Desty-N

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Everything posted by Desty-N

  1. Un accident grave sur un navire de la marine nationale Quatre marins ont été blessés dans le crash d’un hélicoptère sur le BPC Dixmude. https://www.lemonde.fr/international/article/2018/10/18/un-accident-grave-sur-un-navire-de-la-marine-nationale_5371531_3210.html
  2. Je vais me répéter, mais vu l'intitulé du sujet, l'immigration interne et externe dans l'Union, c'est H.S. La GB se débrouille très bien toute seule pour faire venir des travailleurs sous qualifiés. Elle n'a pas besoin de l'UE ou du Brexit pour faire évoluer sa politique sur le sujet. Ensuite, la question de la politique menée par Bruxelles vis-à-vis des migrants, c'est un vrai problème, mais je pense qu'on devrait plutôt le traiter dans un autre sujet du forum. Par exemple [Union Européenne] nos projets, son futur ( http://www.air-defense.net/forum/topic/6986-union-europ%C3%A9enne-nos-projets-son-futur/ ) Quitte à faire un HS, je voudrais quand même rappeler que ce type de décision de la Commission est validée par nos dirigeants, comme ce sera le cas demain à Strasbourg : https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/09/19/migration-et-brexit-au-menu-du-sommet-europeen-de-salzbourg_5357103_3214.html Et que même un pays membre de Schengen, peut prendre des décisions unilatérales, comme quand Angela-Merkel-conscience-de-l'Europe a décidé d'accueillir un million de Syriens. Les institutions européennes ont bon dos ...
  3. Proxima-B, l'exoplanète la plus proche de notre système solaire, n'en finit pas de nous étonner. Elle serait "hautement habitable" : Bon sur ce coup là, je vais m'envoyer des fleurs et m'auto-citer (ça date de juin dernier) : Si ça se trouve, la NASA vient consulter le forum pour nous piquer nos idées Plus sérieusement, il doit y avoir quelques bémols à cette simulation. Le premier qui me vient à l'esprit, concerne certains effets des radiations émises par la naine rouge. Elles risquent de décomposer les molécules d'eau contenues dans l'atmosphère, en atomes d'oxygène et d'hydrogène. Ces derniers très légers, échappent bien plus facilement à l’attraction planétaire. Cela pourrait conduire à un assèchement progressif de la planète (dissociation photochimique) Bien sûr mère nature est pleine de ressources et on peut imaginer des solutions. En l’occurrence, un champ magnétique jouant un rôle protecteur, comme sur terre. Mais ça nous amène à un nouveau domaine de recherche à défricher : les magnétosphères hors du système solaire. Cela ne me semble pas impossible à étudier. Actuellement, on détermine les compositions d'atmosphères planétaires, en mesurant les changements du spectre de la lumière de l'étoile quand le corps céleste plus petit passe devant. On doit pouvoir de même mesurer le changement de polarisation de la lumière céleste quand une planète s'interpose. Ce serait peut être même plus facile puisqu'une magnétosphère planétaire possède souvent une taille bien plus grande que l'objet qui la cause (celle de Jupiter s'étend jusqu'à l'orbite de Saturne). Cela pourrait même permettre de comprendre pourquoi tous les corps telluriques ne disposent pas d'un tel champ : Vénus en est dépourvue. Actuellement, on en attribue la cause à se rotation très lente (un jour sur Vénus dure 116 jours terrestres). Cela implique un très faible effet dynamo ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Dynamo_terrestre ) mais aussi peu de convection, donc pas de séparation des différents éléments du magma, ce qui empêche la concentration des éléments métalliques. Encore une fois, même si cela rajoute une difficulté supplémentaire, les naines rouges s'avèrent tellement nombreuses, qu'on peut espérer rencontrer des raretés statistiques abritant des conditions favorables.
