Desty-N

Members
  • Content Count

    785
  • Joined

  • Last visited

Everything posted by Desty-N

  1. Il y a un peu de nouveau: Il semble qu'un des intérêts consiste à utiliser un F-15 classique et non un avion dédié. La DARPA souhaiterait que le lanceur communique avec l'avion en utilisant les mêmes protocoles que les armes, sur le modèle du plug & play. Avantage, pas de matériel dédié, peu (??) de formation pour les pilotes, donc baisse des coûts. Par contre je m'interroge sur la dualité de l'outil. Fusée pour satellites et missiles intercontinentaux partagent les mêmes technologies. Mais on évoque une charge utile de 100 livres (45kg), ce qui semble peu pour la remplacer par une bombe menaçante.
  2. Ce n'est pas toi qui estimait que les USA exerceraient la pression nécessaire pour qu'un accord soit trouvé? Bizarrement le FMI, institution basée à Washington et voulue par les USA ne semble pas coopératif. On peut aussi imaginer que la Grèce se retrouve hors de l'Euro/UE, et voie son économie se dégrader encore plus vite qu'elle ne le fait actuellement. Auquel cas les europhiles disposeraient d'un cas d'école pour montrer que les eurosceptiques de tout poil de prônent des solutions irréalistes voire catastrophiques. Personnellement, j'éprouve un sentiment bizarre à la lecture des compte-rendus: Au final, au lieu de baisser les pensions des retraités, on va finir par augmenter leurs impôts. Tsipras fait peut-être de la politique, mais il y entre beaucoup de politique politicienne. On a l'impression, aujourd'hui, qu'une fois tombés d'accord sur les objectifs budgétaires , le gouvernement d'Athènes en dramatisé et met en scène la mise en oeuvre, pour faire passer la pilule à ses élus et à ses électeurs. Pas un mot sur les engagements de 2012 des créanciers à restructurer la dette. Pas d’enquête parlementaire sur l'aval par Eurostat des comptes publics truqués Tout ça pour ça ...
  3. Je pense que Chaba faisait preuve d'ironie Tu soulignes toi-même que les SNLE russes se trouvent à nouveau en mer. Je ne peux que renvoyer à un de mes posts dans le sujet [uSA] Programmes ABM : Sur ce point là, je ne suis pas sûr qu'un gouvernement américain s'avère prêt à courir le risque. Car les SNLE de Moscou ont la réputation d'emporter quantité d'armes. Et s'ils les tirent à proximité des cotes US, alors même un système anti-missile automatique n'aura pas le temps de réagir. D'ailleurs Washington ne semble pas s'y tromper, puisqu'ils n'ont pas touché aux sonars qui surveillent leurs côtes (systèmes SOSUS) Pour la Corée du Nord, ils n'ont pas de missiles intercontinentaux, mais ils ont mis un satellite en orbite (en 2009). Les technologies sont les mêmes. On peut, comme c'est mon cas, douter de leur capacité, voire de leur volonté à développer ces armes pour attaquer les Etats-Unis. Mais je comprend que Washington cherche à se prémunir d'un adversaire semblant aussi irrationnel. +1 De toute façon, si la Russie veut vraiment nuire aux USA, il existe des tas de moyens plus ou moins vicieux détournés.Par exemple rendre public les méthodes de la NSA: En attendant, il ne faut pas oublier que bien qu'ils roulent des mécaniques, leur économie leur pose des soucis: Et qui dit baisse des richesses, dit baisse des moyens d'action...
  4. Aujourd'hui, je n'exclus pas un défaut de crédit d'Athènes, une dégradation économique proche de l'effondrement pendant l'été puis une négociation aboutissant à un plan draconien ... soumis à un référendum des grecs. Cela permettrait de faire passer la pilule du point de vue politique, mais cela impliquerait sans doute une mise sous tutelle de facto, avec toutes les contraintes et complications déjà évoquées. Les député de Syriza n'ont-ils pas manqué une occasion lors de l’enquête sur la dette? Ils auraient pu en profiter pour demander aux responsable d'Eurostat de s'expliquer, voire citer les politiques européens aux manettes à l'époque (Chirac et Schröder). Tout comme le scandale de corruption de la société des télécommunications OTE , il s'agit de points mineurs, désormais, mais qu'ils pouvaient exploiter pour grappiller des marges de manœuvres face à leurs interlocuteurs. Dans une négociation aussi difficile, il n'y a plus de petits atouts.
