cracou

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  1. Garder oui, lancer des opérations inutiles les derniers jours de la guerre c'est inutile voir criminel. Regarde celui là par exemple: http://resistance.azur.free.fr/dossier/authion.htm Une opération pour prendre un coin pommé entouré de montagnes, sur une route impossible à exploiter par la suite.
  2. C'est ça... De Lattre est un homme du passé pour les américains: il n'y pas combattu depuis 40.
  3. Je vais me faire tirer à vue mais j'ai une vision fort peu reluisante de cette armée D'un côté je vois des "vrais" français libres qui se sont tapé toutes les campagnes depuis 40 (les FFL, la colonne L...) et qui étaient fort mal vus par de nombreux cadres de l'armée de Vichy. D'un autre je vois une armée colonialiste, réactionnaire, avec des méthodes désuètes et des pertes conséquentes (français en Tunisie au début) D'un autre je vois des bataillons FFI avec de tout: de l'étudiant volontaire, de l'ancien des brigades internationales, du "résistant tardif". Globalement qui faisaient de leur mieux avec un matériel moisi et sans vrai entrainement (intérieur 44 et est 45) D'un autre je vois des Tabors et des tirailleurs qu'on a glorieusement laissé se battre pour la France (italie 44) D'un autre je vois des français de 44 qui refusaient de se mobiliser pour remplacer ceux qui étaient à Colmar. Je vois de nombreuses pages "glorieuses" qui sont militairement pathétiques et inutiles. - Les attaques de 45 sur les poches allemandes étaient militairement criminelles: c'était plié, la guerre se terminait. On a détruit des villages pour... rien. (évidemment je grossis le trait, il y avait un but politique dont l'intérêt se discute lui. Je vous rappelle que Leclerc avait piqué une crise en voyant sa division appelée à faire "ces conneries" à l'arrière). - L'incapacité à résorber la poche de Colmar pendant l'autone - Le franchissement du Rhin avec trois tondus et deux barques (militairement risible mais politiquement compréhensible) N'oubliez pas ce que pensait Leclerc de De Lattres, ce que pensait De Gaulle de Juin et tous de Giraud... (fin du gros plouf) :p
  4. Tu as raison, évidemment. Je veux sire "ce n'est pas le plus urgent". question: est ce qu'on peut parler d'épidémie de botulisme? (vu le mode de contamination)
  5. La seule question qui se pose aux gens autour de lui est "j'ai plus de chance de rester vivant en le suivant ou en le flinguant?". Staline avait eu l'intelligence de purger d'abord les "vrais", ceux qui y croyaient vraiment avec l'aide des services secrets puis il a visé l'armée pour éviter un putsch (qui lui pendait au nez tôt ou tard car pas mal de "vrais" étaient dans l'armée) puis s'est débarrassé de pas mal de gens sans les services secrets.
  6. Tans mieux car... elles étaient absentes au moyen age (ou presque): elles viennent du nouveau monde. La principale pathologie était la dysenterie. Les épidémies dans le sens courant (peste, choléra) étaient très rares dans les armées (entre autre parce que de toute façon tout le monde l'avait et qu'on cherchait pas trop à se mettre sur la gueule à ce moment là). A côté on a parfois oublié l'impact des épidémies: Napoléon a perdu de la faute du général typhus, pas du général hiver. Une autre idée fausse pourtant très souvent relayée par les journalistes est "ohh le tremblement de terre, il faut déblayer pour éviter les épidémies [mettre un truc comme choléra])". C'est totalement débile. - Une épidémie ne peut exister que si des porteurs existent (tu peux raser Paris, tu n'auras pas de choléra). - le plus dangereux n'est pas le mort mais le sans abris qui va polluer l'eau Comme tu le dis fort justement, le principal problème c'est l'eau contaminée, le plus souvent pas de bêtes bactéries fécales. Ca fout la chiasse à tout le monde mais les faibles (et ceux dont l'organisme n'est pas habitué à se battre) n'en réchappent pas
  7. oui mais non: vous raisonnez dans le cadre d'un conflit classique avec front, medevac etc etc. 200 morts c'est moins qu'un liner qui se plante accidentellement. C'est 4 bus dans le fossé etc etc... Si vous mettez bout à bout les accidents de voiture, les accidents idiots, un avion qui se plante, quelques transports qui se prennent un barrage chanceux, deux camps assez moyens sur la question des prisonniers, on y arrive vite et pas forcément avec beaucoup de blessés. D'ailleurs les blessés sont bien plus difficiles à cacher. Maintenant il est tout aussi possible qu'on retrouve la double traduction foireuse (l'informateur qui a un anglais dégueulasse et qui parle de "pertes" (sous entendu mort, blessés, disparus) ce qui devient "casualties" ce qui devient "mort"). C'est loi d'être la première fois. Ca peut aussi être les "perdus définitivement" russes (qui typiquement comptent les morts et les disparus ensemble... donc les prisonniers aussi).
