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AIR-DEFENSE.NET

Loïc C.

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  1. Je suis d'accord avec tes explications. Mais il y a quelques "corrections" à apporter ... La chute la plus "verticale" possible de l'obus est directement liée à la hausse maximale de la pièce, généralement comprise entre +45° et +70°, ce qui correspond, à la louche, à un tir dans le "second registre" - tir indirect avec trajectoire très fortement parabolique, où on ne cherche pas la portée maximale, mais la frappe la plus verticale possible avec l'apogée la plus élevée - par exemple, tir au-delà d'un obstacle, comme une montagne, ou, alors, pilonner le toit d'un ouvrage fortifié ou une position retranchée. C'est le principe de fonctionnement du mortier d'infanterie (81 mm) ou d'artillerie (120 mm) - là, je raisonne "à l'ancienne", sauf que le mortier à tube lisse avec ses torpilles à ailettes n'a, longtemps, pas eu la précision d'un pièce à tube rayée à chargement par la culasse; c'est pour cette raison, par exemple, que la "règle", à l'époque, était de tirer par rafale de 3 torpilles, en tablant sur l'effet du volume de feu, afin de compenser la dispersion des pélots. Hormis les fusées à impact avec délai plus ou moins long, qui sont efficaces dans un "tir à ricochet" - sauf que cette méthode implique un trajectoire relativement tendu, le pélot étant sensé ricocher sur le sol (de préférence, dur et sec), puis exploser en l'air, au-dessus du secteur visé, les éclats arrosant, par exemple, des "pinpins" abrités dans des tranchées -, il existe, également, des munitions à fusée chronométriques, dont le fonctionnement de la "fusée", calculée sur le temps de vol estimé - il y a des abaques qui ont été établis pour ce faire -, est réglé pour que le pélot détone au-dessus de la "cible", afin d'arroser d'éclats tout ce qui trouve en dessous; la dernière génération de "schrapnels", en 14-18, était, déjà, conçue pour un tel fonctionnement!, mais l'emploi des schrapnels était tombé en désuétude, quand la technologie de fabrication des chemises d'obus en acier avait permis de confectionner des projectiles explosifs avec une quantité d'éclats suffisamment nombreux et meurtriers pour pouvoir, désormais, se dispenser des "obus à balles". Le schrapnel avait donné, bien plus tard, naissance à l'obus à sous-munitions, mais, çà, c'est une autre histoire.
  2. Panzerfaust 30 m, puis 60 m, 100 m et 150 m, la désignation indiquait la portée pratique efficace, avec un pourcentage de coup au but de l'ordre de 75/80%. Avec, par exemple, le tir d'un Panzerfaust 60 m à 80 m, le pourcentage chutait à 25%! Le Raketenpanzerbüchse 54, ou Panzerschreck, copie du Bazooka ricain, mais au calibre de 8 cm, lui, avait une portée pratique de 120 m.
  3. Durant la WW2, l'artillerie allemande, considérant qu'un obus atteignait sa cible sous une certaine incidence, ne définissait pas le rayon de dispersion des éclats mais distinguait leurs effets sur l'avant, sur les côtés de la gerbe d'éclatement et ne prenait en compte que la zone où la densité des éclats était la plus importante. Dans ce contexte, les effets létaux des éclats d'un obus explosif de 15 cm, tiré par l'obusier lourd 15 cm s.FH 18 (hausse maximale: +45°), étaient de 25 m sur l'avant et 55 m sur les côtés. 80 ans plus tard, les valeurs sont assez proches.
  4. 1876/12 pièces/15 jours = 10,4 coups/jour, soit 3 minutes de tir/jour, à une cadence de "touriste". Faut qu'ils fassent gaffe, avec une telle cadence "infernale" et une telle intensité, les araignées vont finir par tisser leurs toiles dans les freins de bouche! Je ne suis pas sûr que l'artilleur ukrainien "raffole" du 15 cm tracté, vu le parc d'artillerie qu'aligne le "copain d'en face" et les risques de contre-batterie.
  5. Lors des préparatifs de Barbarossa, les services de renseignements militaires allemands avaient largement sous-estimé les effectifs soviétiques. Le 21 juin 1941, leurs chiffres les plus "pessimistes" évaluaient l’Armée Rouge à 200 divisions; un mois après le déclenchement de l’offensive, 352 avaient déjà été identifiées et la liste était très loin d’être exhaustive !
