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Showing content with the highest reputation on 08/15/2022 in all areas

  1. Les témoignages des officiers supérieurs ukrainiens (que j'ai posté ici) c'est que le niveau politique ne croyait pas à une attaque (générale) jusqu'au dernier moment. Mais qu'entre les signes publics perceptibles, les infos des américains, et des infos envoyées directement par un certain nombre de collègues, amis, ex-élèves de promotions, de nombreux officiers supérieurs savaient exactement ou/quand/comment l'attaque allait venir. Certains services ont pris l'initiative d'eux même de planquer / disperser / déployer leurs forces, d'autres non (et ceux là ont morflés), d'autres étaient infiltrés ou géré par des gens incompétents (visiblement le front face à la Crimée ou la progression russe est rien moins que spectaculaire le 1er jour alors qu'elle faisait face à une ligne fortifiée) d'autres ont perdu leurs nerfs. Après il y avait des plans de déploiement de longue date, et tout le monde était en alerte, mais au coup de gong ça a été le bord*l pendant quelques jours, d’où la distribution libre de AK en pleine rue à Kiev, les unités prises par surprises (Kherson), la peur des infiltrateurs ... Dommage pour les russes, ils attaquaient à la mauvaise saison, leurs troupes étaient elles mêmes prises par surprise, les axes de pénétrations n'étaient paradoxalement pas trop dur donc les russes ont poussé loin puis leur log est tombée nez à nez avec les unités ukrainiennes ou de la guérilla. Dans le Donbass ils se sont encastré dans les fortifs qu'ils n'ont toujours pas décisivement percée aujourd'hui, etc ... Et on a tendance à ne voir que l'échec sur Kiev, la rupture du front côté Marioupol assez rapide, et la prise de pas mal de terrain avec une 20taine de BTG seulement dans tout le sud est plutôt un fait de guerre remarquable qui témoigne plutôt de la qualité de la préparation russe dans ce secteur. Dans l'oblast de Louhansk pareil, les russes avaient presque percés quand les Ukr on décroché en voyant les russes les prendre à revers.
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  2. Là dessus je t’engage vraiment à changer d’avis. La mythologie de la start-up bisouland grande famille de l’amour universel au service du bien-être de l’humanité c’est du pipeau new age made in California.
    4 points
  3. Il semble donc qu'avant le 24 février, on a eu : - Les SR américains, qui visiblement avaient connaissance des ordres d'invasion décidés par l'échelon politique russe - Tous les autres, ukrainiens compris, qui se sont basé sur le rapport de force objectif en misant sur un comportement "rationnel" des russes en matière militaire. En analysant ça, ils en ont conclu que les russes n'étaient pas en état de lancer une opération massive sur toute l'Ukraine fin février, et en ont donc inféré que ladite opération était improbable en l'état. Maintenant, ça pose d'autres questions. Les américains ont hurlé que l'intervention était imminente de manière publique, et pourtant il semble que leurs alliés, même les premiers concernés, ne les ont que très moyennement crus. Qu'est ce que les américains ont fourni comme informations aux ukrainiens (et aux français, anglais, allemands, ect.) et pourquoi ces informations ne les ont pas convaincu ? Reluctance à fournir la source de leurs infos ? Manque de crédibilité des services américains auprès de leurs collègues ? Il nous manque des pièces du Puzzle.
    4 points
  4. C'est un point de curiosité que j'ai eu il y a quelques mois et en sondant quelques contacts, j'ai l'impression que ça dépend beaucoup des entités. Il semblerait qu'il y ait un vrai travail collaboratif sur l'A321XLR entre Brême et Toulouse mais coté anciens Astrium ou dans la future entité Protect (cybersécurité), les équipes semblent très imperméables et les directives assez fortes lorsqu'il s'agit d'un commanditaire français ou allemand, avec peu d'échanges entre les équipes. Il y a un certain malaise chez les gens à Elancourt car la visibilité n'est pas très claire sur l'avenir et le sentimenent d'appartenance à un groupe européen n'est pas le même si on le compare avec les Airbussiens de Toulouse. En 2017, un peu passé inaperçu, le séparation de la branche Electronics à KKR, pour finalement 2 ans plus tard, passer sous giron allemand avec la prise de contrôle de 25% de capital et nouveau nom Hensoldt, directement par le gouvernement allemand (un interventionnisme qui n'arrive JAMAIS en Allemagne), puis prise de participation de 25% par Léonardo. Se souvenir que Thalès avait été intéressé à l'époque mais s'est ravisé. Pourquoi ? Trop cher et trop de contraintes énoncées par le gouvernement allemand certainement qui ne voulait pas entendre parler de plus d'influence française chez son électronicien national en construction. Mais on remarquera que pour Leonardo, c'est passé crème 2 ans plus tard. Ça sent le projet de sortie des activités critiques pour l'EF et un avion de combat hors SCAF si (quand) celui-ci plante. Les allemands ont géré en vendant l'affaire comme profitable pour les actionnaires... qui s'avère être l'Etat allemand. Avec le recul, on comprend bien que cette cission etait dans l'objectif de rendre indépendant la partie sensors coté allemand et positionner un acteur allemand face à Thalès dans le cadre du SCAF. Tout cet Airbus (hors avions civils) sent quand même très fort le mécano industriel incompréhensible, la valse des chefs et des parts d'une entité à une autre, de la politique en permanence, et assez peu d'innovation dans tout ça. A lire en parallèle, le mécano industriel pas possible à l’œuvre en ce moment sur la cybersécurité chez Airbus: https://www.usinenouvelle.com/article/pourquoi-la-reorganisation-de-la-cybersecurite-chez-airbus-fait-grincer-des-dents.N2011652
    3 points
  5. Si tu savais ... dans les années 60 Dassault facturait les échelles d'accès aux cockpits de Mirage IV A à l'ADLA (différentes pour les deux) le prix d'une voiture modèle Renault 4cv (par échelle bien sûr). Mon père m'avait raconté que les Israéliens s'étaient déjà bien gondolés quand ce genre de prix avait été annoncé pour les Vautour commandés fin des années 50 et comment ils avaient expliqué aux Français qu'il ne fallait quand même pas prendre le client pour plus con qu'il n'était. Pareil pour l'outillage, un copain belge m'avait raconté comment la FAéB s'était offusquée dans les années 70 du prix de l'outillage de base "F 16 proven" facturé par Général Dynamics et là on parle des marteaux et des tournevis (certes aux normes "impériales")
    3 points
  6. Les Kazakhs continuent d'explorer de nouvelles voies pour réduire leur dépendance envers la Russie : La mer Caspienne risque de devenir encore plus stratégique entre les efforts russes de se lier à l'Iran et le développement potentiel de capacités de fret et militaires chez les autres pays riverains.
    3 points
  7. Pas forcément. Sur un PA la contrainte de place domine toutes les autres. En gros c’est probablement mieux d’avoir une seule flotte de chasseurs polyvalents à bord dont 2-3 font la nounou, qu’une micro flotte de 3-5 tankers dédiés (car il faut prévoir les indisponibilités, et il en faut toujours 2 de dispo pour chaque pontée, 1 en alerte ou en vol et l’autre spare). La flotte de tankers dédiée sera surdimensionnée, prend plus de place à bord pour le soutien, offre moins de flexibilité etc. En plus les Rafale nounou avec Mica peuvent aussi faire de l’interception en dernier rideau et assurer leur propre autoprotection.
    3 points
  8. Thalès sont pourtant les seuls à proposer une antenne AESA qui se débranche-rebranche en moins de 3 heures pour y mettre une autre antenne à la place. Remplacer un CAPTOR-M par un CAPTOR-E, c'est retour usine, par exemple. Même installer un SABR sur un F-16 c'est une opération très lourde. F-16: recâblage Rafale: plug&play
    3 points
  9. En 41 les pièces du puzzle étaient là, pas en 2022 comme les évènements l'ont démontré... La seule explication qui me vient, si l'on suppose que les militaires russes n'étaient pour la plupart pas préparés à cette attaque décidée en comité très restreint, est que les services US avaient: - une taupe à très haut niveau; - ou accès aux échanges de VP ou d'un de ses très proches; - ou, si l'on considère que certaines unités (en charge de la saisie de points clefs dans la zone de Kiev, VDV et Spetsnatz) connaissaient leur mission et la préparaient, un accès aux ordres de ces unités. La seconde hypothèse me semble la plus probable au vu des capacités US en cyber et SIGINT. La première parait tout de même difficile. La dernière n'expliquerait pas une vision des objectifs d'ensemble annoncés par les US: dirigeants pro-russe pressentis, prétextes d'attaques, etc... (mais ceux-ci étaient peut-être de leur cru).
