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Jésus

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  1. Il y a une différence entre la démonstration de force qui peut servir l'intérêt diplomatique et la mobilisation d'une armée pour l'utiliser. Quand vous voyez tant de moyens de soutiens, de logistiques, tant de mouvements qui se font sur des semaines, des mois, nous ne sommes pas dans la démonstration de force ou l'intimidation n'en déplaise à ceux qui jusqu'au bout diront que les russes ne vont rien faire. Tout le monde le sent, les anglais qui amènent plusieurs avions de roquettes AC, les canadiens qui déclarent s'y préparer, les discours et actes diplomatiques, la guéguerre informatique, désolé mais ça ne sent pas la "classique" démonstration de force. Les négociations qui n'ont menées à rien et qui ne désamorcent nullement la pression militaire. Alors bien entendu, du côté russe, il y a des choses sur lesquelles ils pouvaient miser mais qui ne sont pas une assurance, je pense notamment au NS2 qui pouvait isoler les européens par la dépendance en gaz qui ne serait pas perturbé. Au Kazakhstan c'est pareil, un imprévu, mais les russes ont rapidement retirés les troupes, au nom de l'indépendance du Kazakhstan mais sans doute aussi que Moscou ne peut pas se permettre d'avoir 2 ou 3000 soldats à faire la police chez son voisin quand il y a un "besoin" plus urgent du côté de l'Ukraine. Le principal problème pour les russes, reste le soutien occidental à l'Ukraine qui pourrait devenir problématique si son offensive ne va pas aussi bien et vite qu'espéré. On le voit déjà (sans qu'il y ait un début d'hostilités avec les anglais, on le voit avec les américains au travers une aide de longue durée, on le verra avec d'autres. En cas de conflit ce genre d'aides deviendront conséquentes et je vois mal la Russie bombarder l'Ukraine à l'ouest aux frontières de l'Otan, par là que les armements pourraient arriver une fois que la voie des airs ne sera plus trop possible à l'intérieur de l'Ukraine. Les russes ont besoin d'une blitzkrieg pour être efficace, un bourbier peut vite arriver même si sur le papier on croit pouvoir être un rouleau compresseur difficilement arrêtable pour celui d'en face.
  2. @Alexis Oui une chose fondamentale a changée, c'est que Poutine et sa bande vieillissent et qu'ils pensent qu'ils partiront avant de réaliser leurs fantasmes de grandeur (je caricature à peine). Ils savent que la Russie a d'importants problèmes internes, qu'un jeune de 20 ans aujourd'hui qui n'a pas connu l'URSS et qui ne connait que Poutine, ne partage pas le même "vision" que l'ancienne génération aux esprits formatés par l'URSS peuvent avoir. Ils doivent comprendre que la tendance sur le long terme ne va pas dans leur scénario de grandeur, que le temps ne joue pas pour eux, que l'influence russe recule et que du jour au lendemain ses derniers alliés peuvent vaciller. L'Ukraine a vaciller, la Biélorussie presque également, demain on peut voir Maduro au Venezuela être renversé, qu'on voit Assad être tué dans un attentat, ces alliés aux russes sont tous contestés et sont tous au pouvoir d'une manière "forcé" avec des courants d'oppositions importants et imprévisibles. Et puis quoi, qu'on se pose bientôt la question de ce que sera la Russie sans Poutine? Non ça ne va pas continuer comme si rien ne changeait dans ce pays ou tout le système tourne autour de l'homme providentiel qui est cultivé depuis 20 ans afin qu'il reste là ou il est et éviter le "chaos". Sauf qu'en restant ainsi, en empêchant le pays de vivre avec ses oppositions politiques qui doivent être naturelles, on finit toujours dans une transition problématique pouvant détériorer sérieusement la situation. Faut pas croire Poutine est contesté en Russie, lui qui a fait modifié la constitution va devoir justifier en 2024 avec un bon résultat le pourquoi il va se représenter. Les russes se souviennent en 2018 quand il plaçait la Crimée comme sa grande réussite et qui à peine quelques semaines après passait une réforme des retraites et une hausse des taxes qu'il n'avait jamais évoqué dans sa "campagne". C'est toujours le même refrain de toute façon, lui ou le chaos, demain ça ira mieux, on vante les années passées pour dire que depuis les années 2000 ça va beaucoup mieux en oubliant de dire que si on prend à partir de 2012 (quand Poutine est revenu) ça ne va pas beaucoup mieux. Dans 2 ans, Poutine n'aura aucun bon bilan économique à mettre en avant, les russes auront-ils vu leur niveau de vie augmenter comme promis il y a 4 ans? Non. Il pourrait même se coltiner une mauvaise gestion de la crise du Covid même s'il cherchera à en incriminer les politiciens "locaux". Avec de la chance il réussira encore à écarter les opposants sérieux qui oseront remettre en question sa politique et son bilan pour que le russe moyen ait le choix entre Poutine et Vladimir. Quand on regarde bien, qu'est-ce qui reste à Poutine aujourd'hui? Bien entendu que dans les années 2000, la Russie s'est considérablement relevée économiquement, mais est-ce grâce à lui ou au prix du baril de pétrole? N'est-ce pas le même scénario qu'on a vu au Venezuela, en Algérie ou dans les pays du Golfe? Poutine comme Chavez, Bouteflika et d'autres s'est juste couronné d'un succès qui ne lui revient pas et quand a la mise au pas des oligarques, il n'a rien changé, il a remplacé quelques têtes, les écartant des ambitions politiques, mais il y a toujours une élite milliardaire qui fait la pluie et le beau temps en Russie et qui est tolérée tant qu'elle ne fait pas de politique (du moins hostile au pouvoir). La Russie va plus mal en 2022 qu'en 2010 et elle ira encore plus mal demain. Pour Poutine il reste juste l'image de l'homme providentiel qui donne de la grandeur à la Russie, qui lui donne son image de puissance et de respect. Une communication et des médias obnubilés par ces discours martiales, par la confrontation , par les armes, une politique étrangère qui semble n'avoir qu'un rapport militaire. La Russie brille par une absence "non militaire" dans le monde, car derrière c'est assez vide, elle n'a que cela pour se conforter d'être puissante, que cela pour qu'on s'intéresse à elle. Faut mettre 100 000 hommes au bord de l'Ukraine pour négocier? Aucune détente n'est amorcée, la Russie pourrait être un pays tirant énormément profit par la bonne entente avec ses voisins et l'occident en général, mais elle reste rongée par ce militarisme permanent de tout, l'inacceptation des nouvelles frontières. Il n'y a pas pire frein à la Russie que les russes eux mêmes, il n'y a pas pire ennemi au pouvoir que le peuple. Donc le pouvoir russe va chercher à obtenir de la fierté et de la grandeur par les armes pour que le citoyen russe se détourne de ses problèmes et ceux de la société. Pour qu'on l'abreuve à la télé d'images de guerre, de victoires afin que son seul intérêt est de voir son pays gagner contre l'ennemi. Si Poutine peut prendre une victoire militaire en Ukraine, peut donner un bout de terrain en plus à la Russie, ça jouera pleinement pour son maintien au pouvoir. Maintenant comme je le disais plus haut, il y a ce que l'on veut faire, ce que l'on peut faire et tout ne se passe pas forcément comme on le veut car les autres ne se laissent pas faire comme on le voudrait. Je pense aussi que la Russie va agir militairement en Ukraine, d'une façon ou d'une autre en se faisant passer pour la victime.
