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  1. EOA

    [VBMR light] 4x4

    C'est une hypothèse que j'énoncais et non pas une certitude loin de là. Le VBMR léger n'existe que sur le papier alors personne, y compris à l'Etat-major, ne doit encore savoir comment il sera in fine réparti. Ceci étant dit je ne suis pas entièrement d'accord avec toi. Le matos prépositionné, disons le en Afrique car c'est l'immense majorité des bases prépositionnées, correspond d'abord au théâtre et ensuite se révèle "vieux et rustique". Jusqu'à aujourd'hui, tous les matériels adaptés au théâtre sont vieux et rustiques (hors reception en masse depuis les années 2010 du VBCI) : nous n'avions que les VAB et les ERC 90 / AMX 10 RC à déployer sur ces terrains. Donc ces matériels n'étaient pas forcément déployés parce que vieux et rustiques, mais davantage parce qu'ils convenaient au théâtre et que c'étaient les principaux de l'AT. Evidemment ca nous arrangeait aussi que le niveau de menace du théâtre soit assez peu élevé et permette l'usage de ces véhicules qui ne correspondent plus vraiment aux normes modernes ... Probablement qu'in fine les deux types de VBMR seront prépositionnés (la maintenance commune facilitera le soutien). Et que des VBMR et VBMR légers resteront en dotation dans les parcs métropolitains en cas de besoin. L'intérêt des forces prépositionnées c'est de ne pas avoir à déployer ces matériels depuis la métropole car l'empreinte transport et logistique serait trop lourde pour nos faibles moyens. Dans l'idéal il ne faudrait avoir qu'à déployer les hommes qui prendraient possession du matériel directement sur place. Et si transport d'urgence il doit y avoir ca doit davantage être pour transporter rapidement du matériel lourd en cas de menace exceptionnelle (la rapidité étant toutefois très relative, cf les VBCI pour Serval) qui intervient alors comme force de décision. En attendant tant que ces éléments lourds n'ont pas besoin d'être déployés, les forces prépositionnées doivent premièrement pouvoir faire face grosso modo avec ce qu'elles ont comme matériel (qui doit logiquement être adapté à la menace du terrain) et deuxièmement constituer des réservoirs de matériel et de logisitique qui permettent une montée en puissance rapide du dispositif (c'est à dire grosso modo mettre quelques centaines de gus dans l'avion et avoir en 24h un GTIA prêt à partir). Si le VBMR normal devrait être adapté pour certaines missions à l'Afrique, le VBMR light devrait l'être tout autant, pour des missions peut être plus variées et sur des sous typesde théâtres qui peuvent différer (la RCA diffère du Tchad, et le Tchad du Mali par exemple). Donc je ne trouve pas anormal que le VBMR light soit prépositionnés dans certaines quantités en Afrique, et qu'en même temps on garde une réserve en métropole apte à renforcer rapidement un théâtre dans le besoin. On verra bien ce qu'il en sera dans quelques années!
  2. Ok merci donc les HRZ associent au radar veille air et surface longue portée S 1950 M le radar de tir EMPAR, et les anglais associent au S 1850 M le radar SAMPSON. j'ai l'impression en lisant ce sujet que les capacités anti-aériennes des type 45 seraient plus importantes que celles des HRZ du fait des radars, ca vient des différences entre l'EMPAR et le SAMPSON ou c'est juste une impression infondée?
  3. EOA

    [VBMR light] 4x4

    Ce VBMR léger 4*4 servira probablement de deux manières. Dans certains parcs en France au sein de régiment "légers" type para, tdm, renseignement etc. Et effectivement dans des parcs prépositionnés (qui a dit l'Afrique?) où à l'instar des ERC 90 qui remplissaient le rôle des blindés prépositionnés ils rempliront le rôle de véhicules blindés transport de troupes prépositionnés. Ils apporteront un gros plus en comparaison des VAB actuellement utilisés et leur faible poids / grande mobilité sera utile sur ces théâtres aux conditions de transport difficiles.
