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  1. Le 11 juillet a été institué par l'ONU comme "journée mondiale de la population". En Europe, on n'en parle pas beaucoup, mais en Indonésie, en Inde ou au Bangladesh, ça a l'air d'être un peu plus suivi : https://www.thejakartapost.com/adv/2020/07/11/world-population-day-bkkbn-campaigns-against-unwanted-pregnancy.html Avec le Johns Hopkins Communication Program Center (JHCCP Indonesia), le BKKBN a développé une stratégie de communication qui prévoit l'emploi de 15 000 agents de terrain pour le planning familial (PLKB). Cette stratégie vise à renforcer la mise en œuvre des programmes sur le terrain, en particulier les services de planning familial pour les couples en âge de procréer en ce qui concerne la fourniture de contraceptifs. La peur de contracter le virus a empêché les femmes de se rendre dans les établissements de santé. Il existe également un risque de rupture de la chaîne d'approvisionnement en matière de disponibilité des contraceptifs dans certaines régions, ce qui pourrait entraîner des grossesses non désirées. Selon le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), 47 millions de femmes dans le monde n'ont pas accès aux moyens de contraception modernes, dont 7 millions connaissent une grossesse non désirée. Le FNUAP a averti que 31 millions de cas de violence sexiste se produiront si les confinements se poursuivent pendant six mois dans 114 pays à faible et moyen revenu. https://www.india.com/lifestyle/world-population-day-2020-5-family-planning-challenges-faced-in-india-4079860/ Journée mondiale de la population 2020 : L'Inde est sur le point d'obtenir le titre de "pays le plus peuplé du monde" d'ici à la fin de 2025, selon la fiche de données sur la population mondiale 2019. Pourtant, le planning familial est un sujet dont la plupart des habitants du pays se moquent. Même après 69 ans de création du programme national de planning familial, les tendances n'ont pas beaucoup changé. D'après les rapports, les hommes participent moins que les femmes au planning familial. C'est probablement la raison pour laquelle la vasectomie est l'un des moyens de contraception les moins populaires en Inde, selon l'enquête nationale sur la santé familiale (2015-2016). Les données du ministère de la santé de 2016 montrent que l'utilisation du préservatif a diminué de 52 % en huit ans et que les vasectomies sont tombées à 73 %. En outre, l'Inde est confrontée à de nombreux autres défis en matière de planification familiale. Parlons-en un par un. A lire également - Journée mondiale de la population 2020 : Histoire, importance de la journée et thème de cette année Manque de sensibilisation des hommes Au cours de la dernière décennie, les cas de stérilisation des femmes ont augmenté et les femmes comprennent progressivement l'importance du planning familial. De plus en plus de femmes se présentent d'elles-mêmes pour se faire stériliser. Cependant, les hommes sont encore assez réticents à subir une vasectomie. Ils ne font pas preuve d'une participation active et sont extrêmement têtus à ne pas se protéger pendant les rapports sexuels. Dans une relation sexuelle, les femmes n'ont toujours pas le pouvoir de négocier et de choisir si elles veulent tomber enceintes ou si elles souhaitent donner naissance à un bébé, qu'il s'agisse d'un garçon ou d'une fille. C'est principalement le cas dans la partie inférieure de la société. L'éducation a sensibilisé les femmes de la classe socio-économique supérieure à l'importance du planning familial. C'est pourquoi elles se présentent volontiers pour opter pour des méthodes de planification familiale. La société indienne est patriarcale et, par conséquent, il y a une préférence pour les fils dans le pays. Ici, les femmes sont obligées d'engendrer une progéniture masculine. Au cours de ce processus, une femme finit par être enceinte à plusieurs reprises et par produire de nombreux enfants jusqu'à ce qu'un enfant mâle naisse. Et si elle ne donne pas naissance à un enfant mâle, elle est maudite et considérée comme une honte pour la famille. https://www.republicworld.com/lifestyle/festivals/world-population-day-essay.html L'Inde, en tant que pays, est confrontée à une crise démographique majeure en raison de sa vaste population. Si l'on devait faire une estimation, on pourrait dire que près de 17 % de la population mondiale vit rien qu'en Inde. L'Inde se classe statistiquement en deuxième position dans la liste des pays les plus peuplés. En outre, l'Inde est également l'un des pays où le taux d'alphabétisation est le plus faible. Ce facteur contribue donc largement à l'explosion démographique