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  1. Ca fait donc 98 commandés en tout (48 + 50) ? J'ai lu que les SU 27 portés au standard SM étaient modernisés avec une "mise à niveau Su 35", qu'en est-il en réalité? Du coup l'armée de l'air russe fait un mix entre ses Su 27M, ses Su 30 SM et ses Su 35 qui rentrent maintenant tous dans la catégorie "chasseurs omnirôles à vocation première de supériorité aérienne? Et la vingtaine de Su 30 M2 ne sert donc qu'à l'entrainement? Merci pour les infos ;)
  2. Ca chauffe sur tous les fronts, la SAA est à l"offensive un peu partout : Dans le sud l'armée syrienne poursuit son offensive à Daraa età Sheik Miskin où elle aurait pris controle de 80% de la ville et serait en passe de couper la route vitale pour les rebelles entre Sheik Miskin et Nawa. A Damas plusieurs villages et quartiers de la ghouta orientale serait tombés aux mains de la SAA qui continue sur sa poussée après avoir repris Marj al Sultan en décembre. Ca commence à sentir le roussi dans cette poche pour les rebelles. Dans le nord-est l'offensive semble lancée contre la ville stratégique de Salma qui est dépuis ce week end encagée sur trois côtés par l'armée syrienne qui va probablement bombarder la ville avant de lancer un assaut par l'est et l'ouest pour éviter le front fortifié depuis des mois du sud. A Alep nord la SAA progresse vers Al Bab contre l'EI et a pris un nouveau village sur la route de cette ville qui structure l'EI dans la région. Et au sud apparemment la SAA aurait lancé une nouvelle offensive visant à définitivement coiffer l'autoroute et saisir Al Asal qui est sur une dernières routes de ravitaillement disponibles pour les rebelles. Et au centre dans la région Homs/Hama des combats contre l'EI vers Quaryatayn/Palmyre et dans la poche de Rastan sont aussi en cours. Offensive généralisée donc, avec apparemment de gros moyens (et gros appui aérien russe), sans viser de percée stratégique mais bien des coups de boutoirs qui fissurent le dispositif de l'adversaire et entament fortement son potentiel. On dirait que ca commence à payer pour l'armée syrienne. Quel contraste avec la situation du printemps 2015 ...
  3. Oui, et les crédits aujourd'hui vont prioritairement au renouvellement du parc des véhicules légers qui s'est fortement dégrédé ces dernières années du fait de l'insuffisance des crédits de renouvellement et de MCO, et à la réfection/entretien du parc immobilier des casernes qui s'était aussi fortement dégrédé. Les quelques crédits qui restent sont consommés par les renouvellements des équipements individuels, moyens informatiques et NTIC. Conclusion : pas un sou ne reste pour le renouvellement des VBRG. La solution qui serait la plus rentable je pense serait de rénover complètement une centaine de VAB de l'AT, de les moderniser et de les transférer à la Gendarmerie. Ces véhicules rempliraient largement la mission, et là où ils interviendraient leurs défauts structurels rencontrés en opération (notamment la protection aux lance-roquettes, mines et ied) ne constitueraient pas un obstacle capacitaire.
  4. Des infos sur le nouveau destroyer type 55 qui doit suivre les dernières évolutions du type 52?
  5. En 2015 la marine chinoise a admis au service actif 3 destroyers, 4 frégates, 5 corvettes et plusieurs autres bâtiments, avions et systèmes divers. Ces chiffres impressionnants préfigurent la montée en puissance de la Chine en matière navale, et une année 2016 qui devrait se révéler elle aussi prolifique. Une analyse de navyrecognition : http://www.navyrecognition.com/index.php/focus-analysis/naval-technology/3433-the-impressive-commissioning-pace-of-the-chinese-navy-plan-in-2015.html
  6. Merci pour les infos! Le dispositif prend donc un peu d'ampleur avec une sorte de gros SGTIA renforcé d'environ 250 pax, organisé autour d'un escadron de cavalerie lourde sur Leclerc, d'une compagnie d'infanterie mécanisée, d'une section tir de 4 Caesar et d'une section génie. Cette unité servira davantage à l'entrainement des unités en zone désertique et de point d'appui qu'à autre chose. Intervenir dans le Golfe avec 250 gus ca me fait quand même doucement rire. Ok pour l'entrainement et faire miroiter nos matériels de pointe devant les pays pétroliers avec dans l'idée de passer quelques contrats, mais : Notre théâtre d'action principal, notre zone d'action stratégique de prédilection, et notre aire d'influence naturelle, c'est quand même l'Afrique où on est seul et engagé en 1ère ligne contre les terroristes. Les GAT sont relativement contenus au Sahel et nos faibles forces qui sillonnent cette région immense arrivent tant bien que mal à stabiliser la situation. Mais c'est,sans compter sur le pourrissement avancé de la situation en Libye qui, dans le cas d'une intervention, nécessitera probablement plusieurs milliers d'hommes supplémentaires. Une compagnie mécanisée et un escadron de cavalerie en plus dans le Sahel ca n'aurait surement pas fait de mal ... D'autre part ces unités pourraient également grandement servir à intervenir en Afrique centrale autour du lac Tchad pour éliminer Boko Haram et aider nos amis tchadiens et camerounais qui ont toutes les peines du monde à lutter contre ces mouvements qui pourrissent eux aussi la région. Quelques sections et pelotons, avec des forces spéciales et des chasseurs pour muscler et appuyer les troupes africaines suffiraient surement. Enfin, Djibouti n'était-il pas suffisant comme point d'appui pour l'entrainement et la formation au milieu désertique? Hormis les raisons politiques bien connues qui ont poussées Sarkozy à nous implanter aux EAU il y a t il vraiment un intérêt à ouvrir un nouveau point d'appui dans cette région (du moins au niveau terrestre, les détachements aériens et marine se justifient plus) ou nous ne compterons de toute facon pas pour grand chose? Surtout quand on y envoie des matériels lourds et couteux en MCO ce qui ne manquera pas de se répercuter sur les budgets, et oui c'est pas compté dans les couts OPEX tout ca ... C'est à mon sens davantage une dispersion de notre effort plus qu'autre chose, et quand on voit la liste des priorités et les faibles moyens d'aujourd'hui, de là à dire que c'est au mieux une erreur, au pire une connerie ...
