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Gallium nitride

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Everything posted by Gallium nitride

  1. Thales n'est pas dans le NGF et Safran y est en coopération bancale.
  2. Remarques: - Airbus, pour le civil, est une réussite si on ne tient pas compte des pertes collatérales (exemple: l'UK, qui ne fait plus partie d'Airbus, est maintenant en position largement dominante sur la réalisation des voilures fixes civiles). - L'Eurofighter n'est pas un produit Airbus. Airbus en a hérité. - La France, comme l'Allemagne, n'est actionnaire qu'à hauteur de 10.9% dans Airbus. Donc le retour financier pour la France de ce qui se passe chez Airbus D&S est vraiment insignifiant (presque tout se passe en Allemagne, le reste, c'est pour l'Espagne). Airbus Helicopters est une entité à part. Ne pas oublier que le projet Airbus était déjà à l'époque essentiellement un projet politique et qu'il a tué dans l'oeuf d'autres projets industriels qui auraient peut-être réussi. Personne ne peut affirmer le contraire.
  3. Non. 2022 - 1991 = 31 Non plus. Les différentes itérations imposent des calculs et recalculs.
  4. Alors? Vous voyez bien qu'un truc français peut devenir européen, non? La preuve, ce forum. Sinon, deux réflexions: - Il faut absolument que nos concitoyens européens se débarrassent de cette vision de "l'arrogance" française. C'est un frein à l'avancée européenne ultra daté, basé sur des ressentis plutôt que des faits. - la B61 ne peut pas être une réponse à la menace nucléaire russe.
  5. C'est déjà le cas, depuis 60 ans, pour la dissuasion nucléaire. L'industrie européenne de défense n'existe pas, elle ne peut donc pas être divisée. Il n'y a que des industries nationales qui tentent des coopérations, avec ou sans succès.
  6. Effectivement il n’est pas possible de prévoir ce qui va se passer d’un point de vue géopolitique dans 15 à 20 ans et c'est tout aussi difficile d'anticiper les décisions prises outre atlantique. Qui aurait pu prévoir les retraits des dispositifs US en Syrie, en Irak, en Afghanistan? De même, l'avenir politique est-il plus lisible aux US qu'en Europe?
  7. Peut-être, en effet, puisque l'enveloppe globale semblait moins élevée à l'annonce, fin juin. C'est la raison pour laquelle je n'ai pas repris le chiffre de 134 millions de dollars dans ma réponse à Stark_Contrast. Mais on est quand même très loin des 85 millions de dollars. Il y a peut-être une confusion entre le prix "sortie d'usine" et le prix de vente dans les chiffres qui circulent sur le net (et entretenir la confusion serait une excellente tactique pour certains). .
  8. La proposition de LM est basée essentiellement sur des estimations, notamment l'objectif de 3000 avions vendus. Mais on sait maintenant que la production sera de 156 par an : https://news.lockheedmartin.com/2021-09-27-Pentagon-And-Lockheed-Martin-Agree-To-F-35-Production-Rebaseline 700 ont déjà été produits, il en resterait donc 2300 pour atteindre les 3000, ce qui fait 14.74 années de production, c'est à dire Q3 2036. Problème : Les engagements contractuels s'arrêtent en 2031...
  9. Non. US$ 111.9 million par a / c, c'est bien l'avion uniquement dans le dernier deal en date. Les coûts annexes sont de US$ 2,028 million pour les munitions, le matériel au sol, le spare, la documentation, la formation, le système d'entraînement, le système de planification et d'évaluation des missions et le soutien technique initial.
  10. Ta réalité. Tu ne tiens compte que de ce qui va dans le sens que tu as choisi. Tu as les mêmes oillères que ceux que tu traites de malades, elles sont justes orientées ailleurs. Maintenant on a les chiffres du dernier contrat: US$ 4,029 million for the 36 F-35As = US$ 111.9 million per a/c en y ajoutant les 20% annoncés par LM, cela fait US$ 134,28 million per a/c
  11. Il faut remettre à jour ta doc. L'EOTS actuel est dépassé. L'advanced EOTS est prévu pour le Block 4, dans 5 ans au mieux. La Mindef actuelle, le CEO de DA, Le Drian en son temps, ont tous annoncé que le Rafale sera là jusqu'en 2060 au minimum. Par contre le remplaçant du F-35 a déjà volé il parait.
  12. De fait, depuis et y compris le choix du Mirage, toutes les procédures de sélection ne concernant pas un choix US ont été remises en question. Qu'en sera t-il du F-35?
