Desty-N

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Everything posted by Desty-N

  1. Je vais m'auto-citer pour l'intérêt à court terme: La manière dont le Brexit s'effectuera peut montrer le peu de pertinence du populisme euro-sceptique ou au contraire illustrer l'intérêt qu'il y aurait à quitter l'UE. Cela ferait réfléchir les électeurs dans un sens ou dans l'autre. D'ailleurs je vais aussi m'auto-citer pour l'intérêt à moyen terme (soyons fou!): Une fois la GB dehors, on peut rêver d'une relance de l'intégration européenne. Par contre je ne crois pas que ça enthousiasmera tout le monde sur ce forum ...
  2. Je crois qu'il faut neuf pays pour une coopération renforcée, et je crains que les hollandais ne tergiversent, malheureusement La Pologne me semble actuellement le pays le plus proche de la position anglaise, et je ne la qualifierais pas encore de pays riche. De plus, c'est un bénéficiaire net de l'aide européenne. SI l'Angleterre quitte l'UE, je ne sais pas quel pays se sentira de taille à mener le camp des nations eurosceptiques. Maintenant, je commence moi aussi à penser que Londres fera tout pour rester. Paris a intérêt à leur départ. Il reste Berlin. Espérons qu'Angela restera sur sa position actuelle plutôt intransigeante
  3. Je n'émettrai qu'un bémol: ça n'arrangerait pas l'actuel occupant de l'Élysée. Il sait très bien qu'il dispose d'une chance inespérée (bien que faible) de se qualifier pour le 2nd tour en décrédibilisant les eurosceptiques. Est-ce que ça va l'amener à mettre tout le poids français dans la balance? Je pense que oui, mais on devoir attendre le 2nd semestre 2016 pour être fixé. Ce pourrait devenir amusant si la campagne interne des torries donnait lieu à une surenchère sur le Brexit
  4. Conséquence des événements de Syrie : Je me rappelle avoir émis sur ce forum l'hypothèse que le Hezbollah ne chercherait pas de confrontation avec Tsahal. En 2006, il a réussi à tenir tête à l'armée israélienne. Selon la logique de l'affrontement faible fort: si le fort ne gagne pas, il perd; si le faible ne perd pas, il gagne. Mais une il ne faudrait pas risquer de faire disparaître cette aura, par un nouvel affrontement qui risquerait de se dérouler autrement. Au risque de passer pour provocateur, j'établirais un parallèle avec la guerre du Kippour: tout comme Sadate, Nasrallah dispose désormais de la légitimité suffisante pour peut-être envisager des négociations avec Israël. On vient bien d'assister à une réconciliation Israël-Turquie, alors plus rien ne m'étonne!
  5. Le président français à fait preuve d'un peu plus d'ambiguïté : On dirait le jeu classique du bon et du mauvais flic. Après tout, on peut imaginer des solutions plus ou moins nuancées. Si Gibraltar demandait aussi une indépendance mais sous protection espagnole, je parie que Rajoy changerait de discours... Il y a des britanniques qui proposent quelque chose dans ce genre : EDIT : Par contre ça ne m'étonnerait pas que le SNP se mette à réclamer très vite une certaine autonomie de décision en matière de politique étrangère, au moins pour ce qui relève de l'UE.
  6. Il me semble qu'en l'occurrence Boule75 n'évoque pas le Brexit, mais les propos du patron du UKIP. Quand aux inconvénients (et aux avantages) du Brexit, je crois que c'est le thème de ce fil de discussion. Personnellement, je pense qu'il y a au moins deux eurosceptiques qui regrettent le Brexit: D. Cameron et B. Johnson. Europhiles et europhobes trouveront leur intérêt politique si le BREXIT traine en longueur. Les premiers attribueront le s problèmes du RU à sa décision de quitter l'UE. Les second l'attribueront à la lenteur de la mise en œuvre. EDIT: concernant les possibles difficultés économique du RU, je me fie à cette source :
  7. Il faut voir le bon côté de la chose. On nous présentait, il y a peu la Pologne comme susceptible de quitter l'UE. Voilà que Varsovie devient un farouche partisan de l'Europe à 28! Comme quoi ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent Concernant l'Espagne, je soupçonne derrière ces propos, une motivation "catalane". Ensuite dans ce que j'ai lu, Rajoy ne déclare pas vouloir bloquer l'adhésion de l'écosse à l'UE, mais affirme qu'elle ne pourra pas rester si la GB s'en va : dismissal of Scottish hopes of avoiding being forced out in a Brexit . Madrid ne ferme pas la porte à Édimbourg, elle refuse de lui accorder une dérogation. Comme je l'ai déjà évoqué, l'écosse respectant déjà la plupart des critères d'adhésion, on peut imaginer une procédure très rapide, le cas échéant. Mais il ne s'agit que d'une hypothèse personnelle.
