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AIR-DEFENSE.NET

Jésus

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Everything posted by Jésus

  1. Le brouillage n'est pas aussi facile qu'on se l'imagine. Tout d'abord car le brouillage ciblé est compliqué car les équipements ne sont jamais sur les mêmes fréquences, il s'agit là d'une contre-mesure face au brouillage. On a du chiffrement numérique, des sauts de fréquences ou encore de quoi trouver une fréquence non soumise à un brouillage. Ceci pour éviter l'écoute, l'interception et le brouillage. Ces choses sont importantes pour tous les systèmes, de la radio au drone, en passant par les satellites et c'est ce qui va différencier un matériel civil d'un matériel militaire. Dans le civil on s'en fout un peu, on a son système qui fonctionne sur telle fréquence et naturellement le brouillage est facile, même accessible au grand public (brouilleur de téléphone par exemple). Si les Turcs ont leur drone Bayraktar qui n'a pas un système pour contrer le brouillage, ben pour les russes (ou autres) ce sera facile de le brouiller, d'en capter les émissions vidéos voir d'en prendre le contrôle. Bien plus compliqué si ce n'est pas le cas. Vu que dans le monde militaire moderne la contre-mesure existe, le brouillage est généralement global, c'est à dire qu'il perturbe toutes les fréquences possibles. Ce genre de systèmes ont l'avantage de toucher très certainement une fréquence recherchée, mais ont le gros désavantage de brouiller également vos propres réseaux. Quand vous menez un combat offensif, tel que le scénario d'une invasion de l'Ukraine, les russes auront besoin de leurs communications et la guerre électronique qu'ils mèneront ne sera pas celle du brouillage mais plus de l'écoute du réseau civil et des matériels de transmissions qu'ils connaissent bien. Le brouillage ciblé peut se faire, mais sera compliqué dans un champ de bataille qui évolue. Pour les satellites américains, le signal émis et reçu ne se trouvera pas en Ukraine et s'il était possible de brouiller un satellite, on ne chercherait pas à les détruire avec des missiles. Les russes n'iront pas provoquer les américains en détruisant un satellite Donc avoir des moyens de brouillage est une chose , le cibler sur les moyens adverses sans être handicapé en est une autre. Il est bien plus préférable de faire un travail d'interception des communications pour obtenir du renseignement que de brouiller sans rien savoir. Il y a de grosses limites dans le brouillage, il ne faut pas non plus trop le phantasmer.
  2. Réalisme non assumée politiquement et opportunisme devant une situation géostratégique dans laquelle la Turquie seule ne peut pas se placer.
  3. Erdogan comme tous les autres ne se remettra pas en question, le problème ce n'est pas lui, c'est tous les autres!
  4. C'est bien connu que pour empêcher l'Otan de s'étendre à l'Est, l'idée originale russe s'est de foncer vers l'Ouest pour s'approcher de l'Otan.... Le truc c'est de savoir si en cas d'offensive russe , ceux qui disent que la Russie n'est pas stupide à ce point, qu'elle n'a aucun intérêt de le faire, que c'est un fantasme des ukrainiens ou de l'Otan se remettront en question et regarderont différemment la Russie, ou alors s'ils afficheront leur parti pris de la rhétorique. Attendons donc, si la Russie est une nation pacifique et victime de préjugés occidentales, on le verra bien....
  5. Jésus

    Eurofighter

    Qui a osé faire remonter le fil de l'Eurofighter? Laissons le au fond des abysses.
  6. La réalité, c'est que l'ennemi fuit les forces françaises, ce n'est pas l'Afghanistan et ses embuscades. Nos véhicules n'ont même pas d'impacts de balles, même ceux qui ne sont pas blindés ne sont pas pris pour cible. La menace reste celle des IED, celles des SVBIED, ceci depuis Serval. Pour les RPG, il y en a très peu, c'est presque de l'exception. L'armement des types d'en face c'est essentiellement de la Kalash et de la PKM, c'est très léger et c'est ce qui explique qu'ils ne combattent pas. Ils ont de rares mortiers, de rares mitrailleuses lourdes, quelques roquettes de 122mm, tout cela étant principalement l'héritage des pillages de 2012 de l'armée malienne mais aussi de temps à autres des prises de guerre lors de raids sur les armées locales. Il n'y a pas un gros réseau de ravitaillement comme on se l'imagine depuis la Libye, les voies d'acheminements sont si longues, si rudes avec des terrains compliqués que bien souvent le trafic se résume à de petites armes souvent démontées. Le jeu n'en vaut pas la chandelle tout simplement, trop risqué. Donc on a pour l'instant la chance d'avoir au Sahel un ennemi qui est faible et ou sa seule "force" ce sont les mines. Pour le Griffon le danger est là, il a plus de chance de rouler sur une mine que d'avoir un impact de balle sur tout le parc engagé et c'est pareil pour tout le reste. Les kits se veulent justement adaptatifs et non pas automatiques. Le blindage additionnel est lié à la menace IED mais aussi dans l'intérêt de l'évaluation opérationnelle (on pousse au maximum les contraintes), car ce déploiement du Griffon a un objectif qui vise à amener un retex et à trouver des problèmes ou des choses à apporter. Mais c'est vrai que pour l'instant il est plutôt très positif et pas seulement en comparaison du VAB.
