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Jésus

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  1. Il n'y a pas de "parallèle" à faire, jamais, il faut toujours bien comprendre que tout est toujours unique, chaque conflit, chaque période, chaque pays. Même si l'humain cherche toujours dans son passé pour apprendre et faire des comparaisons, on doit en permanence s'adapter à de nouvelles réalités. Donc les comparaisons avec Saïgon, l'Irak ou les soviétiques en Afghanistan voir le Sahel ne servent à rien, car il n'y a pas une solution "unique", il n'y a que des solutions particulières à adapter sans arrêt, à expérimenter et qu'on l'admette ou non, ce genre de conflits ont toujours été impossible à gagner, ce n'est pas un cas spécifique aux américains ou aux occidentaux. Il faut également admettre que l'Afghanistan a toujours été un conflit secondaire pour les américains même s'il n'en parait pas. En 2001 ils sont venus sans gros moyens dans ce pays, une intervention militaire si faible dans une amérique qui voulait faire une démonstration de force et taper "fort" sur quelqu'un à la suite des attentats du 11 septembre, qu'elle poussa à trouver une nouvelle cible, l'Irak. Et c'est en Irak que les américains ont mis les moyens et ont fait leur démonstration de puissance devant rassurer/venger les américains et montrer au monde qu'on ne s'attaque pas à eux sans conséquences. Beaucoup disent que l'Irak a été un objectif pétrolier, mais en réalité le pétrole est secondaire, c'était bien un pays "cible" devant servir à faire exprimer la puissance américaine et c'est bien cette absence d'objectif autre que celui-ci qui entraîna une mauvaise gestion totale de "l'occupation". L'engagement américain en Afghanistan à ses débuts, c'était quelques milliers d'hommes et jusqu'en 2006-2007 ça ne montait pas à plus de 25 000, l'Irak était la priorité. Ce n'est qu'après sous l'ère Obama, que l'Afghanistan est revenu sur les devants de la scène avec une volonté de "surge" temporaire qui devait permettre de faire un coup de balai avant de se retirer (car dans le même temps ils se retiraient également d'Irak, le mot d'ordre d'obama était d'en finir avec ces deux guerres). Durant ce surge, les américains disposaient d'environ 100 000 hommes en Afghanistan, mais cet effort durera que 2-3 ans avant qu'on annonça en 2011 un retrait pour 2014. Le temps de cet effort a été très bref, en prenant en compte le temps de monter en puissance et les phases de retraits qui négligent et réduisent les missions des soldats, on ne peut pas dire qu'il a eût un réel effet. Je ne vais même pas chercher à savoir combien d'hommes engagés étaient cantonnés aux bases sans jamais sortir. Pourtant on aime présenter la guerre en Afghanistan comme si l'engagement aurait été toujours, dès 2001 le même, dans la même intensité, le même volume. On va dire qu'on a fait la guerre avec 150 000 hommes pendant 20 ans avec acharnement alors que dans les faits, il est important de différencier les différentes périodes de cette intervention, les niveaux d'engagements, celui qui a fait un mandat en 2005 en Afghanistan n'a pas fait le même mandat que celui qui était en 2010 par exemple. Tout comme on ne va pas me dire que ces dernières années on était dans un même ordre d'engagement qu'il y a 10 ans et que le retrait se fait en ce moment. Non le retrait d'Afghanistan il a commencé en 2011 et sa dernière phase se termine en ce moment. Si les américains parlent de leur plus long conflit, on peut aussi parler de leur plus long retrait, car ils ont trainés les pieds durant des années, maintenant un volume de force qui de toute façon n'avait pas les moyens d'inverser la tendance, c'était leurs moyens pour éviter l'effondrement du gouvernement afghan et de son armée, chose qui se confirme aujourd'hui. Pour moi, la guerre en Afghanistan a réellement été mené durant 4 ans pas plus (mi 2008-2011, le reste a été des phases ou ce conflit était totalement secondaire, que ce soit par rapport à l'Irak, la volonté politique ou un processus très long de désengagement ou le nombre de forces était faible. Durant tout ce temps la seule préoccupation n'était pas de savoir comment qu'on va gagner la guerre, mais comment qu'on va en sortir dignement car il n'y a jamais eût une volonté réelle de pacifier ce pays, pas plus que la volonté de décoller un chewing gum de sa semelle ne peut se confondre avec une nécessité de le faire, l'investissement américain dans ce conflit émane d'une nécessité et non d'une volonté. Cette réalité fait qu'aujourd'hui les américains abandonnent l'Afghanistan à son sort, car au delà d'une mauvaise image, ça ne changera strictement rien pour eux, ça n'aura aucun impact sérieux et comme vous le dîtes, ils ne vont pas s'effondrer. C'est bien un ras le bol de ces conflits pour lesquels par le passé on a cherché à tirer un profit politique que l'on assiste aujourd'hui à une mentalité américaine qui ne veut plus entendre parler de ces pays, pour qui le profit est devenu un boulet sans intérêt. Washington n'a jamais eût aucun projet pour l'Irak et pour l'Afghanistan autre que ce profit politique guerrier que réclamait le peuple au lendemain du 11 septembre. Ils n'y sont pas allés avec l'idéologie qu'on leur prête d'amener la démocratie et d'en faire des pays sur un modèle occidental, ce projet politique est venu par la suite, car il fallait bien combler un vide et qu'il faut bien amener un modèle connu. L'erreur c'est de croire qu'on change une société tribale en une nation, qui plus est démocratique en quelques années. Ce genre de changements ça se fait sur des générations, l'assimilation se fait sur des générations et ce temps là, on ne veut pas se le donner, car nous souhaitons toujours une guerre "rapide" et on considère parfois au bout de quelques mois, que nous sommes dans un bourbier, que si l'ennemi n'a pas disparu, que la population n'est pas enchanté derrière nous, que nous avons échoué. Sauf qu'en fait, non, ce genre de choses prend naturellement du temps, la paix ne se gagne pas aussi vite qu'une bataille et on peut voir, même aujourd'hui, après parfois des siècles d'intégrations, des peuples, des régions et autres soutenir encore une identité propre, revendiquer des indépendances, réaliser des actions violentes et ou la moindre étincelle avec quelques armes pourraient amener à des révoltes.
  2. Il ne faut pas non plus prendre les américains comme des faibles qui se feraient prendre au piège. Le Pentagone a énormément de moyens qu'il peut mobiliser et pour apporter un soutien aérien suffisant pour éviter cela. Les talibans feraient une grave erreur que de rechercher ce genre de choses, car la mentalité américaine est très susceptible et quand on s'attaque à eux, il y a une pression nationale qui pousse à "devoir" agir. Les talibans ne sont pas l'armée nord vietnamienne , ce ne sont pas des centaines de milliers de talibans avec chars, canons et autres qui sont autour de Kaboul. Ils avancent vite, car ils ne combattent pas, ils sont à moto et en pick-up et tracent leur route, ce n'est pas une progression qu'on pourrait qualifier "d'écrasement" comme à Saïgon. Ils laisseront les américains s'en aller car contrairement à l'armée afghane, eux, ils combattront. Si vous êtes un chef militaire que vous avez l'option d'attendre quelques jours pour éviter un combat tout en étant vainqueur, ou l'option de foncer faire un combat et subir des pertes pour le même résultat, vous faîtes quoi?
  3. Et ça permet surtout aux talibans d'obtenir facilement une image moins violente favorable à une conquête "tranquille". Car on observera qu'ils jouent habilement sur les soldats afghans rejoignant leur cause, sur une acceptation des redditions et qu'ils se gardent bien de réaliser des exactions sur les prisonniers, les habitants. Il n'y a que quelques têtes symboliques qui ont été victimes de leur conquête. En agissant ainsi, ils induisent dans l'armée afghane un sentiment ou le combat de "survie" n'est pas une nécessité, pourquoi combattre jusqu'à la mort si le combat est perdu d'avance et que votre vie n'est pas menacée? C'est un acte de "paix sociale" que font les talibans en allant chercher uniquement les têtes de l'appareil d'état. Les talibans encercleront Kaboul et attendront que tous les étrangers, les dignitaires du régime et des volontaires (interprètes etc...) fuient. Pour les talibans ces gens sont un problème à gérer et que le président soit capturé ou qu'il soit exilé, c'est la même chose. C'est le pouvoir qu'ils veulent et s'ils peuvent entrer dans Kaboul comme dans une ville ouverte sans qu'il y ait de problèmes avec les américains et d'autres pays extérieurs, ils le feront. Jamais l'armée afghane ou la police ne mènera un combat à mort, comme je l'ai indiqué au-dessus, le fait que les talibans acceptent sans réprimer leurs prisonniers de guerre fait son effet et le fera jusqu'au bout. Les chefs fuiront car eux leurs vie est menacé, mais les chefs ne combattent pas, la troupe qui combat se rendra et "disparaitra" dans la capitale le treillis et l'arme enterrés sous la maison.
