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  1. Vous l'attendiez ? Vous le réclamiez ? Le voilà !! Le retour du post-fleuve des années impaires !! Bon, j'ai reçu pas mal de questions de plusieurs membres du forum, j'ai tenté d'en poser le plus possible, mais certaines n'ont soit pas pu être posées, soit pas eu de réponse. C'est pour ça que vous ne trouverez pas toutes les réponses à toutes vos questions. Si j'ai mis ces éléments ici et pas dans un article sur portail-aviation.com , c'est pour plusieurs raisons: soit parce que les infos n'ont pas été recoupées (obtenues par un seul informateur par exemple), soit parce qu'on m'a fait ces révélations en "off" ou lors des journées publiques quand je n'avais pas ma casquette "journaliste", soit parce qu'il s'agit de recoupements d'informations obtenues par différents interlocuteurs sans que les analyses n'aient été directement validées. Après, je pense connaitre mon sujet, et si je vous parle d'éléments précis ou vous donne mes analyses, c'est parce que je les estime correctes. Après, il y a peut-être des redites, mes notes ayant été prises sur plusieurs jours après plusieurs entretiens, sachant que TMor a déjà évoqué certains sujets abordés en ma présence que je n'ai pas rappelés ici. Si j'ai oublié quelques chose, ça me reviendra et je le mettrais plus tard. Bonne lecture à tous, laissez vos questions si vous en avez, j'essaierais de trouver le temps d'y répondre. Concernant l’OSF et le PDL : La voie TV de la version IT n'apporte pas des gains de performance extraordinaires, le diamètre de l'optique n'ayant pas évolué. Mais cela reste un des grands atouts du Rafale, unique en occident, lui permettant une identification visuelle jour-nuit complètement passive, contrairement au mode NTCR des anciens radars. La voie tV de cette version IT est tout de même en proche IR ce qui la rend quasiment tout temps et l'outil est véritablement très apprécié tant en air-air qu'en air-sol, pour la télémétrie comme l'identification longue distance. L'absence de voie IR dédiée sur la nouvelle version n'est pas vraiment problématique: déjà parce que la fonction scan air-air infra-rouge des MICA actuels est plus efficace que celle des vieux OSF avec voie IR, ensuite parce que le FLIR du pod Damocles est plus que convenable en navigation, et enfin parce que les fonctions track (y compris air-air) sont actuellement mieux gérées par le Damocles ou la nouvelle voie TV que par l’ancienne voie IR. La nacelle Damocles ne peut pas faire de scan champs large, mais peut rallier sur une piste AWACS (transmise par L16) ou radar par exemple. Sa portée est tout simplement une des meilleures du monde, même si elle souffre de quelques défauts en courte portée qui seront corrigés avec le nouveau pod Talios. Même si je n’ai pas eu de chiffres spécifiques, il semble que le couple AASM-Laser + Damocles offre une solution AGL avec une des plus grandes portées du monde, si ce n’est LA plus grande portée du monde (surtout si on prend en compte le fait que le pod permette un ciblage précis sur une cible en mouvement rapide). Donc ouais, ce n’est peut-être pas le meilleur pod au monde pour faire du CAS très courte portée, mais pour dézinguer des barges de débarquement, des sites SAM mobiles ou une colonne de blindés bien protégée, ça a l’air franchement sympa ! Si le Talios lui apporte une meilleure capacité courte portée sans obérer ses performances longue portée, ça promet du très très bon. Les fonctions air-air de la nacelle ne sont par contre pas pleinement intégrées à la fusion de données, la visualisation des optiques du pod se faisant sur un des écrans tactiles, et pas intégré dans la VTM (visualisation tête moyenne qui données "fusionnées" au pilote, on y reviendra plus tard). Les pistes scan des MICA par contre sont intégrées à la VTM, et ils servent véritablement de FLIR air-air pour les Rafale. Au final, concernant le scan & track passif, l'ancienne voie IR avait surtout cela de bien qu'elle était pleinement intégrée à spectra, que ce soit pour le scan ou pour le suivi. Mais elle avait cela de frustrant que sa résolution était bien plus faible que celle du pod et qu'on finissait par rallier ce dernier à la piste obtenue pour une meilleure identification. Cela imposait d’opérer sur l’écran gérant le pod plutôt que d’exploiter les données fusionnées affichées sur la VTM, mais ce n’est pas plus pénalisant que sur n’importe quel autre chasseur utilisant ce type de technologies, et, si le résultat demande un peu plus de boulot qu’avec l’ancienne voie IR, il est au final bien plus satisfaisant. Après, la solution actuelle n’est pas forcément plus « chronophage », le PDL comme l’OSF-TV permettant une « identification visuelle positive » de la cible à des distances supérieures à l’OSF-IR. Aujourd'hui, le scan se fait donc via les MICA et "un autre capteur " ( à mon avis les DDM-NG, je doute que le FLIR de la Damo puisses le faire, mais si quelqu'un veut me contredire ce serait avec plaisir), tandis que le suivi se fera par la voie TV ou le Damo selon la distance de la cible, son attitude et sa nature (on ne traite pas de la même façon un hélicoptère au raz du sol et un bombardier haute altitude). In fine, le scan se fait de manière transparente pour le pilote. A moins qu'il ne le demande, il ne saura pas si la piste vient d'un MICA, de SPECTRA, des DDM ou d'une combinaison de capteurs : SPECTRA gère les capteurs et la priorité des menaces. Pour le track par contre, la main revient au pilote qui utilise le moyen le mieux adapté pour effectuer son identification visuelle. Alors là, je n’ai fait que comparer l’ancienne voie IR aux nouvelles voies TV, au pod Damocles, au MICA etc. et on pourrait se demander ce que ça vaudrait si on la comparait à une hypothétique voie IR de nouvelle génération. Le soucis c’est qu’un capteur IR, même de dernière génération, situé dans l’OSF n’aura jamais la dimension de celui du Damocles (plus tard du Talios) et le sentiment de frustration imposant in fine de recourir au pod risque de perdurer. Les Rafale étant amenés à opérer en OPEX le plus souvent avec un PDL (au moins un par patrouille), il semble plus intéressant d’investir dans un meilleur pod (et en quantité) mais aussi dans de meilleurs capteurs pour le MICA ou le DDM-NG, plutôt que dans une voie IR sur l’OSF qui ne présente pas le meilleur compromis au final. C’est la voie qui semble être explorée en ce moment. J’ai demandé si on pouvait imaginer un nouveau capteur à la place du lest aérodynamique actuellement présent sur l’OSF-IT (je pensais à un capteur fixe type DDM-NG mais orienté secteur avant), on m’a dit que rien n’était prévu dans ce sens pour le moment, et que si la forme de l’ancien OSF était préservée, c’est parce qu’il ne fallait pas perturber les écoulements aérodynamiques dans cette zone, les pitots étant situés juste en dessous. Rafale vs Typhoon: Bon, je ne vais rien vous apprendre, je ne vais faire que redire ce qu’on me répète depuis plus de 4 ans: le Rafale est aujourd’hui nettement supérieur au Typhoon, et ça ne devrait pas s’arrêter demain. Et si c’est une évidence en air-sol, c’est aussi vrai en air-air, encore aujourd’hui. Le Rafale est ainsi largement plus maniable que le Typhoon, ceci étant autant dû à son aérodynamique qu'à ses commandes de vol électriques qui sont le grand atout de l'appareil. Mais le Typhoon entre de bonnes mains reste redoutable. Si le Rafale ne prend pas le dessus rapidement (ce qui arrive rarement, rassurez vous), le Typhoon peut utiliser sa plus grande puissance pour prendre le dessus via des évolutions verticales plus réactives. Mais cela n'est pas sensé arriver, sauf erreur du pilote de Rafale, à niveau de pilotage équivalent. On m’a dit ça quasi textuellement, sans bravade aucune, juste pour m’expliquer le bien qu’on pensait des CDVE de l’appareil, donc c’est plutôt rassurant. En tous cas, le Typhoon n’impressionne guère, bien au contraire. Au mieux ça à l’air d’être un Mirage 2000 avec un peu plus de patate et des missiles qui vont un peu plus loin, mais guère plus. En BVR, la sensor fusion et les MMI du Rafale semblent véritablement inclassables, et lui offrent vraiment un avantage redoutable en matière de prise de décision rapide, de positionnement tactique, mais aussi d'apprentissage: la "musique" est la même que l'on "joue" du air-sol ou du air-air (même combinaison de touche pour acquérir/cibler/tirer une cible au sol qu'en l'air) permettant à un pilote spécialisé air-sol de vite devenir très bon en air-air également. Néanmoins le Typhoon monte plus haut et plus vite, et une fois "perché ", il sait se servir de ses atouts : il orbite haut et vite, sait se servir de son radar à fort dépointage pour retarder en bas et dans les coins, et dispose de missiles avec une plus grande allonge, surtout tirés en HA. Ce n'est pas imbattable, mais si en face les Rafale sont en config air-sol, ils perdent certains de leurs propres avantages en matière de SER et de manoeuvrabilité. Mais apparemment, ce n’est pas un drame non plus: les avantages (et donc les tactiques) des Typhoon ressemblent à ceux des -5F, ce qui fait que, en config air air, les pilotes de Rafale ont des tactiques qu’ils connaissent bien pour équilibrer face au Typhoon. Et avec l’AESA, ça n’est que plus facile encore. En gros, comme d’habitude, à écouter les pilotes, ils n'ont peur de personne, estimant qu'en dog même le F-22 est « prenable". En BVR ils auraient bien aimé « tester » le F-22, mais personne ne veut dévoiler son jeu dans ce domaine: ni les américains, ni les français. En effet, la tactique de base en BVR avec les ROE habituelles est de repérer l’intrus au radar ou via une piste L16 et ensuite d’établir une détection visuelle via l’OSF-TV, qui semble porter assez loin. On sentait que ça les démangeait de voir la tête des cochers de Raptor après s’être pris une volée de MICA-IR lancés à une quarantaine de kilomètres de là. Mais c’est pas pour tout de suite. Tout ce que j’ai pu soutirer, c’est ce qu’on m’a déjà confié à plusieurs reprises: l’AMRAAM a une foutrement bonne portée, surtout dans ses dernières versions. Sur une bonne plate-forme (F-15C rétrofités AESA, Typhoon etc.) qui vole haut et vite, il ne faut jamais le prendre à la légère. Mais au final, tout dépend aussi des règles d’engagement. La plupart du temps, les ROE de l’OTAN demandent une identification positive de la cible, et bien souvent une identification positive visuelle. A ce petit jeu là, le Rafale et ses « petits » missiles MICA s’en tire souvent bien mieux que les F-15 et F-16 avec AMRAAM, puisque l’identification positive de ses derniers repose sur des modes radars très peu discrets (et qui peuvent être brouillés) et l’identification visuelle repose sur… les yeux du pilote. Ce qui explique pourquoi des Rafale en mission de pénétration TBA ont parfois pu descendre leurs agresseurs avant que ces derniers ne puissent le faire: parce que l’OSF-TV permet une identification visuelle longue distance (en partant du principe que les ROE sont les mêmes pour tout le monde, ce qui n’est pas toujours le cas, mais on va pas épiloguer 107 ans ici sur ces points de détail). Deux points cependant : un bon nombre de mauvaises surprises en dog auraient pu être évitées avec un viseur de casque, et pour les pilotes à qui j'ai pu parler, c'est vraiment l'équipement qui fait le plus défaut à l'appareil aujourd'hui, en air-air et en air-sol, bien plus que de la puissance moteur supplémentaire, des tuyères vectorielles ou n’importe quoi d'autre. Ensuite, on m'a confirmé que les performances des missiles MICA, notamment concernant leurs autodirecteurs et leur manoeuvrabilité terminale, n'étaient pas simulées de manière réaliste dans les exercices, la DGA cachant les capacités réelles des missiles (mais aussi des DDM-NG et de SPECTRA, m’a-t-on confirmé). Malgré cela, le Rafale n'a déjà peur de personne en opération comme en exercice, même si un certain avionneur français que nous ne citerons pas aimerait bien que l’Armée de l’Air montre un peu plus ce que l’appareil a dans le ventre, histoire que l’industriel puisse communiquer dessus avec ses prospects potentiels. Commercialement parlant, on ne cache pas chez Dassault la qualité technique et technologique du F-16E et de ses évolutions, qui reste un excellent appareil très bien conçu et qui a su évoluer remarquablement bien. Petit regret, j'aurais aimé parlé à un pilote de la Marine pour savoir ce qu'ils pensent des Super Hornet. Concernant le canon : Ce n'est toujours pas la grande joie du côté du canon du Rafale. Je ne vais pas réexposer ici l'historique de cette arme que j’avais déjà évoqué en long en large et en travers, mais c'est clairement là un des deux gros défauts de conception du Rafale. Une cadence trop élevée, du coup un canon qui chauffe et qui s'enraye, et une trop faible dispersion des munitions tirées. Ce qui aurait pu être excellent avec une conduite de tir automatique comme prévue au départ est devenu à peine correcte dans le meilleure des cas dans le cadre d'une utilisation conventionnelle. Comme me l'a dit un pilote : "il marche très bien tant qu'on ne l'utilise pas", et il ne semblait plaisanter qu’à moitié. Malgré tout, une grosse partie des problèmes originaux dus aux vibrations ont été résolus ou sont en voie de l'être. Nexter travaillerait aussi à réduire la cadence de tir afin d'augmenter la fiabilité de l'engin. Bref, il n'a pas encore la fiabilité du canon du Mirage 2000, mais il est en amélioration constante et est aujourd'hui suffisamment fiable (ou en tous cas sécurisé) pour être utilisé régulièrement en opérations, que ce soit pour des sommations en AA ou des tirs AS. Mais, je cite toujours, " heureusement qu'on vole à deux ". Le problème de la dispersion trop faible par contre semble plus difficile à corriger. Même si on ne m'a pas répondu franco chez Dassault, la présence de pods canon mono et bitube sur leur stand ne me semble pas anodine. Un de mes interlocuteurs ayant même évoqué la possibilité toute théorique de voir un futur Rafale sans canon interne si un client en faisait la demande (j'imagine que l'expérience Rafale N doit rendre ça faisable sans trop de difficultés), mais ça ne me semblait pas faire référence à un prospect actuel en particulier, juste à une faisabilité technique si on le demandait. Ceci étant dit, je trouverais personnellement assez classe d’avoir une version du Rafale sans canon interne mais avec une plus grande capacité carburant par exemple, avec un pod monotube sous l’entrée d’air en face d’un pod Talios. Ou mieux, 6 AASM, 2 pods roquettes guidées laser en point 3, et un canon bi-tube en ventral. Pour faire plus clair, à part écrire « close air support dans ta face! » sur le flanc de l’appareil, je vois pas ! :D Concernant les DDM-NG: Que ce soi chez Dassault ou au Ministère de la Défense, la consigne donnée à nos interlocuteurs est clair : ils ne doivent pas en parler. Pourtant en lisant entre les lignes, en écoutant quelques conversations à la volée, ou avec quelques confidences off, il est encore possible d'en tirer quelque chose d'intéressant. Déjà, une chose est sûre, ils en semblent TRES nettement satisfaits. De ce que j'ai pu soutirer (par la ruse) comme information, ils participent à la "bulle" de protection autour de l'avion, intégrés dans le SPECTRA, qui peut déterminer seul le tir de MICA par dessus l'épaule. De là à dire que les DDM permettent de faire une désignation d'objectif (DO) rudimentaire, il n'y a qu'un pas que l'on serait facilement tentés de franchir... Avec toutes les nuances que cela comporte: ce genre de DO n'aurait d'utilité qu'en cas d'autodéfense. Le missile est lancé sur une position approximative et se débrouille seul pour trouver sa cible. Même s'il ne touche pas sa cible, il forcera l'adversaire à baisser la tête, permettant au Rafale de se repositionner pour lui coller un autre MICA. En tous cas, il participe à la possibilité de tirs derrière l'épaule. Est ce qu'il est suffisant pour un tel usage, ou bien y a t'il nécessairement un autre capteur impliqué? J'ai la sensation et la conviction que dans certains cas il peut assurer de tels tirs seul, sans que la piste ne soit corrélée L16 ou SPECTRA mais je n'ai rien pour le prouver. Techniquement en tous cas, cela ne semble pas poser de problème, on le sait depuis l’article de Prof, mais reste à savoir ce qui est implanté réellement dans le système d’arme de l’avion. Les DDM-NG étant des équipements pouvant remplacer les DDM classiques quasiment en « plug & play », il est plus que probable que les capacités les plus exotiques offertes par les capteurs ne soient insérées dans le système d’arme qu’au fur et à mesure des mises à jour logicielles des différents standards. Quoi qu’il en soit, même si techniquement les DDM-NG étaient capable de fournir, seuls, une DO rudimentaire, j'ai l'impression que c'est tactiquement hautement improbable : un Rafale n'opère pas seul et il y a peu de chances qu'il se fasse surprendre à ce point. Un intrus ne surgira pas par miracle à moins de 10 nautiques d’un Rafale sans que SPECTRA, la L16 ou les autres capteurs ne viennent corréler la piste reniflée par les DDM-NG. Mais en tous cas je ne doute plus que le DDM-NG soit autre chose qu'un simple détecteur de départ missile, et que dans certains cas il participe à la détection d'aéronefs et à la réalisation d'une DO. On le savait techniquement possible, pour moi aujourd’hui c’est une réalité opérationnelle. Ceci dit ce n'est pas un OSF bis! Les pistes DDM-NG sont intégrées dans la fusion de données affichée en VTM mais le pilote n'a pas d'accès direct à ce que "voit" le capteur, contrairement à l'OSF qui sert à l'identification visuelle, il n'y a pas de télémétrie laser etc. C'est pour ça que je pense qu'il participe grandement à la situation awarness et à la réalisation des DO mais que, seul, il reste cantonné à un rôle d'autodéfense Donc, pas un OSF dans le sens où il ne permet pas d'obtenir des DO comme un OSF (laser ranger, visualisation sur écran etc.), mais participe à la DO via la fusion de donnée. Concernant le radar et la SER: L'antenne AESA apporte des avantages considérables par rapport à l'ancienne antenne, qui était déjà très bien. Le PESA a pu démontrer la souplesse et la résistance aux ambiances de guerre électronique de l'antenne électronique, l'antenne active améliore encore la souplesse d'utilisation tout en offrant une portée maximale très appréciable, sans sacrifier à la discrétion de l'ancien modèle. Concrètement, au delà de la portée maximale qui sera nécessaire au tir de Meteor (même s'il semble qu'on se contentera parfois de l'utiliser dans une gamme de portée similaire au PESA mais en bénéficiant d'une discrétion accrue), c'est surtout l' entrelacement des modes qui est très attendu, notamment le suivi de terrain et la veille air air. A terme, il m'a été sous entendu que des modes anti furtifs étaient en développement et qu'ils pourraient arriver "plus vite que prévu " (je miserais 50 balles sur le standard F4 et 50 de plus sur une capacité de suivi de sillage, vu ce qui m'a été sous entendu, mais je peux me tromper, n'y connaissant rien en fréquences utilisées par les radars et autres joyeusetés de ce genre). La SER du Rafale est très faible, incomparablement plus que celle du Typhoon en lisse, d'après un pilote de Rafale. Mais en réalité les avions ne volent pas en lisse, et même s'ils étaient complètement invisibles et qu'on ne voyait que deux bidons, deux SER de pigeons volant en formation à mach 1,5 il semble que ça se remarque sur un écran radar. Donc en gros, la furtivité passive n'est pas si importante dans les configurations opérationnelles, SPECTRA et les profils de vol jouant beaucoup plus pour la discrétion de l'appareil. Mais Dassault travaille sur des emports plus discrets pour améliorer encore l'efficacité du spectra. En tous cas, les dents de scie et l’implantation medium de la voilure du Rafale, ainsi que l’angle des entrées d’air