Desty-N

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Everything posted by Desty-N

  1. Sauf erreur de ma part, la perse musulmane n'a pas fait preuve d'une grande intolérance religieuse, avant la révolution de 1979 (sous réserve). Et depuis cette époque, la minorité juive en Iran bénéficie de droit, d'au moins un siège au parlement En fait j'ai cité l'histoire de Cyrus le grand, surtout à cause du qualificatif employé dans le livre d'Esaïe. Comme je ne maîtrise pas l'hébreux, je n'ai découvert que récemment que "oint" [de Dieu] se traduit par mashia'h, ou ... messie ! Certes, il faut le prendre au sens de la bible hébraïque, et pas dans celui des chrétiens (au passage christ = christos I.E. traduction grecque de oint). Mais je trouve très ironique que le seul non juif qualifié de messie dans les textes sacrés, s'avère un lointain prédécesseur d'Ahmadinejad... On s'éloigne peut-être un peu du sujet, mais je voulais souligner que les alliances changent. Si demain, Téhéran et Tel Aviv, signaient un pacte de non agression, les deux pays ne mettraient pas longtemps à exalter leur relation spéciale plusieurs fois millénaire.
  2. Desty-N

    [Rafale]

    Je ne crois pas avoir vu l'information sur le forum. Si je l'ai ratée, Mea Culpa.
  3. Desty-N

    Le F-35

    Si la Russie décide de mobiliser une partie importante de ses forces, j'ose croire que les services de renseignement occidentaux vont s'en rendre compte. Tu ne parles plus de quelques unités de forces spéciales, mais de plusieurs escadrilles, avec toute la logistique qui s'ensuit. Cela devrait laisser plus de deux jours pour réagir. Je ne pensais pas que ma question sur l'agilité nécessaire pour échapper aux missiles allait susciter autant de débats, mais cela m'a permis d'apprendre pas mal de choses. Néanmoins, il me semblait que dans ce domaine, une tactique classique consistait à utiliser des leurres, et à changer rapidement de position. L'objectif : perturber le missile, pour qu'il ne sache plus où viser, tout en évitant qu'il ne vise le dernier point qui lui apparaissait clairement. Le JSF ne pourra pas recourir à cette manœuvre. Concernant le Stunner israélien, je verrais plutôt sa mise en service comme le nouvel épisode de l'éternelle bataille entre l'épée et le bouclier. Cependant il ne s'agit sans doute pas de la conclusion. Si Rafael a réussi à installer un auto directeur tri mode efficace, on peut raisonnablement supposer que d'autres finiront par y arriver. Peut-être pas tout de suite, mais d'ici quelques années (2020-25??) Et parmi ces nouveaux arrivants, je ne vois pas pourquoi, il n'y aurait que des partisans de l'occident. Or, si le F-35 possède une certaine furtivité radar, il ne s'avère pas transparent à la lumière visible, et son volumineux moteur pose quelques soucis de signature IR. Donc, le jour où le futur fleuron de l'Air Force se trouvera repéré par un missile doté d'un auto directeur radar/IR/ visible, il ne pourra compter que sur ses contre mesures. (Et son manque d'agilité, l’empêchera de les combiner avec une manœuvre d'évitement). Celles-ci auront intérêt, à s'avérer particulièrement efficaces. Comme je ne suis pas surement le seul à tenir ce raisonnement, je parierais que les israéliens planchent déjà sur des leurres tri-modes.