  4. On me sanctionne pour "trolling" ? Merci Pascal, ça fait toujours plaisir de s'emmerder à écrire des commentaires et à vouloir apporter des réflexions. J'ai semble t-il trop de points par rapport à mon nombre de commentaires postés sur ce forum, sans doute le signe que je dis que de la merde. Entre le susceptible sur la Russie contre laquelle on ne peut rien dire de mal , je sais que désormais il y a des fumeurs contre qui il ne faut pas trop brusquer l'opinion (pourtant si je raconte cela, c'est car je l'ai vu, la pause clope ou l'on s'inquiète des risques du vaccin sur le long terme, si vous n'y voyez pas une situation ironique, moi au contraire elle me saute aux yeux) Maintenant chaque commentaire que je vais faire va devoir être "validé" au préalable par le service de censure? Visiblement je dérange et si je ne suis pas le bienvenu, faut me le faire savoir, je n'aime pas le double discours et si la communauté air-defense veut rester dans l'entre-soi, faut arrêter les nouvelles inscriptions. Donc qu'on me le dise honnêtement, voulez-vous que je reste ou que je parte? Estimez-vous que je n'apporte rien et que ça n'intéresse personnes? J'estime que c'est à la communauté de choisir s'il faut me crucifier.
  5. C'est aussi la notion du "service public" qui laisse interrogatif (ceci depuis des années). On veut travailler pour l'état, mais on se place en opposition de lui, quitte parfois à vouloir le prendre en otage. C'est le monde à l'envers, on veut les droits inhérents de la "fonction" mais les devoirs, ça passe au-dessus des têtes car on se sent "intouchable". Désolé, mais j'estime que servir la nation, tant pour un militaire que pour un civil, qu'il soit infirmier dans un hôpital, professeur des écoles et autres exige un devoir, celui de faire passer l'intérêt collectif du pays avant ses propres intérêts. L'esprit du sacrifice s'abandonne, les caprices individuels deviennent endémiques, la paresse remplace l'effort, on a aujourd'hui des millions de chômeurs qui préfèrent refuser un travail trop physique ou un travail ou les heures ne conviennent pas. Quand je vois des infirmières préférer être licencier que de se faire vacciner, moi je dis que pour ces cas là, oh oui, il faut licencier, ces gens qui se placent en preneur d'otage de l'état et se considèrent en position de force doivent redescendre à leur place, n'en déplaise à leur grosse tête et leur surexcitation sur les réseaux sociaux. Je crois fortement à l'exemplarité de ce qu'il faut faire individuellement pour être admiré et pris en modèle par tous mais je crois aussi qu'il ne faut pas hésiter à faire des exemples à ne pas suivre. Malheureusement l'individualisme est un énorme problème, chacun se pensant le centre du monde, vivant dans sa petite bulle et ne voyant que son propre nombril, on veut plus, toujours plus, on veut imposer et ne rien se voir imposer, des droits sans devoir on râle quand il fait chaud et quand il commence à faire froid, on râle encore. Allons les soignants, encore une petite clope? De toute façon c'est prouvé que ça ne fait pas de mal à la santé, il y a même des études et de grands chercheurs qui trouvent que c'est bénéfique et tout le reste n'est que mensonge du gouvernement, tout cela pour augmenter les prix des cigarettes et remplir les caisses de l'état. Allez une petite bière avant de prendre la route mais surtout gardons nous de prendre des risques pour notre santé avec l'horrible vaccin tueur qui est encore plus dangereux que la roulette russe.
  6. Là est tout le problème, ce serait marrant s'il n'y aurait pas tant et tant de personnes de ce genre. C'est là qu'on voit le niveau d'une partie de la population et leur obstination à s'enfoncer dans "leur monde" parallèle ou malgré qu'en permanence leurs croyances sont contredites, ils en "inventent" de nouvelles pour prendre la relève, sans remise en question. On frôle un fanatisme, 1+1=3 pour eux et si Macron dit que ça fait 2, c'est que c'est la "preuve" qu'ils ont raison...
  7. Après plusieurs frappes israéliennes au Liban à la suite d'un tir de quelques roquettes jeudi, le Hezbollah revendique aujourd'hui le tir de nouvelles roquettes vers Israël aujourd'hui et bien naturellement les israéliens ont répondus. https://www.france24.com/fr/moyen-orient/20210806-le-hezbollah-libanais-revendique-une-attaque-à-la-roquette-contre-des-positions-israéliennes Au vue de la situation catastrophique que connait actuellement le Liban, qui est en crise politique, en crise économique, en crise sociale et qui entre dans un stade de pénuries, d'inflation, de marché noir et de diverses privations, l'actualité autour de ce pays doit amener à être suivie avec plus d'attention. On notera également qu'à l'intérieur même du Liban au delà de protestations pacifiques, on assiste à des règlements de compte armés entre les différents camps. Une situation globale propice au chaos ou il n'y a plus grand chose à perdre qui est dangereuse. Le Hezbollah qu'on prétend être "renforcé" depuis 2006 pourrait profiter du chaos pour s'imposer par la force dans le pays. Israël sait que le Hezbollah pourrait chercher à exploiter la situation, que ce soit en détournant l'attention par une nouvelle guerre pour espérer sortir le parti plus renforcé dans la "défense" du Liban contre Israël ou dans un classique libanais de guerre civile. Les israéliens eux semblent s'y préparer et jouent le jeu d'une guerre contre le Hezbollah impliquerait une guerre contre tout le Liban et ou le Hezbollah serait responsable du conflit. Israël se place comme pour Gaza dans une position de légitime défense et devrait se contenter d'une guerre à distance sans incursion sérieuse au Liban. Un pari osé qui viserait à créer et alimenter l'opposition intérieure au Liban contre le Hezbollah et à pousser l'ONU à prendre des mesures plus fermes pour le désarmement de ce parti (chose que les américains et les israéliens souhaitent depuis des années).
  8. Combien ne vont pas se faire vacciner juste par raison "politique" ? Opposé à Macron et plus généralement le gouvernement, ils fuient par tous les moyens ce que dit et souhaite le gouvernement, ne pas se faire vacciner devient un acte d'opposition. Ces gens, grâce surtout à internet (je pense que cette même épidémie il y a 30 ans n'aurait pas connu ce combat pour/contre vaccin) tombe facilement dans tout ce qui va à l'encontre du message officiel, le complotisme prend toute sa place n'en déplaise à ceux qui vont dire que ça n'a rien à voir. Quand douter de tout conduit à croire n'importe quoi. On a ce sentiment parfois d'être sur une île avec ces gens là, que l'épidémie du covid-19 ça ne se passe qu'en France et ce sont chez ces personnes qu'on peut lire la politisation du débat. Qu'il y aurait Le Pen pour les uns, Mélenchon pour les autres au pouvoir qu'ils tiendraient un autre discours. Là Macron est devenue une phobie politique, notamment par tous les ex gilets jaunes fanatisés par des mois et des mois de manifs et de discours anti-Macron, on retrouve les mêmes dans la rue à essayer de faire revivre sur le dos de "l'antivax" leur lutte contre le pouvoir. Quand je dis "gilets jaunes" je fais la distinction entre l'origine légitime de la naissance du mouvement et du soutien de ses causes (qui a fait son soutien populaire), avec l'extrémisme politique qu'à pris ce mouvement avec des gens qui se sont mis dans la tête qu'il faut faire "chuter" le système et qui ont une frustration d'échec qui les ronge et amène une agressivité très forte, en particulier sur les réseaux sociaux. Tous les anti-vaccins ne sont pas ainsi, beaucoup ont juste des doutes et une appréhension (comme les vaccinés également par ailleurs) sur la vaccination mais sans plus. Le problème c'est la manipulation politique qu'il y a derrière, car désolé la crise du covid-19 n'a pas pour origine le gouvernement et n'aura pas comme solution un changement de gouvernement. Déjà quand les gens "attendent" qu'on déclare la fin d'un confinement, c'est que très clairement ils n'ont pas compris que ce n'est pas le gouvernement qui gère et dicte la fin de l'épidémie, que lorsqu'on dit de faire les gestes barrières, ce n'est pas le gouvernement qui le veut juste pour son propre plaisir et pour vous "faire