  13. On est d'accord que cela ne peut concerner que les heures d'instruction? Le rapport d'analyse de crash suivant raconte une histoire un peu différente dans sa conclusion: https://www.afjag.af.mil/Portals/77/AIB-Reports/2020/May/Eglin AFB F35A AIB Report_Signed.pdf Sinon, pour rappel, (et pour expliquer la déception de la Mindef) il y avait un engagement de coopération bilatérale en matière d'instruction militaire: https://www.senat.fr/rap/l19-643/l19-643_mono.html
  14. Interview de Lauri Puranen: https://www.hs.fi/politiikka/art-2000008298627.html Quelques extraits: Selon M. Puranen, le processus de sélection des avions de combat s'est déroulé par étapes, les décisions politiques étant toujours sollicitées à certains stades. "Il y a le mémorandum de défense, les trois programmes gouvernementaux en arrière-plan et toujours avant l'appel d'offres, les orientations du comité de politique économique ont été sollicitées, car elles sont directement liées aux appels d'offres." Selon M. Puranen, il ne serait pas exclu que les politiciens se voient présenter un élément inattendu au moment de la décision. Puranen affirme que les temps ont changé depuis les années où les Hornets ont été achetés. Certaines choses discutables ont été mises en lumière par la suite dans le processus décisionnel de l'époque. Une autre chose qui agace clairement Pura est le soupçon que les forces de défense ont un combattant préféré. "Une chose que le ministre et le chef de cabinet ont absolument exigée de moi, c'est de suivre des règles du jeu équitables. Je n'ai vu personne être favorisé. Oui, c'est un sujet assez direct, ce qui est regardé et évalué là-bas." "Nous avons eu trois phases d'appel d'offres, quatre cycles de négociations et cinq candidats". "Nous avons mis les soumissionnaires en laisse très serrée. Oui, cela s'est reflété dans les réponses à l'appel d'offres final. Tout le monde a vraiment fait de son mieux." Le projet HX est maintenant dans sa phase finale, rassemblant les résultats des différents candidats sur la base de la sécurité d'approvisionnement, des coûts du cycle de vie, de la coopération industrielle et des performances. Chacun de ces domaines sera évalué par un groupe de travail dédié, qui ne partagera pas les données avec d'autres groupes. Ceci afin de garantir que les évaluations des équipes ne s'influencent pas mutuellement. "Il y a une centaine de personnes qui font tout ça. Aucune personne ne peut influencer la décision", affirme M. Puranen. Le processus d'évaluation pluriannuel se termine lorsque les groupes de travail présentent à tour de rôle leurs conclusions à une équipe d'évaluation distincte, composée de hauts fonctionnaires et d'officiers du ministère de la défense et des différentes branches des forces de défense. Le lauréat sera sélectionné parmi les candidats chasseurs qui répondent aux exigences de sécurité d'approvisionnement, de coûts du cycle de vie et de coopération industrielle. Les gagnants seront finalement classés en fonction des points attribués pour les performances de l'avion. "La décision de groupe est prise par une douzaine de personnes. J'ai, par exemple, refusé de participer à l'évaluation et au vote. Je suis un observateur dans tous ces cas. Je ne peux pas influencer la décision de vote", dit Puranen. Le ministre de la Défense a promis une présentation au Conseil d'État avant Noël. Puranen souligne que le choix du chasseur n'est pas la fin du projet, mais en fait le début. Ensuite, les travaux porteront sur les contrats définitifs, la formation des personnes, les changements structurels requis par les bases et l'impact de l'achat sur la défense nationale.
  15. Il faut accepter et mettre tout ce petit monde face à leurs contradictions. Accepter à la condition qu'il y ait un choix de motorisation bien entendu et donc que l'Eurodrone soit compatible à la fois Ardiden et Catalyst. Cela coûtera plus cher, c'est vrai, mais on n'est plus à quelques millions près et cela permettra le compromis cher aux Allemands tout en faisant travailler un peu une filiale US en Italie.
  16. Petit rappel: La France, à l'époque, a fait une offre à la Belgique HORS compétition, AVANT l'annonce du choix final, donc à partir de là n'a pas plus suivi les règles de la compétition et n'a donc pas répondu aux 164 questions. Cette offre était effectivement extraordinaire en terme de compensation puisque le retour était de 4 pour 1 environ. Un euro investi par la Belgique rapportait 4 euros en retour. Pas mal comme rendement. Pourtant la Belgique a refusé. Pourquoi? Parce que l'avion était déjà choisi, c'était le F-35, et les responsables en France le savaient, y compris dans la société Dassault Aviation qui ne voulait d'ailleurs pas participer à la compétition mais qui y a été contrainte par le gouvernement français. Tout cela a été débattu, re-débattu à maintes reprises ici ou ailleurs mais ce qui reste dans l'imaginaire collectif, c'est la version que tu as rapportée. Pourquoi? Mystère. Maintenant, un petit exercice de réflexion: Si il s'était passé l'inverse en Belgique et que les US aient fait une proposition hors compétition incroyable pour contrer le choix imminent d'un autre avion que le leur, que se serait-il passé? La réponse est assez simple: ce qui s'est passé en Suisse. Nota Bene: Des propositions hors compétition, c'est très courant et c'est pratiqué par tout le monde.
