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AIR-DEFENSE.NET

Jésus

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  1. Oh mon dieu, mais qu'allons nous faire!!! L'Algérie use du peu de moyens de pression qu'elle a afin surtout de satisfaire une posture politique qui reste celle ou l'Algérie a bien trop de fierté pour ne pas céder à l'ancien colonisateur. Le problème c'est que nous avons bien plus de cartes à jouer qui ont une réelle conséquence quand les algériens vont avoir surtout de beaux discours contestataires.
  2. Macron a juste raison (ce n'est pas un constat propre à lui), on sait tous comment le système algérien est depuis l'indépendance. Le FLN voulant rester dans une idéologie victorieuse contre l'ennemi français pour continuer à récolter la fierté nationale légitimant leur pouvoir. Les algériens le savent, la France est un cas à part qui impose par les relations une attitude complaisante, de coopération mais que le système algérien entretient une animosité dans les esprits. Et nombreux sont les algériens qui "combattent" la France sur les réseaux. On va voir très bien ces gens s'exprimer dès lors qu'on leur donne un prétexte de le faire, mais ce n'est pas ce prétexte qui va engendrer cette défiance, elle est déjà là, juste dans la retenue. Donc bien entendu tous les algériens ne sont pas comme ça et beaucoup comprennent ce système politico-militaire qui est prêt à tout pour ne rien lâcher à la société civile, quitte à tomber dans la guerre civile. Maintenant pour la France on peut se demander si le président fait cela d'une manière calculée ou non. Pour ma part je pense que ce n'est pas un hasard et qu'il y a un dessein de politique intérieure qui cherche à avoir du "dossier" à présenter à la présidentielle à ceux qui vont jouer le thème de l'immigration. Car cette affaire fait suite aux mesures pour le retour des expulsés au Maghreb. Mais jouer la petite crise avec ces pays pour valoriser ensuite une politique de pression sur l'immigration, si sur le papier c'est sensé réduire la portée anti-immigration chez les adversaires politiques de Macron, dans les faits à quelques mois de la présidentielle, c'est risqué. Car en face, si on choisit l'escalade et la pensée du pouvoir algérien n'acceptera jamais de "céder" à la France car c'est à l'opposé de son idéologie, ben ça sera un échec qui sera exploité par ceux qui porteront un discours d'une plus grande fermeté. Toute la question est donc de savoir si en face ça va céder et jusqu'où l'Elysée peut aller pour qu'ils cèdent
  3. Sauf que l'un comme l'autre veut comprendre ce qu'il veut. En réalité et je l'avais déjà expliqué ici, la réduction de Barkhane est une ambition affichée par l'actuel gouvernement dès 2017 à l'époque on cherchait la logique et la simplicité qu'on réclame toujours pour les pays d'Afrique, une prise en main locale. C'est alors qu'on a monté la force du G5 Sahel devant amener la France à réduire sans problèmes ses forces terrestres. Mais devant les difficultés de cette force, en 2019 on a eût pour ambition de l'accompagner, ainsi Takuba est née. Pour faciliter cette mise en place, on a décidé d'effectuer ce que j'aime à appeler un "coup de balai", en renforçant temporairement Barkhane l'an dernier. Ainsi on a voulu laisser un ennemi à portée d'une force du G5 Sahel épaulée par Takuba afin qu'ils affrontent plutôt des groupes éclatés de 5-10 individus que des des groupes réunis de plusieurs dizaines d'individus. En soit nos objectifs militaires sont atteints, nous n'avons plus de grands groupes qui allaient presque raser une base malienne ou nigérienne en laissant des dizaines de morts derrière comme il y a 2 ans environ. Takuba se met en place, difficilement mais ça se fait quand même. La fermeture de Kidal, Tessalit et Tombouctou suit le plan de 2019, je tiens à le préciser à ceux qui sont nombreux, pensent que ça s'est décidé cette année, sur un coup de tête. Objectif final: maintenir une force qui soit essentiellement axé sur 3 piliers en soutien des armées de la région et de Takuba (dans laquelle seront regroupés nos FS), la reconnaissance (drones), l'appui (par des aéronefs également), l'intervention coup de poing sur la base d'hélicoptères et de commandos (hors FS). C'est donc bien un objectif de s'écarter des actions terrestres, celles aussi responsables (IED) de l'essentiel de nos pertes et qui usent aussi énormément nos matériels et demandent beaucoup d'hommes pour parfois des bilans contestables au vue des moyens engagés alors qu'on constate tous les jours les avantages de la lutte par le renseignement par drones et par l'action "coup de poing", l'environnement s'y prête bien, la nature de l'ennemi également. S'il faut juste des forces au sol pour faire bouger l'ennemi autant que ce soit fait par des locaux. Cette adaptation du dispositif, comme il a été annoncé, peut laisser croire aux français qu'on se désengage, surtout que l'annonce intervient en parallèle du retrait d'Afghanistan. Les comparaisons ou les liens sont vite fait par beaucoup. Sauf que non, la fin de Barkhane c'est comme la fin de Serval (un changement d'appellation), le début d'un changement et non un retrait définitif. Ce changement induit un recentrage et "l'arrêt" des opérations terrestres qui entraînera une baisse des effectifs (la plupart au Mali). Niamey doit devenir le coeur de notre présence au Sahel. Mais comme rien ne se fait comme on le veut, avec les coups d'état au Mali, mais aussi d'une certaine mesure la non réalisation des objectifs de la force du G5 Sahel, fait que ça se déroule dans un contexte différent avec des enjeux nouveaux à prendre en compte. C'est toute cette perspective qui cherche actuellement des réponses. Pour la junte au pouvoir au Mali, qui surfe sur une opposition anti-française, qui s'en sert et qui est influencée par la Russie, on cherche à jouer un jeu qui doit pousser à légitimer l'entrée de la Russie sur le théâtre malien afin que cette junte reste au pouvoir. L'intérêt de la Russie c'est de maintenir une junte militaire anti-française au pouvoir qui va entretenir un rejet et une défiance contre nous, l'intérêt de la junte pour la Russie c'est satisfaire l'opposition qui fantasme sur elle d'un côté, mais surtout d'avoir une force armée non politisée (mercenaires) qui vont lui permettre de ne pas aller faire des élections susceptibles de les écarter du pouvoir et de faire revenir des politiciens civils qui ne font pas forcément les affaires de cette opposition qui avait besoin d'un coup d'état pour arriver au pouvoir. Il est donc normal pour cette junte de colporter des accusations contre nous et au contraire de les raisonner, ils exploiteront toute crise et toutes réflexions à leur encontre comme une attaque contre le Mali afin de nous faire passer pour les ennemis qu'il faut chasser. L'erreur est de ne pas le comprendre, d'entrer dans ce jeu, car cette junte à défaut d'avoir le poids nécessaire pour nous faire partir, cherchera à ce que nous nous en allons dans un esprit "sanctions". Ils veulent cela, ils ne sont pas là à craindre les conséquences de notre départ, ils s'en foutent, ce qu'ils veulent c'est le pouvoir et la préservation des intérêts de cette opposition qu'ils représentent et qui est hyper active contre nous et nos intérêts, opposition classique derrière laquelle la Russie se range et fournira sans problèmes ses mercenaires pour