chier". La vaccination montre également un autre problème de notre société qui est l'individualisme. Si beaucoup de personnes vont ou ont été comme moi se faire vacciner dans l'intérêt collectif vis à vis du reste de la population mais aussi du pays (économie etc...), il faut bien constater que beaucoup de personnes pensent qu'à leur gueule et ne cherche que leur propre intérêt, propres plaisirs. L'inconscience collective qui est presque celle ou on en vient à douter de l'existence même du Covid car il n'a pas touché sa famille proche ou ses voisins est parfois surprenante. "Ne me faite pas chier avec un pass vaccinal car je veux aller ici ou là" ; "je suis jeune donc moins à risque, le vaccin je peux m'en passer" , "la virus n'est pas si dangereux, j'assume le risque". Bref les "moi je" sont légions et ceux qui prétendent se prévenir d'un risque pour leur santé, pendant qu'ils fument cigarette sur cigarette et bière à la main me font rire. Ceux qui regardent les quelques morts en raison d'effets secondaires du vaccin, regardent-ils également le nombre de morts sur les routes avant de prendre leur voiture pour aller au travail? On est ici sur un forum militaire, ça laisse songeur sur l'esprit de sacrifice de la population quand déjà pour un vaccin, on a l'impression de les envoyer à la mort. Mais en fait ça reflète bien l'opinion public qui même à la guerre ne supporte pas les pertes, n'arrivent pas à les comprendre ou ne veut pas les comprendre, la guerre redevenant très vite comme une "faute politique" dont le seul intérêt n'est pas de gagner à n'importe quel prix, mais de se retirer pour éviter des morts. Dans tout cela il y a un problème de communication officiel mais aussi et de plus en plus un problème de communication collective par l'entre-soi d'internet. Cela doit amener à agir au delà du cadre covid sur les réseaux sociaux et ailleurs, trop de libertés conduit à une anarchie qui devient néfaste au vivre ensemble de tous dans la nation et mène à un combat des uns contre les autres, ou il n'y a plus de respects ni de confiances. On en vient à gifler le président pour exprimer sa colère personnelle et on se fait applaudir pour cela par les radicalisés du net, on en vient à prendre la police pour ceux qui frappent le "peuple" etc. Quand on veut agir, ceux qui exploitent cette anarchie pour leurs propres intérêts et idéologies viennent crier "à la liberté d'expression" et quand on remet en cause les conneries qu'ils débitent (rumeurs, mensonges,théories du complot) ils se font passer pour des victimes d'une dictature cherchant à imposer sa vérité. On est constamment dans de l'extrême et tout cela comprenons le bien, aussi différents que peuvent l'être les sujets, ça conduira inexorablement le pays vers un extrémisme réel et violent au sommet de l'état qui devra s'imposer au sommet de l'état. Aujourd'hui on en est encore avec un gouvernement qu'on peut appeler de "mou" qui n'ose pas brusquer et imposer fermement des choses, dans l'opposition ce n'est pas forcément différent, ça reste la même classe politique. Mais ce changement politique qui s'imposera un jour pour favoriser une idéologie radicale viendra par le bas et les germes d'une guerre civile sont déjà là, on a déjà des "camps" bien différents les uns des autres aux idées opposées pour s'affronter entre eux. Et malheureusement comme souvent, la majorité silencieuse sera dépassée par la minorité agissante qui dictera la voie à suivre et cette minorité semble à mes yeux, prendre toujours un chemin qui serait presque "attentiste" et désireux d'une guerre civile pour pouvoir librement s'exprimer et sans doute pensent-ils, réussir à prendre le pouvoir. Ils entrent donc dans une confrontation au pouvoir ou l'on ne pense plus à l'intérêt collectif mais à un intérêt partisan, ou l'on manifeste dans le but de créer le plus de problèmes, dans une défiance à l'autorité grandissante et ou l'on ose clairement afficher une volonté de faire tomber le système façon 1789. Je déborde du sujet du covid, mais si je le fais, c'est parce que j'estime qu'en France en particulier, le mouvement antivax à une profondeur qui dépasse le simple refus de se faire vacciner, qu'il y a une défiance et une opposition politique importante qui "guide" beaucoup de monde.
  9. On cherche à dégager les gens qui comprennent le russe et les russes, peur qu'ils ne ramènent des informations mais toujours aucunes remise en question de la politique menée par le Kremlin. Car dans le discours russe, le problème c'est toujours les sanctions, se plaçant en "victime" d'une volonté étrangère d'affaiblir, d'agresser, d'encercler (etc...) le pays quand on ne tombe pas dans du complotisme. Jamais, non jamais ils ne vont porter le débat sur les causes des sanctions et du pourquoi ça continue, tellement ils sont dans leur propre logique ou l'annexion de la Crimée ne se discute pas et n'est plus un problème, que les actions dans le cyberespace ce n'est pas eux. C'est un peu comme pour la seconde guerre mondiale, on a l'impression que tout commence en 1941 par une agression nazi et se termine par leur victoire en 1945. Et quand on va leur expliquer le pacte germano-soviétique et ou les militaires allemands et russes se sont serrés la main au milieu d'une Pologne envahie des deux côtés, ah non pas bien. Eux qui ont libérés l'Europe du joug nazi mais qui étrangement ne comprennent pas pourquoi ces pays qu'ils pensent libérés ne les aiment pas, sans doute que le terme "libéré" ne colle pas avec la réalité, celle ou ils sont passés d'un occupant nazi temporaire à un occupant soviétique imposant son communisme sur des décennies. Et aujourd'hui quand ils continuent à évoquer les nazis d'Ukraine pour en faire un paria dangereux contre lequel on cherche à légitimer l'usage de la force, on se dit qu'on nage vraiment en plein milieu de la pensée révisionniste soviétique qui a été martelé à la population. Car c'est d'autant plus ridicule qu'en Russie, il y a de nombreux extrémistes néonazis et que beaucoup ne sont pas ennemis de Poutine, que de nombreux extrémistes nationalistes qui sont traités de nazis en Ukraine sont aussi largement soutenu par la Russie ailleurs en Europe. Car pour la Russie il y a d'un côté les méchants nazis qui ont comme dessein nationaliste de contrer l'influence russe, de l'autre les bons néonazis qui ont pour dessein nationaliste de contrer l'influence américaine et de l'UE. Pour l'Ukraine on mettra tous les nationalistes dans le sac des néonazis, ailleurs en Europe on fera semblant de ne pas les voir ou comprendre qu'on défend pleinement leurs idéaux qu'on va alimenter sur les réseaux sociaux et les médias russes destinés aux étrangers sans craindre que les plus extrémistes finissent par s'imposer. Je vous le dis, si demain en France on verrait un parti néonazi pire qu'Hitler se mettre en place et dont la politique tendrait à se porter contre les américains et le reste des européens, les russes lui donnera la main et n'y verra pas la moindre goutte de nazisme, qu'on déporte des millions d'étrangers, qu'on va interdire aux musulmans l'accès à la fonction publique et à certains lieux public pour dira t-on se prémunir du terrorisme, qu'on brûle toutes les mosquées, les russes ne moufteront pas. Par contre si en Ukraine, on va déboulonner une statue de Staline ou qu'on recherche une identité ukrainienne moins liée à la Russie, on va avoir le sentiment d'une épuration ethnique avec le retour des nazis et toute la machine médiatique et des trolls vont le marteler partout pour que ça rentre bien dans la tête. Aujourd'hui, les russes craignent une réponse des américains, une réponse qui a été annoncé par Biden (dans l'ombre et dans la lumière) pour diverses actions que les russes se sont permis de faire. Alors certes Biden va faire logiquement et en premier lieu une année de lutte contre le covid et plan de relance. L'économie américaine affiche une insolente croissante et pourrait très vite conforter la maison blanche et la réorienter sur l'extérieur (car là aussi, Biden l'a dit, "america is back"). Les russes s'attendent à un retour de bâton d'autant plus que chez eux, la situation ne va pas si bien même si dans le discours officiel, tout va bien, tout s'améliore.
