Jump to content
AIR-DEFENSE.NET

mehari

Members
  • Posts

    4,144
  • Joined

  • Last visited

  • Days Won

    7

Everything posted by mehari

  1. Tu oublies la partie importante (parce qu'à la rigueur, les obus HE Airburst pourraient faire l'affaire): les moyens de détections. Je doute que l'optique normale suffise.
  2. @Hirondelle Tu te méprends sur ce que je dis. C'est excessivement simple mais c'est pas pour ça que c'est bon marché. La technologie des ailerons pliables est maîtrisée depuis des plombes et le niveau de recherche et développement pour en introduire sur MICA est faible au possible. Le coût ne vient pas de là. Il vient de la certification, qui implique la réalisation de plusieurs prototypes pour essais en soufflerie, puis essais lancement, puis essais tir en condition réelles, puis adaptation des systèmes de lancement pour le nouveau missile (nouveau container, nouvelle interface à programmer, capacités à intégrer aux systèmes de bord, une dizaine de passes de débugging, etc.). Puis, il faut réaliser l'outil de production de ces pièces ô combien spécifiques (pourquoi crois-tu que le CAMM-ER reprends la queue du CAMM malgré le centre plus large?) qui pourraient ou ne pas se vendre en nombres suffisants pour être rentable tant qu'un utilisateur sûr n'a pas été trouvé (hint, hint, Marine française). Ce n'est pas parce qu'un produit est techniquement enfantin à concevoir et prototyper que sa mise en production est bon marché, surtout dans le domaine des armées... Et dans cette équation, le moins cher, c'est de continuer à acheter de l'Aster 15, suivi par l'adoption du CAMM/CAMM-ER, suivi par le développement d'un MICA-VL-4P, dans cet ordre... Quant aux SYLVER, c'est assez simple. Pourquoi est-ce qu'on ne met pas d'Aster dans un Mk41? Parce que personne n'a payé le développement de l'interface Aster-Mk41, le développement des cannisters plus larges ou l'intégration software de l'Aster avec le système de combat américain utilisé, et enfin la certification et les tests de tout ce bordel. Est-ce que c'est techniquement compliqué? Non, c'est enfantin. Mais c'est quand même des ingénieurs qu'il faut employer pour faire ce travail et comme toujours, employer des gens, ça coûte. Et ça coûte plus cher que juste mettre des SM-2 ou ESSM dans les VLS. Même combat pour ton AMRAAM sur Rafale. On pourrait mettre un AMRAAM ou Sidewinder sur du Rafale. Mais il faut payer quelqu'un pour programmer les interactions entre le Rafale et missile. Et il faut quelqu'un pour certifier la configuration mécanique du système. Chacune des configurations du système. La raison pour laquelle on a pas d'AMRAAM sur Rafale est la même que celle pour laquelle on a pas de Meteor en point 3 et 12. Le Rafale est prévu pour avoir des Meteor et AMRAAM sur ces points mais personne n'a payé pour qu'on puisse effectivement utiliser des missiles sur ces points. Même combat pour tout le reste.
  3. On sait. Et on sait tous que ce n'est pas et ça n'a jamais été le problème. Le problème est "Qui paye?". C'est pas la Marine, c'est pas MBDA, c'est pas l'Armée de l'Air, c'est pas l'Armée et c'est plus que probablement pas les clients exports. On sait tous que c'est techniquement facile. Mais ça demande aussi que quelqu'un paye pour les modifications, les simulations, les tests en environnement contrôlé et les tests en conditions réelles de tous les éléments du nouveau systême. Et ça, ça coûte temps et argent.
  4. Il y a apparemment un SYLVER Mk2 en développement qui serait aussi plus gros mais on sait pas encore plus gros comment ("Mk41" gros ou "peut lancer un 3M22 Zirkon" gros?). On verra bien si ils continuent à faire des conneries avec celui-là. Un peu en retard mais auparavant, c'était assez compliqué de trouver des bateaux par satellite (parce que quand tu as un océan à fouiller à la main, c'est complexe) et la meilleure manière de trouver un GAN était globalement d'essayer de trouver la trace d'écume qui le suit et de prier que ce n'est pas juste un super tanker ou porte-conteneur (ou dans le cas du Kuznetsov, de trouver les nuages non expliqués par le bulletin météo). Aujourd'hui, les algorithmes de machine learning permettent aux pays qui ont les moyens de se payer les satellite pour, de faire de la recherche d'image à grande échelle sur tous les océans de la planète.
  5. mehari

