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  1. Un (très) long et passionnant article du Washington Post, très bien documenté, qui fait échos aux discussions que nous avions quant à l'origine des renseignements américains sur les intentions russes, et la réception que ces informations ont eu côté ukrainien. L'article est notamment issu de longues entrevues avec une douzaine de sources de hauts niveaux aux Etats-Unis, en Ukraine et dans plusieurs pays européens. https://www.washingtonpost.com/national-security/interactive/2022/ukraine-road-to-war/?itid=hp-top-table-main En résumé (dans le désordre, à mesure que je lisais l'article) : - En octobre 2021, réunion dans le Bureau Ovale : les renseignements américains, via un mélange d'images satellites + interceptions + HUMINT, pensent que Poutine veut envahir l'Ukraine via une opération de grande envergure. Jake Sullivan lui-même, après avoir été sceptique, devient convaincu à mesure que les renseignements s'accumulent que c'est bien ce que compte faire la Russie. - Les USA ont visiblement accès, de plusieurs manières, à des conversations/documents de très hauts niveaux, aussi côté civil que militaire. - Biden est hésitant. Il ne veut pas embarquer les USA dans une nouvelle guerre, et sait que le pays jouis d'une crédibilité assez faible, surtout après les désastres Irakiens et surtout Afghans. Il ne veut rien entreprendre en dehors de l'OTAN, mais au niveau de l'alliance, les positions concernant la Russie sont alors extrêmement divergentes. - Conjonctions de facteurs qui expliquent que les russes passent à l'attaque maintenant : Perception d'une fenêtre d'opportunité crée par le Coronavirus, la faiblesse de Biden, le manque de temps dont Poutine estime disposer avant sa propre fin, élections en France, transition politique en Allemagne, problèmes post-Brexit au R-U, ect. Parallèlement, plus les années passeront plus l'Ukraine sera occidentalisée et réarmée, rendant l'opération plus difficile. - Forte croyance côté russe que la réaction occidentale sera peut-être très forte au niveau symbolique, mais finalement assez faible pour tout ce qui est concret. - L'axe principal d'attaque, depuis la Biélorussie et constitué d'une double pince se refermant sur Kiev est identifiée très tôt. - L'attaque était prévue en Hiver car l'E-M russe considérait que le sol gelé faciliterait la mobilité des chars. - Tempo prévu pour prendre Kiev : 3 à 4 jours. - Parallèlement à cet effort principal et aidée par l'effondrement politique du pays, avancée depuis le sud vers Odessa, et depuis l'Est vers le Dniepr. Délai prévu : plusieurs semaines - A la fin de cette première phase, nouvel effort pour atteindre les frontières de la Moldavie et l'ouest de la Biélorussie. De l'Ukraine ne doit subsister qu'une petite poche autour de Lviv, que Poutine juge définitivement irrécupérable politiquement. - A ce moment de l'histoire, la priorité US, dans l'ordre, est : 1) ne pas se retrouver dans une confrontation cinétique entre l'OTAN et la Russie 2) Contenir la guerre au sein des frontières géographiques de l'Ukraine 3) Ne pas faire exploser l'OTAN 4) Renforcer l'Ukraine autant que possible et lui donner les moyens de se battre - Relative confiance des renseignements US avant la guerre concernant la volonté ukrainienne de se battre et sur sa capacité à résister au moins un temps si elle est correctement renseignée et aidée, mais sans espoir de victoire "Kiev ne tombera pas aussi vite que les russes ne l'espèrent, mais elle tombera". - Grandes inquiétudes des Rens' US concernant Zelenski, qui est alors vu comme faible, peu compétent sur ces questions, et mal aimé par son opinion publique. - Zelenski est informé des intentions russes par Blinken lors du sommet sur le Climat de Glasgow. Zelenski a écouté, mais précisé que les russes avaient déjà fait le coup de la fausse invasion de nombreuses fois. - Selon les Ukrainiens, les USA n'ont commencé à fournir des preuves solides à l'Ukraine que quelques jours avant l'invasion, en dépit des demandes des SR ukrainiens - Les ukrainiens n'ont pas forcément beaucoup apprécié la politique de "transparence" américaine sur le risque d'invasion. Les déclarations publiques américaines faisaient courir un vent de panique dans la société ukrainienne, impactaient directement l'économie ukrainienne (taux de changes, ect.) sans forcément beaucoup aider le pays à s'y préparer - Les USA pour leur part disent qu'ils ont très vite fournis des preuves et des renseignements circonstanciés aux Ukrainiens pour étayer leur conviction d'une attaque imminente et de grande ampleur - Mais en tout cas les USA n'ont pas tout fournis à l'Ukraine car ils craignaient que cela ne puisse servir aux ukrainiens à lancer une attaque préventive sur la Crimée, et ils considéraient en plus les services ukrainiens comme totalement infiltrés par le FSB, même à haut niveau. - Biden fourni du renseignement sensible à la France, au R-U et à l'Allemagne en marge du G20 à Rome pour les convaincre de l'imminence de l'attaque. Les français et les allemands sont resté très sceptiques, contrairement aux britanniques et aux baltes (informés entre temps aussi). Il semble que l'épisode des ADM en Irak, et celui de l'effondrement soudain de l'Afghanistan n'y soient pas pour rien dans le scepticisme franco-allemand. - Les français ne considèrent pas les SR américains comme une source fiable et sincère avec eux. - Les allemands et les français considèrent que bien souvent les USA déforment volontairement les conclusions de leurs services pour les faire apparaître comme plus certaines qu'elles ne le sont vraiment, pour servir leurs intérêts politiques (c.f. Irak) - Rapidement, trois camps dans l'OTAN : Europe de l'Ouest/Sud : pas d'inquiétude, c'est le jeu habituel de Poutine Europe Centrale : Possibilité que quelque chose se passe mais d'ampleur limitée US + UK + Baltes : L'invasion sera massive et certaine - A ce moment là, les SR ukrainiens sont aussi convaincus que les US que la guerre est inévitable, mais restent sceptique sur l'idée d'une frappe de décapitation sur Kiev. Pour eux, ça restera limité au Donbass. Zelenski est lui relativement sceptique, bien qu'inquiet également. - Les USA ont proposé début Janvier au Russes une conversation de haut niveau avec la possibilité de discuter d'une limitation des systèmes américains en Europe et des déploiement de troupes dans les pays de l'Est, en échange d'une désescalade et du retrait des troupes russes de la frontière ukrainienne. Les Russes semblaient frustrés que les USA fassent des concessions, ce qui a encore renforcé la conviction US que c'était de la pure diplomatie performative destinée à justifier à posteriori l'invasion par l'intransigeance de l'OTAN. - Dans les mois précédents l'invasion : passage de 74 000 à 100 000 soldats US en Europe, repositionnement de ces troupes (et des stocks) depuis l'Italie et la Grèce vers la Pologne et les pays Baltes, 12 escadrons de chasse au lieu de 4, et passage de 5 à 26 navires US autour de l'Europe. - Mise en place parallèlement d'une ligne ultra sécurisée entre le US Europan Command et l'E-M Ukrainien. - A partir de Décembre, accélération de la livraison d'équipements légers vers l'Ukraine, JAVELIN, MANPADs. - Les ukrainiens sont informé des détails de l'assaut prévu sur Hostomel dès le 12 janvier - Les US urgent Zelenski de préparer son opinion publique à l'inévitable. Zelenski les prends totalement à contrepied : si je dis au gens de stocker de la nourriture et de se préparer à la guerre, la moitié du pays fuira avant même que les russes arrivent, et ils prendront le pays en 3 jours. L'essentiel, c'est de garder les gens au pays, là où ils peuvent se battre. - La position de Zelenski ne faisait pas l'unanimité au sein de son entourage et des SR ukrainiens qui pressaient le Président de prendre des mesures préventives sérieuses. Il semble d'ailleurs que ça a été fait localement sans ordre d'en haut : stockage de carburant et de munition, ect. - Blinken a dit à Zelenski en Janvier qu'il devait envisager d'avoir à quitter Kiev si les russes s'approchaient de la ville, Zelenski a répondu que c'était hors de question. - Zelenski s'est même mis à penser que ces appels du pied des américains pouvaient être une manière déguisée de l'écarter rapidement après le début de la guerre afin que l'Ouest puisse négocier avec le pantin russe qui sera installé à sa place. - Macron persuadé que son coup de fil à Poutine le 20 février était "une percée", le lendemain, Poutine reconnaissait la DPR et la LPR. - Les européens (français, allemands) ont surestimé leur compréhension de Poutine et de son fonctionnement
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  2. Et un peu avant la vidéo des highlights 2022. https://www.youtube.com/watch?v=1K7mac2hMOQ Avec un passage succulent à 8:47, que je vais réuploader pour la peine parce que ouch, ça taille sévère à coups de sous-entendus. "Nous refusons la sujétion, et nous mettons notre esprit de résistance au service de l'indépendance de notre pays et de ses armées. Ceci n'est pas toujours compris, pourtant, c'est sans doute un trait majeur de notre culture d'entreprise, qui nous a été transmis tant par Marcel que par Serge Dassault, et par tous ceux qui ont laissé leur mémoire sur cette stèle." Et maintenant en avant pour la revue des résultats du premier semestre 2022... Résumé/verbatim: Prises de commandes exceptionnelles qui cumulent contrats Rafale EAU (80) + Grèce (6) et Falcon avec une reprise 41 commandés ce semestre. Pénurie de main-d'oeuvre, contexte difficile, crise covid persistance, élections présidentielles et législatives qui créent une configuration unique dans la 5eme république, inflation, supply chain en tension à cause des réussites, même chose pour Airbus. Le "quoi qu'il en coûte" rend le retour au travail difficile d'autant qu'il y a des pénuries de matière, et que l'énergie pèse. Suite à la crise en Ukraine Dassault s'est conformé. Gel des implantations en Russie. Bureau à Moscou, Falcon service, et activité de vente d'avions. Contre-sanctions sur la supply chain (de la part de la Russie). Risque FORT sur les composants électroniques mais heureusement précautions prises, le président a annoncé le renforcement des capacités notamment via ST-Microelectronics dans un partenariat franco-italien. Perspectives favorables pour la société, historiques, montée en cadence en train d'être réalisée, mais supply chain inquiétante malgré les tours de contrôle mises en place au niveau du Gifas. Pour les contrats, en vigueur pour EAU 80 en Avril avec charge de travail jusqu'en 2031. Grèce qui a commandé 6 Rafale de +, pas encore en vigueur pour l'Indonésie qui a signé 2 contrats un de 6 un de 36, mise en vigueur cette année. Et exécution en cours avec livraison de 7 Rafale export, guidance de l'année: livrer 13 Rafale en 2022. Nombreux prospects avec lesquels ils discutent, prometteurs pour les années à venir. En ce qui concerne la France, poursuite développement F4, standard France mais aussi EAU. Lancement des travaux de productibilité pour un contrat tranche 5 qui devrait arriver en 2023 pour environs 42 avions. "Economie de guerre" on verra ce que ça veut dire pour les industriels, à voir dans la future LPM. Soutien militaire: livraison des rétrofits 2000D, et verticalisation, avec Balzac pour les Mirage. Plates-formes de service mises en place pour le soutien des avions export déjà livrés à 4 pays. Centre de formation à Mérignac continue de tourner pour former les personnels étrangers grecs en ce moment. Sur le FCAS, lancé en février 2020. Phase 1A terminée en début d'année. Attente contractualisation phase 1B logiquement suite phase 1A, aurait dû être signée fin 2021, qui a rencontré une difficulté d'interprétation de ce que veut dire "maître d'oeuvre entre Dassault et Airbus, nous en sommes toujours là à l'heure où on se parle. Eurodrone, contrat passé par l'OCCAR à Airbus. Airbus maître d'oeuvre, Dassault accepte volontiers d'être sous-traitant d'Airbus ça ne lui pose pas de problèmes, et Thalès aussi sur le système de communications dans ce cadre-là et sur les commandes de vol de l'Eurodrone. Sur les falcon de mission commande de 4 Falcon par la Corée, transformés localement en avions de surveillance avec l'industrie coréenne. Albatross en développement pour 7 avions, et Archange 2 avions. 5eme ATL2 standard 6 livré. Pour le successeur offre en préparation à partir d'un Falcon 10X remise à la DGA dans les semaines à venir. Sur falcon reprise des ventes, 41 commandes, chiffre en réalité plus élevé car des commandes russes ont été annulée en accord avec les clients puisqu'on ne pourra pas livrer. Gamme enrichie avec le 6X programme se passe bien on en reparlera. Travail avec d'autres partenaires sur l'empreinte carbone avec l'utilisation de carburants synthétiques, -50% à prévoir sur le bilan carbone, mais un peu plus chers et à déployer. Rappel de la gamme: Falcon 2000 4000 nautiques, Falco, 10X 7500 nautiques, 6X à 5500 nautiques, 8X quasiment 6500 nautiques, 7X un petit peu en-dessous, et le plus ancien, le 900 qui continue à se vendre avec 4750 nautiques. Sur le 6X entrée en service avec décalage de 6 mois compte tenu des difficultés Covid, on prend notre temps pour la certification. Prévue mi-2023. L'avion finit un tour du monde pour montrer l'avion et le tester en conditions opérationnelles. Montée en cadence industrielle. L'avion n°4 était à EBAS, les autres sont en cours d'aménagement à Littlerock. La cabine spacieuse a été récompensée par plusieurs organismes. Pour le Falcon 10X le développement continue entrée en service fin 2025, arrivée dans la gamme de l'ultra long range pour Dassault, nouveau cockpit, voilure en carbone, confort cabine, design qui a commencé à recevoir des récompense grâce aux maquettes taille 1 baladées autour du monde pour que les clients se rendent compte. Premières pièces construites. Le programme moteur Peal 10X se passe bien avec 1000 heures de test moteur. Cause covid pas de plateau intégré à Saint Cloud, planning ambitieux, mais objectif fin 2025. Sur le support falcon reprise des tours du monde en présentiel pour que les clients se tiennent au courant des avancées sur le soutien. Très populaire, reprise des séminaires bonne chose pour voir de visu nos clients. déploiement d'un SAP mondial pour une gestion mondiale, avant il y avait une gestion en France pour la partie est et une autre aux USA dans la filiale Dassault Falcon jets pour l'ensemble de l'Amérique, il y a fusion de ça, pas simple avec difficultés pour les clients. Le réseau de stations services a souffert à cause de la crise covid et Russe. Un certain nombre d'avions russes étaient soutenus en Suisse par notre filiale TAG maintenance services. Ils n'ont pas retrouvé leur activité 2019. Résultats: Prise de commande exceptionnelle premier semestre 2022, 127 avions commandés, 41 falcon + 86 Rafale. 21 avions livrés 14 Falcon et 7 Rafale conformément aux prévisions. Carnet de commande 247 avions: 82 Falcon, 125 Rafale export + 40 Rafale France (28 T4 + 12 remplacement Grèce) Prises de commande de 16.3 milliards d'euros. Chiffre d'affaire 3.1 milliards équivalent à l'année dernière et conforme aux prévisions. Carnet de commande consolidé qui passe à 34.1 milliards dont 65% du carnet avec le Rafale export, 22% Rafale France (40 avions), et 13% avec le Falcon (carnet cumulé, les Falcons se livrent plus vite que les Rafale, d'ailleurs sur le CA le chiffre est différent: Falcon à 31%, ce qui traduit bien le niveau d'activité dans la société entre France, export, et Falcon). Effort auto-financier toujours important avec cumul du 6X et du 10X. Thalès a clôturé ses résultats aujourd'hui comme nous mais communiquera demain. EBIT: 891 millions d'euros soit 10.8% du CA, résultats nets de 726 millions d'euros, soit 8.8% en net, en augmentation. CA de 3.098 milliards d'euros, identique à l'an passé, résultat opérationnel à 200 millions d'euros, marge opérationnelle de 6.5% (+0.9% par rapport au 1er semestre 2021). Le pourcentage de Dassault dans Thalès permet de consolider 183 millions sur le résultat net, marge nette de 318 millions d'euros, soit 10.3% en nette hausse par rapport à l'année dernière. Trésorerie forte, 6.3 milliards d'euros, abondée par les contrats export du Rafale qui enrichissent cette trésorerie. Guidance inchangée: livraisons prévues de 13 Rafale et 35 Falcon en 2022. CA légèrement en baisse. Questions réponses: Par le journaliste NIKLAS ZÁBOJI de la Frankfurter Allgemeine Zeitung (https://fr.wikipedia.org/wiki/Frankfurter_Allgemeine_Zeitung) D'ailleurs l'un des deux journalistes qui ont pondu cet article-là: https://www.faz.net/aktuell/wirtschaft/unternehmen/warum-europas-groesstes-ruestungsprojekt-zu-scheitern-droht-18121033.html ...rempli de propos délirants et de contre vérités, et déjà commenté par mes soins ici: ...ce qui explique la réponse de Trappier, accrochez-vous c'est SUCCULENT ) Questions, 00:10: 1: Question sur les négociations SCAF avec Airbus: est-ce qu'un échec est possible, quel est le plan B? 2: Est-ce qu'il y a un soutien suffisant de la politique? 3: Année 2040 plus possible, 2050 plus réaliste, pourquoi? Réponses, 01:00 Il faut savoir ce qu'on veut dire par échec. Moi un échec c'est si mes forces armées ne sont pas heureuses quand je livrerai l'avion, c'est ça pour moi l'échec. Donc l'important c'est d'être sûr qu'on est en train de construire, comme quand on fait une maison, des fondations qui soient solides. Elles nécessitent un maître d'oeuvre, un architecte, qui s'engage. Ces fondations on les a basées sur des hypothèses simples, explicites, et que tout industriel dans le monde suit: une maîtrise d'oeuvre FORTE. C'est les mêmes raisons qui nous ont conduits, Leonardo et moi, à demander à Airbus d'être "Strong prime" en anglais dans le terme, pour l'eurodrone, ce que nous acceptons parfaitement, y'a pas de problème. Donc nous demandons simplement la réciprocité, d'être reconnus pour l'ensemble du programme NGF, qui n'est qu'un pilier du SCAF, puisqu'il y a le moteur, le système de systèmes, tout un tas de choses à côté, sur ce pilier là, dans lequel nous sommes nous ceux qui avons été désignés pour être le maître d'oeuvre, que y'ait bien un respect de cette maîtrise d'oeuvre, et pas simplement pour une phase 1B, mais pour être capables d'aller jusqu'au vol, parce que nous ce qui nous intéresse c'est d'aller un jour livrer des avions à des armées opérationnelles, et c'est notre engagement, c'est celui qu'on prend. Et ce qu'on demande à Airbus c'est de nous faire confiance, ce qu'on demande aux allemands c'est de nous faire confiance, pour que ce leadership assumé des français de Dassault aviation, puisse exercer sans aucune contrainte. Ce qui ne veut pas dire qu'on est pas prêt à coopérer, là aussi on peut avoir des différence sur la manière de coopérer. Nous souhaitons coopérer, comme nous l'avons fait sur Neuron avec 6 pays, et qui a permis de faire voler un démonstrateur, ce qui est en train de ce faire en ce moment sur le NGF, c'est bien d'un démonstrateur qu'on parle, de faire voler un démonstrateur qui était non seulement conforme à ses performances mais meilleur que les performances sur lesquelles on s'était engagés, avec un leader clair qui était Dassault Aviation, architecte du sujet. Une maîtrise d'ouvrage claire qui était la France avec la DGA, et d'autres pays qui coopéraient parfaitement bien et qui assumaient le rôle qu'on leur avait distribué. Donc c'est ça qu'on souhaite comme succès. Après si c'est pas possible, vous vous appelez ça un échec, moi j'appellerai ça la réalité. Est-ce que c'est un projet politique? Oui, c'est un projet politique. Mais est-ce qu'un projet politique doit privilégier des contraintes politiques, ou privilégier des développements qui permettent de garantir qu'on fera un haut niveau de performances à nos armées? Et le contexte se prête plutôt à se dire qu'il faut qu'on fasse un haut niveau de performance de nos armées dans un temps qui est compté. Alors j'en viens à la 3eme question qui est le temps. Très certainement j'ai un peu exagéré le trait de passer de 2040 à 2050, mais 2040 c'était au début de l'affaire quand tout devait s'enchaîner au millimètre près. Et on disait à l'époque que le premier vol pouvait avoir lieu fin 2025. Après on a dit 2026, puis 2027, aujourd'hui je sais pas ce qu'on dit peut-être 2028. Donc déjà on a perdu 3 ans en 2 ans. Donc si j'extrapole un programme qui dure 20 ans, vous voyez que 10 ans que j'ai rajouté à 2040 est plutôt court. Voilà. Alors ça veut dire quoi ce 2050 que j'ai affiché? Ça veut dire que si chaque fois, tous les deux ans, ou tous les ans, faut rediscuter sans cesse avec son partenaire parce qu'il est pas d'accord avec vous alors même que vous êtes censé être le leader, à ce moment là ça devient impossible. Ou sauf si on a le temps devant nous. Voilà ce que ça veut dire mes déclarations que j'ai faites et que j'assume. Autre question? ndmoi: TRAPPIER ON FIRE. Il savait forcément à qui il s'adressait et a dû être briefé. Je l'ai rarement vu aussi assertif, et en plus pour clouer le bec