la défendre. Il ne faut pas non plus considérer que cette opposition c'est tout le Mali et tous les maliens, cette opposition nous la voyons car il y a une machine de propagande derrière qui va les pousser à être très actifs et au milieu de 1000 personnes silencieuses, il suffit qu'il y en a un seul qui gueule pour que vous ne voyez plus que lui. Là aussi la Russie offre ses "services" pour propager et amplifier ces discours anti-français, en gros elle va donner un gilet fluo et un mégaphone à ce type au milieu des 1000 personnes. Si bien longtemps j'ai été plus d'une fois pris de haut en me voilà affublé d'être parano sur la Russie, plus le temps passe plus les gens comprennent et voient que le lien est réel et quand le ministre des affaires étrangères à l'assemblée de l'ONU annonce ouvertement que la France est inefficace et ne sert à rien au Sahel, que le Mali négocie avec le groupe Wagner mais qu'elle n'est pas impliquée, bon faut quand même pas pousser. Quand on voit venir en Russie tout "l'élite" du petit monde anti-français d'Afrique serrer la main de Poutine, prendre des photos avec les ambassadeurs et afficher sur leurs pages internet ou dans la rue leur admiration et leur soutien à la Russie, ce n'est pas un "hasard". Donc la volonté d'avoir des mercenaires russes n'est pas un hasard et si ce groupe Wagner n'est pas "conforme" à nos valeurs, ce n'est pas pour ses exactions (ça c'est pour le grand public) mais pour ce qu'il représente, c'est à dire un outil militaire d'un pays qui agit contre nous et qui recherche à nuire à nos intérêts. Accepter et vouloir les Wagner c'est démontrer une opposition à la France, une volonté de combattre les intérêts de la France et nous l'avons déjà vu en RCA. Donc c'est naturellement une ligne rouge qui va déterminer "l'orientation" de la junte militaire, soit elle joue le rôle démocratique qui a permis de la faire plus ou moins acceptée en vue d'une alternance politique, soit elle rentre dans un jeu de défiance en se consolidant avec les russes et en refusant l'échéance électorale. Personnellement je pense qu'elle se lancera avec les russes car la pression, l'influence, le plus rien à perdre ainsi que le sentiment que la Russie va les sauver, fait que ces mercenaires arriveront et nous l'apprendrons quand ils seront déjà sur place ou dans une phase de déploiement, la junte ne va pas annoncer leur arrivée pour dans 6 mois, la "protection" devra être immédiate sans laisser le temps de réaction. En faisant cela, la France va naturellement être visée peu importe ce qu'on en dira à Bamako ou à Moscou. Le nouvel ennemi de la junte sera la France et toutes les oppositions à son pouvoir, délaissant le combat contre le terrorisme. Paris activera naturellement son "réseau", mais on attendra ce qui est est prévisible, c'est à dire la non réalisation des élections de février (qui sera annoncé comme "reportée" en prétextant qu'ils ne sont pas "prêts"). Ainsi la junte sera mise en devant un fait accompli permettant une politique d'isolement diplomatique (sans reconnaissance) avec des sanctions économiques (arrêt des aides, restrictions à des emprunts, au commerce et autres) afin de la pousser vers ce qu'on veut qu'elle fasse. Cette politique va naturellement dans un premier temps renforcer cette opposition contre nous et va se radicaliser dans sa défiance, ses discours mais aussi son "amour" pour le soutien russe représenté par Wagner. Ce sera cette période qui deviendra tendue, car d'un côté on aura nos forces qui auront été fortement réduites et concentrées sur Gao, de l'autre un pouvoir malien qui pourrait utiliser son armée + les mercenaires sans aucunes concertations afin d'accomplir une obsession sécuritaire de cette opposition permettant de gagner une ferveur patriotique nationale justifiant sa place au pouvoir. Cette obsession n'est pas de débarrasser le Mali d'AQMI ou de l'EIGS, mais de "reprendre" le Nord en éliminant les groupes touaregs armés et leurs instances politiques régionales. Ce qui n'est pas une mince affaire et entraînera une détérioration sécuritaire importante dans le pays. Je pense qu'à Paris en ce moment, cette perspective qui est à échéance d'une année, inquiète et pousse à revoir le plan de notre présence sur zone. Si actuellement on dit que l'on ne compte pas partir du Mali, c'est avant tout un discours pour mettre en contradiction un pouvoir qui n'a pas encore officialisé la venue des russes, mais un discours qui sera vite revue quand ce sera officialisé. Il est possible que nous quittions le Mali pour le Niger, que Takuba cesse, que les forces du G5 Sahel quittent le Mali, qu'on réalise en réalité une opération qui visera à contenir l'insécurité du Mali dans ce pays et à éviter qu'elle déborde aux pays alliés (à nous) voisins. La MINUSMA prendra le sale rôle d'interposition entre Bamako et les touaregs, les terroristes eux seront au diapason de cette situation, sans doute qu'on continuera tout de même à agir de loin pour en limiter les effets. L'abandon du Mali n'est donc pas dans les plans de la France, mais la situation nouvelle et qui se dessine fait qu'un abandon est envisageable en guise de "sanctions". Alors ceux de Bamako diront "vous voyez on l'avait dit", ceux à Bamako accuseront Paris de prendre des sanctions contre eux sans se remettre en questions sur les conséquences de leurs actes actuels qu'ils ne veulent pas voir. Si plus tard ils échouent contre les touaregs, ils accuseront la France de les soutenir, si l'insécurité augmente ce sera aussi de notre faute. Ce discours est classique, prévisible, écrit d'avance et sert toujours de faire valoir au discours anti-français. Il faut mettre en échec ces gens ainsi que leur soutien russe, il n'y a que ça qui marche, depuis toujours, on en revient aux fondamentaux. La politique française voulant fuir la françafrique, voulant ne plus assumer d'actions dans ces pays, juste pour l'image en métropole, n'a en rien adoucit la chose, ni calmer les esprits. Bien au contraire, d'autres profitent pour agir et notre mollesse va les confirmer dans leurs récits. Hier ils voulaient s'émanciper d'une omniprésence française dans "leurs affaires intérieures", aujourd'hui le discours c'est celui d'une France qui serait aux abois, au bord de l'effondrement, impuissante qu'il faudrait littéralement "achever". On voit que lorsqu'on laisse faire, l'objectif de tout ce petit monde, c'est un combat totale contre tout ce qui est, fait, représente, intéresse la France, ce n'est pas juste une volonté qu'il n'y ait plus une relation politique proche de Paris. On doit accepter cette opposition et on doit aussi et surtout la combattre avant que nous n'ayons plus beaucoup de cartes dans les mains. A une autre époque, cette junte de Bamako aurait été dégagée de force pour remettre le président en exercice dans sa place avec un calendrier électoral rapproché afin de calmer la rue. Aujourd'hui on voit ce que ça donne quand on laisse faire et on voit ce que ça donne quand on laisse les "autres" faire, ils ne prennent pas notre place en continuant comme avant sans toucher à nos intérêts, ce qui encore aujourd'hui est cru par beaucoup qui pensent qu'on fera ainsi juste des "économies" en cessant les opérations militaires, non c'est un véritable curage de nos intérêts, de notre influence qui est fait pour qu'au final nous n'ayons plus rien à part "la sale image de la France".
