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fraisedesbois

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  1. COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU MINISTÈRE DES ARMÉES Paris, le 15 novembre 2022 Mission ANTARES : déploiement du groupe aéronaval, autour du porte-avions Charles de Gaulle Le 15 novembre 2022, le Groupe aéronaval (GAN) constitué autour du porte-avions Charles De Gaulle débute la mission Antares. Les 3 000 militaires français et étrangers de cette force aéromaritime internationale sont engagés dans les zones d’importance stratégique pour les intérêts français et européens, en Méditerranée et jusqu’en océan Indien en fonction de la situation internationale. Le groupe aéronaval intègre déjà des bâtiments de combat grecs, italiens et américains. La mission Antares prépare également les armées à l’engagement de haute intensité avec nos alliés, dans tous les milieux et champs. La guerre entre la Russie et l’Ukraine représente une menace majeure pour la stabilité et la sécurité de l’Europe. La France, puissance d’équilibre et acteur militaire de premier plan, déploie le groupe aéronaval dans le cadre de la mission Antares. Aux côtés de ses alliés et partenaires stratégiques, le groupe aéronaval contribue directement au renforcement de la posture défensive et dissuasive de l’OTAN sur le flanc est de l’Europe, ainsi qu’à l’opération Inherent resolve au Levant. Le groupe aéronaval demeure en mesure de se déployer en mer Rouge et en océan Indien. Ce déploiement participe à la capacité d’appréciation autonome de situation, indispensable à la France pour prévenir les crises. Face aux démonstrations de puissance des principaux compétiteurs de la France et de l’Europe, le GAN démontre les capacités de la France à intervenir en maîtrisant toute escalade. Les opérations maritimes et aériennes du groupe aéronaval sont coordonnées avec les alliés. Lors de la mission Antares, les marins du GAN se préparent en coalition aux possibles engagements futurs, qu’ils soient hybrides ou majeurs, dans le haut du spectre de la conflictualité. Le choix de l’étoile Antarès pour nommer ce déploiement souligne la prise en compte de la ruse guerrière et de l’ensemble des milieux et champs de la conflictualité, tant face aux contestations actuelles que dans la préparation des guerres de demain.
  2. Selon un tweet d'Alman Helvas, "L'OPV indonésien de fabrication locale adoptera le système de propulsion français SEMT Pielstick au lieu du moteur STX de Corée du Sud. Concevoir et fabriquer le premier OPV semble être un défi. Un autre défi concerne l'intégration des systèmes. En théorie, l'intégration du système devrait être effectuée par le chantier naval." le navire (projet): https://www.asiapacificdefensejournal.com/2021/08/indonesia-starts-construction-of-two.html
  3. Kémi Séba et Nathalie Yamb épinglés par le US State Dept. en tant qu'agents d'influence de Wagner en Afrique. https://www.state.gov/la-campagne-de-desinformation-devgueni-prigojine-dans-toute-lafrique/
  4. La version papier est chapitrée différemment. Voici: edit: impossible de poster en 1 seul message. Donc je tronçonne désolé. Chapitre 1 : L’Ukraine [et Biélorussie] Citation « C’est quoi votre source ? » Plusieurs fois, au cours du mois de février 2022, les dirigeants du renseignement français posent la question à leurs homologues américains. La réponse est toujours la même : « Nos analyses nous amènent à penser que la Russie va envahir l’Ukraine. » Les espions français ne sauront pas si la CIA dispose d’une source humaine au Kremlin. Le dossier ukrainien constitue-t-il un échec du renseignement français ? Les déclarations du général Thierry Burkhard au Monde, le 6 mars 2022, le laissent entendre :« Les Américains disaient que les Russes allaient attaquer, ils avaient raison. Nos services pensaient plutôt que la conquête de l’Ukraine aurait un coût monstrueux et que les Russes avaient d’autres options. » Pourtant, malgré le limogeage concomitant du général Eric Vidaud de la DRM, en réalité pour incompatibilité d’humeur avec le chef d’état-major des armées, les intéressés s’en défendent. « Depuis le début, nous