ne sont pas là par hasard ni pour faire joli. Alors que sur le Typhoon, pour citer un pilote de Rafale, « on dirait qu’ils ont tout fait pour qu’il ne soit pas discret », en ne parlant que du design. Concernant SPECTRA et la VTM: Je ne vais pas revenir en détail sur ce qu’est la VTM, on pourra toujours en discuter après. En gros, c’est la Visu Tête Moyenne qui est située juste sous le HUD et, comme ce dernier, est colimatée à l’infinie (enfin, à 5m, mais pour l’oeil humain c’est kiffe kiffe). Déjà, cela permet à l’oeil du pilote de ne pas avoir à faire de la gymnastique en passant du HUD à la VTM, mais surtout cela donne l’impression (à l’oeil et au cerveau) de voir une surface bien plus grande que ce qui est réellement perçu. Un peu comme un écran de cinéma à 10m qui ne sera pas plus grand dans votre champ de vision que votre smartphone collé à vos yeux mais restera bien plus confortable à regarder, avec une meilleure définition de l’image et plus de facilité à interpréter rapidement ce que l’on voit. Sur cette VTM, le système de combat de l’appareil affiche la situation tactique et les différentes informations que le système choisi d’afficher au combat. C’est l’écran de la fameuse « fusion de données » dont on parle sans arrêt. Le système offre sur une seule visualisation une présentation claire de la situation tactique, des menaces, des éléments détectés par les différents capteurs. La symbologie est simple, le pilote n’a pas besoin de passer son regard d’un écran à l’autre pour s’assurer que la piste L16 transmise par l’AWACS correspond bien à la piste détectée par son capteur infrarouge, etc. Tout cela est gérer par la fusion de donnée et balancée au pilote sur la VTM. Et ils en sont très content. Ils savent que c’est un de leur grand point fort, qui implique une grande confiance dans le système d’ailleurs, mais offre de furieux avantages au combat en matière de compréhension de l’environnement et de prise de décision rapide. Le seul petit défaut de la VTM, c’est qu’il faut parfois pencher un peu la tête d’un côté ou de l’autre, puisqu’il est difficile de voir l’ensemble des éléments affichés d’un coup. Mais apparemment c’est un coup de main qui se prend vite et ne pose guère de problèmes. On notera que cette VTM n’a d’intérêt que parce que le SPECTRA est réellement efficace ! J’avais déjà parlé du fait qu’il pouvait y avoir quelques erreurs de recoupement d’information, notamment quand il s’agit d’intégrer des pistes L16 mal rafraichies ou un peu approximatives, mais il est toujours possible de choisir de ne pas afficher certaines données sur la VTM dans ces cas là. Mais la plupart du temps, SPECTRA gère tout tout seul, allant même jusqu’à classer les menaces et leur attribuer une priorité, laissant au pilote le soin de réaliser sa mission. Bon, si on confirme que SPECTRA joue un rôle majeur dans la discrétion du Rafale, on ne donnera pas d’infos à un journaliste. J’ai au final eu plus de « confidences » les journées publiques en cachant mon badge que lors des journées pro. Même si je n’ai rien appris qu’on ne m’ait déjà dévoilé par le passé, c’est toujours bon d’avoir des confirmations: -SPECTRA seul permet bien d’établir une DO en BVR, mais ce n’est pas forcément pertinent puisque les ROE demandent souvent soit une confirmation visuelle, soit une confirmation par un AWACS. De plus, même si les CME du Rafale sont excellentes, celles de l’adversaire peuvent aussi être très bonnes, et on retrouve alors tout l’intérêt de la fusion de donnée avec les autres capteurs: les MICA-IR peuvent confirmer la direction d’une cible, l’OSF-TV et son télémètre laser peut confirmer la distance, tout en dévoilant le moins possible la présence du Rafale. C’est d’autant plus pertinent en missions de pénétration, quand le Rafale doit être aussi discret que possible, que sa posture TBA oblige l’adversaire à le chercher au radar, et qu’il peut exploiter pleinement son OSF dont la portée dépasse alors largement celle de ses missiles. -On ne m’a bien sur pas parlé d’annulation active, mais des détails m’ont mis la puce à l’oreille. Il semblerait que jouer avec le retour de phase des radars adverses soit une réalité, mais que le but serait moins de devenir invisible que de tromper sur l’emplacement, le nombre, la distance, la nature de la menace. Ça on le savait aussi, mais ce qui m’a vraiment frappé c’est encore une fois la cohérence d’un tel système par rapport au concept Rafale: cela demande une énorme confiance dans SPECTRA et une bonne paire de bolocks, mais ça permet vraiment de protéger les appareils tout en forçant les radars adverses soit à sortir de l’ombre permettant de mieux les éviter (voire éventuellement les détruire), soit à jouer profile bas devant leur incapacité à comprendre la situation tactique. Je n’ai pas les détails tactiques évidemment, mais ça à l’air très très impressionnant, dotant que je ne sais pas ce que SPECTRA réserve pour l’air-air (si ça se trouve là on joue plus sur l’invisibilité). En tous cas cela reste très cohérent avec l’idée que le SPECTRA n’a pas pour but de brouiller large et violent pour dégager un couloir safe pour un raid entier (méthode US) mais de brouiller fin et subtile pour protéger chaque appareil d’une part, mais aussi pour créer un véritable bruit de fond électronique diffus rendant la situation intenable pour les mecs d’en bas. -En Libye, qui était plutôt bien équipée niveau DCA/SAM, les gars savaient que les Rafale étaient en chemin, ils connaissaient leur destination et leurs cibles, et ils n’ont rien pu faire pour autant. Il y aurait bien eu des tirs en face, des leurres et des évasives, mais il reste difficile de savoir à quel point la survie des appareils a été du à la qualité du SPECTRA ou à l’échec des tirs de missiles (et apparemment, ils s’en foutent un peu, tant qu’ils rentrent à la maison). En tous cas, l’Armée de l’Air n’a pas attendu les tirs de barrage des Tomahawk américains pour faire du SEAD à coup d’AASM et sur pistes OSF/SPECTRA à l’époque. Mais ça on en avait déjà parlé. Concernant l’AASM et le SEAD: Puisqu’on parle d’AASM. Les coordonnées des cibles sont transmises à l’appareil par L16 ou Rover, ou bien encore obtenues directement par les capteurs du Rafale: OSF, Damocles, radar, voire SPECTRA ou une combinaison de ses capteurs. Elles sont ensuite intégrées dans les AASM via une manipulation du pilote: cela ne se fait pas « automatiquement », mais il n’a pas à entrer les coordonnées manuellement non plus. C’est apparemment bien foutu et assez simple et rapide à réaliser comme opération. L’AASM est bel et bien capable d’être tirée en secteur arrière. Voici la conversation mot pour mot avec un pétaf de l’Armée de l’Air: « -Du coup, c’est vrai qu’on peut tirer des AASM vers l’arrière? - Ah oui, tout à fait ! - Et ça a été fait, je veux dire, ça a un intérêt quelconque ? - Ah non, ça sert strictement à rien, mais si on voulait, on peut. » Donc ça n’a jamais été fait en opération, et apparemment l’intérêt ne semble pour l’instant pas établi. Mais si on devait en arriver là, on pourra le faire. Tactiquement, il semble plus intelligent de tirer sur le côté et de faire ensuite une évasive (ce qui oui, concrètement, fait que la cible au moment de l’impact sera derrière le Rafale qui esquive) plutôt que de survoler une cible et de lui tirer dessus par l’arrière. Et effectivement, dit comme ça, c’est assez logique. Le gros avantage de la bombe est de ne PAS avoir à survoler les cibles, à ne pas avoir un comportement prévisible pour les mecs en bas, à pouvoir faire plusieurs passes de tir sur un groupe de cibles sans JAMAIS arriver du même endroit, sans jamais survoler les cibles, sans jamais avoir la même altitude ou la même attitude au moment du tir. Il est possible de coordonner des frappes avec grande précision, de pouvoir tirer sur une cible dans une vallée voisine si on le souhaite etc. A la DGA, on reste très évasif sur la question de l'utilisation en SEAD du Rafale: cela semble se faire empiriquement, mais les procédures ne semblent pas encore complétement validées. J’ai demandé ce qu’il valait comparé à un F-16CJ, et on m’a fait comprendre que la question ne se posait pas en ces termes. Le F-16CJ est un appareil d’escorte, il doit forcer les radars adverses à se dévoiler pour les détruire et assurer la sécurité des bombardiers qui, eux, n’ont quasiment aucun moyen de défense propre contre ce type de menace. Avec le Rafale, c’est très différent. On ne vole pas avec une attitude provocante dans le but de forcer l’adversaire à se dévoiler. Chaque appareil du raid est capable d’assurer sa propre protection, et si des radars se dévoilent, SPECTRA permet avant tout d’éviter les radars adverses. Si la mission l’exige ou qu’il s’agit d’une cible d’opportunité validée, des tirs SEAD à base d’AASM peuvent avoir lieu (et ont eu lieu), mais le but est avant tout de laisser le raid passer vers ses cibles originelles. Chacun se protège au lieu de protéger le troupeau … l’efficacité globale est plus importante pour un emploi tactique à la française. Le gros avantage de cette solution réside dans le fait que chaque avion du raid est potentiellement capable de détruire 6 radars adverses, et en ne forçant pas l’adversaire à se dévoiler lors des premiers raids, on évite le risque de perdre un appareil alors que la maitrise du ciel n’est pas encore totale (si on peut éviter une mission CSAR le premier jour, on va pas se priver). A plus long terme, soit on envoie des raids viser directement les sites SAM (à base d’AASM ou de SCALP), soit on s’en prend à la logistique (camions de transport de missiles, véhicules de commandement etc.). Du coup, au final, il n’y aura pas d’AASM spécifiquement anti-radar de prévu. Cela ne semble pas correspondre à l’esprit de l’AASM qui est justement d’être multifonction, de ne pas avoir à choisir avant le vol quel type de bombe emporter. A ce petit jeu là, la version laser est très attendue, alors que la version IIR ne semble plus avoir spécialement le vent en poupe dans l’Armée de l’Air : trop contraignante d’utilisation puisqu’elle ne permet pas de toucher des cibles mobiles ou non-renseignées avant le départ autrement que via son mode GPS/INS qui a démontré sa précision métrique, la variante IIR reste utile dans l’inventaire (si un jour on ne peut plus compter sur la précision du GPS, en cas de brouillage ou de refus US par exemple), mais en opération la version INS/GPS a montré sa précision et c’est la version Laser qui est très attendue en quantité (les premiers tirs effectués en opération n’ont pas exploité tout le potentiel de la bestiole). La version laser offre l’avantage de pouvoir être tirée sur des cibles en mouvement rapide, y compris contre des sites radar et des cibles navales, le pod Damocles étant, comme vu plus haut, assez impressionnant en terme de portée. Et cette capacité de tir sur des cibles mobiles désignées laser n’empêche pas l’AASM de pouvoir être utilisée « classiquement », en mode INS/GPS, avec une précision impressionnante. Des modes air-burst sont en cours de développement, pour les missions actuelles de soutien aérien, mais aussi à l’avenir pour des missions de SEAD, comme arme anti-infanterie, contre des concentrations de véhicules etc. SPECTRA semble en effet assez précis pour pouvoir extraire des coordonnées approximatives de radars ou engins de communications de sites SAM, même si le plus souvent la discrétion du Rafale lui permet d’affiner la DO avec une télémétrie Damocles ou OSF. A ce moment là, une paire d’AASM, prochainement en mode air-burst, fera aussi bien l’affaire qu’un couple de missiles HARM. Ainsi, au lieu de développer une nouvelle munition spécifique, les industriels préfèrent travailler sur l’amélioration de la DO sur pistes passives (SPECTRA) multicapteurs (comprendre affinées par la synchronisation des observations de deux ou plusieurs appareils). J’ai voulu avoir plus d’infos sur la nouvelle tête AASM présentée avec deux autodirecteurs (un laser et un IIR je suppose, même si je ne comprends pas pourquoi ils n’ont pas fait un autodirecteur bimode, ça se fait), mais j’ai trouvé personne pour m’en parler. Si quelqu’un a des infos là-dessus. Divers: Le radar AESA semble vraiment excellent. Le PESA n’est pas mauvais du tout, mais l’AESA représente un véritable bon en avant, à la fois en terme de portée, de fonctionnalités et de discrétion. Le travail collaboratif entre un Rafale AESA et un ou plusieurs autres équipés de PESA (qui en réalité combattront surtout radar éteint) devrait prendre tout son sens rapidement. On peut regretter que tous les PESA ne soient pas passés en AESA, mais en réalité ça a peu d’importance: les tactiques habituelles du Rafale impliquent déjà que seule une partie des appareils opèrent radar allumé, les autres restant discrets. Là, on s’arrangera juste pour que celui qui allume son radar soit celui qui a l’antenne AESA. C’était sous-entendu quand je parlais des DDM-NG, mais le Rafale peut bel et bien tirer des MICA en secteur arrière en utilisant uniquement ses propres capteurs, SPECTRA donc, et sans aucun doute DDM-NG également. Mais même sans ces derniers, SPECTRA seul peut assurer une DO suffisante pour des tirs d’autodéfense en arrière. Dassault aimerait vraiment que l’AdlA et la MN s’amusent à faire ce genre de tirs lors des exercices internationaux histoire de faire un peu de com’ là dessus, mais ici aussi la DGA refuse de dévoiler à des adversaires potentiel qu’un avion volant radar éteint dans les 6h d’un Rafale est en fait déjà une cible pour le Rafale. L’Armée de l’Air veut l’ouverture des points 3 et un viseur de casque… mais ne veut pas payer pour le développement. Donc petit bras de fer entre Dassault qui ne veut pas demander à ses clients export de payer pour une capacité que l’AdlA exploitera ensuite (ça fait pingre, et ça diminue la compétitivité de l’offre Dassault) et l’Armée de l’Air qui ne veut pas payer pour des équipements qui de toute manière seront proposés à l’exportation. Au final, ça risque surtout de retarder l’arrivée du HMD, même si l’état devrait finir par participer un peu de sa poche à l’ouverture des points 3, l’idée étant de doter les Rafale air-sol d’autant d’armes air-air que les config intercepteur actuelles. En missions de supériorité aérienne, il s’agira d’emporter 2 Meteor, 4 MICA-EM et 2 MICA-IR. Ça commence à faire du joli monde tout ça. Par contre, LE gros point noir du Rafale, ce n’est ni l’absence de HMD, ni le réacteur (qui, on me l’assure, n’est aucunement trop faible), mais bel et bien la radio. Nouvelle antenne ou pas, la radio du Rafale est apparemment une horreur, le système le plus énervant de l’appareil. On n’entend rien, la portée est merdique, il faut que l’avion soit à plat pour que ça ait une chance de fonctionner un minimum… Bref, ce serait LE TRUC à remplacer d’urgence pour les pilotes. Non pas que ça soit critique comme problème, juste particulièrement agaçant semble-t-il. J’ai trouvé ça étrange parce que j’en avais jamais entendu parlé, mais si on m’a demandé de leur poser la question, j’imagine que ce n’est pas pour rien ;) Comme évoqué à l’instant, la puissance du Rafale semble largement suffisante pour tous les acteurs à qui j’ai pu parler. L’avion reste léger de base, et en configurations air-air, vouloir un réacteur de 9t, c’est vouloir le transformer en Faucon Millenium (je vous en avais parlé il y a quelque temps: si on mettait 9t de poussée au Rafale, il aurait le meilleur ratio poussée/poids du monde, devant le Typhoon, le Raptor et le PAK-FA) et risquer d’être bingo fuel bien trop tôt, alors que l’appareil actuel n’a aucun problème, grâce à des CDVE et une facilité de prise en main que certains prospects n’avaient peut-être pas anticipés. Par contre, ça pourrait être intéressant d’avoir un poil plus de poussée pour les décollages en configurations lourdes par temps chaud et en altitude, mais même là on semble plutôt confiant: « si on doit avaler 200m de piste en plus pour décoller, c’est pas la mer à boire non plus ». J’ai demandé quelle était l’arme qui manque le plus au Rafale. On m’a répondu que jusqu’à présent il lui manquait surtout une capacité de frappe lourde plus simple à mettre en oeuvre que le SCALP, mais on me confirmait dans le même temps que le Rafale venait d’utiliser pour la première fois en opération la GBU-24, quelques jours avant à peine. Ce qui lui fait donc le plus défaut reste une arme à faible effet collatéral, pour utilisation en milieu urbain notamment. TDA milite fortement pour le choix de paniers de roquettes guidées en point 3 (2 paniers de 12 roquettes guidées au total), assurant que cela permettrait de neutraliser 24 cibles sensibles, sans empiéter sur la capacité d’emport de 6 AASM ou GBU-12 sous voilure. Mais TDA/Thales bousculent un peu trop les idées reçues bien implantées dans les têtes dirigeantes de l’Armée de l’Air. On leur aurait clairement dit, avant même qu’ils ne commencent leur exposé lors d’un brief à l'AdlA, que « Non mais de toute manière vous perdez votre temps, nous on veut du missile, la roquette c’est terminé ». Bref, l’innovation face à une culture bien implantée qui refuse (avec certains arguments valables, d’autre beaucoup moins) d’admettre ses tords passés. En attendant, le Rafale aura bien une arme à faible effet létale, en l’occurence la BLU-126 qui n’est qu’un corps de bombe similaire au Mk82 mais moins puissant, garantissant son intégration sur GBU-12, GBU-49 et AASM, en théorie. C’est moins glamour que des roquettes, mais foutrement plus facile à intégrer. Donc en gros, niveau armement, le futur ce sont des corps low collateral damage et d’autres corps air-burst pour les bombes déjà en service, une généralisation de l’AASM-Laser, et peut-être plus tard du MICA en point 3. EDIT: Au delà de l'intégration de nouvelles armes, ce que demandent les pilotes c'est de pouvoir embarquer des configurations dissymétriques, ou au moins différents types d'armement sur le même vol. La DGA et les industriels travaillent déjà sur la possibilité d'emporter 1 GBU-24 sous le ventre et 6 AASM/GBU-12 sous les ailes pour pouvoir traiter une cible principale et des cibles secondaires (ou les défenses de la cible principale) dans le même vol. Dassault assure que ça ne pose aucun problème d'intégrer des GBU-12 à droite et des AASM à gauche, ou des AASM-IR d'un côté et des AASM-laser de l'autre. Mais il faut que le client paye pour ça, et pour l'instant l'AdlA préfère panacher au sein des différents avions de la patrouille que sous le même avion, c'est un choix qui en vaut un autre. D’une source industrielle qui bosse au Moyen-Orient, il n’y a pas de revente prévue pour les Mirage 2000 du Quatar et des Emirats pour le moment: l'optique eu M-O serait plutôt à une augmentation des moyens armées (frappe en profondeur et interdiction courte portée), avec même une montée en puissance des moyens air-sol des Mirage 2000 de la région. Je n’ai pas le droit d’en dire plus, mais en gros il va y avoir de toutes nouvelles configurations d’armement sur les 2000 locaux dont nous n’avons pas l’habitude. Il faut dire qu’on est habitué depuis longtemps à avoir 4000 litres de carburant sous les ailes pour aller très loin balancer 2 pauvres bombes sur les idiots qu’on arrive à débusquer. Face à l’Iran, l’optique est strictement inverse: les barges de débarquement seront à moins de 60 bornes des bases aériennes, et il faudra surtout charger les avions raz la gueule de munitions. J’attends de voir ça avec impatience. Last but not least, j’ai appris qu’un Rafale c’était bouffé un pelican lors d’un exercice international. Il me semble que c’est au Canada, ou alors en Norvège je n’ai pas retenu. Mais l’oiseau a complètement dégommé le moteur, les dégâts restant confinés à ce dernier, à part quelques pocs au niveau de l’entrée d’air et une antenne SPECTRA qui n’a pas apprécié l’expérience. Après un changement standard de moteur, l’avion a pu rentrer à la maison sans soucis. N’empêche, un pélican !
