Desty-N

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Everything posted by Desty-N

  1. Ça y est, c'est officiel : Essayons de trouver un bon coté à tout ça. L'UE n'a jamais aussi bien avancé que face à un ennemi commun. Maintenant elle en a un (voire deux avec la Russie, si on en croit la Pologne et les Pays Baltes ) Cela devrait motiver les récalcitrants et pousser vers un resserrement des liens. Je suis sûr que la France n'attend que ça. Il suffirait "juste" que l'Allemagne se réveille pour enclencher le mouvement ... Edit @zx : Et voir les clients européen des industries militaires américaines dénoncer leurs contrats d'achat, ça fait partie de ses promesses aussi? Parce que je ne vois pas l’intérêt de lécher les bottes de l'Oncle Sam, si c'est pour se prendre des coups de pied, au lieu de bénéficier d'un minimum de protection. Encore un bon coté à tout ça: peut-être que le Danemark ou les Hollandais vont renoncer au F-35. Voire que la Pologne ou la Tchèquie vont découvrir le Rafale ...
  2. Desty-N

    Le F-35

    Et en plus, avec le projet du Canal d'Istanbul (https://fr.wikipedia.org/wiki/Canal_d'Istanbul ) qui doublerait le détroit du Bosphore, vers 2023, ils comptent battre en brèche la convention de Montreux: Les restrictions ne s'appliqueraient pas au nouveau canal, et la Turquie pourrait inviter qui elle veut à naviguer dans la Mer Noire. J'imagine déjà la réaction du Kremlin si la Maison-Blanche envoyait un porte-avion et son escorte ...
  3. J'avais mis l'info sur le fil de l'Allemagne, mais elle a aussi sa place ici : Depuis quelques semaines, je m'attend à ce que Trump fasse flèche de tout bois. Ça ne m'étonnerait même plus qu'il menace de quitter l'Otan et de retirer les troupes américaines des bases européennes. Le problème c'est qu'avec lui, le pire des bluff peut se réaliser même si ça nuira autant aux USA qu'aux autres protagonistes ...
  4. C'est une discussion qui aurait plutôt sa place sur d'autres fils du forum. Pour essayer de rester dans le sujet, la France serait sans doute la moins mal équipée de l'UE pour faire face à cette hypothétique situation, mais je ne sais pas comment l'Allemagne ferait pour s'adapter. En tout cas, une chose est sure, ils seraient mal barrés pour le marché des sous-marins polonais. Sans l'Oncle Sam pour les épauler face à Vlad, les dirigeants polonais risquent de considérer comme vitale une possibilité de seconde frappe, à l'aide de missiles de croisière embarqués. Et en Europe, il semble que nous soyons les seuls à le proposer ... Mais bon, pour le moment, je pense que Trump se contentera de brandir des menaces. En même temps, j'aurais dit la même chose voici un mois, concernant le traité sur le nucléaire iranien ...
  5. Pourvu que ça dure (et que la RFA se prépare à une possible escalade). Parce que je crains qu'on en soit qu'aux excarmouches : Depuis quelques semaines, je m'attend à ce que Trump fasse flèche de tout bois. Ça ne m'étonnerait même plus qu'il menace de quitter l'Otan et de retirer les troupes américaines des bases européennes
  6. C'est clair que si "Berlin n'apprécie guère", ça va faire changer Trump d'avis. Plus sérieusement, je suis d'accord avec Alexis : Washington ne raisonne plus qu'en terme de rapport de force. Face à une nation qui cède à leurs exigences même totalement impudentes, ils n'ont aucune raison d'aller de plus en plus loin. Et vu la taille de l'excédent budgétaire allemand vis-à- vis des USA, je ne vois aucune raison pour laquelle Trump se calmerait. Bref, pour citer Churchill : "Vous avez eu à choisir entre la guerre et le déshonneur ; vous avez choisi le déshonneur, vous aurez la guerre." (Oui, je connais le contexte dans lequel il a prononcé cette phrase) Mais bon, Angela Merkel/ Conscience de l'Europe a préféré utiliser son capital politique pour accueillir un million d'immigrés, tordre le bras à la CDU /CSU sur le sujet, faire la leçon aux autres pays d'Europe sur leur manque de compassion et aider l'AFD à devenir la troisième force politique d'Allemagne.… Si Berlin se conforme aux exigences Washington, la seule question qui se pose c'est la nature de la prochaine réclamation de Trump. Je parierais bien sur les hydrocarbures: Le point faible de cette théorie, c'est qu'elle attribue à Trump une capacité à raisonner sur le moyen terme . Mais il écoute peut-être juste le lobby américain des producteurs de gaz. En tout cas les USA imposent et maintiennent des sanctions à la Russie et à l'Iran, qui s'avèrent comme les deux nations avec les plus grosses réserves de gaz au monde. La Chine a les moyens et la volonté de s'opposer. L'Europe a les moyens, mais pour qu'elle fasse preuve de volonté, il faudrait que l'Allemagne se réveille et commence par se coordonner avec la France. On en est loin . A ce rythme là, la chancelière risque de laisser une trace dans l'histoire plus faible que son prédécesseur qui, en deux mandats, s'est opposé frontalement aux États-Unis au sujet de la guerre d'Irak et a initié les « réformes Hartz » qui ont coïncidé avec le retour de la croissance en la RFA.
