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Ponto Combo

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Everything posted by Ponto Combo

  1. Les Echos? c'est LVMH :lol: Il y a des détails sur les réticences allemandes sur Aviation Week. Le ration 60/40 en fait partie... German Government Has Serious Misgivings About EADS/BAE Merger Germany’s federal government is voicing serious concerns internally about the planned merger of EADS and BAE Systems. A Ministry of Economics and Technology report, destined for the federal parliament’s economics committee, points to a series of issues that puts the proposal’s viability in question. Germany, France and the U.K. have to approve the proposed transaction and have been looking at the implications for several weeks even before the plans became public earlier this month. French President Francois Hollande, German Chancellor Angela Merkel and U.K. Prime Minister David Cameron have been discussing the issue with each other over the weekend, but have provided no clear guidance as to where they are heading. The Ministry of Economics report says the proposed golden shares, which are supposed to give governments veto rights on key strategy questions, are not absolutely certain to provide the kind of protection to state interests that EADS and BAE Systems claim The ministry also questions whether the issuance of golden shares to three governments complies with European law and would be confirmed in possible legal proceedings. The government also says it is not content with the proposed 60% of shares that EADS would hold in the new company. “The true value, which is closer to 70/30, is not reflected correctly,” according to the report. That is also a financial concern because Germany is in the process of acquiring a 15% stake in EADS through its KfW state development bank. That transaction is made “significantly more difficult,” the ministry says, and could be delayed. KfW had planned to buy the 7.5% from Daimler and an additional 7.5% from a consortium of banks before the year-end. France currently holds 15% of EADS, but that would be diluted to about 9% if the merger goes ahead. The French government has said it would not sell that stake any time soon. EADS shares have lost about 13% of their former value since the plans to merge with BAE Systems were confirmed. The ministry’s report also outlines that EADS has proposed limiting individual shareholders to stakes of no more than 15%. It goes on to say there are doubts that the transaction makes economic sense. The paper highlights shrinking defense budgets in almost all Western countries. It was also difficult to estimate the potential synergies a deal would facilitate. It also voices concerns about the strong bargaining leverage a combined EADS/BAE Systems group would have over its customers, including governments. The report is the first official document that lists Germany’s concerns about the merger. A ministry official says, however, that the document is only a status report and that it is premature to draw conclusions. Governments must come to an agreement on the biggest merger ever in the aerospace industry before a London stock exchange deadline expires Oct. 10. Otherwise, the companies would have to ask for an extension, which would be seen as a setback. http://www.aviationweek.com/Article.aspx?id=/article-xml/awx_09_24_2012_p0-499263.xml
  2. EADS-BAE : attention fragile Personne ne peut reprocher aux politiques de défendre les intérêts des pays qu'ils gouvernent. Voir François Hollande, Angela Merkel et David Cameron se pencher sur le projet de rachat du britannique BAE par le groupe à dominante franco-allemande EADS est à ce titre normal. Quand des géants industriels, employant des dizaines de milliers de personnes et contribuant positivement à notre balance commerciale, parlent union, les officiels ont le devoir de consulter les bans de mariage. Surtout si ces industriels sont en prime actifs dans un domaine de souveraineté comme la défense. Cependant, si des questions méritent d'être posées, toutes ne sont pas parfaitement justifiées. Le politique est dans son rôle quand il demande des garanties stratégiques : les contrats militaires les plus sensibles seront-ils protégés du regard d'un pays tiers ? Est-il logique de se renforcer dans la défense au moment où cette industrie est fragilisée par le recul des budgets militaires ? Aurai-je le moyen de bloquer une prise de contrôle ? Mais le politique outrepasse ses droits lorsqu'il cherche à peser sur la stratégie d'un groupe privé. Le rôle d'un Etat n'est pas de nommer les dirigeants d'une entreprise dont il n'est qu'un actionnaire minoritaire. Il ne doit pas plus chercher à infléchir sa stratégie industrielle en imposant une usine par-ci, des créations d'emplois par-là. Les industriels de la défense sont de toutes les façons si dépendants des commandes publiques que jamais ils ne négligeront la dimension politique de leurs choix industriels. Si les politiques français, allemands et britanniques considèrent que cette alliance est bonne pour ces trois pays, ils doivent tout faire pour rendre le mariage possible. Ils doivent jouer un rôle moteur plutôt que de freiner. A ce stade, les bruits en provenance des différents palais gouvernementaux incitent à la prudence. Londres souffle officieusement le chaud mais Paris et Berlin semblent réservés. Un peu comme si, au lieu de voir tout ce que cette union pourrait avoir de bénéfique, ils se concentraient sur les risques. Or il ne faudrait pas que François Hollande et Angela Merkel soient tétanisés par ce qu'ils risquent de perdre, mais plutôt qu'ils analysent tout ce qu'ils peuvent gagner. Car s'ils vont jusqu'à faire capoter le deal, ils finiront par jeter BAE dans les bras d'un autre partenaire qui pourrait bien être un américain comme Boeing. Les britanniques auraient en effet beau jeu de dire que, après avoir essayé sans succès un mariage européen, ils n'ont pas d'autre choix que de convoler avec un autre anglo-saxon. http://www.lesechos.fr/opinions/edito/0202286055467-eads-bae-attention-fragile-365169.php Mouais.. La conclusion revient à dire qu'il faut se plomber avec BAe pour éviter que d'autres le fassent.. Si Paris et Berlin sont réservés c'est qu'ils ont leurs raisons. Ils pensent peut-être que Enders se prend pour Messier.