  4. La Chine manifeste un intérêt partout! Il faut bien comprendre les intérêts de Pékin qui sont basés à l'international sur une "conquête" économique et sur le plan régional sur des revendications territoriales qui remontent à la période coloniale. Pour les chinois il y a comme une revanche à prendre sur les occidentaux, non pas qu'elle s'arme pour leur faire la guerre, mais qu'elle recherche à redevenir la Chine "impériale" et hégémonique qu'elle était avant que les occidentaux arrivent. Car l'arrivée de l'occident dans le coin, avec ses avances technologiques et autres a permis une conquête massive de territoires entraînant des conflits avec les peuples locaux pas du tout préparés à cela. La Chine fût également une cible de cette colonisation occidentale sans compter l'expansionnisme du Japon jusqu'à sa fin en 1945. Ce passé n'est pas un lointain souvenir, même si la Chine a fondamentalement changée visuellement à ce qu'elle était il y a des dizaines d'années, au point de se demander ou se trouve son architecture historique, les traces de la colonisation sont toujours présents. Hong Kong qui était encore jusqu'à peu "britannique" (même si son statut était particulier), ou aussi Macao, ce sont des régions qui restent encore à "convertir" pour Pékin et ils s'activent pour cela. Sans oublier bien évidemment Taïwan, perdu au profit des japonais, puis récupéré à la défaite japonaise avant d'être reperdu. Taïwan devenant en même temps que Hainan un lieu de repli pour les opposants du communisme, Hainan ayant étant reprise par la force (et étant aujourd'hui un point militaire central) mais pas Taïwan qui demeure encore aux yeux de Pékin, une province chinoise en rébellion. En Chine, malgré le modernisme et une ambition qui pourrait imiter le modèle américain (ou l'on veut être le maitre du monde) on a le regard tourné sur le passé. On a l'ambition de restaurer la Chine du passé avec les souvenirs du passé ou les occidentaux sont un problème qu'il faut repousser. Leur stratégie n'est pas de faire la guerre à tout le monde, l'occident et même les USA ne sont pas un problème pour la Chine et ne seront jamais l'objet d'une conquête de sa part, ils sont un obstacle car c'est "nous" qui nous opposons à ce qu'elle puisse user de son outil militaire pour recouvrer des territoires et imposer ses choix. Alors elle cherche à se renforcer pour qu'elle soit très clairement dans la zone un poids militaire trop gros pour être affronté et dont l'objectif est de faire reculer les occidentaux pour que la Chine effectue son objectif de conquérir Taïwan sans que nous ne l'empêchons. La politique américaine du "containment" vise à ce que la Chine reste chez elle et ce à quoi on assiste aujourd'hui avec les passages de navires/avions dans la zone vise justement à cela. De même que lorsque la Chine militarise ou cherche à revendiquer des îles qui jusqu'alors n'intéressaient personnes, allant parfois des siècles en arrière pour obtenir une légitimité dans cette revendication, l'objectif est encore une fois de dégager les occidentaux dans une politique de "containment". La recherche de navires à plus long rayon d'action, de haute mer, c'est aussi une volonté d'aller ailleurs et de focaliser l'attention ailleurs, de sortir de cette "zone", ainsi au lieu qu'on fasse tourner des navires en mer de Chine, ils tourneront plus loin. Je le redis, le but des chinois n'est pas la confrontation, ils ne s'arment pas pour faire la guerre aux américains et à d'autres juste pour le plaisir de faire la guerre, mais pour sortir d'un "containment" qu'on impose et qui l'empêche de reprendre Taïwan. Ils vont exploiter toutes les solutions qui peut faire "partir plus loin les occidentaux et il en va de même pour nous avec la N.Calédonie. Les chinois s'en foutent de cette île comme de nos îles de la Polynésie, arrêtons de nous placer au coeur des ambitions chinoises, pour eux il n'y a rien qui est revendiqué, il n'y a aucun lien historique, elles sont à des milliers de km et ils ne vont pas déclencher une guerre avec une puissance nucléaire capable de réunir le monde occidentale derrière elle. Se dire qu'il faut pleins de frégates ou de sous-marin pour se protéger d'une invasion chinoise, c'est une belle connerie, on se défend contre des navires de pêches et la seule utilité de nos navires seraient à rechercher dans la politique de "containment" dans laquelle les américains jouent le rôle principal et pour laquelle on envoie de temps en temps un petit navire faire une tournée régionale et c'est seulement là qu'on va rencontrer la marine chinoise, pas en Polynésie ou au large de la N.Calédonie, ne confondons pas le retex quotidien d'un patrouilleur dans le Pacifique avec le retex d'une frégate passant en mer de Chine pour faire relâche à Séoul, ne prenons pas non plus la pression exercé aux riverains de la mer de Chine (zone de "containment") comme étant une pression sur nous. L'ambition expansionniste territoriale chinoise n'est pas axée sur l'outremer, si l'accent est mis en ce moment sur la marine c'est pour éloigner les puissances "étrangères" qui viennent par la mer effectuer le "containment", mais je vous le dis, j'en suis convaincu, les chinois en dehors de contrôler la mer de Chine et reprendre Taïwan ne chercheront pas plus loin. Ils chercheront ensuite à continuer une expansion "historique" plus axé sur des pays comme la Mongolie et d'autres zones frontières, dans la tête des chinois c'est un peu comme dans la tête des russes, ils ont une image d'une apogée historique qu'ils considèrent comme référence à refaire. Au delà de cela, les chinois chercheront une influence dominatrice qui se basera sur son poids régional afin de créer des états tributaires (c'est à dire ou il paye un "tribut", cela peut corréler avec une vision moderniste de cette dépendance, par l'action de la "dette" à rembourser par exemple...) Voilà ce à quoi l'esprit chinois peut voir son objectif de grandeur Le chemin n'est pas facile pour eux, car les chinois restent quand même dépendants d'énormément de choses étrangères (commerce, ressources...) dans leur actuel puissance. Ils ne peuvent pas se lancer dans une guerre en pensant que tout va continuer, il suffit qu'un embargo maritime l'empêche de recevoir du pétrole et c'est toute la machine qui va se gripper. On voit donc les chinois et l'occident chercher à se dissocier d'une dépendance mutuelle qui ne permet pas d'aborder plus durement, d'un côté comme de l'autre, des réponses fortes. Mais c'est très compliqué