en direct live à un journaliste ayant pondu un article putaclic qui se voyait déjà mettre dans l'embarras un français arrogant. Manque de pot garçon t'es tombé sur le mauvais client. Que c'est beau. Le "Typhoon Slayer" je vous dis! par Pascal Saint-Amans, BFM business: Question, 05:10: Le Tempest a été présenté avec un calendrier bien plus court, 2025 pour un démonstrateur, 2035 pour un avion opérationnel, est-ce que ça risque pas de créer ce que disait mon confrère un échec pour le SCAF? Si un avion concurrent arrive bien plus tôt en Europe on a vu qu'en Europe les européens achetaient très facilement des avions américains, est-ce qu'ils vont pas acheter très facilement des avions d'une coalition italienne et britannique? Réponse, 05:41: Mais je suis parfaitement d'accord et ce que vient de déclarer BAE Systems est totalement en conformité avec ce que je suis en train de dire. BAE Systems est leader. Je crois que vous avez pu tous voir le Tempest, les déclarations de BAE Systems, SAAB est pas co-contractant, ou main partner, ou je ne sais quoi avec BAE. C'est BAE qui est le leader. Et en tant que leader, bah il prend ses responsabilités, il s'engage en disant "je vais faire voler un avion en 2025, on verra en 2025 quand même hein, ça va se rapprocher assez vite, c'est dans trois ans. Mais il est leader. Mais moi c'est ce que je demande hein. Je ne demande pas mieux et je ne suis pas contre la coopération à trois avec les allemands et avec les espagnols, au contraire, je suis un de ceux qui y a été dès le début. Ce qui pour mon groupe est quand même assez exceptionnel. Donc, mais pas à n'importe quelle méthode d'organisation. Donc, et il y a un différent, hein je dis pas que j'ai raison et que Airbus a tort, je dis qu'y a un différent, moi je préconise... un leadership fort, de la part de Dassault, pour arriver justement, à aller rapidement au résultat de faire voler un démonstrateur, dans lesquelles les spécifications sont plus ou moins en train de s'arrêter, et sur lesquelles les trois pays arrivent à se mettre d'accord, donc maintenant faut aller au but. Pour aller au but faut un chef. Moi je suis désolé, dans l'industrie, quand vous construisez une grande tour, ou que vous construisez... un Airbus, y'a un leader. Y'a un bureau d'étude. Ça veut pas dire qu'on coopère pas avec d'autres, on coopère tous les jours nous sur les Falcons aussi avec des... mais ce sont des sous-traitants. De la même manière que moi, j'accepte d'être sous-traitant d'Airbus pour l'Eurodrone. Et y'a un leader fort. Donc Airbus s'est engagé vis-à-vis de l'OCCAR, on fera tout pour nous, tenir nos engagements vis-à-vis d'Airbus, pour qu'Airbus tienne ses engagements vis-à-vis de l'OCCAR. C'est normal, ça me va très bien. J'ai jamais demandé à être co-développeur de l'Eurodrone. J'ai demandé un certain nombre de parties qui ont été acceptées par Airbus, et c'est logique. Et c'est ça qui fera que l'Europe sera efficace. C'est pas l'Europe de la duplication où chacun veut faire ce que l'autre a envie de faire aussi. Voilà. Mais c'est ma conception je l'assume hein. Et ça n'a rien à voir avec le fait que ça ne soit pas un projet politique. Donc oui, BAE est leader. Comme Airbus est leader de l'Eurodrone. Ben il faut que sur NGF, qui je le rappelle n'est qu'un pilier, Dassault soit leader incontesté strong prime du NGF reconnu par les trois nations et par notre partenaire principal qui est Airbus. Le jour où y'a ça, y'a plus de problèmes... Et comme dirait Guillaume Faury, on en est pas loin. Sauf qu'on y est pas. Par le vieux monsieur dont j'ai oublié le nom qui est là à chaque session de questions-réponses, je n'ai jamais compris si c'était un actionnaire, un ancien de la maison, ou un simple passionné. Questions 08:20: Monsieur Trappier j'ai l'impression que tout vous réussit, vous vendez des Rafale, vous lancez 2 Falcon en même temps, vous vous tirez d'un conflit social dur, mais deux épreuves vous attendent: - le SCAF, est-ce que c'est pas un tissu d'incompatibilités? France Allemagne, Dassault Airbus qui ne veut pas du best athlete, est-ce que vous n'avez pas une botte de Nevers avec ce plan B? Et pouvez-vous nous dire ce que revêt ce plan B? - la charge énorme de travail qui s'abat sur l'entreprise, y-a-t-il un plan d'embauche, à quel niveau? Quels profils? Renforcement de l'effectif d'atelier? Epreuve difficile car les recrutements d'ingénieurs butent sur le fait qu'à Sup'Aéro une masse d'ingénieurs manifestent maintenant contre l'avion au motif que ça fait du CO2. Comment séduire ces nouvelles populations de jeunes? Réponses, 10:53: Et bien écoutez merci premièrement de stimuler face à toutes ces réussites les challenges à venir, puisqu'effectivement ce sont des vrais challenges. Je vais essayer de répondre sujet par sujet. Le premier sujet, l'incompatibilité, nous on a trouvé la solution. La solution on vous l'a dit, c'est un leadership clair de Dassault sur le pilier 1. Si ceci n'est pas accepté, ça sera... alors on peut appeler ça un échec, ou voilà. Il y aura donc un plan B, quel qu'il soit, de toutes manières la nature a toujours besoin d'un plan B, on peut pas rester... voilà. Je peux pas vous en parler aujourd'hui, parce que le jour où j'en parlerai, j'en parlerai d'abord à mes autorités, et en particulier au ministère des armées, etc. Donc c'est pas encore l'heure d'en parler mais croyez-moi on y travaille activement. L'incompatibilité, alors d'abord la référence à la botte de Nevers est difficile parce que la botte de Nevers c'est Lagardère, Lagardère plutôt Airbus que Dassault, donc (rires) donc non c'est pas une botte de Nevers, c'est, tout industriel normalement fait doit être prêt à avoir un plan B. Si le plan A... Le plan A je le répète aujourd'hui c'est le NGF, c'est le SCAF, moi je travaille toujours à essayer de réussir dans ce domaine-là. Mais je ne vais pas accepter n'importe quoi, en particulier je ne vais pas remettre en cause les hypothèses de départ parce qu'on a un différent aujourd'hui, donc pour moi les choses sont claires : je veux être placé en position de command & control. Ce que Airbus n'accepte pas aujourd'hui. Donc il faut juste régler ce problème-là, si ça se règle y'a plus de problèmes. Sur le deuxième sujet les embauches, vous avez raison c'est un sujet difficile d'autant plus que malgré le fait que le pays ait un fort taux de non-emploi, de chômage, pour le dire clairement, toutes les entreprises ont du mal à embaucher. Alors, je dirais presque que nous Dassault on a un peu de chance, mais on l'a générée la chance, elle nous vient de notre ADN, c'est que les gens qui rentrent chez Dassault, ils aiment les avions. Et alors ce que vous avez dit avant, qui a fait la réussite, c'est qu'il y a des avions nouveaux en cours, qu'il y a des programmes en cours. Que quand vous vendez un Rafale à l'exportation vous avez besoin quand même de développer des nouvelles versions. Vous avez besoin d'envoyer des gens à l'autre bout du monde soutenir l'avion. Bref, les gens qui rentrent chez Dassault savent qu'ils vont pouvoir toucher l'avion. Vraiment le toucher. D'autant qu'en plus on essaie de faire un peu de dynamique entre Saint Cloud et Mérignac et Istres, ce qui permet de toucher et de sentir un peu le kérosène, excusez-moi nous on a encore l'amour du kérosène, mais on va se soigner et on va faire du SAF. Donc, pour répondre à votre question oui on a besoin de plus d'ingénieurs et de plus de compagnons dans les ateliers. On a donc un plan de recrutement qui est estimé aujourd'hui en début d'année quand on a vu toutes ces bonnes nouvelles arriver, à 1300 personnes pour le groupe, aujourd'hui a mi-année, on a déjà embauché plus de 700 personnes. Donc on a fait plus de la moitié à mi-année. C'est pas facile, on a simplifié les procédures, on a été beaucoup plus rapides, on a toujours les contraintes de confidentialité, les problèmes de sécurité, on peut pas embaucher n'importe qui non plus hein, on va pas chercher les gens en Chine par exemple hein. Donc, effectivement, c'est complexe, on est une industrie de défense pointue, mais, on y arrive. Là où c'est plus difficile et c'est une de mes craintes du début, c'est dans la supply chain. J'ai la chance d'être aussi président de l'UIMM, les industries de la métallurgie, donc je vais visiter les chantiers que ce soit dans l'aéronautique, le naval, la sidérurgie etc, toutes ces sociétés en territoire ont du mal à embaucher. Donc c'est là qu'il va falloir séduire les jeunes pour les ramener dans l'industrie. Et c'est pour ça que je mène une campagne pour l'industrie. Pour réindustrialiser le pays parce que je ne crois pas qu'un pays est souverain s'il n'a pas une industrie. Et une industrie pour moi c'est pas simplement la conception. C'est la conception la fabrication et la chaîne de sous-traitance. Ça veut pas dire qu'on fait tout exclusivement en France. Ça veut simplement dire qu'on a des assets solides en France. Donc il va falloir être capables de mener une politique de réindustrialisation souhaitée par tout le monde semble-t-il, même si depuis 20 ans on désindustrialise la France. Peut-être que le covid a ouvert les yeux de beaucoup, tant mieux. Mais maintenant il va falloir passer des paroles aux actes, il va falloir aider les centres de formation, l'éducation nationale, tout ça doit être... aller vers le sens de favoriser l'industrie parce que on en a besoin. Bon nous on a encore de la chance chez Dassault je vous rassure, on a toujours un turnover extrêmement faible par rapport à la moyenne, c'est quelques démissions par an, mais voilà hein. Donc les gens rentrent toujours en général après les études et finissent à la retraite, c'est une des caractéristiques de Dassault. On est une petite société, j'aime à le dire. Nous ne sommes pas des grandes sociétés comme Lockheed Boeing ou Airbus. Nous sommes une petite société de 12000 personnes. Tout le monde se connaît. Tout le monde aime les avions. Et les sup'aéro qui rentrent chez nous ne manifestent pas devant chez nous parce qu'ils n'aiment pas l'avion. On vérifie quand même qu'ils aiment l'avion avant de les embaucher, c'est quand même mieux, ce qui veut pas dire qu'ils vont pas travailler à des solutions qui vont aider à la décarbonation, tant mieux. Mais voilà, c'est, c'est... donc je suis pas... on a des beaux challenges, mais honnêtement je préfère avoir ces challenges-là et un carnet de commandes plein, qu'un carnet de commandes vide et moins de challenges de ce niveau-là. Voilà c'est, c'est d'autres challenges, tant mieux hein. Ça va éviter qu'on s'endorme. On a quelques sujets sur lesquels on va avoir du mal à s'endormir. Par Sarah White du financial Times Questions, 16:47: Je reviens sur le SCAF, combien de temps vous pouvez continuer comme ça sans accord avec Airbus, et si vous vous avez une date limite pour trancher? Et j'avais une question, industriellement en ce moment quel est votre plus grand défi? est-ce que ce sont les chaînes d'approvisionnement et en quoi, ou est-ce que ce sont des sujets énergétiques qui commencent à vous préoccuper. Réponses: 17:17 Alors le plus grand défi, pour répondre à la deuxième question d'abord, c'est bien la supply chain. C'est s'assurer... parce que supply chain c'est énorme, quand je dis supply chain, nous on voit des rangs 1, on a l'habitude de travailler beaucoup aussi avec les PME, mais chaque société avec qui on travaille travaille elle-même avec des sociétés. Et quand on a eu le début de la crise avec l'Ukraine c'était le premier sujet, de faire un mapping de qui travaille pour qui jusqu'à la dernière vis le dernier boulon etc. Parce que vous avez l'approvisionnement des gros éléments, mais derrière il y a, voilà, jusqu'à la matière, d'où vient la matière, comment on la sécurise, etc etc. Donc ça c'est le premier défi dans le contexte du moment de la crise ukrainienne, du covid aussi, parce que le covid a pas aidé sur les chaînes logistiques, ça a tout compliqué. Et d'une certaine redistribution de qui fait quoi dans un certain nombre de domaines. Donc oui c'est ça le numéro 1, vraiment. Sur le SCAF je me suis déjà exprimé donc je vais le redire, je pense qu'à un moment il faut savoir dire, "go ou stop". Faut se laisser... pour nous jusqu'à la fin de l'année, de toutes les manières c'est ce que j'avais déjà dis aussi, nos équipes ont été redistribuée ailleurs, on a du boulot, ils peuvent pas rester comme ça pendant 6 mois 1 an à rien faire et à attendre que y'ait un deal qui se noue, donc moyennant quoi elles ont été réorientées. Si jamais on trouvait un accord qui allait à tout le monde, il faudrait ensuite le temps de remobiliser nos équipes là-dessus, donc de retrouver des forces vives pour y aller, pour l'instant elles font autre chose. Donc il faudrait aussi un certain temps, avant de pouvoir mettre en vigueur ce contrat si jamais on arrivait à le signer. Voilà. Donc fin de l'année me paraît être... pour une décision dans les semaines ou un ou deux mois qui viennent, pour la fin de l'année, c'est... ça a rien d'un ultimatum, mais je pense qu'on peut pas rester comme ça le stylo en l'air pendant des années. Par Pierre Tran, SLD info: Question, 19:27: Vous avez parlé directement avec monsieur Guillaume Faury récemment? Réponse, 19:34: On se parle tous les jours, il est patron du GIFAS, j'étais patron du GIFAS avant lui, on a beaucoup de choses en commun, et on a beaucoup de sujets en commun, en particulier la fameuse supply chain aéronautique qui nous inquiète tous les deux, et sur lequel on se parle beaucoup. En général on se parle peu du SCAF. Question, 19:50: Et pourquoi? Pourquoi pas je veux dire: Réponse, 19:53: Parce que mes interlocuteurs désignés sont allemands et espagnols, et que Guillaume Faury n'est pas allemand ni espagnol. Question, 20:04: ...(confus) Petite explication? C'est le patron... Réponse, 20:07: ...Non mais, d'accord, mais vous avez un programme dans le domaine de la défense. Donc vous avez l'Allemagne vous avez l'Espagne vous avez la France. Bon. Y'a un champion sur le pilier 1, vous avez un champion français qui est Dassault, et un français qui le dirige. Vous avez en Allemagne une société qui s'appelle Airbus Defense & Space. Dont le patron est un allemand, Michael Schoellhorn. Ça veut pas dire que Guillaume est pas le pilote de l'ensemble, mais, l'interlocuteur sur le sujet SCAF, c'est Michael Schoellhorn. Et puis vous avez un autre encore en Espagne, qui est un Airbus Espagne. Ce qui fait qu'en général quand on est tous les trois j'ai deux Airbus face à moi, et après je peux encore parler à Guillaume. Question, 20:49: ...Monsieur Faury il est le patron des patrons. Réponse: (agacé) L'Allemagne et l'Espagne, et oui il est le patron y'a pas de doute que... je suppose que... mais c'est pas à moi à m'en occuper, que ça soit Michael ou l'espagnol, d'ailleurs l'espagnol il report lui-même à Michael, donc vous voyez, c'est Airbus y'a pas de doutes hein. J'ai pas de doutes sur qui pilote Airbus hein. Mais j'ai répondu précisément à votre question. par Pascal Saint-Amans, BFM business (bis): Question, 21:33: Juste une petite question sur l'accélération des cadences de production de Rafale, le président de la République a parlé d'économie de guerre, comment vous interprétez ça, où en êtes-vous des cadences de production et jusqu'où pouvez-vous aller? Réponse, 21:43: Alors nous on avait anticipé, peut-être ce que le président allait dire, puisqu'on a anticipé le passage à cadence 3 du Rafale. On en a pas totalement besoin aujourd'hui, mais on l'a anticipé parce qu'on pense qu'on va avoir encore d'autres contrats, qui pourraient aller un petit peu plus vite, et on espère d'ailleurs avoir des contrats pour la France. On espère que la tranche 5 va être signée, vous vous rappelez quand même que pour la France il y a eu décalage de livraison des avions commandés par la France. Et pas pour des livraisons export, pour des raisons purement budgétaires françaises. Donc la 4T2 de 28 avions ça fait bien longtemps qu'on aurait dû la livrer à la France, et à la demande des autorités françaises on l'a décalée et elle ne commencera à se livrer qu'en toute fin d'année 2022, et surtout à partir de 2023, auxquelles s'ajouteront les 12 avions de remplacement des 12 grecs qui ont été prélevés sur le stock français, et qui fera les 40. Donc ces avions sont programmés conformément à la loi de programmation militaire et aux commandes qui ont été passées. Donc s'il faut accélérer bah on monte en puissance, mais y'a toujours un temps de montée en puissance, ça peut peut pas... le claquement de doigt ne peut pas accélérer à ce point la livraison des avions de combat. Ça se prévoit quand même d'une certaine manière, non pas qu'on pourrait pas accélérer chez Dassault, mais d'un autre côté y'a toute la supply chain, celle dont je vous dit qu'y a des difficultés. Donc il faut aussi que tout le monde puisse accélérer de manière synchrone. Et grosso-modo, pour monter une cadence d'un point, c'est à peu près un an. Donc si vous livrez un avion en 3 ans, fabriquer un avion en trois ans, le temps de monter une cadence c'est un an de plus. Alors après on peut faire des efforts on peut se mobiliser, mais vous voyez y'a pénurie de main d'oeuvre, y'a... on peut pas d'un seul coup doubler les chaînes de production du jour au lendemain, on aurait pas les bras. On va pas demander aux gens de travailler jour et nuit. Déjà que nos salariés acceptent de faire des heures supplémentaires, et c'est très bien, ça leur permet d'augmenter un peu leur rémunération, ils acceptent de travailler un peu plus, et tant mieux, bravo. On fait appel à l'intérim, c'est pas qu'on ait envie de faire appel à l'intérim, c'est que ça permet de gagner du temps en attendant qu'on embauche, qu'on forme, parce qu'il faut former aussi, hein, vous embauchez des jeunes, c'est pas parce qu'ils sortent d'école qu'ils savent ce que c'est qu'un avion. Donc moyennant quoi, voilà, y'a un... l'accélération qu'on vit en ce moment, il faut la... mais accélérer encore plus que ce qu'on fait nous, là aujourd'hui, très précisément ça sera pas simple. Mais on discute avec le ministère des armées sur ce que veut dire "économie de guerre", on débute à peine des discussions dans le sujet. Donc je pense qu'il y a aussi une réflexion sur les processus d'acquisition. On parlait tout à l'heure du scaf, voyez pourquoi le Neuron ça a été vite. Ben parce qu'on nous a commandé le Neuron, le démonstrateur Neuron on nous l'a commandé, pour aller jusqu'au premier vol. Y-compris la campagne d'essai. On nous a pas fait une phase 1A, une phase 1B, une phase 2, et à chaque fois des discussions sans fin entre chaque phase. On aurait passé tous ces contrats-là dès le début, ça aurait été plus vite. Donc y'a aussi une manière de mieux contractualiser le... et d'aller plus rapidement au résultat. Donc c'est pas simplement les industriels, c'est les industriels avec la DGA, avec le ministère des armées, avec le budget, faut avoir le budget aussi. Donc c'est une grande réflexion qui démarre. Par le vieux monsieur, bis: Question, 25:14: Dites-moi si je me trompe, mais lorsque j'ai vu à la télévision les deux Rafale s'accrocher en vol et atterrir sans problème, j'ai cru comprendre pourquoi vous vous accrochiez tant à vos commandes de vol, parce qu'elles doivent être drôlement costaud vos commandes de vol! parce que les deux avions ont atterri comme s'il s'était rien passé. Réponse, 25:40: J'aime autant vous dire que, je pense que là, plus que les commandes de vol, c'est le trèfle à 4 feuilles qui a fonctionné, parce que ils ont eu beaucoup de chance, ça aurait pu beaucoup plus mal finir, ils ont eu beaucoup de chance et effectivement vous avez raison, malgré les dégâts, ils ont pu rentrer en vol jusqu'à... voilà. C'est miraculeux. On est très fiers de nos commandes de vol vous le savez bien. Mais on en est très fiers parce que, c'est une des pierres angulaires qui a été voulue par Marcel Dassault, sur lesquelles on a développé nos capacités. Et on développe nos composants, on développe nos cartes électroniques, on développe nos servocommandes, on développe l'architecture, et tout ça est intégré dès le départ avec la conception du bureau d'études. C'est unique dans le monde, même les américains reconnaissent que c'est l'endroit où on est les meilleurs au monde. Donc, c'est pour ça qu'on en est très fiers. Bon. Tant mieux que ça puisse permettre de sauver des avions. Ça permet surtout de faire des avions performants. Pas simplement les Rafale d'ailleurs, mais aussi nos Falcon. ... Bien, je pense qu'on a épuisé la liste des questions pour cet été. En général c'est un petit peu plus constant au mois de mars quand on a les résultats finaux. Enfin là le mérite c'était quand même cette prise de commande exceptionnelle, je pense que on aura pas des semestres comme ça tous les ans. Voilà. Merci à vous et passez un bel été, studieux ou en vacances pour ceux qui pourront en prendre. Et il faut de temps en temps en prendre pour se reposer la tête. Merci à vous, bonne soirée. Ouf. @PolluxDeltaSeven Voilà tu l'as pas demandé mais si tu veux t'en servir tu as un verbatim, horodaté en plus, tout prêt.
