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  1. C'est surtout assez ridicule de la part du CEMM qui est très largement au courant de la LPM, de la situation financière et du fait qu'il est inconcevable dans le modèle actuel d'envisager un second PA. Pas de crédits, pas d'escorteurs/sous-marins/avions en nombre suffisant pour l'armer etc. On a déjà eu ce débat il y a quelques semaines. Aujourd'hui on dispose de 0,75 PA (au regard du principe de permanence du GAN). Si on en commande un second on en aura 1,5. Donc il faut à la fois les moyens pour en armer un constamment (compliqué déjà) mais aussi ceux pour armer en partie le second quand il n'est pas en entretien/révision (d'ailleurs un PA conventionnel comme envisagé passerait moins de temps en entretien que le CDG). J'ajoute que si on en on commandait un second, nous aurions la possibilité de disposer sur certaines périodes de 2 PA disponibles et opérationnels. Si un tel investissement était réalisé pour un PA 2 il serait très dommage de ne pas disposer de quoi l'armer sur ces périodes où les deux seraient disponibles, notamment en cas de crise grave... C'est aussi ridicule de la part de cette buse de Cornut-Gentille qui en bon lobbyiste /corporatiste de l'armée de l'air ne manque jamais une occasion de pousser des cris d'orfraie dès qu'on parle de la marine et de son aéronavale. Pitoyable même ... Donc oui la question d'un éventuel PA2 et d'un GAN 2 se pose pour notre Marine, et non les perspectives budgétaires et les modèles retenus qui en découlent ne permettent en aucun cas la commande d'un tel outil (et cela le CEMM le sait pertinemment). La seule chance à court terme qu'on commande un PA 2 serait que lors d'une prochaine crise grave nécessitant le CDG, il soit en indisponibilité longue durée et donc qu'on s'apercoive du réel danger que cela peut représenter. Mais tant que le système du seul PA continue de fonctionner relativement bien au gré des crises qui ont la bonne idée de survenir quand il est disponible on n'est pas prêt de voir un PA2.
  2. C'est parce que tu n'as pas à disposition les chiffres de Framatome à l'époque où l'entreprise construisait vraiment des réacteurs. C'est à dire avant la fusion avec la COGEMA en 2001 pour créer AREVA. A l'époque Framatone était rentable et générait un cash non négligeable, car il construisait un modèle de réacteur maitrisé, en série, adossé à la commande publique. Or à partir de la fin des années 90 il n'y a plus de construction de réacteurs en France, hormis le naufrage industriel de l'EPR à partir de la fin des années 2000. C'est en partie parce qu'on a pas vraiment eu besoin de l'EPR que cette affaire s'est terminée en désastre. Une fois nos réacteurs construits pour 50 ans il n'y avait plus vraiment de raison d'en construire d'autres (aujourd'hui encore on a pas vraiment besoin" de l'EPR de Flamanville pour notre parc productif) et il a fallu aller chercher l'activité à l'export (chose que Framatome faisait déjà avant mais qui était beaucoup moins important pour le groupe). Seulement avec la perte des savoir faire entre la fin des 90's et la fin des 2000', un contrat très compliqué de livraison clef en main encore jamais rempli par le groupe, qui plus est dans un pays très exigeant sur les normes et les procédures, et enfin sur un modèle de réacteur révolutionnaire encore jamais construit, toutes les conditions étaient reuni pour faire du projet un échec industriel majeur ... Les acteurs industriels qui mènent des opérations aussi lourdes, longues et complexes qu'est la construction d'une centrale nucléaire ont besoin de s'appuyer sur des grands programmes structurés et assurés par l'Etat, ce qui n'est plus le cas en France depuis les années 2000 puisque le parc ne nécessite pas de nouvelles constructions . C'est comme ca que fonctionnent relativement "bien" les industriels qui marchent bien (Chine, Russie, Corée du sud). Et effectivement à partir de là NP et ses comptes déficitaires ont constamment grévé la rentabilité du groupe. Néanmoins les reserves ont permis de financer des achats et des investissements jusqu'à la fin des années 2000, au lieu de servir à provisionner les pertes ... Entre 2003 et 2004 le résultat net est passé de 4,1 à 5,5% donc l'acquisition de TD n'a pas fondamentalement changé la donne. C'est vraiment à partir de la fin des années 2000 (vers 2008/2009/2010) que TD va voir son profit exploser (et donc sa valeur ce qui l'amènera à être cedé) et que les activités nucléaires vont accuser le coup (a cause de NP).