    48 points
  2. Mesdames, mesdemoiselles et messieurs, Air Défense a dépassé le million de messages sur le forum! Il semblerait que cela soit @chaba qui soit le grand gagnant! (merci aux membres qui ont fait la comptabilité!) Je ne pense pas que les créateurs du forum ainsi que la plupart des membres s'attendaient à avoir un tel succès, une telle longévité pour un "simple" forum de fana d'aviation, de tanks et autres machins cher et dangereux. Le forum le doit uniquement à vous! Oui toi, le lecteur, le contributeur! L'âme de ce forum! Imaginez le petit nouveau qui débarque et qui en a des mois de lectures: le début de l'Astan, Irak, le projet de 17 FREMM, le Rafale et ses aventures. Des innombrables débats toujours en cours malgré la décennie passée, les factions s'opposant bref la vie du forum.
    46 points
  3. Vous ne l'avez pas demandé ? Ben vous l'aurez quand même. Les dessous de l'histoire de la publication de la vidéo F22 VS RAFALE On connait tous ici de la vidéo F22 VS RAFALE. On a tous compris désormais qu’il y a eu un avant et un après. Quelques-uns se souviennent peut-être même du choc que ça a provoqué à l’époque, pour les passionnés que nous étions. J’ai eu l’idée ce matin, en lisant les différents commentaires de ces dernières pages, de raconter un peu de l’intérieur comment ça s’est passé. Parce que ça reste un tournant, non pas seulement à cause du fanboy que j’étais, mais surtout pour tout ce que ça a changé quand j’ai reçu cette vidéo. Et pas simplement pour la communauté, mais également d’un point de vue personnel. Pour se remettre dans le contexte, le Rafale à l’époque c’est le standard F3 qui pointe le bout de son nez, et qui donne à cet avion un point final à ce qu’il aurait dû être depuis le début si le programme n’avait pas été sans cesse dilué en moyens et en temps, fin de la guerre froide oblige. En France, nous avons désormais un avion qui n’est pas seulement beau, il est aussi opérationnel dans la totalité du spectre des missions de combat que l’on peut confier à n’importe quel avion de combat. Mais cette force est souvent détourné par nombre de commentateurs (incompétents ou auto-flagellateurs chez nous, de mauvaise foi à l’étranger) noyés qu’ils étaient par la discrétion historique de la communication chez Dassault Aviation et leur manque d’investissement dans les médias grands publics, face à l’excès de communication chez les constructeurs concurrents. Au niveau de la communication, le contexte de l’époque était submergé par un Raptor tout puissant dans TOUS les domaines du combat aérien (y compris le BFM hein…), et un Typhoon Très capable, mais pas autant, faisant de lui automatiquement le « Second Best ». Et puisque le Raptor ne peut être considéré que comme un avion hors catégorie tellement il a un excès de tout ce qui fait la puissance américaine avec son budget débordant de dollars, le Typhoon s’auto-couronne pratiquement le roi de l’avion de combat conventionnel par excellence. Aucune place n’est laissée au reste, et ce qui pourrait s’y opposer est systématiquement dénigré. Et puisque leurs médias sont puissants et relayés, même notre presse s’y mets, aidée qu’elle est par des intérêts internes contre Dassault. Car depuis le grand père, Dassault est aussi un objet politique, il fait partie de ces personnes qui ont acquis un certain pouvoir au point d’être capable de se payer une part dans les médias. Le Rafale est donc également l’objet de luttes intestines de pouvoir au sein même de la classe des dominants français. Car si nous croyons encore que le vote est une affaire saine en politique, il ne faut pas oublier que ceux qui influences les votants sont ceux qui possèdent les médias. On peut donc y voir là une des raisons qui fait que le Rafale, malgré lui, se retrouve dans une bataille franco-française plus cruelle, plus insidieuse, et surtout une bataille pour laquelle aucune contre-mesure n’a été conçue. Soutenir le Rafale à l’époque, c’était un peu comme soutenir le bien mal aimé Jacquet et son équipe de France au début de l’été 1998. Personne n’y croyait… D’un point de vue perso, ce n’était pas la gloire non plus. Nous avions quitté notre belle maison dans les Landes, j’étais dans un état dépressif suite à la liquidation de mon entreprise, j’avais perdu un job dans mon domaine, et nous voilà parti dans une ville qui ne me plaisait pas à la frontière espagnole, habitant désormais dans un appartement que je qualifiais de cage à poules, à bosser dans un commerce bien moisi avec mon épouse… Les prémices d’un divorce en prime, mais ça je n’en savais encore rien. Pour m’évader du train-train, j’avais créé, 2 ou 3 ans plus tôt un blog sur l’aviation. J’avais envie de partager ma passion. Mal défini entre un blog d’expression d’un fanboy pas très équilibré et une tentative d’activité journalistique, on va dire que je faisais mes armes. Je n’étais pas non plus très compétent dans le sens que je n’écrivais pas forcément très bien, mes prises de positions étaient plus souvent dictée par mes émotions que par la raison et qu’en prime j’avais un manque flagrant de connaissances. Mais je me suis accroché. Si mes premiers articles faisaient sourire, je commençais, à force de me frotter à de fortes têtes ici-même sur Air Defense, à comprendre des choses, mais j’apprenais également sur le tas l’art de l’argumentation. Bien qu’étant loin à l’époque d’avoir atteint la qualité d’analyse, d’écriture et de sérieux que l’on attend d’un vrai journaliste, je n’en étais pas moins persévérant et je commençais à avoir une clientèle de lecteurs attentifs. Mais très peu de reconnaissance dans le milieu professionnel. Sauf pour quelques-uns que j’ai dû soulé à mon avis, j’ai réussi à obtenir quelques miettes pour enfin avoir un contenu plus exclusif, plus qualitatif aussi. Voilà pour le contexte. Et puis, un jour, un forumer bien connu ici –un vieux de la vieille, un vieux loup qui traine et que j’aimerai nommer (dis-moi si je peux et j’édite) – me contacte et me dit qu’il a quelque chose à m’envoyer, aussi discrètement que possible, à la condition impérieuse de ne pas dévoiler ma source. Piqué par la curiosité, après avoir accepté, j’attends. Nous sommes au printemps 2013. Si je ne me souviens pas de tous les détails, et ayant une mémoire assez poreuse, je me souviens particulièrement bien de ce jour. Nous sommes vers midi passé, et je fais quelques emplettes dans le Lidl en face du commerce où je bosse, et mon téléphone vibre. Je reçois trois fichiers, que je télécharge en 3G, pas très vite… Il m’a parlé d’un combat avec un Rafale contre un F22, et je ne m’attendais à rien de spécial à part profiter de l’exclusivité d’une vidéo qu’apparemment personne n’a vu. Ah, ça y est le premier est téléchargé. Adossé sur mon charriot de course en attendant mon passage en caisse, j’ouvre la vidéo. Très courte. Je reconnais bien la VTH du Rafale, je baisse le son au premier merge sans quoi les autres clients pourraient me regarder d’un mauvais œil à l’écoute de ce qui pourrait ressembler à une vidéo pas très autorisée aux enfants « mais non madame, ce n’est pas ce que vous pensez, c’est juste un homme qui tire bien fort sur son manche », et je me demande ce qu’il va se passer ensuite. Suite du précédent message (que je n'ai pas pu publier en une fois, et... MON 3000 ème message !!) Première apparition du F22. Woaaaaa… Mal barré le F22 ! Le Rafale est derrière lui. Génial… C’est sympa, mais n’importe quel avion peut mettre n’importe quel autre avion au milieu de sa VTH de façon fortuite. Les évolutions continues, et… HO PUTAAAAIIIINNNN il ne lui lâche pas les basques, le F22 revient là où il ne devrait pas être, cet avion formidable duquel on avait dit, 3 ans plus tôt qu’aucun kill n’avait pu être revendiqué contre lui « Fox…FOX TWO » HO PUTAIIIIINNNNN –Fin de la première vidéo. Je ne sais pas ce que les autres clients autour pensent de moi maintenant qu’ils m’entendent jurer à haute voix, et bien que je m’en foute royalement, je n’ai plus porté aucune attention à partir de ce moment-là. J’ai même souhaité, pour la première fois de ma vie, que la file en caisse avance encore plus lentement que ce n’était déjà le cas. Ouverture de la seconde vidéo : « Ho PUTAAAAIIIINNN… »… Et ça se répétera jusqu’à la fin. J’ai ressenti, là, tout seul, une sensation certainement aussi unique qu’un mec qui cherche toute sa vie la vérité sur les extra-terrestre, qui tombe sur un vrai, mais qui n’a le droit de ne rien dire à personne. Que c’est BON mais qu’est-ce que c’est FRUSTRANT ! Dans un autre registre, j’avais découvert l’Amérique, avec la même excitation que Christophe Colomb, mais sans me rendre compte de la portée de la chose. Surtout, va falloir attendre avant de le partager à d’autres. Une fois la pression retombée… Quelques heures plus tard, que faire de cette vidéo ? La publier, certes, mais comment ? Et qu’en dire ? mais surtout… Elle vient d’où ? Et vais-je m’attirer des ennuis ? Ni une ni deux je contacte Dassault Aviation. Je ne suis pas encore rodé à l’exercice de la langue de bois, et pas encore suffisamment rodé, car marié depuis trop peu longtemps, aux non-dits et à la subtilité de ce qu’il faut comprendre des désirs de la personne d’en face mais qu’il n’exprimera jamais. Mais il me faut une réponse claire et net. Donc je dois poser une question simple et obtenir une réponse sans interprétation possible. Est-ce que, oui ou non, la publication d’une telle vidéo serait préjudiciable au secret industriel ? Réponse de l’intéressé : non. Très bien. Nous sommes à quelques semaines du salon du Bourget. Ma première participation. Je suis tout seul, je n’y ai jamais été en tant que journaliste, mais pour la première fois, j’ai un badge presse. Un ami va m’héberger, et je découvrirai au passage la vie à la capitale, que je détesterais encore plus, sans savoir qu’elle deviendra de force mon quotidien, d’ici peu de temps... Je commence donc à assembler les vidéos, et surtout j’y mets un contexte. Un peu de pub pour le blog, et un watermark pour pas qu’on me vole MON exclusivité. La seule que j’ai jamais eu jusqu’alors. Il me tarde de la mettre en ligne, mais je peaufine. Je choisi de l’aborder sous le thème de l’avion décrédibilisé de toute part, dans le contexte de l’exercice pendant lequel cette vidéo a tourné. Je ressens en moi pourquoi cette vidéo a fuité. Une sorte de sentiment de recherche de justice certainement… Et je me dit… Qui dit fuite dit délit, ou au moins emmerdements. Moi je suis journaliste sans l’être, mais je me renseigne. Apparemment je ne risque pas grand-chose, sauf si je casse le secret défense. Et moi qui veut m’insérer dans les petits papiers du SIRPA, j’ai du mal à obtenir une réponse. Ils ne connaissent pas la vidéo, mais sont frileux. Ils ne m’interdisent rien cependant. J’apprendrais plus tard qu’un Mammouth du secteur, en couple avec une des filles du service, tentait de mettre des bâtons dans les roues à tout ce qui pourrait devenir un concurrent pour lui (dont moi). Bref. Je me décide donc à appeler l’escadron 1/7 Provence, car c’était eux qui avaient été envoyé aux Emirats pour ce fameux ATLC. La discussion aura été étrange. Tout en ne cachant pas que la publication de cette vidéo provoquera inévitablement une chasse aux sorcières, mais qu’en même temps il y avait prescription 4 ans après et certainement pas de sanction autrement que symbolique, j’ai ressenti chez mon interlocuteur une certaine volonté de voir cette vidéo sortir pour enfin rétablir un sentiment de justice… Encore une fois, faut interpréter les non-dits ! Je devenais enfin un maître rompu à cet exercice, mais trop tard pour que ça sauve mon mariage… La vidéo est maintenant prête. Je n’ai pas de feu vert, mais pas de feux rouge non plus. Tant pis, passons à l’orange. A quelle date la publier ? On est à la veille de l’ouverture du Bourget, ça serait un super coup de pub quand même… Pas que pour moi, mais pour l’avion, pour le constructeur. Journaliste médiocre que j’étais, ma fibre de fanboy passionné avait gardé le dessus. Au-dessus de la sauvegarde de l’opportunité de cette exclusivité, véritable cadeau tombé du ciel, je n’oubliais pas tout ce que cette vidéo pouvait représenter pour l’image de mon avion favoris. Ce sera le 18 juin. Lendemain de l’ouverture du Bourget. Pas le jour même pour pas que ma publication soit noyée dans la masse des articles, mais le lendemain. Ça serait pas mal. Peu connu, je devrais également compter sur les quelques fanboys qui me suivent sur le blog et la page Facebook qui fonctionne pas trop mal, et les quelques forums que je fréquente, en espérant que ce soit suffisamment partagé. Croisons les doigts. 18 juin au matin. Je rends la vidéo publique, et publie l’article. Puis je partage sur quelques réseaux sociaux et forums. Et j’attends. Je me colle devant Google Analytics et j’attends que ça morde, pour voir si l’affluence des grands jours sera au rendez-vous. A l’époque, j’arrivais aux meilleurs moments à avoir une dizaine de personnes au maximum en ligne simultanément sur le site, pour 500, voire 1000 pages vues en une journée, 10 000 max dans le mois. Ah… ça frémit. Ça bouge…. 20 personnes simultanées. Pas mal ! 25…. 30… 28… 40… ça monte, ça descend un peu, comme pour reprendre de l’élan, et c’est monté jusqu’à plusieurs centaines ! En quelques jours, la vidéo sera vue plus de 300 000 fois!!!. Et les commentaires affluent de toute part. Elle sera pompée et repartagée sur d’autres sites, tel que liveleak, mais tant pis. Ça part aux USA, tant mieux. Je regrette de ne pas maîtriser l’anglais pour ne pas en avoir fait une version internationale, mais je m’en fou. Mon cœur de cible c’est qu’au moins les français puissent réviser leur jugement sur leur propre production (chemin de longue haleine loin d’être terminé). Mais ça marche. Alors oui, ça me fait encore quelque chose quand, plusieurs années après, on en parle encore. Ça aura été ma pierre à l’édifice. Même si je n’ai pas été le pilote qui a tiré sur le manche, ni celui qui a fait sortir la vidéo. Celui qui me l’a donné, m’a fait un immense cadeau. Je n’ai fait que transmettre, et elle m’aura fait beaucoup de bien. Beaucoup aussi ont ragé. Ragé de ne pas l’avoir eu avant, ou de ne pas avoir eu le courage de la publier. Aujourd’hui mon histoire avec ce site est terminée, je suis passé à autre chose. Mais j’en garde un excellent et très ému souvenir. Merci « H. »
    35 points
  4. Un (très) long et passionnant article du Washington Post, très bien documenté, qui fait échos aux discussions que nous avions quant à l'origine des renseignements américains sur les intentions russes, et la réception que ces informations ont eu côté ukrainien. L'article est notamment issu de longues entrevues avec une douzaine de sources de hauts niveaux aux Etats-Unis, en Ukraine et dans plusieurs pays européens. https://www.washingtonpost.com/national-security/interactive/2022/ukraine-road-to-war/?itid=hp-top-table-main En résumé (dans le désordre, à mesure que je lisais l'article) : - En octobre 2021, réunion dans le Bureau Ovale : les renseignements américains, via un mélange d'images satellites + interceptions + HUMINT, pensent que Poutine veut envahir l'Ukraine via une opération de grande envergure. Jake Sullivan lui-même, après avoir été sceptique, devient convaincu à mesure que les renseignements s'accumulent que c'est bien ce que compte faire la Russie. - Les USA ont visiblement accès, de plusieurs manières, à des conversations/documents de très hauts niveaux, aussi côté civil que militaire. - Biden est hésitant. Il ne veut pas embarquer les USA dans une nouvelle guerre, et sait que le pays jouis d'une crédibilité assez faible, surtout après les désastres Irakiens et surtout Afghans. Il ne veut rien entreprendre en dehors de l'OTAN, mais au niveau de l'alliance, les positions concernant la Russie sont alors extrêmement divergentes. - Conjonctions de facteurs qui expliquent que les russes passent à l'attaque maintenant : Perception d'une fenêtre d'opportunité crée par le Coronavirus, la faiblesse de Biden, le manque de temps dont Poutine estime disposer avant sa propre fin, élections en France, transition politique en Allemagne, problèmes post-Brexit au R-U, ect. Parallèlement, plus les années passeront plus l'Ukraine sera occidentalisée et réarmée, rendant l'opération plus difficile. - Forte croyance côté russe que la réaction occidentale sera peut-être très forte au niveau symbolique, mais finalement assez faible pour tout ce qui est concret. - L'axe principal d'attaque, depuis la Biélorussie et constitué d'une double pince se refermant sur Kiev est identifiée très tôt. - L'attaque était prévue en Hiver car l'E-M russe considérait que le sol gelé faciliterait la mobilité des chars. - Tempo prévu pour prendre Kiev : 3 à 4 jours. - Parallèlement à cet effort principal et aidée par l'effondrement politique du pays, avancée depuis le sud vers Odessa, et depuis l'Est vers le Dniepr. Délai prévu : plusieurs semaines - A la fin de cette première phase, nouvel effort pour atteindre les frontières de la Moldavie et l'ouest de la Biélorussie. De l'Ukraine ne doit subsister qu'une petite poche autour de Lviv, que Poutine juge définitivement irrécupérable politiquement. - A ce moment de l'histoire, la priorité US, dans l'ordre, est : 1) ne pas se retrouver dans une confrontation cinétique entre l'OTAN et la Russie 2) Contenir la guerre au sein des frontières géographiques de l'Ukraine 3) Ne pas faire exploser l'OTAN 4) Renforcer l'Ukraine autant que possible et lui donner les moyens de se battre - Relative confiance des renseignements US avant la guerre concernant la volonté ukrainienne de se battre et sur sa capacité à résister au moins un temps si elle est correctement renseignée et aidée, mais sans espoir de victoire "Kiev ne tombera pas aussi vite que les russes ne l'espèrent, mais elle tombera". - Grandes inquiétudes des Rens' US concernant Zelenski, qui est alors vu comme faible, peu compétent sur ces questions, et mal aimé par son opinion publique. - Zelenski est informé des intentions russes par Blinken lors du sommet sur le Climat de Glasgow. Zelenski a écouté, mais précisé que les russes avaient déjà fait le coup de la fausse invasion de nombreuses fois. - Selon les Ukrainiens, les USA n'ont commencé à fournir des preuves solides à l'Ukraine que quelques jours avant l'invasion, en dépit des demandes des SR ukrainiens - Les ukrainiens n'ont pas forcément beaucoup apprécié la politique de "transparence" américaine sur le risque d'invasion. Les déclarations publiques américaines faisaient courir un vent de panique dans la société ukrainienne, impactaient directement l'économie ukrainienne (taux de changes, ect.) sans forcément beaucoup aider le pays à s'y préparer - Les USA pour leur part disent qu'ils ont très vite fournis des preuves et des renseignements circonstanciés aux Ukrainiens pour étayer leur conviction d'une attaque imminente et de grande ampleur - Mais en tout cas les USA n'ont pas tout fournis à l'Ukraine car ils craignaient que cela ne puisse servir aux ukrainiens à lancer une attaque préventive sur la Crimée, et ils considéraient en plus les services ukrainiens comme totalement infiltrés par le FSB, même à haut niveau. - Biden fourni du renseignement sensible à la France, au R-U et à l'Allemagne en marge du G20 à Rome pour les convaincre de l'imminence de l'attaque. Les français et les allemands sont resté très sceptiques, contrairement aux britanniques et aux baltes (informés entre temps aussi). Il semble que l'épisode des ADM en Irak, et celui de l'effondrement soudain de l'Afghanistan n'y soient pas pour rien dans le scepticisme franco-allemand. - Les français ne considèrent pas les SR américains comme une source fiable et sincère avec eux. - Les allemands et les français considèrent que bien souvent les USA déforment volontairement les conclusions de leurs services pour les faire apparaître comme plus certaines qu'elles ne le sont vraiment, pour servir leurs intérêts politiques (c.f. Irak) - Rapidement, trois camps dans l'OTAN : Europe de l'Ouest/Sud : pas d'inquiétude, c'est le jeu habituel de Poutine Europe Centrale : Possibilité que quelque chose se passe mais d'ampleur limitée US + UK + Baltes : L'invasion sera massive et certaine - A ce moment là, les SR ukrainiens sont aussi convaincus que les US que la guerre est inévitable, mais restent sceptique sur l'idée d'une frappe de décapitation sur Kiev. Pour eux, ça restera limité au Donbass. Zelenski est lui relativement sceptique, bien qu'inquiet également. - Les USA ont proposé début Janvier au Russes une conversation de haut niveau avec la possibilité de discuter d'une limitation des systèmes américains en Europe et des déploiement de troupes dans les pays de l'Est, en échange d'une désescalade et du retrait des troupes russes de la frontière ukrainienne. Les Russes semblaient frustrés que les USA fassent des concessions, ce qui a encore renforcé la conviction US que c'était de la pure diplomatie performative destinée à justifier à posteriori l'invasion par l'intransigeance de l'OTAN. - Dans les mois précédents l'invasion : passage de 74 000 à 100 000 soldats US en Europe, repositionnement de ces troupes (et des stocks) depuis l'Italie et la Grèce vers la Pologne et les pays Baltes, 12 escadrons de chasse au lieu de 4, et passage de 5 à 26 navires US autour de l'Europe. - Mise en place parallèlement d'une ligne ultra sécurisée entre le US Europan Command et l'E-M Ukrainien. - A partir de Décembre, accélération de la livraison d'équipements légers vers l'Ukraine, JAVELIN, MANPADs. - Les ukrainiens sont informé des détails de l'assaut prévu sur Hostomel dès le 12 janvier - Les US urgent Zelenski de préparer son opinion publique à l'inévitable. Zelenski les prends totalement à contrepied : si je dis au gens de stocker de la nourriture et de se préparer à la guerre, la moitié du pays fuira avant même que les russes arrivent, et ils prendront le pays en 3 jours. L'essentiel, c'est de garder les gens au pays, là où ils peuvent se battre. - La position de Zelenski ne faisait pas l'unanimité au sein de son entourage et des SR ukrainiens qui pressaient le Président de prendre des mesures préventives sérieuses. Il semble d'ailleurs que ça a été fait localement sans ordre d'en haut : stockage de carburant et de munition, ect. - Blinken a dit à Zelenski en Janvier qu'il devait envisager d'avoir à quitter Kiev si les russes s'approchaient de la ville, Zelenski a répondu que c'était hors de question. - Zelenski s'est même mis à penser que ces appels du pied des américains pouvaient être une manière déguisée de l'écarter rapidement après le début de la guerre afin que l'Ouest puisse négocier avec le pantin russe qui sera installé à sa place. - Macron persuadé que son coup de fil à Poutine le 20 février était "une percée", le lendemain, Poutine reconnaissait la DPR et la LPR. - Les européens (français, allemands) ont surestimé leur compréhension de Poutine et de son fonctionnement
    33 points
  5. Ah au fait. Pendant qu'on y est. Merci a tous pour votre soutien. Le forum ne tournerait pas sans vous meme si il pourrait tourner sans nous a titre individuel. Et perso je doute que la soit disant réputation plastronné par un petit trollinet de passage soit vraie (sauf chez des personnes dont nous ne voudrions pas d'ici par, pour pasticher le militaire, comportement et mentalité incompatible avec le bon fonctionnement du fofo. Enfin voilà, on sait gueuler en France quand ca va pas mais on sait rarement dire merci. Alors, merci Fin du HS
    33 points
  6. En tant que Coréen, je vous félicite sincèrement d'avoir signé le contrat avec les Émirats arabes unis. L'accord incitera de nombreux pays à envisager le Rafale. J'applaudis également à ce que le contrat indonésien soit conclu dans les plus brefs délais. J'adorerais voir le Rafale fonctionner sous le même toit que le KF-21.