  4. De plus, si on veut pousser la comparaison, le premier empire perse montrait une grande tolérance vis-à-vis des religions. Son fondateur, Cyrus le grand, envahissant Babylone, y trouva une communauté juive, déportée après l'invasion de Jérusalem et la destruction du premier temple. Il les autorisa à retourner chez eux, et à rebâtir leur sanctuaire, ce qui lui vaut d'ailleurs une appréciation dithyrambique dans l'Ancien Testament. Sans aller aussi loin, le régime des mollahs montre une certaine tolérance vis-à-vis des religions du Livre. Il existe toujours une minorité juive en Iran, qui bénéficie de droit, d'au moins un siège au parlement. Il en va de même pour d'autres communautés comme les zoroastriens. Je pense que, sous l'autorité de Téhéran, les sunnites doivent rencontrer plus de problèmes au quotidien que les chrétiens. En ce qui concerne les indéniables horreurs commises lors de la révolution de 1979, il faut garder à l'esprit, la situation de l'Iran à ce moment. Comme tous le pays producteurs de pétrole de l'époque, il se faisait dicter par les occidentaux, sa politique en la matière. Des tentatives d'autonomie comme celle du 1er ministre Mossadegh, se voient réprimées sans ménagement. A la tète du pays se trouve le shah, qui, malgré l'ancienneté de son titre, ne constitue que la deuxième génération de la dynastie. (son père a pris le pouvoir en 1925, à la suite d'un coup d'état militaire, sans doute soutenu par les anglais) Le souverain au pouvoir, a adopté un mode de vie occidental, et se coupe progressivement de la population. Parmi les éléments déterminants, on peut noter la Révolution Blanche, tentative de transformation de la société, qui passait entre autre, par une réforme agraire et une redistribution des terres. Parmi les grands propriétaires mis-à-mal par la démarche, on peut trouver... le clergé chiite! Tout cela donne une société iranienne traversée par des mouvements de fond, que la répression contient un moment, mais qui finit par exploser, avec tous les excès liés à une trop grande frustration. Par contre, je partage l'avis des partisans de l'embourgeoisement avec un bémol. Il existe au moins un pays, qui n'entend pas renoncer à ses idéaux révolutionnaires: la Corée du Nord (ils ont fait mieux que l'Iran des shahs Pahlavi: ils en sont à la 3ème génération de monarques :oops: )
  5. Desty-N

    Le F-35

    LM estime que le dog fight cède la place aux tirs de missiles à distance. Mais quand il s'agit d'en éviter un, même avec les meilleurs leurres, la maniabilité de l'avion doit quand même jouer un rôle, non? Si un F-35 se faisait accrocher par un missile IR, type MICA, sa médiocre aérodynamique ne rendrait-elle pas l'esquive plus difficile? A moins que les pilotes ne développent des tactiques spécifiques et adaptées?
  6. Cracou, bienvenu dans le merveilleux monde de la diplomatie et de la realpolitik. Le plus célèbre pratiquant de cette tactique, H. Kissinger, n'a pas hésité à négocier une alliance entre la chine communiste et les capitalistes USA. Principe de base: "L'ennemi de mon ennemi n'est peut-être pas mon ennemi" Et le Hamas ne constitue pas un première dans la région. Même s'ils tournent souvent au dialogue de sourd, les échanges entre le gouvernement de Tel-Aviv et l'OLP semblaient inimaginables dans les années 1970. On peut aussi envisager une autre raison. Je me souviens d'un égyptien déclarant après la Guerre du Kippour "Maintenant qu'on a montré qu"on savait se battre, on peut riscuter". Quelques années plus tard, J. Carter présidait à la signature des accords de Camp David. Et si le même phénomène se trouvait à l'oeuvre, après la dernière intervention à Gaza? Le Hamas peut estimer ne pas avoir démérité -avis que semblent partager certains médias, y compris en Israël. Il lui devient alors possible de négocier la tête haute, avec l'adversaire d'hier. Ce réchauffement diplomatique expliquerait la déclaration de Naftali Bennett , qui souhaite une reconstruction civile de Gaza. Sinon, j'avoue que le personnage m’apparaît de plus en plus difficile à cerner. D'un coté dirigeant d'un parti nationaliste religieux , capable de déclarer "'J'ai tué beaucoup d'Arabes dans ma vie. Et il n'y a aucun problème avec ça". Mais d'un autre coté, se réjouissant publiquement, de la nomination du nouveau colonel -de confession druze- à la tète de la brigade d'élite Golani. Au point de le qualifier de "frère" (d'armes?) dans une article du Times of Israël.
  7. Desty-N

    Le F-35

    Les médiocres performances aérodynamiques du F-35, ne lui poseront elles pas de problème s'il vole trop près du sol? Je crois me souvenir que les Israéliens ont réussi à transformer leurs F-16 en bombardiers à basse altitude. A priori impossible, avec le F-35. Edit: désolé, rédaction trop rapide, j'avais oublié de mentionner l'avion israélien concerné.