  7. Des filles ou des gars, faut se mettre à jour de la société "moderne" bon sang!
  8. La relation inter-étatique reste quand même l'essence même de tout contrat d'armement. On vend avant tout à des pays qui sont proches de nous et à qui on est prêt à faciliter les payements. La qualité du Rafale se fait ensuite et permet de convaincre de s'engager à ceux qui hier, même chez nos alliés, pouvaient s'interroger. Car dans les considérations plus techniques, le combat proven est important, mais ce qui compte aussi c'est d'envisager le futur. Le Rafale et un avion omnirôle et évolutif, on n'est même pas complètement équipé qu'on est déjà à travailler sur des améliorations avec des délais très court. Ceux qui achètent le Rafale aujourd'hui savent qu'ils n'auront pas de problèmes pour le moderniser à mi vie et à maintenir un avion au top. Plus il y a d'opérateurs de l'avion, plus on est rassuré sur l'évolution de l'avion, son soutien. La polyvalence des munitions proposées et la carte "indépendance" qu'on joue sont aussi attirants. Cette commande va conforter les clients actuels du Rafale, mais va aussi faire interroger les potentiels autres clients qui sont bien plus tiraillés par l'enjeu politique que par l'avion lui même. Le cas Suisse d'il y a plusieurs années (avec le Gripen) qui usait du Rafale que "personne ne veut" afin de justifier sa mise à l'écart en est un exemple. En réalité il y en a qui doivent s'agacer de cette situation, notamment ceux qui n'ont pas choisis le Rafale par le passé dans les compétitions dans lequel il était engagé. Mais c'est aussi le cas des indiens, qui trop hésitants avant de l'acquérir a perdu du temps et doit se dire qu'elle était stupide de ne pas l'avoir commandé en plus grand nombre, quand on voit l'Egypte ou les émirats en prendre par dizaines. Ils pouvaient hier se donner l'image d'une "exception" avec 36 Rafale, y allant avec légèreté et un certain recul dans son choix, il persiste dans ce pays tout un lobby qui cherche à descendre le Rafale en le faisant passer pour une erreur, un avion trop cher, cherchant des affaires de corruption etc. La multiplicité des clients et les volumes chez ces derniers font que l'Inde va avoir un regard qui va favoriser le Rafale, cet avion ne peut plus (après cette année 2021) être acheté avec hésitations et scandales, le Rafale devient un avion commun et le temps n'est plus permis aux indiens d'attendre trop longtemps. On va bientôt se battre pour entrer dans le calendrier de livraison.
  9. C'est confirmé les EAU achètent des F-35...pour un escadron d'agressor à l'entrainement!
  10. N'oublions surtout pas l'essentiel, la relation politique et stratégique
  11. C'est une bonne nouvelle, mais c'est vrai qu'il va falloir revoir la production, surtout avec d'autres potentiels commandes. Car qu'on le veuille ou non, premier arrivé premier servi et certains clients qui temporise vont devoir accélérer leur réflexion pour être livré à temps. Donc il n'est pas exclu que les emiriens vont précipiter d'autres clients. 80 avions, presque autant que notre armée de l'air...
  12. Les sanctions on en parle toujours comme si ça serait un blocus économique de la Russie, mais jamais on va évoquer ce qu'elles sont vraiment. Pour cause, les sanctions prises n'impactent pas le quotidien du peuple russe. Elles visent essentiellement des "personnalités" russes ainsi que quelques flux financiers pour quelques banques (qui peuvent être détournées facilement). Derrière il y a des sanctions qui visent le cas de la Crimée, interdiction d'investir en Crimée, interdiction de fournir à des entreprises de l'équipement pour les besoins de la Crimée et sanctions des entreprises russes actives en Crimée. Enfin il y avait aussi quelques sanctions interdisant les transferts de technologies militaires de l'UE vers la Russie, sanctions pour 3 entreprises d'armement, sanctions pour interdire le transfert des technologies de forage en Arctique. Ajoutons à cela les sanctions américaines qui s'articulent essentiellement sur NS2 et les exportations d'armement. Et ? Ben c'est globalement tout, la Russie répondant derrière par un embargo alimentaire contre l'UE. Donc en soit le peuple russe ne peut pas souffrir de sanctions qui visent essentiellement le cercle de Poutine, la Crimée et le secteur de l'armement. L'embargo alimentaire a fait plus de mal mais c'est Moscou qui se l'est imposé car ils savaient pouvoir investir dans ce secteur pour ne pas être trop perdant. Derrière il y a les effets psychologiques des tensions, des sanctions qui ont fait fuir les investisseurs, chuter le rouble etc. Quand le baril de pétrole chute de 10$, ça fait bien plus mal à l'économie russe que les sanctions. Maintenant il y a beaucoup de largesses possibles pour frapper durement l'économie russe dans sa globalité, au niveau des sanctions il n'y a pas grand chose et cela a été symbolique, ce sont bien plus les effets collatérales des sanctions qui ont été emmerdantes (investissements..) Pensez vous aussi que le Kremlin irait pleurer et se mettre à genoux? Le Kremlin a besoin de se montrer fort, la faiblesse n'est pas admise, les problèmes ne sont pas reconnus, tout va toujours bien, droit dans ses bottes, tête droite, on ne laisse rien paraitre, les sanctions renforcent le pays même! Mais il faut comprendre cette "nécessité" de posture qui est adopté et qui tiendra même dans un effondrement total du pays. Poutine qui cède aux occidentaux, ce serait un suicide politique et ce besoin d'exprimer de la force, de la puissance, de la crainte (qui ne date pas de Poutine non plus) , c'est aussi un problème important car il verra dans l'action militaire un gain politique intérieur, que ça permet de détourner l'attention de problèmes internes. Tant qu'on ne veut pas comprendre que Poutine défend son trône au Kremlin sur le dos des "intérêts de la Russie", on ne comprendra jamais certaines choses.