    3 points
  10. Pour ceux que mes contributions ne dérangent pas trop, voici un article en 2 parties, qui prolonge celui sur les leçons tirées des collaborations (en 4 parties). Ce nouvel article est plus directement centré sur le SCAF et surtout NGF. (le premier article visait à planter le décor) Eurofighter, les effets désastreux d’une gestion de projet déraisonnable (1) (1ère partie déjà communiquée, avec des modifs, grâce à vos suggestions) L’état de l’art, en management de projet, n’a pas été appliqué pour le programme Eurofighter. Notamment parce que l'Allemagne et l'Espagne voulaient développer leurs compétences en matière d’aviation de combat, au risque de ralentir considérablement l’avancement des travaux, et de diminuer considérablement leur efficacité. Il faut lire les rapports du NAO (Cour des Comptes britannique), ou de la Cour Fédérale des Comptes allemande, par exemple, pour se rendre compte des aberrations très concrètes qui ont été appliquées. Avec par exemple une multitude de comités pour prendre des décisions sur l’architecture et la conception (logo article : Faire à 4 pays ne veut pas dire nécessairement de réussir mieux que tout seul !) Les conséquences négatives n’ont pas tardé à se manifester, comme le remarquait la Cour des Comptes britannique (NAO), par exemple dans un rapport dès 1995 [1] Retards très importants dans les tâches, dans les moindres détails Surcoûts très élevés, en partie liés à ces retards, puisque le personnel est payé pour des travaux moins efficaces Non atteinte d’une partie des spécifications initiales, notamment du fait de ces retards et surcoûts : les retards obligent à prioriser plus drastiquement les tâches, et à en reporter certaines les surcoûts des développements obligent à en limiter l’étendue le coût unitaire de l’avion augmente, et oblige à réduire le nombre d’avions commandés (ce qui est d’ailleurs un cercle vicieux) Ainsi, certaines fonctionnalités air sol initialement prévues n’ont été développées que partiellement, ou en retard. De même, l’avion avait été prévu pour disposer d’une « poussée vectorielle »[2] (la possibilité d’orienter différemment les gaz en sortie des réacteurs), mais cela n’a pas été possible du fait de ces surcoûts gigantesques. Mais cela ne s’arrête pas là, d’autres conséquences négatives et effets pervers en découlent : La difficulté de programmer et de financer des évolutions des systèmes. Cela s'est très bien constaté sur l'Eurofighter, et a pénalisé grandement le programme. Ceci se traduit par exemple par de très grandes difficultés pour intégrer un nouveau radar Aesa, et finalement il y a trois versions différentes, intégrées à des dates très différentes : Captor E mk0 d'abord pour Qatar et Koweit, mk1 ensuite pour Allemagne et Espagne, mk2 seulement vers 2030 pour Royaume Uni et Italie. (Voir par exemple : Euroradar CAPTOR — Wikipédia ) La divergence des objectifs majeurs entre les 4 pays, le ralentissement extrême des travaux et les surcoûts extrêment importants ont créé une mauvaise ambiance, renforcée par la colère du Royaume Uni face à l'Allemagne qui, à elle-seule, peut bloquer les exportations, vers l'Arabie Saoudite. Cette mauvaise ambiance explique probablement pourquoi ni l'Allemagne ni l'Espagne ne figurent aux côtés du Royaume Uni et de l'Italie, pour développer le "Tempest", en successeur de l'Eurofighter L'organisation de la production mise en place est très loin d'être simple et claire, la chaîne d'approvisionnement (supply chain) devient vraiment très complexe, ce qui se traduit par des problèmes de MCO (Maintien en Condition Opérationnelle) : des très grands retards dans la fourniture de pièces détachées (les rechanges), à la fois pour l'Eurofighter et pour l'hélicoptère NH 90, qui souffrent alors d'une très faible disponibilité opérationnelle, par manque de pièces détachées. Ces difficultés ont été telles pour l'Eurofighter au Royaume Uni et en Allemagne qu'il y a eu plusieurs articles dans la presse, par exemple : "L’armée allemande est dans un état déplorable, selon un rapport" (Bundeswehr) et pour les programmes SCAF et NGF (entre France, Allemagne et Espagne), actuellement dans l'impasse : Les mauvaises habitudes prises par certains sont devenues incontournables apparemment : ceux qui en Allemagne et en Espagne ont travaillé en dépit du bon sens aspirent, semble-t-il, à continuer ainsi, au niveau des prises de décision. Voir la vidéo, audition de Dirk Hoke (Airbus Defence and Space) au Sénat, en 2021, sur le SCAF et le NGF Les actuelles demandes de l’Allemagne et de l’Espagne, auprès de la France et de Dassault Aviation, sont dans la continuité : elles consistent à être des partenaires à égalité (« equal partners »), alors qu’il a bien été spécifié dès le départ que DA est le leader, le maître d'oeuvre, parce qu'étant le « meilleur athlète ». Et alors que le leadership de DA sur le NGF (New GenerationFighter), et de la France sur le SCAF (Système de Combat Aérien du Futur), résultent d’un ‘deal’ entre la France et l’Allemagne, en échange d’un leadership allemand sur le MGCS (Main Ground Combat System, char de nouvelle génération). Le développement des compétences, sur plusieurs décennies, acquis par l’Allemagne et l’Espagne auprès du RU et de l’Italie dans une moindre mesure, et qui s’est fait au détriment de l’avancement et de l’efficacité des travaux, et du résultat obtenu (l'Eurofighter), est perçu par les allemands et espagnols comme résultant d’un « investissement » par leurs deux pays. Ce n’est pas complètement faux, puisque l’addition a bien dû être payée par les contribuables des 4 pays, donc en particulier de l’Allemagne et de l’Espagne, mais c’est un total dévoiement de ce qui aurait dû se passer : une répartition des tâches en fonction de qui est le plus compétent, et donc une efficacité maximale des travaux. Du coup, la demande actuelle de l’Allemagne et de l’Espagne est de ‘sanctuariser’ ces ‘investissements’, en voulant absolument garder les compétences ‘chèrement’ acquises (par exemple sur les commandes de vol de l'avion), et en voulant absolument que de telles compétences soient utilisées dans le SCAF / NGF. Et que les décisions en cette matière soient prises en commun avec Dassault Aviation (DA), alors qu’il s’agit d’un domaine d’excellence de l’avionneur français, s’appuyant sur une liste impressionnante de chasseurs et d’avions d’affaire, une expérience bien plus étoffée que celle espagnole et allemande. En faisant cette demande, Dirk Hoke a l’impression qu’elle est totalement légitime, alors que ses points de référence sont complètement faussés. Effectivement, les ingénieurs correspondants, allemands et espagnols, ont baigné dans une autre culture que celle de DA, Dirk Hoke en est conscient, mais il ne voit pas l’aberration de cette demande. "Les programmes militaires internationaux, une horreur ?" (T. Enders, Airbus) Faut-il lui rappeler ce que disait en 2014 Thomas Enders, PDG d’Airbus, au sujet des programmes militaires multinationaux (tout en se gardant bien d’évoquer l’Eurofighter, programme européen qui s’est montré le plus déraisonnable, car cumulant à la fois des duplications de compétences et l’absence d’un pays leader) [3] : « Pour la majorité des acteurs dans l’industrie, les programmes multinationaux sont devenus une horreur parce qu’ils sont très, très difficiles à gérer sur le plan industriel et sur le plan politique ». « Les seuls exemples positifs sont lorsqu’il y a un client principal et un industriel en position de pouvoir choisir librement les fournisseurs », a expliqué M. Enders. Pour le NH 90, « nous avons plus de versions que de clients nationaux, imaginez comme cela est efficace », a commenté Thomas Enders. Pour l’A400M, « une partie de ces difficultés est due au choix d’imposer un consortium européen qui n’avait aucune expérience pour développer les moteurs de l’appareil au lieu de décider de s’en remettre à un fournisseur expérimenté, mais extérieur (canadien) », a souligné M. Enders. Si ces citations sur l’hélicoptère NH90 et l’avion de transport A400M sont intéressantes, c’est que cela concerne aussi l’Eurofighter : pas de pays leader, donc absence d'unicité d'agence gouvernementale (genre DGA), et le fait que des tâches soient confiées à certains industriels d’abord pour des questions de "retour géographique", en dépit de moindres compétences que d’autres industriels ayant le malheur d’être situés dans un pays déjà très compétent ailleurs. Voir le tableau de synthèse, réalisé àla suite de la comparaison des programmes internationaux, militaires et civils (Les leçons tirées des coopérations internationales (en aéronautique) (4/4) ), reproduit ci-dessous : L'exemple qui ressort de cette comparaison est le missile Meteor, programme mené par le Royaume Uni, avec la coopération des 5 autres pays européens impliqués dans l'aviation de combat : Allemagne, Espagne, France, Italie,Suède. Pour intégration sur le Rafale, le Gripen, l'Eurofighter et le F-35. Les pays pas encore prêts à un management de projet efficace ? Et Tom Enders a eu quelques mots peu aimables à l’égard de l’Organisation conjointe de coopération en matière d’armement (Occar), un organisme intergouvernemental dont l’existence vise justement à faciliter la gestion des grands projets en matière de défense. Pour lui, cette dernière est « inefficace » pour gérer les programmes d’achats d’armement en Europe. « Mais les pays maintiennent un contrôle étroit sur l’Occar, les directeurs nationaux pour les acquisitions surveillent jalousement l’Occar pour qu’elle ne devienne pas réellement efficace », a-t-il dénoncé. [4] On