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Loïc C.

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  1. Gourmand! En ce qui concerne la Guerre de Cent Ans, si je me réfère à l'avant-propos de Georges Minois, dans son bouquin, sous le même intitulé, publié chez Perrin, en 2008, on ne trouve la première mention de la "Guerre de Cent Ans" qu'en 1823, dans un manuel d'histoire, Tableau Chronologique de l'Histoire du Moyen Age, rédigé par C. ou M.C. Desmichels. Le terme avait été repris en 1839, dans une Histoire de France, rédigée par M. Boreau, tandis que, en 1852, paraissait le premier ouvrage intitulé La Guerre de Cent Ans. "Depuis, elle a acquis un statut de vérité historique intangible, dû en grande partie à sa simplicité et à sa commodité" (sic). Les Anglais ne vont, eux-mêmes, adopté la "formule", the Hundred Years War, qu'à dater de 1869. En parallèle, les dates de 1337 ("début") et 1453 ("fin"), soit 116 ans, s'étaient imposées, car c'est dans cet intervalle, que l'affrontement avait atteint son paroxysme et que les deux "nations", en dépit des trêves, avaient vécu en état de guerre quasi-permanent. Ce qui fait l’unité de cette guerre, c’est la stabilité des protagonistes et de leurs objectifs : roi de France contre roi d’Angleterre, autour de la revendication de ce dernier à la possession de tout ou d’une partie du royaume de France en toute souveraineté. (sic)... La guerre, commencée comme un conflit féodal, se termine en affrontement national. (sic, one more time). Outre-Manche, c'est un sujet très apprécié des historiens et les ouvrages traitant de la Guerre de Cent ans sont nombreux; en plus, "traditionnellement", les historiens britanniques aiment bien développer l'aspect technique militaire (organisations, tactiques, armements), domaine, qui a longtemps été négligé par nos historiens universitaires, car considéré comme mineur. Quant aux Hussites, il y a un article Wiki plutôt bien foutu... https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&cad=rja&uact=8&ved=2ahUKEwj8jOjft8L0AhWFxoUKHQdpAQUQFnoECAYQAQ&url=https%3A%2F%2Ffr.wikipedia.org%2Fwiki%2FCroisades_contre_les_hussites&usg=AOvVaw18YpRIWKWZiZ-li0xAPy7D
  2. Mais il n'est pas question de prétendre vouloir glisser sous le tapis l'aspect "balbutiant" des premiers règnes "valoisiens", sauf que, à l'entrée en guerre, en 1337, au déclenchement du conflit "centenaire", la Guerre de Cent Ans, son autorité royale, même en dépit de ses erreurs, était bien en place. A certains moments, elle avait, effectivement, posé, après, entre autres, par ses sérieux revers militaires, de très sérieux problèmes, quant à sa possible pérennité, mais, de son côté, la dynastie royale britannique avait fini par lâcher le morceau, après la bataille (très secondaire mais symptomatique) de Castillon, en 1453.
  3. Justement, sous le règne de Philippe-Auguste, on entre dans l'ère où les Rois de France prennent (définitivement) le pas sur l'Eglise romaine. On lui doit, entre autres, son impitoyable "croisade " contre les Albigeois et la création d'une idéologie "royale", qui, elle, n'avait plus rien à voir, si ce n'étaient ses préceptes chrétiens de base, mais remettait en cause, pour des raisons de réalité politique, la "position" papale.
  4. Et si ma tante en avait, çà en ferait mon oncle ? C'est avéré et confirmé, si ma mémoire est bonne, dans le premier tome des Funcken, traitant des armées moyenâgeuses. Il est évident, que, de nos jours, ce genre de pratique militaire, de la part du clergé, soit, souvent, considérée comme excessive et ne devienne, dès lors, l'objet de possibles remises en cause; mais il convient, surtout, de se rapporter au contexte de l'époque, l'adversaire du Royaume de France, même chrétien, était un ennemi juré. Il convient de ne jamais oublier que les demandes anglaises, à l'origine, sur la couronne de France, étaient, parfaitement légitimes et que çà n'avait pas été simple, dans notre "beau" royaume de France, alors, vaguement partiellement unifié, pour parvenir à assurer sa pérennité. En réalité, la Couronne britannique n'avait, alors, "perdu" qu'à l'usure, à la "fin" de la Guerre de Cent Ans. Cela dit, il faudra, quand même, attendre la décennie 2010, pour que la royauté britannique fasse, définitivement, disparaitre les armoiries françaises de son blason.