du pays. De nombreux économistes et documents de recherche ont souligné le fait que le taux d'alphabétisation et la croissance démographique sont inversement proportionnels. Cette relation peut être attribuée à un certain nombre de facteurs tels que la méconnaissance des méthodes de contrôle des naissances, les conditions socio-économiques, entre autres. En outre, un argument commun mis en évidence dans ces documents de recherche est le processus de réflexion des habitants des zones rurales. Leur argument est que plus de personnes dans une famille équivaut à plus d'aide. Cela signifie qu'ils ont de meilleures chances de gagner leur vie. L'Inde étant confrontée à une pénurie de ressources, la crise démographique ne fait qu'aggraver le problème. Il est très difficile pour chaque citoyen d'obtenir une part égale des ressources. Cela finit par rendre les pauvres plus pauvres et les riches plus riches. En d'autres termes, l'homme pense toujours à son bien-être et devient égoïste. Il néglige l'impact qu'il crée sur son environnement. Si le taux de population continue d'augmenter à ce rythme, les gens ne pourront pas survivre longtemps. Comme cette croissance démographique a des conséquences néfastes. C'est pourquoi les gens doivent prendre des mesures pour contrôler une telle explosion de la population. https://www.thedailystar.net/opinion/news/world-population-day-2020-stalled-progress-covid-19-and-the-road-sdg-1928245 Grâce à l'attention et aux efforts soutenus des différentes parties prenantes, le Bangladesh est aujourd'hui une réussite. En 1971, l'indice synthétique de fécondité (ISF) du Bangladesh, défini comme le nombre de naissances vivantes données par une femme à la fin de sa période de reproduction, était supérieur à 6. Il a maintenant été ramené à 2,3, ce qui est très proche de ce que les démographes appellent le "niveau de remplacement". Le Covid-19 menace non seulement la poursuite des progrès mais aussi le maintien des acquis des dernières décennies. Les experts s'inquiètent des effets collatéraux de la pandémie sur les services de santé non-Covid. La couverture vaccinale, les services de maternité, y compris l'accouchement en établissement, l'utilisation des contraceptifs et d'autres services ont marqué une tendance à la baisse. Une étude récente du FNUAP estime que si le confinement se poursuivait pendant six mois et que les services de santé étaient fortement perturbés, ce qui semble être le cas au Bangladesh, 47 millions de femmes des pays à faible et moyen revenu auraient du mal à accéder aux contraceptifs modernes, ce qui entraînerait sept millions de grossesses non désirées. En outre, il y aurait une augmentation de la violence fondée sur le sexe, des mutilations génitales féminines et des mariages d'enfants. Une autre étude du même organisme a prédit qu'un retard moyen d'un an dans la mise en œuvre des interventions visant à mettre fin aux mariages d'enfants pourrait entraîner 7,4 millions de nouveaux mariages au cours de la prochaine décennie. Le ralentissement économique lié à la pandémie devrait entraîner 5,6 millions de mariages supplémentaires au cours de la même période, soit un total de 13 millions de mariages d'enfants au cours de la période 2020-2030.
  2. Et c'est parfaitement acceptable dans le sens de "non pratiquant". Cf l'expression "secular Jews".
  3. C'est un problème de traduction de l'anglais en français que je n'ai pas suffisamment vérifiée. Il aurait fallu traduire "non pratiquant".
  4. Il y a une population gréco-américaine qui est importante, et probablement politiquement influente : https://en.wikipedia.org/wiki/Greek_diaspora Les Etats-Unis ont la plus grande population ethnique grecque hors de Grèce. Selon le Département d'Etat américain, les chiffres de la communauté grecque-américaine près de trois millions et la grande majorité sont des immigrés de troisième ou quatrième génération. Selon le Conseil œcuménique des Églises, le Patriarcat œcuménique a une adhésion de 2.800.000 aux États-Unis et du Canada qui sont encore grec orthodoxe; Cependant, beaucoup de Grecs dans les deux pays ont adopté d'autres religions ou devenir laïque. Le recensement de 2010 a enregistré environ 1.300.000 Américains grecs, bien que les membres de la communauté contestent l'exactitude.
  5. Et puis il y a des liens très étroits entre le patriarcat de Constantinople et la diplomatie américaine. Dernièrement, lorsque le patriarcat de Constantinople a approuvé l'autocéphalie de l'Église d'Ukraine, c'était dans le but d'affaiblir le patriarcat de Moscou, et cela coïncide avec la volonté américaine d'affaiblir la Russie dans ce qui était autrefois le monde russe.