  7. Je ne pense pas une telle chose. Mais les obligations d'un état de droit moderne limiteraient fortement pour ces deux forces l'utilité de conscrits. D'une part les qualifications judiciaires requises pour OPJ et APJ limitent les possibilités d'emploi, et d'autre part les formations en écoles de police sont longues (12 mois d'école dont 2 mois de stage). On comprend bien qu'on ne confie pas à la légère les mission de répression et d'application de la loi au sein de la population à des personnels qui ne seraient pas qualifiées du mieux possible (en théorie). Après effectivement il est toujours possible de trouver des postes plus compatibles avec des conscrits (type maintien de l'ordre, ou des postes de soutien, ou un peu plus "basique" en brigade ou commissariat comme GAV). L'appellation de "civil" prête effectivement à la confusion, mais l'idée était de différencier un service plus contraignant qu'un autre, j'avais en ligne de mire les anciens types de VIE ou le service civil à l'allemande dans des associations etc. Si tu me relis tu verras que je n'ai pas inséré de différence de statut ou de jugement entre service militaire et civil (je reprends les termes que j'ai employés un peu plus haut). Simplement il y a une différence entre servir dans les armées (avec les risques inhérents à un déploiement par exemple) et servir dans une association civil qui peut s'occuper tout à fait honorablement de personnes âgées par exemple. Il faut également reconnaitre que certains services sont plus contraignants que d'autres. Et si l'objectif, traité dans ce sujet, est de réinstaurer un service national pour rebatir une armée de conscription comme Shorr l'entendait, il faut aussi faire en sorte que les voies "civiles" du service ne draignent pas trop en appelés les besoins des armées.
  8. Quelques reflexions que je me fais depuis quelques semaines sur l'évolution des combats suite l'intervention russe. Au cours du printemps et de l'été 2015 la SAA et le régime étaient sur la défensive et perdaient du terrain, et sans être encore dans une position catastrophique ces forces étaient clairement sur le reculoir avec l'avancée partout des rebelles et de l'EI. Les raisons sont notamment dues à un affaiblissement progressif et structurel de l'armée dont nous avons déjà parlé du fait des pertes, des désertions, et de l'incapacité de la SAA à regénérer hommes et matériels. Elle faisait alors "feu de tout bois" si l'on peut dire pour maintenir ses positions et contre-attaquer. De l'autre côté rebelles et EI avaient le vent en poupe grâce à l'afflux de volontaires étrangers et d'armes en provenance des pays du Golfe et de la Turquie. L'intervention et la Russie et le renforcement des contingents étrangers chiites alliés au régime ont profondément modifié la situation. La SAA et le régime ont pu stabiliser le front, et régéner en partie certaines unités grâce à la pause opérationnelle et à la livraison de nouveaux matériels par la Russie. Cette intervention a par ailleurs ravivé le moral du camp loyaliste qui déclinait du fait de l'accumulation des défaites et du poids de plusieurs années de guerre. Les frappes massives de l'aviation russes ont permis de contenir la poussée et les volontaires alliés aux NDF et à la SAA au sol ont stoppé les offensives rebelles sur Lattaquié et Hama, et reconquis la dorsale montagneuse frontalière entre le Liban et la Syrie, voie d'approvisionnement stratégique pour le régime. La troisième étape que nous vivons actuellement semble être un renversement de la première que j'ai décrite plus haut. Le régime a l'initiative et progresse légèrement sur tous les fronts sans pour autant que les rebelles soient encore dans une position catastrophique. Plusieurs raisons à cela à mon avis : les frappes russes commencent à atteindre les forces vives des rebelles et à donner des résultats autres que purement tactiques, l'affermissement des zones tenues par les NDF et la reddition ou les accords conclues entre parties notamment dans les fronts intérieurs du territoire loyaliste ont permis de dégager des effectifs, les nouveaux matériels montent au front etc. D'un autre côté les rebelles sont sur la défensive sur tous les fronts, attaqués y compris par les kurdes et l'EI dans certains secteurs, leurs voies d'approvisionnement via laTurquie se réduisent et