  4. La libre circulation des personnes dépend dans beaucoup de pays européens des accords de Schengen. Beaucoup, mais pas tous. Parmi les exceptions, il y a … la Grande-Bretagne! Sur ce coup-là, l’UE a bon dos. J’aurais plutôt tendance à jeter la pierre aux politiques libérales de Diwning Street depuis 40 ans, et au lobby patronal britannique La Norvège, c’est bien ce pays qui applique les normes européennes, et finance les programmes de l’UE? Le tout sans avoir son mot à dire sur l’établissement des règles, ni sur la répartition des fonds … Et on peut rajouter qu’Oslo participe à Schengen, Europol et Eurojust. La Suisse, se trouve dans une situation assez proche, non? J’ai pris les exemples les plus faciles, mais @Boule75 a déjà développé à plusieurs reprises les arguments concernant les autres cas (Singapour : paradis fiscal; Japon, Corée du Sud, Canada : dépendance importante aux USA) Je vais radoter, mais non, la volonté souverainiste ne suffit pas, les négociateurs britanniques le découvrent actuellement. L’UE a des qualités et des défauts. J’estime personnellement que les premières l’emportent sur les second : face aux USA de Trump, ou à la Chine de Xi, il vaut mieux peser 15% de 450 millions que 100% de 60 millions. La taille ça compte! (Désolé, c’est l’ambiance de discussion virile . Ok, je ===>)
  5. C'est bizarre, ça me semble aussi crédible que l'annonce du 10 août : Ou encore la rumeur qui circulait voici quelques mois comme quoi Dublin préférerait quittait l'UE pour conserver ses liens étroits avec le RU. Bref , tout ça sent le story telling ou comme dirait notre président américain favori la fake news.
  6. Il y a très peu d’éléments sur la bombe nazie dans cette vidéo. Et j’avoue que certains points me laissent sceptique :
  7. Excusez-moi, mais je souhaite rappeler deux-trois points: les britanniques ont choisi de donner une importance prépondérante à la finance et aux banques dans leur économie. Cela doit remonter a minima aux mesures de dérégulation de Margareth Thatcher, il y a une bonne trentaine d'années. Aucun des successeurs de la dame de fer n'est vraiment revenu sur ses décisions. J'ai même plutôt l'impression que certains en ont rajouté. il n'y a pas que la finance et les banques qui n'approuvent pas le Brexit. Des constructeurs automobiles comme BMW ou Renault-Nissan ont également exprimé leur inquiétude. Je crois qu'il en va de même pour des industriels comme Dyson. De manière plus générale, les associations représentant le patronat britannique ont donné leur opinion et le Brexit n'apparait pas comme très enthousiasmant. Je dirais donc que c'est en effet (très) difficile de faire quelque chose comme plier l'économie à sa volonté, mais ce n'est pas impossible. Je vais me répéter, mais il ne faut pas confondre "pouvoir de la volonté" et "pensée magique". Tout l'art du politique consiste pour lui à rendre possible ce qu'il juge nécessaire d'après le Cardinal de Richelieu. Il semble qu'Outre-Manche, on manque d'artiste, ou même d'artisans compétents... les politiciens partisans du Brexit, n'ont en effet pas vraiment fait preuve d'une grande habileté jusqu'ici. David Davis, aurait passé en tout et pour tout 4 heures à négocier depuis le début de l'année 2018. @Chronos et @Tancrède ont aussi expliqué le manque de compétences techniques qui se faisait ressentir: En 2016, après le référendum, ces lacunes ont dû commencer à apparaître. Il était sans doute encore possible d'entreprendre d'y remédier, à condition d'y mettre les moyens: les cabinets de chasseur de tête auraient pu démarcher les profils intéressants, d'autant plus intéressés si on leur promettait une rémunération substantielle. Mais apparemment, rien n'a été fait, et Londres s'est réveillée voici quelques mois ... La volonté ne suffit pas, il faut aussi de l'habileté et le sens des réalités. Sans cela, on s'expose à de graves déceptions ... Ou alors on estime que la méthode de Trump est la seule qui vaille. Mais du point de vue de l'efficacité, il faut reconnaître que Poutine a rencontré bien plus de succès, sans pour autant atteindre la toute puissance
  8. Pour que l'UE fasse preuve "d'un peu de flexibilité", encore faudrait-il que le pays demandeur aie quelque chose à offrir, et fasse preuve de son coté "d'un peu de ... bonne fois". Mais hasard du calendrier, Londres se trouve en ce moment dans le collimateur de la commission et des collègues de @pascal : Si je me souviens bien, j'avais appris par ailleurs, que les britanniques ne faisaient pas beaucoup d'efforts pour remédier au problème. Leur activité commerciale semblait les préoccuper plus que le manque à gagner fiscal pour les autres membres de l'UE. Et voilà que les anglais veulent obtenir un dispositif qui les avantagerait encre plus. Je crains que, s'ils veulent avoir une chance de réussir, ils ne doivent offrir des garanties valables et solides. A moins qu'une fois encore, le manque de professionnels compétents ne les amène à confondre "pouvoir de la volonté" et "pensée magique". Tout l'art du politique consiste pour lui à rendre possible ce qu'il juge nécessaire d'après le Cardinal de Richelieu. Il semble qu'Outre-Manche, on manque d'artiste, ou même d'artisans compétents....
