Wallaby

Members
  • Content Count

    12,230
  • Joined

  • Last visited

  • Days Won

    39

Everything posted by Wallaby

  1. C'est à dire que la justice ne suffit pas. Il faut aller au-delà de la justice. Et cet au-delà de la justice est le pardon. http://www.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/encyclicals/documents/hf_jp-ii_enc_30111980_dives-in-misericordia.html Pape Jean-Paul II, encyclique Dives in Misericordia du 30 novembre 1980 Cependant, il serait difficile de ne pas percevoir que, souvent, les programmes fondés sur l'idée de justice et qui doivent servir à sa réalisation dans la vie sociale des personnes, des groupes et des sociétés humaines, subissent en pratique des déformations. Bien qu'il continuent toujours à se réclamer de cette même idée de justice, l'expérience démontre que souvent des forces négatives, comme la rancœur, la haine, et jusqu'à la cruauté, ont pris le pas sur elle. Alors, le désir de réduire à rien l'adversaire, de limiter sa liberté, ou même de lui imposer une dépendance totale, devient le motif fondamental de l'action; et cela s'oppose à l'essence de la justice qui, par nature, tend à établir l'égalité et l'équilibre entre les parties en conflit. Cette espèce d'abus de l'idée de justice et son altération pratique montrent combien l'action humaine peut s'éloigner de la justice elle-même, quand bien même elle serait entreprise en son nom. Ce n'est pas pour rien que le Christ reprochait à ses auditeurs, fidèles à la doctrine de l'Ancien Testament, l'attitude qui se manifeste dans ces paroles: «Œil pour œil, dent pour dent». Telle était la manière d'altérer la justice à cette époque; et les formes modernes continuent à se modeler sur elle. Il est évident, en effet, qu'au nom d'une prétendue justice (par exemple historique, ou de classe), on anéantit parfois le prochain, on tue, on prive de la liberté, on dépouille des droits humains les plus élémentaires. L'expérience du passé et de notre temps démontre que la justice ne suffit pas à elle seule, et même qu'elle peut conduire à sa propre négation et à sa propre ruine, si on ne permet pas à cette force plus profonde qu'est l'amour de façonner la vie humaine dans ses diverses dimensions. L'expérience de l'histoire a conduit à formuler l'axiome: summum ius, summa iniuria, le summum du droit, summum de l'injustice. Cette affirmation ne dévalue pas la justice, et n'atténue pas la signification de l'ordre qui se fonde sur elle; mais elle indique seulement, sous un autre aspect, la nécessité de recourir à ces forces encore plus profondes de l'esprit, qui conditionnent l'ordre même de la justice. Le monde des hommes pourra devenir «toujours plus humain» seulement lorsque nous introduirons, dans tous les rapports réciproques qui modèlent son visage moral, le moment du pardon, si essentiel pour l'Evangile. Le pardon atteste qu'est présent dans le monde l'amour plus fort que le péché. En outre, le pardon est la condition première de la réconciliation, non seulement dans les rapports de Dieu avec l'homme, mais aussi dans les relations entre les hommes. Un monde d'où on éliminerait le pardon serait seulement un monde de justice froide et irrespectueuse, au nom de laquelle chacun revendiquerait ses propres droits vis-à-vis de l'autre; ainsi, les égoïsmes de toute espèce qui sommeillent dans l'homme pourraient transformer la vie et la société humaine en un système d'oppression des plus faibles par les plus forts, ou encore en arène d'une lutte permanente des uns contre les autres. De façon plus laïque, on parle de "justice restaurative" ou de "justice réparatrice", à l'instar de ce qu'a fait la commission "vérité et réconciliation" d'Afrique du Sud. La justice n'est qu'une étape. Elle doit conduire à la réconciliation.
