Cathax

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  1. J'en ai gardé un bon souvenir: c'était une série assez sombre (pour l'époque), avec des scénarios qui jouaient volontairement de l'ambiguïté du statut de cellule black ops de ses protagonistes et de leurs actions. Tu as essayé sur les sites types fnac ou amazon ? Généralement, ça s'y trouve assez facilement.
  2. En fait, si j'en crois le livre de P. Sidos, c'est l'inverse: la plupart des guérilleros afghans sont pashtouns, et les soldats soviétiques venus des républiques asiatiques sont turkmènes, tadjiks... d'où une animosité supplémentaire de la part des tribus locales. Le vrai échec des soviétiques, c'est de parvenir à mettre en selle un régime afghan favorable à leurs intérêts ET capable d'occuper réellement le terrain/de contrôler la société afghane: au lieu de cela, il fut rejeté, et les russes passèrent leur temps à sécuriser des zones ensuite reprises par les insurgés, puisque le gouvernement pro-soviétique ne parvenait pas à s'y implanter.
  3. Il y a des différences d'emploi notables dans l'usage des blindés par rapport aux forces américaines ? De ce que j'ai compris, ils sont systématiquement insérés dans une manœuvre interarmes côté australien; est-ce qu'on voit une pratique différente à l'œuvre ?
  4. J'avais lu que les soviétiques cherchaient au maximum à éviter de se colleter avec l'armée pakistanaise, mis à part quelques escarmouches terrestres. De toute façon, leur contingent n'était pas dimensionné pour gérer un affrontement même limité avec l'armée de l'air pakistanaise.
  5. Votre comparaison est intéressante, mais je crains de ne pouvoir qu'ébaucher une réponse tant le sujet est vaste et pointu. Un petit lien intéressant sur les opérations: https://www.history.navy.mil/research/library/online-reading-room/title-list-alphabetically/c/command-control-air-operations.html -la Luftwaffe est globalement conçue comme une aviation tactique plus que stratégique, d'où effectivement des difficultés causées par le fait d'être en fin de course en terme de rayon d'action une fois arrivée sur l'Angleterre, et face à un adversaire opérant près de ses bases. J'avais l'impression que cela était moins vrai pour l'aviation américaine, et spécialement l'aéronavale, libre de se rapprocher des côtes du nord pour frapper. -Le Nord met en place un réseau de défense aérienne très dense, calqué sur les modèles soviétiques, et qui constituera jusqu'au bout une contrainte pour la planification américaine, malgré l'essor des missions SEAD. Il permet en outre de garder les migs "au jus" des raids adverses. -comme tout assaillant, les américains et les allemands sont pleinement chargés, et donc moins maneuvrants, face à une chasse pouvant jouer l'agilité et la vitesse de réaction. Concernant les soucis de missilerie US, on est effectivement au début du conflit, dans un moment où l'aviation américaine envisage la prédominance du missile et la fin du combat rapproché. Or, si le sidewinder est une valeur à peu près sûre, le sparrow censé gérer les combats au delà de l'horizon ne sera jamais réellement satisfaisant: j'avais lu il y a longtemps le chiffre de 9% de tirs avec cette arme se concluant par la destruction d'un appareil adverse. Il faut rajouter que son électronique, sensible, eu du mal avec le climat humide de l'Asie du sud-est. J'avais été marqué par les témoignages de pilotes américains qui évoquaient régulièrement le tir d'AIM-7... suivi d'un échec. L'armée nord-vietnamienne et le Vietcong ont su se développer de façon à éviter de combattre les occidentaux selon leurs attentes, et en leur imposant les leurs: cela, tous les intervenants ici l'ont souligné. Ce fut une approche intelligents, pragmatique, et qui a également su mobiliser le peuple vietnamien de façon globale et en étant près à subir de terribles pertes sur une très longue durée. En cela, ils ont su mêler les traditions de résistance locales, l'idéologie communiste et son contrôle des populations, et les conseils techniques soviétiques et chinois. Pour résumer, ils avaient des alliés, la volonté, une stratégie, et ils s'en sont donnés les moyens. En comparaison, côté américain, on a des moyens importants, un allié local qu'on ne parviendra jamais à transformer en challenger crédible du pouvoir communiste, et une difficulté à s'adapter autre que tactiquement à un type de guerre sortant d'un cadre interétatique classique.
  6. Je connaît surtout le volet aérien du conflit vietnamien, et vu du côté américain, mais je suis toujours surpris de constater à quel point une force aérienne récente, aux moyens nettement plus limités, peut-être plus rustique, a tenu la dragée haute à la force aérienne US. Certes, en position strictement défensive, en se "contentant" d'être une gène et une source d'attrition... mais quand même, ne pas se faire balayer dans ces conditions me semble déja être un accomplissement notable.
  7. On vient de retrouver le Karlsruhe, coulé pendant la campagne de Norvège de 1940: https://www.geo.fr/histoire/lepave-dun-croiseur-allemand-retrouvee-80-ans-apres-au-large-de-la-norvege-202053
  8. Effectivement, la Camarde termine tous les problèmes. J'ignore si le jeu de mot est volontaire, mais c'est brillant.
  9. Ca fait des années qu'on se marre en ressortant le meme god-emperor trump, mais le gars nous sort quand même en vrai un aigle comme symbole: il n'y a que moi qui trouve que par moment la réalité en vient à rattraper la vanne ? Du coup, y'a qu'à rajouter une seconde tête à l'aigle, comme ça il regardera à droite ET à gauche.