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  3. Je suis d'accord, si les russes avaient gagné, ils n'auraient pas eu de défaite
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  4. Non mais pour les négociations il fournit la vaseline, l'occident qu'il adore et les Ukrainiens ces "petits russes" qu'il semble traiter avec énormément de considération n'ont plus qu'à baisser leur froc et se pencher en avant. Poutine refuse une chose retirer ses troupes et sa chair à canon d'Ukraine, tout commence là Je veux bien que beaucoup ici soient taxés d'anti-Poutine primaires ... mais avant de dérouler à l'opposé sur un anti-américanisme tout aussi primaire et de se complaire dans le "European bashing" très à la mode au sein de nos extrêmes il serait peut-être bon de se documenter sérieusement sur les motivations de VVP, sur sa vision de l'occident et de se rappeler ce qu'il est en train de faire subir à ses opposants au sein de leur propre pays. On est sur la scène internationale, pas dans la cours de l'école, le "c'est ki ka komencé" n'a pas court ici. En revanche on sait qui a envahi qui et ceci est peut-être une ligne rouge. Que Poutine du fond de sa paranoïa considère la Russie menacée peut-être, avait-il raison ? il est permis d'en douter tout comme on peut douter que l'invasion ait été inévitable. En revanche ce qui est incontestable c'est que ce sont les Russes qui sont en train de dévaster une partie de l'Ukraine et pas l'inverse, c'est l'autoritarisme du Kremlin qui muselle et emprisonne pas les occidentaux ou les Ukrainiens. Une fois de plus un grand leader a voulu jouer en tablant sur la pusillanimité de ses "adversaires" et leur mollesse, pensant rafler la mise à peu de frais. Badaboum une fois de plus le grand Yaka s'est trompé et impose au monde aujourd'hui les conséquences de ses actions. Zut Poutine n'a pas l'impunité, c'est emm...
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  5. ON S'EN FOUT B.RDEL DE M.RDE, DE L'ARTICLE R413-10 SUR LE FIL DES COMBATS EN UKRAINE, ALLEZ AILLEURS POUR VOS COMBATS DE LONGUEUR DE ZOB ET DE VITESSE MOYENNE DE CAMION A 4 AXES Clairon
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  6. ^ Naval Group nous a en effet reçu en exclusivité il y a un mois afin de réaliser un reportage (et de belles images) sur le programme FDI. Voici donc la video: Une autre vidéo en anglais sera publiée dans une semaine, celle-ci se focalisera davantage sur la FDI HN.
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  7. Bonsoir, j'ai écouté les derniers podcasts de Mike Kofman : Ici : https://podcasts.apple.com/gb/podcast/slicing-the-sausage-ukraines-upcoming-counteroffensive/id1614010500?i=1000574894663 et là https://warontherocks.com/2022/07/ukraines-window-of-opportunity/ et là https://warontherocks.com/2022/08/great-expectations-the-next-phase-of-the-russo-ukrainian-war/ Le premier en présence de Sergii Grabskyi, colonel de réserve de l'armée ukrainienne (opérations au Kosovo et en Irak). Interview du 3 Aout. Grabskyi apparemment commente la guerre sur des média ukraineins, n'est plus d'active, mais a de nombreux amis dans l'armée ukrainienne qu'i questionne. En bref : Sergii Grabskyi : Sur le début de la guerre les renseignements Ukrainiens avaient conclu à une offensive sur le Donbass uniquement, en pensant que les forces aen Bielorussie et en Crimée ètaient la uniquement pour occuper des troupes ukrainiennes Selon tous les critères de la tactique et de la stratégie ex-soviétique (familiers de l'tat major ukrainien) , les préparatifs étaient insuffisants pour permettre une grande offensive (déficit de munitions, de logistique, de nourriture, de structures médicales). Ils anticipaient éventuellement une offensive de large envergure mais pas avant la Paque orthodoxe (24 Avril) à la vue de la vitesse des préparatifs russes. Les frappes russes (avions, missiles) ont largement été inéfficace car les troupes ukrainiennes étaient toutes sur le terrain, en poste de combat, depuis le 15 février (les russes ont frappé des bases vides). Les forces de défense territoriales ont été essentiellement à la manoeuvre autour de Kiev. . La défense territoriale a seulement commencée à être créée au 15 Janvier mais leur dotation en ATGMs étaient excellente : en moyenne 11 ATGMs pour des pelotons de 27 personnes. ce sont essentiellement eux qui ont arrêté les compagnies blindées russes. Grabskyi confirme que le changement de culture de l'armée ukrainienne a été fort : chaque brigade (infanterie, infanterie mécanisée, artillerie) a reçu au moins trois sessions de 2 mois de formation par les US/Brits depuis 2015 + Etat major. Seule l'armée de l'air a été à l'écart de ce 'formatage ' en raison de sa faiblesse. Selon Grabskyi : la culture défensive ukrainienne est excellente. Il y aurait une forme de 'défense de manoeuvre' qui aurait permis d'interdire toute percée russe : à chaque tentative de ^percée, les russes se seriant trouvés face à de nouvelle lignes de défense et n'auraient jamais pu s'engouffrer dans des espaces vides. Sur l'offensive du Donbass Grabbskyi confirme que la russie est incapable d'opérations offesnives militaires combinées, et que de nombreuses pertes de soldats mobilisés de la DPR/LPR auraient été dues à du friendly fire car les forces de reconnaissnce LPR/DPR se voyaient bomabrdés par l'artillerie russes des qu'elles avient identifié des objectifs alors qu'elle les avaient engagés sans avoir reçu l'ordre de se replier. Il évoque un montant de pertes de 55%% dans ces unités LPR/DPR. Grabskyi évoque le chiffre de 8000 prisonniers ukrainiens contre seulement 900 prisonniers russes. Grabskyi et M Kofman s'accordent pour dire que l'Ukraine dispose d'une étroite fenêtre d'opportunités car les forces russes ont du mal à se reconstituer mais le temps ne jouera focément très longtemps pour l'ukraine car la russie est en train de ré-institutionnaliser le recrutement et la formation de recrues (après avoir pillé les centres de formation) et dispose de matériel en cours de déstockage et de munitions en quantité. Par ailleurs à poartir de Septembre ils peuvent décréter de nouvelles républiques autonomes dans le Sud et à Kherson et mobiliser es jeunes de ces régions. Le risque que la russie court à propos du recrutement est que les premiers contrats courts vont arriver à échéance (3 mois ou 6 mois) et les contractuels ne vont pas rempiler. Selon M Kofman, d'ailleurs, la russie ne relève pas ses troupes non seulement car elle manque de ressources, mais aussi parcequ'elle serait confrontée à des vagues massives de démissions (les soldtas contractuels peuvent démissionner dans le cadre d'une 'opération militaire spéciale). nfin l'Ukraine doit rassurer ses alliés avant l'hiver. Sur la contre offensive : Kofman indique ses doutes sur les troupes résiduelles ukrainiennes en indiquant que ce sont toujours les mêmes untés ukrainiennes qui ont porté les contre offensives et que l'attrition en soldats entrainés ukrainiens doit être forte. Selon Grabskyi il y a encore suffisemment de militaires Ukrainiens formés pour mener une telle offensive . Selon Grabskyi, l'attrition des forces unkrainiennes dans le Donbass a été portée par des batailloons de marche des forces de défense territoriales dont les pertes ont été terribles (il évoque une compagnie commandée par un officier de sa connaissance qui n'aurait ramené que 14 soldats sur un éffectif initial de 67). Mais selon lui l'armée ukrainienne est inacapable aussi d'actions offensies de grande envergure basées sur des opérations combinbées. Depuis 1992, l'armée ukrainienne n'a jamais fait d'exercice militaire offensif et est autant incapble d'oparations combinées que l'armée russse.L'Ukraine clairement ne sait pas mener d'offensive d'envergure. Selon Grabskyi, l'offensive ukrainienne se ferait sous la forme de 'découpe de tranches de saucisson' : Scénario offensif plausible : - attaque sur le front de Kherson (sous une forme potentiellement 'incrémentale'. C'est la première tranche de saucisson. Des lors les ukrainens seraint dans l'incapacité de franchir le Dniepr. - une fois Kherson repris, interdiction 'par le feu' de la logistique entre la crimée et le sud par Himars. - Puis offesnive depuis Zaporijia en s'appuyant sur un mouvement de résistance trsè actid autour de Mélitopol pour rejoindre la mer d'Azov et couper le corridor terrestre avec la Crimée. C'est la seconde tranche de saucisson. Kofman indique que selon lui la reprise de Kherson n'est pas nécéssaire pour interdire par le feu la logistique depuis la crimée : des Himars 300Km peuvent faire le boulot. Grabskyi en doute : pour lui les S300 - S400 pourraient intecepter les roquettes longue distance (RETEX Ukraineien?) alors qu'il est clair que jusqu'à 80 Km les russes ne savent pas intercepter. Enfin la capacités offesnive ukrianienne est entravée par un manque encore important d'artillerie, mais surtout d'IFVs et de transports de troupes blindés. Enfi la situation deveint plus compliquée : il y avait uniquement 7 à 10 BTGs russes sur place (effectif ^pour lequel Grabskyi estime qu'une offensive est jouable) , mais depuis quelques jours plutôt 20 à 25000 soldats (beaucoup plus délicat). Enfin les dernières atrocités opérées sur les prisonniers ukrainens (je passe les détails) seraient contre-productives : les soldats ukrainiens envisageraient dorénavant très difficilement de se rendre... Voila!
    19 points
  8. Tu sais, à force de dire "Je suis neutre" "Je prône la désescalade" "Je n'ai pas de religion" pour tenter de faire passer une pseudo impartialité sur ce conflit, ça ne fonctionne absolument pas, personne ici n'est dupe.
    18 points
  9. ... La modération laisse vraiment passer n'importe quoi ces temps-ci. Je suis outré.
    18 points
  10. Je reviens sur cet article de reuters investigation, inaccessible au début mais j'ai trouvé un contournement. https://www.reuters.com/investigates/special-report/ukraine-crisis-russia-saboteurs/ L'enquête est très très longue, mais est la résultante d'un travail sérieux de recherche et ce genre de niveaux dans des articles traitant d'espionnage est très rare, plus encore dans la presse Française (ce que n'est pas Reuters au final). Voilà ci-dessous une des raisons pour lesquelles je fais plus confiance à la presse occidentale, US en particulier, qu'aux sources Russes. J'ai réalisé la traduction sur deepl en 7 fois (33 000 caractères dans l'article) et j'ai réinséré les photos.
    18 points
  11. Mes deux cents entre deux réunions... Le "Quand" : Les exercices chinois vont commencer un jour après le départ de Mme. Pelosi, à mon avis c'est une continuité de la philosophie depuis l'époque de Mao - "On tape Tchang on ne tape pas les Etats Unis", sachant que l'état de préparation du Commandement du théâtre Est chinois se compte habituellement en heure, pas en jour. Le "Où" : Par rapport à 1996, cette fois-ci 3 des 6 zones d'exercices "pénètrent" dans les "eaux territoriales" taïwanaises (je met les guimets parce que la Chine bien évidemment ne considère pas ces eaux comme telles). Je ne connais rien en lois internationales, mais c'est comme si mon voisin vient faire la fête, sans mon accord, dans mon jardin mais pas encore à l'intérieur des murs de la maison. Que va répondre le Taïwan, et surtout les Etats Unis ? Si ni l'un ni l'autre ne répond, ça "équilibre" le jeu US - "Tu dis que tu es avec eux, alors quand ça passe à l'acte tu es où ?". Les Etats Unis titillent la Chine avec le Taïwan, Hong Kong, le Tibet et le Xinjiang, mais l'inverse est tout aussi vrai (plus subtilement). Autre remarque, l'avion de Mme. Pelosi a fait un grand détour depuis Singapore pour aller au Taïwan, en évitant toute la mer de Chine méridionale, pour moi ça perd un peu le "charme" de cette visite... Tu y vas franco ou tu n'y vas pas du tout, surtout si tu te considères encore comme le N°1 incontestable sur cette planète et que tu fais ce que tu veux. Mais là tu passes par la fenêtre et non la porte d'entrée... Le résultat est toujours le même mais ça fait, pour moi et uniquement pour moi, un peu cachotière. J'ai oublié le troisième point pendant que j'écrivais les deux premiers... avec l'âge ça aide pas.... Bonne journée à tous, Henri K.
    17 points
  12. Si ce n’est plus. J’ai fait une note récapitulative du coût de la plupart des programmes d’avions de combat en me servant des données récoltées ici qui sont foisonnantes (Cours des comptes, rapports sénatoriaux pour la France, NAO, Chambres des communes, fuites des rapports d’évaluation, données constructeurs etc…) Je suis assez fier de ce travail qui représente de façon factuelle et absolument non biaisée le coût de chaque programme. Rafale : Cher mais bien parce que Dassault donc moins cher et mieux que ses concurrents. EF : Plus cher que Rafale et vraiment moins bien. Mauvaise affaire. Gripen : soit disant pas cher, mais au final cher pour ce que c’est. F35 : Hors de prix et en plus moche. Plus cher que tout et ne fait toujours pas ce pourquoi il est marketé. J’ai fait un signalement à la répression des fraudes. SH18 : Cher mais comme ses emports sont orientés à 3 degrés de son axe longitudinal : pénalité devient très cher pour cause d’aéro pourrie. Flanker family : de raisonnable à cher à mesure que sa consommation de toner augmente. Et puis à l’heure du digitale qui a encore besoin d’une photocopieuse ?