  2. Apparemment les passagers sont en attente de leurs tests. Le navire comptait également près de 180 passagers partis le 25 juillet. Aucun n’a signalé de symptômes liés au Covid-19 au cours du voyage selon la compagnie. Tous ont été débarqués à leur arrivée vendredi mais une soixantaine d’entre eux sont depuis en quarantaine à Tromsø, précise samedi la compagnie. L’Institut norvégien de santé publique n’exclut pas la découverte de nouveaux cas, mais nous n’aurons la réponse qu’une fois les tests effectués, a indiqué une responsable de l’Institut norvégien de santé publique, qui recommande à tous les passagers la mise en quarantaine en attendant leurs résultats. L'article qui fait le lien entre confinement et suicide est un rappel important tendant à faire penser que les mesures de confinement ne peuvent pas être décidées à la légère sur des bases idéologiques et politiciennes, sous la pression de lobbys, et sans base scientifique permettant de circonscrire la limite entre l'utile et l'inutile.
  3. https://www.spiegel.de/politik/ausland/russland-tausende-gehen-weiter-fuer-inhaftierten-ex-gouverneur-auf-die-strasse-a-abd02905-88cc-447f-aadc-8cf66caec1d9 (1er août 2020) Ils ont crié : "Furgal, c'est notre choix !" Les manifestants dans l'est de la Russie ont de nouveau demandé pacifiquement la libération de l'ex-gouverneur de Khabarovsk. C'était le 22e jour des manifestations. Selon les médias locaux, cependant, moins de personnes ont participé aux manifestations, certaines sous une pluie battante, que le week-end précédent. Les autorités ont parlé de 3500 manifestants.
  4. Je ne savais pas que les croisières avaient repris : https://www.ouest-france.fr/europe/norvege/coronavirus-33-membres-d-equipage-positifs-sur-un-bateau-norvegien-des-passagers-en-quarantaine-6925437 (1er août 2020) Sur les 158 membres présents à bord du MS Roald Amundsen, 33 ont été testés positifs au Covid-19, tandis que 120 ont été testés négatifs.
  5. https://www.t-online.de/nachrichten/deutschland/id_88325752/in-berlin-grossdemonstration-gegen-corona-politik-wird-aufgeloest.html (1er août 2020) Des milliers de personnes à Berlin ont demandé la levée des mesures sur le coronavirus. Une manifestation et un rassemblement ont été interrompus prématurément en raison de violations des règles d'hygiène. La police de Berlin a commencé tôt samedi soir à disperser une grande manifestation à Berlin contre la politique de Corona du gouvernement fédéral. Un porte-parole de la police a déclaré à t-online.de que les organisateurs ne pouvaient pas garantir que les conditions eu égard au coronavirus seraient remplies. Selon la police, 20 000 personnes y ont participé, la plupart ne portant pas de masque et ne gardant pas leurs distances. "Nous travaillons sur l'ordre de dissolution. De notre point de vue, les organisateurs ne peuvent plus garantir le respect des distances et le port de masque", a déclaré la police à t-online.de dans l'après-midi.
  6. Pardon, mais en Suisse il y a des référendums régulièrement. Aux Etats-Unis aussi. Dans l’Athènes antique, il n'y avait pas de représentants. Les citoyens se réunissaient sur l'Agora. Le criminel est un schizophrène. Au moment où il enfreint la loi, il ne veut pas la loi, mais un instant avant ou 5 ans ou 10 ans de prison plus tard, il voulait ou il voudra la loi. D'ailleurs, suivant le bouddhisme, il n'y a pas de "soi". Il y a une série discontinue de personnages qui habitent successivement un corps de façon anarchique. Il y a une critique qui peut être faite aussi sous l'angle de ce que Hannah Arendt a dit sur l'état d'apatride, qui est la pente glissante qui crée des sous-citoyens, et des sous-hommes, et qui est la pente glissante vers toutes sortes d'abus.
  7. C'est très profond comme idée. Tu devrais relire le "Contrat Social" de Jean-Jacques Rousseau. Il y explique qu'appliquer les lois, c'est pour le citoyen vouloir librement ce qu'il veut comme participant à la volonté générale du corps politique. Ainsi, le criminel veut librement être puni par la loi à l'élaboration de laquelle il a participé comme citoyen. C'est parce qu'il est citoyen que le criminel accepte sa punition. Par contre si tu lui otes sa citoyenneté, il n'a plus aucune raison d'accepter sa peine. Sa peine n'a plus de légitimité.