  4. L'offensive lancée ce matin au nord d'Alep par la SAA semble avancer rapidement. Après la prise ce matin de Duwayr al-Zeytoun, la ville et point d'appui des rebelles de Tel Jebin a également été prise par la SAA et ses alliés. Les groupes rebelles et djihadistes semblent avoir été surpris par l'assaut loyaliste dans ce secteur du front plutot calme depuis des mois qui n'avait pas fait l'objet d'opérations importantes depuis longtemps. La SAA pourrait maintenant se retourner vers l'ouest et tenter de joindre les zones encerclées de Nubbol et Zahraa, elles éviteraient grâce à ce mouvement de contournement les défenses et retranchements préparés depuis des années par les rebelles au sud de la poche vers Bayanoon, Hayyan et Rityan. Selon Masdar news l'armée turque aurait ouvert le feu avec de l'artillerie automotrice (de 155mm probablement) sur le territoire syrien dans la zone du village d'ateera sur fond de progression de la SAA dans les montagnes turkmènes le long de la frontière, alors que le menace pour les rebelles de voir la frontière et les lignes de ravitaillement coupées se fait de plus en plus grande. http://www.almasdarnews.com/article/breaking-turkey-fires-into-syrias-territory/
  5. Je suis assez surpris de la direction de cette offensive. Ne serait-ce pas plutot une offensive limitée destinée à solidifier ce secteur du front et à préparer la grande attaque qu'une vraie grosse offensive générale? Quel intérêt de pousser plein nord dans cette direction, ce n'est pas sur la route d'Al bab ou celle de Nubbol. A mon sens c'est plus une attaque limitée qui a pour objet d'affaiblir un peu le front adverse avant l'attaque, de bien rôder les unités côtée SAA, de casser un peu d'islamistes en face et de disséminer les reserves ennemies.
  6. Quelqu'un pourrait-il m'expliquer ce qu'apporte en plus le radar SAMPSON présent sur les Type 45 et absent sur nos frégates HRZ? Quelle est la solution proposée par Thalès aujourd'hui pour des frégates de défense aérienne destinées au combat de haute intensité? Un Smart L modernisé couplé au nouveau Sea Fire 500?
  7. Je crois qu'on met ici le doigt sur la faiblesse principale de l'armée syrienne dans ce conflit qui va lui couter la victoire. Cette armée a été formée et équipée par les officiers et sous-officiers de l'armée soviétique qui maitrisent parfaitement leur doctrine opérative. Cependant il manque à l'armée syrienne comme on l'a dit précédemment un échelon essentiel pour appliquer cette doctrine qui est une corps de sous-officiers et d'officiers subalternes compétent. Le relai entre les officiers généraux, ou supérieurs, et la troupe, est en partie déficient et cela nuit considérablement à l'efficacité opérative des unités dès qu'elles sortent du cadre d'ordre strict. Donc si la doctrine est appliquée, elle ne l'est pas pas parfaitement car le corps d'encadrement de la troupe n'est pas au niveau "occidental/russe" qui permet de tirer le rendement maximum de cette doctrine : les blindés au niveau tactique et l'infanterie sont parfois mal employés, l'artillerie et le combat IA laissent à désirer etc. Le second défaut est l'application trop théorique de la doctrine soviétique par les troupes syriennes. La seconde guerre mondiale a montré que la doctrine soviétique s'est parfois révélée trop rigide et dirigiste, contrastant fortement avec la capacité d'initiative laissée aux bas échelons dans l'armée allemande. Cette dissymétrie va progressivement s'inverser et si à la fin du conflit les chefs soviétiques au niveau opératif et tactique ont acquis une grande compétence d'action et d'iniative c'est en grande partie grâce à leur expérience des nombreuses batailles précédentes (même si le taux de renouvellement des officiers est important du fait des pertes ahurissantes dans l'armée rouge, la formation des cadres suit bien le rythme à partir de 43/44 et les officiers arrivent à conserver les compétences et expériences au sein des unités). Ce n'est évidemment pas le cas des syriens, qui n'ont pas cette expérience et qui appliquent donc plus théoriquement la doctrine soviétique que les officiers de l'armée rouge fin WWII. Après les premiers succès initiaux sur le Golan les unités syriennes marquent une pause inconcevable, rendent compte au commandement, attendent de recevoir les ordres, tergiversent sur l'emploi des réserves et les axes de poussée à envisager, dans le respect des procédures théoriques de la doctrine soviétique. Le manque d'esprit d'initiative le 7 octobre coute probablement aux syriens leur cpossibilité de victoire, ils ont laissé passé leur chance en quelque sorte. Je ne dis pas qu'ils auraient gagné le cas échéant mais un peu plus d'esprit d'iniaitive et un bon commandement tactique auraient pu leur permettre de déboucher du Golan dans la plaine, et là les israéliens étaient mal ... La conclusion c'est que la meilleure doctrine peut mener à un échec si la qualité et la compétence du personnel qui l'applique ne suit pas. Même avec des troupes courageuses et motivées comme le furent les unités d'attaque syrienne au cours du conflit. Et au final, à défaut d'une formation extrêmement poussée et importante, rien ne remplace l'expérience de la guerre pour les corps d'encadrement et de direction militaires.