  8. Mais les premiers ministres anglais voulaient du tout libéral! Peut-être que si les 4-5 derniers gouvernements britanniques avaient considéré l'UE comme autre chose qu'une zone de libre échange, la GB ne se retrouverait pas dans la m…ouise actuelle. À cette aune, Cameron mérite tout de même une mention spéciale: avec sa volonté d'attendre, il va sans doute faire fuir les investisseurs. Quand à la décision de nouvelles élections parlementaires, au mieux elle mettra en difficulté la majorité absolue des conservateurs, au pire elle exacerbera les tensions internes chez les tories et les travaillistes. Peut-même jusqu'à l'éclatement d'au moins un de ces partis. Le prochain 1er ministre pourrait bien arriver à la tête d'un pays en récession et ingouvernable. David : WELL DONE Sinon, désolé de jouer les troubles fêtes, mais est-ce qu'il ne vaudrait pas mieux déplacer dans un autre topic les échanges sur l'évolution du scrutin démocratique?
  9. Pour le moment, la France, l'Allemagne et l'Italie refusent de discuter des conditions de départ tant que la GB n'a pas officiellement demandé son départ. Et une fois l'article 50 activé, le décompte commence. Sauf erreur de ma part, au bout de deux ans, les 27 restant peuvent montrer la porte aux anglais… À côté de ça, j'ai cru comprendre que Cameron envisageait tranquillement d'attendre 3 mois pour partir et de lancer de nouvelles élections législatives? En plus de faire fuir les investisseurs, et d'exaspérer tant les écossais que les membres de l'UE, il pourrait bien déclencher une période de turbulences très attractives pour les spéculateurs. On peut toujours faire mieux dans le pire…
  10. Alors j'estime plausible, que la 1ère ministre discute avec Bruxelles pour voir si cette conformité des règlements permettrait d'envisager le cas échéant une adhésion rapide d'une Ecosse fraîchement indépendante. Que ce soit ce qu''elle souhaite vraiment importe peu actuellement. Cela lui permet de rajouter une pression supplémentaire à un gouvernement britannique qui ne sait déjà plus sur quel pied danser. Si Londres essaie de gagner du temps, Liverpool se tourne vers Bruxelles. Si à Downing Street, on se montre trop intransigeant, même traitement. Je doute que dans ce domaine, Cameron puisse se permettre d'attendre 3 mois et se contenter de refiler la patate chaude à son successeur. Il n'a pas assez de moyens pour mener tous ces combats en même temps, et les écossais le savent. Ils en profitent: c'est de bonne guerre.