  10. C'est ce que je dis, on se rabat sur ce qui reste non pas par besoin, mais en raison d'un manque d'A400M. Il convient de comprendre que nous n'avons pas aujourd'hui la pleine capacité prévue en A400M, c'est à dire 50 exemplaires et qu'on doit donc encore considérer la situation actuelle comme non représentative de ce qu'elle sera dans les années à venir. D'autant plus que nombreux sont encore les A400M en activité qui n'ont pas toutes leurs pleines capacités tactique. Si demain vous avez toujours un A400M de disponible pour faire du largage, ben croyez moi l'usage de petits gabarits ou des services du privé, ben ça va disparaitre ou devenir anecdotique. La "préférence" c'est donc bien une solution de "repli". Le besoin n'est pas corrélé à des superficies. Quel est le besoin d'une île d'avoir un avion de transport en permanence? Quelles types de liaisons aériennes quotidiennes? Ce ne sont pas des théâtres d'opérations qu'on soutient en permanence. Quels besoins non quotidiens, donc exceptionnel ne permet pas la venue temporaire d'un avion de métropole? C'est bien cette notion de missions quotidiennes qui nécessitent de maintenir un dispositif sur place et des missions qui sont de l'ordre de l'exceptionnel et qui puissent permettent un maintien plus éloigné voir de métropole pour y amener ce qu'il faut, quand il faut et pour le temps qu'il faut. En soit les distances ne changent rien car maintenir de telles capacités reposent sur un besoin avéré de missions quotidiennes qui nécessitent une permanence. La question c'est qu'est-ce qu'on ferait de 4 avions à Djibouti en dehors d'un petit saut tous les 2 mois de 40 personnels? Qu'est-ce qu'on ferait de 4 avions en N.Calédonie ou 4 dans le Pacifique? Je vous le dis, les besoins quotidiens ne sont pas là. Déjà aujourd'hui on peut remettre en question certains prépositionnements, car on continue sur la vieille habitude Transall. Car le Transall avec sa distance franchissable de 1850km (cf minarm et non wikipédia qui va vendre un rayon d'action de 5000km...) était un avion qui nécessitait à être sanctuarisé ici et là car rien ne pouvait venir efficacement de métropole. D'ailleurs tout notre modèle d'armée prépositionnée en OM et en Afrique devait être "léger" pour optimiser une intervention via Transall et dans une zone proche. Il fallait intervenir vite et facilement et on était limité par les distances. Cette légèreté assumée ou l'ERC90 devenait un poids lourd poussait également à se désintéresser d'investissements plus colossaux et plus logique, se satisfaisant du petit Transall qu'on va poser sur une petite piste en latérite poussait à ne pas investir pour réaliser des pistes, nous condamnant toujours à ne pas aller plus loin que la P4 et le VLRA dans nos missions. Négligeant le besoin d'un hélicoptère lourd car nous, contrairement à tous les autres, estimons qu'on posera un avion partout alors qu'en fait, c'est bien l'hélicoptère et non l'avion qu'on va poser partout et aujourd'hui qu'on perd notre Transall on a l'impression de perdre en capacité alors qu'en réalité, l'échelon manquant dans le transport aérien, en France, c'est l'hélicoptère lourd et il est vain de vouloir le nier et continuer à trouver une solution par avion, y compris dans l'A400M. On le redécouvre pleinement au Mali avec les Chinook britannique. Mais qui va vouloir comprendre et admettre que le Transall a été depuis de très nombreuses années (et l'achat de C-130 il y a 30 même d'occasion le rappel, même si ça n'a pas changé à fond la situation) l'origine de bien de problèmes capacitaires tant dans notre projection de force, que dans nos moyens prépositionnés et dans des pratiques du système D de cet avion qui aura négligé le besoin opérationnel en hélicoptères lourds? Aujourd'hui on paye cet absence d'hélicoptères lourds et ceux qui veulent et pensent que la solution ce serait un nouveau Transall n'ont toujours pas compris que cet avion a été la cause de nombreux problèmes et limites capacitaires pour nos opex. Même si le Transall a été bien exploité dans ce qu'il était en mesure de faire, ce sont bien nous qui nous sommes adaptés à ses capacités et non lui qui a répondu à nos besoins, cette phrase est fondamentale. Je considère aujourd'hui qu'avec l'A400M une nouvelle ère va s'ouvrir et va permettre à notre pays d'avoir besoin de moins de points d'appuis que par le passé, d'être en mesure de projeter une force en alerte en métropole avec la même efficacité qu'on pouvait le faire hier avec des forces préposionnées et ses moyens "légers". Avec Serval, malgré l'assistance de pays étrangers on a montré qu'une action depuis la France peut se faire quand on a les avions qu'il faut. Est-ce pour autant que je condamne les forces prépositionnées? Non au contraire, j'estime que l'on doit changer de modèle et oublier le "léger" qui lui peut être facilement amené de métropole. Je pense qu'il est nécessaire de réduire les points de prépositionnements. Pour moi il y aurait 4 zones à soutenir dont 2 françaises. L'une en Guyane avec un régiment complet (non tournant mais pouvant compter des unités de renforts), l'autre en Nouvelle Calédonie, là aussi avec un régiment complet. Derrière on aurait Djibouti et la Côte d'Ivoire avec des moyens lourds. Autre élément qui manque à ces zones, ce sont des navires amphibies qui soient présents en permanence, des navires du type TCD et non Mistral afin d'appuyer la mobilité dans ces 4 zones et offrir aux unités déployées le nécessaire. Car si un avion en quelques heurs on va l'avoir sur place, un navire c'est des jours, des semaines. Je dévie du simple avion, mais en réalité tout est lié d'une certaine façon et doit amener à bien identifier les vrais besoins sans reproduire d'erreurs.
  11. Il ne sert à rien de déployer autant d'avions en permanence s'ils ne servent qu'une fois de temps en temps. Qu'il y ait un prépositionnement sur de grandes zones, oui, mais pas sur chaque région. Un avion (en particulier de transport) ce n'est pas des troupes ou des navires voir d'hélicoptères, on a vite fait d'amener ce qu'il faut, pour tel ou tel besoin, plus ou moins long mais toujours adaptatifs. Si par le passé on avait clairement des limites capacitaires avec les Transall pour les envoyer sans escales à l'autre bout du monde ou parfois même en Afrique avec une soute bien pleine, ce n'est plus le cas avec l'A400M qui permet d'être plus centralisé en métropole que ne pouvait l'être le Transall. Avoir une infrastructure adapté à l'A400M sur nos principales îles ou forces prépositionnées sont un impératif et si ça ne passe pas à des endroits, il faut faire des travaux et non chercher un autre avion. Pour des ilots qui sont très secondaires, à défaut de pouvoir y faire atterrir un A400M et d'en modifier l'infrastructure (il n'y a rien à perdre sur le long terme dans ce genre de travaux), ben effectivement alors on continuera à utiliser un avion plus milieu de gamme. Moi je suis du genre à privilégier l'adaptation plutôt que vouloir continuer comme avant. Ce n'est pas parce qu'une piste manque 50m pour accueillir un A400M que je me dis, "ben merde l'A400M ne peut pas atterrir, il faut un autre avion", pour moi il faut rallonger la piste. On ne perd jamais à s'adapter par le haut et on préférera toujours pouvoir faire atterrir un A400M pour ses capacités que d'être limités avec de plus petits appareils. Le besoin d'un avion plus petit doit dicter un besoin de transport inférieur, plus quotidien et je pense que 4 avions sur chaque installations comme vous le souhaitez, c'est très clairement "trop" et un certain gaspillage de moyens. Moitié moins c'est suffisant pour avoir une permanence et ensuite un renfort d'A400M viendra ponctuellement et au besoin. Encore que si on se retrouve avec un remplaçant des C-235 qui va emporter 3 fois plus, on va avoir une réduction de nombre de missions et on pourrait presque même rationaliser encore plus en sectorisant sur une plus grande zone, par exemple 2-3 à la Réunion qui va desservir tout l'océan indien (Dont Djibouti et les EAU), 2-3 pour la Guyane avec soutien des Antilles puis 2-3 en Nouvelle Calédonie qui va également desservir la Polynésie. Pour la métropole ça reste à voir, mais là aussi, en plus de l'A400M , plus on va avoir un gain capacitaire sur les appareils, plus on aura des missions qui vont diminuer. La mise à disposition d'un A400M pour certifier des parachutages ira et va autrement plus vite qu'un C-235 par exemple qui ne peut pas embarquer grand monde. Ce sont des choses qui vont petit à petit, rien qu'avec la montée en puissance de la flotte d'A400M apporter de profonds changements dans les moyens de faire les missions et dans leur optimisation. Cela aura également un impact sur la location d'An-124 qui risque de devenir beaucoup moins essentiel et crucial. Alors que si demain on augmente et on recherche un avion supérieur pour remplacer le C-235, d'accord ça va globalement renforcer nos capacités logistiques globales, mais s'il se rapproche d'un C-130, on risque de creuser un trou capacitaire pour la petite logistique pour laquelle un C-235 fait bien l'affaire et qui est même lui aussi parfois trop gros même si c'est moins "visible". Qui peut le plus peut le moins on me dira, mais je pense que le fameux A200M risque de trop empiéter sur l'A400M et creuser in fine un trou dans la petite logistique qu'on cherchera à combler ensuite par un appareil plus petit encore que le C-235. Car quand on a 2 ou 3 tonnes à expédier en urgence ici ou là, l'optimisation d'un appareil (préparation d'une cargaison qu'on regroupera pour une mission planifiée) ne pourra pas se faire et envoyer un A400M ou un A200M pour un tel volume sera une aberration. Idem pour une multitude de petites logistiques ou parfois on ne demande que d'envoyer 4 ou 5 personnels etc. Ce genre de petites missions il y en a pleins, si à l'intérieur d'un théâtre l'usage de l'hélicoptère est souvent l'option choisie (même l'AdT demande un nouveau petit avion de liaison), pour l'armée de l'air qui va couvrir de plus longues distances, il y a le C-235 et s'il n'y en a pas de dispo, l'urgence ou autre attendra une mission planifiée. Je suis donc totalement pour préserver les hélicos de l'armée de terre avec un petit avion de liaison, mais j'estime qu'il faut également un avion comme le C-235 et que le renouvellement de ce dernier par un même type d'avions ne serait pas choquant. Tout le problème actuel étant que l'A400M n'a pas encore les volumes et la disponibilité nécessaire pour combler les besoins et qu'on cherche une alternative (A200M) sur un appareil qu'on surexploite (en raison de l'absence d'A400M) et pour lequel on jugera aujourd'hui qu'il est trop limité. Mais cette situation que nous connaissons depuis des années n'est pas normal, remplacer des Transall par des C-235 à défaut d'avoir l'A400M en temps et en heure, n'est pas normal et constater ou dire plus tard que le C-235 n'est pas suffisant, ben...c'est normal. C'est pareil pour pleins de missions qu'on lui a confié en remplacement de Transall, oui naturellement il est trop petit, c'est logique, qu'on lui fera faire beaucoup plus de missions alors même que l'A400M devait combler déjà de graves limites capacitaires du Transall. Combinez avec cela les nostalgiques qui veulent faire comme avant et pensent qu'on ne peut pas faire autrement et on a le cocktail pour vouloir un nouveau Transall en pensant que l'A400M "ce n'est pas ça". Pour cela on est dans un autre domaine que le transport et ouvre un autre débat.