    32 points
  7. Hello, Bon, je pose ça là comme un cheveu sur la soupe, mais j'ai deux sources concordantes qui évoquent des discussions très avancées avec l'Indian Navy pour 24 Rafale M, avec potentiellement un accord dès 2022. Apparemment, plus en amont des discussions, l'hypothèse de mixer Rafale M et Rafale B (en petit nombre) aurait été évoquée, même si finalement on s'orienterait vers du tout Rafale M et un accord IAF/IN pour la formation des pilotes. A prendre avec les pincettes de circonstances, étant donné qu'il est tout à fait possible que, de l'autre côté de l'Atlantique, deux sources équivalentes aient fait des indiscrétions sur un accord imminent autour de 24 Super Hornet. On parle de l'Inde après tout ! Autre "info", plutôt une rumeur. Il se passerait quelque chose en Suisse. En tous cas, ça s'agite autour du Rafale dans les cercles informés, et les tenants du F-35 lèvent leurs boucliers en coeur. Peut-être craignent-ils que Dassault refasse la même chose qu'en 2011, avec une contre-offre publique nettement moins cher que celle du F-35, enfin publiquement détaillée par les forces aériennes ? Franchement, je ne sais pas s'ils y pensent à St Cloud, ou s'ils ont mis ça en branle, mais ce serait plutôt une bonne idée pour mettre le F-35 et Armasuisse le nez dans leur m****. Pas de quoi remporter le marché, mais au moins couper l'herbe sous le pied à l'argumentaire moisi de LockMart.
    32 points
  8. Tout ça va beaucoup trop loin, vous voir vous faire des noeuds au cerveau m’embête, il est temps de mettre un stop à tout ça. Tant pis pour ma cover, il est temps que je vous éclaire sur ce qu’il se passe réellement. Alors oui, je vous avoue tout : je me fais passer pour un Rafale fanboy, mais en réalité je fais parti de la cellule « Influence Renseignements Désinformation » secteur Europe de LM. A force de traîner chez vous je me suis pris d’affection pour votre communauté et je ne peux plus continuer à vous mentir. Samedi les suisses nous préviennent gentiment qu’ils ont choisi le Rafale. On ne s’en doutait pas étant donné qu’on a réussi dans les grandes largeurs les évals. On avait fait les choses bien, 4 appareils, 250 hommes sur place chargés de suivre les chasseurs H24, 870 tonnes de pièces de rechange par avions, et 970 ingénieurs répartis entre Bethesda et Palmdale pour piloter tout ça. A tel point qu’on a réussi durant cette campagne à faire voler 1 avion sur 4 moyennant 98 heures de maintenance par demi heure de vol, notre meilleur score de toute l’histoire du programme. Un véritable succès. Les suisses ont même été impressionné par les nouvelles méthodes d’emplois que permettent le F35. Par exemple pour l’item Counter Air on a obtenu le meilleur score grâce aux nouveaux paradigmes qu’a imposé le F35 sur le marché. On a fait exploser le F18 chargé de faire le plastron. Résultat imparable mission abort, 0 francs suisse de l’heure de vol facturée. Les suisses n’en croyaient pas leurs yeux. Bref samedi soir branle bas de combat, réunion Zoom d’urgence. On se devait de réagir. Après un débriefing minutieux pour analyser les raisons du choix suisse, dont nous avons tiré un PowerPoint en 10247 slides concluant qu’ils sont rétrogrades et peu ouverts aux nouvelles technologies, on a décidé de réagir. C’est Jimmy, notre consultant de Morgan Stanley, passé par Enron et Lehman Brothers, une pointure, qui a proposé le plan de riposte : « On à qu’à dire qu’on était les meilleurs au niveau technique et les moins cher ! ». Brillant ! C’est dans ces moments de crise qu’on se rend compte que même si ils sont arrogants et coûtent une fortune les consultants sont irremplaçables. Jimmy a quitté la réunion nous enjoignant de mettre en place son idée, puisque tout ce qui était technique n’était plus de son domaine et qu’il n’était pas payé pour ça mais juste pour nous inspirer. On a donc demandé en urgence un budget de 10 millions de dollars afin de monter l’opération « Fuck the french ». C’est finalement une agence de communication basée à Pyongyang qui dépend d’un groupe basé à Shenzen qui a emporté le marché : pour 10 millions de dollars plus un accès au code source du F35 et une partie des plans du réacteur ils étaient ok pour monter la manip suisse. À 23h40 j’ai fait le virement. Dans l’heure qui a suivi un comédien engagé par l’agence de communication a appelé le rédacteur en chef de l’émission "Rundschau" de la SRF en se faisant passer pour Viola Amherd et lui a dit « Arch F35 gutt gutt, Rafale nicht gutt. F35 kein geld, Rafale sehr expensive ja ! » pendant que je lui faxais en numéro masqué l’extrait d’un PowerPoint datant de 2004 qui comparaît les performances du F35 version 2030 vs celle du prototype du Rafale. Pour faire bonne mesure j’y ai joint le coût d’une PlayStation avec Ace Combat 7 vs le coût estimé à l’heure de vol du Rafale en livres turque. Le mec a pris les docs tel quel, et comme en plus il est marié avec une des rédactrices de NZZ elle en a profité pour reprendre les infos qu’elle a passé à son frère qui bosse pour Reuters en Suisse. Et boom depuis c’est le dawa. Voilà voilà vous savez tout.
    32 points
  9. Bon ben aujourd'hui se fut mariage à l' Église pour moi et ma femme qui s'est converti et ce fait baptisée ce soir ! Alors voila alléluia !
    30 points
  10. Défilé du 9 mai sur la Place Rouge : Clairon
    29 points
  11. Bon, au moins, j'aurais assisté à la résurrection de Jésus. Pas banal .
    29 points
  12. Je verrouille le sujet, ce dernier sera réouvert à l'annonce de la décision du gouvernement Suisse. Edit/News: La réponse Suisse est décalée au 30 Juin. https://twitter.com/christophevogt/status/1407675229128822784?s=20
    29 points
  13. Juste pour détendre l'atmosphère avec une (quasi) bonne nouvelle au sujet du CoViD19 : pour tous ceux qui, comme moi, sont nés en 1970, nous pensions que 2020 serait l'année de la cinquantaine ... Eh bien non ! C'est l'année de la quarantaine !!
    29 points
  14. Dans mon nid, on ne fait pas de Politique: parce que ça me casse les cou*lles. (Rien de personnel dans le propos, je précise) Après, je vois et je lis plusieurs choses intéressantes dans tout ceci: 1/ La mobilisation russe est un fait indéniable, son volume - certes important - n'est pas une première... et ne sera pas une dernière. 2/ Les exercices en cours (VMF/VKS/VS) sont une réalité tangible dont... une bonne partie sont annoncés de longue date. Après, les lieux de leur réalisation ne sont pas anodins. 3/ Militairement parlant, si la Russie voulait REELLEMENT balayer l'Ukraine: ce serait déjà fait et (presque) personne n'aurait eu le temps de broncher (même avec de la bombe lisse et du T-72: il y a quoi en face? Rien ou presque... n'en déplaise à certains). Dis autrement, vu la concentration "normale" de matériels à proximité immédiate de l'Ukraine, les russes avaient largement de quoi balayer Kiev sans faire une telle pub et attendre un armement plus conséquent en face. Il y a des TB2 en Ukraine? Oui, 12 appareils... directement, l'équilibre des forces est foutu hein 4/ Politiquement parlant, il n'y a rien ou presque qui tient la route... Pourquoi se mettre à dos l'UE maintenant? Alors que les russes mettent le pressing pour l'homologation de NS2? Ce serait complètement c*n de la part des russes. L'effet des sanctions? Mouais, elles ne font pas du bien, mais l'économie russe est largement passée outre... on reparle de l'excédent budgétaire fédéral russe de 2021? 5/ Sociologiquement parlant, les russes (la société) NE veulent PAS se battre contre l'Ukraine ou n'importe qui d'autre... (Ils ont d'autre priorités comme tout le monde). Par contre, ils veulent des garanties que l'on va arrêter de les prendre pour des c*ns deux minutes avec de fausses promesses et/ou des accusations à la c*n (non pas qu'une partie de celles-ci ne sont pas justifiées, ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit). 6/ Médiatiquement parlant, là on atteint un climax. De toutes parts, on donne la parole à des gens qui n'en touchent pas une et on n'écoute pas assez ceux qui devraient l'être... Accessoirement, on est tombé dans une espèce d'hystérie médiatique où l'on a l'impression qu'il faut une bonne guerre pour l'audimat avec des gros méchants bien costauds (ouais, le Talibans, ce n'est pas sexy hein...). On parle potentiellement d'une guerre avec une puissance nucléaire, désolé si je ne partage pas l'enthousiasme de certains (ailleurs et... ici). Par contre, et AMHA: la situation actuelle n'est pas neuve et ne va pas aller en s'arrangeant. Il est temps de refondre complètement les relations UE/Russie ainsi que OTAN/Russie (je rappelle à certains rêveurs que l'OTAN est clairement identifié comme menace PRINCIPALE pour la Russie dans sa doctrine militaire). Sans cette refondation, on finira un jour par se mettre sur la gueule. Oui je sais Crimée et Donbass: ce sont des points qui devront in fine être solutionnés à un moment donné... mais pas dans le contexte actuel. On manque de véritables hommes/femmes d'état que pour ce faire ainsi que de sang froid. Et ce, que ce soit avec ou sans Poutine. Ce serait un autre mec à la tête de la Russie (sauf un Eltsine: trop beurré que pour être dangereux) que la situation actuelle serait identique... et je ne relève même pas le point sur "la Russie a peur d'une démocratie en Ukraine" ou "la Russie a le PIB de l'Italie": aligner des poncifs sans les mettre en perspective, c'est le meilleur moyen de se prendre un Boulava sur la gueule sans comprendre pourquoi on en est là Bref, lisez et comprenez ce que vous voulez dans mon propos (alors qu'il n'y a rien à en conclure sur mes opinions perso, qui n'ont certes aucun intérêt ici ou ailleurs) mais mettez les choses en perspective. TOUJOURS. Que ce soit en ce qui concerne la Russie ou n'importe qui d'autre... #My2Kopeck
    28 points
  15. Bonjour à tous ! Aujourd'hui, d'ici quelques heures je vais être de nouveau grand-père ! C'est marrant, le petit va naître le jour de la Saint-Antoine, qui est le Saint Patron de la Légion Étrangère ! C'est peut être un signe, le petit-fils ne servira pas dans la Coloniale comme son papa et son grand-père . Bon on me dira que Saint-Antoine n'est pas que le Saint-Patron de la Légion Étrangère, mais bon on verra bien dans le futur, normalement on a se petit truc qui se transmet et qui ne s'explique pas avec une attirance pour la vie de soldat . Enfin voilà, d'ici quelques heures le petit sera la !
    28 points
  16. Bonjour, Voici un extrait d'un magazine finlandais appelé Siivet sur Rafale. J'ai pensé que vous aimeriez en lire une traduction : "Qu'en est-il de SPECTRA ? Pouvez-vous voler en toute sécurité dans l'espace aérien défendu ? L'ancien pilote de Rafale Joseph Barraco répond : Nous en avons la preuve. Nous avons fait face aux défenses les plus difficiles, comme le S-300 russe. Le dernier exercice MACE (Multidomain Airborne Cyber and Electronic warfare) comprenait le Rafale, le Typhoon, le Hornet, le Growler et le Gripen. Le responsable finlandais de l'exercice a déclaré lors du point de presse que le Rafale était le meilleur de l'exercice. Il ne s'agit pas seulement de SPECTRA, mais de nombreuses capacités. Le SPECTRA fait partie de la capacité de survie, comme les deux moteurs et l'AGCAS. Le problème, c'est que nous ne pouvons pas parler du SPECTRA. Il est difficile d'expliquer la puissance du système. Mais il a un statut que tout le monde connaît. J'ai travaillé avec des Growlers, qui sont à peu près les mêmes mais différents. Nous avons accompli la même mission, mais d'une manière différente. Nous nous occupons de tout le spectre du ciblage. SPECTRA fait partie de la fusion des capteurs et est conçu pour le ciblage passif. Il fait partie du système de détection des avions furtifs. Il effectue le ciblage, le brouillage, la protection et le partage des informations. L'une des caractéristiques du système est son adaptabilité. Si vous êtes furtif, vous utilisez toujours les mêmes tactiques, car il ne vous protège que d'une seule façon. La furtivité est une caractéristique géométrique. Elle n'est pas à 360 degrés, c'est pourquoi elle est prévisible. Si les radars fonctionnent sur une autre fréquence ou dans une direction différente, ils vous détecteront. Le Rafale peut fonctionner avec une grande flexibilité et utiliser différents systèmes et tactiques, explique M. Barraco."
    28 points
  17. Moi j'ai plein de questions pour les Typhoon fanboys: Pourquoi le Typhoon n'a toujours pas d'AESA opérationnel? Pourquoi le Typhoon ne se vend qu'à coups de corruption? Pourquoi le Typhoon a perdu tous ses combats DACT contre le Rafale? Pourquoi le Typhoon n'a qu'un taux de montée de 255m/s (15240m/min) (les fanboys disent 318m/s, 19080m) avec 2*90kN de poussée alors que le Rafale a un taux de montée de 304 m/s (18290m/min) avec 2*75kN de poussée? Si c'est l'option 1 l'Eurofighter pue un peu du cul, si c'est l'option 2 il ne monte que 4% plus vite que le Rafale alors qu'il pousse 20% plus fort, ce qui n'est pas très glorieux. Pourquoi le Typhoon a besoin d'un bidon externe pour aller aussi loin que le Rafale sur plein interne alors qu'il y a plus de carburant dans le Typhoon (4.7t contre 5.3t)? Pourquoi aucune démo de Typhoon ne dure plus de 7 minutes quand celles du Rafale durent généralement 9 à 11 minutes? Pourquoi le Typhoon est moins manoeuvrant que le Rafale alors qu'il a des canards "à long bras de levier"? Pourquoi le Typhoon est plus lourd que le Rafale d'une tonne mais a une MTOW inférieure d'une tonne alors qu'il n'est même pas navalisé? Pourquoi le Typhoon n'est pas modernisable aussi aisément que le Rafale? Pourquoi le Typhoon va voir ses appareils de la tranche 1 être ferraillés après 15 ans de service? Pourquoi le Typhoon n'a que trois points humides? Pourquoi le Typhoon n'a pas de point d'emport dédié pour un pod et doit sacrifier son point ventral? Pourquoi le Typhoon n'atteint une vitesse maximale que de mach 1.6 pendant ses vols de réceptions alors que le Rafale atteint mach 1.8 dans les mêmes conditions? Pourquoi le Typhoon est présenté avec des configurations d'emports qui empêcheraient de sortir le train d'atterrissage ou sont impossibles vu l'absence de tuyauterie? Pourquoi le Typhoon est-il sabordé à l'export par la partie allemande d'Airbus? Pourquoi le Typhoon a besoin d'un aérofrein et d'un parachute et pourtant se pose plus long que le Rafale qui n'en a pas? Pourquoi le Typhoon tout court en fait? Voilà. Désolé de n'avoir aucun respect.
