Brian McNewbie

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  1. Donc de la même manière, le fait que des scientifiques en lien avec des industriels des énergies renouvelables ou de solutions vertes diverses participent aux rapports du GIEC invalident les rapports ? Ou les infos hors contexte montées en épingle de type ClimateGate, pareil ça remet en cause le réchauffement climatique ? C'est quand même marrant ce double standard, et cette propension à me faire dire ce que je n'ai pas dit. Je n'ai jamais dit ni même suggéré "circulez il y a rien à voir". J'ai explicitement dit le contraire. Maintenant s'il n'est pas possible d'être un poil mesuré et nuancé, et qu'il faut absolument boire les paroles du premier venu concernant les machinations et complots tentaculaires des méchants industriels qui contrôlent tout, j'en prends note...
  2. Ben non, pas nécessairement. Si les femmes de l'unité sont dans les 1% plus performantes, et les hommes dans les 20% plus performants (chiffres au hasard, c'est pour le principe) ça peut ne rien changer. Il y aura juste statistiquement plus d'hommes que de femmes, à performances équivalentes. Les chiffres c'est bien mais il faut voir à ne pas leur faire dire n'importe quoi.
  3. Une barre qui n'a pas nécessairement grand chose à voir avec ce qui est enseigné ensuite, si haute fut-elle, ce n'est pas mieux. Ça peut même être délétère en évincant des candidats qui auraient profité du programme et donc fait profiter leur corps d'armée, mais n'ont pas pu à cause de cette barre. On peut aussi dire qu'il faut que tout fantassin fasse au minimum 2m et 100 kg, ait 12/10 aux deux yeux et aucune allergie ou prescription médicale d'aucune sorte, si on veut. C'est un plus. Ça élimine un nombre extravagant de candidats mais pourquoi pas ? Tu veux à tout prix ne voir que le signe de l'invasion du politiquement correct dans cette histoire, alors que rediscuter des critères d'admission, a fortiori ceux vieux de plusieurs décennies, dans un contexte de besoin de candidats, ça a un aspect rationnel. Note enfin que si le critère de recrutement n'a jamais changé, par définition ça signifie qu'on ne sait pas ou mal ce qu'il apporte / fait perdre en pratique puisqu'on a jamais essayé de faire autrement. "On a toujours fait comme ça et ça marche bien" est très rarement un bon argument, vu sous cet angle...
  4. A partir de là, la conserver, la modifier ou la supprimer est tout autant arbitraire. Tout comme il était arbitraire de l'instaurer et par là même, de faire du critère de la puissance physique brut la condition d'accès à une formation d'officier supérieure - et on l'imagine, réaliste quant aux exigences concrètes et précises du combat, elle. Difficile de reprocher alors Parce que la conservation à tout prix de cette épreuve... C'est de même nature.
  5. Sans présumer de la pertinence des changements requis par l'administration Obama, 'jai du mal à voir en quoi c'est une bonne chose ou signe de fiabilité. En près d'un siècle le combat a fortement évolué, les caractéristiques d'un bon officier également, en fait il y a peu de raisons a priori que le test soit pertinent sur une telle durée.
  6. Les mêmes faits nourrissent également l'argumentation inverse : avec déjà beaucoup de temps et de moyens investis dans le développement des neutrons rapides avec sodium caloporteur, et l'expérience de Phoenix et superphoenix y compris quant aux problèmes possibles, le CEA avait toutes les cartes en main pour avancer "rapidement" sur cette voie de 4e génération. L'opinion publique ne tombe pas du ciel. Elle est nourrie par des discours, discours d'autant plus audibles que leurs auteurs sont influents auprès des décideurs. L'opposition du public au nucléaire n'est pas une fatalité, c'est le résultat de toute une communication - ou absence de communication - et d'une succession de décisions démagogiques - en plus d'événements funestes tels que Tchernobyl et Fukushima et encore une fois la communication faite à leur sujet.
  7. Je vois tout de même une différence entre annoncer la construction - surtout en période de énième contretemps sur Flamanville - et ne pas asphyxier le développement sur papier du concept par manque de fonds. Chez EDF, c'est quoi le projet au delà de multiplier les EPR, quel est le coup d'après ?