  9. Suite au séminaire de vendredi, Theresa May a réussi, pour l'instant, à ce que tous les membres de son gouvernement tombent d'accord sur une position commune : Avec tout ce qui a été dit dans ce fil sur les pertes de compétence britanniques, j'en viens à m'interroger sur la part de bluff dans les déclarations. Si ça se trouve, Londres croit vraiment avoir une chance d'obtenir ce qu'elle réclame. Mais au final, la GB s'oriente de plus en plus vers un statut à la Norvégienne : adhésion de facto à l'Espace Economique Européen, libre circulation des marchandises, des capitaux et des personnes. Par contre, pas d'accord global pour la pêche, la Politique agricole commune, ou la mise en place de la monnaie unique : https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Supranational_European_Bodies-fr.svg De plus, il y a une contribution financière, une application de décisions de justice supra-nationales, l'adoption d'une partie des lois de l'Union Européenne, avec peu d'influence sur le processus de prise de décisions à Bruxelles. Tout ça, pour ça... En même temps, quand on voit comment Trump mène ses négociations commerciales, on comprend que le RU préfère ne pas se retrouver an tête-à-tête avec Washington. Par ailleurs ce n'est pas la première fois qu'on mentionne la différence entre marchandise et services. Merkel l'avait aussi évoquée face à Trump. Est-ce que quelqu'un aurait plus d'éléments sur le sujet?
  10. Un exemple parfait du choc des principes GB/UE : Londres compare sa future situation à celle de la Norvège ... sauf que l'UE a passé avec ce pays, ainsi que l'Islande et les Îles Féroé des «accords nordiques», qui impliquent la gestion conjointe des stocks partagés (https://ec.europa.eu/fisheries/cfp/international/agreements_fr ) et permettent l'accès aux zones économiques exclusives maritimes. Là les anglais donnent l'impression de vouloir appliquer le vieil adage "tout ce qui est à moi, est à moi, tout ce qui est à vous se discute". Sauf que même si les britanniques peuvent pécher deux fois plus de poisson, ça leur fera une belle jambe s'ils ne peuvent pas le vendre. En plus, il s'agit d'une marchandise fragile qui supporte mal le transport sur une longue distance et voit sa valeur diminuer de manière quasi exponentielle avec le temps qui s'écoule entre la pêche et la vente. Encore un bel échantillon de ce qu'il advient lors du choc frontal entre le droit à la liberté souveraine d'un état et les devoirs que lui impose sa cohabitation avec des voisins tout aussi souverains que lui...
