Jump to content
AIR-DEFENSE.NET

Alberas

Members
  • Posts

    1,170
  • Joined

  • Last visited

Posts posted by Alberas

  1. il y a 20 minutes, gargouille a dit :

    Enfin, on va avoir une députée écolo nous dire que ses milliards seraient plus judicieusement utilisés pour combattre efficacement le réchauffement climatique et les feux de forêt en permettant aux français même au fin fond de la Creuse de prendre le train gratuitement plutôt que sa voiture. :wink:

    Oui, mais d'autres diront qu'il faut faire encore plus. Avec un déficit budgétaire de 5%, ça passera facile. Les restrictions viendront plus tard, quand l'ours Russe sera rentré dans sa tanière.

  2. Le 06/08/2022 à 10:30, laurent simon a dit :

    OUI. Ce que je dis, c'est par rapport aux besoins de financement : la France a pu se payer le Rafale seule, mais aurait du mal à faire un SCAF toute seule.

    Il faut se méfier de ce genre d'arguments. Les partisans de la coopération ont tout intérêt à faire gonfler l'estimation pour justifier la besoin d'en répartir la charge budgétaire. Si on veut un exemple dans des montants du même ordre de grandeur, il suffit des se référer au programme de ss marins australiens. Les chiffrages en centaines de milliards de $ ont circulé sans préciser les sources et les contenus, ni si on parlait budget à valeur constante ou variable, etc

    A titre d'exemple, l'article ci dessous avance un chiffre de 60 à 80 miliards € , mais sans plus de précisions ... D'ailleurs on ne sait pas s'ils parlent du budget du SCAF ou de celui du NGF.

    https://www.bfmtv.com/economie/budget-militaire-la-france-consacre-t-elle-suffisamment-de-moyens-a-son-armee_AN-202207140456.html

  3. il y a 10 minutes, Coriace a dit :

    Bonjour, 

    Je n'ai pas les moyens de copier coller, mais il y a un article dans le Figaro où le gouvernement semble confirmer les +3 milliards pour 2023 pour la défense 

    C'est dans l'ensemble une bonne nouvelle même si avec le contexte actuel on aurait pu penser que la Défense glane quelques crédits en plus. Mais bon c'est déjà inespéré 

    oN LE TROUVE AUSSI SUR CHALLENGE

    https://www.lejsl.com/politique/2022/08/08/budget-2023-hausse-des-credits-inedite-pour-l-education-le-travail-et-les-solidarites

  4. il y a 20 minutes, CortoMaltese a dit :

    Je suis d'accord avec toi, l'un des noeuds du problème est le désintérêt total pour la géopolitique du français moyen, et surtout l'absence de consensus dans la population sur ce que devrait être la politique étrangère française. Aux USA par exemple, il y a globalement un large consensus transpartisan sur la place qu'ils doivent occuper dans le monde (même s'il peut naturellement y avoir des désaccords ponctuels), et cette forme de stabilité contribue largement à leur puissance.

    Les Américains sont "hors concours". Ils sont les plus riches, les plus forts, et ils sont formatés par leur éducation et Hollywood pour développer leur nationalisme et leur complexe de supériorité. Ils se mêlent de tout et ils sont en guerre quasi permanente.

    Je nous comparerais plus avec l'UK qu'avec les USA. Avec le Brexit, les Anglais cherchent à avoir une politique étrangère plus autonome. Pas sûr qu'ils fassent mieux que nous.

    • Upvote 3
  5. Il y a 9 heures, CortoMaltese a dit :

    Mais l'un des non-dits de la politique française c'est de s'interroger sur ses buts profonds. L'autonomie d'accord, mais pour en faire quoi ? On a l'impression que la France a vécu un tel traumatisme en 40, un tel sentiment d'humiliation face aux anglo-saxons (plus que face aux Allemands paradoxalement) que toute la politique étrangère française est obsédée par cette idée de ne surtout pas être "inféodée" aux americains, coûte que coûte. La politique de "grandeur" du général, c'est fondamentalement ça. Mais ça c'est transformé en objectif en soi, un truc performatif qui n'a d'autre vocation fondamentale que de se convaincre qu'on est encore un peu une grande puissance, même si on a aucune idée de ce qu'on pourrait faire de cette puissance.

    Il faudrait peut être un jour faire un inventaire honnête Qu'à t-on gagné géopolitiquement à notre politique de "d'indépendance stratégique" depuis l'après-guerre ? 

    C'est pareil avec notre obsession d'être les gendarmes de Afrique. On aime bien ça, on parle de zone d'intérêt, d'influence, ça sonne "grande puissance". Mais la France aurait elle, structurellement, perdu quelque chose à ne pas se mêler de trop près des affaires africaines après 1960 ? Je crois que ça se discute largement.