  8. J'ai découvert une facette inédite de l'action d'Athènes: Si l'attitude de Tsipras me fais hésiter entre agacement et abattement, là je dis bien joué. Il fait de la politique et rend possible ce qu'il juge nécessaire. Par contre, je m'interroge sur ses motivations: on dirait qu'au delà du discours, il veille à ne pas se placer complètement en marge des institutions internationales. Le 1er ministre a fait beaucoup de concessions depuis le début de l'année. Et si, en fait, il mettait en scène sa soumission à la dure réalité? Mais de manière, à ce que ses électeurs voient ses combats, et ne lui tiennent pas rigueur de ses renoncements.
  9. Zarth Arn, la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat n'a pas pu s'appliquer à l'Alsace et la Moselle, qui étaient allemandes au moment du vote. En 1918, il a été décidé de ne rien changer lorsque nous avons récupéré les province perdues. On le doit à la volonté de Clémenceau, athée convaincu et laïc enragé, donc peu suspect de partialité. Ce qui fait qu'aujourd'hui tes impôts servent déjà à payer les prêtres, les pasteurs et les rabbins d'Alscae-Moselle. En contrepartie, c'est l'état qui les nomme, après concertation avec les autorités religieuses. Pourquoi crois-tu qu'on parle du ministère de l'Intérieur et des cultes? Maintenant si tu veux revenir sur cette spécificité régionale, pourquoi pas? Mais j'attend tes arguments. Quand au financement par les riches émirs... on touche à la notion de soft power. Vaut-il mieux des religieux formés en France, sensibilisés à des notions comme la laïcité ou l'égalité homme femme, ou bien voir des imams auto-proclamés expliquer le Coran, alors qu'ils ne lisent pas l'arabe? (accessoirement l'arabe d'il y a 1 500 ans, pas toujours facile d'accès. Essayez de lire une chanson de geste du moyen-age en VO pour vous faire une idée) Il faudrait peut-être ouvrir un topic spécifique, pour ne pas trop s'éloigner du sujet? La place de la religion dans une société, la difficulté de faire la part entre la sphère publique et la sphère privée, les apports culturels ou spirituels, la difficulté à faire la part entre ouverture à la nouveauté et mise sous influence mériterait sans doute une discussion dédiée. (Cela pourrait aussi aider à faire progresser la discussion sur la Russie qui en ce moment met plutôt l'accent sur le hard power)
  10. +1 pour la résilience. Uniquement dans notre histoire récente, la France a connu : les bombes dans le RER (90's liée à l'Algérie), bombes dans Paris (80's, +/- liées à l'Iran), enlèvements+ assassinats de personnalités (70's, Action Directe), bombe + meurtres de policiers sur tout le territoire (50's & 60's, FLN & OAS). Le pays a tenu bon. Je ne sais même pas s'il a tangué tant que ça. Il ne faut ni sous estimer les périls, ni croire que l'Apocalypse arrive (grand classique depuis au moins 2000 ans) +1 aussi pour le parallèle avec les attaques de déséquilibrés. Les événements de l'Isère me font un peu penser à l'affaire Papin : deux employées de maison, auteurs d'un double meurtre sanglant sur leurs patronnes en 1933 au Mans. Avec là aussi un engouement médiatique: les uns exigeant la mise à mort, les autres niant la singularité de ce crime ou au contraire vantant sa valeur de transgression et soulevant la question de l'exploitation des classes laborieuses. Si le branquignol assassin avait tué son patron et essayé de faire sauter l'usine en chantant l'Internationale, on aurait trouvé de bonnes âmes pour expliquer qu'il s'agissait d'une victime de la violence de classe et que ses actes constituaient une forme de légitime défense sociale. Cf ce que j'ai écrit plus haut: nous sommes aussi rodés. Pas au quotidien, mais à la décennie. Pour ce qui relève de l'objectif des terroristes, je pose la question: dans combien de pays, des mouvements terroristes ont-ils pris le pouvoir? Pour moi aucun, par définition ils constituent une infime minorité. Dans quelques cas, ils ont réussi à entraîner avec eux une fraction significative de la population et sont passés au stade de guerilla. On peut remarquer cette évolution un peu partout dans le monde, de l'Asie (Afghanistan, Cambodge) à