touche là une question extrêmement sensible : les pays (européens) ont eu jusqu’à maintenant beaucoup de mal à faire confiance à une (seule) agence gouvernementale ou inter gouvernementale (ou Occar), capable d’arbitrer au fur et à mesure de l’avancement des travaux, ce qui est cependant une question clé du succès, et qui explique a contrario une partie de la réussite du Rafale, grâce au rôle décisif de la DGA. Se résigner à ne s'occuper que d'une partie du projet De plus, coopérer à deux parties sur un projet oblige chaque partie à ne faire qu’une partie des travaux. Chaque partie doit donc renoncer à certains éléments. Pourquoi faudrait-il participer à certains éléments absolument, quand on n’est pas maître d’œuvre, et qu’on n’a donc pas la responsabilité de tenir le périmètre, les coûts et les délais ? Et Airbus Defence and Space (Airbus DS) devrait savoir que dès le projet Airbus A300B, Sud Aviation (puis Aérospatiale) a dû se contenter de ne faire qu’une partie du travail, en abandonnant des pans entiers de l’avion, comme les ailes (Royaume Uni) et la dérive (Espagne) par exemple. Alors que le savoir-faire français correspondant était indéniable, par exemple sur le Concorde, auquel ni l’Allemagne, ni l’Espagne n’a participé. Donc est-ce que le savoir-faire correspondant a été ‘perdu’ par la France ? Oui, assurément ! Ne résultait-il pas d’énormes investissements préalables, oui assurément ! Mais c’était le prix à payer pour que Airbus puisse exister, et être viable économiquement. Et là c’est la même chose, mais c’est à l’Allemagne et à l’Espagne de renoncer à utiliser et développer ces ‘compétences’. Et comme l’ont très bien dit Antoine Bouvier et Dirk Hoke dans cette audition au Sénat, ce programme SCAF / NGF est très vaste, sur des décennies, avec des avancées et des défis à relever dans des domaines à la fois nombreux et très complexes. Pourquoi donc faire un point de fixation sur un domaine où ni l’Espagne, ni l’Allemagne n’a pu prouver son savoir-faire de manière aussi indiscutable que Dassault Aviation ? Pourquoi leur faudrait-il maîtriser tout l’avion, alors que le programme va durer sur plusieurs décennies, et que le NGF remplacera à la fois le Rafale et l’Eurofighter ? Le parallèle avec la création et le développement d’Airbus depuis 50 ans est saisissant : chaque pays a accepté de ne s'occuper que d'une partie de l'avion.[5]
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  11. On est pas vendredi mais c'est férié alors ça compte :
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  12. C'est tout de même très improbable. Pour avoir eu des liens professionnels indirectement avec de hauts cadres du Office of Foreign Assets Control, c'est pratiquement impossible que ceux-ci ne lancent pas de poursuites sur une violation (très flagrante dans ton exemple) de sanctions à cause de pressions venant d'autres département ou de la présidence. Si cela venait à se savoir, la crédibilité du régime de sanctions Américaines serait endommagée à très long-terme. Je ne vois pas pourquoi les Etats-Unis prendraient ce risque pour gagner un « petit » contrat F-35 supplémentaire.
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  13. Airbus a essayé beaucoup de choses.. Sous Tom Enders, un rapprochement avec BAE pour en faire un groupe moins politique et plus proche des besoins des clients, en enlevant aux états leurs droits en tant qu'actionnaires-administrateurs. A cette époque, l'idée était de faire un groupe plus équilibré avec la défense (dont bcp d'activité dépendant du bon vouloir Pentagone) mais aussi avec moins d'influence des états dans les décisions de l'entreprise, c'etait un vœux pieux voire même un projet américain de prise de contrôle/renforcement au sein d'Airbus. Il y avait à cette époque beaucoup d'argument très étranges pour défendre cette fusion ("synergies importantes", "utilisation d'un réseau commercial de BAE" comme si on vendait des aspirateurs aurpès de distributeurs...). Cette époque est révolue mais il faut se souvenir de ces errements stratégiques encore très récents. Est venue ensuite l'époque des scissions/réorga entre 2015 et ce jour chez Airbus Atlantic (qui me semblent aller dans le bon sens), le départ d'Hensoldt, les errements sur la cybersécurité et petits rachats en Allemagne, les négos très politiques dans le spatial entre FR et ALL...Enfin bon rien de bien joyeux et certainement pas un CA qui se développe. Les concurrents purement nationaux avancent bien plus vite. Je ne voudrais pas être l'oiseau de mauvaise augure mais quand le civil arrêtera sa croissance (personne ne peut imager un transport aérien à croissance infinie avec les enjeux sociétaux qui explosent et une Chine qui pousse son champion national), ça ne sera plus la même histoire chez Airbus. En claire, les nuages orageux approchent et c'est pour moi ce qui explique le positionnement d'Airbus DS au niveau européen sur le SCAF, qui tente de se rendre incontournable sur tout et chez tout le monde, même avec des idées farfelues comme les A400M pour de la lutte contre les incendies... Je ne pense pas qu'ils ait un jour cherché à contrôler Dassault tellement l'actionnariat de la maison est sécurisé. Par contre, ils ont cherché effectivement à les affaiblir ou à prendre des projets historiquement DA (ils l'ont fait sur le PATMAR).
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  14. La légendaire doille tcheu kvali tête. Heureusement que l'Ukraine a décidé d'en acheter 100 !
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  15. Ils n'auront pas fait long feu, l’occasion était trop belle pour arrêter cette réunion syndicale de chenapans : "L’opération a été menée conjointement par les forces fédérales et locales. Plus de 160 membres présumés de cartels qui roulaient en convoi sur l’autoroute Siglo XXI, près de la communauté de Tiamba, dans l’Uruapan, ont été arrêtés.”
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  16. Boule, ne te fais pas plus conspi' que les conspi' (oui c'est moi qui dis ça ). Est-ce qu'il y a un truc pas clair dans l'enchaînement des événements? Yep. Je le crois aussi. Est-ce qu'il faut forcément y voir un giga-complot de la mort? Non. J'avoue qu'il est très tentant de croire qu'on a été floués deux fois en 2011 et 2021: - une fois par le Gripen E et Ueli Maurer qui, pour mémoire, n'avait même pas lu le rapport d'ArmaSuisse et choisi le Gripen parce que "c'était le moins cher". - et une seconde fois par le F-35 et Viola Amherd avec l'apparition surprise de joe biden venu lancer un petit "C'MON MAN!" alors que la France avait pourtant été contactée par les autorités suisses avec l'assurance que le Rafale avait gagné, comme on l'a appris depuis par la voix Christian Cambon. La réalité est peut-être plus compliquée. Peut-être que les suisses ont voulu avec cette annonce de victoire prématurée bidon faite à la France, se venger du fait que l'évaluation suisse de 2008-2009-2011 avait fuité dans la presse? Celle qui montrait que le Rafale dépassait de la tête et des épaules l'Eurofighter et le Gripen, même MS21? C'est déjà une supposition assez extravagante. Ou peut-être qu'ils ont dit la même chose à tout le monde et qu'on a été les seuls à y croire, ce qui collerait bien avec la naïveté de nos élites. ...ou alors peut-être que ce n'est rien de tout ça. Une fois de plus, je refuse désormais de m'énerver sur ces sujets, parce que c'est une perte de temps. Les suisses comme d'autres ont fait un CHOIX. Ils l'assumeront sans soucis, et s'ils ont des problèmes de disponibilité rigolos, ça aura au moins le mérite de nous faire bien rigoler. Non? Si on est si persuadés du fait que le F-35 va causer plein de soucis, pourquoi s'énerver bêtement? Soit parce qu'on est pas si sûrs que ça, soit parce qu'on est "tristes pour les suisses" ou je sais pas quoi? Mais ils ont fait un choix! Conclusion: même si on pense que la Suisse n'est pas claire sur plein de choses, à la fin le F-35 est leur choix, et il faudrait que la partie française s'aligne sur les options permises par ce choix pour redevenir pertinents. Enfin, si vraiment on voulait être rancuniers, il y a des solutions: RUAG est un partenaire de Dassault, produisant notamment les bidons supplémentaires, et on achète des PC-21 pour la formation au sein de l'AAE... On pourrait arrêter. On l'a fait en Belgique en revendant la SABCA qui appartenait à Dassault! Cela étant, on ne sait pas de quoi demain sera fait, et on a vu en Grèce que le Rafale n'évitait pas le F-35. Si ça se trouve la réciproque est vraie. Donc il faut garder ouverte la possibilité que certains autres pays européens soient tentés d'acquérir des Rafale. Il y a de bons arguments dans ce message, sur la connectivité surtout. Cependant le SAMP/T (ASTER30 block 1NT) était aussi en lice et dispose lui aussi d'une certaine connectivité qu'il emploie déjà avec les AWACS, et pourrait avoir la même avec le Rafale (j'ai dis "pourrait", et il y a de mémoire eu des tests en ce sens). Sauf que pour le moment ça ne va visiblement pas aussi loin que ce qui est proposé entre F-35 et Patriot. Bon, est-ce que ce qui est promis entre F-35 et Patriot est effectif et opérationnel? On verra bien. En tout cas c'est sur la foi de ces arguments que les suisses ont aussi pu faire leur choix. Et s'ils prenaient des HIMARS à l'avenir, qui conviendraient bien à leur géographie vallonée, ce serait la même histoire. C'est donc un bon point pour le F-35 cette connectivité, je l'admets sans soucis. Mais ce ne sera pas exclusif éternellement si d'autres acteurs se réveillent et comprennent l'intérêt de la chose.