    16 points
  13. Justement ! On y arrive ! Voilà le dialogue entre Trappier et Schoelhor en exclusivité sur la suite des négociations du SCAF en octobre . C'est du lourd ! Trappier Eric : J'ai enfin trouvé la solution qui pourra tous nous satisfaire ! Et qui nous permettra d'avancer dans le SCAF Airbus... Michael Schoellhorn : Gut ! Je t'écoute ! Alors Tu me lâches les commandes de vol du SCAF ? Trapier : Oui ! Tu prends les commande de vol car AIRBUS DS est une grande entreprise et nous sommes confiant aux capacités industrielles de Airbus DS ! Schoellhorn : Schon ! Tu me laisses l'interface Homme-Machine aussi alors ? Trappier : Oui ! Vous prenez l'interface Homme-Machine car AIRBUS DS est une grande entreprise et nous sommes confiant aux capacités industrielles de Airbus DS ! Schoellhorn : Sehr Schön ! Tu me laisses aussi la furtivité ? (Michael pousse son avantage jusqu'au bout ) Trappier : Oui ! Vous prenez en charge la furtivité car AIRBUS DS est une grande entreprise et nous sommes confiant aux capacités industrielles de Airbus DS ! Schoellhorn : Sher Schon ! Tu me laisses le développement du moteur partie froide et chaude et on s'inspire de l'EJ2000 de Roll Royce ? (je pousse mon avantage jusqu'au bout ) Trappier : Oui ! Vous prenez en charge le développement du moteur du NGF car MTU est une grande entreprise et nous sommes confiant aux capacités industrielles de MTU ! SAFRAN y apportera la contribution que vous désirez , c'est MTU qui décidera de tout ! Schoellhorn : Et je continue à prendre en charge tout les autres pilliers du programme SCAF ? Remote carrière , CLOUD, senseurs etc.. Trappier : Oui biensur ! vous garderez la maitrise d'ouvrage des autres pilliers , Dassault, THALES, SAFRAN, MDSBA seront là pour accompagner ... Schoellhorn : Et donc vous me confiez la conception et la mise en oeuvre du démonstrateur !??? Trappier : Oui biensur ! Vous concevrez le démonstrateur car Airbus DS est une grande entreprise et nous sommes confiant aux capacités industrielles de Airbus DS ! Schoellhorn : Je suis heureux que vous voyez enfin la réalité des choses et la reconnaissance de notre savoir faire... Trappier : Mais Dassault, Thales , SAFRAN sont très honorés de travailler et de collaborer pour un groupe aussi prestigieux que Airbus DS afin de pouvoir réaliser le SCAF AIRBUS DS... Nous feront tout pour satisfaire les demandes et les exigences de notre client AIRBUS DS. Schoellhorn : Voyons Eric..... Ne soyez pas si modeste ...nous sommes partenaires sur ce projet ... Trappier : Oui partenaires si vous vous voulez ... Mais je suis surtout votre prestataire industriel pour le programme SCAF Airbus DS Schoenhorn : Oui mais pourquoi insister sur le mot SCAF AIRBUS DS ....Ce sera le SCAF de Airbus DS et de Dassault !... On est bien associé ?? N'est ce pas ? Trappier : Oui, mais c'est bien le SCAF Airbus DS : vous êtes le client donc le programme que vous déciderez ce que vous voudrez pour l'appelation... Mais pour nous ,ce sera SCAF AIRBUS DS ! ! Mais pas d'inquiétude , nous sommes très honorés de participer à ce grand projet novateur et ambitieux... peu importe que notre nom ne soit pas mis en valeur.. Schoenhorn : Vous nous faites trop de flatteries Eric ! :) Trappier : Mais les désirs et la réussite de nos clients sont la garanties de notre développment et de notre croissance ! Schoenhorn : Et donc votre gouvernement et votre parlement sont donc d'accord avec tout les compromis que vous venez de faire ... ? Trappier : Notre gouvernement nous a dit d'aider notre partenaire du mieux que l'on pouvait et de donner un coup de main au SCAF Airbus... car la collaboration européenne, plus on est nombreux , plus on est solidaire et plus on est plus fort .... tout ça... Schoenhorn : Euh....Je comprend pas.... Vous insinuez que votre gouvernement ne veut plus financer le SCAF ? Trappier : Si si ! Notre gouvernement nous a dit de faire un "petit" SCAF de rien du tout mais uniquement entre français : le Rafale NG et le Neuron XL . Le fameux plan B... Petit projet sans intérêt ... Mais comme nous sommes des gens généreux et plein de ressources, nous sommes prêt à collaborer et vendre notre capacité industrielle pour vous aider à réaliser votre SCAF selon vos conditions : Vous allez avoir le plus beau SCAF Airbus DS qui n'ai jamais existé et on fera tout comme vous dites ! Schoenhorn : Mais je ne comprend plus trop ! Donc Combien vous allez mettre vous et votre gouvernement sur le SCAF en collaboration ensemble ? Trappier : Le gouvernement français mettra 0 euros et nous les entreprises partenaires , bah on ne vas pas mettre de rond non plus, on attend juste de savoir combien on va récuperer en contrat sur les 100 milliards d'euros que le Bundestag vous a promis . Biensur, notre collaboration sera totale et nous sommes honorés de vous aider ! Vive l'europe de la défense ! Viva Deutschland ! VIVE les 100 MILLIARDS ! Schoenborn : Tu te fous de ma gueule Eric ! Trappier : PAs du tout ! Vous voulez diriger le SCAF à vos conditions bah dans ce cas le Bundestag vas devoir le payer..... ENTIEREMENT :) . Et vous aurez un SCAF 100% AIRBUS ! Et Michael , Ou tu vas ? Ne claque pas la porte ! On est tes collaborateurs ! On est là pour t'aider ! Reviens !!!!!
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  14. Outre la corruption, ce qui faut beaucoup de mal à l'armée russe est aussi le manque de priorisation. La Russie poursuit beaucoup de programmes simultanément, avec une emphase mise sur les armes "nobles" et qui possèdent une forte valeur symbolique. Sa marine, notamment, a fait l'objet de beaucoup de soins et mobilise plus de ressource que son armée de terre, sans que cela semble très cohérent avec les objectifs géopolitiques poursuivis par la Russie. Quel sens y a-t-il par exemple à vouloir à tout pris réparer à (très) grand frais, un navire comme le Kouznetsov alors même que sa valeur militaire est très limitée. Plus généralement, quel intérêt de maintenir une très grosse marine quand son seul adversaire (l'OTAN) restera toujours infiniment supérieur ? C'est un peu comme la Kaiserliche Marine entre 1900 et 1914 : En dépit d'investissements massifs, elle n'a jamais pu concurrencer sérieusement la Royal Navy et son impact sur la WW1 a été globalement insignifiant. L'Allemagne aurait sans doute mieux fait d'accepter la domination britannique sur les mers et de rediriger ces ressources sur son armée de terre. On peut aussi parler de l'aviation russe. Ils sont en train de relancer à grand frais la fabrication du Tu-160 Blackjack. Le bombardier stratégique, c'est classe, c'est beau, ça fait bien lors des défilés. Mais quelle est la pertinence réelle d'un bombardier non furtif à l'heure des missiles stratégique, des armes hypersoniques et des systèmes SAM de plus en plus évolués ? On peut s'interroger. Surtout : est-ce vraiment la priorité quand on voit la prestation des VVS en Ukraine ? Ne faudrait il pas investir plutôt dans la formation des pilotes, dans la coordination sol-air ou dans l'achat de munitions de précisions plutôt que de relancer à grand frais la production de bombardiers probablement déjà obsolètes en terme de doctrine d'emploi ?
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  15. Les Ukrainiens d'aujourd'hui, qui n'ont rien demandé à personne (contrairement aux nazis et aux japonais de l'époque), apprécieront la comparaison entre leur sort actuel et celui des États nations (yc population civiles) de la 2e GM, ayant engendré des régimes genocidaires ou criminels (à la suite desquels crimes, sont venus les bombardements que tu indiques). De quoi serait donc coupable, même très indirectement, le peuple ukr pour mériter ce qu'ils prennent sur la tronche en ce moment ? Les comparaisons historiques douteuses pour clouer le bec à une certaine idée de la paix à l'occidentale ont quand même leur limite.
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  16. Euh... Tu vis sur quelle planète ? D'une, il n'y a pas de promesse américaine d'entrée de l'Ukraine dans l'OTAN. Deux, les Américains ne veulent pas se battre jusqu'au dernier ukrainien*, ils voient ici l'occasion rêvée de ruiner la Russie et de la remettre à sa place pour longtemps. Que les Ukrainiens lâchent l'affaire aujourd'hui et cet objectif est déjà atteint par la saignée continue qu'a été le conflit pour la puissance russe. Rappelons-nous qu'au début les Américains pensaient que tout était perdu et avaient proposé d'évacuer Zelensky. "Se battre jusqu'au dernier ukrainien" alors qu'on considère le pays comme perdu et qu'on ne lui envoie rien, que dalle oui. Ce n'est que lorsque les Ukrainiens ont montré qu'ils voulaient se battre et qu'ils en avaient les moyens que le soutien occidental a commencé en masse. Les Américains n'ont pas eu de mot dans cette discussion. Trois, l'Europe occidentale n'est ABSOLUMENT pas mise à genou, ça a été montré plus haut, mais tu sembles t'y accrocher (comme herciv d'ailleurs) pour justifier l'idée que cette guerre est une folie qui doit être arrêtée au profit de la Russie. Notre croissance n'est que ralentie mais nous ne sommes pas du tout menacés de récession ou de ruine... alors que la Russie est déjà les deux pieds dedans et pour longtemps. Quatre, ton fantasme de dépeçage de la Russie n'est absolument pas réaliste. Les Estoniens ne veulent pas un kilomètre carré de terre russe et peuplé de Russes ultranationalistes qui ne crééent que des emmerdes comme on l'a vu en Ukraine, au Kazakhstan et en Géorgie. Ils ont déjà bien assez de mal à lutter contre les Russes installés chez eux par Staline et les Tsars avant lui pour les russifier eux. De même ni la Lituanie ni la Pologne ne veulent Kaliningrad, une enclave désolée, sous-développée et qui n'a aucun intérêt pour l'un ou pour l'autre. Quant aux Allemands, ils n'en veulent pas non plus, Konigsberg a été rasée et il n'en reste presque rien aujourd'hui, son architecture allemande remplacée par des cubes de béton soviétique en style brutaliste. Pour l'Ukraine, tu crois vraiment qu'ils auraient envie de recevoir Rostov ou Belgorod alors que les pogroms tsaristes puis l'Holodomor y a anéanti les populations ukrainophones ? Ils ont déjà bien assez de problèmes avec le Donbass et la Crimée. Sans parler du risque nucléaire que les Américains n'ont sûrement pas oublié depuis les sueurs froides de 91. Donc non, l'Occident ne veut pas la destruction de la Russie, tu sembles trop pencher l'oreille du côté des délires sécuritaires de Radio-Moscou. *Chose amusante, "se battre jusqu'au dernier x" vient de la plume de Henriot, qui avait une excellente plume. Il est l'auteur de la formule "Les Anglais se battront jusqu'au dernier Français", dont la pertinence est il me semble assez discutable, tout comme ses usages suivants : "les Américains se battront jusqu'au dernier Coréen", "les Soviétiques se battront jusqu'au dernier Polonais", les Israéliens se battront jusqu'au dernier x" (varie selon le pays arabe qui sort la formule, généralement ça tourne entre les Égyptiens et les Jordaniens), etc.
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  17. mais vous essayiez toujours de faire passer un journal de tir, nous avons pris telle quantité de tirs, voici ce qui s'est passé et à l'époque cela se faisait par fax, donc vous faxiez une feuille de 20 à 30 tirs, je me souviens avoir appelé par exemple Landivisiau quand nous avions fait quelques BFM contre des Rafales, ils étaient en fait, je pense que de toutes les missions de ma première tournée, le Rafale était probablement le plus fructueux... parce qu'on a fait une mission fabuleuse, c'est vrai qu'on était fabuleux pour les mauvaises raisons, on était quelque chose comme 8 Sea Harriers contre des Rafales, des Mirages et des SEM et c'était vraiment sans scénario et on s'est mis en place essentiellement en 2 caps, un pointant un peu vers le sud, un pointant un peu vers le nord en regardant la France depuis l'Atlantique, et ce qu'ils ont fait, c'est que moi et mon ailier, nous nous sommes retrouvés mêlés à 4 Mirage 2000, ce qui n'était pas un problème du tout, ils n'ont pas causé beaucoup de problèmes parce qu'ils se sont enfuis et ils n'avaient manifestement pas fait leurs devoirs sur l'AMRAAM, alors nous les avons tous abattus par derrière avant qu'ils puissent causer des problèmes. .. Pendant ce temps, au milieu, deux Rafales faisaient un carnage absolu et je me souviens (rire), RF Valley ( ?) avait l'habitude d'enseigner cette tactique que quelqu'un appelait la canette de bière parce que vous vous dirigez en quelque sorte vers le haut de l'espace aérien d'une canette de bière, et vous tuez tout le monde à l'intérieur ou au fond. Et j'ai essayé de faire ça contre les Rafales et la canette de bière était juste trop petite, je ne pouvais pas tourner assez serré pour entrer à l'intérieur et ces 2 Rafales étaient... il semblait qu'il n'y avait aucune limite à leur autorité de nez et donc nous avions comme je ne pense pas que nous étions tous les 8 mais nous avions certainement 4 peut-être 6 Sea Harriers essayant d'obtenir des tirs à droite dans ce combat vraiment très proche, beaucoup de fusées éclairantes allant partout, vous savez ces Rafales semblant pointer les gens, les gens se débarrassant de leur full flip, très amusant. Et c'est à ce moment-là que nous avons appris que nous nous étions trompés et que les SEM arrivaient du nord, suivaient une route aérienne, passaient au-dessus de la mer et arrivaient maintenant plein sud sur le porte-avions, 12 d'entre eux, en ligne, tous à basse altitude, nous ne pouvions rien y faire et vous savez, ils ont fait un travail fabuleux sur nous ce jour-là, ils l'ont vraiment fait et maintenant oui, nous sommes descendus et vous savez (rires) on peut dire que nous n'étions pas les personnes les plus populaires sur le porte-avions. Vous savez, dans le débriefing, les gars disent que, par exemple, le système d'armement de fermeture essayait de s'accrocher à l'un ou l'autre et les gars de l'option ne pouvaient pas croire la quantité d'avions qui étaient sur le point de les écraser. Mais la question posée était de savoir si nous avons eu un débriefing dans cette affaire, oui, j'ai réussi à téléphoner au responsable du Rafale à Landivisiau pour lui dire que ça s'est passé comme vous le vouliez, pas comme nous le voulions, puis j'ai discuté de ce que nous pouvions en tirer. Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)
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  18. Si la Russie visait la désescalade, alors de deux choses l'une : Soit, elle limiterait ses actions aux zones contestées de DNR et LNR pour manifester des objectifs très limités, signifiant une volonté de ne pas engager d'engrenage dangereux. Soit, elle aurait déjà lancé une frappe nucléaire "de désescalade" contre un objectif Ukrainien limité comme le permet leur doctrine d'emploi des armes spéciales. Partant de là, aucune des deux options n'ayant été exercées, la Russie n'est pas dans une voie de désescalade. L'Ukraine, quant à elle, peut elle amorcer une désescalade sans que cela soit considéré comme une défaite ? J'en doute. La désescalade peut difficilement venir de celui qui est agressé. Je te marave la g***le, je te pique ton téléphone portable, et t'es gentil de désescalader, s'il te plait, tu cries moins fort, j'arrêterai de te tabasser. Je crois même que, soumis au biais des coûts irrécupérable, aucun des deux ne voudra que ses pertes soient des pertes "pour rien". Il n'y aura donc pas de désescalade, ni d'un côté, ni de l'autre. Ce n'est pas une raison pour faire monter la tension et augmenter le risque d'escalade, mais pour autant, plus le temps passe, et plus les mises augmentent.
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  19. Pas d'accord. Il est même probable qu'il aurait existé un petit "Airbus" français. A380, A400M, Tigre, NH90, Eurofighter, sont tous plus ou moins ratés à des degrés divers. Oui. Issu en partie des Mercure 100 et 200 de Dassault. Ce qui n'est pas allé sans causer des soucis et ce jusqu'à l'A318. Ce n'est pas la France qui bloque le développement de l'Eurofighter... Moins vrai pour la motorisation côté français, soyons honnêtes... Ce ne sont pas ses coûts de développement qui ont tué Concorde. Oui. Alors comment expliquer les bisbilles sur l'EJ-200 et son temps de développement plus long, alors que le M88 est plus complexe (21 modules contre 15)? Comment expliquer que la poussée vectorielle, qui devait revenir aux espagnols, fut abandonnée alors que les canards à long bras de levier de l'Eurofighter sont conçus pour en bénéficier, ce qui ne peut être le cas sans cela? Une situation visible physiquement sur l'Eurofighter de par la présence d'aigrettes sur les côtés du fuselage, prouvant de facto le besoin de "vrais" canards couplés dynamisant les écoulements à l'extrados de la voilure, mais qui ont été remplacés par ces canards situés très à l'avant, rappelant ce qui a été réalisé sur le X-31 DASA par une équipe germano-américaine? Trop d'acteurs sur l'EJ-200? Rolls Royce incapable de faire marcher tout le monde dans le même sens? Des arbitrages budgétaires fusillant sur place les capacités pour lesquels l'Eurofighter avait été conçu? (l'hypermanoeuvrabilité) Voilà un exemple type des problèmes de coopération liés au management de programme en Europe. C'est la manière dont fonctionne Dassault au national entre ses usines. Donc l'aspect multinational n'est pas en cause. En revanche, les usines Dassault travaillent en liaison, avec les mêmes outils, et sous l'autorité indiscutable d'un maître d'oeuvre unique. Question pour les historiens: à quoi ont renoncé les autres en faveur de la France? Parce qu'on voit beaucoup ce à quoi la France a renoncé dans plein de domaines, mais l'inverse, rarement. Sur le juste retour ça a toujours été une chimère. J'ai la conviction que les européens étaient heureux de voir les français quitter Eurofighter. Parce que le plus gros du "juste retour", c'était pour la France, qui commandait 330 avions sur le millier qu'aurait compté le programme en incluant l'Espagne pendant les quelques mois où ce fut un programme à 5. En échange? La GB avait la direction technique, l'Allemagne la direction industrielle, et la France? La "présidence du directoire", un bullshit job digne d'un crachat à la figure. Ensuite il fallait abandonner la version navale. Opter pour un avion plus gros. Et gober des entrées d'air côte-à-côte ce qui déplaisait au BE de Dassault. Enfin, alors que la France proposait une double motorisation avec soit des Snecma M88 soit des XG-40 ou ce qui en résulterait, au choix des clients, cette disposition était inacceptable pour les anglais. Donc la France devait sacrifier la Snecma qui était plus avancée que RR, et qui fera voler son M88 en 1988 tandis que l'EJ200 ne volera qu'en 1998, les protos volant avant cela avec des Rb199. Bon exemple de l'aspect kafkaïen de cette "superbe" "coopération européenne". La bonne lecture à avoir est que "certains pays" souhaitaient monter en gamme et financer leur R&D ainsi que leur activité industrielle en justifiant de cela par les milliards qu'ils agitaient et les promesses d'achat itou. Il en résultera ces amusantes ventes export: - les 15 Eurofighter autrichiens étaient en réalité des T1 destinés à la Luftwaffe et produits sur la chaîne allemande mais considérés comme surnuméraires. Il en résultera un procès pour corruption dans la mesure où ces avions sont sous-capables et bien trop chers à faire voler par rapport à ce qui avait été promis. - les 72 Eurofighter saoudiens étaient en réalité constitués de 24 avions neufs + 48 redirigés depuis la chaîne anglaise dédiée à la RAF vers l'export au KSA. Bien des années plus tard, David Cameron himself décidera de faire cesser les investigations relatives à ce contrat saoudien, et portant sur des accusations de corruption. En clair, ces deux pays avaient artificiellement augmenté leurs commandes afin de justifier d'une part plus élevée du "juste retour". Ainsi, après recalcul, les parts dans le programme seront modifiées entre pays et entreprises, BAE passant de 37.5 à 33% tandis qu'Airbus D&S phagocytait la partie espagnole pour grimper à 46%, Leonardo se maintenant à 21%. Depuis, on a appris la décision anglaise de se débarasser de 53 T1, qui auront fait un peu plus de 2500 heures de vol en moyenne chacun (contre 6000 vendues par le constructeur). Les allemands font pareil avec leurs 33 T1 remplacés par des T4 (une tranche qu'ils avaient initialement refusé de produire au profit d'une T3B). Voilà. Oui. S'ajouterait désormais un blocage politique avec le bundestag se réservant le droit de cesser de financer le programme tous les trois mois en exigeant une revue... de quoi forcer la main de son "partenaire" français. La bonne question est pourquoi les britanniques auraient envie de remettre ça avec le Tempest? ...ou alors peut-être que ce sont CERTAINS partenaires et pas d'autres qui ont causé tous ces blocages indésirables? À rabâcher encore et encore. Et même en air air, BVR, WVR ou BFM, le Rafale mange le Typhoon dans la quasi-totalité des scénarios d'engagement. Pareil, point à rabâcher encore et encore. C'est bien de le mentionner. Bon développement. À nuancer: les export Koweit et Qatar ont le "radar 0" (ECRS mk1) mais la saga du des différents AESA de l'Eurofighter mérite un article à elle seule tellement c'est n'importe quoi... Un point amusant: quand il est question d'acheter du Blackhawk les clients ne demandent pas la version super double impact ++ triple effet nouvelle formule +10% gratuit, ils se contentent du modèle "Ford T noire sans options" et ça leur convient. Il y a là un très amusant parallèle à faire avec le F-35: les mêmes pays qui achètent les yeux fermés un avion absolument pas conçu pour leurs besoins mais bel et bien pensé et produit pour coller aux besoins US, prétendent ensuite obtenir un avion aux petits oignons taillé sur mesure. Qu'en conclure? Faibles avec les forts, forts avec les faibles? (ou ce qu'ils perçoivent comme faibles?) Oui, mais le Neuron mérite un paragraphe (court) pour lui seul en guise de contre-exemple. Il faudra cependant nuancer avec le fait que c'était un proto unique, et que la suite, à savoir FCAS-DP, franco-anglais, a foiré pour des causes doctrinales et politiques: les anglais ne voulaient pas mettre leur pognon dans un drone mais dans un chasseur piloté, d'où le lancement de FCAS-TI. En revanche ce qui est mystérieux c'est la raison pour laquelle on est allés avec les allemands faire la même chose au lieu de rester avec les anglais... Le brexit et l'élection de Macron ont pu jouer, mais dans quelles proportions et avec quels effets? Excellente idée! À faire en français et en anglais pour pouvoir le reposter partout. Qu'il soit également assez complet. Il y a BEAUCOUP à dire sur le Meteor qui est un missile très français même si industriellement ça ne se voit pas. Passe par un hébergeur! J'utilise Zupimages ça marche très bien. Il y aussi imageshack, imgur... etc. Sur le dernier point ce n'est pas vraiment le souci. Le souci c'est de n'avoir pas écouté ceux qui, en Europe, savaient faire, afin de privilégier un industriel particulier qui voulait monter en gamme sans savoir. Ici encore l'aspect politique est incertain avec de tels "partenaires" qui changent d'avis sans prévenir. À souligner. Ce dont il faut s'étonner c'est qu'il y a des gens chez nous qui n'aient pas compris cette leçon, et qui préfèrent encore agir par dogmatisme idéologique. Ce dernier argument mettra l'exécutif français devant ses responsabilités. Un exécutif qui a fait du F-35 une ligne rouge, aujourd'hui presque entièrement franchie par l'Allemagne. Le dernier lien avec les interventions de Cambon, bien qu'assez ancien, est à mieux faire connaître. Sauf que désormais il y a plus de Rafale exportés (285) que d'Eurofighter exportés (151). Donc je préfère 100% d'un truc qui marche que n% d'un truc qui marche pas. Tout comme je préfère être riche et bien portant que pauvre et malade. Pour détourner l'allégorie. Enfin ces histoires "d'obligations de coopération" c'est du flan complet. Du pur dogmatisme sans aucune réalité tangible. Simplement "on" a décidé que c'était comme ça. Quand la France a lancé le Rafale pour 42 milliards, elle était 4 fois moins riche qu'aujourd'hui. Un successeur au Rafale ne coûtera pas 168 milliards... Et même pourrait en rapporter pas mal, étant donné qu'un euro investi dans la défense en rapporte entre 1.2 et 1.4. Heu, sur l'ESA, les menaces sont réelles, avec les décisions allemandes de financer son propre secteur PRIVÉ. Oui sur la fin. On en revient aux fondamentaux: - il FAUT des obligations d'achat et d'utilisation de la part des partenaires, qui soient contraignantes - il FAUT un "buy European act" - il FAUT que les partenaires n'aient pas de solution de repli à agiter comme un chiffon rouge pour obtenir des concessions sous la menace de leur retrait Ces seuls trois points rendent déjà toute coopération absolument impossible.
