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  1. Ah au fait. Pendant qu'on y est. Merci a tous pour votre soutien. Le forum ne tournerait pas sans vous meme si il pourrait tourner sans nous a titre individuel. Et perso je doute que la soit disant réputation plastronné par un petit trollinet de passage soit vraie (sauf chez des personnes dont nous ne voudrions pas d'ici par, pour pasticher le militaire, comportement et mentalité incompatible avec le bon fonctionnement du fofo. Enfin voilà, on sait gueuler en France quand ca va pas mais on sait rarement dire merci. Alors, merci Fin du HS
    33 points
  2. En tant que Coréen, je vous félicite sincèrement d'avoir signé le contrat avec les Émirats arabes unis. L'accord incitera de nombreux pays à envisager le Rafale. J'applaudis également à ce que le contrat indonésien soit conclu dans les plus brefs délais. J'adorerais voir le Rafale fonctionner sous le même toit que le KF-21.
    32 points
  3. Hello, Bon, je pose ça là comme un cheveu sur la soupe, mais j'ai deux sources concordantes qui évoquent des discussions très avancées avec l'Indian Navy pour 24 Rafale M, avec potentiellement un accord dès 2022. Apparemment, plus en amont des discussions, l'hypothèse de mixer Rafale M et Rafale B (en petit nombre) aurait été évoquée, même si finalement on s'orienterait vers du tout Rafale M et un accord IAF/IN pour la formation des pilotes. A prendre avec les pincettes de circonstances, étant donné qu'il est tout à fait possible que, de l'autre côté de l'Atlantique, deux sources équivalentes aient fait des indiscrétions sur un accord imminent autour de 24 Super Hornet. On parle de l'Inde après tout ! Autre "info", plutôt une rumeur. Il se passerait quelque chose en Suisse. En tous cas, ça s'agite autour du Rafale dans les cercles informés, et les tenants du F-35 lèvent leurs boucliers en coeur. Peut-être craignent-ils que Dassault refasse la même chose qu'en 2011, avec une contre-offre publique nettement moins cher que celle du F-35, enfin publiquement détaillée par les forces aériennes ? Franchement, je ne sais pas s'ils y pensent à St Cloud, ou s'ils ont mis ça en branle, mais ce serait plutôt une bonne idée pour mettre le F-35 et Armasuisse le nez dans leur m****. Pas de quoi remporter le marché, mais au moins couper l'herbe sous le pied à l'argumentaire moisi de LockMart.
    32 points
  4. Tout ça va beaucoup trop loin, vous voir vous faire des noeuds au cerveau m’embête, il est temps de mettre un stop à tout ça. Tant pis pour ma cover, il est temps que je vous éclaire sur ce qu’il se passe réellement. Alors oui, je vous avoue tout : je me fais passer pour un Rafale fanboy, mais en réalité je fais parti de la cellule « Influence Renseignements Désinformation » secteur Europe de LM. A force de traîner chez vous je me suis pris d’affection pour votre communauté et je ne peux plus continuer à vous mentir. Samedi les suisses nous préviennent gentiment qu’ils ont choisi le Rafale. On ne s’en doutait pas étant donné qu’on a réussi dans les grandes largeurs les évals. On avait fait les choses bien, 4 appareils, 250 hommes sur place chargés de suivre les chasseurs H24, 870 tonnes de pièces de rechange par avions, et 970 ingénieurs répartis entre Bethesda et Palmdale pour piloter tout ça. A tel point qu’on a réussi durant cette campagne à faire voler 1 avion sur 4 moyennant 98 heures de maintenance par demi heure de vol, notre meilleur score de toute l’histoire du programme. Un véritable succès. Les suisses ont même été impressionné par les nouvelles méthodes d’emplois que permettent le F35. Par exemple pour l’item Counter Air on a obtenu le meilleur score grâce aux nouveaux paradigmes qu’a imposé le F35 sur le marché. On a fait exploser le F18 chargé de faire le plastron. Résultat imparable mission abort, 0 francs suisse de l’heure de vol facturée. Les suisses n’en croyaient pas leurs yeux. Bref samedi soir branle bas de combat, réunion Zoom d’urgence. On se devait de réagir. Après un débriefing minutieux pour analyser les raisons du choix suisse, dont nous avons tiré un PowerPoint en 10247 slides concluant qu’ils sont rétrogrades et peu ouverts aux nouvelles technologies, on a décidé de réagir. C’est Jimmy, notre consultant de Morgan Stanley, passé par Enron et Lehman Brothers, une pointure, qui a proposé le plan de riposte : « On à qu’à dire qu’on était les meilleurs au niveau technique et les moins cher ! ». Brillant ! C’est dans ces moments de crise qu’on se rend compte que même si ils sont arrogants et coûtent une fortune les consultants sont irremplaçables. Jimmy a quitté la réunion nous enjoignant de mettre en place son idée, puisque tout ce qui était technique n’était plus de son domaine et qu’il n’était pas payé pour ça mais juste pour nous inspirer. On a donc demandé en urgence un budget de 10 millions de dollars afin de monter l’opération « Fuck the french ». C’est finalement une agence de communication basée à Pyongyang qui dépend d’un groupe basé à Shenzen qui a emporté le marché : pour 10 millions de dollars plus un accès au code source du F35 et une partie des plans du réacteur ils étaient ok pour monter la manip suisse. À 23h40 j’ai fait le virement. Dans l’heure qui a suivi un comédien engagé par l’agence de communication a appelé le rédacteur en chef de l’émission "Rundschau" de la SRF en se faisant passer pour Viola Amherd et lui a dit « Arch F35 gutt gutt, Rafale nicht gutt. F35 kein geld, Rafale sehr expensive ja ! » pendant que je lui faxais en numéro masqué l’extrait d’un PowerPoint datant de 2004 qui comparaît les performances du F35 version 2030 vs celle du prototype du Rafale. Pour faire bonne mesure j’y ai joint le coût d’une PlayStation avec Ace Combat 7 vs le coût estimé à l’heure de vol du Rafale en livres turque. Le mec a pris les docs tel quel, et comme en plus il est marié avec une des rédactrices de NZZ elle en a profité pour reprendre les infos qu’elle a passé à son frère qui bosse pour Reuters en Suisse. Et boom depuis c’est le dawa. Voilà voilà vous savez tout.
    32 points
  5. Défilé du 9 mai sur la Place Rouge : Clairon
    29 points
  6. Bon, au moins, j'aurais assisté à la résurrection de Jésus. Pas banal .
    29 points
  7. Je verrouille le sujet, ce dernier sera réouvert à l'annonce de la décision du gouvernement Suisse. Edit/News: La réponse Suisse est décalée au 30 Juin. https://twitter.com/christophevogt/status/1407675229128822784?s=20
    29 points
  8. Dans mon nid, on ne fait pas de Politique: parce que ça me casse les cou*lles. (Rien de personnel dans le propos, je précise) Après, je vois et je lis plusieurs choses intéressantes dans tout ceci: 1/ La mobilisation russe est un fait indéniable, son volume - certes important - n'est pas une première... et ne sera pas une dernière. 2/ Les exercices en cours (VMF/VKS/VS) sont une réalité tangible dont... une bonne partie sont annoncés de longue date. Après, les lieux de leur réalisation ne sont pas anodins. 3/ Militairement parlant, si la Russie voulait REELLEMENT balayer l'Ukraine: ce serait déjà fait et (presque) personne n'aurait eu le temps de broncher (même avec de la bombe lisse et du T-72: il y a quoi en face? Rien ou presque... n'en déplaise à certains). Dis autrement, vu la concentration "normale" de matériels à proximité immédiate de l'Ukraine, les russes avaient largement de quoi balayer Kiev sans faire une telle pub et attendre un armement plus conséquent en face. Il y a des TB2 en Ukraine? Oui, 12 appareils... directement, l'équilibre des forces est foutu hein 4/ Politiquement parlant, il n'y a rien ou presque qui tient la route... Pourquoi se mettre à dos l'UE maintenant? Alors que les russes mettent le pressing pour l'homologation de NS2? Ce serait complètement c*n de la part des russes. L'effet des sanctions? Mouais, elles ne font pas du bien, mais l'économie russe est largement passée outre... on reparle de l'excédent budgétaire fédéral russe de 2021? 5/ Sociologiquement parlant, les russes (la société) NE veulent PAS se battre contre l'Ukraine ou n'importe qui d'autre... (Ils ont d'autre priorités comme tout le monde). Par contre, ils veulent des garanties que l'on va arrêter de les prendre pour des c*ns deux minutes avec de fausses promesses et/ou des accusations à la c*n (non pas qu'une partie de celles-ci ne sont pas justifiées, ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit). 6/ Médiatiquement parlant, là on atteint un climax. De toutes parts, on donne la parole à des gens qui n'en touchent pas une et on n'écoute pas assez ceux qui devraient l'être... Accessoirement, on est tombé dans une espèce d'hystérie médiatique où l'on a l'impression qu'il faut une bonne guerre pour l'audimat avec des gros méchants bien costauds (ouais, le Talibans, ce n'est pas sexy hein...). On parle potentiellement d'une guerre avec une puissance nucléaire, désolé si je ne partage pas l'enthousiasme de certains (ailleurs et... ici). Par contre, et AMHA: la situation actuelle n'est pas neuve et ne va pas aller en s'arrangeant. Il est temps de refondre complètement les relations UE/Russie ainsi que OTAN/Russie (je rappelle à certains rêveurs que l'OTAN est clairement identifié comme menace PRINCIPALE pour la Russie dans sa doctrine militaire). Sans cette refondation, on finira un jour par se mettre sur la gueule. Oui je sais Crimée et Donbass: ce sont des points qui devront in fine être solutionnés à un moment donné... mais pas dans le contexte actuel. On manque de véritables hommes/femmes d'état que pour ce faire ainsi que de sang froid. Et ce, que ce soit avec ou sans Poutine. Ce serait un autre mec à la tête de la Russie (sauf un Eltsine: trop beurré que pour être dangereux) que la situation actuelle serait identique... et je ne relève même pas le point sur "la Russie a peur d'une démocratie en Ukraine" ou "la Russie a le PIB de l'Italie": aligner des poncifs sans les mettre en perspective, c'est le meilleur moyen de se prendre un Boulava sur la gueule sans comprendre pourquoi on en est là Bref, lisez et comprenez ce que vous voulez dans mon propos (alors qu'il n'y a rien à en conclure sur mes opinions perso, qui n'ont certes aucun intérêt ici ou ailleurs) mais mettez les choses en perspective. TOUJOURS. Que ce soit en ce qui concerne la Russie ou n'importe qui d'autre... #My2Kopeck
    28 points
  9. Oui, il est opérationnel, mais en même temps, il ne l'est pas. Il est de 5e génération, mais n'en a pas les attributs. Le fait de l'observer fait changer les valeurs de ce qui est observé. Il est conventionnel, terrestre, et en même temps navalisé CATOBAR et STOVL. Il est capable de scores en exercices de l'ampleur 20:1 ou 35:1 (voire davantage) mais ne pourra jamais emporter plus de 4 missiles. Il ne peut fonctionner que par pack de 4 (c'est le quantum atomique du F-35). Les règles qui s'appliquent aux autres ne s'appliquent pas à lui (décohérence quantique). Pourtant, je me demande s'il n'y a pas un côté fractal avec lui, notamment dans le rapport des métriques : Une éponge (objet fractal s'il en est) possède, dans un volume fini, une surface qui tend vers l'infini au fur et à mesure que l'échelle d'observation diminue. Eh bien le F-35 possède une dimension fractale aussi, avec des capacités opérationnelles finies qui s'associent à un budget de développement/mise en place qui tend vers l'infini à mesure que la durée d'observation augmente.