  5. J'ai fini par trouver une source pour illustrer mes propos, et israélienne de surcroît: Si la progression démographique des ultra-orthodoxes continue à ce rythme, je vois mal comment le gouvernement de Tel-Aviv échappera à une crise budgétaire, à l'horizon 2040. Je m'étonne qu'il n'y aie pas de polémiques à ce sujet, y compris au sein des haredim? Après tout, des personnalités importantes de l'histoire religieuses juive, ont mené de front recherches spirituelles et activités profanes pour subsister. Maïmonide était médecin, et cela ne l'a pas empêché de laisser de laisser une mémorable oeuvre intellectuelle et mystique.
  6. Le rapprochement avec la Russie a tout de même ses limites: On peut sans doute s'attendre à ce que le consensus sur les sanctions fasse partie des points qu'Athènes mettra dans la balance lundi, lors des négociations budgétaires. Mais pour l'instant, je trouve qu'on assiste surtout à une énorme partie de poker. Et Moscou n'a pas toutes les cartes en main: Comme pour la Grèce, considérations techniques et politiques se trouvent intriquées. Mais il faut une habileté redoutable pour subordonner les premières aux secondes. La stratégie de Poutine va s'avérer intéressante...
  7. Porter le problème sur le plan politique ne veut pas dire s'affranchir des problèmes techniques. Pour citer Richelieu "Tout l'art du politique consiste pour lui à rendre possible ce qu'il juge nécessaire". En l'occurrence, les politiques amèneront des facteurs humains et pas seulement comptables, mais cela ne vaut pas dire qu'on s'affranchira de la réalité. Cela me fait penser aux japonais de la 2nde guerre mondiale, qui balayaient les chiffres indiquant la supériorité américaine, en arguant de leur meilleure motivation. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que la Grèce et ses créanciers tombent d'accord sur les objectifs budgétaires: Le problème ne se situe pas au niveau du "quoi", mais du "comment". J'ai fini par trouver des éléments concrets sur le sujet, à savoir les propos tenus par le ministre grec de l'économie à l'occasion de l'Eurogroupe de la mi-juin: Intéressant, prometteur à moyen terme, mais je n'y ai pas vu de proposition concrète à effet rapide, ni d'objectifs chiffrés pour 2016. D'où une impression de flou assez désagréable. Je comprend que les autres ministres n'apprécient pas. Sauf qu'un défaut sur sa dette pourrait bien lui faire perdre l'aide de la BCE, la seule chose qui empêche les banques grecques de fermer. D'ailleurs les citoyens ne s'y trompent pas puisqu'ils pratiquent le bank run tranquille ( http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2015/06/19/les-grecs-inventent-le-bank-run-tranquille,1258418.php ) Un défaut sur la dette constituerait un échec qui coûterait cher à l'Europe, mais Tsipras échouerait à en finir avec l'austérité, alors qu'il s'agit de sa principale promesse de campagne. Et ça aussi c'est un facteur politique. +1 pour l'UE qui a accepté les rapports bidons et pour les prêts à des taux allemands. D'ailleurs je ne comprends toujours pas qu'aucun pays n'aie créé une commission d’enquête, pour demander aux responsables de s'expliquer et mettre à jours les mécanismes de décision. Peut-être parce qu’il s'agit d'un problème non seulement technique mais politique? Comme quoi, nier un problème ne suffit pas toujours à le résoudre, qu'il s'agisse des comptes (comtes?) publics grecs voici 10 ans, ou des blocages actuels. Pour la corruption, je m'étonne qu'Athènes n'exploite pas plus le scandale lié au passage au numérique de la société des télécommunications OTE ? Son ex-dirigeant, Michalis Christoforakos réside désormais en Allemagne, qui a refusé son extradition. Pas plus sensible que l'histoire des réparations de la 2nde GM, et révélateur d'une certaine hypocrisie teutonne, sur laquelle il y aurait aussi beaucoup à dire. Quand au fait que la Grèce ne pourra pas rembourser toutes ses dettes, je crois que plus grand monde ne se fait d'illusion. Mais les créanciers aimeraient qu'Athènes ne se remette pas à en créer de nouvelles trop vite. Le moins que l'on puisse dire, c'est que Syriza ne manifeste guère d'enthousiasme sur ce point ... Au final, c'et Angela et elle seule qui va devoir trancher et assumer. Cela s'annonce intéressant..
