Desty-N

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    Trump annonce une coupe drastique des effectifs militaires américains en Allemagne

    Donald Trump a confirmé lundi 15 juin 2020 vouloir nettement réduire le nombre de militaires américains stationnés en Allemagne, paraissant utiliser la sécurité européenne comme un levier dans ses négociations commerciales avec Berlin. Le locataire de la Maison-Blanche a assuré à la presse que 52 000 GI étaient actuellement stationnés en Allemagne (...) . «  Nous allons donc réduire le nombre, nous allons le porter à 25 000. »

    Donald Trump a justifié sa décision par le fait que l'Allemagne ne contribue selon lui pas assez au budget de l'Otan. «  L'Allemagne a des arriérés,  (...) et ils doivent des milliards de dollars à l'Otan, et il faut qu'ils paient  », a-t-il argué. «  Nous protégeons l'Allemagne et ils ont des arriérés, c'est ridicule.  »

    En outre, le président américain a reproché à la première puissance économique de l'Union européenne de «  traiter très mal  » les États-Unis en matière commerciale  (...) 

    https://www.lepoint.fr/monde/trump-annonce-une-coupe-drastique-des-effectifs-militaires-americains-en-allemagne-16-06-2020-2380031_24.php

    À ce rythme là, si Trump est réélu, dans 5 ans on se retrouvera à envisager une confédération européenne.

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  2. Citation

    Boeing entraîne l'équipage de sa capsule Starliner en réalité virtuelle

    Boeing mise sur un simulateur en réalité virtuelle pour préparer l'équipage de sa capsule Starliner à la mission qui l'emmènera sur la Station spatiale internationale l'année prochaine. Il utilise pour ce faire le casque VR spécialisé de la start-up finlandaise Varjo. (...)

    L'un des principaux avantages de ce produit est le gain en lisibilité (...) , qui rend les sessions d'entraînement plus simples et réalistes et surtout qui permet d'y effectuer des manœuvres complexes, comme la procédure d'amarrage à l'ISS. D'après Varjo, l'équipage de Starliner va passer plusieurs centaines d'heures dans ce simulateur virtuel pour préparer les procédures du vol : lancement, amarrage, puis départ, rentrée dans l'atmosphère et jusqu'à l'atterrissage. (...) 

    Il faut dire que le numérique a l'avantage d'être beaucoup moins coûteux et encombrant, et donc de pouvoir être déployé dans de multiples établissements si besoin. Il permet aussi de poursuivre l'entraînement de l'équipage même lorsqu'il est en quarantaine avant un lancement. Enfin, il rend possible la simulation réaliste de scénarios "catastrophes", difficiles voire impossibles à reproduire autrement. (...) 

    https://www.usine-digitale.fr/article/boeing-entraine-l-equipage-de-sa-capsule-starliner-en-realite-virtuelle-avant-son-depart-pour-l-iss.N973446

    Video youtube : 

    https://youtu.be/9EjH5TVAaoI

    Je me demande si Boeing ne pourrait pas, dans certains cas, utiliser la réalité virtuelle à la place de ses simulateurs d'avions classiques? L'article en rappelle les principaux avantages : le prix, la disponibilité, la possibilité de reconstituer facilement de nombreux scénarios. Dans les conditions actuelles, je rajouterai la facilité à respecter les conditions d'isolation liées au confinement.

    Je ne vois cependant pas la VR remplacer de but en blanc le simulateur classique. A court terme, je l'imagine plutôt comme un moyen de diminuer le nombre de séances sur ces machines, ce qui permettrait d'aménager au mieux leur calendrier d'utilisation. A terme, je ne sais pas, il faudrait faire un premier bilan un an ou deux  après les premiers usages de la VR pour les pilotes.

    Je sais bien que dans la période actuelle de crise pour l'aéronautique, il y aurait un risque à prendre cette décision, même si on l'appliquait de manière progressive, mais parfois, le plus gros risque c'est ce ne pas en prendre.

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  3. il y a 40 minutes, pascal a dit :

    çà m'a été confirmé par une amie dont la fille kiné a eu à travailler sans masque en milieu hospitalier sur des Covid+

    Dans ces conditions, je me demande ce que ça va donner, quand ils commenceront à déconfiner. Jusqu'à l'arrivée d'un vaccin, on ne peut compter que sur une propagation "contrôlée" de l'épidémie pour arriver à l'immunité globale sans trop de dégâts. Si le personnel soignant manque de matériel ça ne va pas être évident de contrôler quoi que ce soit ... 


  4. il y a 6 minutes, Akhilleus a dit :

    Ce n'est pas un test simple, 1 goutte de sang =un resultat

    Cela veut-il dire que les tests sérologiques comme ceux sur lesquels travaillent Biosynex ou NG Biotech s'avéreraient plus fiables que les méthodes de recherches de virus par prélèvement?

    Je sais bien qu'il ne s'agit pas de la même chose. Cependant, si actuellement on s'occupe beaucoup de détecter les malades, ce sont les séropositifs avec les bons anticorps, ayant développé une immunité au COVID-19, qui joueront un rôle crucial dans le déconfinement et la relance de l'économie. Alors un pays qui peut les détecter facilement et à coup sûr possédera un avantage non négligeable.


