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Boule75

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Everything posted by Boule75

  1. Si tu fais référence à ce message, en ce qui me concerne, je préconisais explicitement des force non-otaniennes... Françaises et allemandes, mais pas sous la bannière OTAN. Et ça ne s'est pas fait, effectivement. On a pas vu le pire peut-être, mais dire que tout le monde le voyait venir, c'est tout de même passer à côté d'un gros paquet de déclarations de dirigeants politiques de premier plan qu'on aura pas la cruauté d'exposer, bien qu'ils plastronnent encore après s'être répandus sur les plateaux télé en prédisant que "jamais la Russie n'attaquerait" et que tout ça c'était une béchamel US... Pour mémoire, tu doutais que le renseignement US ait averti Zelensky ce qui m'a fait réagir : "Le rens US qui a tant été mis en avant il y a un mois semblait au courant de la volonté russe d'en découdre. Pourquoi ne pas avoir averti Zelenski pour qu'il mobilise plus tôt ?" Zelenslki a été averti, tout le monde en fait, l'alarme était publique, mais une attaque semblait absurde et la Russie n'a tellement pas ordonné à ses troupes de se mettre vraiment en posture d'attaquer que, pour l'essentielle, elles n'étaient pas prêtes, ce qui a rendu sceptique les renseignements ukrainiens jusqu'au 23 février...
  2. Mais c'est bien gentil de dire "je veux faire partie de l'Europe", encore faut-il en prendre les moyens ! Chier dans les bottes dès qu'on le peut, ce qui correspond exactement à la pratique russe depuis 2007 environ, c'est démentir immédiatement cette soit-disant volonté. Et le peuple laisse faire. Prévisible / prévue : rien à voir. Il y a beaucoup de choses qui étaient prévisibles a posteriori, c'est assez facile. Beaucoup de monde a vu se construire une possibilité, depuis des années, sans parvenir à concevoir qu'un crime de cette ampleur allait véritablement se dérouler, au nom d'un raisonnement aussi taré que la celui exposé par la logorrhée poutinienne. Idem pour les USA après le 11 septembre 2001.
  3. J'ai vu cette série de graphiques plein de fois : à la gloire de l'Amérique, ouvertement orientés dans la manière de compter. Ca commence à lasser. Pourquoi les réfugiés ne sont-ils pas pris en compte (prise en charge de 7 millions de personne ça va aller assez vite...) ? Pourquoi pas des aides l'UE (ah oui : c'est compliqué). Pourquoi compte-ton au même titre les annonces pas encore décaissées et le reste ? Et les aides non-divulguées, c'est compté ? Et ainsi de suite (le coût des sanctions par exemple)...
  4. Mais les US ont averti pendant des semaines avant le 24 février, avec de plus en plus fin 2021de certitudes affichées : fin 2021, encore des très grandes manœuvres en réponse à... aucune provoc : protestations (avec l'UE). Les russes : "mais non, mais non " l'exercice s'étend à la Biélorussie ; protestations et inquiétudes. Les russes : "mais non, c'est temporaire" les russes : "Finalement on reste en Biélorussie car on prolonge l'exercice (qui se déroule formidablement comme d'hab' ! )" ; protestations, inquiétudes. rhétorique délirante de Poutine & Co. "Rendez-vous ! On fait comme Erdogan, on veut une zone-tampon à nos frontières ouest, démilitarisée, de 500km de profondeur ; voyez comme on est sympas : on ne réclame pas le droit d'y mener des patrouilles. Les manœuvres se passent tellement bien qu'on continue ! Et si vous n'êtes pas d'accord c'est idem" Le rens US : "ce ne sont plus des manœuvres, là..." ; l'UE et l'OTAN : "Stop au délire, rentrez chez vous ! (ils ne peuvent pas être aussi cons quand même ? )" Biden : "la Russie va attaquer le 12 février" (de mémoire). Tous les pro-russes : "ahah, non, non, qu'il est vieux/con." UE + UKR : "les russes ne peuvent pas être débiles à ce point quand même : ils ne préparent même pas leurs troupes pour véritablement entrer en Ukraine !" Et pourtant, le 24 février : pan ! Wiki a un résumé assez complet où il manque l'annonce de Biden tout de même. Alors prétendre que les US n'ont pas averti... Les russes. Il faut vraiment avoir des œillères pour refuser de l'admettre, c'est même revendiqué ! Je dois avouer ne pas te suivre, @herciv Dans les discours de Poutine ou Medvedev récemment, l'OTAN (qui n'était pas en Ukraine) passe d'ailleurs totalement au second plan, c'est vraiment l'Ukraine qu'il faut ratiboise, redresser, réaligner mentalement par la force.
  5. Eh ben ! Elles sont compliquées à déployer, ces mises à jour. Matériel exotique et différent des standards US ? Incompatibilités réelles ou fabriquées ? Les allemands ont des munitions spécifiques sur ce type d'armement ? Quid de la possibilité de se réapprovisionner aux USA dans ce cas ? Je dois avouer ne pas trop comprendre. Peut-on exclure une forme de responsabilité partagée entre US et DE sur cette affaire ?
