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KnewEdge

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Everything posted by KnewEdge

  1. C'est la GUERRE... et la Russie est ici relativement périphérique. Ce n'est pas un contrat pour de la mousse en chocolat, c'est un contrat qui peut donner des décennies d'autonomie à l'industrie de pointe, autonome et française. Est-ce la Russie qui interdit le marché iranien au capitalisme français? Est-ce la Russie qui cherche elle-même à empêcher les liens avec l'Europe de l'Ouest, je ne crois pas. La seule rivalité essentielle est celle des USA et de l'Europe. Et sur un deal aussi stratégique que la vente MASSIVE de Rafale en Inde, c'est évidemment cette rivalité qui structure tout... et la Russie est encore une fois périphérique, comme elle l'a d'ailleurs toujours été.
  2. Autre présentation du travail de démantèlement des SNLE "Redoutable" datant de 2013, avec quelques photos sympathiques sur le travail effectué dans la partie nucléaire: préparation au Homet, découpage à Cachin, et retour au Homet pour entreposage de la tranche. http://www.hctisn.fr/IMG/pdf/Presentation_DSND_Demantelement_sous-marins_cle8831f7.pdf
  3. Et bien tu vois, tu viens d'expliquer malgré toi pourquoi la démocratie des pays avancés est le régime le plus solide de l'exploitation de l'Humanité par le Capital. L'URSS... quelle horreur, quelle rigidité, un système d'exploitation archi primitif où tout le monde sait que tout est faux, et qu'il faut une force de malade pour essayer de la maintenir, avec un coût terrible en défense/police pour le conserver : très inefficient. Le Pérou c'est surement à peu près pareil mais sans la force/secret nécessaire, à savoir que la structure globale du pays oblige à devoir punir sévèrement les cas qui sortent car la population pourrait en avoir plein le dos. Ils sont surement globalement moins aisés matériellement, d'où la pilule qui passe plus difficilement, mais la moindre emprise du Capital sur l'ensemble de leur vie peut laisser leur perception humaine primaire plus claire, et donc moins prompte au compromis d'une pseudo-rationalité ancrée dans le raisonnement qui prend la forme d'un "oui mais blablablabla". La démocratie des pays avancés est géniale: tout est faux, mais tout le monde croit que c'est vrai héhé. Et tu es dans ce message l'exemple même de l'incroyable élasticité de ce régime: malgré tout ce que tu vois (et encore tu parles de ce qu'il y a de plus gentil...), tu en arrives à seulement "ne plus trop quoi dire de la démocratie en France" ^^. Si le budget de l'éducation nationale en France est le premier poste de dépense ce n'est pas un hasard... après qu'il eut été le rôle de l'Eglise d'enseigner la résignation avec la promesse d'une autre vie divine, il est du rôle de l'éducation d'apprendre aux jeunes à aimer la démocratie car tout autre régime serait bien pire ! (Ils apprennent en même temps à accepter de s'ennuyer, et c'est un mec qui a fait prépa/école d'ingé qui parle... autant te dire que j'en ai bouffé: maso jusqu'au bout héhé). Ainsi la démocratie est le régime qui se créé ses propres ennemis... son seul véritable ennemi de modernité offensive avancée a été l'Allemagne Nazi, un capitalisme d'état moderne mais qui coûtait beaucoup trop cher en terme de redistribution de valeur aux travailleurs (chose logique en réaction à la débandade des années 20-30)... et qui a donc été vaincu et enterré sous des centaines de milliers de tonnes de bombes et de documents de propagande. C'est d'ailleurs une mécanique qui va souvent au-delà de la propre conscience des décideurs qui sont eux-mêmes le sommet de l'humanité brisée et séparée d'elle-même. Ton système de défense personnel, qu'on peut appeler "égo" va venir à l'arrêt Secousse de mes lignes précédentes. Il y a plusieurs possibilités de réactions dans la protection de ce "système de croyances": La violence : l'attaque ne sera pas faite sur ce que dit la personne, mais sur la personne elle-même, en lui collant des étiquettes : nazi, raciste, anti-sémite où que sais-je encore. "Hyper-douteux" peut en être un également ^^. L'anti-fascisme que l'on voit dans les villes étudiantes est évidemment ce système le plus visiblement violent, avec de pauvres jeunes très éloignés d'eux-mêmes et complètement vassalisés intérieurement. L'ignorance est possible: refus de prendre en compte les nouvelles données pour ne pas faire chambouler l'édifice, c'est une autre forme de lâcheté assez courante qui nous arrive à tous. La pseudo-rationalisation en ressortant les données injectées par l'éducation/propagande: "oui mais tu peux dire ce que tu veux, nous on a quand même à bouffer"; "oui mais t'as vu ce qu'il se passait en URSS; en Irak; dans les camps de concentrations etc etc"; "oui mais on a de la chance, on peut partir en vacances et j'ai le droit de faire 2h de métro par jour aussi blablabla". "Oui mais on a quand même Cyril Hanouna, merci mon Dieu". Un "Oui je suis d'accord avec toi"; quelque chose de très superficiel qui permet discrètement de passer à autre chose. J'oublie surement de nombreuses possibilités avec tout le panel de nuances qui existe, surprends moi ^^.
  4. Sortie du Téméraire du bassin 8 de la base navale de Brest après sa refonte M51: Merci Le marin.
  5. Commission de la défense nationale et des forces armées : Audition de M. François Geleznikoff, directeur des applications militaires du CEA datée du 24 janvier 2018. http://www.assemblee-nationale.fr/15/cr-cdef/17-18/c1718026.asp Pour qui s'intéresse un petit peu à la dissuasion il n y a rien de bien nouveau, mais c'est une bonne présentation. Je retiens seulement quelque chose dont on pouvait déjà se douter tant le métier est spécialisé : "Les personnes qui maîtrisent la totalité de ce qu’est une arme nucléaire se comptent en effet sur les doigts des deux mains." (En France).
