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AIR-DEFENSE.NET

Cricrisius

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  1. Oui, moi aussi j'avais ça en tête. Comme le ratio habituelle de 1 mort pour 3 blessés. Pourtant, le ministre ukrainien de la Défense annonçait avoir "jusqu'à 100 mort et 500 blessés par jour". Soit un ratio de 1 pour 5. Si c'est vraiment 20 % de blessés définitivement perdus, les pertes ukrainiennes équivalent, grosso modo, au nombre de morts !
  2. Aux sujets des blessés, il y a quelques jours, un reporter TV français sur place, commentait les chiffres donnés par l'armée ukrainienne. Cela peux éclairer certains: - Une grand majorités des blessés sont légers/très légers, ils retournent au front entre quelques heures à quelques jours. - 20 / 25% sont des blessés plus graves. Ils reviennent au front aussi, après une à quelques semaines. - Reste 20 % de blessés très graves. Eux, nécessites de un a quelques mois de soins. Ils ne reviennent pas au front et sont directement rayés des listes de l'armée.
  3. Il semble plutôt que les avions turcs soient interdit de survol en Syrie (suite au SU-34 russe abattu) https://fr.sputniknews.com/international/201610281028424740-aviation-turque-tente-violer-espace-aerien-syrien/ Si cela est vrai, cela expliquerait certaines choses: -Utilisation que de l'artillerie en support de leur troupes ou contre les Kurdes. -Pas de reco aérienne pour prévinir les attaques de l'EI à coup de VBIED -Demande de support aérien à la coalition et à la Russie...
  4. Lorsque les ottomans occupent l’Égypte et l'actuelle Irak, les portugais sont déjà biens installés et en force dans l'océan indien. Ils en contrôlent les points clés, comme Ormuz, et ont une flotte importante. La seule tentative navale turc de s'imposer dans la région, en 1552, finit en désastre. https://fr.wikipedia.org/wiki/Campagne_ottomane_contre_Ormuz
  5. Il y a une théorie récente sur la présence d'un foyer culturel "noir" important, dans l'actuel Sahara, il y a plus de 5500 ans. La zone, pas désertique du tout, à l'époque, aurait été peuplée d'africains négroïdes venu du sud, et dont la culture qui présenterait certaines caractéristiques / techniques que l'on retrouvera, plus tard, dans l’Égypte ancienne (momification, poteries, rites...). Cette population aurait migré vers l'est, lors de la désertification du Sahara, en s'installant sur le Nil, . https://www.youtube.com/watch?v=l5W0yEPMEfM
  6. Tout à fait, on peut rajouter les projets d'invasions commun d’Espagne de Charles IX (1574) puis d' Henri IV, en tant que chef des Huguenots, (1575). Il était convenue que la flotte ottomane débarquement ses troupes au sud de Valence pendant que les français attaquent par les Pyrénées. Les morisques devant se révolter à cette occasion. D'une manière plus large, Hollandais et Anglais, en guerre contre les Hasbourg, sont alliés aux turcs. Ceux-ci en profitent, en attaquant à revers, comme à Tunis (1574). Au Maroc, les anglais influencent comme ils peuvent pour que le royaume tombe aux mains turcs, et non aux espagnols....(1576-78).
  7. Il semble qu'il y avoir 2 voies de propagations possible, entre le monde arabo-persique et chinois. - L'une, via échange scientifique direct, suivant la voie de commerce maritime antique, une communauté musulmanes était établit en Chine depuis le XIe s (voir avant). La poudre noire servant aux chinois pour les feux d'artifices et aux pétards durant les fêtes et cérémonies religieuses, Il est possible qu'elle ne fût pas "secret défense". -L'autre via les mongols. Sous Gengis Khan, ils se servait déjà de la poudre noire (grenades primitives ou en explosifs). Il la connaissait suite à leurs multiples invasions en Chine dès 1203. Une des particularité des Mongols, lors de la prise d'une ville ennemie, était d'épargner tous les spécialistes / savants utiles (et leurs familles) et de les forcer à travailler pour eux. Probablement que la recette de la poudre a été récupérée ainsi. L'armée de Gengis Khan déboulera en Perse en 1219 puis dans le Caucase et le nord de la Mésopotamie en 1222.