  5. Le problème depuis quelques temps avec la Russie, c'est qu'elle se construit "son" internet avec ses acteurs qu'elle peut surveiller et contrôler à l'instar de la Chine. Ce qui pousse à des mesures qui visent à écarter les acteurs de la sphère américaine, de les contraindre à des mesures pour qu'ils jouent le jeu ou à les emmerder pour les pousser à abandonner le marché russe. Les russes (du moins le Kremlin) font cela (après les médias télé) pour contrôler ce que dit et fait sa population, pour tuer dans l'oeuf toute opposition, pour pouvoir répéter son discours qui favorisera le pouvoir de Poutine. Cette pratique est aussi celle qui vit naitre en Russie des messageries cryptées comme Telegram (par le créateur de Vkontakte) afin de ne pas être fliqué. Lors de la réélection de Poutine, la "liberté" sur internet en Russie permettait à son opposition d'organiser une résistance, des manifestations et bien entendu cette opposition était relayé et soutenu par l'ensemble du monde anti-Poutine du monde. C'est véritablement à cette réélection de Poutine qu'on a vu un virage se faire sur l'ensemble du monde "communiquant" (radio, télé, internet) en Russie. La chasse à ce qui permet à une opposition d'exister était ouverte (c'est dans ce même temps que Telegram est né et ou le Kremlin a essayé en vain de l'interdire récemment), mais aussi au moment ou la Russie a commencer à faire à l'internationale ce qu'elle accuse les autres de faire chez elle, manipuler des oppositions dans les pays occidentaux (pas ailleurs) tout en récitant une propagande la valorisant (plus classique). C'est ainsi qu'on voit naitre le conglomérat actuel de propagande Sputnik et RT qui résulte d'une prise en main d'anciens médias pour coordonner une réponse organisé de ce qui n'est plus de simples chaines d'infos tant elles sont orientées vers un objectif politique et idéologique, ceci couplé bien évidemment avec son lot de trolls (qui ne sont pas un fantasme) qui ont pour mission de répandre le discours et de créer un sentiment d'acceptation populaire et un effet de masse, car c'est bien connu, que le nombre de personnes en accord avec une idée induit à suivre cette idée et à rentrer dans le rang. Le problème russe qui va devenir de plus en plus important, c'est cette pratique, ou elle "interdit", "censure" et "contraint" les plateformes qu'elle utilise à l'étranger pour sa propagande. On voit les russes se plaindre de la liberté d'expression chez nous, en exploitant notre système de liberté qu'elle se refuse d'accorder chez elle. Petit à petit à force d'être trop confiant sur leur internet qu'ils veulent "sous contrôle" chez eux, ils commencent par croire qu'ils peuvent faire cette pression à l'étranger et se placent toujours dans une position de force. Sauf que pour la Russie actuelle qui est largement débarrassée des médias étrangers (je parle en langue russe, pas de capter france24 en français ou CNN en anglais sur satellite ou internet), qui a un internet plus ou moins contrôlé, l'influence étrangère est faible. Par contre elle a beaucoup à perdre sur son outil d'influence que sont RT et Sputnik, mais aussi ses relais sociaux et vidéos comme youtube. Alors les russes menacent de bloquer youtube en Russie pour préserver son petit protégé RT en Allemagne (seulement) c'est dire la radicalité de la mesure, car supprimer youtube en Russie punira avant tout le peuple russe, car il n'y a pas un équivalent russe de youtube, ça reste une plateforme très utilisée et sa suppression risquerait bien d'alimenter encore un peu plus cette opposition qu'on ne veut pas voir exister et convaincre. C'est comme Tiktok, dès qu'il y a eût des vidéos contre Poutine, le pouvoir lui est tombé dessus. De toute façon, ce pouvoir russe autocratique et tourné envers Poutine qui va avoir l'apparence d'une stabilité, qui donnera le sentiment que tout va bien, que tout avance et que le peuple russes est uni et fait bloc derrière lui, commence par dévier dans des restrictions de libertés dans une Russie ou le peuple aspire à une profonde liberté, la recherche. Cette liberté que veut le peuple est parfois accepté ou supporté dès lors que ça ne remet pas en question le pouvoir, libre de faire la fête, libre de vagabonder, une grande tolérance à certains fléaux comme l'est l'alcool et de plus en plus la drogue, on laisse faire sans trop emmerder les gens dans le quotidien, mais la ligne rouge c'est le politique, c'est la remise en cause du pouvoir, là-dessus rien ne passe et le combat est permanent. Ce qui complique les choses, ce sont les situations comme ici, ou le combat contre l'opposition politique nécessite de contraindre le peuple à des choses qu'ils utilisent quotidiennement pour leur plaisir, leur passion, leurs relations personnelles. Donc comme pour bien d'autres fois, le Kremlin va menacer youtube d'être interdit en Russie, mais le peuple fera revenir youtube pour éviter l'opposition au pouvoir, car l'ennemi numéro un du Kremlin c'est l'opposition russe bien avant les pays étrangers sur lesquels la propagande va s'acharner.
