Desty-N

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Everything posted by Desty-N

  1. Avec la PAC, on tient peut-être la nouvelle bataille: Quand Juncker est parti négocier aux USA, le BREXIT se dessinait à peine à l'horizon. Cet été, il en ira différemment. Personnellement, je pense que si Angela Merkel veut des changements dans la PAC, il faudra qu'elle fasse des concessions sur l'automobile ou plus globalement sur l'attitude vis-à-vis des USA (et vice-versa ) . Sans cela, elle ne pourra pas obtenir le soutien de la France, alors que nous devrions sans souci pouvoir coaliser les pays de l'Est et d'Europe Centrale sur l'agriculture. Et plus question de pouvoir compter sur une Grande-Bretagne libérale par principe Une bonne illustration des avantages et des inconvénients de l'UE, même pour son membre le plus puissant (pas de pensées scabreuses, petits canaillous ) : pas de droits sans devoirs, pas d'avantages dans un domaine sans une contrepartie dans un autre. Ça va s'avérer intéressant de voir comment la chancelière s'adaptera à cette nouvelle donne.
  2. Le sujet est toujours délicat, mais cela fait quelques jours que ça m'interpelle: Autant le rapprochement d'Israël avec des pays pas toujours très démocratiques ne me choque pas, Realpolitk oblige, autant la relation avec les dirigeants polonais m’interpellait. Cela fait un moment que ces derniers entendent dicter une histoire officielle de la seconde guerre mondiale, et de la Shoah dans leur pays. Je me demandais combien de temps il faudrait avant que ça coince. Il semblerait qu'on y soit.
  3. collectionneur doit faire allusion à Je parierais pour une erreur de mise en scène. Rodriguez doit moins bien connaître Gunm que Cameron. Ce genre de boulette saute aux yeux pour les connaisseurs tendance geek (c'est pas comme si c'était notre genre sur ce forum), mais le spectateur lambda ne se rendra compte de rien. Ce n'est pas une consolation, mais on trouve ce type d'incohérence même sur des franchises beaucoup plus populaires. Typiquement : dans Les Animaux Fantastiques 2, des sorciers transplannent devant Poudlard, alors que le T.6 de H. Potter mentionne que cela est impossible. Et je ne m'étendrai pas sur le massacre de certains personnages: Si les producteurs décident de donner une suite à Alita, le problème se posera peut-être. Mais je n'y vois pas une difficulté insurmontable. Rien qu'une poignée de lignes de dialogue et un petit appel implicite à la bonne volonté du spectateur ne suffisent à faire accepter.
  4. Dans Popular Mechanics, E. Musk explique pourquoi il veut construire une fusée en acier: Un point m'interpelle: je croyais que la future fusée de SpaceX utiliserait du méthane comme carburant. Ils pourraient aussi l'utiliser pour la refroidir?
  5. Je m'oppose avec véhémence à ce jugement hâtif !!! Cameron et Rodriguez n'ont pas hésité à briser un tabou du cinéma hollywoodien, dans un geste d'une audace folle: C'est bien simple, je ne vois que Jonh Carpenter dans Assaut comme précédent.