les parties sont de plus en plus regardantes sur les livraisons de matériels modernes à ces factions qui font polémiques sur leur réelle nature (Al Nosra par exemple). Voilà pour l'apercu stratégique. D'un point de vue plus opératif voire tactique : La SAA et ses alliés ont payé un prix élevé face aux rebelles aux premiers jours et semaines des offensives qui ont suivi l'intervention russe, notamment sur le front d'Hama et de la plaine d'Al Ghab, avec l'effet tactique important des TOW et surtout une défense efficace menée par une infanterie légère bien équipée, formée et motivée. Le régime semble donc vouloir substituer depuis à ces grandes offensives une guerre d'usure et d'attrition, en procédant par petits bonds et victoires symboliques qui permettent à la fois de "casser du rebelle en face", d'obtenir des victoires symboliques (Kuweires par exemple) et de limiter ses pertes. Fort de l'appui désormais quasi inconditionnel de la Russie et de l'Iran le temps joue pour eux d'une certaine facon. Les derniers combats sont assez révélateurs de ce mode opératoire où l'armée syrienne prend l'intiative d'offensives limitées mais réussies. La SAA est capable grâce à l'homogénéité de son territoire, à son infrastructure de transport, à la mécanisation de ses forces, et à la domination aérienne, de transférer rapidement des forces d'un point à un autre, lancant ainsi à intervalles réguliers des offensives tactiques qui progressent localement, maintiennent la pression sur ses adversaires et surtout les épuisent. L'exemple type de ces opérations sont celles a sud d'Alep où avec ses alliés et les frappes russes la SAA a réussi à border l'autoroute par bonds successifs sur plusieurs mois et à atteindre ses objectifs sans trop de pertes. Au contraire en face l'effet est plutot dévastateur : sur la défensive les rebelles sont obligés de défendre "partout" et au cours des phases initiales de l'offensive loyaliste ils ne possèdent pas les moyens pour s'oppposer à la poussée locale, et le temps d'acheminer les renforts pour stabiliser la situation, les objectifs limités sont déjà coiffés par le régime qui n'a plus qu'à s'installer défensivement et attendre la contre attaque (suicidaire sans appui digne de ce nom face à une SAA soutenue par l'artillerie et l'aviation) ou préparer sa prochaine offensive sur un autre point du front (cf la dernière attaque qui a balayé en une journée les défenses de Thuman et Qarassi, pourtant bastions rebelles). Les contre attaques rebelles, hormis au nord d'Hama se sont toutes soldées par des échecs sanglants, et les succès locaux de la SAA accumulés finissent par faire des succès plus importants. Le dernier exemple est l'offensive sur Sheik Miskin est révélatrice de ce mode opératoire une fois encore. Des troupes transférées rapidement sur ce front, une offensive rapide et brutale qui reconquiert sans coup frérir les 2/3 de cette ville en une journée, puis installation défensive face aux rebelles qui ont rameuté des renforts de tous les autres fronts pour tenir le sud de la ville. Au final victoire symbolique et gains locaux à faibles couts alors que les rebelles se retrouvent affaiblis sur les autres parties du front où la SAA ne manquera surement pas dans les prochaines semaines de déclencher d'autres offensives locales. Ainsi, lentement mais surement la SAA et ses alliés continuent de se renforcer et de pousser leur avantage, au moyen d'offensives limitées et d'une guerre d'usure, et semble réussir à reprendre l'initiative et le cours des combats. Il faut toutefois qu'elle se méfie à mon sens de l'épuisement et du ras le bol que pourraient avoir ses alliés à la soutenir trop longtemps (Hezbollah, Russie, Iran), alors qu'ils consentent beaucoup pour perfuser le régime en hommes, matériels et finances. C'est je pense le premier danger pour le camp loyaliste. Mais ces derniers acteurs se sont tellement engagés dans le conflit qu'il parait difficile pour eux de faire marché arrière. P.S : on peut rajouter à cette analyse les offensives dans les banlieues de Damas, et les poches de Homs et de Damas libérées par des conventions entre les parties, et les combats contre l'EI qui rencontrent aussi des succès et participent à réhausser le moral et la position internationale du régime dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.