  6. Euh, tu joues à un jeu vidéo ou tu tiens compte des conditions dans le cadre de circonstances de combat ? En mer, quelque soit le camp, quand un bâtiment s'avère être trop sévèrement touché ou endommagé, pour ne pas sombrer, à plus moins long terme, la priorité est d'évacuer l'équipage, pour éviter l'hécatombe plus ou moins promise. Sur terre, tu peux, éventuellement, éviter une balle, un pélot ou ses éclats; en mer, selon la vitesse à laquelle le bâtiment sombre, le bilan humain peut varier entre 99,8 % de pertes - cf, le HMS Hood -, plus de 75%de pertes (!), comme à bord du KMS Bismarck, en 1941, ou, suivant les bâtiments à proximité et l'état de mer et la météo, avec un très gros coup de bol, parvenir à transborder dans l'urgence le gros de l'équipage. Cà me fait, doucement, marrer, car un équipage de 1500 matafs, c'est l'équivalent de deux bataillons; dès lors imaginez juste la disparition totale de ces deux bataillons par immersion! Cà n'arrive, jamais, car, quand la situation devient trop critique et coûteuse - à la louche 10% de pertes, dans un temps réduit - son EM va s'efforcer de la faire, très vite, retirer de la ligne de Front. Ce n'est en rien le cas, à bord d'un bâtiment de surface, où, grosso modo, les chances de survies sont, au mieux, inférieures à 45%. Entre nous, si la marine russe a réussi à évacuer l'équipage, à une dizaine de matafs près, il s'agit, là, d'un véritable exploit! Cà pourrait, aussi, expliquer pourquoi les Ukrainiens insistent tellement sur la (seule) perte du croiseur, côté russe.
  7. Bien sûr, avec, en rappel, une photo de l'Azovstal de Marioupol! Dans les faits, l'Europe et les nord-américains ont, de leur côté, déjà, expulsé plus de "diplomates" que la Russie, sachant que ces derniers ont, soigneusement, évité de "toucher" au vrai personnel diplomatique, car ce ne sont que les multiples et divers conseillers techniques d'ambassade qui sont priés de faire leur valise. Il est, aussi, de bon ton que le Quai d'Orsay rouscaille, mais c'est juste pour le principe.
  8. Çà dépend s'il s'agit, selon la définition allemande, d'un Mörser, en réalité un obusier lourd de 20 cm ou plus, à tube court (+/- 40 calibres), qui tire des obus "classiques", ou d'un Granatwerfer (Gr.W.), littéralement, un "lanceur de grenades", munitions qu'on identifie, en France, sous la désignation de "torpilles", en raison de leurs ailettes. De surcroit, le mortier "à la française", quelque soit son calibre, implique un chargement, "à l'ancienne" par la gueule; c'était, aussi, le cas, dans l'artillerie allemande, jusqu'à fin 1944, où elle avait mis en service le "s.Gr.W. 69" de 21 cm, certes, d'une conception économique, mais plutôt mal que bien conçu, chargé par la culasse, avec des projectiles sans ailette, mais dotés d'un propulseur à poudre (portée efficace, 5000 m)... https://en.wikipedia.org/wiki/21_cm_GrW_69
  9. A ce propos, sans prétendre vouloir jouer la Pythie de Delphes, il est intéressant de constater que, un, la publication, par les Ukrainiens, des messages de détresse émis par l'équipage du "Moskva"- annonçant, surtout, les deux impacts! - coïncide avec la "chute irréversible" de la garnison de de l'usine Azovstal de Marioupol, tandis que, dans la foulée, on s'est, aussi, empressé de présenter devant un tribunal, pour crime de guerre avéré, un "malchanceux" sergent russe de 21 balais, coupable d'avoir tué un civil ukrainien de 62 balais! Dans les faits, cà semble surtout être un message adressé aux Russes... "Vous sauvez le c.. de nos glorieux combattants du régiment Azov et, nous, pour le principe, nous jugerons, certes, votre "pinpin", mais si vous êtes "réglos", nous vous le restituerons vite fait à l'occasion d'un futur échange de prisonniers!" ... sauf que le "pôvre", qui "plaide" fautif, risque fort d'en baver sérieux, une fois de retour dans la "Mère Patrie"! Il y a, certes, des moulinets de bras, façon "Tartarin de Tarascon", pour la façade, notamment, côté ukrainien, mais, aussi, beaucoup plus discrêtement et sans aucune gloire, la nécessaire gestion pragmatique des basses conséquences humaines (et humanitaires) qu'impliquent une guerre. Aucun des deux camps n'a sérieusement envie de devoir entretenir des camps de prisonniers de guerre. A mon avis, le CCIR le sait fort bien et les évacuations actuelles de blessés et soldats ukrainiens qui ont effectué leur reddition, effectuées sous son contrôle officiel, le prouvent, les Russes n'étant pas idiots, d'autant que leur situation internationale est, elle-même, déjà, des plus compliquées. Cela dit, si une dernière poignée de combattants ukrainiens s'entête à vouloir résister jusqu'au bout dans le périmètre d'Azovstal - c'est facile à retenir, en allemand, c'est Azovsthal, aciérie d'Azov -, là, le CCIR n'y peut strictement rien, car il n'est pas sensé intervenir dans le déroulement des combats.