  6. J'ai vu Alita la semaine dernière, et moi aussi je suis un peu mitigé. J'ai bien aimé le casting, ainsi que l'ambiance cyber punk, mais je rejoins Tancrède : on n'accroche pas aux enjeux. L'histoire d'amour avec Yugo ne prend pas, je me demande encore ce que vient faire Jennifer Connely dans cette histoire, et surtout, surtout : Desty Nova! Bon ok, vu mon avatar, je vais faire preuve de partialité, mais ... WTF??? Le bon docteur Nova se définit lui-même comme cherchant à maîtriser le karma, sans se soucier des conséquences. Dans la vie de Gally il apparaît comme un perturbateur, un créateur de chaos (/Kaos ) Son amoralité ne l’empêche pas de faire parfois de bonnes choses (Jashugan, Ido) Le film en fait un savant fou lambda, un planificateur méticuleux et machiavélique, dirigeant Zalem ainsi que l'ultime Nemesis de Yoko dans les flashbacks. Il en perd beaucoup de sa substance et de son intérêt. Accessoirement, si jamais, ils lancent une suite, je m'inquiète du traitement des intrigues des tomes 4 et 5. Le combat contre Jashugan et la confrontation avec Zapan me semblent impossibles à amalgamer dans un seul long-métrage. Trop d'émotions différentes tant pour le lecteur/ spectateur que pour Gally. Mais bon, je ne vais quand même pas bouder mon plaisir. Si vous ne connaissez pas le manga, allez voir le film comme un block buster de SF et vous passerez un bon moment. Mais ensuite, jetez vous sur la BD! (En tout cas les 9 premiers tomes. Last Order et Mars Chronicles se situent un bon cran en dessous pour moi)
  7. Voici un exemple qui, à mon avis, illustre bien la situation: L'article évoque le traumatisme du rachat d'une société allemande par les chinois, Mais je persiste à croire que le Brexit entraîne un changement des équilibres au sein de l'UE. Berlin possède plus de capital politique que les autres, mais il ne s'agit pas d'une quantité illimitée. Mme Merkel va devoir choisir plus attentivement ses batailles... C'est une vision tout à fait acceptable du souverainisme . Mais tu conviendras sans doute que comme beaucoup de doctrines, le souverainisme se prête à de multiple interprétations. Et que certains hommes politiques le comprennent comme le droit pour leur pays de faire ce qu'il veut, quand il veut, comme il veut. On le voit Outre-Manche, au delà des Alpes, ainsi que du coté de Brasilia et Washington. Bref la version gouvernementale de l'adolescent qui pique sa crise en hurlant "quand je serais grand, je ferai ce que je veux!!!" ... et qui s'aperçoit qu'à l'age adulte, il faut gagner sa vie et se débrouiller tout seul, ce qui l'amène à ne faire que ce qu'il peut. Cela ne veut pas dire que cette version du souverainisme se trouve vouée à l'échec. Juste qu'à la volonté il faut ajouter une grosse dose d'habileté. Cela peut marcher (Churchill et De Gaule l'ont prouvé), mais il me parait absurde de croire qu'il existe une solution magique ne présentant que des avantages, que nos décideurs refuseraient d'envisager pour des raisons de lâcheté/ collusion /complot secret / étroitesse d'esprit, etc, etc...
  8. Marrant, on oscille entre Merkel-Macron fixant à deux l'avenir de l'UE et guéguerre franco-allemande . Personnellement, je préfère espérer qu'il s'agit d'une piqure de rappel de la part de la part de l'Elysée. La directive n'est pas encore votée. Si l'Allemagne prend maintenant des mesures de rétorsion, elle peut sans doute faire une croix sur le rejet de la directive, ce qui rendrait Nord Stream 2 TRES hasardeux. Après le vote, c'est une autre histoire, mais, au risque de me répéter, la RFA quoique pays le plus important de l'UE, ne peut pas tout décider toute seul. En diplomatie, on essaye d'aboutir à des compromis, qui reflètent avant tout le rapport de force. Si globalement, face à Paris, ce dernier s'avère en faveur de Berlin, il ne faut pas non plus le voir de manière binaire. Dans nombre de cas, le soutien de la France peut s'avérer nécessaire voire indispensable. Si l'Allemagne se lance dans une escalade de rétorsions, elle risque de finir par le regretter. Il y aura surement d'autres directives européennes où la décision tricolore s'avèrera importante. Non ça ne correspondra pas toujours avec l’intérêt exclusif de la France, en tout cas à court terme. Mais comme on dit, on quitte l'adolescence pour devenir adulte quand on apprend à gérer ses frustrations. Cela ne veut pas dire qu'il faut tout accepter, juste que le souverainisme ça ne se résume pas à trépigner en hurlant "oui, mais je veux !!" Certains de nos voisins (tousse-Italie/ Angleterre -tousse) semblent s'y adonner assez souvent en ce moment, avec les brillants résultats qu'on peut observer Accessoirement avec la départ de la Grande-Bretagne, le rapport de force change. Je crois que Bismarck Kissinger disait que dans un jeu à trois, il faut être l'un des deux. L'habileté de la diplomatie de Londres consistait parfois à offrir à Paris ou Berlin une alternative. C'en est fini, désormais. Reste à savoir si la Chancelière succombera à la tentation de donner systématiquement la préférence à des considérations de politique intérieure. J'espère que les conséquences AFD-iennes de sa décision d'accueillir un million d'immigrés lui ont servi de leçon. Dans le cas contraire, le quai d'Orsay peut d'ores et déjà se frotter les mains. Entre les pays de l'Est qui ne gardent pas toujours un bon souvenir des années 1940, et les nations méditerranéennes pas trop adeptes des leçons de rigueur, nos diplomates vont se régaler!