  12. C'est bien beau de vouloir un A200M mais la réalité c'est que nous sommes bien seul dans cette aventure. Pour créer un nouvel avion, encore faut-il le rentabiliser et quand on n'est pas capable d'apporter le volume nécessaire, on fait des partenariats. Ici en dehors de l'Espagne qui par son implication avec CASA cherchera naturellement à être de la partie, il y a quoi? Le besoin de la France c'est quoi? Une vingtaine d'appareils grand max, sachant que les C-130H seront remplacés par des A400M d'ici 2030 et que plusieurs CN-235 qui ont été acquis il y a plusieurs années pour compenser une perte quantitative de Transall ne devront pas être pris en compte dans ce futur remplaçant. Ces derniers CN-235 s'inscriront également avec le programme A400M même si ça se fera sentir uniquement par un retrait de service des plus vieux modèles sans remplacement afin d'arriver à la flotte organique de ce secteur médian qui est d'une vingtaine d'appareils. Les 4 C-130J peuvent eux aussi également faire baisser ce chiffre sur le moyen terme au point que le besoin immédiat de remplacement se situerait autour de 15. Pour l'instant on ne le voit pas trop car on est en déficit d'avions et que les 50 A400M n'ont pas encore leur impact donc on est encore dans un esprit de définition de format qui se base sur des manques
  13. Ce n'est pas l'Afrique francophone, mais quand je serai président, la Guinée équatoriale sera française :)
  14. Non mais ça c'est le minibar
  15. Attention, moment de réflexion existentielle de la vie et de son évolution (à ne pas prendre trop au sérieux). Si je serai un virus, quel serait mon objectif? Pérenniser ma survie pour garantir ma reproduction. Je vais donc muter en ce sens. Je doute que ce virus, comme n'importe quel autre va muter pour devenir plus dangereux pour les hôtes. Il y a beaucoup de choses qu'on ne sait pas, qu'on ne comprend pas, qu'on ne maitrise pas. Personnellement j'estime qu'un virus ce n'est pas qu'un "truc", mais qu'il s'agit bel et bien d'une vie avec son niveau d'intelligence (qui est collective). Si un variant en chasse un autre comme on l'observe, c'est qu'il y a une "acceptation" d'évolution et une acquisition du processus pour l'intégrer aux anciennes "souches". Je ne crois pas en des "erreurs" de reproduction, mais je crois que le virus expérimente des options, que son but c'est parvenir à garder un hôte vivant qui ne le combat pas afin d'intégrer son processus d'évolution à long terme et de faire partie de lui et que lorsqu'il réussit, on croit qu'il a disparu alors qu'en fait il a disparu sous sa forme de virus pour s'intégrer pleinement dans notre ADN et que sa reproduction se fera désormais lors de notre reproduction. Que parfois certains virus expérimentent une mutation qui est fatale aux hôtes, décimant des populations (tant végétale, qu'animal ou humaine (si on peut encore différencier les deux)) mais ne préservant au final que les plus résistants, en fait les rares individus qui auront ce petit plus "invisible" qu'on qualifie de "sélection naturelle" permettant au virus de se "corriger" afin de créer un variant moins mortel. On a en permanence des corps qui vont se renforcer et qui vont "intégrer" une connaissance d'un virus et cette "connaissance" s'inscrit génétiquement et ce ne sont pas seulement des anticorps temporaires. Cette intégration qu'on qualifie d'adaptation du corps pour "éliminer un virus" pourrait également être au contraire, la réussite génétique du virus qui petit à petit s'insère pleinement en nous. Cette "tolérance" qui devient acquise par les Hommes dès la naissance ne doit pas être négligée et l'immunité contre un virus ne se fait pas seulement de son vivant. Pour preuve, on se souvient des populations autochtones des Amériques qui à la venue d'européens porteurs de maladies ont presque disparus alors que pour les européens, il s'agissait de maladies banales. Ils mourraient pour un simple rhume et démontraient que la résistance ne se fait pas du vivant, qu'elle s'inscrit dans les gènes, qu'il faut avoir un "code" qui intègre ces virus. Si dans la conception humaine de la vie, la mort semble souvent être une tragédie, en réalité elle est une nécessité et fait partie du processus d'évolution qui voit arriver une génération plus forte que la précédente, même si à notre échelle, ça ne se voit pas car il faut de nombreux cycles (reproduction) pour qu'on voit des choses changer. Et bien souvent dans la reproduction, la "différence" n'est pas éliminée, elle est reproduite. Plus un virus est évolué, plus il sera capable de vivre en nous et avec nous, d'être parfois inactif ou endormi avant d'être pleinement intégré à notre génome au point qu'il disparaisse physiquement (du moins à notre niveau d'observation). Moins un virus est évolué, plus il va entraîner des réactions de notre corps pour être rejeté et éliminé, plus il va muter pour retenter sa chance jusqu'à ce qu'il puisse s'intégrer. La faiblesse de ces virus font d'eux des virus persistants qui chercheront à contaminer le maximum d'hôtes afin de démultiplier ses chances de mutations contrairement aux virus évolués qui peuvent souvent même ne plus rechercher d'autres hôtes et ou la contamination devient non volontaire de la part du virus. Alors oui, un corps se défendra toujours contre des éléments extérieurs qu'il ne connait pas et les virus ont besoin d'un corps pour survivre. Ils feront tout pour se faire accepter plutôt que d'être combattu et surtout quand un corps a les armes avec lui en raison de précédents échecs. En ayant déjà combattu un virus en ayant été contaminé, en ayant un vaccin, on va forcer un virus à fuir une mutation de combat dans lequel il est mis à mal afin de privilégier une mutation d'acceptation afin de s'insérer petit à petit dans notre code génétique sans être éliminé. Il donnera lieu alors à un virus moins dangereux mais qui sera plus permanent. On observe typiquement ce phénomène ou le virus du COVID-19 démontre sa dangerosité par ce qu'il est "nouveau" et qu'il peut entraîner des perturbations importantes chez certaines personnes mais démontre aussi sa faiblesse par ses mutations qui cherchent à augmenter le nombre de cycles de reproduction (contagiosité) afin de trouver une solution (variant) d'acceptation et d'intégration plus efficace et moins réactif dans nos défenses immunitaires. Car l'effort réalisé pour devenir plus contagieux lui bouffe des "ressources" et l'affaiblit, privilégiant une solution d'évolution qu'une solution de combat. Acceptant d'être détruit plus facilement sur le long terme par des hôtes "immunisés" plutôt que chercher à porter ses efforts sur une résistance au combat face aux anticorps, mais le problème évidemment avec une hausse de la contagiosité c'est qu'on aura plus de personnes sans défenses immunitaires (non vaccinés ou n'ayant pas déjà contracté le virus) qui risqueront d'avoir des réactions graves et on aura le sentiment d'un virus plus dangereux car plus contagieux alors qu'en fait il n'est pas plus dangereux, mais ce sera juste une question de volumes de contaminés. Ainsi les mutations de ce virus semblent indiquer qu'il cherche à se transformer pour pouvoir s'intégrer plus facilement à l'Homme et que comme pour chaque virus, l'hôte lui étant vital, il n'a pas pour intérêt de le voir mourir. Mais si pour nous, le danger est réel à court terme avant que tous les corps "connaissent" ce virus et puisse l'intégrer dans nos défenses immunitaire puis dans notre patrimoine génétique sur un plus long terme de cycles reproductifs. D'ici là la forte contagiosité risque de bousculer les pays ou zones qui n'ont pas le vaccin et qui n'ont pas connus déjà une forte prolifération du virus d'origine (personnes l'ayant déjà eût). Le renforcement des défenses immunitaires dans ici ou là n'est pas du tout propice à la reproduction du virus (car il se fait grandement éliminé) par contre des pays ou des zones, très peuplés avec des personnes sans défenses immunitaires il est en mesure d'expérimenter plus facilement ses variants et si au début on a vu le variant britannique, on voit aujourd'hui que les variants sont brésilien, sud-africain, indien, dans des pays ou les gens sont disposés aux "expérimentations" du virus à trouver le meilleur moyen de s'intégrer à l'Homme et de coexister avec lui. Si hier on avait le sentiment que le covid était presque uniquement un problème dans les pays occidentaux, ce problème va vite se réorienter ailleurs et on va avoir des hôpitaux qui vont déborder. Bien entendu les gestes barrières, les capacités de soins permettent de limiter les pertes, mais ça ne fera pas disparaitre le virus. On doit accepter sa recherche de mutation et on doit accepter et comprendre le besoin de l'intégrer en nous pour qu'il ne soit pas une nouveauté trop perturbante quand il repassera en nous. Le virus doit être accepté, c'est chiant mais ce sera ainsi. Il sera comme la grippe saisonnière avec son vaccin préventif annuel pour les personnes les plus vulnérables et derrière une acceptation pour la majorité des personnes d'être malade quelques jours et d'être attentif pour s'en prémunir et pour ne pas contaminer les autres. Mais avant d'arriver à cela, il faudra une immunité globale afin que tous ayons en nous, la "connaissance" du virus qui entraînera une réponse adaptée. Le virus lui, continuera sa recherche d'optimisation pour arriver à s'intégrer pleinement un jour et en permanence dans un corps humain au point de ne faire plus qu'un avec lui. Mode illuminati off