l’Amérique latine (Farc). Mais même ainsi, la partie ne s'avère pas gagnée. Les islamistes peuvent-ils passer au stade de guerilla en France? Ni le FLN, ni l'OAS n'ont réussi(edit: en métropole), et ils disposaient de ressources et de motivations autrement plus importantes. On peut même considérer les événements de l'Isère comme un demi succès, puisque leur auteur ne semblait pas posséder de formation ou d'entrainement, faute de voyage en Syrie, La preuve que que les filtres installés par les forces de l'ordre ne marchent pas si mal? J'ajouterai que le temps ne travaille pas pour les terroristes: l'occident affiche peut-être des "valeurs décadentes", mais celles-ci possèdent un pouvoir d'attraction non négligeables, pour beaucoup. Par exemple, un intégriste (quelque soit sa religion) peut trouver une épouse qui acceptera de se faire traiter comme la 5ème roue du carrosse. Dix intégristes, c'est déjà plus compliqué. Cent, ça devient difficile. Et ainsi de suite. Sans oublier que la plupart de ces fanatiques se basent sur une vision figée, voire déformée de leurs croyances. Les fondateurs des grandes religions actuelles étaient souvent très progressistes et iconoclastes pour leur époque (un poste sur le topic USA estimait que Jésus se ferait massacrer par le Tea Party, s'il revenait aujourd'hui, vu la tolérance de certain des propos qu'on lui attribue) A ce niveau, il existe peut-être toujours un souci pour la formation des imams? La France possède pourtant des séminaires, des écoles tant pour les rabbiniques que pour les pasteurs. Il me semble qu'il se posait un problème de financement public, mais contournable dans un premier temps par l'Alsace -Moselle où ne s'applique pas la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat.
  11. Pour le ratio export / import, je crois que Boule 75 a raison: la balance commerciale se rapproche de l'équilibre au début des années 2010, à peu près au début de la crise. On peut parier sur un baisse de la demande intérieure et non une hausse des exportations, dont tu soulignes à juste titre la faiblesse. Alexis, la banque centrale russe elle même annonce une baisse de 3% du PIB pour 2015. Elle n'envisage une sortie de récession qu'à la condition que le baril de pétrole repasse la barre des 70$. Et avec l'accord qui se dessine sur le nucléaire iranien, cette perspective s'éloigne. Comment veux-tu que Poutine trouve les moyens d'ouvrir un front supplémentaire, alors qu'il lui faut déjà régler les soucis avec l'Ukraine et la Crimée? ??? L'option des chinois me semble déjà plus crédible, car eux au moins, ont les moyens financiers de ses ambitions. Mais je vous recommande de lire un ouvrage intitulé la Chinafrique, chez Grasset. On y expose quelques pratiques commerciales de l'Empire du Milieu. Ils s'avèrent durs et affaire et pas toujours très prévenants une fois en position de force. Si Athènes invite Pékin, les grecs risquent de regretter rapidement Bruxelles. Encore une fois, je ne vois pas ce que Tsipras peut espérer: il a dès le début braqué les allemands en leur réclamant des indemnités de 39-45, au lieu, par exemple, de les interpeller sur le scandale de corruption de la branche grecque de Siemens, dont Berlin refuse d'extrader le PDG. Il a avalisé une commission d’enquête parlementaire qui a fini par décréter la dette hellène odieuse- en oubliant que cette notion nécessite des emprunts effectués par un gouvernement dictatorial -, mais sans chercher à mettre en cause l'aval par Eurostat de budgets fantaisistes, avec la bénédiction de Schröder et Chirac. Bref, il a négligé les quelques atouts qu'il pouvait jouer, et gaspillé le peu de crédit dont il disposait. J'en viens à me demander s'il a seulement conscience des enjeux. Enjeux que je trouve assez semblables à ceux du tournant de la rigueur de 1983 en France (Je ne suis même pas sûr que les moins de 40 ans, bobos-gauchos grecs ou pro Grèce sachent de quoi il s'agit, je me sens vieux d'un coup :'( ) Edit: en fait la Grèce me fait de plus en plus penser à l'Albanie communiste, y compris par ses alliances russes et chinoises. Une influence de voisinage culturel inattendu?