  17. Il peut etre sous exploité mais à quoi bon? La liaison 16 limite ses capacités à une utilisation classique et tout ce qui le démarque pour l'instant en terme d'agrégation de données n'a plus vraiment d'intérêt dans ce cas. Ce qui fait la force de cet avion, c'est bien la partie fermée du système d'arme quand il évolue en meute. Pour le reste, ce n'est pas le plus doué ni le plus souple d'utilisation. Ce n'est pas du dénigrement, c'est un constat à partir d'éléments en source ouverte.
  18. Aucun intérêt pour un appareil furtif d'utiliser une liaison non directionnelle, c'est annuler au moins en partie sa discrétion.
  19. Atlantic Trident est le fruit d'un partenariat entre trois nations: US, UK, FR nommé "Trilateral Strategic Initiative" dont le but est la préparation tactique. Ni l'Eurofighter, ni le Rafale, ni le F-22 ou le M2000 ne sont équipés de la MAD Link. Le F-35 n'y est donc pas employé pour son système d'arme mais comme vecteur parmi d'autres. Le système d"arme du F-35 est fermé, compatible uniquement avec lui-même. Ceux qui l'utilisent ont un devoir contractuel de confidentialité et ce n'est pas seulement pour protéger des brevets ou des données militaires, c'est aussi pour verrouiller les utilisateurss dans une bulle informationnelle. Les propos d'André Lanata disaient la même chose, en plus enrobé. Il a cité la furtivité aussi en précisant que l'avion n'était pas, en 2017, détecté par les radars "actuels". Depuis, beaucoup de littérature est sortie sur la capacité de détection des furtifs. La Chine et la Russie publient régulièrement leurs avancés dans le domaine et les US eux-mêmes mettent en avant cette possibilité avec leurs derniers radars, notamment celui du E-2D. Par ailleurs, les US, Israël, L'UK, c'est à dire les pays susceptibles d'employer leurs avions en dehors d'une coalition n'ont jamais envisagé d'utiliser le F-35 seul dans leur flotte. Un général US et plus tard un haut responsable Japonais ont même déclaré publiquement que le F-35 ne se suffisait pas à lui-même. C'est donc bien un appareil de coalition, qui donnera tout son potentiel en formation de 4 parmi d'autres systèmes connectés compatibles. Pas vraiment taillé dès l'origine pour la Quick Reaction Alert sur Cessna en panne de radio mais plutôt pour le combat collaboratif haute intensité. D'où mon interrogation sur le besoin réel de la Suisse. Par ailleurs, les premières briques du SCAF seront intégrées rapidement dans les appareils européens. Pour l'Eurofighter, on parle du P4E à priori et ce serait à partir de 2025 pour le Rafale F4. C'est le NGF qui est délicat à cerner pour l'instant, pas le SCAF (Système de Combat Aérien Futur).
  20. Les relations entre les pays ne sont pas des relations de couple. Sinon on serait tous cocus. La France n'est pas vraiment fâchée avec les US ni l'Australie et encore moins la Suisse, elle a juste marqué son mécontentement, comme cela se fait dans toutes les relations commerciales. Perdre un gros contrat, c'est vécu partout pareil, avec douleur. Reste maintenant à évaluer le préjudice dans le contrat Shortfin et calculer les indemnités au cas où le transfert de technologie avait déjà commencé. Pour la Suisse, entre Macron et Parmelin, ce n'était pas vraiment un rendez-vous ferme à priori, peut-être juste un créneau réservé au cas où la Suisse aurait choisi l'avion français.
  21. Le F-35 est un avion de coalition, bâti autour d'un système très connecté qui tire avantage de toute information entrant dans la sphère autorisée. C'est par nature un système fermé, ce qui a rendu le choix du Patriot quasi obligatoire une fois l'avion choisi. C'est cet aspect qui faisait peur à Lanata, la crainte d'être mis à l'écart des futures tactiques OTAN, organisme dans lequel il savait devoir finir sa carrière. Depuis, le SCAF est apparu pour proposer l'équivalent en Europe. La Suisse va t-elle accepter de faire partie des prochaines coalitions OTAN? Si la réponse est non, quel est l'intérêt d'un appareil comme le F-35 à la fois en terme opérationnel et en terme de retour économique? Elle avait un rôle à jouer dans le SCAF si elle achetait un avion européen puisque l'Eurofighter et le Rafale tireront parti du système SCAF, tout comme le futur NGF et les Remote Carriers. En achetant le F-35, la Suisse se met à l'écart de la prochaine génération d'avions militaires européens pour la simple raison que les deux systèmes sont incompatibles et qu'ils sont surtout concurrents. C'est ce que certains contributeurs Belges avaient du mal à comprendre à l'époque du choix de la Belgique. Ce n'est pas du dépit ni de la rétorsion, c'est de la logique industrielle et commerciale. On ne peut pas être à la fois dedans et dehors.
  22. Yes, and you wrote here before that the Super Bug is not quite a perfect plane, so the GAO was at least partly right. So why wouldn't it be the same today for the F-35?
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