Jump to content
AIR-DEFENSE.NET

mehari

Members
  • Posts

    4,728
  • Joined

  • Last visited

  • Days Won

    7

Everything posted by mehari

  1. Ça dépend. Est-ce qu'on parle de marine européenne ou de somme des marines européennes? Ça change absolument tout. Premier cas: somme des marines européennes Si on reprend les discours récents visant à créer une R&D commune à l'UE, on constate que les marines européennes tendraient à s'équiper de manières similaires. C'est en fait déjà le cas pour certains mais on pourrait avoir un remplaçant commun aux Horizon, F100, F124 et DZP ou simplement des suites d'armement, senseurs, moyen GE et leurres similaires sur les remplaçants respectifs de ces navires (comme c'est déjà le cas sur les DZP et F123 pour l'armement et les radars). Cependant, sans augmentation des budgets ou des ambitions (étatiques ou européennes (via une UE politique donnant des rôles aux États membres qui sont libres de les remplir de la façon qu'ils entendent)), la taille et l'équipement des marines respectives des états membres restera peu ou prou la même. Second cas: marine européenne Ce cas-ci implique forcément une UE politique. Une telle structure aurait un PIB (nominal) de 13,789T USD (soit, au taux de change d'aujourd'hui, 12,316T EUR) ce qui signifie un budget défense (si on garde les 2 %) de 246,32G EUR, soit un sacré budget. Une UE avec ces capacités devrait avoir des ambitions largement supérieures à celles de chacun des pays pris séparément. Notamment, l'UE devrait être capable d'intervenir sans support n'importe où et n'importe quand. A cette fin des porte-avions me semblent plus que nécessaire. Sans rentrer dans la débauche US de CVN, on peut imaginer que l'EUN soit dotée de 4 super CVN afin d'assurer une permanence d'au moins 2 CVN disponibles (pire des cas). On pourrait aussi y adjoindre un certain nombre de LHA1 et LPD pour les opérations amphibies. Ensuite, compte tenu de la ZEE très étendue de cette UE, il faudrait deviser de la manière de la surveiller. Pour les Caraïbes et le Groenland, des OPVs pourraient suffire et je pense que c'est la même chose pour la Guyane (des trucs comme les Holland ou Knud Rasmussen2). De plus, la "proximité" du territoire métropolitain rend une éventuelle intervention relativement rapide. Cependant, les TAAF et les ZEE du Pacifique étant plus distantes, une force basée sur place semble appropriée. Un type de frégate multi-rôle légère pourrait être utile (on a le budget donc pourquoi pas?)3. Dans les deux cas, les OPV comme les LMRoF devraient avoir des capacités brise glace à cause de la ZEE danoise (Groenland et autres) et de celle de la France (TAAF) Par, ailleurs, il va falloir prendre en compte la capacité nucléaire. Je pense que, si il serait stupide de s'en séparer, l'étendre serait politiquement difficile. Par conséquent, le nombre de SNLE ne sera probablement pas étendu et restera à 4, une augmentation du nombre de SNLE signifiant une augmentation drastique du nombre de têtes. Toutefois, si le nombre de SSBN augmente vraiment, il ne dépassera à mon sens pas 6 unités. Ceux-ci seraient cependant peut-être aussi complété par un certain nombre de SSGN (4). Sur cette base, le nombre d'une quinzaine de SSN me semble envisageable. Le tout bien entendu complété par un paquet de SSK. Pour ce qui est des frégates et destroyer, ils seront bien entendu présents en nombre en Méditerranée et sur la façade atlantique mais la Mer Baltique sera plutôt le terrain de jeu des navires lance-missiles et des corvettes tandis que la Mer Noire sera le terrain de jeu des corvettes complétées par quelques frégates. En tout cas, c'est comme ça que je le vois. 1 Il serait aussi possible d'utiliser les LHA avec un rôle de porte-avion léger mais cela impliquerait l'achat d'appareils STOVL pour au final un nombre produit assez faible. La question est donc de savoir si ça en vaut la peine. À moins qu'il soit possible de faire des LHA équipés de STOBAR et qu'on ait un appareil compatible mais je ne crois pas avoir jamais vu ça. 2 Bien que ceux-ci puissent être équipés comme des corvettes, ce qui pourrait aussi s'avérer utile. 3 Avec SMART-S Mk2 (ou un AESA du même gabarit), CAPTAS 1 ou 2, AShM, SR-SAM (voire MR-SAM) et torpilles.
  2. Pas vraiment... Il est de sang franc, soit membre du peuple qui a foutu des germaniques dans le Nord de la Belgique... Donc, il est flamand? De plus, on ne sait pas où Charlemagne lui-même est né (ni quand d'ailleurs). Ça pourrait aussi bien être Ingelheim am Rhein, Quierzy-sur-Oise, Jupille ou Herstal (ou résidait son père). En bref, je ne me risquerais pas à l'appeler "belge".