  3. OD du 25/9/2012 http://www.youtube.com/watch?v=h0rzxTjU3yE
  4. Sur TTU: Le Tigre en opération : le retex français valorisé Après les Allemands, les Austra­liens font un stage au Bathelico de Kaboul, en Afghanistan. Ainsi que l’explique le lieutenant-colonel Xavier Mouret, lequel a succédé au lieutenant-colonel Benoît Cirée dans le comman­dement du 7e mandat de ce bataillon le 30 mai dernier, «les Français sont les seuls à avoir déployé leur Tigre en opération, qu’il s’agisse d’Harmattan ou de l’Afghanistan, et nos partenaires sont intéressés par nos tacti­ques opérationnelles et notre façon de fonctionner en général. Nous avons ainsi eu pendant trois mois avec nous un officier logis­tique australien, auquel va succé­der un pilote australien.» Un souci qu’ont les Australiens en parti­culier concerne l’intero­pé­rabilité de leurs réseaux tacti­ques avec le Tigre. Les Alle­mands, quant à eux, sont en train d’acquérir des Tigre de standard ASGARD F (Afgha­nistan Stabi­lization German Army Rapid Deployment, F pour «Full confi­guration» par rapport à T pour «Training»). Cette version afgha­nisée permet au Tigre allemand d’opérer dans des conditions de chaleur, d’envi­­ronnement sableux et de nuit, et dispose d’une améliora­tion de ses commu­nications et systèmes avioniques. L’Alle­ma­gne utilise des CH-53 depuis 2002 en Afghanistan et doit déployer Tigre et NH90 en fin d’année. L’ALAT compte déjà à son actif plus de quatre mille heures de vol sur Tigre en opex, sur les théâtres afghan et libyen. http://www.ttu.fr/le-tigre-en-operation-le-retex-francais-valorise/
  5. Ponto Combo

    Gripen

    Alors celle-là elle est marrante :lol: Il s'agit d'une boite qui essaye de lever des fonds pour constituer une force "aggressors" en prestation de service.. Une annonce pour trouver des investisseurs pour financer l'achat de 26 Gipen E/F est passée sur Bloomberg: On that subject, Saab has at last reacted to ECA's claims of a pending deal to acquire Gripen E/Fs (Saab image of F development aircraft below), after a banner ad appeared on Bloomberg's website seeking private investors to underwrite the deal. Bizarrely, this referred to it as being "The 10th Air Force in the World", despite there being a rather telling lack of current assets to back this up.... ...Saab's comment that it "Has not heard about ECA Program" is another stark warning to anyone tempted by this scheme http://www.flightglobal.com/blogs/the-dewline/2012/09/saab-says-eca-who-they.html Sur le site ECA, il y a une rubrique Q/A ou ils donnent ce que soi-disant ils ont: ECA is the only operator of modern and newly built 4++ generation aircraft with 24 aircraft on lease until the delivery of ECA assets start. The total order includes 26 Gripen "NG", 10 Su-30 twin-seat jets and 14 Su-35 air superiority aircraft. Deliveries also include simulators, software support packages, computer based training packages and predictive maintenance computers. With full OEM support included, the aircraft will be sustainable until 2025 at least... http://www.ecaprogram.com/q_and_a/q_and_a.html Il y en a qui ne doutent de rien..