  8. Le FT précise-t-il que l'Islande a aussi appliqué des mesures d'austérité? Peut-être même plus drastiques que celles appliquées en Europe. Lâcher l'Euro pour échapper à l'austérité, et se devoir subir encore pire, je ne suis pas sûr que les électeurs grecs, apprécient. Mais comme Alexis l'a expliqué, au final, c'est la chancelière allemande qui va devoir prendre ses responsabilités et trancher entre deux mauvaises options. Cela va s'avérer intéressant à observer...
  9. Soit le bienvenu. Au plaisir de te lire
  10. Desty-N

    Le F-35

    "En même temps qu'y a t-il face a Tsahal qui pourrait contester le F35 dans les airs?" Je ne me plaçais pas seulement dans l'optique du combat aérien. Par exemple quid de l'hypothèse d'un raid de F-35 contre les installations nuclé-aires iraniennes? À priori, il s'agira du domaine de prédilection (!) du pigeon obèse, mais je ne sais pas si une telle idée inquièterait plus Téhéran ou les pilotes israéliens...
  11. Pour coller au sujet de cette page, je me plaçais sans le cas d'une trajectoire balistique courte, qui laisserait peu de temps de réaction à d'hypothé-tiques systèmes américains d'interception. J'ignorais l'existence des sous-marins de type 094, merci pour l'information (c'est grâce à ce genre de decouverte, que je me réjoui de mon inscription sur Air-Def !) Merci également pour les précisions concernant le détroit de Bashi. Je pense qu'il vaudrait mieux déplacer la discussion vers le fil approprié, mais comme j'écris depuis mon téléphone, je ne dispose pas des outils pour transférer les derniers messages. J'estime que les tensions en Mer de Chine ne constituent qu'une facette du problème. Les ports de l'Empire du Milieu ne débouchent pas direc-tement sur l'océan. Du point de vue de Pékin, on peut même estimer faire l'objet d'une politique américaine de containment: bases de l'US Army, tant au Japon qu'en Corée, soutien sans ambi-guïté à Taïwan. De plus, depuis 2008, on assiste à une nouvelle alliance militaire avec les Philippines, sans oublier un spectaculaire rappro-chement avec le Vietnam. Certes ces nations trouveraient sûrement moins d'attrait à l'Oncle Sam, si, par exemple, la situation se calmait dans les Spratleys. Mais, on peut comprendre que les successeurs de Mao se sentent corsetés. Reste à savoir, s'ils adoptent la bonne tactique pour y remédier, ou si, peut-être pour des raisons de politique intérieure, ils adoptent une attitude qui braque de plus en plus leurs voisins?
  12. J'imagine que si un sous-marin chinois tirait ses missiles depuis la limite du plateau continental américain, les engins s'avéreraient impossibles à intercepter. Mais une fois l'agresseur identifié, les USA le rayeraient de la carte. C'est le principe de la dissuasion. Mais encore faudrait-il que le sous-marin réussisse à se positionner. Jusqu'ici Pékin ne brillait pas par la discrétion de ses submersibles. De plus Washington redoute ce genre d'action depuis la guerre froide et a déployé des lignes de sonar pour y remédier (système SOSUS) D'ailleurs ses alliances avec la Corée, le Japon, Taïwan et les Phillipines pourraient même lui permettre de déployer une surveillance continue au plus près des cotes chinoises. Comme on peut le lire souvent sur ce forum, une bonne défense ne repose pas sur une barrière unique et intangible, mais sur plusieurs lignes successives. On peut comprendre que les gradés de l'US Army ne souhaitent pas en dire trop publiquement, mais peut-être en va-t-il différemment lors des auditions à huis-clos?