  11. Une catapulte pour mettre les satellites en orbite : Grosso modo ça reviendrait à remplacer le premier étage de la fusée par une infrastructure au sol, là où SpaceX se sert d'un matériel réutilisable? Sur le papier, pourquoi pas, mais je serais curieux de savoir à quelle altitude ils installent leur centrifugeuse? Parce que une vitesse hypersonique avec la densité de l'air qu'on trouve au niveau de la mer, non seulement le véhicule va très fortement chauffer, mais les frottements vont très vite diminuer sa vitesse ... EDIT : une video youtube assez complète sur le sujet
  12. Tu ne crois pas que tu passes pas un peu vite d'un extrême à l'autre? Lame explique bien la situation à la page 17 du sujet sur la guerre économique : La diplomatie vise à permettre d'atteindre ses objectifs quitte à prendre des chemins détournés. Ici, l'UE trouve le moyen de montrer qu'elle ne se laisse pas malmener sans rien dire par le président américain, tout en mettant une pression discrète sur le gouvernement chinois, qui réagit en lâchant un peu de lest sans entacher son image. Pas mal comme résultat. Croire que pour obtenir quelque chose, il suffit de taper du point sur la table, de ruer dans les brancards et de vociférer ... c'est donner raison au comportement de Trump
  13. Je dirais plutôt que notre pays disposera de nouvelles opportunités. Mais dans ce cas, il y aurait aussi de sacrés obstacles: d'abord parce que des tas de pays de l'UE, s'appuient sur les USA, via l'OTAN, depuis plus de 50 ans, et au moins trois générations d'hommes politiques. Pour beaucoup cette alliance constitue une évidence et un état de fait. Devoir remettre en cause ce genre de certitudes, s'apparentera au sept étapes du deuil : choc, déni, colère/ marchandage, tristesse, résignation, acceptation, reconstruction. L'hypothèse a été évoqué vers la page 218 du sujet sur la composante air belge, et on a déjà quelques beaux exemples des trois premières étapes : Une hypothétique reconstruction, potentiellement autour de la France, constituerait la 7 ème étape qui nécessiterait du temps avant qu'on puisse l'envisager. ensuite parce que la France a un passé et une histoire qui s'étendent sur des siècles, et donc un actif mais aussi un passif, vis-à-vis des pays de l'Europe. Et on nous soupçonnera inéluctablement, à tort ou à raison, de vouloir imposer notre domination. Cela ne m'étonnerait même pas qu'on invoque Napoléon (qui n'aurait surement pas connu une aussi brillante carrière, si les voisins de la France révolutionnaire n'avait pas voulu nous envahir, mais c'est une autre histoire). On m'expliquera que les USA aussi imposent une forme de domination, mais ils sont loin, de l'autre coté de l'Atlantique. Nous, nous sommes à coté, au maximum à quelques centaines de kilomètres. En optique, un gros objet très éloigné peut paraître moins grand qu'un petit objet tout proche, c'est une question de perspective. On se retrouve avec la même logique : une nation d'une puissance un peu plus que moyenne mais proche peut apparaître plus dangereuse qu'une très grosse puissance séparée de nous par un océan enfin parce que au delà de l'UE, mais en Europe, il y a un autre pays qui, si les USA quittent l'OTAN, disposerait de nouvelles opportunités: c'est la Russie. Et qu'on l'aime ou pas, on ne peut dénier à Poutine son habileté et sa détermination. Certes, j'imagine difficilement les chars de Moscou déferler vers le Rhin. Mais quelques manœuvres massives proche d'une frontières, couplées avec quelques références pas trop subtiles au sort de la Crimée, pourraient très bien aboutir à une finlandisation des républiques baltes. Pour commencer En fait, plus je réfléchis, plus je me dis qu'il y aurait matière à créer un nouveau sujet sur le forum. Trump a menacé de quitter l'OTAN, et il a prouvé qu'il était capable de beaucoup de choses. On est passés du quasi impossible au très improbable. Comme pour le Brexit, il serait sans doute intéressant qu'on dispose d'un fil de discussion dédié au cas où l'impensable se produirait. EDIT: oui, je sais, j’ai qualifié la France de « puissance un peu plus que moyenne » Pardon, je ferai pénitence
