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TarpTent

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Everything posted by TarpTent

  1. Une vue large très intéressante : On voit ainsi clairement la distance (3 kms) qui sépare le Site de Production - à droite - du Site de Lancement, à gauche, donc. C’est joli. Autre petit point remarquable dans cette photo: on distingue très bien le Booster 3 à gauche sur son Pad… et surprise, on voit très bien le Booster 4 en symétrique à l’entrée du Site de Production Oui, le Monsieur a décidé de libérer la place dans la Highbay pour que SN20 puisse finir d’y être assemblé et se déplace donc en ce moment vers le Site de Lancement.
  2. J’attendrai d’en savoir plus sur leur process industriel à ce sujet avant de me prononcer. Ce qui est déjà certain pour moi, c’est que : - c’est sans doute un sujet renvoyé à (un peu) plus tard, l’important pour SpaceX est de tester le vol orbital et la rentrée atmosphérique. À la cadence de production actuelle, l’entuîlage à la main n’est pas vraiment un souci. - Un four pour réaliser ces tuiles sur place a d’ores et déjà été amené à Boca Chica. J’imagine que les coûts de production et des matériaux doivent être bien moindres qu’à l’époque de la Navette. Quant à savoir quand ils pourront automatiser cette phase au maximum, il faudra sans doute attendre quelques mois avant de connaître la réponse.
  3. Il aura fallu attendre 50 ans pour enfin voir une fusée plus puissante que Saturn 5. (Ils ont installé 29 Raptor en 1 nuit, avec l’aide d’un transpalette, et en plein air… je dis ça comme ça…) L’allure très particulière du SN20 avec ses tuiles, qui continuent d’être posées à la main, et notamment leurs positions par rapport aux flaps. Ces derniers sont d’ailleurs en cours de fixation.
  4. Évidemment, il suffit que j’émette une hypothèse pour qu’E. Musk fasse son maximum pour me démentir… Bref, Booster 4 a déjà quasiment tous ses Raptor installés, au cours d’un rush qui aura été mené cette nuit à grands renforts d’employés SpaceX rapatriés depuis le milieu de la semaine dernière sur le site pour l’occasion (mais c’est une autre histoire à base de Jet d’E. Musk réalisant plusieurs vols par jour pour les transporter tous).
  5. Booster 4 bientôt complètement assemblé en highbay : Et 3 nouveaux Raptor viennent d’être livrés.
  6. Comme avec les Legos : quand les modules sont prêts, tout s’assemble ensuite relativement rapidement. > Table de lancement du pas de tir orbital installé aujourd’hui : > les grid fins sont en train d’être fixées sur Booster 4 (sacrées tailles, les palettes) : > et le nez couvert de tuiles du SN20 est lui aussi positionné sur son segment porteur : Les prochains jours risquent de voir le mécano continuer à vitesse accélérée, avec notamment la fixation des flaps pour le SN20. À titre personnel, et c’est du purement spéculatif de ma part, je n’attends pas un lancement avant début septembre. - SpaceX a plus d’intérêt à réussir ce premier vol qu’à rusher la date de celui-ci. Donc ils vont prendre leur temps. - On devrait très logiquement avoir les tirs statiques préalables de SN20 et du Booster 4 avant qu’ils ne soient assemblés ensemble. - un nouveau support de présentation est en train d’être fabriqué juste à côté de ceux supportant SN15 et SN16 : dès qu’il sera fini, il accueillera certainement Booster 3 afin que Booster 4 le remplace sur le Pad suborbital A pour ses propres tirs statiques. - Si cela se passe comme souvent, il devrait se passer entre 5 et 8 jours entre le positionnement sur un Pad et le test de tir statique lui-même. SpaceX fait systématiquement un test de remplissage à pression ambiante, puis un test cryo (qui a été suivi d’un autre simulant toute la durée d’un vol, dernièrement), et enfin monte les réacteurs pour réaliser (au moins) un tir statique. Cette fois, cette opération sera menée pour Booster 4 et SN20, en