disons que l’invasion de l’Ukraine aurait un coût disproportionné pour la Russie. La suite nous a donné raison », pointe le général Jacques de Montgros, nouveau directeur du renseignement militaire. Selon nos sources, Emmanuel Macron serait satisfait du travail des services secrets dans cette affaire, jugeant avoir été correctement informé. Car la DGSE et la DRM revendiquent d’avoir vu dès l’automne 2021 le renforcement de la mobilisation russe à la frontière ukrainienne. Au sein du groupe de partage d’informations qui réunit, à partir de novembre, les Etats- Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie et la France, les Français se montrent parmi les plus en pointe sur le dossier. Sans jamais en conclure que Poutine interviendra réellement, mais en soulignant les capacités ukrainiennes en cas d’attaque. « Nous avons eu une divergence d’analyse avec nos partenaires américains et britanniques, mais nous avions les mêmes informations et l’invasion était une hypothèse que nous envisagions. Nous avions également perçu la capacité de résilience des Ukrainiens », détaillait Laurent Nuñez en juillet. A rebours de certains discours médiatiques, les services secrets ont aussi perçu très tôt les stocks de munitions colossaux de l’armée russe. « Nous avons une vision assez claire sur le sujet », avertit Jacques de Montgros, qui refuse d’en dire plus. Autre opération menée par les services secrets tricolores, notamment la DGSE : une manœuvre de diplomatie parallèle en Biélorussie, ayant conduit le président Loukachenko à renoncer à envoyer des troupes en Ukraine. Cette mission, que le média Intelligence Online a révélée sous le nom d’«opération Alisia» et que L’Express peut détailler, a consisté en une mise sous pression de l’entourage sécuritaire du dirigeant sur les conséquences financières et politiques d’une participation active au conflit. Par ailleurs, si nul ne confirme officiellement la présence d’agents du service action de la DGSE en Ukraine, l’information ne fait guère de doutes. Une collaboration accrue avec les agences américaines permet en outre de bénéficier d’informations presque en temps réel. « Les échanges, c’est dix fois par jour », confirme un dirigeant du renseignement français ; Bernard Emié évoque, lui, à Neuilly, une coopération « du feu de Dieu » avec la CIA. Une confiance qui montre la supériorité américaine, et l’estime qu’ils portent à leurs interlocuteurs français. « Dans le renseignement, il n’y a pas de gentillesse. Quand on vous donne une information, c’est qu’on pense que vous pourrez en donner autant », analyse Vincent Crouzet, ex- collaborateur de la DGSE et auteur de Sauvez Zelensky !, une fiction très réaliste sur le conflit ukrainien. 2/5 Chapitre 2 : Les Russes [une opération extraordinaire, « comme il en arrive une fois tous les cinq ans »] Citation Dimanche 10 avril, c’est jour de fête à la division H4 de la DGSI, chargée du contre-espionnage russe. Les fonctionnaires français viennent de mener une opération extraordinaire, « comme il en arrive une fois tous les cinq ans », indique un proche du renseignement tricolore. Dans un village, truffé d’agents dépêchés pour l’occasion, les policiers ont interpellé en flagrant délit un diplomate russe, en possession de documents qu’il venait d’échanger contre plusieurs dizaines de milliers d’euros avec une source. Un Français. Au sein des services secrets français, personne ne veut donner l’identité de cette personne, ni le lieu de l’arrestation, autant par souci de confidentialité que pour sa sécurité. Mais on consent à révéler qu’il s’agit d’une « source à très haute valeur ajoutée ». Quant à la manipulation du diplomate, les espions français estiment tout simplement avoir « déjoué l’opération russe la plus ambitieuse depuis la chute du mur de Berlin ». L’opération a mis dix-huit mois à se monter, après que la DGSI a repéré la cible échangeant avec ce membre de l’ambassade russe à Paris. Le faux diplomate a été expulsé avec cinq autres Russes liés à cette manipulation, dont un basé à Strasbourg, près du Parlement européen. L’affaire montre le savoir-faire français en terme de chasse aux espions