  14. +1. La Chine est depuis quelques années la 2ème économie mondiale. Et elle a déjà prouvé qu'elle savait tracer des lignes rouges à ne pas dépasser (ex : ventes d'armes à Taiwan). C'est une chose de se trouver en désaccord avec elle, mais si on peut le faire d'une manière pas trop provocatrice, autant saisir l'occasion. En fait les américains pourraient tenir eux le même raisonnement : " le timing me parait très curieux. J'ai plus l'impression qu'il s'agit d'une stratégie pour ne pas froisser Xi Ji-Ping ou les princes rouges "
  15. Pour qu'on accepte de mourir pour des pays européens, il faut qu'on soit convaincus que la réciproque est vraie. Cela implique des garanties et une démarche de coopération qui dure un certain temps, afin de commencer à établir une relation de confiance. Bienvenu dans le merveilleux monde des alliances et de la diplomatie Je pense qu'une demi-douzaine de Rafales installés sur une base polonaise assez sécurisée pour y stocker des têtes nucléaires, ferait aussi l'affaire . Mais il faudrait que Poutine soit convaincu qu'en cas de besoin, on hésiterait pas à s'en servir. Et pour le moment, à Varsovie, on a un gouvernement eurosceptique, nationaliste, plus focalisé sur le conservatisme moral que sur les droits de l'homme. Certes, on a vu avec la Turquie, dès les années 1960, que ce genre de "détails" ne constituent pas obligatoirement des obstacles. Mais la Pologne s'intéresse aux F-35, a acheté des F-16 et dénoncé un contrat d'hélicoptère avec Airbus. Cela ne plaide pas vraiment en leur faveur. Bref si Trump mettait à exécution sa menace de sortir de l'Otan, beaucoup de pays verraient leur monde s'écrouler (il suffit de voir le très beau début d'affolement chez le danois dirigeant l'Otan) Il ne resterait alors qu'un membre du traité de l'Atlantique Nord disposant d'une force nucléaire indépendante (les SNLE britanniques ne peuvent pas lancer grand chose hors du contrôle américain) Et cela donnerait à Paris d'énormes opportunités diplomatiques, de la Bulgarie à la Norvège. A la Russie aussi, d'ailleurs, mais on en est pas là. En 2019, je me contenterais volontiers de la nomination à la présidence de la Commission Européenne d'une personnalité europhile, volontaire, et charismatique. Si en plus, on réussissait à lancer concrètement la convergence fiscale, ce serait la cerise sur le gâteau.
  16. Je n'ai pas non plus d'illusion. C'est bien pour ça que j'évoque une diminution et non une disparition. Mais je persiste à croie que seuls nos meilleurs ennemis possédent ce subtil dosage de culot flegme britannique, de poids économique et d'habileté diplomatique. De plus, le Brexit a engagé Londres sur une pente descendante, avec une certaine perte d'influence à la clé. Je ne doute pas qu'à l'est de l'UE on trouve plus d'un gouvernement eurosceptique, mais je suis plus réservé sur leur pouvoir de nuisance. Ils reçoivent encore beaucoup de fonds de la Commission, et cette dernière entend désormais lier leur attribution au respect de certaines normes démocratiques. Il y a donc matière à une négociation où ils ne se trouvent pas nécessairement en position de force. Accessoirement, le groupe de Visegrád & cie s'est aussi beaucoup appuyé sur l'Otan et les USA. Si Trump continue sur sa lancée, on ne peut pas exclure que, dans un an, la Pologne ou la Hongrie se sente neeeeeeeeettement plus isolée, face à une Russie, dont le dirigeant ne rechigne pas au rapport de force. Dans ces conditions, on pourra toujours rappeler aux eurosceptiques qu'il serait bon de ne pas se mettre à dos des pays qui pourraient l'épauler. Surtout quand l'un d'entre eux est une puissance nucléaire hexagonale. Une bonne réserve de champignons fluorescents constitue un très bon égalisateur de niveau ... mais pour qu'on aide un pays, il vaut mieux qu'il évite de nous compliquer la vie, non?