  13. Desty-N

    Le F-35

    Je me demandais si Tsahal a fait connaître ses réflexions sur le F-35? Cela s'avérerait intéressant car on peut s'attendre à voir un jour les appareils israéliens à l'œuvre dans un conflit, et ce, seuls, sans l'aide des multiplicateurs de force américains. Je n'ai pas trouvé grand chose sur le sujet, mais l'exemple du F-16I indique qu'ils devraient tirer le maximum de cet avion. Ils possèdent le savoir-faire technologique, la motivation et ... l'autorisation de Washington. Je développerai plutôt mon propos dans le sujet consacré à l'armée de l'air israélienne, mais je vois trois domaines particulièrement intéressants: - attaque au sol: pourra-t-on toujours envisager des raids en profondeur comme sur Osirak? - contrôle du ciel: le F-35 permettra-t-il de conserver la suprématie aérienne qui semble constante depuis la guerre du Liban? - entretien: vont-ils devoir peindre tous leurs camions citernes en blanc pour éviter la surchauffe?
  14. J'ai continuer à creuser le sujet pour trouver une explication vraisemblable et je suis tombé sur un article de Slate : "(...) en mai 2014, la Fondapol (think tank libéral) publiait une étude sur l’émigration française réalisée par Julien Gonzalez (diplômé de l’IAE d’Aix-en-Provence et de Sciences Po Aix, responsable des affaires économiques d’un syndicat professionnel, à Marseille), titrée: «Trop d’émigrés? Regards sur ceux qui partent de France». (...) Les départs des juifs en Israël et leurs motivations recoupent d'ailleurs en partie ceux des Hexagonaux qui quittent la France pour d'autres pays tous les ans, pour des raisons économiques ou sociales. Julien Gonzalez répertorie trois profils distincts dans sa note: les émigrés dits «désabusés», les émigrés économiques et les émigrés patrimoniaux: 1) Une part énorme de jeunes diplômés français (27%) pensent que leur avenir professionnel se situe à l'étranger plutôt qu'en France et l’aliyah «s’inscrit dans cette logique-là», pour le président de l’Agence juive. En France, le taux de chômage des jeunes est autour de 20%. Contre 10% en Israël (...) 2) E. Smadja, entrepreneur français de 36 ans, désormais à la tête de son entreprise de création de logiciels, a fait son aliyah il y a deux ans. Il dit que ça le «révolte quand on dit que les Français partent en Israël parce qu'ils ont peur: il y a des roquettes ici, tu entends des sirènes, tu dois aller dans des abris, ne pas paniquer pour ne pas inquiéter les enfants. On ne vient pas en Israël pour fuir la peur». (...) Mais il a eu de gros problèmes financiers (...) , et quitte à recommencer, autant recommencer ailleurs: «Quand on veut être chef d’entreprise, ici, tout est plus simple; pour créer une entreprise, tu donnes 200 shekels à un comptable tous les mois et t’as rien d'autre à faire que ton travail. (...) Tout est plus facile et plus efficace qu'en France.» Son témoignage illustre parfaitement la catégorie des émigrés économiques de la note de Fondapol, décrite comme celle des «entrepreneurs quittant la France pour créer leur entreprise à l’étranger. (...)». 3) Échapper à la pression fiscale était un motif d’aliyah prévisible pour 2014, car (...) en (...) 2013, Israël a modifié cette année-là sa législation. Une nouvelle loi – en vigueur depuis 2014 – impose aux banques israéliennes d’identifier les clients étrangers et de déclarer leurs comptes à leur pays d’origine. Devenir Israélien permet de contourner la loi: le compte change alors de statut en passant du statut de compte «étranger» à celui de compte de «résident israélien». Et là, les autorités bancaires israéliennes ne sont plus tenues de déclarer les comptes (...)" http://www.slate.fr/story/96893/juifs-francais J'espère que je ne vais pas contribuer à envenimer le débat mais le point 2 sur la peur des roquettes palestiniennes va dans le sens de Tancrède, en ce qui concerne le sentiment d'insécurité en France et en Israël. Peut-être moins polémique, je n'avais jamais envisagé la motivation fiscale mentionnée en 3). Jusqu'à quel point, la nouvelle législation israélienne peut-elle expliquer la hausse de l'immigration en 2014 ? Constitue-t-elle la raison de la baisse constatée en 2015? Il s'agirait en fait d'un retour à l'ordre de grandeur des années précédentes, une fois dissipé l'effet d'aubaine. Par contre j'ai constaté que le thème peut vite donner lieu à des échanges passionnés, et je ne voudrais pas risquer de récolter mes premiers points d'avertissement. Si les modos estiment qu'il ne faut pas que les esprits s'échauffent j’arrête pour un temps d'alimenter cette section du forum.
