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AIR-DEFENSE.NET

Jésus

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Everything posted by Jésus

  1. Je pense qu'il s'agit surtout d'ITAR avec lequel les américains abusent pour restreindre ou empêcher des exportations. On se souvient du SCALP en Egypte, mais pas que. Souvent de petits composants, les américains pensant que nous avons une "dépendance" à eux et que donc au final pour le client, il faudra acheter américain. Sauf qu'on a montré et qu'on montre que cette politique américaine pousse la France à devoir investir pour créer une solution indépendante ou acheter à un autre fournisseur. La finalité c'est que les américains ne gagnent rien, au contraire ils perdent un marché et se font un concurrent, pour nous on perd du temps et de l'argent.
  2. Présentation du prototype du griffon: "ohh qu'il est moche" Présentation du prototype Jaguar: "ohh qu'il est moche" Présentation du prototype Serval: "ohh qu'il est moche" Présentation du prototype du nouveau VBG: "ohh qu'il est moche" Spoil: Présentation du prototype VBAE: "ohh qu'il est moche" Présentation du nouveau camion: "ohh qu'il est moche" ... En fait c'est toujours pareil, on a nos "modèles" anciens en tête auxquels on s'est habitué, puis les nouveaux arrivent et ne sont pas physiquement sur les mêmes lignes alors on se dit qu'ils ne son pas adapté/pas beau et on va chercher tous les défauts imaginables que pourraient induire ce physique. On va pendant des mois se contenter de l'image d'un prototype, s'arrachant les cheveux sur un esthétique, des équipements qu'on jugera fragiles, insuffisants etc.. Pourtant comme à souvent, quand le produit final arrive, on se dit qu'en fait ce n'est pas si mal, qu'en fait il n'est pas si moche et qu'au bout de quelques temps, on le trouvera super. Puis quand viendra le temps de remplacer ces véhicules, on va refaire le même discours. Le plus important c'est que la gendarmerie reçoit un successeur aux vieux véhicules actuellement à sa disposition, qu'elle reçoit le nombre voulu et qu'on s'évite un énième programme de revalorisation du vieux VBG, qu'on ne peut pas qualifier comme "beau" mais que "l'habitude" ainsi que l'usage opérationnel a rendu "beau". Ce qui compte c'est ce qu'on veut en obtenir, ce n'est pas un véhicule de guerre et son esthétique ne sera pas un outil de dissuasion.
  3. De ceux qui pensent savoir sans savoir et accusent les autres de ne pas leur avoir appris le savoir en prétendant qu'ils sont suffisamment grands pour savoir tout seul.
  4. Ce ne sera donc pas le Serval, je pense que les lignes de productions suffoquent pour une livraison rapide aux gendarmes.
  5. Les acquisitions militaires sont toujours sur un temps long avec de grands étalements financiers. Plus on commence tôt plus on peut dépenser sur la durée, on paye la recherche et le développement et ensuite on va payer les commandes également sur des années. On va avoir par exemple un PA qui coûtera 10 milliards mais dont le financement se fera sur 15 ans. Aujourd'hui il faut regarder ce qui a été fait, ce qu'on fait et ce qu'on fera pour l'horizon 2030. Beaucoup est fait, beaucoup sont dans les cartons, peut-être que les livraisons ne permettent pas encore de l'appréhender, mais beaucoup de matériels seront remplacés d'ici 2030. C'est globalement tout l'équipement de l'armée de terre qui aura été remplacée, du petit équipement aux véhicules. En reste juste avec le Leclerc (dont le successeur aura été logiquement déjà bien financé pour son développement) et possiblement le VBAE (mais qui pourrait déjà être là). Regardez tout le reste, il n'y a pas grand chose, vous me trouverez peut-être quelques véhicules un peu particulier ici ou là. Dans l'ALAT, tous les NH90 seront là, le Tigre normalement rénové, le HIL une bonne partie livré. Dans l'armée de l'air, les MRTT seront là, tous les A400M également, la plupart des hélicos remplacés, des Rafale bien plus nombreux avec une flotte relativement récente. Dans la marine, quels sont les navires à remplacer, il n'y en a pas beaucoup. Beaucoup des programmes que vous citez sont pour des remplacements pour 2040 et après. Le problème c'est qu'aujourd'hui, le besoin semble "énorme" et que donc il y ait un énorme besoin de financement. Sauf qu'il faut garder l'échelonnement et les choses qui sont en cours et vont se faire, prendre en compte l'étalement des programmes qui comme le SCAF se feront parfois sur 30 ou 40 ans. Je rejoins Scarabée, on est aujourd'hui dans un rattrapage, c'est à dire qu'on va faire pleins de choses, qu'on cherche à accélérer les remplacements et à assainir les finances mais qu'on est encore contraint avec le budget actuel à faire des priorités. Je sais que cela demande un effort de comptabilité pour bien dessiner le contour de ces perspectives, mais le plus compliqué financièrement, c'est bien les années actuelles, beaucoup moins les années 2030 (si on en reste aux perspectives)
  6. Un proverbe africain dit: Si un blanc te dit que le feu brûle, méfie toi de lui, il est fourbe, tu peux y mettre la main sans crainte...
  7. Je ne pense pas. Par contre je pense que le Maroc va agir plus massivement pour prendre le contrôle total du Sahara occidental (ce qui déplait aux algériens, mais pas au point de lui faire la guerre) La France ne va pas acheter des drones kamikaze israéliens fabriqués sous licence au Maroc. Si la France exprime un besoin, elle produira chez elle un tel drone et sans avoir besoin d'Israël. Le drone kamikaze est simple à réaliser, c'est plutôt sa "place" dans notre armée qui est à définir (pour qui? par qui? pour quoi? avec quoi? quand? comment?....). Sinon pour le Maroc et l'Algérie, les drones offrent ce sentiment de pouvoir agir et dépasser des limites dans l'action qu'on ne ferait pas avec une aviation normale. Des drones qui peuvent se perdre et qui pourront tester ou exercer une pression sur certains points. Mais attention à ne pas mettre un jeu d'alliance qui n'existe pas. Le Maroc n'est pas un allié de la France, comme l'Algérie n'est pas un allié de la Turquie. Ces deux pays sont relativement seuls, ils ont des partenaires, des appuis, mais ils ne vont pas embrigader d'autres nations dans leurs conflits. On voit aussi le Maroc acheter des drones aux turcs.