  10. C'est vrai (au moins depuis l'OTASE et sa relative inefficacité) que les USA ne sont pas parvenus à mettre en place dans la région une coalition solide mettant sous le boisseau les divergences entre les états du coin. Reste également que l'époque était différente: l'adversaire principal était l'URSS, pas la Chine; et malgré tout les USA sont intervenus, y compris directement deux fois, pour tenter de limiter l'expansion du communisme dans la région. Je ne nie pas que l'Asie du sud-est, ce ne soit pas l'Otan et son front à peu près uni face à l'adversaire commun: ce qui me semble indéniable, c'est que les USA ne lâcheront pas l'affaire, tout simplement parce que la Chine est devenue l'adversaire principal. Je ne les voit pas en superpuissance capable de contrer chaque coup de la Chine, mais en grande puissance ayant de gros intérêts à défendre dans la région face à un concurrent agressif, et prêt à pas mal d'efforts pour cela, notamment en poussant ses alliés à résister au cas par cas. En bref, emmerder les chinois de toutes les manières possibles, nuire à leur poussée en mettant du sable dans la machine et rappelant qu'ils sont prêts à soutenir Japon, Australie... Pas besoin d'intervenir militairement, laisser planer le doute en cas de crise, pourrir le jeu, compliquer la vie du rival façon guerre froide. Tout simplement, les pays locaux sont leur sphère d'influence, et ils ne laisseront pas celle-ci s'effriter s'ils pensent pouvoir l'empêcher.
  11. Cela pourrait marcher si la Chine n'avait en face d'elle qu'un groupe d'états désunis et isolés, mais il y a le parrain US: je n'imagines pas les Américains renoncer à une telle occasion d'ériger un glacis pour tenter de contenir leur compétiteur. Après tout, au-dela de la simple question de Taiwan, il y a leur rivalité qui devient un pivot des affaires mondiales, surtout dans une région touchant directement au territoire chinois.
  12. Si invasion il y avait, cela pourrait aussi servir d'impulsion à une coopération militaire bien plus sérieuse entre les divers pays de la zone qui ont a craindre Pékin ('Inde, Japon , Corée, Philippines, Vietnam Australie)... avec les USA pour les aiguillonner en ce sens et essayer de les rassembler plus pesamment autour d'eux. Mine de rien, vu le nombre de pays de la région qui ont a un craindre une politique chinoise plus belligérante, et le rival américain en embuscade, il me semble que pour Pékin, mieux vaut y aller sans trop paraître aggressif.
  13. A lire Kiriyama, je ne peux m'empêcher de penser à une armée (et le système politique derrière) qui chercher surtout à désespérément prendre sa revanche et à régler ses comptes avec son vieux rival, d'une manière qui n'est pas totalement rationnelle quand à ses chances de réussite.
  14. En vrac, trois points qui m'interpellent: -la capacité des Taiwanais à durer face aux communistes une fois sur le continent: en face, il y a de la masse, et l'attrition risque d'être sévère. -la capacité de Taiwan a reconquérir le continent passe aussi par la destruction du contrôle social qu’opèrent les communistes sur la population, et j'ai de sérieux doutes sur leurs capacités en ce sens: ce fut après tout l'un des points essentiels permettant à ces mouvements de l'emporter dans plusieurs pays, une fois combinés avec l'aide du bloc de l'est. -l'idée qui y est liée que l'emprise des communistes est fragile, et qu'elle s'effondrera rapidement par manque de soutien populaire. J'ai vu cela exprimé en filigrane dans les années 90 chez certains auteurs américains, très enthousiastes quand aux chances de leur poulain.
  15. Pour la flotte, je peine à trouver des chiffres pour les années 50, mais en 1968 (d'après Flottes de combat) il y a: 6 destroyers (4 Benson, 1 Fletcher, l'ex-Yukikaze japonais, tous DD), une trentaine de destroyers d'escorte (c'est du léger: du 76 en artillerie principale), une cinquantaine de patrouilleurs, 8 dragueurs de mines, à peu près 10 LSD et APD, pas mal de LCM et LCVP, et une demi-douzaine de transports. Je vous laisse juger: pour ma part, concernant le seul volet naval, cela me paraît trop peu pour tenir dans la durée. La marine communiste en face est très faible (pas de sous-marins, peu de navires au-dela de la poussière navale), et probablement moins bien entraînée. Mais avec le temps, outre les aléas de la guerre et le développement potentiel d'une poussière navale apte à une guérilla maritime efficace, je vous rappelle une donnée: l'URSS. Si Taiwan avait tenté le coup, combien de temps avant l'arrivée de matériel russe. Certes, leur flotte est à la traîne en 56, mais quelques sous-marins, destroyers et frégates de plus peuvent déja compliquer la vie des nationalistes. Mais si les soviétiques arrivent, l'oncle Sam aussi. D'où un risque que le conflit par proxy le soit un peu moins, et là, la donne change complètement.