    27 points
  10. En avant-première : le salon de l'Agriculture Kyiv 2023 .... Clairon
    27 points
  11. Un peu de légèreté ce jour avec la première "victoire navale" ukrainienne dans ce conflit. Ça se passe à Majorque, en Espagne :
    27 points
  12. @wagdoox "Si on recuperes les m2k-9, on en ferait quoi ?" Il serait peut être bien prudent de les réserver pour la Suisse.
    27 points
  13. « selon la SonntagsZeitungde Zurich », c’est l’info en boucle auto-entretenue habituelle: Petite parodie: Après l’Australie et les Etats-Unis, des relations tendues entre AirDefense et la Marine Nationale. Par Jacky Touch (ReutAFP, correspondance) L’Etat Major de la Marine Nationale française aurait été menacé. En cause, la décision de Florence Parly de doter les POM de canon de 20mm tellement petits qu’à les voir, on les voit à peine, justement. Le lobbyiste Fusilier Oto-Melara d’AirDefense, avait sollicité lui-même l’entrevue, dans les plus brefs délais. Reçu au ministère de la marine à Paris, il y a quelques jours, il a simplement transmis l’ultimatum de son forum préféré à ses interlocuteurs «éberlués», selon le Petit Chroniqueur des Affaires qui Passent, qui révèle l’information dimanche 19 septembre. Teneur du message : vous allez coller du 127 sur les POM, sinon... Il n’y a donc pas que la crise diplomatique avec les Etats-Unis et l’Australie après que cette dernière a renoncé à l’acquisition de sous-marins français pour lui préférer des engins américains à propulsion nucléaire dans le cadre du nouveau pacte stratégique Aukus (Australie, Royaume-Uni, Etats-Unis). Le forum AirDefense est aussi très remonté contre la Royale, et là encore, c’est la perspective de voir gréer les Patrouilleurs Outre Mers de Narwhal dans un premier temps et de RapidFire en option pour une éventuelle version combat qui a mis le feu aux poudres. A noter que le forum AirDefense s’est signalé ces dernières semaines, et selon des sources bien informées au sein de l’administration des douanes, par la radicalisation croissantes d’intervenants qui n'hésitent plus à revendiquer ouvertement des armes sur les bateaux militaires et à envisager leur utilisation dans un contexte violent.
    27 points
  14. Ben, pas d'accord pour le coup. Il défend son droit d'avoir une opinion différente, dans une langue qui n'est d'ailleurs pas la sienne, et avec un point de vue local. On peut ne pas être d'accord avec ce qu'il dit, ou se demander si ce n'est pas dit juste maladroitement, mais refuser de l'écouter n'arrangera rien au problème. C'est encore pire, on perd la chance d'avoir des arguments contradictoires et se forcer à réfléchir à comment les contrer. Et, je doute sincèrement que Jackjack soit responsable de la décision de son gouvernement. Il peut être d'accord, ou pas, et exprimer ce qu'il pense (et on a le droit de le rembarrer quand ses arguments ne sont pas recevables) sans qu'on sorte la guillotine et le billot non plus. Sinon on vire tous les suisses à cause de Air 2030, les belges à cause du F-35, et tous les autres... Et on ne deviendra pas mieux que les fanboys sur F-16 net qui se complaisent entre eux et s'autopignolent de leur supériorité vu que personne n'arrive les contredire (et c'est un bon gros cercle vicieux, ou vertueux selon le point de vue) Ses derniers arguments ne vous ont pas plu ? Et bien argumentez mieux. Ils vous paraissent faibles ou irrecevables ? Demandez une explication pour être sûr que ce n'est pas un soucis de traduction ou des raccourcis un peu trop gros pour être suivi par votre réflexion, orienté par votre culture et expérience personnelle. Mais un peu de tolérance et de tempérance ne fera de mal à personne. Et bon sang, vous ne jouez pas votre vie sur cette annonce et ce contrat. C'est moche, ça fait chier et c'est fait d'une façon crasse... Oui. La relation Aus-Fr a pris un sale coup... Définitivement, et il va falloir du temps pour que la confiance revienne. Les Australiens font du French bashing ? Big news, ils font comme tout le monde en fait en dehors de la sphère francophone.. Même pas en fait, même en francophonie on s'en prend plein la poire. Ce n'est pas parce que le message vous déplait qu'il faut tuer le messager.
    27 points
  15. Purée c’est demain que j’enterre mon PEL pour rincer tous les soiffards de ce thread ?
    27 points
  16. Selon les camarades, le carburant est vraiment le noeud du problème pour les russes. Leur redéploiement serait dû à un constat tout con: l'armée russe n'a quasiment plus de citernes pour ravitailler ses troupes. J'ai posé la question d’éventuels dépôts sous-terrains (ça se faisait du temps de l'URSS)... il n'y en aurait pas... ça donne l'impression que l'armée russe est simplement au bord de l'asphyxie. Je pense que les pilotes de MI-24 qui auraient fait le raid sont les mecs les plus couillus depuis quelques temps!
    26 points
  17. Comparer Daesh et les Ukrainien même Poutine n'a pas encore osé bravo continues. Je veux bien que la tournure des évènements heurte tes convictions mais cette sortie-la je te le dis c'est DEGUEULASSE Si tu as des choses à répondre je t'invite à le faire en MP
    25 points
  18. J'ai répondu, tous les coups de téléphone, vidéos, et autres outils/supports d'informations tant que tu ne les vois pas tu peux très bien penser que c'est faux et c'est normal. Cependant quand elles sont nombreuses ça devient un indicateur. Les empoisonnements par les babouchkas n'est pas étonnant pour qui côtoie les gens des pays de l'est, ils sont nettement moins gentils que nous et ont plus de place et d'imagination que nous pour planquer des cadavres, les principales victimes de ces empoisonnements ont été de jeunes soldats. J'en entends des vertes et des pas mûres assez surprenantes, mais si je pense que ce n'est pas fiable je n'en parle pas. Quand j'ai entendu que les russes s'installaient dans la zone de Chernobyl j'ai trouvé ça d'une absurdité telle que j'ai refusé d'y croire donc d'en évoquer le fait ici, maintenant on se rends compte que non seulement ils se sont installés mais qu'en plus ils ont travaillé le sol... c'est tellement con que qui l'eut cru de la "2ème armée au monde". https://www.courrierinternational.com/article/vu-des-etats-unis-l-impossible-bilan-des-soldats-russes-tombes-en-ukraine Cet article est intéressant, pour préparer l'assertion de cadavres dévorés par des chiens ( même le gentil chien domestiqué parisien peut retrouver ses instincts, et très rapidement même quand il a faim). Dans les pays de l'est le chien errant n'est pas un phénomène rare. Concernant les choses gores je n'ai jamais prétendu être le seul à en avoir vu, parfois il faut rappeler ce que c'est, la plupart d'entre nous voient ces choses-là depuis la télévision et il faut expliquer concrètement ce qu'il en est dans le moindre détail y compris les plus particuliers comme les odeurs et leur persistance que l'écran et les hauts-parleurs ne renverront jamais. D'ailleurs je pense que si nous étions pas en saison hivernale les médias ne se seraient pas permis de faire des plans pareils vu la décomposition qu'il y aurait. D'ailleurs les explications que je donne ici je ne les donne nulle part ailleurs, j'estime que vu le niveau d'intervenants que nous avons il est d'un devoir de qualité et d'honnêteté d'expliquer ou de rappeler certains détails qui entrent dans les choses de la guerre en dépit des toutes les conventions ou du droit des conflits. La guerre à la télé c'est cool, c'est propre c'est comme dans les jeux. Dans la réalité ça n'est pas du tout excitant. Chaque fois qu'on voit un transport de troupes oblitéré c'est potentiellement 1 équipage à la gamelle. On peut dire que le fantassin a débarqué mais quand il fait froid le fantassin ne débarque jamais loin et rentre dès que possible sous abris donc ça laisse présager du bilan des mecs dans les véhicules et des mecs blessés autour, et je ne parle même pas des effets psychologiques dévastateurs sur les appelés de la première heure (ceux qui n'existaient pas). Oryx compte 1322 véhicules détruits ce matin ça fait un bilan. Mon ton est neutre promis, je pourrais parler de papillons ou d'écureuils par exemple que je le ferais de la même façon.
    25 points
  19. Aujourd'hui Militaryland parle d'une double poussée en direction de Kherson, je cite: "Les troupes ukrainiennes auraient poussé vers Kherson depuis la région de Blahodatne et Oleksandrivka". Soit l'axe qui vient de Mykolaiv et l'axe déjà cité hier. Le site est clairement pro UKR et les informations sont sourcées (voir croisées) à divers organismes UKR. Cependant, je trouve qu'il est assez prudent dans l'utilisation des données, il essaye autant que possible de vérifier. NB J'ai suivi les échanges sur qui est pro russe et qui est pro UKR. A toutes fins utiles : on n'est pas dans un salon de thé à discuter du sexe des anges ou à ergoter sur la Sainte Trinité dans une université médiévale.... Si les précautions méthodologiques, que certains s'efforcent de mettre en avant, sont de bon aloi; il est bon de rappeler que nôtre pays est engagé avec une des parties en conflit, en est partie prenante. Les russes, l'Etat russe et ses dirigeants, sont nos adversaires, ils nous agressent et pas que depuis un mois. Ce n'est pas la guerre, mais presque et la complicité avec l'adversaire de sa nation porte un nom....