  8. DCNS a bien militarisé les BPC directement à Saint Nazaire non? Quel était le montage industriel entre DCNS et les chantiers de Saint Nazaire dans le construction? Kership (DCNS et Pirou) a d'ailleurs postulé au rachat des chantiers de Saint Nazaire à STX, de même que les CMN.
  9. La conclusion à tirer de l'étude du "modèle marine" pour 2015 réalisé en 2002 c'est surtout que les programmes ne sont pas tenus. Et c'est aussi souvent le cas quand on étudie les anciens modèles. En comparaison d'autres pays la France n'arrivait déjà pas vraiment à tenir ses programmes par le passé du fait du caractère parlementaire très mouvant et instable du régime républicain des IIIème et IVème République. Au gré des majorités, des chefs militaires et du contexte international on ajuste constamment les programmes et au final petit à petit les ensembles pensés 10 ou 15 ans plus tot sont viciés. Les programmes militaires sont une affaire de temps long qui s'oppose à la dictature du court terme qui gouverne aujourd'hui notre société. Les LPM ne prévoient les programmes que sur 5 ans alors que les programmes de construction naval s'étalent parfois sur plus de 10 ans : il faut se contenter en comparaison de ce qui était prévu en 2002 d'un seul PA ce qui remet en cause le principe de permnance du Gaé, 0 SNA NG livrés sur les 6 qui devaient l'être, 2 frégates NG livrés sur les 4, 1 FREMM ASA et une réduction du programme à 8 unités + 5 FTI. Dans le domaine de la Marine notamment, les LPM ne suffisent pas comme outils législatifs pour garantir la cohérence des modèles retenus. Il faudrait réussir à inscrire ces LPM dans le cadre d'un projet à l'échelle plus large qui empêche de de trop vicier les modèles que l'on se fixe. Un article qui résume un peu ce problème : http://lefauteuildecolbert.blogspot.fr/2015/05/flotte-programmee-limperieuse-necessite.html En réalité même un plan naval à 30 ne fonctionnerait pas, le mal est plus profond. Nous ne produisons plus aujourd'hui de reflexion stratégique nationale, les livres blancs ne sont que des ouvrages capacitaires et budgétaires comme les LPM (puisque ca devient à la mode d'en publier un tous les 5 ans ...). Et l'abence de pensée stratégique autonome nous empêche de défenir un modèle opérationnel cohérent visant à remplir des ojbectifs stratégiques, et donc un modèle d'armée. Sans parler de la contrainte budgétaire qui devient l'alpha et l'omega des raisons qui poussent à modifier le modèle de force. De là à pointer l'incompétence et le manque de volonté politique (car ce sont les politiques qui définissent la politique mise en oeuvre par les forces) et l'apathie du haut commandement qui n'a rien fait pour remédier à ce mal profond dont on commence à s'apercevoir aujourd'hui ... Sans reflexion stratégique, et définition d'objectifs correspondants, nous nous contentons de "gérer" le modèle de flotte actuel, en conservant les capacités et savoir-faire, en accomplissant les missions génériques de tous les jours, le tout sous pression budgétaire croissante qui implique année après année la diminution du format.