  5. Je vais me permettre une remarque, mais n'y voyez aucune critique personnelle, pour des raisons que j'ignore, il est fait usage, notamment dans vos interventions "2015" et, là, encore, dans votre réponse de ce jour, d'un phrasé particulièrement ampoulé, qui n'a que pour seul résultat de lasser le lecteur, même si l'essentiel des explications données est fondé! Ici, ce n'est pas le lieu du développement d'une éventuelle thèse universitaire, mais un forum de discussion avec des explications simples et facilement "compréhensibles"... sans prendre, pour autant, ses interlocuteurs pour d'aimables truffes La "lance" française était une unité de combat à l'effectif bien précis, même s'il avait, effectivement, varié, au fil du temps. Les piétons, qu'elle intégrait, étaient sensés constituer l'encadrement de la piétaille levée (souvent peu ou mal formée, même si on y trouvait des "habitués" de ce genre de concentration militaire exceptionnelle), dans le cadre de l'Ost royale, levée, elle, pour une durée de 40 jours; il y avait eu, d'ailleurs, au sujet de cette durée, de sérieux problèmes, car, à certaines occasions, alors que l'Ost se mettait en place, au matin du 41ème jour, les "recrues" avaient "tranquillement" plié bagages et quitter le futur champ de bataille, en toute légalité! Il avait existé, dans l'Ost royale, un problème assez similaire, avec, par exemple, les arbalétriers génois, formations de mercenaires professionnels loués, quand leurs soldes n'avaient pas été versées et attribuées dans les temps impartis! ... Ils quittaient, eux-aussi, le champ de bataille, leur départ étant, soigneusement, organisé & préparé. Il y a, ainsi, plusieurs batailles, durant la Guerre de Cent Ans, où ces histoires de "pépètes" et de fin officiel du service royale "obligatoire" avaient eu des conséquences néfastes sur leur résultat. Ben, non, car c'était, tout à la fois, plus simple (tout est relatif!), sur le plan sacerdotale et plus tordu, côté français, car, dans le royaume de la supposée sœur ainée de l’Église Catholique romaine, les Rois de France avaient leur dernier mot à dire (au grand dam de la Papauté). Du temps, où la Papauté résidait à Avignon, à la louche de 1309 à 1418, et, même, bien après, elle avait été priée de s'aligner sur les décisions royales!
  6. Vu mes 75 balais et mon passé militaire, j'ai longtemps pris la politique américaine internationale et militaire des States, comme la "juste voie". Je m'étais, quand même, posé des questions a
  7. Bonjour, là, j'avoue, je déterre sévère! En fait, si le haut clergé noble pouvait guerroyer, il n'était pas sensé verser le sang; d'où l'emploi de la masse d'arme, qui permettait d'asséner des coups (même mortels), sans pour, en théorie, faire (directement) verser le sang de l'adversaire, contrairement à l'épée, qui elle provoquait des blessures tranchantes. C'était plutôt spécieux comme argument, mais l’Église d'alors s'en satisfaisait.