  6. J’ai élargi un petit peu par rapport au simple cas syrien. L'histoire mondiale débute localement par l'Homme qui se sépare de lui-même pour devenir son propre esclave. Avant cela l'Homme vit sans médiation la beauté de la vie pleinement vécue en tant qu'il cueille, chasse, joue, ou peint. L'absence de technologie, et donc de moyens de communications rapides rend la planète immense, et engendre donc des différences de développement historiques suivant les régions. Les surplus agraires commencent à rendre l'échange de plus en plus systématique, et les nécessités des flux d'échanges (quantités, stocks) appellent à la création de "registres" et donc de l'écriture : c'est une première médiation entre l'homme et la vie; il y a déjà les premiers signes d'extériorisation de lui-même. C'est une dégradation au niveau de la qualité de vie de l'être humain, mais un immense progrès historique nécessaire puisque actualisé. Les empires naissent et disparaissent au gré de l'interaction des contradictions de leurs systèmes de productions qui les produisent, de leurs interactions mutuelles ou encore des évènements climatiques. Ces empires sont bien les structures d'extraction du surproduit par une petite élite qui va s'agrandir et prendre le surproduit de voisins toujours plus éloignés. Bien entendu les vitesses de communications, ou encore l'appareillage mental et administratif apporté par cette élite dans ces conquêtes va déterminer la "solidité" et la relative homogénéité de cet empire. Pour l'Europe, l'effondrement de l'Empire Romain va recréer de la localité et donc un dynamisme d'affrontement sur une base fortement modernisée par Rome, et revitalisée par un apport germanique qui est bien différent de la base de production qu'ils conquièrent: commerce développé, Eglise en développement, administration. On va ainsi vers le développement d'affrontement entre nobles (les possesseurs de la terre par droit du sang) qui font l'histoire "au-dessus" d'une large population "cyclique" (production agricole) qui subit globalement l'histoire, sauf évidemment lors des immenses jacqueries qui ont parcouru le continent européen, et qui sont les prémisses des grèves prolétariennes qui secoueront le monde capitaliste avancé des 19ème et 20ème siècles lorsque le prolétaire comprend qu'il est le moteur de l'histoire, et que l’aboutissement de son histoire est la destruction de cette histoire qui l'asservit. Ainsi le dynamisme de ces affrontements va former des royaumes dans lequel un noble s'est élevé au-dessus des autres pour devenir le Roi, titre qui sera conservé par le sang et qui est de droit divin (surtout dans le cas français). La construction de ces royaumes s'assoit sur une politique qui a sans cesse besoin d'argent face à un argent qui est certes très présent, mais pas encore dominateur. La bourgeoisie en développement paie la victoire du Roi sur les autres seigneurs, et créé donc indirectement le cadre national qui constituera ensuite son marché national de départ et d'accumulation pour partir ensuite à la conquête du monde. Dans ce cadre France et Angleterre sont deux cas différents. L'île anglaise a un roi qui a été soumis aux seigneurs et à l'argent très tôt (Grande Charte de 1215) : le Roi a accompagné la construction politique par l'argent (rappelons que la Reine doit demander la permission au maire de la City pour y entrer). Au contraire la France, de par sa nécessité géographique d'incessants affrontements "internes" entre seigneurs pour la prédominance (ou la constitution d'un propre royaume, Bourgogne par ex), et externe avec la menace anglaise principalement (2 guerres de 100 ans), a eu une construction politique qui a dominé l'argent et l'a utilisé pour renforcer son territoire et son emprise: formation du pré-carré. Alors que l'Angleterre a pu conserver son Roi qui ne sert qu'à la représentation, la France a dû lui couper la tête en tant que l'argent (bourgeoisie à l'époque) devait le renverser pour régner elle-même (il avait un vrai pouvoir). De plus l'unité nationale était certes solide, mais nécessitait une uniformisation supérieure : les Français ont alors tous leur patois. Cependant un marché n’aime pas les aspérités qui mènent à de l’inefficience et de l’instabilité. On arrive ainsi au 20ème siècle avec un affrontement global des bourgeoisies locales, mais également en arrière-plan une puissance supranationale qui a des intérêts mondiaux et peut jouer sur tous les tableaux. Il y a les intérêts de la puissance industrielle qui tend à être implanter dans le pays d'origine et qui s'identifie à la nation, mais il y a de plus en plus les intérêts du "Grand Capital" qui s'est formé et considérablement renforcé grâce aux énormes profits de l'industrie (qui constituent des banques pour les plus puissantes, comme les Schneider (Société Générale), Rockefeller (City Group) etc etc). Aux USA, on peut dire que les intérêts nationaux sont représentés par Washington, alors que les intérêts transnationaux résident à New-York... et le nombre de présidents américains assassinés par des "détraqués" indique que la guerre peut parfois y être violente. A la sortie de la 1ème guerre mondiale, les pressions que le conflit a faits peser sur la Russie a permis de renverser un régime déjà chancelant. Le Tsar, équivalent du Roi de France, et donc frein à l'argent qui prend le pouvoir politique en mains doit tomber, et il tombe. Il est assassiné pour définitivement tourner la page, et ses restes brulés à l’acide pour éviter de laisser d’éventuelles reliques à des nostalgiques. Rappelons que l'Argent l'attaquait de toutes parts, et que déjà en 1904-1905 Wall Street avait accordé d'importants prêts au Japon pour faire la guerre au Tsar. La Russie est terriblement arriérée : immense masse paysanne, faible bourgeoisie/prolétariat, rendant impossible la mise en place d'une république qui n'aurait pas l'assise sociale nécessaire à son fonctionnement. Il faut malheureusement pour la