Desty-N

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  1. Tant pis si je relance la polémique, mais je voudrais rappeler qu'il n'y a pas que l'Allemagne qui s'en sort bien. Il y a une espèce de mode actuellement dans les médias (et sur ce forum? :-P) qui consiste à expliquer qu'on aurait dû tout faire comme nos voisins d'outre-Rhin: équipements en lits de réa, tests en quantité, etc... Le Portugal et la Grèce (2 des "PIGS" !) comptent actuellement 880 et 130 morts, environ. On a connu pire. Et pourtant, je n'ai trouvé aucune trace de tests massifs ou de lits de réanimation en quantité (merci la crise de 2008 et l'austérité). Par contre, ils ont un point commun : ils ont confiné tôt. Je n'ai pas retrouvé les dates, mais ils me semblent qu'ils n'avaient alors que quelques dizaines de cas. Et ça, ça leur fait un point commun avec l'Allemagne. Alors, est-ce qu'on aurait eu moins de morts si on avait confiné une semaine plus tôt? Personnellement, je pense que oui. Mais il ne faut pas oublier une chose: en France, le 15 mars, on avait le premier tour des municipales. Macron avait consulté à ce sujet. Le président du sénat était contre L'Elysée avait aussi consulté les Conseil Constitutionnel qui a estimé que dans ces conditions, il faudrait utiliser l'article 16 qui donne les pleins pouvoirs au président (https://www.20minutes.fr/municipales/2739391-20200313-coronavirus-pourquoi-municipales-elles-reportees ). Cela faisait marteau-pilon pour écraser une mouche. A mon sens, on avait le choix qu'entre des mauvaises solutions. Par contre, j'espère qu'on en tirera les leçons. Par exemple une procédure très encadrée pour reporter certaines élections, avec suffisamment de transparence pour que chacun assume ses responsabilités. (j'en veux pas mal à Larcher, pas trop à cause de sa position avant le 15 mars, mais surtout à cause de son incapacité à l'assumer. On parle quand même quelqu'un qui peut avoir à remplacer le chef de l'état ...)
  2. Dans ces conditions, je me demande ce que ça va donner, quand ils commenceront à déconfiner. Jusqu'à l'arrivée d'un vaccin, on ne peut compter que sur une propagation "contrôlée" de l'épidémie pour arriver à l'immunité globale sans trop de dégâts. Si le personnel soignant manque de matériel ça ne va pas être évident de contrôler quoi que ce soit ...
  3. Cela veut-il dire que les tests sérologiques comme ceux sur lesquels travaillent Biosynex ou NG Biotech s'avéreraient plus fiables que les méthodes de recherches de virus par prélèvement? Je sais bien qu'il ne s'agit pas de la même chose. Cependant, si actuellement on s'occupe beaucoup de détecter les malades, ce sont les séropositifs avec les bons anticorps, ayant développé une immunité au COVID-19, qui joueront un rôle crucial dans le déconfinement et la relance de l'économie. Alors un pays qui peut les détecter facilement et à coup sûr possédera un avantage non négligeable.
  4. C'est ballot : les personnes âgées constituent justement une population particulièrement à risque. Et pas toujours consciente du danger d'après ce que j'ai pu observer samedi quand j'ai fait mes courses (et non je ne pouvais pas les faire à un autre moment : depuis une semaine on ne m'a pas laissé le choix, j'ai du reprendre le travail) Pour en revenir à cette histoire de personnes âgées courant plus de risques, c'est le facteur envisagé actuellement pour expliquer les bons résultats en Allemagne : La moyenne d'age des contaminés outre-Rhin reste nettement plus basse que chez nous 49 ans contre 62. Sauf que tant qu'on a pas d'immunité collective, l'épidémie finit par repartir. Berlin se trouve comme nous face à un choix difficile : levée ou maintien du confinement? Reprise ou crise économique? Pas d'immunité collective à moins de 60% de la population contaminée ou vaccinée. On nous promet un vaccin dans 18 mois, en attendant, si on veut reprendre nos activités il va falloir accepter le risque de tomber malade. Et la population allemande, plus âgée, se trouve de facto plus exposée.