  8. Surtout, le casus belli, c'est qu'il est interdit de parler... de Trump Le service interdit également une liste spécifique de 20 "dirigeants étrangers ou personnalités sensibles" dont Kim Jong-il, Kim Il-sung, Mahatma Gandhi, Vladimir Poutine, Donald Trump, Barack Obama, Kim Jong-un, Shinzo Abe, Park Geun-Hee, Joko Widodo et Narendra Modi. Xi Jinping, le président chinois, est notamment absent de la liste. (même source)
  9. Parce que cela pose un problème de liberté d'expression : https://www.theguardian.com/technology/2019/sep/25/revealed-how-tiktok-censors-videos-that-do-not-please-beijing TikTok, le populaire réseau social chinois, demande à ses modérateurs de censurer les vidéos qui mentionnent la place Tiananmen, l'indépendance du Tibet ou le groupe religieux interdit Falun Gong, selon des documents ayant fait l'objet d'une fuite et détaillant les directives de modération du site.
  10. Faire une subtile distinction entre "nationalisme" et "mouvement de libération nationale", c'est jouer sur les mots. https://www.cnrtl.fr/lexicographie/nationalisme HIST. [Après la Révolution française] Courant de pensée fondé sur la sauvegarde des intérêts nationaux et l'exaltation de certaines valeurs nationales. Dans son premier sens le nationalisme est (...) très largement marqué dans un sens révolutionnaire et se confond avec la conscience nationale révolutionnaire (encore convient-il de noter que la référence nationale sert de justificatif dans la phase d'expansion territoriale et de conquête, pendant la Révolution elle-même) (R. Martelli,La Nation,Paris, Éd. soc., 1979, p.105). − P. ext., mod. Doctrine, mouvement politique fondé sur la prise de conscience par une communauté de former une nation en raison des liens ethniques, sociaux, culturels qui unissent les membres de cette communauté et qui revendiquent le droit de former une nation autonome. Nationalisme arabe, populaire; nationalisme des peuples colonisés. Président au Néo-Destour, il [Bourguiba] réside assez peu en Tunisie, s'employant de préférence à rechercher pour le nationalisme tunisien des appuis à l'extérieur (Le Monde,19 janv. 1952, p.2, col. 3).
  11. C'est caricatural de dire cela. Et pourquoi n'y aurait-il pas de noblesse dans le "politisé", c'est à dire dans la politique ? Parlons du nationalisme grec, celui qui a fait surgir la nation grecque de la domination ottomane au XIXe siècle. En quoi est-ce un "culte de la grandeur" ? En quoi est-ce un "aveuglement idéologique" ? La lucidité aurait été de reconnaître le bonheur de la domination ottomane en Grèce ? La lucidité aurait été pour les Grecs de se taire, de rester bien apolitiques, et individuels, et de ne surtout pas jouer collectif ?
  12. Angleterre : https://www.theguardian.com/world/2020/aug/01/two-u-turns-and-lot-of-chaos-its-been-a-painful-week-for-boris-johnson (1er août 2020) Il n'y a pas eu un mais deux demi-tours bruyants cette semaine - sur le voyage en Espagne et les mesures de confinement pour 4,6 millions de personnes dans le nord de l'Angleterre - tous deux annoncés tard dans la soirée et imposés en quelques heures.