  3. Empire qui s'est construit au fil des siècles à partir de Belgique (si on prends les frontières de 481 (Austrasie), c'est même centré sur la Rhénanie et ça s'étend à l'Est de Fulda, au Sud de Metz et loin au sein des actuels Pays-Bas au Nord). ... Je n'en fait pas non plus un roi belge... Si je dis que Charlemagne n'est pas français, c'est parce qu'on peut citer d'autres entités qui ont émergé sur le territoire de son empire et qui peuvent le revendiquer. Les allemands considéreraient ainsi Charlemagne comme un souverain germanique (les Francs sont des germains, sa capitale est à Aix-La-Chapelle, il pourrait être né en Allemagne et le territoire Franc comprends dès le début du règne une bonne partie de l'Allemagne de l'Ouest). De même, la Suisse, les Pays-Bas ou le Luxembourg sont aussi intégralement compris dans l'empire de Charlemagne à ses débuts... À l'inverse, la France n'est pas englobée par l'empire carolingien: Bretagne et Corse ne font pas partie de l'empire... L'empire de Charlemagne est un père aux nombreux enfants (trois en fait) et seul l'un d'entre eux peut-être comme l'ancêtre de la seule France: la Francie occidentale de Charles II. Ainsi, la France naît pour moi en 843. Par conséquent, Charlemagne n'est pas français (pas plus qu'il est belge, néerlandais, allemand ou luxembourgeois), il est Franc. Si vous tenez absolument à le définir suivant les frontières modernes, le plus grand dénominateur commun est européen. Ou, pour être plus précis, Européen Occidental. Il y a certes un héritage ou une filiation, mais celle-ci n'est pas exclusive à la France... Aucun. Je ne cherche pas à nier l'importance de Charlemagne dans l'Histoire de France mais l'histoire de Charlemagne précède pour moi celle de la France parce que celle-ci commence en 843. L'empire carolingien de Charlemagne, c'est l'ancêtre du sujet, et non le sujet lui-même... Par ailleurs, je ne cherche pas non plus à définir Charlemagne comme l'ancêtre de l'UE (ce serait stupide). Cependant, sa présence et son importance dans l'histoire des 6 fondateurs en fait une figure dans laquelle chacun pouvait se reconnaître. Enfin, dire que la Belgique est le cœur de l'Europe (ou sa créatrice) serait extrêmement exagéré. Certes, la Belgique, via le BENELUX pouvait se targuer de connaître quelque chose en terme d'union économique mais ce serait ignorer les 5 autres fondateurs de l'UE dont le rôle a été tout aussi déterminant: seule, la Belgique n'aurait jamais convaincu les autres de faire l'Europe...
  4. Comme je l'ai dit, c'est une évolution drastique du statut de l'Union. Il se pourrait fortement que si il y avait un Président de l'Union capable de décider de lui-même en matière militaire, les états ne soient plus vraiment en mesure de refuser... En fait, si un tel Président existe, c'est la seule solution logique: la Défense est une compétence de l'Union et plus des États membres.
  5. J'ai du mal à te suivre. Qu'est-ce qui ferait de Charles Quint un français?
  6. Je signale que l'absence de gouvernement ne nous a pas empêché de voter le bombardement de la Libye en moins d'une journée... Mais tu n'as pas entièrement tord non plus. Le truc, c'est qu'il n'y a pas de position qui soit proche de celle de Président... Le Président de la Commission est une sorte de Premier Ministre, le Président du Conseil est... Président du Sénat? Et le Président du Parlement est... Juste le Président du Parlement. Il faudrait soit créer le poste de Président de l'Union, soit étendre sévèrement le rôle de Président de la Commission en faisant de cette dernière un vrai gouvernement de l'UE. Dans les deux cas, c'est une évolution drastique du statut de l'Union.
  7. Je tiens à dire qu'il n'a techniquement pas menti: si tu draines le marais, il faut bien mettre l'eau quelque part. Il a juste pas dit où il allait mettre l'eau en question...
  8. Mais je plaisantais moi... Au moins, ils ne vont pas lui demander de poser ses mains à côté d'une latte...
  9. Veuillez excuser mon inculture de jeune étudiant belge de 20 ans mais qu'est-ce que le Petit Lavisse? Certes, mais je pensais surtout aux grands courants artistiques et littéraires (baroque, classique, etc.).