  15. En ce qui concerne la politique de dénigrement, tant Sharon que Netanyahou y ont eu recours. Paradoxalement, Naftali Bennet adopte un discours beaucoup plus intéressant (en tout cas pour ce que j'ai trouvé en français): " (...) Ce que je remarque quand je viens ici [en France], c’est que toutes ces distinctions entre courants du judaïsme, sionistes, orthodoxes, laïcs… sont moins radicales qu’en Israël, les tensions sont beaucoup moins violentes. Cette chose-là, les Juifs français l’emmènent avec eux, et cela va beaucoup aider le pays. (...)" http://www.israelvalley.com/news/2014/10/06/44611/le-multi-ministre-economie-israelien-naftali-bennet-interview-dans-actualite-juive Grosso modo, il dit aux immigrés potentiels : "Venez, vous avez beaucoup à nous apporter" et non pas "Quittez la France, foyer d'antisémitisme". Positiver au lieu de dévaloriser me semble une approche plus intéressante. Ou plus redoutable, puisqu'elle suscitera moins de crispations. Pour en revenir au sujet démographique: (...) Le président Reouven Rivlin a évoqué les minorités en Israël et les différences qui séparent les différentes franges de la société : « (...) Mais je veux vous parler d’un danger qui nous menace. La société israélienne est composée d’une majorité sioniste face à trois minorités : sioniste religieuse, arabe et orthodoxe (...) Mais la réalité et la démographie ont changé, (...) les minorités ne seront bientôt plus des minorités mais des tribus. Notre société sera bientôt formée de quatre tribus, qui ne se connaissent pas, ne se fréquentent pas, n’ont pas le même système éducatif. Ces enfants venus d’implantations ou de villes orthodoxes, de Tel Aviv ou de Rahat, non seulement ne vont pas se rencontrer, mais vont aussi avoir leur propre vision de la société, de la culture, de la religion. » (...) « Le calcul est simple : si nous n’encourageons pas l’entrée dans le monde du travail des communautés orthodoxe et arabe, notre économie ne pourra pas tenir le coup. (...) ? Nous reconnaissons-nous tous sous l’identité juive et démocratique de l’État d’Israël ? Auparavant, Tsahal constituait le creuset de notre société. Mais deux des quatre tribus ne servent pas dans Tsahal », a rappelé M. Rivlin. (...) « Aucune des quatre tribus ne doit sentir qu’elle doit renoncer à son identité pour faire partie de la société commune. C’est la première condition sine qua none : tendre la main vers l’autre ; le comprendre, (...) Le deuxième axiome : nous sommes tous responsables de la pérennité de notre pays, de sa sécurité et de son économie. Le troisième axiome est le principe d’égalité : les budgets doivent être accordés de manière égalitaire. Le quatrième axiome consiste à créer un « israélisme » commun ensemble. Ce nouvel ordre ne doit pas nous pousser vers la division mais vers l’union. Cela prendra longtemps, mais si nous croyons que nous sommes faits pour vivre ensemble, nous y arriverons. (...) », a conclu M. Rivlin. http://www.israelvalley.com/news/2015/06/08/46885/reouven-rivlin-israel-notre-societe-sera-bientot-formee-de-quatre-tribus Je crois que les communautés juives orthodoxes reçoivent des aides publiques? Je me demande si le système restera viable longtemps. Il me semble que les catégories concernées représentent 20 % de la population et affichent des taux de fertilité très supérieurs à la moyenne (6-10 enfants /femme?) A ce rythme là, d'ici 2-3 générations cela risque de poser un problème pour le budget de l'état. En tout cas, le président Rivlin, comme N. Bennet, tiennent parfois des propos surprenants, qui ne collent pas avec l'image de faucon qu'ils renvoient le plus souvent.