  13. Le problème du monde c'est qu'on a tant de personnes qui ne devraient pas vivre où elles sont mais qui grâce à la mondialisation permettent d'y rester. Dans un autre temps l'absence de nourritures et d'eaux laissaient place à des déserts, les gens ne survivaient pas. Aujourd'hui ces gens se nourrissent avec des produits qui font des milliers de km, on nourrit par des aides ceux qui meurent de faim mais ils continuent à se reproduire. Le problème ne se résout pas il s'amplifie et ce qui de base relève d'une aide qui se veut bénéfique, on amplifie la misère car ces gens sont de plus en plus nombreux à vivre et rester toujours plus nombreux dans des déserts où il n'y a rien. C'est triste pour eux, triste à dire, mais il ne faut pas donner un poisson à ceux qui meurent de faim, mais leur apprendre à pêcher, Et s'ils vivent dans un désert, il ne faut pas les porter à bout de bras car ils font toujours des gamins qui dès la naissance subiront la famine et qu'on devra aider. Quand vous ne pouvez pas décemment vous nourrir, la décence est de ne pas avoir d'enfants pour lui éviter du malheur mais aussi pour rendre votre propre survie plus compliqué. Et ce n'est pas au reste du monde de soutenir cela car ça participe à une surpopulation globale qui est insensée tant on se retrouve avec des pays tout entier qui dépend, soit d'aides internationales soit dépend d'un approvisionnement étranger pour nourrir sa population dont le nombre est totalement incohérent à la nature du territoire. Mais qu'on continue à vendre du pétrole contre de l'eau et des céréales, tout va bien dans la logique de cette mondialisation, qu'on ne s'étonne pas de voir venir des migrants en paquets .
  14. Oui à Abidjan c'était pareil, des "patriotes" antifrançais qui prenaient de plus en plus d'espaces car on laissait faire. Un pouvoir qui pour se garder cette partie de la population a été poussé politiquement à jouer ce jeu contre la France et à envoyer son armée rompre un cessez-le feu ou la France avec Licorne était pointée du doigt. Un tel excès de confiance qu'ils en sont allés jusqu'à nous bombarder. Nous avons répondu en détruisant l'aviation ivoirienne et notre réaction a servit de catalyseur à cette population anti-française. Nous avons voulu jouer la passivité en cherchant à calmer le jeu , en évacuant nos ressortissants. Pendant que tout Abidjan s'embrasait et se radicalisait contre nous, quel événement a tout remis à plat et a finit par calmer la situation? C'est bien l'épisode de l'hôtel ivoire ou on a arrêter de se laisser faire et ou on a mis du danger et de la peur dans le camp d'en face. On a été acculé car on ne réagissait pas, ceux d'en face étaient prêts à massacrer chaque français qu'ils trouvaient et nos militaires voyaient cette population marcher sur nos blindés. J'aimerai bien que les temps changent, mais dans les faits, rien ne change. On ne défend jamais ses intérêts quand on ne fait pas face et qu'on fuit l'affrontement. Assumons défendre nos intérêts, assumons défendre certains pouvoirs en place qui feront nos intérêts en contrepartie, la neutralité actuelle ne fait qu'affaiblir ces pays qui craignent d'user de la force car ça se retournerait contre eux, qui ont peur de leurs propres armées susceptibles de faire un coup d'état (et ils ont raison). Une faiblesse qui permet aux terroristes d'être bien tranquille, une faiblesse qui pousse la rue à dicter des politiques dans des positions illogiques, celles par exemple ou on va, comme au Mali, s'opposer à la France comme s'il serait un problème, négocier avec les terroristes (car forcément le problème c'est la France...), ils creusent leur propre tombe et n'en doutez pas, la faute reviendra sur nous, qu'on soit là ou non.
  15. Il ne s'agit pas de tirer dans le tas, il s'agit de viser les meneurs/responsables des manifestations, pas la peine d'avoir des dizaines de morts. Bien entendu qu'ils en feront des martyrs, bien entendu qu'ils vont s'exciter et diaboliser la France qui massacre d'innocents manifestants. Mais ces gens vivent trop loin du danger, c'est pareil au Burkina, c'est pareil au Mali, ceux qui manifestent sont ceux de l'arrière, qui voient le problème terrorisme derrière un écran même si ça se passe dans leur pays et la force française, c'est pareil. La guerre est douce à ceux qui ne l'ont pas connu et désolé si vous ne partagez pas mon point de vue, mais ces gens qui sont contre nous, sont en guerre contre nous, la seule différence, c'est qu'ils ne le font pas (encore) avec des armes. C'est une guerre idéologique ou derrière un écran, une pancarte, tout est possible, tout est permis et ou ils se pensent invulnérables. Un grand nombre des personnes dans ces manifestations sont des "suiveurs", je les considère comme des victimes. Par contre il faut s'attaquer aux leaders et aux "influenceurs" qui manipulent ces gens et pensent mener une guerre tranquille, sans peur et sans risques contre nous. Moi je dis qu'il faut accepter de combattre ces gens et leur montrer que combattre la France ne se fait pas tranquillement sans risques et qu'il réfléchiront à deux fois avant de manifester. Mais bien entendu pour que cela marche, il ne faut pas le faire une fois, car cela donnerait le sentiment d'une bavure et on ne récolterait que les effets négatifs de cela. Il faut mener (en coordination avec nos alliés locaux) une vraie chasse à l'homme de ces leaders du panafricanisme et de la lutte contre la France. Après il y en a qui veulent subir et s'agenouiller devant eux, qui vont vouloir leur donner tout ce qu'ils réclament en pensant qu'ils sont les représentants des ces pays et non une minorité hyper active. Sauf que cette faiblesse c'est ce qui pousse de plus en plus, bien du monde à s'essuyer les pieds sur nous et ce qu'on pense arrêter en se faisant discrets, distants, inactifs produit en réalité l'effet inverse, le phénomène s'amplifiant car tout le monde voit qu'on peut agir contre la France sans risques.