population russe un régime déficient/retardataire du point de vue occidental, et inavouable pour lui-même. La Russie intéressait déjà énormément l'Occident (affaire des emprunts en France, l'Allemagne qui y voit son arrière court (et qui envoie Lénine en wagon blindé), USA qui laisse rentrer Trotsky plutôt bien financé par Wall Street...) : énormes ressources, et nation assez bien structurée et donc stable pour des investissements. La Russie rouge est massivement formée par des capitaux occidentaux, et la doctrine marxiste est une simple justification à la domination d'une classe bureaucratique sur la richesse nationale. Cette bureaucratie existe par les capitaux occidentaux, mais se justifie par la lutte contre le capitalisme, la libération des travailleurs, et l'absence de propriété... autant vous dire que de telles contradictions ne peuvent mener qu'à une violence inouïe et une répression brutale de toute pensée divergente : elle est terriblement faible, et si rigide qu'elle casserait facilement sans cette répression délirante. Finalement par son archaïsme la Russie, une fois la Révolution prenant conscience qu’elle ne pourra pas s’étendre au-delà de ses frontières (victoire de Staline sur Trotsky), doit globalement se couper du monde car elle n'est absolument pas compétitive et lancer une accumulation primitive terrible (années 30, les paysans meurent par millions, grands procès de Moscou pour tenir le pays…). La rigidité de son système interne qui l'amène à une répression délirante, l'amèneront également à un armement démesuré sur le plan international car elle est terriblement faible en tant que structure de production de valeur. Mais cette coupure du monde est également parfaite pour la puissance transnationale de structuration de son monde, car la mise en mouvement des modernisations politiques nécessite toujours une dialectique de justification spectaculaire. L'URSS est très faible, mais sa force apparente surmédiatisée justifiera beaucoup. L'affrontement des bourgeoisies locales s'étiole en même temps que leur emprise sur les moyens de productions disparait, et que le "grand capital" les remplace. Ainsi après la première guerre mondiale l'Argent a renforcé son emprise sur le monde, chose tout à fait normal en tant qu'il en est le liant. Il y a une première tentative de mise en place d'une structure politique qui reflèterait cette mainmise: la SDN, mais l’époque n’est pas encore assez mûre et les localités nationales encore trop fortes. La Seconde guerre mondiale arrive: je pense qu'elle est moins essentielle que la première en ce sens que les intérêts purement nationaux ont moins d'emprise, mais qu'elle est plus importante dans le réforme politique du monde et de l'emprise des intérêts transnationaux sur le monde des séparations politiques : ONU, Banque mondiale etc etc. Les intérêts transnationaux (avec une base principale aux USA) refont le monde, et laissent une grande partie de l'Europe au sous-capitalisme soviétique (tout à fait volontaire, et ce malgré une grande partie des éléments nationaux américains qui voulaient aller prendre Berlin voir même pousser à Moscou ; Patton a d’ailleurs désobéi à ses supérieurs en allant prendre Vienne). Celui-ci est tellement retardataire qu'il n'est pas dangereux, mais il servira à justifier des structures d'homogénéisation politique de l'Occident: OTAN par exemple, qui est quand on renverse la lecteur du faux, l'armée d'occupation sur le concurrent économique européen et une force de resserrement des liens transatlantiques. Au sein de cette belle mécanique il y a des soubresauts comme avec le cas Français qui avait une base de puissance propre suffisante pour s'imposer dans la gestion de l'Afrique et en tirer la marge de manoeuvre nécessaire à son renforcement, avant que sa volonté politique personnelle (De Gaulle - Foccart pour l'Afrique) ne s'éteigne. Derrière De Gaulle on oublie souvent qu’il y a Jacques Foccart, ancien résistant, et mélange de commerçant barbouzard (s’entraine souvent à Cercottes comme réserviste) totalement dévoué à De Gaulle et donc à l’idée de « grandeur de la France ». Il influera massivement sur la politique africaine de 58 à sa mort en 97, ayant commencé à tisser sa toile dès 1947. Ainsi, la Guerre froide est spectaculairement l'affrontement face à l'ogre soviétique, mais est en réalité la structuration d'un bloc occidentalo-japonais sous prétexte de menace russe. Cette structuration est la base de puissance que les intérêts transnationaux veulent utiliser pour ensuite réaliser "le gouvernement mondial", terme galvaudé avec tous les conspirationnistes reptiliens dont est peuplé l'internet, mais qui est la suite logique de l'histoire mondiale, et la nécessité historique dont les conspirateurs ad-hoc qui s'en croient les acteurs n'en sont en réalité que les marionnettes ("les hommes font l'histoire en tant que c'est l'histoire qui les fait"). Comme l'intérieur de ce bloc est constitué des rivalités les plus essentielles de l'histoire (USA / Europe), il y a forcément des soubresauts dans sa construction au gré des intérêts industriels, paix sociale (emplois), ressources etc etc locaux. Cette même concurrence essentielle amène à la phagocytose de la production de valeur européenne par son suzerain américain (extraterritorialité du droit US, amendes contre les grandes entreprises, rachats de secteurs stratégiques, interdiction de certains marchés…). De son côté la Chine, immense arriération historique (stagnation : sans apport extérieur la Chine serait aujourd'hui identique à celle du 18ème à quelques révolutions de palais près) remise en mouvement par la violence occidentale, a du également voir sa politique locale se couper du monde pour se structurer à cause de son manque de compétitivité. Au moment où elle a été assez forte (stable, tenue par une élite qui savait l'avoir en mains), et au moment où le capitalisme mondial en avait besoin (fin de la reconstruction, concurrence