  9. Il me semble que Shorr Kan parlait bien dans ce sujet d'une véritable armée de conscription avec un service militaire, et pas seulement d'un service national. Même si je te rejoins sur le fait qu'incorporer dans un format d'armée un peu moins d'un million d'appelés est une vue de l'esprit. Donc il y aurait probablement un service national qui se composerait d'un service militaire (dont les effectifs dépendent du format d'armée souhaité par le projet) et d'un service "civil" pour les autres (dans les unités civiles de protection, les ministères, les collectivités, les associations etc.). Le problème c'est que dès lors que instaures un service dont une composante est militaire, il faut se pencher sur la question de l'égalité des citoyens face à ce dernier. Soit c'est sur la base du volontariat et dans ce cas la on parle de quelques milliers ou dizaines de milliers de personnes par an qui serviraient 12 mois ou un peu plus, soit c'est un service obligatoire et dans ce cas là tu ne peux pas te permettre de n'appeler qu'une partie de la classe d'âge car ce serait inégalitaire et contre productif (cf ce qui passait à la fin des années 80 et des années 90). Donc dès que tu envisages un vrai service militaire obligatoire et égalitaire (conditions nécessaires pour profiter des avantages que pourrait procurer un tel système de conscription) les effectifs bondissent de manière exponentielle puisque qu'il faudrait intégrer au bas mot au moins 350 000 garcons (service obligatoire, chiffre correspondant à 75% de la classe d'âge) et surement quelques dizaines de milliers de filles (sur base du volontariat). Plus les personnels d'active (officiers, sous-officiers, MDR contrats longs) pour structurer le tout. Donc très vite on se retrouve avec une énorme armée de 500 000 hommes grosso modo.
  10. Pas d'accord car nous perdrions un des atouts majeurs de notre chaine de commandement et d'emploi de notre force militaire qu'est la rapidité décisionnel de l'engagement au plus haut niveau de l'Etat. Si nous avions des forces parmi les plus réactives et rapides du monde à intervenir c'est en grande partie parce que grâce à la décision présidentielle, revêtue de la légitimité décmocratique de l'élection au suffrage universel, les forces peuvent être engagées en quelques heures. Contrairement à nos voisins brits, allemands ou américains dont les procédures parlementaires peuvent mettre en échec les interventions par la seule lenteur du processus. Enfin une telle organisation referendaire serait très lourde à engager et difficile à concilier avec les situations d'urgence. Il faudrait plutot à mon sens restaurer la position morale et symbolique du chef de l'Etat qui se confond avec le role du 1er ministre et la politique intérieure, et développer la responsabilité des citoyens grace aux enseignements de RI, geopolitique, droit constitutionnel et questions de défense, pour les responsabiliser sur ces sujets au moment des élections. C'est le modèle que j'envisageais. En réalité les classes d'âge sont plus proches de 900 000 que de 800 000 aujourd'hui. Mon hypôthèses envisageait le service obligatoire pour les garcons et volontaire pour les filles, avec comme pendant pour ceux qui ne font pas le service militaire, un service civil public ou associatif (strictement appliqué pour éviter les exemptions). Pour la durée j'envisageais idéalement 18 mois de service (6 mois de formation et 12 mois de service, avec 6 mois de plus en cas de circonstances exceptionnelles hors mobilisation), ainsi il y a une durée suffisante de formation, une bonne durée de service pour satisfaire les besoins des armées et surtout cela permet de ne pas avoir 2 classes d'age dans les unités opérationnelles. Parce que bon une armée d'active avec 1,5 millions serait quand meme quelque chose de délirant. Pour rappel en 1914 l'armée d'active comptait grosso modo 800 000 hommes, 700 000 en 1939, et 350 000 dans les années 1980. On pourrait envisager un modèle raisonnable avec environ 300 000 conscrits pour l'armée de terre et 100 000 professionnels, en service dans l'AT. Et en même la classe suivante des 300 000 conscrits commencerait son incorporation 6 mois avant la fin de service de la 1ère. Tout cela est très schématique et bien sur on incorporera pas 300 000 gus d'un coup mais de façon graduelle. Le plus important étant de préserver le potentiel opérationnel des unités opérationnelles, qui ne doit pas souffrir d'un trurn over trop important et du poids constant de l'intégration des recrues. Bref l'idée est là mais faut trouver un bon système ... La conscription, il faut le garder en tête, au cours des deux derniers siècles, correspond à la réponse militaire adaptée aux problèmes qui se posent alors : protéger la frontière et maintenir notre rang de puissance internationale (en excluant la dimension sociale et symbolique). Donc si on envisageait aujourd'hui un retour à la conscription, cela voudrait dire que le pays devrait être menacé et surtout il faudrait adapter notre politique étrangère et notre vision geopolitique à ce nouvel outil militaire, parce que si c'est pour avoir 1 million d'homme sous les armes sans rien faire ce n'est pas vraiment la peine. Il faut que notre format d'armée corresponde aux objectifs géostratégiques que se fixe le pays. Donc ca ne sert pas à grand chose de dire il faut "tant d'hommes". La question doit davantage être : "quels objectifs stratégiques doit-on assurer et être en mesure de remplir". Et de là découle un format d'armée apte à accomplir les objectifs demandés. Mais bon on peut dire qu'une armée de terre moderne qui compte déjà quelques centaines de milliers d'hommes serait déjà énorme aujourd'hui ... Aucun pays européen n'entretient une armée qui dépasse 100 ou 150 000 hommes de nos jours (pour faire simple quand on compare avec nos grands voisins). Sans parler de l'état de ces armées. Ca dépend les époques, mais en 1914 on avait environ 800 à 900 000 hommes dans l'armée d'active, pour 3 classes mobilisées ... Dans l'entre deux guerre avec le phénomène des classes creuses et la diminution de la durée de service à 18 mois, puis 24, mais une proportion de personnels professionnels plus importante qu'ne 1914, on arrivait péniblement à 350 / 400 000 pour l'armée de terre. Non l'armée de terre souhaite que ses EVAT servent au moins 5 ans, et jusq'à 8 ans pour atteindre une rentabilité optimale.