  9. La France aussi peut prendre des décisions "morales" : La France a annoncé jeudi son soutien à la révision de la directive européenne sur le gaz, une position susceptible de remettre en cause la construction du pipeline Nord Stream 2 entre la Russie et l’Allemagne. (...) https://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKCN1PW1PM-OFRTP L'Allemagne reste le pays le plus important de l'UE, mais ça ne veut pas dire qu'il peut décider tout seul. Si Berlin pour des raisons de politique intérieure prend des décisions avec des conséquences négatives sur ses voisins, il faut accepter que ces derniers réagissent. Accessoirement, ça permet aussi de relativiser, l'image du couple franco allemand fusionnel se réunissant en catimini pour décider à deux de l'avenir de l'UE (Idem pour le cliché de Macron, président eurolâtre et germanophile béat). Maintenant, je ne me fais pas d'illusion, si l'Allemagne fait preuve de bonne volonté pour les exportations d'armement, je m'attend à ce qu'on fasse de même pour la directive sur le gaz. Désolé pour les partisans d'un souverainisme sourcilleux, mais les bonnes relations entre états, reposent a minima sur les compromis, et de préférence sur le respect de quelques principes partagés. Comme celles entre personnes d'ailleurs (ou entre les participants à ce forum ). Bienvenus dans le merveilleux monde de la Diplomatie et de la Realpolitik
  10. L'IRA s'en est déjà prise aux points de contrôle entre les deux Irlandes. Par exemple en 1989 ( https://en.wikipedia.org/wiki/Attack_on_Cloghoge_checkpoint ) et en 1992 ( https://en.wikipedia.org/wiki/Attack_on_Derryard_checkpoint ) Ils l'ont déjà fait, ils savaient comment faire. La présence ou pas d'une délimitation constitue aux yeux de beaucoup d'irlandais un symbole fort, donc d'un sujet sensible. En conséquence, je ne crois pas qu'il s'agisse ici d'une "volonté frileuse", mais d'un souhait de ne pas jouer avec le feu. Sur ce coup, je considère que Theresa May fait preuve de sagesse (pour une fois ), mais Barnier et la Commission ne s'avèrent pas en reste. Parce que balayer ce genre de problème d'un revers de main, en considérant que l'intendance suivra, ça rappelle fortement l'attitude des négociateurs anglais, face à M.Barnier. Avec le résultat que l'on constate aujourd'hui. J'ignore si la Première Ministre britannique obtiendra le soutien du parlement. Mais elle pourrait imaginer des arguments de négociation. Par exemple, en échange de la neutralité du parti de Jeremy Corbyn, elle s'engage à l'organisation de nouvelles élections législatives en 2019. Si le vote des députés sur ce point s'effectue à la majorité relative, il suffirait qu'un nombre suffisant d'élus travaillistes s'abstiennent, pour que ça passe. Ou alors brandir la menace d'un nouveau référendum laissant le choix entre l'accord déjà négocié et le hard Brexit. (même si ça n’empêcherait sans doute pas BoJo & cie d'appeler à voter non, promettant de pouvoir obtenir mieux d'ici fin mars ... ) Sinon, j'ai commencé à jeter un œil aux dispositions prévues pour Gibraltar, vers la page 500. Pour ce que j'en comprend, l'Espagne obtient un droit de regard sur les droits des citoyens, le transport aérien, la pêche, la fiscalité. Je pense qu'en cas de mauvaise volonté britannique, Madrid pourrait rétablir facilement des contrôles aux frontières terrestres et maritimes, comme c'était le cas jusqu'au début des années 80, mais là, il ne s'agit que de mon avis.
