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    Vous l'attendiez ? Vous le réclamiez ? Le voilà !! Le retour du post-fleuve des années impaires !! Bon, j'ai reçu pas mal de questions de plusieurs membres du forum, j'ai tenté d'en poser le plus possible, mais certaines n'ont soit pas pu être posées, soit pas eu de réponse. C'est pour ça que vous ne trouverez pas toutes les réponses à toutes vos questions. Si j'ai mis ces éléments ici et pas dans un article sur portail-aviation.com , c'est pour plusieurs raisons: soit parce que les infos n'ont pas été recoupées (obtenues par un seul informateur par exemple), soit parce qu'on m'a fait ces révélations en "off" ou lors des journées publiques quand je n'avais pas ma casquette "journaliste", soit parce qu'il s'agit de recoupements d'informations obtenues par différents interlocuteurs sans que les analyses n'aient été directement validées. Après, je pense connaitre mon sujet, et si je vous parle d'éléments précis ou vous donne mes analyses, c'est parce que je les estime correctes. Après, il y a peut-être des redites, mes notes ayant été prises sur plusieurs jours après plusieurs entretiens, sachant que TMor a déjà évoqué certains sujets abordés en ma présence que je n'ai pas rappelés ici. Si j'ai oublié quelques chose, ça me reviendra et je le mettrais plus tard. Bonne lecture à tous, laissez vos questions si vous en avez, j'essaierais de trouver le temps d'y répondre. Concernant l’OSF et le PDL : La voie TV de la version IT n'apporte pas des gains de performance extraordinaires, le diamètre de l'optique n'ayant pas évolué. Mais cela reste un des grands atouts du Rafale, unique en occident, lui permettant une identification visuelle jour-nuit complètement passive, contrairement au mode NTCR des anciens radars. La voie tV de cette version IT est tout de même en proche IR ce qui la rend quasiment tout temps et l'outil est véritablement très apprécié tant en air-air qu'en air-sol, pour la télémétrie comme l'identification longue distance. L'absence de voie IR dédiée sur la nouvelle version n'est pas vraiment problématique: déjà parce que la fonction scan air-air infra-rouge des MICA actuels est plus efficace que celle des vieux OSF avec voie IR, ensuite parce que le FLIR du pod Damocles est plus que convenable en navigation, et enfin parce que les fonctions track (y compris air-air) sont actuellement mieux gérées par le Damocles ou la nouvelle voie TV que par l’ancienne voie IR. La nacelle Damocles ne peut pas faire de scan champs large, mais peut rallier sur une piste AWACS (transmise par L16) ou radar par exemple. Sa portée est tout simplement une des meilleures du monde, même si elle souffre de quelques défauts en courte portée qui seront corrigés avec le nouveau pod Talios. Même si je n’ai pas eu de chiffres spécifiques, il semble que le couple AASM-Laser + Damocles offre une solution AGL avec une des plus grandes portées du monde, si ce n’est LA plus grande portée du monde (surtout si on prend en compte le fait que le pod permette un ciblage précis sur une cible en mouvement rapide). Donc ouais, ce n’est peut-être pas le meilleur pod au monde pour faire du CAS très courte portée, mais pour dézinguer des barges de débarquement, des sites SAM mobiles ou une colonne de blindés bien protégée, ça a l’air franchement sympa ! Si le Talios lui apporte une meilleure capacité courte portée sans obérer ses performances longue portée, ça promet du très très bon. Les fonctions air-air de la nacelle ne sont par contre pas pleinement intégrées à la fusion de données, la visualisation des optiques du pod se faisant sur un des écrans tactiles, et pas intégré dans la VTM (visualisation tête moyenne qui données "fusionnées" au pilote, on y reviendra plus tard). Les pistes scan des MICA par contre sont intégrées à la VTM, et ils servent véritablement de FLIR air-air pour les Rafale. Au final, concernant le scan & track passif, l'ancienne voie IR avait surtout cela de bien qu'elle était pleinement intégrée à spectra, que ce soit pour le scan ou pour le suivi. Mais elle avait cela de frustrant que sa résolution était bien plus faible que celle du pod et qu'on finissait par rallier ce dernier à la piste obtenue pour une meilleure identification. Cela imposait d’opérer sur l’écran gérant le pod plutôt que d’exploiter les données fusionnées affichées sur la VTM, mais ce n’est pas plus pénalisant que sur n’importe quel autre chasseur utilisant ce type de technologies, et, si le résultat demande un peu plus de boulot qu’avec l’ancienne voie IR, il est au final bien plus satisfaisant. Après, la solution actuelle n’est pas forcément plus « chronophage », le PDL comme l’OSF-TV permettant une « identification visuelle positive » de la cible à des distances supérieures à l’OSF-IR. Aujourd'hui, le scan se fait donc via les MICA et "un autre capteur " ( à mon avis les DDM-NG, je doute que le FLIR de la Damo puisses le faire, mais si quelqu'un veut me contredire ce serait avec plaisir), tandis que le suivi se fera par la voie TV ou le Damo selon la distance de la cible, son attitude et sa nature (on ne traite pas de la même façon un hélicoptère au raz du sol et un bombardier haute altitude). In fine, le scan se fait de manière transparente pour le pilote. A moins qu'il ne le demande, il ne saura pas si la piste vient d'un MICA, de SPECTRA, des DDM ou d'une combinaison de capteurs : SPECTRA gère les capteurs et la priorité des menaces. Pour le track par contre, la main revient au pilote qui utilise le moyen le mieux adapté pour effectuer son identification visuelle. Alors là, je n’ai fait que comparer l’ancienne voie IR aux nouvelles voies TV, au pod Damocles, au MICA etc. et on pourrait se demander ce que ça vaudrait si on la comparait à une hypothétique voie IR de nouvelle génération. Le soucis c’est qu’un capteur IR, même de dernière génération, situé dans l’OSF n’aura jamais la dimension de celui du Damocles (plus tard du Talios) et le sentiment de frustration imposant in fine de recourir au pod risque de perdurer. Les Rafale étant amenés à opérer en OPEX le plus souvent avec un PDL (au moins un par patrouille), il semble plus intéressant d’investir dans un meilleur pod (et en quantité) mais aussi dans de meilleurs capteurs pour le MICA ou le DDM-NG, plutôt que dans une voie IR sur l’OSF qui ne présente pas le meilleur compromis au final. C’est la voie qui semble être explorée en ce moment. J’ai demandé si on pouvait imaginer un nouveau capteur à la place du lest aérodynamique actuellement présent sur l’OSF-IT (je pensais à un capteur fixe type DDM-NG mais orienté secteur avant), on m’a dit que rien n’était prévu dans ce sens pour le moment, et que si la forme de l’ancien OSF était préservée, c’est parce qu’il ne fallait pas perturber les écoulements aérodynamiques dans cette zone, les pitots étant situés juste en dessous. Rafale vs Typhoon: Bon, je ne vais rien vous apprendre, je ne vais faire que redire ce qu’on me répète depuis plus de 4 ans: le Rafale est aujourd’hui nettement supérieur au Typhoon, et ça ne devrait pas s’arrêter demain. Et si c’est une évidence en air-sol, c’est aussi vrai en air-air, encore aujourd’hui. Le Rafale est ainsi largement plus maniable que le Typhoon, ceci étant autant dû à son aérodynamique qu'à ses commandes de vol électriques qui sont le grand atout de l'appareil. Mais le Typhoon entre de bonnes mains reste redoutable. Si le Rafale ne prend pas le dessus rapidement (ce qui arrive rarement, rassurez vous), le Typhoon peut utiliser sa plus grande puissance pour prendre le dessus via des évolutions verticales plus réactives. Mais cela n'est pas sensé arriver, sauf erreur du pilote de Rafale, à niveau de pilotage équivalent. On m’a dit ça quasi textuellement, sans bravade aucune, juste pour m’expliquer le bien qu’on pensait des CDVE de l’appareil, donc c’est plutôt rassurant. En tous cas, le Typhoon n’impressionne guère, bien au contraire. Au mieux ça à l’air d’être un Mirage 2000 avec un peu plus de patate et des missiles qui vont un peu plus loin, mais guère plus. En BVR, la sensor fusion et les MMI du Rafale semblent véritablement inclassables, et lui offrent vraiment un avantage redoutable en matière de prise de décision rapide, de positionnement tactique, mais aussi d'apprentissage: la "musique" est la même que l'on "joue" du air-sol ou du air-air (même combinaison de touche pour acquérir/cibler/tirer une cible au sol qu'en l'air) permettant à un pilote spécialisé air-sol de vite devenir très bon en air-air également. Néanmoins le Typhoon monte plus haut et plus vite, et une fois "perché ", il sait se servir de ses atouts : il orbite haut et vite, sait se servir de son radar à fort dépointage pour retarder en bas et dans les coins, et dispose de missiles avec une plus grande allonge, surtout tirés en HA. Ce n'est pas imbattable, mais si en face les Rafale sont en config air-sol, ils perdent certains de leurs propres avantages en matière de SER et de manoeuvrabilité. Mais apparemment, ce n’est pas un drame non plus: les avantages (et donc les tactiques) des Typhoon ressemblent à ceux des -5F, ce qui fait que, en config air air, les pilotes de Rafale ont des tactiques qu’ils connaissent bien pour équilibrer face au Typhoon. Et avec l’AESA, ça n’est que plus facile encore. En gros, comme d’habitude, à écouter les pilotes, ils n'ont peur de personne, estimant qu'en dog même le F-22 est « prenable". En BVR ils auraient bien aimé « tester » le F-22, mais personne ne veut dévoiler son jeu dans ce domaine: ni les américains, ni les français. En effet, la tactique de base en BVR avec les ROE habituelles est de repérer l’intrus au radar ou via une piste L16 et ensuite d’établir une détection visuelle via l’OSF-TV, qui semble porter assez loin. On sentait que ça les démangeait de voir la tête des cochers de Raptor après s’être pris une volée de MICA-IR lancés à une quarantaine de kilomètres de là. Mais c’est pas pour tout de suite. Tout ce que j’ai pu soutirer, c’est ce qu’on m’a déjà confié à plusieurs reprises: l’AMRAAM a une foutrement bonne portée, surtout dans ses dernières versions. Sur une bonne plate-forme (F-15C rétrofités AESA, Typhoon etc.) qui vole haut et vite, il ne faut jamais le prendre à la légère. Mais au final, tout dépend aussi des règles d’engagement. La plupart du temps, les ROE de l’OTAN demandent une identification positive de la cible, et bien souvent une identification positive visuelle. A ce petit jeu là, le Rafale et ses « petits » missiles MICA s’en tire souvent bien mieux que les F-15 et F-16 avec AMRAAM, puisque l’identification positive de ses derniers repose sur des modes radars très peu discrets (et qui peuvent être brouillés) et l’identification visuelle repose sur… les yeux du pilote. Ce qui explique pourquoi des Rafale en mission de pénétration TBA ont parfois pu descendre leurs agresseurs avant que ces derniers ne puissent le faire: parce que l’OSF-TV permet une identification visuelle longue distance (en partant du principe que les ROE sont les mêmes pour tout le monde, ce qui n’est pas toujours le cas, mais on va pas épiloguer 107 ans ici sur ces points de détail). Deux points cependant : un bon nombre de mauvaises surprises en dog auraient pu être évitées avec un viseur de casque, et pour les pilotes à qui j'ai pu parler, c'est vraiment l'équipement qui fait le plus défaut à l'appareil aujourd'hui, en air-air et en air-sol, bien plus que de la puissance moteur supplémentaire, des tuyères vectorielles ou n’importe quoi d'autre. Ensuite, on m'a confirmé que les performances des missiles MICA, notamment concernant leurs autodirecteurs et leur manoeuvrabilité terminale, n'étaient pas simulées de manière réaliste dans les exercices, la DGA cachant les capacités réelles des missiles (mais aussi des DDM-NG et de SPECTRA, m’a-t-on confirmé). Malgré cela, le Rafale n'a déjà peur de personne en opération comme en exercice, même si un certain avionneur français que nous ne citerons pas aimerait bien que l’Armée de l’Air montre un peu plus ce que l’appareil a dans le ventre, histoire que l’industriel puisse communiquer dessus avec ses prospects potentiels. Commercialement parlant, on ne cache pas chez Dassault la qualité technique et technologique du F-16E et de ses évolutions, qui reste un excellent appareil très bien conçu et qui a su évoluer remarquablement bien. Petit regret, j'aurais aimé parlé à un pilote de la Marine pour savoir ce qu'ils pensent des Super Hornet. Concernant le canon : Ce n'est toujours pas la grande joie du côté du canon du Rafale. Je ne vais pas réexposer ici l'historique de cette arme que j’avais déjà évoqué en long en large et en travers, mais c'est clairement là un des deux gros défauts de conception du Rafale. Une cadence trop élevée, du coup un canon qui chauffe et qui s'enraye, et une trop faible dispersion des munitions tirées. Ce qui aurait pu être excellent avec une conduite de tir automatique comme prévue au départ est devenu à peine correcte dans le meilleure des cas dans le cadre d'une utilisation conventionnelle. Comme me l'a dit un pilote : "il marche très bien tant qu'on ne l'utilise pas", et il ne semblait plaisanter qu’à moitié. Malgré tout, une grosse partie des problèmes originaux dus aux vibrations ont été résolus ou sont en voie de l'être. Nexter travaillerait aussi à réduire la cadence de tir afin d'augmenter la fiabilité de l'engin. Bref, il n'a pas encore la fiabilité du canon du Mirage 2000, mais il est en amélioration constante et est aujourd'hui suffisamment fiable (ou en tous cas sécurisé) pour être utilisé régulièrement en opérations, que ce soit pour des sommations en AA ou des tirs AS. Mais, je cite toujours, " heureusement qu'on vole à deux ". Le problème de la dispersion trop faible par contre semble plus difficile à corriger. Même si on ne m'a pas répondu franco chez Dassault, la présence de pods canon mono et bitube sur leur stand ne me semble pas anodine. Un de mes interlocuteurs ayant même évoqué la possibilité toute théorique de voir un futur Rafale sans canon interne si un client en faisait la demande (j'imagine que l'expérience Rafale N doit rendre ça faisable sans trop de difficultés), mais ça ne me semblait pas faire référence à un prospect actuel en particulier, juste à une faisabilité technique si on le demandait. Ceci étant dit, je trouverais personnellement assez classe d’avoir une version du Rafale sans canon interne mais avec une plus grande capacité carburant par exemple, avec un pod monotube sous l’entrée d’air en face d’un pod Talios. Ou mieux, 6 AASM, 2 pods roquettes guidées laser en point 3, et un canon bi-tube en ventral. Pour faire plus clair, à part écrire « close air support dans ta face! » sur le flanc de l’appareil, je vois pas ! :D Concernant les DDM-NG: Que ce soi chez Dassault ou au Ministère de la Défense, la consigne donnée à nos interlocuteurs est clair : ils ne doivent pas en parler. Pourtant en lisant entre les lignes, en écoutant quelques conversations à la volée, ou avec quelques confidences off, il est encore possible d'en tirer quelque chose d'intéressant. Déjà, une chose est sûre, ils en semblent TRES nettement satisfaits. De ce que j'ai pu soutirer (par la ruse) comme information, ils participent à la "bulle" de protection autour de l'avion, intégrés dans le SPECTRA, qui peut déterminer seul le tir de MICA par dessus l'épaule. De là à dire que les DDM permettent de faire une désignation d'objectif (DO) rudimentaire, il n'y a qu'un pas que l'on serait facilement tentés de franchir... Avec toutes les nuances que cela comporte: ce genre de DO n'aurait d'utilité qu'en cas d'autodéfense. Le missile est lancé sur une position approximative et se débrouille seul pour trouver sa cible. Même s'il ne touche pas sa cible, il forcera l'adversaire à baisser la tête, permettant au Rafale de se repositionner pour lui coller un autre MICA. En tous cas, il participe à la possibilité de tirs derrière l'épaule. Est ce qu'il est suffisant pour un tel usage, ou bien y a t'il nécessairement un autre capteur impliqué? J'ai la sensation et la conviction que dans certains cas il peut assurer de tels tirs seul, sans que la piste ne soit corrélée L16 ou SPECTRA mais je n'ai rien pour le prouver. Techniquement en tous cas, cela ne semble pas poser de problème, on le sait depuis l’article de Prof, mais reste à savoir ce qui est implanté réellement dans le système d’arme de l’avion. Les DDM-NG étant des équipements pouvant remplacer les DDM classiques quasiment en « plug & play », il est plus que probable que les capacités les plus exotiques offertes par les capteurs ne soient insérées dans le système d’arme qu’au fur et à mesure des mises à jour logicielles des différents standards. Quoi qu’il en soit, même si techniquement les DDM-NG étaient capable de fournir, seuls, une DO rudimentaire, j'ai l'impression que c'est tactiquement hautement improbable : un Rafale n'opère pas seul et il y a peu de chances qu'il se fasse surprendre à ce point. Un intrus ne surgira pas par miracle à moins de 10 nautiques d’un Rafale sans que SPECTRA, la L16 ou les autres capteurs ne viennent corréler la piste reniflée par les DDM-NG. Mais en tous cas je ne doute plus que le DDM-NG soit autre chose qu'un simple détecteur de départ missile, et que dans certains cas il participe à la détection d'aéronefs et à la réalisation d'une DO. On le savait techniquement possible, pour moi aujourd’hui c’est une réalité opérationnelle. Ceci dit ce n'est pas un OSF bis! Les pistes DDM-NG sont intégrées dans la fusion de données affichée en VTM mais le pilote n'a pas d'accès direct à ce que "voit" le capteur, contrairement à l'OSF qui sert à l'identification visuelle, il n'y a pas de télémétrie laser etc. C'est pour ça que je pense qu'il participe grandement à la situation awarness et à la réalisation des DO mais que, seul, il reste cantonné à un rôle d'autodéfense Donc, pas un OSF dans le sens où il ne permet pas d'obtenir des DO comme un OSF (laser ranger, visualisation sur écran etc.), mais participe à la DO via la fusion de donnée. Concernant le radar et la SER: L'antenne AESA apporte des avantages considérables par rapport à l'ancienne antenne, qui était déjà très bien. Le PESA a pu démontrer la souplesse et la résistance aux ambiances de guerre électronique de l'antenne électronique, l'antenne active améliore encore la souplesse d'utilisation tout en offrant une portée maximale très appréciable, sans sacrifier à la discrétion de l'ancien modèle. Concrètement, au delà de la portée maximale qui sera nécessaire au tir de Meteor (même s'il semble qu'on se contentera parfois de l'utiliser dans une gamme de portée similaire au PESA mais en bénéficiant d'une discrétion accrue), c'est surtout l' entrelacement des modes qui est très attendu, notamment le suivi de terrain et la veille air air. A terme, il m'a été sous entendu que des modes anti furtifs étaient en développement et qu'ils pourraient arriver "plus vite que prévu " (je miserais 50 balles sur le standard F4 et 50 de plus sur une capacité de suivi de sillage, vu ce qui m'a été sous entendu, mais je peux me tromper, n'y connaissant rien en fréquences utilisées par les radars et autres joyeusetés de ce genre). La SER du Rafale est très faible, incomparablement plus que celle du Typhoon en lisse, d'après un pilote de Rafale. Mais en réalité les avions ne volent pas en lisse, et même s'ils étaient complètement invisibles et qu'on ne voyait que deux bidons, deux SER de pigeons volant en formation à mach 1,5 il semble que ça se remarque sur un écran radar. Donc en gros, la furtivité passive n'est pas si importante dans les configurations opérationnelles, SPECTRA et les profils de vol jouant beaucoup plus pour la discrétion de l'appareil. Mais Dassault travaille sur des emports plus discrets pour améliorer encore l'efficacité du spectra. En tous cas, les dents de scie et l’implantation medium de la voilure du Rafale, ainsi que l’angle des entrées d’air