  12. C'est bizarre, cela me rappelle un post sur ce forum : [Mode mauvaise foi tendance Agence tout risque ON] J'adore quand un plan se passe comme prévu [Mode mauvaise foi tendance Agence tout risque OFF] 10 ans, cela correspond à au moins deux mandats et trois élections. Même si cela marchait -et ce point s'avère très discutable- je ne vois pas de politique capable de tenter un tel pari. Cela mettrait un terme à sa carrière, et il courrait le risque de se faire lyncher. Sans compter que l'opposition une fois au pouvoir risquerait de revenir en arrière Pour en revenir au référendum, il va s'avérer intéressant de voir comment les épargnants vont se comporter d'ici le 5 juillet. Bank run, ou confiance? Et le FMI va-t-il accepter d'attendre au delà du 30 juin? Ses statuts le lui permettent-ils seulement? Le plus regrettable, c'est qu'on se serait épargné une bonne tranche de psychodrame, de panique bancaire et d'énergie gaspillée, si A. Tsipras avait pris la décision le 15 juin. Je me demande si au final, il a vraiment fait preuve de tant d'habileté ... ?
  13. À lire vos dernières inventions, on a du mal à comprendre ce que le(s) terroriste(s) esperai(en)t : Hydocarbon décrit une installation industrielle pas vraiment évidente à faire sauter, surtout avec la méthode employée. À cela, on peut ajouter un homme seul sur place, qui ne semble pas avoir fait usage d'une arme à feu, pris sur le fait et qui a trouvé le moyen de se faire capturer (respect pour le pompier) La barbarie de l'assassinat du seul mort à déplorer montre la détermination de l'auteur. Mais l'ensemble dégage actuellement plus une impression de pied-nickelé sanguinaire, plutôt qu'une image d'opération correctement préparée.
  14. Intéressant. Si mes souvenirs sont bons, les changements dans l'agriculture ont fait partie des premières réformes introduites par Deng Xiaoping et son équipe, à leur arrivée au pouvoir. Peut-on envisager qu'après les purges récentes, qui lui ont permis d'asseoir son autorité, Kim Yong-Nam ne se décide à marcher sur les traces du petit timonier? Pékin a montré qu'on pouvait concilier croissance économique et carcan politique. En tout cas pour le moment.
  15. Sur la Géorgie, 100% d'accord, W. Bush a fait n'importe quoi (comme souvent...) Mais il ne faut pas sous estimer l'attractivité de l'occident. L'année dernière, un membre du gouvernement polonais rappelait qu'au moment de la chute du Mur de Berlin, son pays et l'Ukraine possédaient le même niveau de richesses. On voit ce qu'il en est aujourd'hui... Les pays de 'Europe de l'Est ont profité de deux facteurs au moins: - l'entrée dans l'UE, qui leur ont permis de bénéficier des aides financières de la commission et de la libre circulation des marchandises - une réforme de leur gouvernance, pour aller vers plus d'efficacité et moins de corruption. (toute comparaison avec la Grèce serait .... à écrire dans le sujet adéquat !!) Les deux domaines, présentent nombre d'imperfections dans leur mise en oeuvre. Certaines nations, comme la Bulgarie ou la Roumanie, auraient dû se réformer plus et plus vite. Le cas de la Hongrie s'avère préoccupant. Mais globalement tous ces pays ont vu les choses aller dans le bon sens grâce à leur rapprochement avec l'occident. En face, que peut proposer la Russie? L'argent des matières premières? La menace de l'armée? (D'ailleurs désolé, mais les chars aussi nécessitent du pognon tant pour l'achat que pour l'entretien.) Pour l'instant, la Chine a réussi à différencier la libéralisation de l'économie et celle de la politique. Cela lui assure une -très relative- paix sociale. On peut considérer qu'il s'agit d'un modèle, que Cuba, voire la Corée du Nord, aimeraient copier. L'URSS pouvait aussi constituer un modèle, avec une incontestable aura internationale de "paradis des travailleurs". Je ne vois pas Poutine réussir à récupérer cette influence. Et il s'agit à mon sens d'un revers plus grave que beaucoup de défaites militaires. Un fruit mûr comme l'Irak en 2002 ??? Sérieusement, il y