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  20. C'est pas comme si les Nazis s'étaient privé de mettre la main sur les ingénieurs et les documents de travail français pendant l'Occupation, hein. Que les Allemands viennent pas pleurnicher d'avoir perdu la guerre.
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  21. Je me suis sacrifié pour la communauté: Hormis l'idée fausse sur le split Rafale/Eurofigher répété ad nauseam (et maintenant déconstruit par Samuel B.H. Faure dans son fantastique bouquin "Avec ou sans l'Europe"), l'article me semble assez neutre dans son contenu. Seule grande interrogation que pourrait avoir ce journaliste, pourquoi ni le gouvernement allemand, ni les forces armées, ni même Airbus DS ne communiquent pour présenter leur vision aussi clairement que celle du camps français. Depuis des mois maintenant, cela communique de manière assez homogène entre Parly/Lecornu, Barre et Trappier. Je ne connais même pas le nom du gars en charge de la DGA/agence d'acquisition allemande. Quelques réactions des lecteurs FAZ à l'article:
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  22. Bon les gars, ce serait mieux d'arrêter d'épiloguer sur cet épisode. On en sait rien, et on est pas sur place pour vérifier par nous-même. Compte-tenu de l'identité des prisonniers (Azov, "héros" de Marioupol), le sujet est incandescent dans la propagande des deux camps donc on va être abreuvé d'éléments de langage contradictoires de chaque camp. Et nos raisonnements sur ce qui est plus "rationnel" fait dans notre bureau ne valent pas grand chose dans un conflit qui est depuis le début pas rationnel du tout. J'ajouterais que dans le cas d'une quasi-guerre civile (Azov vs DNR), il est possible que l'on glisse dans le règlement de compte sauvage (voir ce qui s'est passé dans les Balkans) et que donc on a la possibilité d'un acte possiblement venu de la base pour lequel le commandement doive gérer les conséquences à posteriori. Pour moi, tant que l'on a pas de déclaration des services français (qui je pense doivent être en train de croiser les infos à leur niveau), on est dans le domaine de la conviction sur un sujet hautement politique (qui est le méchant ou le gentil dans l'histoire) et je suggère d'arrêter le débat car hors charte. Sinon, on aura de nouveau un crêpage de chinions stérile, claquage de porte et suspension de fil. On a déjà donné
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  23. Traduction automatique d'une longue série de twitts signée par TH. C. theiner Je ne sais pas si son analyse de la scène de crime est correcte, mais voila : (photos avec le lien) https://twitter.com/noclador/status/1553357858334449664 Fil de discussion sur le massacre des prisonniers de guerre d'Olenivka : 1) ce n'était pas une fusée GMLRS 2) c'était une arme thermobarique 3) la russie l'a mis en scène et l'a fait (comme d'habitude) de manière incompétente Premièrement : garder les prisonniers de guerre si près du front viole l'article 19 de la Troisième Convention de Genève, ce qui en fait un crime de guerre. Deuxièmement : Olenivka est à environ 15 km de la ligne de front. Frapper une cible si près du front avec des roquettes GMLRS à longue portée rares et coûteuses, alors que l'on pourrait utiliser des obus d'artillerie de 105 mm qui coûtent environ 0,4% d'une roquette GMLRS n'a aucun sens. Troisièmement : Olenivka est un camp de prisonniers de guerre et de concentration bien connu du DNR depuis des années (et une colonie pénitentiaire depuis des décennies). À tel point que les épouses des prisonniers de guerre étaient au courant. Il faut être un troll ou un propagandiste russe délirant pour croire que l'Ukraine atteindrait cette cible. En bref : la russie l'a mis en scène. la russie n'a jamais voulu renvoyer les défenseurs d'Azovstal en Ukraine, où ils seraient accueillis en héros. Les exécuter entraînerait des accusations de crime de guerre et mettrait en danger les prisonniers de guerre russes aux mains des Ukrainiens. En même temps, HIMARS a donné de l'espoir aux Ukrainiens,la russie a donc décidé de mettre en scène le meurtre des prisonniers de guerre comme si une roquette GMLRS les avait tués pour atténuer la joie des Ukrainiens à HIMARS. Les russes firent de même avec CAESAR : bombardèrent la ville de Donetsk, puis blâmèrent CAESAR en présentant l'artillerie russe tirée par des éclats d'obus de 152 mm. Mais, comme à Donetsk, les russes organisent "l'attaque à la roquette" de manière incompétente, car aucun d'eux ne sait comment fonctionne un GMLRS. C'est le bâtiment qui a été touché à Olenivka. Il est fait de briques de béton avec un toit en tôle mince... et il tient toujours (!!) . Grâce à la Russie, je peux vous montrer ce que fait un missile GMLRS lorsqu'il touche un bâtiment : des murs soufflés, des plafonds en béton brisés, des barres d'armature déchirées, tout brisé et projeté, et aucun dégât de feu (!) . (voir photo) Si nous comparons un véritable impact GMLRS à celui mis en scène à Olenivka - là, l'explosion était si faible que les lits n'ont même pas bougé d'un pouce, pas une seule brique n'a été soufflée, le pilier en acier n'est pas endommagé, mais il y a d'énormes dégâts de feu . MAIS Mais la preuve ultime que ce n'était pas une fusée GMLRS est l'absence de cratère d'impact. Cette photo montre un cratère d'impact GMLRS. À Olenivka - aucun. Les roquettes GMLRS M31 frappent une cible à un angle de 90 degrés avec Mach 4+ pour percer les toits et exploser à l'intérieur (et aussi pour détruire le système de guidage secret, les composants GPS et les capteurs à la pointe du missile). Le toit en tôle du bâtiment d'Olenivka est trop faible pour s'écraser et déclencher une fusée GMLRS, il devrait donc y avoir un cratère d'impact/détonation au milieu de la pièce,si une fusée GMLRS avait frappé. Il n'y en a pas. Les fusées M31 GMLRS contiennent également 51 lb de PBX-109, un mélange de 64 % de RDX et de 20 % d'aluminium et de 16 % de charges plastiques HTPB/IPDI. L'aluminium est utilisé pour augmenter les effets de souffle, mais ce n'est pas une arme thermobarique qui brûle une cible.Si une roquette GMLRS avait frappé Olenivka, il n'y aurait pas eu de corps brûlés à l'intérieur... l'explosion aurait déchiré tout le monde, pas brûlé vif. Une arme thermobarique brûle les victimes, tout en laissant les corps intacts. Olenivka n'a PAS été touchée par une fusée GMLRS. la russie a utilisé une arme thermobarique pour brûler les prisonniers de guerre pendant leur sommeil. Les dommages causés par le feu au bâtiment et aux victimes, le cratère d'impact manquant et l'absence de dommages causés par le souffle le prouvent. C'était un meurtre avec préméditation, comme à Katyn. On m'a demandé quelle était ma théorie des événements : les Russes ont probablement verrouillé les portes, tiré des munitions thermobariques RPO-A Shmel ou MRO-A à l'intérieur par les fenêtres, puis ont attendu que tout le monde soit mort. Ces deux armes font partie de l'arsenal du DNR depuis 2014 (photo de gauche).
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  24. Moi, j'ai du mal avec ce concept de "Ukrainiens comme supplétifs pour éviter de s'engager frontalement" - c'est plus "politiquement correct" comme ça. Les Américains n'ont pas demandé aux Ukrainiens de se battre, ni les ont enrôlés dans leur grand plan de domination de la Russie, que je sache. Que la volonté des Ukrainiens de se battre pour se défendre du plan de domination des Russes à leur égard rejoigne par ailleurs un supposé plan de domination de la Russie par les USA n'est qu'une convergence objective. Il y a corrélation, pas causalité ! Que cela arrange bien un hypothétique plan américain est une chose, un effet heureux pour le Pentagone et/ou le Département d'Etat. Que la résistance ukrainienne soit "utilisée" dans ce but a cependant, toutes les chances d'être une construction intellectuelle bancale. C'est vrai qu'en termes de responsabilité, allez dire "battez-vous, on vous aidera/défendra" est un peu pousse au crime. Mais en l'occurrence, ce n'est pas, non plus, ce qui s'est passé. Et, tiens, en matière de responsabilité dans la dégradation de la situation, je réalise que la Russie est venue épauler les Républiques du Donbass alors que celles-ci étaient, vis-à-vis de l'Ukraine, dans une situation analogue à celle de la Tchétchénie vis-à-vis de la Russie lorsque Grozny s'est fait libérer (!). La reprise en main de la Tchétchénie par la Russie est tolérable quand la reprise en main de Louhansk ou Donetsk par Kiev est insupportable pour les pro-russes. Ce "deux poids / deux mesures" est déjà un facteur d'ingérence et de déstabilisation russe qui pointe une responsabilité "bolchoï" dans le bordel ambiant.
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  25. Il n'y a pas de problème mais une envie que le HIMARS ne soit pas un bon système, qu'il ne soit pas pratique, qu'il ne change rien et que la méthode russe n'est pas désavantageuse. C'est un peu comme vanter la bombe lisse par rapport à la bombe guidée, bien souvent ceux qui font cela, le font pour se rassurer d'une efficacité au profit de la Russie. Mais le panier rechargeable comme la bombe guidée, la roquette de LRM guidée et d'autres choses ce ne sont pas des concepts, mais des améliorations qui suivent un besoin identifié. Ce n'est pas parce qu'il y a des pays qui n'ont pas réalisé pleinement ce genre de transformation, qu'il faut faire passer cela pour un choix différent. Les russes seraient bien content d'avoir une artillerie de plus haute précision plutôt que de devoir tirer des paquets et des paquets d'obus ou de roquettes en se disant que c'est la quantité envoyé qui détermine la qualité du "traitement" de la cible. Il est important de comprendre qu'on n'est pas face à une méthode russe et à une méthode occidentale. On est en face d'une vieille méthode qui n'a pas évoluée et qui était également celle de l'occident face à cette même méthode qui a évolué pour rechercher l'efficacité en terme de temps, de facilité d'emploi, de précision etc... Mais ça dechirerait la bouche à beaucoup que de l'admettre car cela remettrait en question certaines choses sur lesquelles on a voulu se convaincre.