  8. je suis d'accord oui et non, la donnée publique est agrégée (c'est la loi). On avait le même niveau de détail (IRIS...) il y a 20 ans. La donnée publique a un temps long d'ailleurs. Sinon tout ça c'est PAS du big data mais du partage classique de fichiers standards, éventuellement de grande taille ou en temps réel mais ça n'a rien à voir avec le big data vu par les professionnels.
  9. Ca fait bien 20 ans! C'est d'ailleurs en accès libre sur le site de l'insee et tu peux acheter des extractions spécifiques. Je vois qu'on confond encore pas mal de choses: - l'achat et la revente de données c'est classique MAIS sur des données partielles: on revend des infos de base mais pas par exemple le montant des ventes et le RFM d'un client particulier. Un directeur marketing crèverait plutôt que de revendre ça (imagine si le concurrent tombe dessus et que le nom est disponible!). - le big data en tant qu'entrepôt de données se heurte à cette réalité du marché: les entreprises ne veulent pas donner leurs informations primaires! Il faut des accords très spécifiques pour le faire. - L'état aurait un intérêt évident à mettre en place un data warehouse centralisé: vendre de la sécurité, de la confiance (et des accès détournés pour exploiter lui même ces données, hein!). - Vous voyez souvent le big data comme un data warehouse alors que le concept est totalement différent Je critique l'article et ce qu'il contient plus haut Vouloir faire la même chose en France par l'état, c'est faire une entreprise publique pour lutter contre des multinationales .. Le modèle ne tient pas la route. Et si la tentation ou le lobby, c'est de donner l'exclusivité de cette idée de centralisation absurde à des sociétés privées ,c'est leur donner une privilège et avantage commercial qui va tuer toutes les autres entreprises. Toutes les entreprises qui proposent de stocker les données sur le sol français sont soumises aux lois françaises. L'idée centralisatrice d'un big data Français ... c'est du Superdupont en barre et surement pas ce que le monde économique et les citoyens attendent. Le monde économique souhaite la libre compétition sur l'achat/revente des données et ainsi favoriser la création de beaucoup de startups innovantes en France , les citoyens demandent un cadre législatif permettant d'être protégés sur leurs données personnelles dans le respects de leurs libertés. Toutes les institutions de l'état devront utiliser les avantages de leur propre bigdata. Toutes les sociétés informatiques en France doivent être soumises à la même réglementation.
