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Ronfly

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Everything posted by Ronfly

  1. Ronfly

    [Rafale]

    Pas beaucoup mieux pour moi nous plus... Mais le F1 c'est aussi une légende.
  2. Ronfly

    [Rafale]

    Oui pardon ... Désolé pour l'imprécision. C'est dredi et je suis aux fraises.... Merci pour les photos. Il est au top ce B01.
  3. Ronfly

    [Rafale]

    Apparemment, (à confirmer) le Rafale exposé serait le B01. Il aurait été convoyé en camion plateau depuis Bordeaux après démontage voilure/dérive et remonté cette semaine sur place par des mécanos de l'AAE. Le B01 servait depuis sa réforme à l'instruction des mécaniciens aéronautique (où...?).
  4. Ronfly

    Le F-35

    Le F35 peut faire capteur aéroporté pour de l'ABM... https://nationalinterest.org/blog/buzz/eye-sky-can-f-35-stealth-fighters-take-out-icbms-sea-202992 Un couteau Suisse cet avion... ;)
  5. Je mets ci-dessous une retranscription d'un article de 2021 sur le NGAD. Il est pas tout récent mais il est plutôt intéressant me semble t-il. ...."De Alain DE NEVE... Introduction Au cours de l’été dernier, L’U.S. Air Force (USAF) a procédé à des tests jugés particulièrement concluants du démonstrateur de son nouveau système aérien de combat issu du programme Next-Generation Air Dominance (NGAD). Toutefois, en annonçant cette campagne d’essais, l’assistant du secrétaire de l’USAF aux acquisitions, le Dr Will Roper, a suscité l’étonnement de la plupart des observateurs des affaires de défense : en effet, la conduite d’un essai de démonstrateur dans des délais aussi serrés est une chose assez rare en matière de conception de nouveaux systèmes d’armes. Des interrogations demeurent : le programme NGAD porte-t-il sur l’élaboration d’un nouveau type d’aéronef de combat ? Le nouveau projet de domination des airs américain est-il de nature à porter atteinte à l’interopérabilité future des forces européennes et américaines ? Et si oui, quelles sont les mesures mises en œuvre par les Européens afin de corriger le risque d’un double décrochage industriel et technologique ? L’ambition de ce court article est de décrypter les divers constituants du programme NGAD. Au travers du programme NGAD, le Département américain de la Défense vise en réalité à refondre l’ensemble de ses procédures de développement et d’acquisition d’armements. Le but est d’éviter les écueils rencontrés dans le passé par les programmes majeurs tels que le F 35 ou le B 2, pour ne citer que les plus notoires. Les forces armées des États-Unis s’engagent désormais sur la voie de processus d’acquisition plus flexibles et réactifs. L’US Air Force a emprunté à cet effet une approche managériale d’innovation issue du milieu civilo-commercial, bâtie autour du concept de « jumeau numérique » . Comme nous aurons l’occasion de l’observer, les questions portant sur la configuration de la plate-forme et des technologies embarquées sont peut-être les plus secondaires du programme NGAD. Next-Generation Air Dominance (NGAD) : expression paradoxale de la technologisation Un programme en quête de structure À l’instar de précédentes entreprises destinées en leur temps à la production d’un nouveau système d’armes, le NGAD est lui-même le produit de multiples initiatives et rédactions de cahiers des charges. La volonté de lancer le développement d’un avion de combat dit de « sixième génération » remonte déjà à plusieurs années. L’effet de surprise du NGAD est donc tout relatif puisqu’il constitue, en réalité, la dernière évolution en date d’activités de recherche et de développement ininterrompues aux États-Unis. Sur le plan budgétaire, le programme NGAD bénéficie d’un budget prévisionnel de $9 milliards jusque 2025. Pour l’exercice 2021, $1 milliard de dollars ont été planifiés. L’année fiscale 2022 pourrait voir ce budget porté à quelque $1,5 milliard, sous réserve de l’accord du Congrès. Il est singulier de noter qu’à aucun moment le Département américain de la Défense n’a daigné faire explicitement mention d’une entreprise ou d’un groupe d’entreprises susceptibles d’être choisis pour le développement du programme. Or, il est de notoriété publique que chacun des trois principaux industriels spécialisés dans l’aéronautique de combat aux États-Unis dispose d’unités dédiées à la recherche avancée en matière de nouveaux concepts et prototypes. Skunk Works de Lockheed Martin est l’une des plus connues de ces unités. C’est elle qui semble avoir été chargée de la conduite du programme NGAD. Rien de définitif ne peut être affirmé au moment où ces lignes sont écrites. Toutefois, les propos du directeur financier de Lockheed Martin, Ken Possenriede, ont donné quelques indices. Lors d’une conférence téléphonique avec des analystes de Wall Street, Possenriede a affirmé que le groupe prévoyait une forte croissance à deux chiffres de sa division Skunk Works chargée du développement des programmes « classés ». À la suite de ces propos, une autre sortie remarquée du directeur financier a fini de convaincre certains observateurs du fait que Lockheed Martin était bel et bien responsable de la conduite du programme NGAD. Possenriede affirma que son groupe avait remporté un contrat décisif pour la conduite d’un projet classifié devenu la priorité absolue de ses bureaux d’études. D’autres groupes disposent de divisions dédiées à la gestion de projets classés, mais ils ne semblent pas impliqués dans ce projet. L’un d’eux, Northrop Grumman, peut certes compter depuis 2007 sur sa branche Scaled Composites acquise aux fins de la conception de prototypes avancés, mais l’entreprise se concentrera, pour les prochaines années, au développement du nouveau bombardier à long rayon d’action, le B-21 Raider L’entreprise Boeing, dont l’unité chargée des projets avancés, Phantom Works, a récemment acquis Aurora Flight Sciences depuis 2017, n’a quant à elle pas communiqué de quelque façon que ce soit sur son implication dans des projets nouveaux de l’U.S. Air Force. 