avait du vrai dans la phrase d B. Clinton "It's the economy, stupid!" Je doute que les USA cherchent à faire chuter le régime de la Russie, ils n'ont d'ailleurs pas réussi avec le Venezuela de Chavez. Et pourquoi se fatiguer? Actuellement, la baisse du prix des hydrocarbures, associée à une gestion pas toujours heureuse, suffisent largement à affaiblir ces nations. Si demain, la Moldavie pouvait échanger librement ses marchandises avec l'UE, son PIB décollerait rapidement (ok, ses inégalités aussi) Et d'ici quelques années, la population de Transnistrie commencerait à récriminer son dirigeants, en voyant de quel coté la tartine est beurrée. Surtout, si quelques esprits bien intentionnés permettaient aux réseaux de téléphonie sans fil et aux chaines TV de traverser la frontière. On n’arrête pas les ondes radios. Les américains l'avaient bien compris, puisque dès 1949, ils mettaient en place Radio Free Europe. On peut ne pas aimer les USA, mais aujourd'hui encore des milliers de personnes à travers le monde, rêvent d'en devenir citoyen. Je ne crois pas que beaucoup d'autres pays puissent en dire autant. Il s'agit peut-être là de la principale cause de la défaite de la Guerre Froide. Poutine peut s'opposer à l'attractivité occidentale, mais si la Russie ne devient pas plus attirante, elle ne pourra pas lutter.
  16. "Maintenant notre expansion vers l'Est qui s'est faite de manière cool à atteint ces limites et cela faudrait peut-être le comprendre ... " Il ne faut peut-être pas oublier qu'une bonne partie de la population des pays de l'Est était demandeuse de cette expansion. On peut discuter du rôle de la manipulation dans certaines "révolutions", mais quand les électeurs se sont exprimés, ils ont rarement donné le pouvoir à des partisans du rapprochement avec Moscou. Il n'y a guère que la Hongrie où la situation actuelle s'avère plus ambigüe. Mais de toute façon la crise économique et la baisse du baril risquent de mettre la Russie dans une situation bien plus délicate que le déploiement de 5 000 hommes. "c'est terrifiant de stupidité et limpide comme provocation." Qu'est-ce que tu dois penser de la crise des Euromissiles!
  17. Avant qu'on ne réussisse à industrialiser la lune pour y réaliser des produits finis ou semi finis, je crains qu'il ne nous faille encore réaliser de sacrés progrès techniques. Au fond, ils ont tout compris dans Star Trek: la conquête spatiale ne fonctionnera qu'avec une civilisation de l'abondance, sans souci matériel ou énergétique.
  18. Desty-N

    Le F-35

    Il semble que le Pentagone vienne juste de rendre officiellement public le rapport sur l'accident. Pratt & Whitney proposerait une solution pour début juillet, mais le processus d'évaluation puis de généralisation ne s'achèverait pas avant 2016: (...) « Pratt & Whitney spokesman Matthew Bates said the company "developed two specific remedies, which allowed the fleet to safely resume flying within 25 days". The first solution involved a short term "rub-in" to increase the gap between the second stator and the third rotor integral arm seal; and the second was a redesign to pre-trench the stator. This permanent solution "should be complete by early 2016", he told IHS Jane's via email on 5 June.» http://www.janes.com/article/52097/pentagon-releases-official-accident-report-on-2014-f-35-engine-failure Jusqu'ici le F-35 n'a pas vraiment brillé par son respect des délais...
  19. Il y a un peu de nouveau: Il semble qu'un des intérêts consiste à utiliser un F-15 classique et non un avion dédié. La DARPA souhaiterait que le lanceur communique avec l'avion en utilisant les mêmes protocoles que les armes, sur le modèle du plug & play. Avantage, pas de matériel dédié, peu (??) de formation pour les pilotes, donc baisse des coûts. Par contre je m'interroge sur la dualité de l'outil. Fusée pour satellites et missiles intercontinentaux partagent les mêmes technologies. Mais on évoque une charge utile de 100 livres (45kg), ce qui semble peu pour la remplacer par une bombe menaçante.