  10. Le "big data" est un mot à la mode mais je me permets d'intervenir car c'est un peu mon domaine (en terme de méthodes car je suis statisticien-économètre) Il existe fondamentalement deux approches dans l'analyse des données: 1/ concevoir un modèle à partir d'un modèle économique ou d'hypothèses et estimer sa validité à l'aide de données collectées.C'est l'approche classique des économètres. C'est historiquement la plus ancienne car les calculs sont largement moins lourds. Elle est par exemple utilisée pour faire un scoring client à partir de 10 variables supposées pertinentes. 2/ ne pas avoir de préconception concernant les liens entre les données et les caractéristiques des individus. Historiquement le principe a d'abord été de tenter de mieux visualiser ces données et de les classer (quelques méthodes claissiques. Regardez les pages wiki sur le sujet si vous voulez ACP, AFC, clustering, classification ascendante hiérarchique, arbres de décision, analyse factorielle, k-means ...). Avec l'avènement des ordinateurs plus puissants on peut tenter visualiser plus de données, sur des fichiers plus gros. L'homme reste dans la boucle pour définir les méthodes et estimer leur pertinence (par exemple pour éviter la sur-identification d'un modèle...). Les méthodes plus avancées (boosting, bagging) permettent de mieux identifier les individus mal classés par d'autres méthodes. On voit apparaître de nouveaux outils somme le SVM (support vector machine), les réseaux bayésiens, les réseaux neuronaux sans parler des trucs exotiques (mathématiquement immondes et que j'ai le plus grand mal à suivre même si je suis loin d'être nul sur ce genre d'outils). Toutes ces méthodes fonctionnent par le biais d'algorithmes qui ont un gros problème: ils sont en général np-complets ce qui veut dire que le temps pour obtenir une solution optimale augmente très rapidement avec le nombre d'individus à étudier. Je simplifie outrageusement mais le principe c'est que dans ce type de problème il est facile de vérifier que la solution est la bonne mais il est difficile de la calculer (exemple très connu: http://fr.wikipedia.org/wiki/Probl%C3%A8me_du_sac_%C3%A0_dos ). La méthode habituelle est donc de sélectionner une sous base de données, de fabriquer un modèle sur celle si et de l'appliquer sur toute la population. Le big data est TRES souvent totalement incompris par la population. - Dans l'esprit de pas mal de monde c'est utiliser les méthodes classiques sur des ordinateurs plus puissants. - Pour les praticiens c'est souvent faire le contraire de l'habitude: bâtir des outils qui fonctionnent rapidement sur des bases d'une taille insensée... ce qui est très compliqué. rien que le calcul d'une bête corrélation sur de multiples bases peut demander du temps, et ne parlons pas de tout ce qui fonctione par inversion des matrices. Actuellement on fait surtout du tri croisé , de la fréquence et des outils considérés comme dépassés mais qui marchent à cause de la taille même des bases. - pour le "vulgum pecus" c'est croiser des bases à la seconde. C'est tout sauf une analyse, c'est au mieux de la requête de très grande taille. Regarder les plaques d'immatriculation etc etc... Dans la pratique c'est totalement délirant. Rien que l'extraction des données dans des formats foireux, incompatibles, non reliés est un cauchemar sans nom. en fait oui mais non.... on ne s'en rend pas compte mais c'est fait "à l'ancienne": un modèle existe, qui est constamment mis à jour mais son architecture même est décidée par l'homme et les compétences réelles sont encore faibles. Plus exactement la machine sait créer des scenarii et les tester mais est incapable de différencier simplement le possible du farfelu (chose qui est facile pour l'humain). Pour un ordinateur un lien est facile à établir mais le concept de causalité est compliqué à intégrer. Pour simplifier ii se noie dans ses propres hypothèses en étant incapable de supprimer les éléments absurdes mais dont l'exploration est inutile.