    25 points
  20. Les BEST OF unique des messages du forum Bon, je sors et je vais loin. Bon plan, le 22 février: pour le prix "maiss euhhhh" Kelkin, le 23 février, prix "captain obvious" Vince23, le 23 février, prix du "je la sens pas celle là 13eRDP le 23 février pour le prix "maintenant on en a ranafout": NecTemere pour le prix de je pose la bonne question Debonneguerre le 23 au soir pour le prix "j'aurais dû croire les américains" Am39exocet pour le prix "ben c'était pas joli": Prix spécial du jury à Wagdoox pour lui rappeler de ne tenter la voyance., le 24 au matin G4lly; hors catégorie:
    25 points
  21. C'est un bordel pour s'y garer.
    25 points
  22. La concierge confirme que l'Indonésie est Okaaaaayy
    25 points
  23. La chose n'est pas nouvelle. On a des exemples de troupes militaires parties sur l'air de la victoire, convaincues de la supériorité de leur manière de combattre et de la justesse de leur cause. Et puis rien ne coïncide. Le 14 août 1914, l'armée allemande arrive à Dinant, les troupiers pensent être à Paris dans 3 semaines au maximum. L'armée française, depuis 1870, on en fait ce que l'on veut, les Belges ne sont que broutilles. Les soldats allemands se font cueillir à froid par les nouvelles manières de combattre qu'ils devaient dominer sans partage. L'artillerie française se déchaine au canon de 75 mm sur le franchissement de la Meuse, les troupes belges résistent et vaillamment. 3000 Allemands restent sur le carreau en quelques heures, les soldats allemands découvrent les effets nouveaux et étranges de l'artillerie sans comprendre. Des soldats sont morts et quasi dénudés de leurs uniformes, il n'y a pas de doute, l'ennemi pille les cadavres, les mutile, les Francs-Tireurs sont partout, l'heure de la vengeance a sonné ! « Demain, Dinant tout brûlé et tout tué ! Nous, trop d'hommes perdus ! » Le 23 août 1914, l'armée allemande revient, le général-major Morgenstern-Döring demande à ses troupes d’« être impitoyables » et d'«agir sans le moindre égard contre ces fanatiques francs-tireurs et d'user des moyens les plus énergiques ». 674 civils seront abattus et les 3/4 de Dinant rasés. https://fr.wikipedia.org/wiki/Sac_de_Dinant_(1914) Que voit t'on à Boutcha et dans les faubourgs de Kiev ? Les troupes russes (pour celles qui étaient informées) étaient sans doute convaincues de leur supériorité matérielle et tactique, toutes nimbées des combats toujours remportés en Géorgie, en Syrie et ailleurs depuis plusieurs années. Les Ukrainiens ne sont que broutilles... On sera à Kiev dans quelques heures ! Et puis rien ne coïncide. Les Ukrainiens résistent vaillamment, tous les ponts sautent, les troupes d'élite russes se font calciner, des mythes s'effondrent. "La colonne russe la plus spectaculairement détruite le fut d’ailleurs dans cette même ville de Boutcha, dès les premiers jours de la guerre. C’était un détachement de forces spéciales russes débarquées à l’aéroport d’Hostomel, selon l’armée ukrainienne, et qui se dirigeait vers Kiev à bord de blindés légers ayant été aéroportés. Sur une route près de Zabuchya, une autre colonne blindée russe a été la cible d’une embuscade. Tanks et camions sont entièrement calcinés, certains stoppés au milieu du chemin, d’autres renversés dans les talus." Le Monde L'armée russe verse vraisemblablement dans l'incompréhension et la rage, l'ennemi est partout, on ne comprend rien... Désormais, on ramasse les cadavres des civils dans Boutcha
    24 points
  24. Entretien avec un volontaire polonais combattant en Ukraine. Quelques informations sur la tactique: ... J'étais dans un groupe de 130, dont 90 japonais. Les autres étaient des Américains, des Britanniques et cinq Polonais, dont un de la Légion étrangère, après des missions en Afghanistan. Les personnes qui avaient fait leur service militaire ou qui participaient à des conflits avaient deux jours d'entraînement et étaient immédiatement transférées au front. D'autres, plus passionnés et venus avec de la bonne volonté, ont dû rester plus longtemps dans la formation. … Je me souviens que lorsque je suis arrivé, les Américains étaient également venus. Parmi eux se trouvaient deux hommes, les plus âgés ayant la cinquantaine. Il s'est avéré qu'il s'agissait d'anciens pilotes américains, ils avaient plus que 1500 heures de vol. Lorsque les Ukrainiens l'ont appris et nous ne les avons plus revus. … J'ai servi dans l'armée polonaise, où j'étais un tireur RPG, donc après deux jours, j'ai été dirigé vers l'action. Maintenant, je fais partie d'une équipe de 25 personnes, avec les Américains et les Britanniques. … Nous détruisons les colonnes russes. Autant que je sache, les routes principales dans toute l'Ukraine, et en particulier pendant les hostilités, sont occupées par des Ukrainiens. La tâche de mon équipe de 25 personnes et des personnes qui nous changent dans les tranchées de notre station est de tirer sur ces colonnes. Comme vous le savez, les Russes s'efforcent actuellement de se rendre à Kiev avec du carburant, de la logistique et de l'armée. Nous sommes transportés de l'endroit où nous sommes stationnés par des voitures à la gare et là, nous nous allongeons dans les tranchées et attendons. 10 de ces 25, dont moi-même, ont des lanceurs de missiles Javelin … Utiliser le Javelin est un jeu d'enfant. Même vous seriez capable de le gérer après une minute, car c'est comme un jeu vidéo. Cette formation de deux jours visait à apprendre à utiliser le Javelin. Les Ukrainiens ne s'intéressaient qu'à savoir si j'étais apte. … Avant le premier combat, nous étions trois fois au même poste, allongés dans les tranchées pendant 12 heures à attendre la colonne russe. Comme je l'ai dit, toutes les routes principales sont gardées par l'armée ukrainienne, et les routes forestières secondaires sont flanquées par des groupes comme le mien qui doivent attaquer pour empêcher tout mouvement ultérieur sur cette route et fuir immédiatement. Pour les Russes, c'est très dévastateur mentalement, car ils savent que quel que soit le chemin qu'ils essaient d'emprunter, il y a toujours quelqu'un qui les attend. Même les petits cols forestiers sont protégés par les Ukrainiens. Nous sommes assis masqués dans les tranchées, car devant chacune de ces colonnes, un drone observe la zone. À la fin, une telle colonne est arrivée à l'endroit où nous attendions. … C'était une colonne de 30 à 40 véhicules. Voitures, camion-citerne de ravitaillement, véhicules de combat. Il n'y avait pas de chars car c'était une route forestière. Il s'agit essentiellement d'une chasse aux camion-citernes. Mais surtout, nous avons frappé le front pour les empêcher d'aller plus loin et semer la panique. Nous avons touché les véhicules au début de la colonne et le camion-citerne là-bas. … https://www.onet.pl/informacje/onetwiadomosci/wojna-rosja-ukraina-polak-ze-specjalnej-jednostki-rozbijamy-rosyjskie-kolumny/bksn0tp,79cfc278
    24 points
  25. Bien le bonjour, L'équipe est heureuse de vous annoncer que @Rob1 et @collectionneur rejoignent l'équipe de modérateurs. Ils auront la mission importante de s'assurer de la bonne tenue des échanges entre membres. Comme toujours, si ils pouvaient éviter de sortir leurs feutres rouges et les topols, ce serait idéal. Alors malgré la situation actuelle, merci de faire votre maximum rester courtois et constructifs.
    23 points
  26. La France et l'Allemagne ont aussi un autre soucis, faire en sorte que la Russie ne soit pas poussée à la dernière extrémité, c'est-à-dire, l'emploi de l'arme nucléaire. L'emploi de l'arme nucléaire tactique en Ukraine c'est prendre le risque d'une escalade qui ruinerait l'Europe à tout point de vue et cela personne n'en veut. La France n'a pas de frontières commune avec la Russie et n'a pas l'histoire des ex-pays de l'Est. Il est des choses que nous pouvons nous permettre, pas la Pologne ou les pays baltes. Il me semble que l'enjeu n'est pas de savoir ce que pense telle ou telle chancellerie de notre position, l'enjeu c'est d'éviter une escalade qui peut se révéler une catastrophe, l'enjeu c'est aussi de préserver l'avenir sur le long terme. L'avenir sur le long terme étant de ne pas transformer la Russie en rogue nation. Ce que pensent les pays de l'Est de nos initiatives c'est une chose, mais nos initiatives représentent aussi une porte de sortie éventuelle pour la Russie. Maintenir cette porte entrouverte est capital pour la suite des évènements. Faire en sorte que la Russie quitte l'Ukraine certainement, faire en sorte que la Russie soit affaiblie au point de ne plus pouvoir jouer un rôle international contrevenant à nos intérêts on peut penser que nous nous y attachons ... mais mettre la Russie dans une impasse dont elle ne pourra sortie, c'est contre-productif et surtout dangereux pour nous - et pour l'Ukraine. On peut raisonnablement penser aujourd'hui que la Russie va s'enliser en Ukraine, ils ne gagneront pas la guerre qu'ils ont déclenché et vont y laisser leur potentiel et surtout une partie de leur avenir. Poutine s'est lourdement trompé et l'Occident est en train de lui faire passer l'addition. Tout l'art consiste maintenant pour nous à savoir jusqu'où ne pas aller trop loin. Depuis le début de l'invasion la position des occidentaux est de pousser l'aide à l'Ukraine le plus loin possible sans mettre la Russie en position de commettre l'irréparable. L'irréparable ce ne sont pas les crimes de guerre ou la destruction de villes entières, l'irréparable au plan géopolitique c'est l'attaque de pays de l'OTAN et l'emploi de l'arme nucléaire. Cet emploi du nucléaire entraînerait un enchaînement dont personne ne peut prédire la conclusion. Une fois encore la détention de l'arme nucléaire montre son intérêt pour une nation. Si la Russie n'avait pas ce genre d'arme à sa disposition l'OTAN aurait déjà mis les pieds en Ukraine et orchestré des frappes sur des objectifs russes, seulement voilà ... Pour ce qui est de l'Europe, il n'y aura pas d'autonomie tant que ses membres se tourneront vers les Américains pour assurer leur défense; tant que les Américains décideront d'intervenir en Europe par le biais de l'OTAN notamment on peut penser que les choses ne changeront pas.
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  27. SCOOP !! 1ère photo du Moskva depuis l'attaque !!!
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  28. Barkhane n'est pas une force d'invasion en Centrafrique ou même au Mali. Là est la différence Rivelo. En Ukraine les Russes sont les envahisseurs de surcroît ils n'ont ni la formation ni la culture opérationnelle nécessaires pour opérer souplement. De plus ils ont subi de lourdes pertes et des revers là où on avait selon toute vraisemblance vanté à la troupe un opération de "maintient de l'ordre" assez brève ... Bref un cocktail hautement explosif, il y a rarement des prisonniers parmi les civils. Il apparait de plus en plus que le pouvoir politico-militaire de Moscou s'est placé dans une situation inextricable dès lors qu'il n'est pas parvenu rapidement à ses fins. Ces exactions sont la suite logique de son échec à enlever rapidement la décision dans une opération de guerre ouverte contre une nation souveraine en violation de toutes les règles internationales ... En clair le pouvoir à Moscou s'est mis dans la merde tout seul et il n'a pas fini d'en payer le prix. Propagande ukrainienne ? à mourir de rire la belle affaire ... et puis quoi aussi il faudrait que les Ukrainien baissent le froc et fournissent la vaseline ? Pauvres Russes pauvres chous ils font face à l'odieuse propagande des Ukrainiens, mais quelle surprise ? il faudrait leur expliquer ce que sont les réseaux sociaux, l'info en direct et la notion d'opinion publique internationale. On est plus dans les montagnes d'Afghanistan au début des années 80 ... la guerre est sur Internet et il faudrait que les Ukrainiens se privent de cet outil alors qu'ils se battent sur leur sol ? on se croirait chez les Teletubbies ! Je suis aussi assez surpris de lire ou d'entendre des discours nous mettant en garde contre cette propagande ukrainienne. Oui elle existe c'est assez logique mais, contrairement aux Russes nous avons la chance de pouvoir recouper l'information et d'avoir une vision assez claire; c'est l'avantage du pluralisme et de la liberté d'expression, tout le monde ne peut en dire autant. Seconde chose, quand nous étions régulièrement abreuvés des informations de Sputnik ou de Russia Today je n'ai guère entendu se plaindre ceux qui aujourd'hui nous mettent en garde contre la propagande ukrainienne, un oubli sans doute. Je ne sais pas ce qui l'emporte chez les décideurs de Moscou, la naïveté ou la ringardise ... en tout cas le résultat est là. Poutine n'est plus un interlocuteur valable, on commence à le lire ici ou là; personne ne va plus vouloir de lui dans les discussions futures, et il est à craindre que son départ ne devienne une condition de futurs dialogues. J'écris à craindre car cela risque fort de retarder un règlement du dossier voir à radicaliser certaines prises de position.