  3. L'entreprise était très rentable entre la date de sa création et la fin des années 2000. Elle était pour ainsi dire assise sur un tas d'or, dans un contexte très favorable pour l'industrie nucléaire. Seulement entretemps l'Etat a ponctionné une partie au titre de ses droits d'actionnaire, l'entreprise a utilisé une grosse partie de sa trésorerie disponible pour des acquisitions de diversification douteuses et finalement très déficitaires (energies renouvelables, wind etc.) et surtout des investissements colossaux qui devaient la mettre en capacité de répondre aux visions de marché très optimistes qui existaient alors (pré fukushima). On s'attendait quand meme à une croissance très forte et soutenue du marché nucléaire avant ce cataclysme économique qu'a été l'incident japonais pour l'industrie nucléaire (tous pays confondus, hors Chine peut-être). Enfin l'investissement douteux d'Uramin et le fiasco industriel (principalement motivé par des raisons politiques et des guerres de chapelle) ont parachevé de plonger la société dans le désarroi total. Donc ce n'est pas vrai de dire qu'AREVA n'a jamais eu une rentabilité correcte. Aujourd'hui encore, l'ex COGEMA c'est à dire la partie adossée au cycle est encore très rentable. Notamment la mine. L'enrichissement et le retraitement aussi dans une moindre mesure. Evidemment pas aux niveaux de profit des années 2000 (contrats captifs très avantageux avec EDF, prix de marché très hauts etc). Par contre on peut largement remettre en question les "réussites" du modèle intégré tant vanté. En réalité le groupe n'a jamais réussi a mettre en oeuvre des synergies structurantes et profondes entre ses entités opérationelles, c'est un véritable échec pour ce modèle prôné par Lauvergeon depuis 2001.
  4. Brigade de protection et equipe de visite? Les 20 et 12 pax c'est des membres d'équipage plus des Fus? Merci pour les autres infos!
  5. Je me demande un ou deux trucs sur les fusiliers marins : il existe bien sur chaque navire un groupe fusilier marin qui varie en fonction de la taille du navire et qui est chargé de l'application de la sécurité et de la discipline à bord du navire. Mais dans mes souvenirs ce groupe n'est pas non plus énorme, de l'ordre de 5 - 10 hommes sur une frégate non? Ont-ils d'autres rôles ou une double affectation quand ils ne sont pas en mode "plante verte"? D'ailleurs j'ai lu que sur les navires le commandant des fusiliers est un officier marinier supérieur. Du coup quel rôle ont les officiers de spécialité fusilier à part commander les compagnies et les groupements à terre? Ils embarquent aussi? Quand on voit l'interception des go fast et des embarcations pirates à partir des frégates de surveillance ou des FLF souvent, les groupes embarqués pour l'intervention me semblent tout de même assez nombreux, donc ce sont les fusiliers du bâtiments, ou bien ces batiments emportent-ils des renforts de fusiliers pour ces interventions dans ces coins à risque? De même j'imagine qu'en mer rouge ou dans l'ocean indien les conditions accrues de risque asymétrique obligent à une vigilance accrue, donc des renforts de fus' sont aussi déployés ou les navires se demerdent avec leur dotation règlementaire? Merci pour les réponses!
  6. Le CA d'aujourd'hui, ainsi que le comité exécutif, n'est plus le même qu'à l'époque. Sans vouloir trop en dire, il faut savoir qu'à l'époque Anne Lauvergeon était un réel monarque absolu au sein de l'entreprise, et que rien ne pouvait contester ou mettre en doute sa vision stratégique. Les critiques émises en interne par plusieurs personnages assez importants hiérarchiquement ont été vite calmées à l'époque (calmées = la porte), notamment sur la folie de l'EPR finlandais et sur Uramin. Il n'y avait aucun contrepouvoir et aucun garde fou à la toute puissance du president directeur général à ce moment (contrairement à aujourd'hui où la balance des pouvoirs a été équilibrée). Il faudrait surtout se pencher sur les abus des années Lauvergeon et en tirer des conclusions pour réformer en profondeur le rôle de l'Etat (Bercy, APE) et des entreprises publiques. Car si Lauvergeon a pris les décisions, on ne peut qu'être frappé par l'absence total de vision stratégique industrielle de l'Etat depuis les années 2000, par son désengagement et son aveuglement, et au final par son manque d'autorité en la matière. Non comptant de ponctionner largement les grands groupes industriels publics du fait de son rôle d'actionnaire, ce qui pose aujourd'hui de gros problèmes à des sociétés comme AREVA et EDF, pour financer son deficit, l'Etat a laissé végéter et pourrir la situation, y compris sous la présidence Oursel, et continue aujourd'hui en ne réformant pas vraiment, en ajustant au compte goutte, encore une fois sans vision ni stratégie industrielle digne de la filière nucléaire.