  11. Sujet très intéressant. Je me permets quelques remarques : Le modèle d'armée mixte que nous avions en 1980/1990 marchait plutot bien Je dis plutot parce qu'avec son format, elle aurait nécessité plus de crédits, notamment dans les équipements, et le MCO où certaies faiblesses existaient. Il aurait également été nécessaire de davantage associer les conscrits aux opérations et pas de les laisser végéter dans les tristes casernes de l'est en attendant l'arme au pied, ou à tout les moins de les entrainer et les occuper sans cesse dans les grands camps, je dis surtout ca pour la fin des années 1980 et les années 1990 où les conscrits ne faisaient vraiment plus rien, cela causait davantage de tort à l'institution qu'autre chose. La différenciation entre troupes d'élite professionnelles (Force d'action rapide) et le corps de bataille terrestre (les divisions blindées et motorisées de l'est composées de conscrits) a engendré une dissymétrie et un malaise profond qui ont été contre productifs. C'est un point à étudier si on envisage un retour du service militaire. Le second point noir était effectivement l'inégalité croissante du service qui se manifestait par les exemptions de plus en plus nombreuses, et par les postes tranquilles des "planqués" des balayeurs et chauffeurs de l'Etat-major à Paris. Or une conscription égalitaire ca veut dire au minimum 75% de la classe d'âge, voire 80% (en éliminant les inaptes et autres cas divers) soit environ 350 000 / 400 000 jeunes francais (garcons) par an. Sans compter un nombre équivalent de filles. Auxquels il faudrait probablement rajouter un noyau de professionnels (surtout des cadres) pour structurer les forces (officiers, sous-offs, MDR en contrats longs). On changerait diamétralement de catégorie. Pour équiper, entrainer et utiliser une telle force, et si on alignait sur ce modèle l'armée de l'air, la Marine et gendarmerie, il faudrait probablement y consacrer entre 3 et 5% du PIB, chose inimaginable aujourd'hui. C'est déjà à mon sens un format pour l'AT compris entre 350 et 500 000 hommes dans cette hypothèse. Enfin il faut se pencher sur la durée du service. Cette dernière doit à la fois permettre une bonne formation et préparation, mais aussi un temps suffisamment long pour être rentable aux armées. Je pense qu'il faudrait aujourd'hui au moins 6 mois de formation intensive (en virant les conneries qu'on enseigne parfois pour recadrer la formation sur le combat et l'opérationnel) pour former des soldats aptes à partir en mission (en excluant toutes les causes d'exemption pour raisons politiques : peur de voir des soldats trop jeunes êtres tués etc.). Donc la durée optimale serait probablement de 18 à 24 mois de service pour que les armées puissent en tirer un bénéfice. Enfin cela suppose également que le pouvoir politique ne rechigne plus à envoyer des conscrits en OPEX, opérations dont les francais ne comprennent parfois pas l'utilité et qui pourraient causer des pertes incompréhensibles pour l'opinion. C'est le principal blocage je pense, avec les finances. Mourir à Verdun pour la France : ok; mourir aux confins de la Centrafrique pour restaurer la démocratie et les droits de l'homme : je doute que ca passe très bien auprès des mères endeuillées (en l'état actuel des choses bien sur). Maintenant ce modèle possède des avantages aussi très importants qui ont été soulignés ici : la richesse des profils, une main d'oeuvre qualifiée et très riche à cout modique, la masse de la conscription qui est une qualité en soit, la "formation" sociale de cette jeunesse autour du modèle militaire et les valeurs qu'il transmet etc. D'un point de vue plus militaire je tiens aussi à souligner que je suis persuadé d'une unité de conscrits bien formée et entrainée, motivée, et encadrée par des cadres plus expérimentés fait aussi bien qu'une unité professionnelle. Les exemples ne manquent pas du temps du service national ou les unités de conscrits manoeuvraient parfaitement, y compris des matériels complexes ou techniques dans l'artillerie ou la cavalerie. L'argument des conscrits qui ne valent pas les professionnels, malgré les techniques et technologies de plus en plus complexes, est à mon sens une vue de l'esprit un peu facile. Le rapport qualité-prix est, malgré ce qu'on a voulu faire croire à l'opinion en 1996 en faveur de l'armée de conscription. Au niveau opérationnel une armée de conscription équipée avec des matériels modernes, bien entrainée et movitée ferait probablement au moins aussi bien qu'une armée professionnelle. Mais il faudrait pour cela réunir des conditions impératives sociales, politiques et financières, qui demanderaient beaucoup aujourd'hui au pays, et dont je ne suis pas sur que nous soyons encore capable. Un tel service constituerait un revers total de notre modèle libéral de société, fondé sur le monde marchand et la réussite individuelle. Il faudrait replacer au coeur de la société les valeurs de service de l'etat et de la nation, l'idéalisme et l'esprit de devoir. Bref sacré programme !