  11. Mais tu as tout à fait raison. Un premier interlocuteur a parlé d'orthographe. J'ai répété que je parlais des verbes. Tu me parles de syntaxe, je te répète que je parle des conjugaisons. Orthographe, syntaxe, etc... On peut tous se tromper. Concernant les verbes le problème n'est pas l'erreur en elle même mais le fait que le lecteur peut se méprendre sur ce que veut dire l'auteur. Entre "je bombarderai la semaine prochaine" et "je bombarderais la semaine prochaine" il n'y a qu'un "s". La seule différence c'est que le sens n'a rien à voir. Je suis le premier à déplorer cet état de fait et le caractère farfelu du français (l'anglais est bien plus logique par exemple) mais maintenant qu'est ce qu'on fait? On utilise les mêmes règles ou on fait chacun de son mieux en tentant de comprendre l'auteur tout en risquant de ne pas comprendre son message? (remarque que je n'ai pas la réponse à cette question). Pour revenir au premier post sur les verbes et en me souvenant de mon instituteur "si vous pensez vous tromper, remplacez par un verbe du troisième groupe pour vérifier si c'est un infinitif, un participe passé ou autre chose". Cela ne me semble pas être infaisable.
  12. On est bien d'accord. Comme le dit un autre intervenant: nous sommes sur internet. Je n'ai fondamentalement rien contre son orthographe. Ce qui me pose un problème, probablement par déformation professionnelle, est avant tout la grammaire et en particulier la conjugaison des verbes. On peut se tromper de verbe, de temps, de conjugaison mais passé un certain point le discours lui même change. J'ai dernièrement vu une entreprise perdre 1.5 million d'euros à cause d'une faute de conjugaison (à un "s" près!). Je refuse des candidats presque chaque mois pour grammaire déficiente. Comme le proposait poney je lui propose de passer le texte par word pour repérer les plus gros problèmes. Paradoxalement je considère cela comme une forme de politesse. Sinon sur le sujet: le livre est effectivement daté.
  13. Je suis désolé et probablement méchant mais... c'est illisible. Presque tous les verbes sont mal conjugués. Par ailleurs l'idée du tir à 800m au bois belleau est avant tout une légende urbaine puisque les premiers marines tirèrent à 100m de distance. Les premiers combats des marines furent marqué par leur courage et leur totale incompétence tactique: ils devaient apprendre 4 ans de tactiques et de coups foireux en quelques jours. Les premières attaques étaient dignes des charges de 14.
  14. Remarque que cela peut être vu très cyniquement comme une solution: tant qu'ils s'entretuent allègrement dans une guerre de religion interne ils arrêtent de prendre la tête ailleurs. Encore plus cynique: cela légitime les commandes militaires, l'existence des armées etc... (bon là je pousse mais tu comprends le principe). Fondamentalement l'intérêt de l'ouest est de prendre le pétrole et de surtout laisser tomber tous les coins non rentables.
  15. Encore une fois tu ne compares pas ce qui doit l'être. Si tu veux parler des camps de prisonniers il faut comparer ceux des différents camps, pas les camps "de la mort" qui ne sont pas destinés aux prisonniers. Tu devrais plus comparer Nankin avec Varsovie par exemple. Cela n'empêche pas que les camps allemands avec des prisonniers russes valaient largement les camps japonais. encré? Et je ne vois pas en quoi le fait que ce soit "dans ses concepts" change quoi que ce soit. Je n'ai jamais entendu parler de concours d'exécuteurs à la guillotine ou à la chaise électrique.... Certes... mais quel rapport avec le problème? Là je parle de l'incapacité des japonais au niveau tactique à envisager une autre méthode d'attaque. Remarque bien que vu leur équipement ils n'étaient pas aidé!
  16. Je crois que vous manquez complètement ce dont je parle ou que vous ne comprenez pas ce dont je parle: je ne parle pas du front de l'est dont je connais fort bien l'histoire mais du comportement usuel des unités basiques dans le pacifique. Le nombre de victimes est incomparablement plus élevé à l'est (et en Chine) que dans le Pacifique. Il n'en reste pas moins que le comportement des unités militaires classiques dans le pacifique est de manière usuelle tout à fait extrême (et dans les deux camps). Exemple: les allemands exécutent les commissaires politiques prisonniers. Dans le pacifique, il n'y a pour ainsi dire pas de prisonnier (je simplifie outrageusement mais c'est l'idée). Et justement je ne les compare pas à ce niveau là... Relisez bien mes posts. Si on ovulait une comparaison il faudrait comparer la heer "de base" et l'armée japonaise. Je n'ai jamais entendu parler dans la "heer" de suicides collectifs prémédités, usuels et routiniers etc etc.