mondiale, baisse des taux de profits/ virtualisation, nécessité d'une baisse des coûts de prod), elle a "proposé" sa gigantesque main d'oeuvre. Sa partie politique nationale était suffisamment forte pour extraire les profits tirés de cette gigantesque industrialisation au début payé par le capitalisme mondialisé qui en avait besoin pour retrouver des marges. Aujourd'hui elle se renforce militairement à un niveau qualitatif qui est surement supérieur au niveau soviétique, et elle utilise ses excédents commerciaux pour se bâtir des approvisionnements mondiaux sécurisés. Au vu de ce tableau la question que l'on peut se poser est de connaitre le degré de contrôle/affinité des intérêts transnationaux (qui contrôlent plutôt très bien les Amériques (Venezuela un peu récalcitrant), l'Europe, L'Océanie, une bonne partie du Moyen-Orient et de l'Afrique (Algérie, Syrie et Iran pas top)) sur la Russie et la Chine? Le conflit présenté dans les médias est- il essentiel? (j'en doute). La Russie sert de nouveau d'épouvantail, mais cette fois pour pousser à une intégration plus large en Europe vers l'Est. Il est normal que la petite classe dirigeante russe (non homogène !) se sente menacée, et joue donc plus ou moins consciemment son rôle d'épouvantail. (Par exemple la distribution d'un manuel « en cas de guerre » en Suède (face aux Russes évidemment), alors que celle-ci est en discussion pour rejoindre l'OTAN est un cas grossier de l'utilisation de cet épouvantail, mais j'aurais fait pareil !) Paradoxalement, l'arriération russe semble rendre le pays plus solide et soudé car basé sur un roman national provenant d’une « certaine véracité historique». Au contraire la construction occidentale semble chancelante et nécessite des armes de contrôle social de division (immigration massive/ terrorisme principalement) pour fabriquer sa plus large unité politique qui ne ferait que retranscrire son unité capitalistique déjà accomplie (Trilatérale, Bilderberg et tous ces "lieux de discussion"; puis forte centralisation des possessions de la production de richesse au travers d'actionnariats qui se recoupent malgré la médiations de beaucoup de fonds et sociétés). Il en est de même en Chine, où le climat social semble moins délirant que ce que l'on connait depuis quelques années en Occident. Toutefois ne nous voilons pas la face puisque cette fragilité apparente masque la bascule potentielle vers un système de direction encore plus vaste et solide: c'est un affaiblissement temporaire alors que l'on vit une immense expansion/ structuration du système de direction du "grand capital" qui a son assise la plus avancée dans nos pays. Il faut détruire d'anciens systèmes « séparés » pour en bâtir un nouveau beaucoup plus homogène et intégré. Si le projet abouti, le poids de l’ensemble sera surement trop lourd pour que Chine et Russie ne s’y joigne pas officiellement tôt ou tard d’une manière plus ou moins volontaire. Des possibilités qui peuvent se combiner à loisir? Nécessité que l'épouvantail ne se transforme en combattant pour justifier un nouvel agencement mondial: 3ème guerre mondiale chaude, celle-ci sera encore moins essentielle que la 2ème et "simple" instrument d'avancement des structures politiques, mais elle nécessitera au préalable une bonne stabilité sociale dans tous les camps: pour la Russie et la Chine ça peut le faire, mais pour l'Europe beaucoup moins : c'est même très chaud, et les grèves sauvages des « prolétaires » couvent (France où Macron est élu par 15% de la pop en âge de voter; Italie avec des partis "populistes", Allemagne où c'est le bazar, Brexit...). Aux USA, il n'est pas sûr que l'Union soit également prête à y résister/dépasser. Un problème pourrait être également l'état mental de la jeunesse, pas évident mais à voir: le levier patriotique sera surement moins efficace, surtout si mobilisation « euro-américaine» il y a. Il va falloir une encore plus grosse dose de propagande pour mobiliser des masses déjà très fatiguées. Négociation avec les classes dirigeantes chinoises/russes pour une intégration aux classes mondialisées occidentales avec lesquelles je suis sûr qu'elles discutent déjà beaucoup, et sentent qu'elles ont "beaucoup à en apprendre"; Peut-être même qu'elles sont déjà plus ou moins infiltrées par les réseaux occidentaux qui sont extrêmement modernes et solides dans la tenue même de l’état mental de ses ouailles. Voyons également que les oligarques russes constituent déjà une classe prête à totalement intégrer leur pays dans la sphère des structures occidentales, et je ne serai pas surpris qu’il en soit de même pour les « super-riches » chinois. Finalement ce sont les « anciennes » classes dirigeants soviétiques/communistes qui ont encore la mainmise sur leurs politiques nationales respectives (parallèle à faire avec le Tsar, ou le Roi de France) qui sont des obstacles potentiels à la classe occidentale, et non le pays en tant que tel puisqu’il a déjà en interne de puissants éléments susceptibles de rallier leur pays à l’Occident pour former une structure gouvernementale encore plus vaste et unifiée. Pleins de guerres secrètes dans tous les sens par combattants interposés comme on le vit déjà plus ou moins, avec avancées des pions, et négociations interposées/continues. Une sorte de guerre de progressions qui ne nécessitera pas de conflit chaud global mais qui sera un moindre bordel permanent, bref une guerre mondiale tiède. Et s’il y a d’ailleurs un poste de dépense en constante augmentation depuis quelques années c’est bien celui des renseignements/commandos. Donc on s’enferme peut-être dans cette direction pour les années à venir si les structures locales chinoises/russes ne bougent pas trop (l’après Poutine ?), et si la machine d’unification occidentale arrive toujours à avancer. Finalement écrire de tels pavés est plus intéressant pour celui qui le tape que celui qui a le courage de lire, ça permet de se structurer et de voir des faiblesses culturelles.