  8. Je fais confiance au Monde, à SF et au journalisme français empêtré dans son corporatisme - voir les représailles que subissent celles et ceux qui osent critiquer les collègues - pour que ces aspects soient largement éludés et poussés sous le tapis. Après, ça ne me choque pas plus que ça, c'est dans le goût de ce qui se fait régulièrement. Concernant les pollinisateurs et les causes de leurs maux, une alternative à l'enquête du fer de lance du journalisme scientifique et d'investigation français récompensé serait, par exemple, un rapport d'experts d'horizons divers qui épluchent la littérature disponible pour proposer un constat nuancé : https://www.ipbes.net/assessment-reports/pollinators
  9. @prof.566 Constaté visuellement sur le moment, et il semble que des twittos aient pris des screenshots. Ce tweet présente la première fois situation et un twittos tiers propose en réponse plus bas la seconde situation, la troisième étant celle actuelle : https://mobile.twitter.com/Joseph_Garnier/status/1167071135495852033
  10. Il y a plein d'alternatives au 4e homme si on se donne la peine de les chercher. Le MGCS est un système, pas nécessairement un chasseur de char chenillé de 55 à 60 tonnes. On peut par exemple imaginer un châssis commun et plusieurs variantes, dont un char de commandement en charge des drones terrestres et aériens du peloton. Tout est question d'arbitrage : s'il faut une cellule de survie et tout le reste autour, sa surface totale doit être minimale pour être protégée à masse contenue et par sa petite taille, donc avec peu de gens dedans. S'il est plus important d'avoir quatre à cinq cerveaux dans la machine, ce choix prendra le pas sur la protection passive de l'équipage. Les contraintes sont multiples : masse totale, volume total donc visibilité et facilité à être pris pour cible, degré de protection, tâches accomplies par l'équipage de chaque véhicule / du peloton, coût d'achat et d'entretien, mais aussi facilité à réparer sur théâtre, coûts RH etc.
  11. Un article de Stéphane Foucart pour parler du nouveau livre de Stéphane Foucart - et suite aux remarques Le Monde a d'abord ôté toute mention d'auteur puis a fait apparaître un nom différent -, journaliste régnant sans opposition aucune sur Le Monde Planète et collant les pesticides à toutes les sauces dès qu'il y a un soucis quelque part... J'ose émettre l'hypothèse que la lecture du livre directement renseignera davantage sur la qualité du propos tenu que cet exercice publicitaire. Mais en tous cas, on retrouve sa tendance forte à tout lire à travers la grille "lobbys industriels" sans apporter d'éléments très tangibles pour appuyer ses sous-entendus.
  12. En effet. Un bémol tout de même, augmentation de volume n'est pas necessairement augmentation des impacts ou des risques. Les produits ont eu aussi beaucoup évolué.
  13. C'est une caricature très loin de représenter la diversité des pratiques aujourd'hui, en conventionnel comme en bio ou en divers modes alternatifs en France. On en a déjà parlé : il y a encore des monocultures, des usages irraisonnés d'intrants etc. mais ce n'est pas le cas général, et le cas général quel qu'il soit est moyennement pertinent car les pratiques sont très diverses. En tous cas les pratiques ont énormément évolué en 70 ans, d'abord dans un sens mais depuis un temps non négligeable dans l'autre. Cette diversité et ces évolutions sont documentées, c'est dommage de passer à côté.
  14. Le premier facteur du déclin des pollinisateurs sauvages étant la destruction de l'habitat, donc entre autres l'expansion des surfaces agricoles tous modes de production confondus - coucou le bio au moins bon rendement -, celui pour les abeilles domestiques, les maladies et mauvaises pratiques d'élevage. C'est une mode ces dernières années et en particulier au Monde de toujours tout mettre sur le dos des pesticides. Bien sûr ils ont des impacts, et les néonicotinoïdes semblent perturber les pollinisateurs, agravant l'impact d'autres facteurs. Mais comme pour les pailles plastiques, on se retrouve médiatiquement à vouloir abattre le diable en personne - sauf que les pesticides, dans le cadre d'usages raisonnés et contrôlés, sont relativement incontournables au moins à moyen terme. La preuve en est : le bio en France fait usage de pesticides "bio" (ni meilleurs ni pires que les synthétiques, c'est un critère totalement arbitraire) mais aussi de pesticides de synthèses sur dérogations, et pas forcément les plus propres pour le coup. La décision européenne, toute criticable qu'elle soit, s'inscrit dans ce contexte un poil plus complexe que "les méchants décideurs aiment trop les pesticides" qui aurait pourtant pu être expliqué dans l'article...