  16. Comme je l'ai expliqué dans un long commentaire en haut, on est face à un mouvement qui se prétendra "panafricaniste" structuré par les réseaux sociaux et instrumentalisé par des puissances étrangères qui vont l'exploiter et lui donner un écho plus large. Le problème de cela, c'est que ce mouvement (qui se prétend toujours "patriotes" peu importe le pays, c'est une marque de fabrique) est entièrement obsédé par la France et se concentre sur la zone francophone. Il est en fait typiquement anti-français et cherche à tout prix à nuire à notre image, notre présence, nos intérêts, peu importe les mensonges ou autres délires, l'important est d'avoir de quoi critiquer, combattre, protester, s'opposer contre la France. Mais attention à ne pas croire que tout cela est juste lié à une revendication populaire partagée par tous ni que ça tient juste à notre présence militaire. Car la tentation de se dire "partons, laissons les se démerder" est recherché par ce mouvement alors même que de notre côté, on pourrait avoir le sentiment qu'en faisant cela, on va les "punir". Partir militairement n'y mettra pas fin, c'est une idéologie qui vise à éradiquer toute trace française en Afrique et c'est justement ce combat extrémiste anti-français qui intéresse des pays étrangers qui veulent réduire notre influence, nos intérêts, soit pour nous affaiblir soit pour prendre notre place. On est face à un mouvement qui est politisé et qui n'est pas local dans son combat et qui ne s'arrêtera pas avant d'atteindre son idéal d'une Afrique débarrassée de la France. Internet permet de continuer une lutte permanente et sans frontières. Ce n'est pas que Barkhane On doit accepter ce nouvel ennemi "sans armes" et le combattre, avec l'appui des gouvernements locaux, par des actions cyber, par des actions de sabotages (médias etc...), une guerre informationnelle permanente. Mais il faut aussi comprendre qu'il faut instaurer la peur, car la population autochtone fonctionne beaucoup par "sentiments" et c'est aussi cela qui la laisse très vulnérable à la moindre rumeur aussi incohérente qu'elle peut être, comme ici ou très clairement l'armée française devient celle qui "arme les terroristes et participe à leurs actions". Il faut savoir s'imposer, se faire respecter, y compris de force, on a toujours des opposants, notre intérêt c'est qu'ils ne gagnent pas. Inutile à vouloir se faire aimer par ces gens qui ne sont pas la majorité (même s'ils sont ceux qui se montrent et gueulent le plus), alors cherchons a être craint pour qu'ils ne se pensent pas tout puissant, car ce sentiment leur donne l'envie de continuer et d'aller toujours plus loin. Quand ils voient qu'avec quelques centaines de manifestants bloquant une route par leur présence ou quelques pneus, ils arrivent à stopper l'armée française, c'est pour eux un gain de confiance dans leur lutte, une sensation de puissance, de courage. Ils reproduiront la même chose pour les autres convois, les mêmes processus, le même suivi, la même "coordination" et ça poussera toujours plus loin et c'est malheureux à dire, mais il n'y a que le bruit des armes qui vont les calmer, ce n'est que lorsqu'ils comprendront que ce jeu idéologique n'est pas un jeu sans danger qu'ils agiront autrement. Ce n'est pas notre société ni ses manières, ce n'est pas une manif de la CGT.
  17. Prenons déjà cette carte pour ce qu'elle est, c'est à dire une fiction. Maintenant dans la logique d'invasion, il faut voir l'Ukraine sur une vue satellite. Vous y verriez alors le fleuve Dnipr qui coupe l'Ukraine en deux. Un tel fleuve serait une frontière naturelle plus intéressante aux russes que tout le pays. Ne pas prendre toute l'Ukraine permet aussi de ne pas devoir assimiler de force tout un peuple qui plus on va à l'Ouest, moins il accepte la Russie. Ainsi en cas de problème, on peut brasser et trier la population, entre celle qui accepte et celle qui n'accepte pas la Russie. C'est bien plus simple à gérer. Derrière cela c'est aussi priver l'Ukraine de la mer noire via Odessa et relier ainsi la Transnistrie. Les raisons pour envahir l'Ukraine de cette façon, en y laissant une bonne moitiée, sont logiques quand on considère et qu'on comprend l'impérialisme russe.
  18. J'ai comme un doute. Ce n'est pas qu'il est impossible d'abattre un drone avec un lance pierre, mais il y a diverses incohérences dans cette histoire. Je m'explique: -La première incohérence c'est que pour l'instant nous n'avons que des photos, croyez moi (même en Afrique) tout le monde a des téléphones et qu'un survol par un drone de cette foule par un drone aurait été un truc peu banal. Idem pour le gamin tentant de l'abattre. -La deuxième incohérence se porte sur les images du drone en lui même. Ils mettent en parallèle l'image d'un drone ANAFI en vol pour illustrer l'appareil visé et abattu. La photo du drone au sol n'est pas de ce modèle (d'ailleurs l'armée de terre ne l'a pas encore en service, mais c'est pour bientôt). Ce que nous utilisons c'est le NX70 et ce n'est toujours pas ça. Donc déjà ce drone en vol n'a pas été prise sur place. Je suis preneur pour savoir quel type de drone c'est. -La troisième incohérence, c'est le niveau de destruction. Je veux bien qu'une pierre lui casse un moteur et le fasse chuter, mais pas au point de lui casser deux bras, de lui casser sur un autre sa partie motorisé, de lui faire perdre sa caméra. C'est excessif pour une chute et je ne vois pas comment dans une chute la casse peut se faire sur plusieurs côtés. Et même si on peut vouloir s'imaginer une foule s'étant déchainé dessus, on verrait des coups ailleurs, on verrait de la saleté et autres. Je ne suis pas non plus spécialiste dans la conception de drones, mais je suppose que sur la photo du bas, la partie qu'on voit est le ventre du drone, donc tourné vers le sol quand il est en vol. Pourquoi alors sur le seul bras intact du drone ou l'on peut voir un moteur, ce dernier est inversé ? Par ailleurs j'ai vu une photo (que je n'arrive étrangement plus à retrouver) de ce qui est présenté comme la partie "optique" du drone, il ne restait que la structure, plus de caméras à l'intérieur. Bien qu'ils montrent