    28 points
  18. Et un peu avant la vidéo des highlights 2022. https://www.youtube.com/watch?v=1K7mac2hMOQ Avec un passage succulent à 8:47, que je vais réuploader pour la peine parce que ouch, ça taille sévère à coups de sous-entendus. "Nous refusons la sujétion, et nous mettons notre esprit de résistance au service de l'indépendance de notre pays et de ses armées. Ceci n'est pas toujours compris, pourtant, c'est sans doute un trait majeur de notre culture d'entreprise, qui nous a été transmis tant par Marcel que par Serge Dassault, et par tous ceux qui ont laissé leur mémoire sur cette stèle." Et maintenant en avant pour la revue des résultats du premier semestre 2022... Résumé/verbatim: Prises de commandes exceptionnelles qui cumulent contrats Rafale EAU (80) + Grèce (6) et Falcon avec une reprise 41 commandés ce semestre. Pénurie de main-d'oeuvre, contexte difficile, crise covid persistance, élections présidentielles et législatives qui créent une configuration unique dans la 5eme république, inflation, supply chain en tension à cause des réussites, même chose pour Airbus. Le "quoi qu'il en coûte" rend le retour au travail difficile d'autant qu'il y a des pénuries de matière, et que l'énergie pèse. Suite à la crise en Ukraine Dassault s'est conformé. Gel des implantations en Russie. Bureau à Moscou, Falcon service, et activité de vente d'avions. Contre-sanctions sur la supply chain (de la part de la Russie). Risque FORT sur les composants électroniques mais heureusement précautions prises, le président a annoncé le renforcement des capacités notamment via ST-Microelectronics dans un partenariat franco-italien. Perspectives favorables pour la société, historiques, montée en cadence en train d'être réalisée, mais supply chain inquiétante malgré les tours de contrôle mises en place au niveau du Gifas. Pour les contrats, en vigueur pour EAU 80 en Avril avec charge de travail jusqu'en 2031. Grèce qui a commandé 6 Rafale de +, pas encore en vigueur pour l'Indonésie qui a signé 2 contrats un de 6 un de 36, mise en vigueur cette année. Et exécution en cours avec livraison de 7 Rafale export, guidance de l'année: livrer 13 Rafale en 2022. Nombreux prospects avec lesquels ils discutent, prometteurs pour les années à venir. En ce qui concerne la France, poursuite développement F4, standard France mais aussi EAU. Lancement des travaux de productibilité pour un contrat tranche 5 qui devrait arriver en 2023 pour environs 42 avions. "Economie de guerre" on verra ce que ça veut dire pour les industriels, à voir dans la future LPM. Soutien militaire: livraison des rétrofits 2000D, et verticalisation, avec Balzac pour les Mirage. Plates-formes de service mises en place pour le soutien des avions export déjà livrés à 4 pays. Centre de formation à Mérignac continue de tourner pour former les personnels étrangers grecs en ce moment. Sur le FCAS, lancé en février 2020. Phase 1A terminée en début d'année. Attente contractualisation phase 1B logiquement suite phase 1A, aurait dû être signée fin 2021, qui a rencontré une difficulté d'interprétation de ce que veut dire "maître d'oeuvre entre Dassault et Airbus, nous en sommes toujours là à l'heure où on se parle. Eurodrone, contrat passé par l'OCCAR à Airbus. Airbus maître d'oeuvre, Dassault accepte volontiers d'être sous-traitant d'Airbus ça ne lui pose pas de problèmes, et Thalès aussi sur le système de communications dans ce cadre-là et sur les commandes de vol de l'Eurodrone. Sur les falcon de mission commande de 4 Falcon par la Corée, transformés localement en avions de surveillance avec l'industrie coréenne. Albatross en développement pour 7 avions, et Archange 2 avions. 5eme ATL2 standard 6 livré. Pour le successeur offre en préparation à partir d'un Falcon 10X remise à la DGA dans les semaines à venir. Sur falcon reprise des ventes, 41 commandes, chiffre en réalité plus élevé car des commandes russes ont été annulée en accord avec les clients puisqu'on ne pourra pas livrer. Gamme enrichie avec le 6X programme se passe bien on en reparlera. Travail avec d'autres partenaires sur l'empreinte carbone avec l'utilisation de carburants synthétiques, -50% à prévoir sur le bilan carbone, mais un peu plus chers et à déployer. Rappel de la gamme: Falcon 2000 4000 nautiques, Falco, 10X 7500 nautiques, 6X à 5500 nautiques, 8X quasiment 6500 nautiques, 7X un petit peu en-dessous, et le plus ancien, le 900 qui continue à se vendre avec 4750 nautiques. Sur le 6X entrée en service avec décalage de 6 mois compte tenu des difficultés Covid, on prend notre temps pour la certification. Prévue mi-2023. L'avion finit un tour du monde pour montrer l'avion et le tester en conditions opérationnelles. Montée en cadence industrielle. L'avion n°4 était à EBAS, les autres sont en cours d'aménagement à Littlerock. La cabine spacieuse a été récompensée par plusieurs organismes. Pour le Falcon 10X le développement continue entrée en service fin 2025, arrivée dans la gamme de l'ultra long range pour Dassault, nouveau cockpit, voilure en carbone, confort cabine, design qui a commencé à recevoir des récompense grâce aux maquettes taille 1 baladées autour du monde pour que les clients se rendent compte. Premières pièces construites. Le programme moteur Peal 10X se passe bien avec 1000 heures de test moteur. Cause covid pas de plateau intégré à Saint Cloud, planning ambitieux, mais objectif fin 2025. Sur le support falcon reprise des tours du monde en présentiel pour que les clients se tiennent au courant des avancées sur le soutien. Très populaire, reprise des séminaires bonne chose pour voir de visu nos clients. déploiement d'un SAP mondial pour une gestion mondiale, avant il y avait une gestion en France pour la partie est et une autre aux USA dans la filiale Dassault Falcon jets pour l'ensemble de l'Amérique, il y a fusion de ça, pas simple avec difficultés pour les clients. Le réseau de stations services a souffert à cause de la crise covid et Russe. Un certain nombre d'avions russes étaient soutenus en Suisse par notre filiale TAG maintenance services. Ils n'ont pas retrouvé leur activité 2019. Résultats: Prise de commande exceptionnelle premier semestre 2022, 127 avions commandés, 41 falcon + 86 Rafale. 21 avions livrés 14 Falcon et 7 Rafale conformément aux prévisions. Carnet de commande 247 avions: 82 Falcon, 125 Rafale export + 40 Rafale France (28 T4 + 12 remplacement Grèce) Prises de commande de 16.3 milliards d'euros. Chiffre d'affaire 3.1 milliards équivalent à l'année dernière et conforme aux prévisions. Carnet de commande consolidé qui passe à 34.1 milliards dont 65% du carnet avec le Rafale export, 22% Rafale France (40 avions), et 13% avec le Falcon (carnet cumulé, les Falcons se livrent plus vite que les Rafale, d'ailleurs sur le CA le chiffre est différent: Falcon à 31%, ce qui traduit bien le niveau d'activité dans la société entre France, export, et Falcon). Effort auto-financier toujours important avec cumul du 6X et du 10X. Thalès a clôturé ses résultats aujourd'hui comme nous mais communiquera demain. EBIT: 891 millions d'euros soit 10.8% du CA, résultats nets de 726 millions d'euros, soit 8.8% en net, en augmentation. CA de 3.098 milliards d'euros, identique à l'an passé, résultat opérationnel à 200 millions d'euros, marge opérationnelle de 6.5% (+0.9% par rapport au 1er semestre 2021). Le pourcentage de Dassault dans Thalès permet de consolider 183 millions sur le résultat net, marge nette de 318 millions d'euros, soit 10.3% en nette hausse par rapport à l'année dernière. Trésorerie forte, 6.3 milliards d'euros, abondée par les contrats export du Rafale qui enrichissent cette trésorerie. Guidance inchangée: livraisons prévues de 13 Rafale et 35 Falcon en 2022. CA légèrement en baisse. Questions réponses: Par le journaliste NIKLAS ZÁBOJI de la Frankfurter Allgemeine Zeitung (https://fr.wikipedia.org/wiki/Frankfurter_Allgemeine_Zeitung) D'ailleurs l'un des deux journalistes qui ont pondu cet article-là: https://www.faz.net/aktuell/wirtschaft/unternehmen/warum-europas-groesstes-ruestungsprojekt-zu-scheitern-droht-18121033.html ...rempli de propos délirants et de contre vérités, et déjà commenté par mes soins ici: ...ce qui explique la réponse de Trappier, accrochez-vous c'est SUCCULENT ) Questions, 00:10: 1: Question sur les négociations SCAF avec Airbus: est-ce qu'un échec est possible, quel est le plan B? 2: Est-ce qu'il y a un soutien suffisant de la politique? 3: Année 2040 plus possible, 2050 plus réaliste, pourquoi? Réponses, 01:00 Il faut savoir ce qu'on veut dire par échec. Moi un échec c'est si mes forces armées ne sont pas heureuses quand je livrerai l'avion, c'est ça pour moi l'échec. Donc l'important c'est d'être sûr qu'on est en train de construire, comme quand on fait une maison, des fondations qui soient solides. Elles nécessitent un maître d'oeuvre, un architecte, qui s'engage. Ces fondations on les a basées sur des hypothèses simples, explicites, et que tout industriel dans le monde suit: une maîtrise d'oeuvre FORTE. C'est les mêmes raisons qui nous ont conduits, Leonardo et moi, à demander à Airbus d'être "Strong prime" en anglais dans le terme, pour l'eurodrone, ce que nous acceptons parfaitement, y'a pas de problème. Donc nous demandons simplement la réciprocité, d'être reconnus pour l'ensemble du programme NGF, qui n'est qu'un pilier du SCAF, puisqu'il y a le moteur, le système de systèmes, tout un tas de choses à côté, sur ce pilier là, dans lequel nous sommes nous ceux qui avons été désignés pour être le maître d'oeuvre, que y'ait bien un respect de cette maîtrise d'oeuvre, et pas simplement pour une phase 1B, mais pour être capables d'aller jusqu'au vol, parce que nous ce qui nous intéresse c'est d'aller un jour livrer des avions à des armées opérationnelles, et c'est notre engagement, c'est celui qu'on prend. Et ce qu'on demande à Airbus c'est de nous faire confiance, ce qu'on demande aux allemands c'est de nous faire confiance, pour que ce leadership assumé des français de Dassault aviation, puisse exercer sans aucune contrainte. Ce qui ne veut pas dire qu'on est pas prêt à coopérer, là aussi on peut avoir des différence sur la manière de coopérer. Nous souhaitons coopérer, comme nous l'avons fait sur Neuron avec 6 pays, et qui a permis de faire voler un démonstrateur, ce qui est en train de ce faire en ce moment sur le NGF, c'est bien d'un démonstrateur qu'on parle, de faire voler un démonstrateur qui était non seulement conforme à ses performances mais meilleur que les performances sur lesquelles on s'était engagés, avec un leader clair qui était Dassault Aviation, architecte du sujet. Une maîtrise d'ouvrage claire qui était la France avec la DGA, et d'autres pays qui coopéraient parfaitement bien et qui assumaient le rôle qu'on leur avait distribué. Donc c'est ça qu'on souhaite comme succès. Après si c'est pas possible, vous vous appelez ça un échec, moi j'appellerai ça la réalité. Est-ce que c'est un projet politique? Oui, c'est un projet politique. Mais est-ce qu'un projet politique doit privilégier des contraintes politiques, ou privilégier des développements qui permettent de garantir qu'on fera un haut niveau de performances à nos armées? Et le contexte se prête plutôt à se dire qu'il faut qu'on fasse un haut niveau de performance de nos armées dans un temps qui est compté. Alors j'en viens à la 3eme question qui est le temps. Très certainement j'ai un peu exagéré le trait de passer de 2040 à 2050, mais 2040 c'était au début de l'affaire quand tout devait s'enchaîner au millimètre près. Et on disait à l'époque que le premier vol pouvait avoir lieu fin 2025. Après on a dit 2026, puis 2027, aujourd'hui je sais pas ce qu'on dit peut-être 2028. Donc déjà on a perdu 3 ans en 2 ans. Donc si j'extrapole un programme qui dure 20 ans, vous voyez que 10 ans que j'ai rajouté à 2040 est plutôt court. Voilà. Alors ça veut dire quoi ce 2050 que j'ai affiché? Ça veut dire que si chaque fois, tous les deux ans, ou tous les ans, faut rediscuter sans cesse avec son partenaire parce qu'il est pas d'accord avec vous alors même que vous êtes censé être le leader, à ce moment là ça devient impossible. Ou sauf si on a le temps devant nous. Voilà ce que ça veut dire mes déclarations que j'ai faites et que j'assume. Autre question? ndmoi: TRAPPIER ON FIRE. Il savait forcément à qui il s'adressait et a dû être briefé. Je l'ai rarement vu aussi assertif, et en plus pour clouer le bec en direct live à un journaliste ayant pondu un article putaclic qui se voyait déjà mettre dans l'embarras un français arrogant. Manque de pot garçon t'es tombé sur le mauvais client. Que c'est beau. Le "Typhoon Slayer" je vous dis! par Pascal Saint-Amans, BFM business: Question, 05:10: Le Tempest a été présenté avec un calendrier bien plus court, 2025 pour un démonstrateur, 2035 pour un avion opérationnel, est-ce que ça risque pas de créer ce que disait mon confrère un échec pour le SCAF? Si un avion concurrent arrive bien plus tôt en Europe on a vu qu'en Europe les européens achetaient très facilement des avions américains, est-ce qu'ils vont pas acheter très facilement des avions d'une coalition italienne et britannique? Réponse, 05:41: Mais je suis parfaitement d'accord et ce que vient de déclarer BAE Systems est totalement en conformité avec ce que je suis en train de dire. BAE Systems est leader. Je crois que vous avez pu tous voir le Tempest, les déclarations de BAE Systems, SAAB est pas co-contractant, ou main partner, ou je ne sais quoi avec BAE. C'est BAE qui est le leader. Et en tant que leader, bah il prend ses responsabilités, il s'engage en disant "je vais faire voler un avion en 2025, on verra en 2025 quand même hein, ça va se rapprocher assez vite, c'est dans trois ans. Mais il est leader. Mais moi c'est ce que je demande hein. Je ne demande pas mieux et je ne suis pas contre la coopération à trois avec les allemands et avec les espagnols, au contraire, je suis un de ceux qui y a été dès le début. Ce qui pour mon groupe est quand même assez exceptionnel. Donc, mais pas à n'importe quelle méthode d'organisation. Donc, et il y a un différent, hein je dis pas que j'ai raison et que Airbus a tort, je dis qu'y a un différent, moi je préconise... un leadership fort, de la part de Dassault, pour arriver justement, à aller rapidement au résultat de faire voler un démonstrateur, dans lesquelles les spécifications sont plus ou moins en train de s'arrêter, et sur lesquelles les trois pays arrivent à se mettre d'accord, donc maintenant faut aller au but. Pour aller au but faut un chef. Moi je suis désolé, dans l'industrie, quand vous construisez une grande tour, ou que vous construisez... un Airbus, y'a un leader. Y'a un bureau d'étude. Ça veut pas dire qu'on coopère pas avec d'autres, on coopère tous les jours nous sur les Falcons aussi avec des... mais ce sont des sous-traitants. De la même manière que moi, j'accepte d'être sous-traitant d'Airbus pour l'Eurodrone. Et y'a un leader fort. Donc Airbus s'est engagé vis-à-vis de l'OCCAR, on fera tout pour nous, tenir nos engagements vis-à-vis d'Airbus, pour qu'Airbus tienne ses engagements vis-à-vis de l'OCCAR. C'est normal, ça me va très bien. J'ai jamais demandé à être co-développeur de l'Eurodrone. J'ai demandé un certain nombre de parties qui ont été acceptées par Airbus, et c'est logique. Et c'est ça qui fera que l'Europe sera efficace. C'est pas l'Europe de la duplication où chacun veut faire ce que l'autre a envie de faire aussi. Voilà. Mais c'est ma conception je l'assume hein. Et ça n'a rien à voir avec le fait que ça ne soit pas un projet politique. Donc oui, BAE est leader. Comme Airbus est leader de l'Eurodrone. Ben il faut que sur NGF, qui je le rappelle n'est qu'un pilier, Dassault soit leader incontesté strong prime du NGF reconnu par les trois nations et par notre partenaire principal qui est Airbus. Le jour où y'a ça, y'a plus de problèmes... Et comme dirait Guillaume Faury, on en est pas loin. Sauf qu'on y est pas. Par le vieux monsieur dont j'ai oublié le nom qui est là à chaque session de questions-réponses, je n'ai jamais compris si c'était un actionnaire, un ancien de la maison, ou un simple passionné. Questions 08:20: Monsieur Trappier j'ai l'impression que tout vous réussit, vous vendez des Rafale, vous lancez 2 Falcon en même temps, vous vous tirez d'un conflit social dur, mais deux épreuves vous attendent: - le SCAF, est-ce que c'est pas un tissu d'incompatibilités? France Allemagne, Dassault Airbus qui ne veut pas du best athlete, est-ce que vous n'avez pas une botte de Nevers avec ce plan B? Et pouvez-vous nous dire ce que revêt ce plan B? - la charge énorme de travail qui s'abat sur l'entreprise, y-a-t-il un plan d'embauche, à quel niveau? Quels profils? Renforcement de l'effectif d'atelier? Epreuve difficile car les recrutements d'ingénieurs butent sur le fait qu'à Sup'Aéro une masse d'ingénieurs manifestent maintenant contre l'avion au motif que ça fait du CO2. Comment séduire ces nouvelles populations de jeunes? Réponses, 10:53: Et bien écoutez merci premièrement de stimuler face à toutes ces réussites les challenges à venir, puisqu'effectivement ce sont des vrais challenges. Je vais essayer de répondre sujet par sujet. Le premier sujet, l'incompatibilité, nous on a trouvé la solution. La solution on vous l'a dit, c'est un leadership clair de Dassault sur le pilier 1. Si ceci n'est pas accepté, ça sera... alors on peut appeler ça un échec, ou voilà. Il y aura donc un plan B, quel qu'il soit, de toutes manières la nature a toujours besoin d'un plan B, on peut pas rester... voilà. Je peux pas vous en parler aujourd'hui, parce que le jour où j'en parlerai, j'en parlerai d'abord à mes autorités, et en particulier au ministère des armées, etc. Donc c'est pas encore l'heure d'en parler mais croyez-moi on y travaille activement. L'incompatibilité, alors d'abord la référence à la botte de Nevers est difficile parce que la botte de Nevers c'est Lagardère, Lagardère plutôt Airbus que Dassault, donc (rires) donc non c'est pas une botte de Nevers, c'est, tout industriel normalement fait doit être prêt à avoir un plan B. Si le plan A... Le plan A je le répète aujourd'hui c'est le NGF, c'est le SCAF, moi je travaille toujours à essayer de réussir dans ce domaine-là. Mais je ne vais pas accepter n'importe quoi, en particulier je ne vais pas remettre en cause les hypothèses de départ parce qu'on a un différent aujourd'hui, donc pour moi les choses sont claires : je veux être placé en position de command & control. Ce que Airbus n'accepte pas aujourd'hui. Donc il faut juste régler ce problème-là, si ça se règle y'a plus de problèmes. Sur le deuxième sujet les embauches, vous avez raison c'est un sujet difficile d'autant plus que malgré le fait que le pays ait un fort taux de non-emploi, de chômage, pour le dire clairement, toutes les entreprises ont du mal à embaucher. Alors, je dirais presque que nous Dassault on a un peu de chance, mais on l'a générée la chance, elle nous vient de notre ADN, c'est que les gens qui rentrent chez Dassault, ils aiment les avions. Et alors ce que vous avez dit avant, qui a fait la réussite, c'est