  10. C'est fort possible, mais çà s'explique, un, par le fait que le Russe est "majoritairement" assaillant, deux, par la tactique d'engagement des troupes ukrainiennes, qui semble être, quand tout ce passe bien... " je me planque, j'attends le copain d'en face, je lui fume la tronche, puis je dégage vite fait le terrain", sauf qu'il y a, aussi, des affrontements en ligne et, là, la chanson n'est plus la même.
  11. Ce n'est pas parce qu'il y a moins de dégâts humains chez les combattants des deux camps, que pour autant l'intensité des combats serait moindre. Ce n'est pas, non plus, la population ukrainienne qu'il convient de prendre comme "mesure-étalon" , mais les forces engagées par les deux armées, sensées être à peu près du même ordre +/- 200 000 troupiers - j'aurais même tendance à penser que les forces ukrainiennes flirtouillent, désormais, avec 300 000 hommes, vu la mobilisation générale, mais passons... -, et la superficie du théatre des combats "terrestres", qui, à vue de nez, doit correspondre à 180 000 km²... sur la base de "400 000" combattants des deux camps, çà nous ferait "2 pinpins au km²! Rien qu'en se référant au département de la Meuse, qui, chez nous, est l'un des moins gâtés, la densité de population est de 29 ha/km² ( la Lozère, 14,8!). Militairement parlant, personne, dans un tel contexte, n'est sérieusement "foutu" de pouvoir tenir la moindre ligne de front "continue", contrairement à la situation, à dater de 1915, où il y avait, à la louche, deux millions de troufions dans chaque camp, positionnés entre la Manche et les Vosges! Mais la situation actuelle n’empêche en rien, une extrême intensité locale des combats, avec un constat qui semble se confirmer, au fil du conflit; le ratio blessés/tués a l'air d'avoir très sérieusement chuté, car il serait, à l'heure actuelle, - avec le vent dans le dos! - de 3 blessés pour un tué, alors que, en 14-18 et en 39-45, il avait été, globalement, de 4:1 et même un chouïa plus! C'est probablement le résultat de la puissance létale des différentes munitions utilisées et la "précision générale" des tirs, l'arme d'épaule personnelle n'y ayant, désormais, qu'une influence relativement mineure. En 14-18 et, encore, en 39-45, le "pinpin de base" était entrainé pour tirer à plus de 500 m avec sa "canne à pêche" de l'époque (Lebel, Berthier, MAS 36, Gewehr 98, Kar 98, Lee-Enfield), alors que, depuis un bail, le fusil d'assaut, descendant du Sturmgewehr 44, est, lui, conçu pour être efficace jusqu'à 400 m! Si j'ai le temps, un jour, je vous narrerai, pour s'amuser, les affres dont avaient souffert, sans distinction de nationalité, toutes les intendances militaires, avec la mise en service du fusil à répétition avec lame-chargeur ou autre système d'approvisionnement, puis celle du fusil semi-automatique et, enfin, du "récent" fusil d'assaut, en regard à la consommation de munitions qu'elles impliquaient et, surtout, de leurs coûts inhérents!