  11. Tout à fait. D'ailleurs, l'accord le mentionne : La suppression de cette frontière physique est l'une si ce n'est la raison de l'arrêt de la guerre civile en Irlande du Nord. Donc c'est vrai que tu peux la rétablir, mais pas sur que la paix tienne, de Belfast aux rues de Londres. Les accords du Vendredi Saint prévoyaient la fin de la frontière entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande. Le rétablissement d'une séparation poserait problème. Le Sin Fein ne s'y est pas trompé : Certains estimaient même qu'une nouvelle frontière pourrait cristalliser les frustrations et devenir la cible d'attaques. Il ne faut pas oublier qu'à partir du milieu des 60's et pendant une trentaine d'années des "événements" ont régulièrement agité l'Irlande du Nord. Peut-être qu'aucun pays n'en est mort, mais on décompte tout de même près de 2 000 décès chez les civils ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Conflit_nord-irlandais ) Personnellement, je préfèrerais éviter de revenir à une époque, où l'IRA commettait un attentat par mois ...
  12. Il y en a une qui n'a pas perdu de temps : Grace au Brexit, les indépendantistes écossais tiennent un nouveau cheval de bataille. Ils vont pouvoir réclamer les mêmes prérogatives que l'Irlande du Nord, ce qui effraierait moins leurs électeurs que de quitter purement et simplement la GB. Ils peuvent tenir au moins dix ans sur le sujet. Je me demande si May va gérer ce problème aussi "bien" que D. Cameron? On oublie souvent qu'avant le Brexit, il avait joué avec le feu lors du référendum sur l'indépendance écossaise. Sans que ça lui serve de leçon
  13. Un accident grave sur un navire de la marine nationale Quatre marins ont été blessés dans le crash d’un hélicoptère sur le BPC Dixmude. https://www.lemonde.fr/international/article/2018/10/18/un-accident-grave-sur-un-navire-de-la-marine-nationale_5371531_3210.html
  14. Je vais me répéter, mais vu l'intitulé du sujet, l'immigration interne et externe dans l'Union, c'est H.S. La GB se débrouille très bien toute seule pour faire venir des travailleurs sous qualifiés. Elle n'a pas besoin de l'UE ou du Brexit pour faire évoluer sa politique sur le sujet. Ensuite, la question de la politique menée par Bruxelles vis-à-vis des migrants, c'est un vrai problème, mais je pense qu'on devrait plutôt le traiter dans un autre sujet du forum. Par exemple [Union Européenne] nos projets, son futur ( http://www.air-defense.net/forum/topic/6986-union-europ%C3%A9enne-nos-projets-son-futur/ ) Quitte à faire un HS, je voudrais quand même rappeler que ce type de décision de la Commission est validée par nos dirigeants, comme ce sera le cas demain à Strasbourg : https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/09/19/migration-et-brexit-au-menu-du-sommet-europeen-de-salzbourg_5357103_3214.html Et que même un pays membre de Schengen, peut prendre des décisions unilatérales, comme quand Angela-Merkel-conscience-de-l'Europe a décidé d'accueillir un million de Syriens. Les institutions européennes ont bon dos ...
  15. Proxima-B, l'exoplanète la plus proche de notre système solaire, n'en finit pas de nous étonner. Elle serait "hautement habitable" : Bon sur ce coup là, je vais m'envoyer des fleurs et m'auto-citer (ça date de juin dernier) : Si ça se trouve, la NASA vient consulter le forum pour nous piquer nos idées Plus sérieusement, il doit y avoir quelques bémols à cette simulation. Le premier qui me vient à l'esprit, concerne certains effets des radiations émises par la naine rouge. Elles risquent de décomposer les molécules d'eau contenues dans l'atmosphère, en atomes d'oxygène et d'hydrogène. Ces derniers très légers, échappent bien plus facilement à l’attraction planétaire. Cela pourrait conduire à un assèchement progressif de la planète (dissociation photochimique) Bien sûr mère nature est pleine de ressources et on peut imaginer des solutions. En l’occurrence, un champ magnétique jouant un rôle protecteur, comme sur terre. Mais ça nous amène à un nouveau domaine de recherche à défricher : les magnétosphères hors du système solaire. Cela ne me semble pas impossible à étudier. Actuellement, on détermine les compositions d'atmosphères planétaires, en mesurant les changements du spectre de la lumière de l'étoile quand le corps céleste plus petit passe devant. On doit pouvoir de même mesurer le changement de polarisation de la lumière céleste quand une planète s'interpose. Ce serait peut être même plus facile puisqu'une magnétosphère planétaire possède souvent une taille bien plus grande que l'objet qui la cause (celle de Jupiter s'étend jusqu'à l'orbite de Saturne). Cela pourrait même permettre de comprendre pourquoi tous les corps telluriques ne disposent pas d'un tel champ : Vénus en est dépourvue. Actuellement, on en attribue la cause à se rotation très lente (un jour sur Vénus dure 116 jours terrestres). Cela implique un très faible effet dynamo ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Dynamo_terrestre ) mais aussi peu de convection, donc pas de séparation des différents éléments du magma, ce qui empêche la concentration des éléments métalliques. Encore une fois, même si cela rajoute une difficulté supplémentaire, les naines rouges s'avèrent tellement nombreuses, qu'on peut espérer rencontrer des raretés statistiques abritant des conditions favorables.