qu'il y a des avions nouveaux en cours, qu'il y a des programmes en cours. Que quand vous vendez un Rafale à l'exportation vous avez besoin quand même de développer des nouvelles versions. Vous avez besoin d'envoyer des gens à l'autre bout du monde soutenir l'avion. Bref, les gens qui rentrent chez Dassault savent qu'ils vont pouvoir toucher l'avion. Vraiment le toucher. D'autant qu'en plus on essaie de faire un peu de dynamique entre Saint Cloud et Mérignac et Istres, ce qui permet de toucher et de sentir un peu le kérosène, excusez-moi nous on a encore l'amour du kérosène, mais on va se soigner et on va faire du SAF. Donc, pour répondre à votre question oui on a besoin de plus d'ingénieurs et de plus de compagnons dans les ateliers. On a donc un plan de recrutement qui est estimé aujourd'hui en début d'année quand on a vu toutes ces bonnes nouvelles arriver, à 1300 personnes pour le groupe, aujourd'hui a mi-année, on a déjà embauché plus de 700 personnes. Donc on a fait plus de la moitié à mi-année. C'est pas facile, on a simplifié les procédures, on a été beaucoup plus rapides, on a toujours les contraintes de confidentialité, les problèmes de sécurité, on peut pas embaucher n'importe qui non plus hein, on va pas chercher les gens en Chine par exemple hein. Donc, effectivement, c'est complexe, on est une industrie de défense pointue, mais, on y arrive. Là où c'est plus difficile et c'est une de mes craintes du début, c'est dans la supply chain. J'ai la chance d'être aussi président de l'UIMM, les industries de la métallurgie, donc je vais visiter les chantiers que ce soit dans l'aéronautique, le naval, la sidérurgie etc, toutes ces sociétés en territoire ont du mal à embaucher. Donc c'est là qu'il va falloir séduire les jeunes pour les ramener dans l'industrie. Et c'est pour ça que je mène une campagne pour l'industrie. Pour réindustrialiser le pays parce que je ne crois pas qu'un pays est souverain s'il n'a pas une industrie. Et une industrie pour moi c'est pas simplement la conception. C'est la conception la fabrication et la chaîne de sous-traitance. Ça veut pas dire qu'on fait tout exclusivement en France. Ça veut simplement dire qu'on a des assets solides en France. Donc il va falloir être capables de mener une politique de réindustrialisation souhaitée par tout le monde semble-t-il, même si depuis 20 ans on désindustrialise la France. Peut-être que le covid a ouvert les yeux de beaucoup, tant mieux. Mais maintenant il va falloir passer des paroles aux actes, il va falloir aider les centres de formation, l'éducation nationale, tout ça doit être... aller vers le sens de favoriser l'industrie parce que on en a besoin. Bon nous on a encore de la chance chez Dassault je vous rassure, on a toujours un turnover extrêmement faible par rapport à la moyenne, c'est quelques démissions par an, mais voilà hein. Donc les gens rentrent toujours en général après les études et finissent à la retraite, c'est une des caractéristiques de Dassault. On est une petite société, j'aime à le dire. Nous ne sommes pas des grandes sociétés comme Lockheed Boeing ou Airbus. Nous sommes une petite société de 12000 personnes. Tout le monde se connaît. Tout le monde aime les avions. Et les sup'aéro qui rentrent chez nous ne manifestent pas devant chez nous parce qu'ils n'aiment pas l'avion. On vérifie quand même qu'ils aiment l'avion avant de les embaucher, c'est quand même mieux, ce qui veut pas dire qu'ils vont pas travailler à des solutions qui vont aider à la décarbonation, tant mieux. Mais voilà, c'est, c'est... donc je suis pas... on a des beaux challenges, mais honnêtement je préfère avoir ces challenges-là et un carnet de commandes plein, qu'un carnet de commandes vide et moins de challenges de ce niveau-là. Voilà c'est, c'est d'autres challenges, tant mieux hein. Ça va éviter qu'on s'endorme. On a quelques sujets sur lesquels on va avoir du mal à s'endormir. Par Sarah White du financial Times Questions, 16:47: Je reviens sur le SCAF, combien de temps vous pouvez continuer comme ça sans accord avec Airbus, et si vous vous avez une date limite pour trancher? Et j'avais une question, industriellement en ce moment quel est votre plus grand défi? est-ce que ce sont les chaînes d'approvisionnement et en quoi, ou est-ce que ce sont des sujets énergétiques qui commencent à vous préoccuper. Réponses: 17:17 Alors le plus grand défi, pour répondre à la deuxième question d'abord, c'est bien la supply chain. C'est s'assurer... parce que supply chain c'est énorme, quand je dis supply chain, nous on voit des rangs 1, on a l'habitude de travailler beaucoup aussi avec les PME, mais chaque société avec qui on travaille travaille elle-même avec des sociétés. Et quand on a eu le début de la crise avec l'Ukraine c'était le premier sujet, de faire un mapping de qui travaille pour qui jusqu'à la dernière vis le dernier boulon etc. Parce que vous avez l'approvisionnement des gros éléments, mais derrière il y a, voilà, jusqu'à la matière, d'où vient la matière, comment on la sécurise, etc etc. Donc ça c'est le premier défi dans le contexte du moment de la crise ukrainienne, du covid aussi, parce que le covid a pas aidé sur les chaînes logistiques, ça a tout compliqué. Et d'une certaine redistribution de qui fait quoi dans un certain nombre de domaines. Donc oui c'est ça le numéro 1, vraiment. Sur le SCAF je me suis déjà exprimé donc je vais le redire, je pense qu'à un moment il faut savoir dire, "go ou stop". Faut se laisser... pour nous jusqu'à la fin de l'année, de toutes les manières c'est ce que j'avais déjà dis aussi, nos équipes ont été redistribuée ailleurs, on a du boulot, ils peuvent pas rester comme ça pendant 6 mois 1 an à rien faire et à attendre que y'ait un deal qui se noue, donc moyennant quoi elles ont été réorientées. Si jamais on trouvait un accord qui allait à tout le monde, il faudrait ensuite le temps de remobiliser nos équipes là-dessus, donc de retrouver des forces vives pour y aller, pour l'instant elles font autre chose. Donc il faudrait aussi un certain temps, avant de pouvoir mettre en vigueur ce contrat si jamais on arrivait à le signer. Voilà. Donc fin de l'année me paraît être... pour une décision dans les semaines ou un ou deux mois qui viennent, pour la fin de l'année, c'est... ça a rien d'un ultimatum, mais je pense qu'on peut pas rester comme ça le stylo en l'air pendant des années. Par Pierre Tran, SLD info: Question, 19:27: Vous avez parlé directement avec monsieur Guillaume Faury récemment? Réponse, 19:34: On se parle tous les jours, il est patron du GIFAS, j'étais patron du GIFAS avant lui, on a beaucoup de choses en commun, et on a beaucoup de sujets en commun, en particulier la fameuse supply chain aéronautique qui nous inquiète tous les deux, et sur lequel on se parle beaucoup. En général on se parle peu du SCAF. Question, 19:50: Et pourquoi? Pourquoi pas je veux dire: Réponse, 19:53: Parce que mes interlocuteurs désignés sont allemands et espagnols, et que Guillaume Faury n'est pas allemand ni espagnol. Question, 20:04: ...(confus) Petite explication? C'est le patron... Réponse, 20:07: ...Non mais, d'accord, mais vous avez un programme dans le domaine de la défense. Donc vous avez l'Allemagne vous avez l'Espagne vous avez la France. Bon. Y'a un champion sur le pilier 1, vous avez un champion français qui est Dassault, et un français qui le dirige. Vous avez en Allemagne une société qui s'appelle Airbus Defense & Space. Dont le patron est un allemand, Michael Schoellhorn. Ça veut pas dire que Guillaume est pas le pilote de l'ensemble, mais, l'interlocuteur sur le sujet SCAF, c'est Michael Schoellhorn. Et puis vous avez un autre encore en Espagne, qui est un Airbus Espagne. Ce qui fait qu'en général quand on est tous les trois j'ai deux Airbus face à moi, et après je peux encore parler à Guillaume. Question, 20:49: ...Monsieur Faury il est le patron des patrons. Réponse: (agacé) L'Allemagne et l'Espagne, et oui il est le patron y'a pas de doute que... je suppose que... mais c'est pas à moi à m'en occuper, que ça soit Michael ou l'espagnol, d'ailleurs l'espagnol il report lui-même à Michael, donc vous voyez, c'est Airbus y'a pas de doutes hein. J'ai pas de doutes sur qui pilote Airbus hein. Mais j'ai répondu précisément à votre question. par Pascal Saint-Amans, BFM business (bis): Question, 21:33: Juste une petite question sur l'accélération des cadences de production de Rafale, le président de la République a parlé d'économie de guerre, comment vous interprétez ça, où en êtes-vous des cadences de production et jusqu'où pouvez-vous aller? Réponse, 21:43: Alors nous on avait anticipé, peut-être ce que le président allait dire, puisqu'on a anticipé le passage à cadence 3 du Rafale. On en a pas totalement besoin aujourd'hui, mais on l'a anticipé parce qu'on pense qu'on va avoir encore d'autres contrats, qui pourraient aller un petit peu plus vite, et on espère d'ailleurs avoir des contrats pour la France. On espère que la tranche 5 va être signée, vous vous rappelez quand même que pour la France il y a eu décalage de livraison des avions commandés par la France. Et pas pour des livraisons export, pour des raisons purement budgétaires françaises. Donc la 4T2 de 28 avions ça fait bien longtemps qu'on aurait dû la livrer à la France, et à la demande des autorités françaises on l'a décalée et elle ne commencera à se livrer qu'en toute fin d'année 2022, et surtout à partir de 2023, auxquelles s'ajouteront les 12 avions de remplacement des 12 grecs qui ont été prélevés sur le stock français, et qui fera les 40. Donc ces avions sont programmés conformément à la loi de programmation militaire et aux commandes qui ont été passées. Donc s'il faut accélérer bah on monte en puissance, mais y'a toujours un temps de montée en puissance, ça peut peut pas... le claquement de doigt ne peut pas accélérer à ce point la livraison des avions de combat. Ça se prévoit quand même d'une certaine manière, non pas qu'on pourrait pas accélérer chez Dassault, mais d'un autre côté y'a toute la supply chain, celle dont je vous dit qu'y a des difficultés. Donc il faut aussi que tout le monde puisse accélérer de manière synchrone. Et grosso-modo, pour monter une cadence d'un point, c'est à peu près un an. Donc si vous livrez un avion en 3 ans, fabriquer un avion en trois ans, le temps de monter une cadence c'est un an de plus. Alors après on peut faire des efforts on peut se mobiliser, mais vous voyez y'a pénurie de main d'oeuvre, y'a... on peut pas d'un seul coup doubler les chaînes de production du jour au lendemain, on aurait pas les bras. On va pas demander aux gens de travailler jour et nuit. Déjà que nos salariés acceptent de faire des heures supplémentaires, et c'est très bien, ça leur permet d'augmenter un peu leur rémunération, ils acceptent de travailler un peu plus, et tant mieux, bravo. On fait appel à l'intérim, c'est pas qu'on ait envie de faire appel à l'intérim, c'est que ça permet de gagner du temps en attendant qu'on embauche, qu'on forme, parce qu'il faut former aussi, hein, vous embauchez des jeunes, c'est pas parce qu'ils sortent d'école qu'ils savent ce que c'est qu'un avion. Donc moyennant quoi, voilà, y'a un... l'accélération qu'on vit en ce moment, il faut la... mais accélérer encore plus que ce qu'on fait nous, là aujourd'hui, très précisément ça sera pas simple. Mais on discute avec le ministère des armées sur ce que veut dire "économie de guerre", on débute à peine des discussions dans le sujet. Donc je pense qu'il y a aussi une réflexion sur les processus d'acquisition. On parlait tout à l'heure du scaf, voyez pourquoi le Neuron ça a été vite. Ben parce qu'on nous a commandé le Neuron, le démonstrateur Neuron on nous l'a commandé, pour aller jusqu'au premier vol. Y-compris la campagne d'essai. On nous a pas fait une phase 1A, une phase 1B, une phase 2, et à chaque fois des discussions sans fin entre chaque phase. On aurait passé tous ces contrats-là dès le début, ça aurait été plus vite. Donc y'a aussi une manière de mieux contractualiser le... et d'aller plus rapidement au résultat. Donc c'est pas simplement les industriels, c'est les industriels avec la DGA, avec le ministère des armées, avec le budget, faut avoir le budget aussi. Donc c'est une grande réflexion qui démarre. Par le vieux monsieur, bis: Question, 25:14: Dites-moi si je me trompe, mais lorsque j'ai vu à la télévision les deux Rafale s'accrocher en vol et atterrir sans problème, j'ai cru comprendre pourquoi vous vous accrochiez tant à vos commandes de vol, parce qu'elles doivent être drôlement costaud vos commandes de vol! parce que les deux avions ont atterri comme s'il s'était rien passé. Réponse, 25:40: J'aime autant vous dire que, je pense que là, plus que les commandes de vol, c'est le trèfle à 4 feuilles qui a fonctionné, parce que ils ont eu beaucoup de chance, ça aurait pu beaucoup plus mal finir, ils ont eu beaucoup de chance et effectivement vous avez raison, malgré les dégâts, ils ont pu rentrer en vol jusqu'à... voilà. C'est miraculeux. On est très fiers de nos commandes de vol vous le savez bien. Mais on en est très fiers parce que, c'est une des pierres angulaires qui a été voulue par Marcel Dassault, sur lesquelles on a développé nos capacités. Et on développe nos composants, on développe nos cartes électroniques, on développe nos servocommandes, on développe l'architecture, et tout ça est intégré dès le départ avec la conception du bureau d'études. C'est unique dans le monde, même les américains reconnaissent que c'est l'endroit où on est les meilleurs au monde. Donc, c'est pour ça qu'on en est très fiers. Bon. Tant mieux que ça puisse permettre de sauver des avions. Ça permet surtout de faire des avions performants. Pas simplement les Rafale d'ailleurs, mais aussi nos Falcon. ... Bien, je pense qu'on a épuisé la liste des questions pour cet été. En général c'est un petit peu plus constant au mois de mars quand on a les résultats finaux. Enfin là le mérite c'était quand même cette prise de commande exceptionnelle, je pense que on aura pas des semestres comme ça tous les ans. Voilà. Merci à vous et passez un bel été, studieux ou en vacances pour ceux qui pourront en prendre. Et il faut de temps en temps en prendre pour se reposer la tête. Merci à vous, bonne soirée. Ouf. @PolluxDeltaSeven Voilà tu l'as pas demandé mais si tu veux t'en servir tu as un verbatim, horodaté en plus, tout prêt.
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  19. Alors quelques nouvelles fraiches du programme SCAF et du NGF en particulier depuis l'ONERA. Des équipes travaillent sur le programme comme s'il était lancé, confirmé, verrouillé à 99% ou plus. La question n'est pas de savoir s'il se fera mais avec qui. Et encore la question leur semble secondaire, parce qu'en attendant, du côté de l'ONERA, ça avance. On pourra objecter que ce n'est pas l'ONERA qui décide du programme. Mais ce que je vous retourne concerne l'état d'esprit des équipes au travail. Le cockpit en particulier fait l'objet de beaucoup d'attention. Ils en sont à concevoir le futur simulateur du NGF. Au delà des écrans tactiles, on parle désormais d'écrans "tangibles": Des écrans qui se déploient en phase de convoyage pour augmenter la surface de travail et se replient au besoin (dogfight,...) Il s'agit de pouvoir présenter les données au pilote au mieux sachant qu'avec le possible contrôle des drones, les ECM, l'IA... les tâches à accomplir vont aller en augmentant par rapport à la génération actuelle => travail sur l'ergonomie. Pour le reste (partie technique) je n'ai pas le droit d'en parler pour le moment. Voilà, ça m'a surpris aussi mais on en est là. Ils sont à fond.
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  20. Oui, il est opérationnel, mais en même temps, il ne l'est pas. Il est de 5e génération, mais n'en a pas les attributs. Le fait de l'observer fait changer les valeurs de ce qui est observé. Il est conventionnel, terrestre, et en même temps navalisé CATOBAR et STOVL. Il est capable de scores en exercices de l'ampleur 20:1 ou 35:1 (voire davantage) mais ne pourra jamais emporter plus de 4 missiles. Il ne peut fonctionner que par pack de 4 (c'est le quantum atomique du F-35). Les règles qui s'appliquent aux autres ne s'appliquent pas à lui (décohérence quantique). Pourtant, je me demande s'il n'y a pas un côté fractal avec lui, notamment dans le rapport des métriques : Une éponge (objet fractal s'il en est) possède, dans un volume fini, une surface qui tend vers l'infini au fur et à mesure que l'échelle d'observation diminue. Eh bien le F-35 possède une dimension fractale aussi, avec des capacités opérationnelles finies qui s'associent à un budget de développement/mise en place qui tend vers l'infini à mesure que la durée d'observation augmente.
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  21. En avant-première : le salon de l'Agriculture Kyiv 2023 .... Clairon
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  22. Un peu de légèreté ce jour avec la première "victoire navale" ukrainienne dans ce conflit. Ça se passe à Majorque, en Espagne :
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  23. @wagdoox "Si on recuperes les m2k-9, on en ferait quoi ?" Il serait peut être bien prudent de les réserver pour la Suisse.
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  24. « selon la SonntagsZeitungde Zurich », c’est l’info en boucle auto-entretenue habituelle: Petite parodie: Après l’Australie et les Etats-Unis, des relations tendues entre AirDefense et la Marine Nationale. Par Jacky Touch (ReutAFP, correspondance) L’Etat Major de la Marine Nationale française aurait été menacé. En cause, la décision de Florence Parly de doter les POM de canon de 20mm tellement petits qu’à les voir, on les voit à peine, justement. Le lobbyiste Fusilier Oto-Melara d’AirDefense, avait sollicité lui-même l’entrevue, dans les plus brefs délais. Reçu au ministère de la marine à Paris, il y a quelques jours, il a simplement transmis l’ultimatum de son forum préféré à ses interlocuteurs «éberlués», selon le Petit Chroniqueur des Affaires qui Passent, qui révèle l’information dimanche 19 septembre. Teneur du message : vous allez coller du 127 sur les POM, sinon... Il n’y a donc pas que la crise diplomatique avec les Etats-Unis et l’Australie après que cette dernière a renoncé à l’acquisition de sous-marins français pour lui préférer des engins américains à propulsion nucléaire dans le cadre du nouveau pacte stratégique Aukus (Australie, Royaume-Uni, Etats-Unis). Le forum AirDefense est aussi très remonté contre la Royale, et là encore, c’est la perspective de voir gréer les Patrouilleurs Outre Mers de Narwhal dans un premier temps et de RapidFire en option pour une éventuelle version combat qui a mis le feu aux poudres. A noter que le forum AirDefense s’est signalé ces dernières semaines, et selon des sources bien informées au sein de l’administration des douanes, par la radicalisation croissantes d’intervenants qui n'hésitent plus à revendiquer ouvertement des armes sur les bateaux militaires et à envisager leur utilisation dans un contexte violent.