  16. Le plus effrayant c'est que c'est de l'Azote...
  17. Sauf que le vaccin du Covid c'est à une échelle mondiale, la France seule aurait-elle aujourd'hui un vaccin? Les productions de vaccins sont également d'un peu partout, mais là encore, seul, nous n'aurions pas réalisé grand chose. D'ailleurs le Covid n'est pas gage de preuve qu'on y arrive, il a été une démonstration patente d'une désindustrialisation et d'une dépendance à l'étranger, du sous-investissement dans la recherche que l'on cherche aujourd'hui à regagner au nom de la souveraineté. Les productions militaires ont des limites. Il est évident que dans de nombreux secteurs il y a une possibilité d'augmenter les rendements, mais dans d'autres on est limité par les compétences humaines, les approvisionnements, l'infrastructure. La production de blindés et autres, ce sont des choses qui peuvent se faire plus facilement que des Rafale ou des navires ces derniers ont un temps de construction incompressible et ils obstruent les chantiers (limite d'infrastructure). Autre élément à ne pas oublier, celle de la réquisition, l'état peut prendre presque tout ce qu'il juge utile à des fins militaires, du ferry à votre camionnette, en passant par les avions etc... Maintenant est-ce qu'on se retrouvera dans une économie de guerre? Personnellement j'en doute, qu'il y ait un effort accru et des urgences à combler, oui, mais l'idée de la grande guerre qui va saigner l'armée et lui amener une attrition comme dans les guerres mondiales, qu'il faudra vite combler, je n'y crois plus, le monde a changé depuis avec l'arme nucléaire et un contexte sécuritaire de notre pays (quels voisins est menaçant? qui est notre ennemi réel et direct?), fait qu'on est dans une situation ou la guerre de basse ou de haute intensité se mènera loin de chez nous, par un corps expéditionnaire qu'on jugera acceptable au vue de nos moyens. Un corps expéditionnaire qui s'inscrira dans un contexte de coalition pour obtenir la masse et ou l'enjeu ne sera pas de défendre le territoire national et sur lequel on a une obligation de réussir et d'y mettre tous les moyens possibles, mais de défendre un autre pays par jeu d'alliances ou d'attaquer un autre pays par ambition. Dans ce cadre et comme je l'ai expliqué par ailleurs, la guerre totale ne se fera pas pour d'autres et à la place des autres à des milliers de km de chez nous et l'échec militaire d'un corps expéditionnaire aussi gros qu'il soit est une option acceptable dont les conséquences ne se répercuteront pas sur notre territoire. Entendez par là qu'on peut très bien faire par exemple comme les américains au Vietnam, un engagement intensif de l'armée, dans un conflit qu'on peut juger de haute intensité, mobilisant énormément de moyens, mais qui reste "local" et ou l'échec militaire est resté sur place sans que l'ennemi ne se lance dans une contre offensive aux USA et finit par l'envahir (même si on me dira qu'il n'avait pas les moyens de le faire, en réalité personnes n'envahira un pays nucléaire et lui fera la guerre chez lui comme on le ferait avec un pays non nucléaire). Le Vietnam a bien montré par ailleurs que la défaite est acceptable car les américains étaient prêts à y balancer des bombes nucléaires, mais ils ne l'ont pas fait, car aucun péril n'allait menacer leur pays dans un échec/repli. Donc quand je dis que l'ennemi "on le choisit", ce n'est pas une parole en l'air. Car même si l'ennemi se donnera à fond pour nous vaincre, on sera chez lui ou on sera chez d'autres contre lui. Nous ne serons pas sa cible direct, nous le deviendrons parce que nous acceptons de lui faire la guerre pour le contraindre. Mais si on arrête de lui faire la guerre, il ne viendra pas jusqu'à nous. Les pays qui ont l'arme nucléaire sont à mes yeux totalement sanctuarisés, mais cela ne veut pas dire qu'on ne peut pas faire la guerre, ni même qu'on ne peut pas connaitre des affrontements limités entre puissance nucléaire sur des territoires en dehors des frontières de ces pays. Même si ces guerres sont souvent via des proxys ou qu'elle se fait dans l'ombre d'actions secrètes, une action plus conventionnelle n'est pas à exclure, mais très vite on risque de se calmer avant de tomber dans un engrenage. Cessons de faire comme si l'arme nucléaire n'avait aucun effet dissuasif, si le monde n'aurait pas changé, la guerre froide ce serait vite transformé en une 3e guerre mondiale, mais la retenue, malgré des tensions phénoménales, des armées pléthoriques, des situations qui sans les armes nucléaires auraient légitimement mener à l'embrasement, la guerre n'a jamais eût lieu et ce n'est pas aujourd'hui qu'elle se déclenchera. Ce sont toujours les autres pays non nucléaire qui sont les enjeux des grandes puissances nucléaires et qui sont aussi leurs champs de bataille, en y étant directement engagée ou utilisant des locaux pour combattre à notre place. On usera toujours du sang des autres avant le nôtre quand cela est possible d'autant plus qu'une utilisant des pays tiers, les pays ayant des armes nucléaires peuvent mener indirectement une guerre sans limites contre une puissance nucléaire. Ainsi pour l'Otan par exemple, il est bien plus utile de garder l'Ukraine en dehors de l'alliance, de l'armer pour combattre la Russie par les armes que de la faire rentrer dans l'alliance et s'enlever ce moyen de pression. L'Otan ne fera jamais la guerre à la Russie pour redonner la Crimée aux ukrainiens, mais l'Ukraine en dehors de l'Otan, peut agir par les armes et ses moyens pour y arriver. Ensuite tout n'est que question d'opportunisme et du moment ou ils jugeront avoir des moyens pour le faire. En tout cas voilà, comprenons bien notre situation et ne nous mettons pas à la place d'autres, chaque pays s'arme en fonction de menaces et d'ambitions. Des menaces directes, il n'y en a aucunes de sérieuses, aucun voisins douteux, hyper militarisé qui s'exciterait à construire un empire pour les 1000 prochaines années. On a beau évoquer toujours l'outre-mer, mais c'est pareil, qui a des revendications sur nos territoires en dehors de la puissante armée des Comores? Non Tahiti ne doit pas être prise pour une île en mer de Chine comme les Spratleys, non la Martinique ne doit pas être considéré comme les Falklands face aux argentins, non la métropole ne doit pas être confondu à un pays non nucléarisé sur lequel on va refaire les guerres du passé, non les actions militaires de la Turquie vise avant tout d'autres pays et c'est parce que nous y mettons notre pied qu'on se retrouve concerné, nous le choisissons. On est quand même dans un monde ou le renseignement est bien différent du passé, ou l'on connait un peu la nature de chaque pays, leurs moyens et leurs revendications. C'est bien beau de toujours faire comme si on allait refaire Verdun ou qu'on se fait peur en s'imaginant un nouveau mai 40, mais désolé, la situation a changée et il faut cesser de vivre dans le passé car là aussi n'en déplaise à ceux qui ne veulent pas le voir et continuer "comme avant", l'arme nucléaire a changée le monde et le rapport à la guerre, notamment à la guerre "totale". La guerre d'usure qui va totalement sécher notre armée et mettre en péril la nation n'est pas réaliste, n'est plus réaliste. On est là sur un besoin militaire conventionnel totalement différent et bien moins massif qu'il ne pouvait l'être par le passé, du moins tant qu'on sera dans une posture sans ambitions de conquêtes. On peut ad vitam aeternam maintenir l'armée que nous avons sans que cela ne change quoi que ce soit à notre sécurité et aux menaces qui planent sur nous, comme bon nombre de pays avec une armée qui parfois ne pèse rien du tout ne se font pas pour autant envahir par "faiblesse" militaire. Quand il n'y a pas de menaces, pas d'ennemis, qu'on ne cherche pas à s'en faire, ben vous n'avez pas besoin d'une armée de dingue. Chez nous le problème c'est qu'on a un grand passé militaire qui fait toujours office de référence et ou se dit si on n'a plus l'armée d'il y a 30 ans, d'il y a 70 ans ou de 100 ans, on est plus en danger. Sauf que non, ce n'est pas le volume de notre armée qui créer le danger, ce sont les menaces et nos potentiels ennemis (subis et non choisis) ainsi que leurs conséquences. Car faire la guerre à l'autre chez lui est une chose, que l'autre puisse faire la guerre chez nous en est une autre. Difficile aujourd'hui de trouver des menaces qui justifieraient un effort important et massif dans nos armées, c'est bien là tout le "problème" pour ceux qui comme moi, veulent que notre pays dispose d'une armée forte mais qu'il ait aussi de l'ambition de grandeur.