  10. Il va falloir arrêter de considérer Charlemagne comme français... Si il est une chose, c'est un Franc, soit membre d'un peuple germain émigré en Belgique et dont la première capitale est Tournai, né en un lieu inconnu (en France, Allemagne ou Belgique actuelle) et ayant établi sa capitale à Aix-La-Chapelle. Dire que Charlemagne est "français", c'est nier l'importance de celui-ci dans l'histoire d'autres pays européens comme l'Allemagne (où beaucoup de lieux tirent leur nom des Francs (Francfort par exemple), la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas ou l'Italie). Si il faudrait qualifier Charlemagne de quelque chose de moderne, c'est d'européen tant les frontières de son empire se rapprochent de celle de l'Union Européenne à ses débuts (à l'exception du Sud de l'Italie, de la Bretagne et de la Corse, on a tout (Allemagne de l'Ouest, BeNeLux, France et Italie) et même un peu plus (Suisse, entre autres)) et tant son influence a été grande dans les pays qui constituèrent la CECA... Il a d'ailleurs donné son nom à un bâtiment de la Commission sur la Rue de la Loi, Bruxelles. La première entité qui peut-être directement reliée à la France (et qualifiée de "française"), c'est la Francie Occidentale né en 843... Par contre, sur le plan culturel et philosophique, il est indéniable que l'influence française a été écrasante à partir de la Renaissance... Par ailleurs, avec ça on manque la grosse actualité européenne de la journée: les frais de roaming/d'itinérance n'existent (presque1) plus! Pour être plus clair, les appels passés hors du territoire national mais à l'intérieur du territoire de l'Union Européenne vers n'importe quel numéro d'un pays membre de l'Union Européenne se verra exempté de frais de roaming. Cette mesure s'étend aussi aux data1 et aux membres de l'AELE. Les exceptions sont: Bien que membre de l'AELE, la Suisse n'est pas concernée par la mesure Un appel émis depuis le territoire national vers un numéro étranger mais de l'Union européenne se verra quand même appliqué les frais d'itinérance (c'est sans aucun doute la partie la plus étrange de la mesure) Pour éviter les abus cette suspension est limitée dans le temps. Au delà d'un certain temps passé à l'étranger, les frais sont de nouveaux appliqués. Il s'agit là d'éviter que des personnes résidant au Luxembourg aille chercher des abonnements en Roumanie pour pouvoir téléphoner à des prix ridicules. Dans ces cas-là, afin de protéger les opérateurs des pays les plus chers, la mesure n'est pas appliquée. Exemple: prenons un maltais. Position\numéro appelé maltais européen + AELE - Suisse étranger à l'UE et l'AELE + Suisse || utilisation des datas Malte Tarif national Tarif international Tarif international || Tarif national Union européenne + AELE -Suisse Tarif national Tarif national Tarif international || Tarif national Hors de l'UE + AELE - Suisse Tarif international Tarif international Tarif international || Tarif international 1Que serait l'Union sans ses exceptions?
  11. Il faut être inventifs. Cependant, une amende ne va pas l'affecter énormément: selon ses dires, il est immensément riche et il pourrait juste renvoyer un procès à la gueule du Maryland pour le plaisir. Non, il faut un truc qui lui fasse vraiment mal. Un truc terrible, cruel, inhumain... Je propose qu'on lui coupe Twitter pendant 1 mois! Une seconde, j'ai reçu un mail de protestation d'Human Rights Watch...
  12. Ou des lanceurs avancés mais leur placement les désavantagent: des ICBM iranniens, chinois, nord-coréens ou russes passeraient tous très loin de la Réunion ou Saint-Pierre et Miquelon. Cependant, il est vrai que des radars ou stations d'écoutes pourraient être utiles. Mais de nouveau, pour écouter qui?
  13. Pense plus gros. Parce qu'à moins d'avoir une grosse commande de Rafale bientôt (autrement dit, remporter à la fois les contrats belges et finlandais), ça risque d'être plus cher qu'utile. De toute façon, si on a bien ce futur budget R&D européen, ce genre d'adaptation pourrait fort bien arriver et un stock mis à la disposition ne serait peut-être plus nécessaire vu que tout le monde aurait un équipement de toute façon similaire et les pays dans le besoin (soit ceux avec une forte tendance à utiliser leurs avions en OPEX) pourraient emprunter à leurs voisins moins enclins à utiliser leurs avions. Pour les Aster, ça se tient moins. Le jour où un pays (la France) aura un besoin aussi massif de LR-SAM, on sera tous dans le même besoin... Par conséquent, ce sont les stocks nationnaux qui doivent être étendus ici. Par contre, je suis entièrement pour l'adaptation de l'Aster aux Mk41, à l'APAR et à l'AN/SPY-1 avec sa standardisation en tant que LR-SAM européen... Même chose pour le CAMM-ER pour la moyenne portée. Ce n'est pas pour ça que les autres sont restés bras balants. IRIS-T, RAM, LFK NG, CAMM, CAMM-ER, SPEAR 2, 3, SEA SPEAR, ANL, Aster, Meteor et autres sont aussi soit en production soit en développement. Cependant, avec l'Aster, le MMP, l'ANL, le MICA(-NG), Meteor, MM40 Blck3, AASM, MLP et AASL, il faut admettre que l'industrie française est productive en la matière... Certains. Cependant la Guyanne, la Martinique, la Guadeloupe, la Réunion, Saint-Martin et Mayotte sont des Régions Ultra-Périphérique ce qui signifie qu'elles sont dans l'Union Européenne mais qu'il y a quelques exceptions sur ce qui s'applique. En revanche, tant que les tâches de police et de patrouille de ZEE sont des prérogatives nationales, la France devra patrouiller elle-même ses RUP. Cependant, si cela devient une tâche de l'UE en métropole, il est clair que cela s'applique aussi aux RUP. Je ne sais pas ce qui, dans les RUP ou PTOM justifierait une classification comme site stratégique pour l'Union Européenne, à part Kourou. Surtout dans les PTOM qui ne sont pas territoires européens.