  7. Article sur coque simple vs double coque. http://www.hisutton.com/Single-versus-Double_Hull.html Pour les Barracuda c'est une coque simple au vu des images du chantier.
  8. Messieurs les Américains auraient-ils eu un peu peur qu'un Chirac, proche de Saddam, ne donne quelques renseignements aux Irakiens? Ces Français sont imprévisibles, jamais assez verrouillés. https://www.amazon.fr/Lami-américain-Eric-BRANCA/dp/2262068364/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1525453907&sr=8-1&keywords=ami+américain Ce bouquin est sympa pour ceux que ça intéresse.
  9. Quand tu t'adresses à des Français, il faut comprendre que tu t'adresses à une matrice mentale nationale qui fait partie des nations à avoir été suffisamment intégrée dans une identité propre pour être finalement un vecteur de projection de puissance. Ceci est évidemment en lien étroit avec la construction politique (surtout dans la cas français), mais également la canalisation du surtravail de la population vers une élite qui peut l'utiliser pour se battre avec ses équivalents étrangers et augmenter sa puissance en canalisant le surtravail des autres populations nationales. Parmi ces rares nations qui "existent en propre" on trouve évidemment la France, l'Angleterre, l'Allemagne, la Russie, les USA (pas sûr à 100% car de par sa jeunesse, les éléments transnationaux y ont dès le début été très forts) et de manière plus vague l'Espagne et l'Italie (peut-être d'autres mais je suis moins catégorique dans ma perception actuelle). Dans les rapports de force de ces canalisations il y a plusieurs éléments qui ont évidemment leur importance: la masse du surtravail (population surtout), l'intensité d'exploitation (le taux de surtravail dans le travail global), puis des considérations géographiques etc etc. Ainsi dans cette histoire des affrontements, l'Europe est le coeur de l'histoire mondiale comme en témoigne sa projection de puissance sur le reste du monde, mais son hétérogénéité interne l'a menée au suicide et à la vassalisation par sa propre création, les USA. Dans les affrontements entre classes dirigeantes au cours de l'Histoire, l'Espagne a eu son siècle de rayonnement au 16ème, il y a eu le saut vers les Provinces Unies puis vers l'Angleterre au 17ème. La France a connu son apogée de puissance propre au 17ème siècle particulièrement grâce à sa masse, mais sa modernité économique globale était relativement faible par rapport à une Angleterre dont la mentalité protestante permettait une meilleure circulation financière dans la société, là où le catholicisme est une barrière qui entrave les développements économiques sur certains points (interdiction de l'usure; religion de paysans etc etc). La révolution française a principalement été une dynamique anticatholique de libération des flux financiers: révolution bourgeoise. Il n y a qu'à voir qui a fait la révolution: surtout des avocats, soit les incarnations humaines des règles de circulation des flux marchands/ puis Guerre de Vendée, pays le plus catholique de France). Malgré l'apparence de l'aliénation qui donne l'impression à l'Homme d'être déconnecté de l'Histoire et de la subir totalement, l'Homme est l'Histoire dans son essence même. Ainsi quand on voit des intérêts transnationaux qui découlent logiquement de l'internationalisation déjà ancienne du commerce mondial, il y a forcément une population qui va l'incarner charnellement. Ces maillages d'intérêts reformés et agrandis au cours du développement de l'Histoire mondiale voient leur désignation la plus évidente et facile dans la City londonienne et Wall Street. Ainsi ces maillages d'intérêts transnationaux ont leur racine principalement dans l'extraction du surtravail anglais pour la première vraie accumulation primitive mondiale qui a permis de prendre une large avance et donc d'aller ardemment conquérir les principaux positionnement mondiaux. De part la colonisation anglaise en Amérique, et ce malgré l'indépendance politique de Washington, les réseaux new-yorkais ont toujours été en lien étroit avec la City, et au contraire parfois en opposition frontale à Washington. Ainsi le maillage City/ Wall street, parfois divisés, mais toujours alliés face à une menace extérieure à leur binôme, ont profité de leur positionnement pour ensuite extraire le surtravail de la gigantesque nation américaine et prendre encore d'avantage la possibilité d'extraire cette fois la totalité du surtravail mondial, qui est le seul gâteau pour lequel on se bat réellement. A l'époque primitive de ce gâteau, la France a été vaincue par la modernité anglaise aussi bien dans les guerres que de l'intérieur, en ce sens qu'une bonne part des élites françaises étaient envieuses voir vendues à la City pour la gestion de leur propre gâteau national. En bref la France est globalement hors course au début du 19ème, même s'il y aura forcément des points de tension et de résurgences de quelques conflits, mais le rapport de forces étant trop déséquilibré, il n y aura jamais de guerre sérieuse. Au contraire l'Allemagne est une nation dont le surtravail va se révéler tellement colossal, qu'une fois pleinement formée, elle va menacer la domination de la City sur le monde à un moment où la City vampirise le substrat industriel anglais pour maintenir l'Empire et donc l'affaiblir face à une Allemagne en plein boom qui est encore centré sur elle-même. La partie était mal engagée et il a fallu donner un grand coup de pied dans l'échiquier en engageant le fantassin français, dont les élites étaient elles-mêmes frileuses du grand voisin germain (1870, vengeance etc). Europe bousillée, intérêts anglo-saxons préservés et même accentués. On remet ça 20 ans plus tard mais cette fois l'appareillage national allemand est presque totalement verrouillé par le haut, et les intérêts transnationaux enracinés aux USA peuvent mettre en place leur système