2  A. De Neve, Le programme B-21 Raider : armement stratégique ou institutionnel ?, Bruxelles, Institut royal supérieur de défense, Focus Paper 38, janvier 2019. Un pilotage innovant : le « jumeau numérique » Le programme NGAD pourrait à l’avenir conduire à une révision complète des schémas jusque-là suivis en matière de pilotage des projets industriels de défense, et ce à deux niveaux. Plutôt que de confier à une seule et même entité la conception, la mise en œuvre et le suivi d’un de la production de prototypes issus du projet, l’USAF envisage de définir des sociétés distinctes qui seraient chacune chargée d’une mission spécifique afin de réduire les cycles de développement. De la sorte, le Département de la Défense (DoD) espère pouvoir garantir à ses programmes de défense une plus grande réactivité et une meilleure flexibilité. Jusqu’à présent, les programmes d’armement majeurs du DoD reposaient sur la désignation d’un « champion » industriel. Une fois le contrat attribué, l’ensemble du programme était placé entre les mains de l’industriel désigné, ce qui était de nature à favoriser les dépassements de calendrier et l’envolée des coûts en cours de développement. Désormais, le DoD souhaite privilégier une approche favorisant la conduite de programmes sur la base de lignes de production plus serrées en fonction de paliers technologiques et d’objectifs de mise en œuvre strictement définis. En vue d’atteindre cet objectif, l’US Air Force a choisi de miser sur le concept de « jumeau numérique » issu de l’ingénierie numérique (Digital Thread & Digital Twin). La conception d’armements selon une approche « fly-fix-fly » (que nous pourrions traduire par « tester-corriger-tester ») se révèle inappropriée à la structure même des programmes militaires de demain. Si les armements qui composent les arsenaux des nations industrialisées se révèlent plus efficaces et plus polyvalents, ils se montrent également plus complexes, plus interconnectés et sont des « ogres de données ». En l’espace de soixante ans, le nombre de lignes de code source d’un avion de combat a été multiplié par 100.000 (voir Diagramme 1). Actuellement, le F-35 Lightning II intègre pas moins de 8 millions de lignes de code source dans son système. Au rythme de progression observé durant ces soixante dernières années, les projections actuelles soutiennent que le NGAD pourrait comprendre entre 50 et 100 millions de lignes de code source. La complexité exponentielle des plates-formes de combat a atteint un niveau tel que ce ne sont pas moins de 75 à 90 % du budget total du développement logiciel qui sont désormais affectés aux seuls processus de vérification et de validation (V&V) des lignes de code source. Ce poste budgétaire consacré au processus V&V est particulièrement sujet à une hausse incontrôlée des dépenses de développement. .Le « jumeau numérique » consiste donc à concevoir un double virtuel du système d’armes que l’on souhaite mettre au point et à simuler son comportement en temps réel. Une inconnue : la puissance de calcul L’enthousiasme de l’US Air Force et en particulier des défenseurs de cette approche issue de l’ingénierie numérique pèche cependant par un aspect, et non des moindres : la disponibilité de la puissance de calcul, ou plutôt son indisponibilité. La puissance computationnelle qui devrait être mobilisée pour permettre une implémentation complète du « jumeau numérique » pour la conception d’un nouveau système d’armes aussi avancé et complexe que le NGAD n’est tout simplement pas au rendez-vous. Certes, l’initiative lancée en 2015 sous l’impulsion du Président Barak Obama au travers de la National Strategic Computing Initiative (NSCI) devrait permettre d’aboutir d’ici 2022 au développement d’un calculateur exaflopique (1018 flops). Toutefois, une telle capacité s’avérerait limitée dans la perspective de la conception d’un « jumeau numérique » adapté au développement d’un avion de combat de nouvelle génération intégrant autant de lignes de code source que le NGAD. Les prévisions les plus optimistes supposent que la capacité de calcul requise ne pourrait être atteinte au plus tôt qu’en 2025. C’est là un calendrier de développement qui projette donc l’US Air Force au-delà de l’échéance qu’elle s’était originellement fixée pour le développement d’une capacité de nouvelle génération destinée à contrer la montée en puissance de la Chine et de la Russie sur le plan aéronautique. La question du cheminement de l’U.S. Air Force vers l’intégration des solutions d’ingénierie