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  29. Après l'Ukraine, la Géorgie et la Moldavie, encore un pays demande à entrer dans l'UE sans délais Après la Géorgie et l’Ukraine, le Royaume-Uni demande « à entrer sans délais » dans l’UE Les représentants du Royaume-Uni ont déposé ce jour une demande pour exiger une entrée rapide de leur pays dans l’Union européenne. « Nous avons déposé notre demande au « guichet express d’adhésion » mis en place par les services de la Commission européenne et et on nous a certifié que notre demande sera examinée sous huitaine si nous avons tous les tampons demandés » a expliqué Boris Johnson
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  30. Bon là je sens que c'est le moment de la sortir :
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  31. bon ben voilà Je viens de me farcir les 9 pages que j'avais en retard Et je vais vous dire, le niveau est lamentable. Entre des analyses ras des paquerettes, des reposts de tweets qui sont de la propagande pure et dure sans aucune valeur d'analyse @Banzinou (celui là tu passes à travers mais c'est la dernière fois), des posts de cadavres et un florllège de vocifération, je vous avoue que je suis très très déçu pour un forum axé sur la défense Du coup, je vais poser ici une ou deux trucs et je vous laisse à vos fantasmes Rappel sur la doctrine des opérations en profondeur (celle là elle est pour celui qui avait posé la question de pourquoi pleins de colonnes) L'objectif est de trouver un point de déséquilibre dans le front adverse pour pouvoir y envoyer des unités d'exploitation. Pour cela, il est nécessaire de lancer une offensive sur plusieurs axes pour justement trouver ce point de rupture. Par ailleurs la doctrine théorique veut que une fois ce point trouvé et exploité, l'adversaire cherchera à le colmater, dégarnissant ainsi d'autres axes soumis eux aussi à une action de friction Vous êtes tous en train d'analyser l'offensive russe sur le modèle de l'enveloppement/encerclement/annihilation . Ce n'est pas leur doctrine. Pas faute d'avoir essayé de l'expliqué plusieurs fois sur ce forum. Les unités encerclés ne sont pas réduites par les combats mais par attrition des moyens, dilutions des capacités combatives inhérentes à toute unité encerclé La doctrine russe dit que les unités de premières lignes se disloquent d'elles mêmes si les objectifs de théatres à haute valeur qui les alimentent sont pris. Alors, est ce que c'est cette doctrine qui est appliquée ? Jusqu'à présent, ca semble. Est ce que les russes ont les moyens de l'appliquer sur la durée ? j'en sais rien Mais le florilège de tweets unibloc (cad ne venant que du coté ukrainien) risque de donner une fausse impression. D'ailleurs Kiev a parlé de repli tactique cet après midi pour certaines de ses unités autour de la capitale (jamais bon ca un repli tactique officiellement admis) Je ne dis pas que les russes se baladent. Mais la pignolette sur le TB2, le ghost of Kiev, le BRDM fantome et compagnie vous fait perdre le schéma d'ensemble On me proposerait un wargame avec la majorité d'entre vous, je refuserais 0 vista, 0 recul et 0 regard critique de ce qui se passe Pourtant c'est pas les exemples de conflits médiatiques dont les analyses médiatiques à chaud se sont avérées infondées (GW1, 4e armée du Monde, Kosovo 250 chars détruis ............ puis 24, des Mig 29/Orao/Gazella encore capables de voler en face d'une couverture aérienne absolue de l'OTAN, GW2 et plusieurs jours à patiner à Bassorah etc etc Arrêtez de vous intoxiquer aux réseaux sociaux Enfin je dis ça, ......... vous faites comme vous le sentez
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  32. J'ai quand même pris 200mg d'hydroxychloriquine en prophylaxie, on sait jamais.
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  33. Dixit un officier de Marine aujurd'hui. Le système ASW de la FREMM française est reconnu comme le meilleur du monde aujourd'hui. Exemple à l'appui. Une fremm française a pisté un KILO il n'y a pas longtemps pendant plusieurs jours puis pour faire escale elle a filé le contact à une Arleigh Burke qui l'a perdu au bout d'une seule journée. Revenu en mer la Fremm a retrouvé le contact avec le KILO presque immédiatement.
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  34. C'est devenu compliqué de suivre le programme parce que maintenant il y a beaucoup de différence entre les pays. Je suis ça de loin donc je vais peut-être pécher par imprécision (ou pire), et je m'en excuse par avance, mais en gros : À court terme Les Anglais ont lancé leur programme P3E. Ils vont intégrer le Brimstone 2, le Litening 5 et essayer d'améliorer la disponibilité de l'avion. À cela s'ajoute, l'intégration du "radar 2" qui ne reprendra pas la la base du Captor-M présent sur tous les eurofighter "de base" mais est dérivé du radar du Gripen E/F et des démonstrateurs que les britanniques ont développé ces dernières années. Il est censé être plus performant que les radar 0 ou 1 et ouvrir la voix à des possibilités d'attaque électronique via le radar. (cf. lien sur mon post précédent). Pour le moment, ils ont l'air de vouloir équiper une quarantaine de T3 avec mais les T2 sont potentiellement rétrofittables aussi. Les Italiens, je n'ai rien vu passer (ai-je loupé quelque chose ?) mais ils n'ont pas l'air de se motiver pour faire quoi que ce soit. De toute façon, ils n'utilisent pas les capacités multi-rôles de leur appareils qui ne servent que pour des missions air-air. (Et ils ont proposé certains de leur T1 à la vente, par exemple à la Bulgarie) Les Espagnols ont lancé un programme de conversion de leur Tranche 1 en un standard qui les rapproche des T2/T3 avec une vraie capacité air-sol. Ils négocient avec Airbus pour en racheter une vingtaine supplémentaire qui remplacerait les F/A-18A+ ex-US Navy achetés d'occasion et qui commencent à faire leur âge. Ils vont remplacer les radars Captor-M de leurs T3 par des "radars 1" (évolution AESA du Captor M dont il reprend une partie du hardware à la différence du radar 2). Les Allemands ont lancé le programme Quadriga qui serait équivalent à une T4 avec "radar 1", évolution avionique et intégration d'un équivalent du Brimstone. Ils rétrofiteraient un nombre indéterminé mais potentiellement plus d'une centaine de T2/T3 avec des "radar 1". Leur T1 seraient en revanche sortis de la flotte et remplacés par les T4 Quadriga (38 de commandés). Ils pourraient en commander d'autres (jusqu'a 55) pour remplacer leurs Tornado à terme (IDS voire même ECR mais là ça plus l'air d'être le département Photoshop d'Airbus qui a été mis à contribution pour le moment) mais reste à voir s'ils ne prendraient pas plutôt ou parallèlement du Super Hornet. Le Taurus est porté disparu en revanche. À long terme Ils parlent d'un P4E mais qui est toujours en cours de définition (possibilité de rôle SEAD ?? ) À plus long terme encore, ils ont un programme qu'ils appellent LTE (long term enhancement ) avec révision de l'avionique, de l'IMI, du DASS, une augmentation des performances des réacteurs et une plus grande flexibilité dans les charges emportées et leur disposition. Le Typhoon bénéficierait de certaines des technologies développées pour le Scaf, ce qui leur permettrait de coopérer. Pour l'instant, ce qui est concret dans tout ça c'est que les quatre partenaires originels ont lancé une étude de réduction des risques en 2019 avec un budget de 50 millions d'€. Elle est achevée et ils en examinent les résultats. Pour le moment, si j'ai bien suivi, on en est là. Voilà, c'est plus une synthèse globale qu'un truc exhaustif mais le programme n'est pas encore mort, loin de là.
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  35. Au même moment, à la frontière finlandaise, les forces spéciales du pays ont fortement réagi aux rumeurs de déploiement de blindés russes près de leur territoire :
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  36. J'ai, au boulot, un bureau occupé peuplé par un Russe et un Ukrainien (je vous rassure, ils travaillent ensemble, s'entendent très bien et sont tous les deux désolés de cette situation). De passage chez-eux pour un problème technique, j'y ai entendu le Russe tenir cette blague : La flotte russe de la mer Noire a mené une frappe sur le potentiel de missiles ukrainiens. D'un coup unique du vieux croiseur Moskva, plusieurs missiles ukrainiens ultra-modernes ont été détruits sans espoir de récupération. Slava Rossii ! L'ukrainien a répondu Slava Oukraïni, avant qu'ils n'éclatent de rire tous les deux.
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  37. Que c'est les modérateurs qui attaquent Kherson je crois.