  13. https://charliehebdo.fr/2020/07/ecologie/hollande-macron-lassaut-mozambique/ (12 juillet 2020) Hollande (***) file à Cherbourg avec Montebourg, car il s’agit bien entendu du « contrat du siècle ». On s’embrasse, bande de (***). Ce que révèle le rapport des Amis de la Terre cité plus haut, c’est que toutes ces vilenies, comme dans une poupée russe, cachaient encore autre chose : un ­gigantesque gisement gazier offshore – au large des côtes du Mozambique – de 5 000 milliards de mètres cubes. À qui la palme ? À notre maître Emmanuel Macron, auteur de cette phrase immortelle devant la Convention citoyenne pour le climat, en janvier 2020 : « On découvre de nouveaux gisements et la difficulté qu’on aura collectivement c’est d’expliquer à des pays pauvres qui trouvent des gisements comment il va falloir se passer de ces hydrocarbures ! Par exemple, le ­Mozambique découvre qu’il a de formidables gisements dans ses eaux territoriales… » Par exemple flagrant délit de double pensée, invention orwellienne désormais universelle. https://www.jeuneafrique.com/1003644/economie/mozambique-passe-darmes-autour-de-la-presence-francaise-dans-les-mega-projets-gaziers/ (19 juin 2020) Le Mozambique, présenté comme l’eldorado gazier de ces prochaines années, profitera-t-il des importants projets développés sur son territoire ? À cette question, l’ONG Les Amis de la Terre répond par la négative. Dans un rapport publié lundi 15 juin, l’association de défense des droits de l’Homme et de l’environnement dénonce l’impact économique, social et environnemental de ces projets et et tire à boulets rouges sur ses promoteurs français : la diplomatie tricolore, le groupe pétrolier Total et deux banques officiant comme conseillers et financeurs, la Société générale et le Crédit agricole. « La France est bien décidée à assurer que cet eldorado gazier profite en premier lieu à ses multinationales, quitte à semer le chaos », dénonce l’ONG. Elle demande aux différents acteurs de renoncer aux projets, qui doivent drainer quelque 60 milliards de dollars d’investissements étrangers dans le pays et permettre d’exploiter une manne gazière estimée à 5000 milliards de m3, soit la neuvième réserve au monde.
  14. https://www.huffingtonpost.fr/entry/macron-sur-les-iles-eparses-un-deplacement-hautement-symbolique_fr_5daf2d3fe4b08cfcc323450b (23 octobre 2019) Le geste est autant historique que politique. Emmanuel Macron est devenu le premier président français à se rendre ce mercredi 23 octobre à Glorieuse, une des cinq ”îles Éparses”. Nichées dans le canal du Mozambique et présumées riches en hydrocarbures, ces îles administrées par la France sont revendiquées par Madagascar depuis 1973. En mai, Emmanuel Macron et le président malgache Andry Rajoelina ont annoncé qu’ils allaient reprendre les discussions sur l’avenir de ces îles, via la mise en place d’une commission mixte. Objectif: aboutir à une solution consensuelle d’ici juin 2020, date du 60e anniversaire de l’indépendance de Madagascar. Le président malgache souhaite la restitution de ces îles stratégiques à Madagascar. La France y a une présence militaire, devenue permanente depuis les années 1980.
  15. https://kafkadesk.org/2019/04/04/central-europes-biggest-headache-emigration-not-immigration/ (4 avril 2019) Les pays du groupe de Visegrad d'Europe centrale ne s'inquiètent pas de l'arrivée massive de migrants, ils ont peur que les gens sortent. Selon une vaste enquête sur les attitudes et les opinions, menée dans 14 États membres de l'UE par YouGov pour le Conseil européen des relations extérieures (ECFR), les pays du sud et de l'est de l'Europe, souvent présentés comme les voix anti-immigration les plus radicales du bloc, sont beaucoup plus préoccupés par l'impact de l'émigration. D'autre part, les citoyens des pays occidentaux et du Nord de l'UE (en particulier la Suède, les Pays-Bas et le Danemark - souvent présentés comme des modèles de sociétés tolérantes) considèrent l'immigration comme l'un des plus grands défis à relever. Ces résultats, qui mettent en perspective ce que les gros titres habituels sur le Groupe de Visegrad pourraient suggérer, soulignent le déclin démographique spectaculaire de l'Europe centrale, alimenté par des lois strictes sur l'immigration, de faibles taux de natalité et une forte poussée d'émigration des jeunes générations - qui se dirigent généralement vers l'Ouest pour trouver de meilleurs emplois et des salaires plus élevés. Outre le fait que les immigrants extracommunautaires représentent une infime partie de la population des pays d'Europe centrale, cela explique pourquoi l'émigration, plutôt que l'immigration, est considérée comme un problème clé. Si la plus forte baisse démographique parmi les pays de l'UE a été enregistrée en Roumanie (-10 % de sa population au cours de la dernière décennie), les populations hongroise et polonaise ont également diminué au cours des dix dernières années. La Slovaquie et la République tchèque ont réussi à connaître une (maigre) croissance démographique, principalement en raison de l'arrivée d'immigrants étrangers en provenance de l'Est (Ukraine, Roumanie, Bulgarie...).