  12. Bref j'ai l'impression qu'on est plutot d'accord : MG légère apte à la manoeuvre dans les groupes de combat g MG légère/lourde (suffit d'emporter le trépied, l'organe de visée longue portée, et hypothétiquement un canon lourd) ou lance-roquette NG selon la config de la mission (le mortier j'y crois moyen mais bon) pour le groupe appui Et la 12,7 sur les VAB qui dans la majorité peuvent appuyer la section débarquée, et quand ils ne peuvent pas le groupe appui modulable avec sa double dotation peut trimbaler les 7.62 en version lourde Et la Mg en 7.62 dans lecombat d'infanterie d'infanterie stricto sensu ca suffit dans la grande majorité des cas d'engagement, surtout dans les milieux qui sont inacessibles aux véhicules (et donc à l'appui 12.7). Oui je te rejoins tout à fait, le groupe appui doit être modulable, mais la mitrailleuse lourde sur trépied devrait pouvoir être une option pour ce groupe (surtout si ca ne nécessite que des trépieds et des lunettes, pas donnés cela dit quand on voit les prix de Herstal).
  13. Yes tu as raison, mais dans les faits ca entraine déjà une grosse différence avec les MG légères dans les sections. L''idée est là : des mitrailleuses en calibre 7.92/7.62 en version légère plus mobiles dans les groupes destinés à la manoeuvre et à l'assaut (type bipied et poids d'environ 10 kg), et des mitrailleuses plus lourdes avec organe de visée, trépied, et canon lourd si possible, dans les éléments d'appui à la manoeuvre. Au final l'idée des allemands, qui sont contraints par les contingences du conflit, est de compenser la diminution progressive des effectifs dans les unités d'infanterie par une augmentation de la puissance de feu, organisée principalement autour des mitrailleuses MG 42. Et de fait, l'infanterie allemande restera plutot efficace face à ses homologues alliés jusqu'à la fin de la guerre, malgré pertes, les rationnements, l'absence d'appuis lourds et la chute de l'entrainement et du capital humain. Donc l'idée n'est pas bête et on en revient aux fondamentaux déjà énoncés par Rommel en 14/18 : le combat d'infanterie consiste à placer des feux puissants et précis dans la profondeur, et il s'organise autour de l'arme collective (en l'occurence autour de la mitrailleuse). On a pas révolutionné grand chose depuis. Bref la 12,7 au sein des sections débarquées n'a pas vraiment sa place.
  14. Oui c'est très faisable, de mémoire les allemands durant la WWII utilisait la MG 42 chambrée en 7.92mm (à l'origine de la mitrailleuse moderne) en version légère (bipied et canon standard) au sein des groupes de la section qui étaient organisés autour d'elle, et en version lourde (trépied et canon lourd) dans des unités d'appui niveau compagnie et bataillon. Ils n'ont jamais vraiment utiliser le calibre 12.7 qui ne convient pas à une mitrailleuse d'infanterie (trop lourde, cadence de tir trop faible, munitions trop lourdes et volumineuses à emporter. Bref le calibre 50 est très bien dans son rôle d'arme d'appui montée sur véhicule et destinée à traiter les véhicules légers ou les batiments légers pour soutenir la progression de l'infanterie, mais niveau fantassin la 7.62 est très bien. Une section avec une 7.62 par groupe et un groupe appui (modulable) capable d'emporter 2 pièces en version lourde aurait déjà une puissance de feu assez terrible. Après effectivement se pose la question de la capacité à tenir le feu (état du canon, et surtout approvisionnement en munitions).
  15. L'Egypte achète finalement 46 hélicoptère d'attaque version maritime KA 52K russes pour équiper ses 2 BPC et ses forces navales. Ce contrat qui se négociait depuis la revente des BPC à l'Egypte et qui tardait à se conclure est donc officiel. http://www.navyrecognition.com/index.php?option=com_content&task=view&id=3424
  16. C'est une vieille ANF1 en 7.62 pas une 12,7! Sorry pour le doublon avec G4lly.
  17. On aurait pu caler une tourelle triple de 152mm sur l'aileron avec cette place!
  18. Là je suis franchement d'accord. Entre Mahin, Palmyre, ou au moins les front de Lattaquié / Hama / Alep (nord et sud) il y a largement de quoi faire sans ouvrir un autre front en y consacrant de tels moyens. Après nous ne sommes pas à l'état major syrien, et nous ne savons pas tout ... L'autre info de la journée c'est que les militants ont enfin abandonné Zabadani pour partir à Beyrouth et Zabadani se trouve donc sous contrôle total de la SAA et du Hezbollah.