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  39. Un collègue vient de me faire suivre ceci « CRISE EN UKRAINE : ET MAINTENANT QUE FAIRE ? Cyril Gloaguen Ancien officier de marine, ancien attaché militaire en Russie et au Turkménistan, ancien membre de la mission des Nations Unies en Géorgie/Abkhazie, docteur en géopolitique (IFG) . Contrairement à ce qu’avancent certains observateurs, V. Poutine n’est pas fou. Du moins pas plus que ne l’était Staline, ou Khrouchtchev quand ce dernier nous menaçait de frappes nucléaires pendant la crise de Suez, que Brejnev quand il envoyait ses chars contre Prague ou sa flotte devant Cuba, ou que Eltsine quand celui-ci écrasait Groznyy sous les bombes ou s’emparait de l’Abkhazie et de la Transnistrie. Poutine n’est pas plus fou aujourd’hui qu’il ne l’était en 1999 quand il prenait prétexte de cinq attentats suspects à Moscou, Bouynaksk et Volgodonsk pour lancer la deuxième campagne tchétchène, ou en 2008 et 2014 quand il annexait une partie de la Géorgie et de l’Ukraine. Je suis surpris que nous puissions être surpris. Depuis 22 ans qu’il est au pouvoir, nos chancelleries et nos instituts de recherche n’ont-ils donc pas réussi à dresser un portrait psychologique du personnage et de son entourage, ni compris son projet politique ? Dans cette crise ukrainienne j’ai pourtant du mal à voir autre chose que la suite logique d’une politique rationnelle et opiniâtre de « réappropriation de l’espace post- soviétique » - appelons cette politique comme on voudra - dont on devine pourtant l’amorce dans les discours que prononce V. Poutine à Tachkent en 2006 et à Munich en 2007, dans ce « nouveau pacte de sécurité en Europe » proposé par D. Medvedev en 2008, dans le rappel incessant du caractère « artificiel » de l’Abkhazie d’abord, puis de l’Ukraine, entendu mille fois dans la bouche d’hommes politiques et militaires russes dès au moins 2003. Pourquoi ne pas la voir également, beaucoup plus tôt, dans la doctrine dite de l’« étranger proche » de 1993, sous Eltsine donc. Je conçois que la psychologie du président russe, son « mode de pensée », puisse décontenancer nos diplomates, mais il est loin d’être fou. V. Poutine a patiemment rebâti sa puissance militaire, détruit ses oppositions tout en renforçant sa police, modifié la Constitution, préparé son économie et ses médias, rendu l’Europe dépendante de son gaz, fait vacciner 910.000 hommes de son armée contre le covid et, maintenant qu’il se sent suffisamment puissant, il frappe. C’est aussi simple que cela. C’est pourquoi il a toujours donné l’impression « d’avoir un coup d’avance ». Probablement, lui et la petite équipe de conseillers qui l’entoure au Kremlin, ont-ils vu dans la situation économique et politique en Europe et aux Etats-Unis (covid, Brexit, élection de Biden, arrivée d’un nouveau chancelier...) une fenêtre d’opportunité à saisir. Ce n’est pas là la politique d’un fou, on en conviendra aisément, mais au contraire celle d’un homme déterminé à atteindre un but précis. Un grain de sable s’est toutefois glissé dans ces rouages jusqu’à présent si bien huilés : la guerre en Ukraine n’aurait pas dû éclater. Le gouvernement en place à Kyiv était censé, sous la menace militaire, capituler et accepter telles quelles les propositions faites par S. Lavrov en décembre, livrer intactes ses infrastructures économiques, puis partir en exil. Le scénario criméen de 2014 était le scénario écrit par le Kremlin, pas celui du Donbass. C’est pourquoi, la diplomatie russe, alors que les combats font rage, lance régulièrement des Offres de négociations, en espérant encore et toujours faire céder Kyiv. C’est la grande faiblesse de la position russe, naturellement, mais que les Ukrainiens sous les bombes ne pourront exploiter longtemps. V Poutine n’est pas fou, mais son psychisme est celui d’un officier soviétique formé dans les années 1970, idéologiquement dressé à combattre les idées occidentales, humilié en décembre 1991, et qui s’est au tournant des années 1980 endurci au contact des mafias de St-Pétersbourg, ville où il a aussi pris goût au pouvoir et à la politique à la sauce pour le moins piquante de ces années-là. Certaines sources le décrivent à l’époque comme dormant avec une Kalachnikov. C’est dire le personnage. Il peut nous sembler paranoïaque, mais cette paranoïa-là essentiellement tournée vers la démocratie à l’occidentale et l’OTAN est aussi celle,D’évidence, l’agenda poutinien de « recomposition de l’Empire » l’a emporté sur tout autre agenda. C’est la raison pour laquelle les négociations avec Moscou ne pouvaient qu’échouer malgré tous les efforts des chancelleries occidentales. Il est probable que Poutine souhaite rester dans l’Histoire comme celui qui aura effacé l’humiliation de décembre 1991 à des degrés divers, de tous ces Russes qui ont grandi sous l’URSS et au début des années 1990, surtout s’ils sont militaires ou siloviki. Poutine est loin d’être une exception. On pourrait tout aussi bien supposer que, rationnel lui-même, il ne fait qu’utiliser froidement cette paranoïa générale dans un but de politique intérieure, afin de se maintenir au pouvoir. Ses discours martiaux, ses mots crus, son argot, ses menaces, ses références historiques, révisionnistes, tout cela est avant tout destiné aux Russes. Pas à nous. Nous ne les comprenons pas, ils n’appartiennent pas à notre culture politique si policée, et c’est pourquoi ils nous font peur. Tout le reste (le judoka, le chauffeur de taxi, le propriétaire de Lada, le pêcheur torse nu, etc.) relève de la propagande et du culte de la personnalité. Il y a quinze ans, j’avais fait beaucoup rire autour de moi en comparant Poutine à un Al Capone qui se serait emparé de la Maison blanche. Je reconnais que la comparaison à ses limites, mais elle me semble conserver quelques justesses. On ne peut comprendre la politique de V. Poutine qu’en utilisant comme base d’analyse la nature même du régime autoritaire et rigoureusement vertical qu’il a mis en place. Il en est le centre de décision, mais aussi de gravité. Bien sûr, il y a les idéologues, les Dougine, les Pavlovskiy, les Surkov, etc., mais il y a surtout ce petit groupe autour du président constitué d’affairistes semi-Mafieux et de proches qui au début des années 2000 ont pris la place des oligarques eltsiniens, et de siloviki, anciens guébistes et militaires, incapables de penser la Russie autrement que comme un imperium grand-russe. Arrivés au pouvoir avec Poutine, ils vont l’influencer. Poutine n’est pas un lecteur, ni un idéologue au sens intellectuel du terme, rien ne l’indique, c’est un pragmatique qui cherche l’opportunité et sait la préparer. 2014 en est la preuve éclatante. L’imaginaire de ces siloviki ? Elle est partout dans Moscou : la seconde guerre mondiale bien plus que l’orthodoxie, le Staline de 1945, certains tsars, les princes kiéviens (A. Nevskiy, Yu. Dolgorukiy, etc.), le KGB et, naturellement, l’URSS, non pas pour son idéologie communiste mais pour sa puissance, sa force brute, son empire. Qui n’a pas assisté au spectacle donné chaque année dans la grande salle de concert du Kremlin à l’occasion des fêtes du 9 mai ne peut imaginer le délire nationaliste, je pèse mes mots, que provoque cette idéologie sur la foule. Ces Poutiniens roulent tous en Mercedes ou en BMW, mais leur univers mental n’a guère évolué depuis l’URSS. Ils en sont, dans les écoles, à mettre des Kalachnikov entre les mains d’enfants de dix ans. Ce syncrétisme des histoires tsariste et soviétique mâtiné de business de prédation a donné à partir du début des années 2000 la politique étrangère, sécuritaire, intérieure, culturelle et nationaliste que l’on connait aujourd’hui. C’est à son contact et en accompagnant sa montée en puissance que se sont formés le psychisme et la vision du monde de Poutine président. Les combats continuent et l’armée russe semble connaître des difficultés face à la résistance d’un peuple ukrainien qui, n’en déplaise à Poutine, a bien développé une conscience nationale. L’issue, toutefois, ne fait pas de doute : sauf coup de théâtre, la Russie va s’emparer de l’Ukraine et la « dénazifier », c’est-à-dire en extirper toute trace de vie démocratique et les hommes qui la symbolisent, y abattre aussi l'Eglise orthodoxe d'Ukraine. Poutine ne reculera pas, sauf si des manifestations de rue venaient, en Russie, à le déstabiliser ou si son armée se rebellait. Car cette guerre laissera de profondes séquelles dans l’armée et : Dans la société russes. Quelle forme prendra cette occupation ? La partie est du pays (avec Kyiv) sera-t-elle, à l’exemple de la Crimée, transformée Dans la société russes. Quelle forme prendra cette occupation ? La partie est du pays (avec Kyiv) sera-t-elle, à l’exemple de la Crimée, transformée en oblasts rattachés à la Fédération russe après des élections truquées, un gauleiter nommé dans la partie ouest ? Le statut de ce pays vassalisé sera-t-il, vis-à-vis de Moscou, celui qu’avait la RSS d’Ukraine au sein de l’URSS ? Une jonction territoriale sera-t-elle créée entre la Crimée et la Transnistrie le long de la mer Noire ? Peu importe après tout : l’Ukraine, pays européen membre des Nations Unies, disparaitra de la liste des pays indépendants, devra sans doute ré-adhérer à la CEI, à l’OTSC et à l’Union économique eurasiatique. La Géorgie et la Moldavie, isolées, subiront un jour ou l’autre le même sort, de fait ou par hommes liges interposés. Dans quel état de ruines l’Ukraine va-t-elle émerger d’une guerre qui, à l’heure où nous écrivons, semble prendre une tournure de type Groznyy, mais à l’échelle d’un pays de 600.000km2 ? Le Kremlin semble décidé à punir et humilier les Ukrainiens, comme s’il voulait leur faire payer le crime d’avoir voulu sortir de sa zone d’influence, de la civilisation russe. D’avoir voulu devenir une démocratie. Comme si cette guerre devait servir d’exemple aux autres républiques ou régions de l’Empire au cas où leur viendraient des velléités d’émancipation. Les Russes adeptes du res nullius romain. 1 - Si cela venait à être le cas, on voit de toute façon mal les capitales occidentales accepter que les ambassades d’Ukraine passent sous le contrôle d’un gouvernement fantoche. D’autant plus qu’un gouvernement en exil pourrait aussi voir le jour. 2 - Elle revêt aussi indéniablement une dimension démographique. Voir le texte publié par V. Poutine en juillet 2021 : « En raison d'une division aussi dure et artificielle des Russes et des Ukrainiens, le peuple russe dans son ensemble pourrait diminuer de centaines de milliers, voire de millions ». 3 - Notamment les grandes formes d’Odessa où ont été construits les derniers porte- aéronefs soviétiques comme le Kuznetsov par exemple. Chaque nouvelle heure de combat apporte son lot de destructions et la Russie - cette guerre est aussi une guerre de prédation2 - si elle veut pouvoir mettre les infrastructures du pays au service de sa propre économie (notamment les secteurs navals, BITD et aéronautiques), devra financer la reconstruction et le déminage de tous les sites touchés par les Bombardements. Sous sanctions, elle n’en aura pas les moyens, pas plus qu’une Ukraine « russifiée », ruinée, coupée des financements internationaux et vidée d’une partie de ses habitants, notamment des plus jeunes. Les sanctions occidentales (qui auraient dû être introduites dès 2008, insistons sur ce point) vont profondément saper l’économie russe et ce travail de sape ne fera que s’amplifier au fur et à mesure que les pays européens vont, graduellement, cesser d’acheter leur gaz à Moscou et convertir leurs économies aux énergies alternatives. Nous n’étions jamais allés jusque-là sous l’URSS. L’économie et la société civile russes n’ont pas fini de payer la facture de cette guerre. Poutine sera peut-être demain ce que Gorbatchev fut pour l’URSS : un homme qui se voulait un sauveur et, qui finalement, par excès d’idéologie, aveuglement ou incompétence, s’est révélé être un fossoyeur. A ces sanctions va s’ajouter l’extrême fragilité politique d’un espace post-soviétique passé sous domination russe dans sa quasi-entièreté. Car, de l’Ukraine et la Biélorussie au Karabakh en passant par le Kazakhstan, le Sud- Caucase et l’Asie centrale, l’Empire sera instable, plus encore qu’il l’était sous les tsars. Il coûtera chaque année à Moscou des milliards de roubles en maintien de l’ordre, sans garantie aucune que les économies locales puissent renforcer l’économie russe comme c’était le cas sous l’URSS. En Ukraine, les régions les plus touchées par les combats verront, elles, leur niveau de vie faire un bond de trente ans en arrière. Sauf si Pékin, avancent certains, venait à accepter de financer les reconstructions, mais chacune de ses interventions, naturellement, se paiera pour les Russes par toujours plus de dépendance. On ne joue pas impunément avec une dictature communiste dont le PIB est dix fois supérieur au vôtre et qui garde en mémoire les « traités inégaux » de la fin du XIXème siècle. L’histoire le dira. Elle est faite par des hommes et, à ce titre, reste imprévisible. 