  16. https://journals.openedition.org/bresils/3029 (2018) Maud Chirio, Le rôle des militaires dans la déstabilisation de la démocratie brésilienne (2015-2018) Ce projet de militarisation de la scène politique – à la fois des instances législatives et de l’Exécutif fédéral – n’est pas le monopole d’une extrême-droite isolée, liée à la figure singulière de Jair Bolsonaro. Le pouvoir, depuis le coup d’État parlementaire d’avril 2016, s’est déjà militarisé. Michel Temer, désireux de s’assurer la fidélité des états-majors, a accédé à leur principale revendication : une augmentation très nette, en particulier dans un contexte de grave crise économique, du budget du ministère de la Défense. Surfant sur la popularité des forces armées dans le contexte de discrédit du système politique, il s’est entouré de généraux. Le Cabinet de Sécurité Institutionnel (Gabinete de Segurança Institucional, GSI), sorte de comité de sécurité lié directement à la présidence, supprimé par Dilma Rousseff en 2015, a été restauré et confié au général Sérgio Etchegoyen. Etchegoyen vient d’une vieille famille militaire, dont les membres les plus célèbres sont son père et son oncle, Leo et Ciro, hauts responsables de la répression politique sous la dictature, dénoncés par la Commission Vérité pour leur responsabilité et participation directe dans des assassinats et la torture d’opposants. Le général Sérgio Etchegoyen s’est d’ailleurs élevé publiquement contre ces dénonciations et contre l’existence de la CNV en général. Très conservateur, adepte de la militarisation la plus poussée possible des opérations de sécurité urbaine, il est actuellement considéré comme le plus proche collaborateur du président. Temer a également nommé des généraux à des fonctions réservées, depuis 1988, à des civils : la direction de la Fondation Nationale de l’Indien (Funai), du Secrétariat National de la Sécurité Publique et surtout du Ministère de la Défense confié, depuis février 2018, à Joaquim Silva e Luna, général de la réserve de l’armée de terre. La présence accrue de généraux dans l’Exécutif fédéral est indissociable de politique de militarisation du maintien de l’ordre, qu’a embrassée Michel Temer. Au Brésil, c’est une gendarmerie organisée par les différents États de la fédération, la Police Militaire, qui a la charge principale de la sécurité urbaine. Mais l’armée de terre peut également être sollicitée par le gouvernement fédéral, dans le cadre d’opérations de « Garantie de la Loi et de l’Ordre » (GLO) prévues par la Constitution, au cours desquelles les troupes sont employées ponctuellement comme forces de police. Le nombre de GLO, qui avait déjà fortement augmenté sous les mandats de Dilma Rousseff, a explosé depuis l’impeachment. En mai 2017, le premier emploi de GLO par Temer a fortement marqué les esprits : il s’agissait de garantir la sécurité des ministères sur l’esplanade du même nom, à Brasilia, lors de manifestations réclamant le renvoi du président, considéré comme illégitime. En février 2018, c’est la sécurité publique de l’ensemble de l’État de Rio de Janeiro qui passe sous la coupe de l’armée, via une GLO, pour un temps indéterminé. À l’argument d’un carnaval particulièrement violent dans la capitale carioca, et malgré l’hostilité de la majorité du Haut Commandement de l’Armée de Terre, la présidence et le général Etchegoyen mettent sur pied l’opération connue sous le nom d’« Intervention fédération de Rio de Janeiro ». Le général Braga Netto, chef du commandement militaire de l’Est, est nommé préfet militaire (interventor). Les succès sont limités et l’intervention amplifie les atteintes aux droits humains des habitants des périphéries urbaines et des favelas. L’interventor et son entourage, appuyés par une partie des états-majors militaires, réclament rapidement que de nouvelles règles s’appliquent aux troupes terrestres : que des mandats d’arrêts collectifs puissent être émis et que permission soit donnée de tirer sur des civils « hostiles » hors d’une situation de légitime défense. Face à la réaction hostile de l’opinion, Temer et Etchegoyen font marche arrière sur ces points, mais ce dernier continue de sous-entendre que le cadre de l’intervention n’est ni la paix civile ni vraiment l’état de droit : « Nous aurons des incidents. Nous sommes dans une guerre. Ça va arriver, c’est prévisible que des choses indésirables arrivent, même des injustices. Mais soit la société veut, soit elle ne veut pas ». L’assassinat le 14 mars 2018 de la conseillère municipale Marielle Franco, militante des droits humains et rapporteure de la commission de surveillance de l’intervention à l’assemblée municipale, ravive l’inquiétude sur la fragilisation supplémentaire de l’état de droit que représente ce rôle supplémentaire donné aux forces armées.