  8. Les 1er coup de canon en Europe eurent lieu durant le siège de Seville en 1247-48. https://fr.wikipedia.org/wiki/Si%C3%A8ge_de_S%C3%A9ville Il faut attendre les années 1300-1320 pour voir apparaitre les 1ers canons made in Europe, avec une utilisation signalée au Siège de Metz 1324. Ces canons primitifs étaient "fragiles" et n'avaient pas de puissance (simple tube en fer, bronze ou même en bois, cerclé d'anneaux de fer). Ils permettaient juste de projeter des projectiles "légers" (flèches, ballots...) et enflammés sur l’adversaire. A partir des années 1400-1410, les canons furent capables tirer des boulets de plusieurs centaines de livres. Comme durant le siège d'Arras en 1414, où ils sont utilisés pour casser de la muraille. C'est durant la même période que semble attester l’apparition des premiers canons à mains (alias couleuvrines).
  9. Pas tout à fait. On peut dire que Lépante est un coup de frein, mais pas d'un arrêt de l'extension maritime ottomane. La flotte ottomane n'est pas anéantie (la flotte d'Ouloudj Ali parvient à s'échapper). Elle est reconstituée en 10 mois seulement et redevient une puissance navale majeure, mais elle n'a plus la suprématie. Malgré la victoire à Lépante, Chypre ne peut être reprise, la guerre est finalement perdue pour Venise (et la Sainte Ligue), qui signe la paix en 1573. Avec le prise de Tunis et Bizerte aux espagnols, en 1574, la Sublime Porte contrôle toute la côte nord-africaine sauf le Maroc et 4 comptoirs ibériques (Oran, Mers El-Kébir, Melilla, Ceuta). Les côtes européennes "libres", vont de l'Espagne aux Dalmates (+ les iles ioniennes), elles vont continuer à subir les attaques des corsaires et pirates turco-barbaresques, en quasi impunité. La Crête vénitienne, dernière possession européenne en méditerranéenne orientale, sera conquise par les turcs en 1669 (là s'arrête l'extension maritime ottomane). Fin XVIe - début XVIIe s, la méditerranée est au 2/3 ottomane mais devient une zone secondaire pour les différents acteurs. Les ottomans sont en conflit avec la Perse et avec le Saint Empire Germanique, dans les Balkans. Les Espagnols sont accaparés par les conflits en Europe (Angleterre, Provinces-Unis...) et leurs nouvelles colonies en Asie et Amériques. Venise est en déclin, elle manque de puissance militaire face aux turcs et perd de son importance, suite aux nouvelles routes commerciales océaniques. l'Empire Ottoman en 1609:
  10. Voici un article assez détaillé et très intéressant sur le déroulement de Lépante (armement, tactique, rôle des Galéasses...) mais aussi de l'après Lépante côté naval, avec la reconstitution ultra-rapide d'une importante flotte ottomane, 10 mois après cette bataille. https://sitamnesty.wordpress.com/2012/10/07/7-octobre-1571-la-flotte-turque-est-detruite-a-lepante-4/
  11. Pour les excréments (et les déchets organiques, reste de repas, os, épluchures...), les armées depuis l'antiquité, hors déplacement, creusaient très souvent des fosses qui étaient recouvertes régulièrement de couches de sable, terre, branchages pour éviter les mouches et autres bestioles, les odeurs... chaque soldat y étaient tenus d'y aller. En plus des soldats et des animaux déjà mentionnés, les armées, depuis l'antiquité jusqu'au XIX°s, étaient régulièrement suivie par une ribambelle de civils (esclaves ou serviteurs, famille de militaire, marchands, prostituées...) qui pourvoyaient, en partie, au ravitaillement et divers besoins de la troupe (tel les lavandières et vivandières/cantinières de la renaissance jusqu'au XIX° s), ils pouvaient aussi servir d'auxiliaires de soin pour les blessés. En général, ces civils vivaient hors du camps militaire mais à proximité.