  6. "Nos deux pays ont développé une alliance très puissante qui va au-delà de nos obligations mutuelles" au regard de l'UE et de l'Otan, s'est quant à lui félicité le Premier ministre grec. L'accord stratégique prévoit en effet une clause d'assistance mutuelle par "tous les moyens appropriés" si les deux pays "constatent conjointement qu'une agression armée survient contre le territoire" de l'un des deux, selon le porte-parole du ministère français des Armées, Hervé Grandjean. On est quand même dans un partenariat particulier qui dépasse la case américaine sur l'Australie Faut arrêter de croire que les américains font la pluie et le beau temps partout, ils ne vont pas forcer les grecs à prendre français pour nous compenser d'avoir foutu en l'air les sous-marin australiens. Dans ce monde il n'y a qu'une seule réalité, ce n'est pas une question de la volonté américaine, c'est une question d'engagement. L'engagement paye et c'est bien parce que les américains sont engagés ou qu'ils s'engagent qu'ils raflent des contrats. Croire qu'on vend des armes comme des patates, sur une simple question d'offres, c'est se tromper. L'armement c'est politique et stratégique, qu'on place 10 000 hommes en Pologne et vous verrez qu'ils prendront nos armes, dîtes leur d'acheter français par "solidarité européenne" en leur disant que les russes ne sont pas une menace, ils prendront des armes aux américains qui tiendront un discours de fermeté contre les russes et y déploieront une brigade pour la réassurance. Idem pour l'engagement militaire, vous pensez que les Estoniens sont au Mali pour nos beaux yeux? Non car nous avons des troupes qui sont chez eux, car on s'engage et qu'on se positionne. Notre résistance contre la Turquie, nos positions contre la Turquie a vu la Grèce nous donner la main, on s'est positionné, on a choisi nos alliés et on s'engage avec eux avec des déploiements militaires. La Turquie s'engage contre des pays occidentaux, la Russie lui tend la main, même contre le "frère" orthodoxe grec...
  7. Ne pas vendre la peau du kangourou avant de l'avoir tué !
  8. Le problème est là, c'est que si leur solution russe ne fonctionne pas, on sera les coupables de toute façon. On est toujours perdants tant qu'on laissera ces gens agir comme ils le font. L'anti-France est tellement présente que ni l'éducation, ni de quelconques explications ne vont faire changer les choses, même si c'est vrai et logique, ça va virer dans le complotisme et tout le tralala. La manipulation mentale est largement entretenue en Afrique et soutenue par des pays comme la Russie. Un plaisir malsain tourné contre nous et qui cherche à se répandre Voyez par exemple ci-dessous avec celle qui s'autoproclame "la dame de Sotchi" (...). Et il y a beaucoup de "figures" de la sorte, un sérieux dans le ridicule et la duperie qui entretient et convainc beaucoup d'africains, avec toujours cette tendance après avoir longuement critiqué la France (ou encore se réjouissant de sa fin prochaine) arrivent toujours à venir placer la Russie comme celle qui va sauver l'Afrique (française, l'autre c'est bien connue va très bien) et régler les solutions, ça devient typique et quand on voit les responsables russes dirent que la Russie n'a rien à voir dans tout cela, laissez moi réfléchir...en fait non, pas besoin de réfléchir
  9. Non il manque le VBCI, retourne bosser En tout cas il faudra s'y faire, à cette nouvelle gueule, car à partir de l'an prochain on entre dans le cycle du "grand remplacement" et ils vont très vite devenir "commun". Si parfois on a été habitués sur des chevauchements importants étalés dans le temps de certains programmes, là on est quand même dans un renouvellement massif des véhicules de l'armée de terre en une dizaine d'année. Même si la cible est de 2030, faut pas croire à partir de 2026-2027, que ce soit les VAB ou les 10RC ne sortiront plus vraiment.
  10. Un reportage sur un exercice? Non, Zapad est un exercice pour un reportage dont le but premier est de communiquer bien plus qu'entrainer.
  11. Pékin vient de confirmer, la France lui offre la Nouvelle Calédonie en cas de oui à l'indépendance
  12. Et donc ainsi on va vendre des sous-marin à tout le monde? C'est bien beau de vouloir pousser une gueulante, mais ça ne changera pas le monde.Ce n'est ni l'OTAN ni les pays trop "atlantistes" qui empêchent la France d'exister et ce n'est pas nous en sortant de l'OTAN (ou de son commandement) ou en faisant une mise au point avec ceux qu'on aimerait moins proche des américains qui allons tout chambouler. Tout cela c'est idéologique, c'est du symbolique et produira les effets inverses à ce qu'on imagine, c'est à dire une France qui ne sera pas plus forte, ni plus respectée, ni plus influente, une France qui s'opposera à ses anciens alliés et qui se fera manipulée par des pays, comme la Russie, qui cherchera à exploiter la situation pour avoir une brebis galeuse au milieu de l'Otan, un peu comme ils le font avec la Turquie. Il faut être intelligent et éviter de vouloir à tout prix du symbolique pour décharger sa rancoeur contre des alliés qu'on veut punir, comme s'ils devraient tout faire pour nous faire plaisir, comme si nous, on serait pas très actifs pour faire perdre par exemple le F-35 face à un Rafale. Le problème si les américains "gagnent", ce n'est pas parce que nous sommes trop proches d'eux, mais parce qu'ils sont puissants et c'est cette puissance qui s'impose naturellement et cela n'a rien de propre à eux, si la Suisse serait aussi puissante que les USA, ce serait pareil. Pour la France il faut donc devenir puissant, mais le faire de manière intelligente, c'est à dire de comprendre que cela ne se fera pas en un claquement de doigt ou en une sortie de l'OTAN, que ça prendra des années, que durant tout ce temps, vaut mieux se garder de se faire l'ennemi de nos alliés et la marionnette de pays qui feront semblant d'être nos nouveaux alliés alors qu'ils cherchent juste à amplifier l'animosité entre nous et nos anciens alliés. On doit se renforcer militairement, on se doit de devenir sérieux. Il n'y a rien d'incompatible à le faire dans l'OTAN, en tant qu'allié des américains, ils ne sont pas un frein à cela, cessons de faire semblant qu'on serait comme enfermé dans une boite avec des chaines autour. L'OTAN n'a pas guidé et ne guide pas nos OPEX, elle ne plafonne pas nos dépenses militaires, elle n'oblige pas à faire la guerre, qu'on le veuille ou non, l'OTAN reste une alliance défensive ou les états restent indépendants de faire ce qu'ils veulent et le cas de la Turquie est très typique. Il n'y a aucun outils dans l'OTAN qui empêche l'action unilatérale, si demain on veut envoyer 10 000 hommes sur la lune, l'Otan ne l'empêchera pas. Tout est une question de poids géostratégique, de poids militaire, de poids économique. L'influence se gagne en étant influent et en apportant des solutions, on ne changera pas l'influence américaine en quittant l'OTAN ou en rouspétant sur d'autres pays. Il faut peser sur ce que j'ai indiqué avant, la France a un poids géostratégique important et dans ce poids il y a son réseau d'alliance dont l'OTAN, il y a sa place centrale dans l'UE. La France à un poids militaire internationale, elle a un poids nucléaire, mais elle manque d'un outil conventionnel plus fort. Le poids économique de la France est négligeable. Je le redis, il faut être intelligent, nous ne sommes pas dans une mauvaise posture au point de vouloir agir bêtement sur des sorties symboliques conduisant à un isolement progressif. Il faut exploiter la situation qui permet justement de gagner tranquillement en puissance. Quand on se sera renforcé (et c'est une question politique) on sera en position d'influer, en position d'amener à une Europe de la défense une solution de remplacement des américains. Ce n'est pas en dégageant les américains qu'on va créer une Europe de la défense, on va au contraire diviser l'Europe et voir des pays préférer sortir de l'UE pour garder des liens avec les américains que d'être dans une Europe qui va dire aux pays de l'Est que la Russie n'est pas une menace ou qui va envoyer 400 soldats dans un effort collectif qui aura été débattu 8 mois.