  17. https://www.latimes.com/world-nation/story/2020-07-21/eastern-europe-population-decline-rural-bulgaria (21 juillet 2020) Le déclin démographique en Bulgarie Dans les années 1960, son village, Skomlya, était une petite communauté animée de plus de 200 personnes, bien placée près d'une rivière, d'une ligne de chemin de fer et de l'une des principales routes de la région, dans les contreforts du nord-ouest de la Bulgarie. Aujourd'hui, sa population est tombée à une vingtaine de personnes, dont une douzaine seulement vivent ici à plein temps pendant les durs mois d'hiver. "Nous nous nous effondrons", dit Mladenov. "Il n'y a personne ici - personne." Depuis la fin du communisme il y a 30 ans, le nombre d'habitants a diminué de plus d'un cinquième, passant de près de 9 millions à environ 7 millions. Cela équivaut à peu près au pourcentage de perte observé en Syrie au cours de la dernière décennie - la différence étant que la Syrie était en guerre. Cependant, de toutes les régions du monde qui se dépeuplent, l'Europe de l'Est est la plus touchée. La Lettonie, la Moldavie, l'Ukraine, la Croatie, la Lituanie, la Roumanie, la Serbie, la Pologne et la Hongrie figurent régulièrement parmi les nations du monde qui subissent les pertes les plus importantes. Depuis les années 1990, l'ancien bloc communiste a vu sa population chuter de 18 millions d'habitants, pour atteindre 292 millions - le plus grand cas de dépeuplement au monde non lié à la guerre. Les partis d'extrême droite bulgares ne sont pas aussi forts que ceux des autres pays d'Europe de l'Est. Collectivement, ils ont remporté 14% aux dernières élections nationales, et leur nombre est en baisse. Néanmoins, ils font partie du gouvernement en tant que partenaire de second rang et exercent une influence disproportionnée sur des questions telles que l'immigration. Les personnes qui émigrent sont généralement jeunes et instruites, une fuite des cerveaux qui pourrait freiner la capacité de la Bulgarie à développer son économie. "Cela signifie que nous manquons de personnes pour travailler", explique Adrian Nikolov, expert à l'Institut d'économie de marché de Sofia. "Vous pourriez trouver un bon endroit pour une usine, mais il est très difficile de trouver des travailleurs qualifiés pour celle-ci. Tsvetelina et Svilen Hristov font partie de la fuite des cerveaux : L'été dernier, ils ont déménagé en France avec leurs deux fils pour que Svilen puisse travailler comme conseiller technique pour la Lufthansa. Ils ont insisté sur le fait que leur déménagement était temporaire, pour de meilleures perspectives de carrière. Mais ils ont également déclaré que leur décision était motivée par la frustration face au statu quo et l'inquiétude pour l'avenir de leurs enfants. "La Bulgarie manque de valeurs en ce moment. Je sais que l'UE est en crise en ce moment, mais je crois vraiment aux valeurs [de l'UE]", a déclaré Tsvetelina. "Il y a de la corruption à tous les niveaux [en Bulgarie]". Si de jeunes professionnels instruits comme les Hristov, qui ont participé aux manifestations contre la corruption et voté pour des partis réformistes, quittent le pays, les perspectives d'un véritable changement deviennent encore plus difficiles. De plus, ceux qui partent sont en grande partie dans leurs années de production de bébés. Par conséquent, la population bulgare, comme celle de l'ensemble du monde industrialisé, vieillit. Les finances du pays sont donc mises à rude épreuve. Une population plus âgée a besoin de soutien, notamment en matière de soins de santé et de pensions. Mais comme il y a moins de travailleurs, il y a moins de recettes fiscales pour payer ces services. Et, selon les économistes, la perte de population entraîne généralement une croissance économique plus faible sur le long terme, car il y a moins de travailleurs pour produire les choses et moins de personnes pour acheter les produits. Des pans entiers du pays commencent à ressembler à la zone fantôme autour de l'ancienne centrale nucléaire de Tchernobyl en Ukraine - abandonnée et figée dans le temps.