  12. Quelques éléments de réponse... http://www.2000gt.net/Japon/Japon3.php http://www.2000gt.net/AJ/HistoireAJ/HAJ07.php
  13. L’archipel nippon avait très très peu de chance de tomber aux mains des communistes. Pour cela il faudrait des moyens (appui, débarquement, transport...) que la flotte soviétique du pacifique n'a pas (ou, trop peu), Staline le savait, Truman aussi. Sakhaline et Kouriles sont une sorte de "maximum" soviétique faisable (et avec assistance américaine, notamment en fourniture de péniches de débarquement). Ces occupations se font en conformité avec Yalta. Que l'aspect "message à Staline" fût abordé avant août 45 est tout à fait possible (bien que non documenté, à ma connaissance). Que la bombe A constitue une démonstration de puissance au monde, c'est certain, vis à vis des japonais (c'est l'effet N°1 recherché) ou d'autres. Mais il est clair, que pour Roosevelt, puis Truman, les conseillers politiques américains, les militaires, les scientifiques... la considération qui l'emporte très largement sur les autres c'est la fin de la guerre. N'oublions pas que les américains, même après Trinity, n'ont pas vraiment idée des dégâts que va occasionner la bombe en utilisation réelle. A ce sujet, Nagasaki sera plus "décevant" que Hiroshima, et, finalement, un gros raid de B29 est bien plus meurtrier et dévastateur que la bombe atomique de l'époque. Je rajouterai que Roosevelt voyait, en Staline, un partenaire dans la paix comme il l'était durant la guerre. Il pensait réellement la normalisation possible avec l'URSS (l'ONU était voulu, aussi, dans ce sens). Roosevelt satisfaisait Satine sur certaines choses (prêt bail, Yalta...) , pour l' "amadouer" et le mettre en confiance, afin que celui-ci se rapproche des démocraties et abandonne ses visées expansionnistes. Truman continua sur cet état d'esprit avant de changer de politique, en 47. Ainsi, en 1945, "mettre en garde" Staline, avec la bombe A, n'est pas vraiment dans la ligne politique de Washington.
  14. Cette vision des choses, née durant la guerre froide, est fausse en 45. Il est très claire que c'est surtout la fin de la guerre, et le plus rapidement possible, qui est recherché par cette décision atomique. Il est possible que d'autres considérations soient, prises en compte, notamment économique, car les sommes et efforts engagés dans le projet Manhattan sont tels qu'une non utilisation de la bombe ne serait ni comprise, ni tolérée par la population. Il faut rappeler que: - Avec l’opération Downfall (invasion du Japon), planifiée d'octobre 1945 jusqu'en 46 , les américains prévoient la perte de 500 000 hommes, ce qui inquiète tout le monde, Truman en premier. - En 1945, Staline est encore vu comme un allié, plus ou moins, "normal". Le divorce avec Staline commence, progressivement, en 1946 (le rideau de fer de Churchill), et la doctrine de Truman (Endiguement) en 47... -Ce sont les américains qui ont insisté pour que Staline intervienne en Mandchourie, avec les risques politiques que cela pouvait impliquer en Chine. -La décision et le lancement des opérations de bombardement du 6 et 9 août est prise par Truman, mi-juillet, après Trinity (1° essai réel et réussi de la bombe A), bien avant le début de l'offensive soviétique sur la Mandchourie. -Truman informa Staline, à Potsdam, de l’existence d'une bombe puissante capable de détruire une ville entière. A sa grande surprise, Staline n'en fût ni étonné, ni curieux (ce qui inquiétât les américains sur l'espionnage soviétique du projet Manhattan). -Le devenir de l'arme atomique, après guerre, n'est pas encore décidé en 1945. Plusieurs options sont en débats: démantèlement + abandon, partage entre alliés (Manhattan n'est pas exclusivement américain), mise sous tutelle via l'ONU (créée en 45)...et appropriation par les USA.
  15. Attention, cette carte de 750 comporte de très nombreuses erreurs: -L'Empire Carolingien n'existe pas encore (et pas à ces frontières). -Le Royaume des Asturies correspond, grosso modo, aux territoires au nord du Duero (reconquêtes d'Alphonse Ier). Sur la carte, c'est celui des années 720. -La Septimanie est déjà reprise par Charles Martel, en 737, sauf la ville de Narbonne (isolée, elle est reprise en 759). -Manque les duchés Francs "autonomes" de Gascogne (Vasconie) et d'Aquitaine. -Les villes de Gibraltar et Oviédo n'existent pas en 750. Désolé, je n'est pas trouvé de carte "satisfaisante" pour 750. Mais, avec cette carte de 740, on s'en rapproche (en rajoutant les reconquêtes de la Septimanie et du nord du Duero) Cela dit, la remarque de Wallaby est assez juste, pendant un très long moment, les frontières ont peu variés entre chrétiens et musulmans.
  16. En effet, rien que la grande peste de 1598-1602 aurait fait 1/2 millions de morts en Espagne... Aux multiples épidemies: pestes, varioles, coléra... (qui touchent durement la péninsule ibérique), à la misère économique, aux famines, à l'émigration vers le nouveau monde, aux guerres et troubles civiles.... s'ajoute l'expulsions des Morisques (1609-1614) qui comptaient de 3 à 400 000 personnes en Espagne.