4 - Il suffit, pour sans convaincre, de voir le faible développement des infrastructures criméennes 8 ans après l’annexion. L’affaiblissement économique de la Russie ne signifiera pour autant pas la fin de son activisme en Europe et dans sa périphérie. Le contraire serait Étonnant. Rappelons qu’en parité de pouvoir d'achat (PPA), le PIB russe est aujourd’hui un tiers supérieur au PIB français selon le FMI. La nature du régime russe ne changera pas de sitôt, sauf apparition de troubles sociaux violents. Constitutionnellement V. Poutine peut, comme on le sait, rester au pouvoir jusqu’à ses 84 ans (2036). Or, dans quelques semaines, dans quelques mois, l’Empire viendra buter contre les frontières finlandaises, baltes, slovaques, hongroises et roumaines, c’est-à-dire contre les frontières de l’UE. La « question russe » va hanter encore longtemps nos réflexions stratégiques et sécuritaires. Si nous ne prenons pas les mesures nécessaires, qui doivent dans l’immédiat prendre la forme d’un renforcement de l’OTAN et une hausse de nos budgets militaires et de recherche, dans cinq ans, dans dix ans, Poutine I ou Poutine II exigera des pays baltes , des pays d’Europe centrale et de l’Est, voire des pays scandinaves, ces mêmes conditions qu’il a exigées en décembre dernier des chancelleries occidentales pour éviter la guerre en Ukraine : retrait de l’OTAN sur les lignes de 1997 et souveraineté limitée de ces pays (comprendre une mise sous tutelle de leurs diplomaties, de leurs forces armées, voire de leurs économies). Moscou, demain, demandera leur « dénazification », voudra « abattre les juntes au pouvoir » à Varsovie, à Bucarest, à Vilnius, voire à Berlin. Après tout, S. Shoygu ne fait-il pas jouer régulièrement à ses bambins de la Jeune Armée la prise du Palais du Reichstag de 1945 grâce à une réplique à l’échelle du bâtiment érigée dans le parc Patriot de Moscou ? Sous les symboles se cachent souvent des intentions et derrière les enfants de futurs soldats. En Russie plus qu’ailleurs. 5 - Ajoutons-y une exigence d’efficacité du ratio « investissements/matériels opérationnels ». Celui-ci est en Russie considérablement supérieur à celui des armées européennes. 6 - La Younarmiya compte aujourd’hui un million d’enfants, notamment beaucoup de fils et de filles de militaires. La Russie compte ainsi plusieurs dizaines d’organisations de jeunesse militarisées, dont certaines interviennent dans les écoles. 7 - Voir le texte de V. Poutine publié sur le site du Kremlin en juillet 2021. Jusqu’où nous demandera-t-on de reculer les frontières de nos démocraties, jusqu’où s’étendent les « territoires historiques » de la Russie? Jusqu’à l’Oder, Le Rhin, jusqu’aux côtes provençales ou bretonnes ? Nous devons nous préparer à l’apparition de bulles A2/AD en Baltique, en mer Noire et en Méditerranée, à des exercices d’ampleur au large de nos côtes, à des limitations de notre droit de navigation, de commerce, à l’émergence de politiques du « fait accompli » et de provocations ici ou là. La marine russe n’a-t-elle pas, plusieurs fois ces dernières années, sous prétexte d’exercices, gêné les accès aux ports baltes, bloqué aux navires ukrainiens l’entrée en mer d’Azov ? Pourquoi ne le ferait-elle pas demain en Baltique, dans certaines zones de Méditerranée ? Moscou ne considère-t-il pas déjà que certains détroits ou zones maritimes pourtant sous statut international font partie de ses eaux intérieures (golfe de Pierre le Grand, Portes de Kara) ? Peu après l’intervention en Syrie, deux frégates russes, après qu’une frégate française eut effectué un exercice de tir en mer Noire à 250 nautiques (soit quelque 500 km) des côtes de Crimée (juridiquement ukrainienne, faut-il le rappeler), ne sont-elles pas venues patrouiller une partie de la nuit entre Marseille et Nice en interrogeant par radio les navires civils entrant dans les ports français ? Certains pays européens aux frontières de l’Empire, menacés, ciblés, déstabilisés par l’activisme russe, pourraient également – pourquoi pas ? – voir les investisseurs étrangers se détourner de leurs marchés. L’exemple ukrainien marquera longtemps le monde économique. Il va nous falloir revenir à l’équilibre qui était celui de la Guerre froide, en Europe et au-delà de nos frontières, là où se trouvent nos intérêts, et cet équilibre ne sera atteint que par un réarmement important, mais aussi et surtout par un accroissement de nos projets de R&D. Rien, en effet, dans le contexte à venir ne serait plus dangereux face à une Russie sans cesse plus menaçante que de se laisser distancer dans le domaine des armes de rupture dont les planeurs nucléaires de type Avangard (2 seraient opérationnels) et les missiles hypersoniques Zirkon sont les exemples immédiats du côté russe. Ni notre renseignement militaire, essentiellement focalisé depuis vingt ans sur la menace islamique après l’avoir été sur le conflit en ex-Yougoslavie puis L’Afghanistan, ni notre recherche universitaire et académique ne sont prêts à faire face sur le temps long au défi qui va se poser à nous dans les prochaines années : celui d’une Russie déstabilisatrice majeure de l’espace européen, dont les forces armées et les services spéciaux joueront de plus en plus un rôle en politique étrangère. Nos think tanks parisiens, à de rares et, parfois, de brillantes exceptions, recrutent toujours l’essentiel de leurs chercheurs dans les filières de sciences politiques. Les économistes, les anciens militaires et diplomates, les scientifiques, les ingénieurs leur font toujours défaut. Nombre de leurs études, trop académiques, souvent proches de la synthèse de sources ouvertes, faute d’enquête de terrain et de compétences techniques, n’intéressent que rarement les militaires, la DGA ou nos industriels. Partant, elles ratent largement leur cible. Les correspondants spéciaux des médias ou les cabinets de consulting, capables de mettre rapidement sur pied autour d’un sujet donné une équipe pluridisciplinaire ont souvent une plus- value supérieure. Les remarques faites par Hervé Coutau-Bégarie dans un livre paru en 2000, il y a vingt ans déjà, demeurent d’actualité. Les War Studies sont encore embryonnaires en France tout comme la pratique des military fellows, malgré les timides tentatives de l’Ecole de guerre. Nous perdons là un moyen d’influence internationale considérable. Il en va de même pour l’IRSEM de l’Ecole militaire qui, pour des raisons identiques, et alors que ce devrait être son rôle, est loin de pouvoir jouer vis-à-vis du gouvernement, des parlementaires, des journalistes et du public le rôle que jouent aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne, par exemple, la Rand Corporation ou l’IISS. La création de la DGRIS, qui a soustrait à l’Etat-Major des Armées et à la DRM le domaine de la prospective stratégique a peut-être aussi été une erreur. Sa plus- value dans le concert des think-tanks parisiens, coincée entre les ministères des Affaires étrangères et de la Défense, reste à démontrer. Alors que les experts de la Russie (mais aussi de la Chine ou d’autres), militaires comme civils, sont une denrée rare, il conviendrait peut-être de se pencher sur la nécessité de faire perdurer trois organismes – DGRIS, DRM et IRSEM – dont les travaux de recherche et d’analyse se recoupent largement, non pas en théorie, mais en pratique. Un regroupement des moyens et des hommes sous les ordres d’un chef unique au sein d’une même structure et d’une même culture qui couvrirait tout le spectre de l’analyse d’intérêt militaire, à l’exception du renseignement tactique et technique qui relève des armées et d’organismes spécialisés, pourrait apporter une plus-value dans le contexte géopolitique nouveau que l’on voit poindre. Il est urgent de créer une DIA à la française. Le volet politique de défense serait rattaché directement aux services du ministre des Armées. Pourquoi dépenser des énergies folles à la rédaction de Livres Blancs alors que nous sommes d’évidence, ou alors nos chefs politiques sont d’excellents acteurs, incapables d’appréhender et freiner sur le long temps la politique de V. Poutine à nos frontières et dans nos territoires ? L’activisme russe en Europe, et notamment en France va s’amplifier. C’est là le métier premier, avec le renseignement, des ambassades russes8. Or, la société civile en France demeure très perméable à l’idéologie poutinienne. A quoi bon interdire RT et Sputnik sur notre territoire quand à longueur de journée sur les chaines d’information en continue, de pseudo-experts qui ignoraient tout de la Russie deux minutes avant d’entrer sur le plateau sont autorisés à donner en direct leur avis sur un conflit dont ils ne maitrisent ni les racines ni les facteurs politiques, techniques et militaires, encore moins les « chausse-trappes » de la propagande russes, quand à partir de deux photos publiées sur les réseaux sociaux, des spécialistes des relations internationales s’autorisent à deviner les faiblesses, les pertes et les tactiques de l’armée russe ? Six jours après le début de la guerre, la France compte autant de spécialistes de la Russie et des conflits armés qu’elle comptait quelques jours plus tôt de spécialistes du covid. Comble du ridicule, sur au moins une chaine, ce sont parfois les mêmes ! Les bouches sont pleines de missiles hypersoniques volant à mach 18, de têtes Nucléaires à mach 30, de drones sous-marins nucléaires capables (sic) de « descendre à 10.000m à 400nd », de bombe thermobarique « père de toutes les bombes », de sanctions « qui n’auront pas d’effets sinon sur nous-mêmes » ! Et l’on s’étonne, après cela, que les gens se précipitent dans les pharmacies pour y acheter des pastilles d’iode ! Comment certains font-ils donc pour être à la fois spécialistes de la Russie, de l’Iran, de la Chine, du Sahel, de la Corée du Nord, des partis politiques français et du football ? Ce doit être une marque de notre génie national ! 