  18. Où en ce qui me concerne, j'ai appris un mot nouveau, à savoir le vénéfice : https://www.cnrtl.fr/definition/vénéfice Empoisonnement par sorcellerie. Coupable de vénéfice; accuser de vénéfice. Cette église a été autrefois bâtie pour conjurer les vénéfices que l'on pratiquait à l'aide d'épines qui poussaient dans ce pays et servaient à transpercer des images découpées en forme de cœur (Huysmans, Là-bas, t. 2, 1891, p. 130). Heureusement que ce crime a été dépénalisé, car je crains qu'autrement nos tribunaux soient surchargés, vu sa prévalence probable dans les querelles fratricides qui animent notre caste politique.
  19. La réponse est dans l'article, me semble-t-il. Présentement, il ne l'ont pas, mais si l'interdiction est levée, alors ils auront le droit.
  20. "Parlementaire", c'est vague. Assemblée nationale ou Sénat ? https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/on-nous-prend-vraiment-pour-des-billes-les-deputes-d-opposition-pas-convaincus-par-la-defense-d-agnes-buzyn-devant-la-commission-d-enquete-de-l-assemblee_4029643.html Beaucoup de questions restent sans réponse, regrettent plusieurs membres de la commission. L’un d’entre eux s’emporte : "Comme dans l’affaire Benalla, c’est le Sénat qui va faire tout le boulot, et c’est nous qui passons pour des cons."
  21. Mais peut-être que cela fait partie du calcul. Si Kiev acceptait la sécession du Donbass, l'Ukraine ne serait plus en guerre et donc pourrait entrer dans l'OTAN. Pour que l'Ukraine n'entre pas dans l'OTAN, il importe que l'Ukraine reste en guerre. Moscou s'en moque du Donbass. Par contre que l'Ukraine n'entre pas dans l'OTAN, ça c'est important. Parce que l'Ukraine c'est plus de 1000 kilomètres de profondeur stratégique.
  22. L'hypothèse qu'on peut faire à la suite de Tony Corbo, c'est que le rôle du président dans les États-Unis actuels - selon la constitution réelle du pays, à opposer à la constitution théorique - c'est, tel un prestidigitateur, d'agiter des leurres pour attirer l'attention du public sur de faux débats pour qu'on ne puisse pas prendre connaissance et débattre des vrais sujets. Donc relayer les tweets de Trump, que ce soit pour les approuver ou s'en indigner (cela revient au même à cause de l'effet Barbara Streisand), c'est participer à l'extinction de la connaissance de ce qui se passe réellement d'important dans le pays.
  23. https://www.lematin.ch/story/roche-essuie-un-revers-dans-la-course-contre-le-covid-19-367651726942 (29 juillet 2020) Le laboratoire Roche reconnaît l’échec d’un premier volet de recherches cliniques avancées examinant l’effet de son anti-inflammatoire Actemra/Roactemra (tocilizumab) sur des patients hospitalisés pour une forme sévère de pneumonie associée au Covid-19.