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  26. Quelques infos collectées ces jours-ci Sur l’effet des frappes de HiMars : - Une déclaration du gouverneur de la région de Louhansk => les frappes ont baissé =>les russes se sont rabattus sur de la logistique par route basée sur des tournées de livraison entre les hub ferroviaire (qui se sont éloignés) jusqu’aux canons. Et le problème créé est le manque de chauffeurs et une désorganisation, si je comprends bien. La conséquence : moins de bombardements => à suivre Source : Sergei Gaida , gouverneur région de Louhansk https://www.facebook.com/sergey.gaidai.loga Les Orques ne peuvent pas distancer la région de Luhansk, et aussi perdre de la force. Ils ont considérablement compliqué la logistique du transport du matériel de combat, le garder dans des entrepôts à l'arrière n'est plus possible en raison de la forte probabilité de destruction par nos troupes. Maintenant, les munitions ne sont conduites que par des camions, à cause de cela, nous constatons une baisse des bombardements. Les Russes essaient maintenant de mettre au point de nouveaux schémas logistiques, et ils attendent donc une nouvelle série de "garçons" Sur la logistique : l’état des routes serait tellement dégradé, encombré de débris métalliques de Shrapnel etde rochers que la vitesse max n’excederait pas 40Km/h Confirmé par Roland Holiphant du Guardian qui témoigne que l’état des routes au Donbass est ‘atroce’ dans le podcast Ukraine : the Latest de mercredi Trant Telenko sur Twitter reprends l’article de Veshinin sur la logistique par camions pour expliquer que celui-ci était trop optimiste et que les performances réelles sont pires que celles-la. Mais à mon avis, analyse sujette à caution. Institute for the Study of War : la destruction des depots engender probablement la baisse des bombardements : https://twitter.com/TheStudyofWar/status/1548464080389738496?cxt=HHwWgMCosZD4n_0qAAAA Mike Kofman : podcast Geopolitics decanted : - la russie peut sans problème trouver des camions de qualité militaires dans d’autres ministères dont celui des catastrophes naturelles (ou équivalent, je ne sais plus le nom exact). La russie est plus confrontée à un problème de ressources humaines qu’à un problème de matériel mais de ressources humaines. - Les russes préfèrent s’engager chez Wagner que dans l’armée car ils sont mieux équipés et surtout car ils ne sont pas escroqués (l’armée russe a la réputation de ne pas payer ce qu’elle doit à ses recrues et à ses fournisseurs). - Je m’était trompé sur les dépots de munitions en Bielorussie . La bielorussie a 10 dépots de munitions dont le plus grand est de 150000 tonnes (et non pas le total). Mike Kofman : dernier podcast war on the rocks. Pour lui le HiMars est un plus mais ce qui sera vraiment décisif c’est avant tout l’aptitude des deux camps à former leur nouvelles recrues vue l’attrition des forces. Sachant que la Russie est à la peine pour trouver des recrues et pas l’Ukraine. Pour lui l’annonce de la formation de recrues par l’UK est l’annonce qui compte le plus. La russie n’aurait pas fait de pose opérationnelle en appliquant tout de suite une pression depuis Izium sur Slaviansk. Sans effet car Slaviansk est très fortifiée vers le nord. La bataille de Slaviansk/kramatorsk va être révélatrice de l’état des forces et cela doit rester la priorité Ukrainienne. Il a qualifié les offensives Ukrainienne sur Kharkiv et Kherson d’offensives limitées adroites permettant de se positionner pour de futures offensives à venir. Militairement les Ukrainiens ont intérêt à attendre l’attrition russe autour de la bataille du Donbass avant de lancer leurs offensives, mais politiquement il va falloir qu’ils démontrent leur capacité à reprendre du terrain pour ne pas désepérer leur alliés. Cauchemar logistique et de maintenance chez les Ukrainiens. Problème à venir : le manque de munitions Himars et l’absence de décision US d’investir dans des capacités de production accrues. Pour faire plaisir à Herciv : une source russe pour avoir les visions des deux camps : Novaya Gazeta : le journal du prix Nobel de la Paix qui a du s’expatrier de Russie en raison de la censure . https://novayagazeta.eu/articles/2022/07/15/himars-the-new-god-of-war - Sur les destructions de dépots de munitions par Himars : le colonel ukrainien à la retraite Roman Svitan estime que 15 à 20% seulement des dépots de munition ont été détruitss. - Sur l’impact sur la logistique : "Si le dépôt est situé à 60 kilomètres, cela signifie qu'un camion peut faire trois trajets par jour, s'il est à 90 kilomètres, c'est deux trajets, et s'il est à 120 kilomètres, ce n'est qu'un seul. L'armée russe ne peut avancer que si ses camions peuvent faire trois trajets par jour », a déclaré le conseiller présidentiel ukrainien Oleksiy. - L’Ukraine aurait plus de 4 Himars : À vrai dire, l'Ukraine possède déjà un peu plus que quatre systèmes HIMARS. Oleh Zhdanov, colonel à la retraite, expert militaire et ancien membre de l'état-major général des forces armées ukrainiennes, m'a dit que "l'Ukraine possède 17 systèmes HIMARS américains et leurs analogues", et Arestovych a confirmé qu'ils étaient en fait arrivés "environ une semaine avant" ce a été annoncé officiellement. - Sur le manque de couverture satellitaire russe et comment on trouve les dépots : de munition L'expert militaire Pavel Luzin pense que les forces armées ukrainiennes utilisent régulièrement des images satellite commerciales fournies par Maxar Technologies. - "Maxar prend des photos deux fois par jour, et en utilisant un logiciel spécial et le Big Data, vous pouvez facilement détecter où se trouvent les dépôts et où se déplacent les camions militaires", explique Luzin. - Il serait logique de se demander ce qui empêche la Russie d'utiliser la même imagerie satellite pour savoir où se déplacent les camions HIMARS. - La merveilleuse réponse est la suivante : la Russie n'a pas accès aux services Maxar ou à toute autre image satellite commerciale qui lui permettrait de mener une guerre centrée sur le net. Vous allez probablement vous exclamer maintenant : Mais la Russie a ses propres satellites ! C'est vrai, ça le fait. Ce sont des satellites militaires qui peuvent prendre des photos depuis l'espace une fois en quelques semaines. - - La Russie possède également des satellites Resurs, qui étaient autrefois assemblés à partir de composants occidentaux. Les États-Unis ont interdit la vente de ces composants à la Russie en instituant une législation spéciale après que la Russie se soit mêlée des élections américaines, et maintenant tous les satellites Resurs ont épuisé leur durée de vie. Le dernier a désorbité en décembre 2021. La Russie possède également trois satellites Bars, mais c'est loin d'être suffisant. : - Sur le S400 : C'est précisément ce qui est arrivé au système de défense aérienne S-400. Les médias jingoïstes russes et les fabricants de S-400 se vantaient de faire tomber les missiles HIMARS comme des noix d'un arbre. Pour le dire clairement, ils ont menti. - Des frappes massives d’Iskanders en vue ? Simultanément, la Russie déploie de plus en plus de missiles Iskander près de la frontière biélorusse-ukrainienne. Ces missiles ont une portée allant jusqu'à 500 kilomètres et sont clairement conçus pour atteindre des cibles loin derrière les lignes ennemies. - "Tout cela ressemble à des préparatifs pour une frappe massive de missiles, y compris sur des ponts et d'autres infrastructures", a déclaré Svitan. Article https://novayagazeta.eu/articles/2022/07/13/iskanders-dont-come-cheap : En analysant les coûts d’indemnisation des blessés et morts Novaya Gazetta identifie déjà des preuves que 10% de l’effectif initialement engagé a fait l’objet d’indemnisations : Le montant total des indemnités allouées aux familles des soldats russes tués et blessés en Ukraine a dépassé 113 milliards de roubles (1,78 milliard d'euros). Sur ce nombre, 89 milliards de roubles (1,4 milliard d'euros) ont déjà été versés. Cela pourrait être la preuve que la Russie a perdu au moins 10 à 11 % de son personnel militaire du groupe initial de forces qui a envahi l'Ukraine en février, Novaya Gazeta. L'Europe a calculé. Pendant ce temps, de nombreuses victimes de la guerre ne sont pas indemnisées ð On apprend aussi qu’une famille /personne est indemnisée que si le corps est ramené (no body, no money) et que certaines blessures même graves ne font pas l’objet d’indemnisations. Il y aurait énormément de recours juridiques pour indemnités non payées. Sur ces bases Pavel Luzin estime le nombre de morts russes à 16000 + 20000 pour les milices LPDR + Rovsvanguardia : Son estimation du nombre de militaires russes morts est de 16 000. Les autres pertes, dont la milice LDPR, d'innombrables "volontaires", la Garde nationale russe, selon lui, s'élèvent à environ 20 000 tués ou gravement blessés. Ces unités sont mal équipées et ne reçoivent presque aucune formation, le taux de mortalité est "horrible", dit l'expert. ð l’appareil industriel de réparation des véhicules ne suit plus. Actuellement, non seulement les entreprises de réparation, mais aussi les entreprises qui produisent ces machines - UralVagonZavod à Nizhny Tagil, Omsktransmash, Kurganmashzavod - sont occupées par des réparations et une modernisation majeures. Les routes menant à leurs usines sont remplies d'échelons de chars et de véhicules blindés. Les usines sont pleines », explique Pavel Luzin. Un article sidérant : https://novayagazeta.eu/articles/2022/07/03/a-trail-of-lies-and-coffins Où l’on apprend que, en raison des capacités réduites de visualisation par satellites, les russes affectent des cibles de tirs sur la base d’informations dépassées sur l’affectation de certains sites. Ils prennent l’exemple des tirs sur batiments civils d’Odessa qui étaient à proximités d’installations sensibles qui ont été reconverties il y a 10 ans. On pourrait croire à un canular, sauf que la revendication du bombardement par le ministère de la défense se justifie officiellement par le ciblage de cette ancienne infrastructure. Bref on tue des civis par incompétence sur la localisation des cibles et par l’utilisation d’armes peu précises en raison des manques d’armes de précision. A lire. Sur mediazona (journal russe indépendant lauréat du label Free Media Award 2020 qui a du aussi s’expatrier pour cause de censure suite à l’invasion que je conseille aussi à Herciv pour varier ses sources) : Que 4500 annonces de décés publiques liées à la guerre sont répartoriées Ou l’on apprend après avoir intercépté un sondage secret du Kremlin que la moitié des jeunes en age de se battre souhaitent que le guerre se termine rapidement. ET que ce sentiment est d’autant plus grand que l’on est connecté à Internet. Que le soutien pour la guerre est élévé chez les personnes agées qui regardent la télé. Pour la culture générale : co ntrairement à la russie, la logistique militaire Chinoise (et US) est palétisée et les chinois préfèrent le charriot élévateur à la manipulation à la main russe. https://www.jstor.org/stable/resrep11945.14#metadata_info_tab_contents Enfin une info qui m’a sidérée ; la structure militaire russe de réparation des voies ferrées est doté d’un effectif de 38000 personnes !
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  27. Pourquoi la Russie n'a pas fait en 2014 ce qu'elle fait (a voulu) faire cette année? Car elle n'était pas prête. Une invasion comme celle lancée en 2022, ça se prépare, les russes ont mis des mois à faire venir les troupes et matériels aux frontières, sans doute aussi des mois à planifier le scénario et à en mesurer les conséquences. En 2014 ils n'avaient juste rien préparée, ils n'avaient pas 150 000 hommes aux frontières et ils ont fait comme ils pouvaient avec ce qu'ils avaient, c'est à dire les troupes présentes en Crimée, quelques renforts. La Russie n'était tout simplement pas prête à voir l'Ukraine connaitre la bascule avec Maïden, la prise de la Crimée a été audacieuse et opportuniste car ils avaient une possibilité d'action vu qu'ils étaient présents sur place. Pourquoi agir en février 2022 ? Difficile d'apporter une réponse précise. Cependant on ne peut écarter que ce plan était en gestation depuis un certain temps. La Russie a pris la Crimée et d'une certaine façon le Donbass mais ces gains lui ont fait perdre toute l'Ukraine qui prenait de plus en plus le chemin de l'occident. L'Ukraine était dans un processus de réarmement, pas fou non plus, mais un processus qui pouvait menacer le rapport de force dans le Donbass, voir en mer noire (missiles Neptune, drones armés etc...). Des instructeurs occidentaux prenaient pieds, l'option OTAN et UE devenait le chemin futur. Pour Poutine c'est inacceptable, c'est insupportable, pour lui l'Ukraine est russe, son indépendance une erreur. La tentation de prendre le gâteau (ou la plus grosse part possible) s'inscrit dans une pensée absolutiste ou au Kremlin on s'est dit qu'il n'y a plus rien à espérer de l'Ukraine, ni un renversement politique, ni un retour dans le giron russe par l'ancien "système". Ils vouent alors une haine viscérale de cette nouvelle politique nationaliste et pro-occidentale de l'Ukraine, ils vont la diaboliser (haine de Zelensky, nazis, génocidaires des russophones....). Le vieillissement de Poutine n'est pas à écarter, il a "sa vision" (qu'il transmet à tout le pays voir au-delà) de la Russie et de ce qu'elle doit être dans le monde qui se heurte à une frustration de ne pas y arriver ou même de s'en éloigner. Vouloir assouvir ses besoins idéologiques sont souvent des éléments qui poussent à faire des guerres et d'autres à vouloir y participer. Poutine a sans doute préparé à faire face aux conséquences d'une telle situation, mais je suis convaincu qu'il n'a jamais pensé que ça prendrait cette tournure. On voit que le plan initial visait l'Ukraine dans sa globalité dans un scénario se rapprochant de la prise de la Crimée. Ils voulaient surprendre et ne s'attendaient pas à faire la guerre, le terme "d'opération spéciale" est dans le principe assez révélateur du principe et de la conception de ce qu'ils voulaient faire. La prise de l'Ukraine devait être une vaste manoeuvre militaire sans confrontation sérieuse, une arrivée rapide à Kiev pour renverser le pouvoir, une armée ukrainienne qu'on pensait massée dans le Donbass et qui aurait été prise à revers et encerclée et qui par la décapitation politique aurait abandonnée l'idée de combattre. Je pense que pour les russes c'était surtout les réactions internationales qui étaient à craindre. Ils ont testés le risque militaire et on leur a bien fait comprendre qu'on refuserait de s'engager contre eux, donc déjà là on leur a donné carte blanche. Pour le risque de sanctions, les russes n'ont pas choisis l'hiver pour rien, ils ont sans doute parier sur le besoin de gaz des européens pour que ça passe. La Russie pensant faire une action éclair qui ne durerait pas, créant un fait accomplit qui amènerait l'occident à mesurer sa réaction puis à espérer sa lassitude pour que dans X années cela revient à la normale. Ce plan pouvait fonctionner, il en prenait le sens, les américains étaient là à évacuer Zelensky et que d'hésitations pour armer les ukrainiens quand la guerre semblait inévitable pour ceux qui savaient même si du côté russe on faisait comme si c'était n'importe quoi, que les services de renseignements américains "imaginaient" des choses. On ne peut nier que ce plan du point de vue russe était bien ficelé, dès lors qu'on prend en compte leurs souhaits à eux. Sauf que les russes n'ont pas compris la situation, avaient de mauvais renseignements, n'ont pas prévus un plan B et se sont laissé emporter par leurs propres convictions et volontés. On sait que rien ne s'est passé comme prévu, que l'opération spéciale est devenue une guerre qu'ils n'assument toujours pas, mais qu'ils mènent par obligation. La plan initial a été trop longtemps maintenu, poussant l'armée russe à s'efforcer à faire des confrontations (non prévues) non soutenables. Il a fallu des semaines avant de voir un plan B, mais trop tard, l'échec est là et ne pourra pas se rattraper, les russes ne pourront pas prendre l'Ukraine à la manière qu'ils l'espéraient et ont été contraints à revoir leurs objectifs. Cette guerre a amenée une attrition et d'une certaine façon un affaiblissement du potentiel militaire russe pour plusieurs années. La prise du Donbass est compliquée, le maintien des positions est incertain car rien n'est terminé et en face on se bat avec de la volonté quand les russes cherchent des volontaires prêts à se battre pour de l'argent. En 2014 la Russie n'était pas prête à Maïden, elle ne pouvait pas prendre bien plus que la Crimée. En 2022 la Russie était prête à prendre l'Ukraine, pas prête à lui faire une longue guerre. Cette guerre est incertaine pour elle, l'usure est là et se manifeste à de nombreux endroits. Sa concentration sur le Donbass et sa lente progression n'est pas la preuve qu'elle "gère" bien son offensive, c'est un acharnement pour l'obtention d'un gain "politique" servant à sortir la tête haute d'un échec initial qui était bien plus vaste que ce à quoi on assiste. Quand je vois le nombre de personnes qui ont une loupe sur le Donbass pour y voir les "progressions" russes, je me dis qu'on passe vraiment à côté de l'essentiel des ambitions russes et qu'on cherche à voir et vouloir une victoire russe et qu'on se contente de peu en pensant que ce "peu" est le "tout" des ambitions russes dans leur intervention en Ukraine. Nous sommes aujourd'hui dans une guerre qui sera longue car dans la situation actuelle, il n'y a aucun gagnants. D'un côté la Russie a échoué dans son objectif principal et si la guerre s'arrête demain, l'Ukraine sera toujours un "problème", aura toujours une politique pro-occidentale, beaucoup plus hostile aux russes et avec une volonté de se réarmer massivement avec l'aide d'autres pays. De l'autre côté l'Ukraine, elle, n'accepte pas la perte territoriale. Il ne peut pas y avoir de négociations ou le gel du conflit comme les russes ont l'habitude de le faire pour les autres quand ils viennent jouer les gendarmes. La Russie est directement engagée dans ce conflit et n'a pas le sifflet dans les mains pour siffler quand elle le veut la fin de la partie et d'imposer ses conditions. En face on ne veut pas lâcher, malgré tous les espoirs russes, chaque missiles tiré sur une ville ne lasse pas la population de la guerre, elle entretient une haine et une volonté de résistance qui rend de plus en plus problématique une possible "occupation". Pour conclure mon très long commentaire, je veux dire que la Russie voulait prendre toute l'Ukraine sans faire la guerre et qu'au final ils font la guerre sans pouvoir prendre toute l'Ukraine. Que cette guerre pour une partie de l'Ukraine ne lui est pas du tout assuré et qu'elle pourrait voir émerger bien des surprises sur toute sa durée.
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  28. Tu vois c'est peut-être ça qui me les brise sévèrement dans ce sujet: j'ai bien précisé que c'est leur intention (et souligné en plus). Comment ils vont le concrétiser? Est-ce qu'ils vont le concrétiser? Sous quelle forme? Ce sont des questions dont eux seuls disposent (ou non) des réponses. Donc inutile de jouer l'ironie, personne ici n'a de réponses à apporter. Idem en ce qui concerne les images de l'attaque sur la base. Je sais que c'est "trop cool, les russes se prennent une claque: bien fait pour vos gueules les orcs!" mais au final, on sait quoi? Ca a pété? Oui. Quelles pertes? Un Su-24(M) documenté pour l'instant. Base détruite? Non. Piste utilisable? Oui (tout ou partie). Etc... Ce serait bien d'attendre d'avoir "un peu d'infos concrètes et vérifiables" avant d'extrapoler des poncifs genre "Le dispositif russe va être sérieusement affecté dans la zone". Si la piste est encore utilisable ainsi qu'une partie des installations: on poussera les carcasses sur le côté et d'autres avions viendront prendre place hein. Dans le cas inverse, ce sera une réduction d'efficacité (temporaire? Définitive? Encore une fois il faudra voir l'étendue des dégâts) ainsi qu'une réorganisation possible du fonctionnement dans la zone. Après vu les bases disponibles dans le coin, je ne m'inquiète pas franchement pour les capacités russes "locales". Dans le même registre, je ne parle même pas des mecs qui rêvent d'une frappe sur le Pont de Crimée (est-ce qu'elle se justifie ou non? Chacun son opinion sur la question, il y a du pour et du contre à ce sujet): il serait temps que certains réfléchissent un minimum sur leurs propos avant d'en arriver à de tels souhaits. A partir du moment où les mecs en face n'hésitent pas à employer une centrale nucléaire (même les soviets ne l'auraient pas fait!) pour couvrir leurs activités, est-il nécessaire de préciser (manifestement oui) que rien ne les arrêtera quand il s'agira d'être "sale" et "méchant" (et je pense qu'ils ont déjà très largement démontrés qu'en matière de c*nnards, ils sont d'un très haut niveau...!) surtout face à ce qu'ils considèrent comme une infrastructure stratégique? Une base militaire qui se fait dépoter: "c'est le jeu ma pauvre Lucette" et c'est bien joué de la part des ukrainiens, un pont (même s'inscrivant dans le cadre de la logistique russe) aussi symbolique et important (regardez les moyens de défense installés autour!) c'est un TRES sérieux risque d'escalade potentielle qu'il sera "utile" d'évaluer avant d'appuyer sur le bouton... même si l'Oncle Sam a donné son aval à des frappes sur la Crimée. Mais bon, je sais que c'est "unpopular opinion" par ici que de raisonner de la sorte. Et maintenant je vais me reprendre un café
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  29. Concernant la LOG et la palettisation il faut distinguer le type de ressource. En France et plus généralement dans la LOG OTAN (mais a des niveaux différents, divisionnaire en France et brigade en Allemagne par exemple) la logistique va s'organiser pour pouvoir alimenter le front. En fonction de la ressource, on va adopter des procédés d'exécutions différents. En gros, on va créer des stocks stables (36 a 48h max) au plus prêt du front tout en restant en sécurité donc entre 40 et 80 km du front. Si besoin la LOG crée des stocks avancés qui permettent de suivre les armées en offensives (pour rester dans des distances acceptables). A partir de là on a deux choix: Depuis ces stocks, on va distribuer la ressource aux trains de combat de niveau 2 (comprendre les compagnies LOG des régiments/bataillons). Eux mêmes vont créer des stocks avancés mais très limités (24h max) pour distribuer aux trains de combat de niveau 1 (comprendre les sections LOG des compagnies). Depuis ces stocks, on va livrer la ressource directement aux unités engagées sur le front. La ça va être le TC2 qui va livrer directement les batteries, voir des unités logistiques divisionnaires qui vont le faire. Dans le cas 1, donc la distribution ça va être la quasi totalité de la logistique (eau, nourriture, munitions de petit et moyen calibre, pièces détachées...). Dans le cas 2, on va retrouver uniquement les munitions de gros calibre et parfois le carburant. Tout ça pour expliquer l'importance de la palettisation. En effet il faut bien manutentionner les palettes qui arrivent. Mais cette manutention va se faire en arrière du front, dans des zones sécurisées où la main d'œuvre est abondante. Les unités font remonter leurs besoins et la LOG constitue les palettes telles que demandées. Une fois ces palettes constituées, elles sont distribuées ou livrées en fonction du besoin. Pour cela on va utiliser des moyens de manutention. Chaque TC2 dispose également de ses propres moyens de manutention. Temps de chargement/déchargement d'un plateau rempli de palettes: environ 20 a 25mn. Avec des plateaux/kc20 standards on va pouvoir réduire ce transfert de charge (entre TC2 et TC1 par exemple) a moins de 10mn (on change juste le plateau/kc20). Dans le cas de l'artillerie on se rend vite compte au cette palettisation fait gagner un temps précieux. En effet on peut préparer en arrière (souvent par le TC1 voir par TC2) les obus qui arrivent prêt a l'emploi sur la batterie. On utilise que ce dont on a besoin donc se déplacer est très rapide en gardant les obus non utilisés sur palettes/plateaux. Pour résumer l'organisation occidentale, tout est fait pour que la manœuvre operative/tactique soit la moins impactée par la logistique. Et la palettisation permet un niveau de flexibilité et d'adaptabilité extraordinaire. Là où ça devient compliqué pour la LOG Russe c'est que la rupture de charge est très longue. Pour contrer cela et éviter de faire trop de manutention ils s'appuient sur le fait que leur équivalent de TC1 semble venir se ravitailler en obus (le reste de la LOG hors carburant est quasi négligeable en terme de volume) directement a la sortie du train. C'est une bonne idée tant que l'ennemi n'est pas capable d'atteindre les trains ou dépôts ferroviaires. Avec l'arrivée de l'HIMARS, cette tactique n'est plus viables car le temps de déchargement/chargement est trop long donc ça devient suicidaire. Donc les Russes semblent repasser a une logistique dans la profondeur. Celle ci demande beaucoup plus de manutention et également des délais de transport. Cela réduit fortement la flexibilité de l'armée russe. Si elle avait été mécanisée, la logistique russe serait moins vulnérable car elle pourrait continuer a utiliser le train au plus prêt (20/30km) tout en ayant des temps de rupture de charge très réduits. Aujourd'hui il semble que la manœuvre operative/tactique Russe est dictée par ses capacités logistiques. Si cela se confirme, cela veut dire que si les Ukrainiens se concentrent seulement sur la LOG Russe ils peuvent ''façonner'' (les anglo-saxons utilisent le mot shape) la manœuvre Russe a leur avantage. C'est exactement ce qu'ils font sur Kherson avec la destruction des ponts...