  12. Bonjour, et merci, aussi, aux autres émetteurs de réponse. Certes, ce n'est pas le lieu pour développer le sujet, mais, en gros, depuis la "Der des Ders", il existe, avec les munitions "séparées" (contrairement à celles encartouchées) deux méthodes de chargement d'un obusier ou d'un canon de 105 mm et au-dessus, soit le pélot + ses gargousses, sans usage de douille, soit le pélot + ses gargousses "stockées" dans la douille. Cà dépend, surtout, de l'étanchéité de la fermeture de la chambre de culasse; le système à "coin" ou tiroir", immortalisé par Krupp et Rheinmetall, qui était de règle dans l'artillerie allemande (y compris navale), était d'un fonctionnement plus simple et plus rapide que le système "français" (1/4 tour à vis interrompue), mais comme il était d'une étanchéité moindre, il nécessitait l'emploi d'une douille métallique. En ce qui concerne les obusiers - c'est le plus simple! - les douilles sont, en principe, garnies, en usine, avec leur charge propulsive maximale courante; le "pourvoyeur" préposé fait sauté l'opercule qui protège la douille "préchargée" et, selon les consignes de tir du chef de pièce, retire ou non l'une ou plusieurs des gargousses qu'elle contient. Une douille pour obusier étant, trois à quatre fois plus courte qu'une douille pour canon, les différentes charges propulsives (généralement, cinq charges) se présentent sous forme de galettes, superposées depuis le culot de la douille, de la moins puissante à la plus puissante. A ce propos, sur la vidéo de l'action du M777 "ukrainien", il y a une très brève situation "gag", quand l'un des pourvoyeurs se précipite pour rajouter, vite fait, une gargousse, juste avant la fermeture de la chambre de culasse, ce qui, en gros signifie que lui ou l'un de ses camarades s'était planté dans la sélection préalable desdites gargousses. Mais, comme l'a dit, fort justement, "Fusilier", c'est uniquement une question de pratique. Pour les projectiles "extrême portée", l'usage consiste à les conditionner individuellement, avec le pélot et la charge propulsive nécessaire dédiée. Dans ce cas, il n'y a aucune intervention "humaine" sur le contenu de la charge propulsive. Désolé pour le "Hors sujet".
  13. Oui, mais c'est surtout une recherche d'équilibre de la charge en conditions de transport, l'affût du M 777 pesant un "âne mort". En amarrant le tube - c'est prévu pour! - au tracteur, on soulage les suspensions de ce dernier et on ne pénalise pas sa motricité. Sinon, je rejoins la remarque de Pascal... "Bon quand je regarde ces images et que je compare avec les séances de tir sur TR F1 je me dis que l'instruction sur M 777 a encore des progrès à faire" ... Pas moins de 51 secondes pour "tirer un coup"! Même en admettant qu'il n'est pas nécessaire de vérifier et corriger les réglages de la pièce, entre chaque tir, vu la "valse" des servants et pourvoyeurs autour de la susdite, la cadence de tir serait, au mieux, de 2 coups/minute. Question à un"Hryvnia", c'est la monnaie ukrainienne , le M 777 utilise-t-il des gargousses + une douille ou uniquement des gargousses ? Apparemment, ce serait la seconde hypothèse, dans ce cas, le chef de pièce et les pourvoyeurs ont, tous, sérieusement besoin d'un nécessaire complément d'instruction pour le service de l'obusier! Sinon, ils sont bons pour s'en prendre une sévère de la part d'un tir de contre-batterie russe! Il y a fort à parier que cette vidéo n'avait qu'une valeur "informative"... Vous voyez, nous venons de réceptionner les M 777, généreusement attribués par les Ricains! ... et que le tir, ainsi que l'amarrage de la pièce à son tracteur n'étaient, eux-mêmes, que des démonstrations. Comme "d'habe", à la première vue, on se fait bourrer le mou avec de "l'infox".