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  25. Ben, pas d'accord pour le coup. Il défend son droit d'avoir une opinion différente, dans une langue qui n'est d'ailleurs pas la sienne, et avec un point de vue local. On peut ne pas être d'accord avec ce qu'il dit, ou se demander si ce n'est pas dit juste maladroitement, mais refuser de l'écouter n'arrangera rien au problème. C'est encore pire, on perd la chance d'avoir des arguments contradictoires et se forcer à réfléchir à comment les contrer. Et, je doute sincèrement que Jackjack soit responsable de la décision de son gouvernement. Il peut être d'accord, ou pas, et exprimer ce qu'il pense (et on a le droit de le rembarrer quand ses arguments ne sont pas recevables) sans qu'on sorte la guillotine et le billot non plus. Sinon on vire tous les suisses à cause de Air 2030, les belges à cause du F-35, et tous les autres... Et on ne deviendra pas mieux que les fanboys sur F-16 net qui se complaisent entre eux et s'autopignolent de leur supériorité vu que personne n'arrive les contredire (et c'est un bon gros cercle vicieux, ou vertueux selon le point de vue) Ses derniers arguments ne vous ont pas plu ? Et bien argumentez mieux. Ils vous paraissent faibles ou irrecevables ? Demandez une explication pour être sûr que ce n'est pas un soucis de traduction ou des raccourcis un peu trop gros pour être suivi par votre réflexion, orienté par votre culture et expérience personnelle. Mais un peu de tolérance et de tempérance ne fera de mal à personne. Et bon sang, vous ne jouez pas votre vie sur cette annonce et ce contrat. C'est moche, ça fait chier et c'est fait d'une façon crasse... Oui. La relation Aus-Fr a pris un sale coup... Définitivement, et il va falloir du temps pour que la confiance revienne. Les Australiens font du French bashing ? Big news, ils font comme tout le monde en fait en dehors de la sphère francophone.. Même pas en fait, même en francophonie on s'en prend plein la poire. Ce n'est pas parce que le message vous déplait qu'il faut tuer le messager.
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  26. Purée c’est demain que j’enterre mon PEL pour rincer tous les soiffards de ce thread ?
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  27. Je suis d'accord, si les russes avaient gagné, ils n'auraient pas eu de défaite
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  28. Je dirais que @cracou s'est calmé et que @Akhilleus a décidé de laisser pisser, donc un draw... Ah ? Pas cette guerre là ? (j'profite des 5 dernières minutes de vendredi)
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  29. Selon les camarades, le carburant est vraiment le noeud du problème pour les russes. Leur redéploiement serait dû à un constat tout con: l'armée russe n'a quasiment plus de citernes pour ravitailler ses troupes. J'ai posé la question d’éventuels dépôts sous-terrains (ça se faisait du temps de l'URSS)... il n'y en aurait pas... ça donne l'impression que l'armée russe est simplement au bord de l'asphyxie. Je pense que les pilotes de MI-24 qui auraient fait le raid sont les mecs les plus couillus depuis quelques temps!
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  30. Fut un temps où ce forum était un forum de bonhomme, on parlait guerre armement... maintenant on disserte sur les programmes longs ou courts des lave linges putain de virus!
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  31. A propos, et ce n'est pas pour la pub mais pour sa mémoire... Dieu sait qu'il a du faire face (et été blessé) après son test du Rafale. http://www.portail-aviation.com/2016/09/farewell-peter-james-collins.html
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  32. J'aime BEAUCOUP ce qui se passe en Inde personnellement. Avant 2012, avant que le Rafale ne remporte le MMRCA, j'avais écris noir sur blanc que je souhaitais pour Dassault, pour la France, pour l'image du Rafale, que ce soit le Typhoon qui gagne le MMRCA. Parce que, je me cite "le vrai perdant sera celui qui sera déclaré vainqueur", en tous cas selon les termes de l'appel d'offre MMRCA. Ce deal était pourri jusqu'à la moelle: il fallait leur refiler toutes nos technologies, une chaine de fabrication, former leurs équipes, les laisser faire le contrôle qualité mais quand même se porter garant de cette qualité, et ensuite regarder une demi-douzaine de Rafale se planter chaque année en entendant l'IAF se faire porte-parole d'HAL et se plaindre que c'est pas sa faute, ni ses pilotes ni ses mécano, ni leurs pièces détachées merdiques, mais que c'est la faute du design (regardez ce qu'ils font avec leurs Sukhoï, leurs Mig soit-disant modernisés etc.). Une anti-vitrine et du pain béni pour la concurrence. Bref, Dassault a fait EXACTEMENT ce qu'il fallait faire: remporter le concours, mais ne pas s'écraser devant toutes les exigences les plus absurdes et contradictoires histoire de bien leur mettre le nez dedans suffisamment longtemps pour que quelqu'un chez eux se pose sérieusement la question de la cohérence des petites lignes du concours et qu'on arrête ces conneries pour passer à du gré à gré. Sur le court et moyen terme, Dassault est gagnant financièrement mais perdant en terme d'image ("que" 36 au lieu des super 126 promis depuis l'époque du Mirage 2000). Mais à long terme, même s'ils gagnent moins d'argent sur le marché indien, je pense qu'ils seront gagnant sur bien d'autres plans (en terme d'image justement, mais aussi de contrôle de la production, de la maitrise des technologies etc etc.). Parce que c'est pas en construisant 3 fois plus de Tejas que les Indiens rattraperont leur retard en terme technologique. Surtout que les discours politiques valent ce qu'ils valent. L'IAF a besoin d'appareils de haute performance, et les 36 Rafale iront de paire avec leurs Mirage 2000 modernisés pour créer des escadrons de première ligne optimisés pour le combat derrière les lignes ennemies et la frappe nucléaire tactique et pré-stratégique. Même s'ils promettent de ne pas acheter plus de Rafale et de se contenter de plus de Tejas, rien ne les empêchera de changer d'avis plus tard pour raisons stratégiques, ou par nécessité quand le Tejas aura encore pris 5 ans de retard supplémentaire (parce que c'est ce qui lui pend au nez aujourd'hui), ou tout simplement parce que l'Indian Navy voudra elle aussi d'un avion de première ligne plus punchy que ses Mig-29 par exemple. Affaire à suivre, mais en attendant, ces appareils seront fabriqués en France, comme TOUS les Rafale exportés aujourd'hui, et dans le contexte actuel (à la fois d'économie intérieure mais aussi de protection vis à vis des transferts technologiques) ce n'est pas plus mal pour la pays.
    26 points
  33. Comparer Daesh et les Ukrainien même Poutine n'a pas encore osé bravo continues. Je veux bien que la tournure des évènements heurte tes convictions mais cette sortie-la je te le dis c'est DEGUEULASSE Si tu as des choses à répondre je t'invite à le faire en MP
    25 points
  34. J'ai répondu, tous les coups de téléphone, vidéos, et autres outils/supports d'informations tant que tu ne les vois pas tu peux très bien penser que c'est faux et c'est normal. Cependant quand elles sont nombreuses ça devient un indicateur. Les empoisonnements par les babouchkas n'est pas étonnant pour qui côtoie les gens des pays de l'est, ils sont nettement moins gentils que nous et ont plus de place et d'imagination que nous pour planquer des cadavres, les principales victimes de ces empoisonnements ont été de jeunes soldats. J'en entends des vertes et des pas mûres assez surprenantes, mais si je pense que ce n'est pas fiable je n'en parle pas. Quand j'ai entendu que les russes s'installaient dans la zone de Chernobyl j'ai trouvé ça d'une absurdité telle que j'ai refusé d'y croire donc d'en évoquer le fait ici, maintenant on se rends compte que non seulement ils se sont installés mais qu'en plus ils ont travaillé le sol... c'est tellement con que qui l'eut cru de la "2ème armée au monde". https://www.courrierinternational.com/article/vu-des-etats-unis-l-impossible-bilan-des-soldats-russes-tombes-en-ukraine Cet article est intéressant, pour préparer l'assertion de cadavres dévorés par des chiens ( même le gentil chien domestiqué parisien peut retrouver ses instincts, et très rapidement même quand il a faim). Dans les pays de l'est le chien errant n'est pas un phénomène rare. Concernant les choses gores je n'ai jamais prétendu être le seul à en avoir vu, parfois il faut rappeler ce que c'est, la plupart d'entre nous voient ces choses-là depuis la télévision et il faut expliquer concrètement ce qu'il en est dans le moindre détail y compris les plus particuliers comme les odeurs et leur persistance que l'écran et les hauts-parleurs ne renverront jamais. D'ailleurs je pense que si nous étions pas en saison hivernale les médias ne se seraient pas permis de faire des plans pareils vu la décomposition qu'il y aurait. D'ailleurs les explications que je donne ici je ne les donne nulle part ailleurs, j'estime que vu le niveau d'intervenants que nous avons il est d'un devoir de qualité et d'honnêteté d'expliquer ou de rappeler certains détails qui entrent dans les choses de la guerre en dépit des toutes les conventions ou du droit des conflits. La guerre à la télé c'est cool, c'est propre c'est comme dans les jeux. Dans la réalité ça n'est pas du tout excitant. Chaque fois qu'on voit un transport de troupes oblitéré c'est potentiellement 1 équipage à la gamelle. On peut dire que le fantassin a débarqué mais quand il fait froid le fantassin ne débarque jamais loin et rentre dès que possible sous abris donc ça laisse présager du bilan des mecs dans les véhicules et des mecs blessés autour, et je ne parle même pas des effets psychologiques dévastateurs sur les appelés de la première heure (ceux qui n'existaient pas). Oryx compte 1322 véhicules détruits ce matin ça fait un bilan. Mon ton est neutre promis, je pourrais parler de papillons ou d'écureuils par exemple que je le ferais de la même façon.
    25 points
  35. Aujourd'hui Militaryland parle d'une double poussée en direction de Kherson, je cite: "Les troupes ukrainiennes auraient poussé vers Kherson depuis la région de Blahodatne et Oleksandrivka". Soit l'axe qui vient de Mykolaiv et l'axe déjà cité hier. Le site est clairement pro UKR et les informations sont sourcées (voir croisées) à divers organismes UKR. Cependant, je trouve qu'il est assez prudent dans l'utilisation des données, il essaye autant que possible de vérifier. NB J'ai suivi les échanges sur qui est pro russe et qui est pro UKR. A toutes fins utiles : on n'est pas dans un salon de thé à discuter du sexe des anges ou à ergoter sur la Sainte Trinité dans une université médiévale.... Si les précautions méthodologiques, que certains s'efforcent de mettre en avant, sont de bon aloi; il est bon de rappeler que nôtre pays est engagé avec une des parties en conflit, en est partie prenante. Les russes, l'Etat russe et ses dirigeants, sont nos adversaires, ils nous agressent et pas que depuis un mois. Ce n'est pas la guerre, mais presque et la complicité avec l'adversaire de sa nation porte un nom....
    25 points
  36. Les BEST OF unique des messages du forum Bon, je sors et je vais loin. Bon plan, le 22 février: pour le prix "maiss euhhhh" Kelkin, le 23 février, prix "captain obvious" Vince23, le 23 février, prix du "je la sens pas celle là 13eRDP le 23 février pour le prix "maintenant on en a ranafout": NecTemere pour le prix de je pose la bonne question Debonneguerre le 23 au soir pour le prix "j'aurais dû croire les américains" Am39exocet pour le prix "ben c'était pas joli": Prix spécial du jury à Wagdoox pour lui rappeler de ne tenter la voyance., le 24 au matin G4lly; hors catégorie:
    25 points
  37. C'est un bordel pour s'y garer.
    25 points
  38. La concierge confirme que l'Indonésie est Okaaaaayy
    25 points
  39. Les EAU ont obtenu le meilleurs du 2000 avec le -9. Outre le radar plus puissant, l'appareil est une vraie bête en matière de guerre électronique, et ils ont même obtenu une modification de la cellule pour augmenter de 700kg (de mémoire) la capacité d'emport. C'était une modification vraiment lourde du Mirage 2000-5, et la seule variante véritablement polyvalente du Mirage 2000 (les -5Mk2 grecs ne sont pas de "vrais" Mk2, puisqu'ils n'ont pas été dotés de toutes les capacités air-sol et air-surface proposées par Dassault). Bref, à l'époque ils avaient le top du Mirage 2000, et au début des négociations on leur proposait un Rafale F2+ pas vraiment capable de faire mieux, de leur point de vue. En tous cas pas pour le prix demandé. Alors ils ont demandé un moteur plus puissant (parce que), un radar AESA plus puissant (parce que), et des configurations d'emport lourdes diverses et variées ont été étudiées: emport de 3 à 5 Exocet, ouverture du point 3, intégration des CFT, intégration de leurres remorqués, de viseurs de casque, d'un nouveau PDL, etc etc. En gros ils voulaient non seulement que leurs Rafale fassent mieux que leurs Mirage 2000-9, mais aussi qu'ils fassent mieux que leurs F-16E/F. Ce qui est compréhensible. Au final, la facture était démentielle, ce qui n'a rien d'étonnant. Et, de ce qui m'avait été dit à l'époque, un des griefs qui nous opposait aux EAU portait sur la justification du financement de ces capacités. En gros, ils ont largement financé le développement du Damocles à l'époque, et auraient jugé que leur "retour sur investissement" n'était pas suffisant, et que vu qu'on en avait largement doté les forces françaises après (+ export) ils ne voyaient pas trop l'intérêt de servir de vache à lait pour le développement d'un Rafale ++. Je caricature le trait. Aujourd'hui, le Meteor est intégré, les viseurs de casque aussi, idem pour les leurres remorqués, le nouveau PDL, le SATCOM et le radar AESA... L'ouverture du point 3 a bien avancé, l'exploitation à l'export semble montrer qu'il n'y a pas spécialement de problème de propulsion ou d'autonomie... Bref, on a mis plus d'un milliard pour le F4 qu'ils n'auront pas à débourser eux, et le Rafale aujourd'hui fait bien mieux que le -9 et le F-16E tout en coûtant moins cher que la facture présentée y'a 10-12 ans. Une vente EAU est donc plus probable que jamais.
    25 points
  40. C'est trop politique pour pouvoir rester conforme à la charte du Forum. Je suis pour une entente avec la Russie éventuellement contre les Américains: je pense que la Sibérie doit être défendue contre une future annexion par la Chine et une alliance entre l'Europe et la Russie pour cet objectif a du sens. L'alliance permettrait aussi d'utiliser les technologies européenne pour bien exploiter les ressources sibériennes au profit des Russes et de l'Europe. Le gazoduc qui déplait tant aux Américain est une sécurité énergétique pour l'Europe qui manque de ressources, les Américains disent que ça nous rend dépendant mais un gazoduc rend dépendant les deux parties: le fournisseur et le client. L'Ukraine c'est un plan Américain pour empêcher cela. Rien ne peut justifier que l'on augmente la tension avec les Russes en Ukraine.
    25 points
  41. Je pratique aussi la pinata sur ceux qui n'écoutent pas. On arrête quant l'étudiant s'ouvre. En ce moment c'est par vidéo alors je suis ammené à dire des trucs que je ne pensais JAMAIS dire en cours comme "est ce que je pourrais avoir des gens habillés" ou "ce peignoir mauve est perturbant". J'ai aussi eu "mais mademoiselle, pourquoi vous êtes dans le noir?" (je la voyais mal avec que l'éclairage d'un téléphone). Elle: "je peux pas parler fort, je suis dans le lit et mon copain dors encore". J'en ai des tonnes des comme ça.
    25 points
  42. Je n'écris pas beaucoup parce que mon français est horrible et surtout oublié. Je le tape à l'aide de Google Translate (pardon). Mais je sais mieux lire le français qu'écrire, alors je passe mon temps à 'lurking'. Je vais essayer de préciser, que le budget pour le HX reste de 10 milliards d'euros, il n'y a eu qu'un retard dans les négociations à cause du coronavirus. Je tiens également à dire que le consensus est que les rapports des favoris dans la compétition sont faux. Je pense que c'est un concours très ouvert.