ne sont pas là par hasard ni pour faire joli. Alors que sur le Typhoon, pour citer un pilote de Rafale, « on dirait qu’ils ont tout fait pour qu’il ne soit pas discret », en ne parlant que du design. Concernant SPECTRA et la VTM: Je ne vais pas revenir en détail sur ce qu’est la VTM, on pourra toujours en discuter après. En gros, c’est la Visu Tête Moyenne qui est située juste sous le HUD et, comme ce dernier, est colimatée à l’infinie (enfin, à 5m, mais pour l’oeil humain c’est kiffe kiffe). Déjà, cela permet à l’oeil du pilote de ne pas avoir à faire de la gymnastique en passant du HUD à la VTM, mais surtout cela donne l’impression (à l’oeil et au cerveau) de voir une surface bien plus grande que ce qui est réellement perçu. Un peu comme un écran de cinéma à 10m qui ne sera pas plus grand dans votre champ de vision que votre smartphone collé à vos yeux mais restera bien plus confortable à regarder, avec une meilleure définition de l’image et plus de facilité à interpréter rapidement ce que l’on voit. Sur cette VTM, le système de combat de l’appareil affiche la situation tactique et les différentes informations que le système choisi d’afficher au combat. C’est l’écran de la fameuse « fusion de données » dont on parle sans arrêt. Le système offre sur une seule visualisation une présentation claire de la situation tactique, des menaces, des éléments détectés par les différents capteurs. La symbologie est simple, le pilote n’a pas besoin de passer son regard d’un écran à l’autre pour s’assurer que la piste L16 transmise par l’AWACS correspond bien à la piste détectée par son capteur infrarouge, etc. Tout cela est gérer par la fusion de donnée et balancée au pilote sur la VTM. Et ils en sont très content. Ils savent que c’est un de leur grand point fort, qui implique une grande confiance dans le système d’ailleurs, mais offre de furieux avantages au combat en matière de compréhension de l’environnement et de prise de décision rapide. Le seul petit défaut de la VTM, c’est qu’il faut parfois pencher un peu la tête d’un côté ou de l’autre, puisqu’il est difficile de voir l’ensemble des éléments affichés d’un coup. Mais apparemment c’est un coup de main qui se prend vite et ne pose guère de problèmes. On notera que cette VTM n’a d’intérêt que parce que le SPECTRA est réellement efficace ! J’avais déjà parlé du fait qu’il pouvait y avoir quelques erreurs de recoupement d’information, notamment quand il s’agit d’intégrer des pistes L16 mal rafraichies ou un peu approximatives, mais il est toujours possible de choisir de ne pas afficher certaines données sur la VTM dans ces cas là. Mais la plupart du temps, SPECTRA gère tout tout seul, allant même jusqu’à classer les menaces et leur attribuer une priorité, laissant au pilote le soin de réaliser sa mission. Bon, si on confirme que SPECTRA joue un rôle majeur dans la discrétion du Rafale, on ne donnera pas d’infos à un journaliste. J’ai au final eu plus de « confidences » les journées publiques en cachant mon badge que lors des journées pro. Même si je n’ai rien appris qu’on ne m’ait déjà dévoilé par le passé, c’est toujours bon d’avoir des confirmations: -SPECTRA seul permet bien d’établir une DO en BVR, mais ce n’est pas forcément pertinent puisque les ROE demandent souvent soit une confirmation visuelle, soit une confirmation par un AWACS. De plus, même si les CME du Rafale sont excellentes, celles de l’adversaire peuvent aussi être très bonnes, et on retrouve alors tout l’intérêt de la fusion de donnée avec les autres capteurs: les MICA-IR peuvent confirmer la direction d’une cible, l’OSF-TV et son télémètre laser peut confirmer la distance, tout en dévoilant le moins possible la présence du Rafale. C’est d’autant plus pertinent en missions de pénétration, quand le Rafale doit être aussi discret que possible, que sa posture TBA oblige l’adversaire à le chercher au radar, et qu’il peut exploiter pleinement son OSF dont la portée dépasse alors largement celle de ses missiles. -On ne m’a bien sur pas parlé d’annulation active, mais des détails m’ont mis la puce à l’oreille. Il semblerait que jouer avec le retour de phase des radars adverses soit une réalité, mais que le but serait moins de devenir invisible que de tromper sur l’emplacement, le nombre, la distance, la nature de la menace. Ça on le savait aussi, mais ce qui m’a vraiment frappé c’est encore une fois la cohérence d’un tel système par rapport au concept Rafale: cela demande une énorme confiance dans SPECTRA et une bonne paire de bolocks, mais ça permet vraiment de protéger les appareils tout en forçant les radars adverses soit à sortir de l’ombre permettant de mieux les éviter (voire éventuellement les détruire), soit à jouer profile bas devant leur incapacité à comprendre la situation tactique. Je n’ai pas les détails tactiques évidemment, mais ça à l’air très très impressionnant, dotant que je ne sais pas ce que SPECTRA réserve pour l’air-air (si ça se trouve là on joue plus sur l’invisibilité). En tous cas cela reste très cohérent avec l’idée que le SPECTRA n’a pas pour but de brouiller large et violent pour dégager un couloir safe pour un raid entier (méthode US) mais de brouiller fin et subtile pour protéger chaque appareil d’une part, mais aussi pour créer un véritable bruit de fond électronique diffus rendant la situation intenable pour les mecs d’en bas. -En Libye, qui était plutôt bien équipée niveau DCA/SAM, les gars savaient que les Rafale étaient en chemin, ils connaissaient leur destination et leurs cibles, et ils n’ont rien pu faire pour autant. Il y aurait bien eu des tirs en face, des leurres et des évasives, mais il reste difficile de savoir à quel point la survie des appareils a été du à la qualité du SPECTRA ou à l’échec des tirs de missiles (et apparemment, ils s’en foutent un peu, tant qu’ils rentrent à la maison). En tous cas, l’Armée de l’Air n’a pas attendu les tirs de barrage des Tomahawk américains pour faire du SEAD à coup d’AASM et sur pistes OSF/SPECTRA à l’époque. Mais ça on en avait déjà parlé. Concernant l’AASM et le SEAD: Puisqu’on parle d’AASM. Les coordonnées des cibles sont transmises à l’appareil par L16 ou Rover, ou bien encore obtenues directement par les capteurs du Rafale: OSF, Damocles, radar, voire SPECTRA ou une combinaison de ses capteurs. Elles sont ensuite intégrées dans les AASM via une manipulation du pilote: cela ne se fait pas « automatiquement », mais il n’a pas à entrer les coordonnées manuellement non plus. C’est apparemment bien foutu et assez simple et rapide à réaliser comme opération. L’AASM est bel et bien capable d’être tirée en secteur arrière. Voici la conversation mot pour mot avec un pétaf de l’Armée de l’Air: « -Du coup, c’est vrai qu’on peut tirer des AASM vers l’arrière? - Ah oui, tout à fait ! - Et ça a été fait, je veux dire, ça a un intérêt quelconque ? - Ah non, ça sert strictement à rien, mais si on voulait, on peut. » Donc ça n’a jamais été fait en opération, et apparemment l’intérêt ne semble pour l’instant pas établi. Mais si on devait en arriver là, on pourra le faire. Tactiquement, il semble plus intelligent de tirer sur le côté et de faire ensuite une évasive (ce qui oui, concrètement, fait que la cible au moment de l’impact sera derrière le Rafale qui esquive) plutôt que de survoler une cible et de lui tirer dessus par l’arrière. Et effectivement, dit comme ça, c’est assez logique. Le gros avantage de la bombe est de ne PAS avoir à survoler les cibles, à ne pas avoir un comportement prévisible pour les mecs en bas, à pouvoir faire plusieurs passes de tir sur un groupe de cibles sans JAMAIS arriver du même endroit, sans jamais survoler les cibles, sans jamais avoir la même altitude ou la même attitude au moment du tir. Il est possible de coordonner des frappes avec grande précision, de pouvoir tirer sur une cible dans une vallée voisine si on le souhaite etc. A la DGA, on reste très évasif sur la question de l'utilisation en SEAD du Rafale: cela semble se faire empiriquement, mais les procédures ne semblent pas encore complétement validées. J’ai demandé ce qu’il valait comparé à un F-16CJ, et on m’a fait comprendre que la question ne se posait pas en ces termes. Le F-16CJ est un appareil d’escorte, il doit forcer les radars adverses à se dévoiler pour les détruire et assurer la sécurité des bombardiers qui, eux, n’ont quasiment aucun moyen de défense propre contre ce type de menace. Avec le Rafale, c’est très différent. On ne vole pas avec une attitude provocante dans le but de forcer l’adversaire à se dévoiler. Chaque appareil du raid est capable d’assurer sa propre protection, et si des radars se dévoilent, SPECTRA permet avant tout d’éviter les radars adverses. Si la mission l’exige ou qu’il s’agit d’une cible d’opportunité validée, des tirs SEAD à base d’AASM peuvent avoir lieu (et ont eu lieu), mais le but est avant tout de laisser le raid passer vers ses cibles originelles. Chacun se protège au lieu de protéger le troupeau … l’efficacité globale est plus importante pour un emploi tactique à la française. Le gros avantage de cette solution réside dans le fait que chaque avion du raid est potentiellement capable de détruire 6 radars adverses, et en ne forçant pas l’adversaire à se dévoiler lors des premiers raids, on évite le risque de perdre un appareil alors que la maitrise du ciel n’est pas encore totale (si on peut éviter une mission CSAR le premier jour, on va pas se priver). A plus long terme, soit on envoie des raids viser directement les sites SAM (à base d’AASM ou de SCALP), soit on s’en prend à la logistique (camions de transport de missiles, véhicules de commandement etc.). Du coup, au final, il n’y aura pas d’AASM spécifiquement anti-radar de prévu. Cela ne semble pas correspondre à l’esprit de l’AASM qui est justement d’être multifonction, de ne pas avoir à choisir avant le vol quel type de bombe emporter. A ce petit jeu là, la version laser est très attendue, alors que la version IIR ne semble plus avoir spécialement le vent en poupe dans l’Armée de l’Air : trop contraignante d’utilisation puisqu’elle ne permet pas de toucher des cibles mobiles ou non-renseignées avant le départ autrement que via son mode GPS/INS qui a démontré sa précision métrique, la variante IIR reste utile dans l’inventaire (si un jour on ne peut plus compter sur la précision du GPS, en cas de brouillage ou de refus US par exemple), mais en opération la version INS/GPS a montré sa précision et c’est la version Laser qui est très attendue en quantité (les premiers tirs effectués en opération n’ont pas exploité tout le potentiel de la bestiole). La version laser offre l’avantage de pouvoir être tirée sur des cibles en mouvement rapide, y compris contre des sites radar et des cibles navales, le pod Damocles étant, comme vu plus haut, assez impressionnant en terme de portée. Et cette capacité de tir sur des cibles mobiles désignées laser n’empêche pas l’AASM de pouvoir être utilisée « classiquement », en mode INS/GPS, avec une précision impressionnante. Des modes air-burst sont en cours de développement, pour les missions actuelles de soutien aérien, mais aussi à l’avenir pour des missions de SEAD, comme arme anti-infanterie, contre des concentrations de véhicules etc. SPECTRA semble en effet assez précis pour pouvoir extraire des coordonnées approximatives de radars ou engins de communications de sites SAM, même si le plus souvent la discrétion du Rafale lui permet d’affiner la DO avec une télémétrie Damocles ou OSF. A ce moment là, une paire d’AASM, prochainement en mode air-burst, fera aussi bien l’affaire qu’un couple de missiles HARM. Ainsi, au lieu de développer une nouvelle munition spécifique, les industriels préfèrent travailler sur l’amélioration de la DO sur pistes passives (SPECTRA) multicapteurs (comprendre affinées par la synchronisation des observations de deux ou plusieurs appareils). J’ai voulu avoir plus d’infos sur la nouvelle tête AASM présentée avec deux autodirecteurs (un laser et un IIR je suppose, même si je ne comprends pas pourquoi ils n’ont pas fait un autodirecteur bimode, ça se fait), mais j’ai trouvé personne pour m’en parler. Si quelqu’un a des infos là-dessus. Divers: Le radar AESA semble vraiment excellent. Le PESA n’est pas mauvais du tout, mais l’AESA représente un véritable bon en avant, à la fois en terme de portée, de fonctionnalités et de discrétion. Le travail collaboratif entre un Rafale AESA et un ou plusieurs autres équipés de PESA (qui en réalité combattront surtout radar éteint) devrait prendre tout son sens rapidement. On peut regretter que tous les PESA ne soient pas passés en AESA, mais en réalité ça a peu d’importance: les tactiques habituelles du Rafale impliquent déjà que seule une partie des appareils opèrent radar allumé, les autres restant discrets. Là, on s’arrangera juste pour que celui qui allume son radar soit celui qui a l’antenne AESA. C’était sous-entendu quand je parlais des DDM-NG, mais le Rafale peut bel et bien tirer des MICA en secteur arrière en utilisant uniquement ses propres capteurs, SPECTRA donc, et sans aucun doute DDM-NG également. Mais même sans ces derniers, SPECTRA seul peut assurer une DO suffisante pour des tirs d’autodéfense en arrière. Dassault aimerait vraiment que l’AdlA et la MN s’amusent à faire ce genre de tirs lors des exercices internationaux histoire de faire un peu de com’ là dessus, mais ici aussi la DGA refuse de dévoiler à des adversaires potentiel qu’un avion volant radar éteint dans les 6h d’un Rafale est en fait déjà une cible pour le Rafale. L’Armée de l’Air veut l’ouverture des points 3 et un viseur de casque… mais ne veut pas payer pour le développement. Donc petit bras de fer entre Dassault qui ne veut pas demander à ses clients export de payer pour une capacité que l’AdlA exploitera ensuite (ça fait pingre, et ça diminue la compétitivité de l’offre Dassault) et l’Armée de l’Air qui ne veut pas payer pour des équipements qui de toute manière seront proposés à l’exportation. Au final, ça risque surtout de retarder l’arrivée du HMD, même si l’état devrait finir par participer un peu de sa poche à l’ouverture des points 3, l’idée étant de doter les Rafale air-sol d’autant d’armes air-air que les config intercepteur actuelles. En missions de supériorité aérienne, il s’agira d’emporter 2 Meteor, 4 MICA-EM et 2 MICA-IR. Ça commence à faire du joli monde tout ça. Par contre, LE gros point noir du Rafale, ce n’est ni l’absence de HMD, ni le réacteur (qui, on me l’assure, n’est aucunement trop faible), mais bel et bien la radio. Nouvelle antenne ou pas, la radio du Rafale est apparemment une horreur, le système le plus énervant de l’appareil. On n’entend rien, la portée est merdique, il faut que l’avion soit à plat pour que ça ait une chance de fonctionner un minimum… Bref, ce serait LE TRUC à remplacer d’urgence pour les pilotes. Non pas que ça soit critique comme problème, juste particulièrement agaçant semble-t-il. J’ai trouvé ça étrange parce que j’en avais jamais entendu parlé, mais si on m’a demandé de leur poser la question, j’imagine que ce n’est pas pour rien ;) Comme évoqué à l’instant, la puissance du Rafale semble largement suffisante pour tous les acteurs à qui j’ai pu parler. L’avion reste léger de base, et en configurations air-air, vouloir un réacteur de 9t, c’est vouloir le transformer en Faucon Millenium (je vous en avais parlé il y a quelque temps: si on mettait 9t de poussée au Rafale, il aurait le meilleur ratio poussée/poids du monde, devant le Typhoon, le Raptor et le PAK-FA) et risquer d’être bingo fuel bien trop tôt, alors que l’appareil actuel n’a aucun problème, grâce à des CDVE et une facilité de prise en main que certains prospects n’avaient peut-être pas anticipés. Par contre, ça pourrait être intéressant d’avoir un poil plus de poussée pour les décollages en configurations lourdes par temps chaud et en altitude, mais même là on semble plutôt confiant: « si on doit avaler 200m de piste en plus pour décoller, c’est pas la mer à boire non plus ». J’ai demandé quelle était l’arme qui manque le plus au Rafale. On m’a répondu que jusqu’à présent il lui manquait surtout une capacité de frappe lourde plus simple à mettre en oeuvre que le SCALP, mais on me confirmait dans le même temps que le Rafale venait d’utiliser pour la première fois en opération la GBU-24, quelques jours avant à peine. Ce qui lui fait donc le plus défaut reste une arme à faible effet collatéral, pour utilisation en milieu urbain notamment. TDA milite fortement pour le choix de paniers de roquettes guidées en point 3 (2 paniers de 12 roquettes guidées au total), assurant que cela permettrait de neutraliser 24 cibles sensibles, sans empiéter sur la capacité d’emport de 6 AASM ou GBU-12 sous voilure. Mais TDA/Thales bousculent un peu trop les idées reçues bien implantées dans les têtes dirigeantes de l’Armée de l’Air. On leur aurait clairement dit, avant même qu’ils ne commencent leur exposé lors d’un brief à l'AdlA, que « Non mais de toute manière vous perdez votre temps, nous on veut du missile, la roquette c’est terminé ». Bref, l’innovation face à une culture bien implantée qui refuse (avec certains arguments valables, d’autre beaucoup moins) d’admettre ses tords passés. En attendant, le Rafale aura bien une arme à faible effet létale, en l’occurence la BLU-126 qui n’est qu’un corps de bombe similaire au Mk82 mais moins puissant, garantissant son intégration sur GBU-12, GBU-49 et AASM, en théorie. C’est moins glamour que des roquettes, mais foutrement plus facile à intégrer. Donc en gros, niveau armement, le futur ce sont des corps low collateral damage et d’autres corps air-burst pour les bombes déjà en service, une généralisation de l’AASM-Laser, et peut-être plus tard du MICA en point 3. EDIT: Au delà de l'intégration de nouvelles armes, ce que demandent les pilotes c'est de pouvoir embarquer des configurations dissymétriques, ou au moins différents types d'armement sur le même vol. La DGA et les industriels travaillent déjà sur la possibilité d'emporter 1 GBU-24 sous le ventre et 6 AASM/GBU-12 sous les ailes pour pouvoir traiter une cible principale et des cibles secondaires (ou les défenses de la cible principale) dans le même vol. Dassault assure que ça ne pose aucun problème d'intégrer des GBU-12 à droite et des AASM à gauche, ou des AASM-IR d'un côté et des AASM-laser de l'autre. Mais il faut que le client paye pour ça, et pour l'instant l'AdlA préfère panacher au sein des différents avions de la patrouille que sous le même avion, c'est un choix qui en vaut un autre. D’une source industrielle qui bosse au Moyen-Orient, il n’y a pas de revente prévue pour les Mirage 2000 du Quatar et des Emirats pour le moment: l'optique eu M-O serait plutôt à une augmentation des moyens armées (frappe en profondeur et interdiction courte portée), avec même une montée en puissance des moyens air-sol des Mirage 2000 de la région. Je n’ai pas le droit d’en dire plus, mais en gros il va y avoir de toutes nouvelles configurations d’armement sur les 2000 locaux dont nous n’avons pas l’habitude. Il faut dire qu’on est habitué depuis longtemps à avoir 4000 litres de carburant sous les ailes pour aller très loin balancer 2 pauvres bombes sur les idiots qu’on arrive à débusquer. Face à l’Iran, l’optique est strictement inverse: les barges de débarquement seront à moins de 60 bornes des bases aériennes, et il faudra surtout charger les avions raz la gueule de munitions. J’attends de voir ça avec impatience. Last but not least, j’ai appris qu’un Rafale c’était bouffé un pelican lors d’un exercice international. Il me semble que c’est au Canada, ou alors en Norvège je n’ai pas retenu. Mais l’oiseau a complètement dégommé le moteur, les dégâts restant confinés à ce dernier, à part quelques pocs au niveau de l’entrée d’air et une antenne SPECTRA qui n’a pas apprécié l’expérience. Après un changement standard de moteur, l’avion a pu rentrer à la maison sans soucis. N’empêche, un pélican !