  6. Le but affiché n'est certainement pas d'isoler l'Allemagne, mais le PR a signalé voici quelques mois que les règles régissant les prix de l'électricité sur le marché européen étaient désormais sur la table pour corriger leurs défauts les plus grossiers. On verra ce que ça donne mais certains combats de cet accabits, présentés comme perdus d'avance face à l'abominable Europe ultra-libérale, ont été menés avec succès ces dernières années et continuent à l'être (accord très récent sur les règles de "salaire minimal", affaires des travailleurs détachés hors-camionneurs d'abord, puis avec les camionneurs ensuite ; il doit y en avoir d'autres). Ça n'est probablement pas parfait (des compromis !), mais ça passe sans être remarqué bien sûr...
  7. Et c'est là où l'on va voir la France dire : "Ne pas compter les dépenses militaires dans la limite des 3% de déficit ? Seulement pour les dépenses faites en achetant européen."
  8. La France ferme Fessenheim pour plaire à l'Allemagne, en bonne partie. Comme d'habitude, je pense que nous sommes incapables de faire passer le message en Allemagne.
  9. Ou il sera embauché. Ou débauché. Ou les deux.
  10. Lu sur RFI récemment : les Kilo circuleraient encore par les détroits turcs, leur base en mer Noire justifiant le droit de passage accordé par la Turquie.
  11. Boule75

    Le F-35

    Plus les parlementaires US sont inquiets, plus l'intensité propagandiste ici augmente. Un hasard ? Je ne crois pas !
  12. Ca vaut aussi pour les vendus aux ricains ou autres puissances étrangères qui ne nous veulent pas que du bien, soyons cohérents. Par exemple il va falloir que Le Monde et l'Express cessent d'écrire ce que Washington leur ordonne.
  13. Tu veux dire que les américains vont enfin devoir s'intéresser à faire des économies d'énergies ? La vache. Tu es dur. Quand on voit le texans monter des fermes de bitcoins (qui ne servent exactement à rien) à grand coup d'effet de serre, on sait qu'il y a des baffes qui se perdent... Ne misons pas dessus.
  14. Réponse de béotien : pour le Gros Obus genre 155, tu as de la "poudre" dans l'obus, qui détonne à l'impact, et puis de la "poudre" qu'on glisse derrière l'obus dans le canon, dans des gargousses (des espèces de tubes) qui explosent derrière l'obus dans le canon. Si tu change le nombre de gargousses, tu change la puissance de l'explosion au départ du coup et donc la vitesse à laquelle l'obus est expédié, et donc la distance qu'il parcoure.
  15. Pour une fois, on communique sur l'aide militaire française... Il y a d'ailleurs des choses que le reportage nous masque de manière tout à fait volontaire : on sait que les Caesar sont utilisés par 3, qu'ils tirent et dégagent en moins de 5mn à 17km du front (dans ce cas-là), mais on ne saura pas combien de coups sont tirés au total sur cette seule opération, ni à quel rythme. Je note : le logiciel en anglais, qui donne peut-être une idée de type de tir (si les sachants savaient expliquer ce serait sympa :-) : fusée : RALECF3FR, notée "impact" obus (shell) : DEF1FR "Charge" : TCM + computed Vertical (par opposition au tir tendu j'imagine) le départ synchronisé (au moins pour les 3 premiers tirs) le grand soin mis à masquer tout élément de terrain qui permettrait l'identification du site.
  16. Un message à Macky Sall qui pourrait s'adresser à tous les africains probablement : "vous pouvez crever". Répétition de séquence poutinienne "je te reçois puisque tu le demandes, je ne te laisse guère d'espoir, je confirme par une attaque" : Macron (et Scholtz) au déclenchement du conflit, Antonio Gutierez (Kiev bombardé lors de sa visite, à son retour de Moscou), et donc ceci.
  17. As-tu une source pour ça ? (c'est pour une enquête ). J'ai plein de déclarations récentes qui ne parlent pas d'une hypothétique humiliation de Poutine mais d'éviter l'humiliation aux russes et à la Russie ; la dernière (3 ou 4 juin) : "Il ne faut pas humilier la Russie, pour que le jour où les combats cesseront, nous puissions bâtir un chemin de sortie diplomatique". Je trouve qu'elles ne sont pas beaucoup plus malines à ce stade, mais ça n'est pas tout à fait la même chose quand même. Edit : du coup ça rendrait doucement caduque la psychologie de capilotracteur évoquée par @CortoMaltese.
  18. Deux points : en Ukraine, le Président est régulièrement en décalage avec le Ministre des Affaires étrangères, bien plus agressif. je ne comprend pas pourquoi le PR s'acharne avec ce talking point moisi, pour l'instant inadmissible pour un pays qui compte 100 morts par jour par l'envahisseur. L'élément de langage est-il destiné aux dirigeants de l'UE, Pologne en tête ? Qu'il soit porté par les ambassadeurs. Pour l'instant, même si on pense à l'après, force est de constater que la Russie est toujours amok. Sauf s'il se passe des choses en coulisse qu'on ignore (j'en doute), elle ne mérite que mépris et opprobe. Donc : qu'on ne dise rien si on veut, pour ne pas refermer les portes qui pourraient, très hypothétiquement, être encore ouvertes ou le devenir. Mais si on parle, ça doit être pour dire des choses qui s'entendent et là... c'est encore raté.