  11. Ils promettaient en effet 18 lancements en 2016... : Je ne veux pas trop accabler E. Musk sur ce point, car il n'y a pas que SpaceX qui rencontre des difficultés pour monter en cadence : Je garde à l'esprit que l'URSS atteignait des rythmes bien plus élevés (tous les 10 jours?), et que la chose s'avère donc possible. Mais il semblerait qu'avec la cadence, la difficulté croisse plus que proportionnellement (exponentiellement?) SpaceX pourra donc certainement résoudre le problème, mais quand? Car avec un lancement par mois, on peut s'interroger sur la pertinence d'une fusée réutilisable. Il me semble qu'Arianespace ou la NASA avait lancé des études qui estimaient qu'à une telle cadence, il s'avérait financièrement plus intéressant de disposer d'usines capables de fournir 10-12 fusées par an. Or actuellement, on ignore si les tarifs de SpaceX lui permettent non seulement de couvrir ses frais de lancement, mais aussi de commencer à amortir son outil de production. Pour le savoir, il faudrait connaître les comptes de la société. A ma connaissance, le public n'y a pas accès. Les choses changeraient, si l'entreprise se retrouvait cotée en Bourse, mais A. Musk ne l'envisage pas à court/ moyen terme ( https://www.thestreet.com/story/11943630/1/spacex-ipo-possible-in-the-very-long-term.html ) Et quand on connait sa propension à ne pas respecter les délais, ça laisse encore de la marge En fait la démarche du PDG, m'évoque celle de P. Drahi ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Drahi#Investissements_et_achats_en_France ): profiter des taux bas et des conditions financières actuelles très favorables pour emprunter autant que possible et grossir très très vite. Le jour où le marché se retournera, il sera temps de ralentir le rythme et de faire fructifier ses acquis. En l'occurrence, pas tant des biens matériel que des connaissances. Par exemple, la rétropropulsion supersonique, à savoir (...) présenter durant la phase supersonique de rentrée dans l’atmosphère un jet de réacteur contre le flot relatif supersonique de l'air, ce qui va étendre le plasma généré par la rentrée dans l’atmosphère, et ainsi augmenter le freinage aérodynamique (...) Cette technique, le Falcon 9 l’utilise déjà pour la récupération des étages principaux du lanceur. Donc, chaque tentative de récupération d’étages s’apparente à autant d’essais grandeur nature pour étudier comment atterrir sur Mars. (...) http://www.futura-sciences.com/magazines/espace/infos/actu/d/vols-habites-nasa-ira-t-elle-mars-spacex-63136/ Est-ce que ça marchera? J'avoue rester sceptique. Avant tout parce que la crise de 2008 me laisse quelque peu réservé en ce qui concerne la sagacité des investisseurs . Je me demande en effet si le charisme et les déclarations exagérément optimistes d'Elon Musk ne les leurrent pas un peu. Avec des retours sur terre qui peuvent s'avérer compliqués, dans d'autres domaines: Je pense cependant que SpaceX n'a pas à s'inquiéter pour son financement à court terme. Sauf si son PDG décide brusquement que ses capsules spatiales devraient disposer des panneaux solaires de SolarCity, ou que les turbopompes des moteurs fusées marcheraient beaucoup mieux avec l'électricité des batteries de Tesla Motors
  12. Désolé, si je me répète: certes la Grande-Bretagne peut tout-à fait essayer de finasser vis-à-vis de l'UE. Par exemple le Royaume Uni devait présider l’Union au deuxième semestre 2017, il s'avèrera intéressant de voir si cela se fera. Les diplomates anglais ont déjà montré leur habileté, et il faudra voir quelle attitude adopteront les 27 restant. Une info récente m'amène à tabler sur une certaine fermeté : Le président du Conseil européen, Donald Tusk, réunira comme prévu dès mercredi un premier sommet à Vingt-Sept, sans le Britannique David Cameron, pour discuter du Brexit. Ce format à 27 sera amené à se reproduire dans les mois à venir, le pays demandant à quitter l'UE ne pouvant participer aux délibérations liées à son départ. ( 18h29 http://www.lesechos.fr/monde/europe/0211062972952-en-direct-brexit-un-seisme-en-europe-2009452.php?8SGYHIYssMIv7af2.99 ) : On pourra