  16. La libre circulation des personnes dépend dans beaucoup de pays européens des accords de Schengen. Beaucoup, mais pas tous. Parmi les exceptions, il y a … la Grande-Bretagne! Sur ce coup-là, l’UE a bon dos. J’aurais plutôt tendance à jeter la pierre aux politiques libérales de Diwning Street depuis 40 ans, et au lobby patronal britannique La Norvège, c’est bien ce pays qui applique les normes européennes, et finance les programmes de l’UE? Le tout sans avoir son mot à dire sur l’établissement des règles, ni sur la répartition des fonds … Et on peut rajouter qu’Oslo participe à Schengen, Europol et Eurojust. La Suisse, se trouve dans une situation assez proche, non? J’ai pris les exemples les plus faciles, mais @Boule75 a déjà développé à plusieurs reprises les arguments concernant les autres cas (Singapour : paradis fiscal; Japon, Corée du Sud, Canada : dépendance importante aux USA) Je vais radoter, mais non, la volonté souverainiste ne suffit pas, les négociateurs britanniques le découvrent actuellement. L’UE a des qualités et des défauts. J’estime personnellement que les premières l’emportent sur les second : face aux USA de Trump, ou à la Chine de Xi, il vaut mieux peser 15% de 450 millions que 100% de 60 millions. La taille ça compte! (Désolé, c’est l’ambiance de discussion virile . Ok, je ===>)
  17. C'est bizarre, ça me semble aussi crédible que l'annonce du 10 août : Ou encore la rumeur qui circulait voici quelques mois comme quoi Dublin préférerait quittait l'UE pour conserver ses liens étroits avec le RU. Bref , tout ça sent le story telling ou comme dirait notre président américain favori la fake news.
  18. Il y a très peu d’éléments sur la bombe nazie dans cette vidéo. Et j’avoue que certains points me laissent sceptique :
  19. Excusez-moi, mais je souhaite rappeler deux-trois points: les britanniques ont choisi de donner une importance prépondérante à la finance et aux banques dans leur économie. Cela doit remonter a minima aux mesures de dérégulation de Margareth Thatcher, il y a une bonne trentaine d'années. Aucun des successeurs de la dame de fer n'est vraiment revenu sur ses décisions. J'ai même plutôt l'impression que certains en ont rajouté. il n'y a pas que la finance et les banques qui n'approuvent pas le Brexit. Des constructeurs automobiles comme BMW ou Renault-Nissan ont également exprimé leur inquiétude. Je crois qu'il en va de même pour des industriels comme Dyson. De manière plus générale, les associations représentant le patronat britannique ont donné leur opinion et le Brexit n'apparait pas comme très enthousiasmant. Je dirais donc que c'est en effet (très) difficile de faire quelque chose comme plier l'économie à sa volonté, mais ce n'est pas impossible. Je vais me répéter, mais il ne faut pas confondre "pouvoir de la volonté" et "pensée magique". Tout l'art du politique consiste pour lui à rendre possible ce qu'il juge nécessaire d'après le Cardinal de Richelieu. Il semble qu'Outre-Manche, on manque d'artiste, ou même d'artisans compétents... les politiciens partisans du Brexit, n'ont en effet pas vraiment fait preuve d'une grande habileté jusqu'ici. David Davis, aurait passé en tout et pour tout 4 heures à négocier depuis le début de l'année 2018. @Chronos et @Tancrède ont aussi expliqué le manque de compétences techniques qui se faisait ressentir: En 2016, après le référendum, ces lacunes ont dû commencer à apparaître. Il était sans doute encore possible d'entreprendre d'y remédier, à condition d'y mettre les moyens: les cabinets de chasseur de tête auraient pu démarcher les profils intéressants, d'autant plus intéressés si on leur promettait une rémunération substantielle. Mais apparemment, rien n'a été fait, et Londres s'est réveillée voici quelques mois ... La volonté ne suffit pas, il faut aussi de l'habileté et le sens des réalités. Sans cela, on s'expose à de graves déceptions ... Ou alors on estime que la méthode de Trump est la seule qui vaille. Mais du point de vue de l'efficacité, il faut reconnaître que Poutine a rencontré bien plus de succès, sans pour autant atteindre la toute puissance
