Cathax

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  1. Ca fait des années qu'on se marre en ressortant le meme god-emperor trump, mais le gars nous sort quand même en vrai un aigle comme symbole: il n'y a que moi qui trouve que par moment la réalité en vient à rattraper la vanne ? Du coup, y'a qu'à rajouter une seconde tête à l'aigle, comme ça il regardera à droite ET à gauche.
  2. C'est vrai (au moins depuis l'OTASE et sa relative inefficacité) que les USA ne sont pas parvenus à mettre en place dans la région une coalition solide mettant sous le boisseau les divergences entre les états du coin. Reste également que l'époque était différente: l'adversaire principal était l'URSS, pas la Chine; et malgré tout les USA sont intervenus, y compris directement deux fois, pour tenter de limiter l'expansion du communisme dans la région. Je ne nie pas que l'Asie du sud-est, ce ne soit pas l'Otan et son front à peu près uni face à l'adversaire commun: ce qui me semble indéniable, c'est que les USA ne lâcheront pas l'affaire, tout simplement parce que la Chine est devenue l'adversaire principal. Je ne les voit pas en superpuissance capable de contrer chaque coup de la Chine, mais en grande puissance ayant de gros intérêts à défendre dans la région face à un concurrent agressif, et prêt à pas mal d'efforts pour cela, notamment en poussant ses alliés à résister au cas par cas. En bref, emmerder les chinois de toutes les manières possibles, nuire à leur poussée en mettant du sable dans la machine et rappelant qu'ils sont prêts à soutenir Japon, Australie... Pas besoin d'intervenir militairement, laisser planer le doute en cas de crise, pourrir le jeu, compliquer la vie du rival façon guerre froide. Tout simplement, les pays locaux sont leur sphère d'influence, et ils ne laisseront pas celle-ci s'effriter s'ils pensent pouvoir l'empêcher.
  3. Cela pourrait marcher si la Chine n'avait en face d'elle qu'un groupe d'états désunis et isolés, mais il y a le parrain US: je n'imagines pas les Américains renoncer à une telle occasion d'ériger un glacis pour tenter de contenir leur compétiteur. Après tout, au-dela de la simple question de Taiwan, il y a leur rivalité qui devient un pivot des affaires mondiales, surtout dans une région touchant directement au territoire chinois.
  4. Si invasion il y avait, cela pourrait aussi servir d'impulsion à une coopération militaire bien plus sérieuse entre les divers pays de la zone qui ont a craindre Pékin ('Inde, Japon , Corée, Philippines, Vietnam Australie)... avec les USA pour les aiguillonner en ce sens et essayer de les rassembler plus pesamment autour d'eux. Mine de rien, vu le nombre de pays de la région qui ont a un craindre une politique chinoise plus belligérante, et le rival américain en embuscade, il me semble que pour Pékin, mieux vaut y aller sans trop paraître aggressif.
  5. A lire Kiriyama, je ne peux m'empêcher de penser à une armée (et le système politique derrière) qui chercher surtout à désespérément prendre sa revanche et à régler ses comptes avec son vieux rival, d'une manière qui n'est pas totalement rationnelle quand à ses chances de réussite.
  6. En vrac, trois points qui m'interpellent: -la capacité des Taiwanais à durer face aux communistes une fois sur le continent: en face, il y a de la masse, et l'attrition risque d'être sévère. -la capacité de Taiwan a reconquérir le continent passe aussi par la destruction du contrôle social qu’opèrent les communistes sur la population, et j'ai de sérieux doutes sur leurs capacités en ce sens: ce fut après tout l'un des points essentiels permettant à ces mouvements de l'emporter dans plusieurs pays, une fois combinés avec l'aide du bloc de l'est. -l'idée qui y est liée que l'emprise des communistes est fragile, et qu'elle s'effondrera rapidement par manque de soutien populaire. J'ai vu cela exprimé en filigrane dans les années 90 chez certains auteurs américains, très enthousiastes quand aux chances de leur poulain.
  7. Pour la flotte, je peine à trouver des chiffres pour les années 50, mais en 1968 (d'après Flottes de combat) il y a: 6 destroyers (4 Benson, 1 Fletcher, l'ex-Yukikaze japonais, tous DD), une trentaine de destroyers d'escorte (c'est du léger: du 76 en artillerie principale), une cinquantaine de patrouilleurs, 8 dragueurs de mines, à peu près 10 LSD et APD, pas mal de LCM et LCVP, et une demi-douzaine de transports. Je vous laisse juger: pour ma part, concernant le seul volet naval, cela me paraît trop peu pour tenir dans la durée. La marine communiste en face est très faible (pas de sous-marins, peu de navires au-dela de la poussière navale), et probablement moins bien entraînée. Mais avec le temps, outre les aléas de la guerre et le développement potentiel d'une poussière navale apte à une guérilla maritime efficace, je vous rappelle une donnée: l'URSS. Si Taiwan avait tenté le coup, combien de temps avant l'arrivée de matériel russe. Certes, leur flotte est à la traîne en 56, mais quelques sous-marins, destroyers et frégates de plus peuvent déja compliquer la vie des nationalistes. Mais si les soviétiques arrivent, l'oncle Sam aussi. D'où un risque que le conflit par proxy le soit un peu moins, et là, la donne change complètement.