  17. Les premiers plans militaires apparaissent fin 47 / début 48, et prennent en compte une immense disproportion numérique des forces en présences: l'URSS à 160 divisions immédiatement disponibles, auxquelles il faut rajouter une quarantaine de divisions des nouveaux pays communistes (Pologne, Roumanie, Hongrie...). Côté occidentale, on ne comptait que quelques dizaines de divisions (une dizaine françaises, neuf américaines, à peu près autant chez les britanniques, 2 belges...), principalement utilisées en Allemagne et en Autriche pour l’occupation. Côté matériel, la situation est, là aussi, très préoccupante, tant en qualité qu’en quantité, particulièrement pour les chars et l’artillerie. Une des plus mal dotée dans ces domaines est l'armée française (et va le reste jusqu'au début des années 50). Les seules satisfactions, à l’ouest, viennent de l’aviation (notamment les bombardiers lourds), jugé égale, voir supérieur aux soviétiques, et de la marine. Il apparaissait clairement que les armées occidentales risquaient d’être balayées rapidement par les communistes. Les plans prévoyaient de freiner les soviétiques en Allemagne et de retrancher derrière le Rhin et de s'accrocher, autant que possible, dans les Alpes autrichiennes. La France réhabilita certains ouvrages de la ligne Maginot à la même époque. En cas de rupture du front sur le Rhin, les français planifiaient un repli directement en Afrique du Nord. L'Espagne de Franco, isolée et ne faisant pas partie du côté occidental, il n'y avait aucun plan de défense derrière les Pyrénées. La capacité de résistance des européens était estimée à un an maxi. Ce délai devait permettre de remettre en marche la machine militaro-industrielle américaine et l’US Army (qui était réduite à 550 000 hommes après guerre), pour la reconquête de l'Europe. Outre l’envoi immédiat de renforts en Europe, les américains avaient prévu un bombardement atomique de toutes les villes industrielles vitales soviétiques via des petits raids de bombardiers stratégiques. C'est exactement dans cette optique que 60 B29 du Strategique Air Command furent déployés en Angleterre, lors du Blocus de Berlin, en 1948. Il est a noter que le volet militaire du plan Marshall (livraison massive d'armement) n'interviendra qu'au début des années 50, après les 1ère adhésions à l'OTAN.
  18. L'impact de la fin de Malte sur Rommel, se joue, aussi, dans un basculement des forces navales et aériennes italiennes (et allemandes) vers l'est. Avec une nette superiorité aérienne, ça permet de faire aux britanniques, en 41, ce que les allemands subirent en 42. Dans ces conditions, on peut vraiment se poser la question de la faisabilité du ravitaillement de Tobrouk pour les britanniques, déjà que ce fût très difficile dans le réel... Sauf qu'avec l'attaque sur Gibraltar, l'Espagne entre en guerre, donc plus neutre ! En effet, les débarquements en France influent sur la campgne d'Italie, Churchill voulait y concentrer plus de forces alors que les américains préfèraient tenter leurs chances ailleurs (et sortir du "bourbier italien). Il faut dire que la campagne d''Italie n'est pas facile: - pas moyens de faire manoeuvrer de grosses unités blindés, sauf sur les 2 secteurs côtiers (et attaquant droit en avant). - au milieu de la "botte italienne", les Apennins se révèlèrent assez difficile pour la progression de l'infanterie. Tout cela favorise la défense, et, avec peu de moyens, les allemands purent bloquer d'importante force alliés (environ: 1 allemands pour 3 alliés), et durant de longs mois (ligne Gustave, ligne Gothique...). Cela donne un petit effet "Thermopyles" que les alliés essayèrent d'attenuer en débarquant sur les arrières allemands (Anzio), ou par des attaques osés / résolus de l'infanterie en montagne (française à Garigliano, américaine sur la ligne Gothique). Et quand bien même les alliès fussent, enfin, arrivés dans le nord, ils se seraient retrouvés au pied des Alpes, avec les mêmes gros problèmes de franchissement, que ce soit vers la France, l'Autriche ou la Yougoslavie (voir les italiens en 40, ou, dans l'autre sens, les américains en 44). Au final, l'Italie n'aura jamais été un "vrai" 2ème front européen, comme l'esperaient les alliés !