  2. 23 points
    Je n’ai pas posté depuis 2013, mais là je ne peux pas faire autrement. DEFA t’es mon idole. C’est grâce à toi que je suis devenu la terreur des réunions hebdomadaires dans ma boîte et le badass de la taule. Dés qu’un gars ouvre la boîte à bullshits, dés que je sens venir l’absence de fond du PowerPoint léché et design qu’ un gusse a passé plus d’heures à rendre sexy qu’à réfléchir à son contenu, je me dis en moi-même : « Qu’en aurait pensé DEFA, qu’en aurait dit DEFA ? » Résultat, au boulot, je pense DEFA et je parle DEFA. Depuis que je fais ça : -Les réunions durent moins longtemps. -On est plus efficace. -Ceux qui n’ont rien à dire ferment leur gueule. -On sait oû on va et comment y aller. -Je mange seul à la cantine. -Mon boss a peur de moi, mon N+1 a peur de moi, mes collègues ont peur de moi, mon stagiaire a peur de moi, le gars du courrier a peur de moi, le support informatique a peur de moi. -Toutes les femmes du service de 22 à 63 ans défaillent quand elles me croisent. Depuis ma vie professionnelle a changé, et j’en suis heureux. J’exagère mais je ne déconne pas, je le fais vraiment et putain que c’est bon ! (J’ai pas encore essayé la méthode DEFA avec ma femme, mais je compte m’y mettre bientôt)
  3. 19 points
    Ma réaction est motivée par plusieurs évidences qui vont bien au-delà de l'article pointé par Rochambeau _ Rochambeau d'ailleurs que je regrette d'avoir froissé 1-des erreurs ont été commises pour des raisons multiples et étalées dans le temps, sous-estimation des risques, gestion purement comptable de questions qui dépassent largement les simples critères d'ordre financiers, conflits d'intérêts, inculture crasse ... - ces erreurs ont vu leurs effets se cumuler dont acte 2-la formidable focalisation sur des sujets somme toute secondaires exemple les masques les masques ... pardonnez l'analogie mais cette focalisation me fait penser aux débats sur nos frégates. La première chose qu'on regarde sur ces bâtiments et le premier sujet de débat c'est l'absence de 127 mm ... la belle blague, en débattant là dessus on passe à côté de 90 % des capacités de ces engins ... Là ce sont les masques ... Au risque de me répéter on se focalise sur le facile et le médiatiquement "buzzable" ou "bankable" le reste semble bien trop difficile à comprendre, comment prépare-t-on les campagnes de tests, l'organisation des soins, les stratégies d'approvisionnement ... "on a pas assez de masques, le gouvernement a menti en disant qu'il n'y en avait pas besoin" ... Oui le gvt a menti en disant que ce n'était pas nécessaire. Mais si la vérité avait été exposée crûment c'était la guerre déjà que des centaines de milliers de masques ont été volés dans les premiers jours ... je vous laisse imaginer le scenario. Dès la première semaine de confinement nos services saisissaient des FFP 2 dans des épiceries ou des pharmacies qui les possédaient sans aucun justificatif de détention (factures ou bons de livraison), des gens se promenaient avec des masque sous le menton en les tripotant toutes les 5 min. alors que des personnels soignants n'en avaient pas ... Dire que c'était utile, vous vouliez quoi Mad Max ? Alors qu'on sait très bien que les FFP 1 ne sont vraiment utiles que si tout le monde en porte puisque tout le monde est sensé être à risque. Qu'on commence déjà par bien les porter ces put... de masque on discutera après 3-Les tests "mais pourquoi on teste pas tout le monde", penchez vous un peu sur les procédures à respecter et les moyens à mettre en oeuvre et vous verrez que ce n'est pas si évident que çà de "tester tout le monde" 4-le bashing systématique des capacités développées par les acteurs publics et privés ... et le silence sur ce qui se fait effectivement. Alors oui je le dis j'en ai plein le cul de lire ou d'entendre que la France est un pays du tiers monde gouverné par des incapables et des menteurs qui n'ont rien vu venir et qui gèrent le problème n'importe comment. J'en ai plus que marre de cette dictature de l'instant et du tweet du sondage ou du scoop où une majorité pense avec son cul à défaut d'utiliser sa cervelle ... où on se regarde le nombril en se disant qu'on est gouvernés par des incapables. On est obligés de faire avec ce qu'on a, pleurnicher se lamenter ou critiquer les actions passées ne sert absolument à rien. J'ai écouté le document de Plenel sur les masques, il ne dit absolument rien qu'on ne connaisse déjà. Il y a un temps pour tout; aujourd'hui le but est de trouver les axes de progression (je ne parle même pas de solutions) les moins mauvais possible; critiquer l'action des pouvoirs publics ne peut se faire que si on a des contre propositions valables à offrir sinon on ferme sa gueule ... Les dettes si dettes il y a se paieront parce que dans ce pays "merdique" qu'est la France il y a encore des élections et c'est jusqu'à preuve du contraire le meilleur moyen qu'on ai trouvé de remercier ceux qui ont éventuellement fauté. Allez dire çà aux Chinois. J'aimerais je paierais cher pour voir à l’œuvre aujourd'hui les donneurs de leçons qui se répandent ici ou là. Ceux-là même qui sont parfois les premiers à critiquer les dépenses publiques. J'aimerais les voir à devoir gérer de front l'économie, un chômage en hausse de 7%, des perspectives de faillites en cascade, les peurs des gens, les merdes qui tombent sur la tête de millions de personnes dont les ressources chutent sans perspective de reprise à court terme, l'incertitude de l'après 11 mai, l'incertitude de la 2e vague etc etc etc ... Taire maintenant oui parce que ce n'est par le moment de braire, mais celui de réfléchir et de serrer les dents, celui d'avancer chacun à son niveau en essayant de penser à autre chose que son cul. Oublier non mais là encore peut-être que ceux qui gueulent aujourd'hui le font parce qu'ils seront incapables de se souvenir dans quelques temps. Se souvenir çà demande aussi un certain mode de réflexion et d'agencement de la pensée. Moi j'appréhende l'après 11 mai, comment allons nous gérer la reprise de l'activité comment allons nous nous comporter individus et institutions face à un déconfinement qui ne pourra pas être uniforme
  4. 18 points
    Yep, trop bref résumé "du dernier tir Sol Air de l'armée française". Ne sont pas mentionnés les déboires de la chasse (bordel), donc de la PO (patrouille opérationnelle), la carence avérée du Crotale … C’est un jeune aspirant en poste au radar Centaure qui, en fin de chaine décisionnel, a donné l’ordre de tir au dispositif Hawk. Très tard. Tellement tard que le missile (en fait le deuxième, le premier n’est pas parti de l’affut), n’a pas eu le temps d’armer ses sécurités. Lors de l’impact, le missile rentre littéralement dans les ¾ arrières de l’empennage du TU 22, sans explosion. Il le coupe en deux tronçons. Ensuite seulement les explosions arrivent. Deux bombes au phosphore (sur les quatre en soute) de 1500 kg sont expulsées des flancs, dont l’une vient se planter dans la terre, toujours sans explosion. Résumons-donc la DA du moment ; - Une maitrise du ciel avec dispositif dédié, dont PO. - Une batterie hawk sur site - Une batterie Crotale sur site - Une ribambelle de flak en 20 mm un peu partout Trois intrusions presque à la queue leu-leu plein nord qui passent par le Niger, et détectés depuis très très très fort longtemps Encéphalogramme plat au registre de l’IFF Ordre de feu dans une bande d’environ 10 000 m, chaine de commandement EMA/Bercy/rue St do’ à l’arrache et ordre de feu ^par un aspi’ de permanence… On shoot tellement (trop) près que le missile ne s’arme pas A la disparition du plot radar du 1° Tupolev, les deux autres déguerpissent plein nord Moi je suis en train de faire le tour des génératrices du site Hawk, comme tous les matins vers 6h30. Normale, je suis le sous-Off responsable des groupes électrogènes. Mais ce matin-là je suis aux premières loges. J’ai l’immense avantage d’avoir un visuel plein pot sur la batterie Hawk. Lors de ma ronde, un peu avant 7h00, je me dis « tiens, un affut fait des essais en dynamique, bizarre, les collègues procèdent à de la maintenance si tôt ? »… Après dans l’ordre, Boum le départ du deuxième affut. Paf le Tupolev coupé en deux et re-paff les gerbes d’explosions et de feu. Re-paff aussi la sentinelle du 2°REP qui par peur saute de son mirador en bout du site radar. Re-re-paff fait la baffe que je donne à la sentinelle de l’entrée de notre site qui court partout en hurlant « on a tiré, on a tiré » et qui abandonne son poste. Pouet pouet fait le cœur d’un collègue qui est en train de faire son footing un peu plus loin et aperçoit au-dessus de son nez un pélot qui descend gentiment qq centaines de mètres devant lui, sans faire boum. Pouet pouet aussi le petit cœur des collègues du NEDEX qui vont fourailler la terre à 6m de profondeur qq heures après, histoire de neutraliser l’objet. Bien sûr je vulgarise, mais il n’empêche que ce fait d’arme n’a pas été communiqué, ou si peu. L’ADA, en charge du dispositif Epervier, n’a aucun intérêt à ébruiter que sa chasse et sa DA ont répondus aux abonnés absents. Pas de gloriole ni de médailles pour nous autres les biffins. Mais alors je vous laisse deviner le dimensionnement du dégagement de cohésion circonstanciel que nous avons effectué après la relève, le soir dans les bas-fonds de N’Djamena. Pour le reste, une batterie Sol air déployé en veille H24, c’est trois équipes de tirs au lieu d’une prévue et doté dans une batterie en métropole. C’est aussi une seconde batterie en spare et piraté dans le régiment d’origine de la batterie déployé. Et c’est 90% du personnel de la batterie qui possède la double spécialisation sur le système d’arme (exemple conduite de tir et montage, lancement et haute altitude etc…). Même l’armurier était opérateur radar basse altitude.