  8. Un "major" comme le précise Mudrets, n'est rien d'autre qu'un Maitre Principal, ultime grade des officiers-mariniers, bénéficiant d'un temps de service notable dans le "grade", "promotion concoctée sous le "règne de Giscard" et de sa supposée réorganisation des grades (pour coller à la hierarchie de l'OTAN) et ses successeurs mitterandiens. Il convient de ne pas rêver, à l'époque, un officier-marinier d'un tel grade (celui de Maitre Principal), avec son cumul d'années de service, de campagne et opérations, n'avait aucun intérêt à vouloir intégrer le corps des Officiers des Equipages, car, dès lors, il perdait certains de ses avantages, dont une solde révisée à la baisse, lors de son intégration dans ce Corps, issu de la "promotion" des officiers-mariniers les plus compétents. Les plus "chanceux", que j'ai eu connus, dans les années 1964-1970, hormis certains dont la promotion n'avait été qu'un simple remerciement officiel de leur fin de carrière barrée, ceux qui étaient parvenus, à la force du poignet, à l'âge de +/- moins 30 ans, à intégrer le corps des officiers des équipages, étaient souvent, de "véritables avions de chasse"... sauf que leur promotion maximale possible, au sein de leur corps, était limité au grade d'officier des équipages en chef "cinq galons d'or dont deux d'argent, en théorie, celui d'un capitaine de frégate ou un lieutenant-colonel de la Biffe! ... Pour mémoire, il fallait, alors, être colonel "plein" (cinq galons or) pour espérer décrocher, dans la Biffe, le commandement d'un régiment!
  9. Cà, par contre, c'est beaucoup moins avéré, car ledit Donbass est majoritairement russophone. C'est, également, loin d'être simple, sachant que, dans un lointain passé, la première dynastie de souverains de Russie était d'origine ukrainienne. On oublie, également, la Crimée, qui, historiquement, n'avait jamais été ukrainienne, jusqu'à ce que, en 1955, Nikita Khrouchtchev ne l'ait artificiellement rattachée - çà ne mangeait pas de pain - à la République Socialiste Soviétique d'Ukraine, l'URSS n'étant pas sensée virer en "eau de boudin" 36 ans plus tard!. Dans les faits, cette "cession" était, plus ou moins, sensée calmer les possibles ardeurs de la "rébellion" ukrainienne, l'UPA (Українська повстанська армія, Ukrains'ka povstens'ka armiya ou УПА) vieux souvenir, notamment, de l'occupation allemande, que l'URSS venait, alors, (enfin) de définitivement juguler. Officiellement, le "problème" de l'UPA avait, déjà, été "traité" en 1950, du temps de Staline, mais il avait fallu attendre 1954, pour mater ses derniers "irréductibles". Pour les russes, l'Ukraine fait partie de l'empire historique; son indépendance était une chose, mais son flirt outrancier à vouloir intégrer la Communauté Européenne - ce n'est, toujours pas fait, ni, d'ailleurs, au programme! - et, surtout, les ingérences patentes de l'OTAN, notamment américaines, avaient dépassé la situation politique "extérieure" acceptable et avaient constitué les grosses gouttes d'eau qui avaient fait débordé le vase moscovite. Imaginez juste que, un jour, les mexicains tombent dans les bras russes et que les troupes russes, conjointes aux mexicaines, organisent des manoeuvres militaires à la frontière du Texas, du Nouveau Mexique ou de la Californie! Cuba, une île (!), est, de nos jours, toujours personna non grata depuis 1960 et l'objet d'un sévère embargo de la part des Ricains, que, quasiment, personne ne conteste! La Géorgie avait été exemplaire, car, quand la Russie avait montré ses muscles, "l'OTAN" qui se voyait, déjà, en "terrain conquis", avait piteusement "remballé ses gaules" et laissé le dirigeant local, acquis à sa cause, se démerdaver, seul, avec son puissant voisin. Dans cette histoire, Sarko, qui entretenait de bonnes relations avec Poutine, lui avait, plus ou moins, sauvé les fesses, mais, depuis lors, la Géorgie est priée de se démerdaver toute seule. A