  19. J'ai du mal à imaginer comment les suèdois vont faire pour que cet AT4CS NG remplisse a la fois les conditions d'emploi du lance roquette courte portée du groupe du combat, et celui du lance missile du groupe appui / AC ... Parce que l'AT4CS c'est quand même pas une merveille niveau précision et allonge ... Sans compter qu'il n'est pas réutilisable. J'aurais davantage vu le CG M3 ou M4 pour faire la fusion entre AT4 CS et Eryx. Mouais pareil je suis pas vraiment convaincu, d'autant qu'elle n'a pas fait trop d'émules cette minimi en 7.62, je ne sais pas ce qu'ont donné les RETEX de l'Afgha il me semble qu'on en avait acheté quelques dizaines en urgence non? Il existe des versions de la Mag plus légère, elle peut descendre avec le composite jusqu'à 10 kilos ce qui parait acceptable, avec le trépied en réserve dans le véhicule et utilisé si besoin. Et puis à vouloir avoir une mitrailleuse très (trop) légère on commence à retomber dans les errements de la minimi ... a voir donc mais la Mag c'est une valeur sure, et en version lourde pour le groupe appui on peut lui monter un canon lourd et le trépied. Félicitations ;) Mortier au sein de la section? Un 60 mm? Pourquoi pas mais ca risque un peu de ralentir la manoeuvre, et de perdre en mobilité, déjà qu'on est chargé comme des mules ... A mon sens la priorité était plutot de réaxer la section autour de sa mission première (déformée par le contexte AC de la guerre froide) qui est la lutte anti-personnel : donc densification des groupes de combat, et réintroduction à l'échelon groupe du calibre 7.62 et du TP. On ferait déjà un grand pas ... Quant à la modularité du groupe, oui tout à fait d'accord, mais c'est déjà un peu le cas puisqu'ils switche déjà entre Eryx et 7.62.
  20. Je me permets de déterrer un peu ce post puisque quelques changements vont avoir lieu dans l'organisation des sections et des compagnies de l'armée de terre avec le nouveau modèle adopté "Au contact". Ces changements ne sont pour le moment pas officiels mais devraient se voir confirmés dans les prochaines semaines ou les prochains mois le temps de rendre les derniers abritrages. Le nouveau régiment "au contact" comprendra à l'avenir : 1 compagnie de commandement et de logistique. 5 compagnies de combat (à la place de 4 auparavant) de 174 personnels chacune. 1 compagnie d'appui de 102 personnels. Le régiment dépassera donc largement les 1000 personnels, et son effectif atteindra presque les 1200 pax en théorie. La 5ème compagnie est une décision logique dans l'optique d'accroitre le nombre d'unités opérationnelles sans trop augmenter les couts de masse salariale. La question des infrastructures d'hébergement et d'équipement de ces compagnies non prévues en début de LPM vont toutefois rapidement se poser. La compagnie de combat conservera globalement la même structure qu'auparavant avec 5 sections : 1 section de commandement (19 personnels) 3 sections de combat (3*40 personnels = 120 pax) 1 section d'appui (35 personnels, 2 pièces mortier 81mm et 2 postes Milan/MMP). Je ne vois pas ce qui justifie 35 pax pour 2 mortiers de 81 et 2 postes de MMP par contre ... Quid de la capacité TELD à disposition directe du chef de compagnie qui serait selon ce modèle regroupée au sein de la compagnie appui? C'est au niveau de la section de combat et plus particulièrement des groupes de combat que vont se trouver quelques changements Les 2 TP du groupe de commandement vont être ventilés dans les groupes de combat sur le modèle "Marksman" anglo-saxon pour donner le schéma suivant : CDG + TP "Marksman" + 2 équipes de 3 = 8 pax. En ajoutant le chauffeur et le radio-tireur du groupe on arrive à 1 VAB / VBMR et 10 pax. Le groupe de commandement se voit donc réduit au stricto sensu : CDS, SAO et Radio. Le groupe appui n'est pas modifié et conserve un CDG et 2 équipes de 2 PAX qui manient chacune une pièce Eryx en attendant le lance roquette de nouvelle génération. Au final cette réforme ne change pas fondamentalement la section, qui reste pour le moment contrainte dans son organisation par la capacité d'emport du futur VBMR de 8 pax. La densification des groupes de combat est une bonne chose, et l'évolution logique voudrait que le groupe se structure autour de 2 équipes de 4 pax (l'une commandée par le CDG et l'autre par un CDE expérimenté). Une équipe "feu" regroupant la mitrailleuse et le TP destinée à l'appui, et une équipe "choc" regroupant les grenadiers et les lance roquette courte portée destinée à la manoeuvre et à "l'assaut", selon le modèle traditionnel. Je trouverais assez logique dans cette optique de doter le groupe "feu" d'une mitrailleuse en 7.62 type FN Mag pour pouvoir placer des feux puissants dans la profondeur, et de transférer la minimi au groupe "choc" pour faire le volume. La question de la dotation du TP "Marksman" se pose, avec l'âge du FR F2, de savoir si il sera doté d'un FA ou d'un fusil à verrou, et dans quel calibre. La question du groupe appui se pose également puisque l'Eryx sera bientot retiré du service, et devra être remplacé, par un lance roquette (type Carl Gustav M3 ou M4) ou par un lance missile courte portée (plus compliqué de ne pas mordre sur les missions des groupes Milan/MMP). Ce groupe peut aussi être déployé en dotation mitrailleuses de 7.62 pour renforcer la capacité AP de la section. Enfin ce modèle prévoit donc de mettre fin à la dissociation des membres du groupe de commandement dans les phases embarquées. Le CDS et le SOA prendraient place dans le véhicule du groupe appui, les autres véhicules étant complètement occupés par les groupes de combat à 8 pax.