  8. En réalité le rôle de Macron s'est arrêté à la signature de la LPM, ensuite derrière il y a des exécutants. Même pour élaborer la loi de programmation militaire, ce n'est pas le président qui a choisit, il a fixé un objectif financier, c'est à dire 2% du PIB, on lui a ensuite proposé différents plans de financement pour y arriver en le mettant dans "l'ambiance" avec une revue stratégique, il a choisit l'échéance de 2025 avec les hausses par année qu'on connait et l'incertitude des 3 dernières années (ce n'est pas un calcul politique ou une entourloupe "préparée"). Son rôle s'arrête là, ensuite ce sont diverses équipes qui vont travailler sur les besoins, les priorités qui vont anticiper les coûts etc et qui finiront par en faire la LPM qui sera validée. Bien entendu cette évaluation des coûts et des délais reste une perspective, ceux qui ne veulent pas le comprendre et pensent que le programme c'est cela et que c'est comme ça que ça va/doit se passer sont les premiers qui vont crier que la LPM n'est pas respectée et vont insinuer une volonté "politique" de ne pas l'avoir respecté. Mais non, on ne peut pas prévoir les problèmes avant qu'ils n'arrivent, on ne peut pas prévoir un surcoût avant d'y être confronté, les retards, les dépassements budgétaires ont forcément un impact, mais il est souvent industriel et quand il y a ce genre de problèmes, ben au ministère de la défense, on doit réévaluer les dotations financières pour y faire face, pour s'adapter. Comme pour les VLFS et PLFS, ce n'est pas Macron qui a décidé qu'Arquus prenne du retard pour la livraison. Mais ces gens ne veulent pas comprendre et admettre ces réalités, ils mettent systématiquement tout sur le dos du président. Le problème en agissant ainsi, c'est qu'ils pensent que les problèmes partiront avec un autre président, sauf que tout le système sera le même, les procédés seront les mêmes, ceux qui définissent les choix, les priorités, les programmes, ce sont les mêmes. Les industriels n'auront pas moins de problèmes avec un autre, si aujourd'hui ils ne sont pas capable de faire une frégate par mois, ils ne le seront pas demain non plus, même avec énormément d'argent. Il y a des limites à prendre en compte, tant dans l'industrie qu'au niveau humain (recrutement). Il ne suffit pas de vouloir, ni d'y mettre uniquement de l'argent pour que ça marche comme on veut. C'est ainsi partout, dans tous les pays, les russes voulaient bien avoir 2000 chars T-14 en 2020, mais les industriels ont des problèmes, les surcoûts aussi, la faute à Poutine qui a encore choisit de prendre l'armée comme variable d'ajustement budgétaire (car oui, le budget russe depuis 2016 a bien baissé). Idem pour les américains, vous pensez que l'épisode du F-35 a été voulu? Que c'est l'état américain qui ne respecte pas ce qu'il avait promis? Non c'est industriel ! Le problème c'est que les anti-Macron (je précise que je n'ai pas voté pour lui) ne supportent pas que cet homme qu'ils détestent ait amené une amélioration pour les armées. Ils ne veulent ni le voir ni l'accepter et ils diront en permanence que ce n'est rien, que c'est insuffisant, que c'est de la poudre aux yeux quand ils ne diront pas qu'en réalité le budget est en baisse ou qu'il complote pour ne pas respecter la LPM. Ils espèrent même qu'elle ne soit pas tenue, à l'affut du moindre écart, du moindre problème, ils cherchent cela pour faire valoir leur opposition politique. Pour eux, une moindre hausse financière devient une "coupe" dans les armées et ils vont vite vouloir en faire un scandale alors qu'en fait ils ne comprennent rien. Autre pratiques habituelles pour fuir la réalité de la hausse du budget par ce gouvernement, c'est qu'on va jouer sur "l'insuffisance" en faisant miroiter un conflit imminent, ceci afin de faire passer l'effort actuel comme inutile, pour eux ils osent croire que tout se fait et doit se faire en 2 ans grand max, s'il n'y a pas une augmentation massive à l'instant T. Je veux bien comprendre qu'on aimerait tous parvenir à remplacer au plus vite ce qu'on a, qu'on aimerait tourner des pages, mais il y a des limites industrielles qui sont à prendre en compte, il y a des limites humaines à prendre en compte, l'armée ce n'est pas juste l'achat d'équipements, on ne va pas acheter 30 sous-marin s'il n'y a pas les équipages à mettre dedans, la remontée ne peut se faire que progressivement.
  9. De toute façon, la Russie de Poutine est toujours à double langage, fait ce que je dis pas ce que je fais. Les russes cherchent à foutre le bordel dans les pays qu'elles considèrent comme ennemis (l'occident en gros) en soutenant tous les mouvements, tous les partis politiques qui peut l'amener ou qui peuvent conduire à un affaiblissement. Elle fait chez les autres tout ce qu'elle cherche à éviter chez elle. Donc peu importe le constat de Poutine, il est destiné à sa politique intérieure, pour légitimer ses actions, il n'est pas destiné à nous pour notre bien. Ce n'est pas un discours universaliste même s'il veut en donner la forme. C'est comme le soutien aux partis nationalistes, la Russie le fait uniquement dans la perspective de voir des pays occidentaux briser leurs liens, que ce soit par une sortie de l'UE, de l'OTAN, elle ne fait pas cela pour nous sauver, nous renforcer. Dans le même temps que Poutine annonce ne pas s'ingérer dans les affaires des autres, ses médias et tout son système de guerre informationnel en fait exactement le contraire, n'allez pas me dire que Sputnik et RT étaient rangés derrière la police face aux gilets jaunes pour préserver l'ordre et la stabilité dans le pays comme ils le feraient chez les pays "alliés" ou en Russie (via les médias publics nationaux). N'allez pas me dire que les russes ne soutiennent pas le sentiment anti-français en Afrique et n'allez pas me dire que Poutine est honnête quand il dit qu'il n'a aucun lien avec Wagner. Cet homme est malhonnête et n'est pas notre ami, le genre d'individu qui va te serrer la main avec un grand sourire, t'expliquer que 2+2=5 et ne pas accepter que tu lui dis 4, puis viendra te poignarder dans le dos pour lui avoir tenu tête sur ses certitudes. Admiré pour son anti-américanisme, il est le président de la Russie, il agit pour les intérêts de la Russie et il reste un produit (quoi qu'on en pense) de l'appareil politico-militaire soviétique qui a encore en ligne de mire la grande URSS comme référence géographique et l'OTAN comme ennemi permanent contre lequel s'opposer est existentiel à la Russie. Nous ne le changerons pas, pas plus que sa petite équipe de "vieux" autour de lui, je ne dis pas qu'aux USA c'est différent avec les anciens qui ont grandis dans la guerre froide, mais l'un n'annule pas l'autre, l'un n'excuse pas l'autre, je ne crois pas en la Russie qui serait toujours la victime et qui ne ferait que se défendre et je pense que plus le temps passe moins il y a de gens qui arrivent encore à défendre cette thèse.