  13. https://www.challenges.fr/monde/paris-brandit-la-menace-d-un-retrait-du-mali-si-bamako-a-recours-au-russe-wagner_780614 On agite le spectre du retrait! Le problème c'est que c'est l'objectif des russes ET du "camp" se trouvant aux manettes à Bamako qui surfe sur le courant qui conspue notre présence. Quand politiquement vous avez le soutien d'une opposition hostile à Barkhane, peu importe les risques et conséquences de notre retrait, ça ne pèsera rien. Des mercenaires russes, très utiles pour créer une garde présidentielle et éviter une transition (prévue en février) voir un autre coup d'état militaire. Un grand classique que de verrouiller ainsi une élite, le plus désolant c'est que la France cherche depuis des années à éviter et fuir cela, que les africains continuent encore d'accuser la France de le faire et qu'ils appellent et applaudissent de voir les russes faire la même chose. Par contre je crois l'avoir déjà écrit ici, la France souhaite quitter le Mali et si nous avançons presque directement le "retrait", ce n'est pas sans raison, on cherche une bonne excuse pour quitter le Mali, à défaut de Takuba et autres initiatives de transitions de forces. Il faut le dire clairement, localement depuis ces coups d'états, nous n'avons plus aucune influence politique, la junte militaire est dans sa bulle (même avec les pays voisins) et cherche à exister dans cette "opposition", c'est là que le classique soutien russe à l'idéologie qui se veut opposer au monde ou à l'influence occidentale, devient naturelle (Moscou entretenant toujours et partout son image d'alternative). Sur un aspect plus large, l'armée malienne n'apporte rien et le Mali en général semble être un boulet sans intérêt d'autant plus que le courant anti-français est acceptée par Bamako quand il n'est pas accepté et soutenu, qu'on laisse d'autres puissances l'exploiter. On a ce paradoxe ou d'un côté on oeuvre pour la sécurité du pays et ou de l'autre on a un pays qui ne dit pas merci et qui laisse même entendre que si nous sommes encore là, c'est que le problème c'est nous. J'ai le sentiment, j'ai la conviction que pour nous, le Mali est devenu un pays qu'on ne souhaite pas aider, que notre intérêt est désormais d'arrêter les frais et ou les conséquences sécuritaires seront une gifle à ceux qui pensent mieux faire seuls, à ceux qui accusent notre force de maintenir l'insécurité ou d'être inutile. Dans cette perspective, il semble que notre nouvelle stratégie serait celle ou on arrête d'expulser les terroristes et compagnies du Mali vers les autres pays, afin de créer un vide sécuritaire qui reconcentrera les terroristes sur le Mali et ou nous serions à protéger avec les pays voisins, les frontières. En bref c'est de faire remonter le "flux" des terroristes en acceptant le "trou" malien au milieu du Sahel, un trou qui se battrait avec ses propres démons. ou l'on chercherait à les concentrer. On imposerait une pression par le Sud qui poussera forcément à une tension avec la frontière algérienne. L'éradication totale du problème sécuritaire au Mali et dans le Sahel ne peut pas se faire. On est et on restera sur cet aspect de "flux" , attendre un jour de "paix" pour crier "victoire" ça n'arrivera pas. Donc à défaut de combattre (personnellement j'estime que c'est une nécessité) le sentiment anti-français, faire une politique d'isolement du Mali et "offrir" à la vermine régionale un terrain ou il peut s'installer n'est pas une mauvaise chose et pourrait abaisser fortement la pression et les risques sur les pays aux alentours. Quand on ne peut pas éteindre un feu, on va le circonscrire, peu importe son intensité au Mali, on éteindra quand ça s'approche des pays "alliés"
  14. Très certainement On doit prendre l'habitude avec le Griffon et le Serval qu'on entre dans un autre aspect capacitaire, celui ou on est face à un équipement spécifique et additionnel à tous les engins (kits...) quand auparavant on était sur un véhicule avec ses équipements souvent "intégrés". Même si on aura quelques particularités avec certaines versions qui recevront des kits que d'autres n'auront pas, il ne faudra pas trop toujours se fier à "l'image". Le Griffon restera très souvent en France "sans aucun kits". De même qu'une tourelle téléopérée ne sera plus propre à un véhicule, donc on pourra facilement déshabiller pierre pour habiller Paul. Faire aussi la part des choses sur les fournisseurs des kits, accessoires qui ne sont pas liés forcément à Nexter et peuvent suivre un chemin différent. On n'exige pas de Nexter par exemple de livrer des Griffon avec le blindage additionnel, la tourelle, les grilles anti-RPG installés, ils livrent juste le véhicule, ensuite ARQUUS, Thalès et autres vont fournir leurs équipements à intégrer avec les modalités et l'assistance fixées par le contrat et qui peut se faire au sein même des unités livrées. Le but est quand même d'obtenir une autonomie pour équiper et déséquiper les Griffon.