numérique au sein des programmes technologiques avancés permet de mieux comprendre la place occupée par Lockheed Martin au sein du projet NGAD. Comme nous l’avons mentionné, l’un des aspects rendant la conception d’un « jumeau numérique » encore plus complexe et sujette à des débordements de coûts tient au fait que les systèmes d’armes futurs seront intégrés à un « système des systèmes » également composé de plusieurs millions de lignes de code source. L’interaction de ces lignes de code source de provenances diverses générera un terrain propice à des perturbations prévisibles. Le système ODIN (Operational Data Integrated Network) qui sera intégré au F-35, en lieu et place de son malheureux prédécesseur, ALIS (Autonomic Logistics Information System), incarne d’ores et déjà cette dynamique réticulaire. Or, parmi les solutions transitoires envisagées par l’USAF en l’attente d’une puissance de calcul adaptée à la conception de « jumeaux numériques » fiables figurent la collecte et l’emploi des données ainsi collectées par les systèmes ALIS/ODIN. Cette solution doit permettre d’avancer temporairement sur l’affinement des modèles numériques destinés à la conception de futurs systèmes d’armes. Les données provenant des diverses plates formes F-35 seraient alors intégrées à des modèles d’analyse, certes moins performants que ceux idéalement souhaités, mais dont la vertu serait d’offrir aux gestionnaires du programme NGAD des informations évolutives précieuses pour une évaluation partielle des caractéristiques de vol et de missions. Néanmoins, une comparaison du temps qu’a nécessité l’écriture des lignes de code source du F-35 avec celui qu’on suppose nécessaire à la conception des lignes de code source du NGAD aboutit à des projections vertigineuses. Nous savons que le système logiciel primaire du F-35 comporte près de 8 millions de lignes de code source. À celles-ci s’ajoutent les lignes de code issues des interactions du système logiciel primaire avec les sous-systèmes et autres éléments constitutifs du système des systèmes dans lequel le F-35 s’insère. Ceci porte la totalité des lignes de code à un nombre situé entre 500 millions et un milliard. Or il a fallu près de vingt ans aux ingénieurs de Lockheed Martin pour produire, intégrer et gérer ces 500 millions à un milliard de lignes de code pour le F-35. Si l’on imagine que le système logiciel primaire du NGAD puisse approcher les 100 millions de lignes de code source et que celles-ci interagissent selon le même ordre de grandeur avec les lignes de code des sous systèmes, il faudrait près de 180 ans et pas moins de 20.000 programmeurs à temps plein pour stabiliser, vérifier, sécuriser et valider l’ensemble des lignes de code du NGAD en tenant compte en outre des lignes de code produites par l’intégration du NGAD dans un futur système des systèmesIl résulte donc de cette analyse que les enjeux du programme NGAD dépassent très largement les seules questions d’ordre géostratégique autour du futur potentiel des forces aériennes russe et chinoise. Au-delà de la seule dimension capacitaire, c’est l’avenir même de la gestion informatique des données produites par des systèmes de combat aux architectures numériques toujours plus complexes et interconnectées qui se situe au cœur d’un programme tel que le NGAD. Les États-Unis sont actuellement à l’affût de solutions provisoires qui leur permettront d’aiguiser au mieux la conception de nouvelles générations d’armements propres à garantir leur domination stratégique à l’échelle mondiale. On peut légitimement penser que les enseignements acquis au travers des informations et données recueillies auprès de la large gamme de systèmes vendus à l’export participeront incidemment à cette démarche, et ce sans que les forces armées importatrices de matériel U.S. aient en permanence conscience de la finalité ultime de ce processus de transfert de données. Vitesse ou précipitation: Présentée comme un coup d’éclat, l’annonce des tests d’un nouvel avion de combat par l’U.S. Air Force ne saurait rendre compte de toutes les particularités des différentes phases d’essai effectuées dans le cadre de la recherche de technologies militaires nouvelles. Bien qu’il ait été évoqué que l’U.S. Air Force puisse être animée par la volonté de conduire un programme d’exploration technologique dans des délais extrêmement serrés, d’aucuns ont estimé qu’il serait difficile d’imaginer que des projets d’envergure tels que des systèmes d’armes complexes et intégrés sur le plan numérique ne suivent pas scrupuleusement les étapes convenues d’une démarche exploratoire. Tous les programmes de développement technologique ont à leurs débuts été engagés afin d’aboutir dans les meilleurs délais à un produit finalisé et opérationnel. Or il est notoire que les programmes d’armement modernes connaissent des processus de production industrielle de plus en plus étendus dans le temps et, par conséquent, des accroissements de coûts exponentiels aux causes diverses (Luttwak, 2007) Par ailleurs, la conception de démonstrateurs technologiques n’a pas toujours débouché sur la production industrielle d’une plate-forme nouvelle. Les exemples sont nombreux. Ainsi en fut il, dans les années 1980, du démonstrateur conçu par la société Northrop Grumman dans