  18. On évoque toujours la masse et on répond à juste raison que pour une armée professionnelle c'est impossible pour recruter et que pour une conscription c'est impensable en terme de compétences. Au delà de ce que j'écrivais la dernière fois sur le risque et le scénario de la haute intensité pour la France, si on se lance dans une solution pour faire de la masse il faut accepter un compromis. Ce compromis c'est celui d'une armée à double visage, d'un côté l'armée professionnelle qui assure la technicité, l'encadrement et l'expérience de l'autre c'est celle d'une armée de conscription occupant des fonctions qu'on va qualifier de faibles compétences ou alors à la portée de tous. Enfin pour terminer, l'instauration d'une réserve obligatoire et active de 5 ans (RO1) puis une réserve inactive de 5 ans également (RO2) pour tout conscrits ou engagés. La masse ne peut pas se regarder comme étant globale, elle doit être catégorisée. On doit identifier les fonctions qui nécessitent un engagé de celles où un conscrits est suffisant. Il ne faut pas chercher à mettre des conscrits partout, on n'est pas là à demander à un conscrit d'être pilote d'hélicoptère, ni technicien sur un navire, la masse se fera et doit se faire selon moi à 3 niveaux majeurs, l'infanterie, l'artillerie et le soutien, en particulier logistique (le technique restant aux engagés) Pour le reste, il convient de laisser un grand nombre d'engagés, d'offrir ou d'ouvrir des postes pour de petites mains afin d'optimiser le personnel engagé. Dans la marine et l'armée de l'air, des secteurs où la masse ne se gagne pas facilement, il faut en faire de même. Il faut donc se concentrer sur un gain de masse qui sera orienté mais qui se basera aussi sur une conscription utile, pas question de la généraliser et de subir un flot de conscrits. Pour ce faire, il convient de créer non pas un service militaire obligatoire mais un service national obligatoire d'un an pour tous qui engloberait l'armée, la gendarmerie, la police, les pompiers, services communaux , sécurité civile, assistance sociale et sanitaire etc. Avec pour chacun des besoins humains définis et exprimés, avec des cursus de formation d'adaptation. L'exécution de ce service national deviendrait un devoir pour lesquels on obtiendrait des droits. L'armée étant plus contraignante de par le métier et l'obligation de servir dans la réserve on pourrait très bien la rendre plus attractive que d'autres secteurs, que ce soit financièrement, un abattement sur la retraite, des emplois réservés , permis et tant d'autres choses. Mais je ne vais pas m'attarder, j'en ferai tout un livre L'armée pourrait ainsi exprimer un besoin de 100 000 conscrits qui seront volontaires, du moins qui auront choisis cela. On gagnerait en masse, qui irait dans des régiments plus nombreux d'infanterie, d'artillerie et de la log. Ce n'est en rien insupportable, l'équipement, du transport de troupes blindé au canon en passant par le camion du soutien (je fais simple en description) ne sont pas les équipements les plus coûteux et les plus longs à produire, ce n'est pas des rafale, ni des SNA. On gonflerait ainsi l'infanterie et l'artillerie ainsi que son soutien log sans foncièrement impacter le reste. Même si on en convient, il faudra adapter des choses. Tout cela sans énormes efforts budgétaires pour l'équipement, le plus coûteux restant l'infrastructure à réaliser ou restaurer de nouveaux régiments. Personnellement je préconise la création de grands ensembles d'unités militaires, aucun problème à avoir plusieurs régiments dans une même zone. Qu'il y ait une nouvelle zone construite avec 4 ou 5 régiments d'infanterie n'est pas un problème. Mais c'est un autre débat. Pour la réserve le volume des conscrits amènera ici la vraie "masse" pour le pays. Avec 100 000 hommes par an, on gérera 400 000 réservistes opérationnels (RO1) après 5 ans d'activité du service national et on en aura tout autant qui suivront en RO2 plus tard. Des réservistes opérationnels qui devront suivre des périodes d'entretien des compétences (idéalement dans une large autonomie) et pourront servir au besoin pour différentes situations. Une réserve qu'on équipera de moyens légers (type camions) , peu coûteux à l'achat comme à l'entretien mais qui a le mérite de la polyvalence. Pendant des décennies on avait une infanterie en camions et autres véhicules non blindés, ne faisons pas comme si ça serait anormal et choquant que d'avoir une réserve avec cela. Pour ce qui est de la masse dans la marine ou l'armée de l'air, il n'y a pas de secrets, c'est avant tout une question de matériels. Acheter 100 Rafale ou 20 FDI, 10 Scorpene et honnêtement on est déjà bien. Mais ne pas négliger le drone pour obtenir une masse moins onéreuse et sacrifiable qui plus est. Donc forcément tout cela nécessite de l'argent, surtout au départ, je pense qu'avec un ticket de 50 milliards au lancement et un maintien du budget annuel à ce même niveau, c'est faisable.
  19. Oui mais on ne peut nier que cette période militariste allemande qui allait de la prusse à la seconde guerre mondiale a bien changée. Le nazisme et son échec ainsi que le partage de l'Allemagne ceci sur plus d'une génération a considérablement modifier leur aspect de "conquérant". Ni dans la classe politique (même de l'opposition) ni dans l'armée, ni dans la société civile on a des courants guerriers comme on en avait l'habitude pendant près d'un siècle. L'Allemagne actuelle c'est celle ou il n'y a que l'économie qui intéresse, d'un côté tant mieux car ce pays aurait les moyens de redevenir une grande puissance militaire et qui ferait vite de l'ombre à des pays comme la France ou le RU ou seul le nucléaire fait la différence.
  20. Quand vous êtes vous-même une union de nations/royaumes, prôner la désunion de l'UE ne peut que pousser à en subir les mêmes conséquences dans sa propre union. Au même titre que nombreux sont les pays qui ne soutiendront jamais le séparatisme dans les autres pays (du moins officiellement) par peur d'une contagion. L'effet domino de la fin des colonies, c'était pareil, contagieux. Le Brexit est en Europe pour beaucoup de partis d'opposition une référence à suivre, à reproduire. Mais le temps est compté, l'échec du Brexit du point de vue idéologique et économique et la possible désunion du Royaume-uni plane réellement et amène déjà de nombreux partis d'opposition à revoir cet effet de "série" sur laquelle il comptait avancer pour quitter l'UE. Autre danger qui plane sur le Royaume-Uni et sur lequel on n'en parle pas vraiment, c'est qu'on va sans doute assister très prochainement à la disparition de la reine, emblème et symbole de la royauté britannique. Ce ne sera pas sans conséquence et même si la succession sera naturelle, c'est derrière une autre époque qui va s'ouvrir. Le Commonwealth pourrait lui aussi mourir à petit feu dans un chamboulement de l'intégrité du RU (indépendance de l'Ecosse etc...) et par un chamboulement dans la famille royal qui voir une génération disparaitre pour une plus jeune et ou l'on a déjà un Harry qui est en rupture avec la monarchie. C'est une affaire à suivre.
  21. L'espionnage n'existe que quand il merde et quand il est un échec ce n'est pas l'espionnage qui est remis en question mais le pourquoi il a été découvert. Ensuite on fait publiquement et diplomatiquement comme on peut, inventant des mensonges sur des voyages touristiques version russe quand ce n'est pas un complot anti-russe ou à l'américaine ou c'est très souvent le silence qui fait loi même devant l'évidence. L'espionnage a ses qualités quand il n'est pas découvert, mais derrière quand il se fait jour, les relations en prennent un coup, même si l'espionné espionne également celui qui l'accuse de l'espionner... Donc quand je vois les algériens jouer les scandalisés, derrière ils ont aussi leur petite affaire, idem pour nous et pour d'autres.