  15. Jésus

    [EBRC/Jaguar]

    Le Stryker a ses limites en terme d'adaptations et l'ajout d'un armement plus lourd l'handicape dans sa mobilité (au point de devoir changer moteur, système de freinage etc...) et lui font faire des misères techniques car structurellement il a ses limites. Il s'agit pourtant du même problème que j'ai évoqué au-dessus, cet aspect d'une faiblesse offensive dans le segment léger qui ne peut pas se régler au-delà et qui voit une armée américaine légère se déployer avec comme armement principal, une 12.7 Les américains avaient il y a plus de 20 ans le M551 qui faisait office d'alternative légère (pouvant même être parachuté) pour amener une puissance de feu dans les brigades légères. Le MPF s'inspire de lui. Les américains avaient essayés de réaliser via le Stryker le MGS (qu'ils vont retirer prochainement) en mettant un canon de 105 sur un châssis de Stryker, même si séduisant sur le papier cela a créer des problèmes car ce véhicule n'est pas adapté à cela. Les américains peuvent être très bons dans certaines choses, mais dans le domaine des véhicules terrestres, ils ne sont pas bons. Ils recherchent et s'inspirent souvent de ce qu'on fait en Europe. Ils vont également être largement influencé par des lobbys industriels et politiques qui poussera à maintenir des entreprises, ainsi même si le besoin militaire serait d'avoir par exemple un véhicule à roues, ils vont refaire un chenillé par principe de continuité et parce qu'aussi ils maitrisent mal la conception des engins lourds à roues. L'armée américaine aurait bien besoin par exemple d'un véhicule comme le VBCI plutôt qu'un Stryker ou un Bradley, besoin d'un Caesar plutôt que le M109, souvent même le Pentagone ne cache pas ces besoins, mais au final ça finit par foirer et les militaires se retrouvent avec autre chose, une énième modernisation de M109, un bricolage de Stryker ou de Humvee qui vont en faire des veaux fragiles. Et quand ils décident d'investir massivement (car les morts s'accumulent) on voit des américains qui vont acheter des milliers de MRAP, mais qui sont de vulgaires camions blindés aux capacités très limités et qui s'usent d'une manière exceptionnellement rapide, qui sont armés d'une 12.7 (très rarement téléopéré). Nous on a souvent envié ces blindés, mais ils ne sont pas à envier, les américains s'en sont très vite débarrassé, les refourguant à des forces locales, les laissant sur place car inutiles et trop coûteux à ramener, vendus à ceux qui voulaient bien venir les chercher. Certains disent que notre Griffon ou notre Serval sont comme ces engins, de simples MRAP, mais non, pas du tout. On pourrait croire que tous ces achats américains de blindés aura servis à moderniser leur armée de terre, mais non, dans les faits, ils sont encore aujourd'hui dans une perspective de renouvellement massifs avec des programmes qui durent depuis des années, non pas pour être réalisés, mais pour juste se "décider". Le JLTV va foutre l'immense majorité des MRAP à la casse à mesure qu'il se fait livrer et on se retrouve une nouvelle fois avec un véhicule "léger" et peu armé qui sera l'épine dorsale de toutes les unités légères. Voyez, les différents MRAP n'ont été dans la logique militaire américaine qu'une solution temporaire d'urgence pour les conflits menés en Irak et en Afghanistan, mais derrière leur organisation n'a pas changée, ils restent sur ce qu'ils avaient avant, c'est à dire une force légère articulée autour du Humvee (avec un vhl par escouade) qu'on remplace désormais par le JLTV. Donc l'armée américaine malgré toute l'expérience qui lui démontrera un besoin de réhausser et revoir ses forces légères, va continuer comme avant avec un véhicule légèrement plus protégé que le Humvee. Il n'y a bien que le Stryker qui aura amené un plus pour lequel ils ont vite compris l'intérêt et l'utilité, mais le Stryker reste un véhicule trop léger, mais aussi un mauvais véhicule qui plus est sous-armé. Il manque cruellement dans l'armée américaine des VCI lourds à roues, il manque un engin intermédiaire pour la cavalerie et qui serait également idéalement à roues tout comme il manque une artillerie mobile. On peut se plaindre en France de ne pas avoir des VCI chenillés, mais on a une gamme de véhicules qui offrent de meilleurs possibilités que les américains. C'est ce qui s'appelle "faire avec ce qu'on a". La question de l'artillerie en zone urbaine pose en réalité la question du combat urbain en général. Là on a deux écoles qui s'affrontent (comme souvent) ceux qui veulent faire comme avant et ceux qui veulent réinventer les choses. Ceux qui veulent faire comme avant chercheront dans les archives de conflits du passé, ce qui a été fait et chercheront à reproduire cela en pensant que c'est ainsi que ça se passe. Les autres chercheront des solutions nouvelles pour éviter de reproduire des combats et des tactiques qui conduisent à des pertes importantes en hommes et en matériels. Je fais partie de ceux qui cherchent à réinventer le combat urbain. Si je commençais à développer, au-delà d'être plus ou moins hors-sujet, j'en ferai un livre, car c'est toute la méthodologie de ce combat que je referai. Donc ici on va chercher à donner à l'Auf-1 un petit rôle pour occuper le régiment pour économiser la ressource du Leclerc (et oui...) le temps que le Caesar arrive. Moi c'est typiquement le genre de chose que je veux qu'on évite, avoir des unités complètes qui vont avoir un véhicule sur lequel on cherche une utilité (le 1%...) quand en parallèle on va avoir un véhicule qui fait mieux le job (dans 99% du temps) et qui justifie son emploi quotidien. Là on entre effectivement dans un autre domaine, celui de l'acquisition d'une capacité supplémentaire, comme pourrait l'être des drones, des hélicoptères lourds et autres. Mais là on entre en réalité directement sur le domaine MGCS.
  16. Jésus

    [EBRC/Jaguar]

    Pour cela il faut connaitre les besoins liés à ses missions et pour cela on se repose sur l'usage opérationnel de l'AMX10RC et de l'ERC90. Mais le rôle de ce véhicule n'est pas de faire de l'anti-structure. On est sur un véhicule qui est là pour faire de la reconnaissance et engager un combat d'opportunité dans une phase de mobilité tactique dynamique. Le MMP c'est pour traiter des véhicules, pas pour faire des trous dans un mur et le canon de 40mm, ben ça traverse l'essentiel des murs. Comme je l'ai indiqué, on est sur un véhicule qui se veut palliatif à une absence d'unités lourdes pour des unités plus légères. Pour cela il faut comprendre l'organisation américaine avec le très léger d'en bas et le lourd d'en haut qui créer une armée à deux niveaux qui manque cruellement d'un segment qu'on pourrait qualifier de "médian" (terme qui n'est pas lié à un tonnage mais à des capacités). Cette réalité fait que comme je le disais, on retrouve bien souvent des américains en mode "léger" qui n'ont presque rien comme puissance de feu et qui sont dépendants d'appuis aériens. Avec une artillerie peu mobile si ce n'est fixe et le couple Abrams/Bradley qui n'est pas toujours de la partie, vous avez vite fait d'être dans un manque d'appuis au sol. Ceci explique le besoin américain de retrouver une capacité qu'ils avaient il y a de nombreuses années, de disposer d'un char léger qui comble un trou important dans la raquette de nombreuses brigades "légères" .