l'inverse, je n'ai, personnellement, jamais bien compris, l'attitude de Flamby Ier, dans la "crise ukrainienne", plus ou moins reconduite sous la présidence "macronienne", avec un Quai d'Orsay, actuellement, "managé" par un des rares ministres socialistes survivants! J'ai envie de rappeler la célèbre phrase de Molière, dans les Fourberies de Scapin (scène 7)... mais qu'allait-il faire dans cette galère ? Résultat visible et connu, la cession à prix soldé des deux "Mistralov", à l'Egypte, avec la garantie "dirigée" de banques françaises pour le remboursement et les Russes, qui se sont marrés comme des baleines, car, eux, ont vendu, aux Egyptiens, la force héliportée embarquée et que, côté français, on avait du rembourser aux russes, les avances, déjà, effectuées pour le payement des deux bâtiments commandés, sauf que, à ce sujet, le silence de la presse avait été assourdissant! Bon, d'accord, la Pologne et les Etats baltes, qui, eux, ont, tous, intégré l'UE, passent leur temps à hurler à la "Menace Russe" sur leurs frontières, sauf que, depuis 30 ans, ce n'est pas le cas, hormis que les russes ne peuvent pas, de l'autre côté immédiat de leurs frontières, ne pas "répliquer" aux manoeuvres régulièrement organisées sous l'égide de "l'OTAN", vu qu'elles n'ont rien de pacifiques! Avec la Russie, on entretient, à plaisir et à tort, le vieux climat, totalement obsolète, de l'ancienne Guerre Froide. Sauf que Trump, tant raillé par notre bonne presse de "Gôche" bien-pensante, en souhaitant se retirer, militairement, de l'Europe, lui, avait ciblé, d'abord, la Corée du Nord et "indirectement" la Chine - qui, elle, avait très vite pigé les intentions essentielles de la "trompette" -. L'air de rien, tout démocrate qu'il soit, "Jo Bidet", a, lui-même, calé sa propre politique étrangère "stratégique" sur celle de son prédécesseur "rouquin" tant décrié et "honni"!
  10. Merci! Sympa, la dudite carte! D'autant que, en Islande, Norvège et Suède, la démographie des rennes (là, il y a le problème du méthane! ) est souvent, géographiquement, plus importante, que celles des humains! En comparaison, la Lozère ou la Meuse ont, elles, des concentrations "quasi-citadines" au km²! Même, motif, même punition, pour les Orcades britanniques et les territoires du Nord du Québec (qui "lissent" le sud).
  11. Bonjour, Durant la période -60/-40 avant JC, l'effectif de la cavalerie non auxiliaire était de 80 cavaliers pour une légion, soit l'équivalent d'une "quarante-neuvième" centurie. Au sein des légions, selon les époques, il y avait aussi des esclaves, dont certains étaient armés, mais çà semble avoir été une pratique postérieure au règne de Jules César, qui daterait de l'Empire. La légion de "6000 hommes" est, essentiellement, "d'origine impériale", à dater d'Auguste et ses successeurs. On a beau fouiller dans les ouvrages les plus pointus, il existe, toujours, des flous et des approximations. La plupart d'entre eux, de nos jours, sont rédigés en langue anglo-saxonne, ce qui n'a rien de bien étonnant, car, en France, l'Histoire "technique" (organisation des unités, etc.) a été depuis Jehan Froissart (1337-1410) - çà ne date pas d'aujourd'hui! -, considérée par nos générations d'historiens universitaires, comme un domaine "vulgaire", qui, au XIXème siècle, avait été "concédée", avec condescendance, à des militaires en disponibilité ou retraite, en mal d'écriture. Cas particulier, entre 1899 et 1914, notamment, les écrits de la Revue d'Histoire (mensuelle) rédigée à l’État-major de l'Armée, qui avaient abattu un boulot de qualité et très riche, disponible, gratuitement, dans les rayons numérisés de la BNF-Gallica, ou sous forme de publications "privées" (Berger-Levrault, Jadelot, Lavauzelle, etc.). En janviers-mars 1913, par exemple, on trouve une étude bien fouillée, en trois "épisodes", au total 80 pages, sur la Bataille de Cannae, lors de la Deuxième Guerre Punique.