  15. Nous sommes d'accord. Raison de plus pour tenir compte d'éventuels clients et/ou partenaires supplémentaires. Sur un tank, il y a un bon paquet de pièces mécaniques bien loin du secret défense ou qui requièrent pas un siècle d'experience en construction de chars d'assaut. Si de potentiels gros clients demandent qu'on leur jette un os à ronger en échange d'une commande, on a de quoi faire. Et appeler ça "participation au programme" permet d'enterriner le futur achat plus assurément qu'une vague promesse d'achat, avec des closes de dédommagement en cas de non-respect de ce qui est prévu à la signature du partenariat. Si le système - parce que oui, c'est de ça dont il s'agit - est modulaire et /ou composé de plusieurs véhicules, il est d'autant plus facile de distribuer des trucs, avec pourquoi pas à minima le pays X qui fabrique chez lui tous les éléments des kits / véhicules qui lui seraient spécifiques. Un peu ce qu'on observe avec les multiples kits nationaux de T-72 ou de Leo2 mais pensé depuis le départ.
  16. C'est un peu plus compliqué que ça. On ne vend pas un lave-linge, les enjeux ne se limitent pas à "est-ce que c'est le prix / les performances que je veux" - et quand bien même ce serait le cas, justement intégrer ou avoir en tête les besoins de clients potentiels permettrait d'avoir un peu plus de chances de vendre à des tiers, et donc produire plus que quelques centaines de boîtes à roulettes, et donc abaisser le prix à l'unité. Le Leclerc ou le Type 10 sont des tueries super modernes et tout, résultat qui en a acheté hors pays constructeur ? Donner une petite place à la Pologne, ne serait-ce qu'en écoutant leur besoin, c'est une chance de plus de ne pas les voir acheter des vieux châssis de Abrams ou un énième kit de mise à niveau de Leo2 par Rheinmetall quand le moment sera venu. Je ne dis pas qu'il faut nécessairement le faire, mais en tous cas ce n'est ni stupide de l'envisager, ni de la mendicité.
  17. C'est moyennement le sujet - encore que - mais je voulais réagir à ça : Avant les grandes manœuvres aéroportées américaines on savait déjà ça. En fait, c'est même le contraire : les américains ont innové en réussissant les premiers parachutages massifs où le para est capable de combattre dès qu'il touche terre, quitte à ne pas lui donner de gros matériel pour le saut. Avant cela, on faisait comme les allemands en Crète : les paras d'un côté, le matériel de l'autre - avec du coup des gros trucs dans le colis - en espérant qu'ils ne tombent pas trop loin l'un de l'autre. Et en Crète justement ça c'est particulièrement mal passé, ce qui fait que les fallschirmjager n'ont pas pu bénéficier de tout le matos largué et ont pris une peignée avant l'arrivée de renforts en planeurs. Mais du coup pour revenir à nos moutons, le flyboard est peut être aussi une manière alternative de sortir d'un avion avec de l'équipement et rejoindre le sol un peu plus loin. Pour les dragons, de la libération d'otages en plein Sahel ou une frappe en profondeur ça peut être sympa.
  18. C'est vrai... Et pas vrai. Un bien de consommation courante est souvent d'abord défini par son prix, et de là découlent le reste de ses performances. Ce n'est pas applicable à tout. Il est possible de vendre un lave-vaisselle 50% moins cher qu'il y a 40 ans en bénéficiant d'améliorations technologiques et en rognant sur sa durée de vie, étant admis que 5 ans de moyenne est acceptable pour le consommateur. En revanche vendre un avion de chasse 50% moins cher qu'il y a 40 ans en rognant sur certaines performances, ça vendra particulièrement mal. Ou dans le cas des médicaments, sur quels paramètres gratter pour fixer le prix à hauteur de ce qui est attendu / acceptable par les consommateurs, s'il faut arriver à le baisser ? Quand il se trouve qu'on sait fabriquer pour pas cher ce qui est très demandé, en effet c'est jackpot, on fait une marge énorme et on va en vacances aux Bahamas. Ce n'est pas toujours le cas. Dans la recherche médicale, l'ordre de grandeur c'est 1000 molécules testées en phase 1 pour finalement 1 seule mise sur le marché. C'est un premier coût non négligeable. Ensuite, le moindre risque sanitaire qui surgit en cours de commercialisation entraîne rappel des produits, impératif de changements de formulations pour pouvoir remettre sur le marché donc éventuellement recherches supplémentaires, déficit d'image immédiat, procès de la part des victimes, amendes de la part du régulateur... Dans le cas de la construction navale c'est encore différent, les très courtes séries entraînent d'autres risques industriels et les enjeux de gestion et conservation / transmission des savoir-faire ont aussi un coût, les cahiers des charges sur mesure pour des besoins hyper spécifiques ne sont pas gratuits etc. En bref, tout n'est pas aussi simple que Demande / Offre et point barre.
