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AIR-DEFENSE.NET

Beachcomber

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  1. À ce qui a déjà été dit sur les conditions des essais en mer (navire lège, coque propre, vent / courant / surf) j'ajouterai 2 paramètres essentiels : les essais à 110% puis à 100% des systèmes propulsifs. L'essais 110% n'a lieu généralement qu'une fois dans la vie d'un navire : le fournisseur des moteurs valide le fonctionnement max des machines, enregistre ses paramètres de fonctionnement, évite les claims du client et pose les butées mécaniques des moteurs. Ensuite les essais 100% permettent d'enregistrer les paramètres de fonctionnement moteur neuf qui seront un repère pour toute la vie du moteur (visites des 1500/3000/6000/12000/24000h). Ça concerne les températures / pressions / crans des pompes qu'on cherche à retrouver après chaque arrêt technique lors des réglages d'essais fins de chantier. Donc je pense qu'un navire conçu pour marcher 27 nds n'ira guère plus vite en configuration nominale.
  2. Sur une photo c'est compliqué d'avoir un avis complètement affirmé, mais si comme je le pense les tuyaux sont en cuivre recuit avec raccord banjo ces boucles ne sont qu'un moyen de refaire le raccord en cas de fuite pour raisons diverses (le cuivre étant un métal souple il se déforme facilement) sans avoir à changer tout le tuyau : tu coupes 1 ou 2 cm, tu aplatis la boucle et tu ressoudes ton raccord à la bonne cote. Simple et rapide. Une autre justification que je maîtrise pas peut être un besoin "normatif" de parer aux dommages de guerre : en cas de déformation de la coque (mine, torpille, etc.) les circuits qui raccordent un bloc moteur au flotteur devraient sans doute être en mesure d'accepter certaines contraintes sans casser, ce que permet une boucle. Et si ça fissure tu colles une chambre à air et des serflex... Mais là je suppute
  3. De mon point de vue aucune utilité mécanique ni hydraulique : ça peut être une sécu vapeur sur circuit de réfrigération. En cas de chauffe rapide d'un moteur la vanne thermostatique de régulation n'a pas le temps de s'ouvrir, l'eau vaporise au niveau des points chauds (culasses), et à l'ouverture de la vanne cette vapeur sous pression remonte jusqu'à la caisse d'expansion, douche opérateurs comme circuits électriques alentour, et vide la caisse... Une telle boucle aurait le mérite de limiter le phénomène. Sur un navire amené à potentiellement lancer un moteur à fond sans respect des délais de montée en température ça peut avoir de l'intérêt.
  4. J'ai 2 hypothèses : La première c'est qu'effectivement la forme de proue influence la stabilité de la plateforme. Avec une étrave tulipée l'augmentation de la poussée d'Archimède en fonction de l'enfoncement de l'étrave, combinée à l'inclinaison du navire rend compliquée la gestion d'un stabilisateur sur l'avant. Une étrave inversée est bien moins influente sur le roulis et un stabilisateur avant devient plus efficace. C'est le principe des carènes en V profond autoredressantes des vedettes rapides. La seconde est pragmatique : la stabilisation de plateforme arrière n'intéresse que les militaires pour l'appontage d'aéronefs. Le développement de la stabilisation en mode civile se focalise sur le confort passager, donc les progrès et les budgets se sont concentrés sur cette problématique. Développer un système et un logiciel spécifique aux besoins militaires devient ruineux sans forcément de plus-value à court voir long terme, et sans forcément de mieux en termes de performances. Les architectes se contentent donc d'adapter une stab civile performante à un besoin militaire, et tout le monde est satisfait
  5. Pour les navires à déplacement constant la plupart du temps on ne compense pas dans les mêmes capacités : il y a 3 circuits distincts eau douce, eau de mer et gasoil - quand l'un se vide (gasoil généralement) on remplit les autres. Même les circuits ED / EDM sont difficilement compatibles : pas les mêmes anodes, peintures, pompes, tuyaux, règles de remplissage / vidage (liées au respect des faunes et flores locales en cas de déballastage important d'EDM transportée depuis l'autre côté de la planète avec ses propres germes / algues et autres crustacés...). De plus aucun intérêt de "polluer" de l'ED avec du sel marin, qui implique rinçage de circuit : ça se fait en cas de besoin avec une caisse EDM "préparée" avant voyage pour recevoir de l'ED, et qui retrouve sa vocation en cours de voyage. Produire de l'ED à bord a toujours un coût énergétique et qualitatif, c'est pas pour la mélanger ensuite. Globalement l'EDM conchit tout et provoque de la corrosion (vannes, brides, filtres, pompes, réfrigérants ED, etc.) donc on la laisse à sa raison d'être : ballastage, circuits incendies, réfrigération primaire - cad sans contact avec les moteurs / chaudières).