  7. Stratégiquement, c'est surement moins grave que le sous-investissement chronique de Berlin dans son outil de défense, mais politiquement c'est une autre paire de manche. Cela toucher à la seule plus importante décision politique prise par la chancelière depuis le début de son premier mandat : l'accueil d'un million de réfugiés. L'AFD joue sur du velours en insistant lourdement sur ce point et peut déjà envisager de capitaliser sur ce point lors des élections régionales d'octobre prochain. Pas de quoi rassurer la CSU bavaroise qui craint de voir son emprise sur la Bavière remise en cause. Il y a un mois, ils entendaient déjà imposer un crucifix dans toutes les mairies et administrations du Land ( À partir du 1er juin, l'emblème chrétien devra se trouver à l'entrée des bâtiments publics. Une décision très politique du ministre-président de Bavière. http://www.lepoint.fr/europe/allemagne-en-baviere-le-crucifix-fait-polemique-02-05-2018-2215080_2626.php ) On peut se demander qu'est-ce qu'ils vont inventer: une séance publique de prière avant chaque vote?
  8. Moi, je suis d'accord pour qu'on leur accorde ce délais ... mais avec des conditions sympas. Quelques idées: abandon de toute polémique concernant leur nouveau statut au sein du projet Galileo référendum d'ici 2022 en Irlande du Nord pour la réunification avec le voisin du sud contribution de la GB au budget européen jusqu'en 2023, en supprimant le rabais Thatcher. Mais sans effet rétroactif sur 30 ans toutefois, je ne suis pas sadique
  9. Ils ont peut-être retenu la leçon de la sonde Galileo, lancée en 1989 vers Jupiter? Frôler la catastrophe du fait de l'échec du déploiement de l'antenne principal a dû les traumatiser. @zx de toute façon, je crois que le télescope doit aller se positionner à un Point de Lagrange situé au delà de la lune. Un peu loin pour envisager d'envoyer des dépanneurs (mais je suis sûr que SpaceX se proposerait ) ÉDIT : grillé par AviaPics, mais je parie qu'E. Musk sauterait sur l'occasion pour faire parler de sa FH, voire de la BFR EDIT 2: grillé par zx , mais cela montre que le patron de SpaceX sait occuper la scène médiatique …
  10. Désolé, mais je ne comprend pas ta phrase. Ne plus donner accès à quoi? S'il s'agit d'accès aux textes législatifs européens, grâce à internet, la situation s'avère bien meilleure qu'il y a 20 ans. S'il s'agit d'accès à la fonction de député européen, je ne vois pas en quoi les choses ont empiré, ou en quoi le système d'élection à la proportionnelle entraînerait un plafond pour certains candidats. On pourrait discuter de la difficulté à dégager à coup sûr une majorité avec une élection à la proportionnelle, mais c'est une autre histoire. Et pour en revenir au sujet de ce forum: en quoi la décision du Parlement Européen vis-à-vis du Royaume-Uni, constitue-t-elle un processus peu ou pas démocratique? J'irais même plus loin: si demain Gibraltar se découvrait une identité hispanique multi-millénaire et se rapprochait de Madrid, on ne parlerait plus beaucoup de son statut fiscal . Mais les anglais ont décidé de cracher dans la soupe et ont estimé que seuls, ils pourraient imposer au reste du monde un rapport de force qui s’avérerait plus favorable pour eux. Je crois qu'on peut estimer que jusqu'ici les faits de ne corroborent pas trop leur hypothèse de départ Ils vont pouvoir méditer ce morceau de sagesse d'Alphonse Allais : "un égoïste, c'est quelqu'un qui ne pense pas à moi"
  11. Les unionistes irlandais alliés de Thérèsa May ne voudront jamais. Il faudrait un petit bouleversement politique, genre alliance à front renversé avec les indépendantistes écossais. Et on passerait de fait d'un Royaume--Uni à une Fédération Unie. Sans compter le problème de Londres qui aimerait bien un statut spécifique … EDIT : après relecture de l'article, rien n'oblige l'Irlande du Nord à faire jouer rapidement la clause juridique évoquée : Les dirigeants de la République d'Irlande tablent sans doute sur le fait que, demain ou dans 10 ans, les décideurs Nord-Irlandais activeront cette clause. Et ils y voient un inéluctable pas supplémentaire vers la réunification irlandaise. Si c'est bien leur raisonnement, très bel exemple de réflexion politique à moyen terme.