  10. 7000 combattants kurdes actifs en Syrie. Tu peux aller voir sur le lien du Sénat les effectifs kurdes en Irak sont beaucoup plus importants. J'ai l'impression que l'Etat-major a souhaité retenir une méthode de calcul rigoureuse à l'inverse de certains autres pays / associations qui avancent parfois des chiffres assez délirants sur les effectifs engagés. Et cela corrobore en quelques sortes la faiblesse des effectifs constatés sur le terrain lors des combats, on parle souvent de quelques centaines de combattants, voire de quelques milliers au max lors des grandes offensives. Les 25 000 combattants rebelles du sud (juste pour l'ASL) par exemple ne sont en réalité pas capable d'aligner plus de quelques centaines de combattants (1000 / 1500 max si on élargit un peu).
  11. Le chiffre de 20 000 est à la fois non négligeable mais aussi très faible en regard des effectifs qui combattent le régime syrien : sur 100 000 combattants, seulement 20 000 combattants dits modérés. Ca veut dire 80 000 combattants appartenant à des mouvements considérés comme extrêmistes. C'est un peu le verre à moitié vide ou à moitié plein. De plus l'étendue géographique du pays et la faiblesse des effectifs engagés diluent davantage ces combattants modérés ce qui renforce la perception de leur quasi inexistence. Cameron ne jouerait-il pas sur les mots ici? En attribuant le qualificatif de "groupe extrémiste" aux seules forces de l'EI (soit apparemment 30 000 hommes sur 100 000). Il resterait donc pour lui 70 000 combattants non extrémistes. Il engloberait dedans les groupes extrémistes non EI, ce qui serait éminemment contestable. Parce que je ne vois pas d'autres explications à son chiffre de 70 000 ...
  12. L’opposition modérée en Syrie ? 20 000 hommes, indique le général Castres Dans une récente intervention, remarquable, devant les sénateurs de la commission des affaires étrangères et de la défense, le général Didier Castres, sous-chef opérations à l’état-major des armées (scops), a fourni d’importantes précisions sur la stratégie contre Daech et sur les rapports de force. Pour savoir de quoi on parle, mieux vaut lire ce compte rendu en cliquant ici. Au détour d’une phrase, on y apprend notamment ce que le ministère des affaires étrangères évite soigneusement de dire : le poids militaire de l’opposition « modérée » en Syrie, soutenue par la France. « Il existe en Syrie une constellation de combattants très divers de l’ordre de 100 000 personnes, dont la France estime que 80 000 d’entre eux appartiennent soit à des groupes terroristes désignés comme tels par les Nations unies, soit à des groupes salafistes extrémistes » indique le général Castres. Faites le calcul : 100 000 - 80 000 = 20 000 opposants qui ne sont ni « terroristes », si « salafistes extrémistes ». À ces 20 000 hommes, il faut ajouter les Kurdes, dont les combattants en Syrie, sont estimés à « 7 000 » par le général Castres. Ceux-ci sont toutefois exclus de l’opposition patronnée par l’Arabie saoudite, la Turquie et la France. http://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/l-opposition-moderee-en-syrie-20-000-hommes-indique-general-castres-95484