  12. Bonjour, C'est bien pour çà que j'avais précisé "du temps de Jules César"; les chiffres indiqués proviennent de plusieurs bouquins, que j'ai préalablement croisés, qui traitent, tous, de l'organisation de la Légion Romaine aux différentes périodes. Le plus gros problème des Légions, notamment durant les longues campagnes, était probablement leur capacité à compléter leur effectif (morts, blessés, malades), ce qui explique, aussi, qu'elles étaient rarement au complet. Jules César n'était pas à un paradoxe près. Effectivement, les armées médiévales engageaient des effectifs nettement inférieurs, mais çà dépend, aussi, de la bataille; à Crécy, en 1346, il y avait, par exemple, selon les dernières études, d'un côté, 60 000 français, de l'autre, 20 000 anglais. Cela dit, l'Ost s'y était prise une fessée.
  13. Du temps de Jules César, la légion romaine était composée de 10 cohortes, chacune forte, en théorie, de 480 légionnaires - six fois huit centuries de 80 hommes -, soit, au total, 4800 hommes, sauf que la légion était très rarement au complet.; durant la Campagne d'Egypte, César s'était, ainsi, retrouvé avec certaines de ses légions qui alignaient, péniblement, 1000 hommes! Après, comme dit précédemment, il y avait les auxiliaires - l'infanterie légère et la cavalerie en faisaient partie - mais, là, il est très compliqué de connaitre leurs effectifs réels, en raison, notamment, du "snobisme de caste" affiché par les romains, pour qui, seule, l'infanterie lourde comptait, celle de la légion, officiellement constituée de citoyens. Jules César n'était pas le dernier à afficher une condescendance certaine envers les troupes auxiliaires, leur "exotisme" et méthodes de combat, sauf qu'il avait, lui-même, largement fait appel à leur aide et qu'il créera, par la suite, la première légion "romaine, Vème Légion Alaudae, constituée de volontaires gaulois. 13 légions, à effectif complet (peu probable), çà faisait 62 400 légionnaires, chiffre qu'on peut ramener, avec le vent dans le dos, à 45 000/50 000, dans le meilleur des cas. Pour compenser le manque régulier de légionnaires, il est plus probable que le recrutement d'auxiliaires "locaux" avait du battre son plein, durant la longue Guerre des Gaules, d'autant qu'entre les différentes tribus gauloises, il était très loin d'exister une franche amitié, car il y avait de vieux antagonismes historiques, que les romains avaient su exploiter. Vercingétorix, par exemple, était un arverne, dont le paternel avait été trucidé, parce qu'il faisait, déjà, de l'ombre à ses voisins, en voulant s'ériger comme chef! En plus, avant de faire sécession, il avait longtemps servi dans l'état-major de César, en tant que chef d'unités gauloises auxiliaires; c'était le genre de "détail" qui avait son importance.
