Cathax

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  1. C'est juste, et en un sens c'est en partie l'époque qui veut ça: le passage d'une flotte propulsée à la voile et construite en bois à une marine en métal et à vapeur ne s'est pas faite sans tâtonnements techniques hasardeux et ratages divers: la marine russe en aura sa part, avec un certain nombre de classes médiocres ou décevantes. La maturité technologique des nouvelles flottes sera lente et complexe à atteindre.
  2. Bonsoir à tous, j'ai récemment découvert ces très étonnants bâtiments de la marine russe qu'ont été les 2 monitors du type Popov, le Novgorod et le Vitse-admiral Popov. Construits à partir de plans de l'amiral Popov (en l'honneur duquel le second bâtiment sera rebaptisé), ces navires circulaires avaient été conçus comme garde-côtes cuirassés. L'article anglais de wiki est plutôt complet concernant le plan technique, bien que j'ai dans une publication des chiffres légèrement inférieurs pour ses caractéristiques: https://en.wikipedia.org/wiki/Russian_monitor_Vitse-admiral_Popov Bien évidemment, leur valeur militaire fût pour le moins limitée, voire inexistante. Cette étrange classe tire son origine dans un contexte particulier: celui de la reconstruction de la marine tsariste après la guerre de Crimée, et son passage à l'ère de la vapeur et de la cuirasse. Faisant avec des ressources financières limitant fortement ses ambitions, la marine russe s'articula autour de deux élements: une flotte cuirassé de haute mer dans la Baltique, secondée par des garde-côtes cuirassés se limitant aux opérations côtières mais en mesure d'appuyer des batteries côtières grâce à une forte puissance de feu. A leur image, la flotte de la mer Noire de l'époque sera une marine aux capacités limitées, qui s'opposera à son homologue turque en 1877-1878 en ne lançant que quelques opérations limitées; néanmoins, celles-ci engendreront quelques succès. Leur vraie réussite sera ailleurs: ils permettront de soutenir l'établissement des chantiers de construction de Nikolaiev, appelés à l'avenir que l'on sait jusqu'à la fin de l'époque soviétique.
  3. Je crois que là tu tiens un truc pour reconcilier tout le monde. Si, si, réfléchissez-y: les rednecks adorent le tuning de flingues, de camo mili et de grosses bagnoles... et les gars à la mentalité gangsta adorent le bling, les bagnoles tunées et les looks surchargés: voilà le plan: il faut promouvoir un œcuménisme du mauvais goût vestimentaire et matériel pour rassembler le peuple américain autour de valeurs communes. Alors oui, je sais, il y aura des conséquences: ce sera (littéralement) dur à regarder. Mais bon, entre un peu de ridicule et le chaos, vous préférez quoi ? Do it for your country ! Oui, j'ai pris des coups un peu partout et y compris sur la tête au boulot aujourd'hui. Pourquoi vous demandez ?
  4. https://fr.wikipedia.org/wiki/Capture_de_la_flotte_hollandaise_au_Helder Ca date de la révolution: un parti de cavaliers français est parvenu à prendre d'assaut une flotte hollandaise coincée par la glace. Devancé par Ciders.
  5. Ce qui m'intrigue surtout dans cette histoire, c'est comment Shorr Khan a fait pour usurper l'identité d'un monarque en exercice.
  6. Pour rebondir sur les besoins en pétrole de l'Axe, les réserves du Moyen-Orient rendent attirante l'idée d'une opération coordonnée pour s'en emparer, mais cela aurait nécessité un niveau d'alliance qui n'a jamais existé. De plus, je soupçonne les Japonais d'avoir évaluer les potentialités disponibles dans les possessions coloniales européennes en Asie suffisantes pour se garantir une autonomie stratégique, et elles étaient indubitablement plus simples à aller prendre, ce qui a du peser.
  7. Désolé si ma réponse a parue un peu sèche, ce n'était pas l'intention. C'est vrai que l'état-major japonais a été pas mal tiraillé entre diverses priorités et opportunités contradictoires. Dans le fond, il aurait été moins risqué pour eux de s'en prendre aux puissances coloniales européennes déja occupées ou aux prises avec l'Allemagne.