  10. La réalité de la Russie, c'est que c'est elle qui a autorisé la Turquie à lancer des opérations militaires en Syrie afin de la mettre de son côté sur l'aspect d'une géopolitique anti-occidentale. Erdogan cherchait auparavant en vain le soutien américain pour entrer en Syrie pour pouvoir contrebalancer une opposition russo-syrienne dans un jeu de puissances qui avait déjà amené les turcs à abattre un avion russe. Pour Moscou, c'est compliqué, car d'un côté elle ne veut pas voir la Turquie lui redevenir hostile, de l'autre sa présence aux côtés d'Assad la pousse dans une logique à défendre l'intégrité territoriale au profit de son allié, c'est aussi la crédibilité de son engagement qui est en jeu. Assad n'a pas eût son mot à dire quand les Poutine et Erdogan se sont donnés la main pour lui permettre d'agir en Syrie. Assad n'est d'ailleurs plus qu'un pion militaire pour Moscou sur un échiquier ou ce sont les russes (de moins en moins les iraniens), les turcs et même les américains qui jouent et décident qui fait quoi. Quand l'armée syrienne et la Russie avait décidée de "s'opposer" à la progression turque, on assistait en fait à une course pour définir une limite de progression tout en essayant de gagner le maximum de terrain. Mais on reste encore une fois dans un jeu ou ce sera Poutine et Erdogan qui vont fixer les limites par des accords et ou ensuite on verra les supplétifs locaux (Assad ou les rebelles pro-turcs) jouer sur les limites et les failles de ces accords. Mais jamais on ne verra les russes mener une guerre contre la Turquie pour la chasser de Syrie. La Turquie est un trop gros morceau qui peut très rapidement amener des moyens militaires importants, amener des contraintes logistiques importantes à la Russie en Syrie. Les russes ils ont ce qu'ils ont en Syrie et ce n'est pas de gros moyens, c'est pour cela que Moscou cède assez souvent quand les turcs sont déterminés à pousser en Syrie, on fera juste monter la tension pour qu'ensuite les russes obtiennent un accord pour leur éviter une déconvenue mais qui au final officialisera un gain territorial pour la Turquie. Le grignotage se fait ainsi. La Turquie est en position de force en Syrie et elle le sait. La Russie est en position de faiblesse en Syrie face aux puissances étrangères, que ce soit la Turquie, les USA, Israël, c'est pour ces raisons que malgré les grands discours, elle ne fait jamais rien contre eux. La Russie s'est imposée dans un contexte de guerre intérieure en Syrie en permettant une domination d'Assad face à ses opposants, c'est indéniable, mais cela a été permis par l'inaction des occidentaux qui ont bien démontrés qu'ils ne s'engageront pas directement et encore moins massivement dans ce conflit, c'est cette inaction qui a offert une "place" à la Russie. Alors certes, sa présence rend moins facile une attaque contre Assad mais nous l'avons vu, avec les américains, avec les israéliens, s'ils veulent frapper, ils frappent et les russes ne feront pas la guerre à ces pays pour l'honneur de Damas. Les russes dans les zones kurdes se font caillassés par les populations locales qui les accusent d'être inactifs et inutiles face aux turcs (avec lesquels ils font parfois des patrouilles conjointes). La Russie n'est pas la protectrice des kurdes et cette réalité est un problème pour elle et les forces syriennes mais aussi une opportunité pour les turcs. La Turquie d'Erdogan a dans le viseur une conquête territoriale plus large et plus nette avec la Syrie, la prise de Kobané, Manbij mais aussi des zones plus à l'Est frontalière avec l'Irak. Même si diplomatiquement les turcs jouent avec les russes pour faire respecter leurs accords, dans les faits les turcs poussent à l'escalade afin de dénoncer ces accords et y intervenir. Il faut s'attendre à nouvelle opération en Syrie dans les mois à venir.
  11. Oui c'est bien ça, on est bien sur une difficulté des industriels à tenir leurs cadences en raison de l'effet "rattrapage" post covid qui sont "globaux". Il y en a sur le site opex360 qui ne veulent pas se donner la peine de le comprendre et préfèrent donner le sentiment qu'on serait à réduire les budgets ou je ne sais quoi d'autres afin de faire valoir un non respect de la LPM leur servant à "attaquer" Macron. D'ailleurs sur opex360, ça devient maladif ces commentaires politisés. Mais dans les faits on est sur quelques mois de décalage, suffisants pour obtenir une redistribution financière sur une année budgétaire. Par contre le titre est trompeur, on pourrait avoir le sentiment qu'on va libérer de la place sur la ligne du Griffon pour produire le VBAE, alors que non, c'est juste un peu d'argent pour le développement du VBAE qui pourra peut-être gagné 1 ou 2 ans. * De savoir si cette histoire va durer, mécaniquement non. La quantité nécessaire aujourd'hui est la même qu'avant le covid, en réalité le gros problème ne se situe pas dans la production, mais dans le transport. Tout le monde veut être livré en priorité mais la distance entre l'offre et la demande conduit à une surcharge de travail pour les transporteurs (cargos etc...). L'important c'est de "combler" cette vague afin de revenir à une normalité. Cette situation conduit à augmenter le coût du transport, donc des marchandises. Ce qui se passe en ce moment c'est qu'il y a des choix qui sont fait sur la valeur des marchandises, certaines choses sans grandes valeurs marchande ne sont plus acquises car ça devient trop coûteux à transporter et lorsqu'on le fait, les prix (inflation) augmentent et ça ne se vend pas forcément. C'est aussi un problème du riche et du pauvre, car les pays, les entreprises qui ont de l'argent peuvent acheter, ceux qui survivaient grâce à des prix abordables vont se casser la gueule. En réalité ce qui va très certainement se passer d'ici quelques mois, c'est qu'on va passer cette vague sur les choses prioritaires (matières premières etc) qui permettent de faire tourner les usines etc. Mais qu'on aura aussi un effet déflationniste sur de nombreux secteurs qui aujourd'hui mettent les bouchées doubles pour satisfaire la demande (et s'en mettre plein les poches) mais qui se retrouveront avec un excédent d'offre. Cette crise démontre (une nouvelle fois) que produire à l'autre bout du monde (ce n'est pas qu'une question de la Chine) dans un marché globalisé (ou celui qui paye le plus est prioritaire) n'a pas que des avantages. Malheureusement on risque de ne toujours pas en prendre pleinement conscience, il est crucial de relocaliser et surtout j'estime plus que nécessaire que l'on agisse pour détenir les matières premières et surtout qu'on sorte de la dépendance pétrolière qui pompe énormément d'argent au profit de pays producteurs qui font les prix avec des marges intolérables. Alors que ce soit du nucléaire, des véhicules à hydrogène ou électrique, peu importe, il faut le faire et imposer notre modèle. Au vue des problèmes énergétiques qu'on constate un peu trop en Europe, cette dépendance au gaz russe par exemple, je ne serai pas contre que la France investisse massivement dans le nucléaire pour produire bien plus d'électricité que nécessaire (afin d'en diminuer le coût et ainsi permettre de dégager le chauffage au gaz, au fioul et de faire de l'hydrogène pour les véhicules en plus de l'électrique) puis ensuite qu'on vende à l'étranger proche. A défaut de pétrole et de gaz, soyons un géant pour la production électrique. Désolé si je m'égare par rapport au sujet.
