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DMZ

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Everything posted by DMZ

  1. Confirmation du retrait russe autour de Kyiv. Je me perds en conjectures, il semble que les Russes aient bien l'intention de se retirer. Ont-ils à ce point peur de se faire encercler ? Ou s'agit-il d'un vrai début de désengagement ? Prélude à un accord de cessez-le-feu ? S'agit-il d'un redéploiement dans l'est ? Je commence à penser que la situation politique pourrait bien se débloquer rapidement mais quid de Poutine ? Que veut-il ? Va-t-il se trouver en position difficile ? (Le Monde)
  2. N'importe quel abrutis qui fait un peu d'électronique est capable de voir un spoofing sur les porteurs GPS ou GlONASS ... et une vulgaire analyse RTK avec une antenne portable grand publique de permettra de dire d’où vient le signal. A partir de là tu vas vite savoir si la source est dans la zone amie ou ennemie. Les mots clefs étaient " zone de combats ". Que je sache (je suis un abruti qui a fait un peu d'électronique), il est tout à fait possible (et c'est même le mode opératoire normal) de faire des brouillages très localisés en fonction des besoins. Qu'il y ait dans cette zone des électroniciens capable de faire cette analyse et de trouver la source est possible mais : - ils ont probablement autre chose à faire comme combattre ou se mettre à l'abri ; - il faut quand même que ça puisse être constaté par des tiers indépendants. Dans un même ordre d'idées, toutes les attaques informatiques sont traçables mais avant de remonter à la vraie source et de prouver l'implication de tel ou tel gouvernement, il y a un monde et beaucoup de temps et d'efforts.
  3. Le brouillage d'un signal dans une zone de combats n'est pas particulièrement facile à mettre en évidence et surtout pas par tous. Quand à prouver d'où ça vient...
  4. On en a déjà parlé. Brouiller GPS ou GLONASS = acte de guerre Oui mais ça fait partie des actions cachées au même titre que celles des forces spéciales et le partage de renseignements. Difficiles à prouver et effectuées par les deux parties, en général, ça passe sous les radars.
  5. (Le Monde) Deux possibilités : - les Russes veulent faire preuve de bonne volonté dans les négociations ; - ils sont en difficulté dans ce secteur et c'est un cessez-le-feu déguisé dont ils pourront rejeter la faute sur les Ukrainiens s'il est "rompu". Je penche pour la deuxième option.
  6. En effet, Churchill aurait dû accepter l'offre magnanime de Hitler en juillet 1940, ça aurait économisé beaucoup de vies humaines à la Grande Bretagne (et à l'Allemagne au passage mais peut-être pas à l'Union Soviétique et quelques autres pays). Oh ! Merci pour le point Godwin, fallait pas, je suis vraiment touché.
  7. Rien n'est sûr : - La Russie va-t-elle mobiliser ? - Le front du Donbass va-t-il plier ? - Les forces libérées après la chute de Marioupol vont-elles amener un changement stratégique ? - Les forces russes vont elles être défaites autour de Kyiv ou Kharkiv ? - Kherson va-t-elle être reprise ? - Les Russes vont-ils pouvoir supporter l'attrition ? - Les Ukrainiens idem ? - ... Mais la mise en défense des forces russes rend élevée la probabilité que la situation se fige à court - moyen terme.
  8. S'agit-il de limiter la fuite des cerveaux comme annoncé (ce qui est l'aveu d'un gros problème de confiance de la part de cette population au moins) ou également la préparation d'une mobilisation plus large pour l'Ukraine ? (Le Monde)
  9. BFMTV reprend les informations du Financial Times sur l'abandon des principales exigences russes : https://www.bfmtv.com/international/europe/la-russie-revoit-ses-exigences-a-la-baisse-et-est-prete-a-laisser-l-ukraine-integrer-l-union-europeenne_AN-202203290137.html
  10. Non, il ne retire pas ses propos mais il en change le sens : C'est un rétropédalage en règle.
  11. Je ne sais pas si les vidéo en question sont vraies ou non (et je n'irai pas les visionner pour essayer de voir si elle le sont). Je ferai deux remarques : 1) Si elles sont vraies, le gouvernement ukrainien le sait certainement et il serait à son honneur et de son devoir de rappeler à l'ordre ses troupes et faire cesser ces crimes. 2) Les hackeurs Anonymous ont publié un document russe expliquant comment créer de faux documents tels que ceux qui sont décrits. Je reste vigilant mais, pour le moment, ne fait confiance ni aux uns ni aux autres sur le sujet. Si les exactions devaient s'avérer, je les condamne par avance, et je crains en effet le pire pour la suite, comme s'ils n'étaient pas déjà dans une situation assez horrible.