  6. Si le navire est aux normes civiles, avec superstructures en alu (qui n'aime pas la chaleur) et reprise norme plateforme hélicoptère (pas encore de norme drone) : installation fixe incendie / mousse aux couleurs normées (rouge incendie, violet gasoil, jaune huiles, etc.) Pour les normes je serais pas surpris : on voit nettement le marquage des hélices, bulbes et propulseurs d'étrave, et on distingue peut-être des marques de franc-bord. Ces marques normalisées sont habituellement absentes des navires de combat.
  7. Et j'imagine qu'en rôle de porte Yokohama, récupérateur de traîne ou avitailleur de fortune en mer les BSAOM sont qualifiés pour l'assistance aux soums, à l'instar de leurs cousins plus puissants ?
  8. Pour me faire l'avocat du diable je dirais que la polyvalence n'a pas le don d'ubiquité, mais que les bateaux construits aux normes civiles aujourd'hui globalement ne nécessitent qu'une cale sèche de 3 semaines tous les 5 ans, avec la fiabilisation des moteurs, peintures et autres anti fouling. Avec 2 séries de 4 on est justes, mais 2 séries de 5 ça aurait été relativement confort, d'autant que le soutien region peut être confié au privé affrété.
  9. Tout à fait, en plus on peut imaginer d'autres navires (BSAM / BSAOM) faire le lien en pré-positionnement au cas où Oui, de toutes manières un remorqueur filera jamais 27nds. Et mine de rien depuis qu'ils sont là (environ 50M€ le canot !?!) ça fait déjà 2 fois que des SNA s'aventurent loin longtemps : question cohérence ça démontre que de "petits" investissements, notamment logistiques, permettent d'avoir un spectre d'action bien plus vaste et autonome.
  10. Le maillon faible dans ce genre de voyage c'est le BSAM : à 14 nds ça ralentit tout le monde. A l'aller c'est pas gênant, parce que les interactions obligatoires avec les collègues lui permettent de tracer sa route (flottes OTAN en Méditerranée, puis Égyptiennes et Indiennes avant la station service de Singapour). Au retour si tu veux faire court et "diplomatique" c'est escale Auckland et Sydney puis 1 mois de mer (a 14 nds) jusqu'au golf d'Aden : là c'est lent, en plus c'est vide...
  11. Il y a de la place même en évitant les détroits ambigus : tu descends par Singapour vers Nouméa puis Papeete puis Guam, le Japon et retour par l'Indonesie, voir le passage nord Philippines et retour Suez, et ça reste politiquement correct en étant pour autant univoque.
  12. La flotte de remorqueurs sur place est bien achalandée : les tugs civils offrent la puissance en traction, nécessaire pour freiner, éviter ou decoster, et les tugs militaires sont parfaits en pousseurs avec leurs mâts atrophiés et escamotables dans les formes complexes d'un PA. Parce qu'en fait si le CdG est un bateau imposant pour un bateau gris, il reste "léger" en comparaison des plus gros cargos (notamment tankers). C'est son gabarit et son fardage (prise au vent) qui en font un navire délicat à accoster ou maintenir à quai...
  13. Il faut différencier TE à quai et hauteur d'eau dans les passes. A Papeete ça change pas grand chose, le marnage est faible (moins d'1m en général quels que soient les coefficients de marée), ailleurs ça change tout. En Atlantique / Manche / Mer du Nord par exemple, où les marnages peuvent atteindre les 7/8m, les ports privilégient les souilles (trous devant les quais) au creusement des accès : les navires lourds entrent et sortent au plein, et ça permet de n'avoir à creuser que devant le quai. L'inconvenient c'est que le navire est bloqué à basse mer - c'est pas dérangeant pour un cargo - ça change tout pour un bateau gris C'est d'ailleurs (de mon point de vue) le seul intérêt des missiles hypersoniques ballistiques : taper un navire bloqué à quai (presque 12h entre chaque marée) - en pleine mer je reste dubitatif.... Et même à quai il reste des solutions : si tu gardes des remorqueurs capelés toute l'escale (c'est fréquent au pétrole et au gaz) avec des lamaneurs parés à découper tes amarres, en quelques minutes tu peux déplacer un navire de quelques dizaines de mètres : insuffisant en cas de guidage terminal, mais efficace sur coordonnées GPS.