  17. Jésus

    [EBRC/Jaguar]

    Mais il faut comparer le comparable. Le Jaguar n'est pas un "char moyen". Le programme américain MPF n'est pas le pendant du programme français Jaguar. Chez eux on cherche effectivement à acquérir un char léger qui soit directement dans les mains de l'infanterie. Et effectivement ce sera bien plus un véhicule d'appui d'infanterie que ne peut l'être le Jaguar qui reste un véhicule de cavalerie (donc avec ses missions spécifiques) axé sur la reconnaissance. Les américains cherchent à casser une dépendance organique de son infanterie à dépendre d'une cavalerie dont le seul véhicule est l'Abrams, un véhicule qui n'est pas forcément toujours présent en raison de son empreinte logistique et technique. Le problème des américains depuis de nombreuses années, c'est qu'ils sont trop segmenté en lourd/léger et qu'ils ont une dépendance l'un à l'autre. Le lourd est beaucoup trop lourd, le léger est beaucoup trop léger et le juste milieu s'obtient en mariant les deux. Sauf que dans de nombreuses missions, ils ont juste besoin de léger, d'être réactifs et mobiles que ce soit en raison du terrain ou de la mission qui l'impose ou alors du défi et de l'investissement logistique. Et quand votre force légère d'infanterie n'a que des blindés équipés au mieux de 12.7 (rarement téléopéré en plus), qu'à côté il n'y a pas le "lourd" avec le duo classique Abrams/Bradley, ben vous êtes dans une sorte de "blocage" dans l'appui feu et vous n'avez que l'appui aérien pour inverser cela. Donc on assiste souvent avec les américains à ce double niveau, d'un côté ils vont envoyer une force lourde avec des Bradley et des Abrams faire ce qu'il faut, de l'autre on a des américains qui semblent "démunis" en roulant dans des Humvee, des MRAP et des Stryker avec une 12.7 en arme principale et sans véhicules plus lourd à côté qui va les accompagner. Ces dernières années ils cherchent des solutions pour augmenter cette puissance de feu, en rééquipant des Strykers ou en cherchant un véhicule comme un char léger qui serait plus facile à déployer qu'un Abrams. Nous en France on a toujours voulu avoir un véhicule de cavalerie qui soit utilisable dans une force légère ou plus lourde. Après il ne faut non plus prendre les autres pour des références et nous pour des idiots. Les américains cherchent à se construire une nouvelle capacité, nous nous faisons évoluer une capacité que nous avons déjà, le retex d'un véhicule avec canon de 105mm, nous l'avons avec le 10RC, ce n'est pas un industriel ou un homme politique qui ne connait rien qui a imposé inconsciemment le passage à un canon de 40mm+MMP. Je le dis souvent, vaut mieux avoir un équipement adapté et utile dans 99% des scénarios que vouloir un véhicule moins adapté et moins utile en s'imaginant en permanence des scénarios dans le 1% restant. Le Jaguar n'est pas un tueur de chars. Nos moyens s'adaptent à la menace, il y a un besoin de complémentarité dans l'interarme qui doit être permanente. Il n'est pas concevable pour une armée comme la nôtre de se permettre d'avoir des unités qui ne servent à rien car leurs moyens trop lourds, trop coûteux ne sont pas employés. Le choix d'avoir par exemple dans l'infanterie que des véhicules à roues, c'est aussi le choix d'avoir une infanterie qu'on peut employer partout et éviter d'avoir des régiments inutiles car leurs VCI chenillés ne seront pas ou ne pourront pas être déployés. C'est la même chose pour l'artillerie, ils servent à quoi nos Au-F1 à part attendre l'hypothèse du scénario ou leurs chenilles deviendraient un avantage? Le fameux scénario du 1% mais qui fera qu'on assistera à posséder de l'équipement que nous n'utilisons pas. Et ce n'est pas propre à de la basse ou de la haute intensité. Un véhicule chenillé peut très bien faire les deux, un véhicule à roues également. L'un n'est pas "spécifique" comme beaucoup le laisse à penser. Je préfère avoir un VBCI qu'un BMP2 en haute intensité, pourtant certains seront convaincus qu'un BMP2 est plus adapté et que le VBCI n'est qu'un véhicule pour de la basse intensité. Il y a une grande méconnaissance de ce qui est adapté ou inadapté, c'est très souvent bardé de clichés et de références anciennes, le chenillé ce serait pour du lourd et du combat intensif, la roue ce n'est que du léger, plus le calibre est gros, plus il serait "utile". Il n'y a pas de véhicules "adaptés" à de la haute intensité ou qui serait juste bon pour de la basse intensité. Il y a des véhicules lourds et des véhicules légers qui ont leurs propres caractéristiques en fonction des missions qui leur sont dévolues. On peut avoir besoin de léger dans de la haute intensité au même titre qu'on peut avoir besoin de lourd dans de la basse intensité. Vous pouvez mener habilement une force légère dans de la haute intensité y compris face à des forces lourdes en face, comme vous pouvez galérer comme les russes à Grozny avec des forces lourdes qu'on pense "écrasante" ou encore échouer comme les israéliens face à une milice équipée de missile anti-chars. Attention aux convictions qui font croire qu'un Jaguar serait moins adapté à un conflit de haute intensité car ne disposant pas de chenilles ou d'un canon assez gros. Attention à ne pas croire qu'il serait juste bon contre des ennemis "faibles". Il y a énormément de facteurs à considérer, la mobilité, la tactique, la coordination, la complémentarité, le renseignement ce sont des choses qui font bien plus la différence qu'un calibre ou des chenilles.
  18. "L'ancien chef d'état-major des forces armées iraniennes, Hassan Firouzabadi, qui avait accusé des Occidentaux d'utiliser des lézards pour espionner l'Iran, est décédé du coronavirus à l'âge de 70 ans" https://www.lefigaro.fr/flash-actu/iran-l-ancien-chef-d-etat-major-general-meurt-du-covid-19-20210903
  19. Les connaissances militaires de certains sont parfois ridicules. Confondre les blindés laissés par les soviétiques avec des chars laissés par les américains (alors que ces derniers contrairement aux soviétiques ont toujours bien pris le soin de ne donner aucun véhicule réellement offensif, se limitant à de simples blindés armés pour de l'autodéfense) Avec ce genre de personnages on a l'impression de devenir des spécialistes
  20. Le classique bouc émissaire étranger qui doit détourner l'attention de la situation intérieure
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