russes. « Aujourd’hui, nous sommes parmi les meilleurs sur l’espionnage russe à l’étranger », affirme un pilier du renseignement hexagonal. L’époque où « les renseignements et les militaires français coulaient comme un panier percé », ainsi que l’évoquait Oleg Kalouguine, général du KGB, dans ses mémoires, au sujet des années 1970, semble révolue. Désormais, les contre-espions de la DGSI connaissent bien les procédés russes. Ils laissent agir les faux diplomates, sous surveillance, en se gardant le droit de les expulser – au début de la guerre en Ukraine, 35 membres de l’ambassade ont été déclarés « persona non grata ». Ce qui n’empêche pas quelques couacs : le 17 août 2020, un lieutenant-colonel français en poste à l’Otan a été arrêté pour espionnage au service de la Russie. Mais cet officier n’avait pas accès aux plus hauts niveaux d’informations. En octobre dernier, les services secrets français ont fait fuiter dans Le Monde les méthodes baroques de recrutement russe : un agent de l’ambassade répondait à des offres de jeunes ingénieurs français sur Le Bon Coin, pour des cours de mathématiques. Il s’agissait de les approcher sous une fausse identité, avant de solliciter d’eux des informations. Un des espions en charge de cette opération a été expulsé en novembre 2020. Avisés des capacités françaises, les services de renseignement russes ont en partie adapté leurs activités en France. En parallèle de l’espionnage classique, ils développent une diplomatie d’influence, en misant sur l’antiaméricanisme. Ici, pas d’échange de documents mais l’appui à des personnalités considérées comme en phase avec la vision du monde russe. Une collaboration légale, sauf à prouver un arrangement conscient avec des espions, ce qui n’est pas toujours aisé. Pour répondre à ce soft power plus subtil, Macron a érigé, le 9 novembre à Toulon, « l’influence » au rang de « fonction stratégique » dans la défense française. La mission de lutte contre la désinformation, notamment russe, a été confiée à Vaginum, un nouveau service dépendant de Matignon, dirigé par Gabriel Ferriol, énarque et... ex-agent de la DGSE, selon nos informations. 3/5 Chapitre 3 : Le terrorisme [Depuis 2017, la DGSI estime avoir déjoué 39 attentats] Citation Lundi 29 novembre 2021 au matin, la DGSI interpelle deux jeunes hommes de 23 ans, en Seine-et-Marne et dans le Val-de-Marne. Les deux complices projetaient un attentat islamiste pendant la période de Noël, afin de transformer ce moment de fêtes en bain de sang. Leur plan le plus avancé, selon nos informations confirmées par un proche du dossier ? Se rendre dans un immeuble d’habitation et assassiner les habitants, les uns après les autres, au couteau. Un des deux suspects, E.-L. K., qui prévoyait de prêter allégeance à Daech, avait déjà été condamné pour entreprise terroriste par le tribunal des enfants, en 2019. A l’époque, il souhaitait rejoindre la Syrie, comme l’avait révélé Le Parisien. L’affaire illustre une réussite de la surveillance des radicalisés ayant purgé leur peine, six ans après la tuerie perpétrée par Larossi Abballa à Magnanville (Yvelines). Cet islamiste avait effectué une peine de deux ans et demi ferme de prison pour « association de malfaiteurs terroriste », avant que son suivi à sa sortie, en 2013, se révèle défaillant. Il avait assassiné deux policiers à leur domicile. Une erreur aujourd’hui impensable. Depuis 2017, la DGSI estime avoir déjoué 39 attentats, contre 30 de 2013 à 2017. Sur ces 69 attaques empêchées, 67 ont fait intervenir « du renseignement humain », soit une interaction commanditée par un agent, comme une conversation avec un suspect. De plus en plus d’affaires comportent une part de cyber et une part d’interaction humaine, une fois la cible repérée par ses agissements en ligne. Un mode d’action censé mieux prévenir les cas comme celui d’Abdoullakh Anzorov, l’assassin de Samuel Paty, radicalisé en ligne sans que la DGSI ne le décèle, malgré des signalements sur la plateforme Pharos. Ces cinq dernières années, 24 personnes ont péri dans des attentats islamistes. Si la menace principale concerne le terrorisme islamiste, d’autres idéologies peuvent servir de prétextes