  7. On parlait davantage de Mig 35 ces derniers temps pour l'Egypte! Et le nombre semble correspondre aux rumeurs des derniers mois (une cinquantaine d'appareils). Donc à moins que les égyptiens aient revu leurs intentions à la baisse avec une version modernisée du Mig 29, attendons de voir ce qui sera réellement officialisé! De plus la logique serait de commander la dernière version SMT du Mig 29, et pas la M ou la M2 non?
  8. Oui. A terme il devrait y avoir environ 2000 hommes sur le camp de Mailly. Environ 400/500 pour le camp et le soutien et 1500 pour le 5eme RD qui aura pour mission l'expérimentation de Scorpion (SIC, VBMR, EBRC, Leclerc rénové) et le role FORAD (2 compagnies jusqu'à aujourd'hui).
  9. Ces chiffres de commande ne concerne que la LPM 2014 - 2019. Ce qui est intéressant que c'est les véhicules blindés multirôles légers seront développés, commandés et livrés en paralèlle des VBMR classiques alors qu'ils devaient l'être après ces derniers initialement. Le reste de la commande, un gros millier de VBMR et 140 EBRC de plus seront commandés et livrés lors de la LPM 2020 - 2025. 2025 étant théoriquement la date finale de livraison de tous ces programmes (SIC, VBMR, EBRC et Leclerc rénové).
  10. Les japonais font le forcing sur le transfert de tchno pour remporter le contrat : http://www.opex360.com/2016/02/08/le-japon-pret-mettre-le-paquet-pour-remporter-le-marche-des-futurs-marins-australiens/ Ca va être chaud pour DCNS, entre les japonais qui se mettent à poil et les américains qui poussent pour l'option nippone. Au niveau technique DCNS reste un peu au dessus : Le sous-marin et ses composants existent (les barracuda en construction à Cherbourg) alors que le sous-marin japonais doit être agrandi (pas toujours facile) et les nouvelles batteries mises au point. DCNS propose apparemment l'option du tir de missile de croisière ce que les japonais ne proposent pas. C'est une option, pas un prérequis au contrat, mais c'est toujours ca en plus. Enfin DCNS possède l'expérience de la vente à l'export et de la production sous licence à l'étranger. Il va vraiment falloir que le montage industriel soit parfait, et l'addition la plus faible possible pour que DCNS l'emporte (on relèvera le prix dans quelques années ).
  11. Juste une remarque : quelque chose de frappant avec l'armée romaine c'est la dualité assez marquée du rendement opérationnel de l'armée lors des batailles. On peut aisément passer d'une victoire spectaculaire contre des barbares du type quelques centaines de morts romains contre des dizaines de milliers en face, à des défaites catastrophiques où le pourcentage de perte des romains est proprement effrayant. Comme les défaites de la guerre des cimbres, ou de la guerre punique en Italie par exemple. C'est un peu une armée "quitte ou double". Si l'adversaire ne parvient pas à casser la formation collective, alors les pertes seront très légères pour les romains et l'opposant souffrira d'énormes pertes, surtout contre des armées "barbares" qui s'échineront en pure perte à attaquer. D'un autre coté, si la formation collective est brisée c'est vraiment le massacre. Les quelques raisons qui expliquent cela à mon sens : Un commandement fortement imbibé des "valeurs romaines", qui ne maitrise pas vraiment l'art de retraiter et rechigne grandement à le faire, au risque de l'anéantissement de l'armée. Le caractère piéton de la légion, composée de fantassins lourds, qui ne sont pas très mobiles en réalité. Une fois la formation brisée, ils se font un peu tous "raflés". Si la formation romaine se rélève plus mobile que la phallange, on ne peut pas non plus parler de grande mobilité dans l'absolu. Faible nombre des unités de réserve, ou d'intervention type cavalerie, infanterie légère, qui pourraient manoeuvrer plus facilement et redresser des situations périlleuses.