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  17. Totalement d'accord. J'ai longtemps pensé que la "source" pouvait être la 3e option et, comme tu le dis très bien, ça n'expliquerai pas l'étendu des infos (y compris politiques) dont disposaient les US. Les USA avaient forcément un accès privilégié aux communication de Poutine ou de son très proche entourage, et la piste SIGINT/cyber semble largement plus crédible qu'une taupe de ce niveau (ou alors c'est du quasi inédit dans l'histoire récente).
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  18. Sauf que la DRM n'avait pas completement tort Encore une fois les ukrainiens ont tenus (et tiennent encore) avec l'appui que l'OTAN leur fournis (et leur volonté de combattre) Mais laissés seuls, sans intel (une grosse partie de leur aviation et SAM ont été sauvés par dispersion sur info occidentale) ni matériel (ont reçus le premier mois 20000 armes antichar tout type des radars de contrebatterie, 5000 Manpads, des dizaines de drones et un acces Starlink, ont reçu plus de 300 chars plusieurs centaines de pièces d'artillerie et surtout des munitions en grand nombre), sans cela donc, même avec 1 premier mois raté pour les russes, ils devraient être actuellement off mun (calibres sov 122 et 152), tres fortement réduit en MBT et APC et peut être même courts en ALI (alors qu'ils ont recu des 5000 FNC, peut être des Beryl polonais et en tout cas des centaines de Bren2 tcheques) Pour les ALI ca se chiffre en dizaines de milliers entre les fournitures polonaises (Beryl et Grot), tchèque (vz et Bren), belges (FNC, Scar, minimi), exyougo (M70), exPAVA (AK y compris chambrés OTAN ex DDR) et j'en passe
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  19. C'est surtout qu'ils vont leur refaire le coup du moteur Rolls-Royce du F-35. Oui, oui, mettez l'argent on va faire ensemble et chacun produira un moteur. Ah ben finalement on n'a plus besoin du votre, merci au revoir, on garde l'argent par contre hein
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  20. Les US se demande si le TEMPEST et le NGAD ne pourraient pas fusionner : https://www.19fortyfive.com/2022/08/fcas-ngad-could-they-merge/ Les États-Unis Et Le Royaume-Uni Pourraient-Ils Fusionner Leurs Projets De Chasseurs Furtifs De Sixième Génération? Par Pierre Suciu Il n’y a que trois véritables avions de combat de cinquième génération actuellement en service dans le monde. Il s’agit du Lockheed Martin F-22 Raptor de fabrication américaine, du Lockheed Martin F-35 Lightning II et du Chengdu J-20 Mighty Dragon chinois. La Russie a également longtemps vanté les capacités de son Sukhoi Su-57 (nom de rapport de l’OTAN Felon), mais seulement une poignée de ces avions ont été produits, de sorte qu’il ne devrait sans doute pas figurer sur la liste. En revanche, un certain nombre de pays sont maintenant engagés dans le développement d’un avion furtif de sixième génération. Les deux principaux programmes sont le Future Combat Air System (FCAS) dirigé par le Royaume-Uni, également connu sous le nom de Tempest – à ne pas confondre avec le programme Français / allemand / espagnol qui est également intitulé FCAS – et le programme Next Generation Air Dominance (NGAD) de l’US Air Force. Décrit comme une « famille de systèmes », l’objectif de NGAD, qui provient d’une étude d’imitation de la domination aérienne de la Defense Advanced Research Projects Agency en 2014, est de mettre en service un nouvel avion de combat dans les années 2030 pour remplacer le F-22 Raptor. Ce ne serait pas un seul avion, cependant. Il comprendrait probablement un certain nombre de systèmes habités et non habités. L’effort anglo-américain en préparation ? Une question qui est de plus en plus posée est de savoir pourquoi il y a tant de projets indépendants en cours pour parvenir au même résultat, en particulier parmi les membres et les alliés de l’OTAN. Il y a eu des appels dans le passé pour fusionner les deux programmes FCAS. Plus tôt ce mois-ci, cependant, il a été suggéré que le FCAS dirigé par le Royaume-Uni pourrait voir un partenariat avec le NGAD de l’US Air Force. Même si cela ne donne pas un seul avion, l’idée est que les États-Unis et le Royaume-Uni pourraient travailler ensemble pour améliorer les oiseaux de guerre que chacun développe. « Nous serions heureux d’avoir des idées du Royaume-Uni sur le développement et le déploiement de sixième génération. Mais on ne sait pas encore à quoi cela ressemblera », a déclaré le colonel de l’armée de l’air américaine Charles E. Metrolis, attaché aérien américain à Londres, dans une interview exclusive accordée à Air Force Magazine le mois dernier. Metrolis a ajouté que la technologie des avions serait un domaine propice à la collaboration. « Ce sera la dernière technologie des deux côtés. ... Donc, s’ils ont une vision ou une capacité particulière qu’ils peuvent partager, ou si nous avons quelque chose que nous pouvons partager avec eux, c’est bon pour l’alliance », a poursuivi Metrolis. « Fondamentalement, ce sont les meilleures pratiques. Il y aura une certaine possibilité de diaphonie à l’avenir en termes de développement. » Les États-Unis et le Royaume-Uni ont une histoire de collaboration réussie sur le programme F-35 de cinquième génération, avec jusqu’à 10 15% de chaque unité du chasseur développée ou maintenant produite au Royaume-Uni. Logiciel avancé déjà en développement Le mois dernier, le secrétaire de l’armée de l’air, Frank Kendall, a annoncé que le NGAD était entré dans sa phase de développement, et cela inclut plus que l’avion physique. La capacité autonome de l’avion sans pilote sera rendue possible par l’intelligence artificielle. L’effort de développement du logiciel pourrait être une entreprise aussi importante que l’avion lui-même. « Je ne vais pas dire que quelque chose que vous ne savez pas est vrai sur le logiciel. C’est difficile », a expliqué Kendall lors d’un événement de l’armée de l’air en juillet. « Mais néanmoins, je pense que nous pouvons atteindre un niveau significatif de capacité initiale. » C’est peut-être là que le NGAD et le FCAS pourraient le mieux travailler à la mise en place d’un système commun – en partie pour assurer une plus grande compatibilité et interopérabilité entre les futurs chasseurs de sixième génération.
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  21. L'Ukraine devrait présenter cette frappe comme étant une opération de dénazification.
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  22. La Société suisse des officiers d'artillerie à présenté dans sa dernière revue qui vient de paraître un article sur les solutions proposées dans la shortlist dispo. ci-dessous. https://www.sogart.ch/3d-flip-book/sogaflash-2022-2/
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  23. En tout cas sur les photos, on distingue le support MIRA. On leur aurait donc fourni également des caméras thermiques.
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  24. Il ne faut pas oublier toutes les parties des semi-conducteurs, réseaux, logiciels, transmissions courtes et longues, sécurités, capteurs, lasers etc etc C'est pourquoi je trouve minable de la part d'Airbus de mégoter sur la partie "vitrine" du prototype NGF quand la masse des enjeux dépasse largement les capacités des acteurs (gouvernement et industriels) aujourd'hui.