    25 points
  43. Bah je tiens ça des pilotes avec qui j'ai pu parler, des évaluations indiennes et suisses, des opérations en Afghanistan et de "quelques" années de pratique sur le Rafale (dont un mémoire de Master et une dizaine d'articles publiés sur le sujet). D'ailleurs, je vais pas revenir dessus car ça a déjà été dit un peu plus loin, mais si tu ne te bases que sur la traînée et la poussée pour déterminer les performances d'un avion à haute altitude, tu te fourres le doigt dans l'oeil! La "limitation" du Rafale en haute altitude n'a absolument rien à voir avec sa motorisation. Ce qui est marrant, c'est que tu sembles prêter beaucoup de crédit aux performances du Typhoon, notamment. Or, si les pilotes de Rafale reconnaissent eux-même que des Typhoon haut perché peuvent (pouvaient) faire mal en exercice, ils expliquent que c'est principalement dû au fait que l'AMRAAM tiré en HA et en supersonique porte nettement plus loin que le MICA (en tous cas tel que c'est simulé). Quand aux supers performances supersoniques haute altitude... Il semble qu'en opération les Typhoon restent soumis à des limitations largement en dessous de leur vitesse max officielle, idem pour les F-15C qui ne dépassent quasiment jamais Mach 1,8 avec de l'armement air-air (même sans réservoir). Seul le F-22, effectivement très optimisé pour ça, et avec un emport en soute, reste au dessus du lot. Pour le reste, c'est CLAIREMENT pas une question de poussée du moteur, on y reviendra. Le problème c'est que tu es tellement obnubilé par la motorisation que tu penses en dehors de toute réalité opérationnelle pour affirmer des trucs qui ne reposent sur rien. Je prends un exemple parmi d'autre pour te montrer que la puissance d'un moteur militaire n'est pas son alfa et son omega. Si tu as un moteur qui pousse 10t mais qu'il met une plombe à monter en régime, alors un moteur de 7,5t peut très bien fournir une accélération pratique et un taux de montée opérationnel plus intéressant que ton moteur de 10t de poussée. Et s'il se fait dépasser par le 10t à un moment donné, le fait qu'il consomme moins permet peut-être d'opérer plus longuement en vitesse supersonique. Idem si ton avion met 5min entre la décision d'allumer les moteur et le moment où les roues décollent de la piste alors que le concurrent met moins de 2min. Idem si l'aérodynamique de ton avion (et de tes entrées d'air) est mauvaise en transsonique (le Rafale "supercruise" mieux et plus facilement que le Typhoon par exemple) Ce que la réalité opérationnelle nous montre, c'est que les choix techniques qui ont été faits sur le M88, les COMPROMIS réalisés par la SNECMA, valent AUTANT que ceux réalisés par Rolls Royce ou GE ou PW sur les moteurs respectifs. Ce sont des choix, pour optimiser tel ou tel truc plutôt que tel autre. Et, dans les faits, dans les réalités opérationnelles de la vraie vie véritable, les choix qui ont conduit à 7,5t mais à un moteur qui accélère vite et consomme peu, tant en basse altitude qu'en haute altitude, sont tout aussi valables que d'autres choix. Et même nettement plus valables dans le cas du Rafale et de ce qu'on lui demande de faire. Oui, on pourrait avoir un moteur de conception plus simple qui pousserait plus avec une SFC équivalente (ce qui, dans les faits, revient à consommer plus tout court), ce qui permettrait d'améliorer les performances du Rafale en interception (mais pas sa vitesse max ni son altitude opérationnelle, on y reviendra). Bref, on pourrait avoir un Rafale avec EJ200. Sauf que notre appareil perdrait beaucoup de ses qualités opérationnelles en matière de pénétration, d'attaque air-sol et de supériorité aérienne. Par tous les Saints, pourquoi est-ce que les forces françaises voudraient d'un truc pareil?! Si l'idée est d'augmenter la capacité d'emport (déjà exceptionnelle) par temps chaud ou la sécurité pour les opérations navales, le tout avec un Rafale qui s'alourdit, je pourrais comprendre. Mais dans le cadre que tu évoques, certainement pas !! Si personne ne fait référence à ce facteur à part toi, c'est parce que cet argument est, excuse moi le terme, parfaitement... disons "pas intelligent" pour rester poli. (soit dit en passant, est-ce que tu comprends bien le sens du mot marginal? En tous cas, est-ce que tu l'emploies dans le même sens que moi?) C'est complètement, complètement stupide de comparer le TWR en partant sur un avion chargé et d'en tirer des conclusions sur l'efficacité du système propulsif. Dire que le Rafale est désavantagé parce qu'il emport plus de carburant... c'est... merde je suis désolé mais c'est tellement stupide comme argument!!!!! Si on suit ta logique, on aurait mieux fait de lui coller à peine 1200 litres de carbu en interne, comme ça il aurait été bien bien avantagé dans les comparaisons ridicules sur les forums et les PowerPoint, mais contraint dans la vraie vie d'embarquer 8000 litres de carburant externe !!!!!! Ah bah heureusement qu'il est pas handicapé par du carburant interne hein !! Même en combat aérien pur, avoir plus de carburant implique un rapport poussée/poids marginalement inférieur, mais ça éloigne considérablement le moment du Bingo. Tu veux un vrai exemple de la vraie vie véritable: pour tenir en l'air aussi longtemps qu'un Rafale sur plein interne, le Typhoon est obligé de se coltiner un réservoir externe en point d'emport central. Et pas uniquement dans les meeting aériens! On en reparle de son TWR super plus mieux du Typhoon, dans le vrai monde de la vérité véritable ? MAIS SINON !! on va jouer un petit jeu. Vu que tu n'arrêtes pas de demander des sources mais affirme un paquet de trucs sans présenter de sources (le manque de puissance en Astan, j'en ris encore!!!!), elle sort d'où ta supériorité du TWR du Typhoon? Sur papier je veux dire, pas dans la vraie vie véritable hein! Non parce que si on se base sur des sources fiables (donc pas Wikipedia ni les éditions de 2007 de Janes, mais plutôt les documentations fournies par Eurofighter et Dassault, les TWR qu'on trouve pour les deux appareils sont les suivantes (et encore, Eurofighter parle "publiquement" de 12t à vide depuis les dernières modifications de l'appareil, j'ai considéré 11,8t parce que je suis gentil comme gars. Et pareil, je suis parti du principe qu'ils avaient la même SFC, alors que celle du EJ200 est possiblement très légèrement supérieure (ou très légèrement inférieure, on a pas de certitudes). DONC !!! on trouve à ce moment là, sachant que tout ça ce ne sont que des ordres de grandeur hein (ça ne prend en compte ni l'altitude, ni la consommation réelle, ni la température du carburant, etc etc.) Pour le Rafale: TWR à vide = 1,55 TWR demi plein= 1,25 TWR plein interne= 1,05 TWR 30min combat (avec dotation armement air-air standard) = 1,04 TWR 20min combat= 1,14 Pour le Typhoon: TWR à vide = 1,55 (au mon Dieu le Rafale est tellement sous-motorisé que... oh wait...) On passe à 1,59 si on prend 11,5t à vide pour le Typhoon. TWR demi plein= 1,28 TWR plein interne = 1,09 TWR 30min combat = 1,03 TWR 20min combat = 1,13 Pour le Typhoon, si on envisage qu'il fait plutôt 11,5t que 11,8t à vide, il fait rajouter en gros 0,02 à chaque TWR, pas la mer à boire donc, mais il faut enlever 0,02 si on considère qu'il fait 12t à vide. Idem si on passe le Rafale à 10t, on perd 0,01 sur chaque TWR, en gros. Alors oui, si on prend en compte les 11t annoncées à l'origine pour le Typhoon (ça n'a jamais été le cas) sans les équipements spécifiques à chaque nation et les modifications apportées à la cellule depuis (renforcement structuraux pour charges, nouveaux LEX, etc.), ou mêmes les "arround 10t le TWR est supérieur. Peut-être que ton "haut la main" de l'époque était valable. Mais ce n'est pas le cas aujourd'hui. Mais tout ça ce ne sont que des ordres de grandeur! Le TWR est un indice de performance, pas LA performance elle-même! Et ce que cet indice montre, c'est que le Rafale ne MANQUE PAS DE PUISSANCE en tous cas pas par rapport à la concurrence! Si on se place en termes opérationnels (en regardant la capacité de combat restante et pas la quantité max de carburant), on constate même qu'il est plus puissant que le Typhoon. Et tu sais ce qui me fait le plus rire dans tout ça? C'est qu'il y a plus d'écart de TWR entre 2 variantes du Rafale ou entre 2 variantes du Typhoon qu'entre le Rafale C et le Typhoon FGR.4 !! Et pourtant le Rafale M a peu ou prou exactement les mêmes performances que le Rafale C ! Parce que, tout simplement, sur ces ordres de grandeur et dans de tels périmètres opérationnels, chippoter pour 0,02 de TWR, ça sert profondément à rien. ... En fait tu n'as aucune idée de ce dont tu parles, n'est-ce pas? Ta définition de "performance", c'est quoi, juste pour rir pour voir! Non parce que si tout ce qui compte à tes yeux c'est de comparer un avion polyvalent avec un intercepteur et dans conclure que l'avion polyvalent ne va pas assez vite et assez haut, alors tu n'as absolument rien compris à ce que signifie le terme "performance" pour les militaires. On parle pas de Formule 1 ici, mais d'avions de combat. Bah sachant que tu as l'air de te baser sur: un postulat erroné, ou en tous cas insuffisant des calculs erronés, ou en tous cas obsolètes un rapport à la réalité très... virtuel J'en conclus que tu n'es pas forcément un fanboy, juste un amateur... pas assez éclairé malheureusement. Au lieu de t'acharner à faire entrer les faits dans tes conclusions déjà toutes faites, pourquoi est-ce que tu n'essaies pas de prendre du recul et de te rendre compte que tu chasses des moulins? Qu'est-ce que tu veux qu'on dise? -Qu'un Rafale avec 8,5t ou 9t de poussée par M88 aura de meilleures performances dynamiques? Oui, c'est vrai. -Que la SNECMA avait proposé une augmentation de poussée du M88 sans changer de réacteur ou d'avion? Oui, c'est vrai. -Qu'il est possible que ça se fasse un jour? Encore une fois oui, peut-être. Mais que ça implique en corollaire que: -Le Rafale est sous-motorisé aujourd'hui. Non, c'est faux, voir supra. -Qu'il gagnerait sur l'ensemble de son spectre de performances à avoir plus de puissance. Faux également, il pourrait y perdre en capacités air-sol, en autonomie, en fiabilité, ou en facilité de maintenance en OPEX, autant de paramètres qui entrent dans le cadre des "performances" de l'appareil. -Qu'il deviendrait aussi performant que le Typhoon ou le F-22 en haute altitude et haut supersonique juste avec plus de puissance: faux également. Ce n'est pas la puissance du moteur qui limite la capacité de l'appareil à opérer à THA et très haute vitesse. -Qu'il serait possible d'obtenir des gains à la fois en MCO et en poussée: pas complètement vrai. Oui, en théorie, à budget de R&D donné, on peut améliorer la poussée du moteur ou d'autres aspects techniques, ou un peu des deux. Snecma l'a déjà proposé, et les forces françaises ont toujours CHOISI d'optimiser toujours plus la fiabilité et le MCO) Tu n'en as aucune idée. Je prends le pari inverse. Vues les qualités de vol et les performances opérationnelles du Rafale, aucun besoin en puissance supplémentaire n'a été détecté, ni par la Marine ni par l'Armée de l'Air. Si on avait mis plus de pognon pour améliorer le M88, on aurait encore et toujours choisi de réduire les coûts d'utilisation et de maintenance, la consommation et la fiabilité. D'après toi, à quel moment entre la fin des années 1990 et aujourd'hui penses-tu qu'on a identifier un besoin accru en combat à très haute altitude, plutôt qu'un désir de pouvoir déployer nos avions loin et longtemps? Au Kosovo? Pour les raids à très longue distance au Mali ou en Libye peut-être? Ou encore en Afghanis... Pardon, je rigole encore du "manque de puissance en Afghanistan"... Tu es sûr que tu ne confondais pas avec les Super Etendard déployés à Kandahar ? Si on avait mis du pognon dans la R&D (et la SEULE raison qui aurait pu justifier de le faire), ça aurait été JUSTEMENT pour améliorer l'autonomie opérationnelle et la logistique des appareils, et pas spécifiquement leur puissance brute. Avec le retour de la Russie en force, peut-être qu'on aura envie de changer d'avis. En encore, si on booste la puissance du M88, ce sera plus pour emporter des charges plus lourdes au décollage et fournir plus de puissance électrique que parce qu'on en aura besoin en combat aérien. Après, si un autre client veut un moteur plus puissant, ça pourrait PARFAITEMENT se comprendre! S'il ne fait pas d'OPEX, qu'il opère dans un désert ou en haute altitude et qu'il veut embarquer de gros chargements de missiles de croisière sous l'appareil, ou qu'il souhaite une meilleure vitesse ascensionnelle, bah pourquoi pas oui. Ah oui et, je devais revenir dessus mais.... le M88 à 7,5 n'a jamais limité la vitesse et le plafond opérationnel du Rafale !! Ce sont d'autres considérations (sécurité du pilote, life support, forme et revêtements de la cellule, etc.) qui limite le plafond opérationnel et la vitesse max du Rafale. Certainement pas des considérations dynamiques!
    25 points
  44. Non mais pour les négociations il fournit la vaseline, l'occident qu'il adore et les Ukrainiens ces "petits russes" qu'il semble traiter avec énormément de considération n'ont plus qu'à baisser leur froc et se pencher en avant. Poutine refuse une chose retirer ses troupes et sa chair à canon d'Ukraine, tout commence là Je veux bien que beaucoup ici soient taxés d'anti-Poutine primaires ... mais avant de dérouler à l'opposé sur un anti-américanisme tout aussi primaire et de se complaire dans le "European bashing" très à la mode au sein de nos extrêmes il serait peut-être bon de se documenter sérieusement sur les motivations de VVP, sur sa vision de l'occident et de se rappeler ce qu'il est en train de faire subir à ses opposants au sein de leur propre pays. On est sur la scène internationale, pas dans la cours de l'école, le "c'est ki ka komencé" n'a pas court ici. En revanche on sait qui a envahi qui et ceci est peut-être une ligne rouge. Que Poutine du fond de sa paranoïa considère la Russie menacée peut-être, avait-il raison ? il est permis d'en douter tout comme on peut douter que l'invasion ait été inévitable. En revanche ce qui est incontestable c'est que ce sont les Russes qui sont en train de dévaster une partie de l'Ukraine et pas l'inverse, c'est l'autoritarisme du Kremlin qui muselle et emprisonne pas les occidentaux ou les Ukrainiens. Une fois de plus un grand leader a voulu jouer en tablant sur la pusillanimité de ses "adversaires" et leur mollesse, pensant rafler la mise à peu de frais. Badaboum une fois de plus le grand Yaka s'est trompé et impose au monde aujourd'hui les conséquences de ses actions. Zut Poutine n'a pas l'impunité, c'est emm...
    24 points
  45. ON S'EN FOUT B.RDEL DE M.RDE, DE L'ARTICLE R413-10 SUR LE FIL DES COMBATS EN UKRAINE, ALLEZ AILLEURS POUR VOS COMBATS DE LONGUEUR DE ZOB ET DE VITESSE MOYENNE DE CAMION A 4 AXES Clairon
    24 points
  46. La chose n'est pas nouvelle. On a des exemples de troupes militaires parties sur l'air de la victoire, convaincues de la supériorité de leur manière de combattre et de la justesse de leur cause. Et puis rien ne coïncide. Le 14 août 1914, l'armée allemande arrive à Dinant, les troupiers pensent être à Paris dans 3 semaines au maximum. L'armée française, depuis 1870, on en fait ce que l'on veut, les Belges ne sont que broutilles. Les soldats allemands se font cueillir à froid par les nouvelles manières de combattre qu'ils devaient dominer sans partage. L'artillerie française se déchaine au canon de 75 mm sur le franchissement de la Meuse, les troupes belges résistent et vaillamment. 3000 Allemands restent sur le carreau en quelques heures, les soldats allemands découvrent les effets nouveaux et étranges de l'artillerie sans comprendre. Des soldats sont morts et quasi dénudés de leurs uniformes, il n'y a pas de doute, l'ennemi pille les cadavres, les mutile, les Francs-Tireurs sont partout, l'heure de la vengeance a sonné ! « Demain, Dinant tout brûlé et tout tué ! Nous, trop d'hommes perdus ! » Le 23 août 1914, l'armée allemande revient, le général-major Morgenstern-Döring demande à ses troupes d’« être impitoyables » et d'«agir sans le moindre égard contre ces fanatiques francs-tireurs et d'user des moyens les plus énergiques ». 674 civils seront abattus et les 3/4 de Dinant rasés. https://fr.wikipedia.org/wiki/Sac_de_Dinant_(1914) Que voit t'on à Boutcha et dans les faubourgs de Kiev ? Les troupes russes (pour celles qui étaient informées) étaient sans doute convaincues de leur supériorité matérielle et tactique, toutes nimbées des combats toujours remportés en Géorgie, en Syrie et ailleurs depuis plusieurs années. Les Ukrainiens ne sont que broutilles... On sera à Kiev dans quelques heures ! Et puis rien ne coïncide. Les Ukrainiens résistent vaillamment, tous les ponts sautent, les troupes d'élite russes se font calciner, des mythes s'effondrent. "La colonne russe la plus spectaculairement détruite le fut d’ailleurs dans cette même ville de Boutcha, dès les premiers jours de la guerre. C’était un détachement de forces spéciales russes débarquées à l’aéroport d’Hostomel, selon l’armée ukrainienne, et qui se dirigeait vers Kiev à bord de blindés légers ayant été aéroportés. Sur une route près de Zabuchya, une autre colonne blindée russe a été la cible d’une embuscade. Tanks et camions sont entièrement calcinés, certains stoppés au milieu du chemin, d’autres renversés dans les talus." Le Monde L'armée russe verse vraisemblablement dans l'incompréhension et la rage, l'ennemi est partout, on ne comprend rien... Désormais, on ramasse les cadavres des civils dans Boutcha
    24 points
  47. Entretien avec un volontaire polonais combattant en Ukraine. Quelques informations sur la tactique: ... J'étais dans un groupe de 130, dont 90 japonais. Les autres étaient des Américains, des Britanniques et cinq Polonais, dont un de la Légion étrangère, après des missions en Afghanistan. Les personnes qui avaient fait leur service militaire ou qui participaient à des conflits avaient deux jours d'entraînement et étaient immédiatement transférées au front. D'autres, plus passionnés et venus avec de la bonne volonté, ont dû rester plus longtemps dans la formation. … Je me souviens que lorsque je suis arrivé, les Américains étaient également venus. Parmi eux se trouvaient deux hommes, les plus âgés ayant la cinquantaine. Il s'est avéré qu'il s'agissait d'anciens pilotes américains, ils avaient plus que 1500 heures de vol. Lorsque les Ukrainiens l'ont appris et nous ne les avons plus revus. … J'ai servi dans l'armée polonaise, où j'étais un tireur RPG, donc après deux jours, j'ai été dirigé vers l'action. Maintenant, je fais partie d'une équipe de 25 personnes, avec les Américains et les Britanniques. … Nous détruisons les colonnes russes. Autant que je sache, les routes principales dans toute l'Ukraine, et en particulier pendant les hostilités, sont occupées par des Ukrainiens. La tâche de mon équipe de 25 personnes et des personnes qui nous changent dans les tranchées de notre station est de tirer sur ces colonnes. Comme vous le savez, les Russes s'efforcent actuellement de se rendre à Kiev avec du carburant, de la logistique et de l'armée. Nous sommes transportés de l'endroit où nous sommes stationnés par des voitures à la gare et là, nous nous allongeons dans les tranchées et attendons. 10 de ces 25, dont moi-même, ont des lanceurs de missiles Javelin … Utiliser le Javelin est un jeu d'enfant. Même vous seriez capable de le gérer après une minute, car c'est comme un jeu vidéo. Cette formation de deux jours visait à apprendre à utiliser le Javelin. Les Ukrainiens ne s'intéressaient qu'à savoir si j'étais apte. … Avant le premier combat, nous étions trois fois au même poste, allongés dans les tranchées pendant 12 heures à attendre la colonne russe. Comme je l'ai dit, toutes les routes principales sont gardées par l'armée ukrainienne, et les routes forestières secondaires sont flanquées par des groupes comme le mien qui doivent attaquer pour empêcher tout mouvement ultérieur sur cette route et fuir immédiatement. Pour les Russes, c'est très dévastateur mentalement, car ils savent que quel que soit le chemin qu'ils essaient d'emprunter, il y a toujours quelqu'un qui les attend. Même les petits cols forestiers sont protégés par les Ukrainiens. Nous sommes assis masqués dans les tranchées, car devant chacune de ces colonnes, un drone observe la zone. À la fin, une telle colonne est arrivée à l'endroit où nous attendions. … C'était une colonne de 30 à 40 véhicules. Voitures, camion-citerne de ravitaillement, véhicules de combat. Il n'y avait pas de chars car c'était une route forestière. Il s'agit essentiellement d'une chasse aux camion-citernes. Mais surtout, nous avons frappé le front pour les empêcher d'aller plus loin et semer la panique. Nous avons touché les véhicules au début de la colonne et le camion-citerne là-bas. … https://www.onet.pl/informacje/onetwiadomosci/wojna-rosja-ukraina-polak-ze-specjalnej-jednostki-rozbijamy-rosyjskie-kolumny/bksn0tp,79cfc278
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  48. Tout d'abord je veux vous dire que ce forum est merveilleux, une belle découverte pour moi, très actif, avec une participation de haut niveau et extrêmement poli. Dans les différents forums espagnols, nous sommes pour la plupart arrivés à la conclusion que l'Espagne n'a ni la capacité technologique, ni la capacité industrielle, ni la capacité économique de pouvoir assumer 33% d'un projet de cette envergure, nous sommes réalistes. Nous pensons que la demande de 33% de l'Espagne est induite par l'Allemagne qui, avec Airbus, une grande partie de ces 33% irait à l'Allemagne, qui resterait le groupe majoritaire. Mais ce n'est que notre opinion. L'Espagne veut le FCAS SCAF, industriellement c'est nécessaire et militairement il est très important d'avoir un produit de dernière génération que nous pouvons modifier et moderniser pour satisfaire les besoins réels de notre armée. TEMPEST n'est pas une option, si nous ne sommes pas dans FCAS SCAF pour quelque raison que ce soit, la première alternative est les États-Unis. Je me souviens qu'il y a des années, notre première option était le Dassault Rafale qui était très ajusté aux besoins de notre force aérienne mais pour des raisons politiques et / ou des pressions différentes, nous avons obtenu le TYPHOON. D'autre part, la dernière rumeur sur la vente d'ITP par Rolls-Royce est qu'INDRA se positionne comme un acheteur favori avec des négociations avancées Les salutations
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  49. En 4 jours et tu penses que l'Inde va enfin signer ? Ton optimiste te perdra jeune Padawan : j'ai rencontré une minette juste au moment où DA a "gagné" le MMRCA. Quand elle m'a demandé pourquoi le resto, je lui ai expliqué MMRCA, rafale, toussa-toussa. Ca pose le gars et le décors. Depuis, on a eu le temps de se marier, d'avoir un enfant, qu'il fasse sa première rentrée,...
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