  5. Il y a 1 heure, Akhilleus a dit :

    Mouais .... celle là elle va être délicate. Surtout pour une maladie potentiellement mortelle et hautement contagieuse ....

    Les vaccins entiers inactivés c'est très délicat à manier, c'est toujours potentiellement ce qu'il y'a de mieux pour la réponse immunitaire mais si ca merdoit dans le process d'inactivation, catastrophe .....

    Et c'est contre indiqué à tout un pan de la population (immunodéprimés, femmes enceintes, personnes âgées, parfois enfants en bas age ...). On zappe aussi une partie de la cible

    C'est ballot : les personnes âgées constituent justement une population particulièrement à risque. Et pas toujours consciente du danger d'après ce que j'ai pu observer samedi quand j'ai fait mes courses (et non je ne pouvais pas les faire à un autre moment : depuis une semaine on ne m'a pas laissé le choix, j'ai du reprendre le travail)

    Pour en revenir à cette histoire de personnes âgées courant plus de risques, c'est le facteur envisagé actuellement pour expliquer les bons résultats en Allemagne

    La moyenne d'age des contaminés outre-Rhin reste nettement plus basse que chez nous 49 ans contre 62. Sauf que tant qu'on a pas d'immunité collective, l'épidémie finit par repartir. Berlin se trouve comme nous face à un choix difficile levée ou maintien du confinement? Reprise ou crise économique?
    Pas d'immunité collective à moins de 60% de la population contaminée ou vaccinée. On nous promet un vaccin dans 18 mois, en attendant, si on veut reprendre nos activités il va falloir accepter le risque de tomber malade. Et la population allemande, plus âgée, se trouve de facto plus exposée.


  6. Il y a 2 heures, Capitaineconan a dit :

    Les singapouriens ne sont pas plus intelligents dans la gestion du confinement que les français, c’est juste qu’ils vivent dans une dictature qui ne dit pas son nom, et ont parfaitement ingéré le fait d’obeir à la moindre recommandation du gvt le petit doigt sur la couture du pantalon, sinon tu prends cher 

    la loi sur la sécurité intérieure singapourienne permet d’emprisonner un suspect sans limite de temps et sans procès, sur  des motifs fumeux, tel que « trouble à l’harmonie religieuse » »subversion « , un opposant politique à passer 32 ans en geôle sans voir un juge

    Et accessoirement Singapour   malgré toutes ces mesures et leur respect par les citoyens, fait face à une 2ème vague de contamination https://www.lavoixdunord.fr/739547/article/2020-04-11/coronavirus-singapour-affronte-une-deuxieme-vague-de-contaminations?amp  

    Je n'étais pas trop hostile à une application de traçage, mais là on vient de m’asséner la meilleure des objections : l’inefficacité. 

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  7. Il y a 14 heures, Wallaby a dit :

    Il me semble que c'est ce que fait Eurostat.

    D'après leur page Wikipedia

    Citation

    Eurostat incite les instituts nationaux de statistiques à publier des données harmonisées à l'échelle européenne, c'est-à-dire basées sur les mêmes définitions et instruments de mesure, et participe à cette harmonisation. Lorsque les données publiées ne sont pas harmonisées (par exemple, les taux de chômage publiés par des institutions nationales des pays membres ne sont pas définis de la même manière donc ne sont pas directement comparables), Eurostat retravaille les données et publie des versions harmonisées. Eurostat a introduit une méthodologie unifiée qui permet de comparer les indicateurs des différents pays.  https://fr.wikipedia.org/wiki/Eurostat

    J'ai cherché un moment sur leur site des données sur le Covid-19 mais ce que j'ai trouvé de plus approchant, c'est : " Causes de décès - nombres absolus par pays de résidence et d'occurrence." https://appsso.eurostat.ec.europa.eu/nui/show.do?dataset=hlth_cd_aro&lang=fr Sauf que les données les plus récentes datent de 2017.

    Je pensais plus à des normes si ce n'est hebdomadaires au moins mensuelles, histoire qu'on dispose d'éléments de comparaison avec nos voisins, sans avoir à attendre 2-3 ans. Et pour ça la meilleure solution serait que chaque pays les utilise dès l'origine.

    EDIT : après réflexion, je pencherais pour des normes hebdomadaires, même si plus difficiles à mettre en place. Dans le cadre de l'épidémie actuelle une semaine peut faire toute la différence. Si on avait décrété le confinement 7 jours plus tôt, on aurait des chiffres de mortalité bien plus faibles (je ne jette pas la pierre à l'Elysée : le sénat était contre cette mesure, Fabius avait fait savoir que le Conseil Constitutionnel n'accepterait que si le président activait l'article 16 (?) A l'époque cela revenait un peu à utiliser un marteau pilon pour écraser une grosse mouche, l'opposition et beaucoup de bien-pensants auraient hurlé à la dictature, y compris sur ce forum)

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  8. il y a 11 minutes, Claudio Lopez a dit :

    Mouais .. toujours pas vraiment convaincu… L'écart avec les autres pays est vraiment trop grand malgré toute les précautions qu'ils ont pris et leur préparation.