  5. 18 points
    Témoignage sur le combat aérien d'un pilote US ayant volé sur F-15, F-16, sur F-5 chez les Agresseurs et sur... MiG-29 : http://foxtrotalpha.jalopnik.com/how-to-win-in-a-dogfight-stories-from-a-pilot-who-flew-1682723379 Traduction-résumé à la volée : le Lt. Col. (en retraite) Fred "Spanky" Clifton s'est engagé dans l'USAF en 1981. Il est affecté sur F-15A en 1983, puis après trois ans et demi, au 65th Aggressor Squadron à Nellis AFB sur F-5 Tiger II. Quelques péripéties plus tard, il rejoint une unité au Japon sur F-16 et est dans la dernière promo du cours avancé (Fighter Weapons School, le "top gun" de l'USAF) en 1992. En 1995, il est sélectionné pour être le premier pilote d'échange sur MiG-29 allemand. Il décrit le F-15A comme confortable comme une Mercedes, très bon chasseur. Il ne l'a poussé à mach 2,35 que deux fois et le mach 2,5 n'est possible qu'à plus de 50 000 pieds et pendant moins d'une minute. Il a fait des exercices d'interception face à face contre un SR-71 simulant un MiG-25. Les moteurs du F-15A sont d'une fiabilité limitée ("décrochage" des aubes) et son rapport réel poussée-masse légèrement inférieur à 1 : l'Eagle n'accélère pas en montée verticale. Sa grosse faiblesse est son radar APG-63 qui n'a jamais été à la hauteur de sa réputation. Sa qualification sur Tiger II se fait sans passage par le biplace. Le F-5E est très simple, et beaucoup plus performant que le T-38 malgré les apparences. Sa petite taille peut poser des problèmes aux radars adverses et il est difficile à trouver à vue. Son radar n'est pas bon et difficile à utiliser. Il est manoeuvrant mais ne peut pas soutenir longtemps un virage serré. Sa visibilité vers l'arrière est passable et mauvaise vers le bas - il lui est souvent arrivé d'entrer en combat tournoyant en vol dos. Clifton est fan du F-16, qu'il compare à une formule 1. Il est petit, agile, et il est le meilleur à l'accélération. Les versions propulsées par Pratt & Whitney (sauf la dernière dans l'USAF, le Block 52) sont bonnes mais sans plus. Les autres sont excellentes. Sa vitesse est limitée à 810 noeuds à basse altitude par la résistance du canopy, et à mach 2,05 à haute altitude par l'entrée d'air fixe. F-15 vs F-16 : l'APG-68 du F-16 a une puissance crête plus élevée que l'APG-63, mais ce dernier a plus de puissance moyenne par sa fréquence de répétition d'impulsions plus élevée, du coup le F-15 détecte de plus loin. L'APG-68 a plus de modes et peut suivre plus de cibles. Les Falcon n'ont reçu des missiles BVR que fin 1991. Le F-16 a une distance franchissable, un temps sur zone et une accélération supérieurs. En combat rapproché, le F-16 a un avantage en termes de taux de virage soutenu et de rapport poussée-poids. Si on ralentit, on butte contre les limitations d'angles d'attaque des CDVE. MiG-29 : En 1994, Clifton doit chercher un nouveau job car son unité est en excès d'officiers supérieurs après qu'il a été promu major. C'est donc par hasard qu'il tombe sur le poste de pilote en échange en Allemagne sur MiG-29. (Il était l'expert ès Fulcrum et Flanker chez les Agresseurs.) Il passe un test d'aptitude aux langues où il nage (à chaque fois qu'il ne sait pas la réponse, il coche la C) et on lui dit qu'il a réussi. Finalement il est sélectionné, à l'insistance des Allemands, séduits par son CV de pilote qualifié F-15, F-16 et Agresseur. Après un an à l'école des langues de la défense, il arrive à Laage début 1996. Formation théorique, cinq séances de simulateur, une éval des procédures d'urgences sur simu, quelques vols sur biplace avant d'être lâché en solo, que les Allemands arrosent au champagne. Il suit une formation tactique, accélérée en raison de son expérience (il a déjà 2500 heures de vol sur chasseur), puis une formation de pilote instructeur sur MiG-29, là aussi accélérée parce qu'il a déjà été instructeur sur d'autres types (il a moins de 30 heures sur Fulcrum quand il est qualifié). L'unité allemande utilise le MiG-29 selon des tactiques occidentales, proches du F-16 pré-AMRAAM. Il y a environ 25 pilotes allemands, moitié des anciens de l'ex-RDA moitié des pilotes venus de F-4F Phantom de RFA. Les relations sont bonnes entre tout le monde, sauf avec quelques sous-officiers supérieurs mécaniciens (presque tous ex-RDA) qui lui sont hostiles. Le MiG-29 a une mauvaise ergonomie et son avionique est plus pensée comme un moyen de faire feu que comme un moyen d'aider la conscience situationnelle (situation awareness) du pilote. Il est fiable et facile à maintenir (les pilotes sont formés à la maintenance des systèmes de carbu, lubrifiant, hydraulique et pneumatiques). Sa manoeuvrabilité est entre celles du F-15C et du F-16, mais les commandes sont peu précises et peu réactives, ce qui demande plus de travail de la part du pilote. Son rapport poussée-poids, idem entre F-15C et F-16. Le Fulcrum conserve mieux sa vitesse à haut angle d'attaque que le F-15. Il peut faire un looping en partant à 150 noeuds (il faut 250 noeuds pour le F-16, sinon les CDVE l’empêchent de cabrer assez). Son rayon d'action est assez limité. Le radar a une bonne portée mais une mauvaise ergonomie. L'AA-10 Alamo a une bonne cinématique mais une portée inférieure à l'AMRAAM et n'est pas "fire and forget", du coup, face à des chasseurs occidentaux, les pilotes ne comptent pas sur l'Alamo et se reposent sur des tactiques sournoises pour aller au combat tournoyant. L'IRST est pratiquement inutile et après quelques tentatives le pilote ne l'utilise plus. Le viseur de casque est simple et efficace et permet des tirs très dépointés de l'axe de vol que ne peuvent pas faire les chasseurs occidentaux. Dans les exercices où seul le canon est autorisé, il pilote le MiG comme un F-16 en gérant l'énergie. Si les Archer sont autorisés, il va chercher à se mettre dans les paramètres de tir le plus vite possible. Cependant, s'il y a beaucoup d'adversaires, il hésite à perdre son énergie pour ça, car il risque ensuite d'en avoir besoin pour les engagements suivants. Clifton a croisé pas mal de modèles de chasseurs. Il avait entendu beaucoup de bien sur les Mirage 2000 français mais ils ne l'ont pas impressionné quand il les a rencontrés sur MiG-29. Il a été impressionné par le professionnalisme d'un leader de Harrier de la marine italienne qui a briefé une patrouille mixte (deux Harrier équipés APG-65 et AMRAAM et deux MiG-29 vs quatre F-4F ICE allemands) et debriefé la mission comme à la Weapons School. Après son poste en Allemagne, Clifton espérait aller à l'Adversary Flight, l'escadrille restante des agresseurs dans les années 1990 [j'ignorais son existence], mais retourne dans une escadrille de chasse à Cannon AFB sur F-16. En 2001 il retourne à Nellis au Detachment 3, du 53rd Test and Evaluation Group faire de l'analyse du matériel militaire étranger. A l'été 2003, il organise une campagne d'essais de MiG-29 allemands qui viennent à Eglin AFB en Floride, où ils tirent 11 Alamo et 12 Archer. (Les MiG Allemands étaient déjà venus quelques fois aux USA.) A noter : des deux pilotes suivants en échange sur MiG-29, le premier a démissionné et est devenu pilote de ligne, le second était sur le point de partir dans l'Air National Guard quand Clifton l'a pris comme officier d'opérations à Nellis. Le pilote en question s'est ensuite porté candidat au 64th Agressor Squadron (recréé entretemps) mais n'a pas été pris. Bref, l'USAF a envoyé trois pilotes se former sur MiG-29 pour ensuite ne rien faire pour utiliser leur expertise ainsi acquise. Clifton a testé en vol le premier MiG-29 privé. Quelques avis de sa part : - les F-15 et F-16 modernisés sont viables face aux Su-30 / Su-35. - la poussée vectorisée est un atout à double tranchant : elle permet une opportunité de tir, mais en cas d'échec l'avion devient une cible facile. Il a participé à des exercices contre des F-22 et les jeunes pilotes découvraient que dans pas mal circonstances, il vaut mieux ne pas utiliser la poussée vectorisée. - les Agresseurs ne pourront simuler la furtivité, la super-manoeuvrabilité ni les IRST tant qu'ils ne passeront pas sur F-22 et F-35, ce qui n'est pas prévu dans l'immédiat. - il est pour l'annulation du F-35 et l'achat de versions plus avancées des F-15, F-16 et la relance du F-22. - les principaux manques dans la chasse : (1) un AESA pour le F-16, (2) un meilleur brouillage offensif et de meilleurs systèmes défensifs (3) + de DACT (Dissimilar Air Combat Training) - il y a des élèves qui arrivent à la Weapons School sans avoir jamais fait de mission DACT 4 vs 4.
  6. 17 points
    Visiblement tu ne comprends pas la balance bénéfice risque sur une administration de médicament massive à l'echelle populationnelle (là tu sembles réflechir à un niveau individuel ) Si on part du principe (pas prouvé, l'étude de Raoult est pleiiiiine de biais, la première étant qu'elle est publiée dans un journal dont il est editorial board chief member .... conflit d'intérêt majeur) que l'HCQ marche aux stades précoces de la maladie (est ce que la négativation virale au niveau nasal est vraiment un signe d'efficacité clinique ou juste un signe d'efficacité bioogique ... déja ça, hein on en discute ? parceque les deux ne sont pas nécessairement corrélés) ca veut dire qu'il faut l'administrer à toute la population qu'on aura testé positive (avec le biais d'erreur du test) soit des milliers et à terme des dizaines voir des milliers de personnes - voire à toute la population tout court- Donc tu multiplie d'autant les effets indésirables sur une masse où 80% des patients vont s'en sortir sans prise en charge autre que du doliprane Avec parfois des effets irréversibles (neuropathies motrices, cardiomyopathie) Pour les patients qui en auraient vraiment besoin (effet sur la physiopathologie de l'infection CoV2 en stade avancé) ca ne marche pas Donc en gros tu va traiter une majorité de gens avec un médicament à risque, des centaines de milliers, en déclenchant chez une fraction d'entre eux des pathologies lourdes a prendre en charge à vie Ca a été fais dans d'autres maladies, ca c'est jamais bien fini Tu veux qu'on reparle du médiator, de la ciclosporine, du Lariam, des anticholesterolémiants, des premières générations d'AVK ? A chaque fois un scandale sanitaire Mais bon là parceque Dieu le Père la dit et qu'on tremble de peur, on foncerait tête baissée -sans controle ? Effectivement, la trouille inhibe le cerveau avancé et ne fait parler que le cerveau reptilien
  7. 17 points
    Pour détendre un peu l'atmosphère ^^
  8. 17 points
    Il y a deux techniques de base pour faire du LPI. Leur but à toute les deux c'est de faire ressembler l’émission du Radar à du bruit. Les deux techniques consistent à élargir le domaine utilisé pour émettre. On peut soit s'étaler dans le temps, soit s'étaler dans les fréquences. Dans le premier cas on va avoir un signal très faible qui dure très longtemps, le radar qui l'émet le sait et va comprimer le retour pour que ce soit exploitable mais l'ennemi va avoir du mal à le détecter car le signal va être à peu près au niveau du bruit, surtout à longue distance. Pour s'étaler dans les fréquences le radar du F-22 change de fréquence à peu près 1000 fois par seconde, encore une fois lui il le sait et pas les ennemis. Le signal est puissant et facilement détectable mais il est bref et donc apparait comme une anomalie qu'on ne comprend pas bien. Pour contrer ces deux techniques et leur combinaison, il y a sur le Rafale deux type de RWR intégrés à SPECTRA, un RWR large bande mais qui n'est pas très sensible, et un RWR super hétérodyne qui sert aussi à l'interférométrie qui est très sensible et très précis mais qui ne peut détecter qu'une bande étroite à la fois et qui doit donc scruter tout le spectre, fréquence après fréquence pour être exhaustif. Le premier système détecte sur l'ensemble du spectre simultanément et peut donc détecter la stratégie du F-22 facilement car le signal de celui ci est puissant ce qui compense la faible sensibilité du système. le deuxième système détecte facilement ceux qui s'étalent dans le temps car ceux ci émettent longtemps ce qui permet à la scrutation de ne jamais les rater et comme le système est très sensible la détection a lieu même si le signal est faible. Bon ce ne sont que des principes, c'est bien plus compliqué que cela. De plus dans les évolutions prévues de SPECTRA, Thales a proposé de rendre le système large bande aussi sensible que le système super hétérodyne....
  9. 16 points
    Le Covid-19 offre aussi ses moments de..., comment dire ? GIRONDE : LES VOLEURS IDENTIFIÉS GRÂCE À L’OUBLI SUR PLACE DE LEUR ATTESTATION DE DÉPLACEMENT Trois hommes ont été interpellés vendredi soir après un vol commis dans un château situé en Gironde. Ils avaient oublié une attestation de déplacement sur place. https://www.cnews.fr/france/2020-04-28/gironde-les-voleurs-identifies-grace-loubli-sur-place-de-leur-attestation-de
  10. 16 points
    J'ai entendu un mec s'écrier : « Free at last ! » L'avait des cheveux orange, le mec. Oui, sans oublier les conséquences : - Il faut donc être en état d'aller au combat sans l'aide des Américains, qui pourraient ne pas l'accorder, ou la retirer. Ravitaillement en vol, logistique maritime, second porte-avions. Pour parler des priorités. - Il y a un « coup » à jouer pour la France, quand les autres Européens seront vraiment inquiets de leur prétendue « protection » par la superpuissance historique. Il y a un éditorial dans Die Welt qui semble commencer à se diriger vers le vrai souci Pas pour fondre ses atouts spécifiques dans un Machin intégré bien sûr. Mais pour prendre une place essentielle dans une structure de défense euro-centrée, garantie par des armes nucléaires françaises en double clé chez Allemands, Italiens ou Polonais Je crois que ce n'est pas encore mûr. Il faut encore que les autres Européens « cuisent » un peu. Mais ça pourrait venir Pas mal hein, de garantir la survie du pays avec sa propre dissuasion nucléaire indépendante ? Non, ne me remerciez pas. C'est tout naturel
  11. 16 points
    @Dany40... Pourrais-tu, un jour s'il te plait, prendre en compte le fait que si tes détracteurs se servent d'articles de propagande ANTI F-35, que toi aussi tu ne pourrais pas être versé dans l'usage d'articles PRO F-35 et utiliser des arguments au moins aussi biaisés qu'eux ? Tu es tellement acharné à défendre une chose que tu en oublie un principe... il ne sert à rien d'opposer des articles à d'autres ou de s'en servir comme argumentaires seulement quand ils servent ta pensée. Il faut utiliser sa tête et apprendre à lire les faits. Exemple avec l'article choisi par toi-même, morceau de choix et pain béni pour ceux qui n'auront de cesse de voir en toi une personne qui n'a que trop peu de crédibilité. Alors la citation commence par: Déjà ça commence avec un bon fait... Et tout le reste est basé dessus ! Effectivement, c'était politique. Bien que les militaires aient leur mot à dire, ce n'est pas eux qui paient. Surtout, ils ne représentent pas une forme de pensée unique au sein de l'armée. Donc la première question à se poser est "de quelle autorité CES militaires se présentent-ils à Trudeau ?" Après tout, ne sont ils pas ouvertement les pions du lobbie de Lockheed Martins. D'ailleurs... Qui est à la tête de LM Canada ? mmmhhh ? Charles Bouchard, ancien général de l'armée de l'air Canadienne, adjoint du Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord, et commandant de l'intervention militaire de l'OTAN en Libye. Si peu indépendant vis à vis des USA qu'on a même plus le droit de se demander où se situent ses intérêts personnel ! Celle là, elle est collector. On fait dire quelque chose à quelqu'un en se basant sur le "je crois que" du départ, et on étaaaaaaale la bêtise. A croire que plus c'est gros, plus ça passe. Je ne me souviens plus de tous les arguments de campagne de Trudeau, mais il n'était pas tant CONTRE le F-35, que contre la façon dont il avait été imposé. Te rappelles-tu de tous les scandales liés aux coûts qui avaient été volontairement masqués dans les différentes comissions, et aux mensonges qui ont été étalés dans la presse sans vergogne ? Trudeau était donc pour une compétition ouverte, mais en arrivant au pouvoir il a dû se rendre compte du poids de certains choix passés, et de la présence des américains au seins même des institutions gouvernementales canadiennes. C'est, je pense, ce qui a ralenti son choix. La seule raison pour laquelle le Canada n'a pas acheté de Super-Hornet pour le moment, est lié à leur lourd contentieux avec Boeing. Dans toute cette histoire, il n'y a absolument rien qui ne permette d'argumenter en faveur du F-35 pour ce qui concerne l'avion en lui-même, car tout n'est qu'affaires de linge sale politique. Ou alors si. Parce que si l'avion tenait ses promesses, c'est à dire en étant vraiment le top du top comme promis par les militaires dans leur fameux argumentaire du "il en va de la vie de nos soldats", alors les canadiens accepteraient de payer beaucoup plus cher pour leur sécurité. Mais on sait parfaitement, et les FAITS LE PROUVENT que l'avion ne tient pas ses promesses que ce soient en termes opérationnels et de coûts. Le constat est actuel, la preuve en est que la phase de SDD est toujours en cours et loin d'être terminée. Donc pour les qualités de l'avion au niveau opérationnel, on en reparlera quand il le sera vraiment. Tu peux dire tout ce que tu voudras sur l'avion, on en parlera de nouveau quand il sera réellement opérationnel avec un minimum des capacités annoncées. Car à ce jour, il n'est pas vraiment capable de jouer le rôle pour lequel il a été conçu. Non seulement parce que les standards sont sans cesse repoussés Des arguments pour défendre ta position il y en a, mais tu les choisi si mal qu'on a l'impression que tu es comme cet écologiste dans le (très bon) film "promised land", dans lequel Matt Damon vend la solution du fractionnement hydraulique et contre lequel ce faux écologiste apporte une opposition biaisée dés le départ et qui tombera, servant à la compagnie à anéantir tout argument contraire aux leurs. Tu joues si mal le Pro F-35 que ça en donne l'impression qu'au travers de ta caricature au final tu joue le mauvais rôle, l'adversaire si pathétique qu'au final il joue pour le camp adverse. Pour conclure, je t'invite à un peu de modération. Tu as le droit de dire que l'avion est prometteur autant que moi j'ai le droit de te répondre qu'il est en retard. Mais tu n'as pas le droit de dire que cet avion est génial, ni moi de te dire que ce sera définitivement une bouse monumentale.