  19. Hitler se préoccupe d'un débarquement courant 42, à cause de l'entrée en guerre des USA + l'armée allemandes qui ne parvient pas à gagner à l'est. En 42, mis à part les défenses portuaires, le mur de l'Atlantique n'existe pas encore. Des divisions espagnole ou italiennes ne sauraient s'occuper des secteurs entiers sans occasioner des Pb politico-militaire. Les allemands préfèraient, de loin, avoir les mains libres (voir ce qui c'est passé avec la zone d'occupation italienne dans le sud de la france). Mais n'oublions pas qu'en 42, il y a relativement peu de troupes allemandes, en France, C'est comme même un fait, l'Espagne permet plus d'options tactiques que le "couloir" Italien. Je suis d'accord pour le nord montagneux, comme le Pyrénées, mais les alliés souhaitait un 2ème front, à l'ouest, et l'Espagne aurait offert un très bon aspirateur à troupes allemandes tout en contentant Staline. Comme nous avons pu le constater en 43 et 44, la campagne d'Italie fût, plutôt, un mauvais choix statégique car trop "facile" à défendre (montagneux, front étroit et pas du tout adapté aux blindés). L'Espagne aurait offert un meilleur déploiement et une meilleurs optimisation des troupes alliés (blindés), aurait été plus difficile à défendre côté de l'Axe, et, après conquête, constiturait une excellent base de départ pour attaquer/débarquer dans le sud de la France (2 options: côté atlantique ou côté méditerrannéen) en prenant à revert tout le mur de l'Atlantique. Nous n'aurions, peut-être, pas eu de débarquement en Normandie, mais un debarquement en Vendée, en Aquitaine ou en Provence De toutes façons, avec un pays à vaincre en plus, cela aurait été plus dificile pour les alliés... quelque soit le lieu de débarquement (en ou hors Espagne).
  20. Loki, la division Azul fût le "service minimum" de Franco vis à vis des allemands, le but étant de "renvoyer l'ascenseur" (légion Condor...) tout en restant neutre et ne pas trop mécontenter Hilter. Si Franco rentrait en guerre, l'engagement de l'Espagne devait être totale. Il le savait et c'est pour cela qu'il resta neutre, il ne jugeait pas son pays prêt à cela. En cas de prise de Gibraltar par l'Espagne, Franco aura forcement besoin des Allemands. Du même coup, une demande de soutient de l'Espagne sur le front de l'est ne saurait-être refusé. Et là, Franco ne s'en sortira pas en envoyant qu'une seule division, d'autant plus que les italiens demanderons, aussi, aide et une réciprocité (pour leur troupes envoyées en Espagne durant la guerre civile). En effet, c'était le scénario prévu du plan G espagnol: Blocus > bombardements > capitulation. Si l'on prend exemple sur Corregidor ou Singapour, la résistance brits ne devrait pas durer plus de quelques semaines.
  21. Je fait référence au mont Elbrouz (ou la "bataille des cols"), en aout 42, ou la progression du corps alpin allemand vers Soukhoumi est bloquée à 20km de la ville, faute d'hommes et où le bataillon d'Alpini italien, qui y était vivement attendu pour reprendre la progression, avait été détourné sur Stalingrad. Les allemands, finalement, ne rentrèrent jamais dans la ville. Cette opération devait prendre à revers toutes les troupes soviétiques qui résitent énergiquement entre Novorosiik et Sotchi et aboutir sur la frontière turque à Batoumi. Tout le Caucase occidentale aurait pu tombé au mains allemandes, condamnant la flotte russe de la mer noire en même temps..
  22. Mais non, mais non ! :lol: Faut des points de vues pessimistes et optimistes pour faire avancer le débat ! C'est vrai, sauf que les espagnols, même mal armés (comme tous les autres autres alliés de Hitler: italiens, roumains...) remplaceraient des troupes allemandes mieux utilisés dans Stalingrad (ou autres parts). Je pense que cela permettrait de boucler la bataille bien avant Uranus (avec plus d'infanterie allemande, plus utile en combat urbain), ou, dans le cas du Caucase (où cela c'est joué à un ou deux bataillons d'infanterie près). L'armée de Franco, sauf si elle intervient en Russie, n'aurait pas de front militaire en 41 ou en 42 (type Lybie pour les italiens ou Russie pour les allemands...). Le territoire national n'est pas vraiment menacé d'invasion en 41 (et jusqu'à mi- 42), mis à part les colonies lointaines et les Canaries. Quant aux portugais, un peu esseulés, ils devraient, au mieux, rester neutre (en cas d'engagement aux côtés des britanniques, il faut pas trop compter sur ces derniers pour les aider en 41, après avoir perdu tout leurs materiels en 40, ils envoient, déjà, ce qu'ils peuvent à leur armée en Egypte ou à la Russie).