  3. On doit arrêter d'imaginer des guerres "impossibles". Non les russes n'iront pas bombarder une ou deux bases américaine juste parce que stratégiquement c'est agaçant. Il faut comprendre quand même qu'il y a tout de même une compréhension de le dimension militaire et nucléaire qui est comprise et qui est un vrai blocage de l'action militaire. Faut pas croire qu'ils vont chercher à raser deux bases américaines et que le jour d'après ce sera une poignée de main "sans rancunes". Entreprendre une action militaire de l'un sur l'autre, c'est une escalade, si le pouvoir américain ou russe s'imagine qu'il peut frapper en pariant que celui d'en face l'acceptera pour qu'il n'y ait pas d'escalade, c'est une erreur stratégique monumentale. C'est pour ces raisons que depuis la fin de la 2e GM, le rapport de force entre puissances nucléaires se fait indirectement chez les "autres". On est dans une politique de la contraintes et du blocage. L'Otan qui "avance" selon Moscou, ce n'est pas une armée envahissant de force des pays pour ensuite mieux attaquer la Russie, c'est un obstacle qui empêche la Russie d'agir de force sur ces pays. L'Otan ne fait pas reculer les frontières russes et elle ne le fera pas, elle rendu juste intouchable des pays sur lesquels la Russie a des envies de dominations. Les russes cherchent à jouer le même jeu en venant empêcher l'occident d'agir ou de se positionner, mais elle n'en a pas les mêmes moyens. Elle va pouvoir saisir une opportunité de se placer en Syrie pour protéger Assad et ainsi contraindre des occidentaux déjà réticents sur ce théâtre d'être plus actif, elle va aller rapidement soutenir et se positionner dans des pays comme la Biélorussie ou le Kazakhstan pour ne pas que la situation pourrisse au point de voir l'occident se tourner et agir vers l'opposition et faire tomber un allié. Elle cherchera à agir militairement pour défendre ses points d'influences qui ne sont rien d'autres que des zones géographiques que Moscou espère (sans le dire) intégrer un jour ou l'autre la Russie (comme la Crimée), quand ce n'est pas des pays tout entier comme la Biélorussie. Après la Russie sait qu'elle doit mesurer certaines de ses actions et ce n'est pas pour rien qu'elle joue fortement sur une guerre hybride dans le but de porter des coups sans être responsable et donc de recevoir des réponses du même ordre. On va avoir droit aux cyberattaques, aux guerres informationnels qui se devront de cibler une opposition aux gouvernements occidentaux (opposants à Biden aux USA, opposants à Macron chez nous etc...). Les russes cherchent bien au delà de l'Europe à emmerder et combattre l'occident, ils cherchent toujours un ventre mou. En Afrique si les russes sont en RCA ou au Mali, ce n'est pas parce que ce sont des pays qu'ils ont choisis au hasard, c'est car ce sont des pays dans lesquels, l'occident est impliqué, même si c'est à 95% la France, pour les russes, ça reste l'Otan et l'occident. Combattre l'influence française en Afrique entre dans une logique de réduction de l'influence occidentale sur le monde, comprenons bien que c'est une obsession stratégique pour les russes et qu'elle ne va pas agir et se positionner dans des pays ou il n'y a pas une influence occidentale à combattre. Pour le scénario de la "coordination" avec la Chine sur Taïwan, c'est du fantasme et ça ne va pas neutraliser les américains. Les moyens américains ne sont pas faibles au point de se dire qu'avoir la moitié de leur réponse est acceptable. D'autant plus que du côté de Taïwan on entre bien plus dans un besoin maritime ou aéromaritime (les USA ne comptent pas envahir la Chine) quand en Europe on est sur une question d'ordre terrestre et aérien. On ne fait pas appel aux même moyens et c'est à prendre en compte. Il convient aussi de rappeler un point essentiel, si la Russie fait la guerre en Ukraine, son ennemi sera avant tout les ukrainiens, les chinois ce seront les taïwanais, les américains sont une complication en "plus" et ils resteront dans un rôle de soutien. Les américains ne feront pas la guerre et à la Russie et à la Chine, ils ne vont pas bouffer leurs moyens militaires à faire cela, ils joueront pleinement à soutenir ceux qui combattront effectivement ces deux puissances, c'est à dire l'Ukraine et Taïwan. Les américains peuvent aussi compter sur des alliés qui sont loin d'être négligeables tant en Europe qu'en Asie qui ne font pas le jeu des chinois ou des russes. Donc pour la Chine comme pour la Russie, il n'y a pas une question d'affronter à deux les américains, mais de savoir s'ils pourront efficacement affronter l'Ukraine et Taïwan sans que les américains ne viennent entretenir la guerre au point qu'elle vire à l'échec, même si tout semblait au préalable dans la poche. Même au-delà des USA, je doute que si demain la Russie attaque l'Ukraine, que des pays comme la Pologne, les pays-baltes, le Royaume-Uni et d'autres n'aillent pas eux aussi faire transiter des aides militaires aux ukrainiens par des frontières que la Russie ne peut pas agir. Quelques stingers, quelques missiles AC sont déjà des moyens qui peuvent s'acheminer facilement sans grosse logistique et qui peuvent créer des contraintes et des pertes importantes et plus ça dure, plus ça va se radicaliser dans le combat du côté ukrainien et se lasser du côté russe. Le risque il est là, l'hésitation pour passer à l'acte. Les russes craignent (et c'est logique dans la situation actuelle) de voir l'Ukraine devenir un problème militaire de taille trop importante. Ce n'est même pas juste un problème d'intégration à l'Otan, mais bien d'être un pays "trop gros" qui pourrait agir par la force pour récupérer le Donbass dans un premier temps. Car quand dans une situation comme aujourd'hui ou la Russie peut facilement défaire et faire reculer l'armée ukrainienne dans une offensive sur le Donbass, c'est un statu quo d'une situation gelée qui fait l'avantage de la Russie. Par contre si demain l'armée ukrainienne se développe au point d'obtenir des moyens qui lui donneront des avantages sérieux et qui pourraient engendrer des pertes importantes aux russes, avec des occidentaux en embuscade pour tenir un affrontement sur la durée. Donc l'option de prévenir ce genre de choses en frappant et en affaiblissant l'Ukraine, tout en lui grattant du territoire avant que ce ne soit trop compliqué, ils le feront, avec la seule incertitude de la réaction et du soutien des autres pays, dont les USA. S'il n'y avait que les russes et les ukrainiens entre eux, les russes ne se priveraient pas de le faire. Il y a une prise de risque dans une telle offensive.