également une étiquette laissant supposé que ce drone appartient à l'ECPAD, je la trouve très grossière et reste à savoir si l'ECPAD avait une équipe dans ce convoi qui semble pour certains protestataires "exceptionnel" alors qu'il ne l'était pas. Je ne vois pas non plus pourquoi l'ECPAD aurait pour mission de surveiller une foule ou pourquoi elle disposerait d'un drone pour accompagner ce convoi. Je peux me tromper, mais quand je vois cela, j'ai l'impression qu'on est face à une petite propagande cherchant à humilier l'armée française via un enfant. Cela suffit à galvaniser un public qui veut donner des coups à la France, je le redis et qui cherche à la rabaisser, d'où l'utilisation d'un enfant afin de donner un sentiment ou combattre notre armée est à la portée d'un enfant. C'est psychologique. Le drone comme indiqué plus haut a des incohérences. Pour moi il s'agit d'un drone HS qui a été désossé pour servir de pièces détachées à d'autres drones ou d'autres choses (l'Afrique est un grand classique de la bricole) sur laquelle on a collé une étiquette et autour duquel on a monté une histoire. Le bras avec le moteur, je pense qu'à l'origine il est de l'autre côté, mal remonté... Maintenant il y a et il y aura peut-être d'autres infos qui vont arriver, peut-être que l'ECPAD pour un petit drone acquis comme ça sur le marché civil, ne s'est pas emmerdé à avoir un truc officiel et s'est contenté de l'étiquette qui par mon expérience n'est pas vraiment réglementé et semble faîte localement. Je ne sais pas comment ça se passe dans un petit service comme l'ECPAD. Donc rien d'impossible à avoir un drone être touché par un lance pierre, mais il y a des éléments qui me chiffonnent. En tout cas pour ceux d'en face, on dirait qu'ils ont réalisé un truc de dingue, pourtant même si on considère cela comme vrai, on constate qu'en face ils ont besoin de victoires aussi insignifiantes soient-elles, ils ont une envie de voir qu'ils portent des coups à la France et plus ils vont se convaincre d'être puissants, plus ils pousseront. L'Afrique est une machine à fake news, attention à ne pas tout prendre au sérieux, toujours chercher les incohérences.
  19. C'est encore et toujours le même "réseau" qui se dit "panafricaniste" et dont le combat politique et idéologique c'est le combat contre la France. Sur les réseaux sociaux ça se donne la main entre groupes et individus de différents pays. Internet donne un écho à leur idéologie à leurs démonstrations/manifestations qui va répéter les mêmes slogans peu importe que vous êtes au Mali, au Burkina, au Niger, en RCA. En fait ce panafricanisme n'est pas global à toute l'Afrique, il est bien concentré sur l'Afrique francophone et il est clairement dirigé contre la France, les intérêts de la France et les alliés politiques de la France. On a l'impression de voir un mouvement qui se veut révolutionnaire, de type Marxiste-communiste et je l'ai déjà dit ici, je le redis, ces mouvements sont soutenus par d'autres états dont l'objectif est de dégager l'influence française pour soit l'affaiblir, soit la remplacer. On observe très souvent dans ces groupes qui se disent patriotes et indépendantistes, contre toutes formes de présences étrangères, faire curieusement exception pour la Russie, pour la Chine, quand ce n'est pas après quelques minutes de dialogue, un appel très nette à voir ces pays s'installer chez eux dans une logique de remplacement. Je le redis il n'y a pas un de hasard dans cet attrait vers ces pays, cela ne tombe pas du ciel. Je ne dis pas que ces pays sont les créateurs de ces groupes et mouvements, mais qu'ils en sont des soutiens, sur le plan financier, politique, médiatique mais qu'ils cherchent également des soutiens militaires capables de faire un coup d'état... Il faut savoir que ces mouvements ne sont parfois pas représentatif de la majorité, mais par contre ils agissent pour être vu et entendu et ils exploitent parfaitement les réseaux sociaux pour créer un effet de masse avec la profusion de commentaires avec des multitudes de pseudos qui servent à donner de la diversité à ceux qui font cela toute la journée, dans les sites et réseaux locaux, mais ils viennent aussi chercher chez nous pour nous "attaquer" et pour se confronter à des français, leur défouloir. Quand vous avez 1000 personnes dans une salle qui ne disent rien, il suffit d'un seul individu qui gueule pour que tous ne verront et ne se souviendront que de lui. C'est pareil avec eux, ils sont ceux qui gueulent, ils sont ceux qui se font voir, une manifestation de 500 personnes dans Bamako ça suffit pour l'effet médiatique et pour qu'ils séduisent sur place ou qu'ils vont finir par convaincre les français qu'ils ne sont pas les bienvenus. Et cela marche, combien de français disent et répètent qu'ils ne veulent pas de nous et appellent au retrait total en pensant naïvement sanctionner ceux qui sont contre nous? En vérité, il faut accepter cette opposition et ne pas s'y soumettre, ne pas lui donner la victoire car en agissant ainsi, on ne gagnera jamais rien, on ne se fera jamais respecté, on ne sera jamais craint. Si ces groupes prospèrent et se sentent tout puissant contre la France, c'est par ce qu'on n'accepte pas de combattre des ennemis dès lors qu'ils n'ont pas d'armes dans les mains, qu'on ne pousse pas nos alliés locaux à combattre ces gens, qu'on ne cherche pas à faire de la propagande active qui va donner tort à leur imagination, on manque de fermeté. Par peur d'être clivant en cherchant à plaire à tous, on finit par plaire à personnes et à donner l'avantage à ceux qui font de l'anti-France . On se montre faible et distant, faisant une opération militaire qui manque d'une communication "brute" que le "simple d'esprit" attend (y compris en France), ce qui laisse libre place à l'imaginaire. Nous avons une mauvaise communication, qui n'est tout simplement pas adapté à la société moderne. Les communiqués ne suffisent pas, ne suffisent plus. Le public ne comprend pas une guerre ou l'action sont des mots car les mots sont de moins en moins des faits, car les mensonges, les manipulations, les théories du complot sont passés par là. Aujourd'hui