  12. 15 points
    Un dessin finlandais :
  13. 14 points
    Re: VayuSena Rafale: News and Discussions - 17 Oct 2016 Postby Rakesh » 09 Aug 2019 10:34 Traduit avec www.DeepL.com/Translator Re : VayuSena Rafale : Nouvelles et discussions - 17 oct 2016 Postby Rakesh " 09 août 2019 10:34 J'ai donc réussi à mettre la main sur la dernière édition d'Air International. L'édition de juin 2019. Je n'achète jamais le magazine pour deux raisons principales - coût élevé et peu d'informations que l'on ne peut obtenir sur le web. Cette édition m'a tellement époustouflé que je l'ai achetée. Ils ont un spécial de 24 pages sur le Rafale + Partie 2 (d'une série en trois parties) sur le BAe Hawk + le Gripen E. Comme c'est le fil du Rafale, je vais parler du Rafale. Je vais parler du Gripen E dans le fil MMRCA. Je ne vais pas tout copier mot pour mot, à cause des lois sur le copyright. Je vais donc paraphraser. Et j'en lis encore beaucoup moi-même. Quelques faits saillants que j'ai lus à ce jour (moins de 2 heures depuis que j'ai le magazine entre les mains !) méritent d'être mentionnés. 1) Meteor peut passer d'une cible à une autre (en vol), si la deuxième cible devient plus menaçante que la première. Le radar RBE2 AESA a une excellente portée et peut surveiller la trajectoire du météore à longue distance et peut effectuer une réallocation de cible pendant que le missile est en vol. Et ceci a été testé en vol et n'est pas qu'une simple simulation informatique. 2) La prochaine variante F4 (qualifiée en 2022) du Rafale aura une interopérabilité complète avec le F-35. L'article fait référence à des réseaux de liaison de données plus importants et aux radios logicielles CONTACT, mais n'approfondit pas la question. Évidemment. Tout comme dans la variante F3, la variante F4 aura des sous-variantes comme F4.1 (qui comprendra un affichage de nouvelle génération, monté sur casque). Les Rafales de l'IAF (variante F3R) sont livrés avec un casque israélien monté sur écran, je crois. F4.1 sera doté d'écrans latéraux numériques tactiles plus grands pour afficher des images couleur TALIOS (Targeting Long-range Identification Optronic System). 3) D'énormes améliorations à Spectra dans la variante F4.1. L'article parle de l'identification rapide des menaces en 3D, des nouvelles formes d'ondes de brouillage et de la nouvelle suite Spectra qui permettra de mieux détecter les émetteurs hostiles opérant dans des bandes d'ondes très élevées. 4) La variante F4.1 sera équipée d'un système IRST actualisé dans le système FSO (Front Sector Optronics) du Rafale. Ce nouvel IRST sera également capable de détecter les cibles furtives. Mon commentaire - à quel point cette détection sera efficace et à quel niveau de furtivité reste à voir. 5) Des mises à jour du radar RBE2 sont également prévues dans le cadre de la variante F4.1. Il comprendra un mode indicateur de déplacement de cible au sol (GMTI). Un mode radar à synthèse d'ouverture (SAR) plus précis sera également disponible pour la cartographie radar à distance de sécurité, par tous les temps. Des améliorations seront également apportées au système IFF (If Friend or Foe). 6) La version M de la variante F4.1 comprendra également une nouvelle aide à l'atterrissage et sera similaire au système MAGIC CARPET du chasseur F-18E/F de l'US Navy. Le principal objectif de cette mise à niveau est d'accroître l'interopérabilité avec les porte-avions de la marine américaine. C'est compréhensible, si l'on considère que la Marine nationale française n'a qu'un seul porte-avions. 7) La variante F4.1 aura une arme air-sol plus lourde et plus puissante, le HAMMER 1000. Il remplacera le GBU-24 Paveway III, sera d'une excellente précision par tous les temps et sera équipé d'un moteur fusée. Bien que la puissance et la capacité de pénétration soient les mêmes, la portée sera plus longue. La variante C du Rafale pourra transporter le HAMMER 1000 dans l'axe du pylône et dans les ailes. La variante M ne transportera le système que dans l'axe du pylône, en raison des restrictions de poids à l'atterrissage sur le porte-bagages. 8] La variante F4.1 comprendra un missile de croisière SCALP actualisé et un missile ASMP-A (tête nucléaire) amélioré. Les détails de cette dernière mise à niveau sont classifiés en raison de sa mission nucléaire. 9) La variante F4.2 devrait arriver en 2024. L'objectif principal de cette mise à niveau est d'accroître encore davantage la guerre et l'interconnectivité en réseau. Une version militaire sécurisée d'un routeur civil sera installée sur chaque avion et sera à l'épreuve des cyberattaques. L'article en parle davantage et il vaut mieux que vous mettiez la main sur le magazine et que vous le lisiez vous-même. En raison du coût impliqué, tous les Rafales ne subiront pas la mise à niveau F4.2. Chaque avion - basé sur l'âge de la cellule - devra être analysé pour voir s'il vaut la peine d'être amélioré ou non. Cependant, tous les avions de la cinquième tranche de production disposeront de la suite complète F4.2 et peut-être même de systèmes encore plus avancés. 10) Celui-ci vous impressionnera. Les futures variantes du Rafale seront dotées d'un système défensif composé d'une charge utile motorisée (c'est-à-dire un mini-drone) qui sera lancé depuis l'un des distributeurs de paillettes et se trouvera entre la menace et le Rafale qu'il protège. En même temps, le drone suivra et transmettra le radar SAM qui suit le Rafale, saturera le système et le forcera à mal fonctionner. Je n'ai aucune idée de la façon dont il prévoit le faire, mais c'est ce que dit l'article. La première mise en service est prévue pour 2025. 11) MICA-NG (New Generation) arrive en 2026 et viendra compléter (et éventuellement remplacer) le MICA actuellement en service. Le point clé à noter, c'est que le missile a un chercheur de type AESA. Moteur à deux étages, le deuxième étage étant allumé en phase terminale. Les chances d'évasion seront très minimes. 12) Ce que j'ai tiré de l'article. Les Français sont TRES, TRES, TRES, TRES heureux avec le Rafale. Ils ont une solution gagnante en termes de capacité. Mais le coût est épouvantable. L'une des leçons à en tirer est que le Rafale a été conçu dans une perspective de croissance future, c'est-à-dire que les Français sont convaincus que le Rafale sera totalement interopérable avec le futur Future Air Combat System (leur avion de combat de sixième génération) dans les années 2040. Pour un avion conçu dans les années 1980, mis en service dans les années 1990 et toujours efficace dans les années 2040, ce n'est pas rien. Bravo aux Français pour un excellent design. 13) La prochaine partie du blitz Rafale est la variante F3R. Je ne veux pas m'asseoir ici pour vous donner une séance point par point, mais si ce qui précède vous a impressionné... soyez assuré que le F3R est tout aussi impressionnant. Je vous suggère fortement d'acheter le magazine, si vous le pouvez. Il est de 11,99 $ US, tel qu'indiqué sur la couverture inférieure droite du magazine. Certaines choses - que j'ai trouvées impressionnantes dans la section F3R - que je vais mentionner sont... le Meteor est un missile plus lourd que le MICA. Il en résulte une légère augmentation de la consommation de carburant. Des mises à jour logicielles ont été effectuées pour surmonter ce problème et de nouveaux indices de traînée ont été fournis par Dassault. Les pilotes, par contre, trouvent que le lancement de Meteor n'est pas un événement. L'armée de l'air française a trouvé le Meteor si bon, qu'elle est maintenant forcée de réévaluer sa tactique. Beaucoup de temps est passé dans les simulateurs pour créer un nouveau programme tactique. Il ne faut pas être un génie pour comprendre pourquoi l'armée de l'air indienne a choisi cet oiseau plutôt que tous les autres dans le concours MMRCA. Les oiseaux américains ont les mêmes systèmes (sinon meilleurs), mais il y a le problème (de l'éléphant dans la salle) de gérer leurs manigances politiques. Les Russes ont encore un long chemin à parcourir pour se rapprocher de leurs homologues occidentaux en matière d'électronique et de capteurs. Le Gripen NG n'était pas assez mature lors du premier concours MMRCA. Et l'Eurofighter est un gâchis de consortium de quatre nations. L'IAF a pris une sage décision en choisissant le Rafale. La troisième et dernière partie du blitz Rafale concerne la variante M. C'est ce que je ferai demain. https://forums.bharat-rakshak.com/viewtopic.php?f=3&t=7266&p=2371048&sid=d3e0eb3322690aa953f84883ec8b4a31#p2370767
  14. 14 points
    N'empêche, quoiqu'on en dise, avec tous leurs défauts, nos médias à nous ne peuvent quand même pas se comparer à ceux de la Syrie ou de la Russie. Prenons l'histoire un brin embarassante des MDCN qui restent en rade. L'histoire sort, elle est commentée... On chercherait bien dans l'autre camp une info ayant l'air un peu critique, mais l'on n'y trouvera que des récits héroïques des succès de la DCA syrienne. Alors, ne soyons pas naïfs, cela ne signifie bien sûr pas ( on le sait, c'est pas les précédents qui manquent) que coté occidentaux, on ne s'amuse jamais à tordre, à déformer l'information, voir à mentir purement et simplement. Mais tout de même, parce qu'il dispose de quelques anticorps, un des deux systèmes m'inspire d'avantage confiance que l'autre. Je le dis, parce que je trouve que trop souvent à mon goût ( ici et ailleurs), on renvoie les protagonistes dos à dos sans faire de distinction. A ce sujet, j'ai été un peu interloqué par quelques commentaires sur ce fil expliquant que puisqu'on les accusait en permanence de mentir, les Russes allaient désormais ne pas se priver et se permettre de raconter n'importe quoi sans plus aucune retenue. Sous entendu, les pays de l'Ouest sont fautifs et les poussent à une telle dérive. Curieux raisonement, les mensonges d'état sont l'affaire interne de la population dudit état et de sa relation avec ses gouvernants, si notre gouvernement se mettait à mentir en permanence, c'est à nous français que cela poserait un problème, lier la question aux relations internationales est une drôle de manière d'aborder le sujet. P.S: et je ne veux bien entendu pas dire qu'il n'existe pas d'opposition en Russie, mais ces derniers temps, elle n'est pas en super forme. Quant à la Syrie... et bien ceux qui disent le contraire de ce que dit le régime, quoiqu'on pense d'eux, ils se font tirer dessus.
  15. 14 points
    Erdogan veut être un sultan, donc il commence en étant insultant. C'est logique !
  16. 14 points
    Dialogue irano-américain. Ayatollah Khamenei : "Nous avons des élections libres, mais c'est moi qui choisis les candidats" L'âne du parti démocrate : "T'es un superdélégué ?"
  17. 14 points
    CE QUI DEVAIT ÊTRE FAIT A ÉTÉ FAIT ET BIEN FAIT HONNEUR AUX UNS ET HONTE AUX AUTRES
  18. 13 points
    Etude d'impact du confinement et des stratégies de sorties (en IDF ici) https://www.epicx-lab.com/uploads/9/6/9/4/9694133/inserm-covid-19_report_lockdown_idf-20200412.pdf?fbclid=IwAR3qIh-iinByBiZpimUUuxLBgceuL7SFWDgG7UAStJrQztxc2UYMKJBJ8sI Je vous mets le résumé/commentaire du copain qui l'a passé au peigne fin et que j'ai trouvé intéressant. On y trouve quelques bonnes nouvelles, et d'autres plus inquiétantes. "Il s'agit d'un modèle à compartiments de la même famille que celui utilisé par l'équipe de Neil Ferguson de l'Imperial College London. Celui-ci est centré sur l'Île-de-France, et il est calibré sur les données d'hospitalisation. Ce sont les données les plus fiables : encore une fois, le nombre officiel de cas confirmés ne vaut absolument rien, et le taux de décès ne traduit qu'imparfaitement l'ampleur de l'épidémie, car il va dépendre justement de la surcharge ou non du système de santé – ce qu'on cherche précisément à évaluer, si ce n'est à éviter. De plus, le critère principal choisi pour évaluer les projections du modèle est le nombre de patients hospitalisés en soins intensifs ("ICU", pour intensive unit care), ce qui constitue un sous-ensemble des patients hospitalisés. Ce critère (qui était aussi le critère d'évaluation du modèle de l'équipe de Ferguson de l'ICL) se justifie car 1. c'est là que se comptent les cas graves, et que se joue en principe la survie ou non (et donc l'essentiel de la variabilité du taux de mortalité), 2. c'est le principal facteur limitant dans notre capacité à affronter l'épidémie (c'est la première chose qui est débordée). Tant que tous les cas graves peuvent être bien accueillis en soins intensifs, le taux de mortalité reste dans les mêmes eaux qu'une grippe particulièrement agressive (moins de 1%) ; si la capacité en soins intensifs est dépassée, le taux de mortalité peut monter en flèche (3% en Lombardie de tête). De ce point de vue, la France est un pays sous-développé niveau capacité hospitalière, dans les mêmes eaux que l'Italie, l'Espagne et le Royaume-Uni. Pour rappel, l'Allemagne ou la Corée du Sud ont plusieurs fois notre capacité en soins intensifs (lits/population). Les "compartiments" du modèle répartissent la population entre : les personnes non touchées ("susceptible"), infectées mais encore non contagieuses ("exposed"), contagieuses en fin d'incubation donc sans symptômes ("prodromic phase"), contagieuses ("infectious") asymptomatiques, paucisymptomatiques (très peu symptomatiques), moyennement symptomatiques (mild symptoms – du rhume au syndrome grippal en gros), ou sévèrement malades (severe symptoms – troubles respiratoires ou cardiaques justifiant une hospitalisation en gros), ces dernières évoluant en hospitalisations normales ou en hospitalisation en soins intensifs ("ICU"), puis en personnes guéries ("recovered") ou décédées ("deceased"). Ce qui fait 11 états possibles couvrant l'ensemble de la population d'IDF (cf. figure 2 p. 4). La population est de plus répartie en trois classes d'âge : 0-18 ans, 19-64 ans, +65 ans. Chacune de ces catégories se voit affecter une probabilité différente de développer des symptômes (aux différents degrés ci-dessus), d'être hospitalisée, éventuellement en soins intensifs, puis de guérir ou de décéder. Cf. annexe tableau S1 p. 20. Ces chiffres sont évidemment attribués à partir des données de terrain dont on dispose. En particulier, les enfants se voient attribués une probabilité zéro de développer des symptômes moyens ou sévères (et donc d'être hospitalisé). Les probabilités de contagion sont également différenciées en fonction de la classe d'âge. Voir les "contact matrices" en annexe p. 21. Pour la situation normale ("baseline matrix"), elles sont établies à partir de données de fréquence des contacts sociaux en fonction de l'âge (les enfants ont, en temps normal, plus de contacts entre eux qu'avec des adultes, etc.) déjà obtenus sur l'IDF par des enquêtes dans le passé. Pour les périodes sous mesures de distanciation sociale, elles font l'objet d'estimations à priori par les chercheurs. Le modèle est calibré sur les données d'hospitalisation allant jusqu'au 3 avril, et tente de faire des projections pour les mois à venir, avec deux données en sortie : le nombre d'admissions quotidiennes en soins intensifs, et le nombre de lits en soins intensifs occupés au jour j (c'est ça la valeur critique à suivre). Ces projections dépendent des mesures mises en place, et le modèle teste une fin de confinement "sèche" au 30 avril, 30 mai ou 30 juin, et différents niveaux de "ralentissement social" combinés à une identification-isolation intensive des nouveaux cas ("case isolation", CI) plus ou moins efficace (25% des cas isolés, 50%, ou 75%). Le détail des scénarios testés est figure 3 p. 7. Que penser des résultats ? D'abord ce qui est clair. 