  4. Un système comme le Shtora ne brouille pas le missile mais le poste de tir qui guide le missile à l'aide d'une fusée à l'arrière de ce dernier produisant une source IR de référence au calculateur. Le Shtora ne fait qu'emettre une sorte d'éblouissement pour que le poste de tir en perd la trace. Encore faut-il que la tourelle soit dans la bonne direction. Ce système ne détecte pas un missile tiré pour s'activer, il doit l'être en permanence et de nos jours, ce n'est pas forcément une bonne idée de se balader avec des phares IR face à une armée avec un minimum d'équipements modernes. Ce système de brouillage n'est pas neuf ni récent, déjà avec le Milan 3 , utilisant une lampe flash à la place de la fusée on pouvait passer outre. Faut savoir que même un feu peut avoir le même effet qu'un tel brouilleur. Il y a aussi derrière un détecteur laser avec différents capteurs, utile contre un missile guidé laser, plus ou moins utile avec un déclenchement de fumigènes, mais quand la désignation vient du ciel, il n'y a qu'à pointer, voir si ça déclenche des fumigènes, si oui, attendre, si non faire feu. Bref assez inutile et au sol il n'y a pas un grand nombre de missiles se guidant au laser. Qui plus est l'efficacité se limite au missile amAC, une bombe de 250kg, si elle tombe à 3m à côté ben ça ne change pas grand chose Le Javelin ne sera pas perturbé par ce système car il n'est pas à guidage laser ni dépendant d'une signature infrarouge pour son guidage entre lui et le poste de tir. Le Javelin ne fait pas que se guider sur une source IR, il enregistre comme une photo, une zone environnante de la cible. Cette acquisition est le seul désavantage de ce missile, car elle peut prendre du temps en fonction de l'environnement s'il y a des perturbations IR. Mais une fois parti , ce n'est pas un projecteur infrarouge qui va le perturber, il ne se dirigera pas vers le point le plus lumineux comme certains le pensent, ce n'est pas comme un missile anti aérien qui sera attiré par un leurre (encore que ça change aussi avec les missiles modernes). Sachant qu'un T90 avec un Shtora est incapable de savoir qu'un tireur Javelin est en train de l'acquérir, il ne pourra pas le perturber. Son meilleur moyen de le perturber serait des fumigènes. Non les russes n'ont pas la parade aux Javelin et ils devront compter sur la protection plus ou moins améliorée de leur blindage avec la chance du point d'impact.
  5. Ils vont marcher sur des œufs, mais en voulant les casser... En tout cas pour les kazakhs , cette épreuve de force leur fera ouvrir les yeux sur leurs "chefs" qui sont prêts à tout pour rester à leurs places et garder leurs avantages. Donc même si la situation actuelle va sans doute tourner à l'avantage du pouvoir, la partie risque d'être remise à un peu plus tard.
  6. Le pays va tourner casaque (kazhakh en écriture "inclusive")
  7. Attention à ne pas non plus tomber dans le piège russe de la "russophobie" qui depuis 2014 devient le mot d'ordre pour expliquer la moindre critique de ce pays. Peu importe ce que Igor, chauffeur de bus vit à Moscou, ce que pense un polonais lambda, la Russie à l'extérieur c'est ce qui est dit et fait par ceux qui dirigent. On ne va pas en Afrique remettre en question la politique de la France en appelant à saisir ce que pense Gérard le boulanger de son petit village. L'hostilité à l'égard de la Russie n'est pas une idée importée , c'est bien l'hostilité à l'égard d'une politique menée qui va désormais jusqu'à retourner les pays "neutres". Peu importe le quotidien et l'avis d'Igor de Moscou. Si la Russie ne veut pas assumer les conséquences de sa politique afin de faire passer un très grand nombre de pays comme russophobes , il ne faut pas jouer à ce même jeu. Quand 30 personnes dit de vous que vous êtes méchants, il faut se remettre en question avant de prendre ces gens pour les méchants. Et ce n'est pas en allant demander à votre mère si vous êtes méchant, que vous allez obtenir une confirmation, elle dira que vous êtes le plus gentil du monde. Aujourd'hui la Russie fait un monologue des gentils et des méchants, qu'elle seule veut entendre, car c'est la seule voix qui l'a fait passer pour la gentille, il ne reste qu'à convaincre Igor et Gérard avec les médias qui vont "dire ce que les autres ne disent pas"...
  8. Les 5 ”hard kill” du bas sont des fumigènes. De toute façon on commente des prototypes avec des systèmes inopérants, non encore terminés, tout cela c'est vide, bricolé pour faire passer une idée par des images. Attendons de voir le T14 livré dans sa version finale et oublions un peu les prototypes du 9 mai.
  9. @BPCs Quand j'évoquais de renforcer l'infanterie pour la faire moins dépendre de l'interarmes, c'est aussi pour derrière pousser vers le haut ceux qui pourraient se sentir "perdants" dans l'artillerie, le génie ou encore la cavalerie. Si on retire le 120mm à l'artillerie c'est pour derrière créer et consolider une artillerie plus lourde, plus dans la profondeur, plus saturante. Peu importe la guerre des clochers. Idem pour la cavalerie, faisons la une pointe de lance puissante et arrêtons d'en faire un petit complément blindé à un GTIA. On cherche de plus en plus, au nom de la haute intensité, le redéploiement à un niveau brigade et divisionnaire de notre armée. On cherche à ce que tout le monde regagne le coeur de sa spécificité alors que jusqu'à très récemment l'objectif était l'interarmes "médian" avec comme perspective de monter des GTIA. Je n'ai rien contre le format d'un GTIA, c'est dans notre situation logique de faire ce genre de montage d'unités, mais quand on considère qu'on cherche à tirer le maximum de nos forces disponibles, on ne peut pas justement avoir de l'éclatement régimentaire. On va revenir à du déploiement régimentaire et on constate assez facilement que ni l'artillerie, ni la cavalerie ne sont en mesure de renforcer et d'appuyer convenablement les 20 régiments d'infanterie sans que des choix soient fait. Je ne vais même pas entrer dans le domaine du déploiement des brigades lourdes et légères ou on va avoir d'un côté du Leclerc et de l'autre le Jaguar, il manque d'un canon d'appui qui fait l'entre deux, qui n'a pas besoin d'être présents en escadron complet, juste de quoi éviter un "trou" capacitaire, de quoi gagner du temps et éviter de se retrouver bloqué. Pour l'artillerie c'est pareil, qu'il serait intéressant qu'une compagnie d'infanterie ait en permanence avec elle par exemple son Griffon MEPAC sans devoir faire appel à de l'interarmes. Bon d'avoir à côté un véhicule avec un canon de 90 ou de 105 (ou autres peu importe) qui permettra d'avoir du "punch". Bon d'avoir une équipe génie qui soit en mesure d'aller poser des pièges/mines, faire péter un mur ou des portes etc. Bon d'avoir son véhicule sanitaire et un camion blindé avec différentes réserves de munitions, de vivres, de confort. Bon d'avoir une équipe capable de déployer un drone Spyranger ou un drone terrestre (imaginons un véhicule modifié avec une rampe qui ferait descendre un drone du genre Themis de Milrem armé d'une mag58 ou autre par exemple). Même si je sais parfaitement qu'on peut réaliser cela par l'interarmes, je pousse l'idée que ces sections spécialisés soient intégrées à l'infanterie et que cette dernière ait la capacité à monter une unité capable d'être autonome (ce qui ne veut pas dire isolée). On pourrait même pousser dans l'idéal à créer une nouvelle section d'appui spécifique dans chaque compagnie pour en faire un truc permanent et non plus adaptable au besoin.