  22. Takuba n'est pas une opération s'inscrivant dans la durée, elle permet à la France d'avoir un dispositif de transition pour se replier. Quand nous aurons dégagé une grosse partie de nos forces, on va très vite voir Takuba pousser les forces locales vers l'autonomie (même si elles sont que moyennement prêtes). Takuba c'est bien une force intérimaire (quelques centaines d'hommes) qui a pour objectif de ramener l'armée malienne au devant du front que Barkhane délaisse et de lui faire prendre pied, elle n'est aucunement prévue de durer sur le long terme, je lui donne 2 voir 3 ans pas plus
  23. Pour les besoins humains de la haute intensité, il faut évidemment de la masse, mais il faut aussi rester réaliste, nous ne ferons pas des guerres usantes comme par le passé. Il y a un point de "blocage" (tant chez l'attaqué que l'attaquant) en raison du nucléaire qu'il n'y avait pas dans les deux guerres mondiales ou avant. Nous ne nous lancerons pas dans une guerre à 3000km de nos frontières qui va "consommer" 1000 hommes par jour, nous ne nous imposerons pas ce genre de guerres, il y a et il y aura toujours une limite dans nos engagements. C'est pareil pour quelqu'un qui veut nous attaquer, on ne peut plus prétendre défendre notre territoire comme par le passé, personnes ne peut imaginer voir défiler une armée étrangère sur les champs Élysées sans qu'il y ait un feu nucléaire qui soit déclenché. Et globalement on peut le dire d'une manière assez évidente, un pays qui a l'arme atomique a son territoire qui est sanctuarisé et un attaquant n'ira jamais plus loin que des zones secondaires ou très insignifiantes dont il sait que ce serait trop petit pour enclencher un feu nucléaire et sur lequel on en restera forcément à une confrontation militaire brève qui est surtout un pari de l'attaquant sur une absence de réactions (effet de surprise, peur de la guerre...) sur l'attaqué. Donc le combat de haute intensité représente avant toute chose, une volonté (défensive) et une ambition (interventionniste) politique. Une volonté politique d'être prêt et capacité de répondre à une agression contre nos intérêts ou d'un territoire qui serait secondaire à la métropole (comme à l'OM). Une ambition qui est celle de définir un degré d'engagement supérieur pour imposer nos intérêts ou pour éviter que d'autres pays imposent leurs intérêts à des pays avec lesquels on est engagé. La haute intensité est donc bien un message politique et une posture de dissuasion avant d'être une réelle menace qui va s'imposer à nous et devenir la norme de nos opex de demain. La haute intensité n'est pas une nouveauté et n'est pas non plus synonyme de devoir être en capacité de refaire 14-18 au niveau des volumes de forces. La haute intensité peut être une réalité pour 5000 hommes comme la basse intensité peut l'être pour 100 000 hommes, la masse ne définit pas le combat de haute intensité, car on peut très bien mener un tel combat contre une petite armée conventionnelle qui disposerait de moyens (chars, aviations, moyens sol-air etc...). Faut arrêter a lier la haute intensité à une guerre d'annihilation face aux russes ou aux chinois, la haute intensité c'est de faire face à un ennemi symétrique aux moyens que nous avons, qui est en mesure de contester une supériorité qu'on pourrait considérer comme acquise dans le contexte du combat asymétrique. Car on ne fera jamais la guerre aux russes ou aux chinois au delà de "l'incident" et ces derniers ne feront pas non plus une guerre contre nous même en ayant le sentiment d'avoir le dessus au niveau conventionnel. On doit donc tout de même savoir ou l'on se trouve sur l'échiquier, connaitre les menaces directes contre lesquels nous sommes réellement une cible et les menaces indirectes ou l'engagement n'est pas imposé ni dangereux pour nous, mais soumis à une ambition d'engagement (comme protéger un pays d'une agression extérieure). Savoir faire cette différence est nécessaire, car on ne peut pas se considérer être l'Ukraine face à la Russie ou Taïwan face à la Chine, ou l'Arménie face à l'Azerbaïdjan. Car une bonne identification des menaces est nécessaire au bon établissement des besoins militaires. Et désolé d'en décevoir certains, mais une menace indirecte est autrement plus négligeable qu'une menace directe, malheureusement on ne fait pas assez souvent la différence. Du côté des menaces directes, effectivement, on va se dire qu'il est nécessaire de s'engager massivement pour gagner, dans les menaces indirectes, on se limitera à un contingent qu'on jugera supportable pour nous, car nous restons simplement une aide et non pas la force qui va se substituer au principal concerné que nous allons défendre. Dans ces menaces indirectes, l'échec est acceptable et ne sera pas contraignant pour nous au delà de l'image et de la diplomatie. Ainsi l'attrition pour la menace indirecte est "limité" et n'a pas une nécessité/obligation de renouvellement car l'échec est acceptable et sera à la hauteur des moyens que nous avons décidé de mettre. C'est exactement la même configuration comme pour des combats de basse intensité, on prend l'Irak ou l'Afghanistan pour les américains, ont-ils gagnés? Non, mais en se retirant qu'est-ce qu'ils perdent? Rien en dehors de l'image et de l'investissement humain et financier engagé (donc de l'ambition politique), parfois l'abandon d'une telle guerre offre plus d'avantages que sa continuité. Nous au Sahel c'est pareil, si on se retire demain, on ne pourra pas dire qu'on n'a pas gagné mais qu'est-ce qu'on perdre une fois dehors, rien, car la menace directe est au Sahel et concerne ces pays. Malheureusement ou heureusement (tout dépend comment on voit la chose), la France n'a pas de grosses menaces directes qui pèse sur elle, tant dans son voisinage qu'à l'étranger. Son territoire est reconnu par tous en dehors de Mayotte, mais faut-il considérer les Comores comme un danger militaire d'importance? On a beau vouloir également faire passer nos îles en Polynésie comme si elles seraient en mer de Chine, ce n'est pas le cas, la Chine ne revendique pas et ne lorgne pas sur cette zone et avant qu'elle ne le fasse, je pense qu'il s'en passera des conflits autour d'elle bien avant.Ce n'est pas des pêcheurs chinois (et tous les autres qu'il ne faut pas oublier) qui sont une menace militaire. La Russie menace t-elle la France directement? Non pas plus que nous ne la menaçons, c'est par l'Otan qu'elle est une menace et c'est pour les pays de son voisinage qu'elle l'est et sur lesquels elle a des ambitions. D'ailleurs quand on évoque la haute intensité, généralement on est sur le thème de la menace indirecte ou celle ou l'on s'imagine à la place d'un pays sans armes nucléaire. Bien entendu, on le sait, que ce soit du côté politique ou militaire, se faire peur et trouver des menaces justifiants une hausse des moyens est classique surtout devant un pouvoir qui n'a pas d'ambition militaire et qui a besoin d'éléments pour justifier l'investissement militaire. Pour conclure, ce que je tiens à dire, c'est que les menaces directes qui planent sur notre pays sont infimes et nos armées sont largement à même d'y faire face, la police et la gendarmerie sont presque même suffisants. Il y a des pays qui n'ont même pas d'armées, pourtant ils ne se font pas envahir ou autres, ils n'ont pas de menaces directes et n'ont pas d'ambitions donc ils n'ont pas besoin de moyens militaires. Par contre la France a un passé militaire important qui est lié à son ambition de grandeur et à la conflictualité européenne, un passé qui reste dans les têtes et qui constituent encore une référence et une menace qui serait toujours permanente ou planante au-dessus de nous et on ne s'y défait pas, on continue à craindre cela et à vouloir des moyens militaires pour se défendre et y faire face. Mais la situation a largement évoluée en Europe et je ne redéveloppe pas sur l'arme atomique, ce qui fait qu'aujourd'hui, non, notre armée ne défend plus la métropole et n'est pas dans une situation ou elle mènera un conflit de haute intensité dans nos frontières. Il n'y a en vérité que notre propre ambition internationale qui est aujourd'hui seul facteur d'importance pour identifier de possibles menaces indirectes qui (re)définiraient le volume de forces "utiles" pour y faire face. Et l'un ne va pas sans l'autre, cette ambition si elle n'est pas portée par un pouvoir ayant soif de grandeur elle restera limité aux moyens que nous avons pour les pouvoirs sans grandes ambitions. On regardera ce qu'on a et ce qu'on peut faire, on se choisira les ennemis à notre hauteur et on évitera les autres (ceux ayant l'arme nucléaire et ceux ayant une force conventionnelle trop grosse, ou un territoire impossible à contrôler) et on ne se fera pas pour autant envahir par ceux qu'on ne choisira pas. Mais bien entendu personnellement, j'estime que la France n'est pas un pays qui doit se laisser aller à ne pas avoir d'ambitions et que la grandeur d'un pays est aussi sa capacité à pouvoir se confronter à d'autres grands et à rester dissuasif dans le domaine conventionnel face à d'autres pays non nucléaire qui localement peuvent prendre confiance d'une supériorité militaire face à un pays à des milliers de km et dont les moyens militaires ne sont pas globaux mais uniquement axé sur un contingent d'une force expéditionnaire limité. Notre grand défi n'est donc pas de vouloir une grosse armée territoriale capable de refaire la bataille de Verdun ou un Stalingrad dans les rues de Reims ni de le faire dans un autre pays, mais bien d'optimiser l'armée professionnelle que nous avons pour la rendre la plus projetable possible afin de disposer d'une masse utile à une ambition à notre échelle, une masse qui soit dissuasive. Car il ne sert à rien de vouloir de l'effectif juste sur le papier, il faut de l'effectif utile à ce qu'on a recherche aujourd'hui avec notre armée conventionnelle, non pas faire face à un voisin qui veut envahir l'Alsace Moselle, mais à des ambitions extérieures. Il convient alors d'optimiser une réserve capable de remplacer et soutenir une armée projetée, d'investir dans des moyens de projections des forces.
  24. Oui monsieur Chang, "touriste" chinois de passage ramenant ses photos de vacances....
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