    En fait plus j'y réfléchi plus je trouve qu'on ressemble à un pays paumé et nostalgique qui aime jouer aux grandes puissances d'opérette, sans en avoir les moyens, pour atténuer un peu son mal-être existentiel post-45

     

    Il n'est pas impossible aussi qu'il y ai quelque chose à chercher dans la culture politique française post-révolutionnaire elle même issue des lumières, avec cette idée que la France a vocation à illuminer l'humanité et à faire triompher la civilisation. La France républicaine et post-révolutionnaire a des "projets mondiaux" fortement idéalistes, avec une grande portée morale. On est un pays qui renacle à devoir se contenter d'objectifs modestes et terre à terre (même si on y a aussi parallèlement été contraint entre 1870 et 1940). 

    Cette vision de soi-même comme d'un phare qui possède une place "spéciale" dans le monde, après 100 ans de déclin relatif et alors qu'on ne pèse plus que quelques pourcent du PIB mondial, ça aboutit in fine à des concepts bancaux et inopérants comme le fameux "puissance d'équilibre" qu'on nous rabâche à toutes les sauces sans jamais fournir de définition convaincante ni d'exemple de ce que ça pourrait impliquer en terme de politique concrète.

    Du fait que toute politique étrangère est critiquable, à commencer par celles des plus grandes puissances, il est facile de dénigrer celle de la France, même si sur de nombreux points je suis d'accord avec toi.

    Mais je crois qu'il faut distinguer la vision intérieure et la vision extérieure de cette politique:

    -intérieurement, j'ai l'impression que le "Français moyen" se fout complètement de notre influence mondiale. Le temps est révolu où on nous enseignait à l'école la grandeur de la France. Au contraire, on apprend à nos enfants que nous étions des salauds de colonialiste et d'esclavagistes. Il n'y a plus de roman national et le citoyen attend tout de l'Etat providence.

    - sur le plan extérieur, je crois que c'est plus nuancé. Effectivement, si on limite la réputation de la France à un pays "où il fait bon vivre" avec le luxe, le vin et le fromage, ça n'est pas très positif, surtout comparé au pays dominant économiquement qu'est l'Allemagne. En revanche, il nous reste quelques atouts importants:  puissance politique et économique de l'UE; membre permanent du conseil de sécurité, les DOM/TOM qui nous rendent légitimes un peu partout, la force nucléaire, les interventions militaires, .... 

    Au delà de ça, qu'on soit aimé ou pas, peu importe. 

    • Upvote 3
  6. il y a 30 minutes, Bechar06 a dit :

    Oui, je suis d'accord : depuis toujours DA ne se fait pas assez connaître du public

    Je suppose que tu parles de Dassault aviation et pas des autres branches du GIMD, en particulier Dassault Systèmes.

    Pour dire que  DA devrait  faire plus de com, il faudrait déjà savoir ce qu'ils font. Et je pense que c'est déjà pas mal. On peut toujours faire plus, mais auprès de qui et pourquoi faire? 

    Le grand public aime l'aéronautique et connait Dassault. Et connait le Rafale, que la presse généraliste qualifiait il y a peu d'"avion maudit" et encense maintenant. DA profite de la com institutionnelle des forces armées, du défilé du 14 juillet, des nombreux reportages télévisés. DA fait partie des entreprises préférées des jeunes diplomés, etc... Que veut tu faire de plus?

    Il y a toujours une partie de la population hostile à la BITD, par pacifisme, par dogmatisme écolo, par mondialisme, ... Avec la guerre en Ukraine, l'opinion s'est retournée, provisoirement.

    Je crois que c'est à l'Etat de promouvoir l'effort de défense, pas aux industriels. On verra ce qui se passera au Parlement quand le budget de la Défense sera examiné. Les masques tomberont.

    • Like 1
    • Upvote 1
  7. il y a 7 minutes, BP2 a dit :

    Les 6 indonésiens : en effet pas en vigueur, mais dans le planning prévisionnel de production (on doit donc y croire chez DA).

    Heureusement qu'ils y croient! Donc vous êtes aussi en prévisionnel ?

    il y a 13 minutes, BP2 a dit :

    Il m'a aussi parlé de l'inflation vertigineuse du prix de certains composants électroniques : +3000% en 2 ans (je l'ai fait répèter)

    Ils ont pas de double source?