  14. Pas vraiment. la SABCA est une petite compagnie qui n'a pas construit d'avion elle-même depuis 1940 et qui est devenue une filiale du groupe Dassault. On est très loin d'avoir deux compagnie de poids égaux qui se rejoignent en un groupe plus gros. La création de KNDS est plus dans l'ordre de ce qui s'est fait avec MBDA ou Airbus. Un meilleur exemple serait une fusion HK-FN ou DCNS-Fincantieri. On devrait peut-être. En attendant, l'Inde ne nous fournira pas de dissuasion nucléaire, de matériel militaire ou que sais-je encore. Pour la Belgique, établir un partenariat militaire ou militaro-industriel étendu avec un pays aussi distant n'est pas réellement intéressant. Pour la France, c'est une autre histoire. Et ça le serait également pour une Union politique européenne, si celle-ci devait voir le jour. Ça a été montré en salon ou sur graphique (pour le SPEAR 3), j'en conclu que c'est matériellement possible. Nous savons cependant tout deux que ces configurations n'ont pas été utilisées en opération (sauf celle avec 4 bombes et 2 drop tanks) pour la simple raison que le Brimstone présent sur la moitié d'entre elles n'est pas encore intégré. Ceci dit, le Typhoon a largué des Paveway II (500kg) en Libye et de IV en Syrie-Irak, avec probablement une configuration 4 bombes, 2 drops tanks. Ces SPICE là. Ok. Je pensais au software LTspice, ce qui n'avait pas beaucoup de sens. On voit dans quel état me mettent les exams de circuit électriques... Tablons sur un stock européen. Celui-ci devrait stocker des équipements compatibles avec un maximum d'équipement possible tout s'assurant que l'équipement stocké soit européen (géré par l'Union, préférence européenne, etc.). Si on applique ça aux avions de combat et leurs armements, les deux seules choses stockables sont: le Meteor (compatible Gripen, Typhoon, Rafale et -35), le MICA (compatible Rafale, Mirage 2000 et F-16) et l'IRIS-T (compatible Typhoon, Tornado, Gripen, F-16 et F-18). C'est tout. Du coup, il faudrait d'abord s'arranger pour sélectionner un paquet d'équipement à adapter en priorité sur un set d'appareils européens. Ces appareils seraient bien évidemment les plus récents ou utilisés. Par conséquent, il faudrait équiper l'armement sur les systèmes suivants: Typhoon (chasseur le plus répandu en Europe: 454 unités) pour les Tranche pouvant recevoir les équipements en question F-16 (malgré le remplacement annoncé de beaucoup de ces appareils (belges, danois et néerlandais), le F-16 restera un des appareils les plus utilisés en Europe (avec en plus une potentielle future commande polonaise) Rafale (également présent en nombre important du fait des commandes françaises) Gripen (aussi en nombre grâce aux commandes suédoises) F-35 (présent en nombre du fait de commandes italiennes, néerlandaises et danoises). Intégration faite si possible, à cause des limitations dues à la baie. Je n'ai pas inclus à cette liste certains appareils pourtant présents en nombre dans les inventaires européens car ceux-ci sont sur le point d'être remplacés complètement ou au point que leur nombre deviendra marginal. Je pense au F-18 (Finlande et Espagne) ou au Mirage 2000 (France). Pour les armements à stocker, nous ne pouvons ni stocker trop de systèmes différents (pas deux fois le même rôle (par exemple 2 BVRAAM, 2 WVRAAM, etc.) ni stocker des choses que la majorité des pays n'utilisent pas (missiles de croisière par exemple). Du coup, je penserais aux suivants: WVRAAM: IRIS-T BVRAAM à moyenne portée: MICA ou MICA-NG (substitut à l'AIM-120 A/B et missile intermédiaire pour ceux qui n'ont rien entre l'IRIS-T et le Meteor (je pense que certain pensent à remplacer entièrement l'AMRAAM par des Meteors. Ça va coûter un pont...) BVRAAM à longue portée: Meteor Bombes guidées GPS: AASM non-propulsé GPS (j'ai entendu dire que c'était dans les cartons) Bombes guidées Laser: AASM non-propulsé GPS/Laser Missile A-Su guidé GPS: AASM GPS Missiile A-Su guidé Laser: AASM GPS/Laser Munition à faible dégât collatéral/missile anti-char/missile anti-navire léger/couteau suisse volant: AASL Plus un paquet de bombes non-guidées qu'on devra de toute façon acheter à l'étranger. Ensuite, on peut imaginer un truc similaire pour les SAM (Aster, CAMM-ER, etc.) et ça revient techniquement à standardiser des systèmes européens en matière d'armement pour avion. Et même si tout ceci devrait passer par un appel d'offre, ils