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  30. Le fait que les Américains soient devenus complètement schizophrènes en matière de politique étrangère ne doit pas prendre une importance démesurée. Oui, ils cherchent à foutre le bordel partout parce qu'ils sont profondément incompétents et ne comprenne rien aux autres cultures et philosophies que les leurs, mais ce qui a mis le feu au poudre entre l'Ukraine et la Russie est bel et bien l'Europe. En 2008, il y a le premier accord dit "de stabilisation et d'association" entre l'UE et l'Ukraine. Cet accord est donc passé sous le mandat présidentiel de Viktor Iouchtchenko, du parti "Notre Ukraine". On se souviendra peut-être de son empoisonnement par la Russie, et de la mise en prison de la très photogénique Ioulia Tymochenko pour corruption après la crise politique de 2007 (révolution orange). En 2010, un Viktor chasse l'autre et le président de l'Ukraine devient Viktor Ianoukovitch, du "Parti des Régions". Lequel, on a beaucoup trop tendance à l'oublier, commença son mandat en proclamant que l'adhésion à l'Union Européenne resterait l'objectif stratégique principal de l'Ukraine. La toute première visite diplomatique du Président Ianoukovitch fut non pas à Moscou mais à Bruxelles. La même année, Ianoukovitch négocie avec la Russie un accord comme quoi la présence de la Flotte Russe à Sébastopol, qui devait prendre fin en 2017 selon les termes alors en vigueur, était prolongée jusqu'à 2047 en échange d'un tarif préférentiel sur la fourniture à l'Ukraine de gaz russe. En septembre 2013, Ianoukovitch appelait encore la Rada à passer toutes les réformes demandées par l'Union Europénne afin de permettre l'intégration la plus rapide possible. Septembre, octobre, novembre : changement brusque. Ianoukovitch abandonne l'intégration à l'UE et prépare à la place l'adhésion à l'Union Économique Eurasiatique créée par la Russie. À Kiev, des protestations commencent contre ce changement de politique et réclame le retour vers l'adhésion à l'UE. C'est le soulèvement Euromaïdan. Après une répression brutale qui ne fait qu'accroître l'ampleur des protestations et l'organisation de milices radicales, Ianoukovitch s'enfuie en Russie et la Rada vote sa destitution. La Russie organise une insurrection opposée et des combats violents commencent. Là où l'armée russe peut intervenir directement, en Crimée et au Donbas, les séparatistes qui, très curieusement, ont souvent des citoyens russes venus de Russie à leur tête prenne l pouvoir. La Crimée est annexée dans la foulée. L'armée ukrainienne, prise au dépourvu, ne réagit pas ou très mal, elle se rend et se fait massacrer. C'est le début d'un conflit larvé, que Vladimir Poutine fera éclore cette année.
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  31. Soyons honnêtes : c'est ce qui pourrait arriver de mieux y compris pour les Allemands qui vouent un culte fanatique à la Sainte Austérité, mère de toutes les vertus, et qui devraient donc être contents d'acheter le meilleur produit possible pour le prix le plus bas possible... En réalité, ce qui se passe est l'inverse : une tentative allemande de se faire payer par les Français leur rattrapage technologique dans le domaine de l'aéronautique, sans aucun retour industriel pour la France. Et au final la France se retrouverait à acheter ses avions à l'Allemagne, pendant que l'Allemagne achète ses avions à l'Amérique. Ce que les Allemands font semblant de ne pas comprendre est que le coût véritable du projet n'est pas seulement l'argent qu'on dépense maintenant pour lui, mais aussi l'accumulation de tous les investissements qui ont été fait auparavant pour atteindre ce niveau technologique et industriel. L'Allemagne veut récupérer 60 ans d'investissement grâce à une participation à 33% dans un démonstrateur technologique. C'est du foutage de gueule.
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  32. Merci pour le lien. La 2ème partie est publiée https://www.defense-aerospace.com/articles-view/feature/5/219995/<i>(free-access)<§i>-fcas%3A-is-germany-heading-for-the-exit%3F.html Et c'est édifiant! On passe vraiment pour des c ... et DA comme le seul défenseur des couleurs nationales. Pour revenir à la pressconf du 20/07, autant j'approuvais Trappier sur le fonds, autant j'étais choqué par sa critique de l'action politique qui nous avait conduit à cette situation. Ces articles me font désormais penser à un jeu de rôle bien huilé: En privé, le PR a déjà validé la rupture sur le plan A et donné son accord sur le plan B. Mais il reste en retrait. Pour provoquer la rupture, Trappier hausse le ton et rend le NGF avec Airbus impossible. Simultanément, le DGA ( dernier artisan politique français restant de l'accord SCAF) est remplacé. Ca tombe bien, il était atteint par la limite d'age ! En septembre, les nouveaux mindef et DGA constatent l'échec du processus avec leurs nouveaux homologues allemands le PR reprend la main avec un beau discours et demande à DA de présenter une proposition alternative à la DGA. Il vous plait mon scénario ?
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  33. Compliqué comme question, mais je pense qu'analyser en tout ou rien n'est pas parlant. Je veux bien essayer de reprendre le fil, n'hésitez pas à compléter car il me manque des pièces du puzzles, ou à me contredire si vous trouvez que je vends la peau de l'ours russe (le brouillard de la guerre et mes propres biais). Phase 1 de la guerre - Jours 1-15 - Les russes ont échoué stratégiquement à obtenir l'effondrement immédiat du pouvoir politique et de l'armée Ukrainienne - Opérationnellement les pénétrations à Kiev, Chernihiv, Sumy et Kharkiv sont des échecs quasi complets qui vont déboucher dans la phase suivante sur une hécatombe pour l'armée de terre russe - Les Ukrainiens savaient ils que les russes allaient attaquer ? Je pense que oui, mais on a des éléments qui laissent penser que les interprétations étaient divergentes. La plupart des officiers supérieurs de l'armée savaient (apparemment certains ont même reçu des coups de fil d'anciens camarades russes) et certains ont pris des mesures préventives (l'AdA Ukrainienne a visiblement pris l'initiative de disperser ses forces, les forces spéciales Ukr par contre se serait fait taper leur QG avec des pertes sérieuses le premier jour), le pouvoir politique par contre semblait dans le déni, les infiltrations russes dans l'administration ukrainienne ont eu des effets ralentisseurs. - Opérationnellement, les pénétrations russes depuis la Crimée ont atteint un succès complet avec la prise des ponts sur le Dniepr, visiblement pas ou peu de combat (alors que la frontière était fortifiée sérieusement), la chute rapide de Melitopol, et la prise de revers des forces Uk au sud Donbass, permettant l'encerclement de Mariupol et la destruction, seulement partielle, beaucoup d'hommes se sont enfuis, des unités qui y ont été enfermées. C'est le seul succès significatif ayant amené la destruction d'une partie de l'armée ukrainienne. - Opérationnellement, les russes / DPR / LPR ont attaqué de front la ligne de contact du Donbass, enfonçant le flanc sud ukrainien, se sont ramassés avec de lourdes pertes contre la ligne centrale, à priori cela a des conséquences encore aujourd'hui sur l'infanterie séparatiste mise en partie hors de combat durant cette phase, et ont emporté le flanc nord parce que les ukrainiens étaient attaqués sur leurs arrières dans l'oblast de Luhansk, mais sans parvenir à détruire les forces Ukr. - La dispersion globale des forces russes les a empêché de remplir leurs objectifs stratégiques et les pertes ont été lourdes. Les gains territoriaux sont quand même un résultat net. Phase 2 de la guerre - mois de mars - Les russes payent le prix de leurs erreurs au nord et encaissent des pertes dont leurs grandes unités ne semblent pas s'être remises. - Les russes consolident leurs gains dans le sud en complétant l'encerclement de Marioupol et en sécurisant la rive gauche du Dniepr, mais perdent leur momentum, Zaporizhia et Dniepropetrovsk sont définitivement hors de portée. - Les russes passent le mois entier devant Izium qu'ils finissent par prendre après de dur combat - Donetsk/Luhansk, les ukr se sont repliés sur une ligne de défense raccourcie et résistent efficacement. - La pénétration sud s'arrête devant Mykolaiv et est repoussée à 15 km de Kherson - Les fronts se figent rapidement. - L'EM russe tire les conséquences et ordonne le retrait ordonné des forces russes de tout le nord du pays pour se concentrer dans le Donbass Phase 3 de la guerre - mois d'avril-mi-mai - Les russes se reconstituent (trop ?) rapidement et planifient une offensive qui a pour but l'encerclement et la destruction de l'armée ukrainienne au Donbass. - Frappe depuis Izioum et Avdivka/nord d'Avivka, ces deux offensives sans doute mal préparées et dans des espaces encore trop larges échouent assez vite (pas assez d'infanterie de choc disponible ?), et le haut commandement russe change d'objectif opérationnel pour tronçonner le saillant de Sievierodonetsk/Lysytchansk, la prise de Popasna le 8 mai a opportunément créé un gap dans la ligne de défense fortifiée Ukrainienne - L'échec de l'offensive de cette phase signe l'échec de l'armée russe à détruire l'armée ukrainienne du Donbass Phase 4 de la guerre - mi-mai / début juillet - Les russes se concentrent sur le saillant de Sievierodonetsk, et finissent par le réduire causant de lourdes pertes aux ukrainiens, mais sans obtenir la destruction du corps de bataille adverse, c'est donc à nouveau un semi-échec. Conclusion : 1- L'offensive russe initiale est un échec (malgré des gains territoriaux non négligeables mais peu significatifs au regard de la forme du conflit) 2- Les forces ukrainiennes au Donbass ont été secouées mais on échappé à la destruction (sauf à Marioupol et quelques unités face à la Crimée). 3- La capacité des russes a mené une offensive dans la profondeur semblent compromise, au profit d'une guerre d'attrition plus favorable pour des raisons sociales, politiques et économiques au défenseur. 4- L'armée russe ne peut plus conquérir toute l'Ukraine. Ce qui soulève des questions : 1- La résilience des deux camps (à priori la Russie a plus de stock humain et matériel, mais à relativiser pour de multiples raisons politiques, économiques et sociales) 2- La mobilisation de nouvelles ressources (idem), la Russie ne semble pas pouvoir mobiliser ni son économie, ni sa population, à l'inverse les occidentaux ont des difficultés économiques (volatilité des cours des matières premières, désorganisation de la chaîne de production et des fournisseurs au niveau mondial, inflation) et ont déjà fournis une grande partie des stocks disponibles, on ne sait pas quelle est l'ampleur de la mobilisation de l'industrie d'armement occidentale (en tout cas pas moi). 3- Le temps joue pour les ukrainiens, la population russe peut elle accepter dans la durée un niveau de perte de plusieurs dizaines de milliers d'hommes par an et de réduction de son niveau de vie ? L'armée russe doit assurer d'autres missions, en parallèle, peut elle continuer à le faire avec une industrie aux capacités limitées et des ressources aspirées par le conflit ukrainien ? 4- La question de la capacité de contre attaque ukrainienne est assez secondaire à mon sens, même si une victoire jouerait sur le moral des deux camps.
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  34. Personne, en tout cas pas moi, ne t'a nié le droit d'avoir une opinion divergente, sauf à ce que tu considère que le fait de la critiquer participe à nier ce droit. "Le camps d'en face fait pareil et pire" : c'est bien ce que je dis, tu blanchis la Russie en disant qu'en face ils sont méchants. C'est inopérant pour deux raisons : "En face", ce sont les ukrainiens. C'est fou comment vous arrivez vite à sortir totalement l'Ukraine de la conversation pour revenir sur une lutte fantasmagorique entre Occident et Russie. A vous entendre, on a presque l'impression que sans l'action des occidentaux, l'Ukraine serait une magnifique province de la grande Russie, vivant paisiblement en osmose avec son maître pour le bonheur de tous. A ce que je sache, en 1991, les ukrainiens ont votés tout seul comme des grands pour devenir indépendants. L'Occident aide l'Ukraine, oui, mais ceux qui se battent sont ukrainiens, ceux qui meurent sont ukrainiens, les villes bombardées sont ukrainiennes. Ils se battent pour eux, pas pour nous. Donc quand bien même l'Occident serait l'incarnation du mal, le diable en personne, ça ne changerai rien à la légitimité morale absolue de la position ukrainienne, qui n'est pas un simple proxy du grand méchant américain comme certains aimeraient le croire pour mieux faire croire, qu'au fond, on attaque pas vraiment un pays souverain, non non non, on se bat contre l'impérialisme. Le pire c'est que je ne suis pas en désaccord avec toi sur le fait que les occidentaux au sens large ont pu se montrer extrêmement impérialistes, outre la colonisation, bien entendue, des guerres comme le Vietnam ou (peut être plus encore), l'Irak 2003 sont incontestablement des guerres impérialistes. Et quand l'URSS aidait les Vietkong, elle n'était pas impérialiste, mais elle l'était en 79 en Afghanistan. Tous comme les américains étaient impérialistes en 2003 en envahissant un pays souverain sous des motifs fallacieux, mais ne l'est pas en 2022 en apportant une aide matérielle a un pays envahi et désireux de résister à l'envahisseur. Chaque situation s'apprécie au cas par cas en fonction de l'adéquation entre ce que fait ladite puissance et la volonté des acteurs locaux. C'est bien le fait d'appliquer une politique de coercition (plus ou moins violente) sur des acteurs pour leur faire adopter une politique dont ils ne voudraient pas à la base qui caractérise l'impérialisme. Ensuite, " La "volonté ukrainienne" ne veux malheureusement pas dire grand chose au vue de l'ensemble des stratégies d'influence que ce pays subit de la part des deux camps depuis des décennies" ça c'est magnifique. Donc la révolution orange c'est les américains aussi ? Ils sont quand même forts ces américains. En 20 ans en Afgha/Irak avec 100 000 troupes sur places et des milliers de milliards de dollars, ils parviennent même pas à construire un semblant d'état capable de fonctionner, mais alors en Europe de l'Est et en Ukraine, avec trois ONG ils parviennent à lancer des révolutions sorties de nulle part et à transformer des russes qui s'ignorent en nazi ukrainiens. Brillant. C'est d'autant plus inopérant comme point de vue que tout le monde est plus ou moins manipulé. Si tu considères que l'avis des ukrainiens n'a aucune importance car ils sont manipulés par les américains (comment d'ailleurs ? par quels canaux ? nul ne sait), alors on peut aussi nier la légitimité du point de vue des séparatistes du Dombass, après tout, ils sont largement plus manipulés par les russes, de manière pour le coup très visible, que les ukrainiens ne le sont par les américains. Et pourtant, personnellement, je considère que l'opinion des séparatistes mérite d'être entendue, et que si l'Ukraine doit gagner cette guerre, il n'est pas forcément bon qu'elle reprenne des territoires où les populations ne se sentent sans doute plus ukrainiennes du tout. C'est peut-être ça, au fond, la différence entre nos deux discours : j'essaye d'écouter ce que veulent les gens qui sont sur place, ceux qui se battent. J'essaye de comprendre pourquoi ils sont prêts à risquer leur vie pour une cause et j'essaye ensuite de déterminer la légitimité morale de cette cause. Et, en l'occurrence, la légitimité morale de la résistance ukrainienne, dans cette histoire, elle me semble totale. EDIT : J'ai oublié le passage sur l'entrée dans l'UE de l'Ukraine qui participerai à l'expression du fameux "impérialisme tazu". Donc l'UE c'est aussi un coup des américains ? On dirait les théories du complot à base de "Jean Monnet agent de la CIA, UE création américaine" que les Asselineau et Philippot ressortent à chaque fois. Surtout, la construction d'une Europe intégrée est bien plus une menace pour l'hégémonie des USA que 28 petits pays marchant en ordre dispersés, soit dit en passant.
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  35. En Occident ? Mort pour dix ans, comme après l'Afghanistan en 1979. Quant aux discussions et positionnement... le 21 au soir, le PR voulait aller à Moscou. Aujourd'hui,on livre des CAESAR et on forme du personnel pour aller tuer des soldats russes. Tu ne vois pas la nuance ? Non c'est faux. La scène politico-médiatique français était très largement pro-russe. Il n'y a qu'à voir les hurlements quand les deux BPC n'ont pas été livrés à Moscou. Que certains ici prétendent que la Russie est maltraitée H24 est un autre point sur lequel on pourra revenir. Accusation gratuite et propagande ordinaire en Russie qui, comme chacun le sait, a toujours été pacifiste. Rien n'a changé depuis les années 1950 en somme. ... Et en fait, soyons clairs : l'antiaméricanisme et la recherche désespérée d'un contrepoids en arrivent à ce que certains voient désormais les Etats-Unis comme les agresseurs... alors que TOUT démontre que les Russes sont entièrement responsables de ce merdier.
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  36. Cet excellent bouquin, préfacé par Akhilleus :
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  37. Ce débat russe sur les buts de guerre rappelle de plus en plus les errements allemands de 14/18. "Moltke, pourquoi marchons-nous à l'ouest ? L'ennemi est à l'est ! " Majesté, le plan est minutieusement préparé. Chaque mouvement à la seconde près. Nos intérêts vitaux ne peuvent être protégés que de cette manière" ! "Vladimir Vladimirovitch, pourquoi envahissons-nous l'Ukraine ? L'ennemi est de l'autre côté de l'océan !" "Tu ne comprends pas, général. Nous lui enlevons sa base d'influence. Tout le monde se rendra compte de sa faiblesse et ensuite nous lui prendrons sa base en Pologne, en Roumanie, en Estonie, en Lettonie, en Lituanie, en Bulgarie, gnagnagna "Bethmann Hollweg, notre objectif est-il maintenant le bassin minier de Briey, ou la Belgique comme vassal, ou un empire colonial cohérent en Afrique ?" "Vous, les sociaux-démocrates, vous ne comprenez pas, le but de la guerre, c'est que nous gagnions la guerre. Le reste viendra après". "Donbass, Crimée, Alaska, Odessa, gnagnagna" "Mon Général Ludendorff, nous battons-nous contre la démocratie française ou contre la tyrannie russe ?" "Les deux, idiot. Ici, la culture allemande se bat contre la civilisation française politisée et la tyrannie russe eternelle". "Vladimir Vladimirovitch, on se bat contre des fascistes ukrainiens ou contre des LGBQT ?" "Les deux, tu...."