1. Bonne nouvelle : le confinement marche ! Ce n'était pas évident dans le dernier modèle de l'ICL que j'avais commenté, qui donnait 1 chance sur 4 de passer le taux de reproduction R de l'épidémie en-dessous du seuil fatidique de 1. Là le modèle nous assure que le R serait passé d'environ 3 le 16 mars, à 0,6-0,7. Il prédit donc la poursuite régulière de la baisse du nombre d'admissions quotidiennes en soins intensifs (déjà observé ces derniers jours), qui se traduira avec un certain délai dans le nombre de lits occupés (et oui, parce que les gens restent longtemps en réanimation…). Le modèle prévoit de repasser en-dessous du seuil de saturation des soins intensifs (2500 lits), autour du 26 avril (voir figure 5 p. 9). Ça veut dire aussi que les hôpitaux seront donc encore largement sous tension le 11 mai. 2. Mauvaise nouvelle, mais on le savait déjà avec les modèles de l'ICL : la levée "sèche" du confinement nous laisse un mois de délai avant de revenir à la situation actuelle. Le rebond épidémique est brutal et très rapide. La durée de répit et l'ampleur du nouveau pic dépend de plus très peu de la durée du confinement, à partir du moment où la baisse du nombre de lits de soins intensifs occupés est bien amorcée. Voir figure 6 p. 10. Deux lectures possibles. Le verre à moitié vide : quoi qu'il arrive, on ne peut pas simplement lever le confinement et revenir à la normale, au moins pour les 8 mois à venir. Une stratégie offensive d'identification-isolation systématique des nouveaux cas est indispensable, probablement non suffisante. Le verre à moitié plein : quelle que soit la stratégie de sortie/levée partielle/passage à un nouveau régime, à partir du moment où elle est prête à être enclenchée à une date D, elle ne dépend que peu de la date de fin du confinement strict. De ce point de vue, si les mesures qui doivent prendre la suite sont prêtes le 11 mai, alors autant y aller le 11 mai, on ne gagnerait pas grand chose à poursuivre un confinement strict et socialement pathogène jusqu'à fin mai, fin juin ou plus. Maintenant ce qui n'est pas clair. Que penser des mesures post-confinement strict envisagées ? (figure 7 p. 11) 1. D'abord, *elles incluent toutes un maintien de la fermeture des écoles*, contrairement à ce qui a été annoncé (de manière assez floue) par Macron. Qu'est-ce que ça changerait si on ajoutait une ouverture partielle des écoles aux scénarios testés ? Impossible à dire comme ça, mais la dynamique de l'épidémie serait forcément plus importante. Ça me fait penser que c'est sûrement une grosse bêtise d'imaginer reprendre l'année scolaire avant septembre. Et même septembre est peu probable. Mais reprendre une situation d'apprentissage et d'occupation pour les enfants éloignés de l'école est en même temps un objectif important qui doit être mis en balance avec les objectifs sanitaires. Peut-être qu'on se tournera vers un accueil de type "soutien scolaire" avec un peu plus d'enfants accueillis dans les établissements qu'aujourd'hui, sans une reprise des "cours" proprement dits et sans accueillir la majorité des enfants. Ça me semblerait sage. 2. Une stratégie très agressive d'identification-isolement des nouveaux cas, *dès la sortie* de confinement, *pourrait* permettre de rouvrir l'essentiel des commerces et lieux de rencontre, et laisser 75% des gens reprendre le travail physiquement (scénario "exit 3"). Une vie "presque normale", modulo la fermeture des écoles. Le régime qui avait été imaginé lors de la première intervention de Macron, quelques jours avant le confinement total, à peu de choses près. Qu'est-ce que cette stratégie implique ? Des tests massifs, on l'a dit, en commençant par les gens symptomatiques et tous ceux qui ont pu être en contact avec eux jusqu'à J-2 (J début des symptômes). Mais il faut que ce soir des tests fait très rapidement : on doit être capable de confirmer le coronavirus *le jour même* du début des symptômes, et identifier 75% des cas (en comptant 20% de cas asymptomatiques qui seront difficiles à identifier…). C'est un défi. Ensuite, il faut être capable d'isoler efficacement les gens contagieux, en mobilisant massivement des hôtels pour des semi-hospitalisations de fortune. Il n'est pas possible de continuer à renvoyer chez eux des gens qui vont contaminer ensuite leurs enfants ou conjoint.e. Si cette stratégie se révèle un peu moins efficace (50% de succès), une fermeture intermittente (un mois sur 2, scénario "exit 4"), ou partielle mais continue (scénario "exit 1") des commerces non-essentiels, pendant de longs mois, donnerait sensiblement les mêmes résultats, des oscillations en plus dans la charge sur le système de santé dans le scénario intermittent. Si cette stratégie se révèle peu efficace (25%), impossible de rouvrir les commerces non-essentiels et de laisser plus de 50% des gens reprendre le travail physiquement… 3. Avec ce programme, on peut tenir jusqu'à la fin de l'année civile. Les scénarios "exit 3" et "exit 4", les moins lourds à supporter socialement mais les plus risqués, nous feraient atteindre à nouveau les capacités limites du système hospitalier vers le mois de décembre. D'ici là, de l'eau aura coulé sous les ponts, on peut espérer avoir identifié des traitements fiables, et un vaccin ne serait plus très loin. "Enfin, je termine avec les limites du modèle. 1. La question du nombre de porteurs asymptomatiques est l'une des grandes inconnues. L'article est basé sur la fourchette basse de 20% d'asymptomatiques. Des simulations ont aussi été faites pour la fourchette haute de 50% (voir en annexe, p. 22-23). Les auteurs concluent que plus il y a d'asymptomatiques, plus c'est cool pour nous. Certes, c'est plus difficile à tracer pour la stratégie d'identification-isolement des cas. Mais ça veut dire aussi une immunité acquise plus vite et à moindres frais pour le système de santé. Les hôpitaux peuvent souffler, et à condition de mesures barrière et d'une identification-isolement moyennement efficace on peut rouvrir tous les commerces et reprendre le travail à peu près normalement (modulo les écoles qui, dans le modèles, sont toujours fermées…). 2. Ce modèle est valable moyennant l'hypothèse d'une immunité conservée longtemps (> 8 mois) après guérison. C'est probable, mais ça fait encore débat. Il est possible que cette immunité se perde au bout de quelques mois. Ce serait la merde, je vous fais pas un dessin. 3. A l'inverse, le modèle est construit sur la base d'une hypothèse d'absence d'effet saisonnier sur l'épidémie. Certaines épidémies, comme la grippe, s'arrêtent spontanément l'été et passent alternativement de l'hémisphère nord à l'hémisphère sud avec les saisons, sans qu'on sache très précisément comment ça se passe (combinaison de facteurs : le froid peut favoriser un peu l'infection, les habitudes sociales changent, le virus survit moins longtemps sur les surfaces, etc.). Pour l'instant, l'évolution de la pandémie Covid-19 apparait corrélée à la température moyenne. C'est peut-être une coïncidence. Ou pas. Si elle régresse l'été, c'est une super nouvelle pour nous, qui nous permettra de reprendre une vie normale fin mai si on constate un net ralentissement. Mais il faudra être prêt pour la seconde vague qui nous frappera alors inéluctablement – et d'autant plus fort – à l'automne. A l'inverse ce serait une très mauvaise nouvelle pour l'Afrique et l'Amérique du Sud… 4. Le modèle n'intègre pas non plus un effet potentiel de la généralisation des masques dans la population, faute de données suffisantes. Les masques chirurgicaux semblent diminuer la propagation des virus respiratoires, en particulier les coronavirus (la famille de virus, pas celui de Covid-19) – cf. https://www.nature.com/articles/s41591-020-0843-2. Équiper toute la population en masques chirurgicaux jetables est impossible, ils doivent être réservés aux soignants. Et il n'y a pas de données sur l'efficacité des masques lavables en tissu. Mais en équiper toute la population pourrait peut-être être un gain surprise bienvenu, qui assouplirait les prédictions de ce modèle, pour un coût très modéré. Donc à mon avis il faut s'y préparer sans plus attendre. 5. L'identification d'un traitement efficace fiable changerait singulièrement la donne. Mais on y est pas encore. Je ne développe pas plus ici. 6. Enfin, dernière limitation qui est une vraie faille de l'étude à mon goût : elle ne tient absolument pas compte de la situation dans les EPHAD. C'est, à mon avis, une faute. Le modèle ne se concentre que sur les gens hospitalisés en soins intensifs. Et en première approximation c'est censé (cf. début de mon post). Sauf que les personnes âgées en EPHAD décèdent en masse *sans passer par la case hôpital*. Aux chiffres du 16/04, ça représente 38% des décès décomptés. C'est énorme. Et le modèle passe *totalement* à côté de ces 40% de morts. Alors certes, il n'a pas été conçu pour ça. Il a été conçu pour estimer l'engorgement des lits de soins intensifs. Et comme les vieux meurent en ayant le bon goût de ne pas passer par les soins intensifs… ils sortent de l'équation. Ce n'est pas la faute du modèle ou des chercheurs qui l'ont conçu en particulier, c'est révélateur de la façon dont on considère ces personnes aujourd'hui en France. Ils ne "pèsent pas" sur les indicateurs choisis. Et lorsqu'on regarde la réalité à travers des indicateurs on ne voit que ce qu'ils veulent bien montrer. Dans le cas du modèle, ça révèle ce qu'on peut appeler la dimension performative des modèles scientifiques : ils ne font que grossir ce qu'on leur demande de montrer. Si vous créez une catégorie vous la faites exister, inversement si elle n'existe pas le discours elle n'apparaitra pas dans le modèle, et le modèle comme aide à la décision ne vous recommandera rien à son sujet, la maintenant hors des radars… Le raisonnement est ici circulaire. Ceci dit, les personnes en EHPAD sont une population bien spécifique, déjà "assignée à domicile", il serait donc *normalement* bien plus facile d'élaborer des stratégies dédiées et efficaces pour les protéger. Encore faudra-t-il que quelqu'un (politique ou scientifique) trouve ça important…" "
  19. 13 points
    Eu ma toubib, très rassurante. Un Rdv mercredi (eu son assistante à l'instant). Tout va mieux depuis hier, moins de toux, toujours pas de fièvre et plus de maux de tête. Sa dernière phrase: "... Et de grâce, n'affolez pas tout votre entourage !" Un forum ça compte ? @Yankev, comment va ?
  20. 13 points
    tu sais tu parles de gens qui bazardent leurs AWACS à mi-vie, disposent de porte-avions sans avions, ont commis le Nimrod MR4 ... des anglais quoi ...
  21. 13 points
    http://www.checkpoint-online.ch/CheckPoint/Histoire/His0015-EniemePays.html
  22. 13 points
    Ça y est! J'ai la traduction en anglais de "Bien faire et laisser braire" : "We do not talk. We solve problems."
  23. 13 points
    C'est ce que disait Trappier lors des dernières questions réponses aux actionnaires. Bon certes il prenait le Tempest comme exemple: "la maquette c'est la maquette, c'est pour faire de la communication". https://www.youtube.com/watch?v=aPFDze6rwRs&feature=youtu.be&t=384 Ils en auront profité pour monter quelques concepts qui tranchent avec leurs "concurrents" : absence de dérives et positionnement des antennes par exemple, plutôt que des ersatz de F-22 à aile "cranked delta" comme chez Airbus et BAE. ...Bon ça n'a pas empêché quelques russes de crier à la copie du Su-57. Dans tous les cas je sens poindre à terme une histoire façon Rafale. Avec des allemands qui ne peuvent plus attendre parce que Tornado trop vieux, besoin de workshare, ligne d'assemblage des Typhoons bientôt au point mort, des anglais sous pression because Brexit et dégradation en vue de leurs capacités, des italiens qui seraient mis sur la touche sur l'électronique si les français se retrouvaient en pointe, et des espagnols qui sont dans l'impossibilité de décider quoi que ce soit et nous ont déjà habitués à acheter US sans se poser de questions. Sans oublier les vieilles affaires, Navantia/DCNS pour ne citer qu'elle. Et comme à l'époque où il fallait sacrifier Snecma, maintenant il faut sacrifier Thalès, et ça ne se passe pas bien au sein même de la maison France... En fait quand on y regarde de plus près, tous nos partenaires potentiels sont intéressés par les performances et capacités françaises parce qu'ils sont en retard, mais on a toujours le sentiment que ça les emmerde de le reconnaître. Que ça les ennuie de devoir admettre que la France est LE partenaire des grands programmes européens de défense. Et qu'il faut aussi tenir compte de son calendrier. J'ai l'impression que comme à l'époque du Rafale/Typhoon, ils ont besoin de la France (vu l'aventure Typhoon) mais peur que la France prenne trop de place. Et que comme à l'époque les besoins entre forces ne collent pas. Qui va croire par exemple que ces pays qui reçoivent leurs premiers F-35 et doivent sabrer leurs dépenses car ils ont vu trop grand, vont supporter des flottes avec 3 modèles d'avions de combat (4 en comptant la version B du F-35) dont 2 furtifs en 2045??? Non mais soyons sérieux deux secondes! Cette photo par exemple, c'est du flan. F-35 et tempest, d'accord, F-35 et Eurofighter, d'accord, les 3 en même temps, non. les anglais n'ont plus un rond, se débarrassent de leurs Typhoons, ont une chaîne qui ne survit que par l'export, et ils vont soutenir 3 avions de combat hors de prix dans leurs forces??? Avec un volume échantillonnaire à chaque fois? De même les américains n'ont pas encore vraiment lancé le PCA. Sauf qu'il va falloir qu'ils s'y mettent d'ici peu (2020?). Il se passera quoi à ce moment? Les pays européens engagés dans le F-35 ne vont-ils pas sauter à pieds joints dedans? Ça semblerait logique non? Sinon pourquoi avoir sauté à pieds joints dans le F-35 en premier lieu au lieu de développer leur propre solution? Et ils resteraient dans le futur chasseur européen tout comme ils resteraient dans le PCA? Mangeant à tous les râteliers??? Par-dessus on a désormais l'énigme SAAB avec une compagnie qui semble s'accommoder de son contrat T-X semblant confirmer son statut de partenaire solide fournisseur de technologies et de compétences spécifiques (merci CATIA de Dassault Systèmes), sachant qu'ils font déjà plus de l'assemblage que de la conception sur le Gripen, surtout NG... Et que BAE a déjà mis la main sur une bonne part de leur économie de défense. Macron n'est pas éternel. Sa vision de la France et de l'Europe ne font pas consensus en Europe. Il n'est pas à la France ce que Merkel est à l'Allemagne. Et en Allemagne ce modèle Merkel est arrivé à son terme. Même s'il est réélu, je ne parie pas sur une poursuite active du programme européen au-delà de 2027 sous sa forme pan-européenne. Franco-allemande, c'est possible, si les allemands apprennent la modération et réalisent que non, ils ne peuvent pas demander du 50-50 partout, surtout quand ils ne sont pas capables de l'offrir aux autres et mettent des coups de canif dans des accords comme si de rien n'était parce qu'en face il n'y a aucun répondant. En fait, le rêve de ces coopérations européennes en France ne tient que par deux aspects: le pognon qu'on ne veut pas dépenser, et l'idéologie européiste forcenée qui règne en maîtresse absolue. Dans ces conditions, je ne vois pas comment ça peut marcher. En gros, sous forme de mème, nous en sommes là:
  24. 13 points
    Probablement pas avant que le standard F4 ne soit qualifié... donc je dirais 2023-2025 d'après les plans actuels.
  25. 13 points
    Erdogan renversé avant Assad ... ce comble
  26. 12 points
    La MN a mis à disposition des images... donc on a monté une vidéo (de qualité j’espère) fissa. Enjoy:
  27. 12 points
  28. 12 points
    J'ai eu un appel pour me présenter au plus tôt à la banque pour un léger découvert, j'ai dis que je venais de rentrer de Chine. On m'a dit que ça pouvait attendre ! Bon blague à part , j'habite dans l'Oise et ça va ! On ne se mange pas encore entre nous, j'ai pas vu passait de véhicules type mad max, ni d'unités militaire équipée en tenue de protection en train de parquer la population, ni cramer les maisons au lance-flamme. Pour l'instant on ne regarde pas encore notre bouledogue américain comme potentiel repas au cas ou. Par contre je confirme pour la mise en mode isolement chez elles de 200 personnes travaillant à l'hôpital de Compiègne, via une connaissance qui fait du ménage à l'hôpital de Compiègne et qui a été concerné par cette consigne. Sinon on a eu ça : https://www.francebleu.fr/infos/societe/lassigny-un-pompier-volontaire-de-l-oise-mis-en-quarantaine-et-sa-caserne-desinfectee-1582965495 Pour l'instant on voit surtout qu'il y a des ruptures pour la vente de masques , mais on voit que de très rare personne porter le masque... Pour les magasins, pour l'instant on a pas de pb spéciale via le carrefour market de notre village , mais apparemment ça serait plus vide dans les rayons de grandes surfaces des petites villes autour du village . Mais bon on en sait pas plus. On ne dramatise pas non plus, on prend comme ça vient , mais je pense que l'on ne doit pas minimiser non plus le pb de se virus, car quand on compare avec les grippes classiques, OK, mais l'OMS nous fait pas tout un plat pour ces grippes classique qui tuent aussi , donc je pense que ça reste un truc assez sérieux se virus pour que l'OMS soit sous tension... Maintenant quand je pense à la Chine, je pense que l'on aura jamais de vrais infos vu le mode de gestion du pays très centralisé... Et pour la propagation ben la mondialisation facilite pas les choses ... Se n'est pas parce que l'on a de meilleurs connaissances et des capacités moderne qu'on aura pas un jour ( je parle du futur, hein, pas de la crise actuelle qui reste encore un "échantillon" ) une pandémie via un truc costaud. Avant ça arrivait par bateau des USA comme la grippe espagnole ou avec le transport maritime massif de soldats dans le contexte de la 1ère guerre mondiale ça a diffusé, on a donc tiré des leçons vu qu'avec la 2ème guerre mondiale on a pas connu de pb via un virus, mais avec l'avion qui s'est très bien développé via les charters et disons d'une forme d'individualisation des voyageurs, car avant pour le tourisme ça concerné peu de monde vu le coût, mon arrière grand père espagnol qui est parti chercher du travail en Argentine avait trouvait un job de cuistot sur le bateau qui l'emmené , et il y avait des quarantaine pour les passagers ( c'était pendant l'entre 2 guerre). Aujourd'hui ben on dépasse largement le nombres de personnes qui se déplacent à travers le monde que se que l'on a put connaître avec la 1ère guerre Mondiale, entre le tourisme, le travail etc... Donc ça complique bien plus la donne pour contrôler. Donc pas de panique mais faut quand même se poser des questions sur la gestion de cette crise et des problématiques rencontrée, pour réfléchir à l'avenir sur comment gérer. Bon pour moi pas je regarde ça comme ça vient , faut juste bien analyser le sujet sans être dans une vision de fin du monde, mais pas non plus minimiser un virus qui alerte l'OMS et qui est bien plus costaud qu'une simple grippe qui tue aussi mais qui elle ne met pas en tension l'OMS. Sinon pour l'économie, j'ai vu une analyse dans C dans l'air de "spécialistes" de l'économie qui découvrait que l'on pouvait être emmerdé vu que pas mal de choses étaient plus fabriqué en France vu que pas mal de choses sont fabrique en Chine.. Ben si ils s'en rendent compte seulement... C'est du factuel depuis longtemps pour nombres de français qui ont perdu leur emploi quand ça a délocalisé en Chine, mais aussi ailleurs comme dans l'UE... Enfin bref je ne me ferais jamais à ces analyses qui ont toujours un temps de retard sur le réel... Voilà pour les news de Picardie !