  12. Plus un chef autocratique se radicalise dans ses propos et sa politique en général, plus il fait l'éloge de ses faiblesses. Ici comme ailleurs, tout le monde s'inquiète de la Turquie d'Erdogan, la craignant pour diverses raisons, mais en réalité cette Turquie qui donne une impression hégémonique est dans de graves difficultés économiques, sociales, politiques. Erdogan n'est pas aussi fort à la tête de la Turquie qu'il ne le fait paraitre. Il joue bien entendu sur la fibre nationaliste et de son camp pour s'imposer, mais la situation du pays se dégrade de jour en jour. Une autocratie peut tenir quand votre pouvoir fort est corrélé à une amélioration des conditions de vie du peuple, c'est pour cela généralement qu'après une crise économique, une guerre, il est bien plus facile d'assoir un tel pouvoir car souvent l'économie se redresse après, sans forcément être de la responsabilité du pouvoir politique, mais c'est lui qui va en tirer la couronne de lauriers. Par contre dans le cas de la Turquie, nous avions un pays qui était sur une voie montante, une bonne croissance et durant ce temps là, la politique du pays était tout de même démocratique sans ambition hégémonique. La tournure prise par Erdogan depuis le coup d'état raté, fait que le pays en se faisant des ennemis (intérieurs comme extérieurs), pousse à détériorer la vie des turcs. Dans ce contexte, le pouvoir doit assumer cette détérioration et si sa tentation est de trouver un bouc émissaire extérieur tout en évitant les voix de la discordes à l'intérieur, au bout d'un moment ça ne passera plus. Cela peut s'avérer dangereux, car la politique nationaliste utilisée comme guide va chercher des victoires pour redonner de la confiance, de l'espoir. Les discours "agressifs" et les mesures diplomatiques symboliques ça va un temps, mais au bout d'un moment il faut du concret. Pour cela comme bien souvent nous l'avons vu dans l'Histoire, c'est l'armée qui devient l'ultime manoeuvre. Pas étonnant de revoir depuis quelques temps Erdogan faire des déclarations sur la Syrie et une possible nouvelle intervention. La Syrie étant un ventre mou sur lequel il est bien plus simple de taper que ne le serait les européens qui pourtant sont les "ennemis diplomatiques" des ses discours. Insulter les forts de loin, frapper les faibles de près.
  13. Quoi le pays sauveur de l'UE et du monde grâce à ses avions AN-124 surmédicalisés (pardon surmédiatisés) en étant le premier pays à avoir un vaccin super efficace et dont la gestion de l'épidémie permettait de sauver l'économie serait aujourd'hui le pays européen le plus touché? Ce n'est pas sur sputnik qu'on fera le parallèle, le plus important n'étant pas la Russie, mais le danger de la 3e dose d'un vaccin "non russe" en Europe...
  14. Bientôt on aura droit à : "Le Mali est parvenu à un accord avec les terroristes, Bamako a accepté d'instaurer la charia en échange d'un cessez le feu, le haut conseil islamique applaudit une victoire qui permettra d'amener la paix"
  15. Voici Anjali, fournisseur officiel de l'armée française
  16. Le Fardier est un véhicule qui préfigure le robot MULE de demain. Même s'il n'est pas "nouveau" dans le concept (on en avait déjà) le petit véhicule d'allègement, de mobilité offre des capacités très intéressantes pour des unités légères traditionnellement à pied. On retrouve une capacité légère et de haute mobilité que nous avions perdu du côté des paras. On redonne une capacité d'agir en autonomie sur une plus grande distance à de petites équipes parachutées. Que du positif avec cela, l'arrivée des véhicules (VLFS et PLFS) chez les FS va là aussi améliorer considérablement les moyens.
  17. La notion d'indépendance est effectivement de nos jours très idéologique tant l'interdépendance domine le monde. On peut très bien dire que nous sommes indépendants pour produire nos armements, mais quand on y regarde bien, est-ce que tout ce qui constitue un équipement est produit de A à Z chez nous? Entendez par là, les matières premières? Même si on peut fabriquer un avion, en réalité nous achetons de l'étranger l'essentiel des matières nécessaires à sa conception et si demain on a un embargo du monde entier contre nous, nous ne pourrons pas continuer cette fabrication. Idem pour le pétrole, on ne pourra pas faire voler cet avion sans fournisseur. Mais c'est pareil pour des pays qui produisent beaucoup et dépendent des ventes à l'étranger pour son enrichissement. Ce monde là est différent du monde d'avant ou l'indépendance recherchée se voulait être totale et ou le commerce était un "bénéfice". On cherchait à produire tout du début à la fin et ce que nous n'avions pas, on cherchait à le conquérir. L'achat sur le "marché" à d'autres pays était une solution temporaire et palliative à une solution indépendante qui pouvait passer parfois par des guerres. Même si le monde actuel est bien différent, que la multitude des ressources et des besoins complexifie une réelle indépendance, le principe reste de mise et une réelle politique d'indépendance demanderait de profonds changements qui ne se feraient pas en 2-3 ans. Donc pour ne pas voir et faire ces profonds changements, comme je l'ai dit, l'indépendance est idéologique, on la cherche dans le symbole, dans l'opposition politique ou diplomatique, en Afrique s'opposer à la France ou de s'opposer aux USA chez nous. Dans ce combat on peut parfois tomber dans des délires qui sont acceptées, car il faut "abreuver" ce sentiment pour garder l'idéologie indépendantiste intact. ------------------------------ Mais dans la réalité, l'indépendance revêt 3 grands domaines (économie, politique, militaire) qui sont eux mêmes divisés en plusieurs fragments. Le domaine central reste à mes yeux, celui de l'économie et sans lui l'indépendance politique et militaire ne peut pas se faire. S'il faut arriver à une indépendance économique, il faut posséder, produire et transformer les ressources naturelles, donc refaire des mines. Avoir une indépendance énergétique peu importe que ce soit au nucléaire, au gaz, au pétrole, au charbon ou au renouvelable tant que nous avons et faisons tout. Si nous n'avons pas ce qu'il faut, accepter la confrontation militaire pour s'accaparer des ce qu'il faut et ne pas hésiter à exploiter à notre profit au détriment des autres (car si en Afrique on aime parler de colonialisme et d'exploitation par la France, en réalité on en est loin, ils ne savent pas de quoi ils parlent et le système qu'ils critiquent c'est celui d'un système mondialisé qui se fait partout dans le monde). Une politique agressive et conquérante qui ne se fera pas sans contraintes, sans crises, sans risques. Mais avant d'en arriver là, il faudra se "sortir" au maximum du besoin d'importation et ne pas non plus trop dépendre des exportations. La réindustrialisation est obligatoire pour y parvenir, satisfaire notre propre besoin quitte à ce que ce soit plus cher, l'important c'est que notre argent reste chez nous. On doit également financièrement être viable, pour cela il faut déjà parvenir à effacer le déficit public, mais aussi éliminer le recours à des créanciers extérieurs. Une telle politique fera mal aux chiffres de l'économie, va créer un ralentissement, une baisse de pouvoir d'achat, une agitation sociale. La liste est encore longue, mais on peut comprendre le pourquoi du comment la réelle indépendance ne se fera pas, même si sur le papier, pour un pays, pour le nationalisme ça serait formidable. Le système actuel permet une création de richesses conséquente et on cherchera plutôt à exploiter ses possibilités que d'en sortir, car derrière le monde entier va continuer ainsi. C'est justement parce que le monde entier agit ainsi (sauf peut-être la Corée du Nord) que ce n'est pas problématique, l'interdépendance évite la recherche d'une indépendance qui serait une nouvelle course à la captation des richesses et qui se feraient très vite sur le dos de pays pauvres et faibles comme on en a en Afrique. Le combat pour l'indépendance, qui se fait goutte par goutte est en réalité sans fin car il est tellement complexe, énorme et difficile qu'aucun homme politique n'irait s'y aventurer à fond, que ce soit en France, en Russie, en Chine, aux USA ou ailleurs. Qu'on se contente déjà de supprimer le déficit public et commercial (rien que pour ça on en a pour des années), après on verra...