  6. De mauvaises nouvelles... La décision pour la mi-2013 (bon ça on avait l'habitude...), le F18 en pôle... Une vrai telenovela. Reuters reported in February that Rousseff was leaning toward Dassault’s Rafale. However, since then new concerns have emerged about the Rafale’s high cost and especially the terms of the technology-sharing that Rousseff believes are the most important factors in the deal, the officials said. Meanwhile, Boeing has earned points by announcing a series of partnerships with Embraer, which is aggressively expanding its defence operations. Embraer said in July that Boeing will supply weapons systems for its Super Tucano fighter, and the U.S. company is also helping develop Embraer’s KC-390 military transport and refuelling jet. Reuters also reported in February that Boeing has frozen the price on its bid since 2009, an unusual step that is believed to have amplified the F-18’s cost advantage over the Rafale. The per-unit cost of the jets has not been made public. “Boeing is definitely looking better in the last few months,” a second official said. Saab is still seen as a distant third in the talks, both officials said. http://www.euronews.com/newswires/1668468-exclusive-brazil-delays-jets-decision-until-2013-boeing-ascendant/
  7. Le découpage "grossier" est en page 4 en bas de ce doc (nota 10): http://www.frstrategie.org/barreCompetences/DEFind/articlejsf-hm.pdf Pour la Turquie, je croyais que c'était l'Italie qui gérait.
  8. Merci FULCRUM et FATac pour ces précisions. Effectivement, si c'est une question de budget disponible, l'avion n'est peut-être pas en cause directement.
  9. Je ne sais pas si cela a déjà été posté... Désolé si c'est le cas: Suisse : comment le Rafale a été écarté au profit du Gripen Par Yves Petignat - BERNE (Le Temps) | 19/02/2012, 15:34 - 1783 mots Les lobbies aéronautique et militaire ont agi en coulisses pour imposer, via le parlement, l'achat d'un nouvel avion de combat. Tous voulaient le Rafale! Se jouant des pressions, Ueli Maurer a fini par décevoir ses amis. Enquête du quotidien Le Temps sur les manœuvres qui ont forgé le choix politique et financier de l'avion suédois. Ce 9 mars 2011, lorsque Bruno Zuppiger monte à la tribune du Conseil national, il est au fait de son influence sur la droite du parlement. Président de l’USAM, l’union des petites et moyennes entreprises, il est l’un des spécialistes de la finance les plus écoutés. Il est aussi voisin et ami du conseiller fédéral Ueli Maurer, à Hinwil, dans l’Oberland zurichois. «Hinwil connection», disent déjà les médias de la région. Le chef de l’armée, André Blattmann, y a passé son enfance, et le milliardaire Walter Reist, un industriel qui a fondé le Forum de Lilienberg, au bord du lac de Constance, y a élu domicile. Son forum est le lieu où se nouent les décisions importantes entre économie et politique. Personne ne se doute encore que, neuf mois plus tard, désigné candidat de l’UDC au Conseil fédéral, Bruno Zuppiger s’effondrera lamentablement pour une accusation de détournement d’héritage. Cet après-midi gris de mars, c’est lui qui mène l’offensive de la majorité de droite au parlement. Il défend une motion de la commission de politique de sécurité en faveur de l’avion de combat: «Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas de ces parlementaires qui jettent l’argent par les fenêtres. Ce que je viens vous demander, c’est pourtant d’augmenter le plafond des dépenses de l’armée pour permettre l’acquisition de nouveaux avions de combat durant la législature 2012-2015.» Le réalisme financier du ministre de la Défense Bruno Zuppiger ne manque pas d’estomac. Six mois plus tôt, le 25 août 2010, son ami et voisin, le ministre de la Défense Ueli Maurer, a lui-même proposé au Conseil fédéral de suspendre jusqu’en 2015 les opérations de remplacement de vieux F-5 Tiger, faute de moyens financiers. Quatre ans de préparatifs, d’évaluations, d’organisation des affaires de compensation avec les industriels tombaient ainsi à l’eau. Avec 4,4 milliards de francs à son budget annuel, le Département de la défense aurait dû renoncer durant huit ans à toute autre acquisition pour financer l’achat des jets, s’était justifié le conseiller fédéral. D’ailleurs, ajoutait Ueli Maurer, cette décision «ne remet pas en question la sécurité de la Suisse dans la troisième dimension». Il soulignait: «Les 33 FA/18 suffisent pour remplir les tâches de police aérienne.» Devant autant d’empressement pour la protection de l’espace aérien suisse, ce 9 mars 2011, Ueli Maurer devrait être ravi. Mais, au risque de se contredire une fois de plus, il lui faut, «au nom du