donc savoir des le 29 si l'UE compte faire preuve de fermeté. De plus, toutes les tergiversations des anglais créeront avant tout beaucoup d'incertitude, un concept que les investisseurs n'aiment pas du tout. D'après Challenge, une entreprise britannique sur cinq envisage d'ores et déjà de délocaliser (9h58 http://www.challenges.fr/europe/20160627.CHA1168/en-direct-le-royaume-uni-dans-la-tourmente-post-brexit.html ). La pseudo-habileté du futur ex-premier ministre risque surtout d'impacter la croissance économique britannique, qui n'en a pas besoin. Accessoirement le Brexit va mécaniquement renforcer le poids de la zone euro qui passera de 71 % du PIB de l’Union à 86 % de son PIB. M. Cameron pourrait bien réussir là où les vikings, les français et le 3ème Reich ont échoué depuis des siècles. Félicitation. Je pense qu'il risque de laisser dans l'histoire anglaise le même genre de trace que le volatile sur la photo:
  13. Désolé pour le double post, mais il y a de nouveaux éléments. Un autre sondage envisageant un nouveau référendum écossais, avec des chiffres conséquents: In a clear reflection of the growing backlash north of the Border to Thursday’s Brexit result, a new survey for The Sunday Post shows that 59% of Scots now back leaving the UK. https://www.sundaypost.com/news/political-news/end-uk-new-survey-shows-59-support-scottish-independence-brexit-vote/ Là, on s'éloigne carrément des 48-52. Encore une fois les événements de la semaine dernière, montrent qu'il ne faut pas préjuger des réactions des électeurs, mais on se rapproche de la barre des 60% précédemment évoqués. Par contre, j'ai peut-être une explication aux consultations actuelles de Bruxelles, par la Mme Sturgeon: si l’Écosse prends son indépendance, et demande l'adhésion à l'UE, le processus normal dure en moyenne 10 à 15 ans. La situation économique des highlands rendrait la transition difficile. Or, les conditions et les modalités d’adhésion à l’Union européenne prévoient une procédure comprenant principalement: le respect de trois séries de critères (politiques économiques et monétaire) des réformes institutionnelles et économiques la reprise dans sa législation l’acquis communautaire ( http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/union-europeenne/fonctionnement/enjeux-reformes/quelles-sont-conditions-modalites-adhesion-union-europeenne.html ) Or l'Ecosse appartient (pour le moment ) toujours à la Grande Bretagne, elle même encore membre de l'UE. Il y a donc de bonnes chances qu'elle respecte déjà la majorité des conditions. Dans ce cas, la 1ère ministre écossaise discuterait avec les institutions de l'UE pour savoir si ce cas de figure très particulier ne lui permettrait pas de franchir les étapes à marche forcée?
  14. Je pense que la GB se trouve plus dans la m...ouise que nous. Un article d'un blog du Monde glose sur l' "habileté" dont fait preuve D. Cameron en tergiversant trois mois ( http://www.lemonde.fr/big-browser/article/2016/06/26/retarder-le-brexit-le-coup-de-maitre-de-david-cameron_4958513_4832693.html ) Sauf que : comme l'a expliqué Akhileus, ni les grosses entreprises, ni les marchés n'aiment l'incertitude. Donc on peut s'attendre à un départ plus ou moins précipité des investisseurs, entraînant un tassement de la croissance économique. Si à ce moment là des spéculateurs dans la lignée de G. Soros choisissent de lancer une petite attaque contre la Livre Sterling, la situation ne va pas s'améliorer les électeurs anglais ont voté à 51% pour le Brexit. Si le 1er ministre finasse trop, il val les exaspérer, et le UKIP va en profiter. Pas sûr que des dizaines de députés eurosceptiques siégeant au parlement anglais arrangent les affaires des tories Il ne faut pas oublier qu'on parle de D. Cameron, l'homme qui a agacé les écossais à tel point qu'il a du leur promettre en catastrophe des attributions supplémentaires lors de leur précédent référendum. Le même qui avait gagné triomphalement les dernières élections voici 18 mois... Pas besoin de chercher du machiavélisme, ne jamais attribuer à la malveillance,ce que l'incompétence suffit à expliquer..