    Je suis comme toi très sceptique, mais je ne trouve pas ce qui pourrait clocher.

    Il faudrait les chiffres globaux de la mortalité des grands pays européens (France, Allemagne, Italie, Espagne) sur plusieurs années pour pouvoir faire des comparaisons. Et surtout ...  il faudrait que la Commission Européenne établisse des normes statistiques à utiliser par tous les pays de l'UE! Et pas seulement les décès, mais aussi la pauvreté, le chômage, l'espérance de vie ...

    Cela fait partie des leçons à tirer de cette crise, mais je crois qu'il faudra ouvrir un sujet dédié.

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  9. Trouvé sur Libé, cet article de mercredi 8 :

    Comment les Allemands comptent-ils les décès liés au Covid-19 ?

    Révélation

    Pour l’heure, l'Allemagne compte 1 861 morts liés au Covid-19, cinq fois moins que la France. Un bilan qui a généré des interrogations sur la méthode du décompte.
    Question posée par Grégoire le 08/04/2020

    Bonjour,

    De nombreux lecteurs nous ont posé cette question, alors que l’Allemagne suit pour le moment une trajectoire bien différente de ses voisins européens dans la lutte contre le Covid-19. Selon les chiffres communiqués par l’Institut Robert Koch (RKI), l’établissement allemand responsable à l’échelle fédérale du contrôle et de la lutte contre les maladies, l’Allemagne recense 1 861 morts du Covid-19 au 8 avril. C’est plus de cinq fois moins qu’en France, où Santé publique France indique 10 869 décès (dont 7 632 en milieu hospitalier) au 7 avril.

    Vous souhaitez savoir comment l’Allemagne compte les morts du coronavirus, afin de savoir à quoi correspondent les chiffres communiqués. Contacté par CheckNews, l’Institut Robert Koch, qui centralise et communique chaque jour ces données en Allemagne, indique que «les données déclarées font état de tous les décès qui sont en lien à la maladie Covid-19».

    Certains commentateurs avaient émis l’hypothèse, pour expliquer la mortalité plus basse qu’ailleurs, que l’Allemagne ne comptait comme victimes du Covid-19 que les patients décédés directement de la maladie. Supposition inexacte, selon l’Institut Robert Koch. Les 1 861 morts comprennent «aussi bien les personnes qui sont mortes directement de la maladie que les patients atteints de maladies sous-jacentes qui ont été infectés par le Covid-19 et pour lesquels il n’est pas possible de déterminer clairement la cause finale du décès».

    «Tous les cas diagnostiqués par les laboratoires»
    Concernant les tests post-mortem, une porte-parole de l’institut nous indique que «les patients décédés qui n’ont pas été testés pour le Covid-19 au cours de leur vie mais qui sont soupçonnés d’être morts du Covid-19 peuvent être testés pour le virus post mortem». En théorie, des tests post-mortem peuvent donc avoir lieu, mais l’institut Robert Koch indique qu’il ne dispose pas du nombre de tests post-mortem effectués en Allemagne : «Nous ne recevons que les résultats des tests eux-mêmes», sans distinction de l’état du malade (toujours en vie ou décédé).

    En France, les chiffres communiqués font la distinction entre les morts en milieu hospitalier ou en Ehpad… tandis que les morts à domicile ne sont pas encore comptabilisés. Ces distinctions n’apparaissent pas dans les données de l’Institut Robert Koch. Les personnes qui meurent dans les maisons de retraite ou à domicile sont comptabilisées dans ses statistiques, ou le RKI ne compte que ceux qui meurent à l’hôpital ? L’institut recense «tous les cas où le Covid-19 a été confirmé par des diagnostics de laboratoire», qu’importe le lieu du décès.

    Enfin, nous avons interrogé l’Institut Robert Koch sur un cas particulier : si cinq personnes meurent dans une maison de retraite mais qu’une seule a été diagnostiquée auparavant, le RKI compte-t-il un mort ou cinq ? En France, selon la doctrine appliquée depuis plusieurs semaines, les tests ne sont effectués que sur les premiers malades dans un Ehpad. Le diagnostic se fait ensuite sur la seule base des examens cliniques. Ainsi, si un pensionnaire d’un Ehpad où un malade a été testé positif, décède en présentant les symptômes de la maladie, il sera considéré comme un mort possible du Covid, même s’il n’a pas été dépisté. Et comptabilisé parmi les victimes du virus. C’est ainsi que les autorités sanitaires évoquent chaque soir dans le bilan des morts en Ehpad les morts confirmés et les morts possibles. Rien de tel en Allemagne.

    «Selon la définition de référence actuelle, un seul cas confirmé en laboratoire serait compté – les autres seraient comptés uniquement s’ils peuvent être confirmés en laboratoire post mortem. Mais le RKI recommande des tests très larges, en particulier pour les foyers dans les maisons de retraite, de sorte que dans un tel contexte, tous devraient effectivement être testés.»