réalisme financier», s’opposer à la motion défendue par son voisin, ami et compagnon de parti Bruno Zuppiger. Pas de miracle: le frein constitutionnel aux dépenses impose des règles strictes. Une augmentation du plafond budgétaire de la Défense devrait aussitôt être compensée par des économies dans les départements de ses collègues du Conseil fédéral. Ueli Maurer est aussi sous la pression des Forces terrestres. Moins d’un tiers des bataillons est convenablement équipé. La troupe refuse d’être sacrifiée pour l’aviation. Et la troupe, c’est 80% de l’armée. Le lobby militaire tient son avion, mais ce n'est pas le bon Monumentale surprise! Ce fameux 9 mars 2011, la motion Zuppiger est acceptée par 95 voix contre 69. Plus rien ne peut empêcher le feu vert des Chambres fédérales à l’achat des nouveaux avions de combat. La décision sera prise en automne, après pas mal de navettes parlementaires. Résigné, le Conseil fédéral communiquera fin novembre son choix pour le Gripen. Pour le lobby militaire, qui a travaillé loin des caméras avec une redoutable efficacité, c’est un coup de théâtre. Il tient son avion de combat, mais pas le bon. Pas celui pour lequel il a manœuvré. Consternation! Flash-back, été 2010. Dès le lendemain de la décision du Conseil fédéral de reporter de plusieurs années l’acquisition de deux nouvelles escadrilles, soit 22 appareils, les bureaux des lobbyistes ont lancé la contre-offensive. Spécialistes de la métallurgie, de la mécanique, de l’électronique refusent de voir filer sous leurs yeux un marché compensatoire de 3 à 4 milliards, dont 45% doivent être confiés à des entreprises de Suisse romande. Dassault pour le Rafale, le consortium européen EADS pour l’Eurofighter et Saab pour le Gripen ont déjà anticipé le contrat avec d’intéressantes promesses de collaboration mais surtout des transferts de technologies dans le traitement des métaux, l’optique, les machines-outils, la robotique. Quelque 300 entreprises suisses sont potentiellement concernées. 300 PME suisses en sous-traitance Les PME se sont organisées de longue date en groupements d’intérêt, à l’instar du Groupe romand pour le matériel de défense. Elles ont même obtenu un bureau pour préparer les affaires compensatoires au sein d’armasuisse. Les trois avionneurs sont déçus mais ne vont pas lâcher si facilement le morceau. Seulement huit jours après le renoncement du Conseil fédéral, la contre-offensive est déclenchée. Plusieurs groupes sont à la manœuvre. Le plus influent s’est assuré les services de l’agence de relations publiques Farner; c’est Dassault qui lui a confié les intérêts du Rafale. Son bras armé au Conseil des Etats, le démocrate-chrétien schwyzois Bruno Frick, est un ancien vice-président de la commission de politique de sécurité. Très proche aussi, l’ex-conseiller national lucernois Pius Segmüller, ancien commandant de la Garde suisse pontificale. Farner a un accès au conseil consultatif de la Défense qui entoure Ueli Maurer par le biais de deux organisations que l’agence soutient: l’«Association pour la politique de sécurité et les sciences de la défense», dont Bruno Frick a été président, et la «Communauté de travail pour une armée de milice efficace». Dans les commissions de politique de sécurité siègent des représentants de Suisse centrale, comme le conseiller aux Etats nidwaldien Paul Niederberger (PDC) ou l’Obwaldien Hans Hess (PLR). Entre radicaux et démocrates-chrétiens, on se livre dans ces cantons à une course au patriotisme pour rivaliser avec une UDC menaçante. C’est aussi le lieu d’implantation de l’industrie aéronautique. L’entreprise d’armement RUAG, à la recherche de contrats, menace justement de supprimer des dizaines d’emplois dans la région. Un réseau tentaculaire Le Valaisan Jean-René Fournier se bat pour les PME romandes. Dans l’entourage direct d’Ueli Maurer, on trouve le conseiller d’Etat nidwaldien Res Schmid (UDC), un ancien pilote d’essai d’armasuisse promu conseiller pour les affaires aéronautiques. Et au centre de toute la manœuvre, Bruno Zuppiger, appuyé par le forum économique de Lilienberg. La «Hinwil Connection»! C’est d’ailleurs dans les confortables locaux de Lilienberg que la commission de politique de sécurité ficellera, en août 2011, le financement assez particulier de l’achat des avions de combat. Le modèle retenu exclut la voie référendaire; la menace d’un refus populaire est ainsi écartée. Avec un tel réseau tentaculaire, les lobbiess aéronautique et militaire n’auront guère de difficulté à faire adopter par la commission de politique de sécurité du Conseil national la fameuse motion qui relancera le processus d’acquisition des