de gestion de la valeur mondiale : ONU, Banque Mondiale, FMI, Bretton Woods etc etc. Dans ce cadre l'Europe (Bruxelles) doit être formée, formatée afin d'être elle-même une courroie de transmission à ces intérêts transnationaux triomphants. De part l'histoire de son identité nationale propre qui a été capable de projeter sa puissance en canalisant son surtravail, la France a globalement des résistances à sa vassalisation totale par "l'ennemi" anglo-saxon. Ces résistances vont s'incarner et se grouper autour d'un homme dont la grande connaissance historique va lui permettre de manœuvrer très efficacement dans ce jeu de requins, qu'il est probablement en partie lui-même, et qui s'appelle Charles de Gaulle, Général provisoire. Durant la guerre, et en repartant de son Empire, il arrive à donner en partie l'image (et partiellement à juste titre), d'une France qui se libère elle-même et qui va arriver à obtenir le statut de vainqueur de la 2ème guerre mondiale. S'en suivra une reconstruction qui est ce qu'elle est jusqu'à la crise nationale des décolonisations qui fera exploser des lignes de clivages internes nécessitant un élément réunifiant pour lui faire traverser cette crise (largage du boulet algérien qui plombait l'économie, les pieds noirs, les communistes, les pro-américains/européens etc etc). Cet élément, même accepté à regret par des éléments transnationaux, ce sera le gaullisme qui fut ce que l'époque permettait de plus hautement national et indépendant pour la France d'alors: bombe atomique 100% française (d'ailleurs très moquée aussi bien par les Anglo-saxons qui n'en veulent surtout pas, que par les communistes qui ne veulent pas cette opposition supplémentaire à l'URSS, que les gens se définissant nationalistes mais qui préfèrent par leur volonté d'une Algérie française se liguer contre De Gaulle... bref il y a de tout et c'est un beau bordel, mais ce sont les principales lignes de force), politique internationale indépendante (3ème voie), ou encore la "participation" qui pourrait s'apparenter à une socialisation partielle des moyens de production (là dessus, on se doute bien que les intérêts transnationaux, et les milieux économiques français ont fait peser un certain poids pour l'empêcher, et de leur point de vue c'est totalement logique). En avril 69 De Gaulle part et "tout le monde" est soulagé. La France a été "réunifiée", elle va maintenant pouvoir être progressivement ré-intégrée dans la domination mondiale des intérêts anglo-saxons qui intégreront les élites européennes et japonaises (Trilatérale fondée par Rockefeller, Bilderberg etc etc: qui sont vraiment des lieux de réseautage et de solidification des rapports entre classes dirigeantes). De Gaulle voulait une Europe franco-allemande où la France canaliserait la finance allemande culpabilisée et vaincue grâce à son statut français de vainqueur décomplexé et qui représenterait, par l'intégration des moindres nations belges, hollandaises, espagnoles et italienne, une Europe puissance qui s'opposerait aux USA et à l'URSS (bien moins essentiel, mais spectaculairement fort; c'est "l'arriération russe") sur le marché mondial. Adenauer a compris et marché, mais il était bien seul puisque le Bundestag l'a désavoué et ses successeurs ont toujours privilégié le lien américain. L'Europe se fera finalement sous domination anglo-saxonne, ou ne se fera pas. Bien entendu dans les crises, et imprévus, Brexit ou Trump, il peut y avoir des ajournements temporaires et des modifications de la forme ("non" européen en 2005 mais Lisbonne en 2008 par exemple). Tout ça pour "t'aider à comprendre" (la formulation ne retranscrit pas vraiment le message souhaité), ce que ton positionnement belge est, ce que le positionnement de beaucoup de Français de ce forum est, et évidemment ce dont la rencontre des messages échangés accouche: une opposition. C'est en effet une souffrance pour "l'Ego français" d'avoir été fort et triomphant, mais de ne plus l'être aujourd'hui car ayant été vaincu et colonisé: culturellement, bien que le cinéma français est le 2ème du monde, économiquement avec une grande part de l'économie possédée par des fonds anglo-saxons, militairement avec une """""coopération"""""" toujours plus forte avec les USA etc etc. Ainsi tu as parfaitement raison en disant que la France actuelle n'a plus les moyens de financer une telle force armée, tout simplement parce que la France a été vaincue depuis longtemps par son vrai rival. De même l'Allemagne est vaincue, mais de par sa puissance propre, elle a pu garder le terrain de jeu européen, sous la surveillance étroite des anglo-saxons, et elle n'a pas trop intérêt à en déborder, même si sa puissance colossale lui laisse forcément certaines marges de manoeuvre, particulièrement dans son rapport avec la Russie, grande peur des anglo-saxons, qui cherchent à le réduire le plus possible sans pouvoir toutefois totalement l'empêcher. Mais pour montrer la complexité des rapports mondiaux et tous les aspects à prendre en compte pour aboutir aux faits, nous allons prendre un SI, qui est bien sur impossible, mais qui montrera une facette de la chose. SI la France avait encore une puissance propre en ce sens que ses élites se battraient pour elles-mêmes face aux autres dans le partage du gâteau mondial, la France aurait surement un budget militaire tournant à 3 ou 4% du PIB... avec tous les aspects R&D qui en découlent, l'armée, les relations internationales, et peut-être bien au delà... Bref c'est vrai la France ne peut plus, mais parce que la France en tant qu'essence (dont totale) n'existe plus vraiment, tout comme beaucoup de nation d'ailleurs... Mais c'est l'histoire. Alors cher "petit belge", s'il te plait ménage nos pauvres égos forumesques français qui souffrent chaque jour héhé PS: si vous avez eu le courage de tout lire bravo, j'aurais eu la flemme à votre place héhé.