  12. Oui. Les escadrons sont pour certains régiment déjà créées et en train de monter en puissance, ils devraient être tous opérationnels en 2017.
  13. C'est un peu toute la question de ces effectifs supplémentaires pour la FOT. Cela va entrainer des couts supplémentaires non seulement en termes de masse salariale, mais aussi d'infrastructure pour accueillir ces 5ème compagnie/Escadron par régiment (alors que les casernes sont déjà serrées à l'intérieur) et enfin des couts d'équipements. Sur ces 11 000 nouveaux postes décidés postérieurement aux attentats de janvier 2015 il y a environ 4000 fantassins et 1500 cavaliers à équiper en tenues, armement léger, véhicules etc. Sans compter que suite aux attentats de novembre, les suppressions qui étaient encore prévues après janvier sont elles aussi annulées. Pour les cavaliers, les régiments ne toucheront pas un escadron de chars supplémentaire (le matériel coute trop cher), mais un nouvel escadron d'éclairage et de reconnance (sur VBL reco + VBL Milan). Au final avec la logique des parcs de matériel je pense que ces nouvelles unités toucheront seulement du matos individuels (paquetages, armement, peut être meme pas d'armement félin) et serviront à armer des groupements ad hoc comme par le passé en puisant dans les matériels des parcs pour les missions. Donc pas de grosse augmentation de commandes de matériels, sinon à la marge (quelques Tigre, NH 90), probablement des véhicules blindés supplémentaires en fin de programme si besoin (VBMR, EBRC) mais rien pour le moment. Juste quelques rumeurs qui parlent d'une possible augmentation du format des chars Leclerc suite à l'affaire ukrainienne et aux RETEX des conflits récents, pour faire passer le nombre de chars de 200 exemplaires prévus par la dernière LPM à 230/240, rien de spectaculaire donc, ca ne serait que revenir sur la diminution de 2014. Meme si au niveau doctrinal et symbolique ca serait un signal fort d'augmenter le nombre de chars de combat, et surtout de réaffirmer la pertinence de ce système d'arme lourd et onéreux.
  14. Attention aux confusions. Voilà ce que dit l'article : Le journaliste confond ici bombe à fragmentation (qui explose en l'air et envoie des éclats partout) et bombe à sous-munitions (qui libère des sous-bombes qui n'explosent pas forcément tout de suite et sont dangeureuses pour les populations après la phase active du bombardement). Les bombes à fragmentation sont tout à fait légales, celles à sous-munitions sont effectivement sous le coup de l'interdiction de la convention d'Oslo pour les armes à sous-munitions, pour les pays signataires comme le fait justement remarquer Judi, hors la Russie n'a pas signé ce traité, tout comme les USA, le Brésil, la Chine ou l'Inde pour citer des grands pays.
  15. Je suis d'accord avec les autres, si les japonais ternaient effectivement bien la corde, plusieurs éléments sont venus remettre en question cette certitude, et DCNS a je pense un beau coup à jouer : le nouveau premier ministre est un partisan bien moins fervent des japonais et souhaite avant tout privilégier l'emploi en Australie sur ce contrat, hors les japonais n'ont pas d'expérience dans la construction à l'étranger, domaine ou DCNS est l'acteur mondial le plus référencé dans les sous-marins. Il propose d'ailleurs un schéma partage qui permet d'allier la rapidité de la livraison des premières unités en les construisant en grande partie en France, et l'emploi industriel en Australie dont les chantiers prendraient progressivement le lead à partir de la 5ème unité (en gros). De plus le modèle proposé existe déjà sans modification hors propulsion puisque les barracuda sont en construction, et possède la capacité du tir de missile de croisière. DCNS a enfin assuré qu'il installerait des systèmes de combat étrangers si demande des australiens, ce qu'il a déjà fait sur les corvettes malaysiennes par exemple. Donc c'est sur que c'est loin d'être gagné, mais on est passé dans le duel japon / français d'un rapport de 80 / 20 il y a 1 an à 60 / 40 aujourd'hui, et la chance de victoire est loin d'être négligeable, il ne reste donc plus qu'à croiser les doigts! Les 6 Collins avaient effectivement un taux d'activité très bas, une notoriété publique désastreuse et donc des besoins en volumes de personnels très très faibles. Si les australiens concluent ce contrat, il va y avoir, du fait du montant énorme, un très gros effet de publicité autour de nouveaux produits très modernes et attractifs (ca va devenir "la pointe de l'épée" de la marine australienne), avec la volonté de l'Australie de se relancer dans la géopolitique régionale, ce qui ne devrait pas manquer de doper les candidatures. De plus les besoins en personnels pour 12 unités sont bien plus importants que pour les 6 collins immobilisés, et comme on l'observe en France dans le recrutement, dès qu'on franchit un pallier au niveau du volume des engagés, le recrutement devient plus facile. Je pense que les australiens comptent sur tout ca pour arriver au format équipage nécessaire. C'est la montée en puissance qui sera plus la plus difficile, et là DCNS a aussi une bonne carte à jouer avec son expérience de formation des marines étrangères en la matière ...