décorrélé nécessairement, donc il y a de grandes chances pour que ça s’étale sur la majeure partie du mois d’août. - SpaceX doit également terminer OLIT en lui adjoignant ses bras, évidemment, mais surtout en plaçant sa grue à son sommet. Aucune idée du temps nécessaire, mais il doit bien y en avoir pour encore 6 à 8 jours de travail* avec également les raccordements au système d’alimentation. Est-ce que ce travail sera interrompu ou non par les test de cryo et tirs statiques, c’est la grande question. - les 3 Raptor Rvac sont sur site, les 2 derniers sont arrivés aujourd’hui. Numériquement, il y a donc le nombre de Raptor pour SN20 sur site. - Booster 4 lui n’a pas encore le compte, il me semble. On attendra donc de nouveaux arrivages, d’autant plus que les 3 utilisés pour le tir statique de Booster 3 ont finalement été renvoyés à McGregor. E. Musk avait déjà indiqué que d’ici au vol orbital, les Raptor allaient encore être optimisés à la marge : je pense que l’on est précisément dans ce processus-là en ce moment, pour eux. *après, une part des équipes SpaceX travaillant sur les infras est en 3/8, mon approche sur la base de jours ouvrés n’est peut-être pas non plus la plus pertinente…
  7. Une série tv que je recommande, même si en réalité c’est un documentaire : « How to become a tyrant » / « Comment devenir un dictateur», en 6 épisodes de 30 minutes sur Netflix. C’est cynique, très bien documenté, et particulièrement éclairant sur certains aspects. Et comme ça a un côté assez didactique, tout regard posé sur des individus de notre histoire contemporaine à l’aune de cet éclairage me paraît bienvenu (le 1er épisode surtout apporte beaucoup en ce sens).
  8. Voilà à quoi s’amuse SpaceX : Voilà à quoi s’amusent les suiveurs (totalement hypothétique) : Le soufflé autour de cette histoire de tour pouvant attraper le Booster Super Heavy n’est pas près de retomber. Côté Booster 4 et SN20, le stacking avance à grands pas, tout comme la préparation du nez pour la pose des tuiles : Et E. Musk lui-même se prend au jeu et a posté une photo assez surprenante du segment d’alimentation des 29 Raptor du Booster 4, vu de dessus : Bref, de la tôle autour, des tubes au milieu, des bonhommes, des échafaudages et des échelles, le tout en plein air : on est loin des salles stériles . Il a finalement une vision très « russe » de la technologie : ça doit fonctionner dans n’importe quelle condition et être rustique - ce qui n’empêche pas un énorme travail d’ingénierie derrière - .
  9. OLIT vient de recevoir son 9ième et dernier segment, comme prévu bien moins haut que les autres mais de forme originale : Par ailleurs, la table de Lancement qui doit venir coiffer le Pad Orbital A a enfin été amenée sur le site de lancement. Logiquement demain, les infrastructures nécessaires au lancement de SN20 / Booster 4 seront donc en place. Il restera ensuite bien évidemment à réaliser les raccordements à la ferme de carburant, la grue de mise en place de SN20 sur Booster 4 ainsi que les systèmes de verrouillage de Booster 4 sur son pad (et j’en passe et j’en oublie) avant que l’ensemble ne soit opérationnel. Mais au moins l’essentiel du grutage d’exception devrait être fini pour cette fois - en attendant l’assemblage de la seconde tour près du futur Pad Orbital B. On va enfin pouvoir reparler vol orbital. En parlant de cela, la rumeur actuelle postule une date de fin de stacking des Booster 4 et SN20 pour le 05 août. Le site a l’origine de celle-ci est la chaîne Youtube "What About It", et elle est reprise en boucle. Il n’y aura pas longtemps à attendre pour savoir si la rumeur est finalement fondée.
  10. Le rythme de fabrication devrait progressivement s’accélérer, une seconde highbay, bien plus large que la première, sera prochainement assemblée : La highbay sert aujourd’hui à assembler aussi bien les Starships que les Boosters et les réservoirs externes.