  17. Je suis d'accord avec toi: l'idée n'est pas de faire une gradation. Ce qui me choque dans le pacifique est justement le caractère routinier usuel et courant de toutes les exactions. A l'est on a presque tout mais je n'ai jamais vu "tout en même temps et tout le temps".
  18. Eh bien justement.... pense aux proportions (d'une part) et au mode de combat (d'autre part). Je maintiens que le Pacifique était encore plus brutal que le front de l'est. Les pertes globales sont par contre bien plus faibles. Est ce que sur un autre front tu as de manière routinière, et mené par des unités "standard" de l'armée: - une lutte littéralement à mort des deux camps avec des taux de morts (pas de blessés etc) de 97 à 100% pour le perdant? - un massacre systématique des prisonniers... quand ils sont faits (quand ils n'ont pas été en plus bouffés). - les civils de son propre camp utilisés comme bouclier humain - de la guerre biologique - des unités mortes aux 2/3 de faim (je ne dis pas "affamées je dis 2/3 de l'unité morte de faim). - un taux de mort chez les civils proche de 85% (je pense à Saipan / Guam) - des concours de décapitations de prisonniers et de civils sans motif (même raciste, anti sémite etc etc). - les suicides au combat (kamikazes et équivalents). Dans le front est les soldats des deux camps se rendaient (et ne se faisaient après 42 pas d'illusion sur leur probabilité de survie, voir les récits divers et en particulier dans un récent guerre et histoire). Dans le Pacifique on ne se rend pas et si on se rend on est mort quand même (en tout cas c'est le cas dans 99.4% en moyenne des cas). Les assassinats de civils sur le front est sont le plus souvent le fait d'unités spécialisées et dédiées, ce qui n'enlève rien à leurs crimes et je n'oublie pas les nombreux crimes de la "heer" (chose qu'elle a bien tenté de gommer de son histoire officielle). Ce n'est pas forcément la normalité ( mais comment parler de normalité?) jusqu'au dernier homme.
  19. Une autre chose: la guerre c'est très loin de l'image romantique si souvent véhiculée. On le sait. Dans le Pacifique on avait atteint un niveau rarement égalé de sauvagerie (des deux côtés et du côté américain essentiellement en rétorsion). Même le front de l'est était "moins pire" (toute proportion gardée). Un exemple: https://www.youtube.com/watch?v=-xwvLe3SlEk Le plus frappant c'est la réaction des associations de vétérans des deux camps qui disaient en gros "c'est pour une fois assez représentatif. En vérité, c'était pire..."
  20. Probablement mal sauf que le boulot des marines c'est le débarquement donc ils devraient être bon. Pour les mortes eaux je vous invite à relire la biographie de Tucker (le patron des amphibis) qui a dit que oui ils savaient et que oui ils pensaient que ça allait passer et que dans le pire des cas les amtrack allaient faire la navette. Le problème ne vient pas des marées (on les connait bien) mais comme tu l'as dit du manque de cartes fiables. Le problème ne vient pas trop de la barrière (si un peu quand même ) mais des pertes d'amtrack. Le LVT-1 avait un GROS défaut: pas de vrai blindage donc même un tournevis passait. 100 sur 135 étaient immobilisés à la fin de la première journée Tarawa était aussi militairement... une victoire claire. Le problème c'est pas les pertes (finalement une simple attaque divisionnaire de la première guerre mondiale était bien pire) mais le % de pertes. C'est un réveil pour les américains qui avaient oublié que c'était pas aussi facile que ça. Sauf que tour était fondé sur le fait que la guerre ne devait pas durer 2 ans! A quoi bon préparer des promotions futures puisque la guerre devait durer 1 an. Dans leur logique foireuse c'est cohérent. Remarque aussi que le zéro prend bien plus de temps à construire que ça car ils est conçu sur deux blocs et en particulier un bloc aile conçu d'une pièce et donc très léger (mais avec une liaison faible au fuselage). Cela lui donne un gros avantage en 41 mais il ne peut pas évoluer comme les brutes que sont les F6F ou P47.