sont tous, sans exception, garantis de réussir au vu de l'absence de concurrence dans leurs domaines respectifs. On remarque aussi ici que la France se taille la part du lion (AASM guidé et non-guidé, AASL, MICA et Meteor). Si ce sont des territoires de l'Union européenne au même titre que le reste du territoire français, leur protection tombe sous la responsabilité de l'Union (si la protection de l'intégrité territoriale des États-membres devient une compétence UE et non plus État membre (on parle donc ici d'une forme d'état européen)). Dans ce cas, la patrouille de ces territoires devient aussi la compétence de l'UE. Hors du cadre d'un état européen mais avec des traités de défense mutuelle (façon article 5), la surveillance de ces territoires reste une responsabilité exclusivement française. Cependant, en cas de menace de l'intégrité de ces territoires (Madagascar a décidé d'envahir la Réunion), les pays de l'Union sont tenu de réagir (si ces territoires rentrent dans les limites du traité, certains ont aujourd'hui des statuts particuliers). Par ailleurs, la France peut négocier des surveillances partagées avec ses voisins. Par exemple, vous pourriez demander au Pays-Bas d'envoyer une de leur Holland patrouiller au large de la Guadeloupe ou de la Martinique de temps en temps. Autre solution, faire de certains territoire d'outre mer des territoires essentiels pour les intérêts de l'Union (et pas seulement de la France) et donc à faire protéger par les États membres. On peut imaginer ainsi voir une unité allemande ou italienne détachée pour protéger le centre spatial de Kourou. Mais ce serait le seul territoire (en fait bout de territoire) couvert par la mesure parce que j'ai du mal à voir quelle autre partie d'un territoire français pourrait être essentiel à une Union non-étatique. Je n'avais jamais entendu parler de ce genre de problème pour le F-35. J'ai une question: à combien d'appels d'offre terminés est-ce que le F-35 à participé et combien en a-t'il remporté? Pour l'instant, je crois que tout les clients du -35 sont des membres du consortium, à un niveau ou un autre.
  15. Le lance roquette est un Mk 153 SMAW. Pour la petite munition, j'en ai aucune idée.
  16. Bien sûr pour vous, mais pour nous c'est beaucoup moins le cas: nous n'avons pas de grosse marine (même à l'échelle BENESAM) et sommes physiquement éloignés. Pour la Belgique, l'Inde, c'est loin. Bien sûr, si on avait des îles dans l'Océan Indien, ça changerait un peu. Même chose si on pense à l'échelle de l'Union Européenne. Qu'est-ce que tu veux dire par SPICE? Effectivement, l'AASL est censé être moins cher que le SPEAR 3. La formation, on a déjà commencé. Belgique et France entraînent leur pilotes ensemble (sur Alpha Jet, bien que leur non-remplacement entraîne la fin de cet accord. Pour la Belgique, une solution temporaire est la formation aux US mais quelque chose de plus permanent devra être trouvé1). De même, les écoles BENESAM de guerre des mines et des frégates sont situées respectivement en Belgique et au Pays-Bas et les Pathfinders néerlandais ont été formé en Belgique. Cependant, il va falloir généraliser tout ça... Pour les industriels, ça sera plus compliqué mais ça n'a rien d'impossible, MBDA ou Airbus en sont les exemples. Comme je l'ai dit, ce qui est valable à l'échelle de l'Europe ou des ambitions géopolitiques qu'un ensemble de 500 000 000 d'habitants couvrant 4,475 Mm² si il était doté d'une volonté politique et des moyen de l'appliquer n'est pas forcément valable à l'échelle de la Belgique. Et c'est pourtant ce qu'on fait. La Belgique est incapable, de part sa taille et son budget ridicule (même par rapport à sa taille), de maintenir des stocks suffisant pour entretenir 3 ans d'opérations continues. Si on avait pas pu emprunter des kits de guidage à nos alliés en 2011, nous n'aurions tout simplement pas été en Libye... A l'inverse, les US sont un pays qui a les stocks pour remplir 10 porte-avion, une cinquantaine de SNA, 14 SSBN, 4 SSGN, 21 navires de guerre amphibie, 63 destroyers, 22 croiseurs d'armement, équiper des milliers d'avions en bombes et missiles et suffisamment d'argent à gâcher pour balancer 59 Tomahawk sur la base d'un pays allié à une des plus grande puissance de la planète du jour au lendemain, juste pour faire une déclaration. Et je pense que la France a aussi les moyens de se créer des stocks plus important que