    Cordialement,

    https://www.liberation.fr/checknews/2020/04/09/comment-les-allemands-comptent-ils-les-deces-lies-au-covid-19_1784630

    Comme ça, on en sait un peu plus sur la méthodologie teutonne, mais je reste perplexe : ces résultats indiqueraient, entre autres,assez peu de morts chez les personnes âgées alors qu'il s'agit d'une population à risque.

    S'il n'y a pas un biais qui m'échappe, je dois me rabattre sur l'hypothèse d'un confinement déclenché à temps: on voit chez nous qu'il existe une grosse différence de situation sanitaire entre des régions comme les Pays-de-la-Loire et le Grand-Est par exemple. Le virus ne s'y trouvait pas disséminé de la même manière quand l'Elysée a décidé début mars, qu'on devait rester chez nous. Peut-être que la plupart des Länder se trouvaient dans la situation des Pays-de-la-Loire quand les allemands ont dû se confiner?

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  10. il y a 57 minutes, debonneguerre a dit :

    Merci. On y est pas encore mais je me demande quel sera le mindset des pays européens qui auront un bilan en "façade" meilleur que les voisins, ce qui se dessine pour le moment c'est que les fourmis du Nord devraient faire mieux que les cigales du sud.....ce sera un test pour la cohésion du projet européen.

    Avant de parler bilan, de façade ou pas, on va peut-être attendre la fin de l'épidémie, non? Ce dimanche, ce qui se dessine, c'est un décalage de 10-15 jours, entre le Sud et le Nord, mais partout les courbes gardent grosso modo la même forme. Les Pays-Bas ont adopté un confinement qui n'en porte pas le nom, et même la Suède commence à se poser des questions (la situation de Stockholm pourrait devenir problématique d'ici le WE prochain)

    Si le 20 avril, les hôpitaux allemands frôlent l'engorgement alors que Paris et Rome proposent d'accueillir des malades (ce qui ne me choquerait pas), je doute que Berlin refuse. Dans ce cas, on verra si la dialectique cigale vs fourmi tient toujours. A moins qu'il se trouve des bonnes âmes pour s'offusquer de "l'humiliation" faite à l'opinion publique allemande?

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  11. il y a 15 minutes, P4 a dit :

    Sinon j'aimerais bien savoir pourquoi les laboratoires vétérinaire ont été exclu récement de procéder à des analyses bologique humaine alors que cette question pandémique avait fait l'objet de rapport et d'alerte continue?

    A  mon avis, aucun procédure ou protocole ne le prévoyait. Comme expliqué sur ce forum, changer les règles en cours de partie constitue un excellent moyen de commettre de gosses erreurs. Et si le personnel d'un labo vétérinaire, mal formé pour ce cas précis, se contamine avec les échantillons?
    Par contre, j'espère bien que dans le cadre du RETEX, on en tirera la leçon. Il serait intéressant que les ministères concernés coopèrent afin, par exemple, de permettre aux laboratoires vétérinaires le demandant de se voire accordé, sous certaines conditions, un agrément renouvelable, qui leur permettrait en cas de crise de recevoir rapidement l'autorisation de faire des tests.

    Je ais que ce n'est pas simple, mais je préfère ça à cet exemple lu dans Spiegel (grâce à ce forum qui est une mine d'informations ^_^)

    Citation

    (...) The veterinarian Klaus-Peter Behr, 60, has a bucolic view of farmland and a nursery garden from his office in the village of Emstek, located not far from Bremen. Behr's lab employs 180 people. "Without adding any capacity, we can analyze up to 1,000 tests per day for the novel coronavirus," Behr says, "seven days a week." Behr has said the same thing to public health officials, adding that he can deliver results within three to four hours.

    But health officials in his state of Lower Saxony declined the offer, writing: "Cooperation requires approval and the involvement of a specialist in laboratory medicine (human medicine)." Behr is now offering the tests to private customers and pharmacies. He is also producing test kits for other laboratories.(...)

    https://www.spiegel.de/international/germany/corona-challenge-germany-reaching-the-upper-limit-of-testing-capacity-a-4d75e7bd-dd0e-41e3-9f09-eb4364c43f2e

    (...)  Le vétérinaire Klaus-Peter Behr, 60 ans, a une vue bucolique sur les terres agricoles et un jardin de pépinière depuis son bureau du village d'Emstek, situé non loin de Brême. Le laboratoire de Behr emploie 180 personnes. "Sans ajouter de capacité, nous pouvons analyser jusqu'à 1 000 tests par jour pour le nouveau coronavirus", dit Behr, "sept jours par semaine." Behr a dit la même chose aux responsables de la santé publique, ajoutant qu'il peut fournir des résultats en trois à quatre heures.

    Mais les autorités sanitaires de son état de Basse-Saxe ont décliné l'offre en écrivant: "La coopération nécessite l'approbation et la participation d'un spécialiste en médecine de laboratoire (médecine humaine)". Behr propose désormais les tests aux clients privés et aux pharmacies. Il produit également des kits de test pour d'autres laboratoires. (...)

    Comme dirait l'autre, il y a quelque chose qui m'échappe dans la logique allemande.