  11. Et puisque ça ne vole pas, autant que ça découpe ! Nez découpé qui servira de maquette pour la porte cargo.
  12. Petit complément à mon post d’hier sur le SN20, avec cette vue du SN20 en train d’être stacké dans la midbay. La partie que je trouve intéressante est le tuilage particulier encadrant l’emplacement des flaps : À gauche dans la midbay, il s’agit du réservoir GSE-3. Par ailleurs, un Raptor RSN57 a été retiré du Booster 3, et les préparatifs sont en place pour en retirer un second. Est-ce qu’ils ont rencontré un souci, ou seront directement réinstallés sur le Booster 4, voire la configuration doit être changée pour un tir statique du Booster 3 avec 9 Raptor ? Nous le saurons dans un prochain épisode (ou pas).
  13. @Deres @Bechar06 : la discussion est intéressante, mais devra se continuer sur un autre fil, plus adapté. Back to Starship SN20, qui aura des flaps plus petits que ceux utilisés jusqu’ici : Bref, ils vont gagner en traînée comme en poids. Cette photo prise hier montre d’ailleurs un peu la différence entre les flaps, celui en noir étant tuilé et destiné au SN20 :
  14. Quand le souci, c’est juste quelques dates annoncées, moi je dis qu’on peut s’y faire même si le personnage ne fait pas l’unanimité. Parce qu’au rang des promesses : - un lanceur moins cher et vraiment réutilisable : checked - des lancements fiables pour l’US Air Force, la Nasa et des clients privés : checked - une capsule de ravitaillement de l’ISS : checked - une capsule habitée : checked - une constellation satellite de communication : checked, les performances étant déjà supérieures à la concurrence, même sans être au taquet - un moteur fusée à flux complet : checked (idem pour Tesla et le reste d’ailleurs). Concurrents sur l’intervalle ? Nulle part. - Blue Origin : toujours pas de Blue Glenn, ni de Constellation (et ils demandent le double pour aller sur la Lune) - Boeing : à la ramasse sur la Capsule habitable, pourtant contractualisée en même temps. Fusée géante n’est qu’une récupération de fusée ancienne avec moteurs de la navette. Belle innovation, et en retard en prime. - Autres agences spatiales : le réutilisable sur la pointe des pieds, annoncé mais sans avancée pour le moment. Idem impression 3D et j’en passe. Simple et factuel. La caravane passe, peu importe ce qu’on en dise.
  15. Il y a sans doute un ensemble de facteurs, mais l’on peut déjà citer : - E. Musk et son câblage très particulier, à la fois créatif, pragmatique, avec un sens inné de la technologie et qui ne se met aucune limite intellectuelle - son équipe d’ingénieurs, parce qu’il sait vraiment s’entourer*, aussi bien de très bons avec de l’expérience comme de jeunes créatifs un peu fous - les nouvelles technologies actuelles, notamment l’impression 3D et la maîtrise de certains matériaux, qui autorisent des cycles d’essais / erreurs bien plus courts, et donc plus de prises de risques également - le culot du nouvel entrant, parce que SpaceX pose dès le début de son modèle la rupture technologique comme une fin en soi (c’est dans ses gênes) - le culot économique enfin, parce que SpaceX ne cherche pas a tout prix à être déjà établi pour ensuite compter ses sous en limitant la recherche au motif qu’il y a une boîte à faire tourner avec une marge toujours plus au ras des pâquerettes => chaque étape commerciale n’est qu’une étape pour continuer le développement bien au-delà de la cible initiale Ce qui est certain, c’est que SpaceX détonne surtout parce que tous les autres se sont enkystés - pour pleins de raisons différentes, certaines plus avouables et acceptables que d’autres -. L’effort aurait été continu en R&D, aucun nouvel entrant n’aurait pu mettre un tel barouf. *il a fait de même chez Tesla, où les performances du châssis en plus du moteur sont franchement impressionnantes, y compris sur circuit, alors que ce n’est ni une marque avec de l’ancienneté, ni une marque forgée par la compétition. - - - - - En attendant que Booster 4 soit fini d’assembler et à supposer qu’il prenne du retard - il est en cours d’intégration dans la highbay, les tronçons étant stackés relativement rapidement pour le moment - E. Musk envisage qu’un essai de tir statique du Booster 3 puisse être mené avec 9 Raptor. Bref, hypothétique, mais ça devrait valoir son pesant de cacahuètes si ce test devait avoir lieu. (Et puis ça ferait patienter tout le monde, tout en apportant de données supplémentaires aux ingénieurs de SpaceX)