  5. Le correspondant du Monde en Allemagne a répondu aux questions des abonnés : Ce que j'en retiens : comme en France, on a une concentration des cas dans quelques régions contrairement à la France, outre-Rhin, la maladie touche, pour le moment, surtout des personnes jeunes (49 ans en moyenne, contre 62 en France). Donc, si on veut faire une comparaison, il faudrait pouvoir comparer avec des profils d'age équivalents. C'est un travail d'épidémiologiste (que @Akhilleus et @Ben me corrigent si je dis une bêtise) Cela veut aussi dire que lors de la deuxième vague, quasiment inévitable, Berlin devra faire particulièrement attention, puisque la population teutonne comporte nombre de seniors. malgré toute l'efficacité allemande, ils ne disposent pas de plus de masques que nous. Et ça vaut pour la plupart des équipements médicaux. Ce que j'en conclus : je veux bien polémiquer sur la pertinence du début du confinement, mais pas pour les équipements médicaux : a priori aucun pays n'a géré correctement ce sujet (pour la date du début du confinement, nous, on avait le problème des élections) l'Allemagne a eu la chance d'une contamination atypique de sa population. Bravo et tant mieux pour eux. Mais faute de vaccins (fin 2021?), si on veut atteindre l'immunité collective, cela implique qu'il faudra qu'au moins 60% de la population attrape le virus. Et ça implique beaucoup de personnes âgées à risque, beaucoup plus que chez nous. En fait, ils ont le choix entre le confinement massif pendant encore 18 mois, avec des conséquences catastrophiques pour leur économie, ou une contamination massive des personnes âgées (qui proportionnellement travaillent plus que les nôtres) En tout cas, c'est mon analyse du lundi 13.
  6. Et accessoirement Singapour malgré toutes ces mesures et leur respect par les citoyens, fait face à une 2ème vague de contamination https://www.lavoixdunord.fr/739547/article/2020-04-11/coronavirus-singapour-affronte-une-deuxieme-vague-de-contaminations?amp Je n'étais pas trop hostile à une application de traçage, mais là on vient de m’asséner la meilleure des objections : l’inefficacité.
  7. D'après leur page Wikipedia : J'ai cherché un moment sur leur site des données sur le Covid-19 mais ce que j'ai trouvé de plus approchant, c'est : " Causes de décès - nombres absolus par pays de résidence et d'occurrence." https://appsso.eurostat.ec.europa.eu/nui/show.do?dataset=hlth_cd_aro&lang=fr Sauf que les données les plus récentes datent de 2017. Je pensais plus à des normes si ce n'est hebdomadaires au moins mensuelles, histoire qu'on dispose d'éléments de comparaison avec nos voisins, sans avoir à attendre 2-3 ans. Et pour ça la meilleure solution serait que chaque pays les utilise dès l'origine. EDIT : après réflexion, je pencherais pour des normes hebdomadaires, même si plus difficiles à mettre en place. Dans le cadre de l'épidémie actuelle une semaine peut faire toute la différence. Si on avait décrété le confinement 7 jours plus tôt, on aurait des chiffres de mortalité bien plus faibles (je ne jette pas la pierre à l'Elysée : le sénat était contre cette mesure, Fabius avait fait savoir que le Conseil Constitutionnel n'accepterait que si le président activait l'article 16 (?) A l'époque cela revenait un peu à utiliser un marteau pilon pour écraser une grosse mouche, l'opposition et beaucoup de bien-pensants auraient hurlé à la dictature, y compris sur ce forum)
  8. Je suis comme toi très sceptique, mais je ne trouve pas ce qui pourrait clocher. Il faudrait les chiffres globaux de la mortalité des grands pays européens (France, Allemagne, Italie, Espagne) sur plusieurs années pour pouvoir faire des comparaisons. Et surtout ... il faudrait que la Commission Européenne établisse des normes statistiques à utiliser par tous les pays de l'UE! Et pas seulement les décès, mais aussi la pauvreté, le chômage, l'espérance de vie ... Cela fait partie des leçons à tirer de cette crise, mais je crois qu'il faudra ouvrir un sujet dédié.
  9. Je viens de poster sur le fil Allemagne une info avec un lien sur la méthode allemande de décompte des morts par Coronavirus. Je l'insère ici aussi: Je reste perplexe sur les informations fournies par l'institut Robert Koch, mais je ne vois pas ce qui pourrait clocher.
  10. Trouvé sur Libé, cet article de mercredi 8 : Comment les Allemands comptent-ils les décès liés au Covid-19 ? https://www.liberation.fr/checknews/2020/04/09/comment-les-allemands-comptent-ils-les-deces-lies-au-covid-19_1784630 Comme ça, on en sait un peu plus sur la méthodologie teutonne, mais je reste perplexe : ces résultats indiqueraient, entre autres,assez peu de morts chez les personnes âgées alors qu'il s'agit d'une population à risque. S'il n'y a pas un biais qui m'échappe, je dois me rabattre sur l'hypothèse d'un confinement déclenché à temps: on voit chez nous qu'il existe une grosse différence de situation sanitaire entre des régions comme les Pays-de-la-Loire et le Grand-Est par exemple. Le virus ne s'y trouvait pas disséminé de la même manière quand l'Elysée a décidé début mars, qu'on devait rester chez nous. Peut-être que la plupart des Länder se trouvaient dans la situation des Pays-de-la-Loire quand les allemands ont dû se confiner?