dans ceux qui appellent la France à dégager du Sahel, on voit le discours qui prête à la France d'armer, d'entrainer et d'être derrière les terroristes. Ils disent que nous ne les combattons pas et nos communiqués, qu'ils ne croient pas, ne changent pas leurs avis, au contraire pour eux c'est de la manipulation. Nous allons faire et autoriser des reportages sur l'opération Barkhane, oui on va avoir de belles images de convois, de la vie au camp, mais jamais on ne voit clairement l'ennemi. Cette information participe à deux mauvaises choses, la première c'est celle ou en France on a l'impression de ne rien faire et d'avoir pleins de moyens pour un faible résultat, qu'on tourne en rond, la deuxième c'est celle qui conforte l'imaginaire de ceux qui s'opposent à nous et qui verront dans le terrassement d'une rangée de bastion wall la preuve que la France pille l'or du Mali. On doit arrêter cela, je sais que nous sommes une armée conventionnée, je sais qu'on suit des principes, mais il va falloir cesser de parler, cesser d'écrire et avoir une communication "visuelle". Les images parlent mieux que les mots et il faut satisfaire un "public" français qui veut voir du concret sur l'ennemi, mais aussi pour clouer le bec à ceux qui pensent que nous ne faisons rien ou que nous sommes les alliés des terroristes. L'essentiel des pertes de l'ennemi sont le fait de frappes aériennes et elles sont presque toutes enregistrées. De même que les actions des Tigres ou la surveillance des drones. Nous avons des vidéos qu'on pourrait balancer en nombre sur les médias, les réseaux sociaux et qui pourrait faire un sacré coup à nos détracteurs mais aussi à des français qui parfois n'ont d'autres débats que de savoir ce que veut dire "neutraliser" dans un communiqué de presse. Si officiellement c'est compliqué et d'une certaine façon proscrit de réaliser ces diffusions, faisons comme s'il y avait une "fuite"... Derrière cela, je suis aussi favorable à ce que nous nous attaquions aux têtes "pensantes" de l'anti-France ainsi qu'à leurs relais, d'assumer ce combat et de leur mettre une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Le service action de la DGSE doit reprendre des activités d'éliminations ciblées, de sabotage. Ne surtout pas le faire symboliquement une fois ou deux, car le symbole va au contraire galvaniser et victimiser ceux d'en face, il faut en faire une menace permanente qui frappe constamment quitte à embaucher des locaux. Car comprenez bien, tout cela n'est pas juste lié à notre présence, ce n'est pas en partant que ça s'arrêtera, faire cela leur offrira juste une victoire et poussera leur lutte bien à d'autres intérêts français et ils finiront par pousser ce combat jusque dans notre pays. Ils ont une haine, ils cultivent une haine contre tout ce qui est français, du soldat à l'opérateur téléphonique, ils veulent qu'on perde tout, ils veulent l'échec et l'écroulement de la France c'est obsessionnelle. C'est un ennemi idéologique et ces gens là qui disent vouloir lutter contre le terrorisme sont en réalité ceux qui construisent les terroristes de demain, donnez leur des armes et vous verrez s'ils resteront pacifiques. Le monde actuel n'est plus celui d'il y a 30 ans, ou le classique "rentrez chez vous" restait local et épisodique en fonction de rumeurs et d'événements. On est aujourd'hui dans une mondialisation ou ce combat est devenu et devient pour beaucoup celui de leur vie, ou il est permanent, s'étendant et voulant s'étendre à tous les pays dans un esprit parfois de "revanche" de l'époque coloniale (qu'ils n'ont pour l'immense majorité, jamais connue). C'est l'éradication de présence française que ce soit militaire, économique, diplomatique, politique (avec les dirigeants locaux qu'ils jugeront trop proches de nous), mais aussi culturel, historique et finiront par exploiter l'immigration africaine en France, qu'ils victimiseront ou embrigaderont pour mener le combat idéologique ici, quand il ne deviendra pas un combat armé et terroriste. Ne prenons pas cela pour un simple ras le bol de Barkhane, c'est bien plus que ça, bien plus qu'une simple question locale et qui cessera avec notre départ. Il ne faut pas non plus penser qu'avec notre retrait, les terroristes leur donneront tort, ils sont au contraire typiquement ceux qui seront leurs alliés, déjà prêts au Mali à "négocier" avec eux. Que le terroristes se jouent par la suite d'un combat axé contre la France et vous allez voir que les volontaires de ces groupes seront nombreux et ne penseront pas rejoindre un combat islamiste ou terroriste (même s'il le restera d'une certaine façon) mais un combat contre la France.
  20. 3 semaines pour faire la guerre ou pour gagner la paix et éviter un bourbier de plusieurs années alimenté par l'OTAN ? Il ne faut pas simplement comparer deux armées sur le papier pour se demander qui va gagner, la guerre on sait comment elle commence, mais rarement comment elle se termine et ce qui peut sembler simple au départ peut tourner au vinaigre assez vite. Les principales zones russophones d'Ukraine sont dans les mains russes. Plus ils vont aller à l'ouest, plus il y aura des populations hostiles qui fabriqueront des résistants et deviendront un problème sur la durée à une armée d'occupation. La zone de manœuvre territoriale russe est limitée à l'Est , descendre à Kiev serait une belle erreur. La Russie ne va pas craindre la guerre contre l'armée ukrainienne sur le papier, elle va craindre l'imprévu, craindre un risque de conflit insurrectionnel sur la durée, craindre les réactions et actions occidentales pour la sanctionner, la combattre (indirectement par l'Ukraine, ce n'est pas la Tchétchénie isolée, l'Otan borde l'Ukraine) et exercer une pression militaire. Craindre la réaction de la population russe quand les conscrits rentreront dans des boîtes ou que l'économie dégrade son niveau de vie (sanctions, baisse du rouble, coût de la guerre...). Craindre de ne pas gagner la paix. L'épisode de la Crimée ne peut pas se répliquer à toute l'Ukraine, c'était une péninsule particulière dans une situation particulière pour une action opportuniste évitant l'affrontement.