le cadre du programme Tacit Blue la conception de ce démonstrateur ne fut suivie d’aucune construction de plate-forme présentant quelque similarité avec l’engin-test. Néanmoins, les technologies étudiées dans le cadre du programme Tacit Blue furent exploitées et intégrées dans le projet JSTARS dont la cellule aérienne n’a strictement rien en commun avec les conformations du démonstrateur Tacit Blue. Autre illustration d’un démonstrateur technologique sans suite industrielle : le programme Bird of Prey mené par Boeing. Le Bird of Prey a pratiquement acquis le statut de programme exploratoire légendaire. Il refait régulièrement surface dans des articles de la presse spécialisée. À l’instar de la cellule aérienne du Tacit Blue, le Bird of Prey n’a jamais été suivi du moindre contrat de développement. La raison d’être de la plate-forme du Bird of Prey repose uniquement sur le test et la qualification éventuelle de nouvelles technologies dans des registres les plus divers (allant de la furtivité à la détection et au renseignement). On peut encore, et enfin, citer l’exemple du J-UCAS dont il a été fait mention précédemment. Le J-UCAS, programme de démonstration technologique mené conjointement par l’U.S. Air Force, l’U.S. Navy et la DARPA, avant d’être officiellement « achevé » en 2006 à la suite de divergences de vue entre les deux services concernés et l’Agence de recherche avancée des forces armées américaines, a lui aussi donné lieu à une campagne de tests à grande échelle selon un programme composé de divers palier Conclusion: La campagne de tests conduite cet été par l’U.S. Air Force doit être analysée à l’aune des expériences passées et nous amener à nous interroger sur les motivations profondes qui ont poussé l’U.S. Air Force à communiquer plus spécifiquement sur cette campagne d’essais. S’il peut exister des considérations d’ordre stratégique à l’origine du NGAD, la part occupée par la numérisation dans l’évaluation des technologies constitutives du programme est tout aussi essentielle. Cette numérisation poussée doit faciliter et accélérer l’évaluation des technologies dans des délais plus serrés et, de ce fait, participer à la réduction des coûts de développement. Elle doit surtout répondre à une question centrale : comment assurer, demain, le développement de systèmes d’armes d’une complexité sans précédent tout en garantissant leur fiabilité."...
  6. Exact, dans la même phrase, il fait du "en même temps" classique. Développer l'indépendance de l'UE mais ouvrir les portes pour d'autres partenaires stratégiques pour la France... C'est l'art de mettre tout et son contraire, ou presque, dans le même sujet. Pour certains domaines, cela peu avoir du sens. Bon, pour ce sujet là.... Pas sûr. Son ouverture stratégique sur d'autres partenaires en allant plus loin qu'aujourd'hui (SNA, PAN, NGF, armes hyper véloces, synergie....), cela pourrait être l'Inde par exemple. Sinon n'hésite pas à donner ton analyse qui décoiffe...
  7. Bonne nouvelle pour nos Armées, il y a de quoi faire, chasseurs, frégates, hélicoptères, chars, artillerie, munitions, ISR,.... .Mais encore un voeux pieu et un prêche dans le désert pour notre PR concernant l'Europe. Une partie importante de l'UE ne voit sa sécurité et son équipement qu'à travers l'organisation OtanUSienne et plus encore depuis la guerre en Ukraine. Cela va être intéressant de voir l'évolution de la LPM et des coopérations en Europe. Va y avoir du sport...
  8. Il n'y a pas de surprise... mais c'est un sénateur qui l'expose clairement et sans artifices. C'est pas fréquent. Et surtout cela confirme que l'Europe se recompose et que le couple Franco-Allemand, Europe de la défense, la souveraineté Européenne, ... passe du virtuel à l'effacement dans un terme proche. La France va devoir trouver sa voie dans cette recomposition accelerée par une guerre qui n'en est qu'a s'est début et a entrouverte une boite de pandore...
  9. Ils sont incorrigibles ces Indiens... Il savent ménager le suspense... qui se compte souvent en années malheureusement.... Sinon il y a des news sur les essais des F18 à Goa...
  10. C'est clairement une opportunité possible pour notre BITD. Mais reste à se montrer réactif, coordonné et sans faiblesses pour réaliser efficacement se basculement. J'y vois une nouvelle voie prometteuse pour notre armée et notre nation. Il faudra également être cohérent, inventif mais aussi financièrement réaliste et stable dans le temps.
  11. DGA et Dassault ont tous les 2 validés le fait que le NGF pouvait être réalisé avec une alliance différentes tout en conservant le reste du SCAF dans le canevas actuel avec une renégociation (complexe...) à prévoir. Il semble acté qu'une nouvelle voie est en construction si on ne sort pas de l'impasse. De plus les informations le sénateur explique que la plupart des membres de l'UE (notamment ceux de l'Est et du Nord) ont renoncé à une Europe de la défense et compte sur l'OTAN/US/UK pour leur sécurité. Cela valide l'idée qu'il n'est plus dans l'idée de coopération plus fortement en Europe. Et l'Allemagne avec les F35A/P8A/CH47F/MEADS... et possiblement Apache, Arrow3... ne fait que confirmer la donne. l'Ukraine accélère encore le mouvement et les mois qui viennent vont être mouvementés.
  12. Ronfly