la Belgique. La Belgique ne peut pas se permettre de stocker des piles d'armement qu'elle en planifie pas d'utiliser dans un avenir proche. Si on a besoin on commande au moment où on en a besoin chez des gens qui de toute façon ont soit des stocks énormes, soit ne sont pas impliqués dans l'opération que nous menons. Ou simplement logique d'un point de vue financier... C'est une bonne idée, encore plus intéressante si ça pouvait être fait à l'échelle européenne (bien que compliqué vu le nombre d'équipements différents en service dans l'UE). Cependant, la Belgique a ses propres stocks et n'emprunte que en cas d'urgence. Et quand, ça se fait, le pays prêteur se débarrasse d'une vieille bombe pour en recevoir une neuve (gratuite), celle commandée par la Belgique. Donc même là dedans vous êtes bénéficiaires vu que vous nous laisser rajeunir votre arsenal... Tout dépend du type de bombe mais je pense qu'on peut faire 8 SDB II ou SPEAR 3 et 2 AMRAAM ou Meteor en interne + 6 pylones externes sur lesquels ont peu probablement mettre 2 drops tanks, 2 bombes et 2 AIM-9 ou ASRAAM. Sinon, j'ai vu qu'on peut faire rentrer 1 JDAM de 500kg et un AMRAAM par soute. Il y a bien sûr les JDAM de 250 mais ça m'étonnerais qu'on puisse en mettre deux par soute. Pour le Rafale, c'est 6 AASM maximum non?. Reste à voir combien on peut mettre d'AASL. Le Typhoon a montré des configurations comprenant 6 Paveway (ou 4 Paveway et 2 tanks), 4 AMRAAM (Meteor possible aussi je suppose) et 2 ASRAAM ou comprenant 4 Paveway (250 kg je crois), 2 SCALP (je ne connais pas les dimensions exactes mais doivent pouvoir être remplacé par des tanks), 4 Meteors, 6 SPEAR 2 et 2 ASRAAM (bien que je pense que des configuration à 2 Paveway soient plus probable) ainsi que des configuration comprenant 12 SPEAR 2 ou 16 SPEAR 3 sont possibles (par extension, une configuration 4 Meteor, 2 (ou 4) Paveway, 2 drop tanks, 8 SPEAR 3 et 2 ASRAAM doit aussi être possible). 1 Il y a là une opportunité pour un centre d'entraînement européens des pilotes (sur M-346?).
  17. Tu réalise à quel point ce que tu dis est ridicule? Les avions belges sont les composantes le plus sollicitées de nos forces. Entre 2005 et 2006 en Afghanistan (4 F-16), puis entre 2008 et 2010 de nouveau en Afghanistan (4 puis 6 F-16), puis en Libye en 2011 et en 2014-2015 puis 2016-2017 en Irak et en Syrie. Pendant ce temps, nous avons également participé à l'opération Baltic Air Policing (6 participations depuis 2004, autant que la France), sans compter les missions domestiques de surveillance de l'espace aérien qui s'étend désormais de De Panne, BEL à Groningen, NL et de Schengen, LUX à Den Helder, NL. On ne fera certainement pas ça car autant certains disaient que nous allions perdre une partie de notre souveraineté en échange de l'espoir d'un gain d'influence (pourtant bien réel comme le montre l'expérience belge avec le F-16) si nous prenions le -35, autant là, c'est l'abandon de tout espoir de souveraineté et d'influence... Par ailleurs, l'emprunt de bombes est un phénomène fréquent en Belgique. En Libye, nous avions du emprunter des kits de guidages à nos voisins les moins impliqués dans les pans air-sol de l'opération parce que l'Afghanistan avait laissé nos réserves dans un état trop faible pour permettre de mener une campagne correcte et prolongée et que, temps de production et file d'attente obligent, les remplaçants n'étaient pas encore arrivés. Même chose pour les SDB. On en avait commandé mais on en a eu besoin avant qu'elles soient produites. Donc on a emprunté des SDBs aux US qui ont récupéré celles qu'on avait commandé (et je suppose qu'on en a commandé d'autre pour remplir nos stocks). Par ailleurs, la Belgique est un petit pays, avec une petite armée et un petit budget (même si il était à 2%). Nous n'avons simplement pas les moyens de maintenir des piles de bombes, missiles et autres comme les US ou simplement la France... Des trucs aussi cher et long à produire que des kits de guidage? Que vous utilisez vous-même en grand nombre lors de vos propres engagements? Certes, mais ce n'est ni un allié proche (comme les US ou le Danemark, l'Espagne ou la Norvège) ni un voisin (comme la France, les Pays-Bas, le Luxembourg ou l'Allemagne). C'est au mieux un allié distant, via l'OTAN, au pire un partenaire de la France qui nous laisse indifférents. Il faudrait surtout que les pays en commande. Si ça doit