8 - Selon certaines sources et selon les pays, entre 60 et 70% du personnel d’une ambassade russe, y compris l’ambassadeur, appartiendrait aux services : GRU, FSB, SVR... Ce brouhaha inconsistant est pourtant loin d’être stérile. Il contribue à propager dans le public l’idée d’une toute puissance russe face à laquelle nos pouvoirs publics, nos armées, seraient impuissants. Or, l’auditeur et le lecteur sont aussi des électeurs et c’est sur leur vote que repose, naturellement, la nature des relations que nous aurons à l’avenir avec la Russie. Plus grave, peut-être, certains partis actuellement en lice pour les présidentielles ont des programmes de politique étrangère et sécuritaire d’un amateurisme idéologique confondant qui, de facto (y ont-ils seulement songé ?), verrait la France non seulement s’isoler dangereusement en Europe, fragiliser l’OTAN et l’UE, mais encore siéger aux mêmes tables que la Russie et ses alliés iraniens, syriens, chinois, vénézuéliens ... La Commission spéciale de l’UE sur l’ingérence étrangère (INGE), qui a rendu ses conclusions en janvier dernier a également montré la porosité entre la classe politique européenne et les grands groupes russes proches du pouvoir et, donc, avec les services spéciaux. La France est particulièrement pointée du doigt. Trop nombreux sont en effet nos politiques, actifs ou retraités, qui, en toute impunité, multiplient les voyages à l’étranger et mettent leurs carnets d’adresses ou leurs activités de lobbyiste au service de pays étrangers. Certains, selon le résultat des élections de mai prochain, pourraient entrer au gouvernement, au Parlement et dans certaines commissions. L’exemple américain pourrait ici être suivi. Aux Etats-Unis, tout homme politique élu fait l’objet, me semble-t-il, avant de prendre son poste, d’une enquête dont les conclusions doivent être respectées. En règle générale, nos politiques, nos chefs d’entreprise, nos diplomates et même certains militaires sont encore trop peu conscients des méthodes d’influence et de recherche du renseignement pratiquées par les services étrangers. Comment un Premier-ministre en déplacement dans un pays du Moyen-Orient peut-il encore voir son téléphone portable piraté ? Comment le directeur d’une entreprise de défense stratégique peut-il, récemment encore, perdre dans un aéroport moscovite son ordinateur portable, un général quatre étoiles son IPad ? Ce manque de culture est une brèche inquiétante dans notre sécurité. Combattre l’activisme et la propagande russes demandera du temps et des moyens. Le rapport de l’INGE, à l’instant mentionné, donne quelques pistes à suivre. Il faudra aller au-delà, démonter le discours poutinien auprès des populations européennes, mais aussi viser une population russe dont la maturité et la conscience politiques seules pourront, à terme, faire évoluer le régime. Il faudra, dans le même temps, se montrer intransigeant vis-à-vis des revendications du Kremlin. Nous n’avons pas, comme le demandent certains, à reconnaître à la Russie un statut à part dans le droit international. La Russie n’est pas une entité messianique, bénie des dieux, qui aurait un droit de vie et de mort sur ses voisins, un droit de réécrire les traités selon son bon vouloir. Nous devons cesser de nous sentir coupables au prétexte que le régime poutinien affirme être menacé par nos valeurs, rappeler partout que l’OTAN et l’UE sont des organismes démocratiques, qui s’étendent par attrait du modèle, ou par intérêt pour lui, après un vote de leurs membres, et non pas, comme jadis feu le Pacte de Varsovie, par coercition ou sous la menace de la police politique. 9 - Voir les propositions de l’INGE sur https://www.europarl.europa.eu/news/fr/press- room/20220119IPR21313/l-ue-devrait-etablir-un-regime-de-sanctions-pour-lutter- contre-la-desinformation Nous avions cru l’URSS morte de sa belle mort en décembre 1991. Elle ne l’était pas. Elle subsistait partout sur le territoire russe, dans ces noms de rue, dans ces statues du parc Gorki, aux frontons des Crise en Ukraine : et maintenant que faire ? Instituts de recherche, des usines et des écoles, dans les esprits. Aucun « procès de Nuremberg » n’était venu nettoyer les écuries d’Augias du communisme. Nous ne voulions pas la voir, cette URSS 2.0, les contrats industriels seuls comptaient, elle resurgit, après un léger lifting, par la volonté du président russe. Après la décolonisation de 1991, la recolonisation de 2022 ! Les sanctions vont durcir encore la politique étrangère russe, comme va se radicaliser la vision que la caste au pouvoir au Kremlin porte sur l’Europe et sa périphérie. Si la Russie avant la guerre se sentait « encerclée » par l’OTAN alors que sa frontière avec l’Organisation atlantique ne représentait que 800 km le long des pays Baltes, demain qu’en sera-t- il quand cette frontière courra de la pointe nord de l’Estonie (mais on pourrait y inclure la Finlande) à la mer Noire ? Il conviendra d’être prudent, d’avoir constamment à l’esprit le risque d’escalade, notamment en coordonnant mieux qu’on ne le fait les éléments de langage entre ministères, après analyse des menaces. A cet égard, les récentes déclarations de B. Lemaire étaient pour le moins maladroites, voire dangereuses. Il faudra aussi multiplier les canaux de discussion avec Moscou pour s’assurer que nos intentions et positions parviennent bien à Poutine. Moins parler avec le MAE russe, par exemple, qu’avec le ministre de la Défense S. Shoygu, plus proche que Lavrov de Poutine, voire directement avec les services. Nous avons su le faire pendant le conflit en Syrie. Poutine vieillit. Il a aujourd’hui 70 ans. 70 ans c’est aussi la moyenne d’âge de son entourage. Comme jadis le groupe qui entourait Eltsine, celui-ci ne peut quitter le pouvoir sans risquer la prison, voire pire. Les années qui viennent vont être pour lui les plus dangereuses. Dangereuses à cause des sanctions économiques qui vont appauvrir la société, dangereuses aussi car l’âge venant les scénarios de passation du pouvoir vont se faire de plus en urgents pour les Poutiniens. Tous ne mourront pas de maladie ou de vieillesse en même temps, ils voudront vivre le plus longtemps possible, placer leurs familles en sécurité. Aussi les pressions personnelles sur Poutine vont-elles s’accroitre. Il faudra être capable de les discerner, de les Accompagner, d’identifier les nouveaux leaders et leur parler. Ne pas refaire sans doute les mêmes erreurs qu’en 1991, mais sans naïveté. Plus important peut-être, il faudra aussi, de façon à nous y préparer, savoir distinguer à l’avance les signes d’apparition en Russie d’un mouvement social violent de type Maïdan. La propagande nous le cache, mais tous les facteurs sociaux, économiques, linguistiques, religieux et culturels qui ont, ces dernières années un peu partout dans l’espace post-soviétiques, provoqué des tentatives populaires de renversement des pouvoirs en place sont aussi présents en Russie, pays qui dispose, gardons-le en mémoire, plusieurs milliers d’armes nucléaires, sans compter les dizaines de centrales et de navires qui utilisent également cette énergie. Cette crise sera également une épreuve redoutable pour nos sociétés européennes. Nous perdons l’accès à des marchés importants, à des matières premières facilement accessibles, l’inflation repart, nos dettes s’accumulent, certaines entreprises sont très exposées, et dans les semaines prochaines ce sont peut-être plusieurs millions d’Ukrainiens qui pourraient franchir la frontière avec l’UE. Et si c’était là la vraie « menace nucléaire » brandie par Poutine et Lavrov ? Une nouvelle crise migratoire sur notre sol ? Les années à venir seront difficiles. A Moscou, la statue de F. Djerzinskiy du parc Gorki, le premier chef de la Tchéka, l’ancêtre du KGB, l’un des plus grands psychopathes de l’histoire, est chaque jour fleurie. Et nous, au pied de quelles statues sont déposées nos fleurs ? manuscrit clos le 3 mars 2022 » https://www.letelegramme.fr/finistere/douarnenez/pour-le-douarneniste-cyril-gloaguen-la-guerre-en-ukraine-est-aussi-notre-guerre-08-03-2022-12935930.php
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  40. Jusqu'ici ça me va. Là ça ne me va plus du tout. Entériner cela c'est entériner que le F-35 ne peut pas remplacer l'Eurofighter, et je pense que c'est totalement faux. Même vitesse max. Mêmes armements (Amraam, spear...) seul radar AESA (APG-81) sur lequel les européens soient d'accord entre eux et sur lequel en termes de retours industriels ils n'ont pourtant... absolument rien. À comparer avec la saga des 4 radars AESA différents de l'Eurofighter dont AUCUN n'est à ce jour réellement opérationnel! Il n'y a absolument aucune raison d'opter pour un Eurofighter quand on a déjà des F-35. L'inverse n'est malheureusement pas vrai. Conclusion: le NGF devra remplacer l'Eurofighter en apportant d'autres caractéristiques plus pertinentes. Ça veut dire un couple typique superchasseur + chasseur bombardier. Or, nous n'en sommes plus là. On parle d'armes hypersoniques à longue portée, d'armes haut endo-atmosphérique voire exo-atmosphérique. Avoir un second avion furtif un peu plus rapide un peu plus gros un peu plus spécialisé dans l'air-air, ce serait multiplier les dépenses pour rien. Surtout si on considère les futures évolutions du F-35 qui vont améliorer l'attractivité de cette plate-forme. Le problème c'est un tiers de NGF en moins. Le voilà le problème. Alors que la France, elle, bien qu'elle gardera le Rafale jusqu'en 2060, ne devra remplacer que le Rafale, si on parle d'avion de combat traditionnel. Tout nouvel appareil disruptif en France, par exemple un avion de reconnaissance et de frappe longue portée proche-espace, ne rentrent pas dans ce cadre du "chasseur standard". Toujours selon ce principe du chasseur standard qui est l'alpha et l'oméga du programme F-35 avec ses milliers d'avions vendus dans le monde à des dizaines de clients proches des USA, on ne peut pas envisager faire cohabiter à côté un appareil surnuméraire qui n'apporte pas grand-chose de plus. En effet, il y a l'achat, mais il y a aussi le suivi. Si la France doit se retrouver seule à devoir payer des modernisations du NGF parce que les autres peuvent se contenter d'acheter les modernisations de F-35 et mettre de côté leurs NGF surnuméraires, alors le jeu est faussé. Ce sont les mêmes considérations qui ont mené au choix du Rafale par le passé: la France n'avait pas besoin que d'un chasseur de supériorité. Elle avait fait le choix d'un avion remplaçant 7 types d'avions. Le F-35 est exactement sur le même créneau et si ses problèmes ont limité cette possibilité jusqu'ici et même rendu possible l'achat de F-15X par les USA, je pense qu'à l'avenir, les problèmes se résolvant ou étant évacués d'une autre manière, il n'y aura plus de place pour un autre avion. C'est même la politique des lobbyistes de LM: évacuer le A-10, remplacer le F-16 chez ses clients historiques, mettre le F-18 à la retraite, s'imposer sur le créneau du F-15, etc. (edit: et j'ai oublié le plus évident, le F-117!) C'est mon cas. Quand on achète des F-35 on ne prétend pas en même temps faire un clone de cet avion autrement que pour la vanité de faire vaguement exister un secteur industriel de l'aviation de combat. Il y a des missions de guerre à mener, les armes ne sont pas des accessoires de cirque! Ils le sont encore plus quand ils sont développés en coopération et le cas du Rafale face à l'Eurofighter en est une superbe illustration de ce point de vue avec des coûts très maîtrisés côté Rafale et des coûts qui ont explosé côté Eurofighter. Les allemands sont venus chercher les français. Pas l'inverse. La France est le seul pays d'Europe capable de faire un avion de combat hautes performance toute seule de A à Z. Aucune autre nation ne le peut, et en fait, ça fait même des décennies qu'elles ne le peuvent plus. Est-ce que ça n'a aucune valeur? Est-ce que la France n'est pas supposée marchander en prenant appui sur cette capacité alors que les autres n'hésitent pas à transformer en arme le moindre petit argument? Dans ce contexte le leadership de la France est naturel et non négociable. Si ça ne leur plaît pas, il ne fallait pas venir nous chercher. Ce serait même le plus gros scandale, que des pays prêts à acheter des F-35 sans se poser de question, des avions pas conçus pour être adaptés à leurs besoins exacts, mais qui ô miracle semblent convenir à tout le monde, osent dicter à la France ce qu'elle doit faire et comment elle doit faire un avion. Non? Une question toute simple: pourquoi, par exemple, ces