  12. Ce serait bien une question de rapport de force. Le leader des lib-dem britanniques estimait illusoire de croire qu'un pays pourrait imposer sa volonté à 27 autres. On y est. C'est le Parlement Européen qui a pris ces décisions. La procédure me semble tout à fait démocratique. Ça m'a l'air au moins aussi légitime qu'un accord entre les chefs d'état de l'UE, lors du sommet actuel.
  13. Et le parlement européen aura aussi son mot à dire: Si le cadre du Parlement Européen s'avère contraignant, on peut en effet se poser la question de la pertinence du Brexit pour les britanniques Surtout si on y rajoute le problème des territoires de la Couronne anglaises avec des statuts fiscaux "hors-normes" comme les Bermudes ou Gibraltar. Un intervenant dans un C dans l'air expliquait que le RU faisait obstruction aux initiatives européennes pour améliorer les choses. Mais il laissait aussi entendre, qu'avec le Brexit en Mars 2019, le rapport de force pourrait changer rapidement …
  14. Quand ils ne contribueront plus au budget européen, ils n'en bénéficieront plus non plus. Et le budget britannique devra compenser, entre autres, la PAC pour les paysans ou les programmes de recherche de l'Union. Je crois même qu'il y a un histoire d'aides européennes aux premiers films qui inquiète fortement les cinéastes du RU. On peut imaginer que Londres accepte de compenser avec de l'argent public, mais une bonne partie des Tories risque de rechigner. Et même s'ils acceptent, toute nouvelle procédure administrative met du temps à se roder. Les agriculteurs et les chercheurs britanniques risquent de sentir passer les premières années du Brexit …
  15. Navré de me répéter, mais la France et l'Allemagne, signataires de Maastricht et membres de la zone Euro, ont dérogé à cette politique, au début des années 2000. De plus, tu estimais hier "qu'une communauté politique doit pouvoir décider des politiques qu'elle veut mener". La Pologne et la Hongrie remplissent ces critères puisque leurs communautés politiques ont actuellement choisi de ne PAS appartenir à l'Euro. Contrairement à celle de l'Allemagne et de la France. Désolé, mais on est dans le fil sur le Brexit. Si on te suit, la communauté politique britannique ne bénéficie pas d'une grande légitimité pour décider des politiques qu'elle veut mener. Édit : @Boule75 , l'Irlande et la GB n'ont pas signé la convention de Schengen. Donc actuellement, pas de libre circulation des personnes avec les pays de l'UE. Mais je crois que Dublin et Londres ont un accord spécifique sur le sujet.
  16. La situation semble se débloquer: Reste à savoir ce que contient le compromis. Et comment T. May a débloqué la situation avec ses alliés nord-irlandais ?
  17. +1 à tous les deux. Le sujet européen doit rester plus populaire que celui des migrants chez les électeurs allemands. En cas de nouvelles élections, ça constitue un bon argument de campagne. Et ça met Merkel dans une position délicate, vu la réaction outragée de la CSU. Je persiste à penser que le scénario le moins improbable reste celui du gouvernement minoritaire soutenu avec réticence par le SPD, dont le congrès vient d'autoriser cette option. ( http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/12/07/allemagne-le-spd-donne-son-accord-pour-des-discussions-gouvernementales-avec-merkel_5226385_3214.html )
  18. On a l'impression que M. Schultz place la barre très haut. Comme s'il voulait poser des conditions telles que cela braquerait la CSU à coup sûr et lui éviterait d'avoir à porter la responsabilité de l'échec des négociations pour une nouvelle Grande Coalition.