  18. Oh mon dieu, mais qu'allons nous faire!!! L'Algérie use du peu de moyens de pression qu'elle a afin surtout de satisfaire une posture politique qui reste celle ou l'Algérie a bien trop de fierté pour ne pas céder à l'ancien colonisateur. Le problème c'est que nous avons bien plus de cartes à jouer qui ont une réelle conséquence quand les algériens vont avoir surtout de beaux discours contestataires.
  19. Macron a juste raison (ce n'est pas un constat propre à lui), on sait tous comment le système algérien est depuis l'indépendance. Le FLN voulant rester dans une idéologie victorieuse contre l'ennemi français pour continuer à récolter la fierté nationale légitimant leur pouvoir. Les algériens le savent, la France est un cas à part qui impose par les relations une attitude complaisante, de coopération mais que le système algérien entretient une animosité dans les esprits. Et nombreux sont les algériens qui "combattent" la France sur les réseaux. On va voir très bien ces gens s'exprimer dès lors qu'on leur donne un prétexte de le faire, mais ce n'est pas ce prétexte qui va engendrer cette défiance, elle est déjà là, juste dans la retenue. Donc bien entendu tous les algériens ne sont pas comme ça et beaucoup comprennent ce système politico-militaire qui est prêt à tout pour ne rien lâcher à la société civile, quitte à tomber dans la guerre civile. Maintenant pour la France on peut se demander si le président fait cela d'une manière calculée ou non. Pour ma part je pense que ce n'est pas un hasard et qu'il y a un dessein de politique intérieure qui cherche à avoir du "dossier" à présenter à la présidentielle à ceux qui vont jouer le thème de l'immigration. Car cette affaire fait suite aux mesures pour le retour des expulsés au Maghreb. Mais jouer la petite crise avec ces pays pour valoriser ensuite une politique de pression sur l'immigration, si sur le papier c'est sensé réduire la portée anti-immigration chez les adversaires politiques de Macron, dans les faits à quelques mois de la présidentielle, c'est risqué. Car en face, si on choisit l'escalade et la pensée du pouvoir algérien n'acceptera jamais de "céder" à la France car c'est à l'opposé de son idéologie, ben ça sera un échec qui sera exploité par ceux qui porteront un discours d'une plus grande fermeté. Toute la question est donc de savoir si en face ça va céder et jusqu'où l'Elysée peut aller pour qu'ils cèdent
  20. Sauf que l'un comme l'autre veut comprendre ce qu'il veut. En réalité et je l'avais déjà expliqué ici, la réduction de Barkhane est une ambition affichée par l'actuel gouvernement dès 2017 à l'époque on cherchait la logique et la simplicité qu'on réclame toujours pour les pays d'Afrique, une prise en main locale. C'est alors qu'on a monté la force du G5 Sahel devant amener la France à réduire sans problèmes ses forces terrestres. Mais devant les difficultés de cette force, en 2019 on a eût pour ambition de l'accompagner, ainsi Takuba est née. Pour faciliter cette mise en place, on a décidé d'effectuer ce que j'aime à appeler un "coup de balai", en renforçant temporairement Barkhane l'an dernier. Ainsi on a voulu laisser un ennemi à portée d'une force du G5 Sahel épaulée par Takuba afin qu'ils affrontent plutôt des groupes éclatés de 5-10 individus que des des groupes réunis de plusieurs dizaines d'individus. En soit nos objectifs militaires sont atteints, nous n'avons plus de grands groupes qui allaient presque raser une base malienne ou nigérienne en laissant des dizaines de morts derrière comme il y a 2 ans environ. Takuba se met en place, difficilement mais ça se fait quand même. La fermeture de Kidal, Tessalit et Tombouctou suit le plan de 2019, je tiens à le préciser à ceux qui sont nombreux, pensent que ça s'est décidé cette année, sur un coup de tête. Objectif final: maintenir une force qui soit essentiellement axé sur 3 piliers en soutien des armées de la région et de Takuba (dans laquelle seront regroupés nos FS), la reconnaissance (drones), l'appui (par des aéronefs également), l'intervention coup de poing sur la base d'hélicoptères et de commandos (hors FS). C'est donc bien un objectif de s'écarter des actions terrestres, celles aussi responsables (IED) de l'essentiel de nos pertes et qui usent aussi énormément nos matériels et demandent beaucoup d'hommes pour parfois des bilans contestables au vue des moyens engagés alors qu'on constate tous les jours les avantages de la lutte par le renseignement par drones et par l'action "coup de poing", l'environnement s'y prête bien, la nature de l'ennemi également. S'il faut juste des forces au sol pour faire bouger l'ennemi autant que ce soit fait par des locaux. Cette adaptation du dispositif, comme il a été annoncé, peut laisser croire aux français qu'on se désengage, surtout que l'annonce intervient en parallèle du retrait d'Afghanistan. Les comparaisons ou les liens sont vite fait par beaucoup. Sauf que non, la fin de Barkhane c'est comme la fin de Serval (un changement d'appellation), le début d'un changement et non un retrait définitif. Ce changement induit un recentrage et "l'arrêt" des opérations terrestres qui entraînera une baisse des effectifs (la plupart au Mali). Niamey doit devenir le coeur de notre présence au Sahel. Mais comme rien ne se fait comme on le veut, avec les coups d'état au Mali, mais aussi d'une certaine mesure la non réalisation des objectifs de la force du G5 Sahel, fait que ça se déroule dans un contexte différent avec des enjeux nouveaux à prendre en compte. C'est toute cette perspective qui cherche actuellement des réponses. Pour la junte au pouvoir au Mali, qui surfe sur une opposition anti-française, qui s'en sert et qui est influencée par la Russie, on cherche à jouer un jeu qui doit pousser à légitimer l'entrée de la Russie sur le théâtre malien afin que cette junte reste au pouvoir. L'intérêt de la Russie c'est de maintenir une junte militaire anti-française au pouvoir qui va entretenir un rejet et une défiance contre nous, l'intérêt de la junte pour la Russie c'est satisfaire l'opposition qui fantasme sur elle d'un côté, mais surtout d'avoir une force armée non politisée (mercenaires) qui vont lui permettre de ne pas aller faire des élections susceptibles de les écarter du pouvoir et de faire revenir des politiciens civils qui ne font pas forcément les affaires de cette opposition qui avait besoin d'un coup d'état pour arriver au pouvoir. Il est donc normal pour cette junte de colporter des accusations contre nous et au contraire de les raisonner, ils exploiteront toute crise et toutes réflexions à leur encontre comme une attaque contre le Mali afin de nous faire passer pour les ennemis qu'il faut chasser. L'erreur est de ne pas le comprendre, d'entrer dans ce jeu, car cette junte à défaut d'avoir le poids nécessaire pour nous faire partir, cherchera à ce que nous nous en allons dans un esprit "sanctions". Ils veulent cela, ils ne sont pas là à craindre les conséquences de notre départ, ils s'en foutent, ce qu'ils veulent c'est le pouvoir et la préservation des intérêts de cette opposition qu'ils représentent et qui est hyper active contre nous et nos intérêts, opposition classique derrière laquelle la Russie se range et fournira sans problèmes ses mercenaires pour la défendre. Il ne faut pas non plus considérer que cette