  12. Renseigne toi bien sur la personne, son vécu. Un sacré bonhomme, un soldat de grande valeur qui a fait une erreur de jugement dans un contexte trouble où tant d'autres jeunes (et moins jeunes) officiers auraient pu faire de même ou étaient à 2 doigts de faire. Il a payé le prix fort toute sa vie pour ça, très dignement et en assumant. Çà n'excuse en rien son erreur, mais c'est à prendre en considération. Il a payé, et au vue de la personne je pense qu'il mérite un minimum de respect. Le problème n'est pas tant Saint Marc que l'usage qu'en fait Castel sur son blog où il ne parle que du putsch pour le glorifier et le justifier. C'est en effet assez nauséabond.
  13. Je suis d'accord avec toi sur le fait que les Finlandais ont résisté à ce qu'ils considéraient comme des exigences abusives de l'URSS mais le problème vient de ce qu'elles étaient tout à fait légitimes, la suite l'a prouvé. Et elle n'impliquaient aucune concession territoriales, l'Union soviétique demandaient 2 750 km2 à la Finlande, proposant de lui céder en échange 5 527 km2, ce que la Finlande était disposée à accepter. Mais la négociation a achoppé sur la location pour trente ans de l'île d'Hanko, à l'entrée du golfe de Botnie, pour y établir une base protégeant les approches de Leningrad. Il n'y avait donc aucun différent territorial ni aucun revendication.
  14. Franchement, je ne le crois pas : sachant que les destructions sont majoritairement dans des zones dont il y a tout lieu de penser que Poutine veut les annexer (en particulier le sud et les rivages de la mer d'Azov), ça n'aurait pas de sens. Non, je pense qu'il s'agit "simplement" d'une impasse stratégique : l'opération éclair initiale a échoué, on retourne aux fondamentaux et à ce qu'on sait bien faire : matraquer avant de ramasser les débris.
  15. Pour que l'option c) soit disponible, il faut trouver un moyen d'assurer la partie que j'ai mise en gras. Comment ? (C'est une question sérieuse. Moi je ne vois aucun moyen, mais est-ce que je manque quelque chose ?) Encore une fois, il s'agit de crédibilité sur le marché international. Si un pays fait trop le mariole, il va avoir un mal de chien à contractualiser à nouveau. Alors oui, Poutine peut fermer le robinet mais la Russie sera immédiatement rangée parmi les états voyous. Et, comme ça a déjà été dit par un certain nombre d'intervenants, on ne redéploie pas des contrats de gaz comme ça. Faut des infrastructures, faut des clients, faut des contrats. Et les plus gros clients au bout des infrastructures... ce sont les Européens. Ça calme. J'ai déjà expliqué pourquoi l'or (trop peu) et le bitcoin (trop volatil) ne peuvent être utilisés pour des contrats de ce volume. Mais je suis bien d'accord que la Russie va tout faire pour que les nouveaux contrats ne soient plus libellés en monnaies occidentales. Mais même avec les pays tiers, il va avoir du mal à ce que ce soit en roubles ou alors avec des mécanismes de compensation qui vont faire mal (perte de crédibilité sur le rouble et volatilité induite).
  16. Tu veux dire que c'est valable pour les Ukrainiens aussi ? Mince, on va avoir un problème. Aïe ! Mauvais exemple ! Les Soviétiques demandaient des garanties vis-à-vis de Leningrad et une base à l'entrée du golfe de Botnie. La Finlande a reconnu (et pas sous la pression) après guerre que c'étaient des demandes raisonnables qui ne portaient pas atteinte à son intégrité. Quand on voit le siège de Leningrad, on peut se dire que Staline n'avait pas tout à fait tort sur ce coup là. Non, ça n'avait aucun sens dans l'Empire allemand et une lettre de Bismarck de l'époque en témoigne. Il est possible que rien du tout, c'est Poutine qui a foutu le merdier au Donbass et tu penses qu'il l'aurait rendu ? Et on en reviens toujours au même point : je viole le droit international et l'intégrité territoriale d'un état indépendant et tu dois m'accorder tout ce que je veux sinon je vais plus loin. C'est juste du racket, du gagnant - perdant. Oser dire qu'il y a négociation alors que la position de Poutine a toujours été explicitement : " c'est non négociable " pourrait passer pour une aimable plaisanterie si la situation n'était pas si dramatique. Et qu'on ne vienne pas me dire que Zelensky ne négocie pas parce qu'il ne veut pas admettre la perte de territoires : l'intégrité et l'inviolabilité territoriales sont des principes de base du droit international. Encore une fois parce que je l'ai déjà dit il y a quelques pages : un contrat est un contrat et ne pas le respecter est aussi grave qu'un défaut de paiement. Les conséquences pour la Russie seraient une perte de crédibilité qui la mettrait dans une situation intenable dans les négociations commerciales. Après, Poutine est capable de tout, on est d'accord.