  19. C'est absolument ton droit ! Pour ma part, je pense que vous imaginez tout de suite un "partage" maximaliste de la dissuasion française, avec pré-positionnement permanent d'armes, co-décision d'emploi éventuel, co-développement des armes peut-être même, toutes sortes de choses qui vont déjà trop loin (impraticables, irréalistes, potentiellement nuisibles...) et qui ne sont pas sur la table. Ce qui a été proposé par le Président est, de mémoire, très en aval : de discuter de ces petites choses fondamentales. Admettons par exemple que l'on souhaite formaliser plus finement le périmètre géographiques "sanctuarisé" par les bombinettes FR, au-delà des "intérêt vitaux" aimablement flous que nous servons à nos ennemis potentiels, sans pré-positionnement, sans co-développement ou modification des chaînes de commandement et de décision, admettons que nous souhaitions "juste" afficher formellement que "les forces nucléaires françaises sont garantes des intérêts vitaux de France, de l'Allemagne et de l'Espagne" * Rien que ça implique déjà une coordination diplomatique formelle et effective beaucoup plus étroite entre les pays pour demeurer crédible car il est hors de question qu'un hypothétique gouvernement allemand aventureux n'entraîne la France dans un conflit nucléaire ; réciproquement il est hors de question qu'un gouvernement français retors fasse du chantage à l'abandon de la garantie nucléaire. Ca impliquerait les 3 pays dans les DOM-TOM fr et es, dans des rapports pas simples avec le Maroc (Ceuta-Melila) et le RU (Gibraltar). Rien que ça. Aurait-on intérêt à cette coordination diplomatique formelle ? Oui si on se met d'accord sur une politique étrangère, qu'elle sert effectivement les pays, qu'elle est équilibrée et praticable (il faut pouvoir négocier et ratifier des traités, etc...). Il faut donc assumer collectivement une coordination et un contrôle de la politique étrangère bien plus fort, avec les Parlements donc. On n'a donc rien partagé de militaire ou d'industriel à ce stade, on a juste étendu formellement la seule dissuasion nucléaire française qui reste aussi autonome qu'avant, mais ça a donc déjà des implications politiques lourdes. D'un point de vue concret, par l'autre bout de la lorgnette, on pourrait aussi vouloir s'entendre sur la possibilité, en temps de crise, d'un déploiement formel des FAS sur le sol de certains alliés, et inversement du renforcement des FAS par nos alliés : des infrastructures d'accueil seraient construites et tenues prêtes, des moyens de défense de ces bases préparés, qui favoriseraient la dispersion des forces, leur meilleur positionnement, leur résilience. Pas de rupture du TNP, mais en cas d'activation, le message serait on-ne-peut plus clair. Qu'est-ce que la France y gagne ? On peut imaginer pas mal de choses mais là, j'ai la flemme... Toujours est-il qu'on peut à mon sens discuter de "partage de la dissuasion" sans immédiatement brader 50 ans d'investissements lourds, céder le siège à l'ONU, perdre la maîtrise des FAS ou des SNLE et vendre Versailles au Bundestag. Il y a pas mal d'étapes avant * j'avais commencé avec le Luxembourg, mais c'est vraiment trop déséquilibré :-
  20. Il n'y a qu'en France et en Russie qu'on ose analyser les choses sous cet angle : le principal moteur de l'extension de l'OTAN vers l'est, c'est la peut qu'inspire la Russie, n'en déplaise aux faucons US et à leurs penchants messianiques. Le Président a lui-même proposé qu'on discute entre européens de ce qu'apporterait la dissuasion française à l'Europe voici 5 ans. Jusqu'à présent, cette offre n'a jamais été saisie, même si, de ci, de là, on a vu des responsables allemands ou italiens notamment, marquer une forme d'intérêt. La dissuasion française est donc sur la table depuis un certain temps maintenant, à notre initiative, mais très fermement dans la gamelle gauloise. Il ne s'agit pas du tout d'en faire n'importe quoi, mais pourquoi ne pas explorer un peu ? Si ça devait se "partager" formellement, pour quelle signification, avec quelles modalités ? Certaines nous seraient-elles favorables (au hasard...) ? Il y a une part de posture allémano-allemande probablement, dans les déclarations de M. Merz, qui doit inciter à une grande prudence. S'interdire de principe toute réflexion, surtout quand c'est nous qui en avons posé le principe, ce serait bien triste.
  21. C'est vraiment de la propagande à deux balles, déjà jouée lors des premières semaines du conflit lorsqu'un bombardement sur une base anciennement utilisée pour des formations des ukrainiens par (des pays de) l'OTAN : Moscou avait annoncé le bilan (au mort près !) quelques minutes après la frappe... A mettre en parallèle avec les annonces russes (officielles, de mémoire) affichant l'arrivée de syriens.
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