  20. Pour que l'UE fasse preuve "d'un peu de flexibilité", encore faudrait-il que le pays demandeur aie quelque chose à offrir, et fasse preuve de son coté "d'un peu de ... bonne fois". Mais hasard du calendrier, Londres se trouve en ce moment dans le collimateur de la commission et des collègues de @pascal : Si je me souviens bien, j'avais appris par ailleurs, que les britanniques ne faisaient pas beaucoup d'efforts pour remédier au problème. Leur activité commerciale semblait les préoccuper plus que le manque à gagner fiscal pour les autres membres de l'UE. Et voilà que les anglais veulent obtenir un dispositif qui les avantagerait encre plus. Je crains que, s'ils veulent avoir une chance de réussir, ils ne doivent offrir des garanties valables et solides. A moins qu'une fois encore, le manque de professionnels compétents ne les amène à confondre "pouvoir de la volonté" et "pensée magique". Tout l'art du politique consiste pour lui à rendre possible ce qu'il juge nécessaire d'après le Cardinal de Richelieu. Il semble qu'Outre-Manche, on manque d'artiste, ou même d'artisans compétents....
  21. Suite au séminaire de vendredi, Theresa May a réussi, pour l'instant, à ce que tous les membres de son gouvernement tombent d'accord sur une position commune : Avec tout ce qui a été dit dans ce fil sur les pertes de compétence britanniques, j'en viens à m'interroger sur la part de bluff dans les déclarations. Si ça se trouve, Londres croit vraiment avoir une chance d'obtenir ce qu'elle réclame. Mais au final, la GB s'oriente de plus en plus vers un statut à la Norvégienne : adhésion de facto à l'Espace Economique Européen, libre circulation des marchandises, des capitaux et des personnes. Par contre, pas d'accord global pour la pêche, la Politique agricole commune, ou la mise en place de la monnaie unique : https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Supranational_European_Bodies-fr.svg De plus, il y a une contribution financière, une application de décisions de justice supra-nationales, l'adoption d'une partie des lois de l'Union Européenne, avec peu d'influence sur le processus de prise de décisions à Bruxelles. Tout ça, pour ça... En même temps, quand on voit comment Trump mène ses négociations commerciales, on comprend que le RU préfère ne pas se retrouver an tête-à-tête avec Washington. Par ailleurs ce n'est pas la première fois qu'on mentionne la différence entre marchandise et services. Merkel l'avait aussi évoquée face à Trump. Est-ce que quelqu'un aurait plus d'éléments sur le sujet?
  22. Un exemple parfait du choc des principes GB/UE : Londres compare sa future situation à celle de la Norvège ... sauf que l'UE a passé avec ce pays, ainsi que l'Islande et les Îles Féroé des «accords nordiques», qui impliquent la gestion conjointe des stocks partagés (https://ec.europa.eu/fisheries/cfp/international/agreements_fr ) et permettent l'accès aux zones économiques exclusives maritimes. Là les anglais donnent l'impression de vouloir appliquer le vieil adage "tout ce qui est à moi, est à moi, tout ce qui est à vous se discute". Sauf que même si les britanniques peuvent pécher deux fois plus de poisson, ça leur fera une belle jambe s'ils ne peuvent pas le vendre. En plus, il s'agit d'une marchandise fragile qui supporte mal le transport sur une longue distance et voit sa valeur diminuer de manière quasi exponentielle avec le temps qui s'écoule entre la pêche et la vente. Encore un bel échantillon de ce qu'il advient lors du choc frontal entre le droit à la liberté souveraine d'un état et les devoirs que lui impose sa cohabitation avec des voisins tout aussi souverains que lui...