à un passage à l’acte. La DGSI révèle que « neuf » des attentats évités concernent la mouvance complotiste et d’ultradroite. Le terrorisme d’ultragauche reste, lui, très marginal puisque les contre-espions français ont déjoué une seule attaque relevant de cette doctrine. « Entre services, on a pris l’habitude de tout partager en temps réel » sur le terrorisme, relève Nicolas Lerner. Un climat de confiance s’est installé avec la DGSE, qui s’occupe de la menace en dehors des frontières. Lors d’une conférence de presse, le 16 septembre 2021, Bernard Emié a détaillé comment la DGSE a permis la « neutralisation » d’Abou Walid al-Sahraoui, le n° 1 de l’Etat islamique dans le Grand Sahara, un mois plus tôt. La frappe de drone en elle-même a été commandée par les forces spéciales de l’armée française, dans un travail de collaboration de différents services tricolores. Cette bonne entente constitue, de l’avis de l’ensemble de la communauté du renseignement, un atout majeur pour la France : réputés redoutables dans le recrutement de sources en milieu djihadiste, notamment en Syrie, nos services secrets, à commencer par la DGSE, se sont imposés comme des pourvoyeurs d’informations incontournables pour toutes les principales agences du monde. Dès 2014, des renseignements français avaient contribué à éviter des attentats aux Jeux olympiques de Sotchi, en Russie, selon une source proche du dossier. Des indiscrétions françaises ont également permis d’empêcher des attaques ouïgoures en Chine. En échange de ces précieux tuyaux, les puissances étrangères collaborent volontiers avec la DGSI et la DGSE au sujet d’éventuelles actions dans l’Hexagone. Grâce à ce réseau et en raison du reflux du djihadisme au Sahel, « la menace terroriste exogène a aujourd’hui baissé d’un cran, mais il nous faut rester très vigilants, notamment sur les mouvements au nord de la Syrie », prévient Nicolas Lerner. Cinq ans après la chute de l’Etat islamique, des « revenants » continuent de surcroît à débarquer sur le territoire français. En 2022, la DGSI a été avisée par un service étranger de la présence d’un Tunisien, ayant opéré dans les rangs de Daech. Faute de recoupement qui aurait permis la tenue d’un procès – une procédure automatique pour les djihadistes attestés présents sur le sol français –, les autorités l’ont expulsé en assortissant la mesure d’une interdiction de territoire. Une précaution qui ne per- mettra pas d’éteindre la menace, désormais plus anonyme et plus sournoise : huit des neuf derniers auteurs d’attentats en France étaient totalement inconnus des services de renseignement. 4/5 Chapitre 4 : L’Afrique [« Bob » croit savoir que les coups fourrés entre services perdurent] Citation « On sait très bien mailler les entourages présidentiels, mais quand le coup d’Etat vient de capitaines, de petits officiers, on ne sait pas faire », constate un ancien de la DGSE, connaisseur des enjeux africains. Le coup d’Etat intervenu au Mali le 18 août 2020, mené par des cadres intermédiaires de l’armée, a causé un traumatisme dans le milieu du renseignement français. Ni la DRM, présente sur place dans le sillage de l’opération Barkhane, ni la DGSE n’ont su prévoir le putsch. « Nous avions indiqué qu’il se passerait quelque chose dans les quatre à cinq semaines », nuance notre source ayant fréquenté le renseignement extérieur. Interrogé en juillet, Laurent Nuñez, alors coordonnateur du renseignement, reconnaissait que l’épisode avait poussé les services secrets à revoir leurs méthodes : « Le coup d’Etat de 2020 au Mali nous a amenés à resserrer nos capteurs y compris sur des strates intermédiaires de l’armée ou de la société. » C’est que l’émergence d’une junte menée par le colonel Goïta dans le pays où l’armée intervient depuis 2013 a des conséquences fâcheuses : le sentiment antifrançais s’en trouve légitimé, le groupe paramilitaire Wagner, sous le contrôle du pouvoir russe, dispose désormais d’une tête de pont en Afrique, la lutte contre les groupes djihadistes locaux est inévitablement parasitée. Robert Dulas, 74 ans, vieux routier de la diplomatie parallèle en Afrique, dit avoir vu les méthodes du renseignement évoluer, pas