  6. Si les fresques sont recouvertes à nouveau de chaux comme sous l'empire Ottoman, ce qui se visitera ne sera plus la même chose. Ce sera un monument amputé de ces fresques. https://www.sudouest.fr/2020/07/10/turquie-5-choses-a-savoir-sur-la-possible-transformation-de-la-basilique-sainte-sophie-en-mosquee-7647833-4803.php Mais le cas de l’église Sainte-Sophie à [Trébizonde] (nord-est de la Turquie), reconvertie en mosquée en 2013, donne à réfléchir. "Le nombre de visiteurs a drastiquement chuté après sa reconversion (…), notamment parce qu’ils ne pouvaient plus admirer les fameuses fresques de l’église", souligne Tugba Tanyeri Erdemir, chercheuse à l’Université de Pittsburgh, ajoutant que cette décision a eu des retombées négatives pour les habitants vivant du tourisme. Les Américains se considèrent eux aussi comme dépositaires de l'héritage romain (par exemple leur parlement se nomme "Capitole" et il est inspiré du Panthéon de Rome). Il n'y a pas que les Russes. https://www.letemps.ch/opinions/somptueuse-basilique-saintesophie-distanbul-prise-otage-pouvoir-politique (10 juillet 2020) Les Etats-Unis, par la voix du secrétaire d’Etat Mike Pompeo, ont déjà appelé Ankara à ne pas toucher au statut du monument, rapporte le quotidien Cumhuriyet.
  7. https://www.sudouest.fr/2020/07/10/un-nouveau-virus-mortel-se-repand-il-au-kazakhstan-la-chine-l-affirme-les-autorites-dementent-7647093-4696.php L’ambassade chinoise à Nur-Sultan, la capitale kazakhe, a mis en garde jeudi contre une nouvelle maladie "au taux de mortalité de loin supérieur au Covid-19". Le Kazakhstan a démenti vendredi des affirmations de l’ambassade chinoise selon laquelle un nouveau virus, plus mortel que le Covid-19, se répand dans plusieurs régions de ce gigantesque pays d’Asie central. Dans un message à destination de ses citoyens, l’ambassade chinoise à Nur-Sultan, la capitale kazakhe, a mis en garde jeudi contre une nouvelle maladie "au taux de mortalité de loin supérieur au Covid-19" qui aurait, selon ses dires, provoqué 1 772 morts au cours des six premiers mois de 2020 et "628 rien qu’en juin".
  8. https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/07/08/cote-d-ivoire-le-premier-ministre-et-candidat-a-la-presidentielle-amadou-gon-coulibaly-est-mort_6045646_3212.html Amadou Gon Coulibaly avait été désigné comme son successeur par Alassane Ouattara depuis que ce dernier a annoncé, le 5 mars, qu’il ne briguera pas de troisième mandat. Mais pendant toute la durée de son évacuation, sa santé a fait l’objet de toutes les spéculations, laissant même envisager un retour en selle de M. Ouattara. « Si Gon Coulibaly était inapte, Ouattara n’aurait pas d’autre choix que de se porter candidat, car il n’y a pas de plan B. Cette question est jusqu’ici restée taboue, du fait que le président a clairement montré sa volonté de départ et indiqué qui était son choix pour lui succéder », relatait, il y a quelques jours au Monde, un observateur étranger.
  9. https://www.ecfr.eu/article/commentary_instrumental_solidarity_hungarys_management_of_the_coronavirus_c (1er juillet 2020) Selon le nouveau "European Solidarity Tracker" du Conseil européen des relations extérieures, la Hongrie figure parmi les pays qui ont le plus fait preuve de solidarité depuis le début de la crise du coronavirus, début mars. Le tracker - qui enregistre les efforts des États membres de l'UE pour s'entraider face aux défis inattendus posés par la pandémie - montre que la Hongrie a réalisé plus d'actes individuels de solidarité que tout autre pays à part la France et l'Allemagne. En mars, alors que les États membres de l'UE commençaient à fermer leurs frontières, Budapest devait rapidement négocier des accords qui permettraient aux Hongrois ayant un emploi dans les pays voisins et aux citoyens des pays voisins travaillant en Hongrie de continuer à se déplacer pour travailler. Les accords conclus par la Hongrie sur cette question étaient plus que de simples gestes de bon voisinage ; ils étaient essentiels pour prévenir de nouvelles flambées du chômage et atténuer ainsi les retombées économiques de la crise pour toutes les parties. La Hongrie a ressenti un besoin particulièrement pressant de conclure des accords avec l'Autriche et la Slovaquie, où travaillent la plupart des Hongrois qui font la navette entre leur domicile et leur lieu de travail. Dans le même temps, les dons médicaux de Budapest ont été principalement motivés par des priorités telles que le soutien aux minorités ethniques hongroises dans les pays voisins et la stabilité dans les Balkans - deux éléments indépendants de la crise