  16. 1er tir statique pour le Booster 3 : En complément du lien de @g4lly et de la réponse de @stormshadow: « Une variante est la combustion étagée à flux complet (full-flow staged combustion). Dans celle-ci, la turbopompe du carburant est entrainée par une préchambre fuel rich et celle du comburant par une préchambre oxidizer rich4. La totalité des ergols passe par l'une des turbines, d'où le nom de la configuration. Seuls trois moteurs-fusées utilisant cette variante ont atteint le banc d'essai : le RD-270 dont le développement commence en 1962 mais est annulé en 1970 sans avoir jamais volé5 ; l'Integrated Powerhead Demonstrator (en) dans les années 1990 et 20006 ; et le Raptor de SpaceX dont le premier essai a eu lieu en septembre 20167 et le premier vol en août 2019». => On pourrait revenir aux discussions sur les développements et la mise au point des réacteurs d’avions de chasse : tout le monde connait la théorie, mais bien peu sont capables d’en fabriquer dont les performances sont à la hauteur, et qui sont exploitables. Pour le moment, SpaceX est simplement la seule société au monde à en avoir développé un, puis à en avoir vérifié les performances et être entré en production industrielle. (Et bientôt à les réutiliser, parce qu’avec l’expérience qu’ils ont du Merlin, ça viendra vite).
  17. Le 8ième segment vient d’être posé au sommet de la tour OLIT, et ça été très long et très lent : Assez impressionnant étant donnée la masse en déséquilibre (un pilier est plus haut que les 3 autres, ce qui a obligé à stabiliser le segment de telle sorte à ce qu’un des piliers touche avant les 3 autres.) Avec Booster 3 pas loin, on commence à avoir une petite idée de l’échelle. La tour ne nécessitant pas d’autre grutage dans les prochains jours, un tir statique du Booster 3 est prévu dès demain, avec les 2 jours suivants prévisionnellement réservés également.
  18. Pas certain d’avoir réellement un avis éclairé, quand même. Il y a plusieurs aspects à distinguer selon moi, et Stormshadow en a déjà cité quelques-uns : 1) la logistique. C’est là-dessus que se concentre E. Musk pour le moment, à savoir : un gros cargo capable de transporter de multiples containers en 1 fois plutôt qu’une simple barge capable de transporter un panier de langoustines à chaque vol. Le fait est qu’aujourd’hui, sa pierre d’achoppement sera la fabrication des réacteurs (et sans doute des tuiles), et non les vaisseaux Starship eux-mêmes qui sont aujourd’hui fabriqués en plein vent, avec de l’acier mis en forme et soudé à côté, ce qui change en soi sérieusement le paradigme des vaisseaux pour aller dans l’espace. Dans tous les cas, il considère qu’il a besoin de produire ses Raptor à plein tube sur 10 ans pour être capable de mettre en oeuvre la flotte requise. Son raisonnement tient sur une quantité de matériaux à transporter dans un délai défini pour pouvoir construire quelque chose sur place. Évidemment, comme il n’ignore pas que les fenêtres de tir ne sont disponibles que tous les 4 ans, il faut envoyer des « salves » plutôt qu’au fur et à mesure de la construction des vaisseaux. => toute cette partie-là est faisable avec les connaissances et technologies actuelles, ainsi qu’avec l’approche SpaceX pour peu ou prou être dans les clous (je précise quand même que le design du Raptor est une pure merveille et qu’il est unique en son genre. Donc ce genre de défi n’est pas forcément « simple » dans l’absolu.) La limite tient aux finances, parce que la main d’oeuvre sera nécessairement conséquente pour pouvoir tenir les cadences. (Comme lorsque l’on calcule le temps nécessaire et les ressources pour assembler le vaisseau Enterprise ou l’Étoile Noire…) 2) la technologie nécessaire pour bâtir une ville. Si aujourd’hui il y a beaucoup d’études en ce sens - le dernier concours de la Nasa pour auto-construire un habitat martien fonctionnel en est un exemple très récent - , c’est vraiment l’avènement de l’impression 3D à grande échelle qui permettra selon moi de faire pousser les « villes », à