avions. C’est fait en novembre 2010, deux mois seulement après la reculade du Conseil fédéral. A ce moment précis, tous misent sur le Rafale. Leur déception sera d’autant plus amère, un an plus tard. Le 30 novembre 2011, Ueli Maurer fait savoir que le Conseil fédéral a choisi le Gripen suédois. L’avion le plus mal noté par les Forces aériennes. Surtout celui qui pourrait laisser aux entreprises le moins de retombées en collaboration directe et en transfert de technologies. Sur les 3 milliards d’affaires compensatoires, les premières indications font état de 1,7 milliard pour RUAG, et une participation très réduite du nombre de PME concernées. Pourquoi le Rafale a-t-il été écarté ? Que s’est-il passé? Malgré ses réticences à acheter un système d’arme qui plombera durablement ses budgets pour réarmer et rechausser une armée de terre claudicante, Ueli Maurer n’a pas eu le choix. Il lui fallait absolument des résultats avant le renouvellement du Conseil fédéral de décembre 2011. Ses amis de l’UDC l’avaient prévenu: ils étaient prêts à le laisser tomber et à se retirer du Conseil fédéral s’il n’obtenait pas enfin quelque chose. «Si tu continues ainsi, le Groupe pour une Suisse sans armée pourra t’élire président d’honneur», avait ironisé son camarade de parti soleurois Roland Borer. Depuis son élection en décembre 2008, Ueli Maurer, qui ne jure que par la milice, a toujours repoussé la décision sur le futur avion de combat. En octobre 2009, il a proposé au Conseil fédéral de renoncer à cet achat s’il n’obtenait pas une rallonge financière. Puis il a repoussé sa décision dans l’attente du rapport de politique de sécurité, puis celui sur l’adaptation de l’armée. Le choix du Gripen s’est présenté dès l’été 2011 à Ueli Maurer comme la seule possibilité financière acceptable par l’opinion. C’est un excellent tacticien, il manœuvre à court terme, souvent avec succès. Il craint plus un refus du peuple que du parlement. Pius Segmüller s’en est rendu compte, un peu tard. En septembre dernier, il avouait au Temps que «avec un budget annuel de 5 milliards, l’armée doit renoncer à la haute technologie. Elle ne peut se permettre que le Gripen.» Le Gripen, plus économique A 3,1 milliards de francs pour 22 appareils, le prix de l’avion suédois est nettement inférieur à celui de ses concurrents. Mais, pour un budget militaire qui doit impérativement économiser 800 millions par an sur toutes les dépenses ordinaires, la vraie économie, à long terme, porte sur les dépenses de maintenance et le kérosène. Or, avec un seul réacteur au lieu de deux chez ses concurrents, le Gripen permet pratiquement de diviser les coûts par deux. Même si Dassault cassait les prix de son Rafale, la charge d’entretien continuerait à faire la différence. Pour Ueli Maurer, le Gripen a d’autres avantages. Il est produit par un pays neutre, il est adapté à des pilotes de milice. Certes, en 2008, le commandant des Forces aériennes Markus Gygax jugeait le Gripen insatisfaisant en vol, notamment pour sa principale mission, celle de la police aérienne. Avec un seul réacteur, la version C/D du Gripen a besoin de nettement plus de temps que ses concurrents pour décoller et atteindre une altitude optimale. La capacité de ses réservoirs ne lui offre qu’une autonomie de vol réduite. Il lui manque un radar électronique à balayage de la dernière génération qui permet de distinguer les cibles de loin sans se faire repérer. Ces objections n’ont toutefois rien de décisif. Saab a proposé de remédier à ces défauts avec sa nouvelle version, le modèle E/F: réacteur plus puissant, emport accru de kérosène, nouveau radar dès 2016. Les Forces aériennes ont bien tenté de résister. En 2009, elles jugeaient ces améliorations proposées sur le papier pour la version modernisée «insuffisantes au vu des risques technologiques». Dans le rapport de synthèse sur lequel le Conseil fédéral s’est basé, les critères de pondération ont été modifiés durant l’été 2011, permettant à la nouvelle version du Gripen d’atteindre les minima. Pourquoi, se demande aujourd’hui une sous-commission du Conseil national présidée par le pilote Thomas Hurter. Parce que le choix d’Ueli Maurer était déjà fait. Depuis belle lurette. http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/20120219trib000683798/suisse-comment-le-rafale-a-ete-ecarte-au-profit-du-gripen.html
  10. Les allemands ont proposé des Eurofighter tranche 1 d'occasion il n'y a pas très longtemps, même prix que pour les Gripen. L'expérience autrichienne lui a été fatale, les deux armées se parlent et les coûts d'exploitation étant ce qu'ils sont, les suisses n'ont jamais vraiment accroché.