  16. Disons que dans certains domaines emblématiques les soviétiques ont longtemps accusé des retards par rapport à la technologie américaine. C'est surtout vrai dans la marine, et notamment dans les forces sous-marines. Il faut attendre les 80 pour voir les Akula et Kilo améliorés rivaliser avec les Los Angeles, et pour les SNLE les Typhoon pour être globalement au niveau. Et les russes ont eu tendance à construire des trucs énormes, hors catégorie, comme ces Typhoon, ou les croiseurs nucléaires, et des avions lourds qui ont marqué les générations (TU 95, 160, Su 27 et dérivés). L'armée rouge était également massive, à l'échelle du pays, d'où je pense dans la conscience collective cette idée que les russes ne développent que du gros matériel rustique et efficace, mais moins "fin" et "technologique" que 'l'ouest" à l'époque. En réalité tu as raison de dire que le gap ne se creusent réellement sur l'électronique et surtout les systèmes de détection, brouillage, guidage des munitions intelligentes, à partir de la mi 80, mais la part que prennent ces sytèmes dans le combat change radicalement la donne. Et l'URSS n'aurait pas pu se mettre au niveau et rivaliser avec cette nouvelle révolution technologique du fait de son économue défaillante. La suite tout le monde la connait. Encore une fois chaque système d'arme est pensé en fonction d'une doctrine. Et son utilisation en dehors de celle-ci ne peut à elle seule témoigner de la valeur du matériel. D'autant plus que la qualité du personnel a un impact exponentiel sur le rendement des matériel, et si des personnels bien formés et motivés peuvent décupler les effets de certains systèmes d'armes, des personnels peu entrainés et peu motivées peuvent au contraire effondrer le rendement de sytèmes excellents. Toutes ces comparaisons de matériel sur les conflits israélo-arabes sont donc bien à prendre avec des pincettes ...
  17. Evidemment, tu compares des choses pas vraiment équivalentes, les missiles ont des caractéristiques très différentes, le HJ 8 est bien plus lourd et son poste de tir bien moins mobile. Il est fait pour tapper des cibles à 4000 mètres, alors que notre MILAN est lui beaucoup plus mobile et pratique d'usage : le missile est plus léger, et possède une cadence de tir plus élevée (sous peine d'avoir les munitions à portée de main pour les biffins) même s'il ne tappe qu'à 2000 mètres. Il était concu spécifiquement pour faire face aux chars soviétiques légers, agiles et moins lourds que leurs équivalents occidentaux, qui devaient débouler en masse aux frontières et qu'il falait stopper avec des coups d'arrêts successifs. Il faudrait davantage comparer ce HJ 8 avec le TOW ou le HOT européen. A noter que notre futur remplacant du MILAN le MMP permettra grâce à la miniaturisation et aux avancées dans les matériaux légers de remplacer à la fois le MILAN et le HOT puisque son allonge de 4000 mètres et son poids contenu permettront à la fois son usage pour l'infanterie (espaces confiés inclus), et sur nos véhicules, avec les deux modes de visée (filaire et infrarouge). Dans le nord, la SAA va surement dans les prochains jours aérer son dispositif autour du corridor et pousser son avantage tant que la résistance ne devient pas trop dure sur les groupes rebelles probablement bien secoués et démoralisés. Quand ils atteindront vraiment le dur, ils choisiront probablement un nouvel axe d'attaque, je pense au sud vers Asal, Kubra, Naha. Et à l'est ces imbéciles de l'EI ne semblent pas vouloir évacuer ce qui est en train de se transformer en poche d'encerclement. Ca ne fait pas les affaires de la SAA qui souhaitait je pense occuper sans devoir batailler ces espaces pour raccourcir ses lignes de fronts, dégager des réserves et solidifier son front. A voir comment ca va évoluer dans les prochains jours. A noter que dans le sud la SAA aurait repris la ville d'Athman (nord de Daraa sur le route 5) aux rebelles, ne laissant plus que Dael et Ibta sur le chemin pour relier Sheik Maskin. C'est la deuxième défaite successive des rebelles dans ce coin, réputé pour être un bastion de la rebellion, en quelques semaines.