  14. C'est ce que prétendaient les milieux dit "conservateurs". Les milieux "progressistes" dénonçaient la main-mise d'ingénieurs d'un certain corps qui se promotionnaient de gares en ports et en aéroports sans apporter de plus- value aux institutions qu'ils prétendaient diriger. La cour des comptes à pointé le virage complètement raté du conteneur par les élites du moment. Depuis la privatisation des quais les acteurs n'ont pas changé et ça marche, donc la vérité est sans doute un peu au milieu de tout ça...
  15. Sans rentrer dans les polémiques stériles et politiques, je dirais que l'exemple français de gestion des ports par l'état a montré toute l'incurie du concept En revanche, si ça fonctionne beaucoup mieux depuis que les concessions ont été accordées au secteur privé, la limite du raisonnement tient dans le côté "entreprise à but lucratif apolitique et respectueuse des lois" que nos démocraties accordent au terme "secteur privé". La réalité des investissements réalisés démontre souvent un tout autre but.
  16. C'est vrai, mais tu chipotes alors que je sais que tu as compris le global du raisonnement J'ai fait pas mal d'escales dans ma carrière, et je t'assure que les terminaux privés sont de plus en plus fréquents. L'UE s'inquiète de cette perte de souveraineté dans les infrastructures du continent (investissements chinois essentiellement) et a prévu de limiter la casse avec un fonds spécial pour éviter la prédation dans les pays à risque (essentiellement sud-est européen de mémoire). La Chine pratique ce genre de prédation, mais certains fonds souverains des monarchies du Golf aussi. Je pense que ces formes de conflictualité, économique et logistique, associées au cyber et à l'informationnel, permettent de perturber une démocratie presqu'aussi effacement qu'en déployant des armes...
  17. En fait c'est "culturel" et multifactoriel chez nous (Colbert, pouvoir centralisé vertical, importance des "services et biens" publics, etc.), mais ça ne t'étonnes pas parce que tu es franco-centré (c'est pas un reproche juste un constat ). En Grèce, qui n'est pas si loin et en tension avec un de ses voisins, le simple fait d'avoir vendu Le Pirée à des intérêts chinois implique qu'en cas de conflit tu fais sans cette infrastructure, à priori. Pour les pays ultra-libéraux qui donnent des leçons à tout le monde le simple fait d'avoir céder le service portuaire maritime a des multinationales privées opérant sous pavillon complaisant implique qu'en cas de besoin tu dois négocier un contrat pour avoir le service demandé, et que si ça ne correspond pas aux intérêts des dirigeants c'est dommage ou très long et très cher pour toi... En France on a gardé un certain nombre de services maritimes au pavillon 1er registre, donc réquisitionnables sans délais, et de lois structurantes qui permettent un tel fonctionnement avec des entreprises "stratégiques" terriennes qui autorisent ce que tu considère comme un fonctionnement normal. Les routes de la soie chinoise, par exemple, sont faites pour se libérer de l'interventionnisme étatique qui pourrait leur être préjudiciable. C'est tout le problème de l'accord en cours aux îles Salomon d'ailleurs. Pour être définitivement HS je dirais que l'annonce allemande d'un plan a 100 Milliards d'euros pour sa défense est très impressionnant, mais cette défense restera dépendante des compromis bancals (en terme de politique étrangère) d'un Bundestag sans majorité : avoir des gros flingues c'est bien, mais avoir des moyens limités avec une chaîne de décision et d'action efficace c'est mieux (de mon point de vue).