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  25. Il me semble que vous continuez à penser que LM a fait une "tricherie" de dernière minute alors que cela a toujours été le plan, je le sais parce que les gens se plaignaient de cela avant même que le F-35 ne soit lancé en 2010. L'histoire du simulateur n'est pas nouvelle, mais elle l'est pour vous. Comme je l'ai dit plus tôt, beaucoup de gens ne savaient pas que ce plan de plusieurs années existait avant que le concours suisse ne les réveille. Je ne sais pas comment certaines personnes ont pu être prises au dépourvu par un iceberg qui se déplace si lentement, si ce n'est par une ignorance générale. Cela fait 20 ans qu'ils disent et mettent en œuvre ce genre de choses. Je ne veux pas dire "ignorance" comme une insulte, je pense que c'est une chose assez commune que les gens regardent constamment un seul aspect quand il s'agit de F-35 et ignorent tout le reste, ce n'est pas quelque chose qu'ils ont essayé de "cacher", ils l'ont promu tout ce temps. La seule différence est que les Suisses ont utilisé l'environnement. Ce n'est pas la raison originale bien sûr, mais c'est vrai et politiquement utile pour la population. Le F-35 a toujours été ainsi. Le F-35 et même le programme JSF, avant que le F-35 ne soit choisi, étaient prévus pour offrir plus de formation sur simulateur. Comme je l'ai déjà dit, il le faut, il n'y a pas de F-35 à deux places. Si cela ressemble à "un petit arrangement de dernière minute pour faire entrer un prix dans un budget trop petit", c'est que vous n'avez jamais pris la peine de regarder. Maintenant, les théories de conspiration abondent. Je dirais que dans le "monde anglophone", qui a beaucoup plus de presse, de médias et de rapports sur le F-35, c'est assez connu et comme beaucoup de choses sur le F-35, c'est une autre chose dont on peut se plaindre, mais ce n'est pas nouveau. peut-être devrions-nous parler à certaines personnes ici, car elles ne listent pas assez de plaintes sur le F-35 pour les francophones. https://www.defenceprocurementinternational.com/features/air/f-35-full-mission-simulator Ce serait comme si je me plaignais que le Rafale a ajouté une "configuration canard de dernière minute", n'ayant jamais vu un Rafale de ma vie avant le concours suisse. Entre-temps, pour vous ou pour quiconque a prêté attention à un Rafale, cela a toujours été le cas. Les Rafale ont cette configuration depuis le prototype. Quiconque fait remarquer qu'avec le F-35, c'est parfaitement normal s'attire l'ire de nombreux posters qui non seulement ne sont pas d'accord, mais accusent ceux qui ne sont pas d'accord de "savoir" secrètement qu'ils ont tort. Dans chaque concours d'aéronefs, il y a des avantages et des inconvénients à chaque entrée. chaque concurrent essaiera de mettre en avant ses forces et de minimiser ses faiblesses, ou parfois de les ignorer complètement. Cependant, il est souvent difficile de se faire une idée des "facteurs clés" de la sélection. Parfois, ces éléments sont évidents et figurent dans les exigences, mais d'autres fois, ils ne sont pas évidents. Ceci étant dit, même moi je pense que les heures de vol n'étaient pas aussi importantes que d'autres facteurs, mais elles sont facilement et aisément comprises par le public. Je pense donc que les Suisses mettent en avant les "heures de vol" comme une raison d'acheter des F-35, mais ce n'est pas la raison principale, ni même l'une des quelques raisons principales. Au Canada, le F-18 Hornet a été choisi en raison de sa capacité à tirer des missiles AIM-7 Sparrow, une capacité que le F-16 ne possédait pas. Ce facteur, plus que tout autre, a été la raison de la victoire du F-18. Cependant, jusqu'à aujourd'hui, 99% des personnes à qui vous posez la question vous diront que c'est parce que "le F-18 avait 2 moteurs pour la sécurité, au cas où l'un d'eux tomberait en panne, il pourrait toujours rentrer chez lui au-dessus de la vaste étendue canadienne". "2 moteurs pour la sécurité", c'est ainsi que le Hornet a été "vendu" aux Canadiens, et aujourd'hui encore, ils répètent cette rengaine. Si le F-16 avait eu la capacité AIM-7 Sparrow à l'époque, il aurait probablement gagné. (au grand bonheur de l'USAF). J'ai prédit la victoire du F-35 en Finlande, non pas parce que j'ai fait un pacte avec Satan ou que je suis un super fan du F-35. Mais j'ai appris que la Finlande disposait d'une artillerie à roquettes, et pas n'importe laquelle, d'un type très proche de l'artillerie à roquettes HIMARS que l'USMC prévoit d'associer à ses F-35 pour former une équipe. https://www.wearethemighty.com/mighty-trending/marines-himars-f-35-pairing/ C'est ce facteur, plus que tout autre, qui m'a permis de savoir que le F-35 gagnerait en Finlande. Cela n'avait rien à voir avec l'avion A contre l'avion B, et tout à voir avec l'intégration d'un système d'armement déjà en service qui ajouterait (comme nous l'avons vu en Ukraine avec les HIMARS) une létalité considérablement améliorée, non seulement pour l'avion, mais aussi pour l'ensemble de la force finlandaise. J'ai vu UNE référence. UNE. A mon avis, le facteur le plus critique a à peine été mentionné. https://www.armyrecognition.com/defense_news_february_2022_global_security_army_industry/finland_approves_the_procurement_of_us_guided_rockets_for_m270_227mm_rocket_launcher_systems.html Ensuite, rappelez-vous que les Suisses s'intéressaient aussi aux Patriots. Regardons : https://www.dsca.mil/press-media/major-arms-sales/switzerland-patriot-configuration-3-modernized-fire-units-and-weapons Attendez une minute... https://www.foxnews.com/tech/army-patriot-missile-connects-air-force-f-35-destroy-cruise-missile Quelle incroyable coïncidence. Les Suisses ont choisi par hasard l'avion qui fonctionne le mieux avec le missile Patriot qu'ils prévoyaient également d'acheter ? Les heures de vol, comme je l'ai dit précédemment, sont un "faux-fuyant" : Un hareng rouge est quelque chose qui induit en erreur ou détourne l'attention d'une question pertinente ou importante. Il peut s'agir d'un sophisme logique ou d'un procédé littéraire qui conduit les lecteurs ou le public vers une fausse conclusion. Une fausse piste peut être utilisée intentionnellement, comme dans les romans policiers ou dans le cadre de stratégies rhétoriques (par exemple, en politique), ou peut être utilisée dans une argumentation par inadvertance. Le terme a été popularisé en 1807 par le polémiste anglais William Cobbett, qui a raconté qu'il avait utilisé un poisson fumé à l'odeur forte pour détourner et distraire les chiens de la poursuite d'un lapin. être obsédé par des heures qui n'étaient probablement pas pertinentes, et qui sont très probablement utilisées pour aider le choix via l'environnementalisme au profit du soutien du public APRÈS que le F-35 ait été choisi pour d'autres raisons sont en réalité, probablement non pertinentes. C'est mon opinion. Je doute que les heures de vol aient été le facteur que beaucoup ici pensent. Je pense que l'intégration du Patriot a probablement été extrêmement importante. Lorsque vous faites la promotion d'un produit auprès d'un "public général", vous devez choisir 2 ou 3 détails faciles à distinguer que tout le monde peut voir, puis les répéter sans cesse. Regardez comment Boeing met en avant les "deux sièges" du Super Hornet en Inde. Les gens ne connaissent peut-être pas grand-chose aux avions de combat, mais ils savent compter jusqu'à 2 (en général). Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)
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  26. L’armée de l’air Suisse sera à la pointe de l’innovation : -Elle sera la première au monde à rebrander ses escadrons de combat en équipes d’esport. -Une chaîne Twitch entièrement dédiée à la PO sera ouverte. -Elle cessera de coopérer avec l’AAE pour les exercices franco suisses au profit de la team Vitality. -La base aérienne d’Emmen sera reconvertie en parc d’attraction dédiée aux activités de gaming. Les hangars permettront ainsi de créer le plus grand escape game du monde, et la piste sera reconvertie en circuit du karting. Les karts utilisés seront 0 émission et silencieux, car propulsés par les obogs reconvertis des F35 (seul point noir la disponibilité des karts). -Ubisoft et Electronics Arts seront sous traitants rang 1 de la maintenance des systèmes de combat aérien.
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  27. Inflation mensuelle juin -> juillet 2022 aux USA (prix à la consommation) : 0% Bien trop tôt pour affirmer que l'inflation générale est pleinement sous contrôle : Krugman s'attend à une poursuite de la politique de resserrement monétaire par la FED (hausse des taux directeurs) mais plus douce.
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  28. Je suis d'accord avec cela et je pense que ce critère a été minime dans le choix de cet avion. D'ailleurs si nous regardons la communication du DDPS concernant le F-35, le nombre d'heures de vol nécessaires n'est qu'un facteur parmi beaucoup d'autres. Par contre les relations qu’entretient l’armée américaine avec sa population sont certainement très différente de celles que l’armée suisse a vis-à-vis de la sienne. Les grands espaces américains doivent certainement éviter beaucoup de problèmes de cohabitation. En Suisse l'armée entretien des relations étroites avec les associations de riverains des aérodromes ainsi qu'avec les autorités des localités environnantes. Des séances de conciliation ont lieu fréquemment et des arrangements sont souvent trouvés afin que chacun soit plus ou moins satisfait. Cela va faire rire beaucoup de monde, mais le résultat est qu’au fil des ans de multiples compromis ont été adoptés. Ainsi, généralement les avions ne volent pas durant la pause de midi, le service de vol est généralement interrompu à 17 heure, les vols de nuit se déroulent les mois d'hiver car la nuit tombe vite en cette saison, ils ont lieu un jour par semaine et se terminent à 22 heures. Durant la saison touristique certains aérodromes diminuent le nombre d'heures de vol voir les suppriment totalement. Cette période est généralement mise à profit pour effectuer des travaux d'entretien de la piste ou des révisions de matériel, par exemple sur les radars d'approche. C’est anecdotique, mais les forces aériennes ont même décidé d’elle-même d’éviter de survoler un cimetière à certaines heures bien précises car l’entreprise locale de pompes funèbres s’était plainte du bruit des avions qui perturbaient les cérémonies d’ensevelissements. Apparemment cette façon de faire ne nuit pas à l'entraînement des pilotes et des solutions pour pallier à certaines déficiences sont trouvées. Par exemple les pilotes suisses partent une fois par année (ces dernières années c'était en Norvège) pour y entraîner durant un mois le vol de nuit de façon intensive. Cette façon de faire et le désire de certains politiciens de faire des économies a conduit à l'épisode qui a fait la une des médias et durant lequel un avion de ligne civil a été détourné et a survolé le pays alors qu'aucun chasseur suisse n'était prêt à intervenir. Le réveil a été brutal, mais depuis, cette situation a été résolue et la chasse est désormais capable de décoller 24 heures sur 24 et ceci durant toute l'année. De ce fait, que le DDPS communique sur l'aspect du nombre d'heures de vol est normal. Les autorités n'ont pas caché que le F-35 faisait plus de bruit que les F-5 et F-18 par contre le remplacement de ces avions permettra de diminuer fortement les nombre de mouvements effectués à partir des trois bases principales qui mettront en œuvre le F-35. Le nombre de mouvements global à partir de ces trois bases passera de 16'103 actuellement à 7'330. Le nombre de décollages est justement une donnée qui est scrutée à la loupe par les associations de riverain. C’est donc en grande partie pour informer les riverains des bases que cette communication est mise en place. Bien entendu la diminution de la quantité de carburant est également évoquée. Par contre, encore une fois, je ne pense pas que le nombre d'heures a été le critère principal.