du coronavirus. Poursuivant un programme nationaliste, le gouvernement Orbán attache depuis longtemps une grande importance à l'ethnie hongroise de la région, qu'il considère comme faisant partie de la nation. Soutenant que "chaque Hongrois est responsable de chaque Hongrois", le gouvernement a fait des dons de fournitures médicales qui ont ciblé ces communautés dans les pays voisins de Roumanie, Slovaquie, Slovénie et Croatie, ainsi que dans des pays hors UE comme la Serbie et l'Ukraine. À la mi-juin, ces dons aux communautés ethniques hongroises s'élevaient à 710 000 masques et autres équipements de protection. L'approche de la Hongrie a été quelque peu controversée dans les pays avec lesquels elle a eu des relations tendues, comme le montre la description que certains médias roumains en ont faite comme une "discrimination ethnique". Dans les pays voisins avec lesquels elle entretient des relations relativement bonnes (tels que la Slovénie et la Croatie), la Hongrie a fourni une assistance médicale non seulement aux communautés hongroises mais aussi à la population en général. Le soutien de la Hongrie à la Slovénie et à la Croatie suit une logique similaire à celle de la Serbie, de la Macédoine du Nord, du Monténégro et de la Bosnie-et-Herzégovine (qui, comme elles sont situées en dehors de l'UE, n'apparaissent pas dans le tracker). Depuis la crise migratoire de 2015, l'approche du gouvernement hongrois à l'égard des Balkans occidentaux est dominée par la sécurisation de la région en tant qu'itinéraire clé pour ce qu'il appelle "l'immigration clandestine" vers l'UE. C'est pourquoi la stabilité dans la région est de la plus haute importance pour la Hongrie, et c'est pourquoi le pays fait pression pour que les États des Balkans occidentaux adhèrent à l'UE, indépendamment de leur engagement envers les normes démocratiques ou de leur état de préparation plus général à cette évolution. En annonçant les dons de la Hongrie à la Macédoine du Nord, le ministre hongrois des affaires étrangères, Péter Szijjártó, l'a clairement indiqué : "Si ces pays sont affaiblis... leur capacité de défense sera également plus faible. Et s'il y a une forte pression migratoire illégale - qui, malheureusement, a une chance - ce pays ne pourra pas y résister". "Il est dans notre intérêt, à nous Hongrois, d'avoir une ligne de défense efficace contre la pression migratoire aussi loin que possible au sud", a-t-il ajouté. Par conséquent, du point de vue du gouvernement hongrois, l'aide médicale aux Balkans occidentaux n'est pas seulement un geste de solidarité mais aussi un acte d'autodéfense.
  10. source : https://www.ft.com/content/36abf9a6-b838-4ca2-ba35-2836bd0b62e2 (Martin Wolf: Democracy will fail if we don’t think as citizens, 6 juillet 2020)
  11. Il faut mettre la culture en plein air, dans les arènes de Cimiez, de Nîmes, de Lyon et de Lutèce. Aux théâtres d'Orange et d'Arles.
  12. https://www.t-online.de/nachrichten/ausland/id_88196654/gewalt-in-serbien-praesident-vucic-nimmt-ausgangssperre-zurueck.html (9 juillet 2020) Après trois jours de violentes protestations, Vucic a maintenant promis de lever le couvre-feu annoncé précédemment, malgré la hausse des chiffres de la Corona. A Belgrade, il y aura "certainement" des restrictions plus strictes que la dernière fois, a souligné M. Vucic mercredi après-midi. Cependant, l'équipe de gestion de crise de son gouvernement semble "croire qu'il ne devrait pas y avoir de couvre-feu", a-t-il ajouté. La décision finale sera prise jeudi. Vucic a été qualifié de "fasciste" par les milliers de manifestants qui sont descendus dans la rue mardi soir. En outre, il y a eu des soupçons d'"ingérence des services secrets étrangers", a déclaré le président, sans donner de détails. "Il serait dommage que je ne tienne pas ma parole sous la pression des hooligans, mais je pense que nous faisons preuve de force en montrant que je ne décide pas seul", a poursuivi M. Vucic. Mercredi soir, la police a de nouveau utilisé des gaz lacrymogènes contre les manifestants qui ont lancé des pierres et des feux d'artifice sur les policiers. Le gouvernement a décrété en mars l'une des mesures de confinement les plus strictes d'Europe, alléguant la crainte d'un effondrement du système de santé. Les membres de l'opposition soupçonnent plutôt une démonstration de pouvoir de la part du gouvernement de plus en plus autoritaire. Ils craignent la perte des structures démocratiques dans le pays. Cela est évident depuis des années : La corruption et la liberté limitée des médias ne sont que deux exemples. Les personnes âgées de plus de 65 