  19. La Pologne et la Hongrie n'affichent plus vraiment d'intention de passer à l'Euro. Ce dernier pays a mis à mal à l'indépendance de sa banque centrale. Le moins qu'on puisse dire c'est que ça s'éloigne de la politique économique orthodoxe classique. Peut-etre penses-tu plus spécifiquement à la politique budgétaire? Mais il faut se souvenir, qu'au début des années 2000, la France et l'Allemagne ont pu sans difficulté passer outre le pacte de stabilité. Sans que ça entraîne pour autant une grande prospérité, d'ailleurs. En matière de croissance économique, les grands pays européens qui réussissaient récemment de belles performances, étaient la RFA et … la Grande-Bretagne (pour recoller au sujet). Or ces deux nations mettent l'accent en ce moment sur leur rigueur budgétaire. On n'est pas obligé d'y voir un lien de cause à effet, mais en tout cas la rigueur n'y a pas empêché la croissance Pour ce qui est d'exclure de la politique les conceptions religieuses, en France, sans doute. Mais je doute que les chrétiens-démocrates à travers l'Europe partagent ton opinion Edit: il devrait y avoir du nouveau ce WE pour le Brexit :
  20. Le problème de l'Irlande du Nord des années 70-80, c'est justement la confrontation entre deux communautés politiques. Chacune voulait pouvoir décider librement du rapprochement vers Londres ou Dublin. Résultat : la BBC faisait ses gros titres sur les graves violences dans le coin au moins une fois par semaine, et souvent plus. D'ailleurs, le Sin Féin semble avoir reconnu une opportunité : Pour ce qui concerne la diversité d'opinions impossible au sein de l'UE, je crois que la Pologne ou la Hongrie constituent des contre m-exemples pertinents …
  21. Tout ce que tu décris, le RU en bénéficiait déjà. Si on l'applique à l'Irlande du Nord, au moins cette dernière aura moins de poids pour imposer ses vues. Je crains que beaucoup d'écossais ne partagent pas ton opinion sur la pertinence des lois britanniques Et je suis certains qu'un grand nombre de citoyens d'Irlande du Nord s'avèrent carrément hostiles aux décisions prises au palais de Westminster . C'était d'ailleurs la grande inquiétude d'un intervenant britannique dans un C dans l'air de début de semaine: que le Brexit ne détèriore la situation en Irlande du Nord, ravive les nationalismes, et réveille l'Ira. Personne ne souhaite une guerre civile larvée aux frontières de l'Europe. Pourtant c'était le cas dans les années 70-80. Et tous les protagonistes se pensaient dans leur bon droit, estimant agir pour la liberté, britannique ou irlandaise.
  22. Merkel utilise l'argument du gouvernement minoritaire immobiliste, pour exclure cette solution … sauf que les 12 dernières années indiquent qu'en fait elle n'a rien contre une gestion ultra prudente des affaires, où elle se contente souvent de réagir aux événements (ex: abandon du nucléaire après Fukushima) Sinon, je me suis intéressé à la position allemande sur les véhicules allemands à moteur thermique. La Chancelière avait obtenu des écolos qu'ils renoncent au principe même du passage au tout électrique à une date indéterminée, en Allemagne. Pendant ce temps-là, en Chine, Pékin impose des quotas de véhicules propres et la RFA obtempère, tout comme ses industriels: Dans ces deux cas, on a tout de même le sentiment d'une certaine hypocrisie schizophrènie allemande … EDIT: je me demande s'il en va de même pour les centrales à lignite? Édit 2, réponse à ÉDIT: pour les centrales charbon/ lignite, ça ne vient pas de Pékin mais de Bruxelles: Donc Berlin devra faire des choix difficiles d'ici 4 ans. Je ne sais pas si les politiques allemands le mentionnent parfois? Et qu'ils ne plaident pas l'ignorance, la directive date de 2010: Directive n° 2010/75/UE du 24/11/10 relative aux émissions industrielles https://aida.ineris.fr/consultation_document/639
  23. Un point de vue intéressant sur l'opération anti-corruption: L'article mentionne aussi les échecs de MBS en politique étrangère : L'auteur semble privilègier la thèse d'une réforme au pas de charge, avec des coups d'éclat destinés à marquer les esprits.
  24. Ça serait marrant que les travaillistes anglais fassent à May, le coup que le SPD allemand envisage pour Merkel: soutien ponctuel sur certains dossiers (ici le Brexit), en échange de concessions dans d'autres domaines. J'imagine bien Corbyn demander des contreparties type salaire minimum ou imposition renforcée des plus riches
  25. Les éléments qui filtrent correspondent à ce qui se discute sur ce forum: Il reste à savoir si l'accord concernera uniquement les marchandises ou aussi les personnes. Inclure les deux semble le plus logique, mais, politiquement, c'est un pas supplémentaire vers la réunification de l'île. Difficile à faire avaler aux unionistes, le soutien parlementaire indispensable de Theresa May. Si jamais Dublin obtient la libre circulation des personnes, ils pourraient même se révéler taquins et adhérer à Schengen. Il deviendrait alors plus facile pour les Nord-Irlandais d'aller à Paris qu'à Londres! Sinon, l'annonce de l'accord a déjà une petite conséquence amusante en matière de politique intérieure britannique: Comme prévu, Theresa May vient d'offrir sur un plateau un nouveau combat aux indépendantistes écossais. Et il y a de fortes chances qu'à long terme, ils le gagnent. Quelques clous de plus dans le cercueil du Royaume-Uni ...