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  29. Dans le plan de renforcement des OM j'ai vue quelque part qu'il était prévue de positionner 4 barres de tractions pour Rafales et un chariot de remorquage rafale sur 3 bases. Noumea Papeete et Cayenne. Des trucs simple mais qui en cas d'urgence sont trés importants. Mais pour l'instant on n' en a pas assez, pour en laisser dormir en OM. Alors on les projette lors des opex. L'année prochaine c'est 12 Rafales sur Papeete Mais bon la je sais qu'il y aura un cargo qui va projeter tout un tas de truc de soutien 6 semaines avant l'arrivée des avions.
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  30. Igor Girkin "Strelkov" serait détenu en Crimée, mais l'intéressé nie, les réactions sont assez diverses : https://wartranslated.com/igor-girkins-detention-what-is-known/
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  31. Peut-être que certains commandements ont été plus réactifs/vigilants/prudents que d'autres. On a bien vu que la défense dans l'axe de Kherson s'était effondrée en quelques jours là où Chernihiv et Sumy résistaient contre toute attente. De la même façon qu'en 1941, la Flotte soviétique de la Baltique avait pris des mesures défensives et mobilisé son personnel dans les jours précédent Barbarossa là où l'aviation fut totalement surprise.
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  32. Je ne les attendais plus ceux-là (mais ce n'est qu'une bande-annonce) :
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  33. Vie quotidienne au Mexique, sortez avec les gilets pare balles... La situation ne s'arrange, 160 gus bloquant une autoroute pour exiger la libération de leurs copains, guerre des gangs en prison et la deuxième ville du pays où la population a du resté chez elle après des tirs dans les rues : https://www.courrierinternational.com/article/cartels-au-mexique-une-semaine-marquee-par-la-violence-des-gangs
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  34. Ça montre aussi que les phantasmes des gloires passées sont bien mauvaises conseillères au XXIe siècle. Au XV et encore plus au XVI siècle la Chine n’était qu’un empire parmi d’autres pouvant prétendre être la première puissance mondiale. Les Ottomans pour ne citer qu’eux auraient quelque chose à redire à cette affirmation. Et je ne parle même pas du fait qu’aucune superpuissance de nos jours n’est réellement capable de prospérer sans dépendre à des degrés divers du reste du monde.
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  35. Bon les gars, au vue des cartons récents des Himars, le concept va très certainement être copié et dans le prochain conflit de haute intensité dans lequel on sera impliqué on aura sans doute un Himars-like en face de nous. Il va devenir urgent d'avoir en dotation un système sol-air capable d'intercepter une salve d'une douzaine de roquettes guidées arrivant de manière quasi-simultanée sur un de nos QG ou une concentration de troupe. Avis aux sachants : quel système serait capable de détecter puis d'intercepter cette salve ? Depuis mon salon, je visualise une sorte d'Iron Dome light et mobile. Et vous ?
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  36. On sait déjà, qu'il faut : écarter les deux réacteurs pour avoir une soute fermée entre les 2 Avoir des entrées d'air plus grande pour monter en puissance Permettre d'y placer un radar de plus grand diamètre Avoir des tuyères orientables mettre des capteurs à 360° ... Et je ne parle pas des contraintes structurelles, SER, consommation, Rack Informatique et refroidissement ...etc. Un Super Rafale demandera énormément de remises en question et ne sera pas un Rafale V1. Ce n'est une Renault 5 qui passerais à une Renault super 5 avec queue de castor sur le rétro central et pare soleil "Allez l'OM"
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  37. Si ce n’est plus. J’ai fait une note récapitulative du coût de la plupart des programmes d’avions de combat en me servant des données récoltées ici qui sont foisonnantes (Cours des comptes, rapports sénatoriaux pour la France, NAO, Chambres des communes, fuites des rapports d’évaluation, données constructeurs etc…) Je suis assez fier de ce travail qui représente de façon factuelle et absolument non biaisée le coût de chaque programme. Rafale : Cher mais bien parce que Dassault donc moins cher et mieux que ses concurrents. EF : Plus cher que Rafale et vraiment moins bien. Mauvaise affaire. Gripen : soit disant pas cher, mais au final cher pour ce que c’est. F35 : Hors de prix et en plus moche. Plus cher que tout et ne fait toujours pas ce pourquoi il est marketé. J’ai fait un signalement à la répression des fraudes. SH18 : Cher mais comme ses emports sont orientés à 3 degrés de son axe longitudinal : pénalité devient très cher pour cause d’aéro pourrie. Flanker family : de raisonnable à cher à mesure que sa consommation de toner augmente. Et puis à l’heure du digitale qui a encore besoin d’une photocopieuse ?
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  38. Et sourd ! Faut pas oublier la recrudescence de la surdité à cause d'un beau sourire ... Sans vouloir vous vexez, et sans animosité aucunes, 3 familles c'est quoi par rapport la misère ambiante du pays ? D'autant plus que le bénéficie réel pour les familles n'est aucunement utile sur le long terme, car elle ne fait que maintenir l'état. Ce n'est à mes yeux qu'une excuse pour justifier de vivre leur fantasme. Je précise que je ne juge pas ces personnes, à chacun ces rêves après tout.
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  39. Pas réveillé le dimanche ? C'est le pont qui les a intercepté, pas le "système".
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  40. Étrangement, je pense que dans les circonstances actuelles, ces oligarques dépolitisés "parce que sinon couic" auraient plus de chance de survie que le nouveau premier cercle de Poutine. Justement parce qu'ils ne font pas de politique et qu'ils peuvent exciper d'un poids local et économique. Quand tu as la main sur plusieurs dizaines de milliers d'emplois et des régions entières, ça peut pousser à un soutien populaire et politique plus ou moins spontané et à une certaine indulgence. Mais concrètement, à l'heure actuelle, c'est Poutine qui s'est imposé comme seul redistributeur des faveurs et des richesses, les oligarques n'étant là que pour subvenir aux requêtes du Kremlin pour se ménager un avenir. On le voit régulièrement pour les emplois des gens protégés par le Kremlin ou pour les anciens du cercle intime, comme l'ex-épouse de VP ou son nouveau mari : ils ont tous les deux des emplois plus ou moins fictifs et ont reçu des biens de la part des oligarques, en plus des faveurs étatiques. Idem pour la seconde (non officielle) femme de Poutine. D'accord sauf sur un point. Quand Poutine obtient le pouvoir (même si on sait aujourd'hui que ça n'a pas été très clair dans les urnes), il a une réelle popularité. Il a l'appui du clan Eltsine (qui veut avant tout sauver sa peau mais a encore des leviers en main) et on peut envisager que les services de sécurité et l'armée ne lui sont pas hostiles. S'attaquer à TOUS les oligarques d'un coup eut été une folie mais comme l'a démontré la suite, il pouvait les jouer les uns contre les autres. Taper sur Khodorkovski était particulièrement habile : riche à millions mais jalousé, mal considéré par les Russes et démuni de tout sens politique, il représentait une cible facile et rentable. C'était moins avisé vis-à-vis des milieux économiques occidentaux mais ça pouvait passer. Je ne dis pas que les autres oligarques n'auraient pas fini par tenter une alliance contre lui. Mais comme avec Hitler en 1934-1935, il se serait toujours trouvé un puissant pour jouer le pouvoir contre ses anciens "amis". AMHA.