terme. Cependant, les technologies d’habitats gonflables seront sans aucun doute privilégiées d’ici là, d’abord parce qu’elles sont légères et font leurs preuves dans l’espace, mais aussi et surtout parce qu’il n’est pas vraiment possible de reproduire sur Terre la matière première martienne qui doit être utilisée par les imprimantes. En clair, on découvrira sur place si ça marche, ou bien on attendra le retour d’échantillons significatifs. D’ici là, on fera avec les modules éprouvés sur la Lune. C’est une bonne chose parce qu’on capitalisera sur les acquis et que ça ira plus vite. La limite, c’est que ces modules sont d’un volume très limité, à l’exception du Starship lunaire s’il fait ses preuves, et devront être adaptés aux conditions martiennes. Disons qu’à 10 ans d’ici, on devrait savoir si le Starship est exploitable en ce sens, et d’ici 15 ans, l’un d’eux devrait s’être posé sur Mars. E. Musk et la Nasa envisagent des dates plus proches pour la Lune et pour Mars, je suis moins optimiste mais je croise les doigts pour que ça aille bien plus vite (je pressens que dès l’atterrissage réussi du Starship sur la Lune, un autre Starship sera dans la foulée expédié sur Mars pour tenter la même chose là-bas, modulo les créneaux de lancements vers Mars disponibles). 3) la capacité de résidents martiens à être autonomes C'est la vraie grosse inconnue, et la gageure absolue : autonomie alimentaire, en énergie, en eau, en soins, en loisirs, chacun de ces sujets est un casse-tête en soi. La nourriture est évidemment le sujet le plus prégnant car le plus étudié. Et pour le moment, à part créer des cultures très limitées, aucune tentative n’a vraiment été concluante dans la durée, la qualité de la nourriture cultivée se dégradant systématiquement significativement au cours du temps. Dans l’état actuel de nos connaissances, à part tout miser sur la culture hors sol et l’aquaponie (plus les algues et autres joyeusetés) et compléter avec des rations , l’autonomie sur ce point ne me semble pas pour 2050. Je pense qu’il leur faudra 20 ans de plus pour stabiliser la démarche, sans aucun droit a l’erreur tant il n’y a rien de rien à manger sur Mars par ailleurs. Une lueur d’espoir quand même : la production de cellules pour créer de la nourriture synthétique devrait exploser dans les 10 ans (de la viande synthétique commence déjà à être vendue dans le commerce), et si cette solution de cultiver la viande (ou de l’imprimer) mais aussi les cellules produisant du lait deviennent rapidement viables, cela accélèrera d’autant les capacités à devenir autonome. Ajoutons que des poules voyageront forcément aussi, avec quelques autres animaux qui s’adaptent dans à peu près n’importe quelle conditions. Bref, c’est de cette discipline que doivent venir les vraies avancées, et elles pourraient également être essentielles sur Terre, pour d’autres raisons. Pour l’énergie et les carburants, le régolithe semble le Graal, tout comme semble l’être l’Hélium-3 sur la Lune. Mais pour le moment, personne n’a vraiment la moindre idée de comment les exploiter, à quel coût, avec quelles solutions technologiques et pour quel rendement. Entre le moment où les 1eres fusées atterriront et les 1ers exploitations viables, j’imagine que 10 bonnes années seront nécessaires. Pour les soins, les navettes Starship conserveront cette capacité dans leur espace vie. Quant aux loisirs… bon, le lien vers la Terre sera déjà de haut débit à ce moment-là, donc le Netflix de 2050 devrait aider, je suppose. Alors 2050… pour une base permanente sur Mars façon Antarctique, peut-être, mais plutôt 2070 pour moi pour un début de ville auto-suffisante. Dans tous les cas, la seule mobilisation de SpaceX ou même de la Nasa ne suffiront pas, quand on réfléchit aux moyens financiers qui seront nécessaires pour toute la recherche amont et pour développer et mettre en oeuvre toutes les solutions technologiques forcément spécialisées. (et non, je n’aborde pas la robotique… parce que pour le moment, elle me semble marquer le pas en attendant une hypothétique IA qui aidera à les faire évoluer. Mais le design requis pour qu’ils soient utiles et la quantité d’énergie nécessaire à leur fonctionnement rendent pour le moment leur usage assez restreint.)