opposition c'est tout le Mali et tous les maliens, cette opposition nous la voyons car il y a une machine de propagande derrière qui va les pousser à être très actifs et au milieu de 1000 personnes silencieuses, il suffit qu'il y en a un seul qui gueule pour que vous ne voyez plus que lui. Là aussi la Russie offre ses "services" pour propager et amplifier ces discours anti-français, en gros elle va donner un gilet fluo et un mégaphone à ce type au milieu des 1000 personnes. Si bien longtemps j'ai été plus d'une fois pris de haut en me voilà affublé d'être parano sur la Russie, plus le temps passe plus les gens comprennent et voient que le lien est réel et quand le ministre des affaires étrangères à l'assemblée de l'ONU annonce ouvertement que la France est inefficace et ne sert à rien au Sahel, que le Mali négocie avec le groupe Wagner mais qu'elle n'est pas impliquée, bon faut quand même pas pousser. Quand on voit venir en Russie tout "l'élite" du petit monde anti-français d'Afrique serrer la main de Poutine, prendre des photos avec les ambassadeurs et afficher sur leurs pages internet ou dans la rue leur admiration et leur soutien à la Russie, ce n'est pas un "hasard". Donc la volonté d'avoir des mercenaires russes n'est pas un hasard et si ce groupe Wagner n'est pas "conforme" à nos valeurs, ce n'est pas pour ses exactions (ça c'est pour le grand public) mais pour ce qu'il représente, c'est à dire un outil militaire d'un pays qui agit contre nous et qui recherche à nuire à nos intérêts. Accepter et vouloir les Wagner c'est démontrer une opposition à la France, une volonté de combattre les intérêts de la France et nous l'avons déjà vu en RCA. Donc c'est naturellement une ligne rouge qui va déterminer "l'orientation" de la junte militaire, soit elle joue le rôle démocratique qui a permis de la faire plus ou moins acceptée en vue d'une alternance politique, soit elle rentre dans un jeu de défiance en se consolidant avec les russes et en refusant l'échéance électorale. Personnellement je pense qu'elle se lancera avec les russes car la pression, l'influence, le plus rien à perdre ainsi que le sentiment que la Russie va les sauver, fait que ces mercenaires arriveront et nous l'apprendrons quand ils seront déjà sur place ou dans une phase de déploiement, la junte ne va pas annoncer leur arrivée pour dans 6 mois, la "protection" devra être immédiate sans laisser le temps de réaction. En faisant cela, la France va naturellement être visée peu importe ce qu'on en dira à Bamako ou à Moscou. Le nouvel ennemi de la junte sera la France et toutes les oppositions à son pouvoir, délaissant le combat contre le terrorisme. Paris activera naturellement son "réseau", mais on attendra ce qui est est prévisible, c'est à dire la non réalisation des élections de février (qui sera annoncé comme "reportée" en prétextant qu'ils ne sont pas "prêts"). Ainsi la junte sera mise en devant un fait accompli permettant une politique d'isolement diplomatique (sans reconnaissance) avec des sanctions économiques (arrêt des aides, restrictions à des emprunts, au commerce et autres) afin de la pousser vers ce qu'on veut qu'elle fasse. Cette politique va naturellement dans un premier temps renforcer cette opposition contre nous et va se radicaliser dans sa défiance, ses discours mais aussi son "amour" pour le soutien russe représenté par Wagner. Ce sera cette période qui deviendra tendue, car d'un côté on aura nos forces qui auront été fortement réduites et concentrées sur Gao, de l'autre un pouvoir malien qui pourrait utiliser son armée + les mercenaires sans aucunes concertations afin d'accomplir une obsession sécuritaire de cette opposition permettant de gagner une ferveur patriotique nationale justifiant sa place au pouvoir. Cette obsession n'est pas de débarrasser le Mali d'AQMI ou de l'EIGS, mais de "reprendre" le Nord en éliminant les groupes touaregs armés et leurs instances politiques régionales. Ce qui n'est pas une mince affaire et entraînera une détérioration sécuritaire importante dans le pays. Je pense qu'à Paris en ce moment, cette perspective qui est à échéance d'une année, inquiète et pousse à revoir le plan de notre présence sur zone. Si actuellement on dit que l'on ne compte pas partir du Mali, c'est avant tout un discours pour mettre en contradiction un pouvoir qui n'a pas encore officialisé la venue des russes, mais un discours qui sera vite revue quand ce sera officialisé. Il est possible que nous quittions le Mali pour le Niger, que Takuba cesse, que les forces du G5 Sahel quittent le Mali, qu'on réalise en réalité une opération qui visera à contenir l'insécurité du Mali dans ce pays et à éviter qu'elle déborde aux pays alliés (à nous) voisins. La MINUSMA prendra le sale rôle d'interposition entre Bamako et les touaregs, les terroristes eux seront au diapason de cette situation, sans doute qu'on continuera tout de même à agir de loin pour en limiter les effets. L'abandon du Mali n'est donc pas dans les plans de la France, mais la situation nouvelle et qui se dessine fait qu'un abandon est envisageable en guise de "sanctions". Alors ceux de Bamako diront "vous voyez on l'avait dit", ceux à Bamako accuseront Paris de prendre des sanctions contre eux sans se remettre en questions sur les conséquences de leurs actes actuels qu'ils ne veulent pas voir. Si plus tard ils échouent contre les touaregs, ils accuseront la France de les soutenir, si l'insécurité augmente ce sera aussi de notre faute. Ce discours est classique, prévisible, écrit d'avance et sert toujours de faire valoir au discours anti-français. Il faut mettre en échec ces gens ainsi que leur soutien russe, il n'y a que ça qui marche, depuis toujours, on en revient aux fondamentaux. La politique française voulant fuir la françafrique, voulant ne plus assumer d'actions dans ces pays, juste pour l'image en métropole, n'a en rien adoucit la chose, ni calmer les esprits. Bien au contraire, d'autres profitent pour agir et notre mollesse va les confirmer dans leurs récits. Hier ils voulaient s'émanciper d'une omniprésence française dans "leurs affaires intérieures", aujourd'hui le discours c'est celui d'une France qui serait aux abois, au bord de l'effondrement, impuissante qu'il faudrait littéralement "achever". On voit que lorsqu'on laisse faire, l'objectif de tout ce petit monde, c'est un combat totale contre tout ce qui est, fait, représente, intéresse la France, ce n'est pas juste une volonté qu'il n'y ait plus une relation politique proche de Paris. On doit accepter cette opposition et on doit aussi et surtout la combattre avant que nous n'ayons plus beaucoup de cartes dans les mains. A une autre époque, cette junte de Bamako aurait été dégagée de force pour remettre le président en exercice dans sa place avec un calendrier électoral rapproché afin de calmer la rue. Aujourd'hui on voit ce que ça donne quand on laisse faire et on voit ce que ça donne quand on laisse les "autres" faire, ils ne prennent pas notre place en continuant comme avant sans toucher à nos intérêts, ce qui encore aujourd'hui est cru par beaucoup qui pensent qu'on fera ainsi juste des "économies" en cessant les opérations militaires, non c'est un véritable curage de nos intérêts, de notre influence qui est fait pour qu'au final nous n'ayons plus rien à part "la sale image de la France".
