi seule la poursuite d'un plan B peut apporter paradoxalement un gage de crédibilité au projet actuel. Concrètement, de quoi s'agit-il ? D'abord de financer des études en vue d'un plan B national : le Sénat a ouvert la voie qui est excellente. Compte tenu de l'importance de la double dimension, nucléaire et aéronavale, du futur avion, « explorer la faisabilité d'un plan B national » est nécessaire pour « anticiper une éventuelle impasse des négociations ». Si ce n'est aujourd'hui, demain ou après-demain, c'est la voie de la sagesse. Ensuite, en poursuivant naturellement l'évolution du Rafale, de standard en standard, afin de le faire évoluer vers un Rafale de plus en plus connecté et de plus en plus lourd. Compte tenu des retards du projet bilatéral et de l'importance de la supériorité aérienne dans la doctrine française de haute intensité, c'est là aussi la voie de la sagesse même. Enfin, tant l'évolution du Rafale que la succession du nEURon doivent aiguiller les études nationales vers la vraie révolution stratégique, celle qui assurera, par un avion spatial, la supériorité aérienne française dans le haut-atmosphère et le bas-spatial. Là et seulement là sont la vraie rupture, la vraie frontière, le vrai défi. Le SCAF est décidément un avion trop court. En conclusion : si tu veux le plan A, prépare le plan B Personne ne croit ou ne peut faire croire décemment que le SCAF sera un long fleuve tranquille. Si l'Allemagne sera tentée, par une pente naturelle constatée si souvent dans son Histoire contemporaine, de reprendre « en finassant » ce qu'elle a actuellement concédé, la position de la France, elle, tient bien moins de « l'engagement » (pour reprendre l'expression du ministre dans la lettre du 26 novembre) que de l'apaisement : qu'a-t-elle fait quand l'Allemagne a déchiré les accords spatiaux de 2008 ? Rien. Qu'a-t-elle dit au moment de la rupture du projet d'avion de patrouille maritime ou de l'abandon du Tigre ? Rien. L'apaisement conduit à la défaite. Vous voulez le SCAF ? Alors préparez l'avion spatial..
    12 points
  40. C'est d'ailleurs clairement la preuve qu'il dit absolument n'importe quoi. Les Russes n'ont pas menacé la Géorgie pour l'empêcher de rejoindre l'OTAN, ils l'ont envahie. Ils n'ont pas menacé la Tchétchénie pour empêcher son indépendance, ils l'ont envahie et limite génocidée. Ils ont envahi l'Ukraine une première fois en 2015 pour sauver leurs séides quand ceux-ci se sont révélés incapables de changer le gouvernement. Le réalisme, c'est reconnaître que les Russes ne reconnaissent que la force dans les relations bilatérales, surtout face à plus faible qu'eux, et qu'il n'y a aucune raison valable de penser qu'ils auraient changé. Tu ne déposes pas des troupes dans un aéroport de la capitale pour menacer un gouvernement. Ce serait un gaspillage incroyable de moyens. Tu le fais pour changer ce même gouvernement. Tu n'envahis pas un pays avec des moyens insuffisants, sauf quand la corruption et l'incompétence te font penser que ça peut marcher précisément parce que tu vas renverser le gouvernement. Tu ne décrètes pas une mobilisation juste pour une OPEX qui tourne mal. Tu n'aplatis pas des hôpitaux sous les missiles pour convaincre un gouvernement de changer sa position. Si tu veux appliquer la coercition, tu menaces l'emploi de la force, tu ne l'emploies pas directement précisément parce qu'à ce moment-là tu as grillé ta cartouche. C'est ça le réalisme, pas la purée sans queue ni tête que Mearsheimer appelle ainsi.
    12 points
  41. Selon Challenges (https://www.challenges.fr/finance-et-marche/trappier-dassault-relativise-les-avancees-sur-le-projet-scaf_836139) : "PARIS (Reuters) - Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation, a relativisé lundi l'annonce vendredi d'accords aux niveaux gouvernemental et industriel pour le lancement de la prochaine phase de développement du futur avion de combat SCAF (système de combat aérien du futur). "Il y a une pseudo-annonce politique qui a été faite. Je pense que les autorisations allemandes - qui étaient difficiles à obtenir - sont sorties et ça a donné lieu à des fuites. Ce n'est pas encore tout à fait fait", a-t-il déclaré sur RTL. "Avant l'heure ce n'est pas tout à fait l'heure", a-t-il ajouté. Pour l'instant, aucun accord n'a encore été signé entre les groupes industriels Dassault et Airbus, a précisé Eric Trappier en laissant entendre qu'il n'était pas garanti que la signature intervienne dans la semaine. Même si "ça a progressé", le PDG de Dassault Aviation a prévenu qu'"on est à un tout début du processus" car il ne s'agit pour l'instant que de s'accorder sur la réalisation d'études. "Il y a d'autres étapes derrière qui devront venir, faire voler un démonstrateur et puis lancer un programme de développement", a-t-il expliqué. Berlin a fait savoir vendredi que la France, l'Allemagne et l'Espagne étaient parvenues à un accord pour le lancement de la prochaine phase de développement du futur avion de combat SCAF, le plus grand projet européen de défense au coût estimé à plus de 100 milliards d'euros. Lancé en 2017 par le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel à un moment où l'Union européenne était fragilisée par la décision des Britanniques de quitter le bloc communautaire et par la crise des migrants, ce projet a depuis été la source de tensions récurrentes entre la France et l'Allemagne."