  16. J'espère ne pas me tromper en citant ces informations, mais la démographie d'Israël me semble liée à sa sûreté géostratégique: Le nombre d'immigrants juifs français arrivés en Israël a baissé de 15,1% depuis le début de 2015 par rapport à la même période de 2014, (...), a indiqué (...) le ministère de l'Immigration. Durant les quatre premiers mois de l'année 2015, 1.398 juifs de France se sont installés en Israël contre 1.647 l'an dernier, (...) .Ce ralentissement devrait toutefois être compensé par un afflux prévu d'immigrants français cet été, estime un responsable de l'Agence juive, (...) Selon lui, entre 8.000 et 8.500 juifs de France devraient arriver en Israël en 2015. (...) Estimés à 500.000 ou 600.000 membres, les juifs de France représentent la première communauté juive d'Europe et la troisième au monde, derrière Israël et les Etats-Unis. L'immigration des juifs de France est devenue une priorité pour les autorités israéliennes, dans un climat d'inquiétude sur une montée de l'antisémitisme en Europe. (...) Selon M. Kandel, cet attentat a provoqué des milliers de demandes de renseignements dans les bureaux de l'Agence juive en France. "Mais, a-t-il admis, ouvrir un dossier ne signifie pas nécessairement quitter la France". Le ministère de l'Immigration avait annoncé en juin 2014 une série de réformes pour encourager "l'aliyah",littéralement la "montée" en hébreu vers Israël, et faciliter l'intégration des nouveaux arrivants français, notamment sur le plan professionnel.Mais des responsables d'organisations qui viennent en aide aux immigrants de France déplorent le fait que les réformes annoncées sont jusqu'au présent restées des "promesses sur le papier".(...) http://www.israelvalley.com/news/2015/06/03/46826/estimation-8-000-a-8-500-juifs-de-france-devraient-arriver-en-israel-en-2015 L'afflux d'immigrants français à venir mériterait tout de même quelques explications. Parce qu’on peut tout aussi bien imaginer une décélération plus importante, en arguant que le temps passant, le traumatisme des attentats s'estompe
  17. Je ne suis pas sûr que la tentative de faire levier sur l'opinion publique grecque aie très bien marché, puisqu'au final, ils ont porté Syriza au pouvoir. En ce qui concerne le "plan pourri mais qu'on maîtrise", j'ai cité Tancrède à ce sujet: "ça pose problème, surtout quand on prend en compte le facteur Murphy, omniprésent en politique et dans les relations entre Etats: tout ce qui peut merder va merder". Plus exactement, plus les négociations durent, plus il y a de chances que le facteur Muyrphy finisse par jouer. L'euroscepticisme monte en Europe. En Autriche, il y aura bientôt un référendum. En Finlande, ils constituent depuis avril la 2ème force du pays. Combien de temps avant qu'un parti ne trouve là une niche électorale facile à occuper? Avec des solgans comme : "après le plombier polonais, le panier percé grec". Quand à l'efficacité des pressions américaines, A. Tsipras n'y semble pas sensible. :-[ Certes, en campant sur une position intransigeante, Athènes a obtenu beaucoup. Mais sa dernière volte-face augmente drastiquement les incertitudes. L'espérance on l'appréhende de moins en moins. Ils jouent avec le feu, et à ce rythme là, on va tous finir brûlés.