ans devaient rester à la maison pendant le confinement, toutes les autres n'étaient pas autorisées à quitter l'appartement après 17 heures. Les frontières, les écoles, les restaurants, les centres commerciaux sont restés fermés. La pandémie est donc restée dans des limites tolérables et le nombre d'infections a diminué. Mais là aussi, il y a une contradiction : les critiques disent que les chiffres sont enjolivés et en fait plus drastiques que ce qui est annoncé. Ceci est également soutenu par les recherches d'investigation de "BalkanInsight". L'organisation a publié les chiffres des morts, qui, à plus de 600, sont plus de deux fois plus élevés que les chiffres réels. Début mai, le gouvernement serbe a ensuite dissous l'état d'urgence, suivi d'un assouplissement des règles. Mais pas sous la forme d'une ouverture progressive, d'une approche à l'essai, mais de zéro à cent : Outre l'ouverture de restaurants et d'installations de loisirs, des concerts et des matchs de football ont été organisés avec jusqu'à 20 000 spectateurs. La star du tennis Novak Djokovic a même organisé un événement caritatif de tennis, auquel 4 000 fans ont participé dans les tribunes - sans masque ni distance. Djokovic lui-même a déclaré que bien qu'il puisse être critiqué pour l'événement, il n'a fait que ce que le gouvernement lui a permis de faire. Après l'événement, il a été testé positif pour le virus corona. Les critiques soupçonnent que le relâchement global a dû avoir une influence positive sur l'élection. Et en effet : le président Vucic et son parti national de droite, le SNS (Parti serbe du progrès), ont remporté une nette victoire avec 63 % des voix. Cependant, la plupart des forces d'opposition ont boycotté l'élection. Aujourd'hui, quelques semaines seulement après sa victoire électorale, les conséquences du relâchement de la politique deviennent évidentes : depuis quelques jours, les autorités serbes rapportent à nouveau des chiffres d'infection à trois chiffres, et le 7 juillet, il y a eu 299 nouveaux cas en un jour. A titre de comparaison : début juin, les cas actifs n'étaient que de 230 environ, ils sont maintenant près de 3000. Dans une interview avec le "ZDF", le médecin Mithat Eminovic a établi un lien direct entre les décisions politiques et les épidémies massives. Le président a réagi et a de nouveau émis une restriction de sortie du 11 au 13 juillet. Pas plus de cinq personnes sont autorisées à l'intérieur ou à l'extérieur. Les masques sont à nouveau obligatoires dans les magasins, les bars, les discothèques et les transports publics, qui restent ouverts. Après l'annonce, des milliers de personnes ont protesté dans la capitale Belgrade et ont tenté de prendre d'assaut le bâtiment du Parlement. Des images de policiers battus et de manifestants en colère ont été diffusées en boucle. Mais la raison de cette colère n'est pas seulement les nouvelles restrictions modérées. Il s'agit d'un soulèvement contre le régime du président Vucic. La pandémie de Corona est "un paradis pour les régimes autoritaires" et les politiciens utilisent la crise pour bloquer "la communication et le débat normaux sur les problèmes du pays", a déclaré Boris Tadic, ancien président de Serbie, au "Tagesspiegel". La Serbie ne se contente donc pas de lutter contre une nouvelle flambée de la pandémie de Corona. Dans le même temps, le pays menace de glisser vers l'autocratie.
  13. https://www.latimes.com/california/story/2020-07-08/orange-county-still-resists-masks-even-as-coronavirus-cases-soar Le taux de positivité du comté [d'Orange] est également monté en flèche ces dernières semaines. Le taux de positivité, que les autorités sanitaires utilisent pour évaluer si le nombre de cas augmente en raison de la multiplication des tests ou de la propagation de la maladie au sein de la communauté, était de 7,95 % sur une période de sept jours à la mi-mai. Lundi, le comté avait un taux de 222 cas pour 100 000 habitants et un taux de tests positifs de 14,2 %, selon les responsables de la santé. L'État [de Californie] a fixé une moyenne standard souhaitée de 25 cas positifs pour 100 000 habitants sur une période de 14 jours et un taux moyen de tests positifs de 8 % sur sept jours.
  14. Puisqu'on reparle d'immigration, je rappelle le texte suivant qui indique que le déficit de main d'oeuvre américaine chez les informaticiens est le résultat artificiel d'une politique. Il y a surtout une dévalorisation pécuniaire de ces carrières organisée par une certaine logique économique. Comme l'indique l'auteur suivant, il faudrait juste un peu de volonté politique pour y remédier.