  10. C'est un faux problème, ce n'est qu'une question de communication. Et en toute logique, avec la numérisation de l'espace de bataille, SICS et compagnie on devrait rentrer dans une ère ou la communication devra être et sera omniprésente à tous les niveaux et entre tout le monde. La présence de drones qui sera également de plus en plus une réalité, les tirs au-delà de la vue directe et j'en passe, il faut s'y faire, on entre dans un entremêlement permanent qui est recherché et qui sera coordonné. On est loin de l'époque ou il y avait un isolement d'unités presque indépendantes les unes aux autres. Cette "histoire" n'est qu'une perspective personnelle. Je dis qu'il serait utile d'amener un canon monté sur blindé afin d'offrir une puissance de feu directe et indépendante à une composante de la cavalerie. Comme je l'ai dit, je mets en avant un besoin de retirer l'interarmes en donnant une suffisance aux RI sur certains aspects. Ainsi on pourrait très bien imaginer une compagnie d'infanterie renforcé par un groupe (1 ou 2 véhicules) disposant d'un canon de 90mm (à titre d'exemple, mais même le Jaguar serait un bon engin) pour les appuyer afin d'éviter de faire appel à un escadron de 10RC ou de Jaguar. Il ne s'agit pas de remplacer le rôle de la cavalerie, mais de réduire la nécessité de faire de l'échantillonnage en les poussant toujours plus à se détourner du lourd pour s'engager dans des petits modules utiles en appui d'un GTIA à dominante infanterie. Je trouve qu'on pousse trop à l'interarmes, qu'il faut recréer des régiments (RI) qui soient capables d'être au maximum autonome. Je veux que derrière les autres régiments, que ce soit dans l'artillerie, la cavalerie, le génie etc., se développent à concevoir des projections plus conséquentes avec des matériels qui font un effet "démultiplicateurs de forces" et non plus un simple compensateur de faiblesses pour répondre aux besoins d'une infanterie à qui on refuse de lui offrir des moyens d'appuis pour être au maximum autonome. On avait déjà évoqué cette histoire, on est plus sur une question de VCI vs VTT. En soit ma position c'est que je ne suis pas opposé ni surpris de voir un jour le Griffon évoluer offensivement, d'avoir une version 20mm risquerait fortement de spécialiser des véhicules et ils perdraient alors de leur modularité, ça serait peut-être uniquement pour équiper le groupe appui d'une section de combat. Je pense que la question ne se posera pas avant une dizaine d'années. Lorsque je parlais du 90mm, c'était surtout d'avoir un canon qui va amener un pouvoir détonant, utile contre de l'infra ou pour calmer l'ennemi. Car n'oublions pas qu'il est très utile d'exercer une pression sur l'ennemi même sans le toucher. Lui amener des explosions le forcera à se cacher, le faire bouger, le faire se replier etc. C'est aussi pour cela que je suis un grand partisan de la saturation via le mortier, des munitions peu coûteuses qu'on peut rapidement envoyer en nombre. Les grenades à fusil ou lance grenade font aussi un effet qui est très intéressant dans ce domaine. Derrière je ne suis pas du tout opposé à disposer de munitions guidées envoyées par ces mêmes mortiers, surtout en collaboration avec des drones. Quand on peut toucher l'ennemi du premier coup, on le fait, mais quand on ne sait pas ou il est, faut saturer avec de l'obus classique.
  11. L'AT4 reste un lanceur jetable individuel utilisable par tous. Le Carl Gustav 84mm est un lanceur non individuel utilisable par des personnels spécialisés. C'est important à comprendre pour le placer dans l'usage opérationnel recherché. L'AT4 n'équipe pas des groupes antichar spécialisés chez nous, il est un équipement complémentaire d'un groupe d'infanterie et qui répondra à ce qu'on pourrait qualifier "d'imprévus". Dans le domaine antichar spécialisé on a des groupes avec MMP quand ce n'est pas les unités de cavalerie. L'usage du Carl Gustav est proche de celui de l'Eryx, il n'a pas la même polyvalence qu'un AT4. Quand on cherche à optimiser une ressource humaine, la spécialisation peut devenir problématique. Cela n'a peut-être l'air de rien, mais avoir uniquement un personnel capable d'utiliser un lance roquette, d'avoir besoin d'un assistant, ça peut être problématique en terme de redondance, d'adaptabilité et de rapidité de mise en oeuvre. La roquette jetable comme l'AT4 a une polyvalence, elle est simple/rapide à utiliser et on ne s'encombre pas avec contrairement à un lanceur qu'on doit trainer même quand il n'y a plus de munitions. Le CG peut être un appui complémentaire, mais ne peut pas remplacer un lanceur jetable sur toute l'utilisation qui en est faite. Ce serait un usage spécifique dans un groupe AC par exemple. De mémoire on cherche à obtenir une lunette de tir pour l'AT4, une lunette non jetable qui pourrait s'accrocher pour des moments nécessitant plus de précision (notamment à longue distance). Après je ne suis pas contre une évolution, mais il faut que ce soit un complément. On sait tous que l'appui est un problème dans notre armée, que ce soit au niveau de l'artillerie mais aussi directement aux mains de l'infanterie. Redonner des mortiers de 120mm aux régiments d'infanterie (notamment ceux intégrés dans les véhicules), créer une section avec des matériels spécifiques (canon sans recul, manpads...) permettrait d'offrir une autonomie dans ces régiments et de casser un peu l'interarme qui pousse à dépendre d'autres régiments. En enlevant par exemple les mortiers de 120mm aux régiments d'artillerie, on pourrait forcer ces régiments à être responsable d'appuis plus lourds. Personnellement je pense que le coeur d'une armée reste l'infanterie et que dans ces régiments il faut chercher au maximum à leur offrir une autonomie, déjà dans le coeur de leur métier ce qui est quand même fait aujourd'hui, mais aussi dans la logistique, dans l'appui, voir dans certaines actions dévolues au génie. Certaines choses existaient il y a plusieurs années, mais ça se perd, on remarque de plus en plus le besoin de devoir piocher des apports dans d'autres régiments. Il faut consolider les régiments d'infanterie, créer des sections spécialisés composées de plusieurs groupes dans la compagnie d'appui pour venir renforcer les compagnies de combat dans différents domaines. Ensuite les régiments d'artillerie, du génie, de la cavalerie se distingueront nettement par leurs missions et leurs moyens. On pousse trop à l'interarme et on créer des dépendances pour de petites choses qui devraient pouvoir être intégré d'office à partir des régiments d'infanterie. Il faut combler les régiments d'infanterie (via les CA) de sections (à 4 groupes) complémentaires spécialisés: -une section spécialisée dans l'AC (déjà existant) -une section "commando" (déjà existant dans plusieurs régiments) + TE --une section appui/canon avec pourquoi pas des véhicules disposant d'un canon de 90mm ou de mitrailleuses type minigun pour la saturation. (on a une section axé sur la mitrailleuse qui pourrait être reconvertie à cela) -une section contre la menace aérienne courte portée avec des lanceurs ne dépendant pas de radars comme les manpads -une section drone terrestre et aérien (drone du type Spyranger), -une section logistique et sanitaire qui serait un module logistique sous blindage d'accompagnement ainsi qu'un élément sanitaire sous blindage, -une section mortier lourd (je n'oublie pas ceux de 80mm qui sont complémentaires), -une section génie permettant des opérations simples de minage, destruction, faire des brèches Donc oui ça fait beaucoup de sections spécialisées qui seraient à disposition des RI, mais ça permettrait de moins dépendre de l'interarme. Certaines choses existent déjà, d'autres peuvent être transférées, certaines devront être complètement créer. Le but c'est qu'ensuite derrière on déleste aussi les régiments d'artillerie, de génie ou autres de ce rôle afin de leur donner des moyens plus lourds ou plus nombreux. On préférera par exemple avoir un régiment dont les unités passeront du Mistral au Mamba. Voir une dotation complémentaire de Caesar ou nouvelle de LRM, voir des opérateurs de drones Spyranger passer sur des drones Patroller. Enfin voilà le concept pour gagner en capacité sans vraiment changer fondamentalement l'ordre de bataille. Un effort humain assez limité mais réaliste dans les compagnies d'infanterie, un effort d'infrastructure qui suivra avec, le reste sera juste une question d'équipements dont beaucoup sont déjà présents (MMP, griffon MEPAC/mortiers de 120mm, véhicule griffon ou serval en variante génie/ravitaillement/sanitaire, drones, Mistral). C'est énormément structurel donc, seul l'effort secondaire de renforcement des régiments dépourvus (artillerie, génie ou autres) devront subir un effort financier plus conséquent. Le Carl Gustav pourrait dans ce cadre là très bien venir compléter la section AC en complément de MMP.