forcément pour le meilleur : « Je trouve que la DGSE en Afrique s’américanise. Ils payent mais ne tentent pas vraiment de comprendre. Certains de mes contacts m’ont dit qu’ils ne leur parlaient plus à cause de ça. » Plus surprenant, « Bob » croit savoir que les coups fourrés entre services perdurent, contrairement à la doctrine présidentielle : « Il y a des guéguerres entre la DRM, la DGSE, voire la DGSI, qui est aussi présente. Je peux vous dire qu’une information incomplète a été remontée il y a six mois. Bon, heureusement, pas sur un sujet touchy. » Le renseignement se heurte aussi à la désinformation de ses adversaires. Pour les dirigeants de services secrets, l’affaire du « mariage de Bounti », au centre du Mali, est devenue un anti-modèle. « Pendant quarante-huit heures, on a subi », témoigne un haut cadre du renseignement. Le 3 janvier 2021, des avions de chasse français bombardent et tuent une vingtaine de personnes dans ce village. Des « combattants djihadistes » identifiés après une « opération de renseignement de plusieurs jours », précise alors l’état-major des armées. L’association peule Jeunesse Tabital Pulaaku conteste et affirme que la frappe a touché des civils, réunis pour un mariage. Une enquête de l’ONU, dévoilée le 30 mars 2021, penche pour la bavure. Le général Lecointre, chef d’état-major des armées, réagit en tançant, dans Le Figaro du 21 mai 2021, « les erreurs et les biais du rapport » onusien, affirme « qu’ils découlent pour une part d’une manipulation ». Une opération à connotation russe, assure aujourd’hui un responsable du renseignement : « On s’est rendu compte que la thèse de la bavure était poussée par des trolls russes sur Internet. » A l’époque, la ministre des Armées refuse de déclassifier des clichés des lieux. « Montrer des images, c’est montrer à nos ennemis ce que nous voyons de lui », assume-t-elle devant le Sénat. Changement de doctrine le 22 avril dernier : un obscur « patriote malien », un « faux profil », estime l’armée française, publie sur Twitter une vidéo d’un charnier près de la base militaire de Gossi. Il accuse la France d’être responsable de ces exactions. L’état-major de l’armée française publie alors des images provenant d’un drone de la DRM, obtenues avec le concours de la DGSE. Elles montrent des militaires en train de filmer ces cadavres. « Des renseignements très précis nous font dire que ce sont les hommes de Wagner. On n’a aucun doute », ajoute alors l’armée. La France a retenu la leçon. Reste que l’influence de Wagner, déjà présente en Centrafrique, menace de s’étendre à d’autres pays, le Niger ou le Burkina Faso. Le 24 janvier 2022, le coup d’Etat à Ouagadougou a suscité la colère d’Emmanuel Macron, nous indique une source proche du dossier. Le courroux présidentiel vise la cellule diplomatique de l’Elysée mais aussi la DGSE. Le risque de putsch a été perçu mais les mesures pour le prévenir n’ont pas fonctionné. Or la déstabilisation du « pays des hommes intègres » pourrait profiter aux réseaux djihadistes et à Wagner. Un nouveau coup d’Etat, le 30 septembre 2022, confirme les craintes françaises. Des drapeaux russes sont déployés dans les rues de la capitale burkinabée. Une source du renseignement français soupire : « On voudrait que nous soyons présents en Afrique comme il y a soixante ans, mais les temps ont changé, ce sont des pays indépendants. Ce n’est donc pas souhaitable. Mais je vous rassure : nous ne communiquons pas sur tout ce qu’on fait et notamment pas sur les coups d’Etat que la France a entravés. » 5/5 Chapitre 5 : Le cyber [un logiciel franco-français à la place de Pegasus] Citation Emmanuel Macron a tranché. Selon les informations de L’Express, fin 2020, alors que le grand public ignore l’existence du logiciel Pegasus, le président de la République prévient les dirigeants du renseignement français qu’il a décidé de ne pas passer commande du produit développé par la société israélienne NSO. Le sujet a suscité un véritable débat au sein des services secrets. Les hauts cadres issus du renseignement intérieur ne cachent pas leur intérêt pour un outil qui profiterait grandement aux enquêtes policières : parce