  18. D'expérience ce n'est pas vraiment comme ça que je l'ai vécu, mais sans aucune connaissance précise des rouages en action. Juste pour donner un exemple : expédition "militaire" à l'arraché en territoire ultramarin - le préfet (PREMAR ?) dit au capitaine du port de commerce : j'ai besoin de 800m de linéaire de quai et 3 grues à telle date, au souteurs : j'ai besoin de 800 m3 de GO ce même jour, à la compagnie de vedettes inter-îles : j'ai besoin que tu transporte 500 pax d'ici à là telle date, au transporteur : j'ai besoin de ton cabotou pour suivre les vedettes, etc., etc. (tu peux rajouter des navires de pêche, de travaux subaquatiques et autre génie maritime) Meme si ce jour-là était prévue de longue date l'escale inaugurale du dernier paquebot du plus gros croisiériste de l'archipel, avec réservations payées rubis sur l'ongle, aucun des intervenants cités précédemment n'aura le pouvoir de s'opposer à la décision du préfet en charge. Bien sûr ce genre de décision ne se prend pas à la légère et personne ne s'imaginera la prendre en temps normal. Mais en cas d'urgence il n'y aura pas le moindre début de contestation de la plupart des intervenants cités.
  19. @Scarabé et @Fusilier Pour revenir sur la discussion Indopacifique dans un fil plus adapté, je disais que les PREMAR avaient des prérogatives bien plus étendues que ce que le grand public peut observer en temps de paix, et qui se limite souvent à la sauvegarde de la vie humaine en mer et à la protection de l'environnement. D'ailleurs ce n'est pas anecdotique si un ancien FS (l'amiral Isnard pour ne pas le citer) avait été désigné PREMAR MED a un moment où la tension jihadiste était plutôt forte. Pour avoir fait un peu d'AEM dans différentes sociétés privées (certaines contractualisées, d'autres affrétées au spot), je peux vous garantir que la gamme des intervenants était large et pas uniquement maritime. Les contrats de confidentialité qu'on avait alors signé m'interdisent d'en rajouter (et de toutes manières ça n'apporterait rien au débat), mais le dispositif mis en place était huilé, coordonné depuis les différentes amirautés en charge, et contrôlé à bord par un officier MN qui s'assurait de la com et surtout qu'on respecte la confidentialité des opérations. Tout ça pour dire qu'en cas d'urgence la possibilité de réquisition est utilisée, même si souvent le contrat de gré à gré est privilégié. La dessus les rouages dépassent un peu mon expérience, mais du point de vue opérationnel les intervenants ne se posent pas de questions : les officiers marmar sont formés dans des écoles militaires (statutairement, puisque personne n'y porte l'uniforme hors cérémonies de gala), et étaient incorporés d'office dans la MN lors du service national (avec les lieutenants de pêche d'ailleurs), et globalement quand le PREMAR appelle on ne se pose pas de question - on exécute, les services juridiques et commerciaux négocient de leur côté. Pour finir sur l'indopacifique, il me semble donc que les amiraux en charge peuvent tout à fait préempter les infrastructures et personnels des entreprises des iles qu'ils administrent, et les utiliser selon leurs besoins. Militairement parlant l'impact est quasi nul, mais pour le volet intendance ça change tout...
  20. Ok, merci pour les infos. Je pense que les prérogatives d'un PREMAR dépassent de très loin les habituelles fonctions qu'on lui connaît en temps de paix. Pas de problème pour le changement de fil
  21. Petite question si vous arrivez à chercher mieux que moi : Alindien et Alpaci pourraient-ils cumuler la casquette de PREMAR dans leurs zones respectives en cas de besoin ? Si c'était effectivement le cas, en plus des moyens militaires de leurs zones, ils disposeraient des moyens et infrastructures civils maritimes et paramaritimes des DromTom concernés et ça change le braquet question efficacité (même si les préfets locaux sont habitués à travailler avec les Comsup). J'ai cru comprendre que les Comsup locaux étaient AdT. La casquette PREMAR a l'énorme avantage de cumuler le politique et le militaire dans une cohérence toute colbertienne qui a fait ses preuves.
  22. Je pensais aussi une numérisation de l'injection avec régulateur électronique et abandon des sacro-saintes pompes sur arbres à cames : ça se fait plutôt bien et ça permet quelques économies au dépend d'une certaine rusticité liée à la contrainte de la valise en cas de pépin en utilisation courante. L'augmentation d'autonomie ne va guère au delà de quelques % En tous cas la période est pertinente les moteurs ont dus être complètement foutus à poil. Pour les osmoseurs si tu calques une utilisation eau douce sur celle (délirante) des paquebots, tu arrives à produire une qualité acceptable en "mer polluée" en restreignant cette production au circuit sanitaire et en orientant la production "mer propre" sur le circuit consommation humaine : ça permet de réduire les stocks en différenciant les circuits, du coup éventuellement réaffecter des capacités !?!