  11. Avant de parler bilan, de façade ou pas, on va peut-être attendre la fin de l'épidémie, non? Ce dimanche, ce qui se dessine, c'est un décalage de 10-15 jours, entre le Sud et le Nord, mais partout les courbes gardent grosso modo la même forme. Les Pays-Bas ont adopté un confinement qui n'en porte pas le nom, et même la Suède commence à se poser des questions (la situation de Stockholm pourrait devenir problématique d'ici le WE prochain) Si le 20 avril, les hôpitaux allemands frôlent l'engorgement alors que Paris et Rome proposent d'accueillir des malades (ce qui ne me choquerait pas), je doute que Berlin refuse. Dans ce cas, on verra si la dialectique cigale vs fourmi tient toujours. A moins qu'il se trouve des bonnes âmes pour s'offusquer de "l'humiliation" faite à l'opinion publique allemande?
  12. Depuis quelques jours, on prend en compte les décès dans les EPHAD, ce qui n'est pas le cas de tous les pays. (d'où l'importance de normes statistiques européennes communes ...) Si on ne regarde que les décès dans les hôpitaux, on tourne autour de 450-500, ce qui est nettement plus modéré, et plutôt sur un plateau. Par ailleurs, il se peut qu'on soit dans un effet de rattrapage: on intègre rapidement tous les décès liés aux COVID-19 depuis plusieurs semaines. Si on reste sur les mêmes ordres de grandeur à la fin de la semaine prochaine, alors il faudra se poser plus de question. Il est important de prendre du recul. Pour rappel, lors de la grande canicule des années 2000, on s'est aperçu après coup que l'Italie avait eu ~ autant de décès que nous, sauf qu'en France on disposait d'un outil statistique qui nous fournissait les chiffres beaucoup plus vite, presque en temps réel. (et accessoirement les décès des seniors l'hiver suivant à cause de la grippe ont fortement chuté. On s'est demandé si la canicule n'avait pas surtout frappé les personnes déjà fragiles, abrégeant leur existences de 3-6 mois) EDIT : grillé par @Skw
  13. A mon avis, aucun procédure ou protocole ne le prévoyait. Comme expliqué sur ce forum, changer les règles en cours de partie constitue un excellent moyen de commettre de gosses erreurs. Et si le personnel d'un labo vétérinaire, mal formé pour ce cas précis, se contamine avec les échantillons? Par contre, j'espère bien que dans le cadre du RETEX, on en tirera la leçon. Il serait intéressant que les ministères concernés coopèrent afin, par exemple, de permettre aux laboratoires vétérinaires le demandant de se voire accordé, sous certaines conditions, un agrément renouvelable, qui leur permettrait en cas de crise de recevoir rapidement l'autorisation de faire des tests. Je ais que ce n'est pas simple, mais je préfère ça à cet exemple lu dans Spiegel (grâce à ce forum qui est une mine d'informations ^_^): Comme dirait l'autre, il y a quelque chose qui m'échappe dans la logique allemande.
  14. Amen. Au détour d'un reportage, j'ai appris qu'il existait un comité stratégique de la filière textile. On dispose même des outils pour veiller à ce que le savoir-faire acquis sur le tas pendant cette crise ne disparaisse 18 mois, après la fin du confinement. Mais dans ce domaine comme dans quelques autres, l'Europe a un rôle à jouer. @Skw a très bien expliqué l'intérêt qu'il y aurait à grouper les achats de masque auprès de la Chine : on ne traite pas de la même manière quelqu'un qui représente 350 millions de clients et quelqu'un qui en représente quelques dizaines de millions, n'en déplaise aux souverainistes. La volonté et la pensée magique ne suffisent pas. Peut-être que ça coûterait trop cher à la France seule de stocker des masques en prévision d'une épidémie. Par contre un stock commun, dans lequel l'Italie aurait put piocher quand les choses ont commencé à se gâter, ça aurait du sens. Surtout avec un gestionnaire qui aurait réagi en voyant la consommation, et aurait lancé des achats massifs à temps pour que l'Espagne et la France en bénéficient. EDIT : on voit quelque chose d'analogue aux USA. A l'étranger ils sortent le chéquier pour rafler des masques, mais en interne, les gouverneurs se bouffent le nez pour acheter des respirateurs. Résultat, les prix flambent. Il parait que Trump refuse de se pencher sur le sujet, au nom de la "libre concurrence" ...
  15. Certaines maladies dangereuses, comme la rage, sont transmissibles à l'homme. Si des labos vétérinaires sont capables de les traiter, ne peuvent-ils pas, dans des circonstances exceptionnelles, dépister sans trop de risques? L'article cité par Boule75 mentionne que d'autres pays le font : En tout cas, ce serait une piste à creuser pour l'après Corona-19 : étudier s'il serait possible dans certains cas d'autoriser les labos vétérinaires à faire du dépistage et définir un protocole à appliquer le cas échéant.