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  41. Ne pas oublier non plus que Poutine a hérité de ce système, mais ne l'a pas crée. Il hérite d'une Russie où les oligarques font la loi face à un état en totale déliquescence. Donc, quand Poutine arrive au pouvoir en 1999, les oligarques sont déjà là et font la pluie et le beau temps. Que faire, alors, dans pareille situation ? Les affronter directement est risqué, surtout quand sa place est mal assurée. Poutine a préféré une voie indirecte, qui consiste à les priver progressivement d'influence politique sans jamais les affronter trop durement sur le plan économique (qui constituent pour beaucoup d'oligarque le nerf de la guerre, le pouvoir politique n'étant alors pour eux qu'un moyen de s'enrichir encore plus). En clair, Poutine s'est mis dans une position ou progressivement, l'Etat se retrouve en capacité de priver les oligarques de leur poids économique s'il le souhaite, mais sans le faire tant que les oligarques se tiennent correctement. Progressivement, d'un pouvoir "réel" acquis dans le chaos des années 90, le pouvoir économique des oligarques devient une sorte de "faveur" gracieusement accordée par un pouvoir politique capable de le leur reprendre. Et puisque ce même pouvoir politique a dans le même temps assuré sa stabilité, la probabilité d'en reprendre le contrôle par une révolution de palais devient faible. Et donc les oligarques se tiennent à carreau. Poutine, en procédant ainsi, s'est ainsi évité une guerre ouverte face à des oligarques, qu'il aurait clairement pu perdre, sans forcément amoindrir de beaucoup les capacités économiques du pays puisque, à mesure que les oligarques deviennent dépendants de l'état, il est de plus en plus simple d'influer leurs actions dans le sens des intérêts du pouvoir politique. En quelque sorte, les oligarques deviennent des sortes de "super fonctionnaires" fortement incités à agir en accord avec l'Etat en l'échange de grasses rémunérations.
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  42. Bien d'accord, demander aux opérateurs. (voir la vidéo de "Até" par example). Surtout aux Norvégiens qui ont fait face au CdG... Celà dit sans nier les capacités du macareux moine. Je crois que bcp de gens sont surtout remonté par la mayonnaise EF=Gripen=Rafale=F18 E/F vs l'imbattable 5G (brevets Huawei ;-) ) . Ils sont aussi différents les uns des autres que du F-35. Ce que j'aimerais c'est avoir un avis de pilote d'échange F-35 Rafale (parce que français et parce que le Rafale pratique la fusion de données, y compris entre effecteurs pour les senseurs passifs sur le F4)) ou Gripen (parce que les suédois ont inventé les !fdl). Parce que comparer un F18 C/D à un Rafale, par exemple, c'est comparer une dodge caravan à une viper. (pour plus d'infos voir les essais de Vianney Riller Junior qui a descendu sur un tir à l'aide de capteurs passifs une target dans ses 6 heures sur defesanet, par exemple.) Quand je suis allé sur F-16, ma formation académique m'a poussé à vous fournir toutes les références de ce que je disais. (sous forme académique). Non contents, votre petit troll portugais et quelques autres auraient voulu que je scanne les pages des livres ou de magazine concernées. J'ai été banni alors que je me faisais agonir d'insultes par ce petit con et parce que j'ai dit que j'avais plus confiance dans les connaissances techniques actuelles su NATO SACT qu'en celles d'un ancien pilote (que je respecte beaucoup par ailleurs, la plupart de ses interventions étant instructives et très pertinentes) L'utilisation de l'annulation active a depuis été officiellement confirmée etc. Tu as même eu les réfférences que tu souhaitais (private joke). As tu recherché l'unité sur wiki? ( ) etc. Je crois qu'il y a une confusion qui nous énerve, c'est les teen series = Eurocanards. Ben non. Les teen series n'ont pas de récepteurs interférométriques à 360°, de senseurs optiques +/- 360°, de DIRCM à 360° etc. De ce point de vue, à l'exception de la furtivité de formes, un Rafale (y compris dans son concept) est beaucoup plus proche d'un F-35 (ou d'un EAgle + EWPASS) que d'un F-18 C. Dois je te rappeller que il y a 13 ANS (2009 ATLC), un Rafale a repéré des radars sol air qu'un F16 CJ avait ratés (3 au cours du même vol)? Donc le sentiment anti F-35 bien présent chez nous vien d'une part des difficultés du programme, mais aussi d'autre part de la forme de mépris que l'on ressent injustifiée vis à vis de notre fleuron national. Sur ce Bonne journée
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  43. C'est moi ou ce post a déjà été posté il y a quelques jours ?
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  44. C'était ! Mais bon... Fallait pas l'dire ! j'avais pas fini de m'envoyer des fleurs !! nul...
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  45. Le rapport des Russes à Pierre le Grand est contrasté : c'est un incontournable de la puissance russe et pour autant quelqu'un de mal-aimé. Pierre le Grand, d'un côté c'est Saint-Petersbourg, la reconnaissance de la Russie comme une grande puissance par les Européens, les débuts de l'autocratie*, le développement militaire et économique du pays, l'entrée en Europe avec la prise des États baltes sur les Suédois, et le début de l'eurasianisme** cher aux diplomates russes actuels. Bref, en un mot, Pierre est le fondateur de l'identité russe actuelle, celle d'un pays qui ne peut être autre chose qu'un Empire et qui a vocation de relier l'Est et l'Ouest. C'est également lui qui commença à atteindre certaines des frontières les plus étendues de l'Empire, comme en Moldavie avec la campagne du Prout (non, je ne plaisante pas c'est son vrai nom). De l'autre côté Pierre incarne aussi l'occidentalisme : s'il veut initialement juste importer les techniques occidentales afin de développer le pays, il importe également l'état d'esprit, et force par exemple les hommes à se raser la barbe (son port étant taxé), humiliation suprême, met au pas le clergé de manière violente, ce qui lui aliène une bonne partie de la population, et force l'adoption de normes occidentales. Les streltsy, un corps de garde parmi les plus importants de la Russie***, se révolte contre lui lors de son voyage en Europe, les guerres difficiles, coûteuses et sanglantes : la Grande guerre du Nord vit certes la Russie sortir vainqueure, mais plusieurs armées avaient été détruites, l'Ukraine ravagée, les pertes terribles, etc. Il a également renversé le pouvoir des boyards pour favoriser les roturiers méritants, et a paradoxalement également réinstauré le servage pour augmenter les impôts. En définitive Pierre laisse un héritage TRÈS contrasté : le clergé et les paysans le détestent, les bourgeois et les militaires de carrière l'adorent, les marins le vénèrent, les nobles sont ambivalents. Il est donc peu étonnant que Poutine lui rende hommage, l'homme est l'un des rares exemples où l'on peut dire qu'il a fait table rase du modèle précédent et refait le pays à son image, c'est une version russe de Philippe le Bel, un roi de fer aux affaires familiales nombreuses et tragiques mais avec un bilan indéniable. *L'autocratie était le modèle absolutiste de gouvernance de l'empire russe, inspiré de l'absolutisme français. Il dura jusqu'à la Première Guerre Mondiale et a encore de nombreux défenseurs dans la Russie moderne. En effet, pour beaucoup de Russes leur pays est complètement inapte à la démocratie et nécessite une prise en main ferme par un homme d'État autoritaire et tout-puissant. C'est bien l'une des seules choses sur lesquelles les héritages tsariste et soviétique s'accordent : le fait que la Russie doit être dirigée et non gouvernée. **Pierre le Grand augmente l'empire tant à l'Ouest qu'à l'Est. À la conquête balte et l'extension sur la République des Deux-Nations, il faut ajouter une victoire importante sur la Chine qui lui permet d'étendre la frontière au-delà du lac Baïkal et de préparer (on ne le sait pas encore à l'époque) la conquête de la rive droite de l'Amour. C'est également lui qui conquiert Azov, le premier port possédé par la Russie sur la Mer Noire, et il créée la Marine impériale à Voronej. ***C'est grosso modo l'équivalent russe de la garde prétorienne, extrêmement important politiquement mais dont l'efficacité militaire fut médiocre dès que le corps fut politisé et devint héréditaire. Pierre les dissout après leur révolte.