se faire, ce sera probablement parce que les pays en question auront éliminé la concurrence en instaurant une préférence européenne pour les achats de défense. Sinon, l'AASL doit être mis en compétition contre les SDB (déjà intégrées sur F-16, Gripen et Tornado et potentiellement Typhoon et -35 (pour la version 2)) et les SPEAR 3 (prévus pour Typhoon et -35) dont au moins un à l'avantage du prix et l'autre l'avantage de systèmes communs avec les Brimstone déjà commandés par l'Allemagne (pour 2019) et intégré sur Typhoon (presque). Pour être honnête, la compétition va être rude pour l'AASL. Dont la Belgique. Avec l'accord BENESAM (mutualisation des marines belgo-néerlandaise) et la procédure Renegade1 (procédure d'interception au dessus du territoire d'un membre du BENELUX par les appareils du membre de permanence) plus l'alternance en opération des appareils belges et néerlandais (les F-16 belges rentreront de Syrie et d'Irak dans 18 jours où ils seront normalement remplacés par des appareils néerlandais alors que l'équipe de sécurité au sol néerlandaise actuelle va être remplacée par une équipe belge) et la potentielle entrée dans un pool européen de ravitailleurs A330 MRTT (le contrat doit encore être signé) avec les autres membres du BENELUX, la Norvège et l'Allemagne2, la Belgique fait partie des pays les plus tournés vers une mutualisation des moyens. 1 Que la France est apparemment intéressée de rejoindre 2 Et possiblement l'Espagne
  18. Ils ont effectivement dit le contraire. Cependant, ils l'ont dit avant que le ministre ait pu s'exprimer devant la Chambre pour expliquer ce qui c'était passé. C'est pas tant les missiles (aussi mais c'est moins important) que les bombes. On emprunte des JDAM ou des Paveway à nos voisins et aux US à presque chaque déploiement. Récemment, nous avant emprunté des SDB aux US parce que les délais de production ne permettaient pas leur livraison à temps pour pouvoir être utilisé au cours des missions belges au-dessus de la Syrie et de l'Irak. Ceci serait impossible avec la France car, contrairement aux US, celle-ci n'a pas d'énormes stocks d'AASM qui traînent dans un coin. Et ce sera certainement le cas avec l'éventuel substitut au SDB sur le Rafale, l'AASL. Or si nous voulons disposer de bombes guidées, nous pourrions emprunter des Paveway aux US au cas où la France n'aurait pas suffisamment d'AASM en stock pour à la fois couvrir ses besoins et prêter aux autres mais si nous voulons ce fameux systèmes léger à charge réduite, nous ne pourrions juste pas prendre des systèmes à qui que ce soit d'autre que la France à moins que un de ces quatre choses se passent: La France commande des quantités massives d'AASL pour se constituer des stocks à même de pourvoir à ses besoins et à d'éventuels besoins d'urgence d'un voisin Le Rafale est un énorme succès à l'exportation, l'Allemagne, l'Espagne, la Finlande et le Canada (je n'ai pas d'autre contrat potentiel en tête) en achètent et achètent des quantités d'AASL suffisantes pour créer tous ensemble un stock où la Belgique pourrait piocher L'AASL est adopté par toute une série de pays parmi nos alliés et adapté sur Typhoon, F-16, UCAV divers, Gripen E voire même F-35 constituant in-fine la situation du 3. L'Union crée des stocks d'armement à utiliser par ses états membres (ou ceux qui financent leur mise en place) permettant à ceux-ci de pourvoir à leurs besoin d'urgence et l'AASL est sélectionné. Laquelle de ces options est la plus plausible? Aucune idée. Ceci dit, je pense que nos militaires aimeraient éviter de se retrouver un jour avec juste des Paveway pour faire le travail (Les 4 points énoncés ci-dessus valent aussi pour l'AASM).
  19. C'est pourtant exactement ce qui s'est passé: http://www.lesoir.be/archive/recup%3A%2F1491267%2Farticle%2Factualite%2Fbelgique%2Fpolitique%2F2017-04-26%2Fcommission-des-droits-des-femmes-l-onu-belgique-ne-s-est-pas-opposee-l-e En fait, il ne devait même pas y avoir de vote (lorsque le nombre de postes à pourvoir est le même que le nombre de candidats, les candidats sont directement désignés titulaires des postes (puisqu'il n'y a pas d'autre possibilité). Cependant, les US qui apparemment veulent ralentir autant que possible l'ONU ont insisté pour avoir un vote, ce qui a surpris notre ambassadeur qui a suivi les procédures dans ce cas, sans s'attarder sur le fait qu'il allait voter pour l'Arabie Saoudite.