  19. Pas grand chose de spectaculaire à se mettre sous la dent en ce moment du côté de Boca Chica, même si l’on sent bien que chaque pièce nécessaire est en train de se mettre en place. Booster 3 a mené avec succès son premier test cryo hier après-midi après une première mise en pression réalisée il y a 2 jours. Par ailleurs, il a d’ores et déjà reçu les 3 Raptor de son anneau de poussée central. Côté OLIT, et depuis que Frankencrane est à nouveau opérationnel avec sa nouvelle extension ajoutée, le segment 8 a été amené sur le Site de Lancement pour être prochainement levé (demain, à mon avis). Particularité de ce segment, il est moins haut d’un tiers, et un 9ième segment de la hauteur de ce fameux tiers manquant est en cours d’assemblage sur le Site de Production. Ce découpage semble nécessaire pour renforcer la structure en haut de la tour et adjoindre les éléments de fixation et d’action du bras de grue qui sera placé à son sommet. Les fermetures de routes sont annoncées et annulées à un rythme soutenu, inutile que j’en fasse mention en détail ici. Pour moi, SpaceX va monter le segment 8 sur OLIT avant de réaliser un quelconque tir statique du Booster 3, les tests cryo et tirs statiques impactant fortement l’assemblage des infrastructures puisqu’ils obligent à dégager totalement de l’ensemble du personnel le Site de Lancement.
  20. TarpTent

    Le F-35

    Alors voyons le bon côté : c’est déjà une superbe perf’ de notre Team France d’avoir réussi à refourguer une trapanelle pareille à autant de pays et qui l’auront payé aussi cher, même d’occas’ ! Quand on est capable des telles performances, l’avenir est radieux pour notre industrie, peu importe le devenir du F-35*. *raccrochage absolument pas subtil au sujet de ce fil.
  21. Blue Origin avait déjà fait avant même le vol un tweet en ce sens, que j’ai préféré ne pas relayer parce qu’il était à la fois mesquin et parfait déplacé (tout comme l’a été la précipitation de Branson à faire son vol histoire de couper l’herbe sous le pied de Bezos pour les mêmes raisons). Le véritable enjeu est purement économique, Jeff Bezos expliquant que pour ceux qui tiennent à se vanter d’être « allés dans l’espace », seul Blue Origin le leur permet, Virgin Galactic n’atteignant cette pseudo-officielle limite de Karman. Bref, c’est bas, c’est nul, mais ça portera nécessairement auprès de quelques riches aventuriers qui voudront le tampon pour plastronner partout avec celui-ci plutôt que de simplement apprécier s’être retrouvés en apesanteur le temps d’un vol tout à fait hors-norme (et peu importe le vecteur en réalité)
  22. En réalité, et c’est pour ça que j’avais édité mon message avec une capture de 2020, ça semble finalement être une surcouche de protection recouvrant une tuyauterie ou un câble. C’est moche, ça fait l’effet d’une gaine thermoformée mal posée, mais du coup ça ne semble pas consécutif au vol lui-même.
  23. De toutes façons, c’est la seule vraie question qui vaille : si, quel que soit le variant, la contamination fluctue mais que les services de santé et surtout réa ne se retrouvent pas saturés ni même mis sous forte tension, la vaccination aura été un succès et il n’y aura plus de reconfinement (en restant le doigt sur la gâchette en cas de variant plus méchant que les autres). Ça redeviendra traité et perçu comme les grippes saisonnières, avec certes un vaccin qui cette fois sera sans doute obligatoire contrairement à celui de la grippe qui n’est que recommandé. Note juge de paix, c’est le taux d’admission à l’hôpital et le taux d’occupation des salles de réa.
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