  14. Ben, nous sommes bien d'accord, mais ça fait un long bail qu'on utilise des compositions chimiques de poudres propulsives à triple base, afin de limiter, entre autres, les effets de la chaleur de combustion de charge propulsive. Il y a 80 ans de cà, c'était, déjà, dans l'artillerie allemande, du Diglycol, diéthylène glycol dinitrate (composé comprenant deux sels d’acide nitrique) associé à de la nitrocellulose (poudre à simple base), avec addition d’un stabilisant de combustion (méthyle Centralite) et de sulfate de potassium, plus 30% de Gudol (nitroguanidine - Merci à la crotte des goélands:)), les deux derniers composants cités ayant pour vocation essentielle de réduire le flash. Après l'élévation de T° du fût (donc, de l'âme) est directement liée... 1) A la cadence de tir. C'est pour cette raison qu'avaient été mis au point des dispositif de remplacement rapide du canon d'une mitrailleuse à refroidissement par air - pour la MG 42, dont le canon était engagé ou retiré à l'aide d'un simple 1/4 tour (et une paire de gants en amiante!), le règlement prévoyait le remplacement du tube, après une séquence" continue" de tir de 250 coups... or l'arme ayant une cadence théorique de 1200 coups/minute, çà ne représentait que 12 secondes avec le doigt sur la gâchette - dans les faits, c'est une cadence de film hollywoodien, en supposant l'emploi d'une bande de 250 cartouches, car les chargeurs-tambours, les mêmes que pour la MG 34, n'en contenaient que 75 - 150 avec l'emploi d'un double tambour, mais il fallait, alors, se trimbaler la MG (15, 3 kg, avec le tambour de 75) au pas de gymnastique!- . Du coup, on constate qu'entre la cadence de tir théorique et la réelle, il y a une sacrée différence; l'équipe de servants d'une MG 34 ou 42, en version légère (sur bipied), n'avait que deux tubes (celui en place + celui de rechange). Sur les pièces de marine, on mettra en place des système d'injections d'eau douce, actionnés entre chaque coup, sensés, à la fois, refroidir l'âme et la nettoyer. Sinon, ben, on attend que çà refroidisse naturellement et, comme l'équipage du Großkreuzer KMS Von der Tann, dans l'après-midi du 31 mai 1916, on croise les doigts, vu que l'ensemble de son artillerie principale était, alors, hors service pour cause de T° trop élevée - c'était un coup à faire péter les charges propulsives dans les culasses et voiler, définitivement, les tubes! 2) A la vitesse imprimée au projectile... plus elle est élevée, plus la T° du tube grimpe, plus l'usure s'accélère! Et il convient de ne pas oublier, non plus, le poids du pélot, car, par exemple, pour les gros calibres, plus il est lourd, plus on assure sa précision à longue ou très longue portée. La pression des gaz est directement proportionnelle à la puissance de la charge propulsive; çà se voit à l’œil, rien qu'en comparant, pour un même calibre, la taille d'une douille d'un obusier et d'un canon (sans compter les dimensions et la charge des gargousses); çà va chercher dans un rapport de 1:5 ou 1:6 en faveur de la douille utilisée par le canon, sachant que la Vo est bien souvent double! Certes, là, je m'écarte du sujet de la discussion... "le Fusil", mais les contraintes sont strictement identiques avec des armes de petit calibre, car, avec nos fusils d'assaut modernes, l'usage est de tirer par rafale de trois coups; c'était, déjà le cas, avec leurs "ancêtres", il y a 75 ans et, même, avec les fusils semi-automatiques.. ne serait-ce que pour économiser les munitions. Contrairement à une arme lourde collective, le "pinpin" n'a pas de servant ou d'équipe d'approvisionnement qui l'accompagne, au casse-pipe, avec du rab de munitions à disposition; d'où l’intérêt de la réduction de calibre, qui permet, pour un même poids, d'embarquer une arme plus légère (mais pas trop!), plus de munitions, le tout établit sur l'expérience acquise des distances réelles d'engagement, en fonction de l'environnement et la "dextérité" moyenne du tireur. On en est rendu pour certaines armes récentes, à 200 m de "portée efficace", soit la moitié moins qu'il y a 50 ans, avec un fusil à répétition et culasse à levier manuel... qui, lui, pesait, allègrement, 4 kilos, mesurait un bon mètre et tirait des munitions de 7,5 mm!
  15. Exact, mais l'usure des rayures est, également, liée à la puissance de la charge propulsive, la vitesse imprimée au projectile et son type. Là, je sors, certes, du domaine du fusil, mais c'était évident avec un obusier (Vo 450 m/s), qui avait une durée de vie de l'ordre de +/- 10 000 coups et un canon de même calibre (Vo 800 m/s), moitié moins. Tu rajoutais un frein de bouche à l'obusier, pour compenser le recul, résultat de l'emploi d'une charge propulsive plus puissante afin d'accroitre la portée de certains pélots, généralement livrés "complets" en conditionnement individuel, et, hop, sa durée de vie se cassait la gueule de 2000 coups! Tu es fort bien placé pour en parler.
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