  21. Je me place en attaque, au sol. Remarquez aussi que finalement les japonais ont raté pas mal d'occasions de mieux faire. Tarawa est un exemple paradoxal: ils auraient pu bien mieux faire car dans leurs propres retex les américains ont admis avoir commis un nombre hallucinant de bourdes (corrigées lors de l'opération de Roi-Namur) comme le plantage sur les profondeurs au niveau des récifs, les amtrak non blindés, le foirage du bombardement, le timing raté, le débarquement de renforts sur la mauvaise plage, le manque de matériel du génie... Bref heureusement que les japonais n'ont pris aucune initiative la première nuit. A Iwo les japonais ont été bien meilleurs mais les américains aussi.
  22. C'est une question pertinente. Je précise ma pensée: le manuel japonais (version 1937 modifiée 39) pose plusieurs idées: - la volonté est supérieure au matériel - le feu tue mais le plus important est d'imposer sa supériorité morale (bien pratique quand son armement est foireux!) - le soldat japonais a une supériorité morale - donc il va gagner. Tactiquement la doctrine est la suivante 1/ droit devant par principe. 2/ mais en cas d'obstacle toujours commencer par contourner Le modèle est basé au niveau du bataillon. L'artillerie n'a pas de vrai rôle (en raison du manque de munition chronique et d'un manque de communications) et limite son soutien (pas plus d'une unité de feu par semaine en général) au tir sur les arrières ou à du harcèlement. Le tir tendu est considéré comme intéressant de part sa précision. Le bataillon est conçu autour d'un coeur: 2 canon d'infanterie de 70mm, une compagnie de mitrailleuses et des mortiers de 50mm légers. Le concept est d'utiliser les canons de 70mm pour détruire en tir tendu les mitrailleuses adverses (ce qui marche très bien contre les chinois), de mettre ses propres mitrailleuses en soutien et d'avancer droit devant en utilisant les mortiers de 50mm "légers" type 89 (36 par bataillon soit 9 par compagnie) pour saturer la zone d'éclats, faire baisser les têtes et faire de la fumée. Le Type 89 est léger et facile à manier et tire à 600m. L'idée est excellente mais ne fonctionne que contre de l'infanterie non soutenue. Remarquez que le bataillon a ... rien contre les chars. Rien de rien. Contre les chinois, ça marche (l'équipement des chinois est en général au delà du pathétique). Contre des anglais "41-42" mal à l'aise dans la jungle, ça marche. Contre des appelés Philippins sur la première ligne de Bataan, ça marche. A la seconde où ils ne sont plus dans la configuration optimale, ça merde: - ceux qui ont un soutient d'artillerie dément et qui saturent une zone (ex: l'attaque contre le Raider Battalion au nord du mont Austin) - les marines qui ont des pièces de 37mm totalement dépassées en AT mais qui tirent plus vite et mieux que les 70mm japonais (un gag imprévu!) - la présence de bazookas chez les américains et leurs mortiers de 60/81mm qui tirent plus loin que les 50mm. - les marines qui développent des positions circulaires même en défense de rivière et donc qui n'ont plus d'arrières. - la présence d'un seul char contre lequel le bataillon japonais est dépourvu. Pour lutter contre cet état de fait et le manque chronique de communications les unités en 44-45 sont souvent renforcées (c'est à dire que les unités divisionnaires sont détachées au niveau bataillon/régiment) ce qui améliore les choses en donnant un peu d'artillerie (2 75mm de montagne par bataillon, 2 37mm AT etc etc) mais détruit tout mobilité. En pratique ils faisaient avec tout ce qui trainait sur l'île. Autre remarque: vous discutez souvent du moral des japonais mais vous oubliez des éléments fondamentaux qui n'ont rien à voir avec les documentaires des années 70 (hihihi): un soldat japonais mort au combat est automatiquement promu d'un grade à sa mort et la pension de la famille revalorisée selon un mode de calcul complexe mais en pratique sa famille aura bien plus d'argent. Cela explique certains comportements. Par ailleurs le japonais n'a rien contre le fait d'être prisonnier en tant que tel. Ce qu'il ne peut pas accepter est de devoir revenir au japon et affronter le regard des familles. C'est pour cela que leur dire "rendez vous, après la guerre vous pourrez aller où vous voulez marchait très bien". Enfin le nombre de japonais qui se sont rendu est.... élevé. Surprenant non? En fait les études récentes ont montré que l'immense majorité d'entre eux était simplement descendue par les américains (ou les autres). Les officiers de renseignement devaient se battre pour qu'on arrête de descendre les prisonniers à tout bout de champs. Un mélange de racisme violent (dans les deux camps), de vengeance et de je m'en foutisme car on se méfiait des réactions des japonais. Si vous relisez quelques ouvrages d'anciens du front ils y font allusion très clairement. Sinon mon concernant j'ai humblement aidé à écrire quelques passages de "1940 la France continue" dans le pacifique :p
  23. Remarquez bien que le dessin animé japonais est typiquement ... japonais et fait parler les américains à la mode japonaise et leur prete des comportement typiquement japonais ("la volonté"). Comme quoi ils ont encore du mal à comprendre qu"on puisse ne pas réagir comme eux. Remarquez aussi que le mode d'attaque américain ne tient pas la route (à vous de comprendre pourquoi) :p
  24. Tout à fait, ça a merdé dès que le général anglais a décidé d'arrêter de reculer ou de 's'aligner" et de se retrancher.
  25. Tout à fait. Une fois Okinawa pris les américains se seraient probablement rendus compte que finalement on pouvait attaquer directement le Japon mais ce n'est pas évident à première vue. C'est fort probable. Quezon était très malade (tuberculose il en meurt d'ailleurs) et Mac Arthur ne pouvait pas ne pas tenter de libérer les Philippines. Mégalo comme il était c'était son idée fixe. Tout à fait. Ce n'est que tardivement que les américains se sont rendus compte que finalement Guam était mieux placé que les autres îles (bien plus proche des USA, totalement à l’abri de tout, moins sur la route des ouragans...) Pour une uchronie il faudrait que l'on fasse disparaitre l'impératif politique (genre: tuer mac arthur!) Sinon les capacités militaires japonaises... si vous étudiez bien les combats vous verrez que dans 100% es cas c'est un échec japonais total et sanglant dès que le commandement allié ne panique pas et tient ses positions, même tournées (comme Admin Box en Birmanie). Les Japonais n'ont gagné que par contournement ou immense bluff. En face à face ils se sont totalement fait écrabouiller à chaque fois qu'ils ont tenté des attaques. Exemples: - la première attaque contre Guadalcanal par le détachement Ichiki n'était pas suicidaire mais une attaque "normale".... qui a très très mal fini! - la première attaque contre la base de Bataan était un coup de poker foireux qui a marché sur un contournement d'une unité malade et perdue (la 35e brigade). Les compétences tactiques des officiers subalternes étaient finalement lamentables. On peut aussi dire que l'infanterie "légère" des marines n'aidait pas (je mets entre guillemets car c'est de l'infanterie légère à la more marines c'est à dire à 3 mitrailleuses légères pour 13 hommes!). Regardez un peu la composition d'une compagnie de marines 1944 SANS soutiens (de la compagnie d'armes lourdes...). Regardez en particulier le matériel à gauche: ils ont en "réserve" 3 bazookas, 6 mitrailleuses lourdes, 3 lance flammes...