  12. il y a 13 minutes, pascal a dit :

    Faut arrêter de psychoter à longueur de posts sur les masques je suis bien placé sur un plan professionnel et personnel pour dire que la situation est en phase de règlement, les importations sont massives et les productions nationales existent. Commençons par utiliser correctement ceux que nous avons après on pourra pleurnicher.

    Je le redis une fois de plus en dehors des personnels spécialisés (et encore) et formés qui se plient aux règles de base rares sont les porteurs de masques qui les utilisent correctement, à ce niveau çà tient parfois du gaspillage.

    Les traités de libre échanges ne signifient pas que l'ont est pas susceptibles de conserver une capacité de production sur des produits qu'on aura défini comme stratégiques.

    Amen.

    Au détour d'un reportage, j'ai appris qu'il existait un comité stratégique de la filière textile. On dispose même des outils pour veiller à ce que le savoir-faire acquis sur le tas pendant cette crise ne disparaisse 18 mois, après la fin du confinement.

    Mais dans ce domaine comme dans quelques autres, l'Europe a un rôle à jouer. @Skw a très bien expliqué l'intérêt qu'il y aurait à grouper les achats de masque auprès de la Chine : on ne traite pas de la même manière quelqu'un qui représente 350 millions de clients et quelqu'un qui en représente quelques dizaines de millions, n'en déplaise aux souverainistes. La volonté et la pensée magique ne suffisent pas.

    Peut-être que ça coûterait trop cher à la France seule de stocker des masques en prévision d'une épidémie. Par contre un stock commun, dans lequel l'Italie aurait put piocher quand les choses ont commencé à se gâter, ça aurait du sens. Surtout avec un gestionnaire qui aurait réagi en voyant la consommation, et aurait lancé des achats massifs à temps pour que l'Espagne et la France en bénéficient.

    EDIT : on voit quelque chose d'analogue aux USA. A l'étranger ils sortent le chéquier pour rafler des masques, mais en interne, les gouverneurs se bouffent le nez pour acheter des respirateurs. Résultat, les prix flambent. Il parait que Trump refuse de se pencher sur le sujet, au nom de la "libre concurrence" ...

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  13. Il y a 1 heure, Boule75 a dit :

    Un article du Point sur le non-recours aux capacités de test massive de l'univers vétérinaire.

    Conclu par un énorme point d'interrogation : quelles sont ces normes qui interdisent le recours à ces capacités qui ne dépendraient  pas d'un type unique de réactif  ?

    L'article n'a pas la réponse, le Ministère de la Santé ne la donne pas.

    Je dois avouer n'avoir pas compris ce qu'@Akhilleus a probablement déjà tenté de nous expliquer à ce propos.

     

    il y a 48 minutes, DrWho a dit :

    il s'agit là de manipuler du germe pathogène humain ultra sensible, c'est là la différence, c'est une question de capacité à manipuler sans risque de contamination interne et externe,pas la technique de dosage/analyse en elle même

    il y a 43 minutes, FATac a dit :

    J'avais retenu deux choses :

    • Les réseaux vétérinaires ne sont pas reliés au "réseau des professionnels de santé (humaine)", ce qui complique, voire bloque, la transmission sécurisée des résultats. Je rappelle que les "données de santé" sont au niveau XXXXL des données protégées, largement au delà des autres données personnelles protégées par le RGPD.
    • La responsabilité habituelle de ces laboratoires, notamment vis à vis des faux positifs et négatifs, est à un cran en dessous de celle des laboratoires d'analyses médicales, entre autres du fait des volumes d'analyses, permettant de combler les "mauvaises" avec une cohorte de "correctes". Les processus y sont alors ajustés à ce niveau de responsabilité. Là, avec une responsabilité accrue, les processus doivent être durcis, pas nécessairement beaucoup, mais surtout requalifiés pour assurer les garanties attendues.

    Et le reste me parlait moins et m'était un peu passé au dessus (mes sujets à moi, ce sont les processus, les données, leurs acteurs et les qualifications/certifications qui vont avec).

     

    A priori, le virus est manipulable en labo P3, et les échantillons à tester sont en P2+ (renforcé).

    Les labos vétérinaires ne doivent pas en être si éloignés.

    Certaines maladies dangereuses, comme la rage, sont transmissibles à l'homme. Si des labos vétérinaires sont capables de les traiter, ne peuvent-ils pas, dans des circonstances exceptionnelles, dépister sans trop de risques?

    L'article cité par Boule75 mentionne que d'autres pays le font

    Citation

    Curieusement, elles n'embarrassent ni les Allemands, ni les Belges, ni les Espagnols qui mobilisent d'ores et déjà toutes les ressources disponibles, y compris leurs laboratoires vétérinaires. Mais en France, depuis une loi du 30 mai 2013, les laboratoires de biologie médicale vétérinaire n'ont plus le droit de traiter le moindre prélèvement issu d'un corps humain, et inversement

     En tout cas, ce serait une piste à creuser pour l'après Corona-19 : étudier s'il serait possible dans certains cas d'autoriser les labos vétérinaires à faire du dépistage et définir un protocole à appliquer le cas échéant.