  18. Dans le nord ok, mais le sud de la syrie reste un bastion rebelle très résistant et il sera surement très dur pour la SAA de le réinvestir. En tout cas ca ne pourra se faire qu'avec de très gros moyens, ce qui suppose d'abord d'avoir nettoyé et quadrillé le nord face aux rebelles et à l'EI, d'avoir régler la question des kurdes, de sécuriser le centre dans le triangle Hama-Palmyre-Homs face à l'EI, de nettoyer les poches de résistance rebelles survivantes entre Homs et Damas. Une fois toutes ces actions accomplies, la SAA pourra dégager suffisamment de moyens avec ses alliés pour s'attaquer vraiment au front sud. En attendant ca restera de la guerre de position larvée, ou du grignotage comme à Shiek Maskin. Et encore faut-il que le régime puisse compter toujours sur l'appui russe et iraniens qui coute cher, et sur celui des milices chiites comme le Hezbollah. En plus de cela après avoir réglé un des " problèmes principaux pour le régime au nord (c'est à dire d'avoir rétabli l'étanchéité des frontières et réinvesti les territoires rebelles de Jisr et d'Idleb : c'est pas non plus demain la veille ... ), le régime devra se poser en rempart contre l'EI pour se faire à nouveau accepter comme acteur dans le concert international. Or pourra-t-il maintenir cette posture sans s'en prendre réellement à l'EI et en préférant attaquer au sud vers le gouvenorat de Daraa? Pas sur ... Donc si dans le nord la situation rebelle, sauf contre evenement majeur, apparait presque désespérée, les fronts du sud ont encore de beaux jours devant eux je pense ...
  19. Certes mais je doute que la SAA souhaite investir en combattant Alep, trop de pertes et de moyens drainés. Et quant à en faire le siège, la résistances des poches rebelles comme la Ghouta orientale ou l'encerclement Homs/Hama illustrent bien le fait que les frontières sont en réalité très poreuses et que le ravitaillement passe plus ou moins bien. Cela dit ca compliquerait effectivement grandement la position des rebelles, et peut-être qu'avec la démoralisation suite à l'accumulation de défaites et aux difficultés du ravitaillement leur front s'effondrera à une certaine échéance. Bien que la recapture d'Alep est de toute facon un objectif prioritaire pour le régime si il veut asseoir son autorité sur la syrie utile.
  20. L'artillerie conquiert le terrain et l'infanterie l'occupe. Les principes de 14/18 s'appliquent toujours, nonobstant l'arrivée du char dans l'équation. C'est d'ailleurs très intéressant de constater que les deux derniers conflits de haute intensité en Ukraine et en Syrie ont une nouvelle fois consacré la place essentielle de l'artillerie (et de l'appui air sol) dans la conduite des opérations. A l'heure où notre armée de terre ne possèdera bientot plus que 77 pièces de 155 mm il est peut-être temps de se livrer à des analyses sur la base des RETEX de ces conflits. Quelles conséquences une fois que la SAA aura atteint l'enclave : Les troupes rebelles du nord et du sud seront coupées. Au nord la situation va devenir intenable pour les rebelles qui ne pourront plus recevoir de renfort, et qui vont devoir faire face à l'EI et à la SAA (sans mentionner les kurdes qui pourraient être tentés de prendre leur revanche d'il y a quelques semaines). Au sud les rebelles voit peser sur leur front nord une nouvelle menace maais surtout perdent leur ligne d'apprivsionnement et de soutien par Azaz via la Turquie. Avec la perte progressive du territoire dans le massif Turkmène et d'Akrad toute la logistique va devoir emprunter des voies plus restreintes et donc plus faciles à surveiller, et bombarder, par l'aviation russe. Pour la SAA c'est une nouvelle symbolique qui confirme la nouvelle dynamique en sa faveur et permet de libérer une enclave fidèle qui a su résister plusieurs années. C'est un message fort pour les autres territoires encerclés ou sous pression qui résistent aux 4 coins du pays. Sur le plan tactique c'est également assez positif : plus grande maitrise de l'offensive interarme, avec des feux aériens et sol sol plus maitrisés, et une infanterie qui semble bien entrainée et équipée qui progresse rapidement (sans doute bien aidée par les contingents étrangers du hezbollah et autres groupes chiites). Il va falloir que les rebelles et les groupes djihadistes alliés fassent vite quelque chose s'ils ne veulent pas rapidement sentir le régime border rapidement le réduit Jisr - Idleb.