  12. Nous ne connaissons pas grand chose de ce qu'est un virus et comment ça fonctionne. Je considère que le virus est intelligent, qu'il a une intelligence "collective". Il est tel un nuage qui se parle, ce n'est pas un ensemble d'individus isolés. C'est un peu comme une colonie de fourmis. Que cherche un virus? Comme toute forme vivante, survivre. Mais là encore, c'est bien sous sa forme de "nuage" et non pas isolément. Il cherche un hôte pour se reproduire et évoluer avec pour finalité de persister éternellement en lui. Un virus n'a pas d'intérêt de tuer son hôte, c'est la conséquence de son inadaptation et à des réactions qu'il ne peut pas prévoir. S'il remarque qu'il est trop "dangereux", il va chercher à évoluer pour que nous soyons moins réactifs contre lui, il ne cherchera pas à gagner le combat, donc à devenir plus mortel (car c'est contre productif pour lui). Pour évoluer, il doit tester plus largement, donc il doit devenir plus virulent mais moins dangereux. Plus il fera d'expériences avec nos défenses immunitaires, plus il trouvera les moyens de s'adapter pour se faire accepter. Un virus évolué vivra donc avec son hôte le plus longtemps possible pour en tirer le meilleur, il finira même peut-être par totalement à l'intégrer et faire partie de l'évolution de l'hôte. Des virus finissent par disparaitre en tant que tel à travers nous quand d'autres ont déjà trouvé la parade pour rester en nous toute notre vie (tel qu'un herpès) avec plus ou moins de désagréments/problèmes. Le problème c'est qu'en attendant, on a un corps qui ne l'accepte pas et cherchera à le combattre comme il le fera avec toute choses extérieure. Un corps qui cherchera à le détruire et dont l'inadaptation peut conduire un virus dangereux à le tuer. Nous cherchons de notre côté des moyens de se défendre, la vaccination est une solution pour préparer nos défenses immunitaires à ce combat et éviter une réaction dangereuse, mais notre sauvetage viendra du virus lui même qui cherchera à s'adapter, tant à nos défenses immunitaires naturelles, qu'à celles "augmentées" par un vaccin. Le but du virus n'est pas d'aller trouver la parade pour nous tuer de plus en plus, c'est de trouver la parade pour se faire "accepter" sur la durée et éviter de faire réagir notre corps pour l'éliminer. Il y a donc un virus de base qui remarque qu'il n'est pas adapté et qui a conscience (nuage) d'être un danger mortel pour l'hôte. Dans cette phase on le subira de plein fouet, le temps que le virus mute, le temps que nos défenses immunitaires s'adaptent. Puis le virus cherchera des mutations qu'il pourra trouver en devenant le plus invasif possible sans pour autant chercher à être un meilleur "combattant" contre nos défenses immunitaires, son objectif tactique n'est pas de gagner la bataille, c'est de ne pas livrer de bataille. Il ne cherche pas à survivre individuellement, il cherche à atteindre un stade d'évolution. Nous l'observons actuellement avec les variants qui deviennent majoritaires, le virus accepte d'abandonner une autre forme au profit d'une nouvelle évolution plus favorable, il ne se combat pas, il ne cohabite pas, il a une intelligence "collective" et il a juste besoin d'attendre de rencontrer ses précédentes formes pour que ces dernières "s'effacent". Nous craignons les variants, alors qu'en fait ils s'imposeront d'eux même, on ne peut rien y faire. Vaccination ou pas, on voit un peu partout le constat que le variant omicron est plus virulent mais moins dangereux, ce n'est pas une "chance" , c'est un processus d'évolution. Ce virus ne disparaitra pas et nous ne serons jamais immunisés à vie par un vaccin. Il sera comme un rhume, il évoluera en continuant encore longtemps à donner des symptômes et à être combattu par notre organisme mais ne deviendra pas plus dangereux. Peut-être que dans 1000 ans il sera pleinement en nous comme peut-être qu'à force d'y être exposé nos corps(ainsi que la science médicale pour les vaccins) finissent pas trouver une barrière efficace sur la durée. Mode illuminati off :)
  13. La France n'a aucun problème de vendre à la Serbie, même proche de la Russie. Quand on sait la supériorité du Rafale, on n'a pas à s'en cacher :) Et si des pays alentours ont peur du rapport de force, on les autorise à en prendre deux fois plus
  14. Le problème en Russie c'est l'Histoire revisitée uniquement sur ses beaux aspects. C'est de faire la glorification de Staline comme un héro de la guerre patriotique en rappelant le nombre de russes qui se sont sacrifiés dans cette guerre mais d'oublier de préciser que la plupart des russes morts dans la 2e GM ne le sont pas au combat par exemple, en oubliant que Staline a causé plus de morts dans l'URSS que les nazis. C'est par exemple le même comportement qui poussa l'URSS à nier jusqu'à sa fin les crimes commis contre l'élite polonaise (Katyn etc...) en l'imputant dans un récit de propagande au nazi, car l'URSS a été un sauveur des peuples. Si on croit que c'est terminé c'est faux, en Russie on continue largement de faire l'impasse sur le pacte germano-soviétique ou alors on cherche à le justifier par "la faute des autres" (comme bien souvent...). On n'aime pas rappeler la guerre contre la Finlande et cette URSS qui malmenait des pays comme l'Ukraine à qui on va trouver un soutien pour le nazisme plutôt que de se remettre en question en comprenant que pour beaucoup d'entre eux, les soviétiques étaient une plaie, pour ne pas dire un ennemi. C'est de considérer la guerre en Tchétchénie comme une lutte contre les terroristes islamistes alors que son origine est une lutte pour l'indépendance. On sait bien que l'Histoire est écrite par le vainqueur, mais ignorer une partie de l'Histoire conduit à ne pas comprendre des réalités présentes. Ainsi les russes confortés dans leur vision idyllique de leur rôle et leurs actions dans l'Histoire vont trouver étrange de voir l'Ukraine lui tourner le dos, de voir les pays Baltes, la Finlande, la Pologne et d'autres se méfier d'eux. Ils sont tellement dans leur passé qu'on arrive très vite à ressortir la menace nazie, l'invasion, le génocide, ce qu'on pense parfois être ridicule sont pour eux un réflexe. Un pays qui tourne le dos à la Russie ne peut-être qu'un traitre non reconnaissant de tout ce que la Russie lui a apporté et un vendu à une puissance étrangère, il n'y a jamais aucune remise en question. C'est là le plus gros problème de ce pays, il a sa perspective de son idéal à lui, veut l'imposer aux autres en pensant que sa logique est une logique commune mais se retrouve à voir tout le monde dresser contre lui et là aussi ne voulant pas se remettre en question, il va dire que tous les autres ont un problème ou de mauvaises intentions contre lui, renchérissant sur le discours, la menace, les pressions et les actes hostiles.