     

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  14. Dernières nouvelles de l'USS Roosevelt

    Citation

    (...) L'US Navy se prépare à évacuer la plus grande partie de l'équipage du Theodore Roosevelt, un porte-avions nucléaire immobilisé à Guam depuis le 28 mars, peu après la découverte de trois cas de Covid-19 à bord.

    En quelques jours, le nombre de cas a atteint "moins d'une centaine", selon un responsable militaire. Ce qui n'est pas étonnant pour un équipage de plus de 4.000 personnes partageant un espace limité, avec des dortoirs pour les marins, et des chambrées de trois couchettes pour les officiers, seuls les plus hauts gradés bénéficiant d'une cabine individuelle.

    L'idée est de placer les marins malades ou testés positifs en quarantaine sur la grande base navale américaine de Guam, qui abrite plusieurs milliers de marins et leurs familles, et ceux qui ne sont pas atteints par le coronavirus dans des hôtels de l'île.

    (...) "Le plan à ce stade est de retirer le plus de monde possible du Teddy Roosevelt, tout en sachant que nous devons laisser un certain nombre de gens à bord pour assurer des fonctions de surveillance et maintenir le navire en état de marche", a expliqué mercredi le vice-amiral John Menoni, commandant régional de l'US Navy (...)

    La gouverneure de Guam, Lou Leon Guerrero, a précisé que seuls les marins testés négatifs au Covid-19 seraient logés dans des hôtels et qu'ils seraient tous soumis à une quarantaine de 14 jours. Des membres de la police militaire seront stationnés à chaque étage et les contacts avec les civils réduits au minium, a-t-elle précisé au cours de la même conférence de presse.

    Pourtant, le ministre de la Défense, Mark Esper, a refusé de parler d'évacuation. "Je ne pense pas que nous en soyons arrivés à ce stade", a-t-il déclaré mardi soir sur la chaine CBS.

    (...) Le coronavirus représente un dilemme pour l'armée américaine, qui est fortement mobilisée aux Etats-Unis où elle participe aux efforts du gouvernement fédéral pour lutter contre l'épidémie, mais qui veut continuer à démontrer la puissance militaire des Etats-unis à l'étranger.

    (...) Le Theodore Roosevelt croisait d'ailleurs jusqu'ici dans le Pacifique pour chercher à contrer l'influence croissante de la Chine dans cette région.

    Sa dernière escale remonte au 4 mars, lorsqu'il avait effectué une visite hautement symbolique dans le port de Danang, au Vietnam, alors que l'épidémie de Covid-19 s'était déjà largement propagée en Asie.

    Le Pentagone avait alors défendu cette visite, affirmant qu'il n'y avait encore que très peu de cas dans le pays. (...)

    https://www.challenges.fr/monde/le-roosevelt-symbole-du-dilemme-pose-par-le-covid-19-a-l-armee-americaine_704710 

     

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  15. il y a 32 minutes, Zalmox a dit :

    Ça vaut ce que ça vaut, classement des pays les plus sûrs (N°1 Israel) et moins sûrs (N°1 Italie) et l'action la plus efficace (N°1 Singapour) en ce moment pour la pandémie.

    Un certain deep knowledge group(sic) se basant sur des données de World Health Organization, John Hopkins University, King’s College London, CDC.  

    https://www.dkv.global/covid

    Je tique un peu quand je vois que l'étude trouve la stratégie de la France plus risquée que celle des USA ou du RU. Il reste à voir, si le classement évolue avec le temps et la progression de l'épidémie.

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  16. Un article long mais assez complet sur l'utilité des respirateurs artificiels dans le cadre de l'épidémie actuelle

    Révélation

    Alors que la vague de cas de Covid-19 continue d'enfler en Europe et aux Etats-Unis, les respirateurs artificiels s'imposent en enjeu prioritaire. Ce 31 mars, le consortium d'industriels VentilatorChallengeUK s'est formé au Royaume-Uni pour en produire, suivi en France par un consortium autour d'Air Liquide, qui vise à fabriquer 10 000 respirateurs d'ici mi-mai. Vendredi 27 mars, Donald Trump avait déjà imposé à General Motors de s'y mettre.

    Et pour cause : les respirateurs artificiels sont le principal moyen de sauver les trop nombreux patients que le Covid-19 plonge dans un état critique. Ces patients développent un syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA), qui se manifeste par l'inflammation de nombreuses zones du poumon.

    « Au niveau de ces zones enflammées, le poumon "s'effondre", c'est-à-dire qu'il n'est plus capable de s'ouvrir et de se remplir d'air. A la place, il se remplit de différents fluides (...) », décrit Julian Botta, médecin-urgentiste (...) à Baltimore. Le patient ne peut plus respirer correctement, il doit être intubé. On lui introduit une sonde respiratoire par la bouche jusqu'à la trachée, après lui avoir administré du curare, un anesthésiant musculaire.

    (...) Une fois intubé, le patient ne respire plus du tout par lui-même, la mécanique du respirateur artificiel doit prendre le relais. « L’appareil lui apporte ce qu’on appelle (...) le volume nécessaire à chaque inspiration, pour pouvoir permettre son oxygénation et l’évacuation du dioxyde de carbone (CO2) », précise un spécialiste (...)