  15. Sauf erreur de ma part, Mme Sturgeon dirige un gouvernement uni, avec le soutien sans équivoque du SNP, et un objectif politique simple scotland first. Je ne pense pas qu'on puisse en dire autant du 1er ministre britannique. Voila pourquoi je pense que les écossais possèdent l'avantage. De plus à court terme, Londres va devoir se battre sur plusieurs fronts, à commencer par Bruxelles, et les marchés financiers. Le gouvernement anglais ne pourra pas consacrer au problème écossais toutes les ressources souhaitables. Sauf que s'il agit ainsi, on lui reprochera son mépris vis-à-vis des highlands. Enfin, tu pars du principe qu'un futur référendum laisserait le choix entre indépendance et statu-quo. J'ai évoqué la possibilité que les écossais aient à choisir entre un statut d'autonomie très avantageux, négocié par Mme Sturgeon, et l'indépendance. C'est exactement le genre d'alternative que D. Cameron a proposé à la GB, il y a moins d'une semaine. Encore une fois ce serait ironique mais pas immoral que les anglais subissent à leur tour les mauvaise manières qu'ils infligent aux autres
  16. Je crois que les événements de cette semaine montrent qu'il vaut mieux éviter de préjuger de l'avis des électeurs . Surtout quand il s'agit d'un référendum impliquant l'UE C'est d'ailleurs pour cela que je ne tire pas de plans sur la comète des dernières infos: Je conserve la même opinion: la première ministre écossaise se trouve en position de force pour négocier avec le gouvernement britannique. Elle va sans doute faire jouer la concurrence GB-UE, pour obtenir le meilleur des deux. Il s’avérerait ironique que les anglais subissent à leur tour, ce qu'ils ont fait subir à l'UE. Par exemple, si Mme Sturgeon négociait un nouveau statut pour sa région et organisait ensuite un nouveau référendum en Ecosse, ou les électeurs choisiraient entre des pouvoirs supplémentaires très importants et un départ pur et simple. Vu les déclarations récentes de la 1ère ministre, elle pourrait même demander que Londres propose à l'Ecosse un statut d'état confédéré au sein de la GB, avec un droit de veto en matière de politique étrangère: Pour le moment, il lui suffit de mettre tous les malheurs de sa région sur le dos de la décision anglaise de quitter l'UE: des soucis des agriculteurs à la baisse des prix du pétrole, en passant par le trop faible nombre d'apparitions du monstre du Loch Ness . Ce ne sera pas plus démagogique que les arguments des pro-brexit. En attendant : VIVE LA AULD ALLIANCE https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/cb/Free_French_House_plaque%2C_Regent_Terrace%2C_Edinburgh.jpg
  17. Un membre du forum à expliqué voici quelques pages, avec ce genre de combinazione , on obtiendra surtout un parlement britannique avec une foule de députés YUKIP. J'abonde dans son sens! Alexis estimait voici quelques pages que l'Élysée a intérêt à ce que le Brexit se passe mal pour la GB. Le président tient là l'occasion d'affaiblir une future candidate très bien placée dans les sondages. S'il parvient à prouver que le départ de l'UE s'avère coûteux et risqué, alors elle se trouve en difficulté sur son principal point de différence avec les autres partis. La France a donc intérêt à une certaine fermeté. Là aussi, je suis d'accord. Maintenant, l'Allemagne se trouve dans le même cas de figure et envoie des signaux contradictoires. Mais peut-être qu'Angela ne se satisfait pas de voir l'AFD grimper à 15% dans les sondages, et qu'elle veut en faire le 2ème parti de RFA …
  18. Son leimotiv me semble une transposition du england first : scotland first. Pour illustrer sa capacité à jouer sur plusieurs tableaux: On dirait qu'elle veut faire jouer la concurrence GB-UE, peut-être pour obtenir le meilleur des deux. Que les anglais ne se plaignent pas: ils vont sans doute subir à leur tour, ce qu'ils ont fait subir à l'UE! Celui qui vit par l'épée...
  19. Les australiens semblent observer la chose avec une certaine commisération : Et comme ce matin les ministres des 6 pays fondateurs ont déclaré vouloir que le départ se fasse vite, cela ne va pas redorer le blason anglais... EDIT: J'ai déjà évoqué une solution: A quand des reportages sur les drames de l'émigration de la jeunesse anglaise??