  29. 12 points
    Ça, pour éclater, on leur fait confiance ! *sort*
  30. 12 points
  31. 12 points
    ça viendra sans doute, je pense même personnellement que c'est inévitable (en réalité je ne crois ni au SCAF ni au Tempest, pas dans leurs formes actuelles en tous cas). Mais on en tirera quelque chose, au moins des briques technologiques: -L'infrastructure réseau/com et les capteurs développés par Airbus et Thales peuvent servir même sans avion NGF (c'est d'ailleurs tout l'intérêt d'un système ouvert!), donc avec un Rafale NG ou un Super Typhoon. -Le nouveau moteur sera développé (c'est le souhait de SAFRAN) à partir d'un démonstrateur du format M88, et donc "Rafale compatible". -Les nouvelles techno avioniques (radar, IHM, optronique, fusion de donnée, etc.) et armement (missiles et remote carriers) peuvent aussi être parfaitement réutilisées sur un "Rafale NG", donc sans NGF. Dans l'absolu, même si le SCAF franco-allemand capote, on garde les briques technologiques obtenues par Safran et Thales, et on n'aura toujours accès à celles d'Airbus. Le seul industriel qui a quelque chose à perde à l'abandon de SCAF dans sa version actuelle c'est Dassault, si (quand?) le NGF saute. Et encore, ils seront toujours en mesure de fournir un Rafale MLU, à moins que la France ne souhaite arrêter toute production de chasseurs (je n'exclue rien, le monde à 20 ou 30 ans semble quand même assez incertain, et si on supprime la composante aéroportée de la dissuasion ça pourrait bien arriver). En tous cas, je peux vous dire que PAS UN des industriels impliqué dans le SCAF ne met tous ces oeufs dans le même panier! C'est même assez hallucinant de voir à quel point tout le monde s'arrange pour que la R&D du SCAF puisse s'appliquer même en cas d'arrêt du programme. La résilience est totale. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que certains en Allemagne poussent pour un démonstrateur de moteur basé sur le EJ200 (ce qui n'arrivera pas, il n'y a même pas débat, le moteur étant principalement anglais et pas uniquement allemand). (Je mets volontairement l'Espagne de côté puisqu'a priori leurs industriels ne devraient pas avoir de maîtrise d'oeuvre. Ils sont plus dans une optique de maintien de compétences et de stratégie industrielle que de stratégie opérationnelle) Concernant le Tempest (le sujet ici présent), c'est NETTEMENT moins évident ! Et, pour le coup, l'ensemble du projet ressemble plus à une manœuvre de stratégie déclaratoire que de stratégie des moyens. Le premier souci du Tempest, c'est le besoin opérationnel et le format des forces. Le SCAF va être vital en France (où il devra remplacer à terme l'unique appareil de combat Rafale), et quand même relativement important, voire essentiel, Allemagne (qui pourrait bien n'avoir que des Typhoon à remplacer, selon le choix fait après le retrait des Tornado). En Angleterre et en Italie, l'appareil est quand même plus difficile à justifier, le F-35 entrant à peine en service. Il va devenir un nouveau "super intercepteur" pour remplacer le Typhoon, réitérant les erreurs des années 1980. En effet, l'Italie et UK peinent déjà à se payer une centaine de F-35 chacun !! Au-delà de la question du financement du programme (on y reviendra), c'est quoi leur besoin pour le Tempest? Sans doute autour de 200 appareils chacun, chiffre qui sera au minimum réduit par 2 si on croit TOUS les exemples récents en Europe (Typhoon, Rafale, Gripen, F-35, etc.). Pas de quoi s'emballer, et surtout pas de quoi rentabiliser un tel programme! Et on en vient naturellement à la question du financement. Le Tempest a des débouchés internes au moins deux fois plus faible que le NGF, mais ses coûts de développement seront au moins équivalent (sans doute supérieurs en réalité, Dassault fait de la bien meilleure gestion que BAE). Vu l'escalade des coûts de R&D dans le secteur, ça va nous donner un appareil considérablement plus cher. Or, dans le même temps, le Brexit va sans doute secouer très fort l'économie anglaise. Les Italiens ne seront pas jouasse non plus: leur économie dépend énormément du pétrole, et le pic de production actuel couplé à une hausse des prix inévitable va leur faire très TRES mal dans les prochaines années. Concrètement, les caisses anglaises et italiennes seront vides. Vous me direz que les caisses françaises et allemandes vont pas forcément déborder de pognon non plus. C'est vrai. MAIS !! Comme je l'ai dis, si le SCAF se casse la gueule dans sa forme actuelle, on pourra toujours se diriger vers une solution low-cost, en gros garder le concept de combat en réseau mais remplacer un coûteux NGF par des Rafale NG*. Mais l'Angleterre et l'Italie n'auront pas ce choix. Ils ne vont pas pouvoir foutre un nouveau moteur Rolls Royce et un nouveau radar Leonardo dans leurs F-35 tous neufs. Chez eux, comme chez nous, l'avion du futur est un enjeu de politique industrielle. Sauf que leur Plan A est foireux jusqu'à l'os, et qu'ils n'ont tout simplement pas de Plan B. Quand, de notre côté, nous avons un Plan A relativement solide en raison de nos larges besoins internes (aviation tactique, aviation stratégique + aviation navale) et un Plan B qui maintiendrait le niveau de compétences et d'activité de nos industriels. Seul salut pour les industriels UK et Italiens? Se vendre loin. Faire monter la sauce du Tempest assez loin pour que l'ensemble ait l'air cohérent et performant, et vendre le programme clé en main le moment venu, soit dans un partenariat avec les USA (j'y crois pas vraiment), soit avec un pays émergent qui a soif de maîtrise technlogique (Turquie, pays du Golfe ou d'Asie, etc.) Sans ça, c'est tout simplement la disparition des compétences de Rolls Royce (et de Leonardo dans une moindre mesure) dans le domaine des avions de combat qui est assurée. Et d'ailleurs on m'enlèvera pas de l'idée que si le F136 avait été financé pour le F-35, le besoin pour un programme Tempest n'existerait même pas. *La situation est moins évidente pour l'Allemagne. En fait, tout va dépendre du choix pour le remplacement du Tornado, et encore. Disons que, dans tous les cas, ils pourront toujours se diriger vers une solution américaine: leurs industriels aéro et motoristes sont avant tout des sous-traitants, donc l'enjeu n'est pas aussi important pour eux que pour les Fr et UK.
  32. 12 points
    À propos de la perche fixe, un gros argument que j'ai entendu d'un pilote de retour du Mali, mais à propos d'exercices internationaux : la perche fixe n'étant pas contrainte par l'espace où se rétracter dans le nez, elle peut être sensiblement plus éloignée de l'avion, de ses turbulences. Résultat : beaucoup moins de raté pour choper le panier. Réduction du risque d'accidents, réduction du nombre d'heures d'entraînement pour le ravitaillement en vol
  33. 12 points
    Comment arriver à faire revenir les Britanniques sur leur décision de quitter l'UE ? L'auteur européiste de la série télévisée Yes Minister a demandé à Humphrey Appleby, personnage (fictif) de cette série... et voici une stratégie originale ! Et si on disait que tout est de la faute des Français ?
  34. 12 points
    Les avantages et inconvénients de la tourelle inhabitée, téléopérée se déterminent autour de ce qui définit le char : mobilité, protection, puissance de feu, observation et persistance sur le terrain. En termes de protection la tourelle téléopérée apporte un plus incontestable : pas d’hommes à protéger, elle sera plus petite, moins lourde, qu’une tourelle habitée. A poids équivalent, le blindé verra son châssis mieux protégé, le poids gagné pouvant servir à mieux protéger les flancs, à intégrer l’équipage dans une cellule de « survie » … Attention toute fois à ne pas négliger la protection des capteurs, de l’armement, du chargeur automatique : un char aveugle et / ou désarmé ne sert plus à rien.je citerai comme exemple de ce qu’il ne faut pas faire l’armata : le châssis est très bien protégé, mais la tourelle parait très vulnérable. Si ce n’est pas corrigé dans les chars de série, cela constituerait un point faible, à mon avis rédhibitoire. Cette vue (document nexter) est un Leclerc à tourelle inhabitée : le blindage de celle-ci est conséquent, les viseurs tireurs et chef sont bien protégé. L’absence de viseur dans l’arc frontal renforce la protection de la tourelle : L’exemple à suivre ! En termes d’observation, les tankistes perdent la vue directe, et peut être les instruments de visée optique de secours : la redondance, la multiplication des capteurs devraient pouvoir compenser : remarquez le mat d’observation derrière les viseurs. La puissance de feu, reste inchangée, dans ce projet nexter, le canon est un 140mm, le chargeur permettant d’emmagasiner plus de munitions que dans la tourelle habitée : plus de place !
  35. 12 points
    en fait la réussite "stratégique" de ce programme pourrait s'entendre sur trois plans: -le premier est d'ordre financier et donc budgétaire: qui va gagner et "perdre" de l'argent dans ce dossier ? Les perdants sont connus ce sont les clients qui devront payer un prix (achat et possession) plus élevé que prévu - c'est souvent le cas pour les clients étrangers des productions US (F-16 compris si on aborde le sulfureux domaine des compensations). Mais au niveau des perdants on peut établir deux catégories; ceux qui vont souffrir en raisons de budgets contraints et non extensibles (la plupart des vassaux de l'OTAN) et celui qui va payer presque à fonds perdus ... le Pentagone. Après il y a les possibles gagnants ce seront les industriels mais pas uniquement LM on parle là de tous les industriels ceux de "l'écosystème" F-35. Le complexe militaro-industriel fera en sorte de faire comprendre au Pentagone qu'il serait très contre-productif que les derniers conglomérats de l'industrie de défense US soient financièrement fragilisés par l'échec d'un programme ... Financièrement l'échec du "pas cher" semble patent. Mais si j'étais mauvaise langue je dirais que les programmes militaires ayant coûté moins cher que prévu aux budgets publics ne sont pas légion, en revanche les industriels eux on rarement perdu de l'argent sur ce plan, même si certains ont moins gagné que prévu. -le deuxième est d'ordre opérationnel, l'avion fera-t-il ce qu'on lui demande ou pas ? je pense que oui. Le F-35 est un appareil très spécifique, dont il convient pour apprécier ses capacité intrinsèques d'oublier la littérature commerciale des uns et des autres et revenir aux fondamentaux ... Le F-35 n'est pas un nouveau F-16 qui à la base était un appareil d'assaut diurne léger pas cher. Le compliqué multi rôles lourd étant alors à l'époque (an.70) l'apanage des F-111, A-6 et MRCA et certainement pas le F-16 tel qu'il fut conçu. Le F-35 est autrement plus ambitieux, c'est prioritairement un appareil d'entrée de conflit de haute intensité qui fait le pari de la furtivité et de la guerre en réseau. Ces deux pré-requis ont totalement conditionné sa conception aérodynamique (capacité d'emport carburant et armement guidé en soute), l'agencement de l'interface homme-machine et son architecture informatique; tout part de là. Et force est de reconnaître qu'aujourd'hui tout le monde raisonne de la même manière (furtivité - travail en collaboration) même si les solutions peuvent diverger selon les cultures ops et les moyens financiers. Je pense que sur ce plan là l'avion va faire le boulot, çà coutera cher mais çà le fera ... quitte à développer (pour le plus grand bonheur des industriels) des avions spécifiques ou des hélicos notamment pour le COIN. Personnellement je ne lis même pas la prose LM c'est de la zoubia, du vent la seul chose qui compte c'est ce que l'USAF, la Navy et les Marines attendent de cet avion qui illustre ce que sera la guerre de demain selon les Américains. -le troisième est d'ordre "diplomatique" on peut prendre le problème par tous les bouts; que les commandes aient été réduites ou pas que les acquisitions fassent ou non débat, TOUS les alliés des premiers et deuxième cercle ont pris du F-35 et pas autre chose, les clients du Rafale ne sont pas des alliés historiques des USA ce sont des partenaires de circonstance et JAMAIS le Rafale ne sera vendu à un de ces allié historique notamment au sein de l'OTAN sauf pour cet éventuel pays à remettre en cause des partenariats qui vont bien au-delà de l'acquisition d'un avion d'arme. C'est pour çà que la France a proposé aux Belges un partenariat d'état à état. C'est un pari qui s'il est accepté demandera beaucoup de courage politique aux dirigeants de ce pays. De ce point de vue le programme F-35 est une réussite personne n'a chié dans les bottes des américains au point de leur faire un bras d'honneur en leur disant de remiser leur avion.
  36. 12 points
    HS sur le sujet, mais c'est pas de ta faute. Les wiki anglophones sont bourrés de ce genre de choses. C'est symptomatique. Attends sur le wiki anglais du Concorde tu "apprends" ça: Bref attention à ne pas se laisser avoir par les french bashers. edit: je réclame donc céans à la modération l'intégration d'un smiley: " " afin de simplifier la rédaction de messages cherchant à signifier tout le bien qu'on pense d'une fake news britannique sur l'état de l'industrie aéronautique française.
  37. 12 points
    Evidemment, lorsqu'on trie les faits du passé pour ne retenir que ceux qui intéressent... Ces fameuses coopérations ont aussi donné l'Alphajet, le Transall, l'A300, le Concorde, le Jaguar, Ariane, le CFM-56, le SCALP, le Meteor...
  38. 12 points
    En fait, le Rafale est "l'avion de Schrödinger" en ce moment: il est à la fois dans et hors de la course tant que le gouvernement n'aura pas ouvert la boîte...
  39. 12 points
    Tabarnia choisit un président en exil. Albert Boadellas, exilé à Madrid pour échapper à la répression indépendantiste, sera investit comme président provisoire de la communauté autonome de Tabarnia. L'acte aura lieu ce mardi dans l'assemblée provisoire qui se tiendra au collège de journalistes de Barcelone. http://www.elperiodico.com/es/politica/20180114/boadella-presidente-en-el-exitlio-de-tabarnia-6551261
  40. 12 points
    Ce n'est pas qu'une question de traînée (voire même pas du tout). C'est avant tout une question de configuration et de simplicité. Ca sert à quoi de valider un domaine d'emport jusqu'à M 2.0 si le reste de la panoplie ne le supporte pas ? Dans ces configurations il y a des bidons, fussent-ils supersoniques, et donc les missiles. Certains d'entre eux sont éjectés et non tirés depuis un rail. C'est un facteur limitant. Tout comme l'est le domaine de largage des bidons, le comportement de tout ce petit monde lors des évolutions à haute vitesse, la température d'impact, etc. D'accord un Mirage 2000 peut voler à M 2.2 en lisse, voire plus. Mais pas plus de 2 minutes. Il peut aussi voler à M 2.0 en lisse. Mais pas plus de 10 minutes. En dessous, c'est du "no-limit". Toujours aussi ridicule le Rafale avec son M 1.8+ (notez le "+") ? Le problème ne se limite pas à faire un sprint sur une trajectoire rectiligne. Il s'agit de garantir un domaine d'utilisation sûr et suffisamment vaste sans en pourrir l'exploitation avec une multitude de limitations et de cas particuliers, et in fine le domaine de vol n'est pas nécessairement borné par ce que permet la poussée ou la portance.
  41. 12 points
    Oui d'après ce que j'ai compris les premières approches impliquaient des facettes, après à partir du B2 on a essayé des formes où le rayon de courbure n'est jamais constant. Pour le Rafale on a utilisé ce principe de façon "laxiste" (c'est une des différences entre le Rafale A et les Rafale opérationnels) c'est à dire que presque partout on a cette variation du rayon de courbure, mais quand le raccord entre deux zones où c'est appliqué est difficile eh bien on ne le fait pas et on a un "spike" donc les retours sont concentrés sur des "spikes" que l'on peut traiter avec des RAM ou SPECTRA. L'ensemble de ces "SPIKES" est un modèle de l'avion où l'on doit prendre en compte la rigidité et les évolutions. Pour un Tanker cela me parait difficile en effet de se limiter à quelques spikes.