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  46. Pourquoi c'est Vladimir Poutine qui réatomise l'Allemagne CHRONIQUE. La guerre en Ukraine a mis en évidence le danger de la dépendance énergétique des pays européens à la Russie, résultat de choix relevant davantage de calculs politiques que de stratégie de long terme. Le renoncement au nucléaire en Allemagne le montre aujourd'hui, et doit pousser l'Europe à réintégrer l'énergie atomique pour s'assurer une production électrique indépendante. Par Didier Julienne, Président de Commodities & Resources (*). Il y a 9 ans déjà que nous envisagions qu'Angela Merkel réatomise l'Allemagne, car sa stratégie semblait déjà intenable. Il y a 2 ans nous écrivions ici même dans un second « et si Angela Merkel réatomisait l'Allemagne » que « sans ressources, avec une diplomatie fragile parce qu'également dé-mondialisée mais sans désir de souveraineté énergétique, l'Europe et l'Allemagne seront dans une position gazière difficile. » Aujourd'hui, c'est Vladimir Poutine qui jette aux yeux de l'Europe l'erreur nucléaire allemande. Sans gaz russe, il n'existe plus d'industrie allemande, et Berlin doit donc ou bien conserver ses centrales à charbon et lignite pour adosser son électricité renouvelable, ou bien ses centrales nucléaires. Justement, quelle vision de l'atome pouvons-nous discerner sachant que les marchés énergétiques se ressemblent tous, mais que les marchés énergétiques nucléaires sont différents chacun à leur façon? Il y a premièrement l'intumescence de l'histoire et l'ubris. L'Allemagne commet la faute d'abandonner le nucléaire à cause de son aveuglement écologique. 40 ans plus tard, car l'énergie c'est le temps long, le ministre allemand des Finances reconnait que cette stratégie énergétique allemande est une erreur, car basée sur la dépendance du renouvelable adossée et sécurisée de façon illusoire par du gaz, du charbon et du pétrole russes, et non pas sur une énergie décarbonée nationale, comme le nucléaire. Notons au passage une autre vérité cachée par le dogme écologique : les fameux 400.000 emplois énergétiques verts allemands dans l'éolien et le solaire sont bien adossés à des emplois noirs dans le charbon, le lignite ou le gaz. Si ces derniers tombent, les premiers tombent également, comme le démontre le retour de l'électricité charbonnière cette semaine outre-Rhin, en Autriche et aux Pays-Bas pour adosser les renouvelables privées du back-up du gaz russe. La France a préféré l'indépendance énergétique du nucléaire à toute autre considération. C'est-à-dire qu'en ce qui concerne le carbone, elle a déjà réalisé sa transition énergétique il y a 50 ans, dans les années 1970. Mais, curieusement, la génération de boomers qui voyait du haut de ses vingt ans cette souveraineté se construire aura tout fait pour la déconstruire pendant les 50 années suivantes, à l'aide d'une doxa sous domination de l'écologie allemande. L'échec énergétique berlinois actuel est donc le moteur puissant qui replace le nucléaire parisien sur sa trajectoire d'il y a 50 ans, c'est-à-dire le cycle fermé. Le retour des Etats-Unis La Russie ou l'Ukraine n'ont jamais remis en cause l'électricité nucléaire malgré le drame de Tchernobyl. Au contraire, Moscou n'a cessé de progresser dans ce domaine au point que Rosatom conquière le leadership mondial, profitant du vide laissé par la calamiteuse gestion d'Areva puis de sa faillite à cause de la désastreuse opération Uramin. Si Areva n'avait pas été société nationale, elle aurait sans doute été découpée, vendue et désindustrialisée comme Alstom, créant là aussi des fortunes. La Chine a également profité des 20 dernières années pour considérablement progresser et bâtir une future énergie électrique moins charbonnée indépendante et basée sur l'hydraulique, l'éolien et le nucléaire. Enfin les États-Unis, anciens leaders mondiaux, se sont remis au travail pour revenir aux premières places de l'énergie nucléaire. Ces stratégies mettent en évidence que l'ubris, la souveraineté, l'indépendance, la conquête sont les moteurs des Doctrines Énergétiques et des Solidarités Stratégiques des pays qu'ils soient des démocraties fonctionnant sous des contraintes économiques et environnementales ou bien des régimes non démocratiques sans ces mêmes contraintes. Le temps qui s'est écoulé en France depuis les années 1990 correspond au temps politique pour qu'une erreur antinucléaire « à la mode » d'une ancienne génération soit reconnue comme une erreur sternutatoire par la suivante et que celle-ci la dissolve dans la solution: le retour du nucléaire. Le temps est long dans l'énergie, il ne faut donc pas se tromper. C'est pourquoi Berlin peut dire avec exactitude que soudainement, le temps d'une guerre, les prix de l'électricité actuels permettent aux renouvelables d'être rentables, mais l'erreur est de ne pas voir qu'ils sont hors de prix pour les consommateurs. En d'autres termes, des renouvelables rentables parce que les prix de l'électricité sont élevés à cause du prix du gaz russe, c'est d'autant moins la solution que cette Doctrine énergétique aura facilité la catastrophe russo-ukrainienne. Le risque d'un déclassement économique Se tromper dans l'énergie en Allemagne c'est également être obligé de rouvrir des centrales à lignite lorsque le gaz russe n'est plus livré. Se tromper dans l'énergie en Allemagne, et en France aussi, c'est prendre le risque, d'une part, de protestations dont Paris a connu les affres il y a 4 ans à cause d'amateurisme politique et, d'autre part, le risque d'un déclassement économique à cause d'une électricité chère et plus coûteuse que celle de pays concurrents, face à laquelle des taxes carbone aux frontières ne pèseront pas lourd. Désormais, compte tenu des interdépendances électriques européennes, la nouvelle politique énergétique de Berlin ne peut pas se permettre de se tromper, en s'imposant à elle-même et à l'Europe une deuxième stratégie énergétique catastrophique en moins de 50 ans. Au contraire, l'Allemagne doit faire sa révolution des idées, re-nucléariser son électricité et la coupler avec ses renouvelables plutôt que de compter sur son lignite ou le gaz russe. Révolution des idées, car ce nucléaire moderne doit faire office de nettoyeur de nos déchets nucléaires actuels. Il doit brûler dans des réacteurs à neutrons rapides (RNR) des charges atomiques qui seront formées du combustible usagé d'aujourd'hui. La France doit également s'engager résolument sur ce chemin, car l'intérêt est que là où 140 tonnes d'uranium minier sont nécessaires dans une centrale actuelle pour produire 1GWatt d'électricité, il suffit de 1,4 tonne (100 fois moins) de déchet gratuit pour produire la même quantité d'électricité dans un RNR. La Chine, le Japon l'Inde et la Russie sont en avance dans ce domaine, le RNR Brest-OD-300 de Rosatom est ainsi prévu d'être achevé en 2026. Gratuit en effet, puisque ces déchets recyclés en nouveau carburant dans l'économie circulaire européenne du nucléaire sont déjà stockés en Allemagne ou en France ! Ils nous assurent donc une indépendance vis-à-vis de l'uranium minier et d'autres fournitures et donc une réelle souveraineté, car nous disposons de quantités de combustible usagé capable de produire notre électricité pendant 3. 000 ans à 10 .000 ans. Combustible recyclé L'imprécision des chiffres est ici un avantage, car une durée si longue transforme l'électricité nucléaire en renouvelable vertueux puisque cette économie circulaire du nucléaire assure une quantité d'électricité sans déchets, pilotable, abondante et à un prix européen maîtrisé pour toujours. Maîtrisé en effet, puisque la matière première, le combustible recyclé, est déjà chez nous. Pour toujours également, car après 3 000 ans à 10 000 ans, cette électricité pilotable, non intermittente, nous aura permis de découvrir une nouvelle forme d'énergie. Cette dernière sera peut-être celle du thorium ou l'abandon de la fission nucléaire et l'embarquement pour ITER et la fusion nucléaire, l'énergie des étoiles. Là, deux seaux d'eau de mer permettront à chaque Français d'avoir de l'électricité pour une vie entière, sans engendrer de déchets. La difficulté de cette perspective n'est pas technique, mais politique, car cette indépendance électrique anéantit un dogme écologiste commun à l'Allemagne et la France. Dès lors qu'ils sont brûlés en produisant de l'électricité, le problème des déchets est supprimé. Nous sommes donc bien face à un choix qui nécessite des personnels politiques qui comprennent vraiment la technique plutôt que la communication. Comme l'écrivait une philosophe des manœuvres politiques : « Le mensonge est souvent plus plausible, plus tentant pour la raison que la réalité, car le mensonge possède le grand avantage de savoir d'avance ce que le public souhaite entendre ou s'attend à entendre. » La dommageable fermeture de Fessenheim La fermeture programmée de tous les réacteurs allemands (mais peut-être leur prolongement après 2022), la fermeture de Fessenheim (c'est bien dommage), l'abandon du programme Astrid sur les RNR (regrettable), les petits réacteurs modulaires (sans commentaire), les EPR et demain les réacteurs à neutrons rapides ou Iter: la souveraineté électrique ne peut s'établir dans l'inconstance politique zigzagante en fonction de vogues électorales. Elle peut en revanche se durcir à cause d'une guerre. C'est pourquoi ce ne sera ni Angela Merkel ni son successeur qui seront les responsables d'une électricité allemande et européenne réatomisée, mais Vladimir Poutine et c'est bien là tout le paradoxe.
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  47. Tu as raison si on parle de maintenance préventive, ce que semble indiquer ton illustration Hcare. Sinon, pour le correctif, les contrats de maintenance conclus avec un fabrication sont souvent des objets économiques bizarres : plus le fabriquant à fait de la m@rde en construction, mieux il est rémunérés en maintenance corrective. J'émettais l'hypothèse d'un mécanisme affichant un prix progressif des pièces de rechanges en fonction des heures effectuées sans défaillance : si ça pète trop tôt, le fabricant/maintenancier en est pour sa marge. Si ça pète très tard, il a droit de se goinfrer. Ainsi, le contrat l'encourage à produire un appareil fiable. Beaucoup de "si"
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