  21. EOA

    VAB

    C'est bien ce qu'il me semblait pour le VBMR on peut s'attendre à des modifs Mais une telle réflexion ne peut avoir lieu que dans le cadre d'une réorganisation en amont de la section, ce qui apparemment n'est pas le cas, on se contente d'ajuster en realité les effectifs au véhicule, et de commander un "VAB II aux normes modernes". Maintenant pour la question du CDS et du SOA, combien de VAB ont été détruit depuis 20 ans en paralysant le commandement d'une section? Le risque 0 n'existe pas, mais ce n'est plus vraiment la priorité avec les opérations actuellement menées.
  22. Officiellement c'est réglé. Maintenant il faut voir ce que ca va donner, puisqu'apparemment ca ne passe pas pour les 3 frégates 11356 Grigorovich restantes. Par contre ca conviendrait pour les Gorshkov 22350. Et NPO n'envisageait pas de livraisons avant 2018/2019, avant de se faire gentimment tordre le bras par l'Etat et la Marine qui ont annoncé une livraison des premières turbines en 2016 (2017 max...). J'attends de voir ce que ca va donner. Donc soit les 3 dernières 11356 basées sur des anciennes frégates sont radicalement différente des Gorshkov et ne peuvent pas intégrer de nouvelles turbines ce dont je doute, soit les russes préfèrent réserver les premières unités produites par NPO pour les Gorshkov, programme vital pour eux qui a toutes les peines du monde à avancer. Même en comptant que les turbines NPO soit livrées à temps, les 3ème et 4ème gorshkov ont vu leur construction ralentie. Autant dire que la cible de 6 frégates lancées pour 2020 ne sera probablement pas atteinte. Au moins d'ici là espérons qu'ils auront eu le temps de qualificer les deux premières et de profiter des RETEX pour aller un peu plus vite!
  23. EOA

    VAB

    Il est tout de même regrettable qu'avec ce nouveau modèle "au contact" et la densification voulue des unités, notamment d'infanterie, on ait pas voulu également densifier les effectifs faméliques des sections et des groupes de combat, et donc au moins passer à des véhicules blindés transportant un peu plus de 8 hommes ... Avec 9 pax transportés on pouvait déjà atteindre des effectifs de 36 hommes au lieu des 31 hommes débarqués actuellement, et surtout des mini groupes de 7... On s'oriente donc vers des groupes de 8 hommes, avec le modèle précédant inchangé auxquel on ajoute un TP. Seulement le groupe remplira complètement le transport blindé, et on acte donc que le véhicule du groupe d'appui emporte aussi intégralement l'élément de commandement. Fini la dissociation du CDS et du SAO pour limiter les risques de décapitation de la section.
  24. EOA

    VAB

    Le rapport vide/ordre de combat qui passe de 16 à 24 tonnes est quand même très important. Ca compte les renforts en blindages pour les théâtres "chauds"? 24 tonnes c'est lourd pour un véhicule blindé de transport de troupes ... Ben non tu ne comptes pas les 4 régiments en 4*4 qui consomment aussi 4*80 = 320 VBMR en 4*4. Donc on est plutot à 1120 VBMR (65% du parc). Il va donc rester 600 VBMR à ventiler dans 10 régiments de cavalerie, 9 régiments du génie, 9 régiments d'artillerie, et tous les autres (transmissions, train etc.). Bref ca fait très peu de VBMR pour armer ces régiments qui jusqu'ici utilisaient quand même beaucoup de VAB. Alors je sais bien qu'avec les politiques de parc on fera avec et on se débrouillera, mais la cible est insuffisante pour couvrir théoriquement l'ordre de bataille, pourtant pas très gros, de l'AT et pour rellement remplacer le VAB dans sa mission transport de troupes. Sans parler des modèles spécialisés qui feraient du bien (versions génie, commandement, artillerie, mortier) ...
  25. EOA

    VAB

    Yes mea culpa je suis allé un peu vite sur ce coup là ! 8 régiments sur VBCI. Donc 12 régiments motorisés sur VBMR. Dotation théorique. 16 véhicules par compagnie, ca fait 64 VAB par régiment déjà ... Sans compter les compagnies d'appui, de commandement, la compagnies de combat supplémentaire... Je sais bien qu'avec la politique de parc on ne compte plus comme ca, mais ca permet d'estimer en gros le nombre nécessaire.