  21. Non. Il y a une histoire derrière qui fait que le programme d'une automitrailleuse légère voulue par l'armée qui était d'avoir un engin avec 2 mitrailleuses de 7.5mm et d'un lance grenade et qui accoucha de l'AML. AML est devenu le nom d'un châssis et non la fonction du véhicule. D'ailleurs l'AML 60 c'était un mortier, faut-il en conclure qu'un mortier de 60mm est une auto-mitrailleuse légère? Il n'y a pas de débat à avoir, ce n'est pas moi qui cherche à imposer une vision que dieu, mon père m'aurait communiqué, inférieur à 20mm on parle de mitrailleuses et de cartouches, au-delà on parle de canons et d'obus.
  22. Ce n'est pas vraiment du 50/50 si on considère le nombre de personnes arrivés après 1994 sur l'île (environ 17%). L'absentéisme est à prendre en compte, car généralement dans ce genre de référendum, ceux qui veulent que ça change se déplacent plus que ceux qui pensent que rien ne changera (car pensant que le oui ne passera pas), ce qui explique notamment la baisse du non l'an dernier. La Nouvelle-Calédonie ce n'est pas les Kanaks d'un côté (tous favorables à l'indépendance) et les blancs de l'autre. Si tel serait le cas, il y aurait une victoire large du oui dès le premier référendum. Beaucoup de Kanaks sont contre, j'en connais beaucoup qui sont militaires, pas un ne soutient l'indépendance de la N.C. Il faudra bien entendu faire politiquement avec les indépendantistes pour éviter qu'ils ne sombrent dans la violence. Mais il ne faut pas que l'idée indépendantiste persiste dans leur mouvement, il faut leur offrir des prérogatives locales, une acceptation culturelle, de quelques symboles, mais c'est tout. Malheureusement je pense que les indépendantistes tourneront dans une contestation et une opposition continue afin d'arriver à leur indépendance
  23. Le programme VBAE n'est pas lancée et comme je l'ai expliqué, il sera un successeur au VBL, il ne va pas créer une nouvelle capacité. On a des unités qui sont là, qui ont des missions et qui utilisent aujourd'hui le VBL, le VBAE viendra remplacer ce véhicule, il ne va pas remplacer la Sagaie, il ne va pas servir de mini Jaguar. Son côté "agression" ne sera pas différent de ce qu'on voit sur le VBL, c'est à dire celui od'une mitrailleuse pouvant aller jusqu'à une adaptation d'un poste anti-char (mais qui démontable par l'utilisateur pour l'utiliser en débarqué). Le monde évolue, les besoins évoluent, les moyens s'adaptent. Il n'y a pas une norme internationale qui dit que tel calibre=VCI ou tel calibre=cavalerie. Comme toujours ce n'est pas le véhicule qui est déterminant, c'est son rôle et ses missions, qui relève donc d'une doctrine, d'une tactique et des utilisateurs. Le VBCI ne pouvait tout simplement pas avoir un canon de 40mm car à l'époque il n'existait pas et le passage au 25mm était déjà une évolution par rapport au canon de 20mm du 10P tout en représentant une standardisation avec d'autres VCI de l'Otan comme le Bradley par exemple. Comme je l'ai indiqué plus haut, vous verrez que pour le remplacement du VBCI on a de fortes chances de se tourner vers un modèle chenillé avec un canon qui pourrait être celui de 40mm. Car le Griffon va combler un besoin de véhicules à roues fortement protégé, que la haute intensité poussera à développer une composante VCI lourde à chenille pour les 2 brigades concernées, tout cela en lien avec le développement du MGCS. Le Jaguar n'est pas une automitrailleuse (< 20mm = mitrailleuse ; >20mm = canon) il ne faut pas essayer de rabaisser cela par ce qu'on n'est pas content du calibre. Ce n'est pas une question financière qui a poussé à ce choix, ce n'était pas moins coûteux de développer un canon plus gros que le 40mm et d'en retirer le MMP. La cavalerie c'est une mission qui n'est pas juste le fait de véhicules à gros canons. On a le besoin d'un véhicule de reconnaissance et de combat qui soit polyvalent et non axé sur l'idéologie d'affronter des chars adverses. La France possède l'arme nucléaire. Je ne dis pas que c'est un appui-feu massif qu'on utilisera dans un combat intense, je dis que l'arme nucléaire permet aux pays qui l'ont de ne pas "subir" une guerre massive qui irait à user nos forces comme on pouvait le voir dans le passé ou dans des conflits concernant des pays n'ayant pas l'arme nucléaire. Cette réalité qu'on oublie souvent mais qui a un effet phénoménale sur la force militaire a conduit à rendre des conflits impossibles. Non on ne fera pas la guerre à la Russie, à la Chine, aux USA, au RU ou à Israël, peu importe les tensions, les vieux réflexes ou de possibles escarmouches en dehors C'est important car c'est un énorme avantage qui fait que les pays nucléarisé ont une armée conventionnelle qui sert essentiellement à porter des coups ailleurs, à défendre d'autres pays qui se prennent des coups. Notre armée doit se voir sous le prisme de la projection de forces et non pas d'une armée qui va faire la guerre en mode survie nationale comme pourrait l'être un pays comme l'Ukraine, l'Arménie ou d'autres. L'appui feu est donc proportionnelle non pas à une guerre fantasmée qui verrait toute notre armée affronter une autre, mais celle d'un corps expéditionnaire qui peut ou non être au sein d'une coalition. Que ça plaise ou non, la réalité militaire chez nous est ainsi. La question est donc de savoir quelles sont nos ambitions et quels sont les moyens qu'on veut mettre pour cette ambition. On a donc un "contrat opérationnel" qui