    Hélidrones

    Ce qui a l'air très tendance pour l'instant, c'est les obus de mortier avec un kit de guidage largués depuis drones quelconques. C'est pas cher mais c'est vrai que ça va pas loin. Sinon, je regarderais du côté de 2 ou 3 paires de LMM ou autres roquettes guidées. Si la charge est un peu juste, on peut tenter la double paire de MMP mais la portée sera plus courte. Le coût est peut-être aussi en faveur du LMM (petit diamètre, guidage potentiellement plus simple). Si on accepte de perdre une paire de missile, on pourrait tenter de mettre deux MHT. Dans ce cas, on a une portée probable de 8-10km, peut-être plus, et une grosse charge.
  6. C'est pas une question de place dans les bases. C'est une question du nombre de sous-unités qu'un unique QG peut gérer à la fois. Lorsque les US avaient essayé les division pentomique dans les années 1950-1960 c'était un des arguments pour son abandon. Ils avaient déterminé que le maximum qu'un QG pouvait gérer était entre 2 et 5 éléments. Un bataillon pentomique comprenait 5 compagnies de combat (+HQ et support) et devait recevoir des éléments additionnels (génie, artillerie, blindés) rendant le truc impossible à coordonner sans niveau de commandement intermédiaire.
  7. Continuer à augmenter la capacité des régiments va les transformer en bordel ingérable. Et ça n'explique pas pourquoi l'Armée française est toujours en configuration pentomique alors que tous les autres pays qui ont essayé ont laissé tomber. Ou pourquoi les unités logistiques ne sont pas organiques aux brigades.
  8. Plutôt que de chercher des énormes brigades de 12000, je garderais des brigades de taille plus modeste, voire même inférieure à celle des brigades françaises actuelles et je renforcerais à la place les éléments de soutien: plus d'artillerie (dont roquettes et munitions rôdeuses), la défense anti-aérienne et les éléments logistiques des brigades groupées en division. Typiquement, plutôt que de faire 4 énormes brigades de 12000 hommes, je créerais 9 brigades de 4000-5000 hommes sur le modèle italien groupées en 3 divisions et utiliserait l'excédent de 7500 hommes que tu tires de 4*12000 - 9*4500 pour créer des unités de soutien divisionnaire (logistique, anti-aérien, artillerie). Ceci dit, ça reste probablement impayable. D'ailleurs, quelqu'un sait pourquoi la France est en structure pentomique alors que tous les autres pays qui ont essayé ce genre de chose l'ont abandonnée? Et pourquoi les éléments logistiques ne sont pas organiques aux brigades?
  9. En Belgique, on appelle ça "ensoleillé"
  10. C'est un meme sur la musique Deja Vu, l'anime Initial D et les trucs qui driftent. Sinon, oui. Les fêtes ont repris chez nous (pour les étudiants du moins)
  11. Pourquoi est-ce que j'entends de l'Eurobeat tout d'un coup?
  12. mehari

    [EBRC/Jaguar]

    C'est vrai que là c'est plus compliqué. Dans l'idée, le GLATGM permettrait de renforcer la capacité AT de systèmes légers équipés de canons de 105 dont les APFSDS (qui continuent à être améliorés mine de rien) pourraient ne plus suffire contre les MBT les plus modernes. Par contre, les munitions guidées (voire missiles (il y a un projet pour ça)) pour 57mm, ce serait plutôt utilisé dans un rôle AA, contre missiles, hélicoptères, avions et du coup UAS ou anti-surface dans un contexte naval (anti-swarm).
  13. mehari

    [EBRC/Jaguar]

    Ça peut être un problème. D'un autre côté, ce désavantage est contré par le fait que l'ATGM peut choisir son angle d'attaque (incluant du coup le top). Par ailleurs, un missile de 105mm serait un rien plus petit qu'un Spike-MR/LR (à 110mm) qui est donné pour ~700mm. C'est pas autant qu'un MMP, un TOW ou un Hellfire mais ça reste pas mal d'explosif sur la tête d'un char.
  14. mehari

    [EBRC/Jaguar]

    Ou le 2A70 100mm basse pression de BMP-3 au D-10 100mm haute pression de T-55. 332kg contre 1438... J'avais mesuré à un peu plus de 90mm quand j'avais fait mes calculs sur mon 57CT. On notera d'ailleurs que les Russes ont une grosse tendance à mettre des ATGM tirés par canon (haute ou basse pression) sur leurs véhicules comme sur le BMP-3 ce qui permet de tirer des capacités AT d'un canon qui n'en a pas forcément. Faire de même avec un 105 haute pression à haute élévation sur un chassis léger (disons Centauro avec une tourelle CMI) pourrait être une idée intéressante. Le 105 pourra traiter la plupart des cibles et les rares exceptions reçoivent l'ATGM.
  15. mehari