  17. La bonne réponse était : c) payer en dollars, comme dans le contrat, et recevoir le gaz. Oups, vos dollars sont gelés mais ce n'est pas le problème : un contrat est un contrat et nous vous obligerons à le respecter.
  18. Militairement, économiquement et diplomatiquement. A moyen terme surement même politiquement. Et pas scientifiquement, techniquement, culturellement... ? Ça mériterait un peu plus d'analyse et de sources, non ? Ben alors pourquoi Poutine ne rentre pas chez lui puisqu'il a été annoncé que les sanctions seraient levées dans ce cas ? Faut être sérieux : " J'te pique la Crimée. J't'envahis le Donbass. J'te déstabilise le pays. Hé ! Mais pourquoi tu m'ostracises ? Si c'est comme ça, j'te dénazifie ! Na ! - Oh ! Pardon m'sieur Poutine, j'avais pas vu qu'c'était vous. Mais bien sûr, faites donc. J'm'excuse de vous avoir froissé. "
  19. Trente PAX qui stoppent une colonne blindée russe de 60 km, c'est la réédition de la guerre d'hiver (si les informations sont valides). En 1940, les Soviétiques avaient pu forcer la décision parce que beaucoup plus nombreux que les Finlandais qui ne pouvaient avoir un large accès aux armements. Ici, la supériorité numérique n'est pas monstrueuse (elle serait même en faveur des Ukrainiens si on compte les territoriaux), le flux d'armements ne diminue pas (ça pourrait changer avec un relatif épuisement des stocks occidentaux mais les Russes vont avoir des problèmes similaires) et la maîtrise aérienne est tout aussi relative qu'au dessus de la Finlande à l'époque. Si les mêmes causes produisent les mêmes effets, les Russes vont continuer à être dans le pétrin. Mais ne serait-ce pas une des causes de la mise en défense des forces russes : ne pas se retrouver dans une situation similaire (d'autant que la raspoutitsa arrive : quatre jours de pluies avec des températures douces) ? On serait alors parti (enfin, surtout les Ukrainiens et les Russes) pour une longue guerre de position avec forte attrition surtout au niveau de la logistique.
  20. Ce qui n'est pas vrai. Comment nos super étendard sont arrivés en Irak? Les Mig au Viet Nam? Les F4 en Israël? Pour les Super-Étendard, il me semble que quelqu'un sur le fil a annoncé que l'Iran a considéré ça comme un casus belli et que des attentats en ont résulté (Edit : trouvé : article de France Inter en référence ci dessous). Mais qu'il y ait un casus belli ne veut pas dire que le pays qui en est victime va s'en servir pour déclarer la guerre à celui qui en est l'auteur. Ici, les Occidentaux, à raison je pense, estiment que Poutine s'en servira pour escalader la situation. Voir à ce sujet la déclaration de Villepin (et de certains autres experts et journalistes) dont j'ai donné les références dans un récent message :
  21. D'accord avec tout le reste (surtout Zorglub) mais là, encore une fois, il n'y a aucun problème de définition et on n'est pas en train de parler du sexe des anges. Les pays occidentaux ont clairement affiché leur soutien à l'Ukraine en tant que pays indépendant et non en tant qu'alliée, la limite qu'ils se refusent à franchir est l'entrée en guerre avec la Russie. Ils fourniront donc des armes et vont même au delà sans trop le dire (fourniture de renseignement en temps réel...) mais ne veulent pas donner de prétexte à Poutine. La livraison par les airs d'avions de combat en est un. C'est aussi simple que ça.