  13. Tu as raison il y a déjà effectivement un aspect symbolique assez important : c'est reprendre une ville relativement importante, qui plus est dans le sud où l'armée n'avait plus tenté de grands mouvements offensifs de longue date, dans la région qui est le principal bastion rebelle, et enfin la ville avait été prise en 2014/Début 2015 par les rebelles après une bataille assez médiatisée, en plein contexte de reflux de la SAA sur tous les fronts. Donc c'est à plusieurs titres une victoire symbolique pour la SAA. La ville à mon sens est davantage "importante" que réellement "stratégique" en cela que sa capture n'a pas d'effet sur le déroulement global du conflit. L'adjectif stratégique est toujours employé à tort et à travers pour tous les belligérants à des fins de propagande. Mais la capture de Sheik Maskin reste importante et ne doit pas être prise à la légère : car elle est située sur une des routes principales qui mènent à Daraa assiégée par les rebelles. Il ne reste plus sur la route que les villages d'Ibtaa, Dael et Athman encore aux mains des rebelles avant de rallier Daraa. car elle est située à l'ouest du long corridor encore tenu par le régime qui va de Sanamayn à Daraa et qu'elle va désormais constituer un point d'appui défensif essentiel pour protéger ce corridor en cas d'attaque rebelle. enfin car sa capture permet aussi d'appuyer de développer l'offensive vers l'ouest et la région de Nawa en plein coeur du dispositif rebelle du sud (vers la place forte rebellede Jasim), et pourquoi pas à terme de couper en deux le front rebelle avec au nord la région de Quneitra/Harra et au sud celle de Tafas/Daraa. Une carte qui permet de se rendre compte de la situation (Daraa est au sud de Dael, et Quneitra au nord-ouest de Nawa) :
  14. EOA

    L'Inde

    Un son de cloche discordant de la Tribune qui prévoit que la signature n'aura pas lieu lors du voyage de F. Hollande : http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/rafale-en-inde-la-signature-d-un-contrat-semble-peu-probable-545115.html
  15. J'ai entendu des rumeurs comme quoi le VBCI n'aurait pas gagner le marché pour 600 véhicules aux EAU. Il ne resterait plus tellement de prospects apres ca ...
  16. L'inde veut des sous-marins modernes rapidement. Les 3 options si elles sont levées dans ce cadre seront probablement identiques aux 6 premières unités. Et DCNS essayera de placer enfin son AIP sur la nouvelle commande P 75 I. Espérons que les indiens seront satisfaits des Scorpène et de la coopération industrielle, et que cela favorisera DCNS pour ce nouveau contrat!
  17. Un article un peu confus de la Tribune sur une éventuelle commande indienne de 3 sous-marins scorpènes supplémentaires, suivant la série des 6 conclue en 2005. http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/l-inde-veut-trois-sous-marins-scorpene-supplementaires-de-dcns-545011.html Ca semblerait logique, les indiens souhaitent pallier leur carence en sous-marins d'attaque en comparaison de la flotte chinoise. Après plusieurs années compliquées dans l'apprentissage des savoir-faires et compétences pour construire ces scorpènes sur des chantiers indiens, le programme a trouvé son rythme de croisière et fonctionne bien aujourd'hui. Ca serait donc l'opportunité pour les indiens de se procurer des sous-marins supplémentaires rapidement, à moindre cout, et de fabrication en partie locale. Peut-être une annonce lors de la visite de François Hollande en Inde dans les prochains jours!
  18. A prendre avec des pincettes mais ca pourrait être l'élément déclencheur du contrat Rafale avec les EAU puisque les émiratis nous ont toujours dit que la question de leurs 2000 relativement modernes était un élément central d'un éventuel contrat pour des Rafale. C'est déjà plus crédible que les saoudiens payent aux irakiens des mirage 2000 émiratis relativement modernisés et que ces derniers nous achètent des Rafale en remplacement, que les saoudiens achètent eux-même des Rafale! Après je ne sais pas si les besoins opérationnels irakiens tendent prioritairement à l'achat d'avions de combat, surtout de M 2000 ...