  8. Cette information est importante. mais je laisse aux connaisseurs de la famille Dassault le soin de l'interpréter.

    Ma seule analyse est que c'est une excellente nouvelle pour Eric Trappier. Dans l'ambiance houleuse qui règne autour du SCAF, l'assurance d'un soutien infaillible d'Edelstenne est un atou^t majeur.

    https://www.challenges.fr/entreprise/dassault-revise-le-depart-de-son-pilote-star_820292

  9. Il y a 3 heures, laurent simon a dit :

    la France a pu se payer le Rafale seule, mais aurait du mal à faire un SCAF toute seule.

    1. Je me demande qui a bien pu chiffrer le coût du SCAF?
    2. Partir du principe qu'un seul pays (la France en l'occurrence) ne pourra pas le financer reflète le manque d'ambition français de rester le leader européen dans ce domaine et l'objectif des autres pays de nous empécher de le rester.

    Pour moi, c'est un abandon de souveraineté au profit d'une utopie politique.

  10. il y a une heure, Bechar06 a dit :

    Il s’ensuit qu’une « inversion de contrôle » se produit lorsque la variété du « commandé » augmente et dépasse celle du « commandeur ».

    Très intéressant. Mais pas facile à appliquer au cas de l'EF parce que le Commandeur et le Commandé étaient 2 entités artificielles qui se sont auto dissoutes.

    C'est différent entre la DGA et DA. Il y a une forme d'interdépendance, mais l'Etat reste le Commandeur.

  11. Il y a 2 heures, laurent simon a dit :

    Oui, c'est un inconvénient. Mais vaut-il mieux avoir N % d'un gros gâteau, ou 100% de qqch qui n'est pas viable, du fait du morcellement des avionneurs de l'époque (aucun n'arrivait à vendre un nombre suffisant d'avions).

    Ton raisonnement est valable quand le marché est très gros et les besoins très variés. C'est le cas de l'aéronautique civile où il y a des centaines de clients et une croissance du marché énorme. Et surtout un marché civil!

    Dans le militaire, le marché accessible (hors USA et OTAN) est petit et sensible au contraintes politiques et budgétaires. Et du fait de la nature du produit visé, l'excellence est une exigence.

    Et si l'excellence n'est pas à l'arrivée, le gateau va fondre rapidement.

    Il y a 1 heure, wagdoox a dit :

    Pour l'instant c'est quand meme l'inverse qui se produit rafale d'un coté, F35 et l'EF de l'autre

    Absolument.

    Avec le Rafale, nous avons 100% d'un bon gâteau et les autres ont 25% d'un gâteau insipide (l'EF)

    • Upvote 1
  12. il y a une heure, laurent simon a dit :

    Ce qui coince avec l'EF, c'est que les objectifs des pays n'étaient pas similaires, ils étaient trop différents.

    C'est exactement ce que tu expliques dans ton article. Certes l'objet du programme était clair: "un avion de chasse" Mais pour quels objectifs ces 4 pays ont-ils collaboré? Et est ce qu'au final, ils sont satisfaits du résultat, même s'ils ont dépensé plus que prévu?

    Je pense qu'ils ne doivent pas être très satisfaits. Ils ont échoué militairement (un peu), commercialement, politiquement et industriellement.

    - Militairement: Le Typhoon (je parle sous le contrôle des experts) n'est pas un mauvais avion mais il ne remplit pas tous ses objectifs (attaque au sol, manque d'AESA, ...)

    - Commercialement: à part quelques marchés captifs et le soutien de 4 pays , aucun succès à l'export.

    - Politiquement: La possibilité d'exporter ce genre d'armement de supériorité est un outil politique très fort qui vient contrebalancer l'influence des autres puissances. Mais, d'une part; 4 pays européens oeuvrant ensemble ne représentent pas l'UE et, d'autre part, ne peuvent pas avoir une politique étrangère commune sur le long terme. Le Brexit en est un exemple frappant, les restrictions allemandes à l'exportation en sont un autre. Même en Europe, le Typhoon a été surpassé par les avions US et, plus récemment, par le Rafale.

    - Industriellement : c'est le pire. 40 ans après, aucun de ces 4 pays n'a significativement progressé dans sa capacité à produire un chasseur par rapport aux autres pays. Non seulement par rapport à la France ou aux USA , mais on voit arriver de nouveaux acteurs aux dents longues (Japon, Corée, ...). Mais le pire, c'est Airbus. Pendant la même période, la branche avions commerciaux est devenue le leader mondial incontesté tandis que DS reste zéro dans celui des chasseurs.

    Résultat des courses: les Anglais et les Italiens ont compris et ont exclu Airbus pour le Tempest .

     

    Il y a 1 heure, laurent simon a dit :

    L'esa est un excellent exemple, sauf que :

    - le "retour géographique" est très pénalisant

    - rien dans le fonctionnement actuel n'empêche l'Allemagne, ou tout autre pays européen, de faire lancer un satellite par SpaceX plutôt que par Ariane, ou Vega.