  20. On en a déjà parlé 30 fois, l'AS était le seul candidat pour le poste et donc sûr de l'emporter. L'ambassadeur à l'ONU s'est donc dit qu'il suivrait la procédure habituelle, soit voter en faveur du seul candidat possible sans demander l'avis du ministre de tutelle. Si la question avait été soumise au ministre, peut-être que nous nous serions abstenu. Dans tout les cas, ça n'aurait eu aucune influence sur le résultat final. Bref, une tempête dans un verre d'eau... Par ailleurs, qu'est-ce que ça a à voir avec la discussion?
  21. Quand je dis l'Union, il est clair que ces besoins ne seront pas décidé par elle. Mais si elle qui décide qui reçoit l'argent, il va bien falloir qu'elle exprime quelque chose dans son appel d'offre. Les détails de ce quelque chose seront cependant bien décidés par les États membres...
  22. On avait discuté des bureaux d'études et des entreprises au sein d'une Union européenne de la Défense (UED) et pourquoi est-ce qu'on ne pourrait pas faire comme ceci: Divisons les équipements par catégories de prix: moins cher (fusils, petits véhicules, petits missiles, équipement léger), moyennement cher (char, APC, véhicules lourd, etc.), plus cher (avions de chasse, navires, LR-SAM, BVRAAM, etc.). Pour les systèmes les moins cher: L'Union établi un besoin et émet un appel d'offre. Les entreprises soumettent un ou plusieurs candidats, entièrement développés sur fonds propres Les candidats sont évalués et les deux meilleurs passent à la Phase 3 Les deux ou trois meilleurs des candidats précédemment évalués sont soumis à des tests plus approfondis et mis l'un contre l'autre Le meilleur est sélectionné Pour les systèmes moyennement cher: L'Union établi un besoin et émet un appel d'offre. Les entreprises soumettent des concepts et des ébauches. Les ébauches candidates sont évaluées et les deux qu'on estime correspondre le mieux au besoin passent à la Phase 3 Les deux entreprises gagnantes reçoivent des fonds pour développer entièrement leur système et le prototyper. Les deux prototypes sont évalués séparément pour permettre de corriger les plus gros problèmes et créer deux nouveaux prototypes Les nouveaux prototypes sont évalués l'un par rapport à l'autre pour déterminer le meilleur Le meilleur est sélectionné. Si besoin, le système gagnant reçoit des fonds pour corriger les derniers problèmes Pour les systèmes les plus cher L'Union établi un besoin et émet un appel d'offre. Les entreprises soumettent des concepts et des ébauches. Le concept qu'on estime le plus apte à remplir l'appel d'offre passe à la Phase suivante Le concept est développé, prototypé et évalué jusqu'à sa mise en service. Le tout sur fonds européens. Le système est adopté Dans les trois cas, une fois l'étape finale atteinte, le design/les plans est/sont acheté(s) par l'Union. Les États-membres sont ensuite libre de faire fabriquer l'équipement (ou juste assembler) l'équipement en question dans l'entreprise de leur choix si ils le désirent mais avec plusieurs conditions. Le design ne peut-être exporté (hors de l'UE) par un autre que le fabriquant original (si il peut être exporté) sauf accord au cas par cas (production sous licence dans ce cas-ci) En cas de fabrication par un État membre chez lui, l'État membre doit verser une compensation au designer valant un certain pourcentage du prix de fabrication du designer (10% pour les équipements les moins cher et 5% pour les moyennement chers). Un État membre ne peut pas choisir de faire fabriquer le système en question par une autre entreprise que le designer ou une de ses entreprises nationales (afin d'éviter le dumping).
  23. C'est une question de point de vue. Je suis d'accord avec toi sur une chose, l'élargissement à l'Est s'est fait beaucoup trop vite pendant que la construction européenne qui aurait du régler les problèmes que nous connaissons actuellement ne s'est pas faite assez vite (si elle s'est faite, dans certains domaine, on a rien fait du tout). Cependant, je préfère rester optimiste sur la question parce que je crois que l'UE peut au final devenir quelque chose qui nous soit profitable à tous. Cependant, si les pays de l'Est veulent nous stopper dans notre élan, tant pis pour eux. J'espère simplement que les paroles de dirigeants français, espagnols, italiens, allemands, belges, néerlandais ou luxembourgeois en faveur d'une Europe à plusieurs vitesse si l'UE actuelle ne pouvait plus évoluer d'un seul bloc n'étaient pas que du vent. Cependant, je crois que ce n'est pas vraiment le bon fil...
×
×
  • Create New...