  18. Je vais me permettre de citer des propos de Tancrède, issus du sujet sur les Conflits territoriaux dans la Mer de Chine méridionale: Sans doute Athènes se trouvait-elle dans une situation très difficile. Mais à ce rythme là, elle va finir d'exaspérer les opinions publiques européennes. Et si les gouvernements peuvent se permettre de ne pas en tenir compte immédiatement, j'ai plus de doutes en ce qui concerne les députés. Or plusieurs nations (Allemagne? Pays-Bas?) devront faire valider le plan de sauvetage par leurs parlements
  19. Insolite: Quand le Japon fabriquait des ballons-bombes pour attaquer les Etats-Unis (...) C’est à quelques kilomètres de Tokyo, au laboratoire Noborito, une institution de recherche clandestine de l’armée impériale japonaise aujourd’hui transformée en musée pour la paix, qu’a été développée cette arme restée relativement confidentielle, composée d'une bombe suspendue à un ballon de 10m de diamètre rempli d'hydrogène, conçu pour franchir le Pacifique et frapper les Etats-Unis. (...) Environ 9.300 de ces ballons auraient été lancés entre novembre 1944 et avril 1945. A l’issue d’une «traversée» qui devait durer entre 50 et 60 heures, un millier d’entre eux auraient atteint le continent américain, tuant six malheureux habitants de l’Oregon, les seules victimes de la Seconde guerre mondiale recensées aux Etats-Unis. (...) «Techniquement, ces ballons sont assez impressionnants», explique Akira Yamada, professeur à l’université Meiji et directeur du musée, (...). Fabriqués en papier japonais (washi), léger, solide et indétectable par les radars, ils étaient enduits de konnyaku, une pâte de tubercule utilisée dans la cuisine japonaise. Ils étaient également dotés d’un système de navigation (...) pour maintenir l’altitude en larguant du lest. «Cependant, ces armes meurtrières étaient très imprécises à cause du vent, (...)». Le but de ces bombes, plus que de tuer, «était de créer un impact psychologique fort sur la population américaine» (...) Équipés chacun d’une bombe de 30 kg conçue pour exploser au contact du sol, ces ballons devaient initialement être porteurs d’un virus capable de tuer le bétail, également développé au laboratoire Noborito, mais l’idée a été abandonnée au dernier moment, sans doute par peur d’une riposte des États-Unis sur le terrain bactériologique, pense le chercheur. (...) http://www.20minutes.fr/monde/1625931-20150608-quand-japon-fabriquait-ballons-bombes-attaquer-etats-unis ??? Presque aussi original que les anglais et leur projet Habakkuk, d'iceberg porte-avions. Finalement, il n'y pas que les allemands qui tablaient sur des Wunderwaffen... Je me demande s'ils y croyaient vraiment? Si leur vision de l' "occident décadent" leur faisait penser que des bombes de 30 kg portées par des ballons en papier suffiraient à faire plier les USA?? Surtout fin 1944, alors que la situation prenait une très mauvaise tournure pour l'archipel nippon.
  20. On pourrait imaginer une découpe des nouveaux districts, aussi alambiquée que certaines circonscriptions électorales US : Cela s’avérerait ironique de détourner ainsi ce genre de mauvaises habitudes, pour aider à la mixité sociale. Mais j'ai un doute...
  21. Je ne crois pas avoir vu l'information sur le forum: Washington cherche une réponse à la violation par la Russie du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire En février 2014, l’on apprenait que l’administration américaine s’inquiétait de l’essai d’un nouveau missile de croisière russe (...) quelques années plus tôt, les autorités russes avaient déjà voulu remettre en cause ce traité en expliquant qu’elle avait besoin de mettre au point des missiles d’une portée comprise entre 500 et 1.000 km étant donné qu’elle était menacée « dans sa périphérie » (...) Quoi qu’il en soit, l’affaire de cette violation du traité FNI est prise très au sérieux à Washington, où l’on cherche à y apporter une réponse. A moins trois options seraient sur la table et elles devraient être évoquées dans quelques jours lors d’une réunion à Stuttgart par le secrétaire à la Défense, Ashton Carter. (...) En avril [2014], Robert Scher, un collaborateur d’Ashton Carter, avait affirmé, lors d’une audition devant le comité des Forces armées de la Chambre des représentant [.pdf], que le Pentagone « continuait à développer une potentielle réponse militaire à la violation russe du traité FNI », (...) http://www.opex360.com/2015/06/06/washington-cherche-reponse-la-violation-par-la-russie-du-traite-sur-les-forces-nucleaires-portee-intermediaire/ . La position américaine passerait tout de même mieux si W. Bush n'avait par dénoncé le traité ABM fin 2001 ...