  8. La campagne de la flotte combinée dans l'Océan Indien est plus un raid destiné à balayer la RN et ses bases -réussi par ailleurs- qu'une poussée décisive dans ce théâtre d'opérations. Il me semble que cela à l'avantage de mettre les britanniques sous pression alors que les japonais lancent des offensives terrestres contre leurs colonies de Singapour et de Birmanie, et peut-être à priver les américains d'un soutien naval britannique sur le court/moyen terme. Il reste que la flotte nippone ne reste pas sur place en force pour soutenir les opérations, et refait rapidement porter son effort principal sur le Pacifique. Après, ton point est intéressant: si la coordination entre les puissances de l'Axe avait été réelle, un assaut sur les arrières des forces britanniques au Moyen-Orient aurait certainement compliqué leur tâche face à l'Afrikakorps et les aurait contrait à disperser leurs moyens. Mais les Japonais couraient plus après leur intérêt immédiat (la sphère de coprospérité) que vers une réelle coordination avec l'Allemagne nazie.
  9. Je me souviens d'avoir lu que Franco avait évité volontairement d'en finir au plus vite, pour prendre le temps d'éliminer méthodiquement toutes les forces organisées adverses, dans le but d'éviter la présence de vestiges adverses combinant masse et cohérence, et donc pouvant représenter une gêne effective de type guérilla. En somme, d'avoir eu pour projet de prendre son temps pour laminer à fond chaque composante de ses adversaires dans un conflit qu'il voyait comme avant tout idéologique: extirper les idéologies adverses en détruisant tout ce qu'elles pouvaient avoir comme prolongements organisés, et non pas "classiquement", en se contentant de conquérir le terrain.
  10. Concernant la dernière bestiole, je tiens à te rassurer: je n'ai pas l'intention d'aller où que ce soit, c'est bien trop de boulot.
  11. En même temps, cela n'est guère difficile: si l'on retire les petits pays, il reste une Argentine dont l'armée n'a jamais pu être réellement reconstruite après les Malouines, une Colombie certes militairement solide mais aux prises avec des guérillas endémiques et divers souçis de voisinage, un Vénézuela dans l'état que l'on connaît. Si on permet ce déplorable jeu de mots, la Bolivie et le Pérou, militairement... eh bien ce n'est pas le Pérou.
  12. A noter que le manque de coopération interarmes chez les italiens aboutira à des occasions manquées d'infliger de réels revers aux britanniques, là où les circonstances auraient pourtant pu s'y prêter (par exemple, très peu de coordination pour s'opposer aux convois vers Malte).
  13. Bonsoir, je ne l'ai pas vu mentionné, alors je signale l'existence de la chaîne youtube du Musée de l'Armée: https://www.youtube.com/user/MuseeArmeeInvalides au menu, pas mal de conférences, des présentations des collections et des expositions, et des exposés thématiques sur certaines périodes clés. En espérant que cela vous intéresse.
  14. Interrogation de béotien: pourrait-on imaginer de palier au risque de frappe de décapitation en ayant par exemple, un officier général placé dans un bunker à la fois susceptible de survivre à une frappe nucléaire et disposant des moyens de communications protégés adéquats pour ordonner une riposte ? L'idée est de disposer d'une permanence susceptible de prendre le relais en cas d'élimination de l'échelon de décision, mais j'imagines que le gros problème à cela est la dimension éminemment politique de l'arme nucléaire, qui exige de ne la confier qu'au dépositaire de la volonté nationale via le suffrage universel; or on ne peut coincer celui-ci dans un abri "au cas où". Plus généralement, comment envisage t'on de se prémunir d'une frappe éliminant ceux qui peuvent donner l'ordre de riposter lorsque l'on est une puissance nucléaire ?
  15. Juste. Cependant, quelle aurait été l'ampleur des perturbations produites si cela avait été organisé de façon décousue, sans plan d'ensemble ? On peut ralentir, perturber, voire casser, mais deux points me semblent probables: -que l'ensemble des sympathisants communistes ne se seraient pas forcement rebellés d'un bloc: ce n'est pas une décision anodine à prendre, et il faut être en mesure d'exercer un contrôle suffisant sur la base pour cela. Le mot d'ordre de chefs respectés et connus nationalement pourrait être déterminant, à mon humble avis, dans ce type de circonstances, ceci sans minimiser la capacité d'entraînement et d'action de cadres locaux décidés ou de leaders surgissant dans le feu de l'action; -quel impact pour une série d'actions hostiles locales peu ou pas coordonnées par rapport à un plan d'obstruction méthodique, exécuté au besoin avec l'appui des SR du PAVA ?