    « Quand on parle de ventilation mécanique, il s’agit d’un principe physiologiquement opposé à ce qu’il se passe lorsqu’on respire de manière spontanée, (...).  En ventilation mécanique, on insuffle le volume courant dans les poumons du patient, placé dans une sorte de "coma artificiel", et la cage thoracique répond à cette pression en se gonflant. »

    (...)Or, en cas de SDRA, « les poumons deviennent extrêmement sensibles à la pression », pointe Julian Botta.  « (...) Si vous envoyez de l'air à trop forte pression, vous détériorez les parties saines des poumons. Si vous n'en envoyez pas assez, vous ne comblez pas le manque de ventilation dû aux parties infectées. »

    C’est pourquoi les respirateurs de réanimation classiques, vendus par Air Liquide Healthcare, GE Healthcare, Dräger, Löwenstein, Getinge, Hamilton ou encore Medtronic sont équipés de détendeurs (...), paramétrés par le praticien en fonction de la fraction inspirée en oxygène (FiO2), soit la quantité d’oxygène présent dans le mélange gazeux envoyé aux patients.

    (...) Pour une personne en bonne santé, la FiO2 tourne autour de 21% d’oxygène, mais elle peut être bien supérieure pour un individu souffrant de SDRA. « Dans un respirateur industriel, il n’y a pas vraiment de mélangeur : on fait venir un certain débit d’air et un autre d’oxygène et l’on régule (...)», (...)

    Enfin, les médecins traitant des patients souffrant de SDRA ne se contentent pas de les assister dans leurs processus de respiration : ils tentent bien sûr d’améliorer l’état de leurs poumons. Pour ce faire, il s’agit d’essayer de rouvrir le plus de zones pulmonaires infectées et de les garder ouvertes. « Généralement, placer les patients sur le ventre peut aider, par exemple, car cela permet à certaines parties du poumon de mieux s'ouvrir, grâce à la gravité », témoigne Julian Botta.

    « En plus de cela, poursuit le médecin, vous devez être capable d'opérer une pression expiratoire positive [en anglais, positive end expiratory pressure, ou PEEP, ndlr]. Il s'agit d'appliquer une résistance lors de l'expiration pour empêcher le patient d'expirer aussi rapidement qu'il le ferait en temps normal. Imaginez, vous êtes dans une voiture qui roule très vite, vous ouvrez la vitre et glissez votre tête à l'extérieur, le vent contre votre visage. La pression expiratoire crée une sensation similaire. Une telle manipulation permet aux zones pulmonaires enflammées mais capables de s'ouvrir un petit peu de ne pas se refermer. Il est plus simple de les contraindre à rester ouverte que de les rouvrir encore et encore, ce qui peut en plus causer de nouvelles lésions et aggraver encore le problème. »

    En plus de fonctionner à revers de la respiration naturelle, le processus de respiration mécanique se découpe généralement non pas en deux phases - inspiration, expiration - mais en trois – inspiration, plateau, expiration – (...). Cette phase permet justement aux praticiens d’inoculer les gaz avec le plus de précision possible en fonction des besoins du patient, souligne Julian Botta.

    « Après la phase inspiratoire, il est crucial de pouvoir effectuer une manœuvre de retenue respiratoire. C'est une fonctionnalité qu'ont les respirateurs de réanimation qui permet de retenir l'expiration pendant environ 5 à 10 secondes afin d'équilibrer la pression entre le respirateur et les alvéoles pulmonaires et d'annihiler l'influence de l'intubation et de pouvoir mesurer l'exact pression dans les alvéoles. »

    https://www.industrie-techno.com/article/covid-19-comment-fonctionne-un-respirateur-artificiel.60006

     Je trouve que ça montre bien pourquoi, il s'agit de dispositifs délicats, requérant une homologation médicale. Alors oui, il y a des initiatives sympa qui font chaud au cœur ou bien qui pointent dans une direction à laquelle personne n'avait pensé

    Citation

    (...) D'autres initiatives ont été lancées avec l'industrie automobile à travers le monde. Aux États-Unis, General Motors et Ford sont mobilisés. Mais le président Donald Trump s'est plaint de la lenteur de GM et a réquisitionné son usine de Kokomo, dans l'Indiana, pour fabriquer de toute urgence des respirateurs. En Espagne, petite révolution au sein de l'usine Seat de Martorell, en banlieue de Barcelone. La chaîne d'assemblage de la Leon a été transformée pour fabriquer des respirateurs automatisés à l'aide de moteurs d'essuie-glaces modifiés. Environ 150 employés de l'entreprise ont travaillé pendant une semaine sur le modèle définitif après avoir conçu treize prototypes. Le respirateur est actuellement soumis à des tests plus poussés dans le cadre de la procédure d'homologation.
    (...) En Allemagne, Mercedes a mobilisé son équipe d'ingénieurs de Formule 1, au chômage technique pour cause de Grands Prix reportés ou annulés. L'équipe sextuple championne du monde a conçu en un temps record un appareil d'assistance respiratoire permettant de soulager les poumons de certains malades du coronavirus, et de réserver les respirateurs, nécessitant une intubation et une sédation, aux patients les plus sévèrement atteints. Il pourrait être rapidement fabriqué à quelque 1 000 exemplaires par jour. https://www.lepoint.fr/economie/respirateurs-l-industrie-francaise-a-la-rescousse-des-hopitaux-31-03-2020-2369597_28.php 