  17. Il y aura au moins un point positif: ça se passera après mars 2019, le Brexit sera effectif. Donc Londres verra son pouvoir d’ingérence et de nuisance considérablement diminué! (Oui, j’en veux encore à J. Major d’avoir mis son veto à la candidature du premier ministre ministre, il y a une vingtaine d’annees)
  18. A l'origine, la convention de Schengen relevait d'une initiative franco-allemande, puis d'autre pays ont suivi. Italie, Autriche, Grèce en 1997. Danemark, Finlande, Islande, Norvège Suède en 2001. Estonie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République tchèque, Slovaquie, Hongrie, Slovénie et Malte en 2007. Et même depuis le Suisse et le Liechtenstein. On doit sans doute cela à un mélange d'attractivité et de pressions diplomatiques. Pour revenir à la convergence fiscale et à l'intérêt pour l'Irlande, en ce moment Dublin s'intéresse avant tout au Brexit et aux conséquences pour l'Irlande du Nord. On peut très bien imaginer que la France et l'Allemagne affichent plus ou moins de bonne volonté dans de domaine en fonction de l'attitude Dublin. Après tout, pour Paris et Berlin, qu'est-ce que ça changerait si c'était toute le Royaume-Uni et pas seulement l'Irlande du Nord qui restait dans l'Union Douanière? Il ne s'agit que d'un exemple directement sorti de l'actualité, mais il montre bien que les deux plus grands pays de l'UE agissant ensemble disposent de moyens d'incitation non négligeables. Bien sûr les grosses nations comme l'Angleterre peuvent de facto n'en faire qu'à leur tête. Mais le Brexit montre vite les limites de cette attitude. Et il ne faut pas oublier que chaque pays gardera la maîtrise de son taux de taxation. On pourrait même considérer que ça favorisera une concurrence libre et non faussée au sein de l'UE! Les domaines d'actions cités semblent asses consensuels : catastrophe naturelle, évacuation de ressortissant, lutte contre une attaque terroriste... On ne parle pas d'une intervention armée pour sauver un gouvernement d'une guérilla qui marche sur sa capitale. Ça semble relever de la même logique que le mécanisme européen de sécurité civile (https://www.interieur.gouv.fr/Actualites/L-actu-du-Ministere/Le-mecanisme-europeen-de-securite-civile et https://fr.wikipedia.org/wiki/Mécanisme_européen_de_protection_civile ) Le genre de dispositif qui ne fait pas trop parler de lui mais qui sert régulièrement et que personne ne critique . Enfin, ça va peut-être changer maintenant que je l'ai mentionné sur ce forum
  19. En plus Harley Davidson a son siège dans le Milwaukee, l'état de Paul Ryan le président de la Chambre des Représentants. Pas sûr que ça améliore les rapports entre la Maison-Blanche et le Congrès ...
  20. Pour les deux ans du référendum, Le Monde fait un bilan. Le titre est explicite : Brexit : deux ans de reculades britanniques. On y trouve quelques perles comme l'augmentation des impôts au RU pour financer le NHS, alors que le Brexit devait permettre de récupérer l'argent à la commission. Ou encore l'étude indiquant que le Brexit fait perdre 300 millions de livres par semaine à l’Etat britannique. EDIT : j'ai failli oublier la simulation britannique qui, en cas de BREXIT sans accord, prévoit des pénurie alimentaire et de carburant, ainsi que le blocage du port de Douvres: A ce rythme là, la prochaine fois que les anglais nous ressortiront la capitulation de 1940, on pourra leur répondre avec le BREXIT voté en 2016
  21. Parmi les mesures de rétorsion, il y en a une purement financière: si Pékin commence à vendre une partie de son stock de bons du trésors US, où se contente juste de ne plus participer aux prochains emprunts, ça finira par obliger la Fed Bank à réagir, à augmenter ses taux, pour rendre les bons plus attractifs, ce qui renchérira le crédit, avec un impact non négligeable sur l'économie américiane ... Çà me rappelle Le printemps russe un livre de SF de Norman Spinrad où je crois me souvenir que les USA décident un jour tout bonnement de plus rembourser leur dette extétieure. Pour adoucir les effets de la banqueroute, ils saisissent les biens étrangers présents sur leur territoire. Il y a quelques mois encore, j'aurais pensé que ça resterait de la fiction. Mais Trump ose tout (c'est même à ça qu'on le reconnait, comme dirait Audiard ) Si l'Europe porte plainte simultanément contre les chinois et les américains, ça indique plutôt une égalité de traitement qui ne laisse pas présager de vassalités envers les USA.