  11. L'information est reprise par la Tribune.. http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/20120924trib000721035/defense-saab-propose-des-avions-gripen-d-occasion-a-la-malaisie.html
  12. Rien de bien nouveau... After India Success, Is Dassault Rafale A Favorite In Brazil? Brazil has taken up India’s offer to review its notes on selecting a winner for the MMRCA (medium multi-role combat aircraft) competition, as the emerging South American nation looks to add 36 fighter aircraft to its Air Force. While visiting New Delhi, Brazilian President Dilma Rousseff met with Indian officials on the sidelines of the BRICS conference to confer over India’s selection of the Rafale. Dilma reviewed costs associated with the purchase of 136 Rafale and other related notes. While this new partnership puts Rafale on top, it comes as a blow to competitors Boeing’s F/A-18 E/F Super Hornet and Saab’s JAS-39 Gripen NG. Brazil has so far dropped EADS’ Eurofighter, Lockheed Martin’s F-16 Block 60 and Sukhoi’s SU-35 from the FX-II competition. The multi-billion dollar contract even has President Obama lobbying on Boeing behalf. During a state visit to Brazil in 2011, he presented Dilma with a joint communiqué from the U.S Senators, advising Brazil buy Boeing jets. However, since Obama’s visit, relations between the two countries have grown tense with Brazil’s lack of enthusiasm in supporting the U.S’ anti Iran and Syria policies. The lobbying still continues though. On the eve of Dilma’s visit to Washington in May, Boeing announced its intention to open an aerospace research center in Sao Paulo this year. Meanwhile, Brazil has postponed selecting a winner until the end of this year despite promising to make an announcement mid-year. According to local media reports, Dilma and her French counterpart Francois Hollande met over a new proposal on the Rafale at the UN’s recent Rio+ 20 conference. In 2009, former Brazilian President Luiz Inacio Lula da Silva was quoted as saying he wanted to award the potentially worth $30 billion in the long run to France. The deal which drew widespread criticism and political pressures was not completed before the end of his term. http://www.defenseworld.net/go/defensenews.jsp?id=7456&h=After%20India%20Success,%20Is%20Dassault%20Rafale%20A%20Favorite%20In%20Brazil
  13. L'article de Ruello dont parle Merchet... Une des rare vision pro fusion Le point de départ semble bien être l’échec de l'Eurofighter en Inde... S 'il existe une chance de construire un avion de combat de prochaine génération en Europe, au-delà des actuels Eurofighter et Rafale, alors un rapprochement de ce type la rendrait encore plus réelle ! » En répondant par courriel mercredi aux questions que se posent les salariés d'EADS sur le projet de mariage avec BAE Systems, Tom Enders ne s'est pas contenté de vanter ce qui, à ses yeux, constituerait, si elle aboutit, « l'union parfaite ». Angela Merkel et François Hollande, qui se rencontrent demain, auront d'ailleurs tout loisir de vérifier le propos. Non, le patron allemand du groupe aéronautique est allé plus loin. Bien plus loin, puisqu'il n'a pas hésité à se poser comme l'artisan de ce qui paraît mission impossible aux yeux de bien des observateurs du secteur : la réunification de l'aéronautique militaire européenne ! Et tant pis si, en lisant le courriel, Charles Edelstenne, le rugueux patron de Dassault, a dû s'étouffer de rage. Si l'on met le suédois Saab de côté, l'Europe des avions de combat est divisée en deux camps qui se livrent une lutte terrible lors des rares appels d'offres internationaux. D'un côté, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne, unis depuis les années 1980 dans le consortium Eurofighter, derrière lequel on trouve leurs champions industriels EADS, BAE et Finmeccanica. L'appareil a été conçu en pleine guerre froide, essentiellement pour mener des missions de chasse contre les flottes soviétiques. Pour des raisons politiques, industrielles et opérationnelles, la France a fait défection, préférant confier à Dassault le développement d'un avion multirôle, le Rafale, capable de mener des missions de reconnaissance, de combat aérien ou