  23. Une catapulte pour mettre les satellites en orbite : Grosso modo ça reviendrait à remplacer le premier étage de la fusée par une infrastructure au sol, là où SpaceX se sert d'un matériel réutilisable? Sur le papier, pourquoi pas, mais je serais curieux de savoir à quelle altitude ils installent leur centrifugeuse? Parce que une vitesse hypersonique avec la densité de l'air qu'on trouve au niveau de la mer, non seulement le véhicule va très fortement chauffer, mais les frottements vont très vite diminuer sa vitesse ... EDIT : une video youtube assez complète sur le sujet
  24. Tu ne crois pas que tu passes pas un peu vite d'un extrême à l'autre? Lame explique bien la situation à la page 17 du sujet sur la guerre économique : La diplomatie vise à permettre d'atteindre ses objectifs quitte à prendre des chemins détournés. Ici, l'UE trouve le moyen de montrer qu'elle ne se laisse pas malmener sans rien dire par le président américain, tout en mettant une pression discrète sur le gouvernement chinois, qui réagit en lâchant un peu de lest sans entacher son image. Pas mal comme résultat. Croire que pour obtenir quelque chose, il suffit de taper du point sur la table, de ruer dans les brancards et de vociférer ... c'est donner raison au comportement de Trump
  25. Je dirais plutôt que notre pays disposera de nouvelles opportunités. Mais dans ce cas, il y aurait aussi de sacrés obstacles: d'abord parce que des tas de pays de l'UE, s'appuient sur les USA, via l'OTAN, depuis plus de 50 ans, et au moins trois générations d'hommes politiques. Pour beaucoup cette alliance constitue une évidence et un état de fait. Devoir remettre en cause ce genre de certitudes, s'apparentera au sept étapes du deuil : choc, déni, colère/ marchandage, tristesse, résignation, acceptation, reconstruction. L'hypothèse a été évoqué vers la page 218 du sujet sur la composante air belge, et on a déjà quelques beaux exemples des trois premières étapes : Une hypothétique reconstruction, potentiellement autour de la France, constituerait la 7 ème étape qui nécessiterait du temps avant qu'on puisse l'envisager. ensuite parce que la France a un passé et une histoire qui s'étendent sur des siècles, et donc un actif mais aussi un passif, vis-à-vis des pays de l'Europe. Et on nous soupçonnera inéluctablement, à tort ou à raison, de vouloir imposer notre domination. Cela ne m'étonnerait même pas qu'on invoque Napoléon (qui n'aurait surement pas connu une aussi brillante carrière, si les voisins de la France révolutionnaire n'avait pas voulu nous envahir, mais c'est une autre histoire). On m'expliquera que les USA aussi imposent une forme de domination, mais ils sont loin, de l'autre coté de l'Atlantique. Nous, nous sommes à coté, au maximum à quelques centaines de kilomètres. En optique, un gros objet très éloigné peut paraître moins grand qu'un petit objet tout proche, c'est une question de perspective. On se retrouve avec la même logique : une nation d'une puissance un peu plus que moyenne mais proche peut apparaître plus dangereuse qu'une très grosse puissance séparée de nous par un océan enfin parce que au delà de l'UE, mais en Europe, il y a un autre pays qui, si les USA quittent l'OTAN, disposerait de nouvelles opportunités: c'est la Russie. Et qu'on l'aime ou pas, on ne peut dénier à Poutine son habileté et sa détermination. Certes, j'imagine difficilement les chars de Moscou déferler vers le Rhin. Mais quelques manœuvres massives proche d'une frontières, couplées avec quelques références pas trop subtiles au sort de la Crimée, pourraient très bien aboutir à une finlandisation des républiques baltes. Pour commencer En fait, plus je réfléchis, plus je me dis qu'il y aurait matière à créer un nouveau sujet sur le forum. Trump a menacé de quitter l'OTAN, et il a prouvé qu'il était capable de beaucoup de choses. On est passés du quasi impossible au très improbable. Comme pour le Brexit, il serait sans doute intéressant qu'on dispose d'un fil de discussion dédié au cas où l'impensable se produirait. EDIT: oui, je sais, j’ai qualifié la France de « puissance un peu plus que moyenne » Pardon, je ferai pénitence