  22. Liberation: La guerre du pétrole n'aura pas lieu L'Opep se dit prête à composer avec le pétrole de schiste américain afin de rééquilibrer le marché. Une première alors que sa stratégie consistait jusqu’à présent à écarter ce nouveau concurrent. (...) «En fait, tout le monde s’est planté sur cette affaire. On pensait qu’à 50 dollars le baril, les extractions de pétrole de schiste allaient être abandonnées. Le seul effet de la baisse des cours résultant d’un maintien des niveaux de production de l’Opep, c’est la baisse du rythme des mises en chantier de nouvelles prospections de pétrole de schiste aux Etats-Unis, ni plus ni moins», ajoute un expert.(...) Pour voir baisser le niveau de son déficit budgétaire, l’Algérie devrait vendre son pétrole à 120 dollars le baril. Pour l’Iran, c’est 130 dollars. Ou encore 100 pour l’Irak, 70 dollars pour la Libye ou encore 110 pour la Russie. A 61 dollars (53 euros) le baril aujourd’hui, la plupart des pays de l’Opep sont loin du compte. (...) http://www.liberation.fr/monde/2015/06/04/la-guerre-du-petrole-n-aura-pas-lieu_1322806 Il semble que les USA ne se retrouvent pas du tout à terre. Par contre, je me souviens avoir lu qu'il faut d'importants investissements pour exploiter les hydrocarbures vénézuéliens (bruts très lourds nécessitant un raffinage complexe et très technique) ou russes (climat, températures hivernales..). Or la marginalisation de ces deux nations sur la scène internationale - assortie de quelques sanctions économiques- ne leur permet pas d'accéder à tous les capitaux et compétences nécessaires. On risque donc d'assister à une baisse de leur production, ce qui entraînerait une hausse des cours. Mais ce au terme d'une course d'endurance. Il y a aussi un article américain du MIT qui estime que beaucoup de puits d'huile de schiste s'avèrent rentables à partir de 65$ le baril ( http://www.technologyreview.com/news/537876/big-data-will-keep-the-shale-boom-rolling/ ) Si les hydrocarbures passent ce seuil, on pourrait assister à une vague d'investissements. On va sans doute bientôt pouvoir vérifier la justesse de l'analyse. Edit : Afin d'illustrer mon dernier propos : 2.500 puits de pétrole de schiste ont été forés, mais non encore fracturés. Potentiel : 1 million de barils/jour (...) La compagnie (...) préfère attendre que le prix du baril remonte (...) les producteurs américains ont aujourd'huiles moyens de ­redémarrer leur production en quelques semaines sans procéder à de nouveaux forages.(...) http://www.lesechos.fr/journal20150605/lec2_finance_et_marches/021112278675-les-americains-prets-a-redemarrer-la-production-1125412.php . Le passage à 65$/baril risque de faire basculer le marché. Avec à la clé, une rapide augmentation de l'offre et donc une baisse des tarifs tout aussi rapide, une fois le seuil fatidique atteint.
  23. Talent et motivation obtiennent toujours reconnaissance. Les membres du forum qui visiteront le salon pourront donc vous saluer. Et on profitera tous de vos articles. Bonne chance, car vous ne risquez pas de chômer à partir entre le 15 et le 21 juin.
  24. Je viens de voir ça, c'est génial! Cela valait vraiment le coup que je m'inscrive.