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  38. Alors je vais profiter de ton post Que les russes ou les ukrainiens gagnent, je n'ai personnellement aucun intérêt dans ce conflit. Froidement je te dirais que je m'en bas les valseuses. Pourquoi ? 1-Jusqu'à recemment je ne considérais pas la Russie comme une menace stratégique pour la France (sans que ce soit un allié). C'est en train de changer par la force des choses donc ma position sur le conflit changera peut etre par la force des choses 2- je ne suis ni Balte, ni Polonais, ni à plus forte raison Ukrainien donc je n'ai aucune propension à prendre partie en raison d'un pathos historique (réel mais mal placé, Baltes/Polonais .... et question pathos historique mal placé, venant des Balkans je sais de quoi je parle) ou tout a fait justifié puisque agressé (Ukrainien) 3- ca fait 30 ans que je mange du manichéisme "avec moi ou contre moi" et du gentil/méchant et désolé mais ca je digère plus depuis 25 ans. Je suis peut etre l'un des mieux placés sur ce fofo pour savoir ce qu' un conflit inter-ethnique simili guerre civile (ici additionnée d'un interventionnisme supplémentaire) et pour te dire que le storytelling gentils-méchants,, il a beaucoup de mal a passer vu la juris prudence des 25 dernières années 4-du coup je ne me sens pas particulièrement pro Ukrainien sur le coup (contrairement à 90% des personnes ici, avec leurs raisons). Je te dirais que je compatis pour les civils, les reservistes, pas pour les politiques ukrainiens qui ont merdés. En corolaire, je peux compatir pour le reserviste de la DNR/LNR, le kontratkini forcé ou les parents d'un gamin de 18 ans flambé dans son T72 à cause de politiques russes qui ont merdés. C'est mon cynisme balkanique Croatie-Bosnie-Kosovo qui parle 5- Un certain nombre de posteurs ici jouent à la cancel culture. Si tu n'es pas avec eux (lire proUkrainien) tu es forcément contre eux (lire prorusses). Ceux là, sont des simples d'esprit avec un neurone unique en circuit fermé. Le reveil (il y'en a toujours un) sera brutal. En attendant, ceux là polluent le thread a toujours accuser de Poutinolatrie ceux qui ne seraient pas dans la ligne correcte ie Les ukrainiens sont tous gentils, les russes sont tous méchants 6- un autre certain nombre considère que les fils ukraines sont des succursales de jeux vidéos ou c'est fun de poster des kills. Yeah, super fun...... derrière son écran. Ces petits rigolos la rameneraient moins s'ils étaient un peu sur le terrain pour voir ce que ca fait, même après conflit. C'est pas du Call of Duty, c'est une vraie guerre. Y'a une fascination morbide pour les scores 7- 90% des pertes postées et des twits postés sont dirigés contre les russes. OK, normal vu la couleur des posteurs. Mais quand on me balance qu'on oriente le forum vers une direction prorusse, c'est à se pisser dessus de rire. Je prend les 10 dernières pages du thread "opérations militaires", je met bout à bout les twitts et on a un montage digne des vidéos de propagandes de Al Nusrah avec Slava Ukraini en boucle à la place de AllahuAkbar. Mais ca pose problème à personne. par contre, si on diverge, si on ecorne le discours officiel (tout se passe bien pour les ukrainiens, les russes sont des gros manches qui se font exterminer comme des cafards) alors on prend "un poutinolatre dans les dents" Je dis bravo : on a de la cancel culture en direct sur un sujet qui n'a rien à voir ni avec les LGBT ni avec les Niggahs 8-ah oui, je circule sur d'autres forums. Quand sur 4 forums différents je vois (postés 2 ou 3x ici compris) les mêmes tweets avec les mêmes commentaires et en têtes de merde (l'exemple du frigo est particulièrement parlant) ca me gonfle. J'attend un niveau plus elevé ici que sur des fora anglosaxons ou les gars sont à moitié entre le texan excité kill the commies et le briton jingoiste Roayl Navy gonna fuck them. Désolé si mes expectations sont elevées Désolé du coup de gueule mais à un moment les rigolos qui usent de procès d'intention tous les 2 posts soient ils mettent les posteurs qui les ennuient sur ignorer soit ils vont sur un autre forum. L'ambiance de Milice ca va bien 2 minutes 9 dernier point : ce forum est l'un des derniers a peut près équilibré quand même mais on a de moins en moins de voix dissonantes a cause du MacCarthysme rampant. Ce serait dommage que ce forum se transforme en concours de branlette géante pro-ukrainienne. Si on en arrive là, vous pouvez être surs et certains que je me barres comme je l'ai déjà fait sur d'autres forums. Un forum ne vaut que par le niveau des échanges. Si 100% des posteurs veulent s'autolustrer dans le même sens, ce n'est plus un forum (cad un lieu d'échange et de confrontations d'idées), c'est une communauté FB qui s'autointoxique informativement parlant. Aucun intérêt. On sait ce que ça donne d'ailleurs (cf le fil COVID)
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  39. Les témoignages des officiers supérieurs ukrainiens (que j'ai posté ici) c'est que le niveau politique ne croyait pas à une attaque (générale) jusqu'au dernier moment. Mais qu'entre les signes publics perceptibles, les infos des américains, et des infos envoyées directement par un certain nombre de collègues, amis, ex-élèves de promotions, de nombreux officiers supérieurs savaient exactement ou/quand/comment l'attaque allait venir. Certains services ont pris l'initiative d'eux même de planquer / disperser / déployer leurs forces, d'autres non (et ceux là ont morflés), d'autres étaient infiltrés ou géré par des gens incompétents (visiblement le front face à la Crimée ou la progression russe est rien moins que spectaculaire le 1er jour alors qu'elle faisait face à une ligne fortifiée) d'autres ont perdu leurs nerfs. Après il y avait des plans de déploiement de longue date, et tout le monde était en alerte, mais au coup de gong ça a été le bord*l pendant quelques jours, d’où la distribution libre de AK en pleine rue à Kiev, les unités prises par surprises (Kherson), la peur des infiltrateurs ... Dommage pour les russes, ils attaquaient à la mauvaise saison, leurs troupes étaient elles mêmes prises par surprise, les axes de pénétrations n'étaient paradoxalement pas trop dur donc les russes ont poussé loin puis leur log est tombée nez à nez avec les unités ukrainiennes ou de la guérilla. Dans le Donbass ils se sont encastré dans les fortifs qu'ils n'ont toujours pas décisivement percée aujourd'hui, etc ... Et on a tendance à ne voir que l'échec sur Kiev, la rupture du front côté Marioupol assez rapide, et la prise de pas mal de terrain avec une 20taine de BTG seulement dans tout le sud est plutôt un fait de guerre remarquable qui témoigne plutôt de la qualité de la préparation russe dans ce secteur. Dans l'oblast de Louhansk pareil, les russes avaient presque percés quand les Ukr on décroché en voyant les russes les prendre à revers.
    13 points
  40. Et donc Le Rafale, n'est pas parfait dans tous les domaines mais il est meilleur que tous les autres et il est non pertinent dans certains domaines futurs mais les upgrades prévus sont là pour le rendre pertinent en temps et en heure.
    13 points
  41. Oui c'est la faute des ukrainiens de vouloir se défendre, on connaît la chanson
    13 points
  42. J'ai eu la chance de prendre l'apéro hier soir avec un acheteur de DA. Les 6 indonésiens : en effet pas en vigueur, mais dans le planning prévisionnel de production (on doit donc y croire chez DA). On a parlé du SCAF : il confirme de l'intérieur que c'est mort. Par contre à sa connaissance il n'y a pas encore de travail sur un plan B. Il m'a aussi parlé de l'inflation vertigineuse du prix de certains composants électroniques : +3000% en 2 ans (je l'ai fait répèter). Précision sur la cadence : actuellement 1,5. Plan en cours pour l'augmenter de 0,5 tous les 6 mois. Et ils visent au final 4, avec une ligne d'assemblage en Inde chez DRAL même si par de commande de ce pays à priori
    13 points
  43. En fait Spriteer a été suspendu sur Twitter. Peut être qu'il a été identifié comme un compte de désinformation... Une de ses dernières perles était un twitt du 17 juillet sur des manifestatiuons de masse en France en opposition au support de la France à l'Ukraine. Donc herciv doit bien trouver d'autres sources
    13 points
  44. Disons que pour ce qui est des collaborations avec l'Allemagne au détriment des intérêts du pays, il y a de la part des politiques français un historique assez chargé. Donc oui, on se méfie de Macron l'idéologue européïste qui fait jouer l'Hymne à la joie plutôt que La Marseillaise et des concessions indûes qu'il serait prêt à prendre rien que pour sauver le symbole d'un projet "européen". Pour ce qui est de Dassault, ce n'est pas n'importe quelle entreprise et ce ne sont pas n'importe quels dirigeants. Un équivalent français de FIAT, mettons PSA ou Renault, ne susciterait pas autant de confiance. Mais Dassault est une entreprise qui est profondément liée à la défense de l'indépendance et de la souveraineté de la France, ce qui fait que seuls des gens de toute confiance peuvent être nommés à sa tête. À ce titre, d'ailleurs, les intérêts de la France sont les intérêts de Dassault : l'activité militaire de Dassault se maintient parce que la France conserve une politique d'indépendance et de souveraineté, si la France y renonçait pour devenir un simple état-client des USA comme le reste de l'Europe, alors on acheterait des F-35 comme tout le monde et Dassault pourrait dire adieu à son activité militaire car ils n'ont jamais vendu de chasseurs qui ne soient pas en service en France... Bref, le cas de Dassault est un cas particulier. On rajoutera que l'entreprise appartient toujours à la famille du fondateur, au sujet duquel on peut préciser que c'est un rescapé de Buchenwald, qu'un de ses frères est mort à Auschwitz, et qu'un autre était un général de la Résistance dont le nom de code "char d'assaut" est à l'origine du nom "Dassault". C'est quelque chose qui marque, même après plusieurs générations, et qui n'incite pas à céder à tous les caprices et demandes allemandes, même quand le gouvernement demande la collaboration.
    13 points
  45. Tu penses quoi des communiqués du ministère russe de la défense ? Je constate qu'on peut poster un peu tout et n'importe quoi (même des tweets sans sources) qui vont valoriser une action russe ou une belle perspective pour eux sans que jamais tu ne réagis de la même façon qu'avec les éléments qui ne valorisent pas les russes. Quelques pages plus tôt, on a vu quelqu'un qui a poster un communiqué du ministère russe de la défense annonçant qu'une frappe avait détruit 100 roquettes pour HIMARS, pas de réaction bien entendu, surtout pas d'énervement sur la propagande reprise, pas de remise en question, rien car au fond ça va dans le bon sens... Combien de fois Herciv a été sermonné pour ses nombreuses publications qui vont très souvent dans l'intérêt russe? Et les autres qui vont dans l'autre sens sont "remis à leur place" pour "relever le niveau". Cela crève les yeux et comme je l'avais déjà dit, le problème n'est pas ton orientation personnelle, c'est que derrière tu utilises les fonctionnalités de modérateur pour écarter ceux qui "dérangent". Je veux bien qu'on cherche à balayer toutes les déclarations ukrainiennes en prenant en référence des mensonges, mais j'aimerai voir Akhilleus faire la même chose avec les russes pour réfuter de la même façon leurs déclarations en rappelant à tout le monde ici certains de leurs mensonges. Cela me rappelle ceux qui vont dire à chaque discours américain "souvenez vous il y a 20 ans du mensonge sur les armes de destruction massive", on avait le même cinéma en janvier quand ils disaient que la Russie allait attaquer l'Ukraine, les russes eux-mêmes rejouant ce vieux refrain. Vouloir fuir ou ignorer la propagande de l'un et pas de l'autre c'est un parti pris, on ne sait pas comment les choses vont tourner, mais la France n'est pas l'amie de la Russie, Si par le passé on pouvait faire comme si c'était un pays comme un autre, un partenaire comme un autre, aujourd'hui et dans le futur proche, ce pays ne doit pas/plus être soutenu comme si on serait étranger à tout cela. On a un devoir de soutien à l'Ukraine et non à la Russie car que cela plaise ou non, on n'est pas dans le "camp" des russes ni un pays neutre à l'autre bout de la terre. L'occident est l'ennemi de la Russie, chez eux ils ne se cachent pas de dire qu'en Ukraine ils affrontent le monde occidental pour créer un nouvel ordre mondial. L'occident est combattu de partout par tous les moyens possibles et il est également important de voir notre président en Afrique aujourd'hui contrer une politique russe qui cherche à soulever ces pays contre nous, le Mali en est un bel exemple. Je ne le dis pas méchamment.
    13 points
  46. De toute façon c'est une constante chez tous les antiaméricanistes acharnés de droite comme de gauche, ils en finissent par soutenir n'importe quel régime sanguinaire et dictatorial sous prétexte qu'il fait chier les américains : Syrie, Iran, Russie, ect. Les exemples dans le spectre politique français sont innombrables, de Zemmour à Mélenchon. C'est d'autant plus stupide qu'on peut tout à fait être très critique de la politique étrangère américaine (au M-O ou ailleurs) ou de sa mainmise sur la défense européenne sans pour autant aller leur inventer des responsabilités qui n'existent pas sur certains dossiers ou devenir le thuriféraire zélé de régimes qui feraient passer les néocons américains pour des pacifistes hippies.
    13 points
  47. C'est un grand classique de l'agenda soviétique (puis Russe) que la promotion des discours pacifistes dans les pays occidentaux, pour contribuer à affaiblir la résolution politique des gouvernements occidentaux et accroitre la division de la société. C'est documenté par des défecteurs comme Mitrokhine, Lunev ou Gordievsky. C'est d'ailleurs assez cocasse que pour appuyer ta position, tu publies l'épisode d'un Thinkerview, chaîne qui illustre parfaitement le travail d'influence des SR Russes. Thinkerview poursuit un agenda tout à fait conforme à la doctrine Russe et on passera outre sur les photos de son fondateur invité à l'ambassade de Russie à Paris. Cet épisode est un exemple typique de ce travail d'influence: t'invites un expert à s'exprimer sur un sujet qui ne relève pas de son expertise (Conesa, c'est le Moyen Orient, l'Arabie Saoudite, et les ventes d'armes, ou il est excellent par ailleurs). Et l'interviewer sort le prêt-à-penser culpabilisant pour tout bonne conscience occidentale, appuyé par l'expert. Pendant ce temps là à Moscou, sur les chaînes nationales Russes, on parle aux heures de grande écoute d'annexion de l'Ukraine, de camps d'internement, de nucléarisation du monde entier et autres délires mégalomaniaques, destinés à tout un pays entier.
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  48. @AkhilleusTu déformes les propos de l’autre. Tu cloues le bec aux gens (quand tu ne balances pas des avertissements pour rien du tout… je suis un des nombreux qui en a fait les frais). Je n’ai rien contre mettre les point sur les i et les contre-arguments raisonnés. Mais la franchement ce n’est pas une attitude de modérateur. Moi ça fait quinze ans que je suis sur ce forum et ça devient lourd. @pascal @collectionneur pour info.
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  49. Bon alors si j'ai bien compris les cinquantes dernières pages, le système logistique russe est tout pourri parce qu'ils ont besoin de beaucoup de camion pour transporter leurs munitions ; et le système logistique américain fourni à l'Ukraine est tout pourri parce qu'ils ont besoin de beaucoup de camions pour transporter leurs munitions. Apparemment la guerre consomme beaucoup de munitions, qui l'eût cru ?
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  50. Bon, on va éviter le troll et le flooding à base de Top Gun, et autres HS du même genre ;) Pour la question de la simulation et des heures de vol réduites, c'est un très vaste débat, qui soulève plusieurs problèmes dans le cas de la compétition suisse: -D'une part, cet argument a été pris comme argent comptant dans le cas de Lockheed Martin. Mais, dans le même temps, il n'a pas été demandé aux autres avionneurs de fournir une analyse coût/efficacité avec des paramètres comparables, ce qu'ils ont très mal pris (en tous cas pour ceux à qui j'ai pu parler). Certains m'ont affirmé que, si ça avait été demandé explicitement dans l'appel d'offre, ils auraient pu gonfler leur volet "simulation et entrainement" pour permettre une diminution comparable du volume d'heure de vol. Non seulement ça ne leur a pas été demandé, mais leur analyse propre des besoins suisses (apparemment erronée) laissait au contraire entendre que la Force Aérienne avait besoin d'un avion à la forte disponibilité, capable de voler souvent, afin de maintenir le modèle de défense actuel. -D'autre part, toujours dans le cas de la Suisse, la réduction du nombre d'heures de vol peut poser un certain nombre de problème de disponibilité. Vue la taille du pays, une partie non-négligeable de la PO est assurée de facto par les appareils en vol d'entrainement/exercice (c'est pas la base de la PO, mais ça contribue grandement à sa réactivité). Diminuer le nombre de vol d'entrainement/exercice, ça réduira globalement la réactivité du système de défense aérienne. Marginalement, certes, mais quand même. D'autre part, une réduction du nombre d'heures de vol conduira à dimensionner la maintenance des appareils et le rythme des opérations à ce tempo réduit (qui sera encore plus réduit par la réduction globale de la flotte comparée au couple Hornet/Tiger actuel). Tout cela en affichant des objectifs d'augmentation de la disponibilité de la PO... Je demande franchement à voir, parce que sur une microflotte de la taille de celle de la Suisse, la réduction du nombre d'heures de vol concomitamment à la réduction du format de flotte et à l'augmentation de l'objectif opérationnel, je n'y crois pas une seule seconde !! -Enfin, il y a une question philosophique derrière qui dépasse très largement le sujet de ce topic, la question de la Suisse et même celle de l'aviation en général. C'est le sujet de l'impact de l'automatisation sur la qualité des pilotes et des opérateurs humains en général. C'est la même question d'IHM qui alimente depuis toujours le débat Airbus vs Boeing, qui commence à s'emparer aussi du secteur automobile, avec les systèmes de conduite autonome/semi-autonome, etc. Personnellement, comme beaucoup ici, je ne suis pas un grand grand fan des solutions "technologistes extrêmes", que cela s'applique au F-35 ou au SCAF d'ailleurs (je ne m'étais pas privé d'en toucher deux mots à l'officier programme SCAF de la Marine Nationale, ce qui avait donné lieu à un échange particulièrement constructif sur ce sujet d'ailleurs). J'estime que certaines solutions "modernes" telles que les écrans tactiles et les outils de simulation ultra-poussés viennent complexifier les IHM et, in fine, diminuer la sécurité des opérations. Le F-35 est juste le premier représentant de cette nouvelle génération, mais ce ne sera pas le dernier. Et au bout d'un moment, ça ne sert à rien de se battre contre des moulins: il va falloir que les forces aériennes payent les pots cassés, et qu'elles voient quelle technologies sont bonnes, et lesquelles ne le sont pas. -BONUS: étant donné l'historique du programme F-35, il y a aussi une vraie question qui se pose: est-ce que le F-35 volera moins parce qu'il POURRA voler moins, en tant que système complet, ou est-ce qu'il volera moins parce qu'il ne POURRA PAS voler plus, en tant qu'avion ?? Ou, dit autrement, et en accordant le bénéfice du doute à l'appareil: n'y a t'il pas un risque que, à force de voler peu, cela devienne difficile en terme de maintenance de le faire voler de manière intense quand le besoin s'en fera ressentir ?
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