est globalement de mémoire, 15 000 hommes sur 6 mois. On peut regretter qu'on ne puisse pas aller au-delà, on peut souhaiter comme moi vouloir faire plus, mais pour l'instant c'est sur cela qu'on doit s'intéresser. La puissance de feu est-elle suffisante pour ces 15 000 hommes? Contre qui et avec qui on peut mettre cette force à contribution? On ne va pas chercher trop loin, la guerre de haute intensité qu'on parle, ce n'est pas une guerre d'usure comme à Verdun pour toute l'armée ou on subirait une attrition de dingue et pour laquelle il faudrait établir une économie de guerre pour pouvoir renouveler hommes et matériels rapidement. Beaucoup pensent que c'est cela, mais la haute intensité c'est avant tout une organisation tactique et un comportement dans l'action face à un ennemi équivalent ou supérieur, ce n'est pas une guerre totale. On peut avoir une guerre de haute intensité qui ne concernera à un moment donné que 5000 hommes face à une armée équivalente d'un petit pays, la haute intensité ce n'est pas être capable de résister et vaincre l'armée russe, ce n'est pas qu'une question de volumes. Si on juge que nous n'avons pas les moyens (seuls ou en coalition) de défaire un ennemi trop puissant ou qu'on juge que ça n'en vaut pas la peine, nous ne ferons rien, tant pis, ça fera mal à l'égo, mais ça ne fera pas venir cet ennemi jusqu'à chez nous. Je sais que je me suis égaré dans cette réponse par rapport au fond de votre commentaire, mais je considère vraiment qu'il est important de saisir la réalité militaire qui est la nôtre ainsi que nos vraies possibilités de conflits militaires. La puissance de feu est ce qu'elle est, mais elle n'est pas un tout, car le tout rassemble aussi les moyens aériens. Les véhicules sont un élément du combat, mais c'est avant tout les hommes qui font la différence, ce sont les tactiques, couper les approvisionnements, la logistique, la psychologie qui va jouer sur le moral. Vous pouvez défaire des armées sans forcément les affronter, gagner un combat alors que tout sur le papier vous donne perdant. On se fixe beaucoup trop sur les combats, sur la destruction de l'adversaire, on pense que c'est celui qui détruira les forces de l'autre qui va gagner, sauf que dans tous les conflits depuis la nuit des temps, ce qui fait gagner ou perdre une bataille, c'est la mise en échec stratégique du plan et des positions adverses. On a vue des armées défaites sans qu'elle n'eût utiliser ses moyens militaires, car tout simplement la pensée tactique a été perturbée, les chefs ne savaient pas quoi faire, les unités n'avaient pas d'ordre, ne comprenaient pas ce qui se passaient et finissaient par se rendre. Donc oui, c'est bien d'avoir une puissance de feu, mais ce n'est pas celui qui a la plus grosse qui gagne, c'est celui qui a la meilleure tactique et la meilleure stratégie. Les israéliens en 2006 contre le Hezbollah avait sur le papier une puissance de feu largement supérieure, incontestable, pourtant ils n'avaient pas de stratégies, ils ont usés de vieilles tactiques (la percée blindée) face à un ennemi qui s'y était préparée, qui avait une tactique, des positions et des moyens suffisants pour contrer la supériorité blindée (missile antichar) afin d'amener l'ennemi à un combat égal, d'hommes à hommes. Même si le Hezbollah a subit beaucoup de pertes, il a gagné la guerre car les israéliens se sont retrouvés bloqués tactiquement et se sont retrouvés désorganisés. Ce conflit amena Israël a développer pour ses chars les protections actives contre les missiles et surtout à revoir leurs tactiques. Mais ces protection actives ne se généralisent pas, elles sont déjà coûteuses et elles induisent des effets collatérales qui va restreindre l'usage pour des engins avec du personnel. Cela fait 10 ans que j'entends que ça va se généraliser, oui quelques grands pays en parlent, quelques uns développent des systèmes, mais la généralisation est loin, dans ces pays déjà, mais également à l'ensemble des véhicules blindées (hors chars). Sachant que globalement ces pays ne seront jamais nos adversaires,les plus petits pays sont eux loin d'en généraliser l'usage. Le nombre de chars dans le monde diminue constamment, quoi qu'on en dise, quoi que les nouveaux programmes laissent supposer. La grande majorité des chars restent ceux de la guerre froide, acquis pour pas cher (et pour beaucoup dans un sale état), les nouveaux sont acquis en bien plus faible quantité que par le passé, car les prix ne sont pas les mêmes, idem pour les avions. On continue à vouloir se faire encore peur avec des hordes de chars qu'il faut stopper, mais nous ne sommes plus dans une telle situation. Quand on fait le ratio des chars anciens et récents, quand on fait le ratio de ce qui roule réellement et de ce qui fait office de chiffres pour jouer sur la dissuasion, de ce qui a et pourrait recevoir un système de protection actif (car ce n'est pas un T-55 ou 72 qu'on va équiper avec), ben je peux vous assurer qu'avec un MMP on est encore largement capable de frapper 99% des chars qu'on pourrait avoir face à nous pendant plus de 20 ans. Il est bien plus crucial aujourd'hui de vouloir protéger nos chars à nous des missiles adverses que craindre ces systèmes. Car nos chars resteront (y compris avec le MGCS) l'outil qui fera la différence sur les chars modernes susceptibles de recevoir une protection active.
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