  23. C'est pas si sûr. Il est fort à parier que Franco, plongé dans la guerre avec l'Axe, ne se contente plus d'envoyer une seule division Azul en URSS, mais bien plus. Une Espagne en guerre, c'est 2 millions d'hommes immédiatement mobilisables et experimentés, doté d'une bonne artillerie. Si l'on compare avec le corps expeditionnaire Italien en Russie, on peut raisonnablement penser, qu'au minimum, 4 ou 5 divisions espagnoles "type Azul" pourraient être envoyées à l'est à partir de fin 41 (soit environ 500 000 hommes au total, en comptant la logistique, l'aviation....). Aux moments cruciaux de Stalingrad ou dans l'offensive vers le Caucase, par exemple, ou chaques hommes supplémentaires comptaient, ces quelques divisions d'infanterie supplémentaires aurait pu changer le cour des opérations. Pour les anglo-américains, un débarquement "Torch" en Andalousie et dans le Rif, en 42, me parait tout à fait envisageable. En extrapolant la stratégie de Churchill, qui souhaitait abattre l'Italie en 1er, car militairement plus faible que l'Allemagne, l'Espagne me parait être une proie encore plus "facile". En 1942, Franco avait peu de blindés et, en grandes majorités, obsolètes, sa marine et son aviation étaient faible. Même avec quelques livraisons de materiels allemands (ou italiens) cela n'aurait pas changé la donne, surtout en prennant en compte l'effort militaro-industriel que demande le front de l'Est pour les allemands On peut rajouter que le territoire espagnol offrirait plus de solutions tactiques que l'Italie ou l'Afrique du nord n'en ont donnés. Que les allemands seraient dans l'obligation d'intervenir pour sauver Franco (leur demandant un effort militaire équivalent de ce qu'ils envoyèrent en Tunisie). Les républicains espagnols, réarmés, offriraient une aide précieuse aux alliés. Concernant le Rif espagnol, si celui-ci tombe, cela permet d'avoir une bonne base de départ pour des opérations alliés ultérieures en AFN, avec, potentiellement, le même résultat final que Torch: le basculement de l'AFN dans le camps allié, et la prise à revers de l'Afrika-Korps et des italiens.
  24. Fin 1938, la France a bien failli intervenir en Espagne. En effet, avec la dégradation des relations avec l'Allemagne et les victoires des franquistes, la France risquait fort de se retrouver encerclée par des pays hostiles (Allemagne, Italie, Espagne), ainsi que l'Afrique du nord (entre la Lybie italienne et le Maroc espagnol). La France a donc demandé à Franco (entre autres choses) sa neutralité en cas de guerre avec l'Allemagne (en réciprocité de la neutralité dans la guerre civile). Face aux tergiversations du Caudillo, la France le menaça d’intervenir militairement dans le conflit, et établit un plan d’action en conséquence: le plan E (pour Espagne). Il était prévu : -Intervention de l’armée en Catalogne (environ 100000 hommes) en soutient des républicains. -Occupation des colonies et îles tenues par les nationalistes espagnols (Baléares, Canaries, Maroc, Guinée….) L'Amiral Darlan, dans une note de 38, proposait une offensive en Navarre ou en Pays-basque, et de prendre le Maroc et les Baléares (mais aussi d'attaquer les italiens en Lybie et en Italie). Fin 1938, des renforts de troupes françaises sont amenée à la frontières marocaine et mettent sous pression les nationalistes espagnols, Franco prend réellement conscience des menaces françaises: il envoi des renforts au Maroc, commence la fortification de la frontière franco-espagnole (Linea Pireneos), et demande, en urgence, des armes supplémentaire aux italiens. Finalement, juste après Munich, Franco, craignant en l'imminence d'un conflit européen, et que celui-ci qui lui fasse perdre la guerre civile, accepte les demandes françaises (fin 38). Début 39, les accords Bérard-Jordana seront signés. L’Espagne respectera ces accords et restera neutre durant la WW2. L'armée française n'aura pas à surveiller la frontière epagnole en 39-40.
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