  10. Pour ceux que ça intéresse le dernier DSI Hors-série est exclusivement sur les sous-marins dans le monde. Je le recommande car il est top ! (pourtant je ne suis pas du tout fan de DSI). https://www.areion24.news/produit/dsi-hs-n-59/ PS: ceci n'est pas un placement de produit car je n'y ai aucun intérêt si ce n'est que ma personne est hautement altruiste et tiens à partager cette pépite avec vous héhé.
  11. L'erreur est de croire que le système mondial pourrait être réparé (supposant un dysfonctionnement...) par des rééquilibrages, sans toutefois comprendre que le déséquilibre perçu est sa nature même. La vérité c'est le Tout du monde, et cette vérité s'exprime chaque jour devant nos yeux pour qui regarde. Alors oui on peut se dire "le responsable c'est les banques et les zélites !" Mais un système ne peut être compris que dans son ensemble, et s'il est vrai que les banques et la circulation monétaire fiducière est aujourd'hui un élément clé du rapport de force et des transferts de richesses, ceux-ci n'ont pas été parachutés du ciel un 14 mai par un temps sombre et orageux, mais sont le produit d'une longue histoire qui contenait déjà en son sein tout ce déroulé qui n'a fait que se formaliser par des hommes faisant l'Histoire en tant que l'Histoire les avait produits. On jette tout quand on se rend compte que les éventuels bénéfices apportés ne justifient plus les souffrances vécues. Chaque individualité le vit à son échelle dans des expériences concrètes et personnelles, et pour l'Humanité dans son ensemble le choix lui est présenté chaque jour un peu plus clairement: ou bien elle continue à travailler pour rembourser des dettes et équilibrer des comptes de résultats, avec d'éventuels refuges dans la poésie, la discussion des armements dernière génération ou encore la pratique quotidienne du yoga bikram avec Sabrina la superbe professeur bobo (mais physiquement intelligente). Toutefois il faut en même temps accepter les guerres, la pauvreté, la pollution, les attentats et Cyril Hanouna. ou bien elle jette toute cette folie, et se met à produire pour ses besoins et sa jouissance à vivre le monde ensemble. Le choix est là et pas ailleurs. Le choix de la seconde option approche, mais est encore entravé par beaucoup de "oui mais c'est pas possible parce que l'Homme est fondamentalement mauvais tu sais", "oui mais comment on va faire sans argent?" , "oui mais blablabla" ...
  12. La guerre économique a toujours été présente, c'est juste que le voile de la diplomatie de façade se craquèle légèrement. Quand on écoute parler Trappier dans la dernière Commission de Défense, c'est souvent, et pas qu'avec les USA, un "oui nos amis X", suivi deux phrases après d'actes de guerre économique (le truc des missiles MBDA en Egypte, les discours violents de l'OTAN, les Hollandais, etc) provenant du même X ou bien contre ce même X. Et dans cette guerre permanente on a même pas idée de tout ce qui se passe en coulisses, principalement à une époque où les divers services secrets sont dotés de toujours plus de moyens. Derrière le voile du spectacle médiatique, on ne perçoit pas forcément qu'il règne une violence terrible où tous les coups sont permis avec en plus des configurations d'intérêts parfois bien différentes de ce que le public croit percevoir... Et par public j'entends nous tous, les couillons ^^
  13. Dans le registre on peut voir l'exemple du dollars lorsque les USA ont commencé à émettre massivement de la dette, donc du dollars avec le point crisique du début des années 70. La structure de leur impérium coutait toujours plus cher à maintenir quand bien même leur part dans la production mondiale se rétrécissait toujours suite au rattrapage effectué par les économies européennes et japonaises lors des décennies 50-60. Il fallait trouver un moyen de stimuler fortement la demande en dollars pour maintenir sa valeur face à l'offre considérable que leur émission de dette proposait au marché. Ce stimuli a pris la forme de l'obligation d'acheter du pétrole en dollars. C'est à cette même période que la première crise pétrolière a permis une forte augmentation du prix du pétrole (x4 pt être) et donc une très forte augmentation de la demande en dollars, maintenant ainsi relativement bien sa valeur.
  14. J'aime à lire ces messages où l'on a l'impression que la Russie est prête à déferler sur l'Europe. Je vois que l'enfermement des consciences européennes dans des axes qui vont à l'opposer de son intérêt capitaliste matériel objectif fonctionne parfaitement ! (Perso à part un tout petit petit pincement au coeur, ça ne me fait pas grand chose ^^) L'Europe est un continent vaincu et vassalisé, mais qui a toujours un potentiel colossal si ses capitaux et sa technologie vont moderniser la Russie. En retour la Russie apporte ses immenses espaces, ses ressources et ses bras. C'est l'Ile-monde, et c'est la première puissance mondiale incontestée. Les USA ne peuvent se permettre la création d'un tel espace : l'Europe doit être séparée de la Russie. Ainsi le plus grand adversaire de la réalisation de l'Europe européenne sont les USA, et tout l'appareillage bruxellois qui est la préfecture européenne de l "Empire US". Ce retournement des consciences européennes, et cette nécessité d'un tampon entre Russie et Europe explique tout ce qui a pu se dérouler depuis l'arrivée de Poutine. Quant à l'Armata, c'est surement un bon char, mais n'oublions pas qu'il est le produit d'un tissu industriel très retardataire... produire des Ferrari quand vous ne savez encore faire que des Lada n'est pas forcément chose aisée. C'est surement un peu grossier, mais c'est l'idée. La com russe, c'est surement similaire à la com chinoise: à prendre avec des pincettes; ou pire la com US sur les Russes ^^. Des exemples: les Russes avaient du demander de l'aide à la France pour concevoir un véhicule de combat d'infanterie récemment; ils ne sont pas capables de construire des Mistral; ils en chient pour faire des missiles balistiques à carburant solide; je crois que pour pouvoir couvrir tous les types d'interception, le S400 nécessite 5 missiles différents, là où Américain et Français n'en ont besoin que d'un seul. Le temps de mise au point de leur dernière frégate est aussi un indicateur flagrant... Ils commencent enfin depuis quelques années à savoir de nouveau faire des sous-marins nucléaires, mais là encore les 20 ans de vide ont été terribles, sachant qu'ils étaient déjà en retard à la fin des années 80. Enfin l'électronique de leurs armes est souvent d'origine occidentale... Par contre les Russkhof ont de sacrés idées. La simplicité/génie en est souvent désarmant pour un Européen... alors n'en parlons même pas pour les Ricains. Par exemple, comme champ d'ouverture que je n'ai d'ailleurs pas creusé plus que cela, l'économie soviétique étant un capitalisme d'Etat, l'objectif de rentabilité n'était pas aussi marqué que ce qui planait au dessus de la tête de tout le monde occidental avancé. Il en a résulté des champs de recherche sur les ondes, et autres formes de diagnostics/traitements médicaux qui sont quasi inconnues en Occident principalement à cause de la mainmise de l'industrie chimique pharmaceutique et ses objectifs de rentabilité que son existence impose, comme pour toutes industries. Bref la formation de la conscience russe est comme partout le produit de l'histoire, mais diffère de la notre de manière assez surprenante.