  19. Début août on apprenait que les US Marines allaient essayer sur le terrain des sections à 15 pax, après 3 ans d'expérimentations diverses. Est-ce qu'on fait des expérimentations de ce genre en France, et est-ce que la question d'optimiser l'organisation de la section se pose maintenant que le risque de se voir sucrer du budget / des effectifs à la moindre occasion est moindre ?
  20. Ça ne se confirme pas, c'est la même info de armyrecognition mais mise en vidéo cette fois - voir la description de la vidéo directement sur Youtube. Info qui est toujours aussi gratuite et seulement justifiée par "ahah on est trop fort on est les seuls à le dire", ce qui n'est pas extrêmement convainquant. Si ça devait s'avérer dans les jours ou semaines à venir, ce sera par la divulgations d'autre chose qu'un récit basé sur la seule parole de son auteur.
  21. Tu as lu ce que tu voulais lire je pense, parce que ce n'est pas ce que j'y trouve. Soit dit en passant, hors néologismes sans équivalents en français, la plupart des concepts et propositions de réflexion de ce brouillon de programme sont abordés en France depuis au bas mot 15 ans en cours d'histoire-geographie et éducation morale et civique dès le collège, sans qu'une vague de femen communistes anti-blancs n'aient renversé le gouvernement depuis. Je doute qu'il faille voir dans ce brouillon ouvert au regard et modifications du public, et spécifié plusieurs fois comme un guide optionnel plutôt qu'une trame imposée, l'expression d'une orthodoxie. Je trouve enfin assez surprenant les oppositions de principe que le projet rencontre - les risques terribles de montrer aux lycéens que des enjeux à dimensions sociales peuvent transparaitre et affecter différents pans en théorie indépendants de la société, ou que le capitalisme n'est ni dénué de défauts ni le seul système possible dans l'absolu - quand dans d'autres états, on s'émeut bien peu de l'obligation "d'enseigner la controverse" quant à l'évolution ou de l'interdiction partielle ou totale de cours d'éducation sexuelle.
  22. Ne machons pas nos mots : une armée, une cinquième colonne prête à saper les fondations morales de notre belle société pour la transformer en cour des miracles de l'ethno-bobo-politiquementcorrecto-bienpensance. À part ça, quiconque ici a essayé de voir ce que ça contenait vraiment, au cas improbable voire inenvisageable où, sait-on jamais, le journaliste ait un tout petit peu laissé dériver sa plume, quand bien même on sait tous que ce genre de choses n'arrive jamais ?
  23. Et d'ailleurs même si ça devait se résumer à ça, la solution téléguidée serait quand même très douteuse : comment on assure la liaison entre équipage et engin sans risque de brouillage (omniprésent en théorie sur un champ de bataille symétrique) / rupture de câble (le moindre éclat de n'importe quoi devenant un mission killer) / rupture de liaison optique (le moindre obstacle ou écran de fumée ou poussiere étant là encore un mission killer) ? Aujourd'hui on téléguide soit ce qui est hors d'atteinte et en assymetrique - jusqu'à ce que le drone tombe en Iran, n'est-ce pas - soit ce qui a une durée de vie extrêmement courte - missile, torpille, drone jetable...
  24. Vu que France et Allemagne via l'ISL ont au moins un projet commun de ce type, est-on bien sûrs que les différents projets MBDA sont totalement indépendants ?
  25. Sans compter que dans un certain nombre de situations, le 7.62x51mm OTAN et ce qu'il implique - masse des munitions certes mais aussi de l'arme, encombrement lié au volume et dimensions des munitions et arme, cadence de tir maxi sans perte majeure de précision, etc. - ne sont tout simplement pas adaptés, ce qui a historiquement mené à son remplacement partiel. Maintenant, il faut aussi considérer qu'il est souvent illusoire de croire qu'un changement de calibre (ce qui reste un petit détail technique) bouleversera le cours des engagements au sol. C'est précisément parce que le gain théorique obtenu est limité et le coût du remplacement, élevé, que les initiatives de tels remplacements ont jusqu'à maintenant échoué - y compris aux USA. Aujourd'hui le combattant régulier est possiblement protégé sur la moitié haute du tronc devant et derrière contre le 5.56 et le 5.45, mais il y reste vulnérable sur les membres, le visage et la tête, et le plus souvent les flancs. Et surtout, il reste vulnérable à tout le reste des menaces du champ de bataille. Avant de changer de calibre il y a pleins de choses possibles à ajuster, y compris la munition tirée - matériaux, structure, poudres... - ce qui se fait déjà d'ailleurs.