qu’il infecte, à distance, l’ensemble du téléphone – « il permet d’intercepter les conversations, les photos et les messages sauvegardés », révèle Guilhem Giraud, ex-ingénieur de la DST et récent auteur de Confidences d’un agent du renseignement français (Robert Laffont) –, Pegasus permettrait de contourner les applications chiffrées prisées par les criminels. Or, obtenir les données issues de WhatsApp ou Telegram se révèle parfois une gageure pour les forces de l’ordre. Le prix proposé n’est pas si cher : 10 millions d’euros tout compris. Seulement, NSO compte dans ses rangs de nombreux retraités du Mossad et personne ne doute de ses liens avec le renseignement israélien. Face au risque d’espionnage, le chef de l’Etat préfère renoncer. Selon nos informations, les agences de renseignement tricolores travaillent actuellement, et en secret, à l’émergence d’un logiciel franco-français. A défaut d’être client de Pegasus, la France en est devenue la victime. Selon les révélations du collectif de journalistes Forbidden Stories, les numéros d’Emmanuel Macron, d’Edouard Philippe et de 14 autres membres du gouvernement ont été sélectionnés par le Maroc en vue d’un criblage. Depuis le mois de mai, la DGSI s’est attelée à rencontrer chaque cabinet ministériel pendant une heure afin de passer certaines consignes de cyber-sécurité. « Nous rappelons qu’aucun smartphone vendu dans le commerce n’est totalement sûr, qu’il ne faut pas avoir d’échange sensible par ce biais, y compris sur des applications chiffrées de bout en bout », décrit Nicolas Lerner. Autre astuce : supprimer les messages sensibles après envoi. Ils ne seront pas retrouvés aussi facilement. Des précautions de bon sens qui se heurtent à des habitudes ancrées dans les cercles macronistes, où on utilise massivement Telegram, une application considérée comme particulièrement peu sûre parce qu’elle a été codée par des néophytes en matière de cyber-sécurité. A l’heure où les attaques informatiques se multiplient, l’émergence d’une génération de cyber-espions français est un enjeu national. Néanmoins, les services secrets se heurtent à la dure loi du marché. Les trentenaires experts de la DGSE ou de la DGSI peuvent espérer multiplier leur salaire par deux en rejoignant une grande entreprise du secteur privé. Au sein de la DGSE, entre les départs en retraite, les fins de mobilité pour les militaires et les démissions, la dernière année a vu le départ d'«entre 500 et 700 agents», selon une source bien informée. Un chiffre énorme, qui correspond à près de 10 % des effectifs. Pour retenir les talents – en cyber mais pas que – la maison a amorcé à l’été 2022 la plus grande réforme de son organisation depuis 1989. Les directions des opérations et du renseignement, entre lesquelles existait une rivalité ancestrale, ont été refondues au sein d’une grande « direction de la recherche et des opérations », dirigée par un administrateur civil issu du sérail. Surtout, la réforme prévoit la mise en place de « centres de missions » thématiques ou géographiques. L’idée ? Aboutir à un fonctionnement moins stratifié, tout en respectant le secret, bien sûr. « Cette réforme est issue de deux ans d’ateliers de réflexion. L’objectif est notamment de mettre dans les meilleures conditions une nouvelle génération d’agents de 30 à 35 ans, qui ne supportent plus les empilements hiérarchiques », indique un membre de la communauté du renseignement. Même les dirigeants de services secrets doivent gérer des ressources humaines. /end (en la circonstance, la fusion des posts, cpasmal )
  5. Alors que nous on peut, c'est connu. "Impossible n'est pas français!"
  6. ouch! sur la propulsion, tu vas à l'encontre de ce que dit le PR: "on ne vend pas de nuc. à l'étranger". Énoncé tel quel, ça a vraiment l'air d'être "doctrinal".
  7. Bon bin ça c'est clair désormais, ça met fin à nos spéculations sur nos capacités (ou pas) à produire chez nous des soums supplémentaires (qu'ils soient nuc. ou conv.). Notre offre est inchangée: production locale (AUS), propulsion conventionnelle. Shortfin. Point à la barre.
  8. bah c’est sûr, ça va plus vite de construire un appareil inabouti inachevé!