encore d'attaque au sol. Plus de vingt ans après, les faits semblent donner raison au village gaulois. La victoire du Rafale pour le contrat du siècle en Inde, qui a suivi ses sorties très remarquées en Libye, montre que la mode est aux avions sachant tout faire. De son côté, l'Eurofighter enchaîne les déconvenues commerciales, tandis que Londres, Berlin et Rome se font tirer l'oreille pour financer sa transformation en chasseur multirôle. Pis, en signant le traité de Lancaster House fin 2010, Nicolas Sarkozy et David Cameron se sont mis d'accord pour que la France et le Royaume-Uni commencent à plancher sur la génération suivante. Arrivé au pouvoir, François Hollande n'y a rien trouvé à redire puisque les ministères de la Défense des deux pays ont confié des premières études au tandem BAE-Dassault. Laissant par là même les Allemands sur la touche... C'était sans compter avec « major Tom ». Si le patron d'EADS s'est embarqué dans la mégafusion avec BAE, c'est d'abord et avant tout parce que, stratégiquement, il veut équilibrer activités civiles et militaires, et s'implanter durablement aux Etats-Unis. Airbus représente aujourd'hui près de 70 % du chiffre d'affaires et 80 % du carnet de commandes du groupe. Avec BAE, qui ne fait que dans le kaki, dont une grosse part outre-Atlantique, le pari serait gagné. Dans ce grand dessein, les avions de combat ne constituent qu'un paramètre, mais un paramètre clef de l'équation. Il est d'ailleurs symptomatique, si l'on en croit l'histoire officielle, de noter que tout est parti fin mai d'une réunion sur l'Eurofighter. A ce jour, peu de détails ont émergé de cette rencontre. Son objectif, en revanche, n'a échappé à personne : instruits des raisons de l'échec de la campagne indienne, les responsables de BAE et d'EADS cherchaient à améliorer le fonctionnement du consortium Eurofighter, dont ils détiennent 33 % et 46 % respectivement. Chemin faisant, les deux industriels se sont découvert bien des atomes crochus, au point de se lancer dans un projet de fusion en bonne et due forme. Tom Enders n'a donc pas entièrement tort quand il affirme que, si le projet de fusion aboutit, l'Europe aura plus de chance de bâtir un seul remplaçant à l'Eurofighter et au Rafale. Paris et Londres ont fait le premier pas, il « suffit » demain que Berlin mette au pot en finançant sa part d'études. Au risque sinon de se voir marginalisé, Dassault sera bien obligé d'intégrer cette « sainte alliance », quitte à se résoudre à travailler avec EADS, l'ennemi tant méprisé. Et pour compléter la photo de famille, on trouvera bien une place aux Suédois, qui, eux aussi, s'y connaissent en avions de combat... Si la prophétie de Tom Enders se réalise, les responsables politiques européens pourront alors lui tirer un grand coup de chapeau. Depuis plus de dix ans, ils n'ont que l'Europe de la défense à la bouche (surtout en France), mais pour des résultats très décevants. Faute avant tout d'une diplomatie commune aux 27 Etats membres. Faute aussi d'une volonté politique affirmée. En 2008, lors de la présidence française de l'Union européenne, Paris se faisait fort de bouger les lignes, en privilégiant des projets concrets avec les autres Etats membres. Sans succès. Réaliste, Nicolas Sarkozy a alors privilégié un rapprochement avec le seul Royaume-Uni. Pas illogique après tout, car les deux pays restent les dernières puissances militaires qui comptent encore sur le Vieux Continent. Et puis, n'en déplaise à ses détracteurs, le traité de Lancaster House a eu l'immense mérite de mettre un coup de pied dans la fourmilière. Depuis, le gouvernement Hollande essaie de l'élargir en multipliant les initiatives bilatérales avec l'Allemagne, la Pologne, l'Italie ou l'Espagne. Mais tout cela reste évanescent. Les résultats concrets, s'il y en a, ne seront pas visibles avant des années, d'autant que l'argent manque cruellement pour lancer des coopérations structurantes. De ce point de vue, le projet de fusion EADS-BAE est salutaire. Sans en être en quoi que soit à l'origine, Paris, Berlin et Londres ont une chance historique de faire progresser le volet industriel de l'Europe de la défense d'un pas de géant : que Hollande, Merkel et Cameron bénissent le mariage et ils faciliteront la consolidation de l'une de ses filières les plus stratégiques. L'aéronautique militaire ne constitue pas toute l'Europe de la défense, mais ce serait déjà beaucoup. http://www.lesechos.fr/opinions/analyses/0202277446177-eads-bae-une-chance-pour-l-europe-de-la-defense-364447.php