  23. Osmoseurs plus puissants / compactes, donc conversion de caisses eau douce ?
  24. Concernant la surveillance subaquatique des archipels polynésiens il me semble que le job correspond parfaitement à la définition d'emploi des drones : dangereux / ennuyeux / répétitif. Pour l'intervention c'est autre chose mais on en n'est pas encore là. La Chine a pour stratégie affichée l'accaparement des ressources de la planète et la structuration des lignes logistiques (routes de la soie) par tous les moyens possibles, mais reste actuellement attachée à une forme de stabilité des frontières et exclue le recours à la guerre en dehors de ce qu'elle considère être son jardin - mer de Chine et Taïwan. D'ailleurs la tactique usuelle d'envoyer 2 puis 20 puis toute une flotte de navires de pêche contester le droit international (je dirais plutôt qu'elle conteste les instances d'arbitrage, à titre personnel), avec ensuite l'appui de gardes-côtes parfois très loin de chez eux, s'arrête assez vite quand la contestation est marquée, comme c'est actuellement le cas en Argentine qui a du acheter des patrouilleurs français pour faire respecter sa ZEE. Bien sûr il y a ensuite des cris, menaces et gesticulations, mais c'était la même autour des anglo-normandes après le Brexit, et cela n'a fait qu'accélérer un arbitrage somme toute usuel du droit coutumier : les navires qui pouvaient prouver leur historique dans la zone ont obtenu - au compte goutte et avec une temporalité limitée - des licences de pêche. Le Mexique, de mémoire, a aussi essayé de jouer avec Cliperton, ce qui oblige la France à montrer une non-déshérence de son île pour éviter la prédation brutale. Du coup là montée en gamme progressive des moyens ultramarins, même ralentie faute de budget, semble d'autant pertinente que la classe Suffren devrait à minima être en mesure de refaire ce que faisait la classe Rubis, c'est à dire intervenir ponctuellement de l'autre côté du globe. En attendant des navires auxiliaires en mesure de déployer des systèmes automatisés subaquatiques peuvent être une réponse appropriée à des visites possibles, et sans doute probables dans l'avenir, de submersibles adverses. Et le 20mm des POM, utilisé au bout du bout pour détruire les apparaux de pêche d'un navire usine obstiné, me semble une meilleure solution qu'un coup de 76 dans les lignes de franc-bord si on veut éviter un conflit
  25. Là dessus mon ignorance crasse m'oblige au silence, mais si je pensais PHA plutôt que LPD c'est pour la dimension couteau suisse du concept : quelle que soit la spécialité des "auxiliaires" embarqués, le mix est possible et la nature de la mission peut varier (voire évoluer rapidement en cours de mission - avec une relève partielle rapide) de l'aide humanitaire a la mission de guerre en passant par tous les scenarii de crise possibles. On en saura sans doute plus à la livraison du 1er de classe, mais une utilisation en Pc ou base statique (au milieu du golfe de Guinée par exemple) serait pas non plus déconnante, à l'instar de ce que j'imagine possible comme rôle des BRF. Je remarque juste qu'actuellement les 3 déploiements européens permanents sont plutôt liés au pétrole (Guinée, Lybie, Ormuz), que la sécurisation des côtes somaliennes ne nécessitait pas la présence de frégates top niveau, et que dans la plupart de ces cas (sauf MEDOR et Ormuz actuellement) une présence plus ou moins statique avec capacité d'intervention commando rapide est globalement suffisante. La présence d'un radier permet en plus de faire de l'intervention mécanisée à terre, ou de l'évacuation de civils / ressortissants en nombre. Bref le flotteur a su évoluer d'une base "débarquement classique Omaha Beach" vers un système d'arme complet "gestion de crise XXI eme siècle" en gagnant en polyvalence. C'est apparemment une vision plutôt européenne : Chine et USA semblent rester bloquer sur Omaha (ou alors c'est qu'ils ont d'autres moyens que j'ignore - autres qu'un porte-avions et son escorte complète dans chaque mer du globe )
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