    12 points
  42. Quand on met en relation les deux points on peut penser que le Président Macron entend faire entrer la Chine dans le débat international débat dont la Chine se tient prudemment à l'écart depuis des mois. Il entend forcer la main des Chinois pour que ceux ci prennent position. Et c'est là où on aborde le 2e point afin de faire en sorte que l'on assiste pas à de grandes offensives de printemps ... Et à votre avis sur quel acteur la Chine peut-elle avoir un levier suffisamment fort , L'Ukraine , certainement pas, l'Ukraine est entre les mains de l'OTAN, non à mon avis Macron entend faire jouer à la Chine un rôle auprès des Russes et les récentes intonations de la diplomatie chinoise de plus en plus circonspecte envers la position russe ont à mon avis déclanché l'initiative française ... C'est ma lecture de la chose
    12 points
  43. On a retrouvé le raton-laveur ! C'est fou quand même le niveau hallucinant de documentation que l'on dispose sur ce conflit, même les histoires les plus improbables (quelques esprits chagrins penseront même superfétatoires). Evidemment la aussi on a eu droit au narratif Russe habituel, du genre "nous le gardons sous notre protection après l'avoir libéré, regardez comme il mange bien avec nous dans notre tranchée, en sécurité, et comment il sourit à la caméra et se sent heureux." Deux poids, deux mesures...
    12 points
  44. le procès après le peloton d'exécution, je trouve que c'est une bonne idée
    12 points
  45. Au premier jour, les avions étaient peu performant mais pouvaient tout faire ; la seule intelligence à bord était l'homme, mais il n'y avait pas tant à faire donc ça passait. Marcel vit que c'était bon et bien et alla se coucher. Il eu un premier jour, il y eu une première nuit. A l'aube du second jour, la technologie avait évoluée. Pour suivre le rythme, les avions se spécialisèrent : géométrie et moteurs (vitesse et performances) et électronique optimisée. Marcel vit que c'était bon, mais que ce n'était pas parfait car trop cher pour son pays préféré, gentil mais désargenté. Il se gratta le chapeau et alla se coucher. Il eu un second jour, il y eu une seconde nuit. A l'aube du troisième jour est la source de ta confusion : le multirôle est en fait un "swing role" : la cellule et l'électronique te permettent de faire à la fois du AA et du AS (et des pod GE ou reco), MAIS, en schématisant très grossièrement, tu décolles avec le bouton air allumé et tu pénètres la chasse ennemie, arrivé sur cible tu passes en le bouton sur sol et tu commences ton taf de bombardement, et pour rentrer tu remets le switch sur air. Tu ne fait donc pas plusieurs activités en même temps, mais à tour de rôle. Marcel vit que c'était mieux, mais que ce n'était toujours pas parfait, et en attendant que la technologie ne progresse, il alla se coucher. Il eu un troisième jour, il y eu une troisième nuit. A l'aube du quatrième jour, Marcel se leva et commença par forger l'anneau unique : un compromis géométrique qui serait optimisé pour les guerres de son temps mais pas trop cher à l'achat et à l'usage ; et surtout une électronique travaillant à la fois en air, sol, et guerre électronique. Et pour tous les réunir, il insuffla la vie à Saint Spectra, Sainte fusion, et Saint EMTI (c'est bien son nom @Picdelamirand-oil ?), qui transforment tous ces ingrédients en potion magique pour le pilote. Il emballa le tout dans le terme marketing "omni rôle" afin de distinguer le grand oeuvre de son travail du jour précédent... Marcel vit que c'était parfait, et il alla se reposer dans un sommeil éternel. Il eu un quatrième jour, il y eu une quatrième nuit. Et pour répondre vraiment à ta question en mode rapide, oui le Rafale fait tout ça naturellement, et il a été conçu pour ça... et à l'heure actuelle de façon officielle et publique (je n'ai pas la connaissance pour parler des secret russe sou chinois), c'est le seul à le faire au monde. Dans la section détente il y a un fil, le Dieu Rafale et tous ses saints, écrit par pic qui explique tout ça très bien et mieux que je ne le ferai jamais.
    12 points
  46. 400 - 295 = 105 milliards. Hmmmm...
    12 points
×
×
  • Create New...