  20. Ce n'est pas toi qui estimait que les USA exerceraient la pression nécessaire pour qu'un accord soit trouvé? Bizarrement le FMI, institution basée à Washington et voulue par les USA ne semble pas coopératif. On peut aussi imaginer que la Grèce se retrouve hors de l'Euro/UE, et voie son économie se dégrader encore plus vite qu'elle ne le fait actuellement. Auquel cas les europhiles disposeraient d'un cas d'école pour montrer que les eurosceptiques de tout poil de prônent des solutions irréalistes voire catastrophiques. Personnellement, j'éprouve un sentiment bizarre à la lecture des compte-rendus: Au final, au lieu de baisser les pensions des retraités, on va finir par augmenter leurs impôts. Tsipras fait peut-être de la politique, mais il y entre beaucoup de politique politicienne. On a l'impression, aujourd'hui, qu'une fois tombés d'accord sur les objectifs budgétaires , le gouvernement d'Athènes en dramatisé et met en scène la mise en oeuvre, pour faire passer la pilule à ses élus et à ses électeurs. Pas un mot sur les engagements de 2012 des créanciers à restructurer la dette. Pas d’enquête parlementaire sur l'aval par Eurostat des comptes publics truqués Tout ça pour ça ...
  21. Je pense que Chaba faisait preuve d'ironie Tu soulignes toi-même que les SNLE russes se trouvent à nouveau en mer. Je ne peux que renvoyer à un de mes posts dans le sujet [uSA] Programmes ABM : Sur ce point là, je ne suis pas sûr qu'un gouvernement américain s'avère prêt à courir le risque. Car les SNLE de Moscou ont la réputation d'emporter quantité d'armes. Et s'ils les tirent à proximité des cotes US, alors même un système anti-missile automatique n'aura pas le temps de réagir. D'ailleurs Washington ne semble pas s'y tromper, puisqu'ils n'ont pas touché aux sonars qui surveillent leurs côtes (systèmes SOSUS) Pour la Corée du Nord, ils n'ont pas de missiles intercontinentaux, mais ils ont mis un satellite en orbite (en 2009). Les technologies sont les mêmes. On peut, comme c'est mon cas, douter de leur capacité, voire de leur volonté à développer ces armes pour attaquer les Etats-Unis. Mais je comprend que Washington cherche à se prémunir d'un adversaire semblant aussi irrationnel. +1 De toute façon, si la Russie veut vraiment nuire aux USA, il existe des tas de moyens plus ou moins vicieux détournés.Par exemple rendre public les méthodes de la NSA: En attendant, il ne faut pas oublier que bien qu'ils roulent des mécaniques, leur économie leur pose des soucis: Et qui dit baisse des richesses, dit baisse des moyens d'action...
  22. Aujourd'hui, je n'exclus pas un défaut de crédit d'Athènes, une dégradation économique proche de l'effondrement pendant l'été puis une négociation aboutissant à un plan draconien ... soumis à un référendum des grecs. Cela permettrait de faire passer la pilule du point de vue politique, mais cela impliquerait sans doute une mise sous tutelle de facto, avec toutes les contraintes et complications déjà évoquées. Les député de Syriza n'ont-ils pas manqué une occasion lors de l’enquête sur la dette? Ils auraient pu en profiter pour demander aux responsable d'Eurostat de s'expliquer, voire citer les politiques européens aux manettes à l'époque (Chirac et Schröder). Tout comme le scandale de corruption de la société des télécommunications OTE , il s'agit de points mineurs, désormais, mais qu'ils pouvaient exploiter pour grappiller des marges de manœuvres face à leurs interlocuteurs. Dans une négociation aussi difficile, il n'y a plus de petits atouts.