  22. Un point qui semble être passé un peu sous les radars : D'après ce que j'en ai compris, une assiette commune rendrait l'optimisation fiscale via la pratique des prix de transfert bien plus compliquée pour les entreprises. Cela me fait penser à la démarche de Schengen, d'abord une initiative franco-allemande, qui finirait par agréger progressivement d'autres pays de l'UE. Pour essayer de désamorcer dès maintenant la polémique, oui une harmonisation fiscale constituerait une perte de souveraineté nationale. Sauf que l'optimisation fiscale des grandes entreprises constitue déjà un pied de nez à notre souveraineté . En nous mettant d'accord avec la RFA, et à terme avec d'autres membres de l'UE, on gagnerait en poids dans la négociation ce qu'on perdrait en liberté d'action. De plus, chaque pays garderait la possibilité de fixer le taux de taxation. Impossible de savoir avec certitude ce que la concurrence dans ce domaine entraînerait. Accessoirement, les anglais se sont toujours opposés farouchement à la convergence fiscale. Une preuve supplémentaire de leur perte d'influence liée au Brexit?
  23. «Star Wars»: Tous les spin-offs mis en stand-by après l'échec de «Solo» https://www.20minutes.fr/arts-stars/cinema/2294015-20180621-star-wars-tous-spin-offs-mis-stand-by-apres-echec-solo Ça commence à sentir le roussi pour Kathleen K. C'est vraiment dommage. D'abord parce que moi, j'ai bien aimé Solo. D'autre part Disney avait montré avec Pixar et Marvel qu'il savait racheter une entreprise puis la développer sans en altérer la quintessence. Mais ces deux sociétés possédaient chacune un patron à la fois bon producteur de cinéma et passionné par son sujet. Les "errements tactiles" de John Lasseter ne divent pas faire oublier sa profonde connaissance du cinéma d'animation. Quand Steve Jobs possédait Pixar, il a su le convaincre d'y investir des millions, et feu le fondateur d'Apple ne passait pas pour un interlocuteur facile. En ce qui concerne Marvel, la légende veut que Kevin Feige aie déclaré qu'il préférait posséder des planches originales de Jack Kirby, plutôt que des toiles de maître. Par contre, pour LucasFilm, je ne suis vraiment pas sûr que Kathleen Kennedy soit une Geek amoureuse de SW ... Pour remédier à tout ça, ils pourraient peut-être envisager un voyage dans le temps et une reboot à base d'univers parallèle? Ça tombe bien J.J Abrams est un spécialiste ...
  24. Si on en croit le Guardian de mercredi, aucun progrès au sommet européen de juin, en particulier sur l'Irlande du Nord. Bien sûr, il faut faire la part de la communication médiatique, et cela fait peut-être partie de stratégies de négociation, mais les semaines passent et on ne constate pas d'avancées...
  25. Je n'ai jamais dit le contraire : Si la crise de 2018 est bien la plus grave depuis celle de 1976, cela implique cette dernière est encore plus grave. Par contre, à l'époque, H. Kohl n'était pas chancelier. Et donc les tensions CDU -CSU avaient peu voire pas d'impact sur le gouvernement de l'Allemagne et sur la politique étrangère de ce pays, tout particulièrement en ce qui concerne l'Europe et l'accueil des immigrés. Pour en finir - momentanément - avec le sujet : L'histoire des petits jeunes aux dents longues qui veulent virer les anciens au pouvoir est un classique. Mais l'histoire nous apprend qu'en politique, il n'est pas rare que les vieux roublards tirent leur épingle du jeu. Et la chancelière a montré tout au long de sa carrière une certaine capacité à éliminer la concurrence au sein de son propre parti. Sinon, il semblerait que Trump aie encore fait preuve d'élégance au G7 : Y a pas à dire, ça c'est la classe