    [EBRC/Jaguar]

    C'est pas (plus?) vraiment un basse pression mais une espèce d'hybride basse/haute ou basse/moyenne pression. Il faudra voir ce qu'ils arrivent à choper comme vélocités pour ce projectile parce qu'il a beaucoup (le double, peut-être même triple) de poudre par rapport au HE. Moins de contrainte sur le canon (moins de pression sur les parois du canon et de la chambre, moins de chaleur générée), moins de contrainte sur le véhicule (recul inférieur, masse de l'armement inférieur parce que canon court et pression sur la chambre faible), encombrement plus faible des munitions (moins de poudre nécessaire). Bref, ça fait un système généralement plus léger.
  16. mehari

    [EBRC/Jaguar]

    Inconnu pour l'instant et on ne peut réellement que spéculer (d'ailleurs, il est possible que leur APFSDS-T ne soit pas encore terminé). Par ailleurs, il y a 2 57mm différents. Le premier est le gros machin en 57×347mm faisant plus ou moins la longueur d'un 40mm Bofors mais avec un paquet plus de poudre donc il est possible que ton estimation soit correcte. Honnêtement, aucune idée. Ce 57mm est reconnaissable au très long canon et est aussi utilisé sur le nouveau SPAAG 2S38. Honnêtement, très intéressant pour beaucoup de raisons mais pas spécialement incroyable techniquement parlant, du moins tant que les munitions AA guidées ne font pas leur apparition. D'un point de vue purement technique, c'est juste un gros canon. Le 57 du B-19, c'est une autre histoire. Il n'est clairement pas aussi puissant mais il est beaucoup beaucoup plus compact. Il s'agit en réalité d'une version modifiée du lance grenade AGS-57 appelée LShO-57. La cartouche fait 340mm de long pour 3.1kg et le projectile fait 2.6kg. Comme on peut s'en douter, ça ne va pas vite (300m/s je crois) mais c'est clairement un sacré paquet d'explosif à recevoir sur le coin de la tête. Voilà une petite description: La partie de génie du truc cependant, c'est le projectile AP. Pour cette munition, les Russes allongent la douille pour créer une sorte d'APFSDS-T Supershot. Difficile de dire à quelle vitesse il pourrait aller et donc quelles sont ses performances mais on reste sur un projectile de 340mm de long pour au moins 57mm à la base. Ça veut probablement dire un paquet de poudre. Ceci dit, peut-être pas autant qu'un vrai Supershot comme le 50×228 US. Ou peut-être qu'il y a des limitations sur la pression due à cette hybridisation "lance-grenade/canon" qui mettent une limite aux performances AP. Le canon est aussi beaucoup plus court, réduisant les possibilités d'accélération. C'est peut-être pourquoi les Russes ont conçu le missile Bulat à l'image ci-dessus, justement pour traiter les menaces qui ne seraient pas des tanks mais seraient trop blindées pour le LShO. Et avec un lance grenade de 57mm, une PKT, 8 Bulat et 4 Kornet, un simple B-19 représente une puissance de feu assez terrifiante.
  17. C'est marrant mais la Cour de Cassation belge (on avait pas de Cour Constitutionnelle à l'époque) a rendu un avis inverse en 1971 signalant que les normes de droit internationales priment sur les normes de droit nationales. On peut aussi voir l'intransigeance des juges allemands comme un refus de voir une partie des pouvoirs qui lui sont attribués transférés à une autre cour. Est-ce que la cour est vraiment impartiale sur le sujet?
  18. Mais elles auront le CAPTAS 4 et sont prévue pour embarquer le dit hélicoptère ASM ce qui veut dire que faire passer une FDI en "vrai" ASM prend le temps de charger et ranger les pièces de rechange de l'hélico. Les capacités disponibles justifient la qualification de "premier rang" à mon sens.
  19. Les FDI servent à remplacer un trou capacitaire dans la flotte de ce que la France appelle "frégates de premier rang", trou qui a été temporairement comblé en propulsant les FLF au rang de frégate de premier rang (alors qu'elle ne sont clairement pas équipées pour).
  20. Tu ne peux modifier un traiter que si tout le monde est d'accord pour le modifier. C'est comme ça que fonctionne tous les traités, UE ou non. Et si les autres ne sont pas d'accord, tu peux aussi quitter le traité. Je ne sais pas combien de fois il faudra expliquer ça mais les traités sont modifiables par les états car les traités sont faits par les dits états. Et au passage, les traités sont négociés par des diplomates selon le mandat émis par le gouvernement avant d'être ratifié par les législatures. Certes, les diplomates ne sont pas élus mais les gouvernements et législatures le sont.