    Mais il s'agit d'engins dédiés à l'assistance externe, avec masques. Les patients graves, en danger de mort ont besoin de respirateurs internes, avec intubation. Et là, on ne plaisante plus, car le remède peut être pire que le mal comme la chloroquine  . Encore une fois la filiale d'Air Liquide possède elle toutes les autorisations. Elle ne fabrique peut-être pas que des respirateurs internes, mais les médecins pourront utiliser directement les appareils qu'elle livrera.

     

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  17. il y a 7 minutes, Wallaby a dit :

    Tous les patients hospitalisés ne nécessitent pas un respirateur artificiel.

    Je pense que si le gouvernement britannique ouvre un hôpital de 4000 places c'est à cause de l'épidémie et donc pour traiter de nombreux cas de patients en état de détresse respiratoire.

    Accessoirement, dans l'article que je cite, le gouvernement exprime ses besoins en matière de respirateurs artificiels

    Citation

     (...) la fabrication de 10 000 éléments commandés par le 10 Downing Street.   (...)
    https://www.lepoint.fr/societe/covid-19-pourquoi-les-britanniques-ont-raison-de-paniquer-01-04-2020-2369679_23.php

    En effet, ce n'est pas 4000 à trouver ...

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  18. il y a une heure, Wallaby a dit :

    https://www.independent.co.uk/news/uk/home-news/coronavirus-army-london-nightingale-hospital-excel-centre-covid-19-a9439556.html (1er avril 2020)

    L'armée a construit un hôpital de 4000 places "en moins d'une semaine", dans un centre de congrès à Londres.

    Comme le dit @pascal il faut trouver 4000 respirateurs. Or le RU part de loin: 

    Citation

    (...) Service de santé sous-dimensionné, personnel insuffisant ou contaminé, etc., la Grande-Bretagne s'apprête en plus à affronter, au moment du pic, une pénurie de respirateurs artificiels. On compte aujourd'hui 8 175 appareils disponibles pour 67 millions d'individus. Un respirateur pour 8 000 personnes. Aussi à la traîne qu'en France, le gouvernement lance les appels à la production massive d'appareils supplémentaires pour atteindre les 30 000 unités nécessaires.
    La marque d'aspirateurs sans sac Dyson, notamment, serait en attente d'une approbation réglementaire pour la fabrication de 10 000 éléments commandés par le 10 Downing Street. Airbus et Nissan, comme le secteur automobile en France, seraient dans la course pour la fabrication de pièces grâce à des imprimantes 3D.  (...)
    https://www.lepoint.fr/societe/covid-19-pourquoi-les-britanniques-ont-raison-de-paniquer-01-04-2020-2369679_23.php

    Ils ne sont pas mieux lotis que nous sur ce point là. Et rattraper leur posera plus de difficultés : Dyson a besoin d'une homologation médicale, alors qu'en France un consortium se monte autour d'une filiale d'Air Liquide qui fabrique déjà ces appareils et possède donc toutes les autorisations nécessaires.

    Dans l'article, il y a un point qui m'interpelle encore plus: 

    Citation

    Vendredi 27 mars, un rapport de l'ICNARC (Intensive care national audit and research center, NDLR) rendu public énonce un chiffre effrayant : depuis fin février, 50 % des cas de Covid-19 admis en soins intensifs dans les hôpitaux britanniques sont décédés.

    Cela me semble énorme, et symptomatique du délabrement du NHS, mais je manque d'éléments de comparaisons. Quelqu'un sait ce qu'il en est pour les autres pays de l'UE?


  19. Il y a 4 heures, true_cricket a dit :

    Pas de transmissions par les surfaces, comme la peau ou le dépôt sur les objets. Non, ne parlons que des masques.

    Limiter la transmission aux gouttelettes c'est donner une illusion de sécurité, ce qui est encore pire que d'avoir le danger devant soi.

    Est-ce qu'il y a une étude qui permettrait d'évaluer les parts respectives de ces différents modes de transmission?

    Je continue à me demander si une combinaison :

    Citation

    "masque anti projection (lavable et plus facile à fabriquer que les masques médicaux) + visière transparente (nettoyable et permettant de bloquer le geste réflexe de se toucher le visage. Des casques intégrales, de motard ou anti-émeutes devraient aussi faire l'affaire) + port de gants ou lavage fréquent des mains"

    ne permettrait pas de ralentir nettement la propagation?

    J'ai bien conscience que ça ne réglerait pas tous les problèmes (ex.: comment boire et manger dans ces conditions. Plus généralement peu de personnes devraient pouvoir suivre les consignes plus de quellques heures). Mais si ça ne constituer pas LA solution, mais il pourrait au moins s'agir d'une étape intermédiaire, à mettre en place graduellement.