  23. J'ai fini par trouver une source pour illustrer mes propos, et israélienne de surcroît: Si la progression démographique des ultra-orthodoxes continue à ce rythme, je vois mal comment le gouvernement de Tel-Aviv échappera à une crise budgétaire, à l'horizon 2040. Je m'étonne qu'il n'y aie pas de polémiques à ce sujet, y compris au sein des haredim? Après tout, des personnalités importantes de l'histoire religieuses juive, ont mené de front recherches spirituelles et activités profanes pour subsister. Maïmonide était médecin, et cela ne l'a pas empêché de laisser de laisser une mémorable oeuvre intellectuelle et mystique.
  24. Le rapprochement avec la Russie a tout de même ses limites: On peut sans doute s'attendre à ce que le consensus sur les sanctions fasse partie des points qu'Athènes mettra dans la balance lundi, lors des négociations budgétaires. Mais pour l'instant, je trouve qu'on assiste surtout à une énorme partie de poker. Et Moscou n'a pas toutes les cartes en main: Comme pour la Grèce, considérations techniques et politiques se trouvent intriquées. Mais il faut une habileté redoutable pour subordonner les premières aux secondes. La stratégie de Poutine va s'avérer intéressante...
  25. Porter le problème sur le plan politique ne veut pas dire s'affranchir des problèmes techniques. Pour citer Richelieu "Tout l'art du politique consiste pour lui à rendre possible ce qu'il juge nécessaire". En l'occurrence, les politiques amèneront des facteurs humains et pas seulement comptables, mais cela ne vaut pas dire qu'on s'affranchira de la réalité. Cela me fait penser aux japonais de la 2nde guerre mondiale, qui balayaient les chiffres indiquant la supériorité américaine, en arguant de leur meilleure motivation. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que la Grèce et ses créanciers tombent d'accord sur les objectifs budgétaires: Le problème ne se situe pas au niveau du "quoi", mais du "comment". J'ai fini par trouver des éléments concrets sur le sujet, à savoir les propos tenus par le ministre grec de l'économie à l'occasion de l'Eurogroupe de la mi-juin: Intéressant, prometteur à moyen terme, mais je n'y ai pas vu de proposition concrète à effet rapide, ni d'objectifs chiffrés pour 2016. D'où une impression de flou assez désagréable. Je comprend que les autres ministres n'apprécient pas. Sauf qu'un défaut sur sa dette pourrait bien lui faire perdre l'aide de la BCE, la seule chose qui empêche les banques grecques de fermer. D'ailleurs les citoyens ne s'y trompent pas puisqu'ils pratiquent le bank run tranquille ( http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2015/06/19/les-grecs-inventent-le-bank-run-tranquille,1258418.php ) Un défaut sur la dette constituerait un échec qui coûterait cher à l'Europe, mais Tsipras échouerait à en finir avec l'austérité, alors qu'il s'agit de sa principale promesse de campagne. Et ça aussi c'est un facteur politique. +1 pour l'UE qui a accepté les rapports bidons et pour les prêts à des taux allemands. D'ailleurs je ne comprends toujours pas qu'aucun pays n'aie créé une commission d’enquête, pour demander aux responsables de s'expliquer et mettre à jours les mécanismes de décision. Peut-être parce qu’il s'agit d'un problème non seulement technique mais politique? Comme quoi, nier un problème ne suffit pas toujours à le résoudre, qu'il s'agisse des comptes (comtes?) publics grecs voici 10 ans, ou des blocages actuels. Pour la corruption, je m'étonne qu'Athènes n'exploite pas plus le scandale lié au passage au numérique de la société des télécommunications OTE ? Son ex-dirigeant, Michalis Christoforakos réside désormais en Allemagne, qui a refusé son extradition. Pas plus sensible que l'histoire des réparations de la 2nde GM, et révélateur d'une certaine hypocrisie teutonne, sur laquelle il y aurait aussi beaucoup à dire. Quand au fait que la Grèce ne pourra pas rembourser toutes ses dettes, je crois que plus grand monde ne se fait d'illusion. Mais les créanciers aimeraient qu'Athènes ne se remette pas à en créer de nouvelles trop vite. Le moins que l'on puisse dire, c'est que Syriza ne manifeste guère d'enthousiasme sur ce point ... Au final, c'et Angela et elle seule qui va devoir trancher et assumer. Cela s'annonce intéressant..