  21. La Chine manifeste un intérêt partout! Il faut bien comprendre les intérêts de Pékin qui sont basés à l'international sur une "conquête" économique et sur le plan régional sur des revendications territoriales qui remontent à la période coloniale. Pour les chinois il y a comme une revanche à prendre sur les occidentaux, non pas qu'elle s'arme pour leur faire la guerre, mais qu'elle recherche à redevenir la Chine "impériale" et hégémonique qu'elle était avant que les occidentaux arrivent. Car l'arrivée de l'occident dans le coin, avec ses avances technologiques et autres a permis une conquête massive de territoires entraînant des conflits avec les peuples locaux pas du tout préparés à cela. La Chine fût également une cible de cette colonisation occidentale sans compter l'expansionnisme du Japon jusqu'à sa fin en 1945. Ce passé n'est pas un lointain souvenir, même si la Chine a fondamentalement changée visuellement à ce qu'elle était il y a des dizaines d'années, au point de se demander ou se trouve son architecture historique, les traces de la colonisation sont toujours présents. Hong Kong qui était encore jusqu'à peu "britannique" (même si son statut était particulier), ou aussi Macao, ce sont des régions qui restent encore à "convertir" pour Pékin et ils s'activent pour cela. Sans oublier bien évidemment Taïwan, perdu au profit des japonais, puis récupéré à la défaite japonaise avant d'être reperdu. Taïwan devenant en même temps que Hainan un lieu de repli pour les opposants du communisme, Hainan ayant étant reprise par la force (et étant aujourd'hui un point militaire central) mais pas Taïwan qui demeure encore aux yeux de Pékin, une province chinoise en rébellion. En Chine, malgré le modernisme et une ambition qui pourrait imiter le modèle américain (ou l'on veut être le maitre du monde) on a le regard tourné sur le passé. On a l'ambition de restaurer la Chine du passé avec les souvenirs du passé ou les occidentaux sont un problème qu'il faut repousser. Leur stratégie n'est pas de faire la guerre à tout le monde, l'occident et même les USA ne sont pas un problème pour la Chine et ne seront jamais l'objet d'une conquête de sa part, ils sont un obstacle car c'est "nous" qui nous opposons à ce qu'elle puisse user de son outil militaire pour recouvrer des territoires et imposer ses choix. Alors elle cherche à se renforcer pour qu'elle soit très clairement dans la zone un poids militaire trop gros pour être affronté et dont l'objectif est de faire reculer les occidentaux pour que la Chine effectue son objectif de conquérir Taïwan sans que nous ne l'empêchons. La politique américaine du "containment" vise à ce que la Chine reste chez elle et ce à quoi on assiste aujourd'hui avec les passages de navires/avions dans la zone vise justement à cela. De même que lorsque la Chine militarise ou cherche à revendiquer des îles qui jusqu'alors n'intéressaient personnes, allant parfois des siècles en arrière pour obtenir une légitimité dans cette revendication, l'objectif est encore une fois de dégager les occidentaux dans une politique de "containment". La recherche de navires à plus long rayon d'action, de haute mer, c'est aussi une volonté d'aller ailleurs et de focaliser l'attention ailleurs, de sortir de cette "zone", ainsi au lieu qu'on fasse tourner des navires en mer de Chine, ils tourneront plus loin. Je le redis, le but des chinois n'est pas la confrontation, ils ne s'arment pas pour faire la guerre aux américains et à d'autres juste pour le plaisir de faire la guerre, mais pour sortir d'un "containment" qu'on impose et qui l'empêche de reprendre Taïwan. Ils vont exploiter toutes les solutions qui peut faire "partir plus loin les occidentaux et il en va de même pour nous avec la N.Calédonie. Les chinois s'en foutent de cette île comme de nos îles de la Polynésie, arrêtons de nous placer au coeur des ambitions chinoises, pour eux il n'y a rien qui est revendiqué, il n'y a aucun lien historique, elles sont à des milliers de km et ils ne vont pas déclencher une guerre avec une puissance nucléaire capable de réunir le monde occidentale derrière elle. Se dire qu'il faut pleins de frégates ou de sous-marin pour se protéger d'une invasion chinoise, c'est une belle connerie, on se défend contre des navires de pêches et la seule utilité de nos navires seraient à rechercher dans la politique de "containment" dans laquelle les américains jouent le rôle principal et pour laquelle on envoie de temps en temps un petit navire faire une tournée régionale et c'est seulement là qu'on va rencontrer la marine chinoise, pas en Polynésie ou au large de la N.Calédonie, ne confondons pas le retex quotidien d'un patrouilleur dans le Pacifique avec le retex d'une frégate passant en mer de Chine pour faire relâche à Séoul, ne prenons pas non plus la pression exercé aux riverains de la mer de Chine (zone de "containment") comme étant une pression sur nous. L'ambition expansionniste territoriale chinoise n'est pas axée sur l'outremer, si l'accent est mis en ce moment sur la marine c'est pour éloigner les puissances "étrangères" qui viennent par la mer effectuer le "containment", mais je vous le dis, j'en suis convaincu, les chinois en dehors de contrôler la mer de Chine et reprendre Taïwan ne chercheront pas plus loin. Ils chercheront ensuite à continuer une expansion "historique" plus axé sur des pays comme la Mongolie et d'autres zones frontières, dans la tête des chinois c'est un peu comme dans la tête des russes, ils ont une image d'une apogée historique qu'ils considèrent comme référence à refaire. Au delà de cela, les chinois chercheront une influence dominatrice qui se basera sur son poids régional afin de créer des états tributaires (c'est à dire ou il paye un "tribut", cela peut corréler avec une vision moderniste de cette dépendance, par l'action de la "dette" à rembourser par exemple...) Voilà ce à quoi l'esprit chinois peut voir son objectif de grandeur Le chemin n'est pas facile pour eux, car les chinois restent quand même dépendants d'énormément de choses étrangères (commerce, ressources...) dans leur actuel puissance. Ils ne peuvent pas se lancer dans une guerre en pensant que tout va continuer, il suffit qu'un embargo maritime l'empêche de recevoir du pétrole et c'est toute la machine qui va se gripper. On voit donc les chinois et l'occident chercher à se dissocier d'une dépendance mutuelle qui ne permet pas d'aborder plus durement, d'un côté comme de l'autre, des réponses fortes. Mais c'est très compliqué