  21. La SAA aurait atteint Rityan et serait en train de livrer des combats pour s'en emparer. De leur côté les forces NDF de l'enclave envisageraient une jonction vers Muarrassat Alkhan afin de contourner les défenses rebelles de Bayanoon et Hayyan. Ce mouvement offensif de contournement semble plutot habile, et surtout rapide!
  22. En plus de la libération de l'enclave, les rebelles au sud de la région de Jisr et d'Idleb vont perdre toutes leurs voies de communication et de logistique avec ceux du nord qui sont déjà en conflit avec l'EI et plus ou moins avec les kurdes.
  23. Yes je vois bien tout ca, le terme "dépassé" m'a juste fait tiquer. Du coup le système à la pointe aujourd'hui chez Thalès c'est le Sea Fire 500 pour la lutte AA? Les anglais de BAE et les italiens ont suivi avec des systèmes modernisés? On a vraiment du mal à se rendre compte des performances entre ces sytèmes, les sytèmes américains ou russes, de même que pour les missiles. Enfin bon j'imagine que c'est voulu pour faire la surprise au moment du tir, et que les ingénieurs et les officiers doivent être à peu prêt au courant de leurs capacités et de celles des autres. De là à souhaiter qu'une bonne grosse guerre éclate pour vraiment voir qui fait quoi ;)
  24. Surtout qu'ils possèdent maintenant une puissance de feu bien supérieure grâce aux bombardements russes et aux matériels modernes livrés par la Russie et l'Iran. J'ai l'impression que les phases d'assaut sont désormais plus maitrisées côté SAA avec un gros bombardement russe + artillerie bien plus précis et intensif qu'auparavant qui démolit le front adverse, cause de lourdes pertes et démoralise les adversaires, et ensuite des troupes d'assaut mieux équipées et entrainées qui progressent plus rapidement sous le tir direct des blindés, du moins en milieu ouvert. Les offensives sont limitées et successives, et causent opérations après opérations des effets opératifs et stratégiques plus importants que les soit disantes grandes offensives qui échouaient jusqu'alors ... En milieu urbain c'est toujours plus compliqué du fait de la nature du terrain. En somme l'armée syrienne et ses alliés, grâce à l'afflux de matériel modernes qui rééquipent les unités, de conseillers techniques russes qui ont réinstauré il semble une réelle formation pour les unités, et à l'appui de l'aviation russe, se comporte de plus en plus comme une armée moderne offensive. Le contraste est saisissant avec les opérations de l'année dernière, et les échecs patents des contre attaques menées à l'époque avec des gros paquets d'infanterie et de véhicules blindés qui se faisaient tirés comme des lapins dans les plaines par les TOW et les mitrailleuses adverses.
  25. Ok merci pour les infos! Ils pourront toujours en faire des piquets de guet aérien entre Plymouth et Portsmouth avec leur super radar delamorkitu vue la fiabilité de leur appareil de prosulsion aha! ;) Sinon on a tellement présenté ces frégates et leur nouveau système moderne comme révolutionnaires pour notre flotte en termes de capacités (avec les vieilles Suffren ou Cassard en même temps) que j'ai du mal à comprendre pourquoi leur système de combat serait déjà dépassé? Que les matériels se démodent vite avec les progrès rapides aujourd'hui ok, mais si après moins de 10 ans de service l'ossature de défense aérienne des flottes anglaise, francaise et italienne sont déjà dépassées,c'est inquiétant ...