  15. J'ai retenu deux point dans le début de la vidéo, un avec lequel je ne suis plutôt pas d'accord, l'autre avec lequel je suis plutôt d'accord : 1) il évoque un sondage, sans donner le nom du sondeur, qui a demandé aux sondés de se prononcer sur l'efficacité d'un médicament. Il dit qu'à cette époque la seule bonne réponse possible était "je ne sais pas" car il n'y avait pas encore assez d'études qui avaient été faites sur ce médicament. Les 80 et quelques pour cent de sondés qui ont répondu autre chose que "je ne sais pas" ont donc tort. Il en conclut quelque chose d'assez extrême sur "Les Français" qui sont je ne sais plus quoi. Il ne serait pas lui-même français, on dirait, c'est du racisme : un jugement négatif appliqué en bloc à tout un peuple. Surtout ce type d'argument alimente un discours anti-démocratie. Sans peut-être s'en rendre compte, il alimente un discours du type Xi Jin Ping : la démocratie est le pire des systèmes, il faut s'en garder. Or la démocratie est très fragile. Durant la plus longue partie de l'histoire, en gros depuis Platon qui voulait donner le pouvoir aux philosophes - la version locale des "élites", jusqu'à la révolution américaine, les savants ont dit pis que pendre de la démocratie. Moi je me serais contenté d'accuser l'institut de sondage d'avoir piégé les sondés en leur posant une question qui n'était pas de leur ressort. 2) il dit qu'en 1905 si on avait fait voter les physiciens, ils auraient voté contre la théorie d'Einstein, preuve que la science ne progresse pas par des votes. C'est très vrai. Face au livre "Cent auteurs contre Einstein" publié en 1931, qui entendait réfuter sa théorie, Einstein avait répondu : "pourquoi cent ? Un seul aurait suffi". C'est assez courageux de dire cela parce que cela détruit un discours que l'on entend souvent face à la théorie anthropique du changement climatique, à savoir que "l'immense majorité des scientifiques, des climatologues, l'approuve". On remplace l'argument scientifique par l'argument du nombre, par l'argument du vote. Et les gens qui simplement rappellent que la théorie anthropique n'est pas vraiment prouvée, qu'elle est juste un bon candidat pour expliquer le changement climatique, risquent de se voir dénigrés comme "négationnistes". À son époque, Einstein, c'était lui le négationniste qui niait ce que disaient la plupart des physiciens plus âgés, qui faisaient autorité, installés en haut d'institutions et de chaires prestigieuses.
  16. Personnellement, les records de contaminations qui incluent une proportion d'asymptomatiques ne m'intéressent pas tant que ça. Par contre des données de taux de remplissage des hôpitaux ou de mortalité m'intéresseraient plus, car ils cernent mieux le coeur du problème du coût de cette maladie.
  17. https://www.letemps.ch/monde/manifestations-tendues-apres-lannonce-dun-couvrefeu-serbie (8 juillet 2020) La police a tiré, mardi, des gaz lacrymogènes à Belgrade [devant le parlement] pour disperser des milliers de manifestants furieux à l'annonce par les autorités que les habitants allaient à nouveau rester enfermés chez eux pendant le week-end. Ce pays des Balkans enregistre un rebond du nombre de cas, passant officiellement d'une cinquantaine de contaminations quotidiennes il y a un mois à environ 300 voire 350 actuellement. Le rythme des contaminations s'est accéléré après les législatives du 21 juin. Après les célébrations de l'écrasante victoire du Parti serbe du progrès (SNS) d'Aleksandar Vucic, de hauts responsables ont annoncé avoir été testés positifs au coronavirus. https://www.theguardian.com/world/2020/jul/08/who-says-evidence-emerging-of-airborne-coronavirus-spread "Nous voulions qu'ils reconnaissent les éléments de preuves", a déclaré Jose Jimenez, un chimiste de l'université du Colorado qui a signé le document. "Ce n'est certainement pas une attaque contre l'OMS. Il s'agit d'un débat scientifique, mais nous avons estimé qu'il fallait le rendre public parce qu'ils refusaient d'entendre les preuves après de nombreuses conversations avec eux", a-t-il déclaré à Reuters. M. Jimenez a déclaré qu'historiquement, il y a eu une opposition féroce dans la profession médicale à la notion de transmission par aérosol, et la barre des preuves a été placée très haut. La crainte de la panique a été une préoccupation majeure. "Si les gens entendent la transmission par l'air, les travailleurs de la santé refuseront d'aller à l'hôpital", a-t-il dit. Ou bien les gens achèteront tous les masques respiratoires N95 hautement protecteurs, "et il n'y en aura plus pour les pays en développement".