  19. Article des échos : http://www.lesechos.fr/monde/asie-pacifique/021640115757-cette-nuit-en-asie-duel-franco-japonais-pour-le-contrat-militaire-du-siecle-en-australie-1194408.php Les allemands étaient considérés comme le challenger de ce contrat : ils n'ont jamais construit de tels sous-marins et leur offre n'existait que sur le papier. Enfin ils n'ont pas l'expérience de la construction à l'étranger. Donc jusqu'ici c'est logique. Maintenant le duel Japonais - Francais va être très serré, et si DCNS réussit ca serait vraiment formidable pour l'entreprise. A noter que le récent changement de 1er ministre en Australie a redistribué les cartes au niveau politique. L'ancien PM apparaissait comme un chaud partisan de l'offre japonaise avec un minimum de construction locale en Australie pour obtenir les sous-marins dans les meilleurs délais et les meilleurs prix. Le nouveau PM souhaite accorder beaucoup plus d'importance à la solution d'une construction à égalité, voire à majorité, australienne. Et DCNS pourrait en profiter avec son expérience en Inde et au Brésil. Ce changement a donc réduit l'avantage avec lequel partait les japonais. Mais une question me taraude toujours par contre : comment un contrat pour 12 sous-marins d'attaque classique de 4000 tonnes peut-il atteindre (dans la presse) des montants aussi énormes? On parle de plus de 30 milliards d'euros! Alors que nos sous-marins d'attaque classe suffren, à la point de la technologie actuelle et à propulsion nucléaire plus couteuse à l'achat ne coutent que 1,2 Mds d'euros par exemplaires? Le cout du programme pour 6 unités s'établit à environ 8 Mds €. Je veux bien que la création d'une nouvelle classe (encore que largement basée sur des classes existantes dans les deux offres japonaise et francaise) et l'organsiation de la production à l'étranger coutent plus cher, mais de la à doubler le devis c'est délirant ... Avec 30 milliards d'euros on a de quoi renouveler toute la flotte de surface de la MN : 2 nouveaux PA avec Gaé (10 milliards), 6 BPC (3 milliards), 8 nouveaux prétroliers ravitailleurs Brave (3 milliards), 6 frégates HRZ (5 milliards), 14 FREMM ASM (7 milliards), 10 corvettes Gowind 2500 (2 milliards) ...
  20. Ils seraient officiellement à Kuweires pour servir OMLT auprès des forces syriennes qui avancent contre Al Bab. L'EI aurait lancé une contre-attaque dans le secteur d'Aran qui a été repoussée par la SAA, qui affirment avoir tué 50 combattants islamistes selon Al Masdar. Sur le front de Lattaquié, les contre-attaques rebelles au nord dans le secteur d'Ateera et au sud dans le secteur de Salma ont échoué. Suivant leur repli la SAA a poussé son avantage dans ce secteur central s'emparant des villages de Ghanaymiyah et Khan Al-Jouz sur l'autoroute M4, et du village d'Ara dans l'axe de progession de Salma. La prochaine étape devrait être d'atteindre Rabi'ah pour fermer la poche tenue par les rebelles à l'ouest. Si Rabi'ah tombe les rebelles devront évacuer une grande partie de la région pour retrouver des positions défensives soutenables vers Ashara ou Kinaddah. Toutefois plus la SAA va progesser, plus elle va devoir consacrer des ressources humaines (NDF probablement) pour tenir les territoires réoccupés, ce qui pourrait affaiblir sa capacité offensive, et plus les rebelles reculeront, plus leurs lignes de ravitaillement et les distances entre les différents fronts se rétréciront ce qui pourrait leur permettre de davantage solidifier leurs opérations défensives.
  21. Ca fait plaisir de voir la réponse de Lugan parce que Merchet commencait un peu à me taper sur le système avec ses critiques de Barkhane que je trouvais peu étayées. Sur la question du rendement décroissant de Barkhane : si les opérations tombent de moins en moins sur des GAT à découvert, c'est justement qu'elle est une réussite. Ces zones il y a quelques années étaient infestées de contrebandiers, trafiquants, rebelles en tout genre et islamistes. Mais la nature a horreur du vide : les états locaux sont incapables de prendre notre relai et d'occuper ces zones, donc une fois Barkhane démontée tout ce petit monde qui a disparu aura vite fait de reprendre la place et de recommencer à "pourrir" la région. Car la raison d'être principale de Barkhane c'est cela : empêcher les islamistes et trafiquants de pourrir ces régions intermédiaires, en pouvant confortablement y installer leurs dépots d'armes, leurs camps d'entrainement, leurs relais de recrutement, leurs propagandes. Car une fois ces