  20. Pour moi, le retour au franc posera surtout le problème de l'endettement futur. Je doute de l'enthousiasme des préteurs qui auront fait les frais d'une décision unilatérale de la France. Comme disent les anglais "Screw me one, shame in you. Screw me twice, shame on me" Alors bien sûr, on peut en revenir aux seuls investisseurs nationaux, pour notre endettement, ainsi qu'à une banque centrale prenant ses ordres du gouvernement. C'est marrant, j'ai l'age d'avoir connu une époque qui remplissait ces critères: les 70's. Bizarrement, pas vraiment la période économiquement la plus triomphale de la France. Comme quoi les solutions prônées ne constituent pas une martingale assurant de gagner à coup sûr C'est bizarre, car je croyais que Londres se trouvait plutôt en conflit avec la Cour européenne des droits de l'homme (https://fr.wikipedia.org/wiki/Cour_européenne_des_droits_de_l'homme ): Et cette Cour n'a rien à voir avec l'UE. Elle possède d'ailleurs bien plus de membres (47, dont la Russie, la Turquie... et la Grande Bretagne, malgré ses déclarations de 2013 ) Est-ce que quelqu'un aurait des précisions sur les fameuses critiques vis-à-vis de la Cour de Justice de l'UE ? Sinon, pour en rester au sujet: On peut se demander si la chancelière s'adressait à l'Angleterre, ou aux pays fondateurs, mais le ministre allemand des affaires étrangères a pris officiellement position en faveur d'un départ rapide. Difficile de croire qu'il l'ai fait sans l'accord de Mme Merkel. Peut-être un petit jeu du bon et du mauvais flic, comme lors de la crise grecque avec W. Schaüble?
  21. Je te trouve bien sévère. Pour moi, elle a marqué le coup, tout en évitant d'insulter l'avenir Elle conserve plusieurs fers au feu, en attendant de voir quelle tournure le départ de l'UE va prendre. Actuellement, elle peut jouer sur du velours en attribuant tous les ennuis à venir à la décision -anglaise- de quitter l'UE. Et le spectre des récriminations pourrait s'étendre de la fin de la PAC pour les agriculteurs écossais au départ des investisseurs, fuyant une GB désormais moins attractive. Si jamais les choses ne se passent pas si mal, la période d'incertitude lui donnerait quand même une fenêtre d'opportunité pour négocier avec le futur 1er ministre et obtenir des concessions supplémentaires.
  22. Ironique: En souvenir de 1940, je me déclare favorable à l'accueil de tous ces réfugiés quittant un pays en déroute
  23. Les négociations GB-UE, alors que Fr et RFA entrent en période électorale, s´annoncent gratinées également Concernant les pertes sur les marchés, je pense que l'Angleterre va déguster aussi, côté devise: c'est un plus petit morceau que l'Euro, donc plus facile à croquer pour les spéculateurs. Pour la frontière, je fais partie de ceux qui prônent qu'on arrête d'agir comme leurs sous-traitants en matière d'immigration. Quand au pouvoir de Merkel... Je dirais que c'est quitte ou double. Soit Berlin se rend compte du danger et se (re)met à coopérer avec Paris pour essayer de relancer les choses, à commencer par la coopération et la démocratie des institutions. Soit la chancelière se bute et campe sur ses positions. Et dans ce cas, le vote de cette semaine ne constituerait que le premier d'une série ...