  15. Lavrov ne parle pas aux russes, ne parle pas aux français, ne parlent pas au monde, il parle pour les maliens et joue pleinement la propagande locale qui s'appuie sur l'anticolonialisme. Remettre la France dans un rôle du colonisateur c'est faire de la propagande. Quand Lavrov parlait la dernière fois que la France abandonne le Nord laissant les terroristes faire ce qu'ils veulent autour de Kidal (je ne sais plus exactement ses mots), c'est pareil, il cherche à capter ce même courant de pensée malien qui est focalisé sur Kidal et ou les terroristes sont les touaregs alors même que c'est bien dans la zone des 3 frontières qu'il y a aujourd'hui le plus d'activités terroristes. Mais ça, les russes ils s'en foutent, ils ne cherchent pas à établir des faits ou dire la vérité, ils cherchent à satisfaire cette opinion malienne qui est le soutien des putschistes et qui affichent leu russophilie et les russes diront ce qu'ils veulent entendre Ainsi la Russie va devenir celle qui va sauver le Mali des terroristes de Kidal là ou la France colonisatrice d'un autre temps doit s'en aller pour que tout s'améliore.
  16. Le "Nord" du Mali c'est plutôt Kidal et ses environs Sur place effectivement, il est illusoire de croire que les maliens contrôlent la situation. Ce sont bien les touaregs qui gèrent la zone et l'armée malienne y gravite comme un électron libre, un quasi occupant qui n'est pas du tout en mesure d'affirmer son autorité au milieu des différents groupes armés touaregs qui étaient nos alliés et qui sont reconnus par les accords d'Alger. Du côté de Bamako cette situation est insupportable, il ne supporte pas ces groupes armés touaregs et ils rêvent juste de se débarrasser d'eux. Mais si sur le papier on peut le comprendre, dans les faits, si nous français avons en 2013 cherchés à ne pas se mettre les touaregs à dos, c'est que c'est un merdier bien différent à gérer. Du côté de Bamako on reste dans l'idée de "délivrer" le Nord, que le problème se limitera à donner un coup de pied au cul à quelques touaregs en arme et puis voilà. Ils ne veulent pas comprendre qu'ils deviendraient des "occupants" indésirables et qu'il y a presque dans chaque foyer une arme, car ça reste une culture de "l'homme soldat" ou il faut protéger la famille, le bétail, caravanes (nomades). C'est un concept d'autodéfense individuel qui est volontariste (ils ne sont pas payés pour faire un combat), ils ont généralement une expérience du combat et du maniement des armes et l'armée malienne en a subit plus d'une fois les conséquences. Les accords d'Alger découlent d'ailleurs d'une offensive militaire malienne se faisant un peu dans notre dos et sans notre avis, après qu'on ait formé les premiers GTIA, excès de confiance de chefs militaires à qui on a donné des troupes. L'armée malienne à l'époque contrôlait pas mal de petits villages (Anéfis, Tabankor, Al Moustarat...) qu'ils ont perdus au profit des touaregs et sans nous ils auraient perdus Gao et Tombouctou car complètement vidé de l'armée malienne à l'offensive (et en déroute). Ainsi nous avons instaurer les accords d'Alger ou Bamako n'était pas en position de s'opposer. Ces accords vont, vous le verrez, être remis en question par les putschistes qui iront mener leur combat contre les touaregs, car leur esprit, c'est celui de Bamako, celui ou tous les problèmes du Mali sont à Kidal.
  17. Bamako au contraire profitera que nous sommes toujours là, dans la région des 3 frontières. Car il ne faut pas le minorer, nous avons quand même largement cassé les groupes terroristes et aujourd'hui on est face à des petites cellules dispatchés. Ce sera donc gérable, pas plus pas moins qu'actuellement sauf si les maliens dégarnissent trop la zone pour l'offensive. Pour Wagner, je n'ai jamais dit qu'ils sont des foudres de guerre, mais ils ont la propagande qui va pour le laisser croire et nombreux sont les africains qui fantasment dessus. Bien qu'il y ait de nombreux anciens militaires russes, ce n'est pas l'armée russe et même si pour certains ce n'est pas acceptable à l'entendre, le niveau du combattant dans l'armée russe (une armée de conscrit) n'est pas exceptionnelle. Au Mali, il y a de grandes chances que ces mercenaires soient dans des pick-up , au mieux dans des blindés que possède l'armée malienne ou qui sera le fruit d'un "don" de la Russie à cette dernière (moyen détourné pour le Kremlin d'équiper Wagner). Ils seront très dépendants de l'armée malienne sur le terrain pour obtenir le volume nécessaire, ainsi que divers soutiens et ils seront très vulnérables. Il se peut que ça se passe mal (ils accuseront alors la France d'être derrière les touaregs), mais de monter jusqu'à Kidal ça se fera assez facilement, malgré quelques accroches et interpositions symboliques de la Minusma. Je pense même qu'ils iront renforcer la zone avant d'ouvrir les hostilités. C'est à ce moment qu'on pourra déjà percevoir les premières tensions avec les touaregs, voir les premières attaques (type mines) contre Wagner.