pays européens ne laissent-ils pas la France développer le NGF avant de juger sur pièces et de l'acheter, comme ils le font avec le F-35? Parce qu'ils ne peuvent pas imposer ce genre de conditions aux USA qui leur riraient au nez, et avec raison, mais qu'ils peuvent en revanche imposer ces conditions à la France qui est beaucoup trop faible pour résister, du moins le croient-ils, or on se rend compte en ce moment avec le débat sur les commandes de vol qu'Eric Trappier, CEO de Dassault, a décidé de ne plus se laisser piller. Bref, tout comme l'Italie et la Belgique n'ont pas pu rejoindre le NGF dès le débat car acheteuses du F-35, ce qui était une condition française, tout achat de F-35 par l'Espagne et l'Allemagne, même justifié, entraînerait une dichotomie insupportable où la France ne pourrait pas refuser l'entrée dans le NGF d'autres pays européens qui: n'auront aucune obligation d'achat et pourront limiter leurs paiements MAIS récupérer quand même des technologies et des retours industriels indus, ce qui s'est vu avec l'A400M par exemple, où l'Allemagne est passée de 70 avions à 33, mais seulement après avoir ramassé le jackpot industriel en tant que "plus gros acheteur" alors que la France a toujours besoin de 50 A400M. vont mécaniquement réduire la part de la France qui elle n'a QUE le NGF pour assurer le remplacement du Rafale à terme, et pas de F-35. vont imposer leurs visions doctrinales et leurs besoins ce qui va aboutir à une catastrophe comme l'Eurofighter ou le NH90, et ce alors qu'ils se "contentent" de ce qu'offre le F-35 qui n'a certainement pas été conçu en pensant à ces pays-là! Surtout s'ils n'étaient pas membres initiaux du programme. L'alternative serait que la France achète elle aussi des F-35. Se suicidant industriellement du même coup (je suis certain que LM donnerait à Dassault le droit de produire le plateau de fromage et le tire-bouchon intégrés au cockpit et pas grand chose d'autre) et condamnant à moyen terme son industrie à mesure que des membres du FCAS se désisteront en faveur, par exemple, d'un "monkey model" export du NGAD, ou d'un autre avion américain issu des century series. Pour rappel: Pour la France il s'agit de faire vivre une industrie indépendante, souveraine, permettant de décider de faire une opération militaire sans que les USA puissent dire qu'ils ne sont pas d'accord pour que les froggies aillent faire la guerre à ce pays. Pour les européens, il s'agit de faire vivre quelques bureaux d'études et quelques chaînes de montage, uniquement parce que le domaine des avions de combat permet de rester à un certain seuil technologique et de générer des devises en thérorie. Leur indépendance militaire est un leurre à mesure où ils achètent des F-35 et acceptent leur rôle de soutiens indéfectibles des USA, quelles que soient les circonstances. La France ne parle donc pas le même langage diplomatique, technologique, industriel, et militaire, que ses voisins européens. Ça ne peut pas marcher et l'aveuglement idéologique forcené existant du côté français, tentant par tous les moyens de faire croire le contraire, n'est à ce stade rien d'autre qu'une preuve de corruption de l'esprit! Le seul et unique programme européen qui ait donné de bons résultats dès le départ et jusqu'à aujourd'hui dans le domaine des avions furtifs de nouvelle génération, c'est le NeuroN. Un programme assumé technologiquement et payé à 50% par la France, dans lequel Italie, Suède, Espagne, Grèce et Suisse étaient impliquées. C'est le seul modèle qui peut donner des résultats efficaces en coopération européenne, il l'a démontré, et pourtant personne ne veut d'un tel programme en Europe. Parce que ça aboutirait à acheter trop de choses à la France. Mais acheter aux USA n'est pas un souci en revanche. Voilà pourquoi j'aimerais voir l'Allemagne et l'Espagne acheter plein de F-35 le plus tôt possible. Qu'on puisse enfin sortir de ce cauchemar pseudo-européen complètement loufoque.
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  41. Au fait, petite remarque au passage: vous imaginez la gueule des images si on leur avait livré les BPC...
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  42. Tu me sembles (toi et quelques autres) oublier un détail: dans cette histoire il y a des agresseurs et des agressés ... les Russes sont chez les Ukrainiens et non l'inverse ET CA PERSONNELLEMENT CA ME DÉRANGE UN PEU VOIS-TU LE ?
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  43. 22 points
  44. Je m'étais demandé ce qui allait m'arriver en premier: - me marier - voir la vente du rafale aux UAE > Du coup j'ai ma réponse... et je suis toujours célib ^^
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  45. J'achève la lecture du rapport du Rusi, très intéressant en effet. Beaucoup de détails et d'anecdotes récupérés par interview de responsables militaires Ukr. https://static.rusi.org/special-report-202204-operation-z-web.pdf J'ai relevé (qu'on avait déjà pas forcément identifié sur ce fil ou qui est sujet à débat) les quelques éléments suivants: - page 3: le fameux nos "ATGM ont ralenti les Russes mais c'est l'artillerie qui les a détruit" - General Valerii Zaluzhnyi - page 4: la profondeur de l'avancée puis de l'enlisement au Nord de Kiev a conduit les Russes a refusé l'engagement de suite de guerre électronique avancée ainsi que de défense anti-aérienne. Au bout d'une semaine (après invasion), le brouillage fut stoppé et les radars et communications adverses (donc Ukr) furent rétablies. A l'inverse, par manque de moyen C2 (faisant partis de cette suite de GE de ce que je comprends) les généraux furent contraints de se rapprocher de la ligne de front, avec les conséquences qu'on connait - page 4: Les ukr ont du rediriger des troupes et du matériel en priorité sur le front entourant Kiev. Le front sud était dégarni et la conquête relativement aisée par les Russes fut presque assumée par l'état major. La résistance de Marioupol dépassa toutes les attentes de l'état major Ukr. Le front Est acheta du temps, mais le matériel et les munitions manquèrent. - page 5: sur le front nord est, le matériel soviétique semble fonctionner comme attendu, mais a été mal employé - page 6: la nomination de Dvornikov signale la reprise en main de la conduite des opérations par le MinDef au détriment du FSB. Le MiinDef semble prévoir que les opérations auront toujours cours à l'été. Le 9 mai permettrait d'accroître le narratif belliqueux pour galvaniser la mobilisation. - page 16: sur la Moldavie, les conclusions d'une note du FSB sont partagées, expliquant les raisons de la défaite de la gauche (pro Russe). En conclusion, le FSB dit que la bascule est du à la diaspora Moldave vivant dans l'UE, qui a massivement voté pour un parti pro UE. Mais le FSB l'interprète comme étant un complot de l'Ouest pour affaiblir son influence... En conclusion, l'article souligne qu'il existait une réelle possibilité de sortie diplomatique du conflit à la mi-mars, mais que les Russes ont délibérément choisi d'escalader l'ampleur du conflit, leurs intentions, leur narratif et in fine, de radicaliser la propagande et la population.
    21 points
  46. A ton avis, s'il n'y avait pas le risque d'une guerre nucléaire... Entre la distanciation sémantique que le risque nuk oblige (et il n'est pas dit que ce risque soit totalement écarté) et la réalité du conflit, il y un écart. Les sanctions économiques, c'est une forme de guerre. Nous agissons certes via proxy, les ukrainiens, mais nous fournissons des armes et autres, du soutien renseignement (nous et les alliés) Tout ce bordel, risque d’entraîner des conséquences sur nos sociétés et l'unité de la Nation sera primordiale pour y faire face. Or, dans nôtre pays, il y a des forces qui partagent les valeurs antidémocratiques des dirigeants russes, voir sont soutenues par ceux-ci. Les russes cherchent à influencer nos élections, voir l'on fait par le passé (et ailleurs aussi) Je considère cela comme une attaque. Tu mets le nom que tu veux là-dessus.
    21 points
  47. Les soviets n'existent plus ... Et puis si tu ne veux pas être victime d'anti-russsisme fallait pas y aller y a un moment faut arrêter la masturbation intellectuelle. Que je sache dans cette guerre un état envahit un autre état, une population civile se fait matraquer par une force d'invasion....
    21 points
  48. Je te confirme que les gens à l'Est de l'Europe sont chauds bouillant. J'ai discuté avec des collègues que j'ai en République Tchèque, en Pologne et dans les pays Baltes. Ils ne réagissent absolument pas comme nous. Nous, nos références sont essentiellement datées de la guerre froide (on parle de finlandisation, de glacis, de "droit" de la Russie de ne pas être serré de trop près par l'OTAN, de dissuasion atomique aussi depuis 24h). On se préoccupe surtout de l'aspect humanitaires (réfugiés) et on pense aux conséquences pour nous d'un conflit (ex : nos inquiétudes sur le prix du gaz ou de l'essence). Les collègues, pas du tout. Eux leur référence c'est la situation avant la chute du mur. Et pour eux, c'est une époque maudite : occupation russe (c'est leur terme), pauvreté générale, pas de liberté et ils réagissent avec leurs tripes quand on parle de l'Ukraine. Ils sont très en colère, tous. Ils sont déjà en guerre dans leur tête et ils n'ont pas l'intention de laisser les russes reprendre la main. Pour vous donner un exemple : nos filiales locales ont pris des initiatives non -coordonnées avec le siège pour interrompre le business avec des entreprises russes (!). Donc, concernant les livraisons d'armes promises par ces pays, elles auront lieu et très vite. Et si les polonais ou les roumains on l'occasion de vendre des Mig29 à l'Ukraine, ils livreront demain leur meilleurs appareils avec le plus de potentiel sans hésitation. Je pense que c'est un élément d'explication sur l'attitude actuelle de l'UE : Les pays nordiques (Suède, Finlande) et les pays de l'Est poussent à la roue et bousculent les pays de l'Ouest qui étaient prêt à se laisser convaincre que c'était sans espoir et que les risques dépassent les opportunités.
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  49. Je pensais qu'on inflligeait des sanction pas qu'on les levait. --->Je fuis en courant !!!!
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  50. @jackjack : là, tu nous sert une compilation exacte de la propagande Biden-Morrisson du jour, on a droit à tous les éléments de langage : aujourd'hui, c'est "AUKUS était en discussion depuis 18 mois". Hier l'AUKUS c'était soit-disant depuis 6 mois, bientôt ce sera depuis 2018 ou 2002, tiens.. aujourd'hui, la rupture du contrat était pour ainsi dire annoncée depuis des années ! Foutaises : c'est contraire à toute la communication officielle Australienne depuis février et jusqu'au 30 août 2021. Je te cite, ton propre article de mars 2021 : "des sources gouvernementales de haut niveau ont écarté la possibilité que l'Australie renonce à la construction française." soit disant "la France a autant se reprocher que les autres !" Foutaises : l'ambassadrice australienne à Paris soulignait d'ailleurs dans son communiqué officiel aussi que Naval Group et la France ne sont pour rien dans la rupture du contrat. Faute de soums, vous sortez les rames, c'est déjà ça. Souquez ferme ! En attendant, les australiens à Cherbourg qui, eux, avaient été très bien accueillis et travaillaient concrètement sur le programme sont abandonnés (ont-ils seulement le droit de rentrer en Australie, d'ailleurs ?), les entreprises australiennes qui attendaient 1 milliards de commandes avant la fin de l'année sont bonnes pour faire faillite, vous n'obtiendrez aucune part dans la construction des Virginia ou des Astutes. Le tout au nom d'une stratégie qui aurait probablement parfaitement pu inclure la France.
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