  14. Je reste, toujours, pantois d'admiration devant le discours de certains intervenants nous expliquant, doctement, le "supposé" but stratégique des opérations militaires menées par la Russie depuis la seconde décade de février dernier. Bien malin, en fait, celui qui les connaissait ou les connait, désormais. Déjà, un ou deux détails "techniques" tout bêtes, un, ce n'est pas avec "180 000 pinpins" que l'armée russe risquait de prendre le contrôle d'un pays de plus de 600 000 km², deux, en face, l'armée ukrainienne, même, avant la mobilisation générale des mâles de 20 à 60 ans, alignait largement autant d'hommes, voire plus. On est très loin d'une supposée "invasion" planifiée et en règle, qui, elle, aurait largement exigé une force militaire de 1,5 millions d'hommes. Dès lors, mais, là-aussi, il ne s'agit que d'une pure hypothèse, admettons que "l'encerclement" partiel de Kiev, en début de campagne, n'avait, peut-être, que pour principal but de soulager la pression de l'armée ukrainienne sur la frontière orientale... et, si, dans la foulée, elle avait pu entrainer la chute de la gouvernance ukrainienne, çà aurait, carrément, été "le pied", mais, comme on a pu le constater, çà n'avait pas fonctionné. Pour l'éventuelle "soulagement" souhaité sur la frontière orientale, par contre, il est possible (sans aucune certitude!) qu'il ait été partiellement réussi, même, si, au final, la manoeuvre avait été très loin de "marcher comme sur des roulettes". En attendant, depuis la mi-mars dernier, l'essentiel des opérations militaires russes s'est recentré, sur la seule frontière orientale. Certains veulent n'y voir qu'une sorte d'aveu de "défaite" de la part des Russes, mais ne serait-ce pas, plutôt, tout bêtement, le "but premier et final" de la manoeuvre ? Certes, ce n'est, là-aussi, qu'une pure hypothèse de ma part. Sinon, je vous fiche mon billet, que, quelques soient ses pertes et la durée du conflit, l'armée russe va finir par mener à bien "l'isolement" des territoires orientaux "russophones" depuis, au sud, la Crimée et, au nord, la frontière avec la Biélorussie. C'est, plus ou moins, ce que j'ai cru comprendre dans le discours de Poutine, ce matin, sur la Place Rouge. Il convient d'arrêter de rêver, l'armée russe actuelle sait très bien qu'elle n'a plus rien à voir avec l'Armée Rouge, du temps de la "splendeur" de l'Ex-Union Soviétique. Certes, elle dispose de l'arme nucléaire, mais elle restera, fort heureusement, dans ses dépôts et ses silos; quand la CIA annonce, dans les dernières 48 heures, qu'il n'y a aucun risque de voir une éventuelle frappe nucléaire de la part des russes, j'aurais tendance à la croire et, même, à penser que ce genre d'annonce risque d'engendrer une grimace du côté de la "White House", qui entretient à plaisir le spectre d'un supposé conflit généralisé. Quelques soient ses nombreux défauts, la Russie n'a, strictement, rien à voir avec la Corée du Nord, où, là, fort heureusement, Pékin veille au grain, même, si le petit-fils héritier a la fâcheuse tendance à avoir le doigt un peu trop sensible sur la "gâchette" (cf. son tout récent de tir, pour "essai", d'un missile balistique vers l'Est). Ce matin, par simple curiosité légitime, j'ai regardé, sur BFM, la retransmission, via l'agence Reuter, du défilé militaire sur la Place Rouge, à l'occasion du 9 mai. De la part des "experts" présents, il en est sorti deux "conclusions". D'abord, une supposée "platitude" du discours poutinien, qui s'est limité à un hommage, de règle, le 9 mai, adressé aux "Anciens" - et aux ex-Alliés européens! - , à réaffirmer son intention de "protéger" le Dombas et venir en aide, dans un premier temps, financièrement, aux familles et à la progéniture des militaires tués et blessés, dans l'actuel affrontement, le tout sans faire la moindre allusion à un éventuelle menace de recours à l'arme nucléaire, ni une quelconque intention d'étendre géographiquement. Il est certain que le discours a été d'une platitude "désespérante", comparé aux supposés propos vengeurs que certains experts nous "promettaient"! La seconde "conclusion" portait sur l'absence d'un défilé aérien et, là, sans tenir compte des répétitions qui, elles, s'étaient déroulées, sans aucun problème, par beau temps, jusqu'à samedi dernier, on ne s'était pas privé de mettre en doute l'annonce officielle, faite par le Kremlin, d'un "plafond trop bas", certes, plus ou moins "espacé", mais, néanmoins bien réel, qui existait, ce matin, au-dessus de Moscou. Ah, ah... La flotte aérienne russe serait-elle en sérieuse difficulté ou ses équipages ne sauraient-ils pas évoluer par "plafond bas"? Bizarrement, quand des conditions météo médiocres règnent sur Lann-Bihoué ou Lanveoc-Poulmic, aucun journaleux ou "expert" ne se pose de telles questions "métaphysiques", quand la "Bresonnek Air Force" ne peut pas participer au défilé du 14 Juillet, à basse altitude, au-dessus de Paris!
  15. La cadence de tir, avec un chargement "unitaire" (obus+ douille séparée), au coup par coup, n'a guère évolué depuis la guerre de 14! Elle est plus rapide avec des pièces équipées de barillet ou de chargeur, mais le rechargement, entre deux salves, est, dès lors, lui, nécessairement plus long.
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