  18. Lundi, plus de 200 scientifiques internationaux ont exhorté l'OMS et la communauté médicale internationale à «reconnaître le potentiel de transmission aérienne du Covid-19», dans un article publié dans la revue Clinical Infectious Diseases d'Oxford. https://www.lefigaro.fr/sciences/covid-19-le-coup-de-gueule-de-239-scientifiques-contre-les-recommandations-de-l-oms-20200707 Covid-19: le coup de gueule de 239 scientifiques contre les recommandations de l’OMS Fait référence à https://academic.oup.com/cid/article-pdf/doi/10.1093/cid/ciaa939/33466874/ciaa939.pdf Quand on est paresseux comme moi on va à la dernière page du pdf, on regarde le petit dessin : fenêtre fermée beaucoup de particules ; fenêtre ouverte : beaucoup moins. Cette figure 1 est appellée par la phrase suivante du texte : Ce problème est particulièrement aigu dans les environnements intérieurs ou fermés, notamment ceux qui sont surpeuplés et dont la ventilation est inadéquate [17] par rapport au nombre d'occupants et aux périodes d'exposition prolongées (comme le montre le graphique de la figure 1). Par exemple, la transmission par voie aérienne semble être la seule explication plausible de plusieurs événements de super propagation étudiés qui se sont produits dans de telles conditions [10], et d'autres où les précautions recommandées concernant la transmission directe de gouttelettes ont été suivies. La référence 10 est celle du fameux restaurant de Canton. La référence 17 est celle-ci : Somsen, G.A., van Rijn, C., Kooij, S., Bem, R.A. and Bonn, D. Small droplet aerosols in poorly ventilated spaces and SARS-CoV-2 transmission. The Lancet. Respiratory Medicine, 27 May 2020; in press. https://www.letemps.ch/sciences/experts-alertent-transmission-covid19-lair (7 juillet 2020) Leur lettre vise directement l'organisation onusienne, déjà critiquée pour avoir tardé à recommander les masques, et ici accusée de refuser de voir l'accumulation d'indices d'une propagation par l'air du virus qui a tué plus de 500 000 personnes dans le monde en six mois. Il n'y a pas de consensus scientifique que cette voie aérienne joue un rôle dans les contagions: mais Julian Tang, l'un des signataires, de l'université de Leicester, répond que l'OMS n'a pas prouvé l'inverse: «L'absence de preuve n'est pas une preuve d'absence.» A l'heure du déconfinement, il est *** plaident les experts, de mieux ventiler lieux de travail, écoles, hôpitaux et maisons de retraite, et d'installer des outils de lutte contre les infections tels que des filtres à air sophistiqués et des rayons ultraviolets spéciaux qui tuent les microbes dans les conduits d'aération. L'OMS fait la distinction entre les virus transmis par l'air, comme la rougeole et la tuberculose, et les autres, mais «ce n'est pas un problème de dichotomie», dit à l'Agence France-presse (AFP) une autre signataire, la professeure Caroline Duchaine, directrice du laboratoire sur les bioaérosols à l'université de Laval au Québec.
  19. Le problème pour Tiktok, c'est que le contour de ce qui est autorisé et permis à Hong Kong reste incertain (c'est d'ailleurs le but : mettre de l'arbitraire là où il y avait de l'état de droit prévisible). Donc les dirigeants de Tiktok veulent bien aider la police à mettre les internautes en prison, mais par contre ils ne veulent pas se retrouver, eux-mêmes en prison faute d'avoir suffisamment bien compris les contours flous de ce qu'on leur demande de faire et de ne pas faire. Les dirigeants de Tiktok ont peut-être besoin simplement de temps, par exemple d'embaucher le personnel qui sera chargé de la censure.
  20. Cela s'explique aussi parce que le propriétaire de Tiktok est chinois et qu'il ne peut pas faire comme Google et Twitter : annoncer purement et simplement qu'il refusera de répondre aux demandes de la police de Hong Kong. https://www.lemonde.fr/international/article/2020/07/07/hongkong-va-appliquer-vigoureusement-la-loi-sur-la-securite-nationale-tiktok-se-retire_6045451_3210.html Facebook, Google et Twitter ont, eux, confirmé lundi qu’ils ne répondaient plus aux demandes d’informations sur leurs utilisateurs émanant du gouvernement et des autorités de Hongkong, par respect pour la liberté d’expression. Les quatre plates-formes mondiales ont fait savoir que leurs équipes étaient en train d’examiner de près la nouvelle loi très controversée.
  21. https://www.lemonde.fr/international/article/2020/07/07/hongkong-va-appliquer-vigoureusement-la-loi-sur-la-securite-nationale-tiktok-se-retire_6045451_3210.html Le réseau social Tiktok, très populaire chez les jeunes, a annoncé la suspension de son application à Hongkong à cause de cette loi. « Les nouvelles dispositions sont effrayantes, car elles accordent des pouvoirs aux forces de police qui sont normalement surveillées par le pouvoir judiciaire », a expliqué l’avocat Anson Wong Yu-yat au quotidien hongkongais South China Morning Post.