  18. C'est là tout le problème en réalité. Même si certains ne veulent pas le voir et l'admettre, les russes ne sont pas là pour aider le Mali ou pour faire vivre un groupe de mercenaires. Ces derniers ne sont qu'un outil, la véritable action russe est celle qui est de contrer et combattre l'influence française. La présence de Wagner, si ça se limiterait uniquement à des mercenaires qui feront la guerre pour l'argent à la place de l'armée malienne, ce ne serait pas un gros problème. Sauf que Wagner est tout un "système" qui émane du monsieur "usine à trolls" de Poutine, qui va comme en RCA user de sa position pour véroler une élite en la rendant facilement dépendante et à user de tous les moyens possibles pour détruire toute l'influence française, à faire de nous des ennemis à détester et à combattre afin ensuite d'y instaurer l'influence russe. Les russes vont construire et alimenter (ils le font déjà depuis un temps) le discours anti-français, ils vont chercher et valoriser ce qui portent ce flambeau et qui sont parfois pas plus de quelques centaines mais qui finiront par en embarquer des milliers. Ils vont construire des "ennemis" à la France et ça ce n'est pas acceptable. On sait comment la population africaine est facilement manipulable, quelques discours se répétant, quelques images avec des faux titres et ça suffit déjà. Ces mercenaires ne vont pas combattre les terroristes pour aider le Mali, ils vont tout d'abord se rendre indispensable (garde présidentielle) au pouvoir en place pour que ce dernier (qui devient un paria de la communauté internationale) soit sous influence et suit la feuille de route russe pour le maintenir à ce siège. Pour les russes c'est essentiel car il donne leur légitimité et ils mettront en place une propagande à son avantage pour le faire "élire". Ensuite ils travailleront contre nous, cherchant à nous rendre indésirables, inutiles. Ils se financeront derrière en exploitant des mines tout en continuant de prétendre que la France pille le pays et n'hésiteront pas à sortir des images du génie français pour le "prouver". Le seul problème pour ces mercenaires, c'est qu'au Mali, la sécurité ne va pas bien et que s'ils ont été appelés, c'est sous couvert de régler les problèmes sécuritaires. Donc au delà de la garde présidentielle (on peut dire 150-200 mercenaires en permanence à Bamako qui seront autour du pouvoir et chercheront à former une élite militaire fidèle) il y en aura qui devront amener du résultat afin de démontrer qu'avec eux, c'est bien plus efficace que l'armée française, ils ont besoin de cela pour nourrir la propagande pro-russe et anti-française. Sauf que, comme je l'ai déjà expliqué ici dans d'autres commentaires, à Bamako et dans ce camp anti-français dont fait partie les putschistes, les ennemis que nous combattons ne sont pas les pires qu'il faut combattre. Leurs ennemis idéologiques et principaux, ce sont les touaregs du nord, en particulier le MNLA. Ces touaregs sont leurs ennemis et ils n'ont jamais apprécié que la France en faisait des alliés. Donc combattre ces touaregs seront pour eux l'objectif militaire principal dans lequel Wagner jouera sa "partition" et vers lequel ils voudront des victoires. Notre retrait de ces zones offre justement cette opportunité d'y aller sans que nous ne gênions, eux qui depuis des années répètent qu'on leur "interdit" d'aller à Kidal en leur empêchant d'être souverain. Aujourd'hui l'armée malienne est à Kidal, seule, mais entourée de la MINUSMA, mais ne sort pas du camp. Ils feront cette offensive rapidement, dans les 6 mois avant la saison des pluies, elle pourrait même devenir une nouvelle bonne excuse "sécuritaire" pour reporter les élections. Les putschistes et le camp autour d'eux ont confiance dans leurs forces, ils ont reçus quelques hélicos, ils ont les mercenaires russes, ils ont une armée qui a quand même du volume. Je pense donc que d'ici février ou mars on ait droit à cette petite "aventure" et on verra comment ça va se passer, le problème ne sera pas de donner le sentiment de libération rapide des quelques zones concernées, mais de tenir le terrain, malheureusement la propagande fera que l'on présentera très vite les zones capturées comme des victoires, comme si ça serait un problème désormais réglés et ça chantera "gloire aux russes" dans les rues de Bamako...
  19. On y arrive http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2021/12/23/wagner-au-mali-22674.html
  20. Si la Russie agit militairement (et officiellement cette fois-ci) contre l'Ukraine, elle se sera donné un objectif qui va faire géographiquement ses intérêts sur le long terme mais qui est aussi le moins problématique à gérer. Je l'ai déjà indiqué ici, la Russie ne prendra jamais toute l'Ukraine car ce serait trop difficile à gérer, il y a un vrai nationalisme ukrainien qui pourrait contraindre une occupation et se transformer en une résistance perpétuelle (alimentée qui plus est par l'extérieur). Pour la Russie il est nécessaire de garder une Ukraine indépendante pour "capter" ces gens, pour les regrouper. Ainsi ceux qui n'acceptent pas la présence russe et veulent être ukrainien partiront de gré ou de force et cette "option" ukrainienne permettra aux russes de dégager les mouvements d'oppositions sans s'emmerder à faire avec ou les gérer dans ses prisons. Le fleuve Dnipr est une excellente frontière naturelle qui enlève une contrainte énorme dans la gestion de ce territoire conquis, n'importe quel spécialiste militaire (ou non) vous le dira. Une frontière simple à gérer, simple à "négocier", simple à surveiller, vous faîtes une grosse économie sécuritaire sur le court et le long terme. Pour ma part, c'est le plan le plus logique pour obtenir le meilleur "compromis" pour les russes entre la gestion militaire immédiate d'un conflit qui a besoin d'un objectif clair, la gestion en tant qu'occupant et la gestion des conséquences en dehors de l'Ukraine (c'est à dire qu'il faut maintenir une Ukraine indépendante et se tenir éloigner à minima des frontières de l'Otan. Mais on ne peut pas nier également que les russes pourraient vouloir faire plus que le raisonnable en cherchant à priver l'Ukraine d'un accès à la mer (via Odessa) ce qui l'affaiblirait considérablement sur le long terme tout en reliant la Transnistrie par un bout au Sud. Ici les russes seraient contraints d'établir une frontière beaucoup plus militarisée. La Russie si elle intervient en Ukraine elle ne va pas juste vouloir relier la Crimée par la terre, car ça ne changera pas grand chose à ses revendications géostratégiques. Elle cherchera véritablement à prendre le plus possible et à dessiner une frontière acceptable sur le long terme avec une Ukraine qu'elle sait "perdue" et qu'elle cherchera à rendre la plus faible possible. Ils ne vont pas juste croquer un petit morceau pour le plaisir du moment en laissant derrière une Ukraine dans le même ordre de grandeur avec la même volonté (ou encore plus grande) de rejoindre le camp occidental, une tendance anti-russe plus importante. En prenant juste Marioupol et des terrains aux alentours, la Russie ne changera rien, c'est logique qu'elle chercherait à porter un coup violent et définitif qui laisserait au final une Ukraine largement assommée sur le long terme, que ça en soit aussi une expression de la puissance militaire russe qui marque les esprits et démontre qu'elle est capable de pousser loin et fort avec Kiev à cheval sur le Dnipr comme finalité (prise de la partie Est) avant "négociation"...