  14. Ponto Combo

    Mirage F1 CR

    Un PATRIC sous un 2000 peut-être indien... http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRS86oi6zz51C6aTVA5LN1ypbaPVrWPoPNDfjumS7PzQiVWDd14G3ToL7M
  15. Ponto Combo

    Mirage F1 CR

    Je pense que le tronçon central d'ATLIS a un plus petit diamètre que celui du PDL CT et qu'il était plus facile de dériver du PATRIC (plus gros) pour faire le CT. Le concept de CLDP ( Convertible LDP) a un côté marketing, il permettait de vendre une tête de jour (ATLIS dans une enveloppe plus ventrue pour raccorder sur le tronçon central), et une tête CT nuit. Un CLDP équipé de sa tête CT c'est un PDL CT. Il y a peut-être quelques "trucs" supplémentaires dans les convertibles pour reconnaitre la tête qu'on lui monte dessus, mais ça devait être minime du point de vue matériel, à confirmer. Après, il y a le groupe de refroidissement fréon qui a été remplacé par un groupe turbo dont on voit l'écope sur les photos (bon pour la couche d'ozone =)) http://tornadosig.weebly.com/thomson-csf-cldp.html http://www.targeta.co.uk/images/081_3158w5+.jpg http://www.airforcesreview.com/reports/Spring-Flag-2007---Italy-heads-multi-national-force-over-Zaraland-and-Etnaland-dispute/ Comme référence à PATRIC je n'ai trouvé que ce sujet chez les collègues de Check Six. Voir ce que dit Frenchie, visiblement il sait de quoi il parle. http://www.checksix-forums.com/showthread.php?t=140810
  16. Ponto Combo

    Mirage F1 CR

    J'ai trouvé http://news.webshots.com/photo/2133446460098050041vAPsxE http://news.webshots.com/photo/2068360820098050041xsmJuQ Toujours la bosse sur le tronçon central.. Sur la 2e ce doit être la pointe CT. La photo a sans doute été prise en France, les têtes CT n'ont pas été livrées en Irak. Il s'agit donc du convertible.
  17. Ponto Combo

    Mirage F1 CR

    Idem, je n'ai rien trouvé. On ne voit pas très bien les détails du pod sur la photo dont tu parles. Cette variante était dénommée PATRIC (ou PATRICK). Politiquement on ne pouvait pas vendre de l'ATLIS à certain pays.
  18. Ponto Combo

    Mirage F1 CR

    Ça pourrait être un dérivé d'ATLIS. Il me semble qu'il y avait une version export avec la bosse sur le tronçon central et les ailettes sur le groupe de clim.
  19. Les exemples que tu donnes montrent bien qu'on n'a pas besoin de s'appeler BAe pour vendre en Australie ;) Le M777 c'est très bien comme produit, mais ça ne fait pas rêver non plus. Tu es sûr de ton coup pour BAe n°1 mondial de la défense? Lockheed doit être devant...
  20. Et ben voilà... "Continuous Duty Laser Designator with Advances Cooling Technology" A priori ça semble être d'une gamme de portée plus faible que ce que l'on trouve dans les pods type Sniper ou Damo.
  21. A ma connaissance, non, mais je suis loin de connaitre tous les systèmes du marché. Les lasers utilisés sont très puissants, ce n'est pas la même gamme que les laser de télémétrie. Il faut un refroidissement conséquent (coolanol...).
  22. Tu peux très bien améliorer momentanément la rentabilité d'une entreprise en réduisant les investissements. Sur le long terme c'est la cata. Donc ce n'est certainement pas le seul chiffre qui compte (BAe est réputé pour sa capacité à vendre avec des marges élevées il est vrai). Ce qui est très parlant c'est le carnet de commande et la trésorerie et là, l'écart est très important. Cela reflète ce qui est dit dans l'article, à savoir que BAe est dans une phase de déclin. Pour le CA par employé, je suis d'accord c'est moins significatif, il suffit de beaucoup sous-traiter pour améliorer ce ratio. Je persiste à croire que c'est une mauvaise affaire avec les conditions annoncées.
  23. Non Pascal. Il ne s'agit pas d'un désignateur laser pour BGL dans la boule Wescam.. Regarde ma réponse à Mat plus haut. =)
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