  24. (...) Musk veut (...) un géant des énergies propres. Mardi 21 juin, le (...) patron de Tesla a lancé une offre (...) sur SolarCity. Le constructeur de voitures (...) propose (...) 2,8 milliards de dollars (...) pour (...) le fabricant de panneaux solaires, dont M. Musk est le premier actionnaire et le président du Conseil d’administration. Objectif : devenir « la seule compagnie (...) offrant une solution d’énergie propre de bout en bout ». (...) L’opération, (...) par échange d’actions, offrira une prime comprise entre 21 % et 30 % aux actionnaires de SolarCity. Ces derniers devront (...) se prononcer. Les actionnaires de Tesla seront également consultés. Pour éviter tout conflit d’intérêt, M. Musk, qui possède 21 % du capital de Tesla et 22 % du capital de SolarCity, ne prendra pas part à ces votes. (...) En attendant, cette annonce ne satisfait pas les investisseurs (...), l’action de Tesla chutait de plus de 12 %. Le groupe automobile pourrait (...) acquérir une entreprise (...) déficitaire. L’an passé, ses pertes ont plus que doublé pour atteindre 769 millions de dollars. (...) soit davantage que le chiffre d’affaires de 400 millions généré sur la même période. SolarCity a été fondé en 2006 par les (...) cousins de M. Musk. La société commercialise des panneaux solaires à installer sur le toit (...) afin d’alimenter sa consommation (...). Sa croissance a été tirée par les crédits d’impôts qui pourraient bientôt s’arrêter. Et si elle détient environ un tiers du marché, la société ne parvient pas à tenir ses objectifs (...). En Bourse, son action a donc été (...)sanctionnée: -58 % (...) Le rachat de SolarCity s’intégrerait dans la stratégie de M. Musk, qui considère que Tesla (...) est (...) une société (...)dont la vocation est d’innover dans le domaine de l’énergie. L’an passé, elle a ainsi diversifié ses activités en lançant Tesla Energy, une gamme de batteries (...). Le produit grand public, la PowerWall, s’installe facilement sur un mur. Il est commercialisé à partir de 3 000 dollars. L’entrepreneur (...) souhaite intégrer les panneaux solaires (...) à cette offre. « Tesla aura trois catégories de produits, explique-t-il. (...). » Selon M. Musk, ce rachat permettra de convertir de nouveaux consommateurs à l’énergie solaire. « La plupart de nos clients sont intéressés par le solaire », assure-t-il. Cette annonce intervient à un moment déterminant pour Tesla. (...). La société, qui ne prévoit pas d’être rentable avant 2020, a dû procéder en mai à une augmentation de capital (...). Le rachat de SolarCity « ne crée pas de risque additionnel », veut croire son patron. http://siliconvalley.blog.lemonde.fr/2016/06/22/tesla-veut-racheter-le-fabricant-de-panneaux-solaires-solarcity/ Parmi les critiques relevant de l'économie, on trouve les difficultés de l'encadrement de Tesla Motors à ajouter une nouvelle activité à leur société, alors qu'ils doivent déjà aborder des points cruciaux. ( plus d'infos sur http://www.forbes.com/sites/chuckjones/2016/06/22/teslas-reasons-for-buying-solarcity-seem-tenuous/#4940a9512fb5 ) Je ne cache pas mon agacement vis-à-vis des déclarations d'Elon Musk, mais je verrais un intérêt à doter de panneaux solaires, les voitures électriques de Tesla. Par contre, la double casquette de premier actionnaire des deux groupes me semble poser un problème de déontologie.
  25. Tout arrive: Turkey and Israel will this weekend announce a deal on normalizing ties, ending a years-long diplomatic crisis (...) , a report said Tuesday. (...) The Hurriyet daily said the two sides would make the announcement (...) on June 26 after intensive diplomacy resulted in a compromise agreement on the partial lifting of Israel’s blockade on the Gaza Strip. (...) Two of Turkey’s key conditions for normalization — an apology and compensation for the raid — were largely met, leaving its third demand, that Israel lift its blockade on the Hamas-run Gaza Strip, (...) Under the reported terms of the deal, Israel will allow the completion of a hospital in Gaza, as well as the construction of a new power station and a seawater desalination plant for drinking water. (...) Meanwhile, Turkey will send aid to Gaza via the Israeli port of Ashdod rather than sending it directly to the Palestinian enclave, the paper said. (...) Analysts have said Turkey may pursue a more conciliatory foreign policy following the departure of former prime minister Ahmet Davutoglu, who spearheaded an aggressive and interventionist strategy. (...) His successor Binali Yildirim last week said he wanted no permanent tensions with Black Sea and Mediterranean neighbors after serious ruptures not just with Israel but also with Egypt and Russia. (...) http://www.timesofisrael.com/turkey-israel-said-to-agree-on-normalization-deal/ Prochaine étape: Poutine- Erdogan, amis pour la vie ?