    L'ESA est une agence européenne. Elle ne joue pas dans le domaine commercial. C'est le role d'Ariane Group, qui opère dans un marché concurrentiel. A eux de s'adapter.

     

    • Upvote 2
  13. Il y a 2 heures, laurent simon a dit :

    Voici ci-dessous un projet d'article à paraître bientôt, merci de me donner votre avis

    Plein de choses très intéressantes. J'en rajouterais bien une c'est "quel est l'objectif de la coopération?" parce que pour qu'elle ait une chance de réussir il faut qu'elle réponde à des critères partagés par les acteurs et qu'ils soient ambitieux, réalistes et compris. Et quand je "quel est l'objectif" je ne dis pas "quel est l'objet"!

    Par exemple l'objectif de CFM était clairement de nature commerciale

    Celui d'Airbus était à la fois politique et commercial 

    L'ESA est un projet destiné à donner un exemple concret de réussite européenne

    Alors que dans ton développement sur l'Eurofighter, on voit bien que non seulement les objectifs sont très différent d'un acteur à l'autre sur le plan industriel mais que les accords politiques qui ont lancé le projet commun ne résistent pas à l'usure du temps.

    C'est évidemment de très mauvais augure pour le SCAF si on démarre sur les mêmes bases.

    • Upvote 3
  14. Il y a 2 heures, DEFA550 a dit :

    S'il n'est pas permis de remettre les points sur les "i", c'est quoi le bon protocole ? Se laisser marcher sur les pieds en admettant être moins doués ? Brandir le pot de vaseline en renonçant à toute défense de ses propres intérêts ?

    On est face à des branquignoles qui savent tout juste boulonner un tas de tôle. Ca ce n'est pas de l'arrogance, c'est du mépris.

    Whouah .. je me demande qui a bien pu avoir l'idée saugrenue de s'associer à de tels branquignols pour développer le futur fer de lance de l'Armée française :wacko:

  15. il y a 18 minutes, pascal a dit :

    Quand on a fait des trucs avec les Allemands ça a marché Alpha Jet, Transall comme quoi il ont raison de faire confiance à leurs partenaires industriels

    Alpha jet ... je sais pas. Mais le Transall .... OK, techniquement il était bon. Mais opérationnellement c'était le compromis entre les besoins opérationnels de la Luftwaffe de passer de passer de la RFA à la RDA et de ceux de l'AA de passer de la France à l'Afrique.

    il y a 18 minutes, pascal a dit :

    Fermez le ban

    Tu veux dire qu'il n'a dit que des truismes ? OK, c'est une manière de le voir! :chirolp_iei:

  16. il y a 1 minute, rodac a dit :

    Ce n’est pas vraiment la même chose, ce sont loin d’être des synonymes.

    Tout à fait d'accord, mais je ne les prenais pas comme des synonymes. En fait il y a tellement de petites phrases dans cette conférence de presse, avec quelques sourires, des sous entendus,...,  qu'on peut les interpréter différemment en fonction de son propre point de vue. Mais bon, j'arrèterai là l'analyse sémantique de ce morceau de bravoure en le résumant par combatif. 

    • Upvote 1
  17. il y a 12 minutes, Patrick a dit :

    Jusqu'ici la condescendance est venue d'Airbus.

    Si ce mot ne te plait pas, je te propose provocateur, impertinent, ... 

    "Airbus doit nous faire confiance"  .... "L'Allemagne doit nous faire confiance"

    " Les CDV? Airbus sait pas les faire, d'ailleurs ils nous ont sous-traité celles de l'Eurodrone"  ..."Même les américains nous les envient"

    "Airbus? On sait pas qui est le patron! ...  Guillaume ? ... Oui .. mais pas pour ça "  ... L'Espagnol, oui.. son chef c'est Guillaume ... mais là c'est plutôt Michael"

    "le système allemand  des 1A, 1B, 2A, etc .. c'est une machine à toujours tout remettre en cause et à perdre du temps"

    "Nous, chez Dassault, on a tellement de boulot qu'on ne peut pas se permettre de garder des bureaux d"étude à rien faire" 

    " Oui, l'accord sur le SCAF est politique .... Mais les politiques ne savent pas comment fonctionne l'industrie"

    Ha oui, j'oubliais le meilleur:

    "Nous, chez Dassault, on sait tenir les engagements de performance et de délais. Et même on fait mieux!"

    Mais je suis d'accord. C'est pas de l'arrogance . C'est une façon très diplomatique d'expliquer que quand on veut d'adresser au "Seigneur des avions", il y a un protocole à respecter. :biggrin:

    • Haha 3
    • Upvote 1
×
×
  • Create New...