  9. (Janes, 15nov.) Le ministère indonésien des Finances (MoF) a accordé l'autorisation au pays d'obtenir jusqu'à 3,9 milliards de dollars de prêts étrangers pour trois propositions distinctes qui ont été présentées pour soutenir les capacités de combat de l'armée de l'air indonésienne (TNI-AU). Il s'agit notamment d'une offre d'achevoir des avions de chasse monomoteurs Mirage de la Qatar Emiri Air Force (QEAF) et d'un deuxième lot d'avions de combat multifonctions Dassault Rafale entre 12 et 18 pour le TNI-AU. Le ministère indonésien de la Défense (MoD) a signé un accord avec Dassault en février 2022 pour obtenir un total de 42 Rafales. Les cellules sont achetées par étapes et un contrat pour le premier lot de six cellules est entré en vigueur en septembre après qu'un acompte pour cela ait été effectué avec des fonds provenant d'un prêteur étranger. Les lettres d'approbation qui ont été fournies à Janes indiquent que le ministère de la Défense a été autorisé à organiser un autre facilités de crédit de 2,9 milliards de dollars avec des prêteurs étrangers pour se procurer un deuxième lot de Rafales. L'approbation a été accordée en septembre après des consultations avec le ministère de la Défense et le ministère indonésien de la Planification du développement national (BAPPENAS). /deepl
  10. @Salverius @clem200 détails: Holistic Development of Great Nicobar Island at Andaman & Nicobar Islands », Pre-Feasibility Report, mars 2021: http://environmentclearance.nic.in/DownloadPfdFile.aspx?FileName=mfeaYaYbdxRbeR8PGLUycwXyG0OWE2QWwm72WXjOAxHQbrEhaMSFRfBrbP1c1ckmdhZ1B7qes6LgOQOuwF2N5mJ2kxDbKrCShi1WB4/MMxE=&FilePath=93ZZBm8LWEXfg+HAlQix2fE2t8z/pgnoBhDlYdZCxzXmG8GlihX6H9UP1HygCn3pCkAF2zPFXFQNqA4krKa1Aw== (merci @Seignelay)
  11. je ne mesure pas bien si "ça compte" dans notre équation, mais ils ont un réacteur de recherche (20MW) à Lucas Heights https://en.wikipedia.org/wiki/Open-pool_Australian_lightwater_reactor
  12. finalement, Après avoir été refusée par le ministre des finances l'année dernière, la demande de budget pour les Su-27/30 de fabrication russe a finalement été approuvée cette année. Financé par un prêt étranger, il permettra d'étendre le service des Su-27/30 en Indonésie. Le programme est une révision. Il est peu probable que les activités de révision soient effectuées par la Russie. Probablement par l'Ukraine.
  13. ... Et d'un gouvernement de Russie itout. L'Azerbaïdjan aura/it le soutien des Israéliens, des Turcs, des US... L'Iran et l'Arménie, de qui...?
  14. Eurasianet (oui, vu) publie sur l'escalade rhétorique (et des exercices mili., tout de même) au sujet de la frontière Azerbaïdjan/Iran Un certain Mahmudali Chehreganli, leader en exil, et jusqu’alors persona non grata en Az, du Mouvement du Réveil National de l’Azerbaïdjan du Sud, partisan de la sécession de la région nord de l’Iran, dont la population est composée majoritairement d’azéris (soient: « Turcs iraniens ») est soudainement apparu dans les media Az (la tv d’état AZ TV, le rés. public İctimai.) pour entre autres appeler au renversement du « régime des mollahs ». Sur son compte.insta il en appelle à un « Grand Azerbaïdjan », etc. L’ambassadeur lui, trolle sur twitter à propos de Tabriz, et le PR Az. Aliyev, le 21oct. déclare: "Il y a beaucoup plus d'Azerbaïdjanais vivant en dehors de l'Azerbaïdjan que dans le seul pays. Bien sûr, leur sécurité, leurs droits et leur bien-être sont de la plus haute importance pour nous. Nous continuerons à tout faire pour aider les Azerbaïdjanais qui se sont retrouvés coupés de notre État ». En réplique, la chaine tv iranienne Sahar a diffusé un entretien avec des membres du parlement iranien appartenant à l'ethnie azérie, au cours duquel des députés ont également remis en question les frontières qui existent depuis longtemps entre les deux pays. Ils trollent aussi à propos de la pop. du Nakhitchevan qui souhaiterait le rattachement à l’Iran. Ou encore: le ministère iranien du renseignement a affirmé que l’attentat qui a tué 15 personnes le 26/10 dans l’attaque d’un sanctuaire chiite dans la ville iranienne de Shiraz, avait été organisée par un citoyen azerbaïdjanais qui s'était envolé en Iran par l'intermédiaire de l'aéroport Heydar Aliyev de Bakou. Et Téhéran a mis en garde à plusieurs reprises contre les tentatives de l'Azerbaïdjan d'empiéter sur le territoire de l'Arménie et a déclaré que toute ingérence à la frontière entre l'Iran et l'Arménie serait une ligne rouge. Du coup, même le MAE arménien trolle: Ararat Mirzoyan a déclaré que l'Arménie avait l'intention d'ouvrir un consulat à… Tabriz.