  22. Bof, pas besoin de sortir une théorie du complot et une machination perverse, c'est juste un imbroglio diplomatico-militaire. Rappel : - les livraisons d'avions ont été discutées entre ministres des affaires étrangères de l'Ukraine et de l'OTAN, pas forcement les personnes les mieux à même de voir les problèmes opérationnels induits (mais ils auraient dû voir les problèmes politiques) ; - les responsables se sont rendus compte qu'envoyer des avions de guerre en Ukraine peut être vu comme une action de guerre et donc être un casus belli (faudrait les envoyer par voie terrestre pour qu'ils redeviennent une livraison d'armes classique) ; - la Pologne a alors dit qu'elle était prête à donner ses Mig 29 à l'Ukraine mais via les Américains (c'est pas moi, m'sieur, c'est l'autre) ; - les Américains, pas consultés avant l'annonce, ont fait savoir qu'ils n'enverraient pas les Mig à partir d'une base de l'OTAN (ah non, m'sieur, moi j'le f'rai pas, vous pensez !) ; - depuis ça phosphore pour trouver une solution et les Américains disent qu'ils ne mettent pas de veto au transfert des appareils mais sans vouloir pour le moment les prendre en charge. Nota : contrairement au titre de l'article cité, ils n'ont jamais mis de veto mais seulement dit qu'ils ne voulaient pas s'en charger en l'état.
  23. Les tirs de missiles balistique sont détectés dès leur lancement et les systèmes anti-missiles en interceptent 50 %. Peu d'appareils étant sur le tarmac mais dans leurs alvéoles, les pertes sont relativement faibles : 3 appareils sont détruits ou fortement endommagés. Diplomatiquement : les appareils n'étant pas encore envoyés vers l'Ukraine, la frappe russe n'a pas de fondement (elle en aurait eu si les Mig avaient volé de Pologne en Ukraine). La Pologne est attaquée, l'OTAN fait jouer l'article 5. Scénario un L'OTAN décide d'une frappe de représailles proportionnée en ciblant un aéroport militaire avec des missiles de croisières. Cinq appareils russes sont détruits. Macron appelle Poutine et les engueulades commencent. Scénario deux La première décision de l'OTAN est d'instaurer une No-Fly Zone sur une profondeur de 50 km le long de la frontière de la Pologne au dessus de la Biélorussie, de l'Ukraine et de l'enclave de Kaliningrad. En complément, des missiles sol-air seront déployés en Ukraine dans cette même zone et des appareils américains seront basées en Pologne sous 48 h. À l'heure précise de l'entrée en application de la NFZ, la Russie fait décoller six appareils de Kaliningrad pour un vol au dessus de la Baltique. Les appareils de l'Allemagne et la Pologne, en alerte, décollent pour les intercepter au cas où ils viendraient à s'approcher de la frontière, ce qui ne manque pas d'arriver et les contrôleurs de l'OTAN intiment l'ordre aux intrus de rebrousser chemin. Les Su russes continuent leurs évolutions en armant leurs missiles et en acquérant leurs cibles. Le feu vert est donné pour un tir d’annihilation. Quatre appareils russes vont au tapis pour trois occidentaux dont un touché par les défenses sol-air russes. Le téléphone rouge se met à chauffer pour essayer de calmer le jeu tout en faisant savoir, de part et d'autre, qu'on ne cédera pas. Un modus videndi est trouvé qui exclut Kaliningrad de la NFZ contre l'engagement de part et d'autre de ne pas s'approcher de la frontière à moins de vingt kilomètres. Scénario trois L'OTAN lance une frappe de représailles et décide d'une NFZ sur l'ouest de l'Ukraine (jusqu'au méridien de Kyiv) avec chasseurs et SAM. Des affrontements à distance occasionnent de nombreuses pertes de part et d'autre. La NFZ est étendue à toute l'Ukraine et un ultimatum est envoyé à la Biélorussie pour qu'elle cesse toute action ou support d'actions de la part de la Russie : tout appareil russe dans ciel biélorusse sera un casus belli de ce dernier pays contre l'OTAN. Les affrontements s'entendent au voisin septentrional et Loukachenko est victime d'un soulèvement populaire.
  24. (Le Monde) Annonce d'un décrochage ukrainien à l'est ?
  25. Merci pour l'expression qui m'a permis de découvrir ce très intéressant texte de Michel Goya à ce sujet : https://lavoiedelepee.blogspot.com/2020/06/le-caporal-strategique-ou-peut-on.html
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