  21. Il est consternant de voir la Russie chercher des prétextes ridicules pour justifier une action militaire qu'elle sait parfaitement illégitime de sa part. Chercher des raisons qui "pousseraient" la Russie à agir militairement dans un esprit on fait la guerre pour éviter la guerre en accusant les autres de l'avoir cherché ! On voit une propagande ou plus c'est gros et ou plus ça passe, on va avoir droit à la provocation à l'arme chimique, on ressort les "spécialistes" de la communication du conflit syrien, à quand des images de jeux vidéos pour illustrer la présence américaine au Donbass? Tout cela devient lassant, d'être pris pour des cons, ceux qui aiment ressortir 20 ans après sans cesse l'affaire des armes de destruction massive en Irak, sont étrangement bien silencieux pour protester contre ces délires russes, qu'ils soutiennent même parfois car ils sont veulent se convaincre que le mensonge émane de l'occident, la vérité de Russie. Le Kremlin a du mal à avoir une raison crédible pour agir, rêvant qu'on lui offre sur un plateau (comme une "agression" ukrainienne dans le Donbass ou la Crimée) mais qui ne vient pas, ils sortent alors leurs fantasmes de l'Otan l'envahisseur qui avec ses quelques centaines de soldats amenés à l'Est (au lendemain des actions russes en Ukraine, faut le préciser car le Kremlin aime se laver les mains de toute responsabilité). Ils font des propositions indécentes qui émanent de vieilles personnes voulant remonter au temps de leur jeunesse. Passant leurs journées à contempler une carte du monde comme des chefs militaires devant leur plan de bataille, comparant une carte de l'URSS de leur enfance à celle de la Russie post 1991, ils s'en font des cheveux blancs et c'est on a l'impression leur seule préoccupation. Complexe d'infériorité, phobie de l'Otan, manque de respect aux pays indépendants qu'ils voient encore comme des provinces russes, on se rêve à régler la question de Dantzig et on est prêt à s'inventer une agression polonaise pour y arriver! De toute façon la Russie est une victime, coupable de rien, qui serait sur la défensive et ferait la guerre à cause des autres. On mobilise l'armée pendant des semaines, on la ramène près des frontières de l'Ukraine et derrière le discours c'est le danger de l'Otan avec ses quelques centaines d'hommes, le risque imaginaire que l'Otan attaque la Russie, qu'elle soit en danger si l'Ukraine l'intègre. Mais en réalité tout le problème n'est pas là, qu'on pourrait proposer aux russes un traité de non agression entre l'Otan et la Russie qu'ils ne l'accepteraient pas. Car ce que craignent les russes vis à vis de l'Otan, ce n'est pas un danger militaire ou une attaque contre elle, mais bien le fait qu'elle ne puisse plus agir militairement contre les pays de l'Est dont l'influence lui échappe. Vu que la Russie est un pays complexé de sa puissance, cette situation doit lui être particulièrement agaçante, frustrante et quand Poutine se dit "agacé", je le crois, quand la machine à propagande balance n'importe quoi pour se donner bonne conscience et garder confiance, je le comprend. Toute faiblesse est politiquement dangereux pour le Kremlin, bien plus sur la politique intérieure qu'extérieure. Quand on cherche à montrer les muscles, à faire la part belle aux armes, c'est avant tout pour les russes qui continuent à vouloir se sentir à la hauteur de la place à laquelle ils veulent être. Mais c'est là tout le problème, les russes continuent de se prendre pour l'URSS d'hier, pour l'armée rouge et ou l'ennemi américain/otan serait le rival à qui tenir tête. Sauf que la Russie n'a pas les moyens de rivaliser, bien qu'elle joue encore fort heureusement sur un héritage militaire soviétique, le reste ne colle pas et peu importe l'image de grandeur qu'on peut se donner sur une carte du monde. Souvent les russes et leurs sympathisants vont se sentir frustrés quand on va dire que la Russie à l'économie de l'Espagne trois fois moins peuplés, mais c'est vrai. Pour Moscou, l'usage de l'armée est la seule chose qui lui donne encore une image de puissance, qui fait parler d'elle, qui satisfait les esprits de l'URSS qui veulent continuer à se sentir fort. L'Ukraine va très certainement en faire les frais afin que la Russie décompresse de son complexe de faiblesse, qu'elle se sent forte et puissante, que le monde parle d'elle avec inquiétude, que ses armes fassent de la destruction, que le peuple russe gagne en fierté patriotique. Mais toute la question est encore de savoir, si la Russie use de la bonne méthode. Car faut pas croire, ceux qui feront la guerre, ce ne seront pas les pays de l'Otan, ce seront les ukrainiens et les russes. Ce sont ces deux pays qui subiront des pertes et compteront les morts. L'Otan ne va pas se recroqueviller sur elle, s'affaiblir ou je ne sais quoi suite à une telle manoeuvre, bien au contraire, elle se renforcera encore plus et la Russie ne l'empêchera pas, elle se sera juste "soulagée" sur l'Ukraine en prétextant agir pour sa sécurité alors que ce sera par pure ambition du Kremlin. Nul ne sait si un tel conflit se passera comme espéré, la combattivité des ukrainiens pourrait surprendre, certaines pertes pourraient étonner la société russe qui même martelé par l'esprit de la guerre patriotique n'est plus la même population acceptant les mêmes sacrifices surtout quand la Russie n'est pas menacée. L'Otan pourrait être amené à entretenir indirectement une guerre contre la Russie en fournissant aux ukrainiens des aides militaires. En Ukraine il y a un patriotisme qui se mettra naturellement dans une phase de résistance face à une agression. Même si on peut s'attendre à ce que les premiers jours, les russes afficheront une domination massive, ça pourrait se compliquer après le choc d'une offensive qui reste prévisible mais qui aura tout de même un effet de "surprise", dans des phases de "replis défensifs" en zones urbaines par exemple.
  22. Les migrants ont été séduits, les passeurs vont en prendre 70 avec une option pour 20 autres
  23. Heureusement que ce n'était pas un camp de gitans, ils seraient repartis en slip chaussette
  24. La dévaluation monétaire et la croissance sont liés. Erdogan mise sur les taux d'intérêts afin de maintenir une forte croissance et des investissements, mais cela conduit à faire vaciller la monnaie locale. C'est un pari, qui soit va permettre de maintenir l'économie turque dans une bonne dynamique (bon pas à 9%, les effets post Covid sont aussi une cause de ce chiffre, comme chez nous) soit ça risque de faire un effet d'effondrement rapide, peu importe le chiffre de la croissance actuelle. Il y a des indicateurs qui peuvent être "faussés" d'une certaine façon, c'est un peu comme en Chine ou le secteur immobilier donne beaucoup de points de croissance au pays, mais qui se termine avec des sociétés hyper endettés, des faillites, des immeubles quand ce ne sont pas des quartiers (parfois des villes entières) inhabités et qui se font souvent même démolir (ça fait aussi de l'activité...). Sachant déjà qu'on a aujourd'hui ce trop plein de logements, je vous laisse imaginer ce que ça va entrainer à l'avenir, quand la population chinoise baissera, la valeur des biens baissera (la loi de l'offre et de la demande). Aujourd'hui déjà on sent poindre cette bulle immobilière, le seul avantage par rapport à celle des américains, c'est que l'argent est essentiellement dans le pays. L'état chinois avait pour habitude de soutenir les faillites des entreprises nationales, mais ça commence par devenir coûteux, qui n'a pas entendu Evergrande et sa dette de 260 milliards$ ? Donc attention aux chiffres, en Turquie l'état participe pleinement également dans un aspect de "construction", des grands projets, ça créer de la croissance sans forcément créer de la richesse sur le long terme. C'est un peu comme pour la dette, il y a des pays qui comme nous pour qui la dette n'est pas un problème car ils ont de la richesse, pour d'autres pays, le déficit de richesse rend la dette inabordable et compliqué. L'économie d'un pays dépend d'un tas de facteurs pour lesquels tous ne sont pas logés à la même enseigne et on ne peut pas prendre seulement un seul indicateur pour comparer tous les pays et dire que tel ou tel va mieux. On ne peut pas dire qu'un pays qui a 5% de croissance va mieux qu'un pays qui en a 2%, la Somalie peut avoir une croissance à deux chiffres pendant 10 ans que ça n'en fera pas pour autant un pays ou on vivra mieux qu'un pays européen avec une croissance de 1%. On ne peut pas dire qu'un pays qui a une grosse dette va plus mal qu'un pays qui n'a pas de dette, la dette n'a jamais rendu pauvre les pays riches par contre elle n'a jamais rendu riche les pays pauvres et aucun investisseurs ne miseraient là-dessus!
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