  15. LoL Merci, tu viens de corriger une erreur que je dois faire depuis 20 ans héhé
  16. Super conférence d'Alexandre Tachon, alors commandant d'un des deux équipages du SNA Casabianca (en 2014), sur les forces sous-marines françaises. A noter qu'il dit qu'un porte-avions escorté par 3 frégates peut se considérer "déjà mort face à un sous-marin comme le notre". Ce n'est pas du tout assez pour le protéger; ce qui confirme bien les résultats d'exercices du Saphir face au Roosevelt et son groupe de combat. PS: Allez, un ptit 7ème Barracuda héhé
  17. Pour l'anecdote, Pierre Quinchon, l'un des père du Triomphant, rapporte dans le bouquin "le Triomphant" qu'en 1987 il faisait les premiers essais de la turbine Thermodyn qui allait équiper le sous-marin. Ils étaient dans la salle de la turbine à discuter quand le chef demande à l'opérateur de la turbine de démarrer... l'opérateur répond qu'elle était déjà à pleine puissance depuis un quart d'heure... si ça c'est pas du silencieux héhé. L'auteur crédite Michel Bonnote et Elie Bataille quant à ce succès. Pt être bien que oui, pt etre bin que non
  18. moui pour Areva TA, mais le producteur des turbines de SNLE et du CDG est Thermodyn, qui a été racheté à Framatome en 2000 par ... GE. http://gereports.fr/post/158926110464/au-creusot-la-tradition-de-lexcellence Après dans le monde très opaque des hautes sphères des pouvoirs je ne sais pas comment marche le compartimentage des éventuels secrets/savoirs-faire ... ça se joue entre très peu de gens ces choses là héhé.
  19. Oui quand il y a de la "vraie" croissance (pas celle payée à 300% par des dettes; soit une anticipation à venir d'une éventuelle croissance toujours remise à plus tard) tout le monde est content et on n'a pas trop à bouffer le voisin pour continuer soi-même à croître... En revanche quand le gâteau n'augmente plus, il faut regarder dans l'assiette du voisin... et dans ces cas-là il ne fait pas bon être autre chose que le plus costaud héhé.
  20. Pour revenir sur l'hélice des Rubis, voici une configuration datant apparemment de 2008: Source: http://www.sous-mama.org/2008-du-12-au-15-septembre-a-toulon-les-membres-de-l-agasm-on-tenu-leur-congres-national-sous-la-responsabilite-de-la-section-rubis-dunkerque-sera-la-lieu-de-la-58eme-edition-blog-558.html
  21. Slt Dorfmeister, J'ai regardé sur ton site et je n'ai rien trouvé en rapport avec le nucléaire militaire soviétique, et particulièrement la gestion des déchets de l'énorme flotte atomique. Comme tu lis le russe tu aurais surement de superbes sources pour faire un "ptit" article sur les principaux accidents qui ont émaillé l'histoire nucléaire soviétique comme: Kyshtym, fontes d'un coeur sur le Lénine, les dumping dans la mer de Kara, la piscine combustible de "Andreev Bay", le rechargement "explosif" du K-431 à "Chazhma Bay" ou encore Tomsk-7 en 93. Il doit aussi y avoir des trucs sympas sur leur usines de production de plutonium à Seversk ou Krasnoyarsk ^^. Voilà je passe commande d'un article . Sérieusement, c'est juste une suggestion si jamais ça t'intéresse; sache que tu auras au moins un lecteur pour cet/ces articles ^^.
  22. Ah voilà! Maintenant on peut enfin commencer à parler sérieusement ! ^^
  23. Situé juste en face de Vladivostok, ce port servait à l'entretien des sous-marins de la flotte du Pacifique. Il y a ce reportage de Thalassa qui date de 2008, à l'époque où le chantier était utilisé pour démanteler la flotte atomique. Apparemment l'Etat Russe a décidé de conserver/transformer le site.
  24. La raison est la suivante : "They made him an offer he couldn't refuse".
  25. Slt @vno Tu faisais référence aux "retards" technologiques des Russes dans un de tes précédents messages, est ce que tu pourrais développer avec des exemples? Je suis curieux de ces éléments technologiques puis opérationnels qui sont des évidences pour un ancien pro de la guerre sous-marine comme toi, mais qui sont pt être moins visibles pour un amateur comme moi ^^.
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