régions pourries et solidement tenues, leur expansion continue vers le sud, exactement comme au Mali en 2012 et 2013. La mission première de Barkhane est donc de sécuriser ces zones tampons entre les foyers terroristes de Libye et d'Algérie, et la zone "verte", ou zone "sécurisée" de l'Afrique Centrale et du sud sahélien, et pas d'empêcher les potentiels attentats dans ces zones, bien que son action y contribue fortement. La méthode employée du quadrillage et de la "herse mobile" n'est que le moyen, et non la finalité, par lequel Barkhane entend sécuriser ces zones tampons. Il ne faut pas confondre moyen et but comme le fait à mon sens Merchet. en cela Barkhane n'a pas été pensée comme une ligne Maginot, un limes. Donc non elle n'a pas été contournée comme JDM l'entend, et ses rendements, même s'ils deviennent moins perceptibles matériellement restent vitaux (comme l'attentat de Ouagadougou le démontre paradoxalement). Aucune ligne Maginot, aucune opération militaire dans la région, ne pourront de toute facon prévenir le risque d'attentat. Si l'attentat s'est produit ce n'est pas parce que Barkhane a été contournée, mais parce que justement Barkhane fonctionne et que ces GAT n'ont plus comme seule possibilité d'action que les attentats. Ces attentats, pour terribles qu'ils soient, sont un aveux d'impuissance des GAT, et reflètent l'efficacité de notre lutte au Sahel contre les terroristes. Toutefois le dispositif ne peut remplir complètement sa mission comme le relève justement Lugan. Du point de vue des moyens ils sont évidemment trop faibles pour tenir convenablement la région, et d'autre part il faudrait également traiter les zones destabilisatrices hors de portée de Barkhane pour le moment. A savoir la zone au niveau du lac Tchad (qui est le point pivot de la région) en voie de pourrissement par Boko Haram, et la Libye vers laquelle tendent tous les attentions aujourd'hui.
  22. Sans préjuger du futur c'est effectivement possible. Commercialement les voyants seraient au vert dans le cas d'une relance de la production sponsoriée par les saoudiens avec modernisation du char. Déjà la relance de la prod et les modernisations seront payées par les saoudiens et la France, la production de plusieurs centaines d'unités (jusqu'à 700/800 max, ce qui est énorme) avec des cadences rapides aura un gros impact sur le prix unitaire, et le char bénéficierait d'une image renouvelée de modernité et d'excellence. A coté sur le marché des chars neufs il ne resterait plus beaucoup d'autres options. Les chars russes d'une part (T 90 peut être le nouveau T 14 Armata), Le M1Abrams est encore produit en faibles quantités avec des commandes qui maintiennent en vie la prod mais il ne passera probablement pas la fin de la décennie sauf très grosse commande, le Léopard 2 n'est plus produit. Après il reste tous les chars un peu low cost produits par des pays émergents, mais qui sont destinés à d'autres types de marché et correspondent à des clients différents que ceux qui seraient intéressés par le Leclerc. Ils seraient plus en concurrence avec le T 90. Bref le Leclerc serait le seul à occuper le segment haut de gamme des chars neufs occidentaux. Enfin comme l'AS est le chef de file militaire du camp sunnite, pourquoi pas voir d'autres pays financés par les saoudiens ou très proches s'équiper des mêmes matériels, comme le Qatar par exemple. Tout cela reste très fictif bien sur, mais une telle commande au delà des plus intrinsèques apporterait des externalités très positives, et notamment d'autres commandes, de Leclerc ou d'autres engins de la gamme. Une commande de 500, voire plus, chars lourds aujourd'hui, c'est un peu LE contrat du siècle pour tous les fabricants d'engins blindés. Nexter changerait clairement de catégorie ... Malheureusement tu rêves clairement, même si je suis bien d'accord avec toi. Pour le moment nous restons dans le modèle d'une armée légère et expéditionnaire, fortement contrainte par la pression budgétaire d'un état endetté. Et réussir à conserver les savoir faire humains et techniques c'est déjà pas mal... IL faudrait un changement stratégique et politique total pour sortir de ce modèle. Ce n'est pas près d'arriver. Quand on pense que le corps de bataille terrestre des années 1980 alignait 1400 chars de combat! Après effectivement, pourquoi pas commander des chars modernisés en profitant de la commande saoudienne pour prolonger la vie du parc existant au dela de 2040. C'est une possibilité qu'offrirait une telle commande.