  22. Une nouvelle série Netflix sud-coréenne fait un carton au Japon : https://www.japantimes.co.jp/news/2020/07/04/national/media-national/crash-landing-on-you-netflix/ Ce qui fait que "Crash Landing" génère non seulement des hommages enthousiastes de la part de fans et des articles de magazines, mais aussi des analyses scientifiques, c'est son concept de base. Yoon Se-ri (Son Ye-jin), héritière d'un conglomérat sud-coréen, fait du parapente et est déviée par le vent en Corée du Nord, où elle atterrit dans un arbre et est découverte par Ri Jeong-hyeok (Hyun Bin), un beau capitaine de l'armée et le rejeton d'une puissante famille politique. La journaliste Renge Jibu, écrivant dans l'Asahi Shimbun, admet qu'au début elle pensait qu'il y avait quelque chose d'inconvenant à mettre en place une œuvre de divertissement en Corée du Nord. Le drame ne fait qu'évoquer les souffrances des Nord-Coréens en matière de droits de l'homme et n'indique pas les rancœurs féroces que beaucoup éprouvent à l'égard de la Corée du Sud et de l'Occident à la suite du carnage de la guerre de Corée. Mais les difficultés quotidiennes, comme les fréquentes coupures de courant et les pénuries de fournitures médicales, sont soigneusement, parfois de façon comique, intégrées à l'intrigue et, plus important encore, si les auteurs se moquent gentiment d'un groupe de soldats nord-coréens comme des ploucs lorsqu'ils s'infiltrent à Séoul, ils ne les regardent jamais de haut.
  23. https://www.faz.net/aktuell/wirtschaft/merkel-das-tragen-von-masken-bleibt-unverzichtbar-16848352.html (6 juillet 2020) La chancelière allemande Angela Merkel (CDU) rejette catégoriquement la suppression de l'obligation de porter un masque dans les magasins en raison du coronavirus. "Partout où la distance minimale ne peut être garantie dans la vie publique, les masques sont un moyen important et, du point de vue actuel, toujours indispensable", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Steffen Seibert, lundi à Berlin. Cela est nécessaire "pour maintenir le nombre d'infections à un faible niveau et pour protéger nos semblables et nous-mêmes". "Donc : que ce soit dans le bus, le métro ou dans les magasins de détail, il doit rester le devoir de porter des masques". Selon M. Seibert, cela est particulièrement important en cette période de vacances d'été. "Même les régions qui auraient pu avoir un nombre de cas très faible reçoivent maintenant des afflux d'autres parties du pays." Il faut se féliciter de cette nouvelle mobilité. "Mais elle doit aller de pair avec le respect des règles qui nous ont si bien servi dans la lutte contre cette pandémie ces derniers mois, à savoir la distance, les règles d'hygiène et, le cas échéant, les masques obligatoires. Harry Glawe (CDU), ministre de l'économie du Mecklembourg-Poméranie occidentale, avait lancé le débat sur la fin prochaine de l'obligation de porter le masque dans les commerces, induite par le corona. Le ministre de l'économie de Basse-Saxe, Bernd Althusmann (CDU), avait lui aussi préconisé un assouplissement. La Bavière, le Schleswig-Holstein, le Brandebourg et Hambourg se sont toutefois prononcés dimanche contre la suppression rapide de l'obligation de porter un masque dans les magasins.
  24. À un niveau très général, voilà ce que qu'écrivait Aldous Huxley sur l'écologie dans Le Meilleur des Mondes (1932) : Il n’y a pas si longtemps (voilà un siècle environ), on avait conditionné les Gammas, les Deltas, voire les Epsilons, à aimer les fleurs – les fleurs en particulier et la nature sauvage en général. Le but visé, c’était de faire naître en eux le désir d’aller à la campagne chaque fois que l’occasion s’en présentait, et de les obliger ainsi à consommer du transport. — Et ne consommaient-ils pas de transport ? demanda l’étudiant. — Si, et même en assez grande quantité, répondit le D.I.C., mais rien de plus. Les primevères et les paysages, fit-il observer, ont un défaut grave : ils sont gratuits. L’amour de la nature ne fournit de travail à nulle usine. On décida d’abolir l’amour de la nature, du moins parmi les basses classes, d’abolir l’amour de la nature, mais non point la tendance à consommer du transport. Car il était essentiel, bien entendu, qu’on continuât à aller à la campagne, même si l’on avait cela en horreur. Le problème consistait à trouver à la consommation du transport une raison économiquement mieux fondée qu’une simple affection pour les primevères et les paysages. Elle fut dûment découverte. – Nous conditionnons les masses à détester la campagne, dit le Directeur pour conclure, mais simultanément nous les conditionnons à raffoler de tous les sports en plein air. En même temps, nous faisons le nécessaire pour que tous les sports de plein air entraînent l’emploi d’appareils compliqués. De sorte qu’on consomme des articles manufacturés, aussi bien que du transport.