  8. Ci c'est possible de nous en parler, cela m'intéresse.
  9. L'URSS a tout de même intérêt à équiper suffisamment les pays communistes d'Asie pour faire pièce à leurs opposants pro-USA. Dans le fond, les déterminants sont que les pro-occidentaux tiennent une série d'îles ou de presqu’îles en bordure de l'Asie du sud-est, avec un soutien américain jamais loin et une avance technologique réelle; en face d'eux, une certaine masse soviéto-chinoise (jusqu'à la rupture entre les deux) alimentant en armes, conseillers et logistiques les divers états et mouvements armées communistes de la région. Du coup, si la Chine continentale désire ardemment mettre la main sur sa "province rebelle", elle n'a pas les moyens de la conquérir vue que sa flotte durant l'ère Mao est limitée et cantonnée à des opérations côtières. Taiwan dans les années 50-60 peut donc raisonnablement espérer tenir à distance une invasion passant nécessairement par des moyens amphibies. A partir de là, que faire ? Pour la PRC, il peut s'agir de conquérir des points d'appui plus rapprochés -Quemoy et Matsu- et de grignoter chaque avantage possible. Pour Taiwan, hormis survivre... apparemment, on a longtemps cru sur place à la possibilité de faire chanceler le régime communiste sur le continent, prélude à une éventuelle reconquête.
  10. Il me semble que c'est à cette occasion que les premiers Sidewinder ont été employé au combat. Pour les U-2 abattus, j'ignorais cette histoire: j'imagines plutôt par SAM que par la chasse, vu que les SA-1 et SA-2 commencent à être produits et déployés dans ces années-là.
  11. Il me semble cependant que les communistes n'ont jamais été capables d'acquérir et de conserver la supériorité aérienne face aux nationalistes lors de ces affrontements. Alors tenter un débarquement dans ces conditions, ça aurait encore compliqué les choses pour eux. Quand à s'y maintenir, il aurait fallu pouvoir organiser une capacité à ravitailler ces îlots face à une opposition, et j'ignore ce qu'il en était des possibilités logistiques navales de la Chine continentale à cette époque.
  12. C'est juste, et en un sens c'est en partie l'époque qui veut ça: le passage d'une flotte propulsée à la voile et construite en bois à une marine en métal et à vapeur ne s'est pas faite sans tâtonnements techniques hasardeux et ratages divers: la marine russe en aura sa part, avec un certain nombre de classes médiocres ou décevantes. La maturité technologique des nouvelles flottes sera lente et complexe à atteindre.
  13. Bonsoir à tous, j'ai récemment découvert ces très étonnants bâtiments de la marine russe qu'ont été les 2 monitors du type Popov, le Novgorod et le Vitse-admiral Popov. Construits à partir de plans de l'amiral Popov (en l'honneur duquel le second bâtiment sera rebaptisé), ces navires circulaires avaient été conçus comme garde-côtes cuirassés. L'article anglais de wiki est plutôt complet concernant le plan technique, bien que j'ai dans une publication des chiffres légèrement inférieurs pour ses caractéristiques: https://en.wikipedia.org/wiki/Russian_monitor_Vitse-admiral_Popov Bien évidemment, leur valeur militaire fût pour le moins limitée, voire inexistante. Cette étrange classe tire son origine dans un contexte particulier: celui de la reconstruction de la marine tsariste après la guerre de Crimée, et son passage à l'ère de la vapeur et de la cuirasse. Faisant avec des ressources financières limitant fortement ses ambitions, la marine russe s'articula autour de deux élements: une flotte cuirassé de haute mer dans la Baltique, secondée par des garde-côtes cuirassés se limitant aux opérations côtières mais en mesure d'appuyer des batteries côtières grâce à une forte puissance de feu. A leur image, la flotte de la mer Noire de l'époque sera une marine aux capacités limitées, qui s'opposera à son homologue turque en 1877-1878 en ne lançant que quelques opérations limitées; néanmoins, celles-ci engendreront quelques succès. Leur vraie réussite sera ailleurs: ils permettront de soutenir l'établissement des chantiers de construction de Nikolaiev, appelés à l'avenir que l'on sait jusqu'à la fin de l'époque soviétique.
  14. Je crois que là tu tiens un truc pour reconcilier tout le monde. Si, si, réfléchissez-y: les rednecks adorent le tuning de flingues, de camo mili et de grosses bagnoles... et les gars à la mentalité gangsta adorent le bling, les bagnoles tunées et les looks surchargés: voilà le plan: il faut promouvoir un œcuménisme du mauvais goût vestimentaire et matériel pour rassembler le peuple américain autour de valeurs communes. Alors oui, je sais, il y aura des conséquences: ce sera (littéralement) dur à regarder. Mais bon, entre un peu de ridicule et le chaos, vous préférez quoi ? Do it for your country ! Oui, j'ai pris des coups un peu partout et y compris sur la tête au boulot aujourd'hui. Pourquoi vous demandez ?
  15. https://fr.wikipedia.org/wiki/Capture_de_la_flotte_hollandaise_au_Helder Ca date de la révolution: un parti de cavaliers français est parvenu à prendre d'assaut une flotte hollandaise coincée par la glace. Devancé par Ciders.