  23. Russian Navy Orders 6 Project 636.3 Improved Kilo SSK to Boost Pacific Fleet Submarine Force http://www.navyrecognition.com/index.php?option=com_content&task=view&id=3476 http://www.soumarsov.eu/nouvelles.htm Selon différentes sources, la Russie aurait passé commande pour 6 nouveaux SSK 636.3, de la classe kilo modernisée. Le retard accumulé par le projet 677 Lada (nouvelle classe de SSK russe) avait conduit la marine russe a commandé 6 SSK 636M en 2010 pour la flotte de la Mer noire, nouvelle classe modernisée du célèbre sous-marin de la fin de la guerre froide Kilo (877), le pendant non nucléaire de la classe Akula (971). Sur cette classe de 6, les 4 premiers ont été admis au service actif et le second exemplaire Rostov-sur-le-Don a récemment fait parler de lui en expédiant quelques missiles de croisière sur la Syrie. Cette classe modernisée a remporté un gros succès à l'export avec 8 unités vendues à la Chine, 6 au Vietnam et 2 (+ 2 supplémentaires en discussion) à l'Algérie. Les retards et les complications dans la mise au point de la nouvelle classe Lada 677 semblent mener à la fin de celle-ci. La tête de série, le Saint-Petersbourg livré en 2010 est toujours en phase expérimentale, et les deux unités suivantes ont vu leur design profondément modifié au niveau de la propulsion avec l'intégration possible ou non d'appareils AIP. Cette classe, développé dans le chaos de l'après URSS a donc eu un développement particulièrement compliquée et sera arrêtée après sa 3ème unité. Elle aura donc principalement servi à moderniser l'appareil productif et à développer de nouveaux composants plus modernes. Ces avancées permettront apparemment aux alentours des années 2020 de lancer enfin une nouvelle classe de SSK destinée à faire la synthèse entre Kilo modernisés et Lada expérimentaux, la classe devrait s'appeler "Kalina". Les russes ont donc choisi face à l'urgence opérationnelle de remplacer leurs vieilles unités qui sont chaque année plus nombreuses à quitter le service actif de se concentrer idustriellement sur les Kilo modernisés 636M, au design fiable et éprouvés, que leurs arsenaux savent construire bien et rapidement (grâce aux contrats export des années 90 et 2000 qui ont permis de maintenir les savoir-faires industriels). Ces nouveaux Kilo 636M devraient bénéficier des avancées réalisées sur les Lada, et faire la jonction avec les Kalina prévus pour les années 2020. A noter que le programme des successeurs de la classe Akula, le projet 885 Yasen a lui aussi rencontré des problèmes de mise au point, mais à des degrés moins importants que la classe Lada.
  24. Lis l'article : NEXTER s'engage à rouvrir sa chaine de production, qui a été stockée à l'époque de la fin des livraisons, et assure que l'opération serait rentable à partir de 200 unités commandées. Il n'est pas question de prélever des chars dans nos régiments d'active. Il est question par contre que les Leclerc des premières séries recues, qui sont stockés et ne sont plus à l'ordre de bataille de l'AT soient vendus d'occasion à l'AS après une rapide moderniation si l'urgence de la demande saoudienne le requiert. Jusqu'ici que du gagnant pour nous ... Certes mais je pense que ca s'accompagnerait de formation. Après l'armée saoudienne est médiocre, personne ne le nie. Il faudrait tout revoir pour que les unités soient plus performantes. Mais encore une fois on s'en f*** de ce qu'ils en font de ces chars si ils nous en prennent plusieurs centaines ... Ils peuvent les transformer en pots de fleur si ca leur chante une fois qu'ils ont payé ... Et au délà de l'aspect opérationnel au Yemen, un pays comme l'AS se paye ce qu'il a de mieux comme matos, en partie pour des raisons de prestige ou de géopolitique. Donc ce qu'ils arriveront à faire de ces chars n'est qu'une partie de l'équation commerciale. Pour info un contrat à 500 chars avec un prix moyen de 10 millions / pièce comprenant les premières années de MCO, la formation et les munitions, ca fait 5 milliards d'euros et surement une bonne décennie de plan de charge pour Nexter, sans compter toutes les possibilités ultérieures que ca ouvrirait, alors à ce prix là ...