  21. Peut-être pas ce qu'il faut pour les EPC mais on pourrait avoir ici un concept pour de nouvelles FLF qui seraient des bâtiments de plus haut niveau que les remplacement FS (qui sont plus des frégates de patrouilles). Après, il faut voir ce qu'était le plan pour le remplacement des FLF. Si il était prévu de les baser sur l'EPC aussi, c'est plus problématique.
  22. C'est littéralement l'inverse de ce que je viens de dire! La modification des traités se fait par l'adoption d'un nouveau traité ratifié par les états membres. Et tu cites Jospin 1997 mais depuis 1997, il y a eu 4 tentatives de traités, dont 3 ont réussi: Amsterdam, Nice et Lisbonne. L'inverse a été prouvé. Il a été prouvé en 72 et 95 quand la Norvège n'a pas rejoint l'UE. Il a été prouvé en 92 quand le Danemark a rejeté Maastricht et obtenu des opt-outs, en 2001 et 2007 quand l'Irlande a rejeté Nice et Lisbonne et obtenu des amendements et en 2005 quand les Pays-Bas et la France ont tous les deux rejeté la Constitution européenne. Et surtout, il a été prouvé en 2016 quand le Royaume-Uni a décidé de quitter l'Union avec les conséquences que l'on connaît.
  23. Une mauvaise interprétation d'une phrase de Juncker. Les eurosceptiques aiment l'utiliser pour dire que l'UE a pour but d'annihiler la démocratie alors que ce n'est pas du tout ça qu'elle dit. La phrase de Juncker "Il ne peut pas y avoir de choix démocratique contre les traités européens." signifie surtout que les traités ne peuvent être modifiés ou ignorés par l'un ou l'autre en utilisant un referundum comme argument. Le seul moyen de modifier les traités européens est de réussir à mettre les 26 autres législatures d'accord et le seul moyen de passer outre leurs dispositions (comme l'Article 2 TUE que certains en Pologne en semblent pas beaucoup aimer) est de prendre la porte.
  24. Les mettre ailleurs veut dire charger quelque chose d'autre avec un rôle anti-aérien. Pas sûr que ce soit idéal. Encore que la tendance est aux UGV porteurs de divers trucs donc on pourrait avoir un UGV porteur laser suivant un SPAAG équipé des radars, 30×113 et SAM ou une histoire du genre. Sinon, on passe d'un simple peloton AA intégré au bataillon à un peloton renforcé comportant 4 SPAAG normaux et 2 plateforme lasers pour le C-UAS. Bref, ça reste un casse-tête. Ceci dit, je crois que la priorité va être de se demander comment intégrer une capacité C-UAS très basse couche aux pelotons de cavalerie et infanterie divers. J'aime l'idée d'un détecteur DeDrone passif ajouté à la tourelle vu qu'elle permet de récupérer les effecteurs déjà présent et n'augmente pas la signature de l'unité mais pour le reste je suis toute ouïe.
  25. Je ne sais pas si je suis entièrement convaincu par les solutions à usage unique comme les véhicules dédiés anti-drones. En ajouter signifie ajouter du personnel et un train logistique juste pour cette solution. Un SPAAG sera peut-être un peu plus cher mais si sait prendre en charge tous le spectre par lui-même, il coûtera moins cher en personnel et logistique. On pourrait aussi placer les effecteurs C-UAS sur une plateforme dronisée chargée de suivre le SPAAG mais ça ne règle que le problème de personnel, pas le problème logistique. Ceci dit, contre les drones, il y a d'autres solutions. Le senseur passif de chez DeDrone par exemple pourrait être placé sur un certain nombre de véhicules qui pourraient alors être utilisés pour engager à leur niveau, avec des munitions AB ou avec un brouilleur également intégré. Mais on reste face à un problème de portée et élévation comparé à des solutions dédiées ce qui, réalistiquement, laisse le canon de gros calibre, éventuellement avec munition guidée (2S38 avec un plafond de 4500m), le MANPADS, les missiles à courte portée (Sosna-R, Pantsir), les drones intercepteurs intégrés dans un SPAAG, les brouilleurs également intégrés et les lasers, les 3 derniers étant très spécifiques aux drones. Sinon, à mi-chemin entre le missile et la roquette, le LMM pourrait être une solution. Je sais que les Brits on testé le LMM en sol-air par le passé et il pourrait être doté d'un auto-directeur RF bon marché (analogue à celui du MHTK) mais difficile de connaître l'altitude maximale du machin ou de savoir si c'est une meilleure ou pire solution qu'un Mistral.
×
×
  • Create New...