[!] "moins drôle": En octobre, les forces armées iraniennes ont mené des exercices militaires à grande échelle au cours desquels elles se sont entraînées à traverser l’Araxe qui forme la frontière avec l'Azerbaïdjan. L’Azerbaïdjan a ensuite rendu la pareille par ses propres exercices près de la frontière iranienne. --- Petit rappel historique façon « ligne Durand » pardon: "ligne Gore Ouseley": Pendant des siècles, le territoire de l'actuel Azerbaïdjan a fait partie du monde perse, avec des khanats locaux soumis à la Perse. En s'étendant vers le sud dans cette région, la Russie s'est heurtée à la Perse et, au XIXe siècle, les deux empires ont signé les traités de Gulistan et de Turkmenchay, qui ont établi les frontières actuelles entre l'Iran et l'Azerbaïdjan. Entre-temps, du côté sud de cette frontière, une importante population d'Azerbaïdjanais turcophones est restée ; aujourd'hui, les Azerbaïdjanais représentent la plus grande minorité en Iran et, bien qu'il n'existe pas de chiffres précis, ils sont plus nombreux que la population d'Azerbaïdjan elle-même.
  15. À moins que l’Inde ne choisisse le Super Hornet.
  16. (sevmash.ru, 07nov.) https://sevmash.ru/rus/news/3309-2022-11-07-12-12-40.html Le sous-marin à propulsion nucléaire Generalissimo Suvorov tire un missile balistique Bulava. Le croiseur lance-missiles stratégique à propulsion nucléaire Generalissimo Suvorov du projet Borey-A, construit par Sevmash (qui fait partie d'USC), a tiré avec succès un missile balistique Bulava dans le cadre de la phase finale des essais d'État. Selon le ministère russe de la Défense, le tir de missile a été effectué à partir d'une position sous-marine de la mer Blanche sur le polygone d'essai de Kura, dans la péninsule du Kamtchatka. Le vol du missile balistique Bulava s'est déroulé comme prévu. Selon les données de contrôle objectives confirmées, les unités d'armes du missile sont arrivées avec succès dans la zone cible du champ de tir de Kura. Le PDG de Sevmash, Mikhail Budnichenko, a assisté aux essais du missile Generalissimo Suvorov en mer Blanche depuis le navire d'escorte. "L'équipe de livraison de l'entreprise et l'équipage du navire ont accompli leurs tâches dans leur intégralité. Le "Generalissimo Suvorov" a franchi toutes les étapes des essais, après avoir effectué plusieurs sorties en mer. Les systèmes du navire ont été testés dans différents modes. Ensuite, le sous-marin à propulsion nucléaire sera préparé en vue de sa remise à la marine : les mécanismes seront inspectés, les dernières finitions et les équipements seront chargés", a déclaré Mikhail Anatolievich. Le sous-marin stratégique lanceur d'engins Generalissimo Suvorov est le deuxième navire de série du projet Borey-A (le responsable du projet est le Rubin Central Design Bureau for Marine Equipment, St. Petersburg). Le Generalissimo Suvorov a été mis à l’eau le 25 décembre 2021. Le sous-marin appartient à la quatrième génération de sous-marins nucléaires porteurs de missiles et est équipé de complexes modernes d'armes de missiles et de torpilles, de navigation, d'ingénierie radio et d'armement hydroacoustique. Il est très maniable et indétectable acoustiquement. (Service de presse de Sevmash) /deepl
  17. Les bouquins de Bob Maloubier? https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Bob_Maloubier (mais c’est plus période sdece que dgse)
  18. L'ex PM Imram Khan blessé par arme à feu lors d'une tentative d'assassinat. https://www.theguardian.com/world/2022/nov/03/imran-khan-shot-in-assassination-attempt-in-pakistan
  19. … et plus beau. Tu as oublié qu’il est le plus beau, aussi. Sinon c’est nul. Et puis on ne te parle pas des fanboys de meetings aériens, ni des spotters, mais de gens qui n’ont pas choisi de vivre près d’une base.
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