  42. 12 points
    Un piolet et des crampons intégrés au siège éjectable
  43. 12 points
    A la naissance, un bébé Rafale ne mesure que 2 cm de long. Ce n'est qu'au bout de 3 ans qu'il atteint sa taille adulte
  44. 12 points
    Quelques éclaircissements sur ISIS, sur lequel l'effort de renseignement s'intensifie (rien de nouveau dans le principe, mais l'info s'affine tous les jours désormais): l'organisation pratique/opérationnelle d'Al Baghdadi s'articule autour de lui (et on imagine, un "Etat Major" central sous une forme ou une autre) et de 25 "représentants"/"envoyés"/"lieutenants" répartis sur l'Irak occupé et la portion de Syrie contrôlée par ISIS, qui forment donc 25 "commandements opérationnels" en relation directe avec le chef. Sur ses 25 lieutenants, 8 ou 9 sont d'anciens militaires irakiens (de l'armée et du Jihaz Al-Mukhabarat Al-Amma de Saddam), virés après 2003 et pour l'essentiel tous passés par une phase d'emprisonnement par les Américains. La proportion semblerait révélatrice de l'ensemble de la structure hiérarchique d'ISIS, jusqu'aux plus bas échelons tactiques (environs 1/3 de cadres de tous niveaux seraient donc d'anciens militaires professionnels irakiens), et de l'intégration qu'ISIS semble avoir réussie entre organisation et tactique militaire d'un côté et organisation et tactique "terroriste"/guérilla de l'autre. Au bas de l'échelle, chez les combattants "du rang", l'estimation des effectifs d'étrangers à la zone géographique de conflit (Syrie et Irak) irait jusqu'à 6 ou 7000, dont peut-être 1000 venant d'occident, l'essentiel consistant plutôt en Tunisiens, Libyens, Egyptiens et Saoudiens, sur un total estimé d'effectifs combattants d'ISIS (chiffre très aléatoire) tournant autour de 25-30 000 hommes (et femmes comme on a pu le découvrir récemment). Le niveau de contradiction qu'on voit sur les effectifs (qui va de 15 à 50 000h) ne reflète pas forcément des réalités différentes, le terme de "combattant" pouvant être interprété à des degrés très variables: le combat proprement dit est une chose, mais l'ensemble de la "chaîne de soutien" d'une telle force est importante (et répartie sur les axes contrôlés, souvent longs), repose sur des effectifs vastes (donc un ratio soutien-combat très important) et implique une attrition forte des bas échelons (notamment les éléments étrangers et non expérimentés qui servent de chair à canon, ou pour qui le soutien n'est pas prioritaire), où le turnover peut être très conséquent. Il peut être en plus difficile, voire illusoire, d'essayer de faire la part entre les chefs/cadres militaires de tous échelons et les chefs "civils" (administratifs, judiciaires, politiques....), ces postes étant souvent (encore à ce stade de l'organisation) confondus. Enfin, essayer de chiffrer la proportion des combattants expérimentés (surtout évidemment les cadres -équivalents officiers/sous offs) dans le total des effectifs reste le point délicat (la "main d'oeuvre qualifiée", quoi), sur lequel semblent se pencher les USA (dont le potentiel de rens sur zone s'est certes accru, mais reste très limité: il y a donc une priorisation importante sur ce point), beaucoup s'accordant à dire, expérience récente à l'appui, que cibler le haut de la hiérarchie est une perte de temps, nécessitant trop d'efforts/ressources à acquérir pour un effet trop réduit (le syndrôme des "n°2" et"n°3" d'Al Qaida, descendus en pagaille), et que s'attaquer au "middle management" (facilement identifiable, peu défendu) est beaucoup plus rentable pour peu qu'on puisse taper dans une proportion suffisante. De même pour les cadres militaire de bas échelon, à ceci près que cette action repose là sur les échelons combattants de même niveau (côté kurde et irakien, dont les capacités "de pointe" -renseignement, précision....- sont trop limitées pour ce genre de stratégie ciblée) que, pour l'instant, les USA ne semblent pas être prêts à faire accompagner systématiquement par des éléments US (le déploiement impliquerait beaucoup plus de FS qu'ils semblent prêts à envoyer à ce jour, et/ou des troupes régulières, ce qui est là encore pour l'instant un tabou absolu à Washington). Le 2ème angle sur lequel bosse le renseignement américain, et largement évoqué ici (mais là, l'info, y compris publiée, progresse désormais quotidiennement), est le "business model" de l'organisation terroriste qui essaie de se convertir en Etat, chose dont les coûts sont dans une toute autre dimension, surtout quand on doit arrêter (ou au moins limiter) nombre des activités qui ont constitué ses principales sources de revenus jusqu'ici, dans les territoires contrôlés, à savoir principalement l'extortion/racket et le kidnapping, très partiellement compensés par leur remplacement par une forme "régularisée" d'impôt (fixe dans le montant, pas trop arbitrairement appliqué, maintenu suffisamment bas pour développer l'attractivité d'ISIS, et "compensé" par des prestations coûteuses: électricité, eau, administration et justice, police, prestations sociales, constructions....). Le tout pour une "population" tournant autour de 8 millions d'habitants dans les zones durablement contrôlées, qui plus est une population répartie sur une vaste surface très découpée. Difficile dans une zone où ces modes de financement ont quand même saigné les économies locales déjà pas franchement solides, à la production faible, y compris dans le domaine alimentaire (pas de "cash crops", agriculture vivrière insuffisante, dépendante d'une organisation territoriale précise incluant des circuits économiques continus), des économies souvent détruites (comme en Syrie dans beaucoup d'endroits). Ne parlons même pas du fait que même en disposant du cash voulu, ISIS ne peut avoir accès aux mille et une choses nécessaires à une économie, une population, un pays: biens et savoirs-faires de toutes sortes (surtout dans les quantités nécessaires) pour faire fonctionner l'appareil productif, l'économie, la société. La contrebande a ses limites quantitatives. Outre les dépenses de fonctionnement qui explosent, ISIS doit dépenser beaucoup pour la guerre, mais aussi pour la com: propagande, certes, mais surtout acheter des loyautés, tant des groupes organisés (en clair, on backchiche des chefs de clans/tribus ou hiérarques quelconques, d'une façon ou d'une autre) que des individus, via une politique "religieuse" de charité à grande échelle. Ca fait de la dépense en cash, qu'il s'agisse de dons d'argents, de dons en nature, de prestations diverses.... Cela explique entre autre le besoin d'expansion permanent d'ISIS, moins au sens de conquête territoriale (quoiqu'elle soit le but "ultime") que de besoin d'avoir, au-delà de la "frontière" effectivement contrôlée un peu durablement, une zone de pillage/razzia qui concourt de la stratégie militaire (occuper l'ennemi, le décrédibiliser dans son territoire....). Le pétrole est évidemment central dans ce besoin (le ratio dollar/kilomètre carré est imbattable), et ce chaque jour d'avantage; coûts de fonctionnement qui explosent, économies locales qui rapportent peu et fonctionnent mal, circuits économiques limités, modèle économique de distribution du haut vers le bas, peu d'investissement productif. Et à cet égard, aucune cible dans le rayon d'action d'ISIS n'est aussi constante que la région immédiate de Kirkouk, bien plus que Baghdad. Ce d'autant plus qu'ISIS ne peut obtenir du pétrole que des prix dégradés, et des flux peu constants, étant donné l'obligation d'en faire la contrebande, avec des débouchés et possibilités d'acheminement limités. L'estimation actuelle est qu'ISIS fait 2 millions de dollars/jours via le trafic de pétrole et ses autres activités; si l'ensemble des gisements autour de Kirkouk étaient pris, le potentiel théorique serait de 100 millions/jour -sous réserve qu'ils puissent effectivement tout vendre/acheminer, ce qui est douteux. Là encore, la contrebande n'est pas un flux commercial fiable, surtout quand les USA et d'autres ciblent précisément ces flux. Mais là encore, au moment où les dons de l'étranger baissent dramatiquement (ils n'ont certes été qu'un apport minoritaire sauf au début, mais il ne faut jamais sous-estimer le caractère disproportionnellement crucial d'une somme en cash, soit de l'argent frais, qui arrive en net dans le "système" coûts-dépenses d'une organisation) et où les dépenses explosent pour garder ce qui est tenu, ce besoin de pétrole est incontournable pour l'organisation qui se veut un Etat, mais dont la majorité des territoires ne peut être tenue par la force: ils ont besoin, pour faire court, de la loyauté des populations, et cette loyauté, ferveur religieuse à part, s'achète au comptant (par des modes divers, certes, du backchich au fait de "faire arriver les trains à l'heure", mais achetée néanmoins); et de ce côté, ce que rapporte le territoire contrôlé n'approche pas, de très loin, ce que coûte son maintien (c'est pas l'économie sous-développée de ces zones contrôlées qui pourra fournir une base fiscale). ISIS dépend donc absolument d'une expansion agressive et d'une économie/stratégie de razzia dans le voisinage (ciblant avant tout le pétrole), sous peine de s'effondrer sous le poids des obligations qu'elle s'est imposée (effondrement qui prendrait la forme de populations nettement moins réceptives et un tantinet aggressives). De l'inconvénient de n'être, au final, qu'une bande de gangsters armés aux oripeaux idéologiques. Et dans cette stratégie, la région de Kirkouk est le pivot absolu. ISIS essaierait en outre de recruter online des ingénieurs spécialistes du domaine pétrolier pour se confronter à son autre problème dans la durée, qui est de continuer à faire fonctionner son secteur pétrolier, évidemment écarté de tout circuit économique important, donc de possibilités d'entretien/maintenance et de développement. Economiquement, ISIS n'est pas armé pour durer et assumer les coûts qu'il doit affronter, ce qui rappelle une fois encore que garder et contrôler un territoire est infiniment plus cher à tous égards (main d'oeuvre, coût financier, nombre de savoirs-faires nécessaires, complications, temps....) que le conquérir. Enfin, ce que révèle la structure interne d'ISIS -et quelques échos qu'on a pu avoir sur les relations internes et les récentes perches tendues par Baghdad et Washington aux chefs tribaux sunnites- est que les ex-Baasistes sont aussi nécessaires à l'effort de guerre qu'hostiles au militantisme et à la religiosité d'ISIS (on connaîtrait quelques histoires d'accrochages entre les "hardcore" et les ex-baasistes): peu d'entre eux ont réellement adhéré au mouvement, et ils doivent avoir une vue nettement moins passionnée des réalités militaires, politiques et économiques du mouvement et de ses perspectives. Il y a sans doute un effet de "course contre la montre" via lequel les ISIS-iens "historiques" essaient de drainer autant de savoir-faire que possible de ces cadres (qui, de leurs côté, doivent tout faire pour rester nécessaires, donc être efficaces, transmettre, mais aussi garder des trucs) pour former des chefs compétents de son côté à tous échelons; mais c'est pas quelque chose de facile, surtout sans structure permanente de formation (avec "mémoire institutionnelle" ouverte à tous), plates-formes d'échanges (EM et "stages", rotations d'officiers et sous-offs de façon ouverte....) et tous systèmes de transmission du savoir et de l'expérience, de mise en confiance et de développement personnel et collectif, toutes choses difficiles à créer et maintenir dans un pays pacifié et unifié, et évidemment bien plus difficiles dans une entité divisée. La prise de Mosoul (où ces cadres ont joué un rôle absolument crucial) avec 800h à tout péter pourrait être bien plus un one shot qu'on ne le croit. L'alliance des ex-baasistes et des fanatiques religieux n'est donc pas un socle si solide, même si elle a pu, dans des circonstances précises et pendant un moment donné, produire des résultats extraordinaires. Encore une fois, entre le coup d'éclat et la durée, il y a une sérieuse marge. C'est encore plus vrai quand on ajoute le 3ème pilier qui fait tenir le tripode instable qu'est ISIS: les chefs tribaux (et leurs ouailles, bien évidemment), principalement désaffectés par le gouvernement Maliki et donc aussi avec ISIS pour des motifs "négatifs" et non une adhésion idéologique. Autant de cibles pour une stratégie anti-ISIS, qui ne semble décidément pas être un titan instoppable sorti de nulle part, et plus une nuisance aux pattes courtes.
  45. 11 points
    Je m'auto-cite, car je veux me corriger. J'ai restreint mon regard critique à l'UE, mais j'aurais dû voir plus large. Par exemple le Japon, souvent cité en exemple mystérieux de lutte réussie contre la pandémie. Très peu de cas de coronavirus, mais on ne réussit pas trop à savoir pourquoi. Au final, on invoque une forme de supériorité socio-culturelle intrinsèque (C'est marrant, les anglais disaient la même chose après la prise de Singapour, en 39-45 ...) Mais finalement, c'est peut-être parce que ... Il y a beaucoup plus de cas de coronavirus qu'annoncé. Parce que bizarrement, depuis l'annonce du report des JO de Tokyo, les alertes se multiplient au pays du soleil-levant : Des esprits mal tournés se demanderaient si le gouvernement de Shinzo Abbe a minimisé les faits, parce que ça l'arrangeait, mais c'est impossible. Ce genre d'attitude est réservée au gouvernement français, les pires dirigeants que la planète ait jamais porté (jusqu'aux prochaines élections, en tout cas Je fais confiance aux râleurs professionnels pour recycler les mêmes critiques quel que soit les hommes politiques ... :-P ) Je cite l'article : Cela tombe bien, la France a déjà commencé à mettre en pratique ce genre de pratiques : Je crois que c'est @g4lly ou @cracou (?) qui estimait que les données agrégées à une échelle suffisamment grandes apportaient des garanties correctes de préservation des libertés individuelles. Pour ce que j'en sais, la CNIL n'a pas tiqué, en tout cas pour le moment. Accessoirement, il semblerait que le RGPD de l'UE serve à quelque chose. Comme quoi, la Commission de Bruxelles est capable de faire autre chose qu'em...quiquiner le monde.
  46. 11 points
    Jour 2 : mon colocataire a cessé de se raser depuis onze semaines, nous avons lancé une frappe préventive contre les voisins du quatrième pour renouveler nos réserves stratégiques de papier cul et de déodorant. L'assaut s'est bien déroulé jusqu'à l'arrivée dans leur cuisine, où nous avons perdu deux de nos cochons d'Inde de combat dans un piège inhumain fabriqué avec des graines de sésame et de la Javel. Les temps sont durs, et de plus en plus de nos collègues envisagent de faire défection pour rejoindre l'Église Suprême Universelle de Saint-Macron, au deuxième. Ces fous sont prêts à se raccrocher à n'importe quel faux espoir. Moi, je ne fais confiance qu'à mon agrafeuse automatique et au bras qui la tient. La guerre... La guerre ne change jamais.
  47. 11 points
    Comme j'ai déjà dit dans un autre fil, l'Espagne est le premier client et le premier fournisseur du Maroc. Ceci dit, il est incontestable que le Maroc exerce une pression économique sur les enclaves, surtout avec des fermetures (prolongées) de frontière à l'occasion /prétexte des fêtes, musulmanes ou chrétiennes.. Au même temps, le commerce avec les enclaves est un facteur important de l'économie du Rif, en particulier des villes de Nador et Tetuan et le calme dans le Rif n'est pas un sujet anodin. En absence de réelle alternative économique au Rif, c'est un peu je tiens tu me tiens par la barbichette... L'Espagne avait proposé un plan de développement commun à la zone , refusé par le Maroc au nom du principe de la non reconnaissance de la souveraineté espagnole sur les enclaves. Sur la question des droits historiques, c'est un sujet délicat si l'on l'aborde du point de vue des susceptibilités nationales... Historiquement, ces enclaves dépendaient du Califat de Cordoue depuis le Xé siècle. Je ne rentre pas dans périodes précédentes, mal documentées; hypothèse de Tarik comte wisigoth, donc lié au Royaume Wisigoth de Tolède. Notez qu'une grande partie des musulmans espagnols étaient des paysans hispano- romains convertis, tout comme une partie des Goths, le cas le plus connu étant les Banu Qasi de la vallée de l'Ebre (Quasi arabisation de Cassius) Bref, les enclaves dépendaient d'un royaume hispanique déjà au Xé siècle. Quand le califat éclate en taifas autonomes (petits royaumes) suite à la défaite musulmane de las Navas de Tolosa (1212) les enclaves suivent le même mouvement. Pour faire bonne figure, il faudrait inclure, superposer, les deux vagues d'invasion, Almoravides du XI &XII secte Malekite née aux confins de la Mauritanie, puis Almohades jusqu'au XIIIe, mouvement puritain intégriste d'origine berbère en révolte contre les Almoravides. En résumé les enclaves ont relation de longue date avec la péninsule, La conquête (ou la reconquête selon le point de vue... ) par les portugais en 1415 (80 ans avant la reconquête de Grenade) s'inscrit dans une certaine continuité historique. Ce n'est pas un fait colonial comparable aux conquêtes européennes du 19e. Nb Les F18 de Gando (Canaries) sont les A les moins avancés. Si je ne fais pas erreur ce sont achetés d'occase à l'US Navy) Ce seront les premiers à être remplacés, par quoi je ne sais pas. Faut tenir compte du fait que les appareils de Gando sont soumis à des contraintes proches de celles d'un PA à cause des vents alises (humidité, salinité)
  48. 11 points
    Impossible: "Dans cinq jours", ça tombe un vendredi, et par convention les fins du monde ne peuvent avoir lieu le vendredi! D'ailleurs, une directive de Bruxelles a formellement codifié les fins du monde: Article 666: Les fins du monde peuvent avoir lieu à n'importe quelle date, à condition de répondre aux critères suivants: qu'elle n'ai pas lieu le jour précédant un week-end (à l'exception de la Pologne et du Danemark, où ce n'est pas le jour précédant, mais le jour suivant le week-end, et l'Italie qui n'a pas encore ratifié ce point) le mardi étant le jour de congé des salariés du secteur de la fin du monde, ce jour est également proscrit (sauf en France où ce n'est pas le mardi, mais le deuxième jour après le dimanche) que ce soit une année bissextile impaire Que la fin du monde ait été déclarée via le formulaire v47bis/rose quarante jours avant l'échéance, et ait été validée dans l'ordre chronologique par: Dieu Chuck Norris Le conseil Megrathmoileux Ben "Bouddha" London Toute fin du monde contrevenant à n'importe laquelle de ces conditions sera immédiatement déclarée illégale, et par conséquent caduque! Tu comprend donc pourquoi la fin du monde ne devrait pas avoir lieu dans cinq jours (quatre maintenant).
  49. 11 points
    Pour le volume, c'est du terrassement très classique en BTP. Une pelleteuse type 220-260 (22-26 t en charge) montée en godet rétro 2,2/2,5 m de large excave ~500 m3 en 8 h de travail et un Cat D7 à lame 3,6 de large évacue ~ 1000 m3 dans le même temps. En 3/8 avec 30 min entre chaque équipe pour laisser un peu reposer la mécanique et un minimum d'entretien (graissage, carburant etc.), deux pelleteuses, un bull et neuf conducteurs peuvent creuser ~6000 m3. Sur une tranchée de 4 m de large et 2 m de fond, les 3 engins mentionnés feront environ 750 m linéaires /jours, avec un passage du Bull à la griffe puis poussée des terres sur 1 m d'épaisseur (partie plus meuble du terrain), les deux pelleteuses arrivent en seconde passe pour excaver le fond sur 1 m (terrain mère généralement plus dur), le Bull recommence plus loin, etc... Avec 3 groupes en 3/8 (9 engins et 27 conducteurs), on peut creuser 6750 m de tranchée 4x2m en 3 jours.
  50. 11 points
    Humour suisse