  22. Le problème depuis quelques temps avec la Russie, c'est qu'elle se construit "son" internet avec ses acteurs qu'elle peut surveiller et contrôler à l'instar de la Chine. Ce qui pousse à des mesures qui visent à écarter les acteurs de la sphère américaine, de les contraindre à des mesures pour qu'ils jouent le jeu ou à les emmerder pour les pousser à abandonner le marché russe. Les russes (du moins le Kremlin) font cela (après les médias télé) pour contrôler ce que dit et fait sa population, pour tuer dans l'oeuf toute opposition, pour pouvoir répéter son discours qui favorisera le pouvoir de Poutine. Cette pratique est aussi celle qui vit naitre en Russie des messageries cryptées comme Telegram (par le créateur de Vkontakte) afin de ne pas être fliqué. Lors de la réélection de Poutine, la "liberté" sur internet en Russie permettait à son opposition d'organiser une résistance, des manifestations et bien entendu cette opposition était relayé et soutenu par l'ensemble du monde anti-Poutine du monde. C'est véritablement à cette réélection de Poutine qu'on a vu un virage se faire sur l'ensemble du monde "communiquant" (radio, télé, internet) en Russie. La chasse à ce qui permet à une opposition d'exister était ouverte (c'est dans ce même temps que Telegram est né et ou le Kremlin a essayé en vain de l'interdire récemment), mais aussi au moment ou la Russie a commencer à faire à l'internationale ce qu'elle accuse les autres de faire chez elle, manipuler des oppositions dans les pays occidentaux (pas ailleurs) tout en récitant une propagande la valorisant (plus classique). C'est ainsi qu'on voit naitre le conglomérat actuel de propagande Sputnik et RT qui résulte d'une prise en main d'anciens médias pour coordonner une réponse organisé de ce qui n'est plus de simples chaines d'infos tant elles sont orientées vers un objectif politique et idéologique, ceci couplé bien évidemment avec son lot de trolls (qui ne sont pas un fantasme) qui ont pour mission de répandre le discours et de créer un sentiment d'acceptation populaire et un effet de masse, car c'est bien connu, que le nombre de personnes en accord avec une idée induit à suivre cette idée et à rentrer dans le rang. Le problème russe qui va devenir de plus en plus important, c'est cette pratique, ou elle "interdit", "censure" et "contraint" les plateformes qu'elle utilise à l'étranger pour sa propagande. On voit les russes se plaindre de la liberté d'expression chez nous, en exploitant notre système de liberté qu'elle se refuse d'accorder chez elle. Petit à petit à force d'être trop confiant sur leur internet qu'ils veulent "sous contrôle" chez eux, ils commencent par croire qu'ils peuvent faire cette pression à l'étranger et se placent toujours dans une position de force. Sauf que pour la Russie actuelle qui est largement débarrassée des médias étrangers (je parle en langue russe, pas de capter france24 en français ou CNN en anglais sur satellite ou internet), qui a un internet plus ou moins contrôlé, l'influence étrangère est faible. Par contre elle a beaucoup à perdre sur son outil d'influence que sont RT et Sputnik, mais aussi ses relais sociaux et vidéos comme youtube. Alors les russes menacent de bloquer youtube en Russie pour préserver son petit protégé RT en Allemagne (seulement) c'est dire la radicalité de la mesure, car supprimer youtube en Russie punira avant tout le peuple russe, car il n'y a pas un équivalent russe de youtube, ça reste une plateforme très utilisée et sa suppression risquerait bien d'alimenter encore un peu plus cette opposition qu'on ne veut pas voir exister et convaincre. C'est comme Tiktok, dès qu'il y a eût des vidéos contre Poutine, le pouvoir lui est tombé dessus. De toute façon, ce pouvoir russe autocratique et tourné envers Poutine qui va avoir l'apparence d'une stabilité, qui donnera le sentiment que tout va bien, que tout avance et que le peuple russes est uni et fait bloc derrière lui, commence par dévier dans des restrictions de libertés dans une Russie ou le peuple aspire à une profonde liberté, la recherche. Cette liberté que veut le peuple est parfois accepté ou supporté dès lors que ça ne remet pas en question le pouvoir, libre de faire la fête, libre de vagabonder, une grande tolérance à certains fléaux comme l'est l'alcool et de plus en plus la drogue, on laisse faire sans trop emmerder les gens dans le quotidien, mais la ligne rouge c'est le politique, c'est la remise en cause du pouvoir, là-dessus rien ne passe et le combat est permanent. Ce qui complique les choses, ce sont les situations comme ici, ou le combat contre l'opposition politique nécessite de contraindre le peuple à des choses qu'ils utilisent quotidiennement pour leur plaisir, leur passion, leurs relations personnelles. Donc comme pour bien d'autres fois, le Kremlin va menacer youtube d'être interdit en Russie, mais le peuple fera revenir youtube pour éviter l'opposition au pouvoir, car l'ennemi numéro un du Kremlin c'est l'opposition russe bien avant les pays étrangers sur lesquels la propagande va s'acharner.
  23. "Nos deux pays ont développé une alliance très puissante qui va au-delà de nos obligations mutuelles" au regard de l'UE et de l'Otan, s'est quant à lui félicité le Premier ministre grec. L'accord stratégique prévoit en effet une clause d'assistance mutuelle par "tous les moyens appropriés" si les deux pays "constatent conjointement qu'une agression armée survient contre le territoire" de l'un des deux, selon le porte-parole du ministère français des Armées, Hervé Grandjean. On est quand même dans un partenariat particulier qui dépasse la case américaine sur l'Australie Faut arrêter de croire que les américains font la pluie et le beau temps partout, ils ne vont pas forcer les grecs à prendre français pour nous compenser d'avoir foutu en l'air les sous-marin australiens. Dans ce monde il n'y a qu'une seule réalité, ce n'est pas une question de la volonté américaine, c'est une question d'engagement. L'engagement paye et c'est bien parce que les américains sont engagés ou qu'ils s'engagent qu'ils raflent des contrats. Croire qu'on vend des armes comme des patates, sur une simple question d'offres, c'est se tromper. L'armement c'est politique et stratégique, qu'on place 10 000 hommes en Pologne et vous verrez qu'ils prendront nos armes, dîtes leur d'acheter français par "solidarité européenne" en leur disant que les russes ne sont pas une menace, ils prendront des armes aux américains qui tiendront un discours de fermeté contre les russes et y déploieront une brigade pour la réassurance. Idem pour l'engagement militaire, vous pensez que les Estoniens sont au Mali pour nos beaux yeux? Non car nous avons des troupes qui sont chez eux, car on s'engage et qu'on se positionne. Notre résistance contre la Turquie, nos positions contre la Turquie a vu la Grèce nous donner la main, on s'est positionné, on a choisi nos alliés et on s'engage avec eux avec des déploiements militaires. La Turquie s'engage contre des pays occidentaux, la Russie lui tend la main, même contre le "frère" orthodoxe grec...
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