    Le F-35

    Il y a un article intéressant sur cette histoire de AIR2030 en Suisse. Il a déjà été publié ici mais c'est pour se remémorer. Ça a permis de confirmer se que tout le monde à compris concernant l'issue de cette compétition: "...Fuites sur le F-35 en Suisse: info ou manipulation ? Posted By: Bruno ETCHENICon: juin 26, 2021In: Aviation militaire, Toutes les actualités. Du point de vue médiatique, tous les feux semblaient au vert pour le Rafale en Suisse, jusqu’à un retournement de situation datant de lundi dernier. Coup de Trafalgar, le F-35 serait désormais favori du département de la Défense au conseil Fédéral Suisse. Chaque concurrent ayant sa chance, il n’est pas surprenant dans l’absolu que pour les conseillers fédéraux, le cœur balance entre plusieurs appareils. Néanmoins, certains éléments de ces “fuites” nous interrogent. Le contenu, les arguments avancés comme le timing de publication tendent à démontrer que certains intérêts étrangers pourraient se cacher derrière ce retournement de situation. Cet article a été écrit en collaboration avec des membres de notre forum partenaire Air-Defense.net Une chronologie de publication particulière La démonstration qui suit est une conjecture basée sur une analyse des faits disponibles. Si certains arguments sont factuels, il est tout à fait possible que de nouveaux éléments contredisent notre version des faits. Nous invitons tous nos lecteurs à exercer leur esprit critique avant de lire ce qui suit. Repris par Letemps.ch ou même chez nous par BFM, il suffit de remonter le fil pour trouver la source des informations et se poser les premières questions. C’est ainsi que nous trouvons deux articles, le premier de NZZ.CH publié le 21 juin à 16h50, suivi à peine 8 minutes plus tard par un article publié par SRF.CH à 16h58. Moins d’une heure plus tard, c’est une dépêche de Reuters qui reprend l’information. Sans verser dans le complotisme, la chronologie des publications laisse peu de place au doute. La publication dans la presse de ces fuite est clairement pilotée. En effet, la synchronisation de la publication des articles entre les sites NZZ et SRF ne permet pas matériellement à un rédacteur de SRF de lire, analyser, rédiger et publier un article en seulement huit minutes. Le fait que l’information soit reprise par l’agence de presse Reuters à peine une heure plus tard alors que les médias principaux Suisses n’ont pas encore repris l’information nous permet de comprendre la stratégie employée. Reuters n’est pas un média classique, mais une agence de presse internationale basée au Etats Unis. La publication de dépêches par une agence de presse donne une toute autre dimension à la visibilité d’une information. Car les agences de presses sont des relais de communication, bien souvent la source des informations auxquels sont abonnés la plupart des journalistes. Reuters n’aurait jamais pu être la source d’une telle information sans prendre le risque d’être accusé de faire le jeu d’une pression américaine, c’est pourquoi la dépêche fait mention d’une source locale. Néanmoins, le fait qu’une agence de presse comme Reuters reprenne une information qui n’a été publié que sur deux médias locaux seulement une heure après pose également question. La visibilité apportée à l’information par Reuters porte ses fruits car à partir de ce moment-là, elle est reproduite par beaucoup plus de sites. La date de publication n’est pas anodine non plus. Le lundi 21 juin, c’est deux jours seulement avant la prochaine échéance de l’annonce prévue officiellement par le conseil fédéral Suisse (le 23 ou le 30 juin) et certainement au moment où les dernières discussions ont lieu en son sein. Si la chronologie de publication des fuites laisse assez peu de place au doute sur le fait qu’elles aient été orchestrées, les motivations peuvent être multiples. L’implication de Reuters en tant qu’organe de presse Américain nous fait naturellement penser que les américains tentent de manipuler l’opinion publique afin de favoriser un choix. C’est tout simplement une manipulation politico-médiatique, une manœuvre très souvent utilisée par différents organismes et à plusieurs fins. Mise à jour du 28/06: Un membre du Forum Air-Défense, Rogue0, nous a fait remarquer que dés le lendemain de la visite de Joe Biden, le 16 juin, un premier article est apparu sur le media francophone lematin.ch. Il fait référence à une préférence affichée en faveur du F-35. Le seul argument apporté est alors celui du coût. Le fait que cet article soit sorti plus tôt ne défait en rien l’hypothèse précédente, car les arguments ne sont pas les mêmes. Il rajoute cependant une pierre à l’argumentation. Il confirme que si le Rafale avait précédemment la côte auprès de la commission, c’est bien que soit le rapport d’évaluation soit l’offre commerciale du Rafale (ou les deux) étaient bien placés. Ce qui accrédite la thèse de pressions américaines reçues au moment de la visite du président Américain en Suisse une semaine avant l’annonce du choix. Des arguments qui posent question Le désormais célèbre Pierre Henry “Até” Chuet a publié une vidéo très instructive sur sa vision de cet emballement médiatique. S’il met de côté l’aspect économique des arguments posés dans l’information initiale (que nous reprendrons plus bas), il réagit sur un aspect fortement controversé et à raison, s’agissant de la capacité du simulateur du F-35 à proposer une façon de s’entraîner “révolutionnaire” par rapport à ses concurrents. L’argument sert également à faire comprendre qu’en entraînant les pilotes avec une plus grande part de simulation que de vols réels, cela fait mécaniquement baisser le coût à l’heure de vol du F-35. Cet argument est facilement contré et très bien expliqué par “Até”. Le F-35 n’est absolument pas le seul appareil à disposer d’un simulateur. Tous les concurrents en disposent, et les simulateurs Rafale dont disposent l’Armée de l’Air et de l’Espace sont tous connectés entre-eux et avec ceux de la Marine Nationale. De plus l’AAE avait déjà dans ses cartons des plans pour faire évoluer l’entraînement de ses pilotes avec une plus grande part de simulation et de vol en PC-21 qui sont, au passage, déjà configuré pour simuler une partie du SNA du Rafale. X heures de vols sur avions de combat complété de Y heures de vol sur avion d’entraînement et Z heures de vol en simulateur ? Il appartient aux Forces Aériennes Suisses de choisir leur mode de fonctionnement, avec les mêmes paramètres quelque soit l’avion sélectionné. A ce jeu là, malheureusement l’argument de Lockheed Martin n’a plus aucun sens et se retourne même contre lui. Car en réduisant le nombre d’heure de vol de son avion, le coût à l’heure augmente mécaniquement et cela n’est pas à l’avantage du F-35. Nous tenons à relativiser l’argument sur la manœuvrabilité du F-35A par rapport aux autres appareils. S’il n’est pas l’avion le plus manœuvrable du lot, il reste toutefois un avion du combat capable de faire du dogfight, ou BFM (Basic fighter maneuvers, aucun rapport avec BFM TV…). Bien qu’ayant d’autres lacunes pour effectuer efficacement des missions de police du ciel (disponibilité moindre, mise en œuvre lourde, taux de montée et rapport poussée sur poids défavorable), l’avionneur mise sur des aspects techniques supérieurs de son système de combat (toujours en cours de développement). Autre petite correction, le problème n’est pas que le F-35 est plus moderne ou comporte plus de technologie que les autres avions, mais tout simplement que la maintenance du F-35 est assujetti à l’utilisation du système et logiciel ALIS qui est directement connecté aux USA. Ainsi, l’utilisation de cet appareil envoie automatiquement des données aux Etats-Unis et renseigne sur les détails de l’utilisation de l’avion. Si la présence de “boîtes noires” est plus ou moins confirmée sur les avions de génération précédente, la solution ALIS permet, sans aucune contradiction possible, de contrôler l’usage qui est fait de ses avions. Dans l’hypothèse d’une brouille politique entre les USA et la Suisse, la coupure des connexion avec ALIS empêchant à très court terme le démarrage même des avions est une réalité technique. Le F-35a serait plus économique que ses concurrent According to insiders, Switzerland can buy a larger number of F-35s with the budgeted 6 billion Swiss francs than would be the case with the three competitors Selon des initiés, la Suisse peut acheter un plus grand nombre de F-35 avec les 6 milliards de francs suisses prévus au budget qu’avec les trois concurrents. Ceci est factuellement faux. Comme nous l’avons déjà démontré dans notre précédent article dont nous citons ici un extrait: “Ces derniers jours, certaines “fuites” dans la presse indiquent que le F-35 aurait la préférence de Berne, en invoquant notamment son coût, bien plus avantageux que ceux de la concurrence, comme dans cet article par exemple. Or, cela est troublant. Premièrement, car de tous les appareils présentés, peut-être hormis pour l’Eurofighter Typhoon, le F-35 n’est pas reconnu pour son coût avantageux. Chaque année, les USA négocient le nombre d’avions à produire pour l’année suivante, dans des contrats appelés LRIP, pour Low Rate Initial Production. Pour le LRIP 11h, qui va voir la production en 2021 de 109 F-35A, son coût unitaire est de 89 millions de dollars (source FAS.org, page 23), alors que celui du Super Hornet est de 51 millions de dollars et le Rafale C à 57 millions d’euros. Le constat est identique pour les coûts à l’heure de vol et l’USAF se plaint d’ailleurs ouvertement que les objectifs de réduction ne soient pas atteignable, avec un coût actuel avoisinant les 36 000$ par heure de vol. Source: Air2030. Quel avion de combat la Suisse va-t-elle sélectionner ?“ Conclusion Ceux qui suivent les actualités dans le domaine de l’aviation de combat sont familiers avec l’usage des médias comme arme de pression politique. Ce n’est donc pas une surprise de constater que l’annonce d’un contrat à 6 milliards de franc puisse susciter des convoitises et que tout le spectre des moyens de pressions soient utilisés par les concurrents. Ce fut notamment le cas en 2011 lorsque le Gripen fut sélectionné avec la fuite du rapport d’évaluation d’Armasuisse et tout laisse penser que ce ne sera pas le dernier épisode. L’opinion publique n’étant pas éduquée à suivre ces sujets, peut facilement se faire manipuler. Bien qu’il soit du devoir des médias d’informer la population, leur pouvoir médiatique est souvent utilisé a des fins inverses. C’est pourquoi nous tenions à rétablir ici certaines vérités...." Et je complète par un commentaire éclairé avec une analyse intéressante me semble t-il : "... 1. Alors que nombre de médias “bien informés” donnaient le Rafale vainqueur, une interview, des dirigeants de LM, publiée sur le site Defensenews.com, m’a fait réfléchir; – “ils étaient convaincus de l’emporter en Suisse et en Finlande, et avaient encore d’autres perspectives très positives”. 2. Politique internationale: Depuis de nombreuses, la Suisse et l’UE sont en négociations plutôt difficiles, mais le dialogue continuait. Soudain, la Suisse rompt unilatéralement celles-ci? Connaissant très bien ce pays, au demeurant très prudent réfléchi dans chacune de ses décisions, pour qu’il prenne une telle décision, cela sous-entend qu’il a de très bonnes assurances ailleurs… 3. Survient alors la visite de M. Joé Biden, avec la dernière offre chiffrée de LM. 2,12 Md$ de différence par rapport au moins cher, et des promesses de capacités opérationnelles et de maintenance mirobolantes, il n’y a plus de discussion possible. 4. Une chose m’intrigue toutefois, pourquoi la conseillère fédéral Mme Amherd s’est sentie “obligée” de dénigrer les autres candidats dans le texte officiel. 5. Dernier point concernant le système Patriot: a) on ne peut pas dire que ce système se soit révéler utile en Arabie Saoudite contre l’attaque des rebelles Yéménites. b) Le rôle joué par l’Allemagne, ne me paraît pas très clair, en tout cas, elle empoche une partie du contrat Là, je ne comprends pas, ce n’est vraiment pas dans les habitudes de ce pays!..."
  13. Tout à fait. On est bien en train de se séparer d'un quart de la flotte de Rafale de L'AAE à des pays qui ne sont pas en conflits ouvert. Alors pourquoi pas filer 40 caesar aux Ukrainien....
  14. Impressionnant comme investissement malgré tout. J'ai cherché, pour comparer, les investissements sur les escadrons de Rafale RAF3/RAF4/RAF5 pour les bases de Mont de marsan et Orange prévus pour acceuillir un total de 60 Rafale, on atteint les 100 millions €, batiments clés en mains.
  15. Apparemment Dassault avait prévu d'exposer son concept "plan B" mais ils se sont ravisés...
  16. Peut-être en cumulant en parallèle le développement d'un ou de plusieurs concepts novateurs. Dans les années 2000, il se disait qu'il fallait un niveau d'investissement proche de 100 millions/an pour continuer à progresser sur le savoir-faire dans la continuation du programme Rafale.
  17. Les dernières années ont fortement dégradé les finances de nombre de pays. En plus des atermoiements et surenchères internes, ca n'aide pas pour le rééquipement des armées. Depuis 2012 et l'accord sur 126 Rafale, ils seraient certainement mieux lotis aujourd'hui... ou pas.
  18. C'est bien ce qui semblait. Un article a oublier...
  19. Vu à l'instant... https://air-cosmos.com/article/le-contrat-initial-rafale-inde-fix-725-mds-deuros-9910
  20. Ronfly

    [Rafale]

    Du coup, il vaudrait peut-être mieux conserver le Rafale dans sa conf aéro de base avec des améliorations poussées (aéro optimisé, moteur triple flux, ...) et trouver des alternatives pour améliorer encore sa discrétion et sa protection (emport furtif, nouvelle CME avec IA, DIRCM, réduction signature IR, ...).
  21. Ronfly

    [Rafale]

    En attendant le F5 et les grandes évolutions en prévision, il y de quoi faire pour la MN/AAE pour mettre à jour la flotte existante aux différentes étapes de modifications de la version F4 sur la décennie qui vient...
  22. Entre sentimentalisme, lutte d'influences industrielles, politiques et institutionnels, il est parfois difficile de suivre la logique et la stratégie de nos amis Indiens...
  23. Bien vu cette info. Il aura fallut une guerre aux portes de l'Europe pour que certains commencent à s'interesser à sanctuariser la défense. C'est vrai que l'Europe c'est d'abord une zone économique et financière dérégulée... Avec peu de moyens dans la défense et investit de façon désuni, l'Europe est bien loin de la réalité du monde depuis 20 ans. Mieux vaut tard que jamais dit-on... pas certain mais espérons.
  24. On voit très bien dans cette intéressante audition que la LPM prochaine aura du pain sur la planche. Les nombreuses coopérations prévues pour équipements majeurs, dont la majorité d'entre elles sont en difficultés voire dans l'impasse, vont la rendre particulièrement importante pour le futur des capacités de nos forces armées. Les Européens on commencé à augmenter leurs prévisions de budget avec l'Allemagne en tête qui en profite pour briser un tabou. La guerre en Ukraine ouvre une ère d'incertitude qui pourrait changer beaucoup de choses dans la place des armées dans notre nation et en impliquant plus la population.
  25. Ronfly

    [Rafale]

    la configuration delta se montrant particulierement performante et le mirage iv la montré (40 min de vol continu à près de Mach 2) et encore plus le M4000 avec ses